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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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à l'homme sans asile.

Soyez heureux de partager ;

ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

B. M.

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21 avril 2019 7 21 /04 /avril /2019 05:09
Notre pain de ce jour

Exode 16

 

Les histoires bibliques de l’Ancien Testament ont été écrites pour notre instruction ; c’est l’une de celles-ci que vous pourrez lire dans Exode 16, auquel j'invite à votre méditation.

 

Lorsque le peuple de Dieu fut conduit par Sa Main Puissante en dehors du pays de l’abondance et de la sécurité matérielle, loin des dépôts de provisions, il dut comprendre pour la première fois que la liberté et la grâce de Dieu étaient des dons vraiment étonnants.

 

Israël ne s’était habitué à l’idée exaltante de se libérer du joug ennemi que grâce au courage de Moïse, à l’époque d’Aaron, et grâce surtout aux actes puissants et extraordinaires de Dieu.

 

Par la suite, cette idée s’est transformée en un plan pratique et réaliste.

 

Les Israélites ont pris des mesures pour subvenir à leur subsistance matérielle dans le désert.

 

Ils ont établi une planification économique ; ils se sont fait accompagner par leurs troupeaux de gros et de menu bétail ; ils ont emporté l’or et l’argent du pays qu’ils fuyaient donné par les Egyptions eux mêmes ; ils se sont abondamment pourvus pour être à l’abri du besoin, tout au moins pour quelques semaines.

 

Après la traversée de la Mer Rouge, ils se sont mis en route pour le désert.

 

Mais tous ces plans, ainsi que leurs provisions n’ont duré que quelques semaines.

 

À peine six ! (Le quinzième jour du deuxième mois après leur départ).

 

Alors, soudain, ils ont découvert que tout leurs stocks de provisions avaient fondu comme du beurre au soleil !

 

Ils étaient maintenant même dépourvus de la "précaire stabilité" de la vie en Égypte, et à vue humaine ils ne pouvaient espérer trouver aucune ressource.

 

Ils se sont mis à regretter alors le pays abandonné et son aisance matérielle.

 

Devant leurs yeux s’étend le désert, vaste, aride, effrayant.

 

Ils y sont comme des nomades dressant leurs tentes devant l’imposant Sinaï, et dans leurs mains ils ne tiennent qu’une promesse, promesse immatérielle, insaisissable.

 

Elle leur dit que Dieu est leur Dieu et qu’ils sont Son peuple.

 

Mais peut-on manger une promesse, même si elle s’appelle Alliance de grâce ?

 

Ainsi, arrivé au bout de sa prudence et des mesures de précaution qu’il avait prises à son départ, Israël découvre qu’être le Peuple de Dieu veut dire vivre au jour le jour.

 

Non pas par des suppléments dans les bagages, mais de Sa Seule Grâce.

 

Être le Peuple de Dieu signifie se nourrir uniquement de La Promesse de Dieu.

 

Ayant terminé leurs réserves de nourriture, ces pèlerins du désert ont dû s’arrêter, rester immobiles comme des statues et regarder perplexes, à travers une toute petite et étroite ouverture, vers un lointain et inquiétant avenir : l’avenir que Dieu leur promettait.

 

Il n’est donc pas étonnant que ces hommes aient murmuré.

 

C’était pour eux une expérience douloureuse et terrible.

 

Nous les comprenons.

 

Nous autres humains, nous voulons compter toujours sur quelque chose de palpable, de concret, de matériel…

 

Contre les provisions de six semaines, les Israélites n’ont maintenant que la certitude de manger pour une journée.

 

La manne venait chaque jour, mais une seule fois par jour.

 

Peut-être la pensée inquiétante que la famine pouvait s’abattre sur eux en poussa quelques-uns à ramasser de la manne pour deux jours, d’autres pour trois…

 

Ils tentaient d’assurer par eux-mêmes leur survie, de dépendre de leur prévoyance.

 

Mais la nourriture ainsi ramassée ne dure pas longtemps.

 

Ceux qui ont ramassé pour l’avenir l’ont vite compris, car les vers ont découvert ce surplus, ce rab, et l’ont détruit.

 

La fraîcheur de ce pain du désert ne durait pas plus d’un jour, mais il tombait fidèlement chaque jour, et cela durant très, très longtemps.

 

Ceux qui avaient ramassé pour l’avenir ont vite appris que l’avenir de Dieu ne dépend pas de leurs soucis ni de leurs mesures, et encore moins de leur bon sens.

 

Si le pain pour le deuxième jour était détruit, ce deuxième jour voyait se renouveler dès le matin une nouvelle provision et ainsi de suite, chaque jour, selon la promesse.

 

Le pain que Dieu nous donne, le pain du désert, le pain de l’Alliance, le pain de Pâques, le pain de la communion, est toujours un signe d’un avenir illimité et éternel, de l’Intérêt et de l’Amour Constant que Dieu nous porte.

 

Dieu ne tient pas compte de nos soucis, mais Il nous réserve quand même des surprises.

 

Il ne donne que pour la journée, mais Il répète Son Offre jour après jour.

 

Le pain de la communion ne dure qu’un instant, mais dans ce court instant est contenu tout notre avenir.

 

Ceux qui voudraient le prolonger indéfiniment se rendent compte que le pain s’altère et qu’il serait aussi immangeable que la manne rassise et pleine de vers.

 

On ne peut disposer de Dieu et contrôler Ses dons.

 

C’est Lui qui les contrôle.

 

Lorsque notre situation se dégrade et nous cause des soucis, santé défaillante, dévaluation de la monnaie, une situation économique précaire, la crainte d’agitations sociales et politiques ou même le danger de guerre, nous sommes assurés que Dieu nous accordera l’essentiel si notre confiance est placée en Lui.

 

Ce qui compte c’est Sa Providence, qui nous nourrira jour après jour.

 

Lorsque nos forces nous sembleront insuffisantes, soyons assurés que Dieu les renouvellera chaque jour, afin que nous soyons capables d’accomplir les tâches qu’Il nous confie.

 

Il en est ainsi pour la marche dans la foi.

 

Là aussi, les grâces de Dieu ne s’emmagasinent pas.

 

Nous n’avons pas à nous fier uniquement à une expérience du passé ; il faut la renouveler chaque jour.

 

Le Pardon de Dieu doit être renouvelé à chaque faute.

 

La prière doit devenir une pratique quotidienne.

 

La lecture de Sa Parole une nourriture reçue chaque matin.

 

Notre conversion à Dieu une conversion journalière dans le zèle et l’obéissance.

 

Aujourd’hui et chaque jour, nous pouvons compter sur Dieu, en dépit des apparences.

 

Nous aurons donc à prier chaque jour :

 

« Que ton règne vienne. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. »

 

Le règne de Dieu est proche, et son pain renouvelé chaque jour.

 

Amen,

Pasteur Aaron Kayayan

Aaron Kayayan,

Pasteur Réformé 

 

 

 

 

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Source : www.ressourceschretiennes.com

 

 

 

 

 

 

Le pasteur Aaron Kayayan (1928-2008), père de l'auteur (pasteur Eric Kayayan) du site Foi&Vie réformées, a  exercé un ministère radiophonique pour l’Europe, le Québec, l’Afrique francophone et l’Arménie.  

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21 avril 2019 7 21 /04 /avril /2019 05:00
Marie Magdeleine par Adolphe Monod (1ère partie)

« Or Jésus, étant ressuscité le matin du premier jour de la semaine, apparut premièrement à Marie-Magdeleine, de laquelle il avait chassé sept démons. » (MARC XVI, 9.)

 

Si l'on nous eût donné à deviner lequel d'entre tous ses disciples Jésus ressuscité devait honorer de sa première apparition, qui aurions-nous nommé ?

 

À n'écouter d'abord que le cri de la nature, cette tendre mère, à laquelle une épée venait de transpercer l'âme (*1), se serait offerte à notre esprit avant tous les autres.

 

Puis, à peser les droits sacrés de l'apostolat, nous aurions balancé entre les deux disciples de prédilection, Pierre, héritier de cette grande promesse :

 

« Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon É(Eglise (*2), » ou Jean, le disciple intime, le plus empressé des deux à constater la résurrection de son Maître (*3), et le premier à la croire (*4).

 

Mais la dernière personne à laquelle nous aurions pensé, convenons-en, c'est une pauvre étrangère qui avait commencé par être l'indigne proie de sept esprits infernaux.

 

Et pourtant, c'est cette pauvre étrangère, c'est Marie de Magdala qui a été choisie :

 

« Or Jésus, étant ressuscité le matin du premier jour de la semaine, apparut premièrement à Marie-Magdeleine, de laquelle Il avait chassé sept démons. »

 

En mettant ainsi en regard, dans un de ces raccourcis qui lui sont propres (*5), le premier et le dernier des traits par lesquels le Saint-Esprit nous a fait connaître Marie-Magdeleine, notre évangéliste a eu quelque chose de plus sérieux en vue que de nous proposer un contraste curieux ou embarrassant.

 

Pour lui, ce contraste cache un rapport profond :

 

Si Marie - Magdeleine a été élevée si haut, c'est parce qu'elle avait été retirée de si bas.

 

Étudions la transition instructive qui l'a conduite de l'un de ces termes à l'autre, et que l'histoire évangélique, développant la pensée de saint Marc, nous fait suivre de période en période, non en nous exposant les sentiments intérieurs de Marie-Magdeleine, mais en nous la montrant à l'oeuvre dans quelques-unes de ces grandes occasions où le coeur se révèle par l'action.

 

Car, chose étonnante !

 

Dieu, Lui Seul connaît les coeurs, ne peint guère l'homme que par ses oeuvres, tandis que l'homme, qui ne voit que les oeuvres, s'évertue à pénétrer le secret des coeurs.

 

Me trompé-je en disant que cette étude répond à un besoin de nos âmes ?

 

Nous désirons, nous aussi, que Jésus se révèle a nous dans la sainte gloire de sa résurrection (*6).(...)

 

La seule chose que nous sachions de la conversion de Marie-Magdeleine, c'est que Jésus avait chassé d'elle sept démons.

 

C'est là le fait saillant qui a frappé les évangélistes, saint Luc aussi bien que saint Marc ; c'est sans doute aussi celui qui a frappé ce peuple fidèle dont ils sont les organes inspirés : pour l'Église primitive, Marie-Magdeleine était cette femme bien connue de laquelle Jésus avait chassé sept démons.

 

La tradition qui nous représente Marie - Magdeleine livrée aux honteux désordres de la chair, est d'origine plus récente et sans appui solide.

 

On avait jugé, sans raison suffisante, que la présence des esprits malins ne pouvait aller sans une vie déréglée ; ou bien on avait, avec moins de raison encore (*7), confondu Marie-Magdeleine avec cette pécheresse qui vient répandre sur les pieds du Seigneur une huile odoriférante, en les arrosant de ses larmes et les essuyant de ses cheveux.

 

Ne cherchons pas des crimes à Marie-Magdeleine, pour accroître le prodige de sa conversion : avant tout, comme l'Écriture, soyons vrais.

 

Hélas ! Et ce trait seul ne suffit-il pas pour jeter sur son premier état une mystérieuse, mais effrayante lumière : sept démons (*8)?

 

Ce n'est pas le lieu et temps de discuter la condition de ces démoniaques, qui apparaissent dans le Nouveau Testament comme pour fournir au Fils de Dieu l'occasion de déployer toute sa Vertu Divine, dans une lutte étrange et terrible avec les puissances des ténèbres.

 

Une chose est certaine : c'est que ces infortunés, asservis à une influence occulte et pernicieuse, au travers de laquelle perçaient çà et là des lueurs d'intelligence, de foi même, qui redoublaient le sentiment de leur misère quand elles ne les conduisaient pas au Sauveur, appartenaient, par leur condition tant physique que morale, aux plus malheureux et aux plus déchus d'entre les hommes.

 

C'était porter en soi le germe de tous les péchés et de toutes les douleurs, que d'y porter cette action des esprits malins ; c'était ressentir un avant-goût de l'enfer sur la terre, avec ses souffrances sans consolation, avec sa lumière tardive et infructueuse ; aussi les démons chassés comptent-ils, dans le récit des évangélistes, parmi les prodiges les plus éclatants de Jésus-Christ et parmi Ses Bienfaits les plus signalés.

 

Sept démons ! C'est le type du dernier degré d'abaissement moral (...)

 

Sept démons ! Il n'en a fallu qu'un pour réduire un pauvre enfant à cet état d'égarement et de fureur qui défie tous les efforts des apôtres, et ne cède enfin à la parole de Jésus-Christ, spécialement préparé par le jeûne et par la prière, qu'au travers d'un si affreux combat que le malade guéri passe quelque temps pour mort aux yeux de la multitude épouvantée (*9).

 

Sept démons ! On peut juger de ce qu'a dû être la condition première de Marie-Magdeleine par celle de cet autre possédé en qui l'esprit immonde, pressé par cette question du Seigneur :

 

« Comment as-tu nom ? » répond : « Je m'appelle Légion, car nous sommes plusieurs, » et que saint Marc nous montre rompant ses liens et brisant ses fers, courant de jour et de nuit dans les montagnes et dans les sépulcres, se meurtrissant. avec des pierres et poussant des cris lamentables (*10).

 

Telle à peu près a dû être la condition de Marie-Magdeleine, jusqu'au jour de Grâce où elle rencontra ce Fils de Dieu « que tous les anges adorent, » et que les démons confessent en dépit d'eux tout en blasphémant.

 

Il parle, et la voici délivrée ; Il dit : « Esprit immonde, Je te commande, Moi, sors et ne rentre plus (*11) » et voici Marie-Magdeleine rendue, j'allais dire à la société et à sa famille, mais disons mieux encore, rendue à elle-même et à Dieu.

 

Qu'on se figure la confiance et la gratitude qui l'attachent désormais à Celui qui l'a fait passer « de la puissance « de Satan à Dieu, et des ténèbres à la lumière (*12). »

 

La profondeur de l'abîme d'où elle a été retirée, tel est le principe, telle est la mesure de l'amour qu'elle porte désormais à Jésus ; et cet amour est la clef de tout ce qu'elle fait à l'égard de Jésus vivant, de Jésus mourant, de Jésus ressuscité.

 

Elle le suit vivant, parce qu'elle l'aime ;

 

Elle le pleure mourant, parce qu'elle l'aime ;

 

Elle le cherche ressuscité, parce qu'elle l'aime ;

 

Et elle l'aime, parce qu'elle n'a qu'à jeter un regard sur Lui pour se rappeler que c'est Lui Seul qui l'a délivrée, et qu'à en jeter un sur elle-même pour se rappeler de quoi Il l'a délivrée, elle, cette femme indigne et misérable, jadis possédée de sept démons à la fois.

 

Le premier effet par lequel se déclare l'amour de Marie-Magdeleine pour Celui qui l'a délivrée, c'est le désir de Le suivre dans le cours de sa Sainte et Bienfaisante vie.

 

Cette expression de sa reconnaissance ne lui est pas particulière : quand Jésus a délivré ce malheureux Gadarénien de sa légion de démons , le malade guéri sollicite la faveur d'être avec Lui.

 

Jésus, qui avait pour cet homme une autre mission en réserve, Lui répond :

 

« Retourne en ta maison, et raconte quelles grandes choses Dieu t'a faites (*13); » mais la mission d'un homme n'est pas celle d'une femme, et la mission d'un disciple n'est pas celle d'un autre disciple (*14) : Marie-Magdeleine désire à son tour d'être avec le Seigneur, et Jésus ne le lui défend point.

 

La voilà donc qui s'attache à tous ses pas, comme ses apôtres, jusqu'à l'accompagner aux fêtes solennelles, où la présence des hommes était seule réclamée par la loi (*15) :

 

« Il allait de ville en ville, et de bourgade en bourgade, prêchant et annonçant le royaume de Dieu; et les douze disciples étaient avec Lui, et quelques femmes aussi qu'Il avait délivrées des malins esprits et des maladies, savoir Marie qu'on appelait Magdeleine, de laquelle étaient sortis sept démons, et Jeanne, femme de Chuzas, lequel avait le maniement des affaires d'Hérode, et Suzanne, et plusieurs autres, qui l'assistaient de leurs biens (*16). »

 

Marie-Magdeleine, nommée constamment la première, et peinte au point de départ par saint Luc du même trait dont la peint saint Marc en terminant, est à la tête de ce cortège de femmes pieuses qui suivent le Seigneur de lieu en lieu, et qui en même temps subviennent à ses besoins.

 

Jésus n'avait rien à Lui dans ce monde, ni un lieu même où reposer sa tête : c'est à un ami qu'Il demande un asile à Jéricho (*17) ; c'est d'un ami qu'Il emprunte une monture pour entrer dans Jérusalem (*18); c'est chez un ami qu'Il retient une chambre haute pour célébrer la Pâque (*19).

 

Eh bien ! Marie-Magdeleine, pourvue des biens de ce monde, s'empresse de les mettre à la disposition de Celui à qui elle doit tout et se doit elle-même, heureuse de pouvoir faire quelque chose pour Lui rendre moins pesant le fardeau de la vie humaine, dont Il s'est chargé pour la soulager.

 

Toutefois, ce généreux sacrifice n'est pas encore ce qui me touche le plus dans Marie-Magdeleine suivant tous les pas du Seigneur.

 

Ce qui me touche le plus, c'est le tendre empressement qu'elle fait paraître de demeurer toujours avec Lui, pour ne perdre aucune de Ses Paroles , aucun de Ses Miracles, aucune de Ses Guérisons, plus spécialement peut-être aucune de celles qui ressemblent à la sienne.

 

Tout cela nous semble peut-être assez naturel, et nous nous étonnons de voir une grande preuve de l'amour de Marie-Magdeleine pour Son Sauveur dans une conduite toute simple, et que nous aurions tenue nous-mêmes à sa place.

 

Mais y avons-nous bien réfléchi ?

 

Prenons garde : rien de plus attrayant que la charité en perspective et le sacrifice à l'horizon ; mais la réalité est une rude épreuve pour le dévouement, et la seule certaine.

 

Jugeons plutôt de ce que nous aurions fait dans une situation que nous n'apercevons qu'à distance, par ce que nous faisons actuellement dans une situation qui est la nôtre, et où Dieu lui-même nous fournit les moyens de connaître ce qui est dans notre coeur.

 

Vivant aux jours de Jésus-Christ, nous nous serions empressés, pensons-nous, de mettre à son service ce que nous avons de biens sur la terre.

 

Nous aurions fait comme Marie-Magdeleine qui donne son trésor, non comme le jeune riche qui refuse le sien.

 

Et pourquoi donc faisons nous bien souvent dans une vraie réalité objective comme le jeune riche, non comme Marie-Magdeleine ?

 

Si Jésus-Christ n'est plus sur la terre, Il y a laissé ses disciples, qui sont Ses Frères, les membres de Son Corps, et parmi lesquels il ne manque pas de pauvres (*20).

 

Il nous a déclaré que ce que nous faisons pour eux, nous l'aurons fait pour Lui, et que ce que nous leur refusons, nous l'aurons refusé à Lui-même.

 

Voilà un moyen tout trouvé, un moyen pratique sans danger d'illusion ni de poésie, de prouver notre disposition à faire des sacrifices pour Jésus-Christ.

 

Ce moyen, quel usage en faisons-nous ?

 

Nous voit-on en recherche d'occasions pour assister Jésus-Christ dans la personne du pauvre qui croit en son nom ?

 

Nous voit-on nous dépouiller un peu largement en sa faveur de notre superflu, je n'ose pas dire toucher à notre nécessaire ?

 

Ah ! sachons bien que telle que Marie-Magdeleine a été pour le Sauveur, telle elle serait aujourd'hui pour ses frères ; et qu'elle aurait cru se renier elle-même, que de se contenter de ces misérables secours que la plupart d'entre nous, même de ceux qui font profession d'une foi évangélique, se laissent si péniblement arracher.

 

Aussi bien, elle ne pouvait suivre Son Maître, sans trouver à chaque pas, dans les malheureux que la Charité de Jésus attirait de toutes parts, des occasions qui sollicitaient son esprit de sacrifice.

 

Si nous devions nous plaindre de la multitude des appels qui viennent chercher notre bienfaisance : pour elle, sa vie entière était un appel continuel, qu'elle allait chercher elle - même.....

 

Grâces à Dieu, il est dans tous les temps quelques veuves qui donnent de leur nécessaire, quelques Dorcas qui donnent leur travail, quelques Barnabas qui donnent leurs possessions, après s'être donnés eux-mêmes ; il en est que nous connaissons, il en est d'autres qui réussissent à se cacher; - mais, hélas !

 

Hélas ! Sont-ils donc si nombreux que le sacrifice de Marie-Magdeleine ne nous doive inspirer ni admiration ni surprise ?

 

 

 

Suite 2ème partie (Marie Madeleine par Adolphe Monod)  

Bible (124)

Croix Huguenote

 

 

 

 

Notes :

-1. Luc II, 35. 

 

-2.Math, XVI, 16. 

 

-3. Jean XX, 2-4 

 

-4. Jean XX, 8.

 

.-5. Marc 1, 13, etc. 

 

-6. Éph. 1, 19-fin; 1 Cor.-IV, 14-22, Etc.

 

-7. Luc VIII, 2, rapproché de Luc VII, 37-50.

 

-8. Marie-Magdeleine peut avoir été possédée de ces sept démons, et guérie par le Seigneur, ou successivement, ou simultanément. La seconde hypothèse est de beaucoup la plus vraisemblable, par analogie avec Luc VIII, 27-39, et Matth. XII, 43-45.

 

-9. Marc IX, 19-27. 

 

-10Marc, V, 1-20.

 

-11. Marc IX, 25. 

 

-12. Actes XXVI, 18.

 

-13. Luc VIII, 39.

 

-14. Luc IX, 57-62.

 

-15. Matth. XXVII, 55-56.

 

-16. Luc VIII. 1-3.

 

-17. Luc XIX, 5.

 

-18. Luc XIX, 30, 31

 

-19. Luc XXII, 12.

 

-20.1 Cor. 1, 26.

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21 avril 2019 7 21 /04 /avril /2019 04:58
Marie Magdeleine par Adolphe Monod (2ème partie)

« Or Jésus, étant ressuscité le matin du premier jour de la semaine, apparut premièrement à Marie-Magdeleine, de laquelle il avait chassé sept démons. » (MARC XVI, 9.)

 

(...) Ce devait être aussi, pensons-nous, une vie pleine d'intérêt et de mouvement, que celle de ces disciples et de ces femmes, compagnons assidus du Sauveur auditeurs de Ses Discours, témoins de Ses Oeuvres, spectateurs de Ses Prodiges.

 

Fort bien, s'ils l'eussent suivi dans l'esprit de ce peuple volage qui se pressait parfois sur les pas de Jésus-Christ pour n'en prendre que selon Son Attrait, un jour prêtant l'oreille au sermon de la montagne, un autre jour profitant de la multiplication des pains, ici assistant à la résurrection de Lazare, là attendant l'accueil fait à la prière de la Cananéenne, ou à la question des Pharisiens coalisés avec les Hérodiens.

 

Mais suivre Jésus, comme Marie - Magdeleine, jour après jour, dans toutes les situations, dans toutes les fatigues, dans toutes les douleurs, dans toutes les humiliations, dans toutes les réalités enfin de la vie de l'Homme-Dieu sur la terre ;

 

Le suivre, quand ses disciples n'avaient le loisir ni de se reposer, ni de manger (*21);

 

Le suivre, quand Ses Discours éloignaient de Lui tous ceux qu'une foi invincible n'enchaînait pas auprès de Sa Personne (*22);

 

Le suivre, quand ceux de Nazareth Le menaient au haut de leur montagne pour l'en précipiter (*23), ou quand ces Juifs tenaient déjà des pierres dans leurs mains pour Le lapider (*24);

 

Le suivre, quand on ne pouvait Le suivre qu'au péril de sa propre vie (*25),  

 

Etait-ce aussi curieux, aussi nouveau, aussi entraînant selon nous ?

 

Ah ! Que nous nous connaissons mal nous-mêmes, ou que nous connaissons mal Le Fils de l'homme !

 

Que nous savons peu combien nous sommes asservis à nos habitudes, à nos aises, à notre bien-être, ou que nous savons peu combien Sa Vie, et la vie de ceux qui l'entouraient, était remplie de privations, d'amertumes, de périls !

 

Quand nous Lui aurions dit :

 

« Maître, je Te suivrai partout où Tu iras, »

 

Il nous eût répondu comme à ce disciple novice :

 

« Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête (*26); »

 

Et qu'aurions-nous fait alors, nous que décourage parfois, souvent, la moindre peine, le moindre reproche, le moindre embarras à affronter pour le Saint Nom de Jésus ?

 

Mais au reste, à cette double épreuve du sacrifice pécuniaire et du sacrifice personnel, il s'enjoignait une troisième, plus redoutable encore peut-être, mais que je me borne à indiquer : celle de la sainteté.

 

La sainteté seule de Jésus devait suffire pour écarter une âme ordinaire, si elle n'était retenue, comme un Judas, par l'intérêt et par l'hypocrisie.

 

Avez-nous jamais songé à ce qu'il en coûte d'avoir constamment sous les yeux un parfait exemple de piété, de charité, d'humilité, de vie céleste, soit qu'on s'applique avec une noble ardeur à se régler sur ce modèle, ou qu'on se résigne lâchement à subir la censure incommode qu'on y trouve, comme Caïn dans les oeuvres bonnes de son frère ?

 

Mais, croyez-moi : on ne la subira pas longtemps ; si l'on ne tue pas comme un Caïn, on fuira du moins comme un Démas ; suivre Jésus, c'est s'engager tacitement à l'imiter.

 

Je ne parle point ici pour nous accabler : je ne veux que nous faire apprécier, par un contraste humiliant pour nous, tout ce que valait, tout ce que prouvait la fidélité de Marie-Magdeleine à suivre Jésus-Christ vivant.

 

Qu'est-ce donc qui la rendait capable de cette vie, dont nous serions, selon toute apparence, incapables ?

 

C'est qu'elle était cette femme de laquelle Jésus avait chassé sept démons.

 

En échange d'une telle délivrance, l'abandon de sa fortune, de son repos, de sa volonté, de sa vie même, si elle lui était demandée, ne lui semblait qu'un présent de vil prix.

 

Et nous, voilà ce qui nous manque : Jésus ne nous a pas délivrés de sept démons.

 

Que si nous souhaitons cependant une épreuve plus décisive pour le dévouement de Marie-Magdeleine, nous ne serons que trop tôt satisfaits.

 

Il est si vrai qu'il fallait aimer Jésus comme Marie-Magdeleine l'aimait, pour s'associer comme elle le faisait à sa vie, que nous allons voir la génération contemporaine importunée par cette vie si bienfaisante, mais si sainte, et tout occupée des moyens d'y mettre un terme.

 

A peine ce beau spectacle a-t-il commencé d'être donné au monde, que déjà Il va lui être enlevé : le Fils de l'homme est retranché de la terre des vivants (*27).

 

Le voici, en quelques jours, que dis-je ?

 

En quelques heures, trahi, arrêté, jugé, condamné, crucifié entre deux brigands.

 

« Il a été mis au rang des malfaiteurs (*28). »

 

Que devient alors Marie-Magdeleine ?

 

Hélas ! Il y a un moment de terreur panique (*29), où le vide se fait de toutes parts autour de « l'homme de douleurs (*30), » et où la terre entière l'abandonne (*31), souvenir à jamais humiliant pour la race humaine.

 

Toutefois, le premier coup de tonnerre passé, les plus fidèles, ou les moins infidèles, se rallient, mais avec quelle timidité !

 

Des deux seuls apôtres qui suivent Jésus (*32), l'un le renie, l'autre n'évite l'apostasie que par le silence ; pas une voix ne s'élève en faveur du Fils de l'homme livré aux mains des méchants.

 

Cependant un groupe de disciples, où les femmes dominent, suivent, en pleurant, Jésus au Calvaire ; et, après avoir peut-être envié secrètement à Simon de Cyrène le pesant fardeau dont on charge ses épaules, ils s'arrêtent, enchaînés sans doute par la crainte, et contemplent à distance la scène de la suprême douleur.

 

Marie-Magdeleine est dans ce groupe (*33).

 

Mais en voici quatre (*34), fidèles entre les fidèles, qui, s'enhardissant par degrés, percent enfin à grand'peine au travers de cette multitude curieuse, de ces pharisiens acharnés, de ces soldats romains cruellement empressés, de tous ces obstacles qui eussent rebuté dix fois un courage, disons mieux, un amour ordinaire, et ne s'arrêtent cette fois que parvenus au pied de la croix : Marie-Magdeleine est de ces quatre, qui donnent à Jésus la plus haute marque d'amour qu'il ait reçue durant « les jours de sa chair. »

 

Je ne crois pas dépasser la vérité en ajoutant que même entre ces quatre, l'amour de Marie-Magdeleine l'emporte par un certain côté, qui est proprement celui de l'Église.

 

C'est l'amour de Jésus-Christ tout pur, sans l'appui, ni le mélange, d'aucune affection particulière.

 

L'amour de Marie de Nazareth est l'amour d'une mère; l'amour de Jean, l'amour d'un apôtre intime; l'amour de Marie de Cléopas, l'amour d'une tante, et cette tante, la mère d'un apôtre (*35).

 

Mais l'amour de Marie-Magdeleine, sans parenté ni apostolat, c'est l'amour, non de tel ou tel disciple, non de telle ou telle catégorie de disciples, mais de l'Église tout entière pour son Sauveur crucifié.

 

Cet amour, Marie-Magdeleine le témoigne, non en apôtre, par une profession publique, telle que la fit autrefois Simon Pierre, mais en femme, par sa présence, par ses larmes, par sa sympathie.

 

Si Jésus souffre pour Marie-Magdeleine, Marie-Magdeleine souffre avec Jésus.

 

Mais cette sympathie, qui la dira ?

 

Je me plaignais tantôt que l'homme prétend lire dans le coeur de l'homme.

 

Au risque de me contredire, je me laisse aller moi-même à la tentation ; oui, je crois lire dans le coeur de Marie-Magdeleine, comme je lirais dans un livre ouvert.

 

 

 

 

 

  Suite partie 3ème  (Marie Magdeleine par Adolphe Monod)

Bible (56)

Croix Huguenote

 

Notes :
 

-21. Marc VI, 31. 

 

-22. Jean VI, 67-69. 

 

-23. Luc IV, 29.

.

-24. Jean X, 31.

 

-25. Jean XI, 16. 

 

-26. Luc IX, 57,58. 

 

-27. Ésaïe LIII, 8.

.

-28. Marc XV, 27, 28. 

 

-29. Marc XIV, 50 - 52. 

 

-30. Esaïe LIII, 3.

.

-31. Jean XVI, 32.

 

-32. Jean XVIII, 13.

.

-33. Matth. XXVII, 56; Marc XV, 40; Luc XXIII, 49.

.

-34. Auxquels Olshausen et d'autres en ajoutent une cinquième, Salomé, d'après Matth. XXVII, 56, et Marc XV, 40; mais Jean XIX, 25, est contraire à cette supposition.

.

-35. Jacques le Mineur, Marc, XV, 40.

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21 avril 2019 7 21 /04 /avril /2019 04:56
Marie Magdeleine par Adolphe Monod (3ème partie)

  « Or Jésus, étant ressuscité le matin du premier jour de la semaine, apparut premièrement à Marie-Magdeleine, de laquelle il avait chassé sept démons. » (MARC XVI, 9.)

 

(...) Voyons nous Marie Magdeleine, mourant de la mort de Jésus et languissant de ses langueurs, frémissant au bruit de ce marteau tour à tour levé et abaissé, dont les coups retentissent au fond de son âme, et de ces clous enfoncés qui la déchireraient moins., lui semble-t-il, plantés dans ses mains que dans celles de son Maître ?

 

La voyons nous, recueillant tour à tour les sept paroles de la croix, qui ont fait l'étude et l'admiration de l'Église pendant plus de dix-huit cents années, avant de faire l'objet de nos méditations ?

 

La voyons-nous, prêtant l'oreille aux outrages des prêtres, aux railleries des bourreaux, à la prière du larron pénitent, à la confession du centenier, - enfin au dernier soupir du Crucifié, qu'elle attendait pour respirer à l'aise et pleurer sans contrainte ?

 

Jamais elle ne L'a tant aimé vivant, qu'elle L'aime mourant.

 

Pourquoi cela ?

 

C'est qu'elle L'aimait vivant comme Son Libérateur, et qu'elle L'aime mourant comme Son Sauveur; un Sauveur, qui ne la délivre qu'en souffrant pour elle, qui ne Lui donne de vie et de félicité que ce qu'Il prend sur La Sienne, et qui, comme la semence déposée en terre, ne porte son fruit précieux qu'à la condition de mourir (*36).

 

Ainsi que le Bienfait de Jésus, l'amour de Marie-Magdeleine a changé de caractère.

 

Autant l'un est devenu plus douloureux, autant l'autre est devenu plus tendre.

 

C'est pour les pécheurs que Jésus souffre, et par les pécheurs ; c'est plus spécialement pour elle, et par elle, la plus misérable de tous à ses yeux, et à qui sa misère est révélée par cette croix, comme elle ne le fut jamais en Galilée.

 

Elle s'indigne, sans doute, contre les auteurs iniques et les exécuteurs barbares du plus détestable des jugements ; mais elle s'indigne surtout contre elle-même.

 

Ce sont ses péchés, à elle, elle dirait volontiers à elle seule, qui ont imposé à l'Amour de Jésus cet affreux sacrifice ; sa main, sa propre main a conduit les mains qui ont manié ce marteau, planté ces clous, dressé cette croix.

 

Il lui semble que le monde entier va lui dire :

 

C'est pour toi, c'est par toi que tout ceci lui arrive;

 

Et si le monde ne le lui dit pas, elle est prête à le dire au monde :

 

C'est moi qui ai tout fait ; moi, indigne entre les indignes ; moi, la plus ingrate de toutes les créatures, si je n'en étais pas la plus reconnaissante, et si mon amour ne croissait pas avec ses douleurs !

 

Sympathie combien méritée, combien naturelle !

 

Oui, mais combien rare !

 

Rare, comme le sentiment profond de désordre réparé, de coulpe effacée, de peine remise, qui a poussé Marie-Magdeleine au pied de la croix, et que la croix lui rend doublé, centuplé.

 

Nous-mêmes, la connaissons-nous, cette sympathie ?

 

Y a-t-il quelque chose de pareil aux pensées de Marie-Magdeleine, dans les pensées avec lesquelles nous contemplons Notre Sauveur mourant ? q

 

Quelque chose qui soit en rapport avec l'excès de son amertume, ou avec l'objet de Son Sacrifice ; avec ce qu'Il nous doit de douleur, ou avec ce que nous Lui devons de délivrance ?

 

Que dis-je ?

 

Quelque chose qui soit en rapport avec ce que nous avons éprouvé peut-être pour la souffrance d'un indifférent, ou pour le supplice d'un criminel, ou pour des malheurs de roman ou de théâtre ?

 

Coeurs égarés, où la fausse sensibilité a tué la véritable ; tendres à l'excès pour tout le reste, sans pitié pour Lui Seul !

 

C'est affreux, ce que je dis là, c'est effrayant, mais n'est-ce pas bien souvent vrai ?

 

Ah ! C'est que beaucoup n'ont jamais eu conscience, comme Marie-Magdeleine, d'une calamité immense dont Jésus a retirés c'est qu'il n'a pas pour beaucoup encore délivrés de sept démons !

 

Aussi, de quelle ardeur Marie-Magdeleine cherche-t-elle son Sauveur ressuscité !

 

C'est ici la dernière période, et le triomphe de son amour; c'est ici ce qui a inspiré à saint Marc le rapprochement indiqué dans mon texte :

 

« Il apparut premièrement à Marie-Magdeleine, de laquelle il avait chassé sept démons. »

 

Jésus, Celui qu'elle aimait, sans qui elle ne peut vivre, est mort.

 

Elle L'a suivi vivant; elle La pleuré mourant ; mort, que ferait-elle ?

 

Mort, - mais L'est-Il tout entier ?

 

L'est-Il pour toujours ?

 

L'est-Il pour longtemps ?

 

Son coeur lui dit là-dessus des choses étranges ; et la Parole de Jésus vient en aide à son coeur.

 

Il a annoncé qu'Il mourrait, et qu'Il ressusciterait le troisième jour (*37) ; cela est si bien connu que ses ennemis prennent des précautions pour empêcher l'enlèvement de son corps.

 

Il est vrai que les disciples de Jésus n'ont pas cru cette parole, ou plutôt ne l'ont pas comprise (*38).

 

Marie-Magdeleine ne l'a probablement pas plus comprise que les autres ; les aromates qu'elle apporte pour embaumer le corps de Jésus (*39), et sa plainte répétée :

 

« On a enlevé Mon Seigneur, et je ne sais où on L'a mis (*40), »

 

donnent à connaître qu'elle Le cherche plutôt mort que vivant.

 

Et pourtant, il y a dans le fond de sa pensée quelque autre chose qu'elle ne dit pas, qu'elle ne saurait dire : ce n'est pas ainsi qu'on cherche un mort.

 

En Jésus-Christ Ressuscité, Marie-Magdeleine trouve plus qu'elle n'osait chercher, j'en conviens ; mais certainement aussi dans son seul cadavre, elle eût trouvé moins que ce qu'elle cherchait ; et toute préparée qu'elle est pour l'embaumer, elle s'attend vaguement à avoir quelque chose de meilleur à faire.

 

Après une telle vie et une telle mort, elle compte sur quelque chose d'extraordinaire qu'elle n'avoue à personne, dont elle ne se rend pas compte à elle-même ; elle pressent confusément la Résurrection de Son Maître, à peu près comme Marthe celle de son frère; et sa lumière va croissant par degrés, jusqu'au moment où l'événement vient tout ensemble réaliser ses espérances et les dépasser.

 

Quand je veux me faire quelque idée de ce qui se passe dans son coeur, je me figure une mère qui vient de perdre son fils bien-aimé, mais à qui une parole vénérée a fait concevoir, comme celle d'Élisée à la Sunamite, je ne sais quelle espérance incertaine qu'il va lui être rendu.

 

Je me la figure courant à son tombeau, le trouvant vide, n'ayant plus qu'à choisir entre une résurrection et un enlèvement, n'avouant que' l'enlèvement, mais inclinant vers la résurrection, demeurant la dernière près du sépulcre où elle est venue la première, pleurant, cherchant, interrogeant, attendant, et trouvant enfin son fils, - son fils vivant, - sans oser d'abord le reconnaître, de peur d'avoir à redescendre d'une illusion trop ravissante dans une trop amère réalité...

 

Ce n'est là qu'une image affaiblie de l'histoire de Marie-Magdeleine, devançant tous les autres et prévenant le jour; trouvant la pierre roulée et le sépulcre vide ; courant vers les apôtres, qui semblent ne se mouvoir que sur sa parole ; les rendant témoins de ce qu'elle a vu, mais demeurant après eux pour voir davantage ; seule, faible femme, près d'un tombeau ouvert ; pleurant, et demandant à tout ce qui l'entoure celui qui seul remplit son coeur; le demandant aux anges, en qui rien ne la touche ni ne l'intéresse que le témoignage qu'elle sollicite d'eux ; le demandant à Lui-Même, qu'elle prend pour un autre, - jusqu'au moment où, reconnaissant enfin Sa Voix Aimée dans l'accent dont Il l'appelle, elle est rassurée par cet entretien en deux mots, en deux noms :

 

« Marie ! Rabboni ! » mais deux noms, dont l'un dit tout ce que Marie est pour son Sauveur ressuscité, et l'autre tout ce que Jésus ressuscité est pour Marie sa servante, de laquelle Il a chassé sept démons.

 

C'est toujours à ces sept démons qu'il en faut revenir, c'est par ces sept démons qu'il faut tout expliquer ; le Saint-Esprit l'a fait comprendre à Marc, et Marc nous le fait comprendre à son tour.

 

Marie-Magdeleine, premier témoin de la résurrection, choisie pour L'annoncer à ceux qui ont été choisis pour l'annoncer au monde, simple femme, qui n'a que son coeur pour elle, mais dont ce coeur fait l'apôtre des apôtres ;

 

Marie-Magdeleine, la grande figure de cet admirable vingtième chapitre de saint Jean, où elle occupe, dans la première journée du royaume des cieux, cette première place que les apôtres eux-mêmes lui cèdent sans hésitation ;

 

Marie-Magdeleine, les prémices de l'Église consolée, la première voix terrestre qui ait frappé l'oreille de Jésus ressuscité, et la première oreille humaine que la Voix de Jésus ressuscité ait rendue attentive ;

 

Marie-Magdeleine, à laquelle il n'est pas un disciple, si froid soit-il, qui n'ait donné au moins une fois dans sa vie un mouvement de sympathie et une larme d'attendrissement ;

 

Eh bien, cette Marie-Magdeleine, qui est-elle enfin et d'où vient-elle ?

 

Est-ce une sainte accomplie, qui puisse se vanter d'une vie sans tache, d'une perfection surérogatoire, que sais-je ?

 

D'une conception immaculée ?

 

Non, vous dis-je, non, mais une pauvre et indigne pécheresse ; mais l'objet d'une obsession maligne et infernale.; mais une femme, que nous aurions rougi d'avoir pour fille ou pour soeur; une femme, que nous aurions tremblé de voir s'asseoir à nos côtés ; une femme, que nous aurions fait enfermer dans quelque Salpêtrière et revêtir de la camisole de force ; une femme enfin, de laquelle Jésus avait chassé sept démons.

 

Voilà, voilà le principe de sa vie en Galilée, de sa douleur sous la croix, de sa joie près du sépulcre, enfin de toute sa grandeur ; grandeur dont elle ne sait rien elle-même, suivant, avec la simplicité d'un enfant, le mouvement d'un coeur qui la pousse à chercher Celui qu'elle a perdu, sans plus songer à mériter le témoignage que je lui rends, et que le Saint-Esprit lui a rendu avant moi, que nous ne songeons, nous, à nous obtenir l'estime ou l'admiration des générations à venir par l'émotion qui remplit en ce moment notre coeur, et que nous porterons à la table de ce même Jésus, mort pour nous comme pour Marie-Magdeleine, et pour nous comme pour elle, ressuscité d'entre les morts.

 

Mais le remplit-elle en effet ?

 

Entrons-nous dans l'esprit du dialogue échangé entre Marie-Magdeleine et son Maître ressuscité ?

 

Entendons-nous, en esprit, Jésus nous disant Marie !

 

Et, se réjouissant sur nous, qu'Il a déjà affranchi de la mort, déjà fait monter au ciel, déjà fait asseoir à la droite de Dieu avec lui ?

 

Et Jésus nous entend-Il à son tour lui disant Rabboni ! Et nous réjouissant dans la pensée qu'Il a tout accompli, qu'Il ne souffre plus, qu'Il vit aux siècles des siècles, et qu'Il recueille auprès du Père le prix de Son abaissement et de Son Sacrifice ?

 

Notre coeur, en un mot, célèbre-t-il la Pâque comme une vraie Pâque du Seigneur, qu'il a aimé, qu'il a cherché, qu'il a trouvé?

 

Ou bien célébrera-t-il la Pâque, parce que c'est le jour de Pâques, sans tressaillement, sans amour, prêt à retourner demain aux pensées terrestres de ses joies, à l'abattement de ses douleurs, ou à l'entraînement de ses convoitises, tout comme si Jésus n'était pas ressuscité ?

 

Mais pourquoi ? Si ce n'est parcequ'alors, rien n'aurait été connu qui ressemble à la plaie du coeur de Marie, et que Jésus n'aurait pas encore délivré de sept démons ?

 

Tel est le secret de Marie-Magdeleine, pour croître dans cette grâce qui l'a retirée de l'abîme : l'amour par l'humilité.

 

Son premier secret, avec Jésus vivant, c'est un premier pas dans l'amour par un premier pas dans l'humilité ;

 

Son second secret, avec Jésus mourant, c'est un second pas dans l'amour par un second pas dans l'humilité ;

 

Son troisième secret, avec Jésus ressuscité, c'est un nouveau pas dans l'amour par un nouveau pas dans l'humilité en attendant que son secret final., avec Jésus Glorifié, ce soit le complet épanouissement de l'amour par l'humilité, son âme élue plongeant du plus haut des cieux dans le plus profond de cet enfer auquel elle a commencé par être livrée.

 

... Mais quoi ? Tant de grâce n'est-elle donc accessible qu'à la victime de sept démons ?

 

Pour avoir été préservés de l'excès de misère qui a été la première condition de Marie-Magdeleine, nous sera-t-il impossible d'aimer comme elle ?

 

Et serons-nous réduits à souhaiter d'avoir été plus coupables pour être plus reconnaissants ?

 

Non, non, nous serons réduits seulement à nous connaître mieux ; car nous n'avons qu'à nous mieux connaître pour nous trouver les "sept démons" dont elle a été délivrée, si ce n'est pour nous en trouver davantage, hélas ! Et celui qui s'en voit le moins, est celui qui en a le plus.

 

La pécheresse de saint Luc n'a pas été délivrée de sept démons, comme Marie-Magdeleine ; et cependant, elle ne peut trouver de marques ni assez humbles ni assez tendres de sa reconnaissance et de son amour :

 

« Elle a beaucoup aimé or celui à qui il est moins pardonné, aime moins (*41). »

 

Saint Pierre n'a pas eu à rompre, comme cette pécheresse, avec les indignes convoitises de la chair; et cependant, il peut dire d'un coeur sincère :

 

« Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t'aime (*42). »

 

Saint Paul n'a pas, comme saint Pierre renié trois fois son Maître après l'avoir connu ; et cependant, il a pu écrire :

 

« Jésus-Christ est venu au monde pour sauver les pécheurs, desquels je suis le premier (*43). »

 

C'est pour lui-même, comme pour saint Pierre, comme pour la pécheresse, comme pour Marie-Magdeleine, comme pour nous tous, que ce même saint Paul a écrit encore :

 

« Nous aussi étions autrefois insensés, rebelles, abusés, asservis à diverses passions et voluptés, vivant dans la malice et dans l'envie, dignes d'être haïs et nous haïssant l'un l'autre (*44). »

 

Ah ! Quand on est tel , je le demande, pour entrer dans l'esprit de Marie-Magdeleine, faut-il plus que de se connaître ? (...)

 

 

  Suite et dernière partie (Marie Madeleine par Adolphe Monod) 

Bible (133)

Croix Huguenote

 

Notes:

 

-36. Jean XII, 24.

 

-37. Matth. XVI, 21, etc.

 

-38. Luc XVIII, 31-34.

.

-39. Marc XVI, 1, 2.

 

-40. Jean XX, 2, 13, 15.

 

-41. Luc VII, 47.

.

-42. Jean XXI, 17.

-43. 1 Tim. I, 15.

-44. Tite III, 3

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21 avril 2019 7 21 /04 /avril /2019 04:54
Marie Magdeleine par Adolphe Monod (4ème et dernière partie)

« Or Jésus, étant ressuscité le matin du premier jour de la semaine, apparut premièrement à Marie-Magdeleine, de laquelle il avait chassé sept démons. » (MARC XVI, 9.) 

 

(...) Quand Jésus oppose cette pécheresse qui a beaucoup aimé parce qu'Il lui a été beaucoup pardonné à Simon le pharisien qui aime moins parce qu'il lui a été moins pardonné, ne voyons-nous pas que ce n'est qu'à ses propres yeux que Simon est moins coupable que la pécheresse, et que la dureté superbe du premier, son incrédulité soupçonneuse, surtout sa complaisance pharisaïque en lui-même, balancent les péchés plus éclatants de la seconde, si elles ne les dépassent pas devant Dieu ?

 

Et si, par malheur, devait on s'imaginer que certains pourraient se sentir si fort, voire même au-dessus de Marie-Magdeleine aux sept démons, ces démons, présents ou passés, l'incrédulité, l'avarice, l'égoïsme, la convoitise, la vanité, l'impureté peut-être, - en voilà six, - ne valent-ils pas les siens ?

 

J'ai gardé pour le dernier le plus mauvais de tous, l'orgueil, qui fait accroire d'être meilleur qu'elle.

 

Et quoi !? Ne peut on pas alors comprendre que la Justice de Dieu, à la différence de celle des hommes, Pèse avec l'acte visible les sentiments cachés dans le coeur, et tient compte à chacun des ressources, des exemples, des occasions, des lumières, des avertissements même intérieurs, dont toute personne a jouie ou dont il a été privé ?

 

Eh bien, qui sommes nous pour faire la part de toutes ces choses ?

 

Qui sommes nous pour balancer notre fardeau avec celui de Marie-Magdeleine ?

 

Et quelle est cette surprenante sûreté, sinon « d'estimer les autres, par humilité, » - y compris Marie-Magdeleine, - « plus excellents que nous-même (*45) ? »

 

Le premier des pécheurs, pour saint Paul, c'est saint Paul ; pour saint Pierre, c'est saint Pierre ; pour la pécheresse, c'est la pécheresse ; pour Marie-Magdeleine, c'est Marie-Magdeleine ; et pour nous, ce doit être nous.

 

Non, non : ce n'est pas nous, ô mon Dieu, que pourrait aborder le souhait téméraire d'offrir un champ plus riche aux merveilles de ta grâce !

 

Pour l'apprécier, cette Grâce toute gratuite, nous n'avons pas plus besoin de nous voir pires que nous ne sommes, que nous n'avons besoin de nous voir meilleurs que nous sommes !

 

Révèle-nous ô Seigneur tels que nous sommes, si toutefois nous pouvons supporter ce spectacle, et si nous n'avons pas à craindre que la tête ne nous tourne en nous penchant sur cet abîme !

 

Tu es Sage, Seigneur, pour nous faire croître dans le sentiment de Ta Miséricorde, en même temps que Tu nous feras croître dans celui de notre injustice; de cette injustice, que nous apprenons d'année en année, et presque de jour en jour, à sonder plus avant, et que nous n'aurions pu voir telle que nous la voyons aujourd'hui, quand nous n'en étions encore qu'aux premiers éléments de ta Gâce, sans risquer de tomber par trop de lumière dans le désespoir !

 

Ah! si Tu devais étaler devant le monde les plaies de chacun de nous, comme Tu as étalé celles de Marie-Magdeleine; si Tu devais proclamer seulement tout ce qui s'est passé entre Toi et chacun de nous, les actions de notre vie, les paroles de nos lèvres, les pensées de nos coeurs, - dans la confusion dont nous serions couverts, la crainte qui nous préoccuperait ne serait plus celle de trouver en nous moins à pardonner, moins à effacer, moins à laver dans le sang de la croix, qu'elle ne trouve en elle !

 

Viens donc, Seigneur Jésus, viens créer en chacun de nous un coeur de repentance et d'humilité, afin que chacun, ne cherchant plus qu'en lui-même, comme Marie-Magdeleine, le plus coupable, le plus indigne, le plus vil de tous, puisse désormais, à force d'amour pour celui qui l'a sauvée telle qu'elle était, et qui nous sauve tels que nous sommes, l'égaler en communion avec Ta Vie, en sympathie pour Ta Mort, en joie dans Ta Résurrection, jusqu'à ce que nous l'égalions en possession ineffable de Ta Gloire et de Ta Félicité !

 

Communiants ! Dans toute fête de Notre Sauveur Ressuscité, approchons-nous à chaque fois de Sa Table dans l'esprit de Marie-Magdeleine, Le cherchant du coeur ; Le cherchant dans la Parole, Le cherchant dans le Sacrement, Le cherchant dans le pain et dans le vin, Le cherchant dans la prière, Le cherchant jusqu'à ce que nous le trouvions et que nous échangiez avec lui Rabboni contre Marie ; de peur que nous ne rentrions tristement dans nos maisons, sans avoir plus reçu à cette fête que nous n'y avons apporté, et que nous ne vnous arrêtions à moitié chemin entre l'incrédulité et la foi, entre la mort et la vie, entre le Vendredi et le Dimanche, dans ce cri douloureux de Marie-Magdeleine encore incertaine et tremblante :

 

« On a enlevé Mon Seigneur, et je ne sais où on L'a mis! »

 

Catéchumènes ! Dans la jeunesse encore, mais pas trop jeunes pour avoir besoin du Dieu de Marie-Magdeleine.

 

Hélas ! Vous connaissez et savez à quoi vous en tenir sur cette innocence prétendue que le monde attribue à votre âge, et au milieu de laquelle vous avez commencé de sentir se former en vous, avec les années, un trésor de péché et de désobéissance, qui déjà vous laisserait sans espérance, si vous n'aviez appris aussi à voir dans Votre Dieu Sauveur un Trésor de Grâce et de Pardon.

 

Oh ! Puissiez-vous, Mes Chers Enfants, ne pas plus valoir à vos propres yeux que Marie-Magdeleine ne valait aux siens, le jour qu'elle donna son coeur à Jésus, et qu'elle puisa dans les profondeurs de sa misère naturelle les richesses divines de son dévouement et de son amour !

 

Et pour celle ou celui, quel qu'il soit, touché(e) pour la première fois peut-être, de tout ce qu'il y a en en soi de misère et de tout ce qu'il y a en Jésus de Grâce Gratuite, souhaiterait intérieurement de finir comme Marie-Magdeleine, après avoir commencé comme elle ; à celle ci, à celui ci, mon frère, ma soeur, qui aurait vécu jusqu'ici ou pour le péché, ou pour l'incrédulité, ou pour l'égoïsme, ou pour le monde, mais à qui l'Esprit de Dieu dit au-dedans du coeur :

 

Et pourquoi ne passerais-tu pas, comme Marie-Magdeleine, « des ténèbres à la lumière, et de la puissance de Satan à Dieu? »

 

Je le redis avec Lui et avec cette conscience : Pourquoi pas ?

 

Et j'ajoute : Pourquoi pas aujourd'hui ? Pourquoi pas dès ce moment ?

 

Pourquoi ne pas mettre cette communion comme une barrière entre cette ancienne vie dont il vous tarde de sortir, et la vie nouvelle où vous êtes impatient et soupirez d'entrer ?

 

Si votre coeur est droit devant Dieu, venez, c'est la meilleure des préparations, et la seule nécessaire.

 

Venez, tels que vous êtes, je vous y invite au nom du Seigneur !

 

Venez, « quand vos péchés seraient rouges comme le cramoisi, ils seront blanchis comme la neige; »

 

 Venez, et cherchez désormais dans la mesure de votre injustice passée celle de votre sainteté future, au service de Celui qui est venu, sur notre terre souillée, vivre pour notre salut, mourir pour notre rédemption, et ressusciter pour notre délivrance !

 

Si Celui qui, choisit pour premier témoin de sa gloire nouvelle cette Marie-Magdeleine de laquelle Il avait chassé sept démons, devait apparaître et choisir Celui qu'Il daignera honorer de ses communications les plus intimes et de ses bénédictions les plus précieuses, sur qui pensons-nous que tomberait son choix ?

 

Sur celui de tous qui entre le mieux dans l'esprit de Marie-Magdeleine; sur celui de tous, peut-être, pour qui nous attendrions le moins la préférence du Maitre; sur celui de tous, à coup sûr, qui l'attendrait le moins pour elle même ou lui-même !

 

Amen,

 

  Adolphe Monod

Pasteur Adolphe Monod,

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

Note :

 

-45. Phil. II, 3.

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24 mars 2019 7 24 /03 /mars /2019 08:19
Le Seigneur est Fidèle

« Le Seigneur est fidèle, qui vous affermira et vous préservera du mal. »

2 Thessaloniciens 3.3

Les hommes sont souvent dénués de raison comme de Foi ; nous avons, hélas, à rencontrer de ces « hommes fâcheux et méchants » dont il est parlé, gens avec lesquels il est inutile de discuter, et de chercher à être en paix.

 

Leur cœur est faux et leur langue trompeuse.

 

Devons-nous nous en tourmenter ?

 

Non, tournons-nous plutôt vers le Seigneur qui, lui, est Fidèle.

 

Aucune de Ses Promesses ne nous manquera.

 

Jamais Il ne nous demandera quoi que ce soit de déraisonnable.

 

Jamais Il ne se montrera Infidèle à notre égard.

 

Notre Dieu est Fidèle.

 

C'est là notre sujet de Joie.

 

Il nous affermira tellement, que les méchants ne pourront nous faire déchoir, et nous gardera si bien qu'aucun des maux qui nous assaillent ne pourra nous causer de dommage.

 

Bienheureux sommes-nous de ne pas avoir nous-mêmes à disputer avec les hommes, mais de pouvoir nous réfugier auprès du Seigneur Jésus dont la Sympathie ne nous fera pas défaut.

 

En Lui nous trouvons un Cœur Vrai, une Âme Sûre, un Amour Inaltérable sur qui nous pouvons nous reposer.

 

Le Seigneur accomplira en nous, Ses servantes et Serviteurs, tous les desseins de Sa Grâce.

 

Ne permettons donc pas à la crainte d'effleurer seulement notre esprit.

 

Tous les hommes et tous les démons réunis ne pourront jamais nous soustraire à cette Protection Divine.

 

Que Dieu donc nous affermisse et nous préserve en ce jour !

 

Amen,

 

 

Charles Spurgeon

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

Bible
Croix Huguenote

 

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24 février 2019 7 24 /02 /février /2019 20:10
Le Seigneur veille sur Ses Enfants Chéris

Le pauvre ne sera point oublié pour toujours,

et l’attente des affligés ne périra point à perpétuité.

Psaumes. 9 19.

 

 

 

 

La pauvreté est un dur héritage; mais ceux qui s’attendent à l’Eternel sont riches par la foi.

 

Ils savent qu’ils ne sont point oubliés de Dieu ; et s’il peut leur sembler parfois qu’ils soient négligés dans la dispense des biens terrestres, ils sont assurés qu’un temps viendra où toutes choses seront rétablies.

 

Lazare ne sera pas toujours avec les chiens à la porte du riche ; mais il trouvera sa récompense dans le sein d’Abraham.

 

Maintenant même, le Seigneur se souvient de Ses Enfants pauvres, mais Chéris.

 

« Je suis pauvre et indigent, mais le Seigneur pense moi » disait l’un d’eux dans sa détresse.

 

Les Saints dans la pauvreté ont un privilège magnifique, celui de voir le Seigneur pourvoir à tout ce qui est nécessaire à leur vie temporelle et spirituelle.

 

Ils se sentent d’autant mieux associés à Celui qui n’avait pas un lieu où reposer Sa Tête.

 

Ils attendent joyeusement Sa Venue, sachant qu’ils vont partager Sa Gloire.

 

C’est pour eux une Espérance impérissable, parce qu’elle est fondée sur Christ même ; et, parce qu’Il vit, elle vivra aussi.

 

Le Croyant pauvre chante bien des cantiques qui demeurent incompréhensibles pour le riche de ce monde.

 

C’est pourquoi, si notre lot est modeste ici-bas, pensons à la table Royale qui nous attend là-haut.

 

Amen,

 

 

 

Charles Spurgeon

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

 

 

Bible
Croix Huguenote

 

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6 janvier 2019 7 06 /01 /janvier /2019 09:30
Prière pour dire le matin dans une famille par Bénédict Pictet

Ô notre Dieu, Tu nous vois prosternés devant le Trône, pour Te rendre nos hommages dès le matin, comme à Notre Créateur, à Notre Conservateur et à Notre Père.

 

Nous Te bénissons de ce que Tu nous as conservés pendant la nuit passée et de ce que Tu nous as fait parvenir jusqu'à ce jour ; nous Te supplions de nous prendre tous dans Ta Protection, non seulement pendant cette journée, mais encore pendant le cours de notre vie.

 

Et parce que nous sommes entièrement indignes de Tes Faveurs, à cause de tant de péchés que nous avons commis contre Ta Majesté, nous Te prions de nous les pardonner pour l'Amour de Ton Fils Bien-Aimé, dont le sang a satisfait Ta Justice et Te demande Grâce pour nous. Regarde à Son Sacrifice et à l'Obéissance qu'Il T'a Rendue jusqu'à la mort ; et en considération de Ses Souffrances, Sois apaisé envers nous et Accorde-nous Ton Saint-Esprit, qui nous éclaire de Ta Lumière, qui nous régénère, qui triomphe de notre corruption, et qui nous mette tous en état de nous assurer de notre élection.

 

Préserve-nous de tous les dangers auxquels nous sommes naturellement exposés, mais surtout des tentations du Diable. Ne permets pas que nous T'offensions par nos paroles, par nos actions, et par nos pensées. Que la méditation de notre cœur, que les discours de nos bouches, et que les actions de nos mains, Te soient agréables, ô Notre Grand Dieu ! Que nos cœurs soient purifiés par la Foi, et que nos yeux soient détournés des vains objets, et que nos oreilles soient fermées à toutes les séductions du monde.

Enseigne-nous Ta volonté, Fais que nous ne prenions aucun plaisir qu'à l'accomplir, et que nous ne nous détournions jamais des voies de la Justice et de la Sainteté. Imprime Ta Loi et Ta Crainte dans cœurs, et fais que nous T'aimions plus que toutes les choses du monde, que nous craignions de T'offenser plus que nous n'appréhendons la mort, et que nous ayons plus de joie de faire ce que Tu nous commandes, que de gagner tous les trésors du monde. Qu'il ne nous arrive jamais de faire aucun tort à notre prochain, mais qu'au contraire nous en usions toujours avec les autres comme nous voudrions qu'on agit avec nous.

Si Tu nous affliges et si Tu nous châties, comme nous ne le méritons que trop, ne nous châties jamais dans Ta Colère et souviens-Toi toujours d'avoir Compassion. Fais-nous la Grâce, dans quel état que nous soyons, de prospérité ou d'adversité, de santé ou de maladie, de Te glorifier, de nous confier dans Tes Saintes Promesses, d'espérer dans Ta Miséricorde et de nous remettre entièrement entre Tes Mains. Accompagne de Ta Bénédiction tout ce que nous ferons dans ce jour et donne un heureux succès à nos justes desseins.

Protège cet Etat et cette Eglise. Bénis les magistrats qui nous gouvernent, et les pasteurs qui nous enseignent. Aie Compassion de tous ceux qui sont dans quelque affliction ou dans quelque souffrance, surtout de ceux qui souffrent pour Ta Vérité. Nous Te recommandons toutes les personnes qui nous sont chères, et nous Te supplions de nous prendre tous par la main, de nous conduire par Ton Conseil, et de nous recevoir dans Ta Gloire, par Ton Fils Jésus-Christ, au nom duquel je T'invoque avec Foi. Notre Père, etc...
 

Refuge Protestant Bénédict Pictet
Bénédict Pictet Pasteur Protestant
Bénédict Pictet Refuge Protestant
Prières pour tous les jours de la semaine.

 

 

 

Interprété par Franck Ezinga, organiste du Temple Réformé de Langley (Canada)

 

Bible
Photo Stephen Radford
Croix huguenote


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Pensées huguenotes 365

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1 janvier 2019 2 01 /01 /janvier /2019 09:45
Bénédiction Irlandaise
Pensées d'encouragement en cette nouvelle année débutant.
 
Bonne année 2019 en Christ
 
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Je te souhaite la tendre impatience du printemps, la douce croissance de l'été, la silencieuse maturation de l'automne, la sagesse du sublime hiver. 

(Bénédiction Irlandaise)

 

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La Bible est le livre qui a séché le plus de larmes, qui a éclairé le plus de consciences, apaisé le plus de remords, régénéré le plus de caractères. 

(Charles Secrétan)

 

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(Pour agrandir, cliquer sur l'image dans un nouvel onglet ou afficher l'image) 

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PSAUME 27

De David.

1 L’Éternel est ma lumière et mon salut : de qui aurai-je peur ?

L’Éternel est la force de ma vie : de qui aurai-je frayeur ?

*

2 Quand les méchants, mes adversaires et mes ennemis,

se sont approchés de moi pour dévorer ma chair,

ils ont bronché et sont tombés.

 

3 Quand une armée camperait contre moi,

mon cœur ne craindrait pas ;

si la guerre s’élève contre moi, en ceci j’aurai confiance :

 

4 J’ai demandé une chose à l’Éternel, je la rechercherai :

[c’est] que j’habite dans la maison de l’Éternel

tous les jours de ma vie,

pour voir la beauté de l’Éternel et

pour m’enquérir diligemment [de Lui] dans son temple.

 

5 Car, au mauvais jour, Il me mettra à couvert dans sa loge,

Il me tiendra caché dans le secret de sa tente ;

Il m’élèvera sur un rocher.

 

6 Et maintenant, ma tête sera élevée

par dessus mes ennemis

qui sont à l’entour de moi ;

et je sacrifierai dans sa tente

des sacrifices de cris de réjouissance ;

je chanterai et je psalmodierai à l’Éternel.

*

7 Éternel ! écoute ; de ma voix, je crie [à toi] :

use de grâce envers moi, et réponds-moi.

 

8 Mon cœur a dit pour toi : Cherchez ma face.

Je chercherai ta face, ô Éternel !

 

9 Ne me cache pas ta face,

ne repousse point ton serviteur avec colère.

Tu as été mon secours ; ne me délaisse pas,

et ne m’abandonne pas, ô Dieu de mon salut !

 

10 Quand mon père et ma mère

m’auraient abandonné,

l’Éternel me recueillera.

 

11 Éternel ! enseigne-moi ton chemin,

et conduis-moi dans [le] sentier uni,

à cause de mes ennemis.

 

12 Ne me livre pas au désir de mes adversaires ;

car de faux témoins se sont levés contre moi,

et des gens qui respirent la violence.

 

13 Si je n’avais pas eu la confiance que je verrais

la bonté de l’Éternel

dans la terre des vivants… !

*

14 Attends-toi à l’Éternel ; fortifie-toi,

et que ton cœur soit ferme*:

oui, attends-toi à l’Éternel.

 

— v. 14 : quelques-uns : et il fortifiera ton cœur.

 

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harpe

  lettrineVoeux de bonheur, de joie, santé,

De prospérité spirituelle dans le Seigneur,

Non des vœux de routine mais une réalité concrète,

Des sourires qui accueillent, des cœurs qui comprennent,

Des mots qui guérissent et des mains qui soutiennent,

Conservant, accentuant ou retrouvant

Le goût des remerciements et de la gratitude.

 

fleur032 

Que jamais le bonheur de la vie en Christ

N’éteigne en nous la révolte contre ce qui la défigure,

Que jamais le scandale du mal

N’efface en nous la louange

Due à Notre Dieu et Seigneur.

 

fleur032 

Que notre foi repose toujours

En Notre Sauveur et Maître,

Qu’elle ne soit jamais sans la réflexion et analyse

Saine et sainte dans la Parole de Dieu

Sur toutes les choses de la vie.

Que nos réflexions ne soient jamais

Sans la confiance et soumission

En Notre Père Bien Aimé,

 

fleur032 

Que l’émerveillement d’avoir reçu par Christ

La vie éternelle et gratuite,

Don divin et Grâce Merveilleuse, 

N’altère jamais dans  l’oubli et la nature humaine

Nos capacités d’indignation devant l’injustice,

Mais soutienne en nous la passion pour Christ,

L’amour du vrai et de l’objectif,

L’inclination à tout ce qui est juste, pur, aimable,

ce qui mérite l'approbation, vertueux et digne de louange,

La persévérance dans l’effort et l’attention

Au bien de chacun selon Dieu.

 

fleur032 

Que Christ nous prenne par la main,

 Nous entraînant sur des chemins inattendus à notre entendement,

Que chante en nous l’amour de son Saint Nom,

L’attachement au bien,

La révérence à la Parole Sainte de Notre Dieu,

Témoignage et action à l’honneur revenant de droit

À Celui qui nous a tant aimé.

 fleur032

 

Que les mots tendresse, plaisir sain,

Douceur, liberté et confiance selon le Cœur de Dieu

Ne se referment en des certitudes figées,

Mais qu’ils soient source d’un travail actif et constant.

 

 fleur032

 

Que notre vie en Christ mûrisse

Vers ce saint désir d’aimer toujours plus,

De toute notre âme, de toute notre pensée,

De tout notre être et de toute notre force,

Notre Saint Maître,

Servant ainsi à être heureux en Lui

Ainsi que bienfait autour de nous

En son Honneur.

 

fleur032

 

Et enfin, que chaque chaumière,

chaque maison, chaque Chrétien,

Soit Refuge appelée à faire briller une lumière.

Que l'on trouve en nos foyers 

consolation, paix, joie, vérité et baumes qui guérissent,

des phares spirituels, propres à guider les nacelles

vers le port tranquille.

Amen,

 

 

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448c54ad.jpgn Irish Blessing

 

Nous vous souhaitons

La tendre impatience du printemps,

 La douce croissance de l’été,

La silencieuse maturation de l’automne,

La sagesse du sublime hiver

 

 

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lettrineB.gifénédiction irlandaise

 
Que la route s'ouvre à ton approche,

Que le vent souffle toujours dans ton dos,

Que le soleil inonde et réchauffe ton visage,

Que la pluie ruisselle dans ton champ

Et abreuve doucement ton jardin,

Que jusqu'à notre prochaine rencontre,

Dieu te garde dans le Creux de Sa Main

 

 

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lettrineP.gifrière Gaélique

 

 

Que Dieu soit dans ma tête et dans ma raison.
Que Dieu soit dans mes yeux et dans mon regard.
Que Dieu soit dans ma bouche et dans mes paroles.
Que Dieu soit dans mon cœur et dans ma pensée.
Que Dieu soit en moi lors de ma fin et pour mon départ.

 

 

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P 40003T 1e que je te souhaite c’est :

   Non pas qu’aucun nuage n’assombrisse ton chemin
Non pas, que ta vie soit un parterre de roses
Non pas que tu n’aie rien à regretter
Non pas que tu n’aie rien à souffrir…
Non ce n’est pas là mon souhait pour toi.

 

fleur032

Mon souhait pour toi c’est :

 
Que tu sois fort quand vient l’épreuve.
Quand d’autres déposent sur ton épaule leurs fardeaux.
Quand le chemin devient raide et les difficultés semblent insurmontables.
Que les dons que Dieu t’accorde mûrissent en toi
Quand tout espoir semble perdu.
Et qui te servent à te rendre heureux toi et ceux que tu aimes…

Qu’il y ait toujours à tes cotés un ami digne de ce nom.
A qui tu puisses faire confiance,
Qui te console dans la tristesse,
Qui affronte avec toi les tempêtes quotidiennes…

fleur032Ce que je te souhaite encore:
C’est que dans les jours de détresse

tu connaisses la présence de Dieu.
Tel est mon souhait pour toi et pour tous ceux qui t’aiment.
Tel est mon souhait pour toi tous les jours de ta vie.

   Source : LBDT - F.W. - EPDG

   

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lettrineBénédiction

 

Le Seigneur te bénit

Le Seigneur Tout Puissant,

Origine et fin de toute chose,

(…) Le Seigneur te bénit et te garde

Il te gardera de tout mal,

Il sera pour toi protection dans le péril

Et Refuge dans 1'angoisse.

Le Seigneur fait briller sur toi Son Visage

Comme le soleil sur la terre

Qui donne chaleur à ceux qui ont froid

Et joie à tous les vivants.

Le Seigneur fait briller Son Visage

Et te donne Sa Grâce

(…) Il brise les liens du mal.

Le Seigneur tourne vers toi Sa Face

Il a vu ta souffrance, Il a entendu ton cri

Il te sauvera, il te consolera.

Le Seigneur tourne vers toi Sa Face

Et te donne Sa Paix

Qui est guérison du corps et de l'âme,

Ainsi est le Seigneur qui est de toute éternité

Ainsi sont ses promesses pour toi.

Amen,

(J.Z.)

 

 

 

 

 

The Lord bless you and keep you

.

.

.

La source même des endroits vidéos n'engagent pas sur certains domaines Refuge Protestant du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction.

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23 novembre 2018 5 23 /11 /novembre /2018 19:15
Mon droit passe inaperçu devant mon Dieu ?

Pourquoi êtes vous troublés,

et pourquoi pareilles pensées

s'élèvent elles dans vos coeur ?

(Luc 24-38)

 

"Pourquoi dis tu, Jacob, pourquoi dis tu, Israël : ma destinée est cachée devant l'Eternel, mon droit passe inaperçu devant mon Dieu ?" (Esaïe 40-27)

 

Le Seigneur Prend Soin de toutes choses et la plus petite de Ses Créatures entre dans le Cercle de Sa Providence Universelle.

 

Il réserve cependant Sa Providence particulière pour Ses Saint(e)s :

 

"L'ange de l’Éternel campe autour de celles et ceux qui Le craignent, et Il les arrache au danger" (Psaume 34-8)

 

"Elle a du prix aux yeux de l’Éternel, la mort de celles et ceux qui l'aiment " (Psaume 116-15)

 

"Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de celles et ceux qui aiment Dieu, de celles et ceux qui sont appelés selon Son Dessein " (Romains 8-28)

 

Laissons nous réconforter et réjouissons nous dans le fait que, bien qu'Il soit le Sauveur de tous les hommes, Il est spécialement Le Sauveur de celles et ceux qui croient.

 

Nous faisons l'Objet de Son Attention Particulière.

 

Nous sommes le Trésor Royal qu'Il Protège comme la Prunelle de Ses Yeux.

 

Nous sommes la vigne sur laquelle Il Veille jour et nuit.

 

"Même vos cheveux sont tous comptés". (Matthieu 10-30)

 

Que la pensée de Son Amour Spécial à notre égard soit pour nous un tranquillisant spirituel, l'apaisement bienvenu de tout malheur.

 

"Je ne te délaisserai point, et Je ne t'abandonnerai point !" (Hébreux 13-5)

 

Dieu nous dit cela tout autant qu'à n'importe lequel de Ses Saints d'antan.

 

"Ne crains point ; Je suis Ton Bouclier, et ta récompense sera très grande." (Genèse 15-1)

 

Nous nous privons d'une grande consolation par notre habitude à lire les promesses comme si elles s'adressaient seulement à l'Eglise dans son entier, plutôt que de nous les approprier aussi directement pour nous mêmes.

 

Saisissons la Parole Divine par une Foi personnelle et ferme.

 

Entendons Jésus nous dire :

 

"J'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point !" (Luc 22-32).

 

Voyons Le venir, marchant sur les eaux de nos difficultés, car Il est ici et Il nous dit :

 

"Rassurez vous, c'est Moi, n'ayez pas peur !" (Matthieu 14-27)

 

Quelles Merveilleuses et Douces Paroles de Christ !

 

Puisse le Saint Esprit nous les faire ressentir comme s'adressant à nous.

 

Oublions les autres pour un instant et acceptons la Voix de Jésus comme s'adressant à nous et disons :

 

"Jésus murmure sa consolation ; je ne peux la refuser. Je vais m'asseoir à son ombre avec grand plaisir".

 

Amen,

 

 

 

 

spurgeon   

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

 

 

Bible (52)

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

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18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 08:53
Béni soit Notre Dieu !
Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ ! 
Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ ! 
En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui, nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d'adoption par Jésus Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de la gloire de sa grâce qu'il nous a accordée en son bien-aimé.
En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce, que Dieu a répandue abondamment sur nous par toute espèce de sagesse et d'intelligence, nous faisant connaître le mystère de sa volonté, selon le bienveillant dessein qu'il avait formé en lui-même, pour le mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre.
En lui nous sommes aussi devenus héritiers, ayant été prédestinés suivant la résolution de celui qui opère toutes choses d'après le conseil de sa volonté, afin que nous servions à la louange de sa gloire, nous qui d'avance avons espéré en Christ. 
En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l'Évangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint Esprit qui avait été promis, lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux que Dieu s'est acquis, à la louange de sa gloire.
 
Ephésiens 1-2/14

En cette heure où la joie chante en nos coeurs, nous comprenons et partageons l'allégresse qui a inspiré l'apôtre, et, comme lui, nous voulons nous tourner vers Notre Dieu pour dire notre reconnaissance.

Aux jours de détresse et d'angoisse, en effet, nous n'avons pas hésité à implorer Son Secours.

En ce jour de délivrance, nous ne voulons pas ressembler à ces lépreux dont parle l'Evangile, qui ont découvert le Maître quand ils avaient besoin de Lui pour éveiller Sa Pitié mais n'ont su, au jour de la guérison, revenir sur leurs pas pour Lui dire : merci.

Nous nous joindrons au Seul Samaritain qui a rendu Gloire à Dieu.

Car toute délivrance, toute guérison, tout pardon, tout bienfait viennent de Dieu, à qui nous sommes redevables.

Méconnaître Son Amour, ce serait ravir quelque chose à Sa Gloire.

Plus que cela, le seul fait d'être ce que nous sommes, de ne pas nous sentir abandonnés dans le monde mais de nous savoir Enfants de Dieu, Fils et Filles de Dieu, dans la possibilité de Le prier et de le bénir, est un bienfait de Sa Grâce.

C'est pourquoi, à toutes ces raisons que nous avons de Lui exprimer notre reconnaissance, nous ajouterons celle qui fait dire à saint Paul, pensant à ses expériences religieuses et à celles des Chrétiens de la primitive Eglise :

«Béni soit Dieu, Le Père de Notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a comblés en Christ de toutes sortes de bénédictions spirituelles».

O Dieu, chacun(e) de nous en quelque endroit en ce monde, sommes devant Toi dans l'adoration et la reconnaissance.

Nous faisons nôtre la Parole de la Bible :

« Mon âme, bénis l'Eternel et n'oublie aucun de ses bienfaits ».

Merci pour Tes délivrances dont nous avons été les objets.

Merci pour Ta joie qui emplit notre coeur.

Etends Ta Main Paternelle sur nous afin que Tes Bienfaits se prolongent.

Et que la mémoire des heures que nous vivons soit pour nous l'occasion de demeurer toujours fermes dans la Foi et la volonté de Te servir en Jésus-Christ.

Amen.

 

 

Bible Protestante
Refuge Protestant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Regard - La Maison sur le Roc

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17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 17:01
Tant les petits que les grands !!

Il bénira ceux qui craignent l'Éternel,

tant les petits que les grands.

(Psaumes 115:13)

 
Voici une parole réjouissante pour ceux qui sont dans une condition humble et une position difficile.
 
Notre Dieu considère avec bonté ceux qui ont peu de fortune, peu de talent, peu d'influence, peu d'importance.
 
Dieu s'occupe des petites choses de la création.
 
Il voit les passereaux lorsqu'ils se posent sur le sol.
 
Rien n'est petit pour Dieu, car Il emploie des agents insignifiants à nos yeux pour l'accomplissement de Ses Desseins.
 
Que le plus petit parmi les hommes appelle donc une bénédiction sur sa petitesse, et il verra sa sphère, si bornée qu'elle soit, illuminée par le bonheur.

Parmi ceux qui craignent l'Éternel, il y en a de petits et de grands.
 
Les uns sont des bébés, les autres sont des géants.
 
Et tous sont bénis.
 
Une petite foi est une foi bénie.
 
Un espoir tremblant est un espoir béni.
 
Toute grâce du Saint-Esprit, quoique encore en germe, porte une bénédiction avec elle.
 
Plus que cela, le Seigneur Jésus a racheté les grands et les petits avec le même précieux sang, et Il s'est engagé à garder les agneaux aussi bien que les grandes brebis.
 
Aucune mère digne de ce nom ne méprise son enfant parce qu'il est petit ; non, plus il est faible, plus tendrement elle le soigne, au contraire.

S'il y a une préférence chez le Seigneur, ce n'est pas dans l'ordre de grand à petit, mais c'est en remontant de petit à grand qu'Il classe les hommes.
 
 
Amen,
 
 
 

Charles Haddon Spurgeon,
Pasteur Baptiste Réformé
 
 
 

 

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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