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Vie Protestante Réformée

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  Ouvrez votre maison

à l'homme sans asile.

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ne maltraitez pas l'étranger qui,

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Bouchra Maurice 

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 10:12
Thomas et  la Résurrection de Jésus-Christ (Dernière  partie)

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« Or, Thomas, appelé Didyme, qui était l'un des douze, n'était point avec eux quand Jésus vint. Et les autres disciples lui dirent : nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : si je ne vois les marques des clous en ses mains, et si je ne mets mon doigt où étaient les clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne le croirai point. Et huit jours après, les disciples étant encore dans la maison et Thomas avec eux, Jésus vint, les portes étant fermées, et il fut là au milieu d'eux et il leur dit : Que la paix soit avec vous ! Puis il dit à Thomas : Mets ton doigt ici et regarde mes mains ; avance aussi ta main et la mets dans mon côté, et ne sois point incrédule, mais croyant. Et Thomas répondit et lui dit : Mon Seigneur et Mon Dieu ! Jésus lui dit : Parce que tu m'as vu, Thomas, tu as cru : bienheureux sont ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru ! » (Jean 20.24-29)


(Suite 1ère partie)


 

(…) Mais si pour quelqu’un il y a insistance peut être à dire :

 

Nous reconnaissons que les preuves antérieures devaient suffire à Thomas ; néanmoins Jésus-Christ lui accorde celle qu'il demandait. Il a répondu à son vœu, exigeant peut-être, mais sincère. Il s'est montré à lui, glorieusement ressuscité, Il lui a dit : « Avance ici ta main et la mets dans Mon Côté, et ne sois plus incrédule mais crois. » Et c'est alors que Thomas, vaincu cette fois par une irrésistible évidence, s'est écrié : Mon Seigneur et Mon Dieu !

 

Il est vrai ; Jésus a accordé à Thomas ce qu'il réclamait.

 

Il avait Ses Raisons pour cela.

 

Entr'autres motifs, Il voulait le convaincre personnellement comme apôtre et avec une clarté surabondante, de ce grand fait, dont il devait ainsi que tous ses compagnons témoigner au monde.

 

Mais que direz-vous, si vous pensez cela si nous vous montrons que Jésus a pour vous la même Condescendance, et qu'en un sens, en une certaine mesure, Il vous accorde à vous-mêmes cette preuve de la vue que demandait Thomas ?...

 

Oui, nous prétendons que Jésus-Christ mort et Ressuscité, que Jésus-Christ avec les stigmates de Sa croix mais avec Sa Vie Impérissable passe et repasse sous votre regard, et que si vous avez des yeux pour voir, vous Le verrez, vous Le voyez devant vous ! (J'emprunte l'idée de ce développement à un article de M. le Pasteur Durand, de Vevey, intitulé : Miracles permanents (Vie chrétienne, année 1856.)


Transportez-vous à près de vingt siècles en arrière.


Jésus vient de mourir sur la croix.

 

Ce n'est pas seulement l'Evangile qui l'atteste, ce sont les écrivains profanes : c'est le railleur Lucien, c'est l'historien Tacite qui mentionnent son supplice ignominieux.

 

Retraversez maintenant les siècles, que voyez-vous ?

 

Ce Crucifié, Le voici dans Son Eglise, née au pied de Sa croix, et qui, animée de Son souffle, vivant de Sa Vie, est selon l'expression de l'Apôtre, Son Corps, visible ici-bas.

 

Le voici dans la société qu'il a transformée, dans la famille Chrétienne qu'Il a purifiée et assise sur des bases nouvelles et impérissables.

 

Le voici dans la législation qu'Il inspire, dans les mœurs qu'Il pénètre de son influence et qui cherche par tous les moyens depuis tout temps à s’en extraire.

 

Le voici dans l'idéal des arts, dans l'essor fécond des sciences ; Le voici dans toute notre civilisation dont Il est l'âme cachée et le moteur irrécusable ; Le voici dans l'histoire dont Il est le Pivot Divin ; Le voici dans chacun de Ses Disciples qui dans la mesure où il vit de la vie Véritable s'écrie avec saint Paul :

 

« Ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi. »


Le voici enfin Présent dans Son Eglise sur toute la surface de la terre convoquant les peuples, remplissant les temples Lui appartenant, et, en ce moment même, reparaissant devant de nombreuses vies au milieu de nous !....

 

Hélas ce n'est pas seulement à Jérusalem, il y a près de vingt siècles, qu'on a voulu l'immoler et sceller sa tombe.

 

Il a été encore flagellé, déchiré, mis à mort, dans Son Corps qui est l'Église.

 

Le monde a voulu l'étouffer, cette Eglise, dans des flots de sang ; mais du sein de cette tombe sanglante Il a reparu, tandis que le paganisme qui le poursuivait avec le fer et le feu a dit en expirant : « Tu as vaincu, ô Galiléen ! »

 

On a voulu, au sein même de la chrétienté, le persécuter dans la personne de Ses Témoins Fidèles.

 

Nouvelles flagellations, nouveaux opprobres, nouvelles croix.

 

Et Il a reparu, toujours couvert de blessures, mais toujours Vivant au sein de mille morts !

 

La sagesse humaine a dirigé contre Lui ses dards enflammés par la haine ; elle a voulu enfoncer encore des clous dans Sa Chair, le dix-huitième siècle même célébrait ses funérailles... (Nota Refuge Protestant : combien plus encore aujourd’hui !)

 

Il a reparu vivant, paré d'une Jeunesse Eternelle.

 

D'autres attaques sont aujourd'hui dirigées toujours contre Lui ; d'autres condamnations, d'autres flétrissures, d'autres crucifixions Lui sont et Lui seront infligées...

 

Mais sachez-le, sachons le, Il vivra et Il vaincra, Il ressuscitera, plein de force, du fond du sépulcre, tandis qu'Il y verra descendre toute erreur, toute institution, toute puissance qui s'oppose à Sa Gloire...

 

Et c'est du sein de cette Vie Impérissable, sans cesse victorieuse du trépas, qu'Il vient à nous tous, dans tout Temple, Eglise, Maison où nous sommes et où Il est Lui-même, nous disant comme à Son Apôtre :

 

Avance ici ta main et la mets dans Mon Côté, et ne sois plus incrédule mais Croyant !...

 

C'est ici le miracle de Thomas !

 

C'est ce miracle transformé sans doute, s'accomplissant d'une manière différente : mais qui pourra dire qu'en se transformant il a perdu en réalité, en grandeur, en éclat, en démonstration saisissante !

 

Et quel est celle ou celui d'entre vous qui douteriez encore, à cette vue (car c'est ici une sorte de vue qui vous est accordée comme à l'apôtre) ne se sent pressé dans son cœur de s'écrier avec Thomas :

 

Mon Seigneur et Mon Dieu !...

 

Noble apôtre ! Nature droite et généreuse ! Ame sans feinte, sans détour, sans réserve intéressée !

 

Capable de douter, mais aussi capable de croire, lorsque la Lumière se fait dans son âme loyale !

 

Avance ici ta main, Lui dit Jésus, et lui-même avait dit :

 

si je ne mets la main dans son côté...

 

Mais il ne la met pas, il s'arrête plein de respect, il contemple les cicatrices profondes qu'ont laissées sur le corps de Son Maître les meurtrissures de la Croix...

Cela lui suffit, ses genoux fléchissent, son cœur déborde, et ses lèvres laissent échapper ce cri d'adoration :

Mon Seigneur et Mon Dieu !


 

Et le dernier à croire à la Résurrection du Sauveur, il est le premier à confesser de la manière la plus éclatante Son Absolue Divinité.

 

Toutes les paroles de Jésus s'éclairent à ses yeux de la lumière intense de cette heure féconde, il saisit le mystère de piété dans toute sa force, et il s'écrie de toute son âme, confondue et ravie :

 

Mon Seigneur et mon Dieu !

 

C'est en vain, en effet, qu'une exégèse sans profondeur (pour dire le moins) a voulu voir ici une sorte d'exclamation sans portée et sans signification précise.

 

Cette outrageante interprétation tombe devant les termes même du texte qui ne souffrent aucun équivoque :

 

Thomas répondit et Lui dit : (Vous l'entendez, Lui dit, dit à Jésus) Mon Seigneur et Mon Dieu !


C'est en vain encore, que la même exégèse cherche à éluder la portée de ce cri d'adoration en disant que Thomas, dans son trouble, n'est pas maître de choisir les expressions et dépasse dans un élan irréfléchi, sa propre pensée.

 

Mais si Thomas était hors de lui-même, Jésus ne l'était pas sans doute, et Jésus accepte pleinement, sans restriction aucune, cette appellation divine qui, si le Fils n'était pas Un avec le Père de substance et de nature, ne serait qu'un blasphème :

 

Mon Seigneur et Mon Dieu !

 

Heureux et béni quiconque sur la terre peut se joindre au cri d'adoration de l'apôtre, non seulement des lèvres, non seulement de l'intelligence, mais du cœur, de la conscience et de l'âme toute entière !

 

Heureux et béni quiconque sous l'attrait du Père, et sous l'onction de l'Esprit se prosterne aux pieds de Celui qui a été mort, mais qui est vivant aux siècles des siècles, en s'écriant avec l'Église de la terre et l'Église du ciel :

 

Mon Seigneur et mon Dieu !

Toutefois, là ne s'arrête pas la scène de notre texte, et nous ne devons pas nous arrêter non plus sans recueillir le dernier mot de l'entretien :

 

« Parce que tu as vu, Thomas, tu as cru. Bienheureux sont ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru ! »

 

Sachons-le bien !

 

Si Jésus dans Sa Condescendance, a bien voulu donner à Thomas les témoignages palpables qu'il lui demandait, s'Il consent à nous les donner en un sens et sous une autre forme à nous-mêmes, Il veut nous rappeler que la foi consiste au fond à se passer de ce genre de preuves ou plutôt à les dépasser, pour croire par des raisons d'un ordre supérieur, pour croire sur le Témoignage de la Parole de Dieu et sur les données de notre conscience, à Christ et aux réalités éternelles.

 

Si la foi trouve, par un côté, un appui jusque dans le monde visible et sur la scène de l'histoire, ses racines et ses vrais témoignages appartiennent essentiellement à l'ordre spirituel et moral.

Heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru !


Disons tout d'abord, que croire sans avoir vu, d'une vue personnelle et immédiate, est la condition inévitable de la foi dans un monde assujetti à la loi de l'espace et du temps.

 

C'est la condition de la foi dans le domaine historique, dans le domaine scientifique, tout aussi bien que dans le domaine religieux.

 

Si pour croire légitimement en Jésus-Christ, il faut l'avoir vu des yeux de sa chair, à quelle imperceptible minorité ne restreignerions nous pas le privilège de la foi chrétienne ?

 

Ce serait le restreindre à une seule génération vivant au temps de Jésus-Christ dans ce coin de terre qu'on appelait la Judée.

(Nota Refuge Protestant : Judée et non « palestine », nom donné plus tard pour signifier une région dont l’entité revendiquée de « peuple » aujourd’hui n’a pris son envol que vers les années 60 jusqu’à sous-entendre éhontément que Jésus était …palestinien… , « revendication identitaire» qui ne fut jamais réclamée sous la tutelle ottomane notamment, et encore moins lorsque Gaza faisait partie durant un temps à l’Egypte. De même pour Bethléem, qui historiquement, devrait faire partie intégralement d’Israël tout comme Hébron. Tout ceci n’empêche nullement l’Amour de Christ envers le peuple Arabe dans tout son ensemble, où Son Affection est et demeure tout autant que pour le peuple Juif, et la terre entière.)

 

 

Si pour croire légitimement en Jésus-Christ, il faut l'avoir vu des yeux de sa chair, à quelle imperceptible minorité ne restreignerions nous pas le privilège de la foi chrétienne ?

 

Et tous ceux qui avant les jours du Fils de l'homme ont contemplé de loin sa venue, ces Abraham, ces Moïse, ces Jacob, ces Daniel, qui du sein des siècles obscurs voyaient luire Son Jour et en avaient de la joie, tous ces Croyants de la première partie de la Bible, que nous considérons comme des héros, n'étaient que des insensés, ils n'avaient pas le droit, n'ayant pas vu le Christ, de croire et d'espérer en Lui !?!

 

Si pour croire légitimement en Jésus-Christ, il faut l'avoir vu des yeux de sa chair, à quelle imperceptible minorité ne restreignerions nous pas le privilège de la foi chrétienne ?

 

Et toutes celles et ceux de par le monde qui après Jésus-Christ se sont déclarés Ses Disciples et le seront jusqu'au dernier jour de la race humaine, ils n'ont pas non plus le droit de l'être parce qu'ils n'ont pas connu Christ selon la chair et n'ont pas assisté à Sa vie, à Sa mort et à sa résurrection !...

 

Qui pourrait soutenir un instant cette assertion absurde ?


Qui n'entend cette félicitation de saint Pierre aux Juifs de la dispersion :

 

« Vous croyez en Lui, quoique ne l'ayant point vu, vous L'aimez quoique ne Le voyant point encore, et en croyant vous vous réjouissez d'une joie ineffable et glorieuse. »

 

Heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru !

 

Il y a plus ; croire sans avoir vu est non seulement la condition de la Foi au point de vue du temps et de l'espace qui sont les conditions de la Vie, mais c'est encore l'Essence même de la Foi, c'est le fond même de sa nature.

 

Qu'est-ce que la foi si ce n'est une incessante victoire de l'invisible sur le visible, de l'esprit sur la chair, de l'éternité sur l'heure présente, de la Pensée de Dieu sur nos vaines pensées, et des réalités du ciel sur les réalités de la terre ?

 

Cet homme qui prie, que voit-il ?

 

Il ne voit ni le Dieu vers lequel monte sa prière, ni l'invisible chemin par lequel elle arrive à l'oreille du Tout-Puissant après avoir prié.

 

Il ne voit que la nuit, n'entend que le silence.

 

Il ne découvre le plus souvent dans les hommes et dans les choses aucune trace de la Réponse de Dieu à ses prières, parfois même il n'aperçoit dans le cours dés événements qu'une sorte d'ironie aux soupirs de son cœur.

 

Et pourtant il croit !

 

Il croit qu'aucun des cris de son âme ne se perd à travers l'espace, mais que tous parviennent au Trône de Dieu ; il croit que Son Dieu, Maître de l’histoire et des cœurs agit sur ces événements et sur ces cœurs en tenant compte de sa prière.

 

Il croit que du fond de sa chambre solitaire il peut « mouvoir la Main qui fait mouvoir le monde, » et il attend en paix l'exaucement du Père Céleste, sachant « que celui qui demande reçoit, que celui qui cherche trouve et qu'on ouvre à celui qui frappe. »

 

Bienheureux sont ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru !

 

Ce(tte) Chrétien(ne) qui après de longues angoisses a trouvé en Jésus-Christ la Paix et s'est senti renaître à une Vie Nouvelle sous le souffle de l'Esprit, que voit-il et que voit-elle ?

 

A-t-il pu, a-t-elle pu, comme la pécheresse dans la maison de Simon, se jeter aux pieds de Jésus-Christ, embrasser Ses Genoux Sacrés, lire Sa Grâce dans Ses Regards, entendre Sa Douce Voix lui dire :

 

Tes péchés te sont par-donnés ?...

 

Non.

 

Dans son cabinet de prière, sa chambre, son bureau, son champ, son atelier, que sais-je encore, aucune vision, aucune voix céleste, aucune présence visible de Christ !...

 

Et cependant il(elle) a senti son fardeau tomber au pied de la Croix, et à travers cette Bible qu'il(elle) presse sur son cœur, à travers les voiles de la chair et la distance de près de vingt, il(elle) a reçu de Son Sauveur invisible et Présent le Pardon et la Paix !

 

Jésus est devenu l'Hôte de son foyer, l'Ami de Son âme, et l'Esprit-Saint, invisible aussi, accomplit de jour en jour Sa Force dans son infirmité.

 

Bienheureux sont ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru !

 

Ce serviteur de Dieu qui défend au milieu d'une atmosphère remplie d'erreur la cause de la vérité, ce sera un Luther faisant retentir sa voix de tonnerre dans le ciel de l'Église, ce sera un pauvre missionnaire portant la Croix en pays reculé, ce sera un humble pasteur, un plus humble laïque prêchant fidèlement l'Évangile de Christ au sein d'une époque infidèle, que voit-il autour de lui ?

 

Des difficultés sans nombre, d'insurmontables obstacles, les puissances terrestres armées contre lui, le siècle qui le persécute ou qui le méprise.

 

Mais il a pour lui la Parole de Dieu qui ne passera point, il peut dire avec le géant de Worms :


« Mon Dieu ! Ma cause est Ta Cause »

 

Et il est invincible comme le furent des Calvin, Jean Hus et bien des hommes de Dieu !

 

Cet homme auquel Christ a mis au cœur une étincelle de Son Amour, ce sera un Vincent de Paul ramassant dans la neige de pauvres enfants-trouvés, ce sera un Wilberforce rêvant à quinze ans l'affranchissement des noirs, ce sera un Hermann Francke commençant avec quelques florins l'établissement d'une maison d'orphelins, ce sera quelque chrétien obscur voulant à tout prix se donner « à Christ dans les pauvres, » que voit-il autour de lui ?

 

Des sujets de découragement et de crainte, la ligue des égoïsmes, les impossibilités constatées par la prudence humaine.

 

Mais la charité de Christ le presse, il marche, il marche toujours à travers l'éloge ou le blâme, il brave tous les obstacles, il affronte toutes les résistances et des milliers d'enfants abandonnés trouvent des mères, et le plus honteux des trafics sera aboli après quatorze ans de lutte, et toutes sortes de misères matérielles et morales, seront abritées ou secourues, en attendant que le dernier jour révèle toute l'étendue d'une œuvre que la foi avait raison de poursuivre, car elle était l'Oeuvre de Dieu même.

 

Bienheureux sont ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru !


Ce chrétien qui veille avec angoisse au chevet de son bien-aimé, que voit-il ?

 

Des forces qui déclinent, la puissance de la mort qui se joue de tous nos soins, de tous nos efforts, de tous nos vœux, et qui semble remporter non seulement sur ce pauvre corps, mais sur l'âme elle-même son fatal triomphe ; un être chéri qui s'en va, qui s'en va peut-être au midi de la vie, et que le néant semble ravir à l'activité la plus nécessaire, à la tâche la plus sacrée...

 

Et pourtant, ô mon frère, ô ma sœur, qui entourez ce lit de mort, vous croyez et vous espérez !

 

Dans cette nuit de la dernière heure, vous avez entrevu une lumière, l'Amour d'un Dieu Sauveur ; dans ce silence vous avez entendu des harmonies célestes et vous savez qu'à travers le tragique mystère de la mort le Père s'est penché vers Son Enfant, le Rédempteur vers son Racheté pour lui dire :

 

Entre dans la joie de Ton Seigneur !

 

Quelques heures se passent, sombres et désolées entre toutes les heures, et vous allez déposer votre mort au champ du repos.

 

Là que voyez-vous ?

 

De lugubres cyprès, des monuments funèbres, tous les emblèmes de la mort et de la destruction ; à vos pieds une fosse étroite où ce que vous avez tant aimé va descendre, disparaître sous quelques pieds de terre...

 

« Et en voilà pour jamais ! »

 

O douleur, ô désespoir, ô victoire du sépulcre, qui semble sans retour !...

 

Mais non ! Vous croyez encore !

 

A travers les allées du champ du repos, vous vous rappelez la voix de l'ange qui disait dans le jardin d'Arimathée :

 

Ne le cherchez pas parmi les morts, mais parmi les vivants !

 

Vous avez entendu la voix du Divin Ressuscité Lui-même  :

 

Je suis la résurrection et la vie...et au delà des siècles vous contemplez un œil qui se rouvre, un visage aimé qui reparaît au sein d'une transfiguration glorieuse, une bouche qui chante le Nom Bien Aimé et Glorieux du Seigneur, mais qui prononce aussi le vôtre, une main qui presse votre main et que la mort ne glacera plus.

 

« O mort, où est ton aiguillon ! O sépulcre, où est ta victoire ? Grâces à Dieu, qui nous a donné la victoire par Notre Seigneur Jésus-Christ ! »

 

Ah ! nous pouvons le redire maintenant, avec une conviction reconnaissante :

 

Bienheureux sont ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru !

 

Oui, bienheureux, car cette Foi c'est notre lumière, c'est notre consolation, c'est notre espérance, et l'on peut bien dire avec Vinet, que sans elle « il faudrait mourir, mourir de douleur d'avoir été condamné à vivre. »

 

Oui, bienheureux, car cette Foi c'est notre inspiration, c'est notre titre de grandeur, c'est l'aile sublime qui nous soulève au-dessus de la poudre !


 

Oui bienheureux, car cette Foi par ses aspirations ardentes, par ses douloureux mais nobles efforts, par cette faim et cette soif qu'elle excite en nous, est la préparation la plus efficace à la vie et à la vue du ciel !

 

Ah ! Qui dira, après tant de luttes contre les bornes étroites du monde visible, après ce regard intense à travers le verre obscur, après ces longs soupirs, après cette rude ascension vers Dieu et vers la Lumière, qui dira le rassasiement de notre âme transportée tout à coup dans cette Lumière elle-même, et contemplant, sous le rayonnement des célestes clartés, toutes les Voies de Dieu justifiées, toutes les contradictions levées, tous les problèmes résolus, toute erreur confondue, toute Vérité Triomphante, toute vaine gloire évanouie comme une fumée et Dieu Seul Glorifié, toute œuvre entreprise hors de Christ ou contre Lui mise à néant, tout ce qui a été fait en Lui et pour Lui, Eternel, Impérissable, et couronné d'une magnifique récompense !

 

Qui dira notre indicible félicité, lorsque nous Te verrons Toi-même, Ô Notre Sauveur, Toi qui T'es approché de nous dans le silence de notre cabinet, notre chambre, notre champs, dans la majesté de Tes Temples, dans le mystère de la Cène, Toi aux pieds duquel nous avons prié, pleuré et espéré ; Toi dont la Main nous a soutenus dans nos tentations et dans nos douleurs et dont le Sein nous recueillera à l'heure suprême.

 

Oh ! Qui dira la plénitude de notre bonheur, lorsque nous Te contemplerons enfin face à Face, et que Te voyant tel que Tu es, nous Te serons semblables !

 

Mes frères et mes soeurs, mes bien-aimés frères et soeurs, comprenons le prix de notre très sainte foi !

 

Allons la retremper autant que nous le pouvons dans la communion de Christ mort et Ressuscité !

 

Marchons à son obscure mais précieuse clarté à travers les ténèbres de ce monde, et que, selon la parole de Lobstein « la joie de croire nous suffise en attendant la joie de voir. »


 

Amen,

 

 

 

 

Ernest Dhombres,

Pasteur Protestant Réformé


 


 



 

Thomas et  la Résurrection de Jésus-Christ (Dernière  partie)

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Thomas et  la Résurrection de Jésus-Christ (Dernière  partie)

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 16:24
Le repos

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Marc 6, 30-32 ; 2 Samuel 7, 18-29

 

Notre Seigneur est sensible aux besoins des siens.

 

C'est ce que nous voyons, par exemple, lorsque Jésus conduit ses disciples dans un lieu désert pour prendre un peu de repos, à l'écart des allées et venues de la foule.

 

« Venez à l'écart vous-mêmes dans un lieu désert, et reposez-vous un peu. »

 

Quel beau témoignage de Ses Soins !

 

Mais il n'y a pas seulement le repos extérieur.

 

Le Seigneur veut que les siens soient fortifiés et enrichis intérieurement, que leur âme respire.

 

La communion avec Lui est particulièrement importante dans de tels moments.

 

C'est ce que David avait compris.

 

S'il a su se réfugier dans le coeur de Dieu au temps de la détresse, ainsi qu'en témoignent beaucoup de ses psaumes, nous le voyons aussi, lorsqu'il est confondu par la Bonté et la Grâce de Dieu, s'approcher de Lui pour y reposer son coeur.

 

« Et le roi David entra et s'assit devant l'Éternel, et dit : Qui suis-je, Seigneur Éternel ! Et quelle est ma maison, que tu m'aies amené jusqu'ici ? » (2 Samuel 7, 18).

 

Dieu venait de lui donner, par le prophète Nathan, de merveilleuses promesses pour lui-même et pour sa descendance, jusque dans un avenir lointain.

 

David s'assied devant l'Éternel.

 

Cette fois-ci, il ne s'agit pas de demandes ou de requêtes que l'on présente à genoux, mais de communion.

 

David veut partager avec Dieu ce qui touche son coeur, avoir un tête-à-tête avec Lui.

 

Dieu avait parlé à David par le prophète, et maintenant David parle à Dieu.

 

« Qui suis-je, Seigneur Éternel ! »

 

Cette estimation de lui-même glorifie Dieu.

 

En même temps, elle honore David, car il donne toute Gloire à Dieu.

 

Tout désir, toute aspiration, même les meilleurs, sont apaisés.

 

Le coeur ne jouit plus que de la Grâce de Dieu.

 

Il se repose.

 

David poursuit :

 

« C'est pourquoi, Éternel Dieu ! Tu t'es montré grand, car il n'y en a point comme Toi, et il n'y a point de Dieu si ce n'est Toi, selon tout ce que nous avons entendu de nos oreilles » (v. 22).

 

Telle est l'appréciation de David à l'égard de Dieu, sa vision de Dieu.

 

Le fondement de cette appréciation remonte loin en arrière dans le temps.

 

« Tout ce que nous avons entendu de nos oreilles » implique au moins la puissante délivrance d'Israël de l'Égypte, cette délivrance qui avait été « entendue » même parmi les païens idolâtres et les avait effrayés (Josué 2, 10).

 

Toutefois, la pensée de David englobe aussi sans doute l'appel d'Abraham et le choix de sa descendance comme peuple de Dieu, ainsi que la gloire du Dieu Créateur, qui de tout temps a été proclamée oralement.

 

Puis, de Dieu, les pensées de David vont vers le Peuple de Dieu :

 

« Et qui est comme ton peuple, comme Israël, seule nation sur la terre que Dieu soit allé racheter, afin qu'elle lui soit un peuple... et pour opérer en leur faveur cette grande chose, et des choses terribles pour ton pays » (v. 23).

 

Celui qui a des pensées élevées à l'égard de Dieu a aussi des pensées élevées à l'égard du peuple de Dieu et ceci sur l'arrière-plan de pensées humbles quant à lui-même.

 

Cela nous amène à nous demander quelles sont nos pensées au sujet de nous-mêmes, de Dieu et de son Peuple.

 

« Qui suis-je... que Tu m'aies amené jusqu'ici ? »

 

Il n'y a pas beaucoup à dire à ce sujet.

 

Tout est Grâce, tout est Miséricorde, rien n'est à porter à notre crédit si nous sommes arrivés jusqu'ici.

 

Mais vivons-nous et agissons-nous vraiment dans un tel sentiment ?

 

Et sous quel angle voyons-nous Notre Seigneur ?

 

Dans la parabole de Matthieu 25, l'esclave auquel il a été donné un seul talent dit :

 

« Maître, je te connaissais, que tu es un homme dur » (v. 24), et il prouvait par là qu'il ne Le connaissait pas du tout.

 

Evidemment, aucun d'entre les Chrétiens ne pourra se voir dans cet esclave ; sa fin ayant été « les ténèbres de dehors », ce qui ne peut arriver à aucun croyant racheté par le Don Ineffable de Christ Notre Sauveur à la croix.

 

Non, un tel Seigneur n'est pas un « homme dur » !

 

Cela ne devrait-il pas imprégner de façon plus marquée nos pensées et nos paroles à Son Sujet ?

 

Combien facilement arrive-t-il qu'en face des insuffisances et des difficultés, la pensée de l'Amour de Dieu pour gagner les coeurs, de Sa Grâce et de Sa Puissance, passe à l'arrière-plan !

 

Donnons nous une image sombre de Dieu ? Y-a-t-il  voile sur notre témoignage ? 

 

De quoi parlons-nous ? De persévérance, d'obéissance, de discipline saine et sainte... ?

 

Bien sûr, nous avons tout lieu de nous humilier là où nous avons manqué, mais l'humiliation, si nécessaire soit-elle, ne donne en elle-même aucune force ; c'est la joie dans le Seigneur qui est notre force (cf. Néhémie 8, 10).

 

N'oublions pas que le coeur du prophète Élie, dans un moment de crise, n'a été gagné ni par la tempête, ni par le tremblement de terre, ni par le feu, mais par la « voix douce, subtile » (1 Rois 19, 11, 12).

 

Et maintenant, en ce qui concerne l'Eglise, il n'y a aucune vision plus élevée que celle-ci :

 

Dieu s'est acquis Son Peuple « par le sang de Son Propre Fils » (Actes 20, 28).

 

Son Fils Bien-Aimé, le don qu'Il a consenti pour acquérir chaque homme et femme est la mesure de l'estimation qu'Il fait d'eux, du prix que chacun(e) a pour Lui.

 

Gardons aussi toujours à la mémoire que « mon frère » et « ma soeur » est « celui et celle pour lequel Christ est mort » (Romains 14, 15).

 

Quel lien noble et sain pour unir tous les croyants !

 

Amen,

 

 

 

E.E. Hücking,

 

Le repos

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Le repos

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 14:45
Dieu Notre Rempart

« Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui se trouve toujours dans la détresse. » Psaume 46:2 

 

Le ton défiant et vigoureux de ce Psaume suggère une date de composition proche d’une période de troubles ou de grave crise nationale, même si la nature de celle-ci ne nous est pas précisée.

 

Pourtant, quelle actualité que celle de cette « confession de foi »!

 

Elle reste actuelle pour notre époque, pour cette « fin des temps ».

 

Elle n’est nullement le fruit d’une piété « in vitro », d’une théologie pour « initiés », mais d’une connaissance droite et pratique de Dieu, de Sa Nature et de Son Action.

 

Dieu se manifeste comme Celui qui monte d’un sommet vers l’autre.

 

Son pouvoir et Son Autorité s’étendent au-dessus de la nature, au-dessus de l’assaut de ses ennemis, au-dessus du monde en guerre.

 

Toute sécurité véritable se trouve auprès de lui.

 

Non pas en partie en Lui et en partie ailleurs, mais exclusivement en Lui.

 

Avec Lui, les eaux cessent de devenir des flots menaçants et dévastateurs pour se transformer en fleuves de vie.

 

Sion et Jérusalem sont choisies par Dieu.

 

La Cité de Dieu est l’un des thèmes prédominants de tout l’Ancien Testament.

 

Elle préfigure et annonce Jérusalem la nouvelle, la céleste.

 

En tant que demeure de Dieu, et non de manière intrinsèque, Jérusalem est forte, et son importance est ici soulignée.

 

La victoire, présente dans un combat décisif, est l’avant-goût de la victoire finale ; celle dont l’auteur inspiré offre la vision glorieuse.

 

La guerre s’arrêtera au milieu d’un pays dévasté et désarmé.

 

Aussi, l’exhortation se fait-elle entendre :

 

« Arrêtez et reconnaissez que je suis Dieu; je domine sur les nations, je domine sur la terre. »

 

Et comme partout sur les pages du Livre, la fin en vue n’annonce pas un simple espoir humain, mais la Gloire même de Dieu.

 

Il est avec nous (Emmanuel), tel un rempart.

 

 

PRIÈRE

Mes yeux verront la délivrance

Que mon Sauveur m’accordera.

Aussi mon cœur, plein d’assurance,

En l’attendant s’affermira.

Amen. 

 
 
 

Aaron Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 
 
 
 
 
 
 
 

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Source :

Perspectives Réformées, aujourd'hui devant Dieu

http://www.ressourceschretiennes.com/

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 13:32
Les regards vers Notre Père Céleste

 

Ézéchias avait été atteint d'une maladie qui mettait sa vie en péril.

 

À la pensée de la mort, il avait pleuré et s’était lamenté.
 
Il avait gémi «comme une colombe» tandis qu'il exprimait sa plainte.
 
Aussitôt après, il avait trouvé du repos, et il rapporte ce que le Seigneur avait dit et accompli pour son bien.
 
Dieu Lui-même est la ressource de l’enfant de Dieu en tout temps.
 
Il est Le Refuge pour qui est éprouvé et troublé, en tout lieu ou pays.
 
Le roi fut guéri, et il nous livre les pensées secrètes qui traversèrent son esprit durant sa maladie.
 
Quelle leçon avait-il apprise !
 
Ce qui était mort et ténèbres fut changé en vie et en lumière par la Main de Celui qui avait dit autrefois : «Que la lumière soit», et la lumière fut.
 
«Par ces choses»: les choses qui parlent si clairement du caractère passager de tout ce qui est «sous le soleil».
 
«Par ces choses»: les choses qui montrent que tout ici-bas est instable, ce qui élève nos pensées de plus en plus vers le royaume inébranlable, vers notre demeure éternelle avec Lui dans les cieux.
 
«Par ces choses»: les choses qu’emploie Notre Dieu pour nous tourner vers Lui-même, de sorte qu'Il puisse nous bénir dans Son Grand Amour pour nous.
 
Il est rare, lorsque soufflent les vents du midi, ceux de la prospérité physique et matérielle, que ce soit pour notre avantage. 
 
C'est le plus souvent les vents déchaînés du nord, ceux de l’adversité et de l'épreuve, qui
sont véritablement pour notre profit.
 
Mais d'une façon ou de l'autre, nous pouvons savoir que tout va bien.
 
Prenons l'exemple de cette belle petite histoire de ce simple agriculteur Chrétien.
 
Il avait construit une nouvelle grange, au-dessus de laquelle il avait placé une girouette, et sous cette girouette, il avait écrit:
 
«Dieu est Amour».
 
Quand tout fut terminé, il s’aperçut que quelques-uns de ses voisins étaient prêts à plaisanter et à le taquiner.
 
L’un deux dit:
 
«Voulez-vous dire que l'amour de Dieu est aussi changeant que le vent» ?
 
«Non, naturellement» ! répondit-il,
 
«mais je veux dire ceci : Dieu est Amour, de quelque côté que souffle le vent».
 
Nous sommes heureux de connaître cette vérité et de pouvoir dire :
 
«Réveille-toi, nord, et viens, midi; souffle dans mon jardin, pour que ses aromates s'exhalent !»
(Cantiques 4:16).
 
Ceci sera «vraiment la vie» d'être pour Son plaisir, ici-bas.
 
Les pleurs sont doux, et la tempête est bonne qui nous conduit plus près de la Maison.
 
Ami(e) Chrétien(ne), ne l'oublions pas.
 
Amen,
 
 


















 

 

 

 

 

Bible

Croix Huguenote

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 13:14
Urgent besoin d'un avocat

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Vous avez besoin d’un avocat !  

 

Comment est-ce possible ? vous demandez-vous peut être en souriant. 

 

Je n'ai pas commis de crime. Je n'ai pas été contacté par l'Agence du revenu ni poursuivi en justice par qui que ce soit. De plus, vous ne me connaissez même pas. Que voulez-vous dire quand vous dites que j'ai besoin d'un avocat ?

 

Évidemment, les gens peuvent avoir besoin d'un homme de loi pour plusieurs raisons.

 

Nous avons parfois besoin d'un notaire pour écrire un testament ou pour nous aider à effectuer une transac­tion immobilière.

 

Dans d'autres cas, une personne peut avoir besoin d'un avocat pour la défendre suite face à un crime, délit, etc...

 

Bien enten­du, une personne peut aussi être réellement coupable d'un crime et avoir besoin d'un avocat qui l'aidera dans ses démarches à l'intérieur du système judiciaire.

 

Dans un monde imparfait où justice n'est pas toujours faite, des avocats habiles peuvent même obtenir l'acquitte­ment d'une personne coupable.

 

Mais ici, la raison ultime pour laquelle vous avec besoin d'un avocat, c'est que vous êtes coupable de choses pour lesquelles vous ne serez jamais inculpé par le système judiciaire hu­main.

 

De plus, il n'est pas possible que vous soyez acquitté.

 

Impos­sible !

 

À moins d'engager l'avocat que je vous recommande.

 

Paradoxalement, cet avo­cat n'entrera pas en contradiction avec la justice pour vous défendre.

 

Aucun autre avocat dans l'univers ne peut vous défendre contre ces accusations.

 

Alors ? Quelles accusations?, demanderez-vous.

 

La Bible, qui est la Parole infaillible de Dieu, nous enseigne que tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu (Ro­mains 3:23). 

 

Il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul. (Psaume 14:3).

 

Si vous êtes de ceux qui ne croient pas en Dieu et qui ne pensent pas que la Bible soit Sa Pa­role, écoutez ce qu'il dit : 

 

L'insensé dit en son cœur: Il n'y a point de Dieu! (Psaume 14:1).

 

La création de Dieu, dans la­quelle vous vivez, de même que votre propre existence - autre­ment dit, toute la réalité créée - révèlent que le Dieu de la Bible est le Dieu Vrai et Vivant. 

 

Car ce qu'on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, car Dieu le leur a mani­festé. En effet, les perfections invi­sibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité se voient fort bien depuis la création du monde quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables. (Ro­mains 1:19-21).

 

En fait, d'une manière ou d'une autre, nous avons tenté de passer notre vie entière à réprimer cette réalité.

 

La loi de Dieu, résumée dans les dix commandements, nous en­seigne ceci : 

 

Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force et Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Marc 12:30-31).

 

De plus, nous avons un sens inné du bien et du mal, car nous avons été créé à l'image de Dieu.

 

Romains 2:15 enseigne que notre conscience est toujours en train de débattre si ce que nous sommes en train de faire ou de ne pas faire est bien ou mal.

 

Impos­sible d'y échapper.

 

D'un autre côté, l'homme re­garde à ce qui frappe les yeux, mais l'Éternel regarde au cœur (1 Samuel 167).

 

Dieu, par Sa Parole, juge des sentiments et des pensées de coeurIl n'y a aucune créature qui soit invi­sible devant lui; tout est mis à nu et terrassé aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte." (Hébreux 4:12-13).

 

Ainsi, aucune trace d'or­gueil, aucune convoitise, aucune trace de haine dans le cœur ne passe inaperçue devant Dieu.

 

Il nous connaît entièrement.

 

Il a cons­cience et connaissance entière de chacune de nos pensées, de nos paroles et de nos actions égoïstes ou d'apparence philantropique.

 

Quel que soit le bien qui est fait en dehors de Dieu, il ne sera jamais suffi­sant pour compenser la culpabi­lité, et même le bien qui peut certainement être accompli n'est pas fait par amour pour Dieu.

 

La loi de Dieu est la norme de l'Amour réel et de la Justice véritable.

 

Elle a été donnée afin que toute bouche soit fermée et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu (Ro­mains 3:19).

 

Au jour du jugement, au jour où, selon mon Évangile, Dieu jugera par le Christ-Jésus les actions secrètes des hommes (Ro­mains 2:16), il n'y aura aucune excuse, aucune exception, car nous savons ce que Dieu exige et le refus volontaire de Lui obéir.

 

Mais, parce que Dieu, dans Son Incommensurable Sainteté, est rempli d'un Amour Parfait, Il n'a pas abandonné les êtres humains dans cette situation désespérée. 

 

Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle. (Jean 3:16).

 

La Bible enseigne que Dieu le Père a fourni un Avocat à tous ceux qui se détournent de leurs péchés, confessent leur culpabilité et le supplient de leur accorder Sa Miséri­corde.

 

Il nous est dit en 1 Jean 2:1-2: Mes petits enfants, je vous écris ceci afin que vous ne péchiez pas. Et si quelqu'un a péché, nous avons un Avocat auprès du Père: Jésus-Christ Le Juste. Il est Lui-même victime ex­piatoire pour nos péchés.

 

Le mot "avocat" employé dans ce texte signifie défenseur ou conseiller. 

 

Chacun de ces mots est un synonyme d'avocat. 

 

Jésus-Christ est l'Avocat tout a fait unique en son genre du fait qu'Il a Lui-même payé la punition pour la culpabilité de chacun de ses clients.

 

Le Juste Juge l'a nommé pour accomplir ce travail, afin que la Justice soit maintenue.

 

Pas même l'avocat le plus droit, le plus vertueux, ne ferait cela pour un client.

 

Quelle magnifique démons­tration de l'amour de Dieu !

 

Le Fils éternel de Dieu a entièrement revê­tu la nature humaine à l'excep­tion toutefois du péché.

 

Il est venu dans ce monde vivre une vie Par­faite d'Amour et de Vérité.

 

Puis, Il est mort pour satisfaire la Justice de Dieu.

 

C'est une nouvelle inimagi­nable, pourtant elle est vraie !

 

Au jour du jugement, agirez-vous follement en essayant de vous défendre vous-même devant le Dieu Tout-Puissant ou bien accepterez-vous le Seul Avocat que Dieu a désigné pour plaider la cause des pécheurs ?

 

Aucun autre avocat ne parviendra à accomplir cette tâche, lorsque ce jour terrible arrivera.

 

Vous pouvez engager ce merveil­leux Avocat dès aujourd'hui, sans aucun frais, gratuitement, en vous détournant de vos péchés, en les confessant honnêtement à Dieu et en mettant votre confiance en Jésus-Christ.

 

Priez simplement : 

 

Seigneur, je suis un pécheur. J'ai besoin d'un avocat. Je n'ai rien à t'apporter de bon, je t'en prie, pardonne mes péchés, change mon cœur et sois mon Seigneur et Sauveur.

 

Si c'est là votre prière sincère, vous êtes alors pardonné et vous êtes devenu un disciple de Jésus-Christ.  

 

Vous joindrez alors Son Peuple dans son Église, là où la Bible, sa Parole Infaillible, se trouve être fidèlement prêchée et mise en pra­tique.

 

Jésus dit: Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix et qu'il me suive. (Matthieu 16:24).

 

 

Amen,

 

 

Gregory Reynolds,

Urgent besoin d'un avocat

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Urgent besoin d'un avocat

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Source : Foi & Vie Réformées

 

 

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 11:20
Bienheureux celui qui, sondant la Bible, découvre Son Sauveur par Charles Spurgeon,

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"Vous sondez les Ecritures" Jean 5-39

 

Le mot grec traduit par sondez implique une recherche précise, diligente et attentive, telle que feraient des hommes qui recherchent de l'or ou des chasseurs quand ils traquent le gibier.

 

Nous ne devons pas nous contenter de lire superficiellement un chapitre ou deux mais, avec la lampe de l'Esprit, nous devons chercher résolument le sens caché des mots.

 

La Sainte Ecriture exige qu'on la sonde.

 

Une grande partie de ses enseignements ne se communique qu'au moyen d'une étude attentive.

 

Il y a du lait pour les bébés, mais aussi de la viande pour les hommes forts.

 

Les Rabbins disaient avec sagesse que chaque mot, oui, chaque trait même, de l'Ecriture renferme une montage de matière.

 

Tertullien s'exclamait pour sa part :

 

"J'adore la plénitude des Ecritures !".

 

Personne ne tirera profit du Livre de Dieu en se contentant de simplement glisser à sa surface.

 

Nous devons creuser et percer jusqu'à ce que nous obtenions le trésor caché.

 

La porte de la Parole ne s'ouvre qu'avec la clé d'une recherche diligente.

 

Les Ecritures méritent une telle recherche.

 

Il s'agit des écrits de Dieu, qui portent la marque et l'imprimateur divins.

 

Qui osera les traiter avec légèreté ?

 

Celui qui les méprise agit en fait de la sorte envers le Dieu qui Les a écrites.

 

Que Dieu garde chacun de nous de traiter Notre Bible de manière à ce qu'elle devienne un témoin à charge contre nous au grand jour des comptes.

 

La Parole de Dieu récompense la recherche.

 

Dieu ne nous invite pas à passer au tamis une montagne de poussière où se serait égaré, ici et là, un grain de blé.

 

La Bible est du blé battu et il nous suffit d'ouvrir la porte du silo pour le trouver.

 

L'Ecriture prend de l'ascendance sur celui et celle qui l'étudie.

 

Elle regorge de surprises.

 

Grâce à l'instruction du Saint Esprit, elle brille d'une splendeur de Révélation devant l'oeil de celui ou celle qui la sonde, comme un immense temple pavé d'or ouvragé et couvert de rubis, d'émeraudes et de toutes sortes de pierres précieuses.

 

Aucune denrée ne ressemble à la provision de la Vérité Biblique.

 

Enfin, les Ecritures révèlent Jésus :

 

"Ce sont elles qui rendent Témoignage de Moi". (Jean 5-39)

 

On ne peut employer aucune motivation plus puissante que celle ci pour exhorter les lecteurs et lectrices de la Bible.

 

Celui ou celle qui trouve Jésus Christ trouve la vie, le ciel et toutes choses.

 

Bienheureux(se) celui ou celle qui, sondant Sa Bible, découvre Son Sauveur.

 

Amen,

 

 

 

 

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Réformé Baptiste

 

 

 

 

 

 

 

Bienheureux celui qui, sondant la Bible, découvre Son Sauveur par Charles Spurgeon,

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Bienheureux celui qui, sondant la Bible, découvre Son Sauveur par Charles Spurgeon,

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 11:19
Patiente condescendance de Christ Notre Sauveur par Charles Spurgeon,

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"Jésus se mit à laver les pieds des disciples."

Jean 13-5

 

Le Seigneur Jésus aime les Siens tellement que, chaque jour, Il agit pour eux de manière très analogue à ce qu'Il fit quand Il lava les pieds poussiéreux de Ses disciples.

 

Il accepte leurs actions les plus pauvres ; Il ressent leurs plus profonds chagrins ; Il entend leurs plus faibles désirs et Il pardonne toutes leurs transgressions.

 

Il est toujours Leur Serviteur, tout autant que Leur Seigneur et Maître.

 

Il n'accomplit pas seulement des oeuvres Majestueuses pour eux, comme agir en Souverain Sacrificateur et porter sur Sa Poitrine le pectoral aux joyaux précieux et brillants, ou se tenir en Intercesseur et plaider pour eux.

 

Il passe aussi au milieu de Son Peuple, dans l'humilité et la patience, revêtu d'un linge et portant le bassin d'eau.

 

Il agit ainsi quand, jour après jour, Il nous purifie de nos infirmités et de nos continuels péchés.

 

La nuit dernière, quand vous vous êtes agenouillé devant le Seigneur, vous avez tristement confessé qu'une grande partie de votre conduite n'avait pas été digne de votre profession de foi.

 

Et, le soir suivant, il vous faut vous lamenter à nouveau d'être retombé dans les mêmes folies et les mêmes péchés d'où la Grâce spéciale de Dieu vous a secouru il y a si longtemps.

 

Pourtant, Jésus use d'une grande Patience envers vous.

 

Il écoute cette fois encore votre confession de péché.

 

Il vous dit :

 

"Je le veux, sois pur."

 

De nouveau, Il applique le sang de l'aspersion, parle de Paix à votre conscience et vous débarrasse de toute tache.

 

Christ accomplit une Grande Action d'Amour Eternel quand Il absout une fois pour toutes le pécheur et le fait entrer dans la Famille de Dieu.

 

Mais, quelle Patiente Condescendance le Sauveur manifeste quand, avec Grande Longanimité, Il supporte les folies si souvent répétées de Son disciple rebelle.

 

Chaque jour et chaque heure, Il lave les multiples transgressions de Son Enfant errant Bien Aimé !

 

Il est parfois merveilleux d'éteindre un fleuve de rébellion, mais il est vraiment Divin d'endurer la continuelle répétition des offenses, de supporter l'épreuve perpétuelle de la Patience !

 

Alors que nous trouvons le Réconfort et la Paix dans cette Purification quotidienne de Notre Seigneur, Son Influence logique sur nous sera d'accroître notre vigilance et d'attiser notre désir pour la Sainteté.

 

Amen,

 

 

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Réformé Baptiste

 

 

 

 

Patiente condescendance de Christ Notre Sauveur par Charles Spurgeon,

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Patiente condescendance de Christ Notre Sauveur par Charles Spurgeon,

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 10:45
Eternel ! Ta Parole est établie à toujours dans les cieux

Eternel ! Ta Parole est établie à toujours dans les cieux. (Psaume 119.89)

 

La Bible contient la Pensée de Dieu ; elle montre l'état de l'homme et indique le chemin du Salut ; elle annonce la condamnation des pécheurs et procure le bonheur aux Croyants.

 

Ses doctrines sont Saintes, ses commandements Impératifs, ses histoires Vraies, ses décisions Immuables.

 

Lisons la pour être instruit(e), croyons la pour être sage, et pratiquons la pour être sanctifié(e).

 

Elle contient la Lumière pour nous diriger, la nourriture pour nous soutenir et le réconfort pour nous encourager.

 

C'est la carte du voyageur, le bâton du pèlerin, la boussole du pilote, l'épée du soldat et la règle de vie du Chrétien.

 

Le ciel y est ouvert et les portes de l'enfer sont signalées.

 

Christ est Le Grand sujet de la Bible, notre bien est Son Intention, et la Gloire de Dieu Son But.

 

Elle devrait meubler notre mémoire, gouverner notre coeur et guider nos pas.

 

Ce Livre me connaît. N'est ce pas là l'inspiration ?

 

Il me révèle ce que Dieu est, et ce qu'Il a fait pour moi.

 

Il nous dit :

 

"Recevez avec douceur la Parole implantée, qui a la puissance de sauver vos âmes." (Jacques 1.21).

 

Entretenons nous avec la Parole de Dieu, qu'elle soit Notre hôte Bienvenu.

 

Vivons avec elle.

 

Ouvrons à la lecture toute grande et avec confiance l'entrée de notre âme car nous reconnaîtrons à chaque fois que la Parole de Dieu éclaire véritablement en toute circonstance.

 

Obéissons à ses commandements et nous verrons encore que la Parole de Dieu est d'une pureté infinie.

 

Faisons de ses témoignages nos délices, et ils deviendront nos fermes et sûrs conseillers.

 

Mangeons la Parole, et elle deviendra l'allégresse et la joie de nos coeurs (Jérémie 15.16).

 

Amen,

 

 

 

MDC

 

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 13:56
Notre pain de ce jour

Exode 16

 

Les histoires bibliques de l’Ancien Testament ont été écrites pour notre instruction ; c’est l’une de celles-ci que vous pourrez lire dans Exode 16, auquel j'invite à votre méditation.

 

Lorsque le peuple de Dieu fut conduit par Sa Main Puissante en dehors du pays de l’abondance et de la sécurité matérielle, loin des dépôts de provisions, il dut comprendre pour la première fois que la liberté et la grâce de Dieu étaient des dons vraiment étonnants.

 

Israël ne s’était habitué à l’idée exaltante de se libérer du joug ennemi que grâce au courage de Moïse, à l’époque d’Aaron, et grâce surtout aux actes puissants et extraordinaires de Dieu.

 

Par la suite, cette idée s’est transformée en un plan pratique et réaliste.

 

Les Israélites ont pris des mesures pour subvenir à leur subsistance matérielle dans le désert.

 

Ils ont établi une planification économique ; ils se sont fait accompagner par leurs troupeaux de gros et de menu bétail ; ils ont emporté l’or et l’argent du pays qu’ils fuyaient donné par les Egyptions eux mêmes ; ils se sont abondamment pourvus pour être à l’abri du besoin, tout au moins pour quelques semaines.

 

Après la traversée de la Mer Rouge, ils se sont mis en route pour le désert.

 

Mais tous ces plans, ainsi que leurs provisions n’ont duré que quelques semaines.

 

À peine six ! (Le quinzième jour du deuxième mois après leur départ).

 

Alors, soudain, ils ont découvert que tout leurs stocks de provisions avaient fondu comme du beurre au soleil !

 

Ils étaient maintenant même dépourvus de la "précaire stabilité" de la vie en Égypte, et à vue humaine ils ne pouvaient espérer trouver aucune ressource.

 

Ils se sont mis à regretter alors le pays abandonné et son aisance matérielle.

 

Devant leurs yeux s’étend le désert, vaste, aride, effrayant.

 

Ils y sont comme des nomades dressant leurs tentes devant l’imposant Sinaï, et dans leurs mains ils ne tiennent qu’une promesse, promesse immatérielle, insaisissable.

 

Elle leur dit que Dieu est leur Dieu et qu’ils sont Son peuple.

 

Mais peut-on manger une promesse, même si elle s’appelle Alliance de grâce ?

 

Ainsi, arrivé au bout de sa prudence et des mesures de précaution qu’il avait prises à son départ, Israël découvre qu’être le Peuple de Dieu veut dire vivre au jour le jour.

 

Non pas par des suppléments dans les bagages, mais de Sa Seule Grâce.

 

Être le Peuple de Dieu signifie se nourrir uniquement de La Promesse de Dieu.

 

Ayant terminé leurs réserves de nourriture, ces pèlerins du désert ont dû s’arrêter, rester immobiles comme des statues et regarder perplexes, à travers une toute petite et étroite ouverture, vers un lointain et inquiétant avenir : l’avenir que Dieu leur promettait.

 

Il n’est donc pas étonnant que ces hommes aient murmuré.

 

C’était pour eux une expérience douloureuse et terrible.

 

Nous les comprenons.

 

Nous autres humains, nous voulons compter toujours sur quelque chose de palpable, de concret, de matériel…

 

Contre les provisions de six semaines, les Israélites n’ont maintenant que la certitude de manger pour une journée.

 

La manne venait chaque jour, mais une seule fois par jour.

 

Peut-être la pensée inquiétante que la famine pouvait s’abattre sur eux en poussa quelques-uns à ramasser de la manne pour deux jours, d’autres pour trois…

 

Ils tentaient d’assurer par eux-mêmes leur survie, de dépendre de leur prévoyance.

 

Mais la nourriture ainsi ramassée ne dure pas longtemps.

 

Ceux qui ont ramassé pour l’avenir l’ont vite compris, car les vers ont découvert ce surplus, ce rab, et l’ont détruit.

 

La fraîcheur de ce pain du désert ne durait pas plus d’un jour, mais il tombait fidèlement chaque jour, et cela durant très, très longtemps.

 

Ceux qui avaient ramassé pour l’avenir ont vite appris que l’avenir de Dieu ne dépend pas de leurs soucis ni de leurs mesures, et encore moins de leur bon sens.

 

Si le pain pour le deuxième jour était détruit, ce deuxième jour voyait se renouveler dès le matin une nouvelle provision et ainsi de suite, chaque jour, selon la promesse.

 

Le pain que Dieu nous donne, le pain du désert, le pain de l’Alliance, le pain de Pâques, le pain de la communion, est toujours un signe d’un avenir illimité et éternel, de l’Intérêt et de l’Amour Constant que Dieu nous porte.

 

Dieu ne tient pas compte de nos soucis, mais Il nous réserve quand même des surprises.

 

Il ne donne que pour la journée, mais Il répète Son Offre jour après jour.

 

Le pain de la communion ne dure qu’un instant, mais dans ce court instant est contenu tout notre avenir.

 

Ceux qui voudraient le prolonger indéfiniment se rendent compte que le pain s’altère et qu’il serait aussi immangeable que la manne rassise et pleine de vers.

 

On ne peut disposer de Dieu et contrôler Ses dons.

 

C’est Lui qui les contrôle.

 

Lorsque notre situation se dégrade et nous cause des soucis, santé défaillante, dévaluation de la monnaie, une situation économique précaire, la crainte d’agitations sociales et politiques ou même le danger de guerre, nous sommes assurés que Dieu nous accordera l’essentiel si notre confiance est placée en Lui.

 

Ce qui compte c’est Sa Providence, qui nous nourrira jour après jour.

 

Lorsque nos forces nous sembleront insuffisantes, soyons assurés que Dieu les renouvellera chaque jour, afin que nous soyons capables d’accomplir les tâches qu’Il nous confie.

 

Il en est ainsi pour la marche dans la foi.

 

Là aussi, les grâces de Dieu ne s’emmagasinent pas.

 

Nous n’avons pas à nous fier uniquement à une expérience du passé ; il faut la renouveler chaque jour.

 

Le Pardon de Dieu doit être renouvelé à chaque faute.

 

La prière doit devenir une pratique quotidienne.

 

La lecture de Sa Parole une nourriture reçue chaque matin.

 

Notre conversion à Dieu une conversion journalière dans le zèle et l’obéissance.

 

Aujourd’hui et chaque jour, nous pouvons compter sur Dieu, en dépit des apparences.

 

Nous aurons donc à prier chaque jour :

 

« Que ton règne vienne. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. »

 

Le règne de Dieu est proche, et son pain renouvelé chaque jour.

 

Amen,

 

Aaron Kayayan,

Pasteur Réformé 

 

 

 

 

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Source : www.ressourceschretiennes.com

 

 

 

 

 

 

Le pasteur Aaron Kayayan (1928-2008), père de l'auteur (pasteur Eric Kayayan) du site Foi&Vie réformées, a  exercé un ministère radiophonique pour l’Europe, le Québec, l’Afrique francophone et l’Arménie.  

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 07:59
Qu'est ce que la vérité ?

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De nos jours, plusieurs croient que personne ne peut prétendre avoir la vérité. 

 
Si quelqu’un se lève au cours d’un débat public et affirme qu’une certaine action est mal, les gens répondent que « c’est seulement son opinion »
 
Les gens considèrent la religion comme une affaire privée dans laquelle un individu s’engage si tel est son désir.
 
Ce qu’une personne croit ou ce qu’une religion enseigne n’est considéré comme valide que pour cette personne ou cette religion.
 
Ce n’est pas vrai pour tout le monde — seulement pour ceux qui y croient.
 
La conséquence de cette façon de penser, c’est que la moralité et la religion deviennent quelque chose de privé, laissé à la discrétion de chaque personne.
 
Certains diront :
 
« C’est peut-être vrai pour vous, mais ça ne l’est pas pour moi. »
 
Une telle philosophie soulève une question importante :
 
« Qu’est-ce que la vérité ? »
 
En fait, la vérité existe-t-elle même réellement ?
 
Le christianisme n’est-il qu’une affaire privée qui n’a rien à dire aux autres ?
 

Dieu est-il seulement le Dieu des chrétiens ou son existence concerne-t-elle aussi les autres ?

 

Y a-t-il quelque chose en dehors de nous-mêmes, en dehors de l’humanité, de vrai, de certain et de réel, peu importe ce que les humains pensent, disent ou font.

 

Heureusement, la réponse est « Oui ! »

 

La Bible nous a été donnée par Dieu en tant que Sa Parole.

 

C’est Son Message ; un message à Son Sujet et au sujet de notre salut.

 

C’est vrai qu’il nous est parvenu à travers les écrits d’êtres humains, mais en fin de compte sa source se trouve au-delà de l’homme, en Dieu Lui-même :

 

« Avant tout, sachez qu’aucune prophétie de l’Écriture ne peut être l’objet d’interprétation particulière, car ce n’est nullement par une volonté humaine qu’une prophétie a jamais été présentée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu. » (2 Pierre 1:20-21).

 

Ce Dieu existait avant l’homme et même avant la création :

 

« Avant que les montagnes soient nées et que tu aies donné un commencement à la terre et au monde, d’éternité en éternité tu es Dieu. » (Psaume 90:2).

 

L’être humain n’est rien de plus qu’une créature sur la terre de Dieu.

 

Nous n’avons pas créé notre monde, nous ne nous sommes pas donné nous-mêmes la vie.

 

C’est donc faire preuve d’une grande arrogance que de penser que la vérité se trouve à l’intérieur de chaque être humain, qu’il nous appartient de déterminer ce qui est bien et ce qui est mal.

 

Il est beaucoup plus sensé de comprendre que la vérité vient du Dieu Eternel qui « est Le même hier, aujourd’hui et pour l’éternité » (Hébreux 13:8).

 

Ce Dieu nous a révélé que la seule façon d’obtenir le salut se trouve en Son Fils Jésus-Christ.

 

Jésus a dit :

 

« Je suis Le Chemin, La Vérité et La Vie. Nul ne vient au Père que par Moi. » (Jean 14:6).

 

C’est une affirmation exclusive qui concerne non seulement les chrétiens, mais tous les gens partout dans le monde.

 

Ce n’est que par la foi en Jésus-Christ que nous pouvons être délivrés du péché et de cette vie brisée pour être rétablis dans une relation vivante, paisible et joyeuse avec Dieu.

 

Il n’existe aucune autre façon.

 

Les apôtres ont eux aussi enseigné cette vérité :

 

« Le salut ne se trouve en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » (Actes 4:12).

 

La Vérité, c’est que toutes les autres religions sont fausses.

 

Tous les autres dieux ne sont que de prétendus dieux, que ce soit allah, vishnu, krishna, boudha, la déesse terre, marie ou ses saints, ou tout autre dieu qui a été inventé.

 

Jésus-Christ affirme de manière exclusive qu’Il est Le Seul Sauveur — il n’y a pas plusieurs chemins qui mènent à Dieu.

 

Il n’y a qu’un seul chemin — la vraie foi en Jésus-Christ.

 

Cela signifie également qu’il y a des absolus dans ce monde.

 

Dieu nous les a fait connaître dans la Bible.

 

Nous en trouvons un résumé dans les dix commandements — ils sont tous vrais et certains.

 

En nous basant sur eux, nous pouvons juger de ce qui est bien et ce qui est mal et nous pouvons vivre selon la vérité de ces commandements.

 

Affirmer que l’homosexualité est mal, que le mariage entre deux personnes du même sexe est mal ou que la promiscuité sexuelle est un péché n’est pas juste une opinion chrétienne, c’est la Pure Vérité de Dieu.

 

Sans cette vérité, la moralité devient subjective, soumise aux caprices de chacun, et bientôt il n’y aura plus de moralité du tout.

 

Qu’est-ce que la vérité ?

 

Dieu est vérité et tout ce qu’Il a révélé dans la Bible est vrai.

 

Pensons-y : Est-il sensé de croire que la vérité trouve son origine dans des êtres humains limités ?

 

Nous sommes ici aujourd’hui, nous aurons disparu demain, mais Dieu est là pour toujours.

 

Pourquoi ne pas Lui faire confiance ? C’est Sa Bible, pas la nôtre.

 

C’est Sa Parole, pas celle d’aucun être humain.

 

Et toutes celles et ceux qui croieront en Lui, ils recevront La Rédemption.

 

Amen,

 

 

 Peter Holtvlüwer,

Pasteur de l’Église réformée canadienne

à Tintern dans l'Ontario,

 

 

Qu'est ce que la vérité ?

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Qu'est ce que la vérité ?

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 07:56
Le solide fondement posé par Dieu subsiste par Charles Spurgeon

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"Le solide fondement posé par Dieu subsiste."

(2 Timothée 2:19)

 

Notre foi repose sur le fondement suivant : 

 

"Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec Lui même en n'imputant point aux hommes leurs offenses" (2 Corinthiens 5:19).

 

La foi authentique se repose sur le grand fait que :

 

"La parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous" (Jean 1:14),

 

et :

 

"Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, Lui Juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu... Lui qui a porté Lui même nos péchés en Son Corps sur le bois... Le châtiment qui nous donne la Paix est tombé sur Lui, et c'est par Ses Meurtrissures que nous sommes guéris." (1 Pierre 3:18 ; 2:24 ; Esaïe 53:5).

 

En un mot, le grand pilier de l'espérance du Chrétien est la substitution.

 

Christ s'est sacrifié à la place des coupables et Il a été fait péché pour nous, afin que nous puissions devenir la justice de Dieu en Lui.

 

Christ a offert un sacrifice de substitution vrai et acceptable à la placec et au lieu de tous ceux que le Père Lui avait donnés, dont Dieu Seul connaît les noms, et qui se reconnaissent dans leur propre coeur par leur foi en Christ.

 

Nous avons ici un fait cardinal de l'Evangile.

 

Si ce fondement disparaissait, que pourrions nous faire ?

 

Mais il demeure aussi ferme que le Trône de Dieu.

 

Nous le savons, nous nous reposons dessus en nous se réjouissant.

 

Notre plaisir consiste à tenir à ce fondement, à le méditer et à le proclamer.

 

Nous désirons voir la gratitude qui jaillit de ce fondement servir de moteur à chaque partie de notre vie et de notre conversation.

 

Une attaque directe est menée de nos jours contre la doctrine de l'expiation.

 

Les hommes ne peuvent pas supportée l'idée de substitution.

 

Ils grincent des dents à la seule pensée que l'Agneau de Dieu a porté le péché de l'homme.

 

Mais nous, qui connaissons par expérience la précieuse valeur de cette Vérité, nous nous élevons contre eux en la proclamant avec confiance et sans répit.

 

Nous refusons de la diluer, de la changer ou de la gaspiller d'une manière ou d'une autre.

 

Nous voulons toujours proclamer Christ, un substitut précis, qui porte la culpabilité et la souffrance de l'homme à la place des hommes.

 

Nous ne pouvons ni n'osons l'abandonner, car il s'agit de notre vie et, en dépit de toutes les controverses, nous savons au fond de notre coeur que :

 

"Le solide fondement posé par Dieu subsiste !"

 

Amen,

 

 

 

 

 

 

 

Le solide fondement posé par Dieu subsiste par Charles Spurgeon

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Réformé Baptiste

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Le solide fondement posé par Dieu subsiste par Charles Spurgeon

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 17:32
L'Agneau de Dieu mourut et l'âne qu'est l'homme est épargné (Charles Spurgeon)

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"Tu rachèteras avec un agneau le premier né de l'âne ; et si tu ne le rachètes pas, tu lui briseras la nuque." Exode 34.20

 

Toute créature premier-née doit appartenir au Seigneur.

 

Mais, puisque l'âne était un animal impur, on ne pouvait pas le présenter en sacrifice.

 

Que faire alors ?

 

Etait il dégagé de cette Loi Universelle ?

 

Pas du tout.

 

Dieu n'accepte aucune exception.

 

L'âne Lui appartient mais Il ne peut l'accepter.

 

Il ne fera pas taire Son Droit mais la victime ne Lui procure aucune satisfaction.

 

Il ne reste en conséquence d'autre voie que celle de la Rédemption.

 

La créature doit être sauvée par la substitution d'un agneau à sa place.

 

Si on ne le rachète pas ainsi, l'âne doit mourir.

 

Mon âme, il y a une leçon pour toi.

 

Cet animal impur te représente.

 

Tu es à juste titre la Propriété du Seigneur qui T'a créée et T'a préservée.

 

Cependant, tu es tellement dans le péché que Dieu ne T'accepte pas ; Il ne le peut pas.

 

La situation se présente ainsi :

 

L'Agneau de Dieu doit prendre ta place ou tu dois mourir éternellement.

 

Que le monde entier soit le témoin de ta gratitude envers cet Agneau Parfait qui a déjà versé Son Sang pour toi et qui T'a ainsi Rachetée de la malédiction fatale de la Loi.

 

L'homme Israélite devait parfois se demander lequel des deux animaux devait mourir : l'âne ou l'agneau ?

 

Il devait s'arrêter pour estimer et comparer.

 

Il n'y a certainement aucune comparaison entre la valeur d'une âme humaine et la Vie du Seigneur Jésus.

 

Pourtant, l'Agneau mourut et l'âne qu'est l'homme est épargné.

 

Mon âme, admire l'Amour Infini que Dieu éprouve à ton égard, ainsi que pour les autres membres sans aucune exception de la race humaine.

 

Des vermisseaux sont achetés au prix du sang du Fils du Très Haut !

 

La poussière et la cendre sont rachetées avec un prix qui surpasse l'or et l'argent !

 

Quel malheureux sort aurait été le mien s'il ne s'était pas trouvé une rédemption abondante !

 

Briser le cou d'un âne n'était qu'une pénalité momentanée.

 

Mais qui mesurera la Colère à venir dont personne ne peut imaginer les limites ?

 

Ce Merveilleux Agneau qui nous a rachetés d'un tel sort est d'une Valeur Inestimable pour nous.

 

Amen,

 

 

L'Agneau de Dieu mourut et l'âne qu'est l'homme est épargné (Charles Spurgeon)

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Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

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L'Agneau de Dieu mourut et l'âne qu'est l'homme est épargné (Charles Spurgeon)

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L'Agneau de Dieu mourut et l'âne qu'est l'homme est épargné (Charles Spurgeon)

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Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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