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Vie Protestante Réformée

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à l'homme sans asile.

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ne maltraitez pas l'étranger qui,

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Bouchra Maurice 

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 14:20
 

Charles Spurgeon

  Il ne brisera pas le roseau cassé,

et n'éteindra pas le lumignon

qui fume encore

 

  par Charles Spurgeon,

 

 

Il ne brisera pas le roseau cassé, et n'éteindra pas le lumignon qui fume encore; il manifestera la justice avec vérité (Esaïe 42:3)

 

 


Je peux compter que mon Dieu ne me traitera qu'avec douceur.

 

Je suis, il est vrai, faible, fléchissant et sans valeur, comme un roseau.

 

 

On dit de moi: "Je m'en soucie autant que d'un fétu;" et ce propos, quoique peu bienveillant, n'est pas déplacé.

 

Hélas, je me sens plus chétif qu'un roseau poussant sur la rivière, car celui-ci lève encore la tête.

 

Je suis abattu; durement, cruellement brisé.

 

Il n'y a plus de musique en moi, car je suis fendu et le son s'échappe, hélas !

 

Mais Jésus ne me brisera pas entièrement; et si Lui ne le fait pas, peu m'importe ce que feront les autres.

 

O Sauveur Doux et Compatissant, je m'abrite derrière Toi, et là j'oublie mes meurtrissures.

En réalité, on peut bien me comparer aussi à un lumignon fumant dont la flamme est éteinte et dont la fumée seule subsiste.

 

Je suis plutôt une incommodité qu'un avantage.

 

 

Les suggestions de mon esprit troublé me murmurent que le diable a soufflé ma lumière et que le Seigneur ne tardera pas à arrêter, en la couvrant d'un éteignoir, la fumée qui s'en échappe encore.

 

Cependant je remarque que s'il y avait des mouchettes au chandelier sacré, il ne portait pas d'éteignoir.

 

Jésus ne m'étouffera donc pas, et je peux reprendre courage.

 

Seigneur, ranime à nouveau ma flamme, et fais-la briller à Ta Gloire et à la louange de Ta Tendresse et de Ta Bonté!

 

 

spurgeon

 

Pasteur Charles Spurgeon,

Bible

Croix Huguenote

 

 
 

 

 

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 09:21

horatius-bonar.jpg

PAR
HORATIUS BONAR
Auteur de
UNE NUIT DANS LES LARMES. - LA JOIE DU MATIN.
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A celui qui n'a pas travaillé, mais qui croit.  
(ROMAINS IV, 5.)
 
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Horatius Bonar (19/12/1808 - 3/05/1889) était  Écossais et poète.  Il fut ministre de l' Église libre d'Ecosse. Notamment à Edimbourg. Il servit de rédacteur pour « le journal trimestriel  trésor chrétien »  de 1859 à 1879. Il écrivit un certain nombre d'hymnes : « j'ai entendu la voix de la parole de Jésus »... , connus dans le monde d'expression anglaise. Un choix de ces derniers a été édité dans Hymnes de la foi et de l'espoir. Son dernier volume de poésie était "Mes vieilles lettres". Horatius Bonar avait un coeur passionné et bon. Auteur de plusieurs excellentes oeuvres, étant lui-même un brillant gagneur d'âmes,on remarque que de tels hommes, sans se soucier des convictions dénominationnelles, ont souvent possédé des qualités digne du Dieu qu'ils servaient, empreint de douceur, vérité et conviction de par sa relation avec son Sauveur.

 

 

 

Vous vous plaignez de ne pas vous sentir pécheur; de n'être ni assez troublé, ni assez repentant.

 

- Permettez-moi de vous répondre en vous adressant quelques questions.

 

Ce manque de sentiment, dont vous vous plaignez, change-t-il quelque chose à l'Evangile ?

 

La bonne nouvelle en est-elle moins gratuite, moins bénie, moins acceptable ? et cette bonne nouvelle n'est-elle pas pour les indignes, les haïssables, les insensibles ?

 

Le fait que votre fardeau vous pèse n'altère ni la nature de l'Évangile, ni la miséricorde de son auteur. Il vous convient, tel que vous êtes, et il vous convient parfaitement.

 

Il vient à vous, que que soit votre état, et vous dit. : Voici un Christ tout entier pour vous, - un Christ, avec tout ce qu'il vous faut. Souvenez-vous de l'invitation. Elle s'adresse à ceux qui sont «sans argent. » (És. LV, 4.)

 

N'est-ce pas là précisément votre cas ? Un sentiment plus vif ne vous rendrait pas plus digne de le recevoir, ne le rapprocherait pas de vous, ne vous en assurerait pas les grâces, ne vous ferait pas mieux venir, et n'inclinerait pas le coeur de Dieu vers vous plus qu'il ne l'est maintenant.

 

Votre froideur est-elle une excuse pour votre incrédulité ?

 

La foi ne naît pas du sentiment, mais le sentiment de la foi. Moins vous avez de sentiment, plus il faut avoir de confiance. Jusqu'à ce que vous ayez cru, vous ne pouvez pas vous sentir dans le vrai. Comme toute vraie repentance, tout vrai sentiment a sa racine dans la foi. Vous vous efforceriez en vain de renverser l'ordre de Dieu.

 

Votre froideur est-elle une raison pour vous retenir loin de Christ?

 

Le sentiment de ce qui vous manque devrait au contraire vous pousser vers Lui. « Le plus grand nombre, dit Thomas Shepherd, viennent à Christ pénétrés plutôt de la sécheresse de leur coeur que poussés par le chagrin, les humiliations ou la terreur. »

 

Vous avez d'autant plus besoin de Lui que vous avez moins de sentiment ou de conviction. Bartimée vient à Jésus précisément parce qu'il est aveugle. Si vous êtes plus aveugle ou plus sourd que d'autres, vous avez d'autant plus de raisons de vous approcher de Christ.

 

Si « toute la tête est malade et le coeur languissant, » que cela vous contraigne d'aller à Lui, et d'y aller immédiatement. Ne vous inquiétez pas de ce que peuvent faire les autres, plus ou moins convaincus que vous. Vous, allez à Jésus !

 

Serez-vous moins bienvenu de Christ, à cause de votre froideur ?

 

Qu'a-t-il jamais dit ou fait qui pût vous le faire supposer ? Rappelez-vous la Samaritaine au puits de Sychar, lorsqu'Il lui parla avec tant d'amour. (Jean IV, 10.)

 

Rappelez-vous Zachée, lorsqu'Il lui adresse ces paroles :

 

« Hâte-toi, car il faut que je loge aujourd'hui dans ta maison. »

 

Le besoin plus grand que vous avez de Lui ne fait que donner au médecin suprême l'occasion de déployer l'étendue de sa puissance et les richesses de sa grâce.

 

« Je ne mettrai point dehors celui qui viendra à moi. » Quoi que vous puissiez éprouver, ou ne pas éprouver, « c'est une parole certaine et digne d'être reçue avec une entière croyance, que Jésus-Christ est venu au monde pour sauver les pécheurs. »

 

Ne limitez pas la grâce de Dieu; ne mettez pas en doute l'amour de Christ. La confiance dans cette grâce et dans cet amour fera tout pour vous. Christ veut que vous veniez à Lui: venez; que tardez-vous?

 

Pour rester loin de Christ, verrez-vous diminuer votre froideur ?

 

Non ; au contraire : c'est un mal que Lui seul peut guérir. Que d'autres tardent de venir à Lui, vous ne pouvez rien faire. Mais vous,  Il faut que vous alliez immédiatement à « Celui que Dieu a élevé à sa droite pour être le Prince et le Sauveur, afin de donner à Israël et au monde la repentance et la rémission des péchés. » (Act. V, 31.)

 

Puisque vous voyez que l'éloignement et la méfiance ne peuvent rien pour vous, essayez ce que feront la confiance et le rapprochement. Fussiez-vous le premier des pécheurs, cette parole est aussi pour vous : « Approchons-nous de Lui. » (Héb. X; 22.)

 

Dieu vous commande de venir, sans autre préparation, apportant avec vous vos péchés, votre incrédulité, votre froideur, votre coeur, votre volonté, votre être tout entier, pour les remettre entre les mains de Christ. Il vous demande votre confiance et votre obéissance immédiate à Christ. « Baisez le Fils, de peur qu'Il ne s'irrite. » (Ps. II, 12.)

 

« Convertis-toi à l'Eternel ton Dieu. » (Osée XIV, 1.) La vraie cause de votre éloignement de Christ est votre répugnance à le laisser vous sauver à sa manière, votre désir d'avoir la gloire de vous guérir vous-même de votre froideur, par vos prières et vos larmes.

 

Votre insensibilité n'est-elle pas un de vos péchés les plus graves ?

 

Un enfant au coeur dur est un être détestable. Vous pouvez plaindre et excuser bien des choses, mais pas l'endurcissement du coeur. « Tu es cet homme-là. » Tu es cet enfant sans coeur.

 

Cesse donc de t'apitoyer sur toi-même, et apprends à te condamner. Point de quartier pour ce péché. Ne le traitez pas comme un malheur, mais comme un péché. Appelez-le maladie si vous voulez; mais souvenez-vous que c'est un péché sans excuse.

 

C'est comme une sorte de péché général et envahissant ajouté à tous les autres. Il faut que vous alliez à Christ pour votre guérison comme un lépreux incurable; et pour votre pardon, comme un criminel désespéré.

 

Et, je vous en supplie, n'ajoutez pas à un péché déjà grand, le péché plus grand encore de refuser de reconnaître Christ comme le seul puissant pour guérir toutes les maladies et pardonner toutes les iniquités.

 

Christ seul peut donner la repentance. Allez à Lui pour l'obtenir. Il a été « élevé pour donner la repentance. »

 

Parler d'attendre, c'est montrer que vous n'êtes pas sincère dans votre désir de l'obtenir. Ce n'est pas en attendant que la conviction du péché se développera en vous; c'est en regardant à Christ, à Celui que vos péchés ont crucifié, et que vous crucifiez de nouveau par votre incrédulité.

 

N'est-il pas écrit : « Ils regarderont vers moi qu'ils auront percé, et ils mèneront deuil.» (Zach. XII, 10.) Non pas : ils mèneront deuil et ils regarderont; mais: ils regarderont et ils mèneront deuil.

 

Gardez-vous de penser qu'aucune conviction comme celle que vous recherchez soit en elle-même salutaire ou essentielle. « La sensation d'un coeur dur et même mort est un moyen efficace pour attirer à Christ; plus efficace même qu'aucun autre, puisque ce sont les pauvres, les aveugles, les misérables qui sont invités. »

 

Quant à ce qui en est d'un travail légal, préparatoire à la foi en Christ, consultez à ce sujet les Actes des Apôtres. Là nous voyons la prédication de l'Évangile apostolique, et ses fruits dans la conversion de milliers de pécheurs. Nous y trouvons plusieurs discours inspirés, adressés soit aux Juifs, soit aux Gentils; mais jamais nous n'y verrons apparaître la loi.

 

Paroles plus terribles que la loi, plus accablantes que le Sinaï ! S'entendre dire: «Vous avez violé toute la loi de Dieu; »

 

... Et cependant, dans cette oeuvre même de méchanceté accomplie, était renfermé l'Évangile de la grâce de Dieu.

 

Par elle, la délivrance du pécheur était proclamée en même temps que sa condamnation. La vie était renfermée dans cette mort; et les clous qui attachèrent à la croix le Fils de Dieu firent couler les ruisseaux de la miséricorde divine sur ses meurtriers même.

 

L'Évangile fut entre les mains des apôtres un marteau pour briser les coeurs les plus durs, et pour produire toute la repentance qui donne la vie. »

 

L'Évangile seul put fondre la dureté de l'homme enveloppé dans sa propre justice; et rien que la proclamation de l'amour gratuit de Dieu, frappant le péché et épargnant le pécheur, ne peut maintenant encore que toucher le coeur, et faire « de ces pierres des âmes vivantes.»

 

La loi et ses terreurs ne peuvent qu'endurcir; et leur puissance, fût-elle déployée dans un Élie, est faible en comparaison de la prédication de la croix.

 

Le mot repentance, dans l'original, signifie changement d'esprit, ou de disposition; et ce changement, le Saint-Esprit le produit non point par la loi, mais par la Bonne Nouvelle définie par Evangile.

 

Ces paroles : «Amendez-vous, et croyez à la Bonne Nouvelle » (Marc. I, 15) ne signifiaient pas : arrivez à la repentance par la loi, puis croyez à la Bonne Nouvelle; mais que cette bonne nouvelle du royaume que je vous annonce vous amène à changer de vues, et à recevoir la grâce.

 

La repentance nommée ici avant la foi indique simplement qu'il faut se détourner de ce qui est faux pour pouvoir recevoir ce qui est vrai. Si je veux aller vers le nord, je dois nécessairement tourner le dos au midi; cependant je ne songerais pas à dire que l'une de ces actions me prépare à l'autre.

 

Si je veux me débarrasser des ténèbres, je laisse pénétrer la lumière; mais je ne puis pas dire que le fait de me débarrasser des ténèbres soit une préparation pour recevoir la lumière; il est dans la nature des choses que les deux soient simultanées.

 

Ainsi la repentance n'est pas une préparation à la foi, surtout dans le sens de la douleur du péché.

 

« Il est entendu, dit Calvin, que la repentance non-seulement suit la foi, mais qu'elle en découle... Ceux qui pensent que la repentance précède la foi, au lieu d'en être le produit comme le fruit d'un arbre, n'en ont jamais compris la nature. »

 

« La foi qui sauve, dit Colquhoun, est le moyen de la vraie repentance; et cette repentance est non pas le moyen mais le but de la foi. »

 

Sans doute, les terreurs de la conscience peuvent précéder la foi. Mais ces terreurs ne sont pas la repentance selon l'Ecriture; elles détournent l'âme de la croix plutôt qu'elles ne l'y conduisent.

 

Que des pécheurs puissent être réveillés par les tonnerres de la loi, je le sais. Mais les alarmes qu'ils produisent ne sont pas la tristesse selon Dieu. Elles sont assez communes parmi les hommes qui ne sont pas croyants, comme Achab, ou Judas.

 

Elles retentiront d'une manière redoutable en enfer, mais elles ne sont pas la repentance.

 

La douleur du péché vient de « l'appréhension de la miséricorde de Dieu en Christ, » de la vue de la Croix, et de l'amour qu'elle nous révèle.

 

Un « coeur froissé et brisé » est le résultat de notre foi au grand amour de Dieu; et la repentance en tant qu'elle exprime la douleur du péché n'est produite que par la vue de la croix; en tant qu'elle exprime un changement de disposition à l'égard de Dieu ou de Christ, c'est la même chose que de croire à l'Évangile.

 

Christ n'exige du pécheur qui s'approche de Lui aucune préparation ni légale ou évangélique, ni intérieure ou extérieure.

 

Et celui qui ne veut pas venir tel qu'il est, ne viendra jamais. Ce ne sont pas des « âmes exaucées, » ou des « croyants repentants, » ou les meilleurs entre les fils et les filles d'Adam que Christ accueille, ce sont des pécheurs. « Je suis venu appeler à la repentance non les justes, mais les pécheurs. » (Luc V, 32.)

 

Il y a une fausse repentance, produit et expression de l'incrédulité et de la propre justice qui peut précéder la foi; comme tous les autres mauvais sentiments abondent dans le coeur naturel.

 

Mais la foi pénètre le, coeur en dépit de cette soi-disant repentance que le vrai croyant ne regarde plus que comme un de ces efforts de la justice propre, dont l'effet est de retenir le pécheur loin du Sauveur.

 

Ceux qui appellent à la foi « les pécheurs repentants » se trompent sur la nature même de la repentance et de la foi.

 

Et ce qu'ils enseignent n'est pas la bonne nouvelle, annoncée au pécheur.

 

C'est une bonne nouvelle peut-être pour ceux qui, à force d'efforts, pensent s'être humiliés eux-mêmes suffisamment; mais ce n'est pas la bonne nouvelle efficace pour ceux qui sont « sans force », perdus, impies, endurcis, pour les boiteux, les aveugles, les impotents et les perclus.

 

...Dieu  est souverain, mais cette souveraineté n'est pas incompatible avec sa grâce. 

 

Quand Christ était sur la terre, il recevait, bénissait et guérissait tous ceux qui s'approchaient de Lui. Sa divine souveraineté n'altérait en rien son amour divin. Chacun avait sa place, dans une harmonie admirable. Christ parlait en vérité lorsqu'Il disait : « Personne ne peut venir à moi, si mon Père ne l'attire; » comme lorsqu'Il disait : «Je ne mettrai point dehors celui qui viendra à moi...!

 

....Apprenons donc à considérer Dieu non-seulement comme la sainteté suprême, mais aussi comme la vérité absolue.

 

Que le pécheur insouciant entende ces menaces vraies, et qu'il tremble, car elles auront toutes leur accomplissement.

 

Que le pécheur troublé recueille ses paroles de miséricorde, vraies aussi, et qu'il reçoive la paix.

 

Nous avons besoin qu'on nous dise cela; car il y a dans l'esprit de plusieurs comme une sorte de triste suspicion quant à la parfaite vérité des paroles divines, et un besoin d'échapper à leur vrai sens, sans que beaucoup même s'en rendent compte. Rendons donc justice à la vérité de Dieu.

 

Dieu est amour. Oui, Dieu est amour. Un tel Dieu pourrait-il être suspecté de manquer de sincérité dans les déclarations de sa longue patience, dans ses paroles, de tendre compassion envers les plus rebelles et les plus impénitents des fils des hommes?

 

Qu'il y ait une justice et un enfer; qu'il y ait des anges perdus et des hommes perdus, nous savons que cela est d'une redoutable certitude.

 

Mais quelque terribles et vraies que soient ces choses, elles ne sauraient jeter la plus légère ombre sur la sincérité de cette déclaration que Dieu fait à la place du ciel et de la terre qu'il « ne prend point plaisir à la mort du méchant; » ni atténuer à aucun degré la tendresse de sa pressante invitation : « Convertissez-vous, convertissez-vous, et pourquoi mourriez-vous?

 

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Croix Huguenote

 

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John Knox (1514-1572),

l´un des principaux réformateurs

Protestants Ecossais du XVIe siècle

et collaborateur de Jean Calvin

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 Source :  REGARD Bibliothèque chrétienne

 

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 19:38

Charles Spurgeon

Il prendra les agneaux dans ses bras

(Esaïe 40-11)

 

Le troupeau de notre bon Berger renferme une diversité d'expériences.

 

Certains des siens sont forts dans le Seigneur et d'autres sont faibles dans la foi.

 

Il fait pourtant preuve d'impartialité dans le soin qu'Il porte à toutes ses brebis.

 

L'agneau le plus faible Lui est aussi cher que la brebis la plus avancée du troupeau.

 

Les agneaux ont l'habitude de traîner derrière.

 

Ils sont enclins à errer et aptes à se fatiguer.

 

Pourtant, par la puissance de Son bras, le Berger les protège de tout le danger de ces infirmités.

 

Il trouve des esprits faibles, prêts à défaillir et à mourir.

 

Il les consoleet renouvelle leurs forces.

 

Il rassemble tous les petits, car il n'est pas de la Volonté de Notre Père Céleste que l'un d'eux périsse.

 

Quel oeil perçant Jésus doit avoir pour les voir tous !

 

Quel coeur tendre, pour qu'Il prenne soin d'eux tous !

 

Quel bras long et puissant Il possède pour tous les rassembler !

 

Lors de son séjour sur la terre, Il fut un grand rassembleur des plus faibles et, maintenant qu'Il demeure au Ciel, Son Coeur empli d'amour se tend vers celles et ceux dont le coeur est humble et contrit, vers les timides et les faibles, vers les craintifs et celles et ceux qui défaillent ici bas.

 

Avec quelle douceur Il m'amena auprès de Lui, à Sa Vérité, à Son sang, à Son Amour et à Son Eglise !

 

Avec quelle grâce efficace Il me contraignit à venir à Lui !

 

Et depuis le moment de ma conversion, comme Il m'a fréquemment restauré de mes errances et enlacé de nouveau dans la Sécurité de ses bras Eternels !

 

Pour couronner le tout, Il accomplit tout cela en personne.

 

Il ne délègue pas l'exercice de Son Amour mais Il condescend Lui même à secourir et préserver le plus indigne de ses serviteurs.

 

Comment pourrai je l'aimer assez ou le servir dignement ?

 

Je désire montrer la grandeur de Son Nom jusqu'aux extrémités de la terre, mais que peu accomplir ma faiblesse pour Lui ?

 

Grand Berger, ajoute à Tes Nombreuses Miséricordes pour moi celle de me donner un coeur qui t'aime plus réellement, comme je le devrais.

 

Amen,

 

 

Pasteur Charles Haddon Spurgeon,

Charles Spurgeon

Bible

Croix Huguenote

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 12:36

refuge du chrétien assemblée du désert2

 

Ce sujet est si « profond », à l’image de la portée infinie du regard humain et divin de Jésus, que nous ne pouvons que l'effleurer dans une simple méditation de la Parole de Dieu.

 

Dans le livre du prophète Jérémie, nous lisons des expressions touchantes sur les yeux de Dieu qui pleurent sur son peuple dont la folie le conduit au jugement.

 

Dieu, bien qu'esprit, utilise cette image de yeux en pleurs pour nous faire comprendre toute Sa Compassion face à l'ingratitude, à l'incrédulité, à l'infidélité de son peuple terrestre et à ce qu'il va en découler.

 

Tu leur diras cette parole, que mes yeux se fondent en larmes, nuit et jour, et qu'ils ne cessent pas, car la vierge, fille de mon peuple, est ruinée d'une grande ruine, d'un coup très douloureux. Jérémie 14.17

 

Le Seigneur Jésus, le Fils de Dieu, dont l’Amour est en parfaite harmonie avec celui de son Père, a aussi pleuré lorsqu’Il fut sur la terre.

 

Il a pleuré devant les conséquences du péché, devant la mort d’un ami (Jean 11).

 

Il a pleuré sur Jérusalem, la ville qui, au lieu de l’accueillir comme le Roi, l’a rejetée pour son plus grand malheur.

 

Le peuple n’était plus dans l’idolâtrie caractérisée, mais il n’était pas dans un meilleur état devant Dieu.

 

Il avait la forme de la piété, mais les cœurs étaient fort éloignés de Dieu (Luc 19.41).

 

Il a pleuré quand Il a accepté de son plein gré d’être fait péché à notre place et d’en endurer tout le châtiment (Hébreux 5.7,  Luc 22.39-46).

 

Les yeux du Seigneur Jésus n’étaient donc pas secs !

 

Il fut en maintes occasions ému de compassion en voyant la misère humaine.

 

De toutes parts, on Lui amenait des malades, des infirmes, des démoniaques, des éclopés de la vie, et, dans Son Amour et Sa Puissance, Il répondait à l’attente de sa créature.

 

Tout au long de son ministère d’amour et de grâce, Jésus a «levé» les yeux vers son Père avec qui Il était en parfaite communion.

 

Sa vie était en «ligne directe» avec le ciel (Jean 11.41-42).

 

Mais cela ne l’a pas empêché de regarder à la terre, de lever ses yeux sur tous les fils des hommes.

 

En Lui tout était parfaitement équilibré, divinement équilibré.

 

Ainsi, Il leva ses yeux sur la souffrance humaine et Il la soulagea.

 

Il leva ses yeux sur:

 

-          un père en pleurs (Luc 9.38);

 

-          une mère endeuillée (Luc 7.11-17);

 

-          des aveugles (Luc 18.35-43);

 

-          un Zachée qui avait besoin de lui ouvrir son cœur (Luc 19.5);

 

-          des foules qui étaient sans berger (Marc 6.34);

 

-          ses disciples;

 

-          sur toute la misère du monde (son cœur était assez grand pour cela).

 

Jésus n’a jamais détourné ses yeux de son prochain.

 

Ses yeux pleins de bonté ne se sont pas dérobés à la souffrance humaine sans pour autant supporter le mal !

 

Au travers des évangiles, nous voyons le Seigneur Jésus regarder ceux et celles qui l'entourent.

 

Dans son cas, il ne s'agissait pas seulement de voir, mais vraiment de regarder, de porter une attention particulière à ses interlocuteurs.

 

Il regarda :

 

-        Simon avant de le choisir comme disciple (Jean 1.42);

 

-        le jeune homme, avec amour et admiration, avant de lui dire ce qui lui manquait (Marc 10.21);

 

-        ses contradicteurs avec indignation devant leur sécheresse de cœur (Marc 3.5);

 

-        ses disciples, à plusieurs reprises, avant de leur répondre (Matthieu 19.26, Marc 3.34);

 

-        une veuve qui mettait son cœur avec son argent à la collecte du temple alors que les hommes regardaient à l'apparence et à l'architecture de ce bâtiment qui faisait l'orgueil de la nation (Marc 12.42-43; Matthieu 24.1).

 

 

La fin de son ministère s’approchant, Il dressa sa face vers Jérusalem, vers cette croix qu’Il «voyait» déjà dressée pour Lui.

 

A la fin de sa carrière terrestre, Il «leva les yeux vers le ciel» et adressa à son Père Sa Prière (Jean 17).

 

Il savait alors qu’il avait glorifié en toutes choses son Père. C’était là sa joie parfaite, sa gloire nouvelle.

 

Ses yeux étaient sur ses disciples pour les protéger et les recommander à son Père.

 

Pouvons-nous nous imaginer le regard du Seigneur quand, alors qu'Il l'appela encore «Mon ami» (Matthieu 26.50), Judas vint le livrer par un baiser ?

 

Et son regard qui croisa celui de Pierre après son reniement ?

 

Le Seigneur, se tournant, regarda Pierre ; et Pierre se ressouvint de la parole du Seigneur, comme Il lui avait dit, «Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois». Et Pierre, étant sorti dehors, pleura amèrement. Luc 22.61-62

 

Quelques heures plus tard, on le frappait en se dérobant à sa vue et en se moquant de Lui comme s'Il ne connaissait pas exactement ceux qui Le frappaient, Lui qui «voyait» jusqu’au plus profond de l’âme humaine (Matthieu 26.67-68).

 

Puis vinrent les heures terribles de la croix où ses yeux «se sont consumés» devant la haine et la moquerie de ses nombreux ennemis (Psaume 69.3-4).

 

Là encore sa Perfection nous remplit d’adoration.

 

Dans la souffrance extrême, Il pensait encore aux siens, à ceux qu’Il aima jusqu’à la fin, et regardant vers Marie, Iil la remit aux soins de son disciple Jean.

 

Aujourd'hui encore, les yeux du Seigneur sont sur ses disciples chaque jour.

 

Et si nous rencontrons, par la foi, son regard d’Amour et de Vérité, celui-ci nous «remplit» et nous humilie.

 

Même dans la chute, Il ne détourne pas ses yeux de nous.

 

Comme pour Pierre, Il tourne alors son regard plein de Miséricorde vers nous.

 

Comment résister à un tel regard ?

 

Toutefois, prenons garde car les yeux du Seigneur Jésus sont aussi comme «une flamme de feu» (Apocalypse 1.14, 2.18).

 

Ne pensons pas que cela est seulement pour les incrédules.

 

Nous avons tous, et d’autant plus si nous sommes chrétiens, à rencontrer les yeux du Seigneur comme une flamme.

 

Rien ne lui est caché (Hébreux 4.13) !

 

Car les yeux du Seigneur sont sur les justes et ses oreilles sont tournées vers leurs supplications ; mais la face du Seigneur est contre ceux qui font le mal. 1 Pierre 3.18

 

Si d'un côté, les yeux du Seigneur seront comme un feu destructeur pour ceux qui l'ont rejeté, et ont ainsi refusé la grâce, ils seront, d'un autre côté, comme un feu purificateur et révélateur de la réalité et de la profondeur de la foi de ses rachetés.

 

De la même manière que le feu purifie l’or chauffé à très haute température et le libère de ses impuretés, le Seigneur jugera tout ce que les siens auront fait pour Lui (1 Corinthiens 3.11-15). (ceci n'est nullement l'apologie à l'arminianisme que Refuge Protestant rejette vivement, mais l'attention de tout enfant de Dieu racheté sachant qu'il rendra compte de toute parole, pensée, et actes devant Son Père, bonne ou mauvaise)

 

N'oublions pas que le Seigneur a toujours ses yeux ouverts sur les siens et que son cœur est tout aussi ouvert.

 

Amen,

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Evangile Espace Bible.com

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 17:01
Dieu Notre Refuge

PSAUME 90

Prière de Moïse.

 

 

  1. Seigneur, tu as été notre demeure de génération en génération.
  2. Avant que les montagnes fussent nées et que tu eusses formé la terre et le monde, d’éternité en éternité tu es Dieu.
  3. Tu fais retourner l’homme jusqu’à la poussière, et tu dis : Retournez, fils des hommes.
  4. Car mille ans, à tes yeux, sont comme le jour d’hier quand il est passé, et comme une veille dans la nuit.
  5. Comme un torrent tu les emportes ; ils sont comme un sommeil, — au matin, comme l’herbe qui reverdit :
  6. Au matin, elle fleurit et reverdit ; le soir on la coupe, et elle sèche.
  7. Car nous sommes consumés par ta colère, et nous sommes épouvantés par ta fureur.
  8. Tu as mis devant toi nos iniquités, devant la lumière de ta face nos [fautes] cachées.
  9. Car tous nos jours s’en vont par ta grande colère ; nous consumons nos années comme une pensée.
  10. Les jours de nos années montent à soixante-dix ans, et si, à cause de la vigueur, ils vont à quatre-vingts ans, leur orgueil encore est peine et vanité ; car [notre vie] s’en va bientôt, et nous nous envolons.
  11. Qui connaît la force de ta colère, et, selon ta crainte, ton courroux ?
  12. Enseigne-nous ainsi à compter nos jours, afin que nous en acquérions un cœur sage.
  13. Éternel ! retourne-toi. — Jusques à quand ? — Et repens-toi à l’égard de tes serviteurs.
  14. Rassasie-nous, au matin, de ta bonté ; et nous chanterons de joie, et nous nous réjouirons tous nos jours.
  15. Réjouis-nous selon les jours où tu nous as affligés, selon les années où nous avons vu des maux.
  16. Que ton œuvre apparaisse à tes serviteurs, et ta majesté à leurs fils.
  17. Et que la gratuité du Seigneur, notre Dieu, soit sur nous ; et établis sur nous l’œuvre de nos mains : oui, l’œuvre de nos mains, établis-la.

 

 

Croix Huguenote

 

 

Quelles que soient les épreuves vécues le long des années, d’une manière ou d’une autre, Dieu a été présent soit pour nous délivrer, soit pour nous aider à les surmonter.

 

Nous n’apprécions peut-être pas à sa juste valeur le fait que, depuis bientôt 2000 ans, l’église invisible, celle De Christ a survécu aux attaques nombreuses de l’erreur, de la mondanité ; que, en dépit de ses faiblesses et de ses lacunes, dans les serres étouffantes du matérialisme et, dans bien des régions, plus que jamais au sein de la plus cruelle persécution, elle survit.

 

Dans le monde entier, il y a des hommes et des femmes désireux de vivre dans la communion du Seigneur, qui se sont retrouvés et se retrouvent pour beaucoup dans le secret afin de s’exhorter, s’encourager mutuellement, et proclamer au moins à la face des anges, leur amour pour Dieu et leur foi en ses promesses.

 

Ce n’est pas peu de choses que d’avoir pu le faire librement dans bien des pays et que, dans tant d’autres, les tentatives de l’athéisme et de l’islamisme n’aient pu réduire à néant le peuple que Dieu s’est acquis par son propre sang (Actes 20.28).

 

Oui, Dieu est Notre Refuge, de génération en génération.

 

Que cette certitude nous remplisse de reconnaissance et de confiance pour l’avenir, dans l’attente de Son retour.

 

Amen,

 

Richard F Doulière

Richard Doullière,

 

 

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La source même des endroits vidéos n'engagent pas sur certains domaines Refuge du Chrétien du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction.

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 09:49

Ernest Dhombres Refuge du Chrétien6

 Jésus et la samaritaine ou réponse à une âme perdue

Par Ernest Dhombres

(Pasteur Protestant)

 

 

Or, il fallait qu'il passât par la Samarie. Il arriva donc à une ville de Samarie, nommée Sychar, près du champ que Jacob donna à Joseph son fils. Or, là était la source de Jacob. Jésus donc, fatigué du voyage, s'était ainsi assis près de la source ; c'était environ la sixième heure. Une femme de la Samarie vient pour puiser de l'eau. Jésus lui dit : Donne-moi à boire. Car ses disciples s'en étaient allés à la ville pour acheter des vivres. La femme samaritaine lui dit donc : Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi, qui suis une femme samaritaine ? (Car les Juifs n'ont point de relations avec les Samaritains.) Jésus répondit et lui dit : Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, tu l'aurais prié toi-même, et il t'aurait donné de l'eau vive. La femme lui dit : Seigneur, tu n'as point de vase pour puiser, et le puits est profond, d'où aurais-tu donc cette eau vive ? Es-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses troupeaux ? Jésus répondit et lui dit : Quiconque boit de cette eau-là aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; au contraire, l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau jaillissante jusqu'à la vie éternelle. La femme lui dit : Seigneur, donne-moi cette eau-là, afin que je n'aie plus soif et que je ne vienne plus ici pour puiser. Jésus lui dit : Va, appelle ton mari, et viens ici. La femme répondit : Je n'ai point de mari. Jésus lui dit : Tu as bien dit : Je n'ai point de mari ; car tu as eu cinq maris ; et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari ; tu as dit vrai en cela. La femme lui dit : Seigneur, je vois que tu es un prophète ! Nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous dites, vous, que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. Jésus lui dit : Femme, crois-moi, l'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez point ; nous, nous adorons ce que nous connaissons ; car le salut vient des Juifs. Mais l'heure vient, et elle est maintenant arrivée, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car aussi, ce sont de tels adorateurs que le Père cherche. Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l'adorent, l'adorent en esprit et en vérité. La femme lui dit : Je sais que le Messie (celui qui est appelé Christ) vient ; quand celui-là sera venu, il nous annoncera toutes choses. Jésus lui dit : Je le suis, moi, qui te parle. Et là-dessus, ses disciples arrivèrent, et ils s'étonnaient de ce qu'il parlait avec une femme ; néanmoins, aucun ne dit : Que lui demandes-tu ? ou : De quoi parles-tu avec elle ? La femme laissa donc sa cruche et s'en alla à la ville, et elle dit aux gens : Venez, voyez un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait : ne serait-ce pas le Christ ? Ils sortirent de la ville, et ils venaient vers lui.   (Jean 4.5-29)


 

D'émouvants souvenirs planaient sur les lieux où nous rencontrons aujourd'hui le Sauveur.

 

C'est là que l'antique Jacob avait creusé un puits profond « pour lui-même, et ses enfants et ses troupeaux. »

 

Là encore se passait au temps de Josué la grande scène des bénédictions et des malédictions prononcées par les Lévites, auxquelles les douze tribus d'Israël, groupées sur les deux montagnes d'Hébal et de Garizzim, répondaient par un Amen solennel.

 

Là enfin, après les désastres d'Israël, après la rupture de l'unité politique et de l'unité religieuse elle-même, s'éleva un temple rival de celui de Jérusalem où les Samaritains, Israélites schismatiques rendaient à Dieu un culte mélangé d'erreurs, dont le premier dogme semblait être la haine du Juif que celui-ci d’ailleurs leur rendait bien du fait de leur hérésie avec une réciprocité sans appel.

 

Mais à ces lieux pleins de souvenirs, va s'en attacher un nouveau qui effacera tous les autres.

 

C'est celui du divin Fils de Marie s'asseyant fatigué, altéré, au puits du patriarche et conversant dans un langage céleste, avec une femme de Samarie.

 

Et quand le voyageur, parcourant la Terre-Sainte, s'assiéra, la Bible à la main, au bord du puits de Jacob qui subsiste encore aujourd'hui ; ce qui se retracera irrésistiblement à son esprit et à son cœur, ce ne sera pas l'écho des bénédictions et des malédictions des Lévites, ce ne sera pas la haine entre des Samaritains et des Juifs ; mais  ce sera la rencontre du Fils de Dieu et de la pécheresse de Sichar.

 

Il croira assister à leur entretien mémorable et il entendra les accents immortels de Jésus au milieu du silence du désert.

 

Soyons aujourd'hui, ce pieux voyageur !

 

Franchissant par la pensée la distance des temps et des lieux, contemplons tour à tour les deux interlocuteurs de ce merveilleux dialogue.

 

Faisons plus : devenons peu à peu l'un d'entre eux, substituons-nous à la Samaritaine et puissions-nous comme elle sentir s'allumer ou se rallumer en nous cette soif spirituelle que Jésus Seul peut apaiser !

Jésus, l'homme de l'Eternité dans le temps et du ciel sur la terre, voit sans cesse rayonner le monde invisible à travers le monde visible.

 

Il passe sans effort de l'un à l'autre, Il va de tout à Dieu et aux réalités éternelles.

 

En ce moment même, la vallée brûlante qu'Il traverse, le poids du jour qui l'accable, la soif qui le dévore, et ce puits qu'Il rencontre comme la Providence du désert, retracent à Son Âme cette autre Samarie desséchée et brûlante qui s'appelle la vie humaine, cette soif spirituelle qui consume tout enfant d'Adam...et cette eau vive que Lui Seul est venu apporter à nos âmes.

 

Mais, à l'inverse de Jésus, la Samaritaine ne peut s'élever des choses visibles aux choses invisibles : elle est comme enchaînée et rivée aux objets et aux sensations d'ici-bas.

 

Sous la couche épaisse d'une vie charnelle, sans religion et même sans moralité, ses instincts spirituels sont en quelque sorte morts et ensevelis.

 

Voyons plutôt : à une première parole de Jésus lui signalant une eau vive dont Il a le secret, elle répond :

 

« Tu n'as rien pour puiser et le puits est profond : d'où aurais-tu donc cette eau vive ? »

 

 Jésus s'exprime plus clairement : Il distingue cette eau matérielle, insuffisante et passagère d'une onde spirituelle, intarissable, éternelle !...Elle ne comprend pas encore.

 

« Seigneur, donne-moi de cette eau afin que je ne vienne plus ici pour en puiser. »

 

Pauvre femme ! Quelle ignorance ! Quelle impuissance à l'élever au-dessus de la région des sens !

 

Comment le Sauveur atteindra-t-Il cette âme si profondément engourdie !

 

Comment pourra-t-Il réveiller en elle cette soif spirituelle qu'Il présuppose puisqu'Il y fait appel, mais qui est comme anéantie sous le poids des instincts terrestres ?

 

Comment Il le pourra ?...

 

C'est Son Secret, qui s'offrira plus tard à notre admiration.

 

Demandons-nous pour le moment si cette soif que Jésus présupposait dans l'âme de la Samaritaine n'existe pas aussi dans les nôtres.

 

Elle s'y trouve ; mes frères et mes soeurs, elle constitue le fond même de notre nature.

 

L'homme porte en lui des désirs sans bornes et des aspirations immenses.

 

Le poète a dit vrai :

 

......Malgré moi, l'infini me tourmente !

 

Il faut au cœur humain, si fragile mais si vaste, cette satisfaction suprême qui s'appelle l'infini !

 

L'infini en connaissance, l'infini en amour, l'infini en durée, l'infini, c'est-à-dire le parfait en morale, l'infini en bonheur,...il lui faut la plénitude de la vie !

 

C'est avec ce cœur avide et palpitant que le jeune homme s'élance vers l'avenir, tenant en main une coupe large et profonde où il s'apprête à recueillir toutes les félicités dont l'attrayante image semble flotter devant lui dans un ciel d'azur.

 

Le monde s'avance au-devant du jeune homme et, inclinant vers lui mille amphores brillantes, il s'offre à remplir sa coupe.

 

Que de promesses ! Que de jouissances !

 

Voici l'indépendance, ce rêve de l'enfant, cette possession enivrante du jeune homme.

 

Voici les plaisirs, les fêtes, les joyeux amis.

 

Voici les arts et leur magie.

 

Voici la science et ses premières conquêtes.

 

Voici la gloire et ses premières fumées.

 

Voici les affections du cœur avec leur charme pur ou leurs brûlants transports !...

 

Cœur avide, es-tu désaltéré ?...

 

Pourquoi cependant cette agitation, cette poursuite d'objets toujours nouveaux, ces coupes succédant à d'autres coupes ?

 

N'aurais-tu pas rencontré ce calice que tu rêves, ce calice auquel tu pourrais puiser à longs traits une eau toujours fraîche et pure, sans déception ni remords ?...

 

Des déceptions, des remords, en aurais-tu déjà éprouvé ?...

 

On le dirait à voir certaines ombres qui passent sur certains fronts...

 

Mais le temps fuit..., la riante matinée de la jeunesse a fait place au midi brûlant de l'âge mûr.

 

Le monde s'avance avec d'autres breuvages pour remplir notre coupe.

 

 

 


 

 

Suite

(Jésus et la samaritaine ou réponse à une âme perdue)

 

 

Bible (116)

Croix Huguenote

 

 

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 09:48

Ernest Dhombres Refuge du Chrétien2

Jésus et la samaritaine ou réponse à une âme perdue

Par Ernest Dhombres (Pasteur Protestant)

2ème Partie

 

Or, il fallait qu'il passât par la Samarie. Il arriva donc à une ville de Samarie, nommée Sychar, près du champ que Jacob donna à Joseph son fils. Or, là était la source de Jacob. Jésus donc, fatigué du voyage, s'était ainsi assis près de la source ; c'était environ la sixième heure. Une femme de la Samarie vient pour puiser de l'eau. Jésus lui dit : Donne-moi à boire. Car ses disciples s'en étaient allés à la ville pour acheter des vivres. La femme samaritaine lui dit donc : Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi, qui suis une femme samaritaine ? (Car les Juifs n'ont point de relations avec les Samaritains.) Jésus répondit et lui dit : Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, tu l'aurais prié toi-même, et il t'aurait donné de l'eau vive. La femme lui dit : Seigneur, tu n'as point de vase pour puiser, et le puits est profond, d'où aurais-tu donc cette eau vive ? Es-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses troupeaux ? Jésus répondit et lui dit : Quiconque boit de cette eau-là aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; au contraire, l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau jaillissante jusqu'à la vie éternelle. La femme lui dit : Seigneur, donne-moi cette eau-là, afin que je n'aie plus soif et que je ne vienne plus ici pour puiser. Jésus lui dit : Va, appelle ton mari, et viens ici. La femme répondit : Je n'ai point de mari. Jésus lui dit : Tu as bien dit : Je n'ai point de mari ; car tu as eu cinq maris ; et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari ; tu as dit vrai en cela. La femme lui dit : Seigneur, je vois que tu es un prophète ! Nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous dites, vous, que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. Jésus lui dit : Femme, crois-moi, l'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez point ; nous, nous adorons ce que nous connaissons ; car le salut vient des Juifs. Mais l'heure vient, et elle est maintenant arrivée, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car aussi, ce sont de tels adorateurs que le Père cherche. Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l'adorent, l'adorent en esprit et en vérité. La femme lui dit : Je sais que le Messie (celui qui est appelé Christ) vient ; quand celui-là sera venu, il nous annoncera toutes choses. Jésus lui dit : Je le suis, moi, qui te parle. Et là-dessus, ses disciples arrivèrent, et ils s'étonnaient de ce qu'il parlait avec une femme ; néanmoins, aucun ne dit : Que lui demandes-tu ? ou : De quoi parles-tu avec elle ? La femme laissa donc sa cruche et s'en alla à la ville, et elle dit aux gens : Venez, voyez un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait : ne serait-ce pas le Christ ? Ils sortirent de la ville, et ils venaient vers lui.

(Jean 4.5-29)

 

 

Voici les responsabilités enviées de la famille, et ce doux intérieur dont nous sommes le centre et l'âme.

 

Voici une profession modeste ou brillante dans laquelle nous allons faire l'application de nos forces et recueillir le fruit de nos travaux.

 

Voici l'entraînement des affaires, la fortune et ses perspectives, la vie publique et ses émotions tumultueuses mais attrayantes....

 

Cœur avide, es-tu désaltéré ?...

 

Mais qu'ai-je aperçu ?

 

Les nuages encore passent plus souvent sur certains fronts.

 

Le souci y grave ses empreintes et bientôt ses sillons ineffaçables.

 

Pas une de ces nouvelles sources de joie qui ne soit devenue, à plus d'un égard, une source de tristesse.

 

Famille, carrière, fortune, succès, vie privée, vie publique, tout avait réservé quelque mécompte, quelque déception...

 

Eh ! Que parlé-je de mécompte et de déception ?...

 

Un jour je te vois, mon frère, ma soeur, le front caché dans tes mains, sur le bord d'une tombe !...

 

Tu as connu quelqu'une des grandes épreuves d'ici-bas.

 

Ah ! Ce n'est point à ce moment que je t'adresserai cette question cruelle : Es-tu heureux ?...

 

Non, c'est au milieu même de la prospérité, au sein d'une position enviée, à l'heure de la faveur et du succès, que je constate je ne sais quelle lassitude qui parfois te saisit et t'accable.

 

Me trompé-je ?

 

Un jour tu as probablement dit de ton bonheur : est-cela ce que j'avais rêvé ?...

 

Montre-moi ta coupe et je t'y montrerai, avec un prédicateur moderne, une lie amère que tous les breuvages terrestres y ont successivement déposée en se retirant, et qui mêle une goutte empoisonnée à toutes tes jouissances.

 

Mais le temps fuit...

 

Cette vie qui t'a si peu donné commence à tarir.

 

Le fleuve se fait étroit entre ses rives décolorées.

 

Voici les premières, atteintes de l'âge, les premiers pressentiments du déclin.

 

Si du moins la vieillesse t'offrait un port tranquille, ce repos tant souhaité qui ressemble au soir d'un beau jour, et cette période recueillie dans laquelle l'homme, rassasié d'années, savoure d'une part ses souvenirs, et de l'autre ses espérances.

 

Mais hélas ! Pour beaucoup c’est là la vieillesse du rêve, et non celle de la réalité.

 

La réalité, la voici.

 

Tes souvenirs ?

 

Quelques-uns d'entre eux sont doux, plusieurs sont amers, plusieurs trempés de larmes ou accompagnés de la piqûre du remords.

 

Tes espérances ?

 

Pour ce monde, tu n'en as plus.

 

Pour l'autre, tu en as-peu, car tu n'as pas cultivé en ton âme ces plantes célestes, et de l'obscure éternité vers laquelle tu marches, il t'arrive bien plus de craintes que d'espérances.

 

Oui, tu crains pour toi qui n’est pas prêt(e) cette mort qui déjà semble prendre une première possession de ton corps usé, tu crains pour toi qui ne connais pas Dieu cet avenir pour lequel tu n'es pas prêt, tu crains ce Dieu qu'il faudra y rencontrer demain...

 

Ah ! Je n'ose plus te dire, tant tu me fais pitié : cœur avide, es-tu satisfait ?

 

Je te vois, toi parti si joyeuse, joyeux, si riche d'avenir, traînant tes derniers pas sur ton triste chemin, jusqu'à ce qu'un jour tu chancelles, tu tombes, laissant échapper de tes mains ta coupe épuisée qui se brise sur la pierre d'un sépulcre !


Mes frères et mes soeurs, est-ce là de la fiction, ou de l'histoire ?

 

L'histoire qui se passe chaque jour sous vos yeux ; l'histoire de nos voisins, de nos amis, l'histoire qui est déjà la vôtre peut être et qui le sera peut-être encore jusqu'au bout ?

 

Et cette histoire, n'est-elle pas le commentaire frappant, saisissant de réalité, de cette parole de Jésus :

 

Quiconque boira de cette eau aura encore soif ?

 

Pour vous qui ne connaissez pas encore Dieu, pour vous qui ne connaissez pas encore cette Source Intarissable, oui, cette soif d'infini, de lumière, d'affection, de bonheur, qui était en vous, vous l'avez adressée non aux fontaines du ciel, mais aux sources inférieures de la terre, et vous n'avez fait que l'irriter par ces breuvages trompeurs.

 

Il en devait être ainsi ; vous avez méconnu votre nature, vous avez étouffé ses plus nobles aspirations ; elle se venge par sa tristesse, le dégoût, le vide, la souffrance sourde et incurable.

 

Il en devait être ainsi : ce n'est pas avec le borné, l'imparfait, le terrestre, qu'on satisfait d'infinis besoins, ce n'est pas avec les choses d'ici-bas qu'on peut remplir un cœur fait pour les choses d'en haut.

 

Ce n'est pas le monde, non pas même le monde entier qui peut apaiser en vous la soif de Dieu !

 

Ah ! Si du moins vous vouliez le reconnaître et vous l'avouer à vous-même, et présenter enfin à Jésus-Christ ce cœur que le monde a déçu et flétri !

 

Il viendrait à vous, cet Ami que toute douleur appelle, Il s'assiérait à vos côtés, et attachant sur vous ce « regard qui est la délivrance, » Il vous dirait comme à la femme de Samarie :

 

« Si tu connaissais le don de Dieu et qui est Celui que te dit : donne-moi à boire, tu Lui en aurais demandé toi-même et il t'eût donné de l'eau vive. Celui qui boira de cette eau aura encore soif, mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif. »

 

Mais non, cette soif spirituelle, qu'éprouve dans ses profondeurs toute âme d'homme, plusieurs, comme la Samaritaine, travaillent à l'étouffer (et ils n'y réussissent que trop) sous la vie de la chair, comme s'ils avaient à cœur de réaliser ce lugubre tableau de Bossuet :

 

« Plus de raison, ni de partie haute : tout est corps, tout est sens, tout est abruti et entièrement à terre. »

 

D'autres sentent la blessure, mais ils jettent sur elle un manteau d'orgueil, plutôt que d'aller, humbles et contrits, la dévoiler au Médecin Céleste.

 

D'autres souffrent et avouent leur souffrance, mais ils sont découragés et restent dans une langueur fatale, pareils à ces malades indifférents à tout remède, et bientôt au mal lui-même.

 

D'autres enfin, et c'est le plus grand nombre, cherchent à échapper à l'universel malaise par la distraction, par l'étourdissement, par le tourbillon des affaires ou des plaisirs, ou par ce lâche accommodement aux imperfections de la vie qu'on appelle quelquefois dans ce monde ...la raison et la sagesse....

 

Oh certes, dans une certaine mesure oui, mais sur la définitive, pour où et pour quoi ?...

 

Ô Dieu ! Délivre-nous d'une telle raison !

 

Ô Dieu ! Aie pitié d'une telle sagesse !

 

Ô Dieu ! Réveille toute âme prise dans cette nasse, serait-ce au prix des plus grandes douleurs, et fais renaître en ces cœurs comme Tu as su le faire pour nous cette soif profonde et insatiable qui fut notre tourment, mais notre gloire ; l'aiguillon qui nous blessa et nous meurtrit, mais qui peut seul pousser dans Tes bras !

 

 

 

 

Suite & dernière partie  

(Jésus et la samaritaine ou réponse à une âme perdue)

 

 

 

Bible (134)
Croix Huguenote










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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 09:47

Ernest Dhombres Refuge du Chrétien5

Jésus et la samaritaine ou réponse à une âme perdue

Par Ernest Dhombres (Pasteur Protestant)

Dernière partie*

 

 

 

Or, il fallait qu'il passât par la Samarie. Il arriva donc à une ville de Samarie, nommée Sychar, près du champ que Jacob donna à Joseph son fils. Or, là était la source de Jacob. Jésus donc, fatigué du voyage, s'était ainsi assis près de la source ; c'était environ la sixième heure. Une femme de la Samarie vient pour puiser de l'eau. Jésus lui dit : Donne-moi à boire. Car ses disciples s'en étaient allés à la ville pour acheter des vivres. La femme samaritaine lui dit donc : Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi, qui suis une femme samaritaine ? (Car les Juifs n'ont point de relations avec les Samaritains.) Jésus répondit et lui dit : Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, tu l'aurais prié toi-même, et il t'aurait donné de l'eau vive. La femme lui dit : Seigneur, tu n'as point de vase pour puiser, et le puits est profond, d'où aurais-tu donc cette eau vive ? Es-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses troupeaux ? Jésus répondit et lui dit : Quiconque boit de cette eau-là aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; au contraire, l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau jaillissante jusqu'à la vie éternelle. La femme lui dit : Seigneur, donne-moi cette eau-là, afin que je n'aie plus soif et que je ne vienne plus ici pour puiser. Jésus lui dit : Va, appelle ton mari, et viens ici. La femme répondit : Je n'ai point de mari. Jésus lui dit : Tu as bien dit : Je n'ai point de mari ; car tu as eu cinq maris ; et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari ; tu as dit vrai en cela. La femme lui dit : Seigneur, je vois que tu es un prophète ! Nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous dites, vous, que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. Jésus lui dit : Femme, crois-moi, l'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez point ; nous, nous adorons ce que nous connaissons ; car le salut vient des Juifs. Mais l'heure vient, et elle est maintenant arrivée, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car aussi, ce sont de tels adorateurs que le Père cherche. Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l'adorent, l'adorent en esprit et en vérité. La femme lui dit : Je sais que le Messie (celui qui est appelé Christ) vient ; quand celui-là sera venu, il nous annoncera toutes choses. Jésus lui dit : Je le suis, moi, qui te parle. Et là-dessus, ses disciples arrivèrent, et ils s'étonnaient de ce qu'il parlait avec une femme ; néanmoins, aucun ne dit : Que lui demandes-tu ? ou : De quoi parles-tu avec elle ? La femme laissa donc sa cruche et s'en alla à la ville, et elle dit aux gens : Venez, voyez un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait : ne serait-ce pas le Christ ? Ils sortirent de la ville, et ils venaient vers lui. (Jean 4.5-29)



Comment Jésus réveillera-t-Il la soif endormie de la Samaritaine ?

 

En réveillant sa conscience, en produisant en elle une conviction irrésistible de péché.

 

Va et appelle ton mari !

 

Parole qui pénètre comme un glaive dans son âme, parole qui fait apparaître tout d'un coup à ses propres yeux les péchés de la vie qu'elle avait réussi à oublier !

 

Aussi, s'écrie-t-elle avec une promptitude naïve :

 

« Seigneur, je vois que tu es un prophète. »

 

C'est-à-dire :

 

 « Seigneur, tu m'as sondée, tu m'as jugée. »

 

Le trait a porté, vous le voyez.

 

Il a si bien porté que la Samaritaine veut en détourner la pointe aigüe, en posant aussitôt au Sauveur une question qui ne la concerne plus directement elle-même, la question actuelle, la question pendante entre les Juifs et les Samaritains :

 

 « Est-ce à Jérusalem ou à Garizzim qu'il faut adorer ? »

 

 Jésus qui sait que son but est atteint, malgré la diversion tentée par cette âme, daigne répondre à cette question par un de ces mots lumineux et vastes qui épuisent un sujet en le touchant, mais que nous n'avons pas le temps de commenter ici.

 

Il donne raison aux Juifs contre les Samaritains, à là foi des pères contre la foi dégénérée des schismatiques, mais en annonçant que Juifs et Samaritains feront place à un nouveau peuple adorant Dieu « en esprit et en vérité » dans ce tabernacle spirituel, indépendant des temps et des lieux, qui est l'Eglise ou le cœur chrétien.

 

 « Je sais, répond la Samaritaine, que le Christ doit venir. Quand donc il sera venu, il nous annoncera toutes choses. »

 

 « Je le suis, moi qui te parle, » dit solennellement Jésus.

 

C'en est assez.

 

Il a révélé à la femme ce qu'elle est, et ce qu'Il est Lui-même :

 

elle la pécheresse perdue, Lui le Messie, le Désiré des nations, le Fils de Dieu, le Sauveur !

 

C'en est assez !

 

Voilà une âme blessée à salut.

 

Toute émue, toute troublée, elle « laisse sa cruche, et s'en va, par la ville, » rendre ce témoignage si frappant dans son humilité ; « Voilà un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait, ne serait-ce point le Christ ? »

 

Pécheresse de Sichem, je salue en toi une nouvelle créature !

 

Convaincue de péché, tous les instincts spirituels vont se réveiller dans ton âme, et tu en chercheras en Christ seul la satisfaction profonde.

 

 Pécheresse de Sichem, tu ne retourneras plus aux citernes de ce monde, mais tu iras t'abreuver à la source des eaux vives.

 

Pécheresse de Sichem, tu feras plus encore !

 

Désaltérée toi-même, tu seras pour d'autres le canal de la grâce, des fleuves d'eau vive découleront de toi !

 

Je vois déjà venir tes compatriotes auprès de Jésus, et je les entends dire :

 

« Ce n'est plus sur la parole de la femme que nous croyons, mais voici nous l'avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu'il est le Christ, le Sauveur du monde. »

 

Ames altérées, mais qui dissimulez ou étouffez votre noble soif dans la matière, dans l'indifférence ou la frivolité, dans l'orgueil ou l'abattement, que faut-il pour réveiller cette soif au-dedans de vous, et vous contraindre à la désaltérer en Christ ?

 

Il faut que Christ vienne, vous aussi, vous convaincre de péché.

 

Votre cœur a souffert des misères de la vie, mais votre conscience n'a pas souffert de la misère des misères, le péché.

 

Vous avez douloureusement senti, éloquemment décrit peut-être les imperfections, les contradictions, les déceptions et les désordres de ce monde, mais vous ne vous êtes pas dit encore, que le désordre central est en vous-mêmes ; dans votre propre cœur.

 

Il faut que vous Le reconnaissiez enfin, en vous frappant la poitrine.

 

Il faut que vous vous sentiez, âmes altérées, non seulement malheureuses, mais coupables, coupables au premier chef, dans la première des relations de votre vie, coupables envers Dieu !

 

...Ah ! Quand ce sentiment, si faible soit-il (et il est toujours trop faible), aura commencé au-dedans de vous, alors vous éprouverez une soif plus profonde et plus ardente que toutes les autres, celle du pardon et de la sainteté.

 

Et cette soif, vous ne pourrez plus ni vous en défaire, ni même vous en distraire, vous ne pourrez plus jeter sur elle le voile de la frivolité ou de l'orgueil, vous ne pourrez plus en demander l'apaisement aux sources d'ici-bas, il faudra aller à deux genoux, les mains suppliantes, le demander au Dieu de Jésus-Christ.

Oh ! S'Il paraissait maintenant devant vous, ce Divin Sauveur, comme Il parut devant la Samaritaine, s'Il attachait sur vous comme sur elle son Pénétrant Regard, s'Il ouvrait la bouche pour prononcer le mot révélateur de votre corruption et pour déclarer tout ce que vous avez fait... quel trouble, quel effroi !...

 

Ne voudriez-vous pas vous enfuir du  temple ou d’où vous êtes ?...

 

Mais non, demeurez sous ce Regard !

 

Laissez-vous, une fois enfin, juger par Jésus-Christ.

 

Laissez-Le vous révéler vous-même à vous-même en arrachant tous les voiles.

 

Laissez-Le vous retracer ces actes coupables, que votre conscience vous reproche, ces paroles que vous n'avez pas su retenir, ces pensées qui sont montées comme des vapeurs impures du fond de votre cœur.

 

Laissez-Le remettre devant vous le mal que vous avez commis, et celui que vous avez voulu commettre, double charge qui doit toujours peser sur votre conscience.

 

Laissez-Le faire justice de ces éloges que vous vous laissez décerner avec tant de complaisance, laissez-Le dévoiler ces mobiles inférieurs, cette recherche de vous-même, cette préoccupation du regard des hommes, qui déparent vos meilleures œuvres ; laissez-Le constater cette révolte foncière et permanente contre Dieu, que vous sentez frémir au-dedans de vous sous les apparences de l'honnêteté, de la sagesse, de la piété elle-même...

 

Laissez-Le vous juger, vous condamner, vous accabler en vous disant tout ce que vous avez fait.

 

Que si le trait porte aussi dans votre âme, n'essayez pas, comme fit d'abord la Samaritaine, d'en détourner la pointe aigüe par quelque diversion intéressée, par quelque question de théologie...

 

Ah ! Il ne s'agit pas ici de théologie, mais de conversion et de salut.

 

Il ne s'agit pas de la question générale, mais de la question personnelle, de la question qui prime toutes les autres, de la question de votre état actuel devant Dieu, et de votre situation...demain dans l'éternité.

 

Encore une fois, n'essayez point d'échapper...laissez la lumière se faire au-dedans de vous !

 

Laissez le Seigneur, dans cette solennelle rencontre, mettre à nu tous les péchés de votre vie jusqu'à ce que, vous sentant comme enfoncer dans un océan d'iniquités, vous n'ayez plus qu'un cri à faire entendre :

 

Seigneur, sauve-moi, car je péris !

 

Car voici, c'est du sein de votre détresse que sortira votre délivrance !

 

C'est dans cet abîme d'humiliation que « Dieu vous attend pour faire grâce. »

 

Après vous avoir dit tout ce que vous avez fait, Jésus-Christ vous dira tout ce qu'Il a fait Lui-même...

 

Ce qu'Il a fait ?

 

Il vous a aimés, « lorsque vous étiez ses ennemis. »

 

Il vous a vus perdus...et Il est descendu du ciel, Il a revêtu une chair mortelle, Il a vécu de votre vie, Il a souffert, Il a été mis en langueur, Il s'est laissé insulter, condamner, flageller, immoler sur une croix...pour vous apporter du haut de cette croix, le Pardon, la Paix, l'Eternelle vie, pour vous rendre le Vrai Bien, le Souverain bien perdu, Dieu !

 

Dieu et un Dieu apaisé, qui n'a pour votre passé qu'un pardon Gratuit, Absolu, Sans Réserve, effaçant jusqu'aux derniers vestiges de vos péchés ; pour votre présent que les richesses incompréhensibles de Sa Grâce ; pour votre avenir que ses plus éclatantes promesses et son auguste société dans les cieux !

 

Dieu, et un Dieu apaisé, mes ami(e)s, n'est-ce pas là le Don Suprême ?

 

Nest-ce pas là cet infini, ce parfait, cet immuable, cet éternel, cet inépuisable après lequel soupiraient nos cœurs, mais qu'ils ne trouvaient jamais, parce qu'au lieu de le chercher, ils le fuyaient d'une fuite insensée à travers toutes les vanités d'ici-bas !

 

Dieu et un Dieu apaisé, pour toujours rendu à notre âme !

 

Dieu dans nos joies, Dieu dans nos peines, Dieu dans nos tentations, Dieu dans nos déceptions et dans nos froissements, Dieu dans nos abandons et dans nos ruines, Dieu dans la vie, Dieu dans la mort.

 

..Ames altérées, n'est-ce pas là la source des eaux ?...

 

N'en entendez-vous pas le joyeux murmure, n'en respirez-vous pas l'humide fraîcheur ?

 

Ne sentez-vous pas que si vous alliez vous y abreuver de toute l'ardeur de vos aspirations, vous vous désaltéreriez enfin, vous auriez trouvé non une source, mais La Source, non une eau passagère et trompeuse comme tant d'autres, mais l'Eau Vive elle-même, l'Eau Vive jaillissant jusques dans la vie éternelle ?

 

Prends maintenant ta coupe, jeune homme et jeune fille, et essaie de cette Source Céleste....

 

Dans cette onde limpide qui descend des hauteurs tu puiseras le secret d'une jeunesse pure, ouverte aux sentiments les plus généreux, aux inspirations les plus fécondes.

 

Tu y recueilleras tous les parfums et toutes les saveurs, excepté l'acre saveur du mal dont tu ne voudras plus.

 

Prends ta coupe, ô toi qui marches sous le midi brûlant de la vie !

 

Tu trouveras ici le rafraîchissement que le monde ne donne pas ; et tandis que bien des gouttes amères te seront épargnées, celles qui se mêleront nécessairement à ton breuvage seront adoucies par l'eau Céleste...et demain absorbées par elle.

 

Prends ta coupe, vieillard et vieille femme découragés !

 

Il est encore des joies pour toi.

 

Si les fontaines de la terre s'épuisent, le Ciel, ouvert par Jésus-Christ, le ciel, dont tu es plus près, t'envoie des rosées plus abondantes.

 

Venez tous, mes frères et mes soeurs, venez au puits de Jacob !

 

Accourez, âmes altérées, à la douce invitation de Celui qui dit :

 

« si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive »...en attendant que là-haut, sous les ombrages « de l'arbre de Vie » et sur les bords du fleuve qui baigne les murs de la Sainte Cité, la même Voix nous répète, mais au sein de la Perfection et de l'Harmonie Eternelle :

 

Que celui qui a soif vienne et je lui donnerai de l'eau vive sans quelle lui coûte rien. »

 

Amen,

 

 Ernest Dhombres

Pasteur Ernest Dhombres,

 

Bible (115)

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : SERMONS   ET  HOMÉLIES d’Ernest Dhombres,

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 15:19

Charles haddon Spurgeon Refuge du Chrétien8

 

On appellera son nom : l'Admirable!

(Esaïe. 9, 6.)

 

 

Je me rendis une fois au bord de la mer. C'était le soir, et la tempête mugissait avec furie.

 

La voix de l'Eternel était sur les eaux; et qui étais-je pour rester tranquillement chez moi, quand la voix de mon Maître m'appelait au dehors ?

Je sortis donc, et, debout sur le rivage, je me tins en présence du Créateur, contemplant les sinistres lueurs de ses éclairs, et admirant la magnificence de son tonnerre.

L'océan et la foudre semblaient se disputer la prééminence : celui-là essayait, par ses clameurs infinies, de dominer les éclats retentissants du tonnerre ; mais bien au-dessus du mugissement des vagues, cette voix de Dieu se faisait entendre, parlant avec des flammes de feu et ouvrant les fontaines de l'étendue.

La nuit était sombre ; de lourds nuages couvraient le ciel, et c'est à peine si l'on voyait poindre çà et là, dans les trouées que-la tempête laissait sur son passage, la timide lueur d'une étoile.

Je contemplais depuis quelque temps ce magnifique spectacle, quand tout à coup j'aperçus bien loin à l'horizon une vive lumière, brillante comme de l'or.

C'était la lune, qui, voilée pour nous par les nuages, laissait tomber ses rayons sur un point de la vaste mer où aucun obstacle n'interceptait sa douce clarté.

En relisant la veille le 9ème chapitre d'Esaïe, j'ai pensé à cette nuit d'orage.

Tout autour de lui et jusque dans les profondeurs de l'avenir, le regard inspiré de l'homme de Dieu ne rencontrait qu'obscurs nuages.

Il entendait les grondements des tonnerres prophétiques ; il voyait briller par avance les éclairs menaçants de la colère divine.

L'histoire de l'humanité, pendant une longue suite de siècles, se déroulait devant lui, pleine de troubles et de ténèbres.

Mais soudain, au fond des âges, il découvre un point lumineux, un point tout resplendissant d'une clarté qui vient du ciel.

Alors il s'assied et il écrit ces mots triomphants : Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière, et la lumière a relui sur ceux qui habitaient dans le pays de l'ombre de la mort (v. 1).

Et quoique des scènes d'oppression et de violence, de tumulte et de carnage (v. 3 et 4) se pressent confusément sous les yeux du prophète, il n'en tient pas moins son regard fixé avec espérance sur ce point brillant qui illumine l'avenir, et il annonce qu'une ère de paix, de prospérité et de bénédictions se lèvera enfin sur le monde, « Car l'enfant nous est né, » s'écrie t il, « le Fils nous a été donné, et l'em­pire a été posé sur son épaule, et on appellera son nom l'Admirable! »

Mes chers amis, nous vivons aujourd'hui sur les confins de ce point lumineux.

Le monde a traversé de sombres tempêtes, de profondes obscurités ; maintenant la lumière commence à poindre, comme paraissent au matin les premières lueurs de l'aurore.

Nous marchons vers des temps plus beaux, et, sur le soir, il y aura de lumière (Zacharie, 14, 7).

Les ombres et les ténèbres seront roulés comme un manteau dont on n'a plus besoin, et Dieu apparaîtra dans sa gloire pour régner sur son peuple.

Mais, remarquez-le, mes frères et soeurs, le brillant avenir qu'entrevoyait Isaïe devait être la conséquence du grand événement qu'il nous annonce par ces paroles :

L'enfant nous est né, le Fils nous a été donné; et si nous-mêmes nous discernons quelque lumière, soit dans nos propres cœurs, soit dans l'histoire de l'humanité, souvenons-nous que cette lumière ne procède que de Celui-là seul dont le nom est l'Admirable, le Conseiller, le Dieu fort et puissant.

La personne dont il est parlé dans notre texte est sans nul doute le Seigneur Jésus-Christ.

Au point de vue de son humaine nature, il est bien, en effet, cet enfant qui nous est né ; il est né de la vierge Marie.

Evidemment l'essence divine qui habitait en lui, ne pût pas naître d'une femme, car cette essence est éternelle ; mais comme enfant, il naquit, comme fils de l'homme, il fut donné.

-          L'empire a été posé sur son épaule et on appellera son nom l'Admirable.

 

Il y a dans le monde une infinité de personnes et de choses qui ne mérite pas le nom qu'elles portent; mais Jésus-Christ n’est point dans ce cas.

Mon texte ne renferme ni panégyrique ni flatterie.

Si Christ est appelé l'Admirable, c'est parce qu'il l'est Dieu le Père ne donna jamais à son Fils un nom auquel, il n'eût point droit.

C'est simplement le titre, que Jésus mérite, et ceux qui le connaissent le mieux seront les premiers à proclamer que, bien loin d'exagérer sa valeur, ce titre, emprunté à notre pauvre langage humain, reste infiniment au-dessous de la glorieuse réalité.

Et observez, je vous prie, mes chers amis, qu'il n'est pas dit seulement que le Père lui ait décerné le nom d'Admirable ; sans doute cette idée est sous-entendue dans mon texte ; mais, de plus, il est affirmé qu'il sera appelé de ce nom, c'est-à-dire qu'il le sera de siècle en siècle et de génération en génération.

Aujourd'hui il est appelé l'Admirable par son peuple croyant, il l'a été dans le passé, et tant que le soleil et la lune dureront (Psaume. 72, 5.), il y aura des hommes, des anges et des esprits glorifiés qui réaliseront la prédiction du prophète : On appellera son nom l'Admirable.

Avant d'aller plus loin, je dois dire que le mot hébreu qu'on a traduit par admirable est susceptible de diverses interprétations.

Dans d'autres passages de l'Ecriture, ce même mot a quelque fois été traduit par étonnant ou merveilleux, un savant critique allemand lui donne même le sens de miraculeux.

Christ est, en effet, la merveille des merveilles, le prodige des prodiges.

« Il sera appelé le Miraculeux » car il est le suprême miracle de Dieu son Père.

Grand est le mystère de piété !

Dieu manifesté en chair (1Timothée 3, 16.)...

–         On peut aussi donner à ce mot le sens de séparé, mis à part.

 

Et Jésus-Christ occupe bien, en effet, un rang à part au milieu de l'humanité.

De même que Saül dépassait de la tête tous les guerriers d’Israël (1 Samuel, 10, 23.), de même Christ dominent infiniment tous les enfants d'Adam.

Il a été oint d'une huile de joie au dessus de tous ses semblables ; il est plus beau qu'aucun des fils des hommes ; la grâce est répandue sur ses lèvres ; c'est pourquoi « on appellera on nom le Séparé, l'Unique, l'Incomparable. »

Tout en reconnaissant la valeur de ces diverses interprétations, je prends mon texte tel qu'il se trouve dans nos versions les plus répandues (La version anglaise porte l'Etonnant au lieu de l'Admirable, ce qui nous a obligé de modifier légèrement certains passages de ce discours. (Note du Trad.)), et je vais essayer de vous démontrer, mes chers amis, que Jésus-Christ est véritablement L'ADMIRABLE, dans le sens le plus absolu du mot.

Pour cela, je n'aurai recours à aucun argument de la sagesse humaine ; je me bornerai à vous rappeler très rapidement d'abord, CE QUE JÉSUS A ÉTÉ DANS LE. PASSÉ; en second lieu, CE QU'IL. EST DANS LE PRÉSENT, et enfin CE QU'IL SERA DANS L' AVENIR. CE QUE JÉSUS À ÉTÉ DANS LE PASSÉ : tel est donc le premier point sur lequel je vous invite à fixer votre attention.

 

Recueillez vos souvenirs, mes bien-aimés, et les concentrez un moment sur la glorieuse personne de Christ.

 

 

 

 

L'Admirable par Spurgeon, (Seconde partie)

 

 

 

 

Bible

Croix Huguenote

 

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 15:18

Charles Spurgeon-copie-1

 

On appellera son nom : l'Admirable !

(Esaïe. 9, 6.)

 

 

 

 

Considérez, avant tout, son existence éternelle.

« Engendré du Père avant tous les siècles, engendré et non pas fait, Dieu de Dieu, vrai Dieu de vrai Dieu, il est d'une même substance avec le Père (Symbole de Nicée), » son égal en toutes choses.

Rappelez-vous que le faible enfant qui naquit à Bethléem n'était autre que le Roi des siècles, le Père d'éternité, qui était au commencement et qui sera jusqu'à la fin.

Quel mystère, quel admirable mystère que cette éternelle existence de Christ !

Quand nous rencontrons un vieillard chargé d'années, n'est il pas vrai que nous éprouvons un mélange de respect, de curiosité et de surprise, en songeant à la longue carrière qu'il a fournie ?

Et s'il ouvre devant nous le riche trésor de ses, souvenirs, avec quel intérêt nous l'écoutons !

Mais qu'est-ce, après tout, que la vie du vieillard comparée à la vie du chêne séculaire qui lui prête son ombrage !

Longtemps avant que cet homme, aujourd'hui courbé par l'âge, eût ouvert les yeux à la lumière, l'arbre étalait au loin ses verdoyants rameaux.

Combien d'orages n'a t il pas essuyés !

Combien de rois ont paru et disparu, combien d'empires se sont écroulés depuis le temps où ce vieux chêne sommeillait encore dans le gland qui lui servit de berceau ?

Mais qu'est-ce que l'arbre lui-même comparer au sol sur lequel il croît ?

Quelle longue, quelle intéressante histoire ce coin de terre pourrait nous dire !

Combien de vicissitudes n'a-t-il pas subies durant ces périodes diverses qui se sont succédé depuis le jour où Dieu créa tes cieux et la terre !

A chaque atome de ce riche terroir, qui fournit au chêne sa nourriture, est lié peut-être quelque étonnant souvenir.

Mais qu'est-ce que l'histoire du sol, comparée  à celle de la couche de granit sur laquelle il repose, du rocher qui la soutient ?

Oh ! Qui dira les révélations que le roc pourrait nous faire, les secrets cachés dans ses entrailles ?

Il existait déjà sans doute à cette époque mystérieuse où la terre était sans forme et vide, et où les ténèbres étaient sur la face de l'abîme.

Peut-être a-t-il assisté à ce matin et à ce soir qui furent le premier jour, et pourrait-il nous expliquer par quelles voies inconnues le Créateur accomplit ce grand, ce sublime miracle que nous appelons le monde.

Mais qu'est ce que l'histoire du rocher, comparée à celle de la mer qui baigne sa base, de cet Océan aux impénétrables profondeurs, que tant de navires ont sillonné depuis des siècles sans laisser une seule ride sur son front d'azur ?

Mais qu'est ce que l'histoire de la mer elle-même comparée à celle de ce radieux firmament, étendu, comme un pavillon, au-dessus des eaux profondes ?

Quelle histoire que celle de l'armée des cieux, des éternelles évolutions du soleil, de la lune et des étoiles !

Qui racontera leur genèse ? Qui écrira leur biographie ?

Mais qu'est ce encore que l'histoire du firmament comparée à celle des anges, de ces esprits célestes qui entourent le trône de Dieu ?

Quel passé que le leur et quelles annales que les annales gravées dans leurs souvenirs !

Ils pourraient sans doute nous parler du jour où notre jeune terre leur apparut enveloppée dans des langes de brouillards ; de ce jour à jamais mémorable où les étoiles du matin poussèrent ensemble des cris de joie, et ou tous les enfants de Dieu chantèrent en triomphe (Job, 38, 7,), parce qu'un nouveau monde venait de naître à l’Eternel.

Mais qu'est ce que l'histoire même des anges puissants en force, comparée à l'histoire de notre Seigneur Jésus-Christ ?

L'ange n'est que d'hier et il ne sait rien ; Christ, le Verbe éternel, fait des anges ses ministres et reçoit leur adoration.

Oh ! Chrétiens, approchez-vous donc avec respect et un saint tremblement du trône de votre grand Rédempteur ; et vous souvenant qu'il existait avant toutes choses, que toutes choses ont été faites par lui et que rien de ce qui a été fait n'a été, fait sans lui (Jean, 1,3), écriez-vous avec le prophète: On appellera son nom l'Admirable !

En second lieu, mes frères et soeurs, considérez le grand fait de l'incarnation, et dites-nous si à ce point de vue également, Christ n'a pas droit à toute notre admiration.

0 prodiges inouïs ! Quel spectacle s'offre à mes regards ?

L'Eternel, le Dieu des siècles, l'Ancien des jours, Celui dont les cheveux sont blancs comme de la laine blanche et comme la neige (Apocalypse, l, 14) devient un petit enfant !

Est il bien vrai ?

Anges du ciel, n'êtes ­vous point confondus ?

Quoi ! Cet enfant qui repose sur le sein d'une vierge, et qui se nourrit de son lait, c'est le Fils de Dieu ?

Oh ! Crèche de Bethléem, tu renfermes le miracle des miracles !

Quand je t'ai contemplé, rien ne peut plus me surprendre.

Parlez--moi du soleil et des grands phénomènes dont il est la source ; décrivez-moi les cieux, l'ouvrage du Très-Haut, la lune et les étoiles qu'il a agencées : toutes les merveilles de la nature m'apparaissent comme rien, lorsque je les compare au mystère auguste de l'incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ.

Assurément ce fut un grand spectacle que celui de Josué ordonnant au soleil de s'arrêter sur Gabaon (Josué, 10, 12.) ; mais combien plus grand encore est le spectacle que nous présente le Fils de Dieu, paraissant s'arrêter, lui aussi; dans sa marche éternelle à travers les siècles, et voilant sa splendeur divine sous le nuage de notre pauvre humanité !

Il y a, dans les divers domaines de la science, de ces faits étranges et inexplicables dont les meilleurs esprits sont obligés de dire, après des années de méditation :

« Ce sont les hauteurs des cieux, nous ne saurions y atteindre; ce sont les profondeurs des abîmes, nous ne saurions les sonder. »

Mais tous ces problèmes, je le demande, ne ressemblent-ils pas à des jeux d'enfant, quand on les compare à la venue en chair du Fils de Dieu ?

Les anges eux-mêmes ne se lasseront jamais de se pencher avec extase sur cet ineffable mystère, et de redire, avec une admiration toujours croissante, la merveilleuse histoire du Fils de Dieu, qui naquit de la vierge Marie et devint le fils de l'homme.

O Jésus, toi notre Dieu et notre frère, oui, tu es l’Admirable, et tu le seras jusqu'à la fin !

Tout ensemble Créateur et créature, Etre infini et faible enfant, disposant de la toute-puissance et suspendu au sein d'une femme, soutenant le monde par ta force souveraine, et ayant besoin d'être soutenu par la main de ta mère ; Roi des anges et fils méprisé de Marie, héritier de toutes choses et humble charpentier, ta grande figure m'apparaît environnée d'une éblouissante, d'une inimitable auréole !

On appellera ton nom l'Admirable !

Mais suivons le Sauveur dans sa vie terrestre, et vous verrez combien, dans les diverses phases de cette vie de douleur, il justifie, le nom que le prophète lui décerne.

N'est-il pas admirable, en effet, quand il se soumet aux dédains et aux injures de ses ennemis ?

Admirable quand, jour après jour, il permet aux taureaux de Basan de l'environner, et à l'assemblée des gens malins de le poursuivre de leur rage ?

Admirable quand, aux blasphèmes dirigés contre Sa  personne sacrée, il n'oppose qu'une douce et grave sérénité ?

Mes frères, si vous ou moi avions possédé sa toute-puissance, n'est-il pas vrai que nous eussions mille fois pulvérisé nos ennemis ?

Au lieu d'endurer en silence leurs insultes et leurs crachats, quel regard foudroyant n'eussions-nous pas laissé tomber sur eux, regard qui eût précipité leurs âmes dans les tourments éternels !

Mais lui, il entend tout, il sait tout, et il reste maître de lui-même.

A la fois digne et humble, courageux et débonnaire, Lion de la tribu de Juda, et agneau muet devant celui qui le tond, il réunit dans son individualité les traits en apparence les plus opposés.

Je crois de toute la puissance de mon âme que Jésus de Nazareth est le Roi du ciel, et que pourtant il fut un homme sujet aux mêmes infirmités que moi, un homme pauvre, méprisé, persécuté, calomnié ; je ne puis comprendre ce mystère, mais je le crois; ma raison est confondue, mais je bénis mon Sauveur, je l'aime, je l'adore à cause de sa condescendance infinie ; je désire exalter à jamais son amour ; je désire répéter avec le prophète, jusque dans les profondeurs de l'éternité : On appellera son nom l'Admirable.

Mais voyons-le mourir... Venez, ô mes frères! Venez, ô mes sœurs !

Enfants de Dieu, assemblons nous autour de la croix.

Voyons notre Maître.

Il est là suspendu au bois maudit.

Comprenons nous cette étonnante énigme: 

« Dieu a été manifesté en chair et crucifié par les hommes »?

Mon Maître, mon adorable Maître, non, je ne puis comprendre comment tu courbes ta tête auguste sous le poids d'un tel supplice !

Je ne puis comprendre comment tu as consenti à échanger le diadème d'étoiles qui, de toute éternité, ceignait ton front puissant contre la couronne d'épines !

Je ne puis comprendre comment tu as pu te résoudre à déposer le manteau de ta gloire, le sceptre de ton empire, et surtout, oh ! Surtout, comment tu as souffert qu'on te revêtît de la pourpre dérisoire, puis qu'on te dépouillât de tes vêtements, comme un vil esclave !

Mais si tu es incompréhensible pour ma raison, tu es admirable pour mon cœur.

Plus, grand mille fois que l'amour des femmes (2 Samuel, 1, 26.) est l'amour dont tu m'as aimé.

Y eut il jamais un amour comme ton amour, une douleur comme ta douleur, un dévouement comme ton dévouement ?

En toi, ô mon Sauveur crucifié, je vois tout ensemble une incomparable charité qui te porta à mourir pour moi, une incomparable puissance qui te rendit capable de soutenir le poids de la colère divine, une incomparable justice qui te fit acquiescer à la volonté du Père et satisfaire pleinement à toutes les exigences de la loi, une incomparable miséricorde qui s'étend même aux plus grands des pécheurs.

On appellera son nom l'Admirable.

Mais il est mort! Il est mort !

Les filles de Jérusalem pleurent au pied de la croix sanglante où vient d'expirer le Fils de l'homme.

Joseph d'Arimathée reçoit son corps inanimé.

On l'emporte au sépulcre ; on l'ensevelit dans un jardin.

Qui oserait encore l'appeler Admirable ?

Est-ce donc là le Sauveur dès longtemps promis, le Sauveur dont les prophètes ont salué la venue avec tant de joie ?

Et il est mort !

Soulevez ses mains : elles retombent inertes à ses côtés.

Regardez ses pieds : n’y voyez-vous pas la marque des Clous ?

« Où est maintenant votre prétendu Messie? » s'écrierai le juif impénitent enfermé dans ses traditions, « où est maintenant votre prétendu Messie ? » s’écrierai tout impie d'un ton insultant ; « où est celui que vous nommiez pompeusement l'Admirable, le Conseiller, le Dieu fort et puissant ? La mort en a fait sa proie; dans quelques jours, il sentira la corruption. Sentinelle ! Sois vigilante, de peur que ses disciples n'enlèvent son corps. »

Mais attendons.

Quoi qu'en dise l’incrédule et moqueur, Dieu ne laissera point ; l'âme de son Fils dans le sépulcre, et il ne permettra point que son Saint sente la corruption.

Oui, Jésus est admirable jusque dans sa mort.

Ce cadavre glacé est admirable.

Que le Prince de la vie, le vainqueur de Satan et de l'enfer se soit laissé lier pour un peu de temps par les cordeaux du sépulcre, c'est là peut-être, dans l'histoire de Christ, ce qui confond le plus mon intelligence.

Mais voici le grand, le suprême miracle qui devait couronner tous les autres.

Le triomphe de la mort ne fut que passager.

Ces chaînes fatales qui retiennent captifs dans la tombe des milliers innombrables de fils et de filles d'Adam, et que nul être humain n'a jamais brisées, si ce n'est par une intervention  surnaturelle de la puissance divine, ces chaînes furent pour Jésus comme des liens d'étoupes.

La mort croyait avoir terrassé notre Samson.

Elle disait : « Je le tiens en ma puissance; je lui ai coupé les tresses de sa force; sa gloire s'est évanouie; maintenant il est à moi. »

Mais le Sauveur s'est ri du roi des épouvantements.

Le troisième jour, il se dégage de son étreinte et sort victorieux du sépulcre, pour s'élever en suite, triomphant et plein de gloire, vers le ciel, menant après lui une multitude de captifs et distribuant des dons aux hommes (Ephésiens, 4, 8.)

0 Sauveur tout-puissant, Agneau de Dieu vivant aux siècles des siècles, je t'admire dans ta mort, je t'admire dans ta résurrection, je t'admire dans ton ascension !

Oui, toujours et partout, tu es digne d'être appelé l'Admirable !

Mais arrêtons-nous un moment, mes chers amis, et recueillons nos pensées.

La rapide esquisse que je viens de faire passer sous vos yeux est bien pâle, il est vrai, et bien imparfaite ; mais ne sentez-vous pas cependant qu'il y a en elle quelque chose de souverainement admirable ?

Quelles merveilles pourrions nous comparer à celles-ci ?

Peut-être vous est il parfois arrivé, lorsque vous contempliez avec ravissement quelque grand phénomène de la nature, d'entendre quelqu'un s'écrier à vos côtés :

« Ceci vous étonne-t-il? J'ai vu des choses bien autrement surprenantes. »

Ou, quand après une longue et pénible ascension, vous étiez enfin parvenus au sommet de l'un de ces pics sublimes qui semblent se perdre dans les nuages, et que regardant à vos pieds, vous laissiez éclater votre enthousiasme, peut-être l'un de vos compagnons a-t-il murmuré à votre oreille :

« J'ai vu de plus beaux spectacles que celui-ci ; des panoramas autrement vastes, autrement grandioses, sont déroulés sous mes yeux.»

Mais lorsque nous parlons de Christ, nul n'a le droit de tenir un langage de ce genre.

La personne et la vie de Jésus constituent, passez-moi l'expression, le point culminant de tout ce qui se peut admirer.

Il n'y a point de mystère égal à ce mystère point de prodige égal à ce prodige, point d'admiration égale à l'admiration que toute âme humaine devrait ressentir en contemplant notre Seigneur Jésus-Christ, tel qu'il nous apparaît, environné des gloires du passé.

Mais il y a plus.

En général, l'admiration s'use vite : c'est un sentiment fugitif et passager ; c'est une fleur qui ne vit qu'un jour.

Mais celle qui a Christ pour objet se distingue au contraire par son caractère permanent.

Vous pouvez admirer Christ pendant soixante, ou quatre-vingts années ; mais au terme de cette longue période, vous l'admirerez plus qu'au commencement.

Mieux on connaît Christ, plus on l'admire !

Abraham l'admira sans nul doute, quand il vit son jour à travers les voiles de l'avenir ; mais je ne pense pas qu'Abraham ait même pût l'admirer autant que le fait aujourd'hui le plus petit dans le royaume des cieux ; et cela parce que le moindre croyant de la nouvelle alliance connaît mieux le Sauveur que ne le connaissait le patriarche, et que l'admiration pour Christ grandit en raison de la connaissance qu'on a de lui.

Observez encore, mes chers amis, que l'admiration à laquelle Jésus a droit est une admiration sans réserve.

Ici-bas, vous le savez, il n'est rien qui ne présente un côté faible, vulgaire, défectueux ; les plus nobles âmes, comme les plus belles productions des arts ou des sciences, ont leurs imperfections et leurs taches.

Mais en Christ, tout est grand, tout est parfait, tout commande l'étonnement et l'admiration.

Sous quelque aspect qu'on l'envisage, il est l'Admirable, et il l'est dans un sens unique, exceptionnel, absolu. ­

De plus, on peut dire de l'admiration dont Jésus est l'objet qu'elle est universelle, en ce sens qu'elle n'est circonscrite à aucune classe, aucune catégorie de personnes.

On nous répète souvent, il est vrai, que la religion de Christ n'est bonne que pour les vieilles femmes et pour les ignorants.

Je reçus un jour un singulier compliment au sujet de mon genre de prédication.

On me dit (avec une intention peu bienveillante, cela va sans dire) que mes sermons conviendraient parfaitement à une assemblée de noirs.

« Dans ce cas,» répondis-je, « je ne doute pas qu'ils ne conviennent aussi aux blancs; car entre les blancs et les noirs il n'y a qu'une différence de peau; or, je ne prêche pas à la peau des gens, mais à leurs cœurs. »

Et ce que je disais de moi-même, je puis le dire avec bien plus de raison de mon  adorable Maître : il s'adresse à tous indistinctement, parce qu'il s'adresse avant tout au coeur.

Qu'on ne nous dise donc plus que Jésus-Christ n'est admiré que par les femmes, les petits esprits et les moribonds : les plus nobles intelligences, les plus grands génies eux-mêmes se sont inclinés devant lui.

Au pied de sa croix, les Locke et les Newton ont reconnu qu'ils, n'étaient que des enfants.

Il est certaines ; natures qu'il est fort difficile d'émouvoir.

Les profonds penseurs et les rigides mathématiciens sont de ce nombre ; ils ne se laissent pas souvent, dominer par l'étonnement ou l'enthousiasme.

Et pourtant on a vu de tels hommes se prosterner jusque dans la poussière, en confessant que la grande figure de Christ les avait plongés dans une religieuse extase, dans une solennelle admiration.

On appellera son nom l'Admirable.

Mais j'ai hâte d'arriver à mon second point.

 

 

 

 

L’Admirable par Spurgeon (Troisième partie)



 

 

 

 

Bible

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 15:17

Spurgeon refuge du chrétien 54

 

On appellera son nom : l'Admirable!

(Esaïe. 9, 6.)

 

 

Si Jésus-Christ, comme nous venons de le voir justifie le titre d'Admirable parce qu'il a  été dans le passé, le justifie t il par ce QU'IL EST DANS LE PRÉSENT?

Telle, est la question que nous allons examiner.

Seulement, comme ce sujet est aussi complexe qu'immense, je ne l'aborderai que, sous une seule de ses faces, et me plaçant sur le terrain de l'expérience personnelle, je me bornerai à demander à chacun de vous mes bien-aimés :

« Jésus est-il Admirable pour votre âme? »

 

A ce sujet, souffrez que je vous raconte une page de ma vie intime, et, en décrivant ce qui s'est passé en moi, je suis assuré que je décrirai aussi en quelque mesure, ce qu'ont éprouvé tous les enfants de Dieu.

Il fut un temps où je n'admirais pas Christ.

J'entendais, louer ses charmes, mais je ne les avais point vus ; j'en tendais exalter sa puissance, mais je ne la connaissais point ; tout ce qu'on me disait de lui était pour moi comme le récit de ce qui se serait passé dans un pays éloigné je n'y prenais aucun, plaisir.

Mais voici qu'un jour un personnage à l'aspect sinistre et menaçant frappa à ma porte.

Je m'empressai d'en tirer les verrous, puis je la tins de toutes mes forces.

Peines inutiles !

L'étranger frappe à coups redoublés jusqu'à ce  qu'enfin la porte cède.

Il entre, et m'appelant d'une voix sévère, il me dit : 

« Je suis porteur d'un message pour toi de la part de Dieu ; je viens te dire: tu es condamné à cause de tes péchés. ».

Je le regardai avec étonnement et lui demandai son nom.

« Je m'appelle La Loi, » me répondit-il ; ce qu'ayant ouï, je tombai à ses pieds, comme mort.

Quand j'étais sans la loi, je vivais, mais quand le commandement est venu, le péché a commencé à revivre, et moi je suis mort (Romains, 7, 9.).

Mon sombre visiteur commença alors à me frapper.

Il me frappa si impitoyablement, que tous mes os en furent meurtris.

Mon cœur se fondit comme de la cire ; il me sembla que j'étais étendu sur un chevalet, qu'on me brisait tous les membres, qu'on me labourait les chairs avec un fer rouge.

Une inexprimable angoisse régnait au dedans de moi.

Je n'osais lever les yeux; cependant, je me disais :

« Tout espoir n'est pas perdu. Le Dieu que j'ai offensé se laissera peut-être fléchir par mes larmes et mes bonnes résolutions. »

Mais chaque fois que cette pensée traversait mon esprit, les coups de mon ennemi redoublaient de violence.

Enfin mes souffrances devinrent intolérables, et le désespoir, s’empara de âme.

Il me sembla que d'épaisses ténèbres m’enveloppaient de leurs ombres, et que des voix lugubres, des pleurs et des grincements de dents parvenaient à mon oreille.

«, C’en est fait! » pensai-je alors ; « le Seigneur m'a rejeté pour toujours; je suis en abomination, devant ses yeux; il m’a foulé les, pieds dans sa juste colère... »

Mais soudain une autre figure m'apparut, figure triste et douloureuse, mais où se peignait une tendre compassion.

Je la vis se pencher sur moi, et j'entendis ces douces paroles :

« Réveille-toi, toi qui dors, et te relève d'entre les morts, et Christ t'éclairera (Ephésiens, 5.14.). »

Je me levai tout surpris ; alors, me prenant par la main, l'inconnu me mena dans un lieu sombre, où s'élevait une croix ; puis il disparut de devant mes yeux.

Mais, ô surprise !

Je le revis un instant après, je le revis, attaché à la croix !

Oui, c'était bien lui dont le sang ruisselait sur l'arbre maudit...

Il fixa sur moi un regard si plein d'un ineffable amour, que mon cœur en fut comme transpercé.

Je le regardai à mon tour, et au même moment toutes les plaies de mon âme furent guéries.

Mes blessures furent cicatrisées, les os brisés se réjouirent ; les haillons dont j'étais couvert furent enlevés ; mon âme devint aussi pure que les neiges immaculées des lointaines régions du Nord ; mon esprit éclatait en chants de louange, car j'étais lavé, purifié, pardonné, sauvé !

Oh ! Combien j'admirai l'amour de Celui qui s'était ainsi immole pour les pauvres pécheurs !

Combien sa grâce me parut merveilleuse !

Et ce qui me confondait plus que tout le reste, c'est que cette grâce se fût étendue jusqu'à moi ; c'est que mon céleste Ami eût été capable d'effacer des péchés aussi nombreux, des crimes aussi noirs que les miens ; c'est qu'aux orages d'une conscience accusatrice il eût fait succéder dans mon sein une paix sans mélange, et que mon âme, troublée jusque-là comme une mer en tourmente, fût devenue tout à coup aussi tranquille que la surface d'un lac, dont aucun souffle ne vient rider le limpide miroir.

Ce fut alors que pour la première fois Jésus m'apparut comme l'Admirable.

Frères et sœurs qui me lisez, vous qui avez éprouvé quelque chose de pareil à ce que je viens de décrire, rappelez vos souvenirs et dites si, à cette heure bénie où Jésus vous fit entendre une parole de pardon, vos cœurs ne furent pas, comme le mien, transportés d'étonnement et d'un saint enthousiasme ?

Et depuis lors, mes bien-aimés, que de fois votre Sauveur ne s'est-il pas montré admirable envers vous ?

Vous avez eu à traverser des jours de tristesse, de maladie et de deuil ; mais vos souffrances ont été légères, car Jésus s'est tenu au chevet de votre lit de douleur ; vos soucis ont été calmés, car vous avez pu vous en décharger sur lui.

L'épreuve qui menaçait de vous accabler n'a servi qu'à vous rapprocher du ciel, et vous vous êtes écriés :

« Qu'il est admirable Celui qui a pu répandre dans mon cœur une telle paix, une telle joie, de telles consolations! »

Permettez-moi de vous faire part encore de mes expériences personnelles.

Il y a quelques années, je fus appelé à boire une coupe plus amère que je ne saurais dire.

Le seul souvenir des angoisses intérieures auxquelles je fus alors en butte me glace d'épouvante...

Jamais personne ne vit peut-être d'aussi près que moi la brûlante fournaise de la démence sans y laisser sa raison...

Il me semblait que je marchais au milieu des flammes.

Une multitude de pensées affreuses torturait mon cerveau.

Je n'osais regarder vers Dieu, car la prière, qui jusque-là avait été mon refuge dans la détresse, ne faisait qu'augmenter ma souffrance.

Jamais je n'oublierai le moment où la paix me fut rendue.

Je me promenais, rêveur et solitaire, dans le jardin d'un ami, méditant tristement sur mes douleurs, et me disant que mon fardeau était plus lourd que je ne pouvais le porter, quand tout d'un coup le nom de Jésus traversa mon esprit.

Je m'arrêtai.

La personne de Christ se présenta vivante aux yeux de ma foi.

Au même instant, les torrents de lave qui bouillonnaient dans mon âme se refroidirent.

Mes angoisses furent apaisées.

Je me prosternai dans la poussière, et ce jardin qui m'avait paru un Gethsémané devint pour moi un paradis.

Je ne pouvais me lasser d'admirer la puissance du nom de Jésus.

Deux choses me surprenaient surtout : la première, c'était la miséricorde de mon Maître envers moi, la seconde, mon ingratitude envers lui.

Aussi puis-je dire qu'à dater de ce jour j'ai mieux compris tout ce qu'il y a en lui d'admirable, et je suis heureux de déclarer publiquement ce qu'il a fait pour mon âme.

Et à vous de même, frères et sœurs, n'en doutez pas, Jésus se manifestera comme l'Admirable, aux jours de vos tribulations et de vos douleurs.

Pareilles à la sombre feuille de métal que le joaillier place sous le diamant afin d'en rehausser l'éclat, vos épreuves sont destinées par le Seigneur à faire ressortir le glorieux éclat de son nom.

Vous ne connaîtriez jamais les choses magnifiques de Dieu, si vous ne descendiez dans les bas-fonds de l'adversité.

Vous vous souvenez des paroles du Psalmiste:

Ceux qui descendent dans la mer, sur les navires, et qui font commerce sur les grandes eaux, voient les œuvres de l'Eternel et ses merveilles dans les lieux profonds (Psaume. 107).

Ces paroles sont aussi vraies; dans un sens spirituel que dans le sens littéral.

Oui, c'est dans les lieux profonds que nous voyons le mieux les trésors de la sagesse et de l'amour divins ; c'est dans les grandes eaux de la souffrance que le fidèle reconnaît combien Jésus est admirable et puissant à sauver.

Un mot encore avant de quitter cette partie de mon sujet.

Il est des moments où l'enfant de Dieu peut s'écrier avec ravissement :

« Oui, le nom de Jésus est admirable, car ce nom m'a transporté, pour ainsi dire, au milieu des réalités du monde invisible. » (Je vous plains, mes bien-aimés, si vous ne connaissez rien de ces joies extatiques que je vais essayer de décrire.)

Il est des moments où il semble au chrétien que les mille charmes de la vie présente n'exercent plus aucun empire sur lui : libre et heureux, il déploie ses ailes et prend son essor vers les cieux.

Il monte, il monte toujours, et bientôt les douleurs de la terre ne lui apparaissent plus que comme un point à l'horizon.

Il monte encore, et les joies de la terre s'évanouissent à leur tour à ses regards ; il plane au-dessus d'elles, comme l'aigle qui vole à la rencontre du soleil plane au-dessus des plus hautes cimes.

L'image de son Sauveur brille devant ses yeux, et vers cette vision ineffable tendent tous, ses désirs.

Jésus remplit son cœur tout entier; son âme le contemple, et le nuage qui voilait pour lui la face de son Maître semble dissipé.

Alors le chrétien peut s'écrier avec saint Paul :

« Si c'est en mon corps ou sans mon corps, je ne sais, Dieu le sait! Mais je suis ravi jusqu'au troisième ciel (2 Corinthiens, 12, 2-4.). »

­Et qu'est-ce qui a produit ce ravissement ?

Est-ce le son de la flûte, de la harpe, de la sambuque, du psaltérion et de toute sorte de musique (Daniel, 3, 3, etc.)?

Non.

Qu'est-ce donc ?

Seraient-ce les richesses, la renommée, les honneurs, les enivrements de la prospérité ?

Pas davantage.

Serait-ce une brillante intelligence, une imagination vive ? Non plus.

Ces heures d'extase ont été causées uniquement par le nom de Jésus.

Ce seul nom a la vertu de transporter l'âme chrétienne à des hauteurs de béatitude, voisines de ces régions fortunées où les anges jouissent d'une félicité sans nuage.

 On appellera son nom l'Admirable.

Quel thème inépuisable que ces paroles du prophète !

Mais le temps me presse, et je dois, ayant de terminer, considérer mon texte à un troisième point de vue.

 

 

 

 

 

L’Admirable par Spurgeon (Dernière partie)

 

 

 

Bible (133)

Croix Huguenote

 

 

 

 

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 15:16

Charles Spurgeon

On appellera son nom : l'Admirable !

(Esaïe. 9, 6.)

 

 

 

CHRIST SERA APPELÉ L'ADMIRABLE DANS L’AVENIR : telle est, mes chers amis, la solennelle vérité sur laquelle je désire appeler, pendant quelques instants, votre attention.

Le grand jour est venu, le jour de la colère, le jour de la justice.

Le temps n'est plus.

Le dernier siècle, comme la dernière colonne d'un temple qui s'écroule, vient de tomber avec fracas.

 L'horloge de l'humanité va frapper son dernier coup... C'en est fait !

L'heure est venue où les choses visibles doivent disparaître.

Je vois les entrailles de la terre qui s'ébranlent.

Les tertres des cimetières rendent les morts, qui sommeillaient sous leur gazon.

Les champs de bataille, engraissés par le sang humain, ne sont plus revêtus, d'opulentes moissons; une moisson d'un autre genre les couvre : une grande multitude s'élance de leur sein.

L'océan lui-même, semblable à une mère féconde, enfante à une nouvelle vie ceux qu'il avait engloutis dans ses flots.

L'humanité tout entière est debout devant Dieu.

Pécheurs ! Vous êtes sortis de vos tombeaux.

Les piliers des cieux chancellent ; le firmament s'affaisse ; le soleil, cet œil de l'univers, roule dans son orbite comme l'œil d'un insensé, et ne jette plus que de  sinistres lueurs ; la lune est changée en sang.

Des signes et des prodiges, tels que l'imagination ne peut les concevoir, frappent, d'épouvante le cœur des hommes.

Soudain, sur une nuée, apparaît quelqu'un semblable au Fils de l'homme.

Pécheurs ! Essayez de vous représenter votre consternation à cette vue.

Où es-tu, Voltaire ?

Tu as dit : « Ecrasons l'infâme! »

Viens et l’écrase, maintenant.

« Ah! » répond Voltaire, «je ne savais pas qui j'insultais » ...

Et toi, Judas, avance donc !

Viens imprimer sur sa joue un baiser de traître.

«  Ah! » Répond Judas, «je ne savais pas qui je baisais. Je pensais baiser le fils de Marie et non le Fils du Dieu tout-puissant. »

Approchez, aussi, ô vous, princes et rois de la terre, qui avez consulté ensemble contre l'Eternel et contre, son Oint, disant :

«Rompons leurs liens et jetons loin de nous leurs cordes (Psaume 11, 3.).»

Consultez-vous maintenant contre lui et foulez, aux pieds ses lois!...

Oh ! Mes chers amis, essayez de vous représenter l'indicible, mélange d'admiration de surprise et d'effroi qui saisira les incrédules, les sociniens, les indifférents, les formalistes, quand ils verront Jésus de leurs yeux, quand il seront témoins de sa gloire.

« Tu es véritablement, l'Admirable ! » s'écrieront ils en se frappant la poitrine ; « honte : à nous qui t'avons méconnu, Rochers! Tombez sur nous et cachez-nous de devant la face de l'Agneau. »

Mais Jésus leur dira :

« Vous avez cru que j'étais semblable à l'un de vous, et vous n'avez pas voulu me recevoir comme votre Roi ; maintenant, je suis venu dans la gloire de mon Père, pour juger les vivants et les morts. »

Un jour, Pharaon conduisit son armée au milieu de la mer Rouge.

Le chemin était sec, et des deux côtés s'élevaient, ainsi qu'une paroi d'albâtre, les eaux claires et étincelantes.

On eût dit, qu'un souffle glacial, passant sur la mer, en avait cristallisé la surface.

L'armée de Pharaon s'avance dans cet étrange défilé ; mais qui dira la stupeur et l'épouvante de cette multitude, lorsqu'elle vit ces murailles d'eau s'abattre sur elle pour l'engloutir ?

Tel, et plus grand encore, sera votre désespoir, ô pécheurs, lorsque ce Christ que vous méprisez aujourd'hui, ce Christ que vous repoussez comme Sauveur, ce Christ dont vous ne lisez point la Parole, dont vous profanez les shabbats, dont vous rejetez l'Evangile, lorsque ce Christ apparaîtra dans la gloire de son Père et tous ses saints anges avec lui.

Alors vous reconnaîtrez qu'il est l'Admirable; mais vous le reconnaîtrez en pâlissant d'effroi, vous le reconnaîtrez à votre éternelle confusion.

Mais il y aura peut-être, au jour du jugement, quelque chose de plus étonnant encore que la condamnation des pécheurs.

Regardez là-bas.

Tout est paisible, calme, serein.

Quel contraste avec les scènes lugubres que nous venons de contempler !

Au lieu de gémissements, de lamentations, de cris de terreur, nous entendons une suave harmonie.

Quelle est cette multitude que personne ne saurait compter ?

Ce sont les rachetés de l'Agneau.

Voyez-les : ils s'assemblent autour du trône.

Ce même trône qui vomit la mort, et la destruction sur les impies devient le centre de la lumière et du bonheur des élus.

Des chants de triomphe et non des cris d'épouvante sortent de leurs bouches.

La joie et non la terreur se peint sur leurs visages.

Les voyez-vous qui s'avancent, vêtus de longues robes blanches et portant des palmes à la main ?

Les entendez-vous qui s'écrient :

« Saint, saint, saint est l'Eternel, Dieu des armées! Seigneur, tu es digne de recevoir la gloire, l'honneur et la puissance, car tu as été immolé et tu nous as rachetés à Dieu par ton sang (Apocalypse 4; 5.)? »

Ah ! Pour eux aussi, pour eux surtout, Jésus est l'Admirable; mais c'est avec transport, avec extase, avec amour, qu'ils le proclament tel, et non point comme les autres avec regret et avec effroi.

Saints du Seigneur ! Vous connaîtrez pleinement les merveilles de son nom, quand vous le verrez tel qu'il est, et que vous serez rendus semblables à lui, au jour de son avènement.

0 mon âme, réjouis-toi d'une allégresse éternelle, car le triomphe de ton Rédempteur sera aussi le tien.

Je suis indigne, il est vrai; je suis le premier des pécheurs et le moindre de tous les saints ; toutefois, mon œil le verra et non point un autre.

Je sais que mon Rédempteur est vivant, et qu'il demeurera le dernier sur la terre, et qu’après que ma peau aura été détruite, je verrai Dieu de ma chair (Job, 19, 25-27.)!

0 vous tous, enfants de Dieu, tressaillez de joie, car votre délivrance approche.

Vierges, tenez vous prêtes !

Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées.

Voici l'Epoux qui vient; sortez au-devant de lui.

Il vient, Il vient, ­Il vient !

Et tout œil le verra ; et lorsque vous irez à sa rencontre, vous répéterez avec transport :

« Oui, Seigneur Jésus, tu es l'ADMIRABLE, et tu le seras d'éternité en éternité. Alléluia! Alléluia! Alléluia! »

Amen,

 

spurgeon

Pasteur Charles Haddon Spurgeon,

 

Bible (56)

Croix Huguenote

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Album Refuge Protestant

Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

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