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Vie Protestante Réformée

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 18:13
Le croyant se sait porté par Dieu au milieu des épreuves

.

 

Psaume 73 attribué à un chantre du nom d’Asaph.  

 

“Oui, Dieu est bon pour Israël, pour tous ceux qui ont le coeur pur.  Pourtant il s’en est fallu de peu que mes pieds ne trébuchent, un rien de plus, et je tombais.  J’étais jaloux des arrogants en voyant la prospérité des gens méchants.  Car ils sont exempts de souffrance ; jusqu’à leur mort ils ont santé et embonpoint.  Ils passent à côté des peines qui sont le lot commun des hommes…  Ils ne subissent pas les maux qui frappent les humains.  Aussi s’ornent-ils d’arrogance comme on porte un collier, et la violence est leur parure, leurs yeux sont pétillants dans leur visage plein de graisse, les mauvais désirs de leur coeur débordent sans mesure.  Ils sont moqueurs, ils parlent méchamment et, sur un ton hautain, menacent d’opprimer.  Leur bouche s’en prend au ciel même, leur langue sévit sur la terre.  Aussi le peuple les suit-il, buvant à longs traits leurs paroles tout en disant:  ‘Dieu ? Que sait-il ?  Celui qui est là-haut comment connaîtrait-il ?’  Voilà comment sont les méchants : toujours tranquilles, ils accumulent les richesses.  Alors, c’est donc en vain que je suis resté pur, que j’ai lavé mes mains en signe d’innocence !  Tous les jours, je subis des coups, je suis châtié chaque matin !  Si je disais: ‘Parlons comme eux’, alors je trahirais tes fils.  Je me suis mis à réfléchir: j’ai cherché à comprendre, je trouvais tout cela trop injuste jusqu’au jour où je suis entré dans la maison de Dieu et où j’ai réfléchi au sort qui les attend.  Car en fait, tu les mets sur un terrain glissant, tu les entraînes vers la ruine.  Et soudain c’est la catastrophe: en un instant , ils sont perdus, ils sont détruits, et l’épouvante les saisit.  Comme les images du rêve s’évanouissent après le réveil, ô Eternel quand tu interviendras, tu les feras tous disparaître.  Oui, quand j’avais le coeur amer et tant que je me tourmentais, j’étais un sot, un ignorant, je me comportais avec toi comme une bête sans raison.  Mais je suis toujours avec toi, et tu m’as saisi par la main droite, selon ton plan, tu me conduis, puis tu me prendras dans la gloire.  Qui ai-je au ciel, si ce n’est toi?  Et ici-bas que désirer, car je suis avec toi?  Mon corps peut s’épuiser et mon coeur défaillir, Dieu reste mon rocher, et mon bien précieux pour toujours.  Qui t’abandonne se perdra, et tu anéantiras tous ceux qui te sont infidèles.  Tandis que mon bonheur à moi, c’est d’être toujours placé près de Dieu.  Oui j’ai placé dans le Seigneur, dans l’Eternel, mon sûr refuge, et je raconterai ses oeuvres.”

 

 

 

 

Pour le psalmiste, la question cruciale n’est pas tant de savoir pourquoi les humains en général sont affectés par toutes sortes de maux, dont lui même n’est pas exempt, mais plutôt  de comprendre pourquoi ceux qui commettent le mal et qui cherchent à opprimer les autres semblent échapper à cette condition.  

 

Tout semble leur être favorable.  

 

Cette pensée est insupportable au psalmiste épris de justice.  

 

Un peu plus, et il se mettait à jalouser les méchants et à se révolter contre Dieu qui permet cela.  

 

Le sentiment de ceux qui suivent ces gens arrogants et “boivent à long traits leurs paroles” est justement de douter que Dieu s’occupe du sort des humains.  

 

Ils disent : ‘Dieu? Que sait-il? Celui qui est là-haut comment connaîtrait-il?’  

 

C’est-à-dire que tout en reconnaissant l’existence d’un Dieu Très-Haut, ils pensent qu’Il s’enferme dans sa hauteur divine et se désintéresse totalement de ses créatures.  

 

Il ne rend pas la Justice, Il ne rétribue pas ceux qui commettent le mal, donc on peut faire ce qu’on veut sans crainte d’être puni.  

 

Cette pensée, est commune à beaucoup d’hommes et de femmes aujourd’hui.  

 

Bien sûr, elle ne tient pas compte du fait que Dieu, dans Sa Parole, a établi des normes de comportement social et de justice qu’il convient d’appliquer de manière adaptée à chaque situation.  

 

Le rôle de l’autorité publique est de faire régner l’ordre aussi bien que la justice, et cela implique la promulgation de lois justes et leur application par des autorités compétentes.  

 

Cela implique l’existence d’une police et d’une justice effectives, au service du bien public.  

 

Voilà les instruments institués par Dieu pour que les criminels et oppresseurs en tous genres soient neûtralisés et empêchés de nuire.  

 

Au chapitre 13 de sa Lettre aux Chrétiens de Rome , Paul en parle comme suit :

 

“Ce sont les malfaiteurs, et non ceux qui pratiquent le bien, qui ont à redouter les magistrats.  Tu ne veux pas avoir peur de l’autorité?  Fais le bien, et l’autorité t’approuvera.  Car l’autorité est au service de Dieu pour ton bien.  Mais si tu fais le mal, redoute-là.  Car ce n’est pas pour rien qu’elle peut punir de mort.  Elle est, en effet, au service de Dieu pour manifester sa colère et punir celui qui fait le mal.”  

 

Mais,  à quelle justice s’attendre lorsque les autorités (nota Refuge Protestant : Etatique ou religieuse) qui ont reçu cette charge ne l’exercent pas, ou lorsqu’elles sont corrompues et participent plus que quiconque au mal et à l’oppression, ou lorsque les criminels quelqu'ils soient à divers degrés en divers endroits semblent avoir la voie libre pour toutes leurs actions ?  

 

Ce sont ces questions lancinantes qui tourmentent Asaph, l’auteur du psaume 73.  

 

Dieu n’interviendra-t-Il pas directement ?  Se cache-t-Il?

 

Se désintéresse-t-Il totalement du sort des humains ?  

 

Asaph ne trouve de réponse qu’après avoir pénétré dans le sanctuaire de Dieu, c’est-à-dire Son Temple.  

 

Ce n’est pas par ses propres raisonnements qu’il parviendra à sortir du labyrinthe de ses pensées sur ce sujet douloureux.  

 

Il lui faut s’approcher du sanctuaire où se trouve la Loi de Dieu écrite sur deux tables, placée dans le coffre de l’Alliance.  

 

En d’autres termes, il lui faut se tourner vers la Parole révélée de Dieu, car aucune explication satisfaisante ne lui sera donnée par des hommes.  

 

C’est Dieu Lui-même qui doit l’instruire sur cette question si troublante.  

 

Et lorsqu’il parvient à élever ses pensées vers le Dieu de la Providence, alors la réponse lui est donnée : le terrain sur lequel Dieu place les méchants est un terrain glissant, qui, à terme, les mène à leur perte.  

 

Leur ruine est inévitable, qu’elle intervienne maintenant ou plus tard.  

 

Notons, Croyant(e) et ami(e)s que cette ruine est autre chose que le trébuchement des fidèles, dont le psalmiste a failli être lui-même la victime.  

 

Quelle est la différence ?  

 

C’est que Dieu veille sur Ses Enfants, Il les relève ou les empêche de tomber.  

 

Le verset 23 l’exprime de cette manière :

 

“Mais je suis toujours avec toi, et tu m’as saisi la main droite.” 

 

Quant aux méchants, s’ils semblent parfois placés si haut, c’est afin que leur chute n’en soit que plus retentissante et plus désastreuse :

 

“Et soudain c’est la catastrophe: en un instant, ils sont perdus, ils sont détruits, et l’épouvante les saisit.  Comme les images du rêve s’évanouissent après le réveil, ô Eternel, quand Tu interviendras Tu les feras tous disparaître.”  

 

Pour voir cela, il suffit de regarder autour de soi avec un peu de recul ce qui se passe tous les jours.  

 

Si nous prêtons attention aux jugements de Dieu dans le monde, nous verrons comment en effet Il intervient pour abattre les hautains et les arrogants.  

 

Et si certains d’entre eux semblent disparaître tout doucement et sans peine, ayant conservé jusqu’à la fin leurs profits mal acquis ou leurs positions  usurpées, leur mort signifie pour eux la confrontation inéluctable avec le Dieu Juste qui leur demandera des comptes.  

 

Soyons en pleinement assurés !

 

Ce sera le réveil douloureux après un rêve qui n’aura pas duré longtemps au regard de l'éternité.  

 

La réalité de la Présence de Dieu, à laquelle ils avaient cru échapper au cours de leur vie, fera paraître cette dernière comme un songe creux qui s’est bien vite envolé.  

 

Place maintenant à la Justice Divine !

 

En contraste, le croyant, lui, se sait porté par Dieu, même au milieu des épreuves et des tourments.  

 

Le psalmiste sait que Dieu le conduit au cours de sa vie, et qu’Il sera avec lui après sa mort  : 

 

“Mais je suis toujours avec toi, et tu m’as saisi par la main droite, selon ton plan, tu me conduis, puis tu me prendras dans la gloire.  Qui ai-je au ciel, si ce n’est toi?  Et ici-bas que désirer, car je suis avec toi? Mon corps peut s’épuiser et mon coeur défaillir, Dieu reste mon rocher, et mon bien précieux pour toujours.  Qui t’abandonne se perdra, et tu anéantiras tous ceux qui te sont infidèles. Tandis que mon bonheur à moi, c’est d’être toujours placé près de Dieu.  Oui j’ai placé dans le Seigneur, dans l’Eternel, mon sûr refuge, et je raconterai ses oeuvres.”

 

Puisse cette méditation sur le psaume 73 avoir apporté certitude et réconfort, au milieu des épreuves et des questions lancinantes pouvant être présentes.  

 

Puissent les mots suivants demeurer avec chacun(e) chaque jour de notre vie :

 

“Qui ai-je au ciel, si ce n’est toi?  Et ici-bas que désirer, car je suis avec toi?

 

Amen,

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Foi & Vie Réformées

 

 

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 15:35
Jésus Christ se révèle comme l'arc de l'alliance par Charles Spurgeon

"L'arc paraîtra dans la nue". Genèse 9-14

 

L'arc en ciel est le symbole de l'alliance avec Noé.

 

Il préfigurait et annonçait le Seigneur Jésus, qui allait être le témoin de Dieu devant le peuple.

 

Quand devons nous nous attendre à voir le signe de l'alliance ?

 

On voit seulement l'arc en ciel sur fond de nuages.

 

Quand la conscience du pécheur se charge de nuages, quand il se souvient du péché de son passé, qu'il porte le deuil et se lamente devant Dieu, alors Jésus Christ se révèle à lui comme l'arc de l'alliance.

 

Il déploie toutes les merveilleuses couleurs du caractère Divin qui parlent de paix.

 

Quand les épreuves et les tentations entourent le croyant, il lui est doux de contempler la personne du Seigneur Jésus Christ, de voir le Sauveur qui vécut, versa Son Sang, ressuscita et intercède pour nous.

 

L'arc en ciel de Dieu paraît sur fond de nos péchés, de nos chagrins et de nos malheurs, et Il annonce la Délivrance.

 

Les nuages ne sont pas les seuls à former un fond pour l'arc en ciel, car les gouttes de pluie reflètent aussi la lumière du soleil en tombant.

 

Ainsi, nos chagrins ne doivent pas seulement menacer, mais il leur faut vraiment tomber sur nous.

 

Il n'y aurait pas eu de Christ si la vengeance de Dieu s'était contentée d'être un nuage menaçant.

 

Le châtiment doit laisser s'abattre ses terribles gouttes sur le Garant.

 

Le pécheur ne peut recevoir de Christ à moins que sa conscience ne connaisse une réelle angoisse.

 

Il ne peut voir Jésus à moins que le sentiment de son châtiment ne lui devienne intolérable.

 

Mais il doit aussi y avoir un soleil, car la pluie et les nuages ne laisse paraître aucun arc en ciel si le soleil ne brille pas.

 

Ami(e) croyant(e), Notre Dieu (qui est comme le soleil pour nous) brille toujours, même si nous ne pouvons Le voir parce que les nuages cachent Sa Face.

 

Peu importe quelles sont les pluis qui nous atteignent, ou quels nuages nous menacent, si seulement Il brille, l'arc en ciel paraît aussitôt.

 

On dit couramment que la pluie finit dès que l'on voit l'arc en ciel.

 

Il est en tous cas certain que christ fait cesser nos difficultés quand Il s'approche de nous.

 

Nos péchés disparaissent quand nous contemplons Jésus, et nos craintes et doutes s'évanouissent.

 

Quel profond calme s'empare de la mer quand Christ marche sur ses eaux !

 

Amen,

 

 

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 14:24
Le  roseau cassé ne recevra aucun coup de Lui ni le lumignon qui fume ne subira aucun froncement des sourcils propre à l'éteindre par Charles Spurgeon,

"Il ne brisera point le roseau cassé, et Il n'éteindra point le lumignon qui fume." Matthieu 12-20

 

Qu'y a-t-il de plus faible qu'un roseau cassé ou un lumignon qui fume ?

 

Le roseau pousse sur les bords d'une mare ou dans les marais, mais qu'un canard vienne à se poser dessus, et la plante casse.

 

Que le pied de l'homme le bouscule et le roseau se plie et se casse.

 

Le moindre vent qui court à la surface de la rivière le fait s'agiter dans tous les sens.

 

On ne peut rien concevoir de plus frêle et cassant, ni rien dont l'existence est plus en danger qu'un roseau cassé.

 

Puis, voyons le lumignon qui fume.

 

Qu'est il ?

 

Une étincelle brûle encore en lui, il est vrai, mais elle est presque étouffée.

 

Le souffle d'un bébé pourrait même l'éteindre.

 

Rien n'a d'existence plus précaire que cette chandelle qui fume encore.

 

Nous lisons dans ce verset la description de choses faibles, et pourtant Christ déclare :

 

"Je ne briserai point le roseau cassé, et Je n'éteindrai point le lumignon qui fume."

 

Certains des enfants de Dieu reçoivent la force d'accomplir de puissantes oeuvres pour Lui.

 

Dieu a Ses Samson ici et là, prêts à briser les portes de gaza et à les porter jusqu'au sommet de la montagne.

 

Il possède quelques héros qui ressemblent à des lions, mais la majorité de Son Peuple se compose d'une race timide et tremblante.

 

Ils sont comme des moineaux, effrayés par le moindre passant, une petite volée emplie de crainte.

 

Si la tentation survient, ils se précipitent dans le filet comme l'oiseau.

 

Si l'épreuve les menace, ils s'apprêtent à défaillir.

 

Leur frêle esquif est balloté en tout sens par les flots et il erre comme un oiseau sur la crête des vagues.

 

Ce sont des choses faibles, sans force, ni sagesse ou perception.

 

Pourtant, tout aussi faibles qu'ils soient, et parce qu'ils sont si faibles, ils possèdent cette promesse qui s'adresse spécialement à eux.

 

C'est en cela que nous voyons la Grâce et la Miséricorde, l'Amour et la Bienveillance de Dieu !

 

Comme la Compassion de Christ Jésus s'y révèle, empreinte d'une Telle Bonté, Tendresse et Attention !

 

Nous n'avons jamais besoin de craindre le toucher de Sa Main.

 

Nous n'avons jamais à craindre de parole dure de Sa Part, bien qu'Il soit parfaitement en droit de nous disputer à cause de notre faiblesse.

 

Mais Il ne nous réprimande pas.

 

Le roseau cassé ne recevra aucun coup de Lui, et le lumignon qui fume ne subira aucun froncement des sourcils propre à l'éteindre.

 

Amen,

 

 

 

 

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 14:20
 

Charles Spurgeon

  Il ne brisera pas le roseau cassé,

et n'éteindra pas le lumignon

qui fume encore

 

  par Charles Spurgeon,

 

 

Il ne brisera pas le roseau cassé, et n'éteindra pas le lumignon qui fume encore; il manifestera la justice avec vérité (Esaïe 42:3)

 

 


Je peux compter que mon Dieu ne me traitera qu'avec douceur.

 

Je suis, il est vrai, faible, fléchissant et sans valeur, comme un roseau.

 

 

On dit de moi: "Je m'en soucie autant que d'un fétu;" et ce propos, quoique peu bienveillant, n'est pas déplacé.

 

Hélas, je me sens plus chétif qu'un roseau poussant sur la rivière, car celui-ci lève encore la tête.

 

Je suis abattu; durement, cruellement brisé.

 

Il n'y a plus de musique en moi, car je suis fendu et le son s'échappe, hélas !

 

Mais Jésus ne me brisera pas entièrement; et si Lui ne le fait pas, peu m'importe ce que feront les autres.

 

O Sauveur Doux et Compatissant, je m'abrite derrière Toi, et là j'oublie mes meurtrissures.

En réalité, on peut bien me comparer aussi à un lumignon fumant dont la flamme est éteinte et dont la fumée seule subsiste.

 

Je suis plutôt une incommodité qu'un avantage.

 

 

Les suggestions de mon esprit troublé me murmurent que le diable a soufflé ma lumière et que le Seigneur ne tardera pas à arrêter, en la couvrant d'un éteignoir, la fumée qui s'en échappe encore.

 

Cependant je remarque que s'il y avait des mouchettes au chandelier sacré, il ne portait pas d'éteignoir.

 

Jésus ne m'étouffera donc pas, et je peux reprendre courage.

 

Seigneur, ranime à nouveau ma flamme, et fais-la briller à Ta Gloire et à la louange de Ta Tendresse et de Ta Bonté!

 

 

spurgeon

 

Pasteur Charles Spurgeon,

Bible

Croix Huguenote

 

 
 

 

 

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 09:21

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PAR
HORATIUS BONAR
Auteur de
UNE NUIT DANS LES LARMES. - LA JOIE DU MATIN.
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A celui qui n'a pas travaillé, mais qui croit.  
(ROMAINS IV, 5.)
 
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Horatius Bonar (19/12/1808 - 3/05/1889) était  Écossais et poète.  Il fut ministre de l' Église libre d'Ecosse. Notamment à Edimbourg. Il servit de rédacteur pour « le journal trimestriel  trésor chrétien »  de 1859 à 1879. Il écrivit un certain nombre d'hymnes : « j'ai entendu la voix de la parole de Jésus »... , connus dans le monde d'expression anglaise. Un choix de ces derniers a été édité dans Hymnes de la foi et de l'espoir. Son dernier volume de poésie était "Mes vieilles lettres". Horatius Bonar avait un coeur passionné et bon. Auteur de plusieurs excellentes oeuvres, étant lui-même un brillant gagneur d'âmes,on remarque que de tels hommes, sans se soucier des convictions dénominationnelles, ont souvent possédé des qualités digne du Dieu qu'ils servaient, empreint de douceur, vérité et conviction de par sa relation avec son Sauveur.

 

 

 

Vous vous plaignez de ne pas vous sentir pécheur; de n'être ni assez troublé, ni assez repentant.

 

- Permettez-moi de vous répondre en vous adressant quelques questions.

 

Ce manque de sentiment, dont vous vous plaignez, change-t-il quelque chose à l'Evangile ?

 

La bonne nouvelle en est-elle moins gratuite, moins bénie, moins acceptable ? et cette bonne nouvelle n'est-elle pas pour les indignes, les haïssables, les insensibles ?

 

Le fait que votre fardeau vous pèse n'altère ni la nature de l'Évangile, ni la miséricorde de son auteur. Il vous convient, tel que vous êtes, et il vous convient parfaitement.

 

Il vient à vous, que que soit votre état, et vous dit. : Voici un Christ tout entier pour vous, - un Christ, avec tout ce qu'il vous faut. Souvenez-vous de l'invitation. Elle s'adresse à ceux qui sont «sans argent. » (És. LV, 4.)

 

N'est-ce pas là précisément votre cas ? Un sentiment plus vif ne vous rendrait pas plus digne de le recevoir, ne le rapprocherait pas de vous, ne vous en assurerait pas les grâces, ne vous ferait pas mieux venir, et n'inclinerait pas le coeur de Dieu vers vous plus qu'il ne l'est maintenant.

 

Votre froideur est-elle une excuse pour votre incrédulité ?

 

La foi ne naît pas du sentiment, mais le sentiment de la foi. Moins vous avez de sentiment, plus il faut avoir de confiance. Jusqu'à ce que vous ayez cru, vous ne pouvez pas vous sentir dans le vrai. Comme toute vraie repentance, tout vrai sentiment a sa racine dans la foi. Vous vous efforceriez en vain de renverser l'ordre de Dieu.

 

Votre froideur est-elle une raison pour vous retenir loin de Christ?

 

Le sentiment de ce qui vous manque devrait au contraire vous pousser vers Lui. « Le plus grand nombre, dit Thomas Shepherd, viennent à Christ pénétrés plutôt de la sécheresse de leur coeur que poussés par le chagrin, les humiliations ou la terreur. »

 

Vous avez d'autant plus besoin de Lui que vous avez moins de sentiment ou de conviction. Bartimée vient à Jésus précisément parce qu'il est aveugle. Si vous êtes plus aveugle ou plus sourd que d'autres, vous avez d'autant plus de raisons de vous approcher de Christ.

 

Si « toute la tête est malade et le coeur languissant, » que cela vous contraigne d'aller à Lui, et d'y aller immédiatement. Ne vous inquiétez pas de ce que peuvent faire les autres, plus ou moins convaincus que vous. Vous, allez à Jésus !

 

Serez-vous moins bienvenu de Christ, à cause de votre froideur ?

 

Qu'a-t-il jamais dit ou fait qui pût vous le faire supposer ? Rappelez-vous la Samaritaine au puits de Sychar, lorsqu'Il lui parla avec tant d'amour. (Jean IV, 10.)

 

Rappelez-vous Zachée, lorsqu'Il lui adresse ces paroles :

 

« Hâte-toi, car il faut que je loge aujourd'hui dans ta maison. »

 

Le besoin plus grand que vous avez de Lui ne fait que donner au médecin suprême l'occasion de déployer l'étendue de sa puissance et les richesses de sa grâce.

 

« Je ne mettrai point dehors celui qui viendra à moi. » Quoi que vous puissiez éprouver, ou ne pas éprouver, « c'est une parole certaine et digne d'être reçue avec une entière croyance, que Jésus-Christ est venu au monde pour sauver les pécheurs. »

 

Ne limitez pas la grâce de Dieu; ne mettez pas en doute l'amour de Christ. La confiance dans cette grâce et dans cet amour fera tout pour vous. Christ veut que vous veniez à Lui: venez; que tardez-vous?

 

Pour rester loin de Christ, verrez-vous diminuer votre froideur ?

 

Non ; au contraire : c'est un mal que Lui seul peut guérir. Que d'autres tardent de venir à Lui, vous ne pouvez rien faire. Mais vous,  Il faut que vous alliez immédiatement à « Celui que Dieu a élevé à sa droite pour être le Prince et le Sauveur, afin de donner à Israël et au monde la repentance et la rémission des péchés. » (Act. V, 31.)

 

Puisque vous voyez que l'éloignement et la méfiance ne peuvent rien pour vous, essayez ce que feront la confiance et le rapprochement. Fussiez-vous le premier des pécheurs, cette parole est aussi pour vous : « Approchons-nous de Lui. » (Héb. X; 22.)

 

Dieu vous commande de venir, sans autre préparation, apportant avec vous vos péchés, votre incrédulité, votre froideur, votre coeur, votre volonté, votre être tout entier, pour les remettre entre les mains de Christ. Il vous demande votre confiance et votre obéissance immédiate à Christ. « Baisez le Fils, de peur qu'Il ne s'irrite. » (Ps. II, 12.)

 

« Convertis-toi à l'Eternel ton Dieu. » (Osée XIV, 1.) La vraie cause de votre éloignement de Christ est votre répugnance à le laisser vous sauver à sa manière, votre désir d'avoir la gloire de vous guérir vous-même de votre froideur, par vos prières et vos larmes.

 

Votre insensibilité n'est-elle pas un de vos péchés les plus graves ?

 

Un enfant au coeur dur est un être détestable. Vous pouvez plaindre et excuser bien des choses, mais pas l'endurcissement du coeur. « Tu es cet homme-là. » Tu es cet enfant sans coeur.

 

Cesse donc de t'apitoyer sur toi-même, et apprends à te condamner. Point de quartier pour ce péché. Ne le traitez pas comme un malheur, mais comme un péché. Appelez-le maladie si vous voulez; mais souvenez-vous que c'est un péché sans excuse.

 

C'est comme une sorte de péché général et envahissant ajouté à tous les autres. Il faut que vous alliez à Christ pour votre guérison comme un lépreux incurable; et pour votre pardon, comme un criminel désespéré.

 

Et, je vous en supplie, n'ajoutez pas à un péché déjà grand, le péché plus grand encore de refuser de reconnaître Christ comme le seul puissant pour guérir toutes les maladies et pardonner toutes les iniquités.

 

Christ seul peut donner la repentance. Allez à Lui pour l'obtenir. Il a été « élevé pour donner la repentance. »

 

Parler d'attendre, c'est montrer que vous n'êtes pas sincère dans votre désir de l'obtenir. Ce n'est pas en attendant que la conviction du péché se développera en vous; c'est en regardant à Christ, à Celui que vos péchés ont crucifié, et que vous crucifiez de nouveau par votre incrédulité.

 

N'est-il pas écrit : « Ils regarderont vers moi qu'ils auront percé, et ils mèneront deuil.» (Zach. XII, 10.) Non pas : ils mèneront deuil et ils regarderont; mais: ils regarderont et ils mèneront deuil.

 

Gardez-vous de penser qu'aucune conviction comme celle que vous recherchez soit en elle-même salutaire ou essentielle. « La sensation d'un coeur dur et même mort est un moyen efficace pour attirer à Christ; plus efficace même qu'aucun autre, puisque ce sont les pauvres, les aveugles, les misérables qui sont invités. »

 

Quant à ce qui en est d'un travail légal, préparatoire à la foi en Christ, consultez à ce sujet les Actes des Apôtres. Là nous voyons la prédication de l'Évangile apostolique, et ses fruits dans la conversion de milliers de pécheurs. Nous y trouvons plusieurs discours inspirés, adressés soit aux Juifs, soit aux Gentils; mais jamais nous n'y verrons apparaître la loi.

 

Paroles plus terribles que la loi, plus accablantes que le Sinaï ! S'entendre dire: «Vous avez violé toute la loi de Dieu; »

 

... Et cependant, dans cette oeuvre même de méchanceté accomplie, était renfermé l'Évangile de la grâce de Dieu.

 

Par elle, la délivrance du pécheur était proclamée en même temps que sa condamnation. La vie était renfermée dans cette mort; et les clous qui attachèrent à la croix le Fils de Dieu firent couler les ruisseaux de la miséricorde divine sur ses meurtriers même.

 

L'Évangile fut entre les mains des apôtres un marteau pour briser les coeurs les plus durs, et pour produire toute la repentance qui donne la vie. »

 

L'Évangile seul put fondre la dureté de l'homme enveloppé dans sa propre justice; et rien que la proclamation de l'amour gratuit de Dieu, frappant le péché et épargnant le pécheur, ne peut maintenant encore que toucher le coeur, et faire « de ces pierres des âmes vivantes.»

 

La loi et ses terreurs ne peuvent qu'endurcir; et leur puissance, fût-elle déployée dans un Élie, est faible en comparaison de la prédication de la croix.

 

Le mot repentance, dans l'original, signifie changement d'esprit, ou de disposition; et ce changement, le Saint-Esprit le produit non point par la loi, mais par la Bonne Nouvelle définie par Evangile.

 

Ces paroles : «Amendez-vous, et croyez à la Bonne Nouvelle » (Marc. I, 15) ne signifiaient pas : arrivez à la repentance par la loi, puis croyez à la Bonne Nouvelle; mais que cette bonne nouvelle du royaume que je vous annonce vous amène à changer de vues, et à recevoir la grâce.

 

La repentance nommée ici avant la foi indique simplement qu'il faut se détourner de ce qui est faux pour pouvoir recevoir ce qui est vrai. Si je veux aller vers le nord, je dois nécessairement tourner le dos au midi; cependant je ne songerais pas à dire que l'une de ces actions me prépare à l'autre.

 

Si je veux me débarrasser des ténèbres, je laisse pénétrer la lumière; mais je ne puis pas dire que le fait de me débarrasser des ténèbres soit une préparation pour recevoir la lumière; il est dans la nature des choses que les deux soient simultanées.

 

Ainsi la repentance n'est pas une préparation à la foi, surtout dans le sens de la douleur du péché.

 

« Il est entendu, dit Calvin, que la repentance non-seulement suit la foi, mais qu'elle en découle... Ceux qui pensent que la repentance précède la foi, au lieu d'en être le produit comme le fruit d'un arbre, n'en ont jamais compris la nature. »

 

« La foi qui sauve, dit Colquhoun, est le moyen de la vraie repentance; et cette repentance est non pas le moyen mais le but de la foi. »

 

Sans doute, les terreurs de la conscience peuvent précéder la foi. Mais ces terreurs ne sont pas la repentance selon l'Ecriture; elles détournent l'âme de la croix plutôt qu'elles ne l'y conduisent.

 

Que des pécheurs puissent être réveillés par les tonnerres de la loi, je le sais. Mais les alarmes qu'ils produisent ne sont pas la tristesse selon Dieu. Elles sont assez communes parmi les hommes qui ne sont pas croyants, comme Achab, ou Judas.

 

Elles retentiront d'une manière redoutable en enfer, mais elles ne sont pas la repentance.

 

La douleur du péché vient de « l'appréhension de la miséricorde de Dieu en Christ, » de la vue de la Croix, et de l'amour qu'elle nous révèle.

 

Un « coeur froissé et brisé » est le résultat de notre foi au grand amour de Dieu; et la repentance en tant qu'elle exprime la douleur du péché n'est produite que par la vue de la croix; en tant qu'elle exprime un changement de disposition à l'égard de Dieu ou de Christ, c'est la même chose que de croire à l'Évangile.

 

Christ n'exige du pécheur qui s'approche de Lui aucune préparation ni légale ou évangélique, ni intérieure ou extérieure.

 

Et celui qui ne veut pas venir tel qu'il est, ne viendra jamais. Ce ne sont pas des « âmes exaucées, » ou des « croyants repentants, » ou les meilleurs entre les fils et les filles d'Adam que Christ accueille, ce sont des pécheurs. « Je suis venu appeler à la repentance non les justes, mais les pécheurs. » (Luc V, 32.)

 

Il y a une fausse repentance, produit et expression de l'incrédulité et de la propre justice qui peut précéder la foi; comme tous les autres mauvais sentiments abondent dans le coeur naturel.

 

Mais la foi pénètre le, coeur en dépit de cette soi-disant repentance que le vrai croyant ne regarde plus que comme un de ces efforts de la justice propre, dont l'effet est de retenir le pécheur loin du Sauveur.

 

Ceux qui appellent à la foi « les pécheurs repentants » se trompent sur la nature même de la repentance et de la foi.

 

Et ce qu'ils enseignent n'est pas la bonne nouvelle, annoncée au pécheur.

 

C'est une bonne nouvelle peut-être pour ceux qui, à force d'efforts, pensent s'être humiliés eux-mêmes suffisamment; mais ce n'est pas la bonne nouvelle efficace pour ceux qui sont « sans force », perdus, impies, endurcis, pour les boiteux, les aveugles, les impotents et les perclus.

 

...Dieu  est souverain, mais cette souveraineté n'est pas incompatible avec sa grâce. 

 

Quand Christ était sur la terre, il recevait, bénissait et guérissait tous ceux qui s'approchaient de Lui. Sa divine souveraineté n'altérait en rien son amour divin. Chacun avait sa place, dans une harmonie admirable. Christ parlait en vérité lorsqu'Il disait : « Personne ne peut venir à moi, si mon Père ne l'attire; » comme lorsqu'Il disait : «Je ne mettrai point dehors celui qui viendra à moi...!

 

....Apprenons donc à considérer Dieu non-seulement comme la sainteté suprême, mais aussi comme la vérité absolue.

 

Que le pécheur insouciant entende ces menaces vraies, et qu'il tremble, car elles auront toutes leur accomplissement.

 

Que le pécheur troublé recueille ses paroles de miséricorde, vraies aussi, et qu'il reçoive la paix.

 

Nous avons besoin qu'on nous dise cela; car il y a dans l'esprit de plusieurs comme une sorte de triste suspicion quant à la parfaite vérité des paroles divines, et un besoin d'échapper à leur vrai sens, sans que beaucoup même s'en rendent compte. Rendons donc justice à la vérité de Dieu.

 

Dieu est amour. Oui, Dieu est amour. Un tel Dieu pourrait-il être suspecté de manquer de sincérité dans les déclarations de sa longue patience, dans ses paroles, de tendre compassion envers les plus rebelles et les plus impénitents des fils des hommes?

 

Qu'il y ait une justice et un enfer; qu'il y ait des anges perdus et des hommes perdus, nous savons que cela est d'une redoutable certitude.

 

Mais quelque terribles et vraies que soient ces choses, elles ne sauraient jeter la plus légère ombre sur la sincérité de cette déclaration que Dieu fait à la place du ciel et de la terre qu'il « ne prend point plaisir à la mort du méchant; » ni atténuer à aucun degré la tendresse de sa pressante invitation : « Convertissez-vous, convertissez-vous, et pourquoi mourriez-vous?

 

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Croix Huguenote

 

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John Knox (1514-1572),

l´un des principaux réformateurs

Protestants Ecossais du XVIe siècle

et collaborateur de Jean Calvin

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 Source :  REGARD Bibliothèque chrétienne

 

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 19:38

Charles Spurgeon

Il prendra les agneaux dans ses bras

(Esaïe 40-11)

 

Le troupeau de notre bon Berger renferme une diversité d'expériences.

 

Certains des siens sont forts dans le Seigneur et d'autres sont faibles dans la foi.

 

Il fait pourtant preuve d'impartialité dans le soin qu'Il porte à toutes ses brebis.

 

L'agneau le plus faible Lui est aussi cher que la brebis la plus avancée du troupeau.

 

Les agneaux ont l'habitude de traîner derrière.

 

Ils sont enclins à errer et aptes à se fatiguer.

 

Pourtant, par la puissance de Son bras, le Berger les protège de tout le danger de ces infirmités.

 

Il trouve des esprits faibles, prêts à défaillir et à mourir.

 

Il les consoleet renouvelle leurs forces.

 

Il rassemble tous les petits, car il n'est pas de la Volonté de Notre Père Céleste que l'un d'eux périsse.

 

Quel oeil perçant Jésus doit avoir pour les voir tous !

 

Quel coeur tendre, pour qu'Il prenne soin d'eux tous !

 

Quel bras long et puissant Il possède pour tous les rassembler !

 

Lors de son séjour sur la terre, Il fut un grand rassembleur des plus faibles et, maintenant qu'Il demeure au Ciel, Son Coeur empli d'amour se tend vers celles et ceux dont le coeur est humble et contrit, vers les timides et les faibles, vers les craintifs et celles et ceux qui défaillent ici bas.

 

Avec quelle douceur Il m'amena auprès de Lui, à Sa Vérité, à Son sang, à Son Amour et à Son Eglise !

 

Avec quelle grâce efficace Il me contraignit à venir à Lui !

 

Et depuis le moment de ma conversion, comme Il m'a fréquemment restauré de mes errances et enlacé de nouveau dans la Sécurité de ses bras Eternels !

 

Pour couronner le tout, Il accomplit tout cela en personne.

 

Il ne délègue pas l'exercice de Son Amour mais Il condescend Lui même à secourir et préserver le plus indigne de ses serviteurs.

 

Comment pourrai je l'aimer assez ou le servir dignement ?

 

Je désire montrer la grandeur de Son Nom jusqu'aux extrémités de la terre, mais que peu accomplir ma faiblesse pour Lui ?

 

Grand Berger, ajoute à Tes Nombreuses Miséricordes pour moi celle de me donner un coeur qui t'aime plus réellement, comme je le devrais.

 

Amen,

 

 

Pasteur Charles Haddon Spurgeon,

Charles Spurgeon

Bible

Croix Huguenote

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 12:36

refuge du chrétien assemblée du désert2

 

Ce sujet est si « profond », à l’image de la portée infinie du regard humain et divin de Jésus, que nous ne pouvons que l'effleurer dans une simple méditation de la Parole de Dieu.

 

Dans le livre du prophète Jérémie, nous lisons des expressions touchantes sur les yeux de Dieu qui pleurent sur son peuple dont la folie le conduit au jugement.

 

Dieu, bien qu'esprit, utilise cette image de yeux en pleurs pour nous faire comprendre toute Sa Compassion face à l'ingratitude, à l'incrédulité, à l'infidélité de son peuple terrestre et à ce qu'il va en découler.

 

Tu leur diras cette parole, que mes yeux se fondent en larmes, nuit et jour, et qu'ils ne cessent pas, car la vierge, fille de mon peuple, est ruinée d'une grande ruine, d'un coup très douloureux. Jérémie 14.17

 

Le Seigneur Jésus, le Fils de Dieu, dont l’Amour est en parfaite harmonie avec celui de son Père, a aussi pleuré lorsqu’Il fut sur la terre.

 

Il a pleuré devant les conséquences du péché, devant la mort d’un ami (Jean 11).

 

Il a pleuré sur Jérusalem, la ville qui, au lieu de l’accueillir comme le Roi, l’a rejetée pour son plus grand malheur.

 

Le peuple n’était plus dans l’idolâtrie caractérisée, mais il n’était pas dans un meilleur état devant Dieu.

 

Il avait la forme de la piété, mais les cœurs étaient fort éloignés de Dieu (Luc 19.41).

 

Il a pleuré quand Il a accepté de son plein gré d’être fait péché à notre place et d’en endurer tout le châtiment (Hébreux 5.7,  Luc 22.39-46).

 

Les yeux du Seigneur Jésus n’étaient donc pas secs !

 

Il fut en maintes occasions ému de compassion en voyant la misère humaine.

 

De toutes parts, on Lui amenait des malades, des infirmes, des démoniaques, des éclopés de la vie, et, dans Son Amour et Sa Puissance, Il répondait à l’attente de sa créature.

 

Tout au long de son ministère d’amour et de grâce, Jésus a «levé» les yeux vers son Père avec qui Il était en parfaite communion.

 

Sa vie était en «ligne directe» avec le ciel (Jean 11.41-42).

 

Mais cela ne l’a pas empêché de regarder à la terre, de lever ses yeux sur tous les fils des hommes.

 

En Lui tout était parfaitement équilibré, divinement équilibré.

 

Ainsi, Il leva ses yeux sur la souffrance humaine et Il la soulagea.

 

Il leva ses yeux sur:

 

-          un père en pleurs (Luc 9.38);

 

-          une mère endeuillée (Luc 7.11-17);

 

-          des aveugles (Luc 18.35-43);

 

-          un Zachée qui avait besoin de lui ouvrir son cœur (Luc 19.5);

 

-          des foules qui étaient sans berger (Marc 6.34);

 

-          ses disciples;

 

-          sur toute la misère du monde (son cœur était assez grand pour cela).

 

Jésus n’a jamais détourné ses yeux de son prochain.

 

Ses yeux pleins de bonté ne se sont pas dérobés à la souffrance humaine sans pour autant supporter le mal !

 

Au travers des évangiles, nous voyons le Seigneur Jésus regarder ceux et celles qui l'entourent.

 

Dans son cas, il ne s'agissait pas seulement de voir, mais vraiment de regarder, de porter une attention particulière à ses interlocuteurs.

 

Il regarda :

 

-        Simon avant de le choisir comme disciple (Jean 1.42);

 

-        le jeune homme, avec amour et admiration, avant de lui dire ce qui lui manquait (Marc 10.21);

 

-        ses contradicteurs avec indignation devant leur sécheresse de cœur (Marc 3.5);

 

-        ses disciples, à plusieurs reprises, avant de leur répondre (Matthieu 19.26, Marc 3.34);

 

-        une veuve qui mettait son cœur avec son argent à la collecte du temple alors que les hommes regardaient à l'apparence et à l'architecture de ce bâtiment qui faisait l'orgueil de la nation (Marc 12.42-43; Matthieu 24.1).

 

 

La fin de son ministère s’approchant, Il dressa sa face vers Jérusalem, vers cette croix qu’Il «voyait» déjà dressée pour Lui.

 

A la fin de sa carrière terrestre, Il «leva les yeux vers le ciel» et adressa à son Père Sa Prière (Jean 17).

 

Il savait alors qu’il avait glorifié en toutes choses son Père. C’était là sa joie parfaite, sa gloire nouvelle.

 

Ses yeux étaient sur ses disciples pour les protéger et les recommander à son Père.

 

Pouvons-nous nous imaginer le regard du Seigneur quand, alors qu'Il l'appela encore «Mon ami» (Matthieu 26.50), Judas vint le livrer par un baiser ?

 

Et son regard qui croisa celui de Pierre après son reniement ?

 

Le Seigneur, se tournant, regarda Pierre ; et Pierre se ressouvint de la parole du Seigneur, comme Il lui avait dit, «Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois». Et Pierre, étant sorti dehors, pleura amèrement. Luc 22.61-62

 

Quelques heures plus tard, on le frappait en se dérobant à sa vue et en se moquant de Lui comme s'Il ne connaissait pas exactement ceux qui Le frappaient, Lui qui «voyait» jusqu’au plus profond de l’âme humaine (Matthieu 26.67-68).

 

Puis vinrent les heures terribles de la croix où ses yeux «se sont consumés» devant la haine et la moquerie de ses nombreux ennemis (Psaume 69.3-4).

 

Là encore sa Perfection nous remplit d’adoration.

 

Dans la souffrance extrême, Il pensait encore aux siens, à ceux qu’Il aima jusqu’à la fin, et regardant vers Marie, Iil la remit aux soins de son disciple Jean.

 

Aujourd'hui encore, les yeux du Seigneur sont sur ses disciples chaque jour.

 

Et si nous rencontrons, par la foi, son regard d’Amour et de Vérité, celui-ci nous «remplit» et nous humilie.

 

Même dans la chute, Il ne détourne pas ses yeux de nous.

 

Comme pour Pierre, Il tourne alors son regard plein de Miséricorde vers nous.

 

Comment résister à un tel regard ?

 

Toutefois, prenons garde car les yeux du Seigneur Jésus sont aussi comme «une flamme de feu» (Apocalypse 1.14, 2.18).

 

Ne pensons pas que cela est seulement pour les incrédules.

 

Nous avons tous, et d’autant plus si nous sommes chrétiens, à rencontrer les yeux du Seigneur comme une flamme.

 

Rien ne lui est caché (Hébreux 4.13) !

 

Car les yeux du Seigneur sont sur les justes et ses oreilles sont tournées vers leurs supplications ; mais la face du Seigneur est contre ceux qui font le mal. 1 Pierre 3.18

 

Si d'un côté, les yeux du Seigneur seront comme un feu destructeur pour ceux qui l'ont rejeté, et ont ainsi refusé la grâce, ils seront, d'un autre côté, comme un feu purificateur et révélateur de la réalité et de la profondeur de la foi de ses rachetés.

 

De la même manière que le feu purifie l’or chauffé à très haute température et le libère de ses impuretés, le Seigneur jugera tout ce que les siens auront fait pour Lui (1 Corinthiens 3.11-15). (ceci n'est nullement l'apologie à l'arminianisme que Refuge Protestant rejette vivement, mais l'attention de tout enfant de Dieu racheté sachant qu'il rendra compte de toute parole, pensée, et actes devant Son Père, bonne ou mauvaise)

 

N'oublions pas que le Seigneur a toujours ses yeux ouverts sur les siens et que son cœur est tout aussi ouvert.

 

Amen,

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Evangile Espace Bible.com

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 17:01
Dieu Notre Refuge

PSAUME 90

Prière de Moïse.

 

 

  1. Seigneur, tu as été notre demeure de génération en génération.
  2. Avant que les montagnes fussent nées et que tu eusses formé la terre et le monde, d’éternité en éternité tu es Dieu.
  3. Tu fais retourner l’homme jusqu’à la poussière, et tu dis : Retournez, fils des hommes.
  4. Car mille ans, à tes yeux, sont comme le jour d’hier quand il est passé, et comme une veille dans la nuit.
  5. Comme un torrent tu les emportes ; ils sont comme un sommeil, — au matin, comme l’herbe qui reverdit :
  6. Au matin, elle fleurit et reverdit ; le soir on la coupe, et elle sèche.
  7. Car nous sommes consumés par ta colère, et nous sommes épouvantés par ta fureur.
  8. Tu as mis devant toi nos iniquités, devant la lumière de ta face nos [fautes] cachées.
  9. Car tous nos jours s’en vont par ta grande colère ; nous consumons nos années comme une pensée.
  10. Les jours de nos années montent à soixante-dix ans, et si, à cause de la vigueur, ils vont à quatre-vingts ans, leur orgueil encore est peine et vanité ; car [notre vie] s’en va bientôt, et nous nous envolons.
  11. Qui connaît la force de ta colère, et, selon ta crainte, ton courroux ?
  12. Enseigne-nous ainsi à compter nos jours, afin que nous en acquérions un cœur sage.
  13. Éternel ! retourne-toi. — Jusques à quand ? — Et repens-toi à l’égard de tes serviteurs.
  14. Rassasie-nous, au matin, de ta bonté ; et nous chanterons de joie, et nous nous réjouirons tous nos jours.
  15. Réjouis-nous selon les jours où tu nous as affligés, selon les années où nous avons vu des maux.
  16. Que ton œuvre apparaisse à tes serviteurs, et ta majesté à leurs fils.
  17. Et que la gratuité du Seigneur, notre Dieu, soit sur nous ; et établis sur nous l’œuvre de nos mains : oui, l’œuvre de nos mains, établis-la.

 

 

Croix Huguenote

 

 

Quelles que soient les épreuves vécues le long des années, d’une manière ou d’une autre, Dieu a été présent soit pour nous délivrer, soit pour nous aider à les surmonter.

 

Nous n’apprécions peut-être pas à sa juste valeur le fait que, depuis bientôt 2000 ans, l’église invisible, celle De Christ a survécu aux attaques nombreuses de l’erreur, de la mondanité ; que, en dépit de ses faiblesses et de ses lacunes, dans les serres étouffantes du matérialisme et, dans bien des régions, plus que jamais au sein de la plus cruelle persécution, elle survit.

 

Dans le monde entier, il y a des hommes et des femmes désireux de vivre dans la communion du Seigneur, qui se sont retrouvés et se retrouvent pour beaucoup dans le secret afin de s’exhorter, s’encourager mutuellement, et proclamer au moins à la face des anges, leur amour pour Dieu et leur foi en ses promesses.

 

Ce n’est pas peu de choses que d’avoir pu le faire librement dans bien des pays et que, dans tant d’autres, les tentatives de l’athéisme et de l’islamisme n’aient pu réduire à néant le peuple que Dieu s’est acquis par son propre sang (Actes 20.28).

 

Oui, Dieu est Notre Refuge, de génération en génération.

 

Que cette certitude nous remplisse de reconnaissance et de confiance pour l’avenir, dans l’attente de Son retour.

 

Amen,

 

Richard F Doulière

Richard Doullière,

 

 

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La source même des endroits vidéos n'engagent pas sur certains domaines Refuge du Chrétien du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction.

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 09:49

Ernest Dhombres Refuge du Chrétien6

 Jésus et la samaritaine ou réponse à une âme perdue

Par Ernest Dhombres

(Pasteur Protestant)

 

 

Or, il fallait qu'il passât par la Samarie. Il arriva donc à une ville de Samarie, nommée Sychar, près du champ que Jacob donna à Joseph son fils. Or, là était la source de Jacob. Jésus donc, fatigué du voyage, s'était ainsi assis près de la source ; c'était environ la sixième heure. Une femme de la Samarie vient pour puiser de l'eau. Jésus lui dit : Donne-moi à boire. Car ses disciples s'en étaient allés à la ville pour acheter des vivres. La femme samaritaine lui dit donc : Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi, qui suis une femme samaritaine ? (Car les Juifs n'ont point de relations avec les Samaritains.) Jésus répondit et lui dit : Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, tu l'aurais prié toi-même, et il t'aurait donné de l'eau vive. La femme lui dit : Seigneur, tu n'as point de vase pour puiser, et le puits est profond, d'où aurais-tu donc cette eau vive ? Es-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses troupeaux ? Jésus répondit et lui dit : Quiconque boit de cette eau-là aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; au contraire, l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau jaillissante jusqu'à la vie éternelle. La femme lui dit : Seigneur, donne-moi cette eau-là, afin que je n'aie plus soif et que je ne vienne plus ici pour puiser. Jésus lui dit : Va, appelle ton mari, et viens ici. La femme répondit : Je n'ai point de mari. Jésus lui dit : Tu as bien dit : Je n'ai point de mari ; car tu as eu cinq maris ; et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari ; tu as dit vrai en cela. La femme lui dit : Seigneur, je vois que tu es un prophète ! Nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous dites, vous, que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. Jésus lui dit : Femme, crois-moi, l'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez point ; nous, nous adorons ce que nous connaissons ; car le salut vient des Juifs. Mais l'heure vient, et elle est maintenant arrivée, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car aussi, ce sont de tels adorateurs que le Père cherche. Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l'adorent, l'adorent en esprit et en vérité. La femme lui dit : Je sais que le Messie (celui qui est appelé Christ) vient ; quand celui-là sera venu, il nous annoncera toutes choses. Jésus lui dit : Je le suis, moi, qui te parle. Et là-dessus, ses disciples arrivèrent, et ils s'étonnaient de ce qu'il parlait avec une femme ; néanmoins, aucun ne dit : Que lui demandes-tu ? ou : De quoi parles-tu avec elle ? La femme laissa donc sa cruche et s'en alla à la ville, et elle dit aux gens : Venez, voyez un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait : ne serait-ce pas le Christ ? Ils sortirent de la ville, et ils venaient vers lui.   (Jean 4.5-29)


 

D'émouvants souvenirs planaient sur les lieux où nous rencontrons aujourd'hui le Sauveur.

 

C'est là que l'antique Jacob avait creusé un puits profond « pour lui-même, et ses enfants et ses troupeaux. »

 

Là encore se passait au temps de Josué la grande scène des bénédictions et des malédictions prononcées par les Lévites, auxquelles les douze tribus d'Israël, groupées sur les deux montagnes d'Hébal et de Garizzim, répondaient par un Amen solennel.

 

Là enfin, après les désastres d'Israël, après la rupture de l'unité politique et de l'unité religieuse elle-même, s'éleva un temple rival de celui de Jérusalem où les Samaritains, Israélites schismatiques rendaient à Dieu un culte mélangé d'erreurs, dont le premier dogme semblait être la haine du Juif que celui-ci d’ailleurs leur rendait bien du fait de leur hérésie avec une réciprocité sans appel.

 

Mais à ces lieux pleins de souvenirs, va s'en attacher un nouveau qui effacera tous les autres.

 

C'est celui du divin Fils de Marie s'asseyant fatigué, altéré, au puits du patriarche et conversant dans un langage céleste, avec une femme de Samarie.

 

Et quand le voyageur, parcourant la Terre-Sainte, s'assiéra, la Bible à la main, au bord du puits de Jacob qui subsiste encore aujourd'hui ; ce qui se retracera irrésistiblement à son esprit et à son cœur, ce ne sera pas l'écho des bénédictions et des malédictions des Lévites, ce ne sera pas la haine entre des Samaritains et des Juifs ; mais  ce sera la rencontre du Fils de Dieu et de la pécheresse de Sichar.

 

Il croira assister à leur entretien mémorable et il entendra les accents immortels de Jésus au milieu du silence du désert.

 

Soyons aujourd'hui, ce pieux voyageur !

 

Franchissant par la pensée la distance des temps et des lieux, contemplons tour à tour les deux interlocuteurs de ce merveilleux dialogue.

 

Faisons plus : devenons peu à peu l'un d'entre eux, substituons-nous à la Samaritaine et puissions-nous comme elle sentir s'allumer ou se rallumer en nous cette soif spirituelle que Jésus Seul peut apaiser !

Jésus, l'homme de l'Eternité dans le temps et du ciel sur la terre, voit sans cesse rayonner le monde invisible à travers le monde visible.

 

Il passe sans effort de l'un à l'autre, Il va de tout à Dieu et aux réalités éternelles.

 

En ce moment même, la vallée brûlante qu'Il traverse, le poids du jour qui l'accable, la soif qui le dévore, et ce puits qu'Il rencontre comme la Providence du désert, retracent à Son Âme cette autre Samarie desséchée et brûlante qui s'appelle la vie humaine, cette soif spirituelle qui consume tout enfant d'Adam...et cette eau vive que Lui Seul est venu apporter à nos âmes.

 

Mais, à l'inverse de Jésus, la Samaritaine ne peut s'élever des choses visibles aux choses invisibles : elle est comme enchaînée et rivée aux objets et aux sensations d'ici-bas.

 

Sous la couche épaisse d'une vie charnelle, sans religion et même sans moralité, ses instincts spirituels sont en quelque sorte morts et ensevelis.

 

Voyons plutôt : à une première parole de Jésus lui signalant une eau vive dont Il a le secret, elle répond :

 

« Tu n'as rien pour puiser et le puits est profond : d'où aurais-tu donc cette eau vive ? »

 

 Jésus s'exprime plus clairement : Il distingue cette eau matérielle, insuffisante et passagère d'une onde spirituelle, intarissable, éternelle !...Elle ne comprend pas encore.

 

« Seigneur, donne-moi de cette eau afin que je ne vienne plus ici pour en puiser. »

 

Pauvre femme ! Quelle ignorance ! Quelle impuissance à l'élever au-dessus de la région des sens !

 

Comment le Sauveur atteindra-t-Il cette âme si profondément engourdie !

 

Comment pourra-t-Il réveiller en elle cette soif spirituelle qu'Il présuppose puisqu'Il y fait appel, mais qui est comme anéantie sous le poids des instincts terrestres ?

 

Comment Il le pourra ?...

 

C'est Son Secret, qui s'offrira plus tard à notre admiration.

 

Demandons-nous pour le moment si cette soif que Jésus présupposait dans l'âme de la Samaritaine n'existe pas aussi dans les nôtres.

 

Elle s'y trouve ; mes frères et mes soeurs, elle constitue le fond même de notre nature.

 

L'homme porte en lui des désirs sans bornes et des aspirations immenses.

 

Le poète a dit vrai :

 

......Malgré moi, l'infini me tourmente !

 

Il faut au cœur humain, si fragile mais si vaste, cette satisfaction suprême qui s'appelle l'infini !

 

L'infini en connaissance, l'infini en amour, l'infini en durée, l'infini, c'est-à-dire le parfait en morale, l'infini en bonheur,...il lui faut la plénitude de la vie !

 

C'est avec ce cœur avide et palpitant que le jeune homme s'élance vers l'avenir, tenant en main une coupe large et profonde où il s'apprête à recueillir toutes les félicités dont l'attrayante image semble flotter devant lui dans un ciel d'azur.

 

Le monde s'avance au-devant du jeune homme et, inclinant vers lui mille amphores brillantes, il s'offre à remplir sa coupe.

 

Que de promesses ! Que de jouissances !

 

Voici l'indépendance, ce rêve de l'enfant, cette possession enivrante du jeune homme.

 

Voici les plaisirs, les fêtes, les joyeux amis.

 

Voici les arts et leur magie.

 

Voici la science et ses premières conquêtes.

 

Voici la gloire et ses premières fumées.

 

Voici les affections du cœur avec leur charme pur ou leurs brûlants transports !...

 

Cœur avide, es-tu désaltéré ?...

 

Pourquoi cependant cette agitation, cette poursuite d'objets toujours nouveaux, ces coupes succédant à d'autres coupes ?

 

N'aurais-tu pas rencontré ce calice que tu rêves, ce calice auquel tu pourrais puiser à longs traits une eau toujours fraîche et pure, sans déception ni remords ?...

 

Des déceptions, des remords, en aurais-tu déjà éprouvé ?...

 

On le dirait à voir certaines ombres qui passent sur certains fronts...

 

Mais le temps fuit..., la riante matinée de la jeunesse a fait place au midi brûlant de l'âge mûr.

 

Le monde s'avance avec d'autres breuvages pour remplir notre coupe.

 

 

 


 

 

Suite

(Jésus et la samaritaine ou réponse à une âme perdue)

 

 

Bible (116)

Croix Huguenote

 

 

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 09:48

Ernest Dhombres Refuge du Chrétien2

Jésus et la samaritaine ou réponse à une âme perdue

Par Ernest Dhombres (Pasteur Protestant)

2ème Partie

 

Or, il fallait qu'il passât par la Samarie. Il arriva donc à une ville de Samarie, nommée Sychar, près du champ que Jacob donna à Joseph son fils. Or, là était la source de Jacob. Jésus donc, fatigué du voyage, s'était ainsi assis près de la source ; c'était environ la sixième heure. Une femme de la Samarie vient pour puiser de l'eau. Jésus lui dit : Donne-moi à boire. Car ses disciples s'en étaient allés à la ville pour acheter des vivres. La femme samaritaine lui dit donc : Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi, qui suis une femme samaritaine ? (Car les Juifs n'ont point de relations avec les Samaritains.) Jésus répondit et lui dit : Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, tu l'aurais prié toi-même, et il t'aurait donné de l'eau vive. La femme lui dit : Seigneur, tu n'as point de vase pour puiser, et le puits est profond, d'où aurais-tu donc cette eau vive ? Es-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses troupeaux ? Jésus répondit et lui dit : Quiconque boit de cette eau-là aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; au contraire, l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau jaillissante jusqu'à la vie éternelle. La femme lui dit : Seigneur, donne-moi cette eau-là, afin que je n'aie plus soif et que je ne vienne plus ici pour puiser. Jésus lui dit : Va, appelle ton mari, et viens ici. La femme répondit : Je n'ai point de mari. Jésus lui dit : Tu as bien dit : Je n'ai point de mari ; car tu as eu cinq maris ; et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari ; tu as dit vrai en cela. La femme lui dit : Seigneur, je vois que tu es un prophète ! Nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous dites, vous, que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. Jésus lui dit : Femme, crois-moi, l'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez point ; nous, nous adorons ce que nous connaissons ; car le salut vient des Juifs. Mais l'heure vient, et elle est maintenant arrivée, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car aussi, ce sont de tels adorateurs que le Père cherche. Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l'adorent, l'adorent en esprit et en vérité. La femme lui dit : Je sais que le Messie (celui qui est appelé Christ) vient ; quand celui-là sera venu, il nous annoncera toutes choses. Jésus lui dit : Je le suis, moi, qui te parle. Et là-dessus, ses disciples arrivèrent, et ils s'étonnaient de ce qu'il parlait avec une femme ; néanmoins, aucun ne dit : Que lui demandes-tu ? ou : De quoi parles-tu avec elle ? La femme laissa donc sa cruche et s'en alla à la ville, et elle dit aux gens : Venez, voyez un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait : ne serait-ce pas le Christ ? Ils sortirent de la ville, et ils venaient vers lui.

(Jean 4.5-29)

 

 

Voici les responsabilités enviées de la famille, et ce doux intérieur dont nous sommes le centre et l'âme.

 

Voici une profession modeste ou brillante dans laquelle nous allons faire l'application de nos forces et recueillir le fruit de nos travaux.

 

Voici l'entraînement des affaires, la fortune et ses perspectives, la vie publique et ses émotions tumultueuses mais attrayantes....

 

Cœur avide, es-tu désaltéré ?...

 

Mais qu'ai-je aperçu ?

 

Les nuages encore passent plus souvent sur certains fronts.

 

Le souci y grave ses empreintes et bientôt ses sillons ineffaçables.

 

Pas une de ces nouvelles sources de joie qui ne soit devenue, à plus d'un égard, une source de tristesse.

 

Famille, carrière, fortune, succès, vie privée, vie publique, tout avait réservé quelque mécompte, quelque déception...

 

Eh ! Que parlé-je de mécompte et de déception ?...

 

Un jour je te vois, mon frère, ma soeur, le front caché dans tes mains, sur le bord d'une tombe !...

 

Tu as connu quelqu'une des grandes épreuves d'ici-bas.

 

Ah ! Ce n'est point à ce moment que je t'adresserai cette question cruelle : Es-tu heureux ?...

 

Non, c'est au milieu même de la prospérité, au sein d'une position enviée, à l'heure de la faveur et du succès, que je constate je ne sais quelle lassitude qui parfois te saisit et t'accable.

 

Me trompé-je ?

 

Un jour tu as probablement dit de ton bonheur : est-cela ce que j'avais rêvé ?...

 

Montre-moi ta coupe et je t'y montrerai, avec un prédicateur moderne, une lie amère que tous les breuvages terrestres y ont successivement déposée en se retirant, et qui mêle une goutte empoisonnée à toutes tes jouissances.

 

Mais le temps fuit...

 

Cette vie qui t'a si peu donné commence à tarir.

 

Le fleuve se fait étroit entre ses rives décolorées.

 

Voici les premières, atteintes de l'âge, les premiers pressentiments du déclin.

 

Si du moins la vieillesse t'offrait un port tranquille, ce repos tant souhaité qui ressemble au soir d'un beau jour, et cette période recueillie dans laquelle l'homme, rassasié d'années, savoure d'une part ses souvenirs, et de l'autre ses espérances.

 

Mais hélas ! Pour beaucoup c’est là la vieillesse du rêve, et non celle de la réalité.

 

La réalité, la voici.

 

Tes souvenirs ?

 

Quelques-uns d'entre eux sont doux, plusieurs sont amers, plusieurs trempés de larmes ou accompagnés de la piqûre du remords.

 

Tes espérances ?

 

Pour ce monde, tu n'en as plus.

 

Pour l'autre, tu en as-peu, car tu n'as pas cultivé en ton âme ces plantes célestes, et de l'obscure éternité vers laquelle tu marches, il t'arrive bien plus de craintes que d'espérances.

 

Oui, tu crains pour toi qui n’est pas prêt(e) cette mort qui déjà semble prendre une première possession de ton corps usé, tu crains pour toi qui ne connais pas Dieu cet avenir pour lequel tu n'es pas prêt, tu crains ce Dieu qu'il faudra y rencontrer demain...

 

Ah ! Je n'ose plus te dire, tant tu me fais pitié : cœur avide, es-tu satisfait ?

 

Je te vois, toi parti si joyeuse, joyeux, si riche d'avenir, traînant tes derniers pas sur ton triste chemin, jusqu'à ce qu'un jour tu chancelles, tu tombes, laissant échapper de tes mains ta coupe épuisée qui se brise sur la pierre d'un sépulcre !


Mes frères et mes soeurs, est-ce là de la fiction, ou de l'histoire ?

 

L'histoire qui se passe chaque jour sous vos yeux ; l'histoire de nos voisins, de nos amis, l'histoire qui est déjà la vôtre peut être et qui le sera peut-être encore jusqu'au bout ?

 

Et cette histoire, n'est-elle pas le commentaire frappant, saisissant de réalité, de cette parole de Jésus :

 

Quiconque boira de cette eau aura encore soif ?

 

Pour vous qui ne connaissez pas encore Dieu, pour vous qui ne connaissez pas encore cette Source Intarissable, oui, cette soif d'infini, de lumière, d'affection, de bonheur, qui était en vous, vous l'avez adressée non aux fontaines du ciel, mais aux sources inférieures de la terre, et vous n'avez fait que l'irriter par ces breuvages trompeurs.

 

Il en devait être ainsi ; vous avez méconnu votre nature, vous avez étouffé ses plus nobles aspirations ; elle se venge par sa tristesse, le dégoût, le vide, la souffrance sourde et incurable.

 

Il en devait être ainsi : ce n'est pas avec le borné, l'imparfait, le terrestre, qu'on satisfait d'infinis besoins, ce n'est pas avec les choses d'ici-bas qu'on peut remplir un cœur fait pour les choses d'en haut.

 

Ce n'est pas le monde, non pas même le monde entier qui peut apaiser en vous la soif de Dieu !

 

Ah ! Si du moins vous vouliez le reconnaître et vous l'avouer à vous-même, et présenter enfin à Jésus-Christ ce cœur que le monde a déçu et flétri !

 

Il viendrait à vous, cet Ami que toute douleur appelle, Il s'assiérait à vos côtés, et attachant sur vous ce « regard qui est la délivrance, » Il vous dirait comme à la femme de Samarie :

 

« Si tu connaissais le don de Dieu et qui est Celui que te dit : donne-moi à boire, tu Lui en aurais demandé toi-même et il t'eût donné de l'eau vive. Celui qui boira de cette eau aura encore soif, mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif. »

 

Mais non, cette soif spirituelle, qu'éprouve dans ses profondeurs toute âme d'homme, plusieurs, comme la Samaritaine, travaillent à l'étouffer (et ils n'y réussissent que trop) sous la vie de la chair, comme s'ils avaient à cœur de réaliser ce lugubre tableau de Bossuet :

 

« Plus de raison, ni de partie haute : tout est corps, tout est sens, tout est abruti et entièrement à terre. »

 

D'autres sentent la blessure, mais ils jettent sur elle un manteau d'orgueil, plutôt que d'aller, humbles et contrits, la dévoiler au Médecin Céleste.

 

D'autres souffrent et avouent leur souffrance, mais ils sont découragés et restent dans une langueur fatale, pareils à ces malades indifférents à tout remède, et bientôt au mal lui-même.

 

D'autres enfin, et c'est le plus grand nombre, cherchent à échapper à l'universel malaise par la distraction, par l'étourdissement, par le tourbillon des affaires ou des plaisirs, ou par ce lâche accommodement aux imperfections de la vie qu'on appelle quelquefois dans ce monde ...la raison et la sagesse....

 

Oh certes, dans une certaine mesure oui, mais sur la définitive, pour où et pour quoi ?...

 

Ô Dieu ! Délivre-nous d'une telle raison !

 

Ô Dieu ! Aie pitié d'une telle sagesse !

 

Ô Dieu ! Réveille toute âme prise dans cette nasse, serait-ce au prix des plus grandes douleurs, et fais renaître en ces cœurs comme Tu as su le faire pour nous cette soif profonde et insatiable qui fut notre tourment, mais notre gloire ; l'aiguillon qui nous blessa et nous meurtrit, mais qui peut seul pousser dans Tes bras !

 

 

 

 

Suite & dernière partie  

(Jésus et la samaritaine ou réponse à une âme perdue)

 

 

 

Bible (134)
Croix Huguenote










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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 09:47

Ernest Dhombres Refuge du Chrétien5

Jésus et la samaritaine ou réponse à une âme perdue

Par Ernest Dhombres (Pasteur Protestant)

Dernière partie*

 

 

 

Or, il fallait qu'il passât par la Samarie. Il arriva donc à une ville de Samarie, nommée Sychar, près du champ que Jacob donna à Joseph son fils. Or, là était la source de Jacob. Jésus donc, fatigué du voyage, s'était ainsi assis près de la source ; c'était environ la sixième heure. Une femme de la Samarie vient pour puiser de l'eau. Jésus lui dit : Donne-moi à boire. Car ses disciples s'en étaient allés à la ville pour acheter des vivres. La femme samaritaine lui dit donc : Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi, qui suis une femme samaritaine ? (Car les Juifs n'ont point de relations avec les Samaritains.) Jésus répondit et lui dit : Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, tu l'aurais prié toi-même, et il t'aurait donné de l'eau vive. La femme lui dit : Seigneur, tu n'as point de vase pour puiser, et le puits est profond, d'où aurais-tu donc cette eau vive ? Es-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses troupeaux ? Jésus répondit et lui dit : Quiconque boit de cette eau-là aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; au contraire, l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau jaillissante jusqu'à la vie éternelle. La femme lui dit : Seigneur, donne-moi cette eau-là, afin que je n'aie plus soif et que je ne vienne plus ici pour puiser. Jésus lui dit : Va, appelle ton mari, et viens ici. La femme répondit : Je n'ai point de mari. Jésus lui dit : Tu as bien dit : Je n'ai point de mari ; car tu as eu cinq maris ; et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari ; tu as dit vrai en cela. La femme lui dit : Seigneur, je vois que tu es un prophète ! Nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous dites, vous, que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. Jésus lui dit : Femme, crois-moi, l'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez point ; nous, nous adorons ce que nous connaissons ; car le salut vient des Juifs. Mais l'heure vient, et elle est maintenant arrivée, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car aussi, ce sont de tels adorateurs que le Père cherche. Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l'adorent, l'adorent en esprit et en vérité. La femme lui dit : Je sais que le Messie (celui qui est appelé Christ) vient ; quand celui-là sera venu, il nous annoncera toutes choses. Jésus lui dit : Je le suis, moi, qui te parle. Et là-dessus, ses disciples arrivèrent, et ils s'étonnaient de ce qu'il parlait avec une femme ; néanmoins, aucun ne dit : Que lui demandes-tu ? ou : De quoi parles-tu avec elle ? La femme laissa donc sa cruche et s'en alla à la ville, et elle dit aux gens : Venez, voyez un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait : ne serait-ce pas le Christ ? Ils sortirent de la ville, et ils venaient vers lui. (Jean 4.5-29)



Comment Jésus réveillera-t-Il la soif endormie de la Samaritaine ?

 

En réveillant sa conscience, en produisant en elle une conviction irrésistible de péché.

 

Va et appelle ton mari !

 

Parole qui pénètre comme un glaive dans son âme, parole qui fait apparaître tout d'un coup à ses propres yeux les péchés de la vie qu'elle avait réussi à oublier !

 

Aussi, s'écrie-t-elle avec une promptitude naïve :

 

« Seigneur, je vois que tu es un prophète. »

 

C'est-à-dire :

 

 « Seigneur, tu m'as sondée, tu m'as jugée. »

 

Le trait a porté, vous le voyez.

 

Il a si bien porté que la Samaritaine veut en détourner la pointe aigüe, en posant aussitôt au Sauveur une question qui ne la concerne plus directement elle-même, la question actuelle, la question pendante entre les Juifs et les Samaritains :

 

 « Est-ce à Jérusalem ou à Garizzim qu'il faut adorer ? »

 

 Jésus qui sait que son but est atteint, malgré la diversion tentée par cette âme, daigne répondre à cette question par un de ces mots lumineux et vastes qui épuisent un sujet en le touchant, mais que nous n'avons pas le temps de commenter ici.

 

Il donne raison aux Juifs contre les Samaritains, à là foi des pères contre la foi dégénérée des schismatiques, mais en annonçant que Juifs et Samaritains feront place à un nouveau peuple adorant Dieu « en esprit et en vérité » dans ce tabernacle spirituel, indépendant des temps et des lieux, qui est l'Eglise ou le cœur chrétien.

 

 « Je sais, répond la Samaritaine, que le Christ doit venir. Quand donc il sera venu, il nous annoncera toutes choses. »

 

 « Je le suis, moi qui te parle, » dit solennellement Jésus.

 

C'en est assez.

 

Il a révélé à la femme ce qu'elle est, et ce qu'Il est Lui-même :

 

elle la pécheresse perdue, Lui le Messie, le Désiré des nations, le Fils de Dieu, le Sauveur !

 

C'en est assez !

 

Voilà une âme blessée à salut.

 

Toute émue, toute troublée, elle « laisse sa cruche, et s'en va, par la ville, » rendre ce témoignage si frappant dans son humilité ; « Voilà un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait, ne serait-ce point le Christ ? »

 

Pécheresse de Sichem, je salue en toi une nouvelle créature !

 

Convaincue de péché, tous les instincts spirituels vont se réveiller dans ton âme, et tu en chercheras en Christ seul la satisfaction profonde.

 

 Pécheresse de Sichem, tu ne retourneras plus aux citernes de ce monde, mais tu iras t'abreuver à la source des eaux vives.

 

Pécheresse de Sichem, tu feras plus encore !

 

Désaltérée toi-même, tu seras pour d'autres le canal de la grâce, des fleuves d'eau vive découleront de toi !

 

Je vois déjà venir tes compatriotes auprès de Jésus, et je les entends dire :

 

« Ce n'est plus sur la parole de la femme que nous croyons, mais voici nous l'avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu'il est le Christ, le Sauveur du monde. »

 

Ames altérées, mais qui dissimulez ou étouffez votre noble soif dans la matière, dans l'indifférence ou la frivolité, dans l'orgueil ou l'abattement, que faut-il pour réveiller cette soif au-dedans de vous, et vous contraindre à la désaltérer en Christ ?

 

Il faut que Christ vienne, vous aussi, vous convaincre de péché.

 

Votre cœur a souffert des misères de la vie, mais votre conscience n'a pas souffert de la misère des misères, le péché.

 

Vous avez douloureusement senti, éloquemment décrit peut-être les imperfections, les contradictions, les déceptions et les désordres de ce monde, mais vous ne vous êtes pas dit encore, que le désordre central est en vous-mêmes ; dans votre propre cœur.

 

Il faut que vous Le reconnaissiez enfin, en vous frappant la poitrine.

 

Il faut que vous vous sentiez, âmes altérées, non seulement malheureuses, mais coupables, coupables au premier chef, dans la première des relations de votre vie, coupables envers Dieu !

 

...Ah ! Quand ce sentiment, si faible soit-il (et il est toujours trop faible), aura commencé au-dedans de vous, alors vous éprouverez une soif plus profonde et plus ardente que toutes les autres, celle du pardon et de la sainteté.

 

Et cette soif, vous ne pourrez plus ni vous en défaire, ni même vous en distraire, vous ne pourrez plus jeter sur elle le voile de la frivolité ou de l'orgueil, vous ne pourrez plus en demander l'apaisement aux sources d'ici-bas, il faudra aller à deux genoux, les mains suppliantes, le demander au Dieu de Jésus-Christ.

Oh ! S'Il paraissait maintenant devant vous, ce Divin Sauveur, comme Il parut devant la Samaritaine, s'Il attachait sur vous comme sur elle son Pénétrant Regard, s'Il ouvrait la bouche pour prononcer le mot révélateur de votre corruption et pour déclarer tout ce que vous avez fait... quel trouble, quel effroi !...

 

Ne voudriez-vous pas vous enfuir du  temple ou d’où vous êtes ?...

 

Mais non, demeurez sous ce Regard !

 

Laissez-vous, une fois enfin, juger par Jésus-Christ.

 

Laissez-Le vous révéler vous-même à vous-même en arrachant tous les voiles.

 

Laissez-Le vous retracer ces actes coupables, que votre conscience vous reproche, ces paroles que vous n'avez pas su retenir, ces pensées qui sont montées comme des vapeurs impures du fond de votre cœur.

 

Laissez-Le remettre devant vous le mal que vous avez commis, et celui que vous avez voulu commettre, double charge qui doit toujours peser sur votre conscience.

 

Laissez-Le faire justice de ces éloges que vous vous laissez décerner avec tant de complaisance, laissez-Le dévoiler ces mobiles inférieurs, cette recherche de vous-même, cette préoccupation du regard des hommes, qui déparent vos meilleures œuvres ; laissez-Le constater cette révolte foncière et permanente contre Dieu, que vous sentez frémir au-dedans de vous sous les apparences de l'honnêteté, de la sagesse, de la piété elle-même...

 

Laissez-Le vous juger, vous condamner, vous accabler en vous disant tout ce que vous avez fait.

 

Que si le trait porte aussi dans votre âme, n'essayez pas, comme fit d'abord la Samaritaine, d'en détourner la pointe aigüe par quelque diversion intéressée, par quelque question de théologie...

 

Ah ! Il ne s'agit pas ici de théologie, mais de conversion et de salut.

 

Il ne s'agit pas de la question générale, mais de la question personnelle, de la question qui prime toutes les autres, de la question de votre état actuel devant Dieu, et de votre situation...demain dans l'éternité.

 

Encore une fois, n'essayez point d'échapper...laissez la lumière se faire au-dedans de vous !

 

Laissez le Seigneur, dans cette solennelle rencontre, mettre à nu tous les péchés de votre vie jusqu'à ce que, vous sentant comme enfoncer dans un océan d'iniquités, vous n'ayez plus qu'un cri à faire entendre :

 

Seigneur, sauve-moi, car je péris !

 

Car voici, c'est du sein de votre détresse que sortira votre délivrance !

 

C'est dans cet abîme d'humiliation que « Dieu vous attend pour faire grâce. »

 

Après vous avoir dit tout ce que vous avez fait, Jésus-Christ vous dira tout ce qu'Il a fait Lui-même...

 

Ce qu'Il a fait ?

 

Il vous a aimés, « lorsque vous étiez ses ennemis. »

 

Il vous a vus perdus...et Il est descendu du ciel, Il a revêtu une chair mortelle, Il a vécu de votre vie, Il a souffert, Il a été mis en langueur, Il s'est laissé insulter, condamner, flageller, immoler sur une croix...pour vous apporter du haut de cette croix, le Pardon, la Paix, l'Eternelle vie, pour vous rendre le Vrai Bien, le Souverain bien perdu, Dieu !

 

Dieu et un Dieu apaisé, qui n'a pour votre passé qu'un pardon Gratuit, Absolu, Sans Réserve, effaçant jusqu'aux derniers vestiges de vos péchés ; pour votre présent que les richesses incompréhensibles de Sa Grâce ; pour votre avenir que ses plus éclatantes promesses et son auguste société dans les cieux !

 

Dieu, et un Dieu apaisé, mes ami(e)s, n'est-ce pas là le Don Suprême ?

 

Nest-ce pas là cet infini, ce parfait, cet immuable, cet éternel, cet inépuisable après lequel soupiraient nos cœurs, mais qu'ils ne trouvaient jamais, parce qu'au lieu de le chercher, ils le fuyaient d'une fuite insensée à travers toutes les vanités d'ici-bas !

 

Dieu et un Dieu apaisé, pour toujours rendu à notre âme !

 

Dieu dans nos joies, Dieu dans nos peines, Dieu dans nos tentations, Dieu dans nos déceptions et dans nos froissements, Dieu dans nos abandons et dans nos ruines, Dieu dans la vie, Dieu dans la mort.

 

..Ames altérées, n'est-ce pas là la source des eaux ?...

 

N'en entendez-vous pas le joyeux murmure, n'en respirez-vous pas l'humide fraîcheur ?

 

Ne sentez-vous pas que si vous alliez vous y abreuver de toute l'ardeur de vos aspirations, vous vous désaltéreriez enfin, vous auriez trouvé non une source, mais La Source, non une eau passagère et trompeuse comme tant d'autres, mais l'Eau Vive elle-même, l'Eau Vive jaillissant jusques dans la vie éternelle ?

 

Prends maintenant ta coupe, jeune homme et jeune fille, et essaie de cette Source Céleste....

 

Dans cette onde limpide qui descend des hauteurs tu puiseras le secret d'une jeunesse pure, ouverte aux sentiments les plus généreux, aux inspirations les plus fécondes.

 

Tu y recueilleras tous les parfums et toutes les saveurs, excepté l'acre saveur du mal dont tu ne voudras plus.

 

Prends ta coupe, ô toi qui marches sous le midi brûlant de la vie !

 

Tu trouveras ici le rafraîchissement que le monde ne donne pas ; et tandis que bien des gouttes amères te seront épargnées, celles qui se mêleront nécessairement à ton breuvage seront adoucies par l'eau Céleste...et demain absorbées par elle.

 

Prends ta coupe, vieillard et vieille femme découragés !

 

Il est encore des joies pour toi.

 

Si les fontaines de la terre s'épuisent, le Ciel, ouvert par Jésus-Christ, le ciel, dont tu es plus près, t'envoie des rosées plus abondantes.

 

Venez tous, mes frères et mes soeurs, venez au puits de Jacob !

 

Accourez, âmes altérées, à la douce invitation de Celui qui dit :

 

« si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive »...en attendant que là-haut, sous les ombrages « de l'arbre de Vie » et sur les bords du fleuve qui baigne les murs de la Sainte Cité, la même Voix nous répète, mais au sein de la Perfection et de l'Harmonie Eternelle :

 

Que celui qui a soif vienne et je lui donnerai de l'eau vive sans quelle lui coûte rien. »

 

Amen,

 

 Ernest Dhombres

Pasteur Ernest Dhombres,

 

Bible (115)

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : SERMONS   ET  HOMÉLIES d’Ernest Dhombres,

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 15:19

Charles haddon Spurgeon Refuge du Chrétien8

 

On appellera son nom : l'Admirable!

(Esaïe. 9, 6.)

 

 

Je me rendis une fois au bord de la mer. C'était le soir, et la tempête mugissait avec furie.

 

La voix de l'Eternel était sur les eaux; et qui étais-je pour rester tranquillement chez moi, quand la voix de mon Maître m'appelait au dehors ?

Je sortis donc, et, debout sur le rivage, je me tins en présence du Créateur, contemplant les sinistres lueurs de ses éclairs, et admirant la magnificence de son tonnerre.

L'océan et la foudre semblaient se disputer la prééminence : celui-là essayait, par ses clameurs infinies, de dominer les éclats retentissants du tonnerre ; mais bien au-dessus du mugissement des vagues, cette voix de Dieu se faisait entendre, parlant avec des flammes de feu et ouvrant les fontaines de l'étendue.

La nuit était sombre ; de lourds nuages couvraient le ciel, et c'est à peine si l'on voyait poindre çà et là, dans les trouées que-la tempête laissait sur son passage, la timide lueur d'une étoile.

Je contemplais depuis quelque temps ce magnifique spectacle, quand tout à coup j'aperçus bien loin à l'horizon une vive lumière, brillante comme de l'or.

C'était la lune, qui, voilée pour nous par les nuages, laissait tomber ses rayons sur un point de la vaste mer où aucun obstacle n'interceptait sa douce clarté.

En relisant la veille le 9ème chapitre d'Esaïe, j'ai pensé à cette nuit d'orage.

Tout autour de lui et jusque dans les profondeurs de l'avenir, le regard inspiré de l'homme de Dieu ne rencontrait qu'obscurs nuages.

Il entendait les grondements des tonnerres prophétiques ; il voyait briller par avance les éclairs menaçants de la colère divine.

L'histoire de l'humanité, pendant une longue suite de siècles, se déroulait devant lui, pleine de troubles et de ténèbres.

Mais soudain, au fond des âges, il découvre un point lumineux, un point tout resplendissant d'une clarté qui vient du ciel.

Alors il s'assied et il écrit ces mots triomphants : Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière, et la lumière a relui sur ceux qui habitaient dans le pays de l'ombre de la mort (v. 1).

Et quoique des scènes d'oppression et de violence, de tumulte et de carnage (v. 3 et 4) se pressent confusément sous les yeux du prophète, il n'en tient pas moins son regard fixé avec espérance sur ce point brillant qui illumine l'avenir, et il annonce qu'une ère de paix, de prospérité et de bénédictions se lèvera enfin sur le monde, « Car l'enfant nous est né, » s'écrie t il, « le Fils nous a été donné, et l'em­pire a été posé sur son épaule, et on appellera son nom l'Admirable! »

Mes chers amis, nous vivons aujourd'hui sur les confins de ce point lumineux.

Le monde a traversé de sombres tempêtes, de profondes obscurités ; maintenant la lumière commence à poindre, comme paraissent au matin les premières lueurs de l'aurore.

Nous marchons vers des temps plus beaux, et, sur le soir, il y aura de lumière (Zacharie, 14, 7).

Les ombres et les ténèbres seront roulés comme un manteau dont on n'a plus besoin, et Dieu apparaîtra dans sa gloire pour régner sur son peuple.

Mais, remarquez-le, mes frères et soeurs, le brillant avenir qu'entrevoyait Isaïe devait être la conséquence du grand événement qu'il nous annonce par ces paroles :

L'enfant nous est né, le Fils nous a été donné; et si nous-mêmes nous discernons quelque lumière, soit dans nos propres cœurs, soit dans l'histoire de l'humanité, souvenons-nous que cette lumière ne procède que de Celui-là seul dont le nom est l'Admirable, le Conseiller, le Dieu fort et puissant.

La personne dont il est parlé dans notre texte est sans nul doute le Seigneur Jésus-Christ.

Au point de vue de son humaine nature, il est bien, en effet, cet enfant qui nous est né ; il est né de la vierge Marie.

Evidemment l'essence divine qui habitait en lui, ne pût pas naître d'une femme, car cette essence est éternelle ; mais comme enfant, il naquit, comme fils de l'homme, il fut donné.

-          L'empire a été posé sur son épaule et on appellera son nom l'Admirable.

 

Il y a dans le monde une infinité de personnes et de choses qui ne mérite pas le nom qu'elles portent; mais Jésus-Christ n’est point dans ce cas.

Mon texte ne renferme ni panégyrique ni flatterie.

Si Christ est appelé l'Admirable, c'est parce qu'il l'est Dieu le Père ne donna jamais à son Fils un nom auquel, il n'eût point droit.

C'est simplement le titre, que Jésus mérite, et ceux qui le connaissent le mieux seront les premiers à proclamer que, bien loin d'exagérer sa valeur, ce titre, emprunté à notre pauvre langage humain, reste infiniment au-dessous de la glorieuse réalité.

Et observez, je vous prie, mes chers amis, qu'il n'est pas dit seulement que le Père lui ait décerné le nom d'Admirable ; sans doute cette idée est sous-entendue dans mon texte ; mais, de plus, il est affirmé qu'il sera appelé de ce nom, c'est-à-dire qu'il le sera de siècle en siècle et de génération en génération.

Aujourd'hui il est appelé l'Admirable par son peuple croyant, il l'a été dans le passé, et tant que le soleil et la lune dureront (Psaume. 72, 5.), il y aura des hommes, des anges et des esprits glorifiés qui réaliseront la prédiction du prophète : On appellera son nom l'Admirable.

Avant d'aller plus loin, je dois dire que le mot hébreu qu'on a traduit par admirable est susceptible de diverses interprétations.

Dans d'autres passages de l'Ecriture, ce même mot a quelque fois été traduit par étonnant ou merveilleux, un savant critique allemand lui donne même le sens de miraculeux.

Christ est, en effet, la merveille des merveilles, le prodige des prodiges.

« Il sera appelé le Miraculeux » car il est le suprême miracle de Dieu son Père.

Grand est le mystère de piété !

Dieu manifesté en chair (1Timothée 3, 16.)...

–         On peut aussi donner à ce mot le sens de séparé, mis à part.

 

Et Jésus-Christ occupe bien, en effet, un rang à part au milieu de l'humanité.

De même que Saül dépassait de la tête tous les guerriers d’Israël (1 Samuel, 10, 23.), de même Christ dominent infiniment tous les enfants d'Adam.

Il a été oint d'une huile de joie au dessus de tous ses semblables ; il est plus beau qu'aucun des fils des hommes ; la grâce est répandue sur ses lèvres ; c'est pourquoi « on appellera on nom le Séparé, l'Unique, l'Incomparable. »

Tout en reconnaissant la valeur de ces diverses interprétations, je prends mon texte tel qu'il se trouve dans nos versions les plus répandues (La version anglaise porte l'Etonnant au lieu de l'Admirable, ce qui nous a obligé de modifier légèrement certains passages de ce discours. (Note du Trad.)), et je vais essayer de vous démontrer, mes chers amis, que Jésus-Christ est véritablement L'ADMIRABLE, dans le sens le plus absolu du mot.

Pour cela, je n'aurai recours à aucun argument de la sagesse humaine ; je me bornerai à vous rappeler très rapidement d'abord, CE QUE JÉSUS A ÉTÉ DANS LE. PASSÉ; en second lieu, CE QU'IL. EST DANS LE PRÉSENT, et enfin CE QU'IL SERA DANS L' AVENIR. CE QUE JÉSUS À ÉTÉ DANS LE PASSÉ : tel est donc le premier point sur lequel je vous invite à fixer votre attention.

 

Recueillez vos souvenirs, mes bien-aimés, et les concentrez un moment sur la glorieuse personne de Christ.

 

 

 

 

L'Admirable par Spurgeon, (Seconde partie)

 

 

 

 

Bible

Croix Huguenote

 

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Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

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  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

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