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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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  Ouvrez votre maison

à l'homme sans asile.

Soyez heureux de partager ;

ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

B. M.

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20 février 2022 7 20 /02 /février /2022 16:18
Prière et confiance en Dieu lorsque nous sommes dans la crainte

Ô Seigneur, quand les fondations sont détruites, que peut faire le juste ? Quand les méchants attaquent les droits pour les détruire, que peut faire le droit ? Devons-nous fuir vers les montagnes ? Non en effet, nous devons nous réfugier en toi, car tu es dans ton saint temple. Ton trône est dans les cieux et tu règnes sur tout ton domaine. Il n'y a rien qui échappe à ta vue. Il n'y a personne dont tu n'observes pas la vie. Tu testes le juste pour le corriger et le purifier. Tu pardonnes les péchés du pénitent. Tu es juste et et tu aimes les bonnes œuvres. Ne craignons pas en ces temps troublés. Ne pensons pas que déménager dans un nouvel endroit nous éloignera des troubles du monde. Trouvons plutôt en toi Notre Refuge, car tu es l'abri pour ton peuple. Nous te prions au nom de Jésus. Amen.

 

Dr Benjamin Shaw,

 

Professeur d'hébreu et d'Ancien Testament,

Greenville Presbyterian Theological Seminary

And

Reformation Bible College

 

Basée sur quatre couplets du livre d'Isaïe, chapitre 43

 

N'aie pas peur, car je t'ai racheté. Je t'ai appelé par ton nom ; tu es à moi. Quand tu marcheras dans les eaux, je serai avec toi ; tu ne couleras jamais sous les vagues. N'aie pas peur, car je t'ai racheté. je t'ai appelé par ton nom ; tu es à moi. Lorsque le feu brûle tout autour de vous, vous ne serez jamais consumé par les flammes. N'aie pas peur, car je t'ai racheté. je t'ai appelé par ton nom ; tu es à moi. Quand la peur de la solitude se profile, alors souviens-toi que je suis à tes côtés. N'aie pas peur, car je t'ai racheté. je t'ai appelé par ton nom ; tu es à moi. Souviens-toi que tu es précieux à mes yeux. N'aie pas peur, car je t'ai racheté. je t'ai appelé par ton nom ; tu es à moi. Tu es à moi, ô mon enfant, je suis ton Père, et je t'aime d'un amour parfait. N'aie pas peur, car je t'ai racheté. je t'ai appelé par ton nom ; tu es à moi.

 

Bible prière Refuge protestant
Croix Protestante Refuge Protestant

 

Metropolitan Tabernacle Londres. Texte de John Newton (Bien que les ennuis assaillent)

Bien que les ennuis assaillent, et que les dangers effraient, pourtant une chose nous sécurise, quoi qu'il advienne.

 

L'Écriture nous assure :

"Le Seigneur pourvoira".

 

Les oiseaux, sans grange ni entrepôt, sont nourris ; apprenons d'eux à avoir confiance pour notre pain.

 

Tant qu'il est écrit :

"Le Seigneur pourvoira",

 

nous obéissons à son appel, comme Abram d'autrefois, ne connaissant pas notre chemin. La foi nous rend audacieux, car bien que nous soyons des étrangers, nous avons un bon guide, et nous avons confiance.

 

Dans tous les dangers : 

'Le Seigneur pourvoira.'

 

Quand Satan apparaît, obstruant notre chemin, et nous remplissant de craintes, nous triomphons par la foi, ne pouvant nous enlever (Bien qu'il ait souvent essayé)

cette promesse réconfortante :

 

"Le Seigneur pourvoira".

 

Aucune propre force ou propre bonté que nous revendiquons depuis que nous connaissons le Grand Nom de Notre Sauveur, dans cette tour forte nous nous réfugions en sécurité :

 

"Le Seigneur pourvoira".

 

 

 

Bible
Croix Huguenote

 

Mon espoir est bâti sur rien de moins que le sang et la justice de Jésus ; je n'ose faire confiance au cadre le plus doux, mais je m'appuie entièrement sur le nom de Jésus. Sur Christ, le Rocher solide, je me tiens, tout autre sol est du sable mouvant. Quand les ténèbres semblent cacher son doux visage, je me repose sur sa grâce immuable ; dans chaque coup de vent violent et orageux, mon ancre tient malgré l'obscurité. Son Serment, Son Engagement, Son Sang me portent au travers du déluge submergeant. Soutiens-moi dans le déluge accablant ; et quand tout cède autour de mon âme, Il est tout mon espoir et mon soutien. Lorsqu'il viendra, je serai trouvé en Lui, vêtu de Sa Seule Justice, sans faute en me tenant devant Son Trône.

Bible Refuge Protestant
Croix Protestante

 

 

Genèse 12:1-13:1; 1 Chroniques 12; Psaume 11; Luc 7:36-8:3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La source même des endroits n'engagent pas sur certains domaines Refuge Protestant du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction

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1 janvier 2022 6 01 /01 /janvier /2022 17:19
Bonne année 2022 en Christ

Meilleurs vœux en Jésus Christ

Notre Sauveur et Seigneur

pour cette année 2022.

 

Refuge Protestant

Croix Huguenote Refuge Protestant

 

Je vous recommande à Dieu et à la parole de sa grâce, à celui qui peut édifier et donner l'héritage avec tous les sanctifiés.

Actes 20:32

Church happy new year

 

Ô Dieu, qui est l'ancien des jours et le Père d’Éternité, le Premier et le Dernier, Tu nous vois en Ta Présence pour Te consacrer les prémices de ce jour et de cette année, et pour Te demander Ta Bénédiction. Nous Te rendons nos actions de grâces, de ce que pendant l'année que nous avons achevé hier, Tu nous as garantis de mille accidents qui pouvaient nous être funestes, et qui l'ont été à une infinité de nos Frères, et nous venons Te prier de nous accorder la continuation de Tes Grâces.



Nous bénissons Ton Nom de ce que Tu as Couvert de Ton ombre et de Ta Protection Tes Enfants*. Nous venons reconnaître devant Toi combien nous nous sommes rendus indignes de Ton Soutien, par des péchés sans nombre, que nous avons commis contre Toi, et dans l'année passée et dans les autres qui l'ont précédée. Et nous venons Te supplier de ne nous point faire porter la peine que nous avons justement méritée.
 


Regarde-nous plutôt dans Tes Compassions Infinies, et Fais-nous Grâce pour l'Amour de ton Bien-Aimé, en qui Tu Prends Tout Ton Plaisir. Souviens-Toi, qu'Il a Satisfait Ta Justice pour nous ; et à cause de ce Cher Fils, Conserve-nous la vie, quoique nous ne méritions que la mort, et Continue à répandre sur nous Tes Faveurs. Dans cette année nouvelle que nous commençons aujourd'hui par un effet de Ta Miséricorde Infinie, Fais Luire de nouveau sur nous la Clarté de Ta Face. Sans Toi nous ne pouvons rien ; mais avec Toi nous pouvons toutes choses.
 


Enseigne-nous à faire Ta Volonté, afin que nous commencions aujourd'hui une nouvelle vie. Éclaire tellement nos esprits qui sont naturellement aveugles, que nous puissions comprendre ce que Tu Es, et ce que nous sommes ; ce que Tu as Fait pour nous, et ce que Tu Veux que nous fassions pour Toi ; l'Espérance de Ta Vocation, les Richesses de Ton Héritage, la Profondeur et la Hauteur de Ta Charité, et l'Obéissance que nous Te devons. Sanctifie aussi nos âmes, Viens-y Retracer Ton Image, et Soumets toutes nos passions à Ton Empire. Donne-nous une Vraie Foi dans Tes Promesses, une Vive Espérance, et Enflamme nos cœurs d'un Véritable Amour pour Toi, et pour notre prochain. Ne permets pas que nous occupions nos esprits à des connaissances vaines et même criminelles, comme nous ne l'avons que trop fait jusqu'à présent ; mais fais plutôt que nous travaillions à acquérir la Science du Salut que Tu nous as Révélé dans Tes Écritures, et que dans cette année nous y fassions de grands progrès.
 


Affermis-nous dans Ta Vérité, afin que rien n'ébranle notre Foi ; et donne-nous une si grande horreur du péché, que non seulement nous détestions tout ce qui est contraire à Ta Volonté, mais que nous nous abstenions de toutes les apparences du mal, et que nous vivions dans ce présent siècle sobrement, justement et religieusement. Si Satan, le monde et notre chair, nous tentent et nous sollicitent à quelque péché, quelque léger qu'il paraisse, que le Respect de Ta Majesté et la Sainte Crainte de Tes Jugements nous retiennent, et Fais que nous nous souvenions sans cesse que nous ne faisons rien que sous Tes Yeux, que Tu Entends tous nos discours, que Tu Sondes même nos cœurs, et que Tu nous Jugeras un jour.
 


Soumets toutes nos volontés à la Tienne, afin que nous ne murmurions jamais contre Ta Providence, de quelque manière que Tu en Uses avec nous. Et si notre chair orgueilleuse combat contre notre esprit, Fais que notre esprit triomphe de notre chair, que la loi de notre entendement l'emporte sur la loi de nos membres, et que la Loi de Ton Esprit de vie nous affranchisse de la loi du péché et de la mort. Fais que dans cette année tout soit renouvelé en nous, et que nous ayons de nouveaux désirs et de nouvelles inclinations. Donne-nous un nouveau cœur et mets en nous un esprit nouveau. Fais que nous renoncions à notre avarice, à notre ambition, à notre luxe, à notre libertinage, à notre usure, et à toutes nos passions criminelles, que notre vieil homme meure, et que nous soyons revêtus du nouveau, qui est créé en Justice et en Sainteté; et que laissant les choses qui sont en arrière, nous nous avancions vers celles qui sont en avant, tendant au but de notre Céleste Vocation.
 


Aie pitié de cette partie de Ton Église, qui gémit sous la Pesanteur de Ta Main. Il est temps que Tu en Aies Compassion. Entends les cris de Ton Peuple, et les sanglots de l’Épouse de Ton Bien-Aimé. Regarde les masures de Tes Sanctuaires, et Relève-les par Ta Puissance ; Rappelle tant de troupeaux dispersés et tant de pasteurs fugitifs ! Et Fais que cette année soit une année de Grâce, de Bienveillance, de Salut et de Joie pour Ta Chère Sion. Ouvre les prisons où Tes Enfants sont enfermés, et Rompt les chaînes dont Ils sont liés. Conserve toutes les Églises qui subsistent par un effet de Ta Bonté ; mais surtout Continue à Etre Le Protecteur de Ton Eglise dont nous sommes les membres. Sois toujours Son Soleil et Son Bouclier, Sa Lumière et Sa Force ; que Ta Gloire habite au milieu d'Elle, et que Ta Main la Couvre. Dissipe tous les complots qu'on pourrait faire contre Elle. Garantis-La des horreurs de la guerre, de la famine et de la peste. Inspire à toutes les puissances du monde des sentiments favorables pour cet État. Fais que la Divine Semence de Ta Parole y produise des Fruits en Abondance, et Répands sur elle les Plus Douces Influences de Ton Ciel.
 


Roi des rois! Bénis nos magistrats, Comble-les de Tes Plus Rares et de Tes Plus Précieuses Faveurs. Revêts-les de Ton Esprit de Lumière, de Conseil et de Force ; Préside dans tous leurs conseils. Donne un heureux succès à leurs justes desseins ; et Fais qu'ils n'aient point d'autre But que Ta Gloire, l'Avancement du Règne de Ton Fils, le bien de Ton Église et le bonheur de cet État, afin qu'un jour ils soient couronnés dans Ton Ciel. Fais que toutes les puissances de la terre Te rendent leurs hommages, et qu'elles se soumettent à l'Empire de Ton Fils, afin que Tes Enfants vivent heureux sous leur domination.
 


Souverain Pasteur de nos âmes, Bénis tous ceux que Tu as Appelés pour nous conduire dans la Voie du Salut, et pour nous découvrir les Vérités de Ton Royaume. Donne-leur dans cette nouvelle année une nouvelle mesure de Ton Esprit, qui leur Enseigne ce qu'ils doivent enseigner à Ton Peuple, qui leur inspire ce qu'ils doivent dire de Ta Part, qui les embrase d'un Saint Zèle, afin qu'ils fassent Ton Oeuvre avec une Ardeur, une Activité et une Vigilance qui ne se relâche jamais. Accompagne leur ministère de Ta Bénédiction, afin qu'ils puissent Confondre tous les ennemis de La Vérité, Corriger les pécheurs, Ramener tous ceux qui s'égarent, Consoler les affligés, Abattre au pied de la Croix de Ton Fils les âmes les plus orgueilleuses, et Ranger tous les cœurs sous Son Obéissance, et qu'ayant amené plusieurs à La Justice, ils soient introduits dans le Séjour Éternel de Ta Gloire, où Ton Agneau sera Leur Pasteur. Répands aussi Tes Bénédictions sur ceux qui se consacrent au Saint Ministère, et Sois Toi-même Leur Docteur et Leur Maître.
 


Bénis toutes les familles qui composent Ton Église, de tout âge, de tout sexe et de toute condition ; vieillards, hommes faits, jeunes gens et enfants, citoyens et bourgeois, habitants, étrangers, et ceux que les malheurs du temps ont contraint de chercher ici un Asile, pour Te Servir selon les lumières de leur conscience, tous en particulier, chacun selon la vocation dont Tu l'as honoré, et selon l'état où il se trouve. Conserve ceux qui sont en santé ; rétablis ceux qui sont malades, si Tu le Juges à propos, Pour Ta Gloire et pour leur Salut.
 


Sois le Protecteur des innocents, le Mari des veuves, et le Père des orphelins. Sois le Trésor des pauvres, et Fais que ceux à qui Tu as donné des biens en fassent un bon usage. Console tous les affligés, et Réjouis-les par les Assurances de Ta Grâce. Bénis ceux qui s'attachent aux belles-lettres, et ceux qui portent les armes. Bénis ceux qui veillent pour notre garde, ceux qui défendent la juste cause des personnes à qui l'on fait tort, et ceux qui s'emploient à la guérison des malades. Bénis le commerce de ceux qui négocient et les travaux des artisans. Dans ce jour, Répands sur nous toutes les Bénédictions les plus rares. Voici, nous ne Te laisserons point aller que Tu ne nous aies Bénis.
 


Fais qu'aujourd'hui et pendant tout le cours de cette année, nous pensions sérieusement à la fragilité de notre vie, qui s'en va comme une ombre, et que nous nous disposions à la mort, en vivant toujours comme devant mourir, et en pratiquant les Vertus Chrétiennes que Tu nous Ordonnes. Si Tu Veux que nous achevions l'année que nous commençons par Ta Grâce, Fais que nous l'employions toute à Ta Gloire, et à nous avancer tellement dans notre sanctification, que nous nous trouvions l'année suivante, plus saints que nous ne sommes aujourd'hui, plus zélés pour Ta Gloire, plus détachés du monde et plus Attachés à Ton Service. Qu'aucun jour ne se passe sans que nous ayons fait plusieurs actes de piété envers Toi, et des œuvres de Charité envers nos Frères.
 


Mais si Tu veux que cette année soit la dernière de notre vie, ne Permets pas, ô Dieu ! que la mort nous surprenne dans un mauvais état, et Fais-nous Connaître notre fin, afin que nous nous y préparions et que nous l'attendions comme un bon serviteur attend la Venue de Son Maître, et qu'ainsi nous puissions espérer d'entrer dans ces nouveaux cieux, où la Justice habite, et où nous ne compterons plus nos années et nos jours, mais où nous commencerons une année nouvelle, qui ne finira point, où nous ne serons plus exposés à la rigueur des saisons et aux injures de l'air, où Ton Fils sera Notre Soleil, qui ne se couchera jamais, et où nous serons rendus semblables à Lui.


Amen.

Bénédict Pictet

Bénédict Pictet. (1655-1724)

Théologien Calviniste Genevois

 

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ ! En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui, nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d'adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté.

Éphésiens 1 : 3-5

Eglise Refuge Protestant

 

Bible Huguenote
Croix Huguenote

 

 

 

 

 

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Source : Pensées 365 (Prière pour le premier jour de l'année - Bénédict Pictet )

* (adapté pour l'article, initialement Bénédict Pictet précisait en la circonstance : ce pays et ton Eglise.)

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12 décembre 2021 7 12 /12 /décembre /2021 08:33
La vie entière est religion

La vie entière est religion.

 

Aucun moment de notre vie n’échappe à cette dimension de l’existence.  Cela peut paraître exagéré de dire une telle chose. Un peu de religion n’a jamais fait de mal à personne, entend-on dire parfois. Mais un peu trop de religion et c’est sûrement le début de la fin, le fanatisme assuré, l’intolérance garantie pensent beaucoup d'autres personnes.  

 

Comment répondre à cette crainte en se fondant sur ce que dit la Bible et en comprenant spirituellement ce dont il est question ? 

 

Je voudrais le faire en lisant avec vous deux textes, l’un tiré de l’Ancien Testament, et l’autre du Nouveau Testament. Vous verrez comment ils se répondent l’un l’autre.  

 

Le premier texte provient du psaume 116 à partir du verset 8, tandis que le second appartient à la lettre de l’apôtre Paul aux chrétiens de Rome, à la charnière des chapitres 11 et 12.  

 

Extrait du psaume 116, à partir du verset 8 : 

 

Oui, Eternel, tu m’as délivré de la mort, tu as séché mes pleurs, tu m’as préservé de la chute : ainsi je marcherai encore sous le regard de l’Eternel au pays des vivants.  Oui, j’ai gardé confiance même quand je disais : « je suis trop malheureux ! » Dans mon accablement, j’en venais à me dire : « Tout homme est un menteur ! »  Que puis-je rendre à l’Eternel pour tous ses bienfaits envers moi ?  J’élèverai la coupe du salut, et je m’adresserai à l’Eternel lui-même, et, devant tout son peuple, j’accomplirai les vœux que j’ai faits envers l’Eternel.  Elle est précieuse aux yeux de l’Eternel la vie de ses fidèles.  O Eternel, ne suis-je pas ton serviteur ?  Oh, oui, ton serviteur, le fils de ta servante ; tu as brisé mes chaînes, je t’offrirai un sacrifice, pour marquer ma reconnaissance, et je m’adresserai à toi, ô Eternel.

 

Extrait de la lettre de Paul aux Romains, à partir du verset 33 du chapitre 11, jusqu’au verset 2 du chapitre 12 : 

 

Combien profondes sont les richesses de Dieu, sa sagesse et sa science !  Nul ne peut sonder ses jugements.  Nul ne peut découvrir ses plans.  Car, « Qui a connu la pensée du Seigneur ?  Qui a été son conseiller ?  Qui lui a fait des dons pour devoir être payé de retour ? »  En effet, tout vient de lui, tout subsiste par lui et pour lui.  A lui soit la gloire à jamais !  Amen.  Je vous invite donc, frères, à cause de cette immense bonté de Dieu, à lui offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint et qui plaise à Dieu.  Ce sera là de votre part un culte raisonnable.  Ne vous laissez pas modeler par le monde actuel, mais laissez-vous transformer par le renouvellement de votre pensée, pour pouvoir discerner la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait.

 

Si nous comparons ces deux extraits de la Bible, l’un tiré de l’Ancien Testament, l’autre du Nouveau Testament, nous nous apercevons que l’auteur du psaume, le psalmiste, et Paul, apportent le même message : Dieu est Tout Puissant et Il libère.

 

Est-ce qu’on peut lui apporter quelque chose en retour en échange de cette libération ?  Qui lui a fait des dons pour devoir être payé de retour ?  Nous ne pouvons jamais mériter ou acheter sa Grâce, nous ne pouvons jamais en payer le prix qui lui est dû.  On ne peut pas davantage sonder ses pensées.  

 

Voilà d’ailleurs un autre thème qu’on retrouve tout au long de l’Ancien Testament.  Par exemple les paroles du prophète Esaïe, au chapitre 40, verset 13 

Qui donc a mesuré l’Esprit de l’Eternel ?  Qui a été son conseiller et qui son instructeur?  De qui Dieu a-t-il pris conseil pour se faire éclairer ?  Qui lui a enseigné la bonne voie ?  Qui lui a transmis le savoir et lui a fait connaître le chemin de l’intelligence ?  

 

On pourrait alors se demander:  Mais que me reste-t-il donc à faire ?  Est-ce que tout ce que Dieu attend de moi c’est de rester passif, jusqu’au retour promis du Christ ?  Pas du tout. Car le croyant est  bien appelé à apporter une offrande à Dieu.  Dans l’Ancien Testament c’était une libation, c’est-à-dire l’offrande d’une boisson donnée, comme le mentionne le psaume 116 J’élèverai la coupe du salut, et je m’adresserai à l’Eternel lui-même, et, devant tout son peuple, j’accomplirai les vœux que j’ai faits envers l’Eternel.  

 

Cette libation n’était pas une simple reconnaissance formelle de la dépendance du croyant envers Dieu.  Elle allait bien plus loin que cela : O Eternel, ne suis-je pas ton serviteur ?  Oh, oui, ton serviteur, le fils de ta servante.  Cela veut dire : Depuis ma naissance toute ma vie t’appartient, je dois t’obéir en toutes choses.  Les libations n’étaient que le signe symbolique d’une dépendance totale qui doit se manifester par une vie d’obéissance totale.  

 

A nouveau il nous faut souligner qu’il n’y a aucune différence essentielle entre ce que dit l’auteur du psaume 116 et ce qu’écrit Paul aux chrétiens de Rome. Notre vie tout entière appartient à Dieu et doit manifester cette appartenance.  

 

Il y a donc plus dans la vie d’un croyant que l’exercice du culte dominical, même si cet exercice constitue une partie très importante de notre religion, que nous exprimons avec les autres croyants.  Notre religion est exercée tout au long de la semaine, et non pas seulement le dimanche.

 

Et pourtant, quelque chose de fondamental s’est bien passé entre le psaume 116 et les paroles de Paul dans sa lettre aux Romains : il s’agit de l’offrande parfaite de Jésus-Christ sur la Croix de Golgotha.  

 

Mais qu’est-ce que ce sacrifice a changé exactement ?  

 

Il a rendu totalement explicite pour les croyants que l’offrande que nous devons apporter à Dieu c’est celle de notre vie toute entière :  

 

Je vous invite donc, frères, à cause de cette immense bonté de Dieu, à lui offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint et qui plaise à Dieu.  

 

Cela ne veut pas dire que dans l’Ancien Testament, avant la venue de Jésus-Christ sur terre, Dieu attendait moins que cela de ses enfants.  Et les vrais croyants le savaient fort bien.  Mais alors, où gît la différence ?  

 

Sur la Croix Jésus a donné pour nous son corps tout entier, sa vie toute entière.  La mort de Jésus met fin aux sacrifices d’animaux qui ne reviennent pas à la vie après avoir été mis à mort.  Raison pour laquelle dans l’Ancien Testament ces sacrifices devaient constamment être répétés. L’agneau, le bouc ou le taureau mis à mort ne ressuscitaient jamais.  

 

En contraste, la résurrection des morts de celui qui est l’Agneau parfait de Dieu démontre de manière éclatante que ceux qui sont greffés par la foi dans son corps, vivent avec lui et peuvent désormais se donner pleinement à Dieu comme offrandes.  

 

En la mort et la résurrection de Jésus-Christ, Dieu leur a parfaitement rendu la vie en mettant à mort leur nature de péché.  

 

Les croyants du temps de l’Ancien Testament ne pouvaient jamais dire : ma vie toute entière dépend de cet agneau, de ce bouc ou de ce taureau que je viens d’offrir, je suis désormais greffé dans sa vie et je vis de sa vie.  

 

Bien sûr, ils croyaient que les promesses de Dieu sont fiables et ils accomplissaient les sacrifices prescrits par la Loi de Moïse en plaçant entièrement leur confiance en Dieu.  

 

Ils comprenaient la nécessité de l’expiation de leurs fautes par le sang versé des sacrifices.  Mais ils attendaient quelque chose de bien meilleur qui devait encore venir : le sacrifice parfait qui mettrait fin à tous ces sacrifices provisoires et couvrirait de manière définitive tous leurs péchés.

 

Avec la résurrection de Jésus-Christ le nouvel Adam vit pour toujours, et les croyants avec lui, car ils sont indissociablement liés  à sa vie par le lien de l’Esprit Saint.  Dieu  fait de ses enfants des créatures nouvelles en Jésus-Christ, par le lien du Saint Esprit qui les unit à leur Sauveur.  Et c’est en fait le seul terrain sur lequel Paul se place pour appeler ses lecteurs à offrir leur vie entière comme sacrifice d’obéissance à Dieu.  

 

Je ne puis offrir mon corps tout entier comme sacrifice saint et agréable à Dieu que sur le fondement du corps du Christ qui a été brisé pour moi, et qui est ressuscité corporellement d’entre les morts.   

 

Ceux qui ne croient pas en sa résurrection physique, corporelle, ne peuvent pas non plus offrir leur corps comme offrande agréable à Dieu puisqu’ils ne sont pas greffés dans le corps vivant et incorruptible du nouvel Adam.  

 

Ces gens-là ne sont tout simplement pas de nouvelles créatures, même s’ils se disent chrétiens.  

 

C’est exactement pour la même raison qu’ils n’auront aucune part à la résurrection des morts et à la vie éternelle promise.

 

La religion qui découle de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ est la seule qui ait un sens véritable, qui ne nous abandonne pas à nos propres spéculations fumeuses ou à nos fantasmes, et qui soit en plus agréable à Dieu.  

 

Ici Paul utilise dans la langue grecque un mot (loghiken) qui signifie : raisonnable, plein de sens : Ce sera là de votre part un culte raisonnable. 

 

On pourrait aussi traduire : un culte véritablement spirituel.  

 

Car ne voyons-nous pas en effet autour de nous toutes sortes de cultes déraisonnables, déformés spirituellement, et mêmes complètement destructeurs ?  Des sectes, des déformations outrageuses du message de l’Ecriture Sainte et de son cœur qui est l’Evangile de Grâce en Jésus-Christ ?  On voit même parfois des manifestations démoniaques qui prétendent être la vraie religion, celle commandée par Dieu…  Jésus-Christ n’est pas au centre de tels cultes, en fait il en est totalement exclus et rejeté.  

 

Remarquez bien que Satan n’est pas contre la religion.  Il aime beaucoup la religion, au contraire, pour peu que cette religion suive ses propres motifs de rébellion et ses normes destructrices.  Or le monde est hélas rempli de tels cultes…

 

Je voudrais continuer avec vous notre méditation sur le passage de la lettre de Paul aux chrétiens de Rome qui parle d’offrir nos corps entiers en sacrifice vivant, saint et qui plaise à Dieu.

 

Voyons ensemble comment se distinguent la vie et les pensées de ceux qui ont été rachetés par le sang de Jésus-Christ et comment ils sont transformés dans leur être intérieur.  

 

La vie entière est religion, ou, si vous préférez, sacrée, car elle se déroule entièrement sous le regard de Celui qui l’a non seulement créée, mais aussi la recrée dans la vie de ceux qui, par la foi, sont greffés dans la nouvelle vie du Christ ressuscité.  

 

C’est ce dont nous avons parlé plus haut en nous fondant particulièrement sur un passage de la lettre de Paul aux chrétiens de Rome.  

 

Relisons ce passage à partir du verset 33 du chapitre 11, jusqu’au verset 2 du chapitre 12 : 

 

Combien profondes sont les richesses de Dieu, sa sagesse et sa science !  Nul ne peut sonder ses jugements.  Nul ne peut découvrir ses plans.  Car, « Qui a connu la pensée du Seigneur ?  Qui a été son conseiller ?  Qui lui a fait des dons pour devoir être payé de retour ? »  En effet, tout vient de lui, tout subsiste par lui et pour lui.  A lui soit la gloire à jamais !  Amen.  Je vous invite donc, frères, à cause de cette immense bonté de Dieu, à lui offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint et qui plaise à Dieu.  Ce sera là de votre part un culte raisonnable.  Ne vous laissez pas modeler par le monde actuel, mais laissez-vous transformer par le renouvellement de votre pensée, pour pouvoir discerner la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait.

 

La religion qui découle de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ est la seule qui ait un sens véritable, qui ne nous abandonne pas encore une fois s'il faut le répéter à nos propres spéculations fumeuses ou à nos fantasmes, et qui soit de plus agréable à Dieu.  

 

Ici Paul utilise dans la langue grecque un mot qui signifie : raisonnable, plein de sens : Ce sera là de votre part un culte raisonnable

 

On pourrait aussi traduire : un culte véritablement spirituel.  

 

Car ne voyons-nous pas en effet autour de nous toutes sortes de cultes déraisonnables, déformés spirituellement, et mêmes complètement destructeurs comme spécifié déjà un peu plus haut ?  

 

Or c’est justement le thème que Paul développe maintenant dans le passage que nous avons lu : le culte raisonnable et vrai qui est acceptable devant Dieu, se caractérise par une continuelle prise de distance vis-à-vis de toutes les tendances qui viennent du monde et ne reflètent pas l’Esprit du Christ tout en influençant notre propre esprit.  

 

En prenant nos distances de cette manière, nous apportons notre corps, notre vie toute entière comme offrande à Dieu, une offrande qui lui est agréable.  

 

Et c’est à n’en pas douter une des choses les difficiles à faire : comment donc puis-je échapper à l’influence du monde ?  

 

Je vis dans le monde, je ne suis pas un moine qui s’isole hors du monde et d’une société mauvaise.  

 

Tous les jours de ma vie j’entre en contact d’une manière ou d’une autre avec les nouvelles qui me viennent du monde, avec des articles de journaux, des livres, toutes sortes de films, de publicités, des chansons dont je n’approuve pas nécessairement les paroles, des images  qui me choquent ; je suis en contact avec des attitudes, des modes de vie qui apparaissent de plus en plus fréquemment dans la société et sont considérés comme acceptables alors qu’ils ne le sont pas au regard de ma foi.  

 

Comment puis-je vivre libre de tout ceci ?  

 

Il ne m’est pas possible de vivre avec une personnalité bipolaire dans ce monde.  

 

Bien souvent nous soupirons aussi : O Seigneur, quand aurai-je atteint un état de perfection  à cet égard ? 

 

Paul nous signifie que cette rupture est quelque chose qui a commencé mais qui n’est pas achevé.  

 

C’est un combat qui ne se conclut pas d’un seul coup car il a trait à la mise à mort de notre vieille nature, celle qui refuse encore d’être greffée en Jésus-Christ.  

 

A propos de cette mise à mort le catéchisme de Heidelberg déclare: C’est être affligé du fond du cœur à cause de ses péchés, les haïr et les fuir de plus en plus.  

 

Et la question-réponse qui suit immédiatement, dans ce beau catéchisme du temps de la Réforme, est la suivante : 

 

Qu’est-ce que la résurrection de l’homme nouveau ?  C’est se réjouir de tout cœur en Dieu par Jésus-Christ et mettre sa joie et son amour à vivre selon la volonté de Dieu, dans l’accomplissement de toutes œuvres bonnes.  

 

Alors, quand exactement atteindrons-nous la perfection dans cette offrande de notre vie entière à Dieu ? Seulement lorsque le Seigneur viendra reprendre notre corps ici-bas, au moment décidé par lui seul.  Alors seulement ce corps sera totalement soumis à sa volonté.  

 

La seule arme du chrétien durant ce combat est de savoir qu’il est greffé dans le corps du Christ, que son baptême est un sceau de cette greffe et que l’Esprit de Dieu a fait sa demeure en lui.    

 

Et il doit se souvenir des paroles de Paul : En effet, tout vient de lui, tout subsiste par lui et pour lui.

 

Il n’est dit nulle part dans la Bible que les croyants doivent s’isoler du monde.   

 

Au contraire, ils sont appelés à exercer un esprit de discernement spirituel sur tous les terrains de l’existence.  

 

C’est le même apôtre Paul qui écrit dans sa première lettre aux chrétiens de Thessalonique : Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon.  

 

Cela a trait à l’enseignement correct sur les prophéties, au plan de Dieu pour l’humanité, mais l’on doit bien comprendre que cet enseignement s’étend sur toutes les dimensions de notre existence, toutes les sphères de la vie.  

 

Aux chrétiens de Corinthe il écrit aussi dans la même veine (1 Corinthiens 2 :14-15) : 

 

Mais l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge.  L’homme spirituel au contraire, juge de tout, et il n’est lui-même jugé par personne.  

 

A propos de cet esprit de discernement spirituel, Paul peut écrire, dans sa seconde lettre aux Corinthiens (10 :4-5) : 

 

Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles, mais elles sont puissantes devant Dieu, pour renverser des forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance du Christ.  

 

Ce combat dont parle Paul n’est rien d’autre qu’un combat pour la promotion et le maintien de normes chrétiennes dans la civilisation.  

 

Ce qui est en effet un mandat gigantesque au milieu d’un monde qui ne veut pas en entendre parler.

 

La rupture progressive de nos pensées, de nos attitudes avec les modèles offerts par un monde incrédule qui refuse de se repentir, est opérée par une transformation, écrit l’apôtre Paul à ses lecteurs.

 

Nous connaissons le mot « métamorphose » qu’on utilise par exemple en sciences naturelles pour indiquer le passage de l’état de chenille à celui de papillon.  

 

Le mot grec employé par Paul est justement le verbe « metamorphousthe », qu’on pourrait traduire par : « soyez transformés, soyez métamorphosés ».  

 

Paul parle d’une transformation que nous n’initions pas nous-même, mais que nous laissons se produire en nous.  

 

Il faut que nous soyons réceptifs vis-à-vis de cette transformation, car elle fait pleinement partie de l’offrande totale de nos vies à Dieu.  

 

L’agent de cette transformation ce n’est donc pas nous, mais le Saint Esprit de Dieu qui travaille en nous.  

 

Et en quoi consiste cette transformation ?  Justement à rompre avec les modèles du monde en comprenant et en vivant de plus en plus profondément  la volonté de Dieu, sur tous les terrains de notre existence.  

 

Au fur et à mesure que notre greffe sur le corps spirituel de Jésus-Christ se confirme, au fur et à mesure que nos yeux se fixent sur lui et lui seul en tant que Médiateur, Sauveur et Roi, alors cette transformation prend place en nous.  

 

Elle renouvelle nos pensées : elle nous fait saisir la volonté parfaite de Dieu et la met en contraste aigu avec les modèles du monde qui nous sont journellement proposés comme étant les seuls viables et valables.  

 

Nous n’apprenons pas seulement à les distinguer, mais nous donnons notre plein assentiment à la volonté de Dieu dans notre vie, nous l’approuvons car nous voyons bien qu’elle est ce qu’il y a de mieux pour nous.  

 

Nous recevons aussi la force de dire « non » au monde et à ses voies tentantes.  

 

« Non », car il y a quelque chose de bien meilleur, et c’est de vivre en accord avec la volonté divine, ce qui est saint, parfait et qui lui plaît, quoi qu’en pense le monde.

 

Chaque fois qu’un croyant saisit la volonté du Seigneur dans une situation donnée, et cherche à s’y soumettre quel que soit le prix à payer, et quoi que le monde en pense, ce croyant manifeste la vie nouvelle que Dieu lui a donnée en Jésus-Christ : le Saint Esprit fait pousser en lui des fruits qui glorifient Dieu.  

 

Si nous ouvrons le catéchisme de Heidelberg à la section du 32e dimanche de l’année, nous y trouvons la question suivante : 

 

Puisque nous sommes délivrés de notre misère par la grâce du Christ, sans aucun mérite de notre part, pourquoi devons-nous faire des œuvres bonnes ?  

 

La réponse est la suivante : 

 

Parce que le Christ, après nous avoir rachetés par son sang, nous renouvelle aussi par son Saint Esprit à son image, afin que nous montrions à Dieu, par toute notre vie, notre reconnaissance pour ses bienfaits et qu’ainsi nous le glorifiions ; ensuite, afin que nous puissions aussi être nous-mêmes assurés de notre foi par les fruits qu’elle porte, et que par la sainteté de notre vie, nos prochains soient gagnés à Jésus-Christ.  

 

Ce que nous dit la dernière phrase de cette section c’est qu’une vie qui témoigne d’une conformité croissante avec la personne de Jésus-Christ est utilisée avec puissance par Dieu comme moyen d’évangélisation, pour gagner notre prochain à Christ.

 

A travers les œuvres bonnes que nous effectuons, d’autres personnes peuvent être attirées vers le  Dieu Sauveur.  

 

Nous-mêmes n’en serons peut-être pas toujours conscients, mais l’esprit de Dieu se servira de notre exemple modelé sur celui du Christ,  pour accomplir le plan de Dieu.  

 

Les voies de Dieu ne sont pas celles du monde.

 

Or tout croyant est appelé à se soumettre à ses voies saintes, en se laissant transformer intérieurement  par son Esprit afin de vivre selon sa volonté parfaite dans tous les aspects de l’existence humaine.  

 

Le tout en gardant toujours ces paroles de Paul à l’esprit : 

 

En effet, tout vient de lui, tout subsiste par lui et pour lui.  A lui soit la gloire à jamais !  Amen. 

 

 

 

Eric Kayayan Pasteur Protestant Réformé (Foi et Vie Réformées)

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

(Foi et Vie Réformées)

 

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Bible
Croix Huguenote

 

 

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Source :

Foi & Vie Réformées (Afrique)

Foi & Vie Réformées (France)

Croix Huguenote Foi et Vie Réformées

 

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12 décembre 2021 7 12 /12 /décembre /2021 08:10
Sur la véritable gloire du Chrétien de Jacques Saurin (1677-1730)

Sur la véritable Gloire du Chrétien,

Sermon de Jacques Saurin

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Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie,

si ce n’est en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ,

par qui le monde m’est crucifié, et moi au monde.

Galates VI, 14

 

Le Saint Esprit nous représentant, sous l’idée d’une mort et d’une crucifixion, notre renoncement au monde n’a pas seulement voulu nous marquer la nature et les degrés de cette disposition ; il a voulu aussi en marquer les difficultés.

 

Rarement meurt-on sans souffrir.

 

Les morts les plus douces sont pour l’ordinaire précédées de symptômes violents, que quelqu’un a appelé les messagers de la mort.

 

Ces messagers de la mort, ce sont des syncopes mortelles, ce sont des ardeurs brûlantes, ce sont des douleurs violentes, ce sont des tortures insupportables.

 

La crucifixion surtout était le supplice le plus violent que la justice des hommes, dirai-je ? ou leur barbarie eût jamais inventé.

 

L’imagination est effrayée, quand elle se représente un corps attaché à un poteau, suspendu par des clous, entraîné par son propre poids, dont le sang est versé goutte à goutte, et n’expirant qu’à force de souffrir.

 

Cette effrayante image est-elle outrée pour représenter les peines, les combats, les sacrifices auxquels un chrétien est appelé, et qu’il ne peut se dispenser de subir, avant que de parvenir à ce bienheureux état où la grâce avait donné à notre Apôtre d’arriver, lorsqu’il disait dans les paroles de mon texte :

 

Le monde m’est crucifié, et je suis crucifié au monde.

 

Représentez-vous un chrétien, représentez-vous un homme encore novice dans l’école de Jésus-Christ, appelé tantôt à combattre des penchants qu’il a apportés au monde ; tantôt, à déraciner une habitude qui est devenue en lui une seconde nature ; tantôt, à résister au torrent de l’exemple et de la coutume ; tantôt à mortifier une passion dominante qui l’occupe, qui le possède, qui l’entraîne ; tantôt à quitter le lieu de sa naissance comme Abraham, à marcher sans savoir où il va ; tantôt à immoler un fils unique, comme ce Patriarche ; à s’arracher dans un lit de mort à des amis, à une épouse, à un enfant qu’il aime à l’égal de lui-même ; et tout cela, parce que c’est Dieu qui le veut ; et tout cela, avec cette soumission qui faisait dire à Jésus-Christ, le chef et le consommateur de la foi du chrétien, son rédempteur et son modèle :

 

Non point ce que je veux, mais ce que tu veux (Matthieu 26 :19) !

 

O croix de mon Sauveur, que vous êtes pesante, quand vous êtes imposée à des hommes qui n’ont pas encore porté l’amour pour lui à ce degré, qui rend toutes choses aisées à celui qui l’aime !

 

O sentier de la vertu qui paraissez uni à ceux qui y marchent, que le chemin qui nous conduit à vous est raboteux !

 

O joug de Jésus-Christ si aisé, fardeau léger à celui qui a accoutumé de vous porter, que vous êtes difficile à ceux qui veulent essayer leurs forces !

 

Aussi, vous le voyez, mes frères, dans le style de l’Écriture, renoncer au monde de la cupidité, c’est offrir son corps en sacrifice :

 

Je vous exhorte par les compassions de Dieu que vous présentiez vos corps en sacrifice (Romains 12 :1).

 

C’est se couper son bras, c’est s’arracher un œil (Matthieu 5 :29-30), c’est renoncer à soi-même, c’est charger sa croix : car si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à soi-même, qu’il charge sa croix (Matthieu16 :24).

 

C’est être crucifié avec Jésus-Christ, car je suis crucifié avec Jésus-Christ (Galates 2 :20) et dans notre texte : le monde m’est crucifié et je suis crucifié au monde.

 

Mon Dieu qu’il en coûte pour être chrétien !

 

Mais cette disposition, de quelque amertume qu’elle soit accompagnée, constitue pourtant la véritable gloire ; c’est le second article qu’il faut éclaircir.

 

Nous consentons de mettre ici en opposition le héros du siècle avec le héros chrétien.

 

Nous nous engageons à prouver que ce dernier l’emporte infiniment sur l’autre.

 

De quelles sources le héros du siècle prétend-il tirer sa gloire ?

 

Quelquefois de la grandeur du maître auquel il s’est dévoué.

 

On se félicite de contribuer à la gloire de ces hommes qui sont élevés au-dessus du reste du genre humain, d’être l’appui de leur trône, et d’affermir leur couronne.

 

Le maître au service duquel le chrétien se dévoue, c’est le roi des rois : c’est celui devant lequel tous les rois de la terre ne sont que comme une goutte d’eau pendant à un seau, et comme la menue poussière qui s’arrache d’une balance (Ésaïe 40 :15) : c’est celui par l’autorité duquel les rois règnent, et les princes administrent la justice (Proverbes 8 :15).

 

Il est vrai que la grandeur de cet être adorable* (*Digne d'adoration) le met au-dessus de tous nos services.

 

Il est vrai que son trône est stable à toujours, et que toutes les créatures réunies seraient incapables de l’ébranler.

 

Mais si le chrétien ne peut pas contribuer à la gloire d’un si grand maître, il la publie, il confond ceux qui l’outragent, il la fait connaître par toute la terre.

 

Quelquefois le héros du siècle tire sa gloire de la haine qu’il porte à l’ennemi auquel il livre la guerre.

 

Quel ennemi plus odieux pourrions-nous avoir, que le monde ?

 

C’est lui qui nous dégrade de notre grandeur naturelle ; c’est lui qui efface de notre âme ces traits que la divinité y avait elle-même gravés ; c’est lui qui nous fait perdre les prétentions que nous avions à une éternité bienheureuse.

 

Quelquefois le héros du siècle tire sa gloire de la noblesse de ceux qui ont marché devant lui dans la même carrière.

 

Il est glorieux, dans le monde, de succéder à ces hommes qui ont rempli l’univers de leur nom, qui ont fait marcher la terreur devant eux, et qui se sont signalés par des actions au-dessus de l’homme.

 

Le chrétien a été précédé, dans sa carrière, par les Patriarches, par les Prophètes, par les Apôtres, par les martyrs, par ces foules de rachetés de toutes les nations, de tous les peuples, de toutes les langues (Apocalypse 5 :9).

 

Ces saints hommes ont été appelés à livrer la guerre au péché, comme nous à vaincre nos passions ; à former au-dedans d’eux, comme nous, la piété, la charité, la patience, toutes les vertus.

 

Le chrétien a été précédé, dans sa carrière, par Jésus-Christ lui-même, le chef et le consommateur de la foi.

 

Nous donc, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetant tout fardeau, et le péché qui nous environne si aisément, poursuivons constamment la course qui nous est proposée. Regardant à Jésus, le chef et le consommateur de la foi ; qui au lieu de la joie qui lui était proposée, a souffert la croix, ayant méprisé la honte (Hébreux 12 : 1-2).

 

Quelquefois le héros du siècle tire sa gloire de la grandeur des exploits.

 

Mais qui en opère de plus grands que le chrétien ?

 

S’affranchir du préjugé, mépriser le jugement des hommes, résister à la chair et au sang, vaincre les passions, affronter la mort, souffrir le martyre, être inébranlable sous les débris du monde croulant, et savoir s’appliquer au milieu du bouleversement universel des créatures, ces belles promesses : Quand les montagnes crouleraient, quand les coteaux se renverseraient ! ma gratuité ne se départira point de toi, l’alliance de ma paix ne bougera point (Ésaïe 54 :10).

 

Voilà les exploits du chrétien.

 

Quelquefois le héros du siècle tire sa gloire des avantages qu’il procure aux autres, des biens qu’il fait à sa patrie, des forçats qu’il délivre de leurs chaînes, des monstres dont il purge la terre.

 

Qui est, à cet égard, plus utile à la société que le chrétien ? Il en est le rempart, il en est la lumière, il en est le modèle.

 

Quelquefois le héros du siècle tire sa gloire des acclamations qu’excite son héroïsme, et de la magnificence de la couronne qui lui est préparée.

 

Mais d’où partent les acclamations qui l’enflent ?

 

Est-ce à des âmes vénales, à des courtisans, à des panégyristes à gages ; est-ce à des gens de cet ordre à applaudir, et à louer ?

 

Ont-ils seulement l’idée de la véritable gloire ? Porte, porte tes méditations, chrétien, jusqu’à la grandeur de l’être suprême !

 

Pense à cette intelligence adorable qui réunit dans son essence tout ce qu’il y a de grand !

 

Contemple la divinité entourée d’anges, d’archanges, de chérubins, de séraphins ! Ecoute les concerts que ces bienheureux esprits entonnent à sa gloire ! Vois-les pénétrés, ravis, transportés des beautés divines ; employant l’éternité à les exalter, et s’écriant jour et nuit :

 

Saint, Saint, est l’Éternel des armées ! Tout ce qui est en toute la terre est sa gloire ! Amen (Ésaïe 6 :3).

 

Louange, gloire, action de grâce, honneur, puissance soit à notre Dieu aux siècles des siècles ! Amen (Apocalypse 7 :12).

 

Que tes œuvres sont grandes et magnifiques, ô Seigneur notre Dieu tout-puissant ! Tes voies sont justes et véritables ! Roi des Saints, qui ne craindrait qui ne glorifierait ton nom (Apocalypse 15 :3-4).

 

Cet être si digne de louange et si dignement loué, c’est celui qui prépare les acclamations aux vainqueurs du monde.

 

Oui, athlète chrétien ! Après que tu auras été la balayure et la raclure de ce monde (1 Corinthiens 4 :13) ; après que tu auras mortifié, martyrisé, crucifié cette chair ; après que tu auras porté cette croix qui était autrefois scandale aux Juifs et folie aux Grecs, et qui est encore aujourd’hui folie et scandale à ceux qui devraient mettre toute leur gloire à la porter ; tu seras appelé en la présence des hommes et des anges !

 

Ce grand Dieu te démêlera dans la foule, et il t’adressera cette voix :

 

Cela va bien, bon serviteur et fidèle (Matthieu 25 :21).

 

Il accomplira la promesse qu’il fait encore aujourd’hui à tous ceux qui combattent sous les étendards de la croix :

 

Celui qui vaincra, je le ferai seoir* (asseoir) sur mon trône (Apocalypse 3 :21).

 

Ah ! gloire du héros du siècle, éloges profanes, inscriptions fastueuses, trophées superbes, diadèmes plus propres à amuser des enfants qu’à occuper des hommes raisonnables !

 

Qu’avez-vous de comparable aux acclamations et aux couronnes qui attendent le héros chrétien ?

(…)

Si nous regardons cette croix par rapport à son harmonie avec toute la contradiction que Jésus-Christ a éprouvé sur la terre ; elle nous porte à nous mettre dans les dispositions de Saint Paul, et à pouvoir dire comme lui :

 

Le monde m’est crucifié, et je suis crucifié au monde.

 

Notre grand maître finit par la croix une vie passée dans le mépris, dans l’indigence, dans le détachement des sens, dans la faim, dans la soif, dans le travail, dans la mortification ; siérait-il à un chrétien de s’endormir dans les bras de l’indolence, de se livrer aux plaisirs, de se laisser enchanter par les charmes de la volupté, de ne respirer que l’aise, que les commodités, que le repos, que l’abondance ?

 

Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite, que le serviteur n’est pas plus grand que son maître (Jean 15 :18-20).

 

Si nous regardons cette croix par rapport au sacrifice qui y est offert à la justice divine, elle nous porte à nous mettre dans la disposition de Saint Paul, et à pouvoir dire comme lui :

 

Le monde m’est crucifié et je suis crucifié au monde.

 

Cette vie mondaine, ces dissipations, ces rébellions aux ordres du ciel ; en un mot cette cupidité qui fait nos délices, à quoi aboutit-elle ?

 

Voyez les carreaux * (foudre et tonnerre, par analogie avec les flèches des arbalètes appelées "carreaux") qu’elle attire sur la tête de ceux qui s’y livrent.

 

Jésus-Christ était parfaitement exempt de péché, mais il s’était chargé des nôtres, il les a portés sur le bois (1 Pierre 2 :24) et c’est pour cela qu’il a subi sur ce bois infâme tous les tourments sous lesquels sa divinité et son innocence l’ont empêché de succomber.

 

Voilà ce qui t’attend pécheur !

 

Oui, si tu n’es pas crucifié avec Jésus-Christ par la foi, tu le seras par la justice divine !

 

Et alors tous les carreaux de la justice divine fondront sur ta tête, comme ils fondirent sur la sienne !

 

Alors tu seras livré, dans un lit de mort, aux combats auxquels il fut livré dans Gethsémané ! Tu frémiras à l’idée des supplices que la vengeance divine te prépare ! Tu sueras comme des grumeaux de sang, quand tu porteras ta pensée sur le trône de justice, devant lequel tu vas être traîné ! Bien plus : alors tu seras condamné à compenser, par la longueur de ton supplice, ce que ta faiblesse te rend incapable de supporter de son poids !

 

Les siècles accumulés ne mettront point de bornes à tes tourments ! Tu seras maudit de Dieu dans l’éternité, comme Jésus-Christ le fut dans son temps ! Et cette croix que tu auras refusé de porter dans le temps, tu la porteras dans l’éternité !

 

Si nous regardons la croix de Christ, par rapport à l’atrocité de ceux qui méprisent un sacrifice si auguste, elle nous porte à revêtir les dispositions de Saint Paul, et à nous mettre en état de pouvoir dire comme lui :

 

Le monde m’est crucifié, et je suis crucifié au monde.

 

L’image que je voudrais vous tracer ici, est encore de Saint Paul. Cet apôtre nous dépeint la cupidité comme un mépris de la croix de Christ et comme un renouvellement de son supplice.

 

L’idée de la punition d’un tel crime l’absorbe et le confond ; il ne trouve point de couleurs assez vives pour le dépeindre ; et il se contente de dire, après avoir parlé des châtiments infligés à ceux qui avaient enfreint la loi de Moïse :

 

De combien pires tourments pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le fils de Dieu ; et tenu pour une chose profane le sang de l’alliance, par lequel il avait été sacrifié ! (Hébreux 10 :29)

 

Voilà ta sentence, pécheur ! La voix du sang du Fils de Dieu criera de la terre au ciel, vengeance contre toi ; Dieu te demandera compte, un jour, du sang d’un Fils qui lui est si cher.

 

Il te dira, comme Saint Pierre dit à ceux qui l’avaient versé :

 

Tu as renié le saint et le juste, tu as mis à mort le prince de la vie (Actes 3 :14-15).

 

Il te poursuivra de ses fléaux comme si tu avais répandu ce sang, et comme il a poursuivi ceux qui l’ont réellement répandu.

 

Mais pressons des motifs plus doux, et plus sortables* (convenables) à la dignité des rachetés de l’Éternel.

Si nous regardons la croix de Christ par rapport aux preuves qu’il nous y donne de sa charité, pouvons-nous trouver quelque chose de trop pénible dans les sacrifices qu’il demande de nous ?

 

Pouvons-nous trop faire pour un Jésus qui a tant fait pour nous ?

 

Quand votre cœur se révolte contre la morale de l’Évangile, quand vous êtes tentés de dire : Cette parole est rude, qui la peut ouïr (Jean 6 :60) ?

 

Quand la porte du ciel vous apparaît trop étroite, quand la chair vous exagère les difficultés du salut ; quand il vous semble que nous venons vous arracher le cœur, lorsque nous vous demandons de modérer la fougue de votre tempérament, de résister au torrent de votre cupidité, de donner quelque portion de votre bien aux pauvres, d’immoler une Dalila et une Drusille* (Voir Actes 24:24: Drusille, fille d’Hérode Agrippa I (cf Actes 12) avait déserté son premier mari, le roi d’Émèse qu’elle avait épousé à l’âge de 15 ans, pour le gouverneur Félix, un an après son mariage.) ; suivez votre Sauveur jusqu’au calvaire ; voyez-le traversant le torrent de Cédron, arrivant sur le funeste mont où il devait consommer son sacrifice ; voyez ce concours de maux qui le réduisent à s’écrier :

 

Mon Dieu, mon Dieu ! Pourquoi m’as-tu abandonné ! (Matthieu 27 :46)

 

Si vous le pouvez, tenez contre ces objets !

[p. 78]
Si nous envisageons la croix par rapport aux preuves qu’elle nous fournit en faveur de la doctrine de celui qui y a fini sa vie, elle nous porte à revêtir les sentiments de Saint Paul. Il est naturel, je l’avoue, que des êtres raisonnables, de qui l’on exige de si grands sacrifices que ceux que la religion vous demande, veuillent s’assurer de la vérité de cette religion.

 

On ne saurait prendre trop de précautions, lorsqu’il est question d’immoler des victimes si chères.

 

Le moindre doute sur cette question est capital. Mais cet article est-il susceptible du moindre doute ?

 

Jésus-Christ a scellé de son sang la doctrine qu’il a prêchée ; il a été non seulement le héros de la religion que nous vous prêchons, mais il en a été le martyr. SI nous regardons cette croix, par rapport aux forces nécessaires pour nous former aux sentiments de Saint Paul, elle nous presse encore de les revêtir.

 

Elle nous assure, de la part de Dieu, tous les secours dont nous avons besoin pour nous soutenir dans les combats auxquels elle nous appelle. Elle fonde ce raisonnement le plus juste, le plus concluant qu’aucune intelligence ait jamais formé.

 

Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Lui qui n’a point épargné son propre fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnerait-il point toutes choses avec lui ? (Romains 7 :30-31)


Et pour finir ce discours, par les images que nous tracions en le commençant, si nous regardons cette croix par rapport aux gloires qui l’ont suivie, elle nous presse encore de revêtir les sentiments de Paul.

 

L’idée de cette gloire soutint Jésus-Christ dans ce que son sacrifice eut de plus pénible. A la veille de le consommer, il dit à son père,

 

Père ! L’heure est venue, glorifie ton fils, afin qu’il te glorifie (Jean 12 :23, 28).

 

Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi, toi, père ! envers toi-même, de la gloire que j’ai eue par devers toi avant que le monde fût (Jean 17 : 1, 5).

 

Cette espérance ne fut point trompée. Le combat fut long, il fut rude ; mais il finit ; mais des messagers célestes vinrent le recevoir, au sortir de son tombeau ; mais une nuée vint l’enlever à la terre ; mais les portes du ciel s’ouvrirent à la voix de l’Église triomphante qui honorait son triomphe, et qui s’écriait dans le moment de son exaltation :

 

Portes, élevez vos linteaux ! Huis éternel, haussez-vous ! (Psaume 24, 7, 9).


Chrétiens, arrêtons nos regards sur cet objet. Souffrir avec Jésus-Christ, c’est s’assurer de régner avec lui. Nous ne vous déguisons point les peines qui vous attendent, dans la carrière que nous vous avons ouverte.

 

Il est dur de se refuser tout ce qui flatte, tout ce qui plaît, tout ce qui enchante.

 

Il est dur d’entendre toujours parler de difficultés à surmonter, d’ennemis à combattre, de croix à porter, de crucifixion à subir.

 

Il est dur de se mortifier, tandis que les gens du monde se réjouissent ; tandis qu’ils raffinent sur les plaisirs ; tandis qu’ils sont ingénieux à se procurer de nouveaux amusements ; tandis qu’ils distillent leur cerveau pour diversifier leur joie ; tandis qu’ils consument leur vie en jeux, en fêtes, en festins, en spectacles.

 

Le combat est long, il est violent, je l’avoue ; mais il finit, mais votre croix sera suivie des mêmes pompes que celles de Jésus-Christ : 

 

Père, L’heure est venue, glorifie ton fils.

 

Mais vous, en expirant sur votre croix, vous remettrez votre âme à votre Dieu comme il lui remit la sienne, et vous mourrez en disant :

 

Père, je remets mon esprit entre tes mains (Luc 23 :46).

 

Mais les anges viendront recevoir cette âme, pour la porter dans le sein de Dieu ; et après s’être réjouis de votre conversion, ils se réjouiront de votre béatitude, comme ils se réjouirent de la sienne. Mais dans le grand jour du rétablissement de toutes choses, vous serez portés sur les nuées au ciel, comme Jésus-Christ ; vous serez exaltés, comme lui, par-dessus tous les cieux ; et vous prendrez, comme lui, séance sur le trône de la majesté de Dieu.


C’est ainsi que la croix de Christ nous forme aux sentiments de notre apôtre ; c’est ainsi qu’elle fait que le monde nous est crucifié, et que nous sommes crucifiés au monde : C’est ainsi qu’elle nous conduit à la véritable gloire.

 

O glorieuse croix ! Tu seras toujours l’objet de ma méditation et de mes études !

 

Je ne veux me proposer de savoir que Jésus-Christ crucifié !

 

A Dieu ne plaise que je me glorifie, si ce n’est en la croix de Jésus-Christ, par qui le monde m’est crucifié, et moi au monde !

 

Dieu nous en fasse la grâce.


Amen.

Jacques Saurin

Jacques Saurin,

Pasteur Protestant Réformé

Bible (133)

Croix Huguenote

 

 

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Source : Avec les remerciements à Eric Kayayan, Pasteur et Responsable de Foi & Vie Réformées

(Pges 64 /78 sermon Jacques Saurin)

 

Foi et Vie Réformées
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12 décembre 2021 7 12 /12 /décembre /2021 08:00
Commentaires sur les compassions de Dieu, s​​​ermon de Jacques Saurin

Commentaires

 SUR LES COMPASSIONS DE DIEU

Sermon de Jacques Saurin

Par Eric Kayayan, Pasteur de Foi & Vie Réformées

Croix Huguenote Foi et Vie Réformées
Jacques Saurin

Jacques Saurin,

Pasteur Protestant Réformé

De telles compassions dont un père est ému envers ses enfants, de telles compassions l’Éternel est ému envers ceux qui le craignent (Psaume 103 :13)

 

Dans son sermon sur les compassions de Dieu, le pasteur français Jacques Saurin (1677-1430) contraste l’amour de Dieu, ses compassions, avec le caractère d’imperfection et le défaut d’harmonie qu’on trouve chez tous les humains, même lorsqu’il est question de la plus grande expression de l’amour chez eux.


La plus belle notion que nous puissions nous former de la divinité, celle qui est en même temps le fondement le plus solide de la foi que nous en avons en sa parole, de l’assurance que nous avons en ses promesses, c’est celle qui nous représente Dieu comme un être conforme, dont les attributs ont une exacte harmonie, et qui est toujours d’accord avec lui-même (…) Il y a une parfaite harmonie de perfections dans la divinité. 

Cette véracité va nous servir de guide dans le corps de ce discours, elle va même en régler le plan.


Le cinquième des six points que Saurin développe pour éclairer son propos consiste en l’immobilité des desseins de Dieu, c’est-à-dire le fait que sa volonté et ses desseins sont immuables, non changeants. Voici comment il exprime dans ce passage de son sermon le caractère changeant d’affections humaines certes sincères, mais néanmoins flottantes et variables :


L’amour de Dieu pour les créatures est en harmonie avec l’immobilité de ses volontés. Il y a peu de fond, peu de solidité dans les sentiments d’amour dont les hommes comme nous sont susceptibles.

 

Ces noms de fermeté, de constance, d’égalité, d’image que rien ne pourra effacer, d’impression qu’aucune cause ne sera capable d’affaiblir, d’idée toujours présente à l’esprit, d’attachement sans fin, d’amitié éternelle, ces noms ne sont que des noms ; ce ne sont que de vains sons quand ils sont appliqués aux sentiments que les amis même les plus fidèles peuvent avoir les uns pour les autres.


Je ne veux pas dépeindre seulement ici ces caractères légers, aussi prompts à quitter les chaînes dont ils se sont liés, qu’ils avaient été à les prendre. Je veux caractériser une autre disposition d’esprit. Nous ne nous connaissons point nous-mêmes, lorsque nous nous croyons capables d’un attachement solide, et nous sommes les premiers à nous tromper, lorsque nous pensons que nous aimerons toujours, parce que nous sommes sincères lorsque nous assurons que nous aimons.

 

Cet homme, qui dans certains moments produit des sentiments de tendresse, cet homme n’est point hypocrite.

 

Cette femme n’est point hypocrite, lorsqu’éplorée auprès d’un époux mourant, et en quelque sorte plus mourante que lui, elle ne recueille de forces que pour recueillir les derniers souffles d’une personne qui lui est si chère ; elle proteste de n’aimer dans la vie désormais que ce moment où il plaira à l’arbitre des événements de lui permettre de suivre dans le tombeau une partie d’elle-même ; cette femme exprime ce qu’elle sent, et ce qu’elle croit sentir toujours : mais bientôt la suite du temps, un objet nouveau, d’autres projets, calmeront la violence de ces sentiments, et la mettront dans cet état de tranquillité et de soumission aux volontés divines, que toutes les maximes de la religion n’avaient pu produire.

Les hommes ne sont pas toujours blâmables d’être si superficiels dans leurs amitiés. Notre légèreté fait en quelque sorte notre bonheur, et nos malheurs sont l’apologie de notre inconstance.


La vie serait un tourment continuel, si nos amitiés étaient toujours dans le même degré d’activité, et Rachel serait infiniment malheureuse, si elle avait toujours ses enfants dans sa mémoire, et si elle refusait toujours d’être consolée de ce qu’ils n’existent plus.

 

Je veux dire seulement que ce caractère de légèreté est essentiel aux amitiés des esprits bornés comme sont les hommes.


Dieu seul est capable (être adorable, qui peux seul avoir des sentiments si nobles, donne-nous de les exprimer !) Dieu seul, mes chers frères et sœurs, est capable d’un amour réel, solide, permanent et sans diversion, sans interruption.


Dans la dernière section de son sermon, qui concerne le fait que la bonté de Dieu doit être en harmonie avec sa véracité, Jacques Saurin va se pencher sur le don parfait par le Père de son Fils Jésus-Christ, à partir de Jean 3 :16 

 

L’expression la plus vive et la plus énergique de l’amour de Dieu, selon nous, c’est celle qui est dans le chapitre 3, verset 16, de l’Évangile selon saint Jean : Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils.

 

Pesons ces mots, mes frères et sœurs : Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils.


Les idées métaphysiques commencent à être décriées ; je ne m’en étonne point : les hommes ont des notions si imparfaites des substances, ils connaissent si peu la nature des esprits, surtout ils se trouvent si confondus, lorsqu’ils veulent déduire certaines conséquences de l’infini, qu’il n’y a pas lieu d’être surpris, si l’on commence à revenir de certaines spéculations dans lesquelles on voit que des esprits téméraires ont fait de si grands écarts.


Voici une métaphysique plus sûre. Persuadé de la faiblesse de mes connaissances, surtout à l’égard de l’essence divine et de ses attributs, je consulte l’idée que m’en donne ce livre sacré, que Dieu a lui-même dicté.

 

D’abord je ne puis m’empêcher d’apercevoir que Dieu, en parlant de lui-même, s’est proportionné à l’infirmité de l’homme à qui il parlait.

 

Je n’ai pas de peine à expliquer par cette voie ce que je vois dans l’Écriture, que Dieu a des mains, des pieds, des yeux, des entrailles ; qu’il va, qu’il vient, qu’il monte, qu’il descend, qu’il s’apaise, qu’il se courrouce.


Il me semble pourtant que ce serait abuser étrangement de cette pensée que de ne pas prendre à la lettre certaines idées constantes que nos Écritures nous donnent de la divinité, idées sur lesquelles elles font rouler en partie le système de la religion chrétienne.


Je vois, ce me semble, clairement, je vois d’une manière constante, dans nos écritures, qu’il y a dans la divinité un être, une personne, et si l’on peut ainsi parler, une portion de l’essence divine, qui s’appelle le Père, et une autre qui s’appelle le Fils.


Je vois, ce me semble, d’une manière qui n’est pas moins claire, dans ce même livre, que l’union qui est entre ce Père et ce Fils, entre ces deux personnes, est l’union la plus étroite, la plus intime qui puisse jamais être conçue.

 

Quel amour doit être celui de deux personnes qui ont les mêmes perfections, les mêmes idées, les mêmes desseins, les mêmes projets !

 

Quel amour doit être celui de deux personnes dont l’union n’est traversée par aucune misère, par aucune passion, et pour dire encore plus, par aucun caprice.

Je vois encore, ce me semble, d’une manière qui n’est pas moins claire, que Jésus homme, qui est né à Bethléhem couché dans une crèche, est uni d’une manière intime à cette Parole éternelle, qui est elle-même unie avec Dieu, je vois que ce Jésus livré pour moi, vile créature, au traitement le plus honteux, au supplice le plus douloureux et le plus infâme qui pût jamais être infligé au plus indigne et au plus criminel de tous les hommes.


Et quand je cherche dans ma méditation la cause de ce grand mystère, quand je me demande à moi-même quel est le principe qui a mû la divinité à me faire un si riche présent ; surtout quand je cherche, dans la révélation, l’explication d’un mystère que la raison ne pourrait jamais m’expliquer qu’imparfaitement, je ne saurais en trouver d’autre que la miséricorde de Dieu.


Que l’école se donne carrière, que la raison se perde dans des spéculations, que la foi même ait peiné à se soumettre à un dogme qui a été dans tous les siècles l’effroi de tous ceux qui pensent et qui méditent ; pour nous, nous nous en tiendrons à cette claire, à cette étonnante, mais à cette douce, à cette consolante proposition : Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils.

 

Quand on nous montrera Jésus-Christ dans Gethsémané, suant des grumeaux de sang ; quand on nous le fera voir chez Caïphe, interrogé, insulté, battu de verges ; quand on nous le présentera sur le Calvaire, cloué sur une croix, prêt à plier sous les coups qui lui sont portés de la part du ciel et de la part de la terre ; quand on nous demandera raison de ces étonnants et de ces formidables phénomènes, nous dirons :

 

C’est que Dieu aimait les hommes : Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils.

 

 

Eric Kayayan Foi et Vie Réformées

 

Commentaire d'Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

sur les compassions de Dieu, s​​​ermon de Jacques Saurin

 

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Bible (133)

Croix Huguenote

 

 

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Source : Aimablement transmis par Eric Kayayan, Pasteur et Responsable de Foi & Vie Réformées

 

Foi et Vie Réformées
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25 novembre 2021 4 25 /11 /novembre /2021 10:03

Thanksgiving-refuge-du-Chretien.jpg

Thanksgiving

 

 

Le dernier jeudi du mois de Novembre, les Américains célèbrent "Thanksgiving" - Journée de Reconnaissance ou d'actions de Grâce à Dieu pour tous ses biens.

 

Ce moment fut dernièrement aussi fêté au Canada (deuxième lundi d’octobre).

 

Elle célèbre le souvenir de l'arrivée en 1620 des premiers pèlerins puritains Britanniques qui débarquèrent du bateau «Mayflower» dans la baie de Plymouth, fuyant les persécutions religieuses.

thanksgiving mayflowerLes rares qui survécurent aux diverses maladies dans l'année qui suivit, ne durent leur salut qu'à l'intervention providentielle d'un indien, qui leur apprit la maîtrise de l'agriculture locale.

En 1621, pour célébrer leur première année en terre promise et remercier Dieu pour Son Ssecours, les survivants créèrent la fête «d'Actions de grâces».
 


Autour d'une table sur laquelle repose la traditionnelle dinde rôtie entourée de ses légumes historiques, chaque membre de la famille partagera un évènement de l'année écoulée, pour lequel il ou elle remercie Dieu.

Il s'agit pour beaucoup de la fête de famille la plus importante de l'année.

En quoi cette belle tradition anglo-saxonne qui diffère radicalement du pitoyable "halloween" peut elle nous parler aujourd'hui ?

Elle remémore également à chaque Chrétien outre atlantique un moment particulier et mis à part pour remercier Notre Dieu en toutes circonstances pour Son Salut par Son Fils Jésus Christ, Sa Bienveillance et Son Secours, qui ne font jamais défaut à Ses Enfants.

Face aux attentes déçues, aux faux espoirs, aux  rêves inassouvis que nous nous étions forgés dans le cadre de notre vie, (avons nous encore de beaux rêves objectifs ?), face au quotidien,  les injustices, problèmes réels, oppositions,  jalousies, etc..., Dieu ne nous a nullement oublié, mais bien au contraire, Veille sur chacun(e) d'entre nous depuis le début.

Il n'a nullement oublié Ses Promesses, bien au contraire.

Que ce soit en ces temps de faibles revenus financiers commun à beaucoup, des difficultés familiales, le manque de reconnaissance dans notre travail, la maladie, la souffrance, la solitude, et la liste est loin d'être exhaustive sur bien des domaines, thanksgiving rappelle la Bonté de Dieu en toute circonstance, la Finesse et Grâce auquel Il s'attache à veiller sur chacun(e) de Ses Enfants, comme Elie fut nourri par les corbeaux en son temps.

Refuge Protestant (143)

 

 

« Je ne te délaisserai point, je ne t'abandonnerai point» Hébreux 13:5.

 

 

 

 

 

 

 

Ayons chacun(e), avec Thanksgiving ou pas, à chaque instant, notre jour «d'Actions de grâces», ce moment doux et béni pour «Rendre continuellement grâces à Dieu le Père pour toutes choses, au nom du Seigneur Jésus-Christ». Ephésiens 5:20

«Ne vous inquiétez de rien; mais en toutes choses faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des actions de grâces. Et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence , gardera vos coeurs et vos pensées en Christ» Philippiens 4:6-7

«Et quoi que vous fassiez, en parole ou en oeuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâce à Dieu le Père». Colossiens 3:7

«Rendez grâces en toutes choses, car c'est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus Christ» 1 Thessaloniciens. 5:18

cielRemercions Dieu comme nous le faisons à chaque instant, à chaque moment passé devant la Bible pour la méditer, à chaque culte de famille, et à chaque moment consacré de l'Eglise en nous rappelant, en le remerciant, ce qu'Il nous a accordé dans Sa Bienveillance.

 

Rendons Lui grâce pour les évènements, pour les personnes sur notre route, les expériences bénies, les beautés de la nature, etc...

 

Remercions Dieu pour Lui-même, pour ce qu'Il a fait dans nos vies en nous sauvant par Son Fils, pour ce qu'Il a tant accordé à travers délivrance et talent accordé.

 

Remercions Le également pour Ses Refus Paternels, Ses Non Protecteurs toujours synonyme de Sa Bienveillance Paternelle.

 

Et voyons notre cœur s'allumer, louer et s'émerveiller encore et encore en «comptant les Bienfaits de Dieu» dans notre vie.


Il y a quelques années en arrière, un couple protestant en Normandie n'avait plus grand chose à manger. Dans la prière simple et attente Confiante de Leur Père Céleste, ils entendirent frapper à la porte et une personne leur offrit un...faisan !

 

Dieu prenait et prends toujours tendrement Soin de Ses Enfants.

 

Thanksgiving-Brownscombe.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Que Dieu accorde et soit remercié pour tous les faisans d'ordre matériel ou gustatif qu'Il a donné et donnera encore à tous Ses enfants dans le monde entier.

 

 

Bonne fête «d' Actions de grâces» ! Joyeux thanksgiving en Christ !

Thanksgiving_grace_1942.jpg

 

Bible (133)

Croix Huguenote

 

 

 

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7 novembre 2021 7 07 /11 /novembre /2021 18:54
L’assurance de la miséricorde de Dieu en Jésus-Christ fondement de toute consolation par Pierre du Moulin

L’assurance de la Miséricorde de Dieu en Jésus-Christ, 

fondement de toute consolation

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Ce qui doit le plus vous consoler,

et fortifier de courage et de patience,

c’est l’assurance qu’il vous faut toujours prendre,

que Dieu pour l’amour de son Fils bien-aimé

Jésus-Christ notre Seigneur,

vous a embrassé en son amour et sa bienveillance gratuite,

vous a pardonné vos offenses,

vous a adopté et reçu au nombre de ses enfants,

pour vous rendre héritier du royaume des cieux,

en vertu de l’acquisition que Jésus-Christ

vous a faite par le mérite de sa mort.

Une telle assurance vous rendra toujours certain,

que rien ne pourra vous arriver,

soit dans la vie, soit dans la mort,

qui ne vous soit faveur et bénédiction de votre Père céleste,

et qui par conséquent ne vous soit aide et moyen,

ordonné par sa sage providence,

pour vous avancer et conduire à la vie bienheureuse.

 

 

Pierre du Moulin (1568-1658)

Pasteur Pierre Du Moulin,

 

Bible Protestante
Croix Protestante

 

 

 

 

 

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Source : Pensées Huguenotes 365

Pensées 365

 

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24 octobre 2021 7 24 /10 /octobre /2021 18:02
Dieu prend soin de moi par Pierre Roques

Je dois repasser dans mon esprit sur les soins que Dieu a pris de moi, dans un temps, où je paraissais destitué de tout secours humain ; et comment il m’a placé dans l’état heureux, où je me trouve.

 

Certainement tu es celui qui m’as tiré hors du ventre de ma mère, et qui as fait ma sûreté lorsque j’étais aux seins de ma mère. J’ai été mis en ta charge dès la matrice. Tu es mon Dieu fort dès le ventre de ma mère. 

Psaume 22.10,11

 

 

Réflexions

 

I.

 

Mieux vaut se retirer vers l’Éternel, que de s’assurer sur l’homme.

Que trouve-t-on dans l’homme pour fonder notre confiance ?

Ignorance, malice, légèreté, faiblesse. Tous ces défauts sont quelques fois réunis.

Un seul est suffisant pour rendre l’homme un appui inutile.

En vain cet homme accrédité m’a-t-il  promis sa protection, si je ne compte que sur lui, je ne reposerai point en assurance ?

Qui me répondra de sa vie pour une journée entière ? Qui ne peut se soutenir soi-même, peut-il servir d’appui solide aux autres ?



II.

 

Abandonnons l’appui de la créature pour ne nous reposer, désormais, que sur le Créateur, qui est béni aux siècles des siècles.

L’homme est changeant ; Dieu est toujours le même.

L’homme est mauvais ; Dieu est souverainement bon.

L’homme marche dans les ténèbres, il ne sait où il va, ni où il conduit ceux qui le suivent ;

Dieu est lumière, et il n’y a en lui aucunes ténèbres.

L’homme passe comme une ombre ; Dieu est l’Éternel, l’immortel, l’immuable.

Le moindre obstacle peut arrêter l’homme, et ruiner tous ses projets ; Dieu dirige tous les évènements, et sa volonté est souverainement efficace.

Ô ! aveuglement incompréhensible, de préférer l’appui d’un faible mortel, même de tous les hommes réunis, à la protection de Dieu, qui est le rocher des siècles !



III.

 

Je m’aveuglerais volontairement, si je ne reconnaissais que Dieu m’a conduit, protégé et dirigé d’une manière sensible. Combien de fois les créatures, sur lesquelles je devais, à ce qui semble, compter, m’ayant abandonné, Dieu m’a-t-il fait naître des appuis nouveaux ?

À ces féconds il en a fait succéder des troisièmes ; me montrant, en même temps, et la fragilité de la créature, et l’immuable bonté du Créateur.



IV.

 

Ne dois-je pas conclure des soins paternels de mon Dieu, que quand même mon père et ma mère m’abandonneraient, que quand même je serais délaissé de tout appui humain, et privé de l’affection de mes amis et de mes protecteurs, le Seigneur me recueillera ?

Qu’il est doux de penser que Dieu nous a fait du bien !

Les faveurs reçues, si l’on en a profité, deviennent les arrhes des grâces que Dieu se prépare de nous accorder dans la suite.

Mon âme, ne t’abats point dans tes maux. L’Éternel qui t’a mille fois consolée et réjouie, te délivrera encore.

Refuser de s’abandonner entièrement à Dieu, dans tout ce qui peut nous arriver, n’est-ce pas avancer l’une ou l’autre de ces impiétés ; ou, que c’est à notre industrie, que nous devons notre conservation, et ce que nous sommes, ou, que nous avons à nous plaindre de la manière, en laquelle Dieu nous a conduits jusqu’ici ?



V.

 

Vouloir que Dieu nous protège, et ne pas vouloir exécuter ce qu’il nous ordonne, n’est-ce pas imiter la folie de celui, qui se choisirait un guide, et qui pourtant refuserait de marcher dans le chemin qu’il lui indiquerait ?

Dieu soutient toutes ses créatures, mais il chérit ses bien-aimés comme la prunelle de son œil ; et avec plus de tendresse que la mère ne chérit l’enfant qu’elle allaite.

Le moyen sûr de se perpétuer le secours de Dieu, c’est de priser ce secours ; de la demander ; de s’en servir, et d’avoir une confiance sans bornes en ce Dieu, qui daigne nous favoriser de sa protection.

 

 

Croix Protestante

 

Prière

 

 

C’est bien avec justice, ô mon Dieu ! que tu es appelé le Père des orphelins. Privé de tout secours, tu as été mon soutien et mon refuge. Tu as pourvu, comme par miracle, à mon éducation ; et dans le temps où je devais, ce semble, être abandonné de tous. Tu m’as fait naître des appuis et des protecteurs.

Tous les jours, ô Père des grâces ! tu as renouvelé sur moi tes gratuités (grâces), et tes dernières faveurs l’ont toujours emporté sur les premières. Oh ! si donc, ô mon Dieu ! mon amour pour Toi avait crû à proportion, quel zèle ! quelle affection ! quel attachement n’aurais-je point, ô Dieu ! malgré mes froideurs, et mes ingratitudes ; mais ajoute à toutes ces grâces, celle de les sentir vivement, et de les rapporter à ta gloire.

C’est à Toi seul que je dois tous les avantages qui m’environnent. Qu’on voie, ô Père de grâce ! que c’est Toi qui m’as conduit dans l’état où je me trouve, et que j’y vis suivant les ordres de ta volonté.

Fais que je suive en tout tes désirs ; que j’épouse ta cause ; et que je paraisse ne vouloir dépendre que de Toi, ô Père céleste ! à qui je dois tout ce que je suis, et de que j’attends ce qui peut me rendre heureux.

Amen !

 

Pierre Roques

Pasteur Protestant Réformé

Pierre Roques
 

Bible
Croix Huguenote

 

Le tableau de la conduite du chrétien qui s’occupe sérieusement du soin de son salut.

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Méditations et prières des pères Huguenots
Méditations et prières des pères huguenots

Sourcehttps://pensees365.blogspot.com/

 

 

 

 

 

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8 juillet 2021 4 08 /07 /juillet /2021 17:00
Jésus rassemble ! Quelles surprises ! (Matthieu 10.1-15)

« Jésus rassemble ! Quelles surprises !  »

(Matthieu 10.1-15)

 

par Jean Zoellner

De l'Église réformée St-Marc

(Québec)

 

Eglise Réformée St-Marc (Québec)

 

Jésus envoie ses apôtres annoncer sa venue et rassembler à Lui des gens malades et amochés.

 

Un début si humble ! Mais, quelles surprises en route !

 

Or, Jésus se sert toujours de vous, des gens aussi ordinaires et brisés, pour annoncer sa venue.

 

Il pardonne, transforme et rassemble à Lui de façon aussi surprenante !

 

 

Puis, ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité. 

 

Voici les noms des douze apôtres.

 

Le premier, Simon appelé Pierre, et André, son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère ; Philippe, et Barthélemy ; Thomas, et Matthieu, le publicain ; Jacques, fils d'Alphée, et Thaddée ; Simon le Cananite, et Judas l'Iscariot, celui qui livra Jésus. 

 

Tels sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes :

 

N'allez pas vers les païens, et n'entrez pas dans les villes des Samaritains ; allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. 

 

Allez, prêchez, et dites :

 

Le royaume des cieux est proche. 

 

Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons.

 

Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. 

 

Ne prenez ni or, ni argent, ni monnaie, dans vos ceintures ; ni sac pour le voyage, ni deux tuniques, ni souliers, ni bâton ; car l'ouvrier mérite sa nourriture. 

 

Dans quelque ville ou village que vous entriez, informez-vous s'il s'y trouve quelque homme digne de vous recevoir ; et demeurez chez lui jusqu'à ce que vous partiez. 

 

En entrant dans la maison, saluez-la ; et, si la maison en est digne, que votre paix vienne sur elle ; mais si elle n'en est pas digne, que votre paix retourne à vous. 

 

Lorsqu'on ne vous recevra pas et qu'on n'écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds. 

 

Je vous le dis en vérité :

 

au jour du jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins rigoureusement que cette ville-là.

 

(Matthieu 10.1-15)

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Eglise Réformée St Marc Québec

 

 

Bible Refuge Protestant
Croix huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

Eglise Réformée St Marc Québec
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4 juillet 2021 7 04 /07 /juillet /2021 17:55
La prière de Jésus pour nous donner la vie éternelle - Jean 17: 1-5

La prière de Jésus pour nous donner la vie éternelle

Jean 17: 1-5

Par Paulin Bédard

de l'Église Réformée de Beauce (Québec)

Après avoir ainsi parlé, Jésus leva les yeux au ciel, et dit :

Père, l'heure est venue ! Glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie, selon que tu lui as donné pouvoir sur toute chair, afin qu'il accorde la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Je t'ai glorifié sur la terre, j'ai achevé l'œuvre que tu m'as donnée à faire. Et maintenant toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j'avais auprès de toi avant que le monde fût.

Croix huguenote

 

Eglise Réformée de Beauce (Québec)

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Bible Refuge Protestant
Croix huguenote

 

ressources chrétiennes

 

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3 juillet 2021 6 03 /07 /juillet /2021 07:12
Doute et confiance

« Jusques à quand, Éternel! m’oublieras-tu sans cesse ?

Jusques à quand me cacheras-tu ta face ? » 

Psaume 13:2

 

Le doute est pour l’homme un produit empoisonné, et peut-être encore davantage pour l’homme moderne.

 

Car il a été témoin de guerres dévastatrices, de massacres d’innocents et de désastres écologiques de toutes sortes, causés par sa propre imprévision et sa rapacité.

 

Comment lui faire admettre qu’il y a un Dieu ?

 

La majorité de nos contemporains ont résolu le problème en décrétant qu’il n’y a pas de Dieu.

 

Un point c’est tout.

 

Le doute du psalmiste peut nous paraître étrange, car il ne met absolument pas en doute l’existence de Dieu.

 

Ce qui l’inquiète et le trouble c’est l’absence de Dieu sur le champ du désastre.

 

Il a l’impression que Dieu l’a complètement oublié.

 

Et pourtant, aussi étrange que cela puisse nous paraître, il appelle Dieu à son secours, il exige une réponse de Sa Part.

 

Il subit l’oppression d’un ennemi redoutable et il veut savoir combien de temps le Seigneur permettra cela.

 

Qui était-il, cet ennemi ?

 

Nous ne le saurons pas.

 

Mais nous connaissons bien, en tout cas, les nôtres !

 

Nous connaissons ce que c’est que le doute, la guerre, les maladies, les peines, l’injustice, les désillusions et une foule d’autres expériences et réalités dures à vivre, à surmonter et à accepter, qui nous cachent le visage de Dieu.

 

Comment les traiter ?

 

Et surtout comment traiter le doute ?

 

Simplement par la Foi.

 

Quand le doute nous assaille, ne posons pas des questions bêtes comme celle de l’existence de Dieu.

 

Au contraire, adressons-lui nos questions.

 

« Mon Dieu, pourquoi m’as-Tu abandonné? » fut la question de Jésus sur la croix.

 

Dieu entendit Son Cri et Il entendra aussi les nôtres.

 

Il est Réel.

 

Son apparente absence n’est que provisoire.

 

Il Revient bientôt.

 

Accorde-nous, Seigneur, une Foi ferme et opiniâtre qui s’accroche à Toi à l’heure du doute.

 

Puissions-nous découvrir que Ta Grâce est suffisante.

 

Ouvre nos yeux à Ta Présence et nous témoignerons de Ta Bonté envers nous.

 

Amen.

 

Aaron Kayayan Pasteur Protestant

Aaron Kayayan,

pasteur Protestant Réformé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bible
Croix Huguenote Refuge Protestant

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Source : Ressources Chrétiennes

 

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14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 19:00
Entends ma voix ô Dieu ! Par Abraham Kuyper (1837-1920)

Entends ma voix ô Dieu !

 

Une méditation par Abraham Kuyper (1837-1920) extraite du recueil de cent dix méditations “S’approcher de Dieu”

Le fait que le Seigneur soit à la fois un Dieu proche et un Dieu lointain (Jérémie 23:23) exprime dans un langage prophétique le fait que devant Dieu toute distance s’efface, et qu’il peut nous parler et entendre notre voix, même si le ciel est son trône et que nous sommes agenouillés ici sur terre ; oui, même si nous murmurons une prière dans notre souffle, qu’une personne se tenant à nos côtés ne peut entendre.

La foi n’a pas d’autre explication à cela que cette question : “Celui qui a formé l’oreille n’entendra-t-il pas ?” (Psaume 94:9) et donc : “Celui qui a formé la voix ne parlera-t-il pas ?”

Naguère la confiance était fondée sur la confession de l’omniprésence de Dieu, et sur le fait qu’Il est l’Omniscient.  Mais il n’y avait rien en cela qui soutenait et portait l’imagination.  Or c’est cela qui est devenu tout à fait différent.  Maintenant qu’il nous est possible, à nous, créatures impuissantes, d’étendre notre voix à travers des continents entiers et de nous rendre intelligibles les uns aux autres ; maintenant que, même sans l’aide de fils, l’échange de pensées est devenu possible à des distances de plusieurs milliers de kilomètres – et tout tend à montrer que ce n’est là que le commencement d’une communication qui sera encore développée – nous pouvons nous faire une idée de la manière dont cette communication peut s’étendre à l’infini, et comment le Seigneur notre Dieu, qui a la disposition absolue de tous ces moyens, en tant qu’Il les a créés, peut, du trône de sa gloire, nous regarder d’en-haut et nous murmurer dans l’âme.  Mais aussi comment, d’autre part, lorsque notre voix s’élève vers lui en suppliant, si faible soit-elle, elle peut être entendue par lui, puisque toute distance qui nous sépare tombe.

Dans notre marche secrète avec Dieu, il y a encore une phase tout à fait différente, à savoir celle de l’ardeur sacrée qui jaillit de la présence du Saint-Esprit en nous.  Aussi souvent que cette présence opère, il n’y a pas de distance entre nous et Dieu. Le Seigneur nous parle alors dans la chambre intérieure du cœur. Nous avons conscience de sa sainte présence, non pas au loin, mais tout près de nous, et nous lui parlons dans un murmure confidentiel, comme de bouche à l’oreille.  Tel est le cas à la fin de la journée, quand une paix supérieure remplit le cœur, et que la jouissance bénie d’être un enfant de Dieu nous apporte une extase silencieuse.

Mais nous ne traitons pas de cette phase maintenant.  Nous parlons ici de l’homme qui croit vraiment, mais qui, soit à cause du péché, soit à cause de la détresse, a perdu en partie la conscience d’être enfant de Dieu, et se retrouve à une grande distance de Dieu, et Dieu à une grande distance de lui. Une condition de l’âme qui se présente constamment dans cette vie, même chez les plus saints. Alors il semble d’abord que Dieu n’entende pas, comme si nous devions l’invoquer pour qu’Il entende de nouveau la voix de notre supplication. “Aie égard à moi, Seigneur !”, c’est le cri de l’âme de celui qui a l’impression que Dieu ne prête aucune attention à sa prière.  Et de même, lorsque, par Isaïe, Dieu dit (51 :4) : “Écoute-moi, mon peuple” , cela signifie qu’au début le peuple n’écoute pas les paroles du Seigneur.

Ces deux cris appartiennent donc à la phase d’éloignement temporaire, lorsque la communion entre Dieu et notre âme, et entre notre âme et Dieu, a été interrompue par le péché ou par une dure épreuve.  Il faut alors rétablir la communication.  Dans le langage du téléphone, Dieu sonne alors, et nous appelons Dieu, afin qu’il nous écoute.  Et c’est ainsi que la connexion se rétablit.

La communication, la communion avec Dieu, est la grande force sanctifiante et protectrice qui nous soutient dans la vie.  Il ne s’agit pas de nous ici-bas séparés de Dieu qui est, lui, au loin dans les cieux, de sorte que nous ne nous souvenons de Lui qu’à quelques moments du long chemin à genoux. Il s’agit d’une communion constante, continue avec notre Père dans les cieux, aussi peu  perturbée ou brisée que possible, et c’est là le secret de la puissance de la foi de l’enfant de Dieu.

Abraham Kuyper

Abraham Kuyper

Pasteur protestant et théologien Pays-Bas

 

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Bible
Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Foi et Vie Réformées

Foi et Vie Réformées

 

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

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