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Vie Protestante Réformée

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  Ouvrez votre maison

à l'homme sans asile.

Soyez heureux de partager ;

ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

Bouchra Maurice 

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11 novembre 2017 6 11 /11 /novembre /2017 08:08
Le Seigneur bénit la demeure du juste

Le Seigneur bénit la demeure du juste 

Proverbes 3.33 

 

Un homme acheta une devise enluminée qui portait ces mots :

 

"Que Dieu bénisse notre maison !"

 

Il la fit encadrer soigneusement et l'accrocha chez lui de façon qu'elle soit bien en vue.

 

Cependant, elle ne lui apporta pas le bonheur qu’il avait escompté, ni la paix, ni la tranquillité de cœur.

 

La maison continua à être troublée par des disputes et des contestations, et l’amour ne régna pas davantage qu’auparavant dans la maison.

 

C’est que, une devise, si belle qu’elle soit, ne change et ne changera jamais les cœurs.

 

Seul Jésus-Christ peut le faire.

 

Aucun soi-disant porte-bonheur dans notre demeure ne pourra jamais en transformer l’atmosphère.

 

Ce n'est que lorsqu'on croit que Jésus est venu pour que nous soyons réconciliés avec Dieu, que le bonheur entrera effectivement dans le foyer.

 

Dans la Bible, le juste, c’est le Croyant qui veut conformer sa vie à la Volonté de Dieu, dans une attitude de foi et de soumission à Ses Commandements.

 

Le juste croit en Jésus-Christ, Crucifié et Ressuscité pour lui.

 

Par la foi, il a reçu le Pardon de ses péchés et la vie éternelle.

 

Même si certaines épreuves ne lui sont pas épargnées, il sait que Dieu Bénit sa demeure et que, par Son Esprit, Christ sera toujours avec lui.

 

Oui, dans ce sens, Dieu bénit la demeure du Juste.

 

Amen,

 

 

 

L. Clerc

Pasteur Baptiste,

 

 

 

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11 novembre 2017 6 11 /11 /novembre /2017 06:54
Commentaire sur le Psaume 32 par le pasteur Pascal Denault

Pour David : Enseignement.

  1. Heureux celui dont la rébellion est pardonnée, et dont le péché est couvert!
  2. Heureux l’homme à qui l’Éternel n’impute pas l’iniquité, et dont l’esprit est sans fraude!
  1. Car, lorsque je gardais le silence, mes os se consumaient, parce que je rugissais tout le jour :
  2. car jour et nuit ta main pesait sur moi, ma sève s’était tarie, comme par les ardeurs de l’été (Sélah).
  3. Je l’ai fait connaître mon péché et je n’ai pas couvert mon iniquité : j’ai dit : « Je confesserai mes rebellions à l’Éternel. » Et toi, tu as pardonné l’iniquité de mon péché (Sélah).
  1. C’est pourquoi tout adorateur t’invoquera dans le temps où l’on trouve ; certainement, quand les grandes eaux déborderont, elles ne l’atteindront point.
  2. Tu es pour moi un asile, tu me gardes de détresse, tu m’environnes de joyeux chants de délivrance! (Sélah).
  3. Je te rendrai sage et te montrerai la voie où tu dois marcher, je prendrai soin de toi avec mon œil.
  4. Ne soyez pas comme le cheval, comme le mulet, dépourvus d’intelligence, et qui sont ornés d’un mors et d’une bride pour les lier, quand ils ne s’approchent pas de toi.
  5. Des douleurs nombreuses attendent le méchant, mais la grâce environne celui qui se confie en l’Éternel.
  6. Vous justes, réjouissez-vous en l’Éternel et soyez dans l’allégresse! Vous tous qui avez le cœur droit, poussez des cris de joie!

 

La vérité importante, qui fait le sujet de ce Psaume, est énoncée dans ces deux passages de l’Écriture :

« Celui qui cache ses rebellions ne prospère point, mais celui qui les confesse et les délaisse, obtient miséricorde. » Proverbes 28.13.

« Si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste pour nous les pardonner. » 1 Jean 1.9.

La plupart des commentateurs pensent que ce Psaume se rapporte aussi bien que le Psaume 51 à l’adultère de David avec Bathsébah et au meurtre d’Urie (2 Samuel 12), mais qu’il fut composé un peu plus tard que celui-là, à une époque où le psalmiste avait déjà commencé à jouir par la foi du pardon qu’il avait imploré si ardemment.

Dans notre Psaume, David fait un retour sur le passé et décrit d’une manière saisissante le triste état dans lequel il s’était trouvé dans le temps où sa conscience commençait à se réveiller, mais où il n’en était venu ni à reconnaître franchement son péché devant Dieu, ni à accepter simplement le pardon et le salut comme une Grâce.

Aussi est-ce avec raison que St-Paul cite les premiers versets de ce Psaume comme l’un des passages de l’Écriture qui établissent le plus nettement la doctrine de la justification par la Foi et de la Parfaite Gratuité du Salut. Romains 4.6-8.

« Ce Psaume traite de la grâce de Dieu et enseigne que notre justification a lieu non point pour des œuvres que nous aurions faites auparavant, mais uniquement par la miséricorde du Seigneur notre Dieu qui nous prévient. Il t’enseigne que tu es un pécheur et que lors même que par la foi tu as commencé à faire le bien, tu ne dois t’attribuer aucun mérite » (St‑Augustin).

Aucun Psaume n’exprime mieux les sentiments du pécheur qui a reçu par la Foi les assurances de son pardon.

La première strophe décrit le bonheur que donne le sentiment du Pardon (1-2) ; la seconde nous enseigne que l’on n’y parvient que par une sincère et sérieuse repentance (3-5) ; dans la troisième, le psalmiste invite tous les hommes à rechercher cette même bénédiction (6-11).

Le titre de ce Psaume renferme un mot (maskil) qui doit très probablement se traduire par enseignement ou cantique instructif ( C'est l'opinion de Michaëlis, Hâverniek, Stier, Hengstenberg ; elle est appuyée par la traduction des Septante), car il est dérivé d’un verbe très connu (hébr. sakal), qui signifie : être sage, être intelligent.

« Ce Psaume nous enseigne que le bonheur ne se trouve que dans le pardon gratuit de nos péchés » (Calvin).

Verset 1. Heureux celui dont la rébellion est pardonnée, et dont le péché est couvert !

« David est éloquent comme un homme qui après avoir été malade a recouvré la santé » (Horne).

— Le sens du mot péché a été expliqué à l’occasion de Psaume 1.1.

Il exprime ce que le péché est en lui-même, tandis que rébellion (en hébreu pecha) exprime ce qu’il est par rapport à Dieu.

Enfin iniquité (en hébreu havon) fait ressortir ce que le péché a de criminel et d’odieux.

— L’expression couvrir le péché est d’une grande beauté. C’est l’acte par lequel Dieu dans Sa Miséricorde Infinie consent à considérer le péché comme éloigné de Sa Vue et comme n’existant en quelque sorte plus devant Lui (Comparer Psaume 103.12 ; Jérémie 50.20 ; Michée 7.18-19 ; Romains 8.1).

Verset 2. Heureux l’homme à qui l’Éternel n’impute pas l’iniquité, et dont l’esprit est sans fraude !

« Et dont l’esprit est sans fraude. » Condition sans laquelle le Pardon des péchés ne saurait être accordé.

Il y a en nous fraude, fausseté, manque de droiture, lorsque nous ne reconnaissons pas suffisamment nos péchés devant Dieu, lorsque nous cherchons à les excuser, ou lorsqu’enfin nous croyons pouvoir nous dispenser d’y renoncer et que nous conservons quelque idole favorite, quelque lien secret avec le monde.

« Celui qui ne s’examine pas devant Dieu, mais qui, fuyant le jugement de Dieu, se cache dans les ténèbres ou se couvre de feuilles, celui-là agit frauduleusement envers lui-même et envers Dieu. Il n’est pas étonnant que, ne sentant pas le mal, il rejette le remède » (Calvin).

Comparer 1 Jean 1.8. Mais de pareilles illusions peuvent se trouver encore chez les fidèles les plus avancés ; c’est pourquoi il est nécessaire de revenir souvent à la lecture de ce Psaume.

 

Verset 3. Car, lorsque je gardais le silence, mes os se consumaient, parce que je rugissais tout le jour :

Le mot car indique que le psalmiste va donner la preuve de la vérité énoncée dans les deux premiers versets, et cette preuve, il la trouve dans sa propre expérience.

— Le silence dont il est question n’est pas un silence absolu ; c’est celui que David gardait devant Dieu et sans doute aussi devant les hommes au sujet de son péché. — « Mes os se consumaient. » Psaumes 22.16, 31.11.

Verset 4. car jour et nuit ta main pesait sur moi, ma sève s’était tarie, comme par les ardeurs de l’été (Sélah).

Quand le psalmiste dit que la main de Dieu pesait sur lui, il veut parler de châtiments proprement dits, mais surtout de ses angoisses morales. Comp. Job 13.21. — Le second membre pourrait aussi se traduire : « ma sève était changée par les ardeurs de l’été. »

Verset 5. Je l’ai fait connaître mon péché et je n’ai pas couvert mon iniquité : j’ai dit : « Je confesserai mes rebellions à l’Éternel. » Et toi, tu as pardonné l’iniquité de mon péché (Sélah).

La confession dont parle le psalmiste est celle qui se fait du cœur et non de la bouche seulement.

— Si nous voulons que nos péchés soient couverts devant Dieu, il faut de notre côté ne point les couvrir devant Lui.

« Tu as pardonné l’iniquité de mon péché. » Le pardon avait été promis à David déjà par la bouche de Nathan (2 Samuel 12.13), mais il se passa sans doute un temps plus ou moins long avant qu’il pût se l’approprier pleinement et en jouir.

Verset 6. C’est pourquoi tout adorateur t’invoquera dans le temps où l’on trouve ; certainement, quand les grandes eaux déborderont, elles ne l’atteindront point.

« David enseigne éloquemment que les expériences qu’il avait faites dans sa propre personne appartiennent également à tous les enfants de Dieu » (Calvin).

— Le « temps où l’on trouve, » c’est celui où la Patience de Dieu dure encore. Comp. Ésaïe 55.6 ; Jérémie 29.12-14 ; 2 Corinthiens 6.2.

On peut sous-entendre Dieu ou Grâce.

— Les grandes eaux représentent souvent les afflictions, les jugements de Dieu (Psaume 18.17 ; Esaïe 43.2) ; une fois que le pécheur est réconcilié avec Dieu, ces jugements ne lui causent aucun dommage.

Versets 7-8. Tu es pour moi un asile, tu me gardes de détresse, tu m’environnes de joyeux chants de délivrance! (Sélah). Je te rendrai sage et te montrerai la voie où tu dois marcher, je prendrai soin de toi avec mon œil.

Un asile. Comp. Psaume 27.5.

Plusieurs commentateurs ( Calvin, Rosenniuller, De Wette, Hengstenberg. voient dans ce verset le commencement de l’exhortation que David adresse aux pécheurs ; nous croyons ( Avec St-Augustin, Stier, Tholück.que c’est plutôt une Promesse de Dieu que le Saint-Esprit rappelle au psalmiste pour fortifier sa Foi.

Il est à remarquer en effet que les paroles de ce verset s’adressent à une seule personne et celles du verset 9 à plusieurs ; d’ailleurs, une pareille promesse ne pourrait guère être mise dans la bouche d’un simple homme.

C’est à Dieu Seul qu’il appartient de « rendre intelligent et de montrer le chemin ; » c’est l’œil de Sa Vigilante Providence qui pourvoit à tous nos besoins. 

Comp. Psaumes 25.8,11, 27.11, 33.18 

( Le second membre du verset 8 pourrait aussi se traduire : « Je prendrai soin de toi et mon œil sera sur loi. » C’est ainsi que traduisent la version chaldéenne, Rosen- mûller et Stier )

Verset 9. Ne soyez pas comme le cheval, comme le mulet, dépourvus d’intelligence, et qui sont ornés d’un mors et d’une bride pour les lier, quand ils ne s’approchent pas de toi.

Le psalmiste exécute ici ce qu’il annonce avoir l’intention de faire dans Psaume 51.15.

« J’enseignerai tes voies aux rebelles. »

La comparaison dont il se sert montre que la résistance du pécheur aux appels de Dieu est à la fois très coupable, puisqu’elle fait descendre l’homme au rang des brutes, et tout à fait inutile, puisque Dieu ne manque pas de moyens pour la surmonter. Comp. Proverbes 26.3 ( La traduction : "pour qu'ils n'approche pas de toi"   peut aussi se justifier, mais elle donne un sens moins naturel).

Verset 10. Des douleurs nombreuses attendent le méchant, mais la grâce environne celui qui se confie en l’Éternel.

Dans ce mot douleurs, le psalmiste comprend probablement les peines de l’autre vie aussi bien que celles de la vie présente.

Verset 11. Vous justes, réjouissez-vous en l’Éternel et soyez dans l’allégresse! Vous tous qui avez le cœur droit, poussez des cris de joie!

David termine ce beau Psaume en invitant les fidèles à « se réjouir en l’Éternel » (comp. Psaume 4.8 ; Philippiens 4.4), à se réjouir surtout de cette Miséricorde qui se déploie d’une manière si admirable dans le Pardon des péchés. — Sur le sens de l’expression « les justes » voyez Psaume 1.5.

 

 

 

Pascal Denault Pasteur Baptiste Réformé

Pascal Denault,

Pasteur Baptiste Réformé québec

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Source

Un heraut dans le net

 

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 11:15
Que le charlatanisme moderne ne nous entraîne pas. Attirons à Christ, attirons par Christ (Charles Spurgeon)

Quand j’aurai été élevé de la terre,

j’attirerai tous les hommes à moi.

Jean 12/32.

 

 

Vous qui travaillez pour Dieu, prenez courage.

 

Vous craignez de ne pas pouvoir attirer à Lui un auditoire ; annoncez un Sauveur Crucifié, Ressuscité, puis Elevé au ciel.

 

C’est là le plus grand attrait qui puisse être présenté.

 

Qui vous a attirés à Christ, sinon Christ Lui-même ?

 

Qui vous attire maintenant à Lui, sinon encore Sa Personne Bénie ?

 

Si vous avez été attirés à la religion par quoi que ce soit d’autre, vous en serez bientôt détachés.

 

Mais Jésus vous a tenus et vous tiendra jusqu’à la fin.

 

Pourquoi douter de Sa Puissance pour en attirer d’autres ?

 

Allez au nom de Jésus auprès de ceux qui sont encore réfractaires, et voyez s’Il ne les attirera pas aussi ?

 

Aucune classe d’hommes n’est en dehors de cette Puissance d’Attraction.

 

Jeunes et vieux, pauvres et riches, ignorants et savants, repoussants ou aimables, tous les hommes ressentiront cette force attractive.

 

Jésus est le Seul Vrai Aimant.

 

N’en cherchons pas d’autres.

 

Ce n’est pas la musique qui attirera à Christ, non plus que l’éloquence, les cérémonies, la logique ou le bruit.

 

Jésus Lui-même veut attirer les hommes à Lui, et Il est à la hauteur de cette tâche en toute circonstance.

 

Que le charlatanisme moderne ne nous entraîne pas.

 

Mais, Ouvriers du Seigneur, agissons selon Ses Moyens Seulement.

 

Attirons à Christ, attirons par Christ et Christ attirera par vous.

 

Amen,

 

 

 

Refuge Protestant

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé,

 

 

 

 

 

 

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 21:25
Doute et confiance

« Jusques à quand, Éternel! m’oublieras-tu sans cesse ?

Jusques à quand me cacheras-tu ta face ? » 

Psaume 13:2

 

Le doute est pour l’homme un produit empoisonné, et peut-être encore davantage pour l’homme moderne.

 

Car il a été témoin de guerres dévastatrices, de massacres d’innocents et de désastres écologiques de toutes sortes, causés par sa propre imprévision et sa rapacité.

 

Comment lui faire admettre qu’il y a un Dieu ?

 

La majorité de nos contemporains ont résolu le problème en décrétant qu’il n’y a pas de Dieu.

 

Un point c’est tout.

 

Le doute du psalmiste peut nous paraître étrange, car il ne met absolument pas en doute l’existence de Dieu.

 

Ce qui l’inquiète et le trouble c’est l’absence de Dieu sur le champ du désastre.

 

Il a l’impression que Dieu l’a complètement oublié.

 

Et pourtant, aussi étrange que cela puisse nous paraître, il appelle Dieu à son secours, il exige une réponse de Sa Part.

 

Il subit l’oppression d’un ennemi redoutable et il veut savoir combien de temps le Seigneur permettra cela.

 

Qui était-il, cet ennemi ?

 

Nous ne le saurons pas.

 

Mais nous connaissons bien, en tout cas, les nôtres !

 

Nous connaissons ce que c’est que le doute, la guerre, les maladies, les peines, l’injustice, les désillusions et une foule d’autres expériences et réalités dures à vivre, à surmonter et à accepter, qui nous cachent le visage de Dieu.

 

Comment les traiter ?

 

Et surtout comment traiter le doute ?

 

Simplement par la Foi.

 

Quand le doute nous assaille, ne posons pas des questions bêtes comme celle de l’existence de Dieu.

 

Au contraire, adressons-lui nos questions.

 

« Mon Dieu, pourquoi m’as-Tu abandonné? » fut la question de Jésus sur la croix.

 

Dieu entendit Son Cri et Il entendra aussi les nôtres.

 

Il est Réel.

 

Son apparente absence n’est que provisoire.

 

Il Revient bientôt.

 

Accorde-nous, Seigneur, une Foi ferme et opiniâtre qui s’accroche à Toi à l’heure du doute.

 

Puissions-nous découvrir que Ta Grâce est suffisante.

 

Ouvre nos yeux à Ta Présence et nous témoignerons de Ta Bonté envers nous.

 

Amen.

 

Aaron Kayayan Pasteur Protestant

Aaron Kayayan,

pasteur Protestant Réformé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Source : Ressources Chrétiennes

 

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 21:17
La culpabilité trouve son expiation en Christ Seul

"Masochisme" et expiation

 

Lorsque le sentiment de la faute et de la culpabilité conduit à l'autopunition, aux maladies psychosomatiques, aux jeux de hasard, à l'alcoolisme, dans la volonté de destruction, arrêtez vous et soyez assurés que l'expiation de nos péchés se trouve en Jésus Seul.

 

Au début des Deux sources de la morale et de la religion, le philosophe français Henri Bergson, remarque que le souvenir de la faute est ce qu’il y a de plus ancien dans l’humanité.

 

De plus ancien et aussi de plus obscur…

 

Cette question passe de nos jours au premier plan de l’actualité.

 

Elle s’éclaire d’un jour nouveau et s’obscurcit d’une nuit nouvelle à la trouble lumière des événements contemporains et des travaux de la psychanalyse.

 

« L’homme moderne est en constante position d’accusé. Le sentiment de sa faute draine toutes ses énergies, et les effets se font sentir aussi bien sur le plan individuel que social. » (Jean Lacroix).

 

L’homme séparé de Dieu s’engage sur une piste de fausse liberté, mais cette autonomie devient alors une source de culpabilité qui lui fait ressentir un profond besoin de justification.

 

Le sentiment de la faute peut laisser l’homme pantelant ; il ressemble à une embarcation fragile emportée par les vagues déchaînées et qui, d’un moment à l’autre, risque d’être engloutie dans le fond de l’océan.

 

Toutes les énergies de l’homme au cours de son existence sont rassemblées pour faire face à cette éventualité et pour réparer les brèches qui s’ouvrent sans cesse.

 

Toute activité est une autojustification, car la mentalité de l’homme coupable est une mentalité d’autodéfense.

 

Elle tend à survivre en surmontant la faute, ou bien en l’oubliant.

 

Il essaie de trouver un sauvetage dans sa tentative de l’expier personnellement.

 

L’expiation est la réparation de la faute par le coupable, et sa conséquence un semblant de justification.

 

C’est ce besoin urgent, irrésistible que nous appellerons masochisme. (Je n’ignore pas que ce soit là un sens dérivé du mot.)

 

Le masochisme est la méthode par laquelle l’homme coupable entreprend, bien inconsciemment, sa propre punition.

 

En essayant de se purifier, il aspire à apaiser sa conscience.

 

Il existe une très grande variété d’activités humaines qui sont dans le sens le plus profond des pratiques masochistes.

 

En donnant une brève liste de celles-ci, nous désirons, par un regard lucide et un diagnostic sévère, aider ceux qui pourraient en être prisonniers et indiquer le remède que leur offre l’Évangile.

 

1. Les maladies dites psychosomatiques en sont assurément le symptôme le plus courant.

 

L’homme coupable s’imagine qu’il sera en mesure, s’il souffre suffisamment, de payer pour la faute commise.

 

Telle ou telle maladie (prenons garde cependant de ne pas trop généraliser) est la conséquence du besoin pressant d’expier.

 

Certaines maladies physiques pourraient être simplement d’origine morale ou religieuse.

 

La médecine psychosomatique moderne a bien compris la relation qui peut exister entre une cause spirituelle et un symptôme physique et elle peut nous aider à faire le bon diagnostic.

 

2. Les jeux de hasard dénotent du même besoin.

 

Disons, en passant, qu’il s’agit le plus souvent d’abominables escroqueries organisées, parfois même avec la bénédiction des pouvoirs publics.

 

Les milliers de personnes qui les pratiquent, et qu’elle qu’en soit la forme : des turfistes jusqu’aux passionnés de la roulette ou des loteries nationales, s’étonneraient d’entendre affirmer qu’en réalité, leur passion du jeu subsiste comme une soif inconsciente d’expiation.

 

Cependant, il s’agit là d’une attitude qui ne peut être contrôlée par la conscience.

3. Il n’est pas inutile d’inclure dans notre liste l’alcoolisme.

 

Lui aussi est une pratique masochiste, une autopunition radicale.

 

Les méfaits de l’alcoolisme ont été dénoncés et doivent l’être ; mais il est urgent d’en connaître aussi les mobiles profonds.

 

4. L’une des formes les plus courantes de pseudo-expiation se trouve dans l’attitude de beaucoup de nos contemporains qui prétendent se charger de tous les fardeaux du monde pour les porter sur leurs épaules, tels des Atlas modernes.

 

Ils se sentent contraints de porter tous les problèmes d’ordre social, politique et économique.

 

Le grand malheur de beaucoup d’Églises et de chrétiens — et très particulièrement de ministres du culte — ce n’est pas leur légèreté, mais plutôt leur excès de sérieux.

 

Ils estiment qu’ils ne font rien pour soulager les maux accablant le monde et l’humanité.

 

Alors, depuis le problème du pétrole jusqu’à la prévention routière, ils se sentent responsables et solidaires de tout et de tous.

 

Ils s’obstinent à intervenir sur tous les fronts.

 

Ils ignorent qu’ils s’engagent davantage sur la voie de l’autopunition que sur celle de la solution.

 

Il ne faut pas s’étonner de voir autour de nous tant de chrétiens découragés, abandonnant les rangs des fidèles et des ministres du culte pour s’engager ailleurs, en vue d’une plus grande efficacité par ailleurs bien illusoire…

 

Pensez aussi à ces chrétiens matériellement aisés qui se sentent coupables de l’être à cause d’une fausse conception de la charité !

 

5. Mentionnons aussi la volonté d’échec comme forme d’autopunition.

 

On cherche à expier une faute commise en échouant systématiquement dans tout ce que l’on entreprend.

 

6. Enfin, prenons pour terminer l’exemple d’une activité destructrice qui se rencontre chez des gens dotés d’une forte personnalité.

 

Apparemment, ces derniers jouissent d’un équilibre qui ferait envie aux autres.

 

Mais ils participent à des activités, telles la politique ou l’économie, dont les visées dernières peuvent n’être rien de moins que des tentatives de destruction massive.

 

Derrière certaines de leurs impulsions peuvent se dessiner la haine de la vie, voire la détermination de détruire les autres.

 

La politique et l’économie modernes, tel qu’elles sont pratiquées, ne sont rien d’autre que les signes d’un besoin inconscient de détruire.

 

Masochisme et suicide sont des pratiques étroitement liées.

 

Auto-expiation, le masochisme est une duperie, un mensonge énorme que s’offre l’homme séparé de Dieu, et l’expiation qu’il entreprend peut concerner un péché insignifiant pour mieux dissimuler un péché grave qu’il ne veut pas admettre.

 

Cela peut parfois donner naissance au sadisme, c’est-à-dire au transfert sur autrui d’une faute personnelle.

 

Le don-juanisme, tant célébré dans notre culture et littérature occidentales, est une forme de sadisme.

 

Le besoin d’expiation et de purification est inséparable de l’homme.

 

L’entreprise moderne de la publicité le sait bien, elle qui incite avec tant de succès nos contemporains à avoir recours aux détergents et aux cosmétiques.

 

Nous assistons vraiment dans ce domaine à la naissance d’une nouvelle et bizarre religion que j’appellerai le « détergentisme ».

 

Utilisez telle marque de savon, de dentifrice ou de déodorant et vous allez vous sentir pur dans votre peau, bien à l’aise dans l’existence.

 

La publicité moderne est devenue une rentable entreprise de purification rituelle dont les publicistes sont les nouveaux prêtres.

 

Or, la Parole de Dieu est radicalement opposée à toutes les pseudo-expiations, à toutes les solutions que l’homme imagine pour résoudre ses complexes.

 

L’homme, ancien ou moderne, se trouve dans la même situation.

 

Il cherche l’immunité et l’autonomie.

 

Il désire gagner son indépendance vis-à-vis de Dieu, d’un Dieu qu’il considère jaloux et trouble-fête, et, par son activité masochiste, il tient à payer le prix de son indépendance vis-à-vis de Lui.

 

 

L’homme moderne se tourne vers l’État.

 

L’État est devenu sa providence pour tous ses besoins fondamentaux, y compris celui de la justification.

 

On a dit que toute vie était devenue politique.

 

Ce qui veut dire que l’État, la politique et l’économie doivent remplacer Dieu et apporter toutes les solutions.

 

Les hommes de tous les temps ont cherché un salut mythique et nos contemporains ne font pas exception.

 

Il ne faut donc pas s’étonner de voir autour de nous toutes les formes de destruction, aussi bien individuelles que collectives, depuis les guerres et les révolutions violentes jusqu’à l’abus de la drogue et de l’alcool.

 

Pourtant, le salut ne se trouve qu’en Dieu, dont la Grâce annonce et offre une vie libérée.

 

L’homme, Créature de Dieu, ne peut vivre que dans le monde de Dieu et sous Son Regard.

 

Coupé de Lui, il ne fait que creuser sa tombe.

 

Faire soi-même son expiation est une monstruosité.

 

Dieu Seul peut expier nos fautes ; Pardonner nos transgressions, se charger de notre personne, Apaiser nos consciences.

 

Il y a pourvu.

 

La véritable justification n’est pas l’excuse que nous cherchons, elle n’est pas une expérience subjective à travers nos émotions, mais l’Acte Objectif de Dieu.

 

Notre expiation a été faite grâce à Celui qui nous a remplacés et qui est devenu Notre Substitut.

 

Quelqu’un d’autre a pris notre place et a payé pour nous.

 

Il a subi notre sort, porté nos fardeaux, anéanti nos fautes.

 

C’est là la Bonne Nouvelle !!!

 

Il existe une Vérité Biblique qui parle de la corruption totale de la personne humaine, et que la psychologie moderne à sa façon nous aide à comprendre.

 

Mais la Solution dernière pour le temps et pour l’éternité se trouve uniquement en Dieu ! 

 

L'expiation de nos péchés se trouve en Jésus Seul.

 

Aaron Kayayan Pasteur Refuge Protestant

Aaron Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé,

 

 

 

 

 

 

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Source : Ressources Chrétiennes

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 20:19
Ne perdons pas courage si nous ne sommes pas certains de notre élection

Vers 1610 s’est développée au Pays-Bas une controverse théologique lancée par Jacob Arminius et, après sa mort, par le parti des Remonstrants, concernant le salut par la Grâce Seule et la doctrine de l’Election Divine. 

La théologie « arminienne » des Remonstrants maintenait que l’homme est dans une certaine mesure co-responsable de son salut par l’assentiment volontaire qu’il accorde aux promesses du salut (il saisirait en quelque sorte la perche que lui tend Dieu dans l’Évangile, et opèrerait donc partiellement son salut par lui-même). 

Pour répondre à ces objections contre la doctrine calvinienne de l’Election et de la Toute-Puissance Divine à l’œuvre dans le Salut des Croyants, un Synode des églises des Pays-Bas fut réuni dans la ville de Dordrecht en 1618-1619.

Il condamna fermement les positions arminiennes et confirma la position de la confession Belgica. 

Les cinq points soulignés dans les Canons de Dordrecht sont, très brièvement résumés, 

les suivants :

1.  Dépravation totale de la nature et du genre humain après la Chute.

2. Élection Divine Inconditionnelle des croyants (elle ne dépend pas d’une prescience de Dieu qui sauverait ceux dont Il a vu à l’avance qu’ils avaient la capacité de croire en Lui).

3. Nécessité du Sacrifice du Christ et son Effectivité limitée aux croyants.

4. Grâce Divine Irrésistible dans la vie des croyants.

5. Persévérance des Saints (élus) qui demeureront dans la Foi jusqu’à la fin et ne peuvent tomber dans une rechute spirituelle qui serait fatale à leur salut.

Foi & Vie Réformées / Refuge Protestant

(Foi & Vie Réformées

 

 

Ceux qui ne sentent pas encore efficacement en eux une vive foi en Jésus-Christ, ou une confiance certaine du cœur, une paix de la conscience, un soin et souci d’une obéissance filiale, et une glorification en Dieu par Jésus-Christ, mais qui néanmoins se servent des moyens par lesquels Dieu a promis d’effectuer ces choses en nous : ceux-là ne doivent pas perdre courage quand ils entendent parler de la réprobation, ni se mettre au rang des réprouvés.

Au contraire, ils doivent persévérer soigneusement dans l’usage de ces moyens, désirer ardemment l’heure d’une grâce plus abondante, et l’attendre en toute révérence et humilité.

Beaucoup moins encore doivent être épouvantés par la doctrine de la réprobation ceux qui, bien qu’ils désirent sérieusement se convertir à Dieu, lui plaire uniquement, et être délivrés de ce corps de mort, ne peuvent toutefois encore parvenir aussi avant qu’ils voudraient dans le chemin de la piété et de la foi, puisque Dieu, qui est miséricordieux, a promis qu’il n’éteindra point le lumignon qui fume, ni ne brisera le roseau cassé.

Mais cette doctrine est à bon droit en effroi à ceux qui, ayant mis en oubli Dieu et le Sauveur Jésus-Christ, se sont entièrement asservis aux sollicitudes de ce monde et aux convoitises de la chair, aussi longtemps qu’ils ne se convertissent point à Dieu.

— Canons de Dordrecht, article I.16

 

La doctrine de la Réprobation ne nous est pas révélée pour ternir notre joie, au contraire, mais il peut arriver qu’elle nous rende très mal à l’aise.

 

Se pourrait-il que Dieu ne m’ait pas choisi ?

 

Il y a des gens qui sont extrêmement troublés par une telle idée.

 

Les enfants de Dieu peuvent avoir des craintes dans leur cœur.

 

L’article 16 répond de façon très pastorale pour encourager ceux qui ont des doutes quant à leur élection.

 

Il s’adresse à trois différents types de personnes.

 

Ceux qui ne discernent pas encore clairement les fruits de leur élection.

 

Cette catégorie de personnes n’a pas encore une ferme conviction dans la Foi.

 

« Ils ne sentent pas encore efficacement en eux une vive foi en Jésus-Christ, ou une confiance certaine du cœur, une paix de la conscience, un soin et souci d’une obéissance filiale, et une glorification en Dieu par Jésus-Christ, mais néanmoins se servent des moyens par lesquels Dieu a promis d’effectuer ces choses en nous. » (I.16).

 

Ils sont faibles dans la foi, mais ils écoutent la Parole de Dieu, ils prient, ils participent aux sacrements.

 

Ils veulent servir le Seigneur, mais ils ne sont pas certains de leur élection.

 

Quand ils regardent à eux-mêmes, ils ne voient pas une foi ferme et solide.

 

Ils se rendent compte que leur vie n’est pas assez à l’honneur de Dieu.

 

Le doute et l’inquiétude surgissent alors dans leur esprit :

 

Suis-je vraiment un élu ? Ou suis-je un réprouvé?

 

« Ceux-là ne doivent pas perdre courage quand ils entendent parler de la réprobation ni se mettre au rang des réprouvés. Au contraire, ils doivent persévérer soigneusement dans l’usage de ces moyens, désirer ardemment l’heure d’une grâce plus abondante, et l’attendre en toute révérence et humilité. » (I.16).

 

« Les choses cachées sont à l’Éternel, notre Dieu; les choses révélées sont à nous et à nos fils, à perpétuité, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi. » (Deutéronome 29:28).

 

Dieu ne nous appelle pas à fouiller ses secrets éternels pour savoir si nous serions « non élus ».

 

Il nous dit clairement ce qu’il faut faire :

 

« Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé. » (Actes 16:31).

 

Cette doctrine n’a pas pour but de décourager ceux qui ne ressentent pas l’assurance de la foi, mais de les encourager à marcher sur la bonne route.

 

Le Saint-Esprit se plaît à utiliser des moyens pour nous fortifier dans la foi.

 

« La foi vient de ce qu’on entend et ce qu’on entend vient de la parole du Christ. » (Romains 10:17).

 

Nous avons besoin de nous mettre à l’écoute de la Parole de Dieu, chercher notre réconfort dans ses promesses, croire en Jésus-Christ, chercher en lui notre vie, mettre en pratique sa Parole.

 

C’est ainsi que nous serons fortifiés dans la foi.

 

« Mais celui qui a plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui persévère, non pas en l’écoutant pour l’oublier, mais en la pratiquant activement, celui-là sera heureux dans son action même. » (Jacques 1:25).

 

Jésus et les apôtres ont comparé la vie chrétienne à un arbre qui porte du fruit (Jean 15:1-8; Galates 5:22-23).

 

Un arbre fruitier a besoin de temps pour grandir et porter du fruit.

 

De même, quand on vient à la foi, on ne peut pas porter du fruit instantanément ; il faut du temps.

 

Certains arbres prennent plus de temps pour parvenir à maturité, de même les croyants parviennent à maturité spirituelle à des moments différents de leur vie.

 

La croissance dans la foi est un processus qui a besoin d’être nourri et cultivé.

 

Continuons donc à nous mettre à l’écoute de sa Parole.

 

En son temps, Dieu nous fera grandir pour nous faire porter plus de fruit.

 

Le deuxième groupe de personnes sont ceux qui ne sont pas encore parvenus au degré de foi désiré. Le deuxième groupe de personnes, ce sont « ceux qui, bien qu’ils désirent sérieusement se convertir à Dieu, lui plaire uniquement, et être délivrés de ce corps de mort, ne peuvent toutefois encore parvenir aussi avant qu’ils voudraient dans le chemin de la piété et de la foi » (I.16).

 

Ils luttent dans leur vie chrétienne à cause de leur manque d’obéissance, leur manque de zèle, leur manque de piété, leur manque de sainteté.

 

Il est facile de s’identifier à cette catégorie.

 

Tous les jours, nous luttons contre le péché, un excès de colère, une convoitise, des paroles blessantes, un désir de voler.

 

Nous devenons découragés de constater que nous retombons toujours dans les mêmes péchés.

 

Il y a tellement de péchés dans nos vies et tellement peu de victoires qu’on peut en venir à se demander : Suis-je vraiment un élu ?

 

Le doute finit par s’installer.

 

Au fond, notre combat ressemble à celui de l’apôtre Paul.

 

Il avait un cœur nouveau, transformé par le Saint-Esprit, et pourtant il disait :

 

« Je suis charnel, vendu au péché […] Car je le sais : ce qui est bon n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair. Car je suis à même de vouloir, mais non pas d’accomplir le bien. Je ne fais pas le bien que je veux, mais je pratique le mal que je ne veux pas. » (Romains 7:14,18-19).

 

Paul était très dérangé par le fait qu’il n’avait pas la victoire sur le péché.

 

Il reconnaissait le combat qui faisait rage en lui et criait son désespoir :

 

« Qui me délivrera de ce corps de mort? »

 

Il connaissait toutefois la réponse :

 

« Grâces soient rendues à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur. » (Romains 7:24-25). 

La rédemption se trouve dans le sang de Jésus.

 

Le Seigneur pardonne nos péchés par son sang et nous promet de nous transformer par son Esprit.

 

Suis-je un réprouvé ?

 

Je sais que mes péchés sont encore nombreux.

 

Mais Dieu agit en moi pour produire une tristesse qui mène à la repentance ainsi qu’un désir de justice. C’est là un fruit de l’élection ! Dieu est fidèle !

 

Il va compléter ce qu’il a commencé! Nous avons donc cet encouragement.

 

« Beaucoup moins encore doivent être épouvantés par la doctrine de la réprobation […] puisque Dieu, qui est miséricordieux, a promis qu’il n’éteindra point le lumignon qui fume ni ne brisera le roseau cassé. » (Ésaïe 42:3) (I.16).

 

Il nous arrive de fixer notre attention sur nos imperfections et d’oublier de regarder à Jésus.

 

La Parole de Dieu donne beaucoup d’encouragement à nous tous qui sommes faibles dans la foi.

 

« L’Éternel, Dieu compatissant et qui fait grâce, lent à la colère, riche en bienveillance et en fidélité. » (Exode 34:6).

 

Ne regardons pas à notre force, mais à sa force, non pas à notre infidélité, mais à sa fidélité.

 

Gardons précieusement la promesse de Jésus :

 

« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes. » (Matt. 11:28-29).

 

Écoutons sa Parole qui nous exhorte tendrement mais fermement à nous tourner vers Jésus.

 

Ceux qui se moquent de Dieu et qui vivent dans le péché

 

Le troisième groupe de personnes est celui qui refuse de se convertir et qui s’abandonne à la façon de vivre de ce monde et aux plaisirs de la chair.

 

« Mais cette doctrine est à bon droit en effroi à ceux qui, ayant mis en oubli Dieu et le Sauveur Jésus-Christ, se sont entièrement asservis aux sollicitudes de ce monde et aux convoitises de la chair, aussi longtemps qu’ils ne se convertissent point à Dieu. » (I.16).

 

Ceux-là devraient sérieusement s’inquiéter !

 

La doctrine de la réprobation est terrible pour ceux qui refusent de se convertir.

 

Ces gens devraient réfléchir très sérieusement au fait que Dieu ne laisse pas le péché impuni.

 

Il peut laisser les gens dans leurs péchés.

 

Il peut les endurcir dans leur incrédulité et leur faire payer le salaire qu’ils méritent dans l’enfer éternel.

 

« Cette doctrine est à bon droit en effroi ».

 

C’est un avertissement et un appel à se repentir pendant que Dieu en donne encore l’occasion.

 

Une telle repentance est nécessaire, car « il est terrible de tomber dans les mains du Dieu vivant! » (Hébreux 10:31).

 

Il arrive souvent que cet enseignement, par la Grâce de Dieu, saisisse une personne et lui fasse voir la gravité de sa condition pour l’amener ensuite à se convertir.

 

Remarquons bien que ceux qui refusent encore de se convertir ne sont pas appelés des réprouvés.

 

Nous ne devrions jamais conclure une telle chose de personne.

 

Tant qu’une personne respire, nous devrions l’appeler à la repentance et à la foi.

 

L’Église a la responsabilité de prêcher et « d’annoncer tout le conseil de Dieu » (Actes 20:27), et cela inclut la doctrine de la réprobation.

 

Nous ne devrions pas hésiter à l’enseigner.

 

Il ne nous est toutefois pas permis de penser que telle personne est réprouvée, car Dieu ne nous l’a pas révélé.

 

La doctrine de la réprobation nous enseigne à craindre Dieu et à « travailler à notre salut avec crainte et tremblement » (Philippiens 2:12).

 

Car Dieu est un Feu Dévorant.

 

C’est une chose terrible de vivre dans l’Église, d’écouter la Parole de Dieu et d’avoir encore l’audace de vivre dans le péché !

 

Cette doctrine nous encourage à utiliser avec diligence les moyens que Dieu nous a donnés pour vivre et grandir dans la Foi.

 

Elle nous pousse à trouver Notre Unique Assurance en Jésus-Christ.

 

Même si nos péchés sont encore nombreux, ce n’est pas une raison de désespérer.

 

La tristesse à cause de nos péchés est une œuvre de l’Esprit et un fruit de notre élection.

 

Dieu n’a pas fini Son Oeuvre dans nos vies!

 

Il ne va pas laisser tomber ce qu’Il a commencé.

 

Nous pouvons dire avec joie et avec confiance :

 

« Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous une œuvre bonne, en poursuivra l’achèvement jusqu’au jour de Jésus-Christ. » (Philippiens 1:6).

 

Amen,

 

 

Paulin Bedard

Pasteur Paulin Bédard, 

 

 

 

 

 

Bible

 

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Ressources Chrétiennes

D'après Le solide fondement du salut, série d’études doctrinales sur les Canons de Dordrecht.   

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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 09:53
Bien Aimé(e) de Dieu en Christ

Notre vie ne doit pas être une vie de soucis ni d'inquiétudes, mais une vie de foi joyeuse et tranquille.

 

Notre Père céleste pourvoit aux besoins de Ses Enfants et sait ce dont nous avons besoin avant que nous le Lui demandions.

 

Nous pouvons donc aller paisiblement à notre repos à l'heure convenable, sans nous croire obligés de veiller pour combiner et dresser nos plans d'avenir et de nous tourmenter à ce sujet.

 

Si nous avons appris à nous reposer sur Dieu, nous ne serons pas tenus en éveil par les craintes et les sombres pressentiments, mais nous abandonnerons tout souci au Seigneur, et ne songerons qu'à Lui et à Sa Grâce, et Il nous donnera un sommeil doux et réparateur.

Être les Bien-Aimé(e)s de Dieu, voilà le plus grand des honneurs, car notre ambition ne peut rien souhaiter de plus, aussi tout désir intéressé devrait-il céder à côté de celui-là.

 

Qu'y a-t-il dans le ciel de plus grand que l'Amour de Dieu ? Sois donc en repos, mon âme, car en Lui tu as toutes choses.

 

c'est Dieu qui donne le repos à celui qu'il aime. (Psaumes 127:2)



Et cependant, malgré tout, nous restons agités, si le Seigneur ne nous donne, non pas seulement des raisons d'être en repos, mais le repos lui-même.

 

Eh bien, en Christ il le fait ; Jésus lui-même est Notre Paix, Notre Repos, Notre Tout, et sur Son Sein nous reposons en Parfaite Sécurité, soit dans la vie, soit dans la mort.
 

En effet, un guide nous est indispensable.

 

Il est des cas où nous donnerions tout ce que nous possédons pour savoir ce que nous avons à faire et de quel côté nous devons nous tourner.

 

Nous avons la volonté de bien faire, mais nous hésitons entre deux routes à suivre.

 

Oh ? Qui nous donnera un guide ?

L'Éternel Notre Dieu condescend à nous servir de guide.

 

Il connaît le chemin et nous conduira jusqu'à ce que nous ayons atteint en paix le terme de notre voyage.

 

Peut-on désirer une direction plus ?

 

Mettons-nous entièrement sous Sa Conduite, et nous ne risquerons pas de manquer la route.

 

Faisons de Lui Notre Dieu, et nous trouverons en Lui Notre Guide.

 

Si nous suivons Sa Loi, nous ne nous fourvoierons point dans la vie, pourvu que nous apprenions avant tout à nous appuyer sur Lui à chaque pas.

Nous avons l'assurance que, s'Il est Notre Dieu à toujours et à perpétuité, Il ne cessera jamais de nous diriger.

 

Il nous conduira même « jusqu'à la mort » pour que nous habitions avec Lui pour l'Eternité.

 

Cette Promesse de la Conduite Divine nous garantit la Sécurité pour notre vie entière :

 

Salut tout d'abord, direction ensuite et jusqu'à notre dernière heure, enfin vie bienheureuse à jamais.


Chacun ne devrait-il pas chercher Dieu dès son jeune âge, se réjouir en Lui durant sa vie et se reposer sur Lui dans sa vieillesse ?

 

Regardons toujours à Lui pour être guidés, afin de pouvoir nous confier encore en Lui à l'heure de notre départ.

 

Dieu sera notre guide jusqu'à la mort. (Psaumes 48:15)

 

Amen,

 

 

 

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 


 

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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 09:09
Dieu au cœur de nos souffrances

Dieu au cœur de nos souffrances
Jean 14.1-13, 25-27

 

Dans la souffrance, qui n’aspire pas à une présence auprès de soi, à une aide ?

On préfère de beaucoup une visite… à une carte de vœux !

Or, Jésus est l’Incarnation de la Présence de Dieu auprès des souffrants.

Lui-même s’identifie à la souffrance.

Jésus s’est arrêté de parler au monde en général.

Ses grands débats avec les juifs sont terminés.

Il a congédié Judas : « Fais ce que tu dois faire. »

Il se retire avec Ses disciples dans la chambre haute, mais Il ne disparaît pas ; en effet, Il réapparaîtra, car Il sait où Il va : à Gethsémané, au jugement et à la croix.

La plus grande injustice de l’histoire va être décidée et perpétrée.

Et Jésus reste calme, fait preuve de maîtrise et se préoccupe de consoler Ses proches, alors que c’est Lui qui est en ligne de mire.

Le texte de Jean 14 n’est pas vraiment un discours et encore moins un speech.

Les propos de Jésus ressemblent plus aux Propos de table de Martin Luther qu’aux Adieux d’Adolphe Monod.

Jésus est à table pour son dernier repas, à la fin duquel Il institue la sainte cène.

C’est dans une ambiance familière qu’Il dialogue avec Ses disciples.

A trois reprises, Il est interrompu : d’abord par Pierre (13.36), puis par Thomas (14.5) et, enfin, par Philippe (14.8).

A ce moment-là, Jésus s’adresse plus particulièrement à Ses disciples qui éprouvent une grande crainte et se sentent démunis face à un avenir qu’ils pressentent mais ne comprennent pas.

Pourtant, les paroles que prononce le Seigneur sont autant de Consolations pour nous au milieu de nos épreuves.

Elles nous montrent comment trouver la paix.

En effet, Dieu est au cœur de nos souffrances, parce que Jésus est Lui-même au cœur de nos souffrances.

Il est avec nous parce qu’Il a connu les souffrances les plus profondes que nous n’aurons pas à connaître grâce à Son Sacrifice.

Il est donc d’autant plus qualifié pour nous consoler que Lui-même a connu la paix dans la souffrance.

C’est ce qui est affirmé de façon saisissante en Hébreux 5.7-9.

1. Il y a un danger réel et présent (verset 1)

Aujourd’hui, nous sommes placés face à toutes sortes de problèmes :

La pénibilité du travail, la mesquinerie des collègues, les mensonges…

Il y a aussi les maladies, physiques ou psychologiques, les relations souvent difficiles dans la famille, notamment.

La vie nous apparaît, parfois, comme une suite d’épreuves.

Mais il arrive aussi que nos épreuves proviennent de notre propre stupidité…

Toutes les difficultés, grandes ou petites et de nature diverse, risquent d’ébranler la paix de notre cœur, notre foi.

Lorsque c’est le cas, nous avons l’impression de glisser dans un gouffre et nous sommes comme pris de vertige.

Telle a été la situation des disciples à ce moment-là.

Ils perdent pied et leur angoisse les pousse à poser des questions inappropriées, tant ils sont à la recherche d’une assurance.

Durant trois ans, ils ont vécu la plus belle des vies avec Jésus ; ils ont admiré Ses Miracles, ils ont joui de l’intimité de Sa Présence, bénéficié de Son Enseignement, été l’objet de Sa Compassion.

Et maintenant, ils vont tout perdre.

Une de nos très grandes souffrances intervient au moment où meurt un de nos proches et que nous avons le sentiment douloureux d’être abandonnés et laissés seuls face à nous-mêmes.

Que deviendront les disciples sans Jésus ?

Ils pressentent la mort en suite d’une trahison.

Chacun regarde l’autre : « Est-ce moi, Seigneur ? »

La crainte et la suspicion prévalent…

Rien n’est plus bouleversant que la trahison d’un ou plusieurs proches !

Jésus observe le visage de Ses disciples et Il perçoit leur crainte.

Il lit dans leur cœur et discerne leur tristesse, leur désarroi.

Serait-il possible, se demandent-ils, qu’après avoir mené une vie parfaite, Christ quitte ce monde en subissant une indicible souffrance ?

Jésus le sait, y consent lucidement, attitude qui n’a rien à voir avec le stoïcisme ou le bouddhisme…

Il assume.

Nous pouvons connaître la pire des situations ; pourtant, les orages auxquels nous avons à faire face ne doivent pas devenir des orages intérieurs qui troublent notre cœur.

« Que votre cœur ne se trouble pas. » Christ libère du manque de paix, car Il donne Sa Paix au cœur de notre souffrance, si du moins nous l’écoutons.

La difficulté dans les épreuves, il est vrai, est de ne plus percevoir la Présence de Jésus.

Jésus nous semble dormir alors que notre barque est à la dérive.

Mais l’important est qu’Il soit présent.

2. Comment éviter que notre cœur soit troublé ? (versets 1-4)

Ce texte est souvent lu à l’occasion de funérailles, car il est consolant.

Il montre de deux façons comment éviter d’avoir le cœur troublé.

a. Croyez en Dieu, croyez aussi en Moi

Ce n’est pas une affirmation, la constatation de ce que les disciples font, mais une exhortation à faire ce qu’ils ne font pas, car ils l’oublient.

Croyez en Dieu, car Dieu est un Dieu qui Aime.

Croyez en Christ, parce que ce qu’Il fait, Il le fait dans la Grandeur de Son Amour. 

La mort  ne va pas séparer Christ de Dieu, car Il souffre afin de faire la Volonté de Dieu.

Sa mort n’est pas en dehors du Projet que Dieu a formé dans Son Amour.

Comment cela nous soutient-il et nous encourage-t-il ?

Christ croit que Dieu est Souverain et Il se sait entre Ses mains.

Le bateau n’échappera pas aux orages, mais Dieu est le Maître des orages.

Il nous est impossible d’éviter la souffrance ici-bas.

Or, de même que Christ est entre les Mains de Dieu et que le Père et le Fils sont unis dans Leur Amour, nous sommes entre les Mains de Christ si nous sommes Ses Disciples.

Ainsi tout est bien. Tel est l’enseignement de Romains 8.28 !

b. Un endroit nous est réservé. Jésus précise quatre choses :

  • Cet endroit nous est réservé personnellement.
  • Christ est allé le préparer pour nous.
  • Il reviendra victorieux pour nous prendre avec Lui.
  • Nous serons avec Lui pour toujours.

La vie présente, avec ses souffrances inévitables, est passagère, la vie avec Christ sera Eternelle.

Quelle est la demeure dont il est question ?

Jésus-Christ Lui-même, car notre place est en Lui.

Cette conviction est le Soutien Nécessaire dans toutes nos souffrances, Notre Consolation face à la mort.

Karl Marx peut bien se moquer avec son fameux opium du peuple, mais Jésus est clair :

« Si ce n’était pas ainsi, je vous l’aurais dit. » (Verset 2)

Christ a traversé le tunnel noir de la mort que nous méritons et Il en est sorti dans la lumière.

C’est donc Lui qui nous conduira vers La Lumière.

C’est ainsi qu’Il dit :

« Vous en savez le chemin. » (Verset 4)

Telle est la réalité : nous cheminons et nous verrons le Christ et la place bien réelle qu’Il nous aura préparée, si du moins nous sommes à Lui, car Il est Dieu, Il est Notre Médiateur.

Telle est notre inébranlable assurance au fil des années et malgré la dureté des souffrances que nous avons à endurer.

3.  A travers la souffrance, le chemin de la vie (versets 5-7)

Thomas poursuit le dialogue avec Jésus.

Pauvre Thomas !

Comme nous, il transcrit en termes terrestres  les Promesses Célestes de Jésus.

Il pense au chemin qui aboutira à la délivrance d’Israël ; il aspire à une cité terrestre.

Où se trouve-t-elle ?  Quel en est le chemin ?

Qui ne connaît la réponse de Jésus au verset 6 ?

Il est Le Chemin qui conduit vers Le Père, là où Il est allé nous préparer une demeure.

Ce Chemin, qui est Le Seul Vrai et conduit à la Vie, est le Nôtre :

  • Christ est Le Chemin, car Il est La Résurrection.
  • Christ est La Vérité ; dans Sa Personne, Il incarne La Vérité de Dieu.
  • Christ est La Vie, car Il est Celui qui donne La Vie Nouvelle à ceux qui croient.

Pour un Chrétien, Christ est Son Tout : le début, le milieu et la fin de sa vie.

Il vit en Christ et ses souffrances sont l’occasion, pour lui, d’expérimenter une Vraie Communion avec Le Seigneur.

C’est ce que confirme, de façon remarquable, le verset 7 : connaître Jésus, c’est connaître Dieu ; Le voir, c’est voir Dieu.

On vient à Dieu par Lui, car Il est le Dieu-homme.

Il est Dieu, car Il agit avec la Puissance Divine pour vaincre la mort ; Il est humain, car Il subit la mort, non parce qu’Il le devait comme nous, mais parce qu’Il y a consenti pour nous.

Le ciel est la nouvelle création parfaite de Dieu.
Celle-ci est devant nos yeux en Christ, Lui qui nous permet de connaître l’Amour et la Puissance de Dieu pour nous sauver et qui a souffert pour nous délivrer de la mort.

4.  La consolation de Christ  (versets 8-11)

Philippe prend le relais de Thomas (verset 8).

Les Paroles de Jésus ne le satisfont pas.

Il souhaite en savoir davantage et surtout de façon plus concrète.

Croire en Christ ne suffit pas, il veut une preuve, quelque chose de sensationnel :

« Montre-nous le Père (…). »

Rien de plus courant dans l’épreuve.

La foi est défaillante, semble impuissante ; on aspire à du concret : une guérison, un miracle, une expérience spéciale…

La réponse de Jésus est éclairante :

« Celui qui m’a vu a vu le Père. »

C’est tout simple, rien de plus n’est nécessaire et cela suffit. Croyons-Le !

Dans l’épreuve, nous nous trompons nous-mêmes en regardant au-delà de Christ, en cherchant autour de nous des explications, des secours, et en ne regardant plus Christ.

Si Christ est présent au cœur de nos souffrances, rien d’important ne nous manquera. 

C’est en lui que nous avons tout pleinement. 

Autrement, nous le considérons comme impuissant.

Jésus explique :

« Je suis dans le Père et le Père est en moi. » (Verset 10)

Autrement dit, en Christ, nous avons tout ce que Dieu peut donner ; en Christ, nous avons toute la Puissance de Dieu, Ses Promesses Inaltérables, Son Amour, Sa Fidélité…

Christ est Notre TOUT.

Vous voulez être convaincus que vous êtes en sécurité avec Moi, dit Jésus.

Regardez-Moi et écoutez Mes Paroles, « qui ne viennent pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi, accomplit ses œuvres ».

En d’autres termes, en Christ, tout est agencé en notre faveur.

Nous avons besoin d’apprendre à tout apporter à Christ.

La vie Chrétienne commence dès lors que nous Lui apportons nos péchés, et elle continue quand nous nous déchargeons sur Lui de tous nos fardeaux.

Il est Dieu au cœur de nos souffrances.

Conclusion : le bonus (versets 25-27)

Ce qui précède serait incomplet sans ces versets.

Aujourd’hui, nous ne sommes plus dans la même situation que les disciples.

En effet, nous avons un bonus : le Saint-Esprit nous est donné.

1. Le Saint-Esprit est l’alter ego de Jésus, son autre Lui-même ; Il vient du Père en Son Nom.

Il représente Jésus auprès de nous et apporte la Présence du Christ Vivant dans nos vies.

Jésus demeure avec nous… par le Saint-Esprit, qui est ainsi, selon Calvin, le second médiateur.

Ainsi, au milieu de nos souffrances, Christ est présent avec nous.

Le Saint-Esprit nous fait sentir la Présence de Christ, Son Amour, Sa Sympathie, Son Support dans nos épreuves.

Christ, qui a souffert pour nous sur la terre, continue Son Oeuvre par Son Esprit.

Il reste près de nous.

2. Cette Promesse de l’Esprit nous apporte La Paix que Jésus donne.

Cette Paix n’est pas comme celle du monde.

Chaque fois que nous nous tournons vers Christ, nous sommes assurés de Sa Présence et donc soulagés et rassurés.

SA Paix, Celle qu’Il a connue au sein de profondes souffrances et qui Lui a permis de dire « non pas ma volonté mais la tienne », nous est donnée par l’Esprit Saint.

« Que vos cœurs ne se troublent pas. » (Verset 27)

Dieu est souvent absent ou distant dans nos joies : nous sommes tellement comblés par les choses du monde !

Il est souvent silencieux au jour le jour, car la routine nous asphyxie… mais, dans nos souffrances, Il est présent pour nous donner Sa Paix.

Cette Paix est comme une Oasis de Calme dans le désert, qui nous permet de regarder au-delà de notre douleur, de sortir de nous-mêmes et d’entendre Ses Promesses :

Mon Enfant, Je t’Aime d’un Amour Eternel et Je t’Aimerai Toujours.

Amen,

Paul WELLS*,

 

* Docteur en théologie, Professeur émérite de la Faculté Jean Calvin, Faculté Libre de Théologie Réformée, ainsi qu'éditeur de La Revue réformée.

 

 

 

 

 

Source : La Revue Réformée

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 16:43
un Cantique de Louange et de Reconnaissance envers Notre Père Céleste

« Qu’ils louent le nom de l’Éternel, car son nom seul est élevé; sa majesté domine la terre et les cieux. » Psaume 148:13

 

 

N’avons-nous jamais entendu la création chanter depuis les hauteurs du ciel jusqu’aux profondeurs de la mer ?

 

Depuis les arbres fruitiers jusqu’aux animaux sauvages ?

 

Le bétail, les oiseaux, les gens et toute créature vivante louer le nom du Seigneur ?

 

Un tel chant de louange et d’adoration adressé au Créateur serait magnifique, n’est-ce pas ?

 

Malheureusement, il n’est guère possible de nos jours d’entendre ce chant de la création, car il est réduit au silence par le vacarme produit par l’homme.

 

Certes, nous entendons des sons et des voix, mais ce sont des cris perçants et des hurlements stridents, des soupirs profonds ; ce sont les gémissements d’une création menacée par l’homme.

 

Nous sommes assourdis par le bruit, mais où sont donc les chants de louange et de joie ?

 

Saurions-nous d’ailleurs les chanter ?

 

Les chants de notre génération trahissent le désespoir et pleurent les illusions perdues, ils hurlent les existences gâchées et s’égarent dans une quête infructueuse du sens de la vie, de la personne humaine et de toutes choses.

 

Nul ne songe à inviter la création à élever un chant joyeux envers le Créateur.

 

Nul ne convoque un chœur pour louer le Dieu de majesté.

 

Aucune chorale, en dehors de l’Église fidèle, ne se réunit pour célébrer le Très Haut…

 

Apprenons et réapprenons à chanter avec joie !

 

Ceci ne requiert pas une technique spéciale.

 

Il suffit de la foi ; d’une foi enracinée profondément dans le Dieu Créateur et Rédempteur.

 

Celle qui n’exalte que Son Nom.

 

Lisons pendant un mois entier le Psautier qui contient ce genre de cantiques.

 

Depuis plus de vingt siècles, le Peuple de Dieu les a chantés parce qu’il a été inspiré et mû par le Saint-Esprit.

 

Vivre en la Présence de Dieu nous rend capables de chanter un cantique de louange en Son Honneur.

 

Père, place un chant nouveau dans nos cœurs et une nouvelle louange sur nos lèvres.

 

Qu’aujourd’hui, lorsque nous T’adorerons, nous puissions nous réjouir en Ta Bonté et en Tes Oeuvres.

 

Nous louerons Ton Nom, qui est au-dessus de tout nom.

 

En Christ, amen.

 

 

Aaron Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 

 

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 16:48
Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi

"Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi." Jean 6-37

 

 

Cette promesse n'a reçu aucune limite de durée.

 

Elle ne dit pas :

 

"Je ne mettrai pas dehors un pécheur la première fois qu'il vient", mais elle se refuse à donner une limite.

 

L'original peut se traduire par :

 

"Je ne mettrai pas, pas...", ou : "Je me mettrai jamais, jamais....".

 

Le texte signifie que Christ ne rejettera pas un croyant au début et que, comme Il ne l'a pas rejeté au début, Il ne le fera pas non plus à la fin.

 

Mais, que dire si ce croyant pèche après être venu ?

 

"Et si quelqu'un a péché, nous avons un Avocat auprès du Père, Jésus christ Le Juste" (1 Jean 2-1).

 

Que dire si les croyants rétrogradent ?

 

"Je réparerai leur infidélité, J'aurai pour eux un Amour sincère ; car Ma Colère s'est détournée d'eux" (Osée 14-4).

 

Mais les croyants peuvent tomber sous l'effet de la tentation !

 

"Dieu, qui est Fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation Il préparera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter" (1 Corinthiens 10-13).

 

Mais le croyant peut tomber dans le péché comme le fit David !

 

Oui, toutefois, Dieu exauça la prière du roi quand celui-ci s'écria :

 

"Purifie moi avec l'hysope, et je serai pur ; lave moi, et je serai plus blanc que la neige". (Psaume 51-9)

 

"Je les purifierai de toutes les iniquités qu'ils ont commises contre Moi". (Jérémie 33-8).

 

"Nul ne saurait m'effacer de Ton Livre ;

Nul ne saurait me soustraire à Ta Loi."

 

 

"Je leur donne la Vie Eternelle" dit Jésus de Ses brebis, "et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de Ma Main" (Jean 10-38).

 

Que dites vous à l'écoute de ceci, vous dont l'esprit tremble de faiblesse ?

 

N'est ce pas une Précieuse Miséricorde que, venant à Christ, vous ne vous approchez pas de quelqu'un qui vous fera du bien pour un temps avant de vous renvoyer ?

 

Au contraire ! Il vous reçoit et vous prend pour épouse pour toute l'Eternité.

 

N'acceptez plus l'esprit de la servitude pour continuer à craindre, mais saisissez vous de l'esprit d'adoption par lequel vous vous écriez :

 

"Abba Père !"

 

Oh ! Quelle Grâce réside en ces mots :

 

"Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à Moi !"

 

 

Amen,

 

 

 

 

 

charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé,

.

.

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 16:46
Je ne mettrai point dehors celui qui viendra à Moi.

Je ne mettrai point dehors celui qui viendra à moi.

Jean 6.37.

 

 

Y a-t-il dans l’Evangile un seul cas où nous voyions le Seigneur repousser aucun de ceux qui viennent à Lui ?

 

S’il en était ainsi nous voudrions le savoir; mais il n’y en a jamais eu et il n’y en aura jamais.

 

Il ne se peut pas que, parmi les âmes perdues en enfer, une seule puisse dire sincèrement:

 

« Je suis venue à Jésus et Il a refusé de me recevoir. »

 

Jésus serait alors responsable de sa perte, pensée que nous ne pouvons admettre un instant.

 

Et moi, je serais le premier à qui Il manquerait de parole ?

 

Semblable supposition serait une injure à Son Nom.

 

Puisque nous pouvons nous approcher « avec confiance du trône de la grâce, »allons à Christ tous ensemble avec les peines de cette journée, ceux qui n’y sont encore jamais venus, comme ceux qu’Il connaît déjà depuis longtemps.

 

Il ne refusera pas de nous donner audience et ne fermera la porte de Sa Miséricorde à la face d’aucun de nous.

 

« Cet homme reçoit les pécheurs; »Il n’en repousse aucun.

 

Nous venons donc à Lui dans la faiblesse et dans le péché, avec une foi tremblante, une connaissance imparfaite, une espérance encore vacillante; Il ne nous rejette pas.

 

Nous venons par la prière, mais une prière indécise; la confession, hélas incomplète ; la louange, mais bien insuffisante; et Il nous reçoit.

 

Nous venons malades, corrompus, découragés, indignes, et Il ne se détourne point « Il ne met pas dehors celui qui vient à Lui. »

 

 

C.-H. SPURGEON,

(Promesses Quotidiennes)

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 16:42
Racheté ou acheté ?

En 2 Pierre chapitre 2 et 3, l’apôtre lui-même attire l’attention – l’attention de tous les croyants – sur deux formes de mal qui caractérisent les derniers jours.

 

Le chapitre 2 nous met en garde contre l’enseignement faux et mauvais des méchants ; le chapitre 3 indique la croissance rapide de l’incrédulité et de la moquerie que nous voyons bien se développer autour de nous – cette incrédulité se basant sur la stabilité de la création pour nier le retour du Seigneur -.

 

Si nous éprouvions un doute quelconque sur la Vérité de l’Écriture, la lecture de cette seconde épître de Pierre l’enlèverait, car nous assistons réellement maintenant au développement du mal contre lequel l’Esprit de Dieu nous met en garde dans ces pages.

 

(Verset 1) « Or il y a eu aussi de faux prophètes parmi le peuple, comme aussi il y aura parmi de faux docteurs, qui introduiront furtivement des sectes de perdition, reniant aussi le maître qui les a achetés, faisant venir sur eux-mêmes une prompte destruction ».

 

« Renier le maître qui les a achetés », c’est renier les droits de Christ sur eux.

 

Il ne faut pas confondre rédemption et achat, deux choses très différentes.

 

Tout enfant de Dieu est racheté, et tous les hommes sont achetés.

 

Matthieu 13 dit que le marchand acheta le champ à cause du trésor caché, puis il explique que le champ est le monde.

 

Par Sa Mort, Christ, comme homme, a reçu l’Autorité sur toute créature, Il est donc Notre Maître à tous.

 

Pierre, au chapitre 10 des Actes, dit :

 

« Il est Seigneur de tous » ; et Paul, en 1 Corinthiens 11, ajoute :

 

« Le Chef de tout homme, c’est le Christ ».

 

L’esclave, qu’un propriétaire achète sur le marché des esclaves, ne fait que changer de maître, la rédemption secoue les liens de l’esclave et lui donne une entière liberté.

 

(Verset 2) « Plusieurs suivront leurs excès : et à cause d’eux la voie de la vérité sera blasphémée. »

 

Nous savons que cela se réalise bien souvent malheureusement dans la chrétienté.

 

Les Droits de Christ sont rejetés, même par beaucoup professant Son Nom, et ceux du dehors blasphèment la Vérité.

 

 

(Verset 3) « Par cupidité, ils feront trafic de vous avec des paroles artificieuses ; mais leur jugement, dès longtemps, ne demeure pas oisif, et leur destruction ne sommeille pas ».

 

Ce sont les prétentions religieuses par lesquelles Babylone vend les âmes d’hommes (Apocalypse 18,13).

 

Par cupidité et avec des paroles hypocrites, ces faux docteurs feront trafic de chrétiens pour retirer un gain, gain n'étant pas toujours et obligatoirement d'ordre pécunier ; mais le jugement de Dieu les atteindra.

 

(Versets 4-9) « Car, si Dieu n’a pas épargné les anges qui ont péché, mais, les ayant précipités dans l’abîme, les a livrés pour être gardés dans des chaînes d’obscurité pour le jugement ; - et s’Il n’a pas épargné l’ancien monde, mais a préservé Noé, lui huitième, prédicateur de justice, faisant venir le déluge sur un monde d’impies ; - et si, réduisant en cendres les villes de Sodome et de Gomorrhe, Il les a condamnées par une totale subversion, les établissant pour être un exemple à ceux qui vivraient dans l’impiété ; et s’Il a délivré le juste Lot, accablé par la conduite débauchée de ces hommes pervers (car ce juste qui habitait parmi eux, les voyant et les entendant, tourmentait de jour en jour son âme juste à cause de leurs actions iniques), - Le Seigneur sait délivrer de la tentation les hommes pieux, et réserver les injustes pour le jour du Jugement, pour être punis ».

 

Il s’agit des Voies de Dieu dans les temps passés et de ce que fait Dieu actuellement encore.

 

Le verset 4, qui attire notre attention sur les anges, peut être comparé avec Jude 6.

 

Pierre parle des « anges qui ont péché », Jude des « anges qui n’ont pas gardé leur origine » ; Pierre s’occupe de propre volonté ; Jude de l’apostasie, de la corruption dans l’Eglise et de l’Enfant de Dieu obligé de choisir sa voie hors d’elle.

 

L’apostasie est le fait d’abandonner sa première condition, celle dans laquelle Dieu nous a placés, ainsi que le fit Adam.

 

Ce qui était apostasie en Adam fut perfection en Christ.

 

Adam abandonna son origine première de sa volonté propre et par sa désobéissance ; Christ fut Parfaitement Obéissant et fit La Volonté de Son Père.

 

Il s’abaissa Lui-même, et Dieu L’a haut élevé :

 

« Qu’il y ait en vous cette pensée qui a été aussi dans le Christ Jésus ». (Phil. 2,5)

 

Pierre est tout à fait explicite quant au jugement qui doit fondre sur les méchants.

 

La foi s’appuie tranquillement sur Dieu, prend ses ressources en Lui, assurée que le jour viendra où Il manifestera Ses Desseins ; en attendant Il veille sur Ses Enfants, afin de les rendre capables de traverser le mal.

 

Le Seigneur voudrait nous voir, comme Lot, garder une attitude pieuse en contraste avec le mal qui nous entoure ; nos âmes justes irritées de la mauvaise conduite des méchants.

 

(Versets 10,11) «  Mais spécialement ceux qui suivent la chair dans la convoitise de l’impureté et qui méprisent la domination. Gens audacieux, adonnés à leur sens, ils ne tremblent pas en injuriant les dignités, tandis que les anges, plus grands en force et en puissance, ne portent pas contre elles de jugement injurieux devant le Seigneur. »

 

C’est à quoi nous assistons de nos jours :

 

au développement de la propre volonté ; gens caractérisés par une liberté sans retenue dans leur conduite, rejetant d’abord l’Autorité de Christ, puis toute autorité quelconque.

 

Dieu a un gouvernement établi dans le monde et dans l’Eglise, mais ce monde le méprise.

 

Dans la Présence de Dieu, il n’y a pas place pour la volonté de la chair ; nous ne pouvons pas nous opposer à Son Gouvernement sans grave préjudice.

 

L’Écriture nous recommande très sérieusement la soumission, ne l’oublions pas.

 

De tous côtés ce mépris de l’autorité est au grand jour :

 

C’est le principe qui ruine les familles, les nations et l’Eglise, et qui dirige « l’homme de péché ».

 

(Versets 12 ;19) « Mais ceux-ci, comme des bêtes sans raison, purement animales, nées pour être prises et détruites, parlant injurieusement dans les choses qu’ils ignorent, périront aussi dans leur propre corruption, recevant la récompense de l’iniquité, estimant plaisir les voluptés d’un jour ; - des taches et des souillures, s’abandonnant aux délices de leurs propres tromperies tout en faisant des festins avec vous ; ayant les yeux pleins d’adultère, et ne cessant jamais de pécher ; exercé à la cupidité, enfants de malédiction. Ayant laissé le droit chemin, ils se sont égarés, ayant suivi le chemin de Balaam, fils de Bosor, qui aima le salaire d’iniquité ; mais il fut repris de sa propre désobéissance : une bête de somme muette, parlant d’une voix d’homme, réprima la folie du prophète. Ce sont des fontaines sans eau et des nuages poussés par la tempête, des gens à qui l’obscurité des ténèbres est réservée pour toujours ; car, en prononçant d’orgueilleux discours de vanité, ils amorcent par les convoitises de la chair, par leurs impudicités, ceux qui avaient depuis peu échappé à ceux qui vivent dans l’erreur ; - leur promettant la liberté, eux qui sont esclaves de la corruption ; car on est esclave de celui par qui on est vaincu ».

 

Terrible description qui nous fait voir ce même caractère parmi ceux qui enseignent.

 

Ils prophétisent pour un gain comme Balaam.

 

N’oublions pas que quelque chose dans notre nature répond à toute forme de tentation, à tout ce que satan nous présente.

 

Nous ne croirions pas que cela puisse arriver parmi les enfants de Dieu, si le Seigneur Lui-même ne nous mettait en garde.

 

Ceux dont il s’agit ici se disent chrétiens, et pourtant ils tolèrent leurs propres convoitises, méprisent l’autorité de telle manière que les anges même reculent.

 

Ils prennent part aux fêtes des Chrétiens, en quoi ils se trompent eux-mêmes et corrompent les autres.

 

Ils cèdent au mal, et, en promettant aux autres la liberté, ils deviennent esclaves de leur corruption morale.

 

Voilà ce que devient un grand nombre de la chrétienté actuelle en général.

 

(Verset 20) « Car, si, après avoir échappé aux souillures du monde par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, étant de nouveau enlacés, ils sont vaincus par elles, leur dernière condition est pire que la première. »

 

Momentanément, ils ont échappé à la souillure du monde, non par la conversion, mais par une connaissance uniquement extérieure du Seigneur Jésus Christ.

 

Mais s’ils se laissent reprendre par le mal, c’est pire que s’ils n’avaient pas connu du tout la Vérité.

 

Ceux qui refusent et méprisent le Christianisme oublient de dire ce que l’homme lui doit.

 

Le monde a bénéficié moralement et socialement de la Lumière que Dieu a donnée par Sa Parole ; on ne l’oublie que trop facilement, et on le méprise en traitant de fable ce que Christ nous a apporté.

 

L’effet du Christianisme a été de délivrer les hommes de la corruption du monde.

 

On a accepté la Vérité, mais on ne l’a pas acceptée dans sa conscience, sinon elle s’y serait maintenue et aurait travaillé par la Grâce dans les cœurs.

 

En s’écartant de la Vérité l’homme est devenu le pire ennemi de Christ ; c’est pourquoi veillons à ne pas nous écarter d’un fil de la Vérité que Dieu nous a donnée.

 

Il est bien pire d’avoir connu la Vérité et de l’avoir abandonnée que de ne l’avoir jamais connue.

 

(Verset 21) «  Car il leur eût mieux valu n’avoir pas connu la voie de la Justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du Saint Commandement qui leur avait été donné ».

 

C’est le Saint Commandement, en contraste avec ce que les faux docteurs du début du chapitre essayaient d’enseigner.

 

(Verset 22) « Mais ce que dit le proverbe véritablement leur est arrivé : le chien est retourné à ce qu’il avait vomi lui-même, et la truie lavée, à se vautrer au bourbier ».

 

Le chien reste un chien, une bête impure ; et on a beau laver la truie, elle reste ce qu’elle est et retourne au bourbier ; ainsi en est-il de l’incrédule ou de celui qui a fait une profession extérieure du nom de Christ.

 

Il n’est pas « né de nouveau », mais n’est touché qu’extérieurement par la Vérité Chrétienne.

 

L’homme reste l’homme, sitôt qu’il n’a plus de contrainte, il retourne aux choses qu’il aime.

 

S'il s’éloigne de Christ, il se trouve mêlé à la souillure du monde et devient misérable.

 

Conversion, rédemption ou adhésion ? Racheté ou acheté ?

 

Combien également comme le dit la Parole de Dieu où, en Sa Présence se verront reçu par cette parole terrible :

 

« Je ne vous ai jamais connu... »

 

« Mais Seigneur, n’étions-nous pas, n’avions-nous pas le titre de chrétien sous tel ou telle dénomination !?! Etc, … »

 

Le vrai Croyant tombe souvent et pèche ; mais, comme Pierre, il ne sera pas heureux sans être retourné au Seigneur, lavé, restauré et jouissant de Son Pardon.

 

Le Seigneur n’est pas lent en ce qui concerne Son Retour, mais Il supporte longuement en Grâce, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance.

 

Il n’y a qu’une seule occasion pour laquelle Dieu est lent : c’est le Jugement.

 

Il ne juge jamais avant d’avoir averti et d’avoir donné le temps pour la repentance.

 

Mais qu’Il est prompt à sauver ! Qu'Il est prompt à sauver !!!

 

Et qu’Il apporte rapidement la Paix à une conscience troublée, et quel Support dans Sa Grâce !

 

Quelle immense Miséricorde une âme trouve ensuite dans la connaissance de Christ !

 

Elle nous aide et délivre d'une conduite « vaine et débauchée », et produit avec Son Aide au contraire ce qui est honnête, pur, bon et saint.

 

Ami(e) n'étant pas encore racheté(e), quelle que soit ta condition, Notre Sauveur et Seigneur est Riche en Bonté pour te racheter, n'en doute même pas.

 

Quelle que soit ta condition, Christ est prompt à te sauver et pardonner !

 

Pour nous Croyants, que le Seigneur Notre Sauveur fixe dans nos cœurs Sa Vérité et nous donne de veiller et de prier, croissant dans Sa Grâce et Sa Connaissance jusqu'à Son Retour.

 

« A Lui la Gloire, et maintenant et jusqu'au jour d'éternité ».

 

 

Amen,

 

 

W.T.P. Wolston,

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Album Refuge Protestant

Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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