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Vie Protestante Réformée

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à l'homme sans asile.

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ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

Bouchra Maurice 

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 20:45
Je disposerai ma prière devant Toi, et j'attendrai.

Éternel ! Le matin, tu entendras ma voix,

Le matin, je disposerai ma prière devant Toi,

et j'attendrai.

(Psaumes 5. 3 / 63. 1)

 

Quel privilège ont les croyants de connaître Dieu comme Celui qui les aime et qui les écoute !

 

Mais attention ! Dieu n'est pas notre serviteur !

 

Gardons notre place de créature devant Celui qui n'a de comptes à rendre à personne sur aucune de Ses Actions (Job 33. 13).

 

C'est la soumission qui nous convient face aux circonstances qu'Il permet.

 

N'oublions pas que Dieu nous a adoptés comme Ses enfants, Il est Notre Père et s'intéresse à nous.

 

Dans Sa Sagesse et Son Amour, Il n'exauce pas toutes nos prières.

 

Heureusement ! Car que de fois, après un certain temps, nous nous rendons compte que certaines n'étaient ni judicieuses ni ...intelligentes !

 

Le verset décrit bien l'attitude d'un croyant se devant se placer confiant.

 

Dès son réveil, sa première préoccupation est de se placer dans la présence de Dieu, sachant que sa prière est entendue.

 

Il ne lui reste plus qu'à attendre en paix la réponse Divine de Son Père Céleste.

 

Dieu ne décevra jamais :

 

« Aucun de ceux qui s'attendent à toi ne sera confus » (Psaume 25. 3).

 

Pourtant les problèmes que nous venons de présenter subsistent !?!

 

Grande est alors la tentation de faire quelque chose pour soulager notre anxiété, et difficile l'attente, surtout l'attente paisible !

 

Mais, ayant exposé nos demandes, nous avons la promesse que la Paix de Dieu gardera nos coeurs et nos pensées dans le Christ Jésus (Philippiens 4. 7).

 

Amen,

 

 

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

Source : LBS

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 15:50
La Résurrection spirituelle de l'homme perdu (1ère partie)

Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c'est par grâce que vous êtes sauvés ) Ephésiens 2 : 5



On s'attendrait sans doute, à ce que j'appelle l'attention à Pâques sur le glorieux évènement dont l'Eglise chrétienne célèbre la mémoire.

 

Telle n'est pourtant pas mon intention.

 

Mais, si le sujet que j'ai à coeur de méditer n'est point la Résurrection de Christ, du moins peut-on dire qu'il s'y rapporte dans une certaine mesure.

 

 

Ce sujet le voici : La résurrection spirituelle de l'homme pécheur et perdu.

C'était aux chrétiens d'Ephèse que l'Apôtre adressait les paroles de mon texte ; mais elles s'appliquent avec non moins de vérité à tous ceux qui, à une époque ou à une autre et dans quelque lieu que ce soit de la terre habitable, ont été élus en Jésus-Christ, rachetés par Son Sang, justifiés par Sa Grâce.

 

D'eux aussi, il est vrai de dire que, morts dans leurs fautes et dans leurs péchés, ils ont été vivifiés par l'Esprit de Dieu.

Quel spectacle solennel que celui d'un cadavre !

 

Quand, en y pensant, j'essayai de me placer, par l'imagination, en face des réalités de la mort, mon âme, je l'avoue, recula d'épouvante.

 

Je fus comme anéanti !

 

" Quoi ? me disais-je, est-il donc vrai que ce corps, où je sens palpiter la vie, sera bientôt un festin pour les vers ! Qu'en dehors et en dedans de ces orbites, où maintenant mes yeux étincellent, ramperont d'immondes créatures, progéniture de la corruption ! Que ces membres, aujourd'hui pleins de vigueur, étendus dans la froide immobilité, dans l'abjecte impuissance de la mort, deviendront un objet d'invincible dégoût pour ceux-là mêmes qui me chérissent le plus, en sorte qu'ils s'écrieront avec Abraham : Otez mon mort de devant moi !..."

 

Peut-être, ne parvenons nous pas encore à réaliser, dans toute son horreur, ce lugubre tableau.

 

Ne semble-t-il pas étrange, ne semble-t-il pas incroyable que pour celle et celui venant dans le lieu de culte serons un jour portés dans le sépulcre ; que ces regards, qui s'étaient fixés sur le pasteur, sur nous, seront voilés d'une obscurité éternelle, que ces langues, qui faisaient entendre une sainte harmonie, bientôt ne seront plus qu'un peu de boue ; que nous enfin, dans toute la force de l'âge et de la santé, serons incapable de mouvoir un muscle, d'articuler un son, et deviendrons une masse inerte, fille de la fosse et soeur de la corruption ?...

 

Sans doute, nul n'ignore ces sombres vérités ; nul ne peut les révoquer en doute ; mais n'est-il pas vrai que, lorsque par la pensée l'on essaie de se les appliquer à soi-même, on est presque tenté de les déclarer impossibles ?

 

Ah ! C'est que la mort exerce sur notre enveloppe terrestre de si épouvantables ravages ; elle met en pièces d'une façon si hideuse cette admirable organisation, chef-d'oeuvre du Créateur, que c'est à peine si notre intelligence étonnée peut la suivre dans son oeuvre de vandalisme !

Toutefois, efforçons-nous de nous faire une idée aussi exacte que possible de ce qu'est un cadavre, et, lorsque nous y serons parvenus, je vous prie, chacun en particulier, que c'est là l'image employée dans mon texte pour représenter la condition de notre âme par nature.

 

Et en vérité, l'Apôtre n'aurait pu faire usage d'une métaphore plus juste ; car, de même qu'un cadavre est passif, inerte, insensible, prêt à se décomposer, ainsi est toute âme humaine si elle n'a été vivifiée par la Grâce de Dieu.

 

Nous sommes morts dans nos fautes et dans nos péchés ; la mort habite en nous, et ce germe de mort est susceptible de se développer graduellement, de telle sorte que, laissés à nous-mêmes, nous tous, pourrions devenir avec le temps des objets véritablement hideux.

 

Hideux par nos vices et notre corruption morale, tout comme le cadavre est rendu hideux par la corruption matérielle.

 

Voilà, ce que nous enseigne l'Ecriture, touchant l'état moral de l'homme.

 

Dans toutes ses pages, elle nous dit que depuis la chute l'enfant d'Adam par nature est mort ; qu'être perdu et dégradé, il est dans un sens spirituel absolument privé de vie.

 

Elle nous enseigne, en outre, que s'il obtient la vie, ce ne peut être que grâce à une véritable résurrection opérée dans son âme par l'Esprit de Dieu, et que cette résurrection, il la devra, non à aucun mérite qui pût être en lui, mais uniquement au Bon Paisir du Père, à un effet tout gratuit de Sa Miséricorde Infinie et Souveraine.

Voilà, je le répète, la doctrine qui ressort de la Bible tout entière ; et c'est sur cette doctrine, formulée avec une remarquable précision dans les paroles de mon texte, que je désire appeler notre attention pendant quelques instants.

 

Je ferai mon possible pour rendre mes développements intéressants en même temps que clairs.

 

Dans l'espoir d'atteindre ce double but, j'illustrerai, en quelque sorte, mon sujet d'une manière qui, au premier abord, vous paraîtra sans doute un peu étrange.

 

Vous vous souvenez que pendant son séjour sur la terre le Seigneur Jésus accomplit trois résurrections.

 

Je ne sache pas qu'Il en ait accompli d'autres.

En premier lieu, Il ressuscita une enfant de douze ans, la fille de Jaïrus, qui, étendue sans vie sur sa couche, se leva incontinent, dès que Jésus eut prononcé cette seule parole : " Talitha cumi !"

 


En second lieu, le Seigneur ressuscita le fils de la veuve de Naïn, qui, couché sur sa bière, était transporté au tombeau, et qu'Il réveilla de son sommeil de mort par ces mots : " Jeune homme, je te le dis, lève-toi !"
 


Enfin, la troisième et la plus mémorable résurrection opérée par Jésus fut celle de Lazare, lequel n'était plus ni sur son lit, ni en chemin vers la tombe, mais dont la corruption avait déjà fait sa proie, lorsque le Seigneur, par le verbe de Sa Toute-Puissance, le rappela à la vie, en criant à haute voix : " Lazare, sors dehors !"

 



Ces trois faits, je les transporterai, pour ainsi dire, dans le domaine spirituel, et je les emploierai comme des types ou des images pour représenter successivement d'abord :

 

 

Les différences extérieures qui existent entre les âmes inconverties, quoique leur condition soit au fond la même.

 

 

En second lieu, les différents moyens de grâce employés pour vivifier les pécheurs.

 

 

Et enfin, les différentes manifestations de cette vie, qui pourtant est une dans un sens absolu.

 

 

 

 

La Résurrection spirituelle de l'homme perdu (2ème partie)

.

 

 

 

 

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 15:49
La Résurrection spirituelle de l'homme perdu (2ème partie)

Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c'est par grâce que vous êtes sauvés ) Ephésiens 2 : 5



J'ai dit qu'il existe certaines différences extérieures entre les âmes inconverties, mais que leur condition n'en est pas moins la même.

 

J'ajoute que cette condition, commune à tous, c'est la mort.

 

Approchez-vous par la pensée, de la fille de Jaïrus.

 

Voyez-la étendue sur son lit : ne dirait-on pas que la vie est encore en elle ?

 

Les lèvres de sa mère effleurent encore son front, la main de son père presse encore sa main, et c'est à peine si ce père, si cette mère peuvent se persuader que leur enfant est morte ; mais il n'est que trop vrai, elle est morte, aussi morte qu'elle peut jamais l'être.

 

Voyez maintenant ce jeune homme qu'on porte en terre.

 

Il est plus que mort, passez-moi l'expression; il commence à se corrompre ; déjà les teintes livides, précurseurs de la dissolution, sont répandues sur son visage.

 

Et cependant, quoique la mort soit plus apparente chez lui que chez l'enfant, à proprement parler, il n'est pas plus mort qu'elle, car il n'y a point en réalité de degrés dans la mort.

 

Mais voici un troisième cas, où la mort se révèle avec plus d'évidence encore ; c'est celui de Lazare, de Lazare, dont Marthe, faisant usage de mots non couverts, pouvait dire :

 

Seigneur, il sent déjà mauvais, car il est là depuis quatre jours.

 

Toutefois, remarquez-le, la fille de Jaïrus n'était pas moins morte que Lazare.

 

Il y avait différence quant à la manifestation extérieure de la mort, mais non point quant à la mort elle-même.

Ainsi en est-il des âmes, qui n'ont point été vivifiées par la Grâce de Dieu.

 

J'ai eu, sans nul doute, devant moi quelques-unes de ces créatures favorisées que l'oeil se plaît à contempler.

 

Elles sont belles à voir de toutes manières, belles par leurs qualités morales, aussi bien que par leurs charmes extérieurs.

 

Il semble en vérité qu'elles réunissent tout ce qui est bon et désirable ; et pourtant, si elles sont irrégénérées (notez bien ceci), elles sont mortes, complètement mortes !

 

A voir la fille de Jaïrus, qui eût dit qu'elle n'était plus qu'un cadavre ?

 

Une main tendre et pieuse n'avait pas encore fermé ses yeux ; dans son regard brillait encore comme un dernier reflet de lumière.

 

Pareille à un lis à peine détaché de sa tige, elle n'avait rien perdu de sa grâce.

 

Le ver n'avait pas commencé à creuser sa joue ; les couleurs de la vie ne s'étaient pas flétries sur son front, elle paraissait encore appartenir au monde des vivants.

 

Et de même, chères jeunes âmes dont je viens de parler, si vous possédez tout ce que le coeur peut désirer, sauf la seule chose nécessaire ; il ne vous manque absolument rien, si ce n'est le Souffle Divin, l'Amour du Sauveur ; si vous n'êtes pas unies à Jésus par une foi vivante ; c'est pourquoi - je vous le dis avec profonde douleur, mais je dois vous le dire - vous êtes mortes !

 

Vous êtes mortes !

 

Aussi mortes que les derniers des pécheurs, quoique votre mort ne soit pas aussi apparente.

 

Mais, à côté de ces filles de Jaïrus, il est certainement aussi, des êtres qui ont fait un pas de plus, dirai-je, dans la mort spirituelle.

 

Il y a encore en eux, je le reconnais, quelques restes de bons sentiments, mais ils ont commencé à céder à leurs inclinations mauvaises.

 

Ils ne sont pas encore des intempérants sans pudeur, des blasphémateurs sans frein ; leur inconduite n'est pas encore assez scandaleuse pour que leurs semblables n'en puissent tolérer la vue.

 

Comme chez le jeune homme de Nain, la corruption qui couve au-dedans d'eux n'a pas encore ouvertement éclaté au dehors.

 

Mais, qu'ils ne s'abusent point : quoiqu'ils ne soient pas descendus au dernier degré de la dépravation, quoique le monde ne les rejette pas de son sein, ils sont morts !

 

Ils sont morts !

 

Tout aussi morts que les derniers des pécheurs !

 

Et n'y a-t-il point aussi, parmi ceux là me lisant, de ces derniers, de ces plus avilis des hommes, véritables Lazare spirituels, chez qui la mort revêt son plus hideux aspect ?

 

Semblables à des cadavres dans leur sépulcre, leur âme est en pleine putréfaction.

 

Leurs moeurs sont abominables ; leur conduite tout entière inspire l'horreur la plus profonde ; ils sont mis à l'index de toute société qui se respecte ; la pierre est en quelque sorte roulée sur leur tombeau.

 

Ils ont si complètement perdu tout sens moral que ceux qui les connaissent ne veulent plus soutenir aucune relation avec eux, et semblent s'écrier à leur manière :

 

" Otez ce mort de devant nous, car nous n'en saurions supporter la vue !"

 

Et cependant, - j'insiste sur ce point - ces âmes si corrompues, si perverties, ne sont pas en réalité plus mortes que les autres âmes irrégénérées, de même que Lazare n'était pas plus mort que la jeune fille à qui il ne manquait que le souffle.

 

Les fruits de la mort sont plus visibles, il est vrai, chez les unes que chez les autres; mais toutes également sont privées de vie; toutes ont un égal besoin d'être vivifiées par Jésus-Christ.

P
ermettez-moi, d'entrer dans quelques détails, et de vous indiquer les traits principaux qui constituent la différence existant entre les trois classes d'âmes dont je viens de parler.

 

Pour cela, continuons notre rapprochement, et revenons d'abord à la fille de Jaïrus.

 

Voici donc cette jeune fille : regardons-la de nouveau.

 

Loin de nous repousser, sa vue, n'est-il pas vrai ? nous attire.

 

Elle est morte, et pourtant elle est encore belle.

 

Quoique privée de vie, elle est pleine de charmes et de grâces.

 

Quel contraste avec le jeune homme !

 

Toute beauté a disparu de ses traits ; on devine que le ver est déjà à l'oeuvre ; toute sa gloire s'est évanouie.

 

Quel contraste surtout avec Lazare ! Il n'est plus qu'un foyer de corruption !

 

... Mais chez la fille de Jaïrus il existe, je le répète, une beauté extérieure.

 

Il en est de même de beaucoup de ceux qui me lisent en ce moment.

 

N'est-elle pas en effet pleine de grâce, cette jeune âme dont le souffle impur du péché semble avoir respecté la candeur ?

 

Qui pourrait ne pas l'aimer ?

 

N'est-elle pas aimable, n'est-elle pas belle entre toutes ?

 

N'est-elle pas digne d'être admirée, souvent même d'être imitée ?

 

Ah ! Sans doute, elle est tout cela ; elle est plus encore peut-être, je suis le premier à en convenir ; mais, hélas ! Hélas !

 

Dieu le Saint-Esprit n'a pas encore soufflé sur elle, elle n'a pas reconnu Jésus pour Son Sauveur, ni imploré Son Pardon ; elle possède tout, excepté la Vraie Religion ; et dès lors, elle est morte, morte malgré toute sa beauté, malgré tous ses attraits !

 

Oh ! Ma soeur, ma chère soeur, mon amie, pourquoi faut-il qu'il en soit ainsi ?

 

Pourquoi faut-il que toi si douce, si aimable, si tendre, si compatissante, je sois obligé de te compter au nombre de ceux qui sont morts dans leurs fautes et dans leurs péchés ?

 

Comme mon Maître pleura jadis sur le jeune riche, qui avait gardé tous les commandements, mais à qui il manquait une chose, ainsi je pleure aujourd'hui sur toi !

 

Oui, je pleure à la pensée que toi, ornée de qualités si précieuses, de tant de dons du coeur et de l'esprit, tu n'en es pas moins plongée dans la mort !

 

Car, ne te fais point illusion, tu es morte aussi longtemps que tu n'as pas la foi en Christ.

 

Ta bonté, ta vertu, ton excellence ne te serviront de rien : tu es morte, et tu ne saurais vivre si Jésus ne te donne la Vie.

Remarquons, en outre, que la fille de Jaïrus est encore entourée d'amis.

 

Elle vient d'exhaler le dernier soupir, et sa mère la couvre de tendres baisers.

 

Oh ! Se peut-il bien qu'elle soit morte ? Les caresses qu'on lui prodigue ne parviendront-elles pas à la ranimer ?

 

Et les larmes brûlantes qui pleuvent sur elle ne suffiront-elles pas à féconder cette terre froide, il est vrai, mais assez riche encore, semble-t-il, pour que la vie jaillisse de son sein ?

 

Hélas ! Non .

 

Ces caresses, ces larmes sont stériles ; la semence de la vie manque ; l'enfant ne respire plus ; néanmoins, c'est à qui se pressera autour d'elle, c'est à qui la comblera de témoignages d'amour.

 

Quel contraste avec le jeune homme !

 

Il est étendu sur sa bière ; personne ne le touchera plus, et si quelqu'un le touchait, il serait souillé.

 

Quel contraste surtout avec Lazare !

 

Une pierre est scellée sur lui.

 

N'en est-il pas de même de vous, chères âmes auxquelles je me suis déjà adressé ?

 

N'êtes-vous pas entourées de l'amour de tous ?

 

Le peuple de Dieu lui-même vous chérit d'une affection cordiale ; il vous recherche, il vous estime, il vous approuve.

 

Votre pasteur même prie souvent pour vous.

 

Admises dans les assemblées des enfants de Sion, vous vous asseyez avec eux comme si vous étiez des leurs, vous entendez ce qu'ils entendent, vous chantez ce qu'ils chantent.

 

Et pourtant, pourtant hélas ! Vous le dirai-je ?

 

Vous êtes encore dans la mort.

 

Il ne vous manque absolument qu'une chose, mais c'est la seule qui puisse vous sauver ; il ne vous manque qu'une chose, mais cette chose c'est la Vie.

 

En vain les enfants de Dieu vous ouvrent-ils leur sein, en vain vous accueillent-ils dans leur compagnie ; ils ne sauraient allumer en vous cette étincelle Sacrée de la Vie ; et, si jamais vous l'obtenez, sachez-le, vous devrez vous joindre au plus grand des pécheurs pour répéter avec l'Apôtre :


Lorsque nous étions morts dans nos fautes et dans nos péchés, Dieu nous a vivifiés avec Christ.

 

Mais considérons encore la jeune fille.

 

Voyez, elle n'est point revêtue des insignes de la mort.

 

Ni le suaire ni le linceul ne l'enveloppent.

 

On ne l'a point dépouillée de ses habillements ordinaires.

 

Elle est vêtue exactement comme elle l'était le jour où, ressentant les premières atteintes de sa maladie, elle s'étendit sur sa couche.

 

On ne l'a point livrée définitivement à la mort.

 

Il n'en est pas de même du fils de la veuve : l'appareil de la sépulture l'environne ; ni de Lazare : il est lié pieds et mains.

 

Mais je le répète, la fille de Jaïrus est encore revêtue de l'habit des vivants.

 

Ainsi en est-il de l'âme simple et ingénue dont je parle.

 

Jusqu'à présent, elle semble n'avoir aucune habitude coupable, aucun mauvais penchant déclaré ; et, tandis que tel jeune homme est déjà emprisonné dans le linceul de son inconduite, et que tel pécheur vieilli dans le vice est lié pieds et mains par ses passions désordonnées, cette âme se pare de tous les ornements extérieurs de la piété.

 

Elle agit comme les Chrétiens, elle parle comme eux ; sa conduite semble pure, digne d'éloges, irrépréhensible : c'est à peine si l'on pourrait y discerner quelques taches.....

 

Hélas, hélas ! Chère âme, pourquoi faut-il qu'une si belle parure, des apparences si aimables ne recouvrent que la mort ?

 

Vainement, as-tu orné ton front du brillant joyau de la bienfaisance.

 

Vainement as-tu ceint tes reins des chastes robes de la pureté extérieure.

 

Hélas ! Chère âme, il faut bien que je te le dise :

 

Si tu n'es pas née de nouveau, tu es encore dans la mort !

 

Ton excellence s'évanouira comme la teigne ; tes prétendues bonnes oeuvres s'en iront en fumée, et, au jour du jugement, tu seras pour jamais séparée des justes, à moins que Dieu ne te donne la vie.

 

Oh ! Je gémis, je gémis amèrement sur cette foule de jeunes âmes qui semblent avoir été préservées jusqu'ici de toute souillure du monde, mais qui n'en sont pas moins sans vie et sans salut !

 

Oh ! Plût à Dieu, jeune homme, plût à Dieu, jeune fille, que de vos premières années, vous fussiez vivifiés par l'Esprit !

Veuillez observer un détail encore.

 

Dans le cas de la jeune fille, la mort était, pour ainsi dire, une chose secrète.

 

C'était dans sa chambre que l'enfant avait rendu le dernier soupir ; c'était dans sa chambre que son corps inanimé reposait, et rien probablement ne laissait soupçonner au dehors le douloureux mystère que recélait cette maison de deuil.

 

Il n'en était pas ainsi du jeune homme, car on l'avait transporté jusqu'aux portes de la ville, et beaucoup de gens l'avaient vu ; ni de Lazare, car des Juifs étaient venus de Jérusalem pour pleurer sur sa tombe.

 

Mais la mort de la fille de Jaïrus n'avait point ce caractère de publicité, et il en est de même des âmes dont je l'ai prise pour type.

 

Jusqu'à présent, leur péché se cache dans l'ombre ; il est tout intérieur.

 

La convoitise a bien conçu dans leur coeur, mais le péché n'est pas encore enfanté ; le germe des passions existe en elles, mais ce germe impur ne s'est point manifesté par des actes.

 

Le jeune homme n'a point encore porté à ses lèvres la coupe enivrante, quoique souvent une voix séductrice lui en ait vanté les douceurs ; la jeune fille n'a point abandonné les sentiers de la vertu, quoique souvent elle ait prêté l'oreille aux suggestions de la vanité.

 

En un mot, leurs mauvais penchants n'ont point franchi les limites du for intérieur ; personne peut-être n'en soupçonne l'existence.

 

Hélas, mon frère ! Hélas, ma soeur ! Qu'elle est triste la pensée que vous, dont la vie extérieure est si louable, vous cachez pourtant de secrètes souillures dans la chambre de votre coeur, et que, dans les replis les plus intimes de votre être, vous portez la mort spirituelle, mort aussi véritable, quoique moins évidente, que celle du pécheur le plus scandaleux.

 

Oh ! Dieu veuille que vous puissiez vous écrier aujourd'hui même :

 

"Malgré toutes nos justices, malgré toutes nos vertus, nous étions morts, comme les autres, dans nos fautes et dans nos péchés, mais Dieu nous a vivifiés."

 

Mes amis, mes chers amis, souffrez que j'insiste encore sur ce point.

 

Il y a des âmes au sujet desquelles j'éprouve les plus vives appréhensions.

 

Je l'ai déjà dit, elles possèdent tout ce que le coeur peut souhaiter, mais il leur manque une chose : elles n'aiment pas Mon Maître.

 

O vous jeunes gens, qui fréquentez assidûment les parvis du Seigneur, et dont les murs sont irréprochables, pourquoi faut-il que votre piété soit comme une plante sans racine ?

 

O vous, vierges de Sion, qu'on voit toujours dans la maison de prières, pourquoi faut-il que vous n'ayez point la Grâce de Dieu dans le coeur ?

 

Prenez garde, je vous en supplie, vous, âmes simples, naïves, aimables, innocentes aux yeux des hommes !

 

Lorsque viendra le grand jour où le Seigneur séparera les vivants d'avec les morts, encore une fois, je vous le déclare avec douleur, si vous n'avez été converties, régénérées, vivifiées par l'Esprit de Dieu, malgré toute votre excellence, vous serez rangées parmi les morts !



Mais il est temps que nous quittions la jeune fille, pour passer au fils de la veuve de Naïn.

 

Avant tout, observez qu'il n'est pas plus mort que l'enfant ; seulement il est parvenu, si je puis ainsi parler, à une phase plus avancée de la mort.

 

Venez, approchons-nous du funèbre cortège ; arrêtons la bière ; contemplons le corps qui y est couché.

 

Vous frémissez, n'est-il pas vrai ? Vous détournez vos regards.

 

Le visage de la petite fille était plein et coloré, mais ici, la joue est creuse, le teint livide.

 

Et l'oeil ?... oh ! Quelle noirceur l'environne !...

 

Ne pressent-on pas que le ver va bientôt paraître, que la décomposition est au moment de se faire jour ?... Ainsi en est-il d'une certaine classe d'âmes.

 

Ils ne sont plus ce qu'ils étaient dans leur première jeunesse, alors que leurs moeurs étaient à l'abri de tout reproche.

 

Peut-être viennent-ils de tomber dans le filet de la femme étrangère ; ils commencent à se lancer dans la carrière du libertinage : leur corruption est en voie d'éclater.

 

Ils ne sont plus, disent-ils, des enfants à la lisière ; n'est-il pas temps qu'ils s'émancipent ?

 

Que d'autres se soumettent, si bon leur semble, à l'absurde esclavage des lois de la morale ; quant à eux, ils sont libres, ils veulent l'être, ils entendent mener joyeuse vie, et ainsi ils se précipitent dans un tourbillon de plaisirs bruyants et charnels, en sorte que les signes de la mort spirituelle se manifestent en eux avec toujours plus d'évidence.

 

De plus, remarquez, mes chers amis, que si la jeune fille était entourée de caresses, par contre, personne ne touche le jeune homme : il est étendu sur sa bière, et quoique des hommes le portent sur leurs épaules, il n'en est pas moins vrai qu'il inspire à tous les vivants une instinctive répulsion.

 

Jeune homme ! Ne te reconnais-tu point à ce trait ?

 

Ne sais-tu pas que depuis quelque temps les gens pieux, que dis-je, tes amis eux-mêmes se tiennent à distance de toi ?

 

Hier encore les larmes de ta mère n'ont-elles pas coulé en abondance, tandis qu'elle exhortait ton jeune frère à fuir ta société, à ne pas suivre ton exemple ?

 

Ta soeur, ta propre soeur, qui, en t'embrassant ce matin, a peut-être instamment supplié le Seigneur de te faire recevoir du bien dans cette maison de prières, ta soeur elle-même a honte de toi.

 

Ta conduite devient si légère, tes propos si déplacés qu'elle rougit en te voyant.

 

Il y a aussi des maisons Chrétiennes où tu étais naguère le bienvenu ; tu fléchissais le genou avec la famille assemblée, ton nom était mentionné dans la prière commune ; mais à présent, tes visites dans ces maisons deviennent de plus en plus rares, car, lorsque tu y vas, on t'accueille avec réserve.

 

Le père de famille ne voudrait à aucun prix que son fils se liât avec toi, car il sait que tu pourrais le souiller.

 

Il ne vient plus lui-même, comme autrefois, s'asseoir à ton côté pour s'entretenir de choses Saintes ; s'il te reçoit encore chez lui, c'est simplement par politesse ; mais il ne peut plus te traiter avec son ancienne cordialité, car il sent qu'entre son âme et la tienne il n'existe plus aucun lien sympathique.

 

Le Peuple de Dieu pareillement te témoigne de la froideur ; il ne te repousse pas encore d'une manière ouverte, mais il y a, dans ses rapports avec toi, une contrainte qui prouve clairement que ton état de mort lui est bien connu.

Un autre point de dissemblance entre le fils de la veuve et l'enfant de Jaïrus, c'est que, tandis que celle-ci était encore revêtue de l'habit des vivants, l'autre était déjà enveloppé dans les vêtements de la mort.

 

Et toi aussi, jeune homme, tu es comme enveloppé dans tes habitudes vicieuses.

 

Tu sais que le diable, de sa main de fer, étreint ton âme toujours plus fortement.

 

Il y eut un temps où tu pouvais encore te dégager de cette étreinte ; tu étais maître de tes plaisirs, disais-tu.

 

Maintenant, tes plaisirs sont tes maîtres.

 

Jeune homme ! J'en appelle à ta conscience, tes voies ne sont-elles pas des voies d'iniquité ?

 

Tu n'oserais le nier !

 

Sans doute, tu n'es point arrivé aux dernières limites de l'immoralité et de l'infamie ; mais, en vérité, en vérité, je te le dis, mon frère : tu es mort ! tu es mort !

 

Et si l'Esprit de Dieu ne te vivifie, tu seras jeté dans la vallée de la géhenne, pour être en pâture au ver qui ne meurt point, mais qui dévore les âmes pendant l'éternité.

 

Ah ! Jeune homme, jeune homme, je pleure sincèrement sur toi, car, si la pierre du sépulcre ne te recouvre pas encore, si ta corruption morale n'est pas avancée au point que tu sois pour tes alentours un objet d'horreur et d'épouvante, cependant, tu as déjà fait plusieurs pas dans la carrière du vice, et qui peut dire où tu t'arrêteras ?

 

Prends garde ! Le péché est une pente glissante, et ne s'arrête pas qui veut sur cette pente...

 

Lorsque le ver du sépulcre a commencé ses ravages, peut-on placer son doigt dessus, et lui dire :

 

" Arrête-toi ?"

 

Non, il poursuit son oeuvre de destruction jusqu'au bout...

 

Oh ! Jeune homme, Dieu veuille te vivifier avant que tu ne sois parvenu à cette consommation de la mort que l'enfer soupire de te voir atteindre, et à laquelle le ciel seul peut te faire échapper !

Une dernière observation au sujet du fils de la veuve de Naïn.

 

La chambre de la jeune fille, avons-nous dit, était seule témoin de sa mort ; mais dans le cas de celui-ci, la mort, au contraire, se montrait au grand jour, puisque Jésus rencontra le convoi aux portes de la ville.

 

C'est ainsi que chez la première classe d'âmes que j'ai essayé de décrire, le péché est plus ou moins secret ; mais chez toi, jeune homme, il est patent, il est manifeste.

 

Tu ne crains pas de pécher à la face du soleil, à la face de Dieu même.

 

Tes dérèglements ne sont un mystère pour personne ; aussi bien, tu ne tiens plus à sauver les apparences.

 

" Je ne suis point un hypocrite", dis-tu d'un ton de bravade, " je n'ai aucune prétention à la sainteté; je ne rougis pas de quelques écarts de jeunesse".

 

Ah ! Jeune homme, jeune homme !

 

Tandis que tu tiens ce langage, qui sait si ton père ne s'écrie pas dans l'amertume de son coeur :

 

" Plût à Dieu que je fusse mort avant d'avoir vu mon fils se conduire comme il le fait ! Plût à Dieu que lui-même eût été couché dans la tombe, avant de s'être ainsi engagé dans les sentiers du vice ! Plût à Dieu que le jour même où je le contemplai pour la première fois, où mes yeux furent réjouis par la vue de mon fils, il eût été soudainement frappé par la maladie et la mort ! Oh ! Oui, plût à Dieu que son âme enfantine eût été retirée au ciel, et qu'il n'eût pas vécu pour faire descendre avec douleur mes cheveux blancs au sépulcre !..."

 

Jeune homme, tu le sais : ton inconduite avouée, ton inconduite qui s'étale, pour ainsi dire, aux portes de la ville, jette le trouble dans la maison de ton père, abreuve de douleur le coeur de ta mère.

 

Oh ! je t'en conjure, arrête-toi !

 

... Oh ! Seigneur Jésus, Touche la bière en cet instant même !

 

Arrête quelque pauvre âme qui chemine dans la voie de la perdition, et crie-lui :

 

" Lève-toi !"

 

Alors, cette âme, ressuscitée en nouveauté de vie, pourra s'écrier avec nous tous, qui par Ta Grâce jouissons déjà de la vie :

 

" Lorsque nous étions morts dans nos fautes et dans nos péchés, Dieu nous a vivifiés ensemble avec Christ, par le moyen de son Esprit !"

Et maintenant, nous arrivons à la troisième et dernière résurrection accomplie par notre Seigneur : celle de Lazare, de Lazare mort et enseveli.

 

Oh ! Mes chers amis, je ne puis vous mener voir Lazare dans son sépulcre !

 

Retirez-vous, oh ! Retirez-vous loin de lui !

 

... Où fuir pour échapper à l'odeur infecte de ce corps en putréfaction ?...

 

Non seulement tout vestige de beauté a disparu, mais c'est à peine si on reconnaît en lui une forme humaine.

 

Oh ! Hideux spectacle !...

 

Je ne veux pas entreprendre de le décrire, les paroles me manqueraient ; d'ailleurs, vous ne pourriez l'entendre ou le lire jusqu'au bout.

 

Et de même, je ne trouverais point d'expressions si je voulais décrire l'état moral d'une certaine catégorie de pécheurs.

 

Mon front rougirait de confusion, s'il me fallait vous dévoiler les oeuvres de ténèbres accomplies chaque jour par les impies de ce monde, accomplies peut-être par quelques-uns de ceux me lisant en ce moment.

 

Ah ! Qu'elle est hideuse la dernière phase de la mort physique, la dernière phase de la dissolution ; mais la dernière phase du péché, combien n'est-elle pas plus hideuse encore!...

 

Plusieurs de nos écrivains modernes paraissent avoir une aptitude particulière pour fouiller celle boue, pour remuer cette fange impure ; mais je le confesse, cette aptitude n'est pas la mienne ; aussi, ne vous dépeindrai-je point les souillures et les turpitudes du pécheur consommé.

 

Je passerai sous silence les abominables débauches, les convoitises dégradantes, les actions ignobles et diaboliques dans lesquelles se vautrent ceux chez qui la mort spirituelle a accompli tous ses ravages, et chez qui le péché s'est manifesté dans toute son épouvantable laideur.

 

Y a-t-il des êtres appartenant à cette classe de pécheurs ?

 

Il se peut qu'ils ne soient pas nombreux, mais j'ose affirmer qu'il y en a.

 

Inutile de dire qu'ils ne sont pas, comme la jeune fille, recherchés, caressés par les Chrétiens, ou même comme le jeune homme, accompagnés de loin à leur dernière demeure ; non, les honnêtes gens s'enfuient à leur approche, tant est grande l'horreur qu'ils leur inspirent.

 

Leurs femmes elles-mêmes, lorsqu'ils rentrent chez eux le soir, courent se cacher pour éviter leur contact.

 

Ils sont montrés du doigt, ils sont l'objet du mépris de tous.

 

Telle est la prostituée, de laquelle nous détournons nos regards quand nous la rencontrons dans la rue ; tel est le débauché scandaleux, à qui nous nous empressons de céder le pas, de peur qu'il ne nous touche en passant.

 

Ces infortunés sont couchés dans le sépulcre de leurs vices ; les stigmates de la mort spirituelle sont empreints sur leur visage ; l'opinion publique a roulé la pierre sur eux.

 

Ils savent qu'ils sont devenus un objet de dégoût pour leurs semblables ; même, dans un lieu de culte, ils se sentent mal à l'aise, car ils n'ignorent pas que, si leur voisin se doutait de ce qu'ils sont, il reculerait épouvanté.

 

Et notez bien un détail, tandis que dans le cas du jeune homme la mort était pour ainsi dire de notoriété publique, dans le cas de Lazare, comme dans celui de la fille de Jaïrus, elle est secrète, elle est resserrée dans d'étroites limites ; seulement, chez Lazare, ce n'est plus dans la chambre funèbre qu'elle se cache, c'est dans la nuit du tombeau.

 

Image frappante de ce qui a lieu dans le monde moral.

En effet, lorsqu'un pécheur n'est qu'à demi enfoncé dans l'iniquité, il la commet ouvertement, mais lorsqu'il s'y est plongé tout entier, ses passions deviennent tellement dépravées qu'il est obligé de s'y livrer en secret.

 

Il lui faut alors le silence et l'obscurité du sépulcre.

 

Ses convoitises sont d'une nature si détestable qu'il ne peut les assouvir qu'à l'heure de minuit ; sa corruption est si révoltante qu'elle a besoin d'être enveloppée de l'épais linceul des ténèbres.

 

Peut-être ce Lazare spirituel est-il dans la condition la plus abjecte ; peut-être cache-t-il sa honteuse existence dans quelque bouge infect de quelque sombre ruelle.

 

Mais peut-être aussi appartient-il à ce que l'on appelle les classes supérieures de la société, et habite-t-il de somptueuses demeures.

 

Ah ! Mes frères et soeurs, mon ami(e), vous le dirai-je en ayant souvent écouté les aveux que sont venues constamment me faire des âmes travaillées et repentantes, je rougis pour l'humanité.

 

Jusque dans les plus hautes régions de l'échelle sociale, se pratiquent les plus honteuses énormités.

 

Il y a dans mon propre troupeau, dans mon Eglise même, de malheureuses créatures, dont la perte a été consommée par des hommes de grand nom, de grande naissance, haut placés, influents...

 

La hardiesse de mon langage vous étonne peut-être, mais pourquoi craindrais-je de dire ce que d'autres ne craignent pas de faire ?

 

L'Ambassadeur de Dieu doit-il être moins hardi pour reprendre que les hommes ne le sont pour pécher ?

 

Oui, je le déclare hautement, dans tous les rangs de la société, il est des âmes qui sont comme en puanteur aux narines du Tout-Puissant, des âmes dont la corruption est plus hideuse qu'on ne saurait dire !

 

Elles doivent enfouir leurs désordres dans la tombe du mystère, sans quoi elles seraient huées, honnies, chassées de la société - j'allais presque dire de l'existence !...

 

Et cependant, ô Admirable Puissance de la Grâce de Dieu !

 

Cette dernière classe de pécheurs peut être sauvée aussi bien que la première.

 

Lazare, déjà en proie à la corruption, peut aussi aisément sortir du tombeau que l'enfant endormie de son lit.

 

La créature la plus avilie, la plus dégradée peut, tout comme une autre, ressusciter en nouveauté de vie, et être amenée à s'écrier, elle aussi :

 

" Lorsque j'étais morte dans mes fautes et dans mes péchés, Dieu m'a vivifiée par Christ."

J'espère que vous avez bien saisi la vérité importante sur laquelle je viens de m'étendre si longuement ; à savoir :

 

Que tous les hommes, sans exception, sont, par nature, également morts, mais que la mort se manifeste en eux sous un aspect différent.

 

 

 

 

 



La Résurrection spirituelle de l'homme perdu (3ème partie)

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 15:48
La Résurrection spirituelle de l'homme perdu (3ème partie)

Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c'est par grâce que vous êtes sauvés ) Ephésiens 2 : 5
 


J'aborde maintenant une autre partie de mon sujet.

 

Il y a diversité dans les moyens employés pour vivifier les pécheurs, quoique la vie ne procède que d'un seul et même agent : telle est la seconde vérité que notre rapprochement fait ressortir d'une manière frappante.

 

En effet, la fille de Jaïrus, tout comme le jeune homme, et celui-ci, tout comme Lazare, furent ressuscités, et ressuscités par la même personne, c'est-à-dire par Jésus ; mais la manière dont s'opérèrent ces trois résurrections présente de notables différences.

 

Quant à la jeune fille, nous lisons dans l'Evangile que Jésus, l'ayant prise par la main, Lui dit simplement :

 

" Jeune fille, lève-toi"

 

Il n'en fallut pas davantage.

 

Une voix douce et subtile, un léger attouchement, pas de bruit, pas d'éclat, rien de propre à frapper les regards, et l'enfant se réveilla de son sommeil de mort ; et les pulsations de son coeur reprirent leur cours accoutumé.

 

C'est ainsi, mes amis, que Dieu agit, le plus souvent, à l'égard des jeunes âmes pures selon le monde, qu'il veut convertir à Lui.

 

Pour les réveiller, Il n'emploie ni les terreurs de Sinaï, ni le feu brûlant, ni la nuée épaisse, ni la tempête ; Il se borne à leur ouvrir le coeur, comme autrefois à Lydie, afin qu'elles reçoivent la Parole ; La Grâce Divine descend sur de telles âmes doucement et sans bruit, comme la rosée sur les fleurs.

 

Lorsqu'il s'agit de pécheurs endurcis, cette Grâce fond sur eux en torrents impétueux, mais c'est en douces ondées qu'elle se répand habituellement sur les âmes qui sont encore à la première phase de la mort spirituelle.

 

L'Esprit ne fait que les effleurer de son souffle.

 

Peut-être osent-elles à peine croire elles-mêmes à la réalité de leur conversion; mais qu'elles se rassurent.

 

Si elles ont la Vie, c'est que Jésus les a vivifiées, et pour avoir été moins apparente que d'autres, leur conversion n'est pas moins véritable.

Et le fils de la veuve de Naïn recouvra-t-il la vie de la même manière que la jeune fille ? Non.

 

Observez avant tout que, tandis que celle-ci la reçut dans l'intérieur de sa chambre, ce fut en public, au grand jour, en pleine rue, qu'elle fut rendue au jeune homme.

 

Observez, en outre, que, dans ce nouveau cas, Jésus toucha, non pas le mort, mais la bière ; et ceux qui la portaient s'arrêtèrent, est-il ajouté.

 

Après cela, le Seigneur prononça à haute voix ces paroles impressives :

" Jeune homme, je te le dis, lève-toi !"

 

Ainsi, tandis que Jésus communique une vie nouvelle à l'enfant par une douce pression de la main, dans le cas du jeune homme, le même résultat est obtenu, non pas en le touchant, mais en arrêtant sa bière.

 

C'est ainsi que le Seigneur agira probablement avec toi, ô jeune homme, s'Il daigne te vivifier.

 

Il commencera par te retirer tes occasions de chute, tes moyens de péché ; à tes compagnons de plaisir qui, par leurs mauvais exemples, te transportent pour ainsi dire au sépulcre du vice, Il ordonnera de s'arrêter.

 

Alors, il y aura pendant quelque temps, dans ta vie, une réforme partielle ; et finalement, tu entendras dans ton âme une voix forte et solennelle qui te dira :

 

" Jeune homme, je te le dis, lève-toi !"

Pour ce qui est de la résurrection de Lazare, de celle qui en apparence était la plus impossible, je vous prie, mes chers amis, de relire avec attention les préparatifs extraordinaires dont le Sauveur jugea bon de la faire précéder.

 

Au moment de ressusciter la jeune fille, Il avait traversé la chambre, le sourire aux lèvres, en disant : " Elle n'est pas morte, mais elle dort."

 

Au moment de ressusciter le fils de la veuve, Il avait dit à celle-ci :

 

" Ne pleure point."

 

Mais dans la circonstance qui nous occupe, Jésus est plus grave, plus sombre.

 

Il est en face d'un cadavre se corrompant dans son tombeau.

 

Comment Son Âme ne serait-elle pas attristée ?

 

C'est à cette occasion que l'évangéliste nous dit :

 

Et Jésus pleura.

 

Et après qu'il eut pleuré, il frémit en lui-même. Puis il dit : " ôtez la pierre."

 

Ensuite, élevant les yeux au ciel, il prononça cette sublime invocation :

 

" Mon Père, je te rends grâces de ce que tu m'as exaucé."

Enfin, après s'être ainsi recueilli, Il cria à haute voix :

 

" Lazare ! sors dehors !"

 

Chose digne de remarque, cette expression : Il cria à haute voix, nous ne la trouvons pas dans le récit des deux autres résurrections.

 

Jésus parla bien aux trois morts ; ce fut Sa Parole qui les vivifia tous, mais il semble n'avoir élevé la voix que dans le seul cas de Lazare.

 

Y a-t-il une âme vile parmi les viles, un être arrivé au plus bas degré de la dépravation ?

 

Ah ! Pécheur, pécheresse, lui dirai-je, puisse Mon Sauveur te vivifier !

 

Christ peut le faire ; mais, sache-le, Il Lui en coûtera bien des Larmes !

 

Oui, quand Il viendra te disputer aux horreurs de la dissolution et t'arracher à cet affreux sépulcre où tu croupis dans tes vices, Jésus viendra en pleurant sur tes forfaits, en gémissant sur les hideux ravages que la mort spirituelle a faits dans ton âme !

 

De plus, il y a une pierre à rouler de dessus toi : tes habitudes coupables; et alors même que cette lourde pierre aura été enlevée, un son doux et subtil ne saurait te réveiller.

 

Non, pour te convertir, il ne faut rien moins que la voix éclatante de l'Eternel, cette voix qui fait trembler le désert et brise les cèdres du Liban.

 

Bunyan, l'immortel auteur du Voyage du Pèlerin vers l'éternité, était un de ces Lazare spirituels ; aussi, quels moyens énergiques furent employés à son égard !

 

Songes terribles, angoisses affreuses, ébranlements effroyables - tout dut être mis en oeuvre pour le vivifier à salut.

 

Ne dis donc point, ô pécheur, que Dieu ne t'aime pas, s'Il terrifie ton âme par les tonnerres de Sinaï, mais reconnais bien plutôt que tu étais trop profondément plongé dans la mort pour qu'une voix moins formidable eût pu frapper tes oreilles !

 

 

 



La Résurrection spirituelle de l'homme perdu (dernière partie)

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 15:45
La Résurrection spirituelle de l'homme perdu (dernière partie)

Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c'est par grâce que vous êtes sauvés ) Ephésiens 2 : 5

Mais me voici arrivé à la dernière partie de mon sujet.

 

Quoique la vie soit une, ai-je dit, elle se manifeste de manières différentes.

 

En effet, les besoins, les expériences, les aspirations de tous les Chrétiens sont loin d'être les mêmes.

 

Il y aurait beaucoup à dire sur ce point, et je regrette que le temps me manque pour le développer d'une manière convenable.

 

Après avoir ressuscité les trois morts dont nous nous sommes occupés, que fit Jésus ?

 

" Donnez-lui à manger" : telle fut Sa première recommandation à l'égard de la jeune fille.

 

Il le rendit à sa mère : tel fut Son premier soin à l'égard du jeune homme.

 

" Déliez-le et laissez-le aller" : tel fut Son premier ordre à l'égard de Lazare.

 

Il me semble que ces diverses paroles nous révèlent, non seulement les besoins respectifs des personnes à qui Jésus venait de rendre la vie, mais encore ceux des trois classes d'âmes dont nous avons parlé.

 

Lorsqu'une âme se convertit avant d'avoir cédé aux séductions du monde, lorsqu'elle est vivifiée par la Grâce de Dieu avant que le germe de mort qui est dans son sein se soit développé, la Vie Nouvelle qu'elle a reçue se manifeste surtout en elle par un ardent désir d'être nourrie, en sorte que cette injonction de Jésus correspond parfaitement à ses besoins : " Donnez-lui à manger."

 

Oui, une nourriture saine, une solide instruction, voilà ce qu'il faut aux jeunes convertis.

 

Peu éclairés, en général, ils ont besoin d'être édifiés dans la foi.

 

Souvent, leurs idées sur le péché et sur le salut ne sont pas aussi nettes que celles d'âmes appelées à la connaissance de Christ, lorsqu'elles étaient plus avancées dans la vie ou dans le mal ; aussi, le lait spirituel et pur de l'Evangile est-il plus nécessaire à cette première classe de croyants qu'à toute autre.

 

Que les ministres de la Parole veillent donc avec un soin tout particulier sur les agneaux de leurs troupeaux, et lorsque de jeunes âmes entrent dans la bergerie, qu'ils n'oublient pas ce commandement de leur Maître: "Pais mes agneaux."

 

Et de votre côté, jeunes gens, ne négligez rien pour satisfaire cette faim et cette soif de connaissances spirituelles, trait distinctif par lequel se manifeste en vous la Vie Divine.

 

Cherchez l'instruction auprès de votre pasteur ; de tout représentant et homme appelé au Service Saint de Dieu, cherchez-la dans de bons livres ; cherchez-la surtout dans l'Ecriture.

 

Telle doit être votre principale affaire : " Donnez-lui à manger."

Quant au fils de la veuve, Jésus, nous dit le récit sacré, le rendit à sa mère.

 

Et c'est là également ce que Mon Sauveur fera de toi, jeune homme, jeune fille, s'il te fait passer de la mort à la vie.

 

De même que Christ rendit le fils de la veuve de Naïn à sa mère, de même, en te communiquant la vie, Il te placera dans les bras de l'Eglise, cette mère spirituelle de tous les croyants.

 

Et ce ne sera pas seulement vers cela, jeune homme, jeune fille que tu te sentiras attiré, mais également vers la grande famille des Enfants de Dieu.

 

Tu rechercheras avec empressement les douceurs de la vie, les joies pures de la famille.

 

Ah ! Rien n'est puissant comme la Grâce Divine pour resserrer les liens que le péché avait relâchés.

 

Qu'un jeune homme ou une jeune fille se livre à la dissipation, aussitôt il se soustrait à la tendre influence, à la vigilante sollicitude ; mais, du moment que son coeur est touché, il éprouve le besoin d'accourir de nouveau vers elles, et goûte dans leur société un charme qu'il, qu'elle ne connut jamais auparavant.

 

Lors donc que tu auras été vivifié, recherche avec toujours plus de soin la compagnie des justes ; car, de même que les mauvaises liaisons te transportaient, pour ainsi dire, au sépulcre de perdition, de même tu auras besoin du secours d'amis Chrétiens pour te soutenir dans ta marche vers les cieux.

Vient enfin l'ordre de Jésus relativement à Lazare :

 

" Déliez-le et laissez-le aller."

 

Je ne puis m'expliquer, je l'avoue, pourquoi le fils la veuve n'était pas lié de bandes comme Lazare.

 

Vainement ai-je examiné nombre d'ouvrages traitant des moeurs et coutumes orientales ; je n'ai pu parvenir à élucider ce fait, qui pourtant ressort avec évidence du récit sacré.

 

Il nous est dit, en effet, qu'aussitôt que Jésus se fut adressé au jeune homme, celui-ci s'assit et commença à parler ; tandis que Lazare, emprisonné dans des bandages qui gênaient ses mouvements, et la tête enveloppée d'un linge qui l'empêchait probablement d'articuler aucun son, Lazare paraît n'être sorti qu'à grand peine de la grotte sépulcrale.

 

Je le répète, comment expliquer cette différence ?

 

Pour ma part, je serais disposé à penser qu'on doit chercher la cause dans une différence de fortune : le jeune homme était fils d'une veuve ; peut-être n'avait-on pu l'envelopper que de quelques linges grossiers, tandis que Lazare, étant plus riche, était bandé avec soin, suivant l'usage du temps.

 

Quoi qu'il en soit, ce détail en lui-même est de peu d'importance ; mais ce que je désire que vous remarquiez, mes chers amis, c'est l'application que nous pouvons en faire à la troisième classe de pécheurs dont nous avons parlé.

 

Le Seigneur, lorsqu'Il les ressuscite, agit envers ceux-ci absolument comme Il le fit envers Lazare : après leur avoir donné la vie, Il ordonne qu'ils soient mis en liberté ; Il les aide à se dégager de leurs habitudes coupables, à rompre les liens de leurs vices.

 

Aussi, quoique la vie nouvelle qu'ils ont reçue soit exactement la même dans son principe et dans sa nature que celle qui anime tous les Enfants de Dieu sans exception, elle se manifeste le plus souvent d'une manière toute différente.

 

Pour eux, la grande affaire n'est ni de croître en connaissance, ni de marcher dans la communion des Saints ; non, ils ont, autant qu'ils peuvent le faire, à se débarrasser du linceul de leurs péchés, à se dépouiller de leurs passions charnelles.

 

Peut-être, hélas ! Jusqu'à leur mort, devront-ils, lambeaux après lambeaux et pièces après pièces, déchirer les liens qui garrottaient leurs âmes !

 

Celui-ci est aux prises avec son intempérance : oh ! Quels efforts désespérés devra-t-il faire pour s'en dégager !

 

Celui-là se débat contre des convoitises impures : oh ! Que de luttes opiniâtres ne lui en coûtera-t-il pas avant de s'en rendre maître !

 

Un troisième combat contre son habitude de jurer : oh ! Que de fois n'aura-t-il pas à se faire violence pour retenir les expressions malséantes, toujours prêtes à monter sur ses lèvres !

 

Un autre encore a affaire avec son amour pour les plaisirs et les vanités du siècle : il y a renoncé ; mais que de fois ses anciens amis ne chercheront-ils pas à l'attirer de nouveau vers le monde !

 

Pour de telles âmes, la vie Chrétienne n'est guère autre chose qu'un pénible déchirement, qu'un dépouillement continuel de vieilles habitudes, de péchés enracinés, et parfois ce dépouillement ne prend fin que lorsqu'elles entrent dans le repos de Leur Sauveur.

Et maintenant, je tiens à vous poser à tous cette sérieuse question :

 

Avez vous été vivifiés ?

 

Prenez garde !

 

Que vous soyez bons ou mauvais selon le monde, respectés ou méprisés des hommes, je vous le déclare solennellement, si vous n'êtes pas ressuscités en nouveauté de vie, vous êtes morts dans vos fautes, et si vous quittez ce monde dans cet état, vous serez éternellement perdus.

 

Toutefois, que pas un d'entre vous ne désespère :

 

Christ peut encore vous vivifier. Il peut même vous vivifier, vous les plus dégradés des hommes.

 

Oh ! Dieu veuille qu'aujourd'hui même vous soyez touchés à salut !

 

Dieu veuille que cette Voix Puissante qui cria : " Lazare, sors dehors !"

 

retentisse en cet instant aux oreilles de quelques grands pécheurs, en sorte qu'abandonnant le tombeau de leurs vices, l'intempérant vive désormais dans la sobriété, la femme de mauvaise vie dans la continence !

 

Et Dieu veuille surtout, oh ! Dieu veuille bénir abondamment Sa Parole pour les âmes jeunes, pures, candides encore, qui l'ont entendue aujourd'hui !

 

Puissent-elles comprendre que, par nature, elles sont mortes comme les autres, et puissent-elles devenir, dès à présent, Enfants de Dieu par la Foi en Jésus-Christ !

Quant à vous, mes chers frères et soeurs, qui avez le bonheur d'être déjà vivifiés, permettez-moi de vous adresser un seul mot d'exhortation.

 

Prenez garde aux embûches du diable.

 

Il rôde continuellement autour de vous, n'en doutez pas.

 

Veillez donc et priez.

 

Que votre esprit soit toujours occupé de bonnes pensées, et ainsi l'adversaire ne pourra vous nuire.

 

Oh ! Je vous le dis encore : méfiez-vous des ruses de Satan.

 

Gardez votre coeur plus que toute autre chose qu'on garde, car c'est de lui que procèdent les sources de la vie.

Que Dieu vous bénisse, mes bien-aimés, pour l'amour de Jésus !

 

Amen,

 

 

 

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 19:00
Le meilleur des cantiques

La première rencontre entre Adam et Ève dut se faire certainement dans un sentiment d’étonnement et d’admiration réciproque.

 

Le premier couple dut se regarder d’abord légèrement gêné, pour s’envelopper aussitôt d’un regard d’amour et d’encouragement affectueux.

 

Exactement comme lorsqu’un couple normal se rencontre pour la première fois, avec une certaine timidité pour commencer, timidité suivie de la première émotion et d’un sentiment d’admiration.

 

Dans la joie et la retenue, avec des égards qui témoignent du respect mutuel, l’homme, le premier, adresse ses compliments à la femme, et celle-ci y découvre non pas la séduction trompeuse, mais bien au contraire l’amour véritable.

 

Le premier baiser, donné et reçu sans fausse pudeur ni effronterie, est le signe et le premier pas vers l’engagement définitif qui ne peut s’arrêter qu’au seuil de la mort, et encore…

 

D’Adam et d’Ève, nous connaissons surtout leur tragique mésaventure.

 

Nous oublions souvent qu’ils furent le premier couple amoureux, les tout premiers à chanter le chant d’amour d’un couple heureux, le meilleur des cantiques.

 

Le mot « galant » a été tellement galvaudé que nous avons fini par en oublier le sens original.

 

Les termes que l’on pourrait lui substituer n’ont pas les nuances voulues.

 

Je le retiendrai ici en lui donnant son sens premier, celui de politesse, d’agrément, de bon goût dans les manières.

 

Hélas ! Le mot a été vidé de son contenu et appauvri de ses qualités chevaleresques ; actuellement, il désigne plutôt l’emprise des sens, la coquetterie vaniteuse, l’hypocrisie aussi…

 

L’amour peut en souffrir, comme il souffre lorsque l’affectation aride et l’étiquette formaliste dégradent l’attitude amoureuse et le réduisent à quelques convenances sociales.

 

L’Évangile qui inspire la pureté des sentiments transforme l’amour en quelque chose de grand et de profond, en une sorte de noble poésie.

 

Il en fait le don de soi par excellence dans la joie intégrale, envers le partenaire devenu une partie de soi-même.

 

L’Évangile affranchit l’homme et la femme des faux problèmes, des obsessions, des manières apprêtées aussi bien que des propos vulgaires.

 

Il fait découvrir le beau et le bien voulus de Dieu, lesquels devraient présider les rapports entre un homme et une femme, au lieu du plaisir effréné, du plaisir pour le plaisir.

 

Du fait que l’attitude galante a dégénéré en affectation chez les nobles et les élites durant les derniers siècles, cachant mal l’exploitation érotique de la femme, nos contemporains ont foncé, par réaction, dans le sens contraire, jetant toute retenue aux orties et se moquant éperdument de toute forme de noblesse et de prévenance.

 

Aujourd’hui, on appelle un chat un chat !

 

On n’y va pas par quatre chemins pour déclarer ses passions…

 

Ainsi que l’écrivait Jean Baudrillard dans son livre La transparence du mal, le mâle déclarera tout de go :

 

« votre sexe m’intéresse ! »

 

Mais est-ce encore l’amour ?

 

Peu à peu la grâce que Dieu a placée, comme un élément indispensable, chez la femme, s'efface en certains endroits.

 

Le nivellement des riches diversités de la personne physique est bien inquiétant ; la diversité sexuelle tend à disparaître comme si l’Adam moderne, rejetant sa côte, s’efforçait à tout prix de la récupérer pour faire ainsi disparaître « l’autre semblable, mais non identique », don de Dieu.

 

Lorsque nos contemporains admirent l’agréable figure du sexe féminin, ce n’est souvent qu’avec le regard pragmatique de leurs instincts…

 

Le gros rire et les plaisanteries grossières remplacent hélas, trop souvent, le meilleur des cantiques.

Le peintre français Antoine de Watteau nous a laissé des tableaux d’une grande sensibilité et d’une exquise beauté, en brossant sur le tableau des hommes et des femmes ensemble.

 

Des figures empreintes de noblesse s’amusant avec grâce et légèreté, dans une atmosphère qui exhale la fraîcheur sous d’immenses arbres ornant des parcs ou bien au bord des ruisseaux.

 

Une nonchalance gracieuse, le tact et la délicatesse caractérisent ces fêtes champêtres, d’où semblent absents désirs violents et passions viles…

 

L’ardeur même dont témoigne parfois le regard de ces hommes et de ces femmes n’est pas celle du feu charnel.

 

Sans doute connaissaient-ils les limites à ne pas franchir dans leurs relations, mais ces limites n’étaient pas appelées à l’époque des « tabous » et des « interdits » dont il faut se débarrasser à tout prix…

 

Je me garderai bien de prétendre que les siècles révolus, dont celui du peintre, furent exempts de passions vulgaires et de bas instincts.

 

Je voudrais tout simplement rappeler la finesse des traits, la noblesse des figures et cette élégance raffinée qui annoncent l’importance que la délicatesse et la beauté devraient occuper dans les relations entre l’homme et la femme.

 

L’amour et la beauté devraient les régir aussi ; ils sont voulus de Dieu autant que la fidélité, le dévouement et la constance.

 

C’est le sentiment de cette beauté et l’admiration qu’elle nous inspire qui composeront le cantique de reconnaissance et de gloire que le couple devrait chanter à Son Créateur.

 

Sans quoi, le démon moderne de l’unisexe, ainsi que toute la hideuse exploitation de l’amour et de la sexualité par des marchands de tout acabit, finiront par tout submerger dans leur immonde boue.

 

L’époque d’Antoine de Watteau est à jamais révolue et nous savons que le romantisme des siècles passés n’est pas un idéal que l’on peut adopter aujourd’hui.

 

Le romantisme a connu, lui aussi, ses maladies, dont la principale est cette tristesse qu’ont chantée tant de poètes, pour lesquels l’amour vrai et noble ne semblait jamais possible qu’en dehors des liens du mariage !

 

Alors le poète et l’homme amoureux plongeaient dans cette mélancolie dont témoigne une certaine poésie larmoyante, souvent mièvre, de tant d’auteurs romantiques.

 

Cependant, l’amour romantique devrait nous rappeler que Dieu a fait, dans les relations entre les hommes et les femmes, une place légitime pour la noblesse, la prévenance, le bon goût, voire l’honnête galanterie.

 

 

Il a permis qu’Adam et Ève se rencontrent dans la totalité de leur personne afin qu’ils se complètent et qu’ils chantent ensemble le meilleur des cantiques.

 

Il est tout à fait possible d’allier ce sentiment à celui de la fidélité, qui n’est certainement pas synonyme d’ennui ou d’hypocrisie.

 

Nous ne pourrons sans doute pas recréer à notre époque l’atmosphère et les menuets des siècles précédents.

 

Mais faut-il les remplacer par les rythmes endiablés d’une musique démentielle, génératrice de déchaînements et d’angoisse ?

 

N’y aurait-il plus de place, dans les chansons d’aujourd’hui, pour la vraie beauté, pour la joie et pour la retenue ?

 

Certes, l’architecture moderne ne permet plus aux jeunes amoureux de chanter comme autrefois, sous le balcon de leur bien-aimée, ces sérénades qui nous émeuvent aujourd’hui lorsque nous les entendons.

 

Les grands ensembles et tous les gratte-ciel de nos cités inhumaines cachent le visage de la lune; et comme le dit une comptine pour enfants :

 

« J’ai une maison, pleine de fenêtres; pleine de fenêtres en large et en long; et puis des portes aussi, car il faut bien sortir…, et un escalier qui grimpe, qui grimpe; et un escalier qui fait mal aux pieds; et puis un ascenseur qui fait mal au cœur; et des habitants qui grognent, qui grognent, et qui n’ont jamais le temps ! »

 

Ceci ne devrait pourtant pas empêcher les amoureux d’échanger des paroles et des lettres, de s’exprimer avec tact et galanterie…

 

L’homme et la femme ont reçu la vocation du Créateur, Inventeur du beau autant que de l’amour, de vivre harmonieusement et amoureusement, jusqu’à la fin de leur vie en commun.

 

Un livre de la Bible, l’un des plus surprenants et des plus beaux de la littérature de tous les temps, nous parle de cette vocation.

 

C’est le livre appelé Le Cantique des cantiques, dans l’Ancien Testament.

 

J’en veux à certains théologiens qui n’ont voulu y lire qu’une allégorie de l’amour de Dieu pour l’homme.

 

Qu’il s’y trouve implicitement, je le sais ; mais quand je lis ces lignes, j’y découvre l’amour frais et pur de celle qui crie : « Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui. »

 

Aveu d’amour et de serment de fidélité exclusif, presque possessif…

 

Les expressions sont orientales, éclatantes de couleur, parfois même audacieuses.

 

L’amour est donc un feu pétillant dont la flamme, vive et téméraire, s’élève droite vers le ciel ; sa flamme détruit toute impureté, et alors tout est pur pour celui qui est pur.

 

Ce chant est plein de beauté et de vérité pour celui qui vit dans la pureté et dans la simplicité.

 

Chacun des deux partenaires est le seul, l’unique pour l’autre :

 

« Il y a soixante reines et quatre-vingts princesses; les jeunes filles sont innombrables, mais unique est ma colombe, mas parfaite », déclare l’homme épris de sa fiancée (Cantique 6:8-9).

 

Auprès du lys des champs, le reste n’apparaît que comme des chardons.

 

La force de l’amour est irrésistible comme la mort qui arrache à la vie.

 

Mais l’amour, lui, arrache à la vie présente pour plonger dans l’éternité.

 

Il est générateur de repos et de joie.

 

Tant que la flamme de l’Amour de Dieu brûlera Chaude et Lumineuse dans notre cœur, elle produira une Fidélité Inébranlable et une Noblesse sans faux semblants, que les forces de la séduction et toutes les tentations ne sauront vaincre.

 

 

 

 

 

 

 

 

Aaron Kayayan,

Pasteur réformé

.

 

.

 

 

 

 

 

 

 

Source : Ressources Chrétiennes

Homme et femme il les créa. Perspectives Réformées, Palos Heights, 1990.

 

 

 

 

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 16:05
Asile, refuge et repos

Il te couvrira de ses plumes,

et tu auras retraite sous ses ailes;

sa vérité sera ton bouclier et ton écu.

(Psaume 41.4.)

 

 

Ôh la gracieuse et bienfaisante comparaison !

 

Ainsi qu’une poule protège sa couvée et lui permet de se blottir sous ses ailes, de la même manière le Seigneur protège Son Peuple et lui permet de se réfugier en Lui.

 

N’avons-nous pas vu les petits poussins sortant la tête de dessous l’aile de leur mère ?

 

N’avons-nous pas entendu leur petit cri exprimant leur joie ?

 

Abritons-nous pareillement sous l’égide de Notre Dieu.

 

Nous y trouverons une paix inexprimable, dans cette pensée qu’Il nous protège et nous garde.

 

Tant qu’Il nous couvre ainsi, nous sommes sans crainte.

 

Il serait étrange qu’il en fût autrement; comment pourrions nous rester dans l’inquiétude quand l’Eternel Lui-même veut devenir Notre Asile, Notre Refuge et Notre Repos ?

 

Sachons comprendre cela, et, jouissant ainsi de Sa Sûre Garde, nous pourrons combattre pour Lui.

 

Nous avons besoin, pour cela, de bouclier et de cuirasse, mais si nous nous confions vraiment en Lui, Sa Vérité nous servira d’armure Complète.

 

Le Seigneur ne peut mentir ; Il reste fidèle à Son Peuple et Sa Promesse est Sûre.

 

Cette vérité est Le Bouclier dont nous avons besoin.

 

Derrière Lui, nous sommes à l’abri des traits enflammés de l’ennemi.

 

Approche-toi, mon âme, et cache-toi derrière Ses Larges Ailes; qu’elles soient  Ton Rempart et Ta Force.

 

Amen,

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

Bible

Croix Huguenote

 

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 15:14

.

" Il prends de ce qui est à Moi, et Il vous l'annoncera." (Jean 16-15)

 

Il y a des moments où toutes les promesses et les doctrines de la Bible ne nous touchent pas, à moins qu'une main de grâce les applique à notre cas.

 

Nous avons soif mais nous sommes trop faibles pour ramper jusqu'au torrent.

 

Quand un soldat est blessé dans la bataille, il ne lui sert de rien de savoir qu'il y a à l'hôpital des gens capables de panser ses plaies et des médicaments qui apaiseraient les douleurs dont il souffre actuellement.

 

Il a besoin qu'on le porte à l'hôpital et qu'on lui applique les remèdes en question.

 

Il en est ainsi pour notre âme et l'Esprit de Vérité pourvoit à ce besoin en prenant de ce qui appartient à Jésus et en nous l'appliquant.

 

Ne pensons pas que Christ a placé Ses joies sur des étagères célestes et qu'Il nous ordonne de faire de l'escalade pour nous les procurer.

 

Au contraire, Il s'approche et Il répand Sa Paix en notre coeur.

 

Ami(e) Chrétien(ne), si vous peinez sous le poids d'une profonde détresse, sachez que Votre Père Céleste ne vous donne pas les promesses pour vous laisser ensuite les tirer de la Parole comme on retirerait de l'eau d'un puits avec des seaux.

 

Les promesses qu'Il a écrites dans la Parole, Il les écrit à nouveau dans votre coeur.

 

Il manifestera Son Amour pour vous et, par Son Saint Esprit, Il chassera vos soucis et vos difficultés.

 

Sachez le, vous qui pleurez, que Dieu se réserve la prérogative d'essuyer toute larme des yeux de Son Enfant.

 

Le bon Samaritain ne se contenta pas de dire au blessé :

 

"Voilà le vin et voici l'huile pour toi."

 

Il les appliqua en personne sur les blessures.

 

Pareillement, Jésus vous donne le doux vin de la Promesse et Il porte Lui même la coupe dorée à vos lèvres, répandant en vous la force de la vie.

 

Le pauvre pèlerin, épuisé et malade, n'est pas seulement fortifié pour continuer sa marche, mais Dieu le porte en fait sur les ailes de l'aigle.

 

Merveilleux Evangile !

 

Il pourvoit toutes choses pour celles et ceux qui ne peuvent plus rien.

 

Il s'approche de nous alors que nous sommes incapables de l'atteindre.

 

Il nous apporte la Grâce avant même que nous cherchions la Grâce !

 

Il y a tout autant de Gloire dans l'acte de donner que dans le don.

 

Heureux le peuple à qui le Saint Esprit apporte Jésus !

 

Amen,

 

 

 

 

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 09:57
Personne que Christ veuille écarter du salut

"Et maintenant, ne soyez pas attristés, et ne voyez pas d'un oeil chagrin que vous m'ayez vendu ici, car c'est pour la conservation de la vie que Dieu m'a envoyé devant vous." (Genèse 45.5)

 

 

Le récit de Genèse 44 et 45 est des plus émouvants.

 

Les frères de Joseph, coupables, ont dû passer par des exercices de coeur profonds et douloureux, jusqu'à ce qu'enfin ils se tiennent en présence de ce frère qu'ils avaient blessé, leurs âmes étant atteintes jusqu'au fond par la flèche de la conviction de péché.

 

C'est alors seulement que les paroles apaisantes du verset ci dessus pénètrent leurs oreilles.

 

Grâce exquise, incomparable !

 

Du moment où ils ont pris la place de la confession, Joseph prend la position du pardon.

 

Cette position est l'action de Dieu.

 

Il leur avait parlé "durement" lorsqu'ils ne pensaient pas à leur péché ; mais dès que leur confession confirme ce qu'ils avaient dit :

 

"Certainement nous sommes coupables au sujet de notre frère" (42.21), la réponse plein de grâce vient à leur rencontre :

 

"Ce n'est pas vous.... mais c'est Dieu" (45.48).

 

Il en est bien ainsi.

 

Au moment précis où le pécheur prend la place de la repentance, Dieu prend celle du pardon sans restriction ; et quand Dieu pardonne, le pécheur l'est pleinement.

 

"J'ai dit : Je confesserai mes transgressions à l'Eternel ; et Toi, Tu as pardonné l'iniquité de mon péché" (Psaume 32.5).

 

Quel langage peut décrire l'émotion de celle ou celui qui s'est vu(e) coupable devant la croix de Jésus Christ rejeté du monde, mais qui sait que sa culpabilité est entièrement ôtée, et pour toujours ?

 

Qui pourrait essayer de traduire les sentiments des fères de Joseph quand ils ont vu ses larmes d'affection ?

 

Quelle scène !!

 

Des larmes de repentance et des larmes d'amour qui se mêlent !

 

Précieux mélange !

 

Seul le Coeur de Dieu peut vraiment en estimer la valeur et la douceur.

 

Amen,

 

 

 

 

 

C.H. Mackintosh,

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 16:46
Les privilèges de celui qui pleure

Les Privilèges de celui qui pleure

Par Thomas Watson

 

Les pleurs sont une voie menant vers la joie solide.

 

"Le vin doux est celui qui sort du pressoir des yeux", dit Chrysostome.

 

L'âme n'est jamais plus agrandie que lorsqu’elle peut pleurer.

 

Les larmes du lieu secret sont meilleures alors que la musique de la cour.

 

L'âme d'un chrétien est plus soulagée quand elle peut se décharger par de saintes lamentations.

 

David qui était le grand pleureur en Israël était le doux chantre en Israël.

 

"Mes larmes sont ma nourriture" (Psaumes 42:3).

 

"Les larmes des pénitents", dit Bernard, "sont plus douces que toutes les joies terrestres. "

 

Un chrétien songe lui-même quelquefois aux faubourgs du ciel lorsqu’il peut pleurer.

 

Quand Anne eut pleuré, elle partit et ne fut plus triste.

 

Le sucre quand il fond est infiniment doux.

 

Quand un chrétien fond en larmes, il détient la plus douce joie.

 

Quand la fille de Pharaon descendit dans la rivière, elle y trouva un petit bébé parmi les roseaux ; ainsi quand nous descendons dans la rivière des larmes de repentance, nous y trouvons le "petit bébé" Jésus qui effacera toutes larmes de nos yeux.

 

Les pleurs devancent la consolation tout comme la plaie d'une blessure précède le remède.

 

L’antinomien parle de la consolation, mais tourne en dérision les lamentations dues au péché.

 

Il ressemble à un patient stupide qui, ayant reçu la prescription de prendre une pilule, lèche le sucre, mais jette la pilule.

 

Le libertin est entièrement pour la joie et le réconfort.

 

Il lèche le sucre, mais jette la pilule amère de la repentance.

 

Si nous avons la vraie consolation, nous devons l'avoir suivant les voies et méthodes de Dieu.

 

Le chagrin causé par le péché conduit à la joie :

 

"J'ai vu ses voies, et Je le guérirai; Je lui servirai de guide, et Je le consolerai, lui et ceux qui pleurent avec lui." (Esaïe 57:18).

 

Le vrai soleil de la joie est celui qui vient après une pluie de larmes.

 

Nous pourrions aussi bien nous attendre à une récolte sans semences, qu’à une consolation sans les larmes de l'Evangile.

 

Remarquez que Dieu garde Son meilleur vin pour la fin.

 

Tout d'abord Il prescrit les larmes pour le péché et ensuite Il donne le vin de la consolation.

 

L'Ennemi de nos âmes fait tout à fait le contraire.

 

Il présente le meilleur en premier et réserve le pire pour la fin.

 

Il montre d'abord le vin miroitant dans le verre, vient ensuite la morsure du serpent. ( Proverbes 23:32).

 

Ce même Ennemi met ses plats délicats devant la vue des hommes.

 

Il leur présente le péché coloré de beauté, adouci par le plaisir, argenté par le profit et ensuite, après coup, la triste addition est introduite.

 

Il a d'abord montré l’appât de l'argent à Judas, et l'a ensuite frappé avec le crochet.

 

C'est la raison pour laquelle le péché a tant de disciples, parce qu'il présente le meilleur d'abord.

 

D'abord, les couronnes d'or, viennent ensuite les dents du lion (Apocalypse 9:7,8).

 

Remarquez, les larmes de l'Evangile ne sont pas perdues; elles sont les graines de la consolation.

 

Tandis que le pénitent verse des larmes, Dieu déverse la joie.

 

"Ceux qui sèment dans les larmes moissonneront dans l’allégresse." (Psaumes 126:5).

 

Le but de l’onction et de la venue de Christ dans le monde était qu'Il console ceux qui pleurent (Esaïe 61:3).

 

L'apôtre peut alors à propos appeler cela "une repentance dont on ne se repent pas" (2 Corinthiens 7:10).

 

Un homme doit se repentir de son ivresse ; il doit se repentir de son impureté; mais il ne doit jamais se repentir de sa repentance, parce qu’elle est la porte d’entrée de la joie.

 

"Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés."

 

Voici le doux fruit d'une réserve amère.

 

Christ fit remplir d'eau les vases de terre, et transforma ensuite l'eau en vin (Jean 2:9).

 

Ainsi, quand l’œil, ce vase de terre, a été rempli d'eau, alors Christ transformera l'eau des larmes en joie.

 

"Les saintes larmes", dit Basil, "sont la semence de laquelle la fleur de la joie éternelle croît."


Raisons pour lesquelles celui qui pleure sera consolé

 

Parce que les larmes sont faites à dessein pour cette fin.

 

Les larmes ne sont pas prescrites pour elles-mêmes, mais afin qu'elles puissent conduire à quelque chose d'autre, afin qu'elles puissent établir un enchaînement vers la consolation.

 

Ainsi donc nous semons dans les larmes afin que nous puissions récolter dans la joie.

 

Les saintes larmes sont un médicament spirituel.

 

Maintenant, un médicament ne se prescrit pas pour lui-même, mais en vue de rétablir la santé.

 

Ainsi les larmes de l’Evangile sont tout désignées pour cette fin précise, celle de produire la joie.

 

Celui qui pleure spirituellement est la personne la plus propice à la consolation.

 

Quand le cœur est brisé à cause du péché, il est maintenant le mieux disposé à la joie.

 

Dieu verse l'huile d'or de la consolation dans des vases brisés.

 

Le cœur de celui qui pleure est vidé d’orgueil et Dieu remplit le vide de Sa bénédiction.

 

D'abord, les consolations de l'Esprit de Dieu sont posées par une conviction profonde :

 

"Et quand Il (c'est-à-dire le Consolateur) sera venu, Il réprouvera (ou convaincra) le monde de péché" (Jean 16:7,8).

 

Pourquoi la conviction vient-elle avant la consolation ?

 

La conviction nous prépare à la consolation.

 

Par la conviction, l'Esprit dispose tout doucement le cœur à rechercher Christ et ensuite à recevoir Christ.

 

Une fois que l'âme est convaincue de péché et de l'enfer qui le suit, un Sauveur est précieux.

 

Les consolations de l'Esprit rendent humbles.

 

Plus on verse de l'eau dans un seau, plus bas il descend ; plus le bateau est chargé de douces épices, plus bas est le niveau sur lequel il navigue.

 

Plus un chrétien est rempli des douces consolations de l'Esprit, plus bas il navigue dans l'humilité.

 

Plus un arbre est rempli de fruits, plus bas la branche pend.

 

Plus nous sommes remplis "du fruit de l'Esprit, de joie et de paix" (Galates 5:22), plus nous nous plions dans l'humilité.

 

Pour ceux qui disent qu’ils ont la consolation, mais sont orgueilleux, qui ont appris à mépriser les autres et sont montés au-dessus des ordonnances, leurs consolations sont des illusions.

 

Encore, l'Ennemi de nos âmes est capable, non seulement de "se déguiser en ange de lumière" (2 Corinthiens 11:14), mais aussi de se déguiser en consolateur.

 

Il est facile de fabriquer de la fausse monnaie, de recouvrir d'argent le cuivre et d’y apposer l'image du roi.

 

Ce même Ennemi peut recouvrir d'argent des fausses consolations et les faire paraître comme si elles avaient le cachet du Roi du ciel sur elles.

 

Les consolations de Dieu rendent humbles.

 

Quoiqu'elles élèvent le cœur dans la reconnaissance, elles ne le font pas cependant haleter dans l’orgueil.

 

JAMAIS !!!

 

Les consolations réservées à ceux qui se lamentent sont des "consolations qui remplissent".

 

"Le Dieu de toute espérance vous remplira entièrement de joie ..." (Romains 15:13).

 

"Demandez... afin que votre joie soit parfaite" (Jean 16:24).

 

Quand Dieu déverse les joies du ciel, elles remplissent le cœur et le font éclater.

 

"Je suis comblé de joie" (2 Corinthiens 7:4).

 

Les consolations que Dieu donne à Ses enfants qui pleurent transportent et ravissent infiniment.

 

Si délectables sont-elles et si admirables, qu'elles causent une jubilation qui, comme certains érudits disent, est si grande qu'elle ne peut pas être exprimée.

 

De toute les choses, la joie est ce qu’il y a de plus difficile à déchiffrer.

 

Elle est appelée "la joie ineffable." (1 Pierre 1:8).

 

Vous pouvez plus facilement goûter le miel que dire combien il est doux.

 

Le vin de l'Esprit peut adoucir les eaux de Mara.

 

Ceux qui sont possédés de ces consolations célestes peuvent cueillir les raisins dans les épines et aller chercher le miel provenant de la dépouille du lion.

 

Ce sont en effet des consolations fortes qui peuvent tenir debout dans l’épreuve ardente et transformer la flamme en lit de roses.

 

Combien puissante est cette consolation qui peut rendre un chrétien glorieux dans les tribulations ! (Romains 5:3).

 

Un croyant n'est jamais aussi triste qu'il ne soit capable de se réjouir.

 

L'oiseau du paradis peut chanter en hiver.

 

Les consolations des enfants de Dieu qui pleurent sont des consolations qui tranquillisent le cœur.

 

Elles engendrent une douce résignation et le repos dans l'âme.

 

Le cœur d'un chrétien est dans une sorte de confusion, comme l'aiguille dans la boussole ; il tremble et tremble jusqu’à la venue du Consolateur.

 

Certaines créatures ne peuvent pas vivre en dehors du soleil.

 

Un chrétien est même mort dans le nid, à moins qu'il ne puisse avoir la lumière du soleil du visage de Dieu.

 

"Ne me cache pas Ta face, de peur que je ne ressemble à ceux qui descendent dans la fosse" (Psaumes 143:7).

 

Les consolations de l'Esprit sont des consolations qui demeurent.

 

De même qu’elles abondent en nous, de même demeurent-elles avec nous.

 

"Il vous donnera un autre Consolateur afin qu'Il demeure avec vous éternellement" (Jean 14:16).

 

Les consolations terrestres sont toujours sur le bout de l'aile, prêtes à s’envoler.

 

Elles ressemblent à une inondation, ou un éclair.

 

Toutes les choses d’ici-bas sont passagères, mais les consolations dont Dieu nourrit Ses enfants qui sont dans le deuil sont immortelles.

 

"Il nous a aimés et nous a donné une consolation éternelle"(2 Thessaloniciens 2:16).

 

Quoiqu'un chrétien n'ait pas toujours un rayon de consolation, il en possède néanmoins une aube dans son âme.

 

Il a toujours une terre d’espérance et une racine de joie.

 

Il y a à l’intérieur de lui quelque chose qui fait tenir bon son cœur et dont il ne voudrait d’aucune façon se séparer.

 

Voici, alors, le privilège de celui qui pleure : il sera consolé.

 

David qui était le grand pleureur d'Israël était le doux chantre d'Israël.

 

La colombe qui pleure sera couverte des plumes dorées de la consolation.

 

Oh, combien rares et excellentes sont ces consolations !

 

Amen,

 

Thomas Watson,

Bible (128)

Croix Huguenote

 

 

 

 

Source: Regard Bibliothèque Chrétienne - ERM

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 14:45
Je vous consolerai !

Je vous consolerai comme une mère console son fils,

et vous serez consolé.

(Esaïe 66.13)

 

La consolation d'une mère ! C'est la tendresse même.

 

Comme elle sait entrer dans le chagrin de son enfant !

 

Comme elle le presse sur son sein et cherche à prendre toutes ses peines sur son coeur.

 

Il peut tout lui dire, sûr qu'elle sympathisera comme aucun autre ne le peut.

 

De tous les consolateurs, celui que l'enfant préfère, c'est sa mère.

 

C'est ce qu'a éprouvé même plus d'un homme fait.

 

Dieu condescendrait-Il à prendre le rôle d'une mère ?

 

De sa part, c'est la Bonté même !

 

Nous pouvons juger de ce qu'Il est comme Père ; mais voici qu'Il veut encore être pour nous une Mère, nous invitant par là à une Sainte Familiarité Respectueuse, à une Confiance sans Réserve, à un Complet Repos.

 

Quand Dieu devient Notre "Consolateur," aucune angoisse ne peut nous étreindre longtemps.

 

Disons Lui donc notre peine, lors même qu'elle ne puisse s'exprimer que par des soupirs et par des sanglots.

 

Il ne méprise point nos pleurs, pas plus qu'une mère digne de ce nom ne le ferait.

 

Comme une mère, Il aura pitié de notre faiblesse, et Il pardonnera nos fautes, mais d'une manière plus complète et plus sûre qu'une mère ne le pourrait.

 

Ne portons pas nos peines tout seuls ; nous aurions grand tort de le faire quand un Être si Bon et Compatissant s'offre à les partager.

 

Présentons-les donc sans tarder au Dieu d'Amour ; Il ne se fatiguera pas plus de nous, qu'une mère ne se fatigue de son enfant.

 

Une femme oublie-t-elle l'enfant qu'elle allaite ?(...) Quand elle l'oublierait, Moi je ne t'oublierai point. Voici, Je t'ai gravé sur Mes Mains. (Esaïe 49.16)

 

Amen,

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 13:44
Tant les petits que les grands !!

Il bénira ceux qui craignent l'Éternel,

tant les petits que les grands.

(Psaumes 115:13)

 
Voici une parole réjouissante pour ceux qui sont dans une condition humble et une position difficile.
 
Notre Dieu considère avec bonté ceux qui ont peu de fortune, peu de talent, peu d'influence, peu d'importance.
 
Dieu s'occupe des petites choses de la création.
 
Il voit les passereaux lorsqu'ils se posent sur le sol.
 
Rien n'est petit pour Dieu, car Il emploie des agents insignifiants à nos yeux pour l'accomplissement de Ses Desseins.
 
Que le plus petit parmi les hommes appelle donc une bénédiction sur sa petitesse, et il verra sa sphère, si bornée qu'elle soit, illuminée par le bonheur.

Parmi ceux qui craignent l'Éternel, il y en a de petits et de grands.
 
Les uns sont des bébés, les autres sont des géants.
 
Et tous sont bénis.
 
Une petite foi est une foi bénie.
 
Un espoir tremblant est un espoir béni.
 
Toute grâce du Saint-Esprit, quoique encore en germe, porte une bénédiction avec elle.
 
Plus que cela, le Seigneur Jésus a racheté les grands et les petits avec le même précieux sang, et Il s'est engagé à garder les agneaux aussi bien que les grandes brebis.
 
Aucune mère digne de ce nom ne méprise son enfant parce qu'il est petit ; non, plus il est faible, plus tendrement elle le soigne, au contraire.

S'il y a une préférence chez le Seigneur, ce n'est pas dans l'ordre de grand à petit, mais c'est en remontant de petit à grand qu'Il classe les hommes.
 
 
Amen,
 
 
 

Charles Haddon Spurgeon,
Pasteur Baptiste Réformé
 
 
 

 

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Album Refuge Protestant

Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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