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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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  Ouvrez votre maison

à l'homme sans asile.

Soyez heureux de partager ;

ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

B. M.

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9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 11:15
La foi d'Abraham

Par la foi Abraham partit

sans savoir où il allait.

(Hébreux 11-8)

 

 

 

Le fils d’un capitaine d’un bateau de guerre aimait à grimper le long des différents mâts.

 

Un jour, il poursuivait un singe qui avait escaladé le grand mât.

 

Il le suivit jusqu’au haut de celui-ci et se hissa sur la plate forme.

 

C’était suffisamment large pour qu’il y soit en sécurité.

 

Mais comment en redescendre ?

 

Même en se couchant le plus près possible du bord de la plateforme, ses bras n’étaient pas assez longs pour saisir le mât sous lui.

 

Le capitaine vit sa situation périlleuse.

 

Il le voyait déjà glisser de la plateforme et tomber sur le pont pour se casser les os ou pire.

 

Que faire ?

 

Il demanda un porte-voix et lui cria :

 

« Mon fils, la prochaine fois que le bateau s’inclinera vers la mer, tu y sautes ! »

 

Le garçon s’agrippa de toutes ses forces au mât.

 

Il considéra avec horreur la mer à 30 mètres sous lui.

 

Comment oserait-il s’y lancer ?

 

Le père demanda un fusil et, le pointant vers le garçon, il lui cria :

 

« Mon fils, la prochaine fois que le bateau penchera, tu te jetteras à la mer, sinon je tire ».

 

Le fils savait que son père ne plaisantait pas et qu’il tenait toujours parole.

 

Le bateau s’inclina et il sauta dans les flots menaçants.

 

Mais immédiatement, des bras vigoureux l’empoignèrent et le ramenèrent sur le bateau.

 

Spurgeon qui rapportait cette histoire ajouta que, par nature, nous sommes dans la même situation que ce garçon : incapables de nous sauver nous mêmes.

 

Nous nous accrochons désespérément à nos bonnes œuvres qui ne peuvent nous sauver.

 

Dieu nous demande de nous jeter dans la mer de Son Amour.

 

C’est notre seul moyen de salut rappelle justement Alfred Kuen.

 

 

 

Bible (132)

Croix Huguenote

 

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26 novembre 2017 7 26 /11 /novembre /2017 08:12
La vraie paix. Conseils aux âmes troublées. L'Insensibilité

Par Horatius BONAR

Auteur de
UNE NUIT DANS LES LARMES. - LA JOIE DU MATIN.
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A celui qui n'a pas travaillé, mais qui croit.  
(ROMAINS IV, 5.)
 
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Horatius Bonar (19/12/1808 - 3/05/1889) était  Écossais et poète.  Il fut Ministre de l' Église libre d'Ecosse. Notamment à Edimbourg. Il servit de rédacteur pour « le journal trimestriel  trésor chrétien »  de 1859 à 1879. Il écrivit un certain nombre d'hymnes : « j'ai entendu la voix de la parole de Jésus »... , connus dans le monde d'expression anglaise. Un choix de ces derniers a été édité dans Hymnes de la foi et de l'espoir. Son dernier volume de poésie était "Mes vieilles lettres". Horatius Bonar avait un coeur passionné et bon. Auteur de plusieurs excellentes oeuvres, étant lui-même un brillant gagneur d'âmes,on remarque que de tels hommes, sans se soucier des convictions dénominationnelles, ont souvent possédé des qualités digne du Dieu qu'ils servaient, empreint de douceur, vérité et conviction de par sa relation avec Son Sauveur.

 

 

 

 

Vous vous plaignez de ne pas vous sentir pécheur; de n'être ni assez troublé, ni assez repentant.

 

- Permettez-moi de vous répondre en vous adressant quelques questions.

 

Ce manque de sentiment, dont vous vous plaignez, change-t-il quelque chose à l'Evangile ?

 

La Bonne Nouvelle en est-elle moins gratuite, moins bénie, moins acceptable ? Et cette Bonne Nouvelle n'est-elle pas pour les indignes, les haïssables, les insensibles ?

 

Le fait que votre fardeau vous pèse n'altère ni la nature de l'Évangile, ni la Miséricorde de Son Auteur. Il vous convient, tel que vous êtes, et il vous convient parfaitement.

 

Il vient à vous, que que soit votre état, et vous dit. : Voici un Christ tout entier pour vous, - un Christ, avec tout ce qu'il vous faut. Souvenez-vous de l'invitation. Elle s'adresse à ceux qui sont «sans argent. » (Ésaïe LV, 4.)

 

N'est-ce pas là précisément votre cas ?

 

Un sentiment plus vif ne vous rendrait pas plus digne de le recevoir, ne le rapprocherait pas de vous, ne vous en assurerait pas les grâces, ne vous ferait pas mieux venir, et n'inclinerait pas le Coeur de Dieu vers vous plus qu'il ne L'est maintenant.

 

Votre froideur est-elle une excuse pour votre incrédulité ?

 

La foi ne naît pas du sentiment, mais le sentiment de la foi. Moins vous avez de sentiment, plus il faut avoir de confiance. Jusqu'à ce que vous ayez cru, vous ne pouvez pas vous sentir dans le vrai. Comme toute vraie repentance, tout vrai sentiment a sa racine dans la foi. Vous vous efforceriez en vain de renverser l'Ordre de Dieu.

 

Votre froideur est-elle une raison pour vous retenir loin de Christ?

 

Le sentiment de ce qui vous manque devrait au contraire vous pousser vers Lui. « Le plus grand nombre, dit Thomas Shepherd, viennent à Christ pénétrés plutôt de la sécheresse de leur coeur que poussés par le chagrin, les humiliations ou la terreur. »

 

Vous avez d'autant plus besoin de Lui que vous avez moins de sentiment ou de conviction.

 

Bartimée vient à Jésus précisément parce qu'il est aveugle. Si vous êtes plus aveugle ou plus sourd que d'autres, vous avez d'autant plus de raisons de vous approcher de Christ.

 

Si « toute la tête est malade et le coeur languissant, » que cela vous contraigne d'aller à Lui, et d'y aller immédiatement. Ne vous inquiétez pas de ce que peuvent faire les autres, plus ou moins convaincus que vous.

 

Vous, allez à Jésus !

 

Serez-vous moins bienvenu de Christ, à cause de votre froideur ?

 

Qu'a-t-il jamais dit ou fait qui pût vous le faire supposer ? Rappelez-vous la Samaritaine au puits de Sychar, lorsqu'Il lui parla avec tant d'amour. (Jean IV, 10.)

 

Rappelez-vous Zachée, lorsqu'Il lui adresse ces Paroles :

 

« Hâte-toi, car il faut que je loge aujourd'hui dans ta maison. »

 

Le besoin plus grand que vous avez de Lui ne fait que donner au Médecin Suprême l'occasion de déployer l'étendue de Sa Puissance et les Richesses de Sa Grâce.

 

« Je ne mettrai point dehors celui qui viendra à moi. » Quoi que vous puissiez éprouver, ou ne pas éprouver, « c'est une parole certaine et digne d'être reçue avec une entière croyance, que Jésus-Christ est venu au monde pour sauver les pécheurs. »

 

Ne limitez pas la Grâce de Dieu; ne mettez pas en doute l'Amour de Christ.

 

La confiance dans cette Grâce et dans cet Amour fera tout pour vous.

 

Christ veut que vous veniez à Lui: venez ; que tardez-vous?

 

Pour rester loin de Christ, verrez-vous diminuer votre froideur ?

 

Non ; au contraire : c'est un mal que Lui seul peut guérir. Que d'autres tardent de venir à Lui, vous ne pouvez rien faire. Mais vous,  Il faut que vous alliez immédiatement à « Celui que Dieu a élevé à sa droite pour être le Prince et le Sauveur, afin de donner à Israël et au monde la repentance et la rémission des péchés. » (Actes V, 31.)

 

Puisque vous voyez que l'éloignement et la méfiance ne peuvent rien pour vous, essayez ce que feront la confiance et le rapprochement. Fussiez-vous le premier des pécheurs, cette parole est aussi pour vous : « Approchons-nous de Lui. » (Hébreux X; 22.)

 

Dieu Vous Commande de venir, sans autre préparation, apportant avec vous vos péchés, votre incrédulité, votre froideur, votre coeur, votre volonté, votre être tout entier, pour les remettre entre les mains de Christ.

 

Il vous demande votre confiance et votre obéissance immédiate à Christ. « Baisez le Fils, de peur qu'Il ne s'irrite. » (Psaume II, 12.)

 

« Convertis-toi à l'Eternel ton Dieu. » (Osée XIV, 1.) La vraie cause de votre éloignement de Christ est votre répugnance à Le laisser vous sauver à Sa Manière, votre désir d'avoir la gloire de vous guérir vous-même de votre froideur, par vos prières et vos larmes.

 

Votre insensibilité n'est-elle pas un de vos péchés les plus graves ?

 

Un enfant au coeur dur est un être détestable.

 

Vous pouvez plaindre et excuser bien des choses, mais pas l'endurcissement du coeur. « Tu es cet homme-là. » Tu es cet enfant sans coeur.

 

Cesse donc de t'apitoyer sur toi-même, et apprends à te condamner.

 

Point de quartier pour ce péché. Ne le traitez pas comme un malheur, mais comme un péché.

 

Appelez-le maladie si vous voulez; mais souvenez-vous que c'est un péché sans excuse.

 

C'est comme une sorte de péché général et envahissant ajouté à tous les autres.

 

Il faut que vous alliez à Christ pour votre guérison comme un lépreux incurable; et pour votre pardon, comme un criminel désespéré.

 

Et, je vous en supplie, n'ajoutez pas à un péché déjà grand, le péché plus grand encore de refuser de reconnaître Christ comme le Seul Puissant pour guérir toutes les maladies et Pardonner toutes les iniquités.

 

Christ Seul peut donner la Repentance.

 

Allez à Lui pour l'obtenir. Il a été « Elevé pour donner la Repentance. »

 

Parler d'attendre, c'est montrer que vous n'êtes pas sincère dans votre désir de l'obtenir.

 

Ce n'est pas en attendant que la conviction du péché se développera en vous; c'est en regardant à Christ, à Celui que vos péchés ont crucifié, et que vous crucifiez de nouveau par votre incrédulité.

 

N'est-il pas écrit : « Ils regarderont vers moi qu'ils auront percé, et ils mèneront deuil.» (Zacharie XII, 10.) Non pas : ils mèneront deuil et ils regarderont ; mais: ils regarderont et ils mèneront deuil.

 

Gardez-vous de penser qu'aucune conviction comme celle que vous recherchez soit en elle-même salutaire ou essentielle.

 

« La sensation d'un coeur dur et même mort est un moyen efficace pour attirer à Christ; plus efficace même qu'aucun autre, puisque ce sont les pauvres, les aveugles, les misérables qui sont invités. »

 

Quant à ce qui en est d'un travail légal, préparatoire à la Foi en Christ, consultez à ce sujet les Actes des Apôtres.

 

Là nous voyons la Prédication de l'Évangile apostolique, et ses fruits dans la conversion de milliers de pécheurs.

 

Nous y trouvons plusieurs discours inspirés, adressés soit aux Juifs, soit aux Gentils; mais jamais nous n'y verrons apparaître la loi.

 

Paroles plus terribles que la Loi, plus accablantes que le Sinaï ! S'entendre dire: «Vous avez violé toute la Loi de Dieu; »

 

... Et cependant, dans cette oeuvre même de méchanceté accomplie, était renfermé l'Évangile de la Grâce de Dieu.

 

Par elle, la Délivrance du pécheur était proclamée en même temps que sa condamnation.

 

La vie était renfermée dans cette mort; et les clous qui attachèrent à la croix le Fils de Dieu firent couler les ruisseaux de la Miséricorde Divine sur ses meurtriers même.

 

L'Évangile fut entre les mains des Apôtres un marteau pour briser les coeurs les plus durs, et pour produire toute la Repentance qui donne la vie. »

 

L'Évangile seul put fondre la dureté de l'homme enveloppé dans sa propre justice; et rien que la proclamation de l'Amour Gratuit de Dieu, frappant le péché et épargnant le pécheur, ne peut maintenant encore que toucher le coeur, et faire « de ces pierres des âmes vivantes.»

 

La loi et ses terreurs ne peuvent qu'endurcir ; et leur puissance, fût-elle déployée dans un Élie, est faible en comparaison de la Prédication de la croix.

 

Le mot repentance, dans l'original, signifie changement d'esprit, ou de disposition; et ce changement, le Saint-Esprit le produit non point par la loi, mais par la Bonne Nouvelle définie par Evangile.

 

Ces paroles : «Amendez-vous, et croyez à la Bonne Nouvelle » (Marc. I, 15) ne signifiaient pas : arrivez à la repentance par la loi, puis croyez à la Bonne Nouvelle; mais que cette bonne nouvelle du royaume que je vous annonce vous amène à changer de vues, et à recevoir La Grâce.

 

La Repentance nommée ici avant la Foi indique simplement qu'il faut se détourner de ce qui est faux pour pouvoir recevoir ce qui est vrai.

 

Si je veux aller vers le nord, je dois nécessairement tourner le dos au midi ; cependant je ne songerais pas à dire que l'une de ces actions me prépare à l'autre.

 

Si je veux me débarrasser des ténèbres, je laisse pénétrer la lumière; mais je ne puis pas dire que le fait de me débarrasser des ténèbres soit une préparation pour recevoir la lumière ; il est dans la nature des choses que les deux soient simultanées.

 

Ainsi la repentance n'est pas une préparation à la foi, surtout dans le sens de la douleur du péché.

 

« Il est entendu, dit Calvin, que la repentance non-seulement suit la foi, mais qu'elle en découle... Ceux qui pensent que la repentance précède la foi, au lieu d'en être le produit comme le fruit d'un arbre, n'en ont jamais compris la nature. »

 

« La foi qui sauve, dit Colquhoun, est le moyen de la vraie repentance; et cette repentance est non pas le moyen mais le but de la foi. »

 

Sans doute, les terreurs de la conscience peuvent précéder la Foi. Mais ces terreurs ne sont pas la Repentance selon l'Ecriture; elles détournent l'âme de la croix plutôt qu'elles ne l'y conduisent.

 

Que des pécheurs puissent être réveillés par les tonnerres de la Loi, je le sais. Mais les alarmes qu'ils produisent ne sont pas la Tristesse selon Dieu.

 

Elles sont assez communes parmi les hommes qui ne sont pas croyants, comme Achab, ou Judas.

 

Elles retentiront d'une manière redoutable en enfer, mais elles ne sont pas la Repentance.

 

La douleur du péché vient de « l'appréhension de la Miséricorde de Dieu en Christ, » de la vue de la Croix, et de l'amour qu'elle nous révèle.

 

Un « coeur froissé et brisé » est le Résultat de notre Foi au Grand Amour de Dieu ; et la repentance en tant qu'elle exprime la douleur du péché n'est produite que par la vue de la croix; en tant qu'elle exprime un changement de disposition à l'égard de Dieu ou de Christ, c'est la même chose que de croire à l'Évangile.

 

Christ n'exige du pécheur qui s'approche de Lui aucune préparation ni légale ou évangélique, ni intérieure ou extérieure.

 

Et celui qui ne veut pas venir tel qu'il est, ne viendra jamais.

 

Ce ne sont pas des « âmes exaucées, » ou des « croyants repentants, » ou les meilleurs entre les fils et les filles d'Adam que Christ accueille, ce sont des pécheurs.

 

« Je suis venu appeler à la repentance non les justes, mais les pécheurs. » (Luc V, 32.)

 

Il y a une fausse repentance, produit et expression de l'incrédulité et de la propre justice qui peut précéder la foi; comme tous les autres mauvais sentiments abondent dans le coeur naturel.

 

Mais la Foi pénètre le coeur en dépit de cette soi-disant repentance que le Vrai Croyant ne regarde plus que comme un de ces efforts de la justice propre, dont l'effet est de retenir le pécheur loin du Sauveur.

 

Ceux qui appellent à la foi « les pécheurs repentants » se trompent sur la nature même de la Repentance et de la Foi.

 

Et ce qu'ils enseignent n'est pas la bonne nouvelle, annoncée au pécheur.

 

C'est une bonne nouvelle peut-être pour ceux qui, à force d'efforts, pensent s'être humiliés eux-mêmes suffisamment; mais ce n'est pas la bonne nouvelle efficace pour ceux qui sont « sans force », perdus, impies, endurcis, pour les boiteux, les aveugles, les impotents et les perclus.

 

...Dieu  est Souverain, mais cette souveraineté n'est pas incompatible avec Sa Grâce. 

 

Quand Christ était sur la terre, Il recevait, bénissait et guérissait tous ceux qui s'approchaient de Lui.

 

Sa Divine Souveraineté n'altérait en rien Son Amour Divin.

 

Chacun(e) avait sa place, dans une harmonie admirable.

 

Christ parlait en Vérité lorsqu'Il disait :

 

« Personne ne peut venir à moi, si mon Père ne l'attire; »

 

comme lorsqu'Il disait :

 

"Je ne mettrai point dehors celui qui viendra à moi...!"

 

....Apprenons donc à considérer Dieu non-seulement comme la Sainteté Suprême, mais aussi comme la Vérité Absolue.

 

Que le pécheur insouciant entende ces menaces vraies, et qu'il tremble, car elles auront toutes leur accomplissement.

 

Que le pécheur troublé recueille Ses Paroles de Miséricorde, vraies aussi, et qu'il reçoive la Paix.

 

Nous avons besoin qu'on nous dise cela ; car il y a dans l'esprit de plusieurs comme une sorte de triste suspicion quant à la parfaite vérité des Paroles Divines, et un besoin d'échapper à leur vrai sens, sans que beaucoup même s'en rendent compte.

 

Rendons donc Justice à la Vérité de Dieu.

 

Dieu est Amour. Oui, Dieu est Amour.

 

Un tel Dieu pourrait-il être suspecté de manquer de sincérité dans les déclarations de Sa Longue Patience, dans Ses Paroles, de Tendre Compassion envers les plus rebelles et les plus impénitents des fils des hommes ?

 

Qu'il y ait une Justice et un enfer; qu'il y ait des anges perdus et des hommes perdus, nous savons que cela est d'une redoutable certitude.

 

Mais quelque terribles et vraies que soient ces choses, elles ne sauraient jeter la plus légère ombre sur la Sincérité de cette déclaration que Dieu fait à la place du ciel et de la terre qu'Il « ne prend point plaisir à la mort du méchant; » ni atténuer à aucun degré la Tendresse de Sa Pressante Invitation :

 

" Convertissez-vous, convertissez-vous, et pourquoi mourriez-vous ? "

 

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Croix Huguenote

 

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John Knox (1514-1572),

l´un des principaux réformateurs

Protestants Ecossais du XVIe siècle

et collaborateur de Jean Calvin

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 Source :  REGARD Bibliothèque chrétienne

 

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26 novembre 2017 7 26 /11 /novembre /2017 07:58
Le Bon Berger prendra les agneaux dans Ses Bras

Il prendra les agneaux dans ses bras

(Esaïe 40-11)

 

Le troupeau de Notre Bon Berger renferme une diversité d'expériences.

 

Certains des Siens sont forts dans le Seigneur et d'autres sont faibles dans la foi.

 

Il fait pourtant preuve d'impartialité dans le soin qu'Il porte à toutes Ses Brebis.

 

L'agneau le plus faible Lui est aussi cher que la brebis la plus avancée du troupeau.

 

Les agneaux ont l'habitude de traîner derrière.

 

Ils sont enclins à errer et aptes à se fatiguer.

 

Pourtant, par la Puissance de Son bras, le Berger les protège de tout le danger de ces infirmités.

 

Il trouve des esprits faibles, prêts à défaillir et à mourir.

 

Il les Console et Renouvelle leurs forces.

 

Il rassemble tous les petits, car il n'est pas de la Volonté de Notre Père Céleste que l'un d'eux périsse.

 

Quel Oeil Perçant Jésus doit avoir pour les voir tous !

 

Quel Coeur Tendre, pour qu'Il prenne soin d'eux tous !

 

Quel Bras Long et Puissant Il possède pour tous les rassembler !

 

Lors de Son Séjour sur la terre, Il fut un Grand Rassembleur des plus faibles et, maintenant qu'Il demeure au Ciel, Son Coeur empli d'Amour se tend vers celles et ceux dont le coeur est humble et contrit, vers les timides et les faibles, vers les craintifs et celles et ceux qui défaillent ici bas.

 

Avec quelle Douceur Il m'amena auprès de Lui, à Sa Vérité, à Son sang, à Son Amour et à Son Eglise !

 

Avec quelle Grâce Efficace Il me contraignit à venir à Lui !

 

Et depuis le moment de ma conversion, comme Il m'a fréquemment restauré de mes errances et enlacé de nouveau dans la Sécurité de Ses bras Eternels !

 

Pour couronner le tout, Il accomplit tout cela en personne.

 

Il ne délègue pas l'exercice de Son Amour mais Il Condescend Lui même à secourir et préserver le plus indigne de Ses serviteurs.

 

Comment pourrai je l'aimer assez ou le servir dignement ?

 

Je désire montrer la grandeur de Son Nom jusqu'aux extrémités de la terre, mais que peu accomplir ma faiblesse pour Lui ?

 

Grand Berger, ajoute à Tes Nombreuses Miséricordes pour moi celle de me donner un coeur qui t'aime plus réellement, comme je le devrais.

 

Amen,

 

 

Charles Spurgeon

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

 

 

Bible

Croix Huguenote

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26 novembre 2017 7 26 /11 /novembre /2017 06:50
Les yeux de Jésus

Ce sujet est si « profond », à l’image de la portée infinie du regard humain et Divin de Jésus, que nous ne pouvons que l'effleurer dans une simple méditation de la Parole de Dieu.

 

Dans le livre du prophète Jérémie, nous lisons des expressions touchantes sur les yeux de Dieu qui pleurent sur Son peuple dont la folie le conduit au jugement.

 

Dieu, bien qu'esprit, utilise cette image de yeux en pleurs pour nous faire comprendre Toute Sa Compassion face à l'ingratitude, à l'incrédulité, à l'infidélité de Son peuple terrestre et à ce qu'il va en découler.

 

Tu leur diras cette parole, que mes yeux se fondent en larmes, nuit et jour, et qu'ils ne cessent pas, car la vierge, fille de mon peuple, est ruinée d'une grande ruine, d'un coup très douloureux. Jérémie 14.17

 

Le Seigneur Jésus, le Fils de Dieu, dont l’Amour est en parfaite harmonie avec Celui de Son Père, a aussi pleuré lorsqu’Il fut sur la terre.

 

Il a pleuré devant les conséquences du péché, devant la mort d’un ami (Jean 11).

 

Il a pleuré sur Jérusalem, la ville qui, au lieu de l’accueillir comme Le Roi, l’a rejetée pour son plus grand malheur.

 

Le peuple n’était plus dans l’idolâtrie caractérisée, mais il n’était pas dans un meilleur état devant Dieu.

 

Il avait la forme de la piété, mais les cœurs étaient fort éloignés de Dieu (Luc 19.41).

 

Il a pleuré quand Il a accepté de Son Plein Gré d’être fait péché à notre place et d’en endurer tout le châtiment (Hébreux 5.7,  Luc 22.39-46).

 

Les Yeux du Seigneur Jésus n’étaient donc pas secs !

 

Il fut en maintes occasions ému de Compassion en voyant la misère humaine.

 

De toutes parts, on Lui amenait des malades, des infirmes, des démoniaques, des éclopés de la vie, et, dans Son Amour et Sa Puissance, Il répondait à l’attente de Sa créature.

 

Tout au long de Son Ministère d’Amour et de Grâce, Christ a «levé» les yeux vers Son Père avec qui Il était en Parfaite Communion.

 

Sa Vie était en «ligne directe» avec le ciel (Jean 11.41-42).

 

Mais cela ne L’a pas empêché de regarder à la terre, de lever Ses Yeux sur tous les fils des hommes.

 

En Lui tout était parfaitement Equilibré, Divinement Equilibré.

 

Ainsi, Il leva Ses Yeux sur la souffrance humaine et Il la soulagea.

 

Il leva Ses Yeux sur:

 

-          un père en pleurs (Luc 9.38);

 

-          une mère endeuillée (Luc 7.11-17);

 

-          des aveugles (Luc 18.35-43);

 

-          un Zachée qui avait besoin de Lui ouvrir son cœur (Luc 19.5);

 

-          des foules qui étaient sans berger (Marc 6.34);

 

-          Ses Disciples;

 

-          sur toute la misère du monde (Son Cœur était assez grand pour cela).

 

Jésus n’a jamais détourné Ses Yeux de son prochain.

 

Ses Yeux Pleins de Bonté ne se sont pas dérobés à la souffrance humaine sans pour autant supporter le mal !

 

Au travers des Evangiles, nous voyons le Seigneur Jésus regarder ceux et celles qui L'entourent.

 

Dans Son cas, il ne s'agissait pas seulement de voir, mais vraiment de regarder, de porter une attention particulière à Ses interlocuteurs.

 

Il regarda :

 

-        Simon avant de le choisir comme Disciple (Jean 1.42);

 

-        le jeune homme, avec Amour et Admiration, avant de Lui dire ce qui lui manquait (Marc 10.21);

 

-        ses contradicteurs avec indignation devant leur sécheresse de cœur (Marc 3.5);

 

-        Ses Disciples, à plusieurs reprises, avant de leur répondre (Matthieu 19.26, Marc 3.34);

 

-        une veuve qui mettait son cœur avec son argent à la collecte du temple alors que les hommes regardaient à l'apparence et à l'architecture de ce bâtiment qui faisait l'orgueil de la nation (Marc 12.42-43; Matthieu 24.1).

 

 

La fin de Son Ministère s’approchant, Il dressa Sa Face vers Jérusalem, vers cette croix qu’Il «voyait» déjà dressée pour Lui.

 

A la fin de Sa carrière terrestre, Il «leva les yeux vers le ciel» et adressa à Son Père Sa Prière (Jean 17).

 

Il savait alors qu’Il avait Glorifié en toutes choses Son Père. C’était là Sa Joie Parfaite, Sa Gloire nouvelle.

 

Ses Yeux étaient sur Ses Disciples pour les Protéger et les Recommander à Son Père.

 

Pouvons-nous nous imaginer le Regard du Seigneur quand, alors qu'Il l'appela encore «Mon ami» (Matthieu 26.50), Judas vint le livrer par un baiser ?

 

Et Son Regard qui croisa celui de Pierre après son reniement ?

 

Le Seigneur, se tournant, regarda Pierre ; et Pierre se ressouvint de la Parole du Seigneur, comme Il lui avait dit, «Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois». Et Pierre, étant sorti dehors, pleura amèrement. Luc 22.61-62

 

Quelques heures plus tard, on Le frappait en se dérobant à Sa Vue et en se moquant de Lui comme s'Il ne connaissait pas exactement ceux qui Le frappaient, Lui qui «voyait» jusqu’au plus profond de l’âme humaine (Matthieu 26.67-68).

 

Puis vinrent les heures terribles de la croix où Ses Yeux «se sont consumés» devant la haine et la moquerie de ses nombreux ennemis (Psaume 69.3-4).

 

Là encore Sa Perfection nous remplit d’adoration.

 

Dans la souffrance extrême, Il pensait encore aux Siens, à ceux qu’Il aima jusqu’à la fin, et regardant vers Marie, Il la remit aux soins de Son Disciple Jean.

 

Aujourd'hui encore, les Yeux du Seigneur sont sur Ses Disciples chaque jour.

 

Et si nous rencontrons, par la Foi, Son Regard d’Amour et de Vérité, celui-ci nous «remplit» et nous humilie.

 

Même dans la chute, Il ne détourne pas Ses Yeux de nous.

 

Comme pour Pierre, Il tourne alors Son Regard Pleins de Miséricorde vers nous.

 

Comment résister à un tel regard ?

 

Toutefois, prenons garde car les Yeux du Seigneur Jésus sont aussi comme «une Flamme de feu» (Apocalypse 1.14, 2.18).

 

Ne pensons pas que cela est seulement pour les incrédules.

 

Nous avons tous, et d’autant plus si nous sommes Chrétiens, à rencontrer les Yeux du Seigneur comme une flamme.

 

Rien ne Lui est caché (Hébreux 4.13) !

 

Car les yeux du Seigneur sont sur les justes et ses oreilles sont tournées vers leurs supplications ; mais la face du Seigneur est contre ceux qui font le mal. 1 Pierre 3.18

 

Si d'un côté, les Yeux du Seigneur seront comme un feu destructeur pour ceux qui L'ont rejeté, et ont ainsi refusé la Grâce, ils seront, d'un autre côté, comme un Feu Purificateur et Révélateur de la réalité et de la profondeur de la Foi de Ses Rachetés.

 

De la même manière que le feu purifie l’or chauffé à très haute température et le libère de ses impuretés, le Seigneur jugera tout ce que les Siens auront fait pour Lui (1 Corinthiens 3.11-15). (ceci n'est nullement l'apologie à l'arminianisme que Refuge Protestant rejette vivement, mais l'attention de tout Enfant de Dieu racheté sachant qu'il rendra compte de toute parole, pensée, et actes devant Son Père, bonne ou mauvaise)

 

N'oublions pas que le Seigneur a toujours Ses Yeux ouverts sur les Siens et que Son Cœur est tout aussi ouvert.

 

Amen,

 

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Source : Evangile Espace Bible.com

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11 novembre 2017 6 11 /11 /novembre /2017 08:08
Le Seigneur bénit la demeure du juste

Le Seigneur bénit la demeure du juste 

Proverbes 3.33 

 

Un homme acheta une devise enluminée qui portait ces mots :

 

"Que Dieu bénisse notre maison !"

 

Il la fit encadrer soigneusement et l'accrocha chez lui de façon qu'elle soit bien en vue.

 

Cependant, elle ne lui apporta pas le bonheur qu’il avait escompté, ni la paix, ni la tranquillité de cœur.

 

La maison continua à être troublée par des disputes et des contestations, et l’amour ne régna pas davantage qu’auparavant dans la maison.

 

C’est que, une devise, si belle qu’elle soit, ne change et ne changera jamais les cœurs.

 

Seul Jésus-Christ peut le faire.

 

Aucun soi-disant porte-bonheur dans notre demeure ne pourra jamais en transformer l’atmosphère.

 

Ce n'est que lorsqu'on croit que Jésus est venu pour que nous soyons réconciliés avec Dieu, que le bonheur entrera effectivement dans le foyer.

 

Dans la Bible, le juste, c’est le Croyant qui veut conformer sa vie à la Volonté de Dieu, dans une attitude de foi et de soumission à Ses Commandements.

 

Le juste croit en Jésus-Christ, Crucifié et Ressuscité pour lui.

 

Par la foi, il a reçu le Pardon de ses péchés et la vie éternelle.

 

Même si certaines épreuves ne lui sont pas épargnées, il sait que Dieu Bénit sa demeure et que, par Son Esprit, Christ sera toujours avec lui.

 

Oui, dans ce sens, Dieu bénit la demeure du Juste.

 

Amen,

 

 

 

L. Clerc

Pasteur Baptiste,

 

 

 

Refuge Protestant
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Source : Vivre Aujourd'hui

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11 novembre 2017 6 11 /11 /novembre /2017 06:54
Commentaire sur le Psaume 32 par le pasteur Pascal Denault

Pour David : Enseignement.

  1. Heureux celui dont la rébellion est pardonnée, et dont le péché est couvert!
  2. Heureux l’homme à qui l’Éternel n’impute pas l’iniquité, et dont l’esprit est sans fraude!
  1. Car, lorsque je gardais le silence, mes os se consumaient, parce que je rugissais tout le jour :
  2. car jour et nuit ta main pesait sur moi, ma sève s’était tarie, comme par les ardeurs de l’été (Sélah).
  3. Je l’ai fait connaître mon péché et je n’ai pas couvert mon iniquité : j’ai dit : « Je confesserai mes rebellions à l’Éternel. » Et toi, tu as pardonné l’iniquité de mon péché (Sélah).
  1. C’est pourquoi tout adorateur t’invoquera dans le temps où l’on trouve ; certainement, quand les grandes eaux déborderont, elles ne l’atteindront point.
  2. Tu es pour moi un asile, tu me gardes de détresse, tu m’environnes de joyeux chants de délivrance! (Sélah).
  3. Je te rendrai sage et te montrerai la voie où tu dois marcher, je prendrai soin de toi avec mon œil.
  4. Ne soyez pas comme le cheval, comme le mulet, dépourvus d’intelligence, et qui sont ornés d’un mors et d’une bride pour les lier, quand ils ne s’approchent pas de toi.
  5. Des douleurs nombreuses attendent le méchant, mais la grâce environne celui qui se confie en l’Éternel.
  6. Vous justes, réjouissez-vous en l’Éternel et soyez dans l’allégresse! Vous tous qui avez le cœur droit, poussez des cris de joie!

 

La vérité importante, qui fait le sujet de ce Psaume, est énoncée dans ces deux passages de l’Écriture :

« Celui qui cache ses rebellions ne prospère point, mais celui qui les confesse et les délaisse, obtient miséricorde. » Proverbes 28.13.

« Si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste pour nous les pardonner. » 1 Jean 1.9.

La plupart des commentateurs pensent que ce Psaume se rapporte aussi bien que le Psaume 51 à l’adultère de David avec Bathsébah et au meurtre d’Urie (2 Samuel 12), mais qu’il fut composé un peu plus tard que celui-là, à une époque où le psalmiste avait déjà commencé à jouir par la foi du pardon qu’il avait imploré si ardemment.

Dans notre Psaume, David fait un retour sur le passé et décrit d’une manière saisissante le triste état dans lequel il s’était trouvé dans le temps où sa conscience commençait à se réveiller, mais où il n’en était venu ni à reconnaître franchement son péché devant Dieu, ni à accepter simplement le pardon et le salut comme une Grâce.

Aussi est-ce avec raison que St-Paul cite les premiers versets de ce Psaume comme l’un des passages de l’Écriture qui établissent le plus nettement la doctrine de la justification par la Foi et de la Parfaite Gratuité du Salut. Romains 4.6-8.

« Ce Psaume traite de la grâce de Dieu et enseigne que notre justification a lieu non point pour des œuvres que nous aurions faites auparavant, mais uniquement par la miséricorde du Seigneur notre Dieu qui nous prévient. Il t’enseigne que tu es un pécheur et que lors même que par la foi tu as commencé à faire le bien, tu ne dois t’attribuer aucun mérite » (St‑Augustin).

Aucun Psaume n’exprime mieux les sentiments du pécheur qui a reçu par la Foi les assurances de son pardon.

La première strophe décrit le bonheur que donne le sentiment du Pardon (1-2) ; la seconde nous enseigne que l’on n’y parvient que par une sincère et sérieuse repentance (3-5) ; dans la troisième, le psalmiste invite tous les hommes à rechercher cette même bénédiction (6-11).

Le titre de ce Psaume renferme un mot (maskil) qui doit très probablement se traduire par enseignement ou cantique instructif ( C'est l'opinion de Michaëlis, Hâverniek, Stier, Hengstenberg ; elle est appuyée par la traduction des Septante), car il est dérivé d’un verbe très connu (hébr. sakal), qui signifie : être sage, être intelligent.

« Ce Psaume nous enseigne que le bonheur ne se trouve que dans le pardon gratuit de nos péchés » (Calvin).

Verset 1. Heureux celui dont la rébellion est pardonnée, et dont le péché est couvert !

« David est éloquent comme un homme qui après avoir été malade a recouvré la santé » (Horne).

— Le sens du mot péché a été expliqué à l’occasion de Psaume 1.1.

Il exprime ce que le péché est en lui-même, tandis que rébellion (en hébreu pecha) exprime ce qu’il est par rapport à Dieu.

Enfin iniquité (en hébreu havon) fait ressortir ce que le péché a de criminel et d’odieux.

— L’expression couvrir le péché est d’une grande beauté. C’est l’acte par lequel Dieu dans Sa Miséricorde Infinie consent à considérer le péché comme éloigné de Sa Vue et comme n’existant en quelque sorte plus devant Lui (Comparer Psaume 103.12 ; Jérémie 50.20 ; Michée 7.18-19 ; Romains 8.1).

Verset 2. Heureux l’homme à qui l’Éternel n’impute pas l’iniquité, et dont l’esprit est sans fraude !

« Et dont l’esprit est sans fraude. » Condition sans laquelle le Pardon des péchés ne saurait être accordé.

Il y a en nous fraude, fausseté, manque de droiture, lorsque nous ne reconnaissons pas suffisamment nos péchés devant Dieu, lorsque nous cherchons à les excuser, ou lorsqu’enfin nous croyons pouvoir nous dispenser d’y renoncer et que nous conservons quelque idole favorite, quelque lien secret avec le monde.

« Celui qui ne s’examine pas devant Dieu, mais qui, fuyant le jugement de Dieu, se cache dans les ténèbres ou se couvre de feuilles, celui-là agit frauduleusement envers lui-même et envers Dieu. Il n’est pas étonnant que, ne sentant pas le mal, il rejette le remède » (Calvin).

Comparer 1 Jean 1.8. Mais de pareilles illusions peuvent se trouver encore chez les fidèles les plus avancés ; c’est pourquoi il est nécessaire de revenir souvent à la lecture de ce Psaume.

 

Verset 3. Car, lorsque je gardais le silence, mes os se consumaient, parce que je rugissais tout le jour :

Le mot car indique que le psalmiste va donner la preuve de la vérité énoncée dans les deux premiers versets, et cette preuve, il la trouve dans sa propre expérience.

— Le silence dont il est question n’est pas un silence absolu ; c’est celui que David gardait devant Dieu et sans doute aussi devant les hommes au sujet de son péché. — « Mes os se consumaient. » Psaumes 22.16, 31.11.

Verset 4. car jour et nuit ta main pesait sur moi, ma sève s’était tarie, comme par les ardeurs de l’été (Sélah).

Quand le psalmiste dit que la main de Dieu pesait sur lui, il veut parler de châtiments proprement dits, mais surtout de ses angoisses morales. Comp. Job 13.21. — Le second membre pourrait aussi se traduire : « ma sève était changée par les ardeurs de l’été. »

Verset 5. Je l’ai fait connaître mon péché et je n’ai pas couvert mon iniquité : j’ai dit : « Je confesserai mes rebellions à l’Éternel. » Et toi, tu as pardonné l’iniquité de mon péché (Sélah).

La confession dont parle le psalmiste est celle qui se fait du cœur et non de la bouche seulement.

— Si nous voulons que nos péchés soient couverts devant Dieu, il faut de notre côté ne point les couvrir devant Lui.

« Tu as pardonné l’iniquité de mon péché. » Le pardon avait été promis à David déjà par la bouche de Nathan (2 Samuel 12.13), mais il se passa sans doute un temps plus ou moins long avant qu’il pût se l’approprier pleinement et en jouir.

Verset 6. C’est pourquoi tout adorateur t’invoquera dans le temps où l’on trouve ; certainement, quand les grandes eaux déborderont, elles ne l’atteindront point.

« David enseigne éloquemment que les expériences qu’il avait faites dans sa propre personne appartiennent également à tous les enfants de Dieu » (Calvin).

— Le « temps où l’on trouve, » c’est celui où la Patience de Dieu dure encore. Comp. Ésaïe 55.6 ; Jérémie 29.12-14 ; 2 Corinthiens 6.2.

On peut sous-entendre Dieu ou Grâce.

— Les grandes eaux représentent souvent les afflictions, les jugements de Dieu (Psaume 18.17 ; Esaïe 43.2) ; une fois que le pécheur est réconcilié avec Dieu, ces jugements ne lui causent aucun dommage.

Versets 7-8. Tu es pour moi un asile, tu me gardes de détresse, tu m’environnes de joyeux chants de délivrance! (Sélah). Je te rendrai sage et te montrerai la voie où tu dois marcher, je prendrai soin de toi avec mon œil.

Un asile. Comp. Psaume 27.5.

Plusieurs commentateurs ( Calvin, Rosenniuller, De Wette, Hengstenberg. voient dans ce verset le commencement de l’exhortation que David adresse aux pécheurs ; nous croyons ( Avec St-Augustin, Stier, Tholück.que c’est plutôt une Promesse de Dieu que le Saint-Esprit rappelle au psalmiste pour fortifier sa Foi.

Il est à remarquer en effet que les paroles de ce verset s’adressent à une seule personne et celles du verset 9 à plusieurs ; d’ailleurs, une pareille promesse ne pourrait guère être mise dans la bouche d’un simple homme.

C’est à Dieu Seul qu’il appartient de « rendre intelligent et de montrer le chemin ; » c’est l’œil de Sa Vigilante Providence qui pourvoit à tous nos besoins. 

Comp. Psaumes 25.8,11, 27.11, 33.18 

( Le second membre du verset 8 pourrait aussi se traduire : « Je prendrai soin de toi et mon œil sera sur loi. » C’est ainsi que traduisent la version chaldéenne, Rosen- mûller et Stier )

Verset 9. Ne soyez pas comme le cheval, comme le mulet, dépourvus d’intelligence, et qui sont ornés d’un mors et d’une bride pour les lier, quand ils ne s’approchent pas de toi.

Le psalmiste exécute ici ce qu’il annonce avoir l’intention de faire dans Psaume 51.15.

« J’enseignerai tes voies aux rebelles. »

La comparaison dont il se sert montre que la résistance du pécheur aux appels de Dieu est à la fois très coupable, puisqu’elle fait descendre l’homme au rang des brutes, et tout à fait inutile, puisque Dieu ne manque pas de moyens pour la surmonter. Comp. Proverbes 26.3 ( La traduction : "pour qu'ils n'approche pas de toi"   peut aussi se justifier, mais elle donne un sens moins naturel).

Verset 10. Des douleurs nombreuses attendent le méchant, mais la grâce environne celui qui se confie en l’Éternel.

Dans ce mot douleurs, le psalmiste comprend probablement les peines de l’autre vie aussi bien que celles de la vie présente.

Verset 11. Vous justes, réjouissez-vous en l’Éternel et soyez dans l’allégresse! Vous tous qui avez le cœur droit, poussez des cris de joie!

David termine ce beau Psaume en invitant les fidèles à « se réjouir en l’Éternel » (comp. Psaume 4.8 ; Philippiens 4.4), à se réjouir surtout de cette Miséricorde qui se déploie d’une manière si admirable dans le Pardon des péchés. — Sur le sens de l’expression « les justes » voyez Psaume 1.5.

 

 

 

Pascal Denault Pasteur Baptiste Réformé

Pascal Denault,

Pasteur Baptiste Réformé québec

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Source

Un heraut dans le net

 

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 11:15
Que le charlatanisme moderne ne nous entraîne pas. Attirons à Christ, attirons par Christ (Charles Spurgeon)

Quand j’aurai été élevé de la terre,

j’attirerai tous les hommes à moi.

Jean 12/32.

 

 

Vous qui travaillez pour Dieu, prenez courage.

 

Vous craignez de ne pas pouvoir attirer à Lui un auditoire ; annoncez un Sauveur Crucifié, Ressuscité, puis Elevé au ciel.

 

C’est là le plus grand attrait qui puisse être présenté.

 

Qui vous a attirés à Christ, sinon Christ Lui-même ?

 

Qui vous attire maintenant à Lui, sinon encore Sa Personne Bénie ?

 

Si vous avez été attirés à la religion par quoi que ce soit d’autre, vous en serez bientôt détachés.

 

Mais Jésus vous a tenus et vous tiendra jusqu’à la fin.

 

Pourquoi douter de Sa Puissance pour en attirer d’autres ?

 

Allez au nom de Jésus auprès de ceux qui sont encore réfractaires, et voyez s’Il ne les attirera pas aussi ?

 

Aucune classe d’hommes n’est en dehors de cette Puissance d’Attraction.

 

Jeunes et vieux, pauvres et riches, ignorants et savants, repoussants ou aimables, tous les hommes ressentiront cette force attractive.

 

Jésus est le Seul Vrai Aimant.

 

N’en cherchons pas d’autres.

 

Ce n’est pas la musique qui attirera à Christ, non plus que l’éloquence, les cérémonies, la logique ou le bruit.

 

Jésus Lui-même veut attirer les hommes à Lui, et Il est à la hauteur de cette tâche en toute circonstance.

 

Que le charlatanisme moderne ne nous entraîne pas.

 

Mais, Ouvriers du Seigneur, agissons selon Ses Moyens Seulement.

 

Attirons à Christ, attirons par Christ et Christ attirera par vous.

 

Amen,

 

 

 

Refuge Protestant

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé,

 

 

 

 

 

 

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 21:17
La culpabilité trouve son expiation en Christ Seul

"Masochisme" et expiation

 

Lorsque le sentiment de la faute et de la culpabilité conduit à l'autopunition, aux maladies psychosomatiques, aux jeux de hasard, à l'alcoolisme, dans la volonté de destruction, arrêtez vous et soyez assurés que l'expiation de nos péchés se trouve en Jésus Seul.

 

Au début des Deux sources de la morale et de la religion, le philosophe français Henri Bergson, remarque que le souvenir de la faute est ce qu’il y a de plus ancien dans l’humanité.

 

De plus ancien et aussi de plus obscur…

 

Cette question passe de nos jours au premier plan de l’actualité.

 

Elle s’éclaire d’un jour nouveau et s’obscurcit d’une nuit nouvelle à la trouble lumière des événements contemporains et des travaux de la psychanalyse.

 

« L’homme moderne est en constante position d’accusé. Le sentiment de sa faute draine toutes ses énergies, et les effets se font sentir aussi bien sur le plan individuel que social. » (Jean Lacroix).

 

L’homme séparé de Dieu s’engage sur une piste de fausse liberté, mais cette autonomie devient alors une source de culpabilité qui lui fait ressentir un profond besoin de justification.

 

Le sentiment de la faute peut laisser l’homme pantelant ; il ressemble à une embarcation fragile emportée par les vagues déchaînées et qui, d’un moment à l’autre, risque d’être engloutie dans le fond de l’océan.

 

Toutes les énergies de l’homme au cours de son existence sont rassemblées pour faire face à cette éventualité et pour réparer les brèches qui s’ouvrent sans cesse.

 

Toute activité est une autojustification, car la mentalité de l’homme coupable est une mentalité d’autodéfense.

 

Elle tend à survivre en surmontant la faute, ou bien en l’oubliant.

 

Il essaie de trouver un sauvetage dans sa tentative de l’expier personnellement.

 

L’expiation est la réparation de la faute par le coupable, et sa conséquence un semblant de justification.

 

C’est ce besoin urgent, irrésistible que nous appellerons masochisme. (Je n’ignore pas que ce soit là un sens dérivé du mot.)

 

Le masochisme est la méthode par laquelle l’homme coupable entreprend, bien inconsciemment, sa propre punition.

 

En essayant de se purifier, il aspire à apaiser sa conscience.

 

Il existe une très grande variété d’activités humaines qui sont dans le sens le plus profond des pratiques masochistes.

 

En donnant une brève liste de celles-ci, nous désirons, par un regard lucide et un diagnostic sévère, aider ceux qui pourraient en être prisonniers et indiquer le remède que leur offre l’Évangile.

 

1. Les maladies dites psychosomatiques en sont assurément le symptôme le plus courant.

 

L’homme coupable s’imagine qu’il sera en mesure, s’il souffre suffisamment, de payer pour la faute commise.

 

Telle ou telle maladie (prenons garde cependant de ne pas trop généraliser) est la conséquence du besoin pressant d’expier.

 

Certaines maladies physiques pourraient être simplement d’origine morale ou religieuse.

 

La médecine psychosomatique moderne a bien compris la relation qui peut exister entre une cause spirituelle et un symptôme physique et elle peut nous aider à faire le bon diagnostic.

 

2. Les jeux de hasard dénotent du même besoin.

 

Disons, en passant, qu’il s’agit le plus souvent d’abominables escroqueries organisées, parfois même avec la bénédiction des pouvoirs publics.

 

Les milliers de personnes qui les pratiquent, et qu’elle qu’en soit la forme : des turfistes jusqu’aux passionnés de la roulette ou des loteries nationales, s’étonneraient d’entendre affirmer qu’en réalité, leur passion du jeu subsiste comme une soif inconsciente d’expiation.

 

Cependant, il s’agit là d’une attitude qui ne peut être contrôlée par la conscience.

3. Il n’est pas inutile d’inclure dans notre liste l’alcoolisme.

 

Lui aussi est une pratique masochiste, une autopunition radicale.

 

Les méfaits de l’alcoolisme ont été dénoncés et doivent l’être ; mais il est urgent d’en connaître aussi les mobiles profonds.

 

4. L’une des formes les plus courantes de pseudo-expiation se trouve dans l’attitude de beaucoup de nos contemporains qui prétendent se charger de tous les fardeaux du monde pour les porter sur leurs épaules, tels des Atlas modernes.

 

Ils se sentent contraints de porter tous les problèmes d’ordre social, politique et économique.

 

Le grand malheur de beaucoup d’Églises et de chrétiens — et très particulièrement de ministres du culte — ce n’est pas leur légèreté, mais plutôt leur excès de sérieux.

 

Ils estiment qu’ils ne font rien pour soulager les maux accablant le monde et l’humanité.

 

Alors, depuis le problème du pétrole jusqu’à la prévention routière, ils se sentent responsables et solidaires de tout et de tous.

 

Ils s’obstinent à intervenir sur tous les fronts.

 

Ils ignorent qu’ils s’engagent davantage sur la voie de l’autopunition que sur celle de la solution.

 

Il ne faut pas s’étonner de voir autour de nous tant de chrétiens découragés, abandonnant les rangs des fidèles et des ministres du culte pour s’engager ailleurs, en vue d’une plus grande efficacité par ailleurs bien illusoire…

 

Pensez aussi à ces chrétiens matériellement aisés qui se sentent coupables de l’être à cause d’une fausse conception de la charité !

 

5. Mentionnons aussi la volonté d’échec comme forme d’autopunition.

 

On cherche à expier une faute commise en échouant systématiquement dans tout ce que l’on entreprend.

 

6. Enfin, prenons pour terminer l’exemple d’une activité destructrice qui se rencontre chez des gens dotés d’une forte personnalité.

 

Apparemment, ces derniers jouissent d’un équilibre qui ferait envie aux autres.

 

Mais ils participent à des activités, telles la politique ou l’économie, dont les visées dernières peuvent n’être rien de moins que des tentatives de destruction massive.

 

Derrière certaines de leurs impulsions peuvent se dessiner la haine de la vie, voire la détermination de détruire les autres.

 

La politique et l’économie modernes, tel qu’elles sont pratiquées, ne sont rien d’autre que les signes d’un besoin inconscient de détruire.

 

Masochisme et suicide sont des pratiques étroitement liées.

 

Auto-expiation, le masochisme est une duperie, un mensonge énorme que s’offre l’homme séparé de Dieu, et l’expiation qu’il entreprend peut concerner un péché insignifiant pour mieux dissimuler un péché grave qu’il ne veut pas admettre.

 

Cela peut parfois donner naissance au sadisme, c’est-à-dire au transfert sur autrui d’une faute personnelle.

 

Le don-juanisme, tant célébré dans notre culture et littérature occidentales, est une forme de sadisme.

 

Le besoin d’expiation et de purification est inséparable de l’homme.

 

L’entreprise moderne de la publicité le sait bien, elle qui incite avec tant de succès nos contemporains à avoir recours aux détergents et aux cosmétiques.

 

Nous assistons vraiment dans ce domaine à la naissance d’une nouvelle et bizarre religion que j’appellerai le « détergentisme ».

 

Utilisez telle marque de savon, de dentifrice ou de déodorant et vous allez vous sentir pur dans votre peau, bien à l’aise dans l’existence.

 

La publicité moderne est devenue une rentable entreprise de purification rituelle dont les publicistes sont les nouveaux prêtres.

 

Or, la Parole de Dieu est radicalement opposée à toutes les pseudo-expiations, à toutes les solutions que l’homme imagine pour résoudre ses complexes.

 

L’homme, ancien ou moderne, se trouve dans la même situation.

 

Il cherche l’immunité et l’autonomie.

 

Il désire gagner son indépendance vis-à-vis de Dieu, d’un Dieu qu’il considère jaloux et trouble-fête, et, par son activité masochiste, il tient à payer le prix de son indépendance vis-à-vis de Lui.

 

 

L’homme moderne se tourne vers l’État.

 

L’État est devenu sa providence pour tous ses besoins fondamentaux, y compris celui de la justification.

 

On a dit que toute vie était devenue politique.

 

Ce qui veut dire que l’État, la politique et l’économie doivent remplacer Dieu et apporter toutes les solutions.

 

Les hommes de tous les temps ont cherché un salut mythique et nos contemporains ne font pas exception.

 

Il ne faut donc pas s’étonner de voir autour de nous toutes les formes de destruction, aussi bien individuelles que collectives, depuis les guerres et les révolutions violentes jusqu’à l’abus de la drogue et de l’alcool.

 

Pourtant, le salut ne se trouve qu’en Dieu, dont la Grâce annonce et offre une vie libérée.

 

L’homme, Créature de Dieu, ne peut vivre que dans le monde de Dieu et sous Son Regard.

 

Coupé de Lui, il ne fait que creuser sa tombe.

 

Faire soi-même son expiation est une monstruosité.

 

Dieu Seul peut expier nos fautes ; Pardonner nos transgressions, se charger de notre personne, Apaiser nos consciences.

 

Il y a pourvu.

 

La véritable justification n’est pas l’excuse que nous cherchons, elle n’est pas une expérience subjective à travers nos émotions, mais l’Acte Objectif de Dieu.

 

Notre expiation a été faite grâce à Celui qui nous a remplacés et qui est devenu Notre Substitut.

 

Quelqu’un d’autre a pris notre place et a payé pour nous.

 

Il a subi notre sort, porté nos fardeaux, anéanti nos fautes.

 

C’est là la Bonne Nouvelle !!!

 

Il existe une Vérité Biblique qui parle de la corruption totale de la personne humaine, et que la psychologie moderne à sa façon nous aide à comprendre.

 

Mais la Solution dernière pour le temps et pour l’éternité se trouve uniquement en Dieu ! 

 

L'expiation de nos péchés se trouve en Jésus Seul.

 

Aaron Kayayan Pasteur Refuge Protestant

Aaron Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé,

 

 

 

 

 

 

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Source : Ressources Chrétiennes

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 20:19
Ne perdons pas courage si nous ne sommes pas certains de notre élection

Vers 1610 s’est développée au Pays-Bas une controverse théologique lancée par Jacob Arminius et, après sa mort, par le parti des Remonstrants, concernant le salut par la Grâce Seule et la doctrine de l’Election Divine. 

La théologie « arminienne » des Remonstrants maintenait que l’homme est dans une certaine mesure co-responsable de son salut par l’assentiment volontaire qu’il accorde aux promesses du salut (il saisirait en quelque sorte la perche que lui tend Dieu dans l’Évangile, et opèrerait donc partiellement son salut par lui-même). 

Pour répondre à ces objections contre la doctrine calvinienne de l’Election et de la Toute-Puissance Divine à l’œuvre dans le Salut des Croyants, un Synode des églises des Pays-Bas fut réuni dans la ville de Dordrecht en 1618-1619.

Il condamna fermement les positions arminiennes et confirma la position de la confession Belgica. 

Les cinq points soulignés dans les Canons de Dordrecht sont, très brièvement résumés, 

les suivants :

1.  Dépravation totale de la nature et du genre humain après la Chute.

2. Élection Divine Inconditionnelle des croyants (elle ne dépend pas d’une prescience de Dieu qui sauverait ceux dont Il a vu à l’avance qu’ils avaient la capacité de croire en Lui).

3. Nécessité du Sacrifice du Christ et son Effectivité limitée aux croyants.

4. Grâce Divine Irrésistible dans la vie des croyants.

5. Persévérance des Saints (élus) qui demeureront dans la Foi jusqu’à la fin et ne peuvent tomber dans une rechute spirituelle qui serait fatale à leur salut.

Foi & Vie Réformées / Refuge Protestant

(Foi & Vie Réformées

 

 

Ceux qui ne sentent pas encore efficacement en eux une vive foi en Jésus-Christ, ou une confiance certaine du cœur, une paix de la conscience, un soin et souci d’une obéissance filiale, et une glorification en Dieu par Jésus-Christ, mais qui néanmoins se servent des moyens par lesquels Dieu a promis d’effectuer ces choses en nous : ceux-là ne doivent pas perdre courage quand ils entendent parler de la réprobation, ni se mettre au rang des réprouvés.

Au contraire, ils doivent persévérer soigneusement dans l’usage de ces moyens, désirer ardemment l’heure d’une grâce plus abondante, et l’attendre en toute révérence et humilité.

Beaucoup moins encore doivent être épouvantés par la doctrine de la réprobation ceux qui, bien qu’ils désirent sérieusement se convertir à Dieu, lui plaire uniquement, et être délivrés de ce corps de mort, ne peuvent toutefois encore parvenir aussi avant qu’ils voudraient dans le chemin de la piété et de la foi, puisque Dieu, qui est miséricordieux, a promis qu’il n’éteindra point le lumignon qui fume, ni ne brisera le roseau cassé.

Mais cette doctrine est à bon droit en effroi à ceux qui, ayant mis en oubli Dieu et le Sauveur Jésus-Christ, se sont entièrement asservis aux sollicitudes de ce monde et aux convoitises de la chair, aussi longtemps qu’ils ne se convertissent point à Dieu.

— Canons de Dordrecht, article I.16

 

La doctrine de la Réprobation ne nous est pas révélée pour ternir notre joie, au contraire, mais il peut arriver qu’elle nous rende très mal à l’aise.

 

Se pourrait-il que Dieu ne m’ait pas choisi ?

 

Il y a des gens qui sont extrêmement troublés par une telle idée.

 

Les enfants de Dieu peuvent avoir des craintes dans leur cœur.

 

L’article 16 répond de façon très pastorale pour encourager ceux qui ont des doutes quant à leur élection.

 

Il s’adresse à trois différents types de personnes.

 

Ceux qui ne discernent pas encore clairement les fruits de leur élection.

 

Cette catégorie de personnes n’a pas encore une ferme conviction dans la Foi.

 

« Ils ne sentent pas encore efficacement en eux une vive foi en Jésus-Christ, ou une confiance certaine du cœur, une paix de la conscience, un soin et souci d’une obéissance filiale, et une glorification en Dieu par Jésus-Christ, mais néanmoins se servent des moyens par lesquels Dieu a promis d’effectuer ces choses en nous. » (I.16).

 

Ils sont faibles dans la foi, mais ils écoutent la Parole de Dieu, ils prient, ils participent aux sacrements.

 

Ils veulent servir le Seigneur, mais ils ne sont pas certains de leur élection.

 

Quand ils regardent à eux-mêmes, ils ne voient pas une foi ferme et solide.

 

Ils se rendent compte que leur vie n’est pas assez à l’honneur de Dieu.

 

Le doute et l’inquiétude surgissent alors dans leur esprit :

 

Suis-je vraiment un élu ? Ou suis-je un réprouvé?

 

« Ceux-là ne doivent pas perdre courage quand ils entendent parler de la réprobation ni se mettre au rang des réprouvés. Au contraire, ils doivent persévérer soigneusement dans l’usage de ces moyens, désirer ardemment l’heure d’une grâce plus abondante, et l’attendre en toute révérence et humilité. » (I.16).

 

« Les choses cachées sont à l’Éternel, notre Dieu; les choses révélées sont à nous et à nos fils, à perpétuité, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi. » (Deutéronome 29:28).

 

Dieu ne nous appelle pas à fouiller ses secrets éternels pour savoir si nous serions « non élus ».

 

Il nous dit clairement ce qu’il faut faire :

 

« Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé. » (Actes 16:31).

 

Cette doctrine n’a pas pour but de décourager ceux qui ne ressentent pas l’assurance de la foi, mais de les encourager à marcher sur la bonne route.

 

Le Saint-Esprit se plaît à utiliser des moyens pour nous fortifier dans la foi.

 

« La foi vient de ce qu’on entend et ce qu’on entend vient de la parole du Christ. » (Romains 10:17).

 

Nous avons besoin de nous mettre à l’écoute de la Parole de Dieu, chercher notre réconfort dans ses promesses, croire en Jésus-Christ, chercher en lui notre vie, mettre en pratique sa Parole.

 

C’est ainsi que nous serons fortifiés dans la foi.

 

« Mais celui qui a plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui persévère, non pas en l’écoutant pour l’oublier, mais en la pratiquant activement, celui-là sera heureux dans son action même. » (Jacques 1:25).

 

Jésus et les apôtres ont comparé la vie chrétienne à un arbre qui porte du fruit (Jean 15:1-8; Galates 5:22-23).

 

Un arbre fruitier a besoin de temps pour grandir et porter du fruit.

 

De même, quand on vient à la foi, on ne peut pas porter du fruit instantanément ; il faut du temps.

 

Certains arbres prennent plus de temps pour parvenir à maturité, de même les croyants parviennent à maturité spirituelle à des moments différents de leur vie.

 

La croissance dans la foi est un processus qui a besoin d’être nourri et cultivé.

 

Continuons donc à nous mettre à l’écoute de sa Parole.

 

En son temps, Dieu nous fera grandir pour nous faire porter plus de fruit.

 

Le deuxième groupe de personnes sont ceux qui ne sont pas encore parvenus au degré de foi désiré. Le deuxième groupe de personnes, ce sont « ceux qui, bien qu’ils désirent sérieusement se convertir à Dieu, lui plaire uniquement, et être délivrés de ce corps de mort, ne peuvent toutefois encore parvenir aussi avant qu’ils voudraient dans le chemin de la piété et de la foi » (I.16).

 

Ils luttent dans leur vie chrétienne à cause de leur manque d’obéissance, leur manque de zèle, leur manque de piété, leur manque de sainteté.

 

Il est facile de s’identifier à cette catégorie.

 

Tous les jours, nous luttons contre le péché, un excès de colère, une convoitise, des paroles blessantes, un désir de voler.

 

Nous devenons découragés de constater que nous retombons toujours dans les mêmes péchés.

 

Il y a tellement de péchés dans nos vies et tellement peu de victoires qu’on peut en venir à se demander : Suis-je vraiment un élu ?

 

Le doute finit par s’installer.

 

Au fond, notre combat ressemble à celui de l’apôtre Paul.

 

Il avait un cœur nouveau, transformé par le Saint-Esprit, et pourtant il disait :

 

« Je suis charnel, vendu au péché […] Car je le sais : ce qui est bon n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair. Car je suis à même de vouloir, mais non pas d’accomplir le bien. Je ne fais pas le bien que je veux, mais je pratique le mal que je ne veux pas. » (Romains 7:14,18-19).

 

Paul était très dérangé par le fait qu’il n’avait pas la victoire sur le péché.

 

Il reconnaissait le combat qui faisait rage en lui et criait son désespoir :

 

« Qui me délivrera de ce corps de mort? »

 

Il connaissait toutefois la réponse :

 

« Grâces soient rendues à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur. » (Romains 7:24-25). 

La rédemption se trouve dans le sang de Jésus.

 

Le Seigneur pardonne nos péchés par son sang et nous promet de nous transformer par son Esprit.

 

Suis-je un réprouvé ?

 

Je sais que mes péchés sont encore nombreux.

 

Mais Dieu agit en moi pour produire une tristesse qui mène à la repentance ainsi qu’un désir de justice. C’est là un fruit de l’élection ! Dieu est fidèle !

 

Il va compléter ce qu’il a commencé! Nous avons donc cet encouragement.

 

« Beaucoup moins encore doivent être épouvantés par la doctrine de la réprobation […] puisque Dieu, qui est miséricordieux, a promis qu’il n’éteindra point le lumignon qui fume ni ne brisera le roseau cassé. » (Ésaïe 42:3) (I.16).

 

Il nous arrive de fixer notre attention sur nos imperfections et d’oublier de regarder à Jésus.

 

La Parole de Dieu donne beaucoup d’encouragement à nous tous qui sommes faibles dans la foi.

 

« L’Éternel, Dieu compatissant et qui fait grâce, lent à la colère, riche en bienveillance et en fidélité. » (Exode 34:6).

 

Ne regardons pas à notre force, mais à sa force, non pas à notre infidélité, mais à sa fidélité.

 

Gardons précieusement la promesse de Jésus :

 

« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes. » (Matt. 11:28-29).

 

Écoutons sa Parole qui nous exhorte tendrement mais fermement à nous tourner vers Jésus.

 

Ceux qui se moquent de Dieu et qui vivent dans le péché

 

Le troisième groupe de personnes est celui qui refuse de se convertir et qui s’abandonne à la façon de vivre de ce monde et aux plaisirs de la chair.

 

« Mais cette doctrine est à bon droit en effroi à ceux qui, ayant mis en oubli Dieu et le Sauveur Jésus-Christ, se sont entièrement asservis aux sollicitudes de ce monde et aux convoitises de la chair, aussi longtemps qu’ils ne se convertissent point à Dieu. » (I.16).

 

Ceux-là devraient sérieusement s’inquiéter !

 

La doctrine de la réprobation est terrible pour ceux qui refusent de se convertir.

 

Ces gens devraient réfléchir très sérieusement au fait que Dieu ne laisse pas le péché impuni.

 

Il peut laisser les gens dans leurs péchés.

 

Il peut les endurcir dans leur incrédulité et leur faire payer le salaire qu’ils méritent dans l’enfer éternel.

 

« Cette doctrine est à bon droit en effroi ».

 

C’est un avertissement et un appel à se repentir pendant que Dieu en donne encore l’occasion.

 

Une telle repentance est nécessaire, car « il est terrible de tomber dans les mains du Dieu vivant! » (Hébreux 10:31).

 

Il arrive souvent que cet enseignement, par la Grâce de Dieu, saisisse une personne et lui fasse voir la gravité de sa condition pour l’amener ensuite à se convertir.

 

Remarquons bien que ceux qui refusent encore de se convertir ne sont pas appelés des réprouvés.

 

Nous ne devrions jamais conclure une telle chose de personne.

 

Tant qu’une personne respire, nous devrions l’appeler à la repentance et à la foi.

 

L’Église a la responsabilité de prêcher et « d’annoncer tout le conseil de Dieu » (Actes 20:27), et cela inclut la doctrine de la réprobation.

 

Nous ne devrions pas hésiter à l’enseigner.

 

Il ne nous est toutefois pas permis de penser que telle personne est réprouvée, car Dieu ne nous l’a pas révélé.

 

La doctrine de la réprobation nous enseigne à craindre Dieu et à « travailler à notre salut avec crainte et tremblement » (Philippiens 2:12).

 

Car Dieu est un Feu Dévorant.

 

C’est une chose terrible de vivre dans l’Église, d’écouter la Parole de Dieu et d’avoir encore l’audace de vivre dans le péché !

 

Cette doctrine nous encourage à utiliser avec diligence les moyens que Dieu nous a donnés pour vivre et grandir dans la Foi.

 

Elle nous pousse à trouver Notre Unique Assurance en Jésus-Christ.

 

Même si nos péchés sont encore nombreux, ce n’est pas une raison de désespérer.

 

La tristesse à cause de nos péchés est une œuvre de l’Esprit et un fruit de notre élection.

 

Dieu n’a pas fini Son Oeuvre dans nos vies!

 

Il ne va pas laisser tomber ce qu’Il a commencé.

 

Nous pouvons dire avec joie et avec confiance :

 

« Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous une œuvre bonne, en poursuivra l’achèvement jusqu’au jour de Jésus-Christ. » (Philippiens 1:6).

 

Amen,

 

 

Paulin Bedard

Pasteur Paulin Bédard, 

 

 

 

 

 

Bible

 

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Ressources Chrétiennes

D'après Le solide fondement du salut, série d’études doctrinales sur les Canons de Dordrecht.   

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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 09:53
Bien Aimé(e) de Dieu en Christ

Notre vie ne doit pas être une vie de soucis ni d'inquiétudes, mais une vie de foi joyeuse et tranquille.

 

Notre Père céleste pourvoit aux besoins de Ses Enfants et sait ce dont nous avons besoin avant que nous le Lui demandions.

 

Nous pouvons donc aller paisiblement à notre repos à l'heure convenable, sans nous croire obligés de veiller pour combiner et dresser nos plans d'avenir et de nous tourmenter à ce sujet.

 

Si nous avons appris à nous reposer sur Dieu, nous ne serons pas tenus en éveil par les craintes et les sombres pressentiments, mais nous abandonnerons tout souci au Seigneur, et ne songerons qu'à Lui et à Sa Grâce, et Il nous donnera un sommeil doux et réparateur.

Être les Bien-Aimé(e)s de Dieu, voilà le plus grand des honneurs, car notre ambition ne peut rien souhaiter de plus, aussi tout désir intéressé devrait-il céder à côté de celui-là.

 

Qu'y a-t-il dans le ciel de plus grand que l'Amour de Dieu ? Sois donc en repos, mon âme, car en Lui tu as toutes choses.

 

c'est Dieu qui donne le repos à celui qu'il aime. (Psaumes 127:2)



Et cependant, malgré tout, nous restons agités, si le Seigneur ne nous donne, non pas seulement des raisons d'être en repos, mais le repos lui-même.

 

Eh bien, en Christ il le fait ; Jésus lui-même est Notre Paix, Notre Repos, Notre Tout, et sur Son Sein nous reposons en Parfaite Sécurité, soit dans la vie, soit dans la mort.
 

En effet, un guide nous est indispensable.

 

Il est des cas où nous donnerions tout ce que nous possédons pour savoir ce que nous avons à faire et de quel côté nous devons nous tourner.

 

Nous avons la volonté de bien faire, mais nous hésitons entre deux routes à suivre.

 

Oh ? Qui nous donnera un guide ?

L'Éternel Notre Dieu condescend à nous servir de guide.

 

Il connaît le chemin et nous conduira jusqu'à ce que nous ayons atteint en paix le terme de notre voyage.

 

Peut-on désirer une direction plus ?

 

Mettons-nous entièrement sous Sa Conduite, et nous ne risquerons pas de manquer la route.

 

Faisons de Lui Notre Dieu, et nous trouverons en Lui Notre Guide.

 

Si nous suivons Sa Loi, nous ne nous fourvoierons point dans la vie, pourvu que nous apprenions avant tout à nous appuyer sur Lui à chaque pas.

Nous avons l'assurance que, s'Il est Notre Dieu à toujours et à perpétuité, Il ne cessera jamais de nous diriger.

 

Il nous conduira même « jusqu'à la mort » pour que nous habitions avec Lui pour l'Eternité.

 

Cette Promesse de la Conduite Divine nous garantit la Sécurité pour notre vie entière :

 

Salut tout d'abord, direction ensuite et jusqu'à notre dernière heure, enfin vie bienheureuse à jamais.


Chacun ne devrait-il pas chercher Dieu dès son jeune âge, se réjouir en Lui durant sa vie et se reposer sur Lui dans sa vieillesse ?

 

Regardons toujours à Lui pour être guidés, afin de pouvoir nous confier encore en Lui à l'heure de notre départ.

 

Dieu sera notre guide jusqu'à la mort. (Psaumes 48:15)

 

Amen,

 

 

 

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 


 

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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 09:09
Dieu au cœur de nos souffrances
Dieu au cœur de nos souffrances
Jean 14.1-13, 25-27

 

Dans la souffrance, qui n’aspire pas à une présence auprès de soi, à une aide ?

On préfère de beaucoup une visite… à une carte de vœux !

Or, Jésus est l’Incarnation de la Présence de Dieu auprès des souffrants.

Lui-même s’identifie à la souffrance.

Jésus s’est arrêté de parler au monde en général.

Ses grands débats avec les juifs sont terminés.

Il a congédié Judas : « Fais ce que tu dois faire. »

Il se retire avec Ses disciples dans la chambre haute, mais Il ne disparaît pas ; en effet, Il réapparaîtra, car Il sait où Il va : à Gethsémané, au jugement et à la croix.

La plus grande injustice de l’histoire va être décidée et perpétrée.

Et Jésus reste calme, fait preuve de maîtrise et se préoccupe de consoler Ses proches, alors que c’est Lui qui est en ligne de mire.

Le texte de Jean 14 n’est pas vraiment un discours et encore moins un speech.

Les propos de Jésus ressemblent plus aux Propos de table de Martin Luther qu’aux Adieux d’Adolphe Monod.

Jésus est à table pour son dernier repas, à la fin duquel Il institue la sainte cène.

C’est dans une ambiance familière qu’Il dialogue avec Ses disciples.

A trois reprises, Il est interrompu : d’abord par Pierre (13.36), puis par Thomas (14.5) et, enfin, par Philippe (14.8).

A ce moment-là, Jésus s’adresse plus particulièrement à Ses disciples qui éprouvent une grande crainte et se sentent démunis face à un avenir qu’ils pressentent mais ne comprennent pas.

Pourtant, les paroles que prononce le Seigneur sont autant de Consolations pour nous au milieu de nos épreuves.

Elles nous montrent comment trouver la paix.

En effet, Dieu est au cœur de nos souffrances, parce que Jésus est Lui-même au cœur de nos souffrances.

Il est avec nous parce qu’Il a connu les souffrances les plus profondes que nous n’aurons pas à connaître grâce à Son Sacrifice.

Il est donc d’autant plus qualifié pour nous consoler que Lui-même a connu la paix dans la souffrance.

C’est ce qui est affirmé de façon saisissante en Hébreux 5.7-9.

1. Il y a un danger réel et présent (verset 1)

Aujourd’hui, nous sommes placés face à toutes sortes de problèmes :

La pénibilité du travail, la mesquinerie des collègues, les mensonges…

Il y a aussi les maladies, physiques ou psychologiques, les relations souvent difficiles dans la famille, notamment.

La vie nous apparaît, parfois, comme une suite d’épreuves.

Mais il arrive aussi que nos épreuves proviennent de notre propre stupidité…

Toutes les difficultés, grandes ou petites et de nature diverse, risquent d’ébranler la paix de notre cœur, notre foi.

Lorsque c’est le cas, nous avons l’impression de glisser dans un gouffre et nous sommes comme pris de vertige.

Telle a été la situation des disciples à ce moment-là.

Ils perdent pied et leur angoisse les pousse à poser des questions inappropriées, tant ils sont à la recherche d’une assurance.

Durant trois ans, ils ont vécu la plus belle des vies avec Jésus ; ils ont admiré Ses Miracles, ils ont joui de l’intimité de Sa Présence, bénéficié de Son Enseignement, été l’objet de Sa Compassion.

Et maintenant, ils vont tout perdre.

Une de nos très grandes souffrances intervient au moment où meurt un de nos proches et que nous avons le sentiment douloureux d’être abandonnés et laissés seuls face à nous-mêmes.

Que deviendront les disciples sans Jésus ?

Ils pressentent la mort en suite d’une trahison.

Chacun regarde l’autre : « Est-ce moi, Seigneur ? »

La crainte et la suspicion prévalent…

Rien n’est plus bouleversant que la trahison d’un ou plusieurs proches !

Jésus observe le visage de Ses disciples et Il perçoit leur crainte.

Il lit dans leur cœur et discerne leur tristesse, leur désarroi.

Serait-il possible, se demandent-ils, qu’après avoir mené une vie parfaite, Christ quitte ce monde en subissant une indicible souffrance ?

Jésus le sait, y consent lucidement, attitude qui n’a rien à voir avec le stoïcisme ou le bouddhisme…

Il assume.

Nous pouvons connaître la pire des situations ; pourtant, les orages auxquels nous avons à faire face ne doivent pas devenir des orages intérieurs qui troublent notre cœur.

« Que votre cœur ne se trouble pas. » Christ libère du manque de paix, car Il donne Sa Paix au cœur de notre souffrance, si du moins nous l’écoutons.

La difficulté dans les épreuves, il est vrai, est de ne plus percevoir la Présence de Jésus.

Jésus nous semble dormir alors que notre barque est à la dérive.

Mais l’important est qu’Il soit présent.

2. Comment éviter que notre cœur soit troublé ? (versets 1-4)

Ce texte est souvent lu à l’occasion de funérailles, car il est consolant.

Il montre de deux façons comment éviter d’avoir le cœur troublé.

a. Croyez en Dieu, croyez aussi en Moi

Ce n’est pas une affirmation, la constatation de ce que les disciples font, mais une exhortation à faire ce qu’ils ne font pas, car ils l’oublient.

Croyez en Dieu, car Dieu est un Dieu qui Aime.

Croyez en Christ, parce que ce qu’Il fait, Il le fait dans la Grandeur de Son Amour. 

La mort  ne va pas séparer Christ de Dieu, car Il souffre afin de faire la Volonté de Dieu.

Sa mort n’est pas en dehors du Projet que Dieu a formé dans Son Amour.

Comment cela nous soutient-il et nous encourage-t-il ?

Christ croit que Dieu est Souverain et Il se sait entre Ses mains.

Le bateau n’échappera pas aux orages, mais Dieu est le Maître des orages.

Il nous est impossible d’éviter la souffrance ici-bas.

Or, de même que Christ est entre les Mains de Dieu et que le Père et le Fils sont unis dans Leur Amour, nous sommes entre les Mains de Christ si nous sommes Ses Disciples.

Ainsi tout est bien. Tel est l’enseignement de Romains 8.28 !

b. Un endroit nous est réservé. Jésus précise quatre choses :
  • Cet endroit nous est réservé personnellement.
  • Christ est allé le préparer pour nous.
  • Il reviendra victorieux pour nous prendre avec Lui.
  • Nous serons avec Lui pour toujours.

La vie présente, avec ses souffrances inévitables, est passagère, la vie avec Christ sera Eternelle.

Quelle est la demeure dont il est question ?

Jésus-Christ Lui-même, car notre place est en Lui.

Cette conviction est le Soutien Nécessaire dans toutes nos souffrances, Notre Consolation face à la mort.

Karl Marx peut bien se moquer avec son fameux opium du peuple, mais Jésus est clair :

« Si ce n’était pas ainsi, je vous l’aurais dit. » (Verset 2)

Christ a traversé le tunnel noir de la mort que nous méritons et Il en est sorti dans la lumière.

C’est donc Lui qui nous conduira vers La Lumière.

C’est ainsi qu’Il dit :

« Vous en savez le chemin. » (Verset 4)

Telle est la réalité : nous cheminons et nous verrons le Christ et la place bien réelle qu’Il nous aura préparée, si du moins nous sommes à Lui, car Il est Dieu, Il est Notre Médiateur.

Telle est notre inébranlable assurance au fil des années et malgré la dureté des souffrances que nous avons à endurer.

3.  A travers la souffrance, le chemin de la vie (versets 5-7)

Thomas poursuit le dialogue avec Jésus.

Pauvre Thomas !

Comme nous, il transcrit en termes terrestres  les Promesses Célestes de Jésus.

Il pense au chemin qui aboutira à la délivrance d’Israël ; il aspire à une cité terrestre.

Où se trouve-t-elle ?  Quel en est le chemin ?

Qui ne connaît la réponse de Jésus au verset 6 ?

Il est Le Chemin qui conduit vers Le Père, là où Il est allé nous préparer une demeure.

Ce Chemin, qui est Le Seul Vrai et conduit à la Vie, est le Nôtre :

  • Christ est Le Chemin, car Il est La Résurrection.
  • Christ est La Vérité ; dans Sa Personne, Il incarne La Vérité de Dieu.
  • Christ est La Vie, car Il est Celui qui donne La Vie Nouvelle à ceux qui croient.

Pour un Chrétien, Christ est Son Tout : le début, le milieu et la fin de sa vie.

Il vit en Christ et ses souffrances sont l’occasion, pour lui, d’expérimenter une Vraie Communion avec Le Seigneur.

C’est ce que confirme, de façon remarquable, le verset 7 : connaître Jésus, c’est connaître Dieu ; Le voir, c’est voir Dieu.

On vient à Dieu par Lui, car Il est le Dieu-homme.

Il est Dieu, car Il agit avec la Puissance Divine pour vaincre la mort ; Il est humain, car Il subit la mort, non parce qu’Il le devait comme nous, mais parce qu’Il y a consenti pour nous.

Le ciel est la nouvelle création parfaite de Dieu.
Celle-ci est devant nos yeux en Christ, Lui qui nous permet de connaître l’Amour et la Puissance de Dieu pour nous sauver et qui a souffert pour nous délivrer de la mort.

4.  La consolation de Christ  (versets 8-11)

Philippe prend le relais de Thomas (verset 8).

Les Paroles de Jésus ne le satisfont pas.

Il souhaite en savoir davantage et surtout de façon plus concrète.

Croire en Christ ne suffit pas, il veut une preuve, quelque chose de sensationnel :

« Montre-nous le Père (…). »

Rien de plus courant dans l’épreuve.

La foi est défaillante, semble impuissante ; on aspire à du concret : une guérison, un miracle, une expérience spéciale…

La réponse de Jésus est éclairante :

« Celui qui m’a vu a vu le Père. »

C’est tout simple, rien de plus n’est nécessaire et cela suffit. Croyons-Le !

Dans l’épreuve, nous nous trompons nous-mêmes en regardant au-delà de Christ, en cherchant autour de nous des explications, des secours, et en ne regardant plus Christ.

Si Christ est présent au cœur de nos souffrances, rien d’important ne nous manquera. 

C’est en lui que nous avons tout pleinement. 

Autrement, nous le considérons comme impuissant.

Jésus explique :

« Je suis dans le Père et le Père est en moi. » (Verset 10)

Autrement dit, en Christ, nous avons tout ce que Dieu peut donner ; en Christ, nous avons toute la Puissance de Dieu, Ses Promesses Inaltérables, Son Amour, Sa Fidélité…

Christ est Notre TOUT.

Vous voulez être convaincus que vous êtes en sécurité avec Moi, dit Jésus.

Regardez-Moi et écoutez Mes Paroles, « qui ne viennent pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi, accomplit ses œuvres ».

En d’autres termes, en Christ, tout est agencé en notre faveur.

Nous avons besoin d’apprendre à tout apporter à Christ.

La vie Chrétienne commence dès lors que nous Lui apportons nos péchés, et elle continue quand nous nous déchargeons sur Lui de tous nos fardeaux.

Il est Dieu au cœur de nos souffrances.

Conclusion : le bonus (versets 25-27)

Ce qui précède serait incomplet sans ces versets.

Aujourd’hui, nous ne sommes plus dans la même situation que les disciples.

En effet, nous avons un bonus : le Saint-Esprit nous est donné.

1. Le Saint-Esprit est l’alter ego de Jésus, son autre Lui-même ; Il vient du Père en Son Nom.

Il représente Jésus auprès de nous et apporte la Présence du Christ Vivant dans nos vies.

Jésus demeure avec nous… par le Saint-Esprit, qui est ainsi, selon Calvin, le second médiateur.

Ainsi, au milieu de nos souffrances, Christ est présent avec nous.

Le Saint-Esprit nous fait sentir la Présence de Christ, Son Amour, Sa Sympathie, Son Support dans nos épreuves.

Christ, qui a souffert pour nous sur la terre, continue Son Oeuvre par Son Esprit.

Il reste près de nous.

2. Cette Promesse de l’Esprit nous apporte La Paix que Jésus donne.

Cette Paix n’est pas comme celle du monde.

Chaque fois que nous nous tournons vers Christ, nous sommes assurés de Sa Présence et donc soulagés et rassurés.

SA Paix, Celle qu’Il a connue au sein de profondes souffrances et qui Lui a permis de dire « non pas ma volonté mais la tienne », nous est donnée par l’Esprit Saint.

« Que vos cœurs ne se troublent pas. » (Verset 27)

Dieu est souvent absent ou distant dans nos joies : nous sommes tellement comblés par les choses du monde !

Il est souvent silencieux au jour le jour, car la routine nous asphyxie… mais, dans nos souffrances, Il est présent pour nous donner Sa Paix.

Cette Paix est comme une Oasis de Calme dans le désert, qui nous permet de regarder au-delà de notre douleur, de sortir de nous-mêmes et d’entendre Ses Promesses :

Mon Enfant, Je t’Aime d’un Amour Eternel et Je t’Aimerai Toujours.

Amen,

Paul WELLS*,

 

* Docteur en théologie, Professeur émérite de la Faculté Jean Calvin, Faculté Libre de Théologie Réformée, ainsi qu'éditeur de La Revue réformée.

 

 

 

 

 

Source : La Revue Réformée

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 16:43
un Cantique de Louange et de Reconnaissance envers Notre Père Céleste

« Qu’ils louent le nom de l’Éternel, car son nom seul est élevé; sa majesté domine la terre et les cieux. » Psaume 148:13

 

 

N’avons-nous jamais entendu la création chanter depuis les hauteurs du ciel jusqu’aux profondeurs de la mer ?

 

Depuis les arbres fruitiers jusqu’aux animaux sauvages ?

 

Le bétail, les oiseaux, les gens et toute créature vivante louer le nom du Seigneur ?

 

Un tel chant de louange et d’adoration adressé au Créateur serait magnifique, n’est-ce pas ?

 

Malheureusement, il n’est guère possible de nos jours d’entendre ce chant de la création, car il est réduit au silence par le vacarme produit par l’homme.

 

Certes, nous entendons des sons et des voix, mais ce sont des cris perçants et des hurlements stridents, des soupirs profonds ; ce sont les gémissements d’une création menacée par l’homme.

 

Nous sommes assourdis par le bruit, mais où sont donc les chants de louange et de joie ?

 

Saurions-nous d’ailleurs les chanter ?

 

Les chants de notre génération trahissent le désespoir et pleurent les illusions perdues, ils hurlent les existences gâchées et s’égarent dans une quête infructueuse du sens de la vie, de la personne humaine et de toutes choses.

 

Nul ne songe à inviter la création à élever un chant joyeux envers le Créateur.

 

Nul ne convoque un chœur pour louer le Dieu de majesté.

 

Aucune chorale, en dehors de l’Église fidèle, ne se réunit pour célébrer le Très Haut…

 

Apprenons et réapprenons à chanter avec joie !

 

Ceci ne requiert pas une technique spéciale.

 

Il suffit de la foi ; d’une foi enracinée profondément dans le Dieu Créateur et Rédempteur.

 

Celle qui n’exalte que Son Nom.

 

Lisons pendant un mois entier le Psautier qui contient ce genre de cantiques.

 

Depuis plus de vingt siècles, le Peuple de Dieu les a chantés parce qu’il a été inspiré et mû par le Saint-Esprit.

 

Vivre en la Présence de Dieu nous rend capables de chanter un cantique de louange en Son Honneur.

 

Père, place un chant nouveau dans nos cœurs et une nouvelle louange sur nos lèvres.

 

Qu’aujourd’hui, lorsque nous T’adorerons, nous puissions nous réjouir en Ta Bonté et en Tes Oeuvres.

 

Nous louerons Ton Nom, qui est au-dessus de tout nom.

 

En Christ, amen.

 

 

Aaron Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 

 

Bible

Refuge Protestant Croix Huguenote

 

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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