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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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3 juillet 2021 6 03 /07 /juillet /2021 07:12
Doute et confiance

« Jusques à quand, Éternel! m’oublieras-tu sans cesse ?

Jusques à quand me cacheras-tu ta face ? » 

Psaume 13:2

 

Le doute est pour l’homme un produit empoisonné, et peut-être encore davantage pour l’homme moderne.

 

Car il a été témoin de guerres dévastatrices, de massacres d’innocents et de désastres écologiques de toutes sortes, causés par sa propre imprévision et sa rapacité.

 

Comment lui faire admettre qu’il y a un Dieu ?

 

La majorité de nos contemporains ont résolu le problème en décrétant qu’il n’y a pas de Dieu.

 

Un point c’est tout.

 

Le doute du psalmiste peut nous paraître étrange, car il ne met absolument pas en doute l’existence de Dieu.

 

Ce qui l’inquiète et le trouble c’est l’absence de Dieu sur le champ du désastre.

 

Il a l’impression que Dieu l’a complètement oublié.

 

Et pourtant, aussi étrange que cela puisse nous paraître, il appelle Dieu à son secours, il exige une réponse de Sa Part.

 

Il subit l’oppression d’un ennemi redoutable et il veut savoir combien de temps le Seigneur permettra cela.

 

Qui était-il, cet ennemi ?

 

Nous ne le saurons pas.

 

Mais nous connaissons bien, en tout cas, les nôtres !

 

Nous connaissons ce que c’est que le doute, la guerre, les maladies, les peines, l’injustice, les désillusions et une foule d’autres expériences et réalités dures à vivre, à surmonter et à accepter, qui nous cachent le visage de Dieu.

 

Comment les traiter ?

 

Et surtout comment traiter le doute ?

 

Simplement par la Foi.

 

Quand le doute nous assaille, ne posons pas des questions bêtes comme celle de l’existence de Dieu.

 

Au contraire, adressons-lui nos questions.

 

« Mon Dieu, pourquoi m’as-Tu abandonné? » fut la question de Jésus sur la croix.

 

Dieu entendit Son Cri et Il entendra aussi les nôtres.

 

Il est Réel.

 

Son apparente absence n’est que provisoire.

 

Il Revient bientôt.

 

Accorde-nous, Seigneur, une Foi ferme et opiniâtre qui s’accroche à Toi à l’heure du doute.

 

Puissions-nous découvrir que Ta Grâce est suffisante.

 

Ouvre nos yeux à Ta Présence et nous témoignerons de Ta Bonté envers nous.

 

Amen.

 

Aaron Kayayan Pasteur Protestant

Aaron Kayayan,

pasteur Protestant Réformé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bible
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Source : Ressources Chrétiennes

 

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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 19:31
Children of the heavenly Father : Les enfants du Père Céleste

« Où irais-je loin de ton Esprit

et où fuirais-je loin de ta face ? »

Psaume 139:7

 

Où est Dieu ?

 

Lorsque nous étions tout petits, nous apprenions qu’Il se trouvait au ciel.

 

Ce qui était une distance bien inconcevable pour nos esprits limités.

 

Certains d’entre nous ne se sont jamais accommodés de cette idée, comme si ce ciel, Demeure de Dieu, était une planète bien éloignée de la nôtre…

 

Selon le psalmiste, Dieu n’est pas aussi loin que cela.

 

Le ciel est l’endroit où Il a élu domicile, Son Domicile Permanent, mais cela ne veut pas dire qu’Il soit limité à une partie de l’univers perceptible.

 

S’Il se trouve au ciel, la raison en est qu’Il transcende Sa Création.

 

Mais, simultanément, Il est présent à chaque partie de Sa Création; il n’y en a pas une seule qui Lui échappe, dans l’univers qu’Il a créé.

 

Il se trouve là où nous nous tenons.

 

Et ceci est pour nous une vérité bien réconfortante.

 

Dieu est présent lorsque nous nous levons le matin et Il ne nous quitte pas lorsque nous nous mettons au lit.

 

Il sait quand nous nous rendons à notre lieu de travail et Il reste à nos côtés quand c’est l’heure du jeu.

 

Il a assisté à notre naissance et, même avant, Il nous connaissait déjà par notre nom.

 

Il sera aussi proche de nous — encore plus proche — à l’heure de la grande séparation, celle de la mort, et même bien au-delà.

 

Il nous entoure et Il nous enserre de toutes parts.

 

Nous ne nous trouvons pas un seul instant en dehors de Sa Présence.

 

Sans celle-ci, nous ne pourrions respirer une seule seconde.

 

C’est ainsi parce que nous avons été créés par Lui et pour Lui.

 

Nous oublions si souvent cette loi élémentaire de la biologie !

 

Alors, c’est notre perte, nous sommes malheureux.

 

Nous sommes « morts ».

 

Il ne faut pas imputer cela à Dieu, car nous sommes, en réalité, les auteurs de ces graves troubles de l’existence.

 

Mais pour une vie dans la joie, l’espérance et la louange, nous aurons à apprendre à vivre en la Présence de Dieu.

 

Le psalmiste fit cette expérience et il nous apprend une leçon élémentaire et salutaire.

 

" Seigneur Dieu, nous désirons ardemment une vie remplie de Ta Joie, celle que donne Ta Présence, ô Seigneur et Libérateur de nos vies. Ouvre nos yeux, ceux de la Foi, à ta Présence bienveillante et secourable. Puissions-nous la chercher aujourd’hui et vivre par elle. "

Amen.

Aaron Kayayan, Pasteur Protestant Réformé

Aaron Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé,

 

Eglise du château de Wittenberg : représentation impromptue de « Children of the Heavenly Father ». L'église du château est connue de par le fait où Martin Luther a cloué ses 95 thèses à la porte, début de la Réforme Protestante.

Les enfants du Père Céleste nichent en Toute Sécurité en Son Sein. Jamais un tel Refuge n'a été donné. Dieu nous nourrit. Dans Ses Cours Saintes, nous fleurissons. De toutes mauvaises choses, Il Porte et Epargne de Ses Bras Puissants.  Il Connaît toute peine, et ni la vie ni la mort ne rompra Sa Grâce à notre égard. Qu'Il Donne ou qu'Il Prenne, Dieu n'abandonne Jamais Ses Enfants. Son Seul But d'Amour est de les Préserver Purs et Saints. Chaque cheveu nous est compté. Louons Notre Seigneur car Notre Protecteur ne sommeille jamais, tout homme doit se rendre à la Volonté de Notre Seigneur. Les Enfants du Père Céleste en Toute Sécurité en Son Sein se rassemble et nichent en Toute Sécurité.

Refuge Protestant Children of the heavenly father


 

Karolina Sandell est en l'auteur.

Née à Fröderyd, Smaland, en Suède, elle était fille d'un Pasteur Luthérien, surnommée "La Petite Servante".

C'est assise dans son frêne préféré dans le jardin du Presbytère, que malade elle écrivit ce chant, décrivant la Sécurité en Dieu de la foule fidèle.

La première version du texte ne dit rien sur les enfants, mais bien seulement sur la foule fidèle des Chrétiens à travers l'histoire.

La première phrase commençait comme ceci :

"personne ne peut être plus en sécurité que la petite foule fidèle."

Probablement elle pensait aux martyrs de l'histoire Chrétienne.

Plus tard, un éditeur a changé son texte et l'a mis à l'image des enfants. Ainsi en Suède, ce chant est devenu celui pour et sur les enfants.

Néanmoins, il reste et demeure un encouragement et réconfort de savoir que Notre Père Céleste veille sur chacun(e) d'entre nous, un Refuge au milieu de la tempête comme dans les moments calmes.

 

Children of the Heavenly Father

Refuge Protestant
Children of the heav’nly Father
Safely in His bosom gather;
Nestling bird nor star in Heaven
Such a refuge e’er was given.
 
God His own doth tend and nourish;
In His holy courts they flourish;
From all evil things He spares them;
In His mighty arms He bears them.
 
Neither life nor death shall ever
From the Lord His children sever;
Unto them His grace He showeth,
And their sorrows all He knoweth.
 
Though He giveth or He taketh,
God His children ne’er forsaketh;
His the loving purpose solely
To preserve them pure and holy.
 
Lo, their very hairs He numbers,
And no daily care encumbers
Them that share His ev’ry blessing
And His help in woes distressing.
 
Praise the Lord in joyful numbers:
Your Protector never slumbers.
At the will of your Defender
Ev’ry foeman must surrender.
 
Bible Refuge Protestant

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La source musicale même des endroits n'engagent pas sur certains domaines Refuge Protestant du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction

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7 juillet 2020 2 07 /07 /juillet /2020 19:55
La Communauté de Dieu et le prophète Amos,

« Éloigne de moi le bruit de tes cantiques. Je n’écoute pas le son de tes luths. Mais que le droit coule comme de l’eau, et la justice comme un torrent intarissable. » Amos 5:23-24

 
 
 
Les maux les plus difficiles à combattre sont ceux qui se dissimulent sous l’apparence de la religion et de la piété.
 
La profession extérieure de la foi donne toujours l’impression d’une sensibilité morale, et l’accomplissement de « bonnes œuvres » celle de la vertu !
 
On accepte religion et piété sans le discernement véritable qui devraient les entourer.
 
Le prophète Amos ne s’est pas laissé impressionner par les prétentions religieuses de ses contemporains.
 
Selon lui, aussi ferventes que soient les pratiques religieuses des gens, elles ne peuvent pas guérir le mal social et moral lorsqu’on sépare la foi et la pratique de celle-ci.
 
C’est pourquoi il écrit de la part de Dieu :
 
« Je hais et je méprise vos fêtes et vos jeûnes; je ne prendrai aucun plaisir à vos assemblées solennelles. Éloigne de moi le bruit de tes cantiques. Je n’écouterai pas le son de tes luths. »
 
C’est avec une sévérité exceptionnelle qu’Amos dénonça la religion — divorcée de la morale — des gens de son époque.
 
Il proclama le renouveau spirituel et national non pas en rénovant les cérémonies ou en augmentant leur nombre, mais par l’exercice de la justice, qui devrait couler comme l’eau d’une source.
 
Selon lui, la sensibilité morale fait partie intégrante d’une religion authentique.
 
Le culte rendu à Dieu ne devra pas être dissocié du souci et du soin que l’on doit avoir pour son prochain.
 
La justice et le respect des droits de l’homme font partie d’une religion vivante et vraie.
 
Le culte que la communauté rend à Dieu est une nécessité absolue.
 
Mais que l’Église et chaque Chrétien à titre individuel prennent garde à ne pas se réfugier ni à se complaire dans une pratique religieuse qui se dissocierait de toute œuvre de justice et qui prendrait distance par rapport aux problèmes moraux que soulève une société corrompue.
 
Au contraire, sa religion doit l’engager à combattre le mal sous toutes ses formes et elle doit devenir la source d’une puissance qui vainc le pouvoir des ténèbres.
 
Prière :
Nous te remercions, Seigneur, pour l’occasion que tu nous accordes de célébrer Ton Culte. Nous confessons que notre religion sera corrompue, formalité vide et routine confortable, à moins de se conformer à Tes Exigences Ethiques. Nous voulons porter des fruits authentiques dans la vie de la foi. Que nous puissions abonder en œuvres de justice et de bonté envers notre prochain par le Christ, Notre Sauveur. 
 
 
Amen,
 
 
 
Aaron Kayayan,
Pasteur Protestant Réformé

 

Croix Huguenote Refuge Protestant

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4 juillet 2020 6 04 /07 /juillet /2020 18:09
Respect du nom de Dieu par le pasteur Aaron Kayayan,

« Tu ne prendras pas le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain; car l’Éternel ne tiendra pas pour innocent celui qui prendra son nom en vain. » Exode 20:7

 

Le commerce d’autographes semble jouir d’une prospérité peu commune.

 

De nombreuses firmes exploitent les noms des vedettes de cinéma, de la télévision ou de la chanson dont la simple signature au bas d’une photo est devenue une ressource inespérée.

 

Le public amateur de ces marchandises ignore souvent le nom véritable de ses idoles qui, presque toujours, prennent un pseudonyme pour rehausser leur prestige.

 

Dieu, Lui, nous fait connaître Son Nom véritable.

 

Celui-ci n’est pas une simple étiquette collée à Sa Personne.

 

Il est irremplaçable.

 

Ni placage ni description extérieure, le nom de Dieu est l’équivalent de Sa Propre Personne.

 

En nous révélant son nom, Dieu cesse d’être pour nous un inconnu, un être abstrait et solitaire.

 

Comme la nuée et la colonne de feu témoignaient de Sa Présence auprès des tribus israélites qu’Il conduisait à travers le désert, Son Nom révélé offrait également la garantie de cette proximité.

 

« Je suis Celui qui suis. » (Exode 3:14).

 

Devant le miracle du buisson ardent ou au sommet du mont Horeb, Moïse comprend à qui Il aura désormais affaire.

 

Pour un païen, connaître le nom de la divinité équivalait à posséder magiquement son dieu.

 

Il pouvait ainsi subtiliser sa puissance et la rendre docile à ses projets.

 

Une certaine technique de l’invocation lui donnait l’illusion de déjouer les projets funestes, de conjurer les malédictions et de se mettre à l’abri de forces obscures, malicieuses et redoutables.

 

Quel contraste avec la sérénité du croyant qui, lui aussi, invoque le Nom de Dieu, mais dans des dispositions combien différentes !

 

Il puise dans la Révélation la connaissance que Dieu donne de Sa Personne et de Ses Desseins.

 

Les vagues incertitudes cèdent la place à une ferme assurance.

 

En L’invoquant de tout leur cœur, des faibles ont bravé des dangers et vaincu des géants.

 

Et à travers leurs faiblesses et leurs erreurs, le Nom de Dieu demeurait en eux le Signe de Sa Puissance Agissante et Efficace.

 

C’est Ce Nom, c’est-à-dire la Personne de Dieu, qu’il ne faut pas prendre en vain.

 

Le troisième commandement nous invite à bannir de notre langage et de notre vie toute utilisation profane de Son Saint Nom, depuis la plus grossière jusqu’aux plus subtiles.

 

Car nous devrons rendre compte un jour de nos paroles, de nos actes et de nos pensées.

 

Et tout d’abord de nos paroles.

 

Chassons de notre langage les exclamations vulgaires qui nous paraissent peut-être sans gravité et auxquelles nous nous sommes accoutumés avec tant de désinvolture.

 

Les invocations légères ou malignes du Nom de Notre Seigneur, aussi bien que les jurons grossiers, trouvent dans le ciel un Auditeur sans cesse Présent et Attentif.

 

Aucune profanation de Son Nom ne Lui échappe; aucun abus dont Il ne tienne compte.

 

Nos actes peuvent compromettre à leur tour la Sainteté de Dieu.

 

Si nous restons silencieux devant les multiples abus de Son Nom, refusant de prendre la défense de Sa Réputation…; si en face du paganisme anti-chrétien qui resurgit un peu partout dans notre monde moderne et qui attaque avec virulence…; si nous n’échappons pas aux équivoques que condamne la Sainteté de Dieu…; lorsque nous manquons du simple, mais difficile courage de dire non, n’aurons-nous pas, nous aussi, profané le Nom de Dieu ?

 

C’est un danger redoutable que de croire en Dieu et d’hésiter entre le blanc et le noir, la Lumière et les ténèbres, le oui et le non.

 

Enfin, notre attitude intérieure, nonobstant les apparences, pourrait être l’évidence d’une culpabilité et d’une profanation dans ce domaine.

 

Habituellement, nous pensons au troisième commandement à propos des blasphèmes impies des « gens du dehors ».

 

Il est bon et impératif de nous rappeler que la Loi de Dieu s’adresse tout d’abord à son peuple.

 

Sa Parole est toujours un message personnel.

 

Elle s’adresse à moi, mais ne m’autorise pas à m’ériger en juge.

 

Elle m’invite et m’exhorte d’abord à ma propre conversion.

 

À cette condition-là, le Nom de Dieu ne sera pas blasphémé dans le monde.

 

Ainsi, ceux qui ne partagent pas notre foi ou qui la combattent prendront peut-être le temps d’écouter les Chrétiens qui ne se contentent pas de parler de leur foi, mais qui la vivent profondément.

 

Il nous faut entendre à bon escient les exigences de la Parole de Dieu, Ses Avertissements et Ses promesses.

 

Les actes religieux accomplis sans conviction ni but, ou ce qui est pis, dans un but tout à fait intéressé, sont les formes les plus déplorables de la profanation du Nom de Dieu.

 

Le Seigneur nous révèle Son Nom : « Je suis Celui qui suis. »

 

Je me révèle comme Je Veux.

 

La tentation consiste à vouloir nous servir de Dieu et échapper en même temps à Son Appel contraignant.

 

Ceci est plus grave que de jurer par la parole.

 

Il est possible d’user d’un langage poli et respectueux, et néanmoins tomber dans la profanation et l’irresponsabilité.

 

Il est possible de substituer notre religion personnelle à la Révélation Libératrice de Dieu.

 

Dieu, ainsi que la Bible, la prière et les sacrements, moyens de grâce efficaces, peuvent devenir autant de tentations magiques lorsqu’ils sont employés en dehors de Sa Souveraine Volonté.

 

Si nous croyons que Dieu est le Fondement Indispensable de notre vie, ne vivons pas comme s’Il ne pouvait pas et ne voulait pas s’intéresser à notre vie quotidienne.

 

Jésus a dit :

 

« Quiconque me dit : Seigneur, Seigneur ! n’entrera pas forcément dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait La Volonté de Mon Père qui est dans les cieux. » (Mattieu 7:21).

 

Quelle exigence redoutable de la part de Celui qui n’a jamais pactisé avec la facilité et les faux semblants !

 

L’interdiction du troisième commandement vise avant tout les abus de nature religieuse.

 

Nous ne pouvons pas être croyants pour des raisons matérielles, sociales, morales ou psychologiques.

 

« Tu aimeras le Seigneur Ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. » (Matthieu 22:37).

 

C’est donc devant Sa Présence et sous Sa Garde que nous sommes appelés à vivre.

 

C’est Lui Seul la raison et l’objet de notre foi.

 

Et puisque nous sommes appelés à défendre Son Nom devant les hommes, ne nous contentons pas de froncer les sourcils lorsque l’on jure par Son Nom ou lorsque l’on tient des propos injurieux à Son Egard.

 

Notre vie entière doit Lui obéir dans la plénitude.

 

Il la veut dans sa totalité, cœur, âme, force et savoir, avec toute notre affectivité, au-dessus même de notre vie ; avec toutes les possibilités qui sont mises par Lui à notre disposition.

 

Sa Loi n’est pas une quelconque morale ni une suite de règles stéréotypées, mais elle est l’image même de Sa propre Action en faveur de l’homme.

 

Dieu ne s’est-Il pas offert à nous ; ne s’est-Il pas abaissé et appauvri totalement ?

 

Dieu Seul peut bien parler de Dieu !

 

Il a honoré Son Nom.

 

Il a enlevé les masques dont les hommes s’affublent.

 

Il a refusé tout compromis avec l’impureté, le mensonge et l’hypocrisie.

 

Jésus-Christ, Son Fils, a prié ainsi :

 

« Père […] je T’ai glorifié sur la terre […] J’ai manifesté Ton Nom aux hommes » (Jean 17:4,6), en ajoutant aussitôt : « Je me sanctifie Moi-même pour eux. » (Jean 17:19).

 

Sur la croix, le Nom de Dieu fut avili, profané, aussi bien par les païens que par le peuple religieux par excellence.

 

Et pourtant, sur cette colline où les passants injuriaient Jésus et où les bourreaux se moquaient de leur victime, Dieu a dressé une barrière infranchissable et Il a sauvegardé pour toujours Sa Sainteté.

 

Il était descendu graver Son Nom, non plus sur des tables de pierre, mais sur la chair et par le sang de Celui qu'Il avait destiné à porter Personnellement Son Saint Nom parmi les humains.

 

Et au matin de Pâques, les ténèbres de la crucifixion furent définitivement chassées.

 

Aux yeux de tous les hommes, Dieu fit éclater la Gloire de Son Nom Saint, Juste et Vrai.

 

En Christ, ce Nom est Plénitude.

 

Aussi, les hommes qui Le prononcent et qui doivent L’annoncer savent qu’il n’y a pas dans le ciel ou sur la terre aucun autre nom par lequel nous puissions être sauvés.

 

Nul ne doit l’ignorer.

 
Amen,
 
 
Aaron Kayayan,
Pasteur Réformé

 

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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 10:32
Dieu Notre Rempart

« Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui se trouve toujours dans la détresse. »

Psaume 46:2

Dieu Notre Rempart,

 

 

Le ton défiant et vigoureux de ce Psaume suggère une date de composition proche d’une période de troubles ou de grave crise nationale, même si la nature de celle-ci ne nous est pas précisée.

 

Pourtant, quelle actualité que celle de cette « Confession de Foi » !

 

Elle reste actuelle pour notre époque, pour cette « fin des temps ».

 

Elle n’est nullement le fruit d’une piété « in vitro », d’une théologie pour « initiés », mais d’une connaissance droite et pratique de Dieu, de Sa Nature et de Son Action.

 

Dieu se manifeste comme Celui qui monte d’un sommet vers l’autre.

 

Son Pouvoir et Son Autorité s’étendent au-dessus de la nature, au-dessus de l’assaut de ses ennemis, au-dessus du monde en guerre.

 

Toute sécurité véritable se trouve auprès de Lui.

 

Non pas en partie en Lui et en partie ailleurs, mais exclusivement en Lui.

 

Avec Lui, les eaux cessent de devenir des flots menaçants et dévastateurs pour se transformer en fleuves de Vie.

 

Sion et Jérusalem sont Choisies par Dieu.

 

La Cité de Dieu est l’un des thèmes prédominants de tout l’Ancien Testament.

 

Elle préfigure et annonce Jérusalem la Nouvelle, la Céleste.

 

En tant que Demeure de Dieu, et non de manière intrinsèque, Jérusalem est forte, et son importance est ici soulignée.

 

La victoire, présente dans un combat décisif, est l’avant-goût de la victoire finale ; celle dont l’auteur inspiré offre la vision glorieuse.

 

La guerre s’arrêtera au milieu d’un pays dévasté et désarmé.

 

Aussi, l’exhortation se fait-elle entendre :

 

« Arrêtez et reconnaissez que je suis Dieu; je domine sur les nations, je domine sur la terre. »

 

Et comme partout sur les pages du Livre, la fin en vue n’annonce pas un simple espoir humain, mais la Gloire même de Dieu.

 

Il est avec nous (Emmanuel), tel un Rempart.

 

Prière

Mes yeux verront la délivrance que Mon Sauveur m’accordera.

Aussi mon cœur, plein d’assurance, en L’attendant s’affermira.

Amen.

 

Aaron Kayayan

Aaron Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 

 

 

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Source :  

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28 janvier 2020 2 28 /01 /janvier /2020 20:01
Ordre de Dieu et désordre des hommes

« Le sacrificateur Azaria entra derrière lui, avec quatre-vingts sacrificateurs de l’Éternel, vaillants hommes, qui s’opposèrent au roi Ozias et lui dirent : Ce n’est pas à toi, Ozias, de brûler des parfums à l’Éternel, mais aux sacrificateurs, fils d’Aaron, qui ont été consacrés pour les brûler. Sors du sanctuaire, car tu es infidèle, et cela ne tournera pas à ta gloire devant l’Éternel Dieu. »

2 Chroniques 26 : 17-18

L’histoire des relations de Dieu avec Son Peuple est l’histoire de Sa Libération et de l’Ordre dans lequel doit vivre ce peuple libéré.

 

Il doit se conformer à l’Institution religieuse que Dieu a Fondée.

 

C’est là une autre manière de reconnaître la Souveraineté de Dieu.

 

La vie des hommes et du monde a été Créée et Ordonnée par Dieu dans des sphères différentes.

 

Le péché d’Ozias est celui de l’immixtion du pouvoir temporel dans le domaine de la Foi.

 

Il rappelle aussi une fausse conception du « sacerdoce universel ».

 

Or Dieu est un Dieu d’Ordre.

 

Il Adresse une Vocation Particulière aux hommes qui doivent Le Servir.

 

Il existe une pluralité de ministères.

 

Dieu n’admet pas dans la vie de Son Peuple ni l’anarchie ni l’usurpation d’une fonction par ceux qui ne sont pas habilités à l’accomplir.

 

Le résultat, pour Ozias, en fut la lèpre.

 

Les conséquences de nos jours en sont la dislocation sociale d’un monde qui persiste à ignorer Dieu et à mépriser Son Ordre.

 

 

 

 

PRIÈRE

Heureux celui dont la plus grande joie

Est nuit et jour de méditer Ta Loi

Il ne suit pas le conseil des rebelles,

Il ne fait pas route avec l’infidèle

Il ne vient pas s’asseoir chez les moqueurs

Mais avec tous est simple dans son cœur.

 

 

Aaron Kayayan

Aaron Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 

 

 

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Source :  

Ressources Chrétiennes

 

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21 avril 2019 7 21 /04 /avril /2019 05:09
Notre pain de ce jour

Exode 16

 

Les histoires bibliques de l’Ancien Testament ont été écrites pour notre instruction ; c’est l’une de celles-ci que vous pourrez lire dans Exode 16, auquel j'invite à votre méditation.

 

Lorsque le peuple de Dieu fut conduit par Sa Main Puissante en dehors du pays de l’abondance et de la sécurité matérielle, loin des dépôts de provisions, il dut comprendre pour la première fois que la liberté et la grâce de Dieu étaient des dons vraiment étonnants.

 

Israël ne s’était habitué à l’idée exaltante de se libérer du joug ennemi que grâce au courage de Moïse, à l’époque d’Aaron, et grâce surtout aux actes puissants et extraordinaires de Dieu.

 

Par la suite, cette idée s’est transformée en un plan pratique et réaliste.

 

Les Israélites ont pris des mesures pour subvenir à leur subsistance matérielle dans le désert.

 

Ils ont établi une planification économique ; ils se sont fait accompagner par leurs troupeaux de gros et de menu bétail ; ils ont emporté l’or et l’argent du pays qu’ils fuyaient donné par les Egyptions eux mêmes ; ils se sont abondamment pourvus pour être à l’abri du besoin, tout au moins pour quelques semaines.

 

Après la traversée de la Mer Rouge, ils se sont mis en route pour le désert.

 

Mais tous ces plans, ainsi que leurs provisions n’ont duré que quelques semaines.

 

À peine six ! (Le quinzième jour du deuxième mois après leur départ).

 

Alors, soudain, ils ont découvert que tout leurs stocks de provisions avaient fondu comme du beurre au soleil !

 

Ils étaient maintenant même dépourvus de la "précaire stabilité" de la vie en Égypte, et à vue humaine ils ne pouvaient espérer trouver aucune ressource.

 

Ils se sont mis à regretter alors le pays abandonné et son aisance matérielle.

 

Devant leurs yeux s’étend le désert, vaste, aride, effrayant.

 

Ils y sont comme des nomades dressant leurs tentes devant l’imposant Sinaï, et dans leurs mains ils ne tiennent qu’une promesse, promesse immatérielle, insaisissable.

 

Elle leur dit que Dieu est leur Dieu et qu’ils sont Son peuple.

 

Mais peut-on manger une promesse, même si elle s’appelle Alliance de grâce ?

 

Ainsi, arrivé au bout de sa prudence et des mesures de précaution qu’il avait prises à son départ, Israël découvre qu’être le Peuple de Dieu veut dire vivre au jour le jour.

 

Non pas par des suppléments dans les bagages, mais de Sa Seule Grâce.

 

Être le Peuple de Dieu signifie se nourrir uniquement de La Promesse de Dieu.

 

Ayant terminé leurs réserves de nourriture, ces pèlerins du désert ont dû s’arrêter, rester immobiles comme des statues et regarder perplexes, à travers une toute petite et étroite ouverture, vers un lointain et inquiétant avenir : l’avenir que Dieu leur promettait.

 

Il n’est donc pas étonnant que ces hommes aient murmuré.

 

C’était pour eux une expérience douloureuse et terrible.

 

Nous les comprenons.

 

Nous autres humains, nous voulons compter toujours sur quelque chose de palpable, de concret, de matériel…

 

Contre les provisions de six semaines, les Israélites n’ont maintenant que la certitude de manger pour une journée.

 

La manne venait chaque jour, mais une seule fois par jour.

 

Peut-être la pensée inquiétante que la famine pouvait s’abattre sur eux en poussa quelques-uns à ramasser de la manne pour deux jours, d’autres pour trois…

 

Ils tentaient d’assurer par eux-mêmes leur survie, de dépendre de leur prévoyance.

 

Mais la nourriture ainsi ramassée ne dure pas longtemps.

 

Ceux qui ont ramassé pour l’avenir l’ont vite compris, car les vers ont découvert ce surplus, ce rab, et l’ont détruit.

 

La fraîcheur de ce pain du désert ne durait pas plus d’un jour, mais il tombait fidèlement chaque jour, et cela durant très, très longtemps.

 

Ceux qui avaient ramassé pour l’avenir ont vite appris que l’avenir de Dieu ne dépend pas de leurs soucis ni de leurs mesures, et encore moins de leur bon sens.

 

Si le pain pour le deuxième jour était détruit, ce deuxième jour voyait se renouveler dès le matin une nouvelle provision et ainsi de suite, chaque jour, selon la promesse.

 

Le pain que Dieu nous donne, le pain du désert, le pain de l’Alliance, le pain de Pâques, le pain de la communion, est toujours un signe d’un avenir illimité et éternel, de l’Intérêt et de l’Amour Constant que Dieu nous porte.

 

Dieu ne tient pas compte de nos soucis, mais Il nous réserve quand même des surprises.

 

Il ne donne que pour la journée, mais Il répète Son Offre jour après jour.

 

Le pain de la communion ne dure qu’un instant, mais dans ce court instant est contenu tout notre avenir.

 

Ceux qui voudraient le prolonger indéfiniment se rendent compte que le pain s’altère et qu’il serait aussi immangeable que la manne rassise et pleine de vers.

 

On ne peut disposer de Dieu et contrôler Ses dons.

 

C’est Lui qui les contrôle.

 

Lorsque notre situation se dégrade et nous cause des soucis, santé défaillante, dévaluation de la monnaie, une situation économique précaire, la crainte d’agitations sociales et politiques ou même le danger de guerre, nous sommes assurés que Dieu nous accordera l’essentiel si notre confiance est placée en Lui.

 

Ce qui compte c’est Sa Providence, qui nous nourrira jour après jour.

 

Lorsque nos forces nous sembleront insuffisantes, soyons assurés que Dieu les renouvellera chaque jour, afin que nous soyons capables d’accomplir les tâches qu’Il nous confie.

 

Il en est ainsi pour la marche dans la foi.

 

Là aussi, les grâces de Dieu ne s’emmagasinent pas.

 

Nous n’avons pas à nous fier uniquement à une expérience du passé ; il faut la renouveler chaque jour.

 

Le Pardon de Dieu doit être renouvelé à chaque faute.

 

La prière doit devenir une pratique quotidienne.

 

La lecture de Sa Parole une nourriture reçue chaque matin.

 

Notre conversion à Dieu une conversion journalière dans le zèle et l’obéissance.

 

Aujourd’hui et chaque jour, nous pouvons compter sur Dieu, en dépit des apparences.

 

Nous aurons donc à prier chaque jour :

 

« Que ton règne vienne. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. »

 

Le règne de Dieu est proche, et son pain renouvelé chaque jour.

 

Amen,

Pasteur Aaron Kayayan

Aaron Kayayan,

Pasteur Réformé 

 

 

 

 

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Source : www.ressourceschretiennes.com

 

 

 

 

 

 

Le pasteur Aaron Kayayan (1928-2008), père de l'auteur (pasteur Eric Kayayan) du site Foi&Vie réformées, a  exercé un ministère radiophonique pour l’Europe, le Québec, l’Afrique francophone et l’Arménie.  

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 21:17
La culpabilité trouve son expiation en Christ Seul

"Masochisme" et expiation

 

Lorsque le sentiment de la faute et de la culpabilité conduit à l'autopunition, aux maladies psychosomatiques, aux jeux de hasard, à l'alcoolisme, dans la volonté de destruction, arrêtez vous et soyez assurés que l'expiation de nos péchés se trouve en Jésus Seul.

 

Au début des Deux sources de la morale et de la religion, le philosophe français Henri Bergson, remarque que le souvenir de la faute est ce qu’il y a de plus ancien dans l’humanité.

 

De plus ancien et aussi de plus obscur…

 

Cette question passe de nos jours au premier plan de l’actualité.

 

Elle s’éclaire d’un jour nouveau et s’obscurcit d’une nuit nouvelle à la trouble lumière des événements contemporains et des travaux de la psychanalyse.

 

« L’homme moderne est en constante position d’accusé. Le sentiment de sa faute draine toutes ses énergies, et les effets se font sentir aussi bien sur le plan individuel que social. » (Jean Lacroix).

 

L’homme séparé de Dieu s’engage sur une piste de fausse liberté, mais cette autonomie devient alors une source de culpabilité qui lui fait ressentir un profond besoin de justification.

 

Le sentiment de la faute peut laisser l’homme pantelant ; il ressemble à une embarcation fragile emportée par les vagues déchaînées et qui, d’un moment à l’autre, risque d’être engloutie dans le fond de l’océan.

 

Toutes les énergies de l’homme au cours de son existence sont rassemblées pour faire face à cette éventualité et pour réparer les brèches qui s’ouvrent sans cesse.

 

Toute activité est une autojustification, car la mentalité de l’homme coupable est une mentalité d’autodéfense.

 

Elle tend à survivre en surmontant la faute, ou bien en l’oubliant.

 

Il essaie de trouver un sauvetage dans sa tentative de l’expier personnellement.

 

L’expiation est la réparation de la faute par le coupable, et sa conséquence un semblant de justification.

 

C’est ce besoin urgent, irrésistible que nous appellerons masochisme. (Je n’ignore pas que ce soit là un sens dérivé du mot.)

 

Le masochisme est la méthode par laquelle l’homme coupable entreprend, bien inconsciemment, sa propre punition.

 

En essayant de se purifier, il aspire à apaiser sa conscience.

 

Il existe une très grande variété d’activités humaines qui sont dans le sens le plus profond des pratiques masochistes.

 

En donnant une brève liste de celles-ci, nous désirons, par un regard lucide et un diagnostic sévère, aider ceux qui pourraient en être prisonniers et indiquer le remède que leur offre l’Évangile.

 

1. Les maladies dites psychosomatiques en sont assurément le symptôme le plus courant.

 

L’homme coupable s’imagine qu’il sera en mesure, s’il souffre suffisamment, de payer pour la faute commise.

 

Telle ou telle maladie (prenons garde cependant de ne pas trop généraliser) est la conséquence du besoin pressant d’expier.

 

Certaines maladies physiques pourraient être simplement d’origine morale ou religieuse.

 

La médecine psychosomatique moderne a bien compris la relation qui peut exister entre une cause spirituelle et un symptôme physique et elle peut nous aider à faire le bon diagnostic.

 

2. Les jeux de hasard dénotent du même besoin.

 

Disons, en passant, qu’il s’agit le plus souvent d’abominables escroqueries organisées, parfois même avec la bénédiction des pouvoirs publics.

 

Les milliers de personnes qui les pratiquent, et qu’elle qu’en soit la forme : des turfistes jusqu’aux passionnés de la roulette ou des loteries nationales, s’étonneraient d’entendre affirmer qu’en réalité, leur passion du jeu subsiste comme une soif inconsciente d’expiation.

 

Cependant, il s’agit là d’une attitude qui ne peut être contrôlée par la conscience.

3. Il n’est pas inutile d’inclure dans notre liste l’alcoolisme.

 

Lui aussi est une pratique masochiste, une autopunition radicale.

 

Les méfaits de l’alcoolisme ont été dénoncés et doivent l’être ; mais il est urgent d’en connaître aussi les mobiles profonds.

 

4. L’une des formes les plus courantes de pseudo-expiation se trouve dans l’attitude de beaucoup de nos contemporains qui prétendent se charger de tous les fardeaux du monde pour les porter sur leurs épaules, tels des Atlas modernes.

 

Ils se sentent contraints de porter tous les problèmes d’ordre social, politique et économique.

 

Le grand malheur de beaucoup d’Églises et de chrétiens — et très particulièrement de ministres du culte — ce n’est pas leur légèreté, mais plutôt leur excès de sérieux.

 

Ils estiment qu’ils ne font rien pour soulager les maux accablant le monde et l’humanité.

 

Alors, depuis le problème du pétrole jusqu’à la prévention routière, ils se sentent responsables et solidaires de tout et de tous.

 

Ils s’obstinent à intervenir sur tous les fronts.

 

Ils ignorent qu’ils s’engagent davantage sur la voie de l’autopunition que sur celle de la solution.

 

Il ne faut pas s’étonner de voir autour de nous tant de chrétiens découragés, abandonnant les rangs des fidèles et des ministres du culte pour s’engager ailleurs, en vue d’une plus grande efficacité par ailleurs bien illusoire…

 

Pensez aussi à ces chrétiens matériellement aisés qui se sentent coupables de l’être à cause d’une fausse conception de la charité !

 

5. Mentionnons aussi la volonté d’échec comme forme d’autopunition.

 

On cherche à expier une faute commise en échouant systématiquement dans tout ce que l’on entreprend.

 

6. Enfin, prenons pour terminer l’exemple d’une activité destructrice qui se rencontre chez des gens dotés d’une forte personnalité.

 

Apparemment, ces derniers jouissent d’un équilibre qui ferait envie aux autres.

 

Mais ils participent à des activités, telles la politique ou l’économie, dont les visées dernières peuvent n’être rien de moins que des tentatives de destruction massive.

 

Derrière certaines de leurs impulsions peuvent se dessiner la haine de la vie, voire la détermination de détruire les autres.

 

La politique et l’économie modernes, tel qu’elles sont pratiquées, ne sont rien d’autre que les signes d’un besoin inconscient de détruire.

 

Masochisme et suicide sont des pratiques étroitement liées.

 

Auto-expiation, le masochisme est une duperie, un mensonge énorme que s’offre l’homme séparé de Dieu, et l’expiation qu’il entreprend peut concerner un péché insignifiant pour mieux dissimuler un péché grave qu’il ne veut pas admettre.

 

Cela peut parfois donner naissance au sadisme, c’est-à-dire au transfert sur autrui d’une faute personnelle.

 

Le don-juanisme, tant célébré dans notre culture et littérature occidentales, est une forme de sadisme.

 

Le besoin d’expiation et de purification est inséparable de l’homme.

 

L’entreprise moderne de la publicité le sait bien, elle qui incite avec tant de succès nos contemporains à avoir recours aux détergents et aux cosmétiques.

 

Nous assistons vraiment dans ce domaine à la naissance d’une nouvelle et bizarre religion que j’appellerai le « détergentisme ».

 

Utilisez telle marque de savon, de dentifrice ou de déodorant et vous allez vous sentir pur dans votre peau, bien à l’aise dans l’existence.

 

La publicité moderne est devenue une rentable entreprise de purification rituelle dont les publicistes sont les nouveaux prêtres.

 

Or, la Parole de Dieu est radicalement opposée à toutes les pseudo-expiations, à toutes les solutions que l’homme imagine pour résoudre ses complexes.

 

L’homme, ancien ou moderne, se trouve dans la même situation.

 

Il cherche l’immunité et l’autonomie.

 

Il désire gagner son indépendance vis-à-vis de Dieu, d’un Dieu qu’il considère jaloux et trouble-fête, et, par son activité masochiste, il tient à payer le prix de son indépendance vis-à-vis de Lui.

 

 

L’homme moderne se tourne vers l’État.

 

L’État est devenu sa providence pour tous ses besoins fondamentaux, y compris celui de la justification.

 

On a dit que toute vie était devenue politique.

 

Ce qui veut dire que l’État, la politique et l’économie doivent remplacer Dieu et apporter toutes les solutions.

 

Les hommes de tous les temps ont cherché un salut mythique et nos contemporains ne font pas exception.

 

Il ne faut donc pas s’étonner de voir autour de nous toutes les formes de destruction, aussi bien individuelles que collectives, depuis les guerres et les révolutions violentes jusqu’à l’abus de la drogue et de l’alcool.

 

Pourtant, le salut ne se trouve qu’en Dieu, dont la Grâce annonce et offre une vie libérée.

 

L’homme, Créature de Dieu, ne peut vivre que dans le monde de Dieu et sous Son Regard.

 

Coupé de Lui, il ne fait que creuser sa tombe.

 

Faire soi-même son expiation est une monstruosité.

 

Dieu Seul peut expier nos fautes ; Pardonner nos transgressions, se charger de notre personne, Apaiser nos consciences.

 

Il y a pourvu.

 

La véritable justification n’est pas l’excuse que nous cherchons, elle n’est pas une expérience subjective à travers nos émotions, mais l’Acte Objectif de Dieu.

 

Notre expiation a été faite grâce à Celui qui nous a remplacés et qui est devenu Notre Substitut.

 

Quelqu’un d’autre a pris notre place et a payé pour nous.

 

Il a subi notre sort, porté nos fardeaux, anéanti nos fautes.

 

C’est là la Bonne Nouvelle !!!

 

Il existe une Vérité Biblique qui parle de la corruption totale de la personne humaine, et que la psychologie moderne à sa façon nous aide à comprendre.

 

Mais la Solution dernière pour le temps et pour l’éternité se trouve uniquement en Dieu ! 

 

L'expiation de nos péchés se trouve en Jésus Seul.

 

Aaron Kayayan Pasteur Refuge Protestant

Aaron Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé,

 

 

 

 

 

 

Bible Refuge Protestant
Refuge Protestant Croix huguenote

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Source : Ressources Chrétiennes

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 19:18
Le triomphe apparent des méchants

Psaume 10 

Pourquoi, ô Éternel ! te tiens-tu éloigné ? Pourquoi te caches-tu au temps de la détresse ?

Le méchant dans son orgueil poursuit les malheureux, Ils sont victimes des trames qu'il a conçues.

Car le méchant se glorifie de sa convoitise, Et le ravisseur outrage, méprise l'Éternel.

Le méchant dit avec arrogance : Il ne punit pas ! Il n'y a point de Dieu ! - Voilà toutes ses pensées.

Ses voies réussissent en tout temps; Tes jugements sont trop élevés pour l'atteindre, Il souffle contre tous ses adversaires.

Il dit en son coeur : Je ne chancelle pas, Je suis pour toujours à l'abri du malheur !

Sa bouche est pleine de malédictions, de tromperies et de fraudes; Il y a sous sa langue de la malice et de l'iniquité.

Il se tient en embuscade près des villages, Il assassine l'innocent dans des lieux écartés ; Ses yeux épient le malheureux.

Il est aux aguets dans sa retraite, comme le lion dans sa tanière, Il est aux aguets pour surprendre le malheureux ; Il le surprend et l'attire dans son filet.

10 Il se courbe, il se baisse, Et les misérables tombent dans ses griffes.

11 Il dit en son coeur : Dieu oublie ! Il cache sa face, il ne regarde jamais !

12 Lève-toi, Éternel ! ô Dieu, lève ta main! N'oublie pas les malheureux !

13 Pourquoi le méchant méprise-t-il Dieu ? Pourquoi dit-il en son coeur : Tu ne punis pas ?

14 Tu regardes cependant, car tu vois la peine et la souffrance, Pour prendre en main leur cause ; C'est à toi que s'abandonne le malheureux, C'est toi qui viens en aide à l'orphelin.

15 Brise le bras du méchant, Punis ses iniquités, et qu'il disparaisse à tes yeux !

16 L'Éternel est roi à toujours et à perpétuité ; Les nations sont exterminées de son pays.

17 Tu entends les voeux de ceux qui souffrent, ô Éternel ! Tu affermis leur coeur ; tu prêtes l'oreille

18 Pour rendre justice à l'orphelin et à l'opprimé, Afin que l'homme tiré de la terre cesse d'inspirer l'effroi.

Le Psaume 10 fait acrostiche avec le précédent qui est nettement de David.

 

Dans les Septante, ils sont unis, et dans notre version ce Psaume n’a pas de titre qui pourrait être :  « Problème du mal dans la Création de Dieu ».

 

Ce problème est un des plus anciens de la pensée humaine et va de pair avec un second dont on entend souvent parler :

 

« Dieu est-il personnel et immanent ou impersonnel et transcendant ? »

 

Il apparaît aussi dans ce Psaume.

 

Dans le premier verset, le psalmiste semble troublé.

 

Il a le sentiment que le Créateur est trop loin, inaccessible, et ne peut pas intervenir dans la bonne marche de Sa Création.

 

Un « pourquoi ? » est posé devant le problème du mal.

 

Il trouve son écho dans celui du Christ sur la croix.

 

La souffrance exprimée ici et les problèmes examinés se distinguent nettement de ceux que nous trouvons dans le Psaume 6 où il est question des souffrances méritées, cause d’un péché bien connu et non confessé.

 

Il s’agit ici des problèmes qui découlent du péché en général et qui n’attirent pas l’intervention immédiate de Dieu, le Juste Juge.

 

C’est pourquoi le péché imprime la pensée et le caractère du méchant (versets 2 à 4).

 

Ce personnage est orgueilleux, vantard, outrageux, méprisant, hardi, arrogant et même athée.

 

Le principe est que, dans ce monde, le péché réussit mieux que la justice.

 

Le psalmiste ne saisit pas comment une telle pensée peut Glorifier Dieu ou comment Dieu peut rester Juste tout en n’intervenant pas.

 

Le pourquoi du verset 1 se pose à nouveau devant cette réussite du méchant.

 

Dieu laisse peut- être agir le pécheur pour lui donner le temps de se repentir (2 Pierre 3:9).

 

Mais pourquoi lui permettre la réussite dans sa mauvaise voie !?! 

 

Dieu encouragerait-Il le péché !?! 

 

La question est posée devant Dieu.

 

C’est celle du méchant lui-même.

 

Dieu n’agit pas, donc Il ne voit pas ou n’existe pas.

 

Le méchant fait souffrir le juste et Dieu semble l’encourager dans cette injustice.

 

Posons-nous cette question : Dieu exige-t-Il et encourage-t-Il la souffrance silencieuse du Chrétien même quand il est dans la juste voie ?

 

La Bible donne une réponse catégorique (1 Pierre  2:19-23; 3:17-18; Hébreux 11:35).

 

La dernière partie du Psaume (versets 12 à 18) est un appel à l’Intervention Divine.

 

D’abord prière instante avec nouvelle interrogation, puis confession de Foi dans la Justice Finale de Dieu.

 

Le Jugement Divin est invoqué (verset 15, en contraste avec le verset 5).

 

La conclusion assure l’exaucement de la Prière du Juste et l’encourage à croire et à agir envers et contre tout, dans les plus affreuses ténèbres.

 

Ainsi nous serons par avance un Témoignage en face de la hardiesse du méchant (2 Thessaloniciens 1:5).

 

 

Amen, 

 

 

Aaron Kayayan Refuge Protestant

Aaron Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé,

.

Bible
Refuge Protestant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Ressources Chrétiennes

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 16:43
un Cantique de Louange et de Reconnaissance envers Notre Père Céleste

« Qu’ils louent le nom de l’Éternel, car son nom seul est élevé; sa majesté domine la terre et les cieux. » Psaume 148:13

 

 

N’avons-nous jamais entendu la création chanter depuis les hauteurs du ciel jusqu’aux profondeurs de la mer ?

 

Depuis les arbres fruitiers jusqu’aux animaux sauvages ?

 

Le bétail, les oiseaux, les gens et toute créature vivante louer le nom du Seigneur ?

 

Un tel chant de louange et d’adoration adressé au Créateur serait magnifique, n’est-ce pas ?

 

Malheureusement, il n’est guère possible de nos jours d’entendre ce chant de la création, car il est réduit au silence par le vacarme produit par l’homme.

 

Certes, nous entendons des sons et des voix, mais ce sont des cris perçants et des hurlements stridents, des soupirs profonds ; ce sont les gémissements d’une création menacée par l’homme.

 

Nous sommes assourdis par le bruit, mais où sont donc les chants de louange et de joie ?

 

Saurions-nous d’ailleurs les chanter ?

 

Les chants de notre génération trahissent le désespoir et pleurent les illusions perdues, ils hurlent les existences gâchées et s’égarent dans une quête infructueuse du sens de la vie, de la personne humaine et de toutes choses.

 

Nul ne songe à inviter la création à élever un chant joyeux envers le Créateur.

 

Nul ne convoque un chœur pour louer le Dieu de majesté.

 

Aucune chorale, en dehors de l’Église fidèle, ne se réunit pour célébrer le Très Haut…

 

Apprenons et réapprenons à chanter avec joie !

 

Ceci ne requiert pas une technique spéciale.

 

Il suffit de la foi ; d’une foi enracinée profondément dans le Dieu Créateur et Rédempteur.

 

Celle qui n’exalte que Son Nom.

 

Lisons pendant un mois entier le Psautier qui contient ce genre de cantiques.

 

Depuis plus de vingt siècles, le Peuple de Dieu les a chantés parce qu’il a été inspiré et mû par le Saint-Esprit.

 

Vivre en la Présence de Dieu nous rend capables de chanter un cantique de louange en Son Honneur.

 

Père, place un chant nouveau dans nos cœurs et une nouvelle louange sur nos lèvres.

 

Qu’aujourd’hui, lorsque nous T’adorerons, nous puissions nous réjouir en Ta Bonté et en Tes Oeuvres.

 

Nous louerons Ton Nom, qui est au-dessus de tout nom.

 

En Christ, amen.

 

 

Aaron Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 

 

Bible

Refuge Protestant Croix Huguenote

 

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

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