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Vie Protestante Réformée

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à l'homme sans asile.

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Bouchra Maurice 

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 22:50

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« Quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant grâces par lui à Dieu le Père. » Colossiens 3:17

 

Le jour de l’Action de grâce est une fête nationale, il y a quelques semaines en arrière au Canada, et maintenant aux Etats Unis.

 

Les gens célèbrent partout au pays, offrant leurs actions de grâce pour les récoltes et la prospérité.

 

Nous aussi, même si nous ne sommes nullement aux Etats Unis ou Canada, nous pouvons et devons offrir nos actions de grâce pour les récoltes, le travail et tout ce que Dieu nous a offert en quoi que ce soit.

 

Nous participons à la célébration, remerciant Dieu pour Sa Bonté, Ses Bénédictions et tous Ses Dons.

 

Dieu désire être remercié.

 

Rendre grâce, cependant, n’est pas facile.

 

Lorsque nous rendons grâce, nous devons être reconnaissants.

 

Rendre grâce n’est pas une simple question de mots prononcés ; les mots doivent jaillir du cœur.

 

La reconnaissance n’est pas un trait de caractère que certains possèdent et d’autres non ; tant mieux si vous la possédez, tant pis si vous ne l’avez pas.

 

Les gens que nous qualifions de personnes reconnaissantes ne sont pas nécessairement des chrétiens reconnaissants.

 

Il y a beaucoup de personnes reconnaissantes ; pourtant, la reconnaissance qui plaît à Dieu doit être apprise.

 

Rendre grâce n’est pas une question de coutume ou de caractère, mais de foi !

 

La reconnaissance, la vraie reconnaissance, est une chose qui n’est possible que lorsque nous sommes remplis du Saint Esprit !

 

La reconnaissance devrait être la première et la plus grande de toutes les caractéristiques de la foi.

 

La reconnaissance est très importante, elle est le premier fruit que produit la Grâce de Dieu dans nos vies.

 

La reconnaissance est la mélodie fondamentale de la vie Chrétienne, comme l’exprime l’apôtre Paul :

 

« Instruisez-vous et avertissez-vous réciproquement, en toute sagesse, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels; sous l’inspiration de la grâce, chantez à Dieu de tout votre cœur. Quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant grâces par lui à Dieu le Père. » (Colossiens 3:16-17).

 

Même si vous n’êtes pas une personne reconnaissante en raison de votre nature ou de votre caractère, Dieu veut quand même que vous soyez reconnaissant.

 

Les chrétiens ne doivent pas être des personnes non reconnaissantes, toujours en train de se plaindre, de faire des remarques désobligeantes, de critiquer, toujours déçus de ceci ou de cela ou de toute autre chose.

 

Non, Dieu exhorte les vrais croyants :

 

« Soyez reconnaissants. » (Col. 3:15).

 

Cela ne vient pas automatiquement ; la reconnaissance doit être apprise et mise en pratique dans la vie chrétienne !

 

C’est à cela que l’apôtre Paul nous appelle en Colossiens 3:17 :

 

« Quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant grâces par lui à Dieu le Père. »

 

La reconnaissance jaillit alors du cœur.

 

Dieu veut que notre cœur soit reconnaissant ; c’est alors que nos paroles et nos actions en sont le reflet.

 

Trois fois l’apôtre Paul mentionne la reconnaissance comme caractéristique du véritable croyant.

 

C’est dans le contexte de sa description des changements qui se produisent quand quelqu’un vient à la foi qu’il le fait.

 

Ne mentez pas les uns aux autres, pardonnez-vous réciproquement, soyez humbles, patients, doux, etc., et soyez reconnaissants !

 

Voilà l’expression de notre conversion et de notre foi.

 

Paul dit en Colossiens 1:3 :

 

« Nous rendons grâces à Dieu le Père de Notre Seigneur Jésus-Christ et nous prions sans cesse pour vous. »

 

Il dit également en Colossiens 1:12 :

 

« Avec joie, rendez grâces au Père qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière. »

 

Il ajoute en Colossiens 2:7 :

 

« Soyez enracinés et fondés en Lui, affermis dans la foi d’après les instructions qui vous ont été données, et abondez en actions de grâces. »

 

Finalement, il nous exhorte en Colossiens 4:2 :

 

« Persévérez dans la prière, veillez-y avec actions de grâces. »

 

La reconnaissance doit être présente dans le cœur et la vie du véritable croyant, une reconnaissance envers Dieu. 

 

 

Le repas du Seigneur ou sainte Cène est un repas de reconnaissance.

 

Lorsque nous célébrons ce repas, nous remercions Dieu pour la coupe de bénédiction.

 

Pourquoi ? À cause de  l’œuvre de Christ.

 

La racine du mot grec "eucharistia" est le mot « charis », qui signifie grâce.

 

La reconnaissance trouve sa source dans la Grâce de Dieu.

 

Littéralement, être reconnaissant, c’est dire de bonnes choses au sujet de la Grâce de Dieu !

 

La Grâce de Dieu produit la reconnaissance, car Sa Grâce est un miracle et toute notre vie en dépend.

 

Tout cela grâce aux souffrances et à la mort de Notre Seigneur Jésus-Christ !

 

Lors du repas du Seigneur, nous nous rappelons que sans Son Sang, sans Sa croix, sans la malédiction et l’abandon de Dieu qu’Il a soufferts, il n’y aurait pas de grâce !

 

Tout ce que nous recevons dans la vie, nous le recevons par grâce.

 

Ce sont les souffrances et la mort de Christ qui nous permettent de recevoir cette grâce.

 

« Lui qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi tout avec lui, par grâce? » (Romains 8:32).

 

Derrière tout ce que nous recevons, nous devons voir la croix de Golgotha, les blessures de Notre Seigneur Jésus et le sang du Christ.

 

Voilà ce que nous devons nous rappeler dans nos actions de grâce : tout ce que nous recevons, nous le recevons par la grâce en Jésus-Christ !

 

Faisons-nous preuve d’une telle reconnaissance ?

 

Prenons-nous le temps d’être reconnaissants par la foi ?

 

Reconnaissants pour Sa Grâce, pour Son Don d’Amour en Jésus-Christ, pour la nouvelle journée que Dieu nous accorde, pour la nouvelle vie en Lui ?

 

Reconnaissants pour tous Ses Bienfaits, pour chacun d’entre eux ?

 

Reconnaissants parce qu’en tant que chrétiens, nous considérons les choses que nous avons plutôt que celles que nous n’avons pas ?

 

Car si nous nous arrêtons à ce que nous n’avons pas, nous ne pouvons être reconnaissants.

 

Nous devenons alors mécontents et le mécontentement tue notre reconnaissance.

 

La reconnaissance devient également superficielle, peu profonde, lorsque nous nous arrêtons toujours à ce qui n’est pas bon, à ce qui est décevant, à ce qui manque dans notre propre vie, dans la vie des autres gens ou dans la vie de l’Église.

 

L’anxiété et le manque de confiance étouffent également notre reconnaissance.

 

Par contre, si nous sommes remplis de la Grâce de Dieu, nous déborderons de reconnaissance.

 

Car c’est là que nous nous souvenons de la source de la véritable reconnaissance :

 

la « charis » de Dieu, Sa Grâce en Jésus-Christ !

 

Alors, nous pourrons rendre grâce même pour nos repas les plus simples, conscients que notre Seigneur Jésus-Christ nous les a mérités à la croix.

 

Nous serons reconnaissants pour la voiture que nous conduisons, nous souvenant des blessures de notre Sauveur.

 

Nous nous réjouirons plus que jamais pour notre santé, nos forces, nos diverses activités, parce que notre joie est enracinée et fondée dans les souffrances et la mort de Notre Seigneur Jésus-Christ !

 

Le prix payé par Christ, qui a versé Son Sang pour nous, nous rend éternellement reconnaissants, que ce soit pour notre nourriture, nos vêtements, nos maisons, nos entreprises, nos emplois, nos médicaments ou nos traitements médicaux.

 

Car le prix qu’Il a payé à la croix nous procure bien plus que des bénédictions temporaires.

 

La reconnaissance nous aide à considérer et à utiliser ces bénédictions dans la perspective de la vie éternelle.

 

La reconnaissance nous aide à utiliser les dons de Dieu avec soin et de manière responsable, généreusement et avec miséricorde !

 

La reconnaissance nous aide à gérer nos dépenses courantes et à choisir nos loisirs d’une manière qui plaît au Seigneur.

 

La reconnaissance donne davantage de goût à notre dinde, nous permet de mieux apprécier notre verre de vin et fait de notre crème glacée un dessert plus spécial.

 

La reconnaissance rend notre célébration de l’Action de grâce plus significative.

 

Lorsque nous plaçons tous ces dons et toutes ces bénédictions à l’ombre de la croix de Christ, la Lumière de la Grâce de Dieu en Jésus-Christ rejaillit sur toutes ces célébrations. 

 

Amen,

 
 
 
William den Hollander,
pasteur Eglise Réformée Canadienne,
Ontario,
 
 
 
 
 
 
 
 

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Source : Ressources Chrétiennes.

 

 

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 23:06

Celui qui vous a appelés est fidèle, et c'est lui qui le fera.

1 Thessaloniciens 5.24

 

Que fera-t-Il ? Il nous sanctifiera entièrement.

 

Il poursuivra Son Oeuvre de purification jusqu'à ce que nous soyons parfaits en tout point.

 

Il veut conserver « tout ce qui est en nous, l'esprit, l'âme et le corps irrépréhensibles pour la venue de Notre Seigneur Jésus-Christ. »

 

Il ne nous permettra pas de déchoir de la Grâce, ni de tomber sous la domination du péché.

 

Quelle faveur !

 

Adorons l'Auteur de ces Dons Ineffables.

 

Qui fera cela ?

 

Le Dieu de Paix qui nous a appelés des ténèbres à Sa Merveilleuse Lumière, de la mort du péché à la Vie Eternelle en Jésus-Christ.

 

Lui Seul peut le faire.

 

Une oeuvre de perfectionnement et de conservation semblable ne peut provenir que du Dieu de Toute Grâce.

 

Pourquoi fera-t-Il cela ?

 

Parce qu'Il est Fidèle ; Fidèle à Sa Promesse par laquelle Il s'engage à sauver celui qui croit ; Fidèle à Son Fils, dont la récompense est de voir Son Peuple Lui être présenté sans faute ; Fidèle à l'oeuvre qu'Il a commencée en nous, et qu'Il ne peut laisser jusqu'à son parfait achèvement.

 

Ce n'est pas sur leur propre fidélité que les saints s'appuient, mais sur celle de Leur Sauveur, qui est Inébranlable.

 

C'est donc là un beau sujet de reconnaissance, qui mettra la joie dans noter coeur à l'entrée d'un sombre mois, où bien des obscurités et des nuages se préparent extérieurement, mais où ces assurances nous seront comme une lumière intérieure.

 

Amen,

 

 

Charles-Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 22:53

Le sacrificateur fera l'expiation pour toute l'assemblée des enfants d'Israël, et il leur sera pardonné; car ils ont péché involontairement, et ils ont apporté leur offrande, un sacrifice consumé par le feu en l'honneur de l'Éternel et une victime expiatoire devant l'Éternel, à cause du péché qu'ils ont involontairement commis.

Nombres 15.25

 

Notre ignorance nous fait tomber dans bien des péchés commis par erreur, péchés de commission autant que péchés d'omission sont certainement nombreux.

 

Nous pouvons en toute sincérité croire servir Dieu en faisant des choses qu'Il ne nous a jamais commandées et ne peut accepter.

 

Le Seigneur connaît chacun de ces péchés d'ignorance.

 

Il y aurait là de quoi nous alarmer, puisqu'à cause de Sa Justice, Dieu nous redemandera compte de tout et tous.

 

Mais nous pouvons être assurés que, par la foi, toutes les taches que nous n'avons pas vues ont été lavées, aussi bien que celles que nous avons constatées.

 

Il regarde le péché afin de cesser de le voir, en le jetant derrière Son Dos.

 

Notre consolation vient de ce que Jésus, le Vrai Sacrificateur, a fait expiation pour toute l'assemblée des enfants d'Israël.

 

Cette expiation assure le pardon des péchés inconnus.

 

Son Sang Précieux nous purifie de tout péché.

 

Que nos yeux les aient reconnus pour en pleurer ou non, Dieu les a vus, Jésus les a expiés, et l'Esprit nous rend témoignage du Pardon obtenu.

 

Nous avons ainsi une triple paix.

 

O Mon Père, je Te loue de Ta Connaissance Divine qui, non seulement voit mes iniquités, mais prépare une expiation qui me délivre de la culpabilité, avant même que je sache que j'ai été coupable.

 

Amen,

 

Charles-Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 22:07

Le fondement de l'élection est en Christ

- Jean Calvin -

 

Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, aux saints qui sont à Ephèse et aux fidèles en Jésus-Christ : Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ ! Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ ! En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui, nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d'adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, la louange de la gloire de sa grâce qu'il nous a accordée en son bien-aimé. En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce, que Dieu a répandue abondamment sur nous par toute espèce de sagesse et d'intelligence, nous faisant connaître le mystère de sa volonté, selon le bienveillant dessein qu'il avait formé en lui-même, pour le mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre. En lui nous sommes aussi devenus héritiers, ayant été prédestinés suivant la résolution de celui qui opère toutes choses d'après le conseil de sa volonté, afin que nous servions à la louange de sa gloire, nous qui d'avance avons espéré en Christ. En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l'Evangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis, lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux que Dieu s'est acquis, à la louange de sa gloire. Éphésiens 1:1-14

 

Si nous demandons d’avoir la Clémence Paternelle de Dieu et Sa Bénévolence (Bienveillance) envers nous, il nous faut tourner les yeux en Christ, auquel seul repose le bon plaisir du Père (Matthieu 3:17).

 

Si nous cherchons salut, vie et immortalité, il ne faut pas non plus recourir ailleurs, vu que Lui Seul est La Fontaine de Vie, le Port de Salut et l’Héritier du Royaume Céleste.

 

Or à quelle fin tend l’élection sinon à ce que, étant adoptés de Dieu pour Ses Enfants, nous obtenions, en Sa Grâce et Dilection (Amour), le Salut et l’Immortalité ?

 

Quoi qu’on revire, retourne et épluche, on trouvera que le but de notre élection ne tend à rien de plus.

 

Par conséquent, ceux que Dieu a choisis pour Ses Enfants, il n’est pas dit qu’Il les ait élus en eux-mêmes, mais en Son Christ (Éphésiens 1:4), parce qu’Il ne les pouvait aimer qu’en Lui et ne les pouvait honorer de Son Héritage, sinon les ayant d’abord fait participants premièrement de Lui.

 

Or si nous sommes élus en Christ, nous ne trouverons pas la certitude de notre élection en nous, pas même en Dieu le Père, si nous l’imaginons nûment sans Son Fils.

 

Christ donc est comme un miroir auquel il convient de contempler notre élection et auquel nous la contemplerons sans tromperie.

 

Car puisqu’Il est Celui auquel le Père Céleste a proposé d’incorporer ceux qu’Il a voulu de toute éternité être Siens, afin d’avouer pour Ses Enfants tous ceux qu’Il reconnaissait être Ses Membres, nous avons un témoignage assez ferme et évident que nous sommes écrits dans le Livre de Vie si nous communiquons à Christ.

 

 

Jean Calvin,

 

 

 

Institution de la religion chrétienne,

PRIÈRE

Ô Christ ! Notre Unique Espérance !

Dans la joie et dans la souffrance

D'un même coeur nous T'adorons

Ces chants commencés sur la terre,

Auprès de toi, dans la Lumière,

Là-haut nousles achèverons !

Amen,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 22:47

 

Elle enfantera un fils,

et tu lui donneras le nom de Jésus ;

c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.

Matthieu 1.21

 

 

Seigneur, Sauve-moi de mes péchés.

 

Ton nom de Jésus m'’encourage à prier de la sorte.

 

Sauve-moi de mes péchés passés, de crainte que je n'en sois enchaîné.

 

Sauve-moi de mes péchés naturels, de peur que je ne devienne l’'esclave de ma propre faiblesse.

 

Sauve-moi des péchés que j’ai toujours devant les yeux, et qu'’ils m’inspirent une horreur toujours plus profonde !

 

Sauve-moi de mes péchés commis par erreur, péchés qui me sont cachés à cause de mon manque de lumière.

 

Sauve-moi de la surprise du péché ; que je ne sois jamais entraîné par une tentation subite.

 

Sauve-moi, Seigneur, de tout péché.

 

Qu’'aucune iniquité ne domine sur moi ! Toi Seul peux le faire.

 

Je ne peux briser mes chaînes, ni vaincre mes ennemis.

 

Tu connais la tentation, car Tu as été tenté.

 

Tu connais le péché, car Tu en as porté le poids.

 

Tu sais comment me secourir à l’'heure de la lutte.

 

Tu peux me sauver de pécher et me sauver quand j’ai péché.

 

C’'est la promesse qui est contenue dans Ton Nom même, et je Te demande que chaque jour je réalise cette prophétie.

 

Que jamais je ne cède à mon humeur, à mon orgueil, à mon découragement, ni à aucune forme de mal.

 

Mais Toi, Sauve-moi en sainteté de vie, afin que le Nom de Jésus soit puissamment glorifié en moi.

 

Jésus-Christ est Mon Sauveur ;

Son Cœur est rempli d’'Amour.

II me sauve ; oh, quel bonheur !

Il me sauve chaque jour !

Amen,

 

 

 

 

 

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 21:59
Dieu me connaît personnellement

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On m’a posé un jour la question suivante :

 

« Dieu me voit-il et me connaît-Il personnellement, ou bien voit-Il toute l’humanité en groupe, sans distinguer chaque personne ?»

 

Selon la Bible, il n’y a aucun doute que Dieu connaît chacun de nous individuellement. 

 

En fait la Bible ne fait pas mystère que Dieu nous connaît personnellement même avant notre naissance. 

 

Lisez par exemple comment Dieu, dans l’Ancien Testament, adresse Son Appel au jeune Jérémie qu’Il a destiné à devenir un prophète, un porte-parole de Sa Part :

 

« L’Éternel m’adressa la parole en ces termes : Avant de t’avoir formé dans le sein de ta mère, je t’ai choisi ; et avant ta naissance, je t’ai consacré ; je t’ai établi prophète pour les nations.»  

 

Toujours dans l’Ancien Testament, le psaume 139 souligne la même idée :

 

« Tu m’as fait ce que je suis, et tu m’as tissé dans le ventre de ma mère.  Merci d’avoir fait de moi une créature aussi merveilleuse : tu fais des merveilles et je le reconnais bien.  Mon corps n’était pas caché à tes yeux quand, dans le secret, je fus façonné et tissé comme dans les profondeurs de la terre.  Je n’étais encore qu’une masse informe, mais tu me voyais, et, dans ton registre, se trouvaient déjà inscrits tous les jours que tu m’avais destinés alors qu’aucun d’eux n’existait encore. »

 

Bien sûr une telle connaissance ne peut que nous étonner profondément.

 

C’est ce qu’exprime le psaume 8 qui en parle comme d’un mystère à la fois incompréhensible mais dont la vérité s’impose à soi : 

 

"Quand je regarde tes cieux, ouvrage de tes mains, la lune et les étoiles que tu as établies ; qu’est ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui ?  Et le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à lui? Tu l’as fait de peu inférieur à Dieu, et tu l’as couronné de gloire et de splendeur." 

 

Pourtant la question se pose journellement à nous :

 

Que faisons-nous, qu’avons-nous fait de ces dons incomparables dont nous avons été revêtus par le Créateur ?

 

Dans le Nouveau Testament,  Jésus parle de Lui-même comme d’un Berger qui connaît Ses Brebis.  

 

Au chapitre 10 de l’Évangile selon Jean Il dit :

 

« Moi, je suis le bon berger ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent, tout comme le Père me connaît et que je connais le Père.  Je donne ma vie pour mes brebis. »  

 

Il tient le même langage dans la parabole de la brebis perdue et retrouvée, au chapitre 15 de l’Évangile selon Luc 

 

« Si l’un de vous possède cent brebis, et que l’une d’elles vienne à se perdre, n’abandonnera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres au pâturage pour aller à la recherche de celle qui est perdue jusqu’à ce qu’il l’ait trouvée ?  Et quand il l’a retrouvée, avec quelle joie il la charge sur ses épaules pour la ramener ! Aussitôt rentré chez lui, il appelle ses amis et ses voisins et leur dit : « Venez partager ma joie, car j’ai retrouvé ma brebis qui était perdue. » Je vous assure qu’il en est de même au ciel : il y aura plus de joie pour un seul pécheur qui change de vie, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’en ont pas besoin. »  

 

Jésus dit aussi dans l’évangile selon Jean : 

 

Tout ce que le Père me donne viendra à moi, et je ne jetterai pas dehors celui qui vient à moi.

Donc, n’en doutez pas :

 

Le Seigneur Jésus-Christ vous connaît personnellement et votre salut personnel Lui tient à cœur.

 

Il vous connaît, Lui, mais vous, Le connaissez-vous ?

 

Cherchez-vous à Le connaître ?  

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

Dieu me connaît personnellement

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Dieu me connaît personnellement

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 21:57
Appel d'Amour de Dieu

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Prépare-toi à la rencontre de Ton Dieu !

(Amos 4,12)

 

En lisant la Bible, nous voyons bien que Dieu n'exerce jamais de jugement sans prévenir d'abord les hommes.

 

Dès le début Dieu avertit Adam que s'il mangeait du fruit défendu, il allait mourir.

 

Et c'est ce qui arriva.

 

Mais sitôt après, Dieu annonça Son Plan de Salut par le moyen de la descendance de la femme : Christ Jésus. (Genèse 3,15)

 

De même, Dieu n'a pas appelé le déluge sur la terre avant d'avoir alerté les hommes par Noé.

 

Durant toute l'histoire d'Israël et du peuple Hébreu, Dieu lui a donné des prophètes pour avertir Son Peuple du jugement s'il enfreignait Ses Commandements.

 

Cet appel d'Amour concerne encore aujourd'hui tout homme et femme, Dieu appelant à se préparer à Le rencontrer, et ainsi éviter le Jugement.

 

Quelle est la manière d'éviter le Jugement ?

 

Se repentir et confesser nos péchés pour obtenir Son Pardon offert.

 

Accomplir avec Son Soutien et Son Aide les œuvres bonnes que Dieu a préparées d'avance afin que nous les pratiquions. (Ephésiens 2,10)

 

Ainsi, nous pouvons attendre le Retour de Christ sans crainte.

 

Quel doux bonheur d'être de ceux qui entendront Notre Seigneur nous dire :

 

« Bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle en peu de choses (…) ; entre dans la Joie de Ton Maître. » (Matthieu 25,23)

 

Amen,

 

H. Christen,

Appel d'Amour de Dieu

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Appel d'Amour de Dieu

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 23:04
La plus douce des fleurs

"Je suis un Narcisse de Sharon"

 

Quelle que puisse être la beauté dans le monde matériel, Jésus Christ possède tout ce qu’il y a dans le monde spirituel à un degré décuplé.

 

Parmi les fleurs, le narcisse de Sharon, ou rose, comme le traduisent d’autres versions, est estimée la fleur la plus douce, mais Jésus est infiniment plus beau dans le jardin de l’âme que la rose ne peut l’être dans les jardins de la terre.

 

Il prend la première place comme le plus beau d’entre dix mille.

 

Il est le soleil, et toutes les autres ne sont que des étoiles; les cieux et le jour sont obscurs en comparaison à Lui, car le Roi dans sa beauté surpasse tout.

 

Je suis la rose de Sharon.

 

Celle-ci était la plus belle et la plus rare des roses.

Jésus n’est pas seulement la rose, Il est la rose de Sharon, juste comme Il appelle sa justice "Or" et ensuite ajoute, l’or d’Ophir, le meilleur du meilleur.

 

Il est positivement aimable, et réellement le plus aimable.

 

Il y a une variété dans ses charmes.

 

La rose est agréable à la vue, et son parfum est suave et rafraîchissant ; ainsi chacun des sens de l’âme, que ce soit le goût ou le sentiment, l’ouïe, la vue, ou l’odeur spirituelle trouve son plaisir en Jésus.

 

Même le souvenir de son amour est doux.

 

Prenez la rose de Sharon et détachez pétale après pétale et déposez-les dans le vase de la mémoire, et vous trouverez le parfum de chaque pétale longtemps après, remplissant la maison de son parfum.

Christ satisfait le goût le plus fin de l’esprit le plus éduqué jusqu’à la plénitude.

 

Le plus grand amateur de parfums est tout à fait satisfait avec la rose de Sharon, et quand l’âme est arrivée à son plus haut degré de goût véritable, elle sera encore contente avec Christ, non, elle sera la plus capable de l’apprécier.

 

Le ciel lui-même ne possède rien qui surpasse la rose de Sharon.

 

Quel emblème peut pleinement représenter sa beauté ?

 

Le discours humain et les choses nées de la terre font défaut pour la décrire.

 

Les mélanges des charmes du plus grand choix terrestre dépeignent faiblement l’abondance de sa préciosité.

 

Rose bénie, soit fleurie dans mon coeur pour toujours !!

 

Amen,

 

Pasteur Charles Spurgeon,

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 07:53
La Grâce ou l'Oeuvre du Père (1ère partie) par le Pasteur Adolphe Monod

« Car vous êtes sauvés par la grâce, par la foi ; et cela ne vient point de vous c'est le don de Dieu ; non point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie. » (Éphésiens 2.8-10)

 

L'homme est pécheur, et perdu. Tout l'atteste, la conscience, l'Écriture, et par-dessus tout le reste, Jésus-Christ, Son Nom, Sa Mission, Son Sacrifice, Son Histoire entière.

 

Cet homme pécheur et perdu, comment sera-t-il sauvé ?

 

Ou, pour aller droit au but, si vous êtes cet homme pécheur et perdu ou cette femme pécheresse et perdue comment serez-vous sauvé(e) ?

 

En présence de cette question, la première pensée qui monte dans le coeur de l'homme, c'est de mériter le salut par l'obéissance rendue aux commandements de Dieu.

 

Pensée à laquelle on se livre avec d'autant plus de confiance, qu'on croit pouvoir l'appuyer sur des déclarations de l'Écriture ; de Moïse :

 

« L'homme qui fera ces choses vivra par elles. » (Lévitique 18.5) ;

 

de Jésus-Christ même :

 

« Si tu veux entrer dans la vie, garde les commandements » (Matthieu 19.17).

 

Mais un coup d'oeil attentif suffit pour dissiper cette espérance : c'est attacher le salut à une condition qui est déjà toute violée.

 

Vous serez sauvé si vous ne péchez point : de quoi cela vous sert-il, si vous avez déjà péché ?

 

Autant porter à un malheureux, qui s'est rendu coupable de meurtre, la bonne nouvelle qu'il n'a rien à redouter de la loi pourvu qu'il ait respecté la vie de son prochain !

 

Vous venez trop tard : le mal est fait ; et, tant qu'on en appellera à la loi, il est irréparable.

 

Que si Moïse dit à Israël :

 

« Celui qui fera ces choses vivra par elles, »

 

ou si Jésus-Christ dit au jeune riche :


« Si tu veux entrer dans la vie, garde les commandements, »


Moïse et Jésus-Christ rappellent ici une condition propre à une économie qui n'est plus ; et ils la rappellent tout exprès pour obliger le pécheur tenté de prendre la voie des oeuvres (Galates 3.10), à y regarder de plus près, et à reconnaître qu'elle est désormais fermée pour lui.

 

Non que cette voie ne fût bonne en soi pour conduire à la vie ; seulement, elle n'est plus bonne pour l'homme pécheur, ou plutôt l'homme pécheur n'est plus bon pour elle, parce que c'est le chemin des saints.

 

Parler à l'homme de mériter le salut, c'est un anachronisme ; c'est plus, c'est une contradiction dans les termes.

 

Car on n'a besoin de salut que pour être perdu, on n'est perdu que pour avoir démérité.

 

Dire à un pécheur : Méritez le salut, c'est dire à un malade : Guérissez-vous en vous bien portant.

 

Cela est clair comme le jour ; et pourtant l'homme pécheur ne se rend pas.

 

Le mérite des oeuvres lui tient tellement à coeur, qu'il s'ingénie pour lui trouver une place à côté du péché.

 

A défaut de ce mérite qui s'obtiendrait par l'observation de toute la loi, il en imagine un de second ordre, pour lequel il suffirait d'en avoir observé une partie ; c'est-à-dire que ne pouvant s'élever jusqu'à la loi, il abaisse la loi jusqu'à lui ; il l'accommode à sa condition pécheresse, tout exprès pour pouvoir dire :

 

« J'ai observé cette loi-là. »

 

Non seulement la philosophie morale, jusque dans ses représentants les plus élevés, appelle l'homme au bonheur par le chemin de la vertu humaine, dont elle avoue elle-même les manquements ; mais le disciple même des Écritures Divines, tout instruit qu'il est par elles de son état de péché, trouve toujours quelque ouverture par où retomber dans le mérite des oeuvres.

 

Le Peuple Juif, placé en présence de la Loi de Sinaï qu'il ne peut suivre pleinement, peut se rassurer en substituant aux oeuvres principales de la loi les ordonnances cérémonielles, et se rassurer de la vie éternelle parce qu'il est circoncis, et qu'il n'a ni omis un sacrifice, ni oublié une ablution, ni violé un shabbat.

 

Le chrétien, accablé par la sainteté du sermon de la Montagne, se réfugie dans les pratiques du renoncement, la pénitence, la macération, les jeûnes, la solitude, sauf à justifier le mérite qu'il leur attribue par je ne sais quelle communication de celui qui réside dans les oeuvres de Jésus-Christ.

 

Le protestant lui-même, affranchi du mérite des pratiques, se rassure par celui des oeuvres morales, la bienfaisance, la probité, les vertus de famille ou de société.

 

Toujours les oeuvres de l'homme, partout la même illusion : une obéissance partielle et mêlée de péché, tenant lieu de cette obéissance absolue et sans péché qui seule, selon l'Évangile, constituerait l'homme en état de mérite.

 

Le tout ou rien, maxime dangereuse dans les choses de l'homme, est la seule qui convienne au Dieu trois fois Saint : aussi l'Écriture l'invoque-t-elle ici sans ménagement.

 

Selon elle, quiconque en appelle aux oeuvres par un côté, est tenu de prouver qu'il a tout observé :

 

« Je proteste à quiconque se fait circoncire, qu'il est obligé de pratiquer la loi tout entière » (Galates 5.3).

 

Et encore, :

 

« Si c'est par la grâce, ce n'est plus par les oeuvres autrement la grâce n'est plus la grâce ; et si c'est par les oeuvres, ce n'est, plus par la grâce ; autrement l'oeuvre n'est plus une oeuvre. » (Romains 11.6).

 

Entre ces deux chemins que l'on nous montre pour nous conduire au ciel, il s'agit, non de transiger, mais de choisir : n'en ayons qu'un, mais qu'il soit sûr.

 

Ce chemin, s'il existe pour nous, ne peut être désormais que la grâce.

 

Le meurtrier, condamné par la loi des hommes, peut être affranchi de la sentence qu'il a encourue par l'exercice souverain du droit de grâce.

 

Y a-t-il auprès de Dieu, pour le pécheur condamnable et condamné, un recours en grâce ?

 

Voilà toute la question.

 

Que si c'est à peine une question pour vous, tant il vous paraît résulter naturellement de la bonté de Dieu qu'Il pardonne le péché, vous êtes loin, très loin de la Vérité.

 

La Bonté de Dieu, oui ; mais la Sainteté de Dieu aussi, avec laquelle il faut que cette bonté compte, et il s'agit de savoir si elle le pourra.

 

C'est une question, vous dis-je, sinon pour vous, du moins pour l'Apôtre, du moins pour le geôlier de Philippes (Actes 16.30), du moins pour les anges (Luc 16.7), du moins pour Dieu Lui-même, qui s'écrie :

 

« J'ai trouvé la propitiation » (Job 30.24),

 

comme d'une chose qu'il a longtemps cherchée sans la trouver et qu'il n'a fini par trouver qu'en rappelant à son aide toutes les pensées divines combinées.

 

C'est à cette question que saint Paul répond dans mon texte, par ce qu'il appelle ailleurs « l'Évangile (c'est-à-dire la bonne nouvelle) de la grâce » (Actes 20.24).

 

Lisez ce qu’il a dit :

 

« Vous avez été sauvés par la grâce, par la foi ; et cela ne vient point de vous ; c'est le don de Dieu ; non point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes son ouvrage, étant créés en Jésus-Christ pour les bonnes oeuvres, que Dieu a préparées, afin que nous marchions en elles. »

 

Voici tout l'Évangile resserré en trois lignes, aussi pleines qu'elles sont concises.

 

Tout est là :

 

Le principe du salut, la grâce ;

 

Le moyen du salut, la foi ;


La fin du salut, les bonnes oeuvres ;

 

Et chaque chose y est à la place qui lui est propre, et dans son vrai rapport avec tout le reste.

 

Ainsi notre plan nous est tout donné :


Nous n'avons qu'à suivre notre Apôtre, mais avec une différence d'application.


Lui s'adresse plus spécialement à ceux de ses lecteurs qui sont déjà convertis au Seigneur Jésus-Christ, et il leur rappelle comment ils ont été sauvés.

 

Moi, je m'adresse plus spécialement à ceux de mes lecteurs qui ne sont pas jusqu'ici convertis au Seigneur Jésus-Christ, et je leur explique comment ils peuvent être sauvés.


Commençons par le commencement :

 

« Vous avez été sauvés par la grâce. »

 

Qu'est-ce que la grâce ?

 

La grâce -- c'est la grâce : il y a dans le langage des hommes de ces termes primitifs que l'on sent, mais que l'on ne définit pas, comme on n'analyse pas les substances simples ; il y en a aussi de tels dans l'Évangile, et le mot grâce est de ce nombre.

 

Tout ce que nous pouvons dire, c'est que la grâce est la faveur que trouve auprès de Dieu un pauvre pécheur, qui n'a mérité que Sa Colère.

 

Je dis qui a mérité Sa Colère : ce point est capital.

 

La grâce implique, chez qui la reçoit, un état d'indignité qui lui méritait un traitement tout contraire ; le ciel n'est donné par grâce qu'à celui qui est digne de l'enfer ; la vie éternelle n'est une grâce que pour qui est digne de la mort éternelle :

 

Vous croyez peut-être avoir rendu assez d'hommage à la grâce, quand vous avez déclaré que les oeuvres sont insuffisantes, et que, l'homme eût-il fait tout ce qu'il doit faire, la félicité éternelle dépasse trop ses faibles mérites pour n'être pas accueillie à titre de grâce ?

 

Détrompez-vous : ce n'est pas rendre hommage à la grâce, c'est lui donner un démenti.


C'est confondre la Grâce de Dieu qui n'est que pour la créature déchue, avec sa bonté, dont les plus innocentes, dont les saints anges eux-mêmes ont besoin.

 

Il n'en coûterait guère à notre amour-propre de reconnaître que Dieu nous fait grâce, -- comme Il fait Grâce à l'ange Gabriel, ou à l'ange Michel, qui n'ont jamais contrevenu en quoi que ce soit à Sa Volonté.

 

Quand nous aurions fait tout ce que nous devons, « nous ne serions que des serviteurs inutiles » (Luc 17.10), et la vie éternelle serait encore un don de la Bonté Divine, d'une Bonté Infinie ; mais ce ne serait plus une grâce, parce que nous n'aurions pas alors encouru la condamnation, disons plus, parce que nous aurions droit alors à la vie par les conditions de la Loi.

 

Mes frères et mes sœurs, point d'équivoque, soyez sincères avec Dieu et avec vous-mêmes.

 

Il ne s'agit pas seulement de reconnaître vos oeuvres insuffisantes pour vous justifier, il s'agit de les reconnaître suffisantes pour vous condamner.


Que si vous ne les reconnaissez pas telles, du moins ne prononcez plus le mot grâce ; ce mot n'a dans votre bouche ni vérité ni dignité, car il vous déclare ce que vous ne croyez pas être.

 

Laissez-nous-en l'usage, à nous qui nous reconnaissons pécheurs, pécheurs perdus, sans mérite, sans ressource propre.


Laissez-nous-le, -- nous ne nous plaindrons pas de notre partage.


Si les langues humaines n'ont pas de mot plus humiliant pour notre orgueil, elles n'en ont pas de plus doux à notre coeur.


Oui, mon Dieu ! Grâce ! Grâce ! Grâce !

 

Puisque celui qui se met à genoux en criant grâce est aussi celui qui se relève « sauvé par la grâce ! » « Sauvés par la grâce. »

 

Comprenez-vous ce salut, dont la grâce est le principe ?


C'est la chose la plus simple à la fois et la plus merveilleuse du monde.


A regarder ce que vous êtes, un pécheur, et ce que vous avez mérité, la mort, il n'y avait autre chose à attendre pour vous que la perdition ; et pour vous y soustraire, aucune délivrance ne pouvait être trouvée en vous-même.

 

Mais « Dieu qui est Amour, » et qui n'a pu nous voir d'un oeil indifférent courir à une affliction éternelle, a trouvé en Lui-même un secret pour donner la vie à ceux qui ont mérité la mort.

 

Ce secret, c'est la Grâce. (…)

 

 


 

La grâce ou l’oeuvre du Père par Adolphe Monod, (suite partie 1)

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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 07:52
La Grâce ou l'Oeuvre du Père (2ème partie) par le Pasteur Adolphe Monod

 

« Car vous êtes sauvés par la grâce, par la foi ;

et cela ne vient point de vous c'est le don de Dieu ;

non point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie. »

(Éphésiens 2.8-10)

 

Selon la Loi, la promesse de la vie, attachée à une condition que vous ne pouvez remplir dans votre état actuel, et qu'au surplus vous avez déjà transgressée, vous était à tout jamais inaccessible, et ne vous laissait pas d'autre partage que le désespoir : selon la Grâce, vous pouvez entrer dans la vie tel que vous êtes, en vous soumettant à ce salut humiliant que Dieu met à votre portée, et dont Il a fait Lui-même tous les frais.

 

Il a envoyé son Fils au monde ; Il a accompli en Lui toute l'Oeuvre de la Loi ; Il a fait venir sur Lui l'iniquité de nous tous ; Il L'a frappé à notre place, sur la croix ; Il L'a ressuscité des morts, et L'a élevé à Sa Droite, et Il a promis la vie éternelle à quiconque la veut venir prendre en Jésus-Christ.

 

Voilà désormais, au lieu de la Justice impraticable de la Loi, une Justice praticable pour nous, parce que Jésus-Christ se charge de tout.

 

C'est la doctrine de saint Paul dans un admirable passage de son Épître aux Romains :

 

« Car Christ est la fin de la loi en justice à tout croyant. Or Moïse décrit ainsi la justice qui est par la loi, savoir que l'homme qui fera ces choses vivra par elles. Mais la justice qui est par la foi s'exprime ainsi : Ne dis point en ton coeur : Qui montera au ciel ? Cela est ramener Christ d'en haut. Ou : Qui descendra dans l'abîme ? cela est ramener Christ d'entre les morts. Mais que dit-elle ? La parole est près de toi, en ta bouche et en ton coeur » (Romains 10.4-7).

 

Pour nous qui avons perdu la Justice de la Loi qui disait :

 

« L'homme qui fera ces choses vivra par elles, » reste la Justice de la foi qui nous est tout ouverte et tout accessible, parce que transportant en Christ tout ce que nous n'avions pas fait et n'aurions jamais pu faire, elle substitue à la question de savoir si nous pouvons, et si nous avons fait, la question de savoir si Christ peut, et si Christ a fait.

 

Cette justice-là, tout aimable, toute prévenante, parle ainsi :


« Ne dis point en ton coeur : Qui montera au ciel ? C'est en faire descendre Christ ; ni : Qui descendra dans l'abîme ? C'est rappeler Christ d'entre les morts. »

 

C'est-à-dire : ne te tourmente pas de cette parfaite obéissance que tu devais à la Loi de Dieu, et que tu ne lui as point rendue ; car ce n'est plus à toi qu'elle est demandée, c'est à Christ, qui peut la rendre, et qui l'a rendue ; c'est une chose faite.

 

Ne te tourmente pas non plus de cette peine redoutable que tu as encourue, et que tu ne pourrais souffrir qu'en perdant ton âme, car, ce n'est pas sur toi qu'elle tombera, c'est sur Christ, qui la peut souffrir, et qui l'a soufferte ; c'est une chose faite.

 

« La parole est près de toi, en ta bouche et en ton coeur. »

 

Le salut que l'on te presse d'accepter est un salut tout fait, que tu n'as qu'à prendre ; un autre a travaillé, il ne te reste qu'à entrer dans son travail.

 

Sur quoi Luther, le Paul de la Réformation, écrit ces paroles naïves et pénétrantes :

 

« Il faut bien savoir distinguer la loi d'avec l'Évangile. La loi et l'Évangile sont aussi différents l'un de l'autre que l'homme est différent de Dieu ; car la Loi nous entretient de ce que nous devons à Dieu, et l'Évangile de ce que Dieu nous a donné.

 

La Loi nous prescrit, et nous impose, ce que nous devons faire ; elle est toute tournée vers le faire, et tout occupée d'exiger.

 

Car Dieu dit par la Loi : Fais ceci, ne fais pas cela, voilà ce que je veux !


L'Évangile, tout au contraire, au lieu de prescrire, d'imposer, d'exiger, le prend en sens opposé.

 

Il ne dit pas :

 

Fais ceci, ne fais pas cela ; mais il nous invite à étendre la main et à prendre, en disant :

 

Vois, mon ami, ce que Dieu a fait pour toi ; il a envoyé son Fils en chair, et il l'a livré à la mort ; et toi, il t'a délivré de la mort, du péché, de l'enfer et du Diable.

 

Crois cela, et l'accepte, et tu seras bien heureux !

 

Tu seras ? Ce n'est pas assez : tu es bien heureux.

 

J'ai affaibli mon texte. Vous serez sauvés par la grâce, disais-je ; mais l'Apôtre dit à quiconque croit :

 

« Par la grâce vous avez été sauvés, » et il le dit par deux fois en quatre lignes.

 

La première, en parenthèse, comme d'une chose si bien connue qu'il n'a besoin que de la rappeler ; la seconde, en thèse directe, comme d'une chose si bien affermie qu'il est prêt à l'établir contre tout venant.

 

« Vous avez été sauvés » (Tite 3.5 ; 1Timothée 1.13, etc.).

 

C'est une chose faite, pour le chrétien, tout aussi bien que d'être perdu est une chose faite pour le pécheur.

 

De tout perdu qu'il était hier, aujourd'hui il est tout sauvé. 

 

Si ce langage vous paraît trop absolu, lisez plutôt l'Apôtre lui-même développant sa pensée dans les versets qui précèdent mon texte et qui l'amènent :

 

« Dieu, qui est riche en miséricorde, par sa grande charité de laquelle il nous a aimés, lors, dis-je, que nous étions morts en nos fautes, il nous a vivifiés ensemble avec Christ, par la grâce duquel vous êtes sauvés ; et il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes en Jésus-Christ » (versets 4-7).

 

Est-ce assez de gratuité ? Est-ce assez d'assurance ?

 

Ce langage, je le sais bien, est taxé de présomption par tous ceux qui en appellent au mérite des oeuvres ; et à leur point de vue, ils ont raison.

 

Oui, le langage que saint Paul tient lui-même et qu'il nous engage à tenir, serait le comble de la présomption, pour qui songerait à mériter.

 

Mais pour qui n'attend rien que de la grâce, ce langage est l'expression toute simple de la reconnaissance, de l'amour.

 

Que dis-je ? De l'humilité.

 

Il n'y a pas plus de présomption à dire :

 

J'ai été sauvé par la grâce, quand on le dit dans l'esprit de l'Apôtre, qu'il n'y en aurait de la part d'un pauvre qui aurait été tiré de la misère à dire : Voyez le bien qu'il m'a fait ; me voici hors de peine ! que je serais ingrat de ne pas l'aimer !

 

Allez, mon frère, frère en Adam par le péché, frère en Christ pour le salut, laissez dire au monde ; et quoi qu'il en puisse penser, prenez le salut gratuit qui vous est présenté !

 

Présenté aujourd'hui, prenez-le aujourd'hui ! Et ne vous endormez pas ce soir que vous ne puissiez dire :

 

J'ai reçu la vie éternelle !

 

Et qu'est-ce donc qui vous pourrait retenir ?


Est-ce que vous êtes trop bon, trop vertueux, trop saint, pour avoir besoin d'un tel salut ?


Malheureux, va donc apprendre à te connaître.

 

« Tu dis : Je suis riche, je suis dans l'abondance et je n'ai besoin de rien ; et tu ne connais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu » (Apocalypse 3.17).


Ou bien, est-ce que vous êtes trop coupable pour en être digne ?

 

Mon frère, que me dites-vous là ?

 

Eh quoi ! Trop coupable pour dire avec le publicain :

 

« Mon Dieu, sois apaisé envers moi qui suis pécheur ! »

 

Trop coupable pour dire avec le larron en croix :

 

« Je reçois ce que j'ai mérité ; »

 

Ou avec saint Paul :

 

« Je suis le premier des pécheurs ! »


Viens, viens, comme ils ont fait, tel que tu es, chargé du fardeau de tes péchés, et tu « retourneras dans ta maison, » comme eux, pliant sous le poids de la Grâce !

 

Mais pour avoir part à « la Grâce de Dieu, » que faire ?

 

Cette Grâce « salutaire (en principe) pour tous les hommes, » mais dont (en fait) tous ne profitent pas, comment vous sera-t-elle appropriée ?

 

« Par la foi, »

 

répond l'Apôtre :

 

Si la grâce est le principe du salut, la foi en est le moyen.

 

Une version plus littérale ferait mieux sentir ce rapport :

 

  • « Vous avez été sauvés par la grâce, par le moyen de la foi (By grace, through faith). »

 

La foi, dont l'Écriture parle si souvent, la foi, qui est le gage de toutes les promesses, n'y est pas plus définie que la grâce.

 

Car ces mots par lesquels s'ouvre le magnifique tableau des triomphes de la foi (Hébreux 11.1) :

 

« La foi est une représentation des choses qu'on espère, et une démonstration de celles qu'on ne voit point, »

 

expliquent moins le caractère de la foi qu'ils n'en décrivent la puissance.

 

Sans doute, c'est encore ici une de ces notions élémentaires, que l'on obscurcirait en cherchant à les éclaircir, et qui s'expliquent d'elles-mêmes à l'esprit de l'homme ; ou s'il manque quelque chose à leur conception, c'est à la vie et aux faits, non à la philosophie et au langage, qu'il appartient d'y suppléer.

 

Imitons l'Écriture ; c'est le plus populaire de tous les maîtres, et tout ensemble le plus exact. (...)


 

La Grâce ou l’oeuvre du Père (Suite partie 2)


 

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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 07:51
La Grâce ou l'Oeuvre du Père (3ème partie) par le Pasteur Adolphe Monod

« Car vous êtes sauvés par la grâce, par la foi ; et cela ne vient point de vous c'est le don de Dieu ; non point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie. » (Éphésiens 2.8-10)

 

Croire, c'est prendre Dieu sur parole ; c'est s'en rapporter à Dieu, d'un esprit tout persuadé et d'un coeur sans défiance ; plus spécialement, dans la matière qui nous occupe, croire, c'est écouter la Bonne Nouvelle de la Grâce avec les dispositions d'un homme qui ne doute ni que Dieu ait parlé, ni que ce que Dieu a dit soit vrai.

 

Ce qu'il faut surtout remarquer ici, c'est le rapport de la foi à la Grâce.


La foi, cet élément humain du Salut Tout Divin, la foi est ce je ne sais quoi dans l'homme, par où se donne à lui la Grâce qui est en Dieu ; de telle sorte que, d'une part, la Grâce ne parvient à l'homme que si elle lui est transmise par la foi ; et que, de l'autre, la foi n'agit dans l'homme qu'en laissant passer la Grâce, sans y rien ajouter du sien.

 

La foi est donc si nécessaire, que sans elle la Grâce est comme si elle n'était pas, et tout ensemble si simple, qu'elle laisse à la Grâce sa gratuité tout entière, que dis-je ? Qu'elle la constate et la fait éclater.

 

La foi est nécessaire pour approprier à l'homme la Grâce de Dieu.

 

Il ne s'agit pas de mériter un salut dont le caractère essentiel est d'être immérité ; mais ce salut immérité, il s'agit d'y prendre part.

 

Celui qui sauve, c'est Dieu ; mais celui qui est sauvé, c'est l'homme ; et cet homme, non une machine ou un instrument, mais une créature morale et responsable, qui a sa participation inévitable autant qu'obligatoire, dans toute transaction dont elle est l'objet, sans en excepter la plus souveraine ou la plus gratuite.

 

Le salut d'une âme est un ouvrage qui n'appartient qu'à Dieu ; c'est une création, selon l'expression de l'Apôtre dans mon texte, c'est-à-dire l'introduction d'un principe nouveau dans le coeur, par opposition au développement naturel d'un germe préexistant.

 

Mais cette création est intérieure ; elle s'opère dans l'homme, c'est assez pour que l'homme y ait sa part d'action, à la différence de cette autre création qui nous a appelés à l'existence.

 

« Dieu qui nous a créés sans nous, a dit un Père de l'Église, ne veut pas nous sauver sans nous ; »

 

Cela est vrai dans l'affaire du Salut, comme il est vrai dans toute action de l'homme par laquelle il est mis en possession des dons de Dieu, quels qu'ils soient.

 

Dieu met devant moi un paysage ravissant : encore faut-il que j'ouvre les yeux pour le contempler ;

 

Dieu me présente un fruit délicieux : encore faut-il que j'ouvre la bouche pour le recueillir ;

 

Dieu m'offre un remède certain pour mes maux : encore faut-il que j'ouvre la main pour le prendre.

 

Il en va de même pour le Salut : la foi est la faculté réceptive de l'homme, s'exerçant sur le Don de Dieu, et faisant nôtre ce qui n'était que pour nous.

 

La foi est l'oeil qui regarde, la bouche qui recueille, la main qui prend.

 

Un Béchuana converti la définissait admirablement :

 

« La foi est la main du coeur. »


En deux mots, si la Grâce est la Main de Dieu qui donne, la foi est la main de l'homme qui reçoit : que ces deux mains se rencontrent, tout est dit.

 

Mais autant la foi est nécessaire, autant elle est simple.

 

Elle opère en recevant, mais en recevant seulement : l'homme s'efface, pour laisser tout le Salut à Dieu.

 

Ne me dites pas que la foi sent, que la foi aime, que la foi obéit ; et que c'est par ce sentiment, par cet amour, par cette obéissance qu'elle vaut devant Dieu.

 

Non, vous dis-je ; la foi ne fait que recevoir ; et c'est par cette simplicité du recevoir qu'elle vaut, parce que c'est par elle qu'elle laisse à Dieu toute la Gloire du faire.

 

Le sentiment, l'amour, l'obéissance, ce n'est pas la foi, c'en sont les fruits, les oeuvres ; et attribuer le Salut à ces fruits, à ces oeuvres, c'est, après l'avoir rejetée dehors par le grand portail, ramener la justice propre par une porte dérobée.


Ne me dites pas même que la foi est une condition du salut.


Sans doute, cela peut se dire, si l'on ne veut exprimer par là que la nécessité de la foi pour être sauvé ; mais le mot de condition présente à l'esprit l'image d'une participation agissante méritoire ; et l'humble participation du recevoir ne saurait être qualifiée de condition sans abuser du langage.

 

Vous vous rendriez ridicule si vous disiez :


La vallée de Chamonix est admirable -- mais à condition qu'on la regarde ; ou le raisin est un fruit exquis -- mais à condition qu'on le prenne.

 

Il ne faudra pas dire davantage :

 

La grâce de Dieu nous sauve, mais à condition qu'on y croie ;

 

mais il faudra dire avec l'Apôtre :

 

« La grâce de Dieu nous sauve par la foi. »

 

Par la foi, précisément pour bien constater que l'homme n'y est pour rien, et que le salut est un don de Dieu, un pur don, tout gratuit ; ainsi l'explique l'Apôtre, reprenant sa pensée par le côté négatif, pour ne laisser à notre orgueil aucune issue par où lui échapper :

 

« Cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu ; cela ne vient pas des oeuvres, afin que nul ne se glorifie. »

 

C'est dans le même esprit que le même Apôtre écrit aux Romains une ligne qui résume à elle seule tout ce que nous pourrions dire là-dessus :

 

« C'est par la foi -- afin que ce soit selon la grâce. »

 

Pesez bien cette parole profonde.

 

Non seulement, nous sauvant par la foi, Dieu nous sauve par Grâce ; mais s'Il nous sauve par la foi, c'est précisément pour réduire la participation de l'homme aux moindres proportions possible, pour constater, pour rendre visible à tous les yeux, qu'Il nous sauve par pure Grâce, sans condition, sans mérite, sans autre action humaine que celle qui nous met en rapport avec l'action Souveraine de Dieu.

 

Viens donc, pauvre pécheur qui me prêtes une oreille si attentive, et qui voudrais de si bon coeur vivre dans la Grâce, mourir dans la paix et ressusciter dans la gloire, mais qui as jusqu'ici douté de Dieu et désespéré de toi-même, viens, et crois.

 

Ne te tourmente-pas de ce que tu as à faire, crois.

 

Ne te tourmente pas de ce que c'est que croire, crois : ton coeur t'instruit assez de ce que c'est, et l'expérience t'apprendra le reste. (...)


 

La Grâce ou l’oeuvre du Père par Adolphe Monod (Suite partie 3)


 

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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 07:50
La Grâce ou l'Oeuvre du Père (4ème partie) par le Pasteur Adolphe Monod

« Car vous êtes sauvés par la grâce, par la foi ; et cela ne vient point de vous c'est le don de Dieu ; non point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie. » (Éphésiens 2.8-10)

 

Voilà de l'eau, bois ; voilà du pain, mange ; voilà la Grâce de Dieu, voilà Jésus-Christ crucifié et ressuscité, qui s'est chargé de tout le faire, qui était hors de ta portée, pour ne te laisser que le croire, qui est à ta portée : crois, dis-je, et tout ce qu'Il a fait est autant à toi que si tu l'avais fait toi-même, pour que tu sois aussi sûr de ton salut que si tu étais saint comme le Saint des saints.

 

« Crois seulement, et tu verras la gloire de Dieu. »

 

Que si tu ne peux te consoler de l'avoir déshonoré par le péché, au lieu de lui donner gloire par la sainteté, lis :

 

Tu as ta manière de lui donner gloire.

 

La première voie ouverte à l'homme pour glorifier Dieu, l'obéissance parfaite, qui eût rendu hommage à la perfection de Sa Loi, t'est fermée, mais il t'en reste une seconde, la foi, qui rend hommage à la Gratuité de Sa Grâce.

 

Cet hommage ne sera pas moins agréable à Dieu que n'eût été l'autre ; que dis-je ? Il le sera même davantage, car « Dieu est Amour, » et de toutes Ses Perfections, celle dont Il est le plus jaloux, c'est Son Amour Tout Gratuit, que l'homme innocent n'eût jamais connu, que l'ange saint n'a point éprouvé, et que l'homme pécheur, mais reçu en Grâce, a la tendre mission de sentir et de proclamer.

 

Je disais avec Jésus-Christ :

 

« Crois seulement, et tu verras la gloire de Dieu » (Jean 11.40) ;

 

Je puis ajouter : Crois, et nul ne fera pour cette gloire plus que toi !

 

Mais les bonnes oeuvres, que deviennent-elles dans ce salut tout gratuit ?


Ce qu'elles deviennent ? Elles deviennent praticables, d'impraticables qu'elles étaient.


Ce salut, dont la Grâce est le principe, et la foi le moyen, les bonnes oeuvres en sont le terme.

 

« Ce n'est point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes son ouvrage, étant créés en Jésus-Christ pour les bonnes oeuvres, que Dieu a préparées, afin que nous y marchions. »

 

Deux choses frappent ici par leur contraste : la première, que la gratuité du salut ne reçoit nulle atteinte de la nécessité des bonnes oeuvres ; la seconde, que la nécessité des bonnes oeuvres n'est en rien compromise par la gratuité du salut.

 

Il y a plus : cette gratuité et cette nécessité se relèvent l'une l'autre.

 

L'Apôtre aurait pu se borner à dire que « ce n'est pas par les oeuvres, » quoique ce soit pour les bonnes oeuvres. »

 

Mais ce n'est pas par un quoique, c'est par un car, qu'il lie ces deux pensées : ces deux côtés du salut Chrétien ne se complètent pas seulement, ils s'appuient et se déterminent l'un l'autre.

 

Ce sont, dans la doctrine du salut, les deux faces d'une seule vérité, comme ce sont, dans le langage de l'Apôtre, les deux membres d'une seule période.

 

Ceci est admirable : jamais saint Paul et saint Jacques ne furent mieux conciliés ; jamais on ne vit ni le salut plus nettement dégagé d'avec les oeuvres de l'homme, ni les bonnes oeuvres du Chrétien placées en plus haut rang.

 

La Gratuité du salut Chrétien maintenue dans les bonnes oeuvres qu'il enfante, c'est le premier objet qui attire l'attention de l'Apôtre, parce que cette Gratuité est la doctrine distinctive de mon texte, et de toute la première partie de notre épître.

 

« Nous sommes l'Ouvrage de Dieu, » nous qui faisons les bonnes oeuvres ; de telle sorte que nos bonnes oeuvres, n'étant que l'ouvrage de l'Ouvrage de Dieu, retournent de plein droit à Lui comme à leur source véritable : c'est moins nous qui les faisons, que Lui qui les fait par nous.

 

L'Apôtre applique ici à la création spirituelle du peuple Chrétien, ce que le Psalmiste avait dit de la création nationale du peuple d'Israël :

 

« C'est lui qui nous a faits, et non pas nous ; nous sommes son peuple et le troupeau de sa conduite » (Psaumes 100).

 

Mais ce mot ouvrage ne lui suffit déjà plus : nous sommes plus que l'Ouvrage de Dieu, nous sommes Sa Création :

 

« Ayant été créés en Jésus-Christ, pour les bonnes oeuvres. »

 

Créer, c'est créer : Dieu n'a pas moins fait quelque chose de rien en nous sauvant qu'en nous donnant la vie, et l'un ne réclame pas moins que l'autre sa toute-puissance.

 

Comment pourrions-nous désormais nous glorifier dans des bonnes oeuvres qui ne sont que le produit d'une Création de Dieu ?

 

Autant vaudrait nous attribuer l'honneur de notre naissance, ou bien le mérite des mouvements que nos mains et nos pieds exécutent à l'aide des forces naturelles dont Dieu les a pourvus.

 

Enfin, pour dernier trait, nous ne pouvons pas même nous vanter d'avoir préparé ou choisi les bonnes oeuvres que nous faisons ; car c'est « Dieu qui les a préparées, » tout exprès « pour que nous y marchions. »

 

Comme Il nous a créés pour elles, Il les a préparées pour nous.

 

Tant il est vrai que les bonnes oeuvres elles-mêmes ne sont qu'une partie du Plan formé de Dieu pour notre salut, et que « tout est de Lui, par Lui, et pour Lui. »

 

Cessez donc d'opposer les bonnes oeuvres des sauvés à la Gratuité du salut : c'est raisonner en sens contraire de la Vérité.

 

Ces bonnes oeuvres constatent et font éclater cette Gratuité, qui seule leur a donné l'être et frayé le chemin ; et plus un Chrétien sera zélé pour les bonnes oeuvres, plus il manifestera pour sa part cette Gratuité qui l'a fait tout ce qu'il est.


Il m'est permis de passer rapidement sur ce point après les développements auxquels je me suis livré ; et je me hâte vers la contrepartie de cette Gratuité, je veux dire vers la nécessité des bonnes oeuvres.

 

Cela même qui vous fait voir combien peu nos bonnes oeuvres nous appartiennent, fait voir du même coup combien elles sont nécessaires : car c'est tout exprès pour les faire que nous avons été sauvés :

 

« Ayant été créés en Jésus-Christ pour les bonnes oeuvres, que Dieu a préparées afin que nous marchions en elles. »

 

Ailleurs, les bonnes oeuvres sont recommandées aux Chrétiens :

 

  • Soit comme provenant de la Grâce, qui les produit aussi naturellement qu'un arbre son fruit (Galates 5.22),

 

  • Soit comme « convenables à la Saine Doctrine, parce que la foi n'a pas de plus bel ornement qu'elles (1Timothée 2.9-10 etc.) ;

 

  • Soit comme voulues de Dieu parce qu'Il prend plaisir à voir marcher Ses Enfants dans la Sainteté (Hébreux 17.16 ; 1Pierre 2.20) ;

 

  • Soit comme prescrites par la reconnaissance, en réponse à l'Amour dont Il nous a aimés le premier. (1Jean 4.19 ; Romains 12.1) ;

 

  • Soit comme indispensables au salut, parce qu'on ne va pas au ciel par le chemin de l'enfer (Romains 6.16) ;

 

  • soit pour d'autres raisons, car elles sont infinies.


Mais celle qui est indiquée ici par l'Apôtre est plus décisive encore :


les bonnes oeuvres sont plus que le fruit de la Grâce, plus que l'ornement de la foi, plus que le Commandement de Dieu, plus qu'une obligation de reconnaissance ; elles sont la fin du salut.

 

Vous demandez pourquoi vous avez été sauvés par la Grâce, pourquoi créés de nouveau par la foi en Jésus-Christ ?

 

l'Apôtre vous répond :

 

« Pour les bonnes oeuvres. »

 

Nous voici au coeur même de la question.

 

Dieu fait tout en vue de Sa Gloire ; même le méchant pour le jour de la calamité ; combien plus le juste pour le jour de sa délivrance !

 

Et, en se proposant pour fin prochaine le bonheur de ceux qu'Il arrache à la perdition, Il se propose pour fin dernière de glorifier en eux Son Nom, par les bonnes oeuvres :

 

« Que votre lumière luise devant « les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes oeuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est aux cieux ».(Matthieu 5.16 ; Jean 15.8).

 

En nous sauvant par Grâce, sans les oeuvres, en Jésus-Christ, Dieu a eu devant les yeux les bonnes oeuvres qu'Il voulait nous amener à produire : les bonnes oeuvres, voilà la fin, l'objet, le stimulant, le terme de tout ce qu'Il a fait pour nous.

 

Cela est aussi simple que profond ; et les autres aspects sous lesquels les bonnes oeuvres nous sont présentées reviennent tous à celui-là. (…)

 

 

 

 

 

La Grâce ou l’oeuvre du Père par Adolphe Monod (Suite partie 4)


 


 


 

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Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
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 (La Bible)

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  Une femme oublie-t-elle

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... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

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