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Vie Protestante Réformée

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Bouchra Maurice 

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 15:48
La Résurrection spirituelle de l'homme perdu (3ème partie)

Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c'est par grâce que vous êtes sauvés ) Ephésiens 2 : 5
 


J'aborde maintenant une autre partie de mon sujet.

 

Il y a diversité dans les moyens employés pour vivifier les pécheurs, quoique la vie ne procède que d'un seul et même agent : telle est la seconde vérité que notre rapprochement fait ressortir d'une manière frappante.

 

En effet, la fille de Jaïrus, tout comme le jeune homme, et celui-ci, tout comme Lazare, furent ressuscités, et ressuscités par la même personne, c'est-à-dire par Jésus ; mais la manière dont s'opérèrent ces trois résurrections présente de notables différences.

 

Quant à la jeune fille, nous lisons dans l'Evangile que Jésus, l'ayant prise par la main, Lui dit simplement :

 

" Jeune fille, lève-toi"

 

Il n'en fallut pas davantage.

 

Une voix douce et subtile, un léger attouchement, pas de bruit, pas d'éclat, rien de propre à frapper les regards, et l'enfant se réveilla de son sommeil de mort ; et les pulsations de son coeur reprirent leur cours accoutumé.

 

C'est ainsi, mes amis, que Dieu agit, le plus souvent, à l'égard des jeunes âmes pures selon le monde, qu'il veut convertir à Lui.

 

Pour les réveiller, Il n'emploie ni les terreurs de Sinaï, ni le feu brûlant, ni la nuée épaisse, ni la tempête ; Il se borne à leur ouvrir le coeur, comme autrefois à Lydie, afin qu'elles reçoivent la Parole ; La Grâce Divine descend sur de telles âmes doucement et sans bruit, comme la rosée sur les fleurs.

 

Lorsqu'il s'agit de pécheurs endurcis, cette Grâce fond sur eux en torrents impétueux, mais c'est en douces ondées qu'elle se répand habituellement sur les âmes qui sont encore à la première phase de la mort spirituelle.

 

L'Esprit ne fait que les effleurer de son souffle.

 

Peut-être osent-elles à peine croire elles-mêmes à la réalité de leur conversion; mais qu'elles se rassurent.

 

Si elles ont la Vie, c'est que Jésus les a vivifiées, et pour avoir été moins apparente que d'autres, leur conversion n'est pas moins véritable.

Et le fils de la veuve de Naïn recouvra-t-il la vie de la même manière que la jeune fille ? Non.

 

Observez avant tout que, tandis que celle-ci la reçut dans l'intérieur de sa chambre, ce fut en public, au grand jour, en pleine rue, qu'elle fut rendue au jeune homme.

 

Observez, en outre, que, dans ce nouveau cas, Jésus toucha, non pas le mort, mais la bière ; et ceux qui la portaient s'arrêtèrent, est-il ajouté.

 

Après cela, le Seigneur prononça à haute voix ces paroles impressives :

" Jeune homme, je te le dis, lève-toi !"

 

Ainsi, tandis que Jésus communique une vie nouvelle à l'enfant par une douce pression de la main, dans le cas du jeune homme, le même résultat est obtenu, non pas en le touchant, mais en arrêtant sa bière.

 

C'est ainsi que le Seigneur agira probablement avec toi, ô jeune homme, s'Il daigne te vivifier.

 

Il commencera par te retirer tes occasions de chute, tes moyens de péché ; à tes compagnons de plaisir qui, par leurs mauvais exemples, te transportent pour ainsi dire au sépulcre du vice, Il ordonnera de s'arrêter.

 

Alors, il y aura pendant quelque temps, dans ta vie, une réforme partielle ; et finalement, tu entendras dans ton âme une voix forte et solennelle qui te dira :

 

" Jeune homme, je te le dis, lève-toi !"

Pour ce qui est de la résurrection de Lazare, de celle qui en apparence était la plus impossible, je vous prie, mes chers amis, de relire avec attention les préparatifs extraordinaires dont le Sauveur jugea bon de la faire précéder.

 

Au moment de ressusciter la jeune fille, Il avait traversé la chambre, le sourire aux lèvres, en disant : " Elle n'est pas morte, mais elle dort."

 

Au moment de ressusciter le fils de la veuve, Il avait dit à celle-ci :

 

" Ne pleure point."

 

Mais dans la circonstance qui nous occupe, Jésus est plus grave, plus sombre.

 

Il est en face d'un cadavre se corrompant dans son tombeau.

 

Comment Son Âme ne serait-elle pas attristée ?

 

C'est à cette occasion que l'évangéliste nous dit :

 

Et Jésus pleura.

 

Et après qu'il eut pleuré, il frémit en lui-même. Puis il dit : " ôtez la pierre."

 

Ensuite, élevant les yeux au ciel, il prononça cette sublime invocation :

 

" Mon Père, je te rends grâces de ce que tu m'as exaucé."

Enfin, après s'être ainsi recueilli, Il cria à haute voix :

 

" Lazare ! sors dehors !"

 

Chose digne de remarque, cette expression : Il cria à haute voix, nous ne la trouvons pas dans le récit des deux autres résurrections.

 

Jésus parla bien aux trois morts ; ce fut Sa Parole qui les vivifia tous, mais il semble n'avoir élevé la voix que dans le seul cas de Lazare.

 

Y a-t-il une âme vile parmi les viles, un être arrivé au plus bas degré de la dépravation ?

 

Ah ! Pécheur, pécheresse, lui dirai-je, puisse Mon Sauveur te vivifier !

 

Christ peut le faire ; mais, sache-le, Il Lui en coûtera bien des Larmes !

 

Oui, quand Il viendra te disputer aux horreurs de la dissolution et t'arracher à cet affreux sépulcre où tu croupis dans tes vices, Jésus viendra en pleurant sur tes forfaits, en gémissant sur les hideux ravages que la mort spirituelle a faits dans ton âme !

 

De plus, il y a une pierre à rouler de dessus toi : tes habitudes coupables; et alors même que cette lourde pierre aura été enlevée, un son doux et subtil ne saurait te réveiller.

 

Non, pour te convertir, il ne faut rien moins que la voix éclatante de l'Eternel, cette voix qui fait trembler le désert et brise les cèdres du Liban.

 

Bunyan, l'immortel auteur du Voyage du Pèlerin vers l'éternité, était un de ces Lazare spirituels ; aussi, quels moyens énergiques furent employés à son égard !

 

Songes terribles, angoisses affreuses, ébranlements effroyables - tout dut être mis en oeuvre pour le vivifier à salut.

 

Ne dis donc point, ô pécheur, que Dieu ne t'aime pas, s'Il terrifie ton âme par les tonnerres de Sinaï, mais reconnais bien plutôt que tu étais trop profondément plongé dans la mort pour qu'une voix moins formidable eût pu frapper tes oreilles !

 

 

 



La Résurrection spirituelle de l'homme perdu (dernière partie)

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 15:45
La Résurrection spirituelle de l'homme perdu (dernière partie)

Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c'est par grâce que vous êtes sauvés ) Ephésiens 2 : 5

Mais me voici arrivé à la dernière partie de mon sujet.

 

Quoique la vie soit une, ai-je dit, elle se manifeste de manières différentes.

 

En effet, les besoins, les expériences, les aspirations de tous les Chrétiens sont loin d'être les mêmes.

 

Il y aurait beaucoup à dire sur ce point, et je regrette que le temps me manque pour le développer d'une manière convenable.

 

Après avoir ressuscité les trois morts dont nous nous sommes occupés, que fit Jésus ?

 

" Donnez-lui à manger" : telle fut Sa première recommandation à l'égard de la jeune fille.

 

Il le rendit à sa mère : tel fut Son premier soin à l'égard du jeune homme.

 

" Déliez-le et laissez-le aller" : tel fut Son premier ordre à l'égard de Lazare.

 

Il me semble que ces diverses paroles nous révèlent, non seulement les besoins respectifs des personnes à qui Jésus venait de rendre la vie, mais encore ceux des trois classes d'âmes dont nous avons parlé.

 

Lorsqu'une âme se convertit avant d'avoir cédé aux séductions du monde, lorsqu'elle est vivifiée par la Grâce de Dieu avant que le germe de mort qui est dans son sein se soit développé, la Vie Nouvelle qu'elle a reçue se manifeste surtout en elle par un ardent désir d'être nourrie, en sorte que cette injonction de Jésus correspond parfaitement à ses besoins : " Donnez-lui à manger."

 

Oui, une nourriture saine, une solide instruction, voilà ce qu'il faut aux jeunes convertis.

 

Peu éclairés, en général, ils ont besoin d'être édifiés dans la foi.

 

Souvent, leurs idées sur le péché et sur le salut ne sont pas aussi nettes que celles d'âmes appelées à la connaissance de Christ, lorsqu'elles étaient plus avancées dans la vie ou dans le mal ; aussi, le lait spirituel et pur de l'Evangile est-il plus nécessaire à cette première classe de croyants qu'à toute autre.

 

Que les ministres de la Parole veillent donc avec un soin tout particulier sur les agneaux de leurs troupeaux, et lorsque de jeunes âmes entrent dans la bergerie, qu'ils n'oublient pas ce commandement de leur Maître: "Pais mes agneaux."

 

Et de votre côté, jeunes gens, ne négligez rien pour satisfaire cette faim et cette soif de connaissances spirituelles, trait distinctif par lequel se manifeste en vous la Vie Divine.

 

Cherchez l'instruction auprès de votre pasteur ; de tout représentant et homme appelé au Service Saint de Dieu, cherchez-la dans de bons livres ; cherchez-la surtout dans l'Ecriture.

 

Telle doit être votre principale affaire : " Donnez-lui à manger."

Quant au fils de la veuve, Jésus, nous dit le récit sacré, le rendit à sa mère.

 

Et c'est là également ce que Mon Sauveur fera de toi, jeune homme, jeune fille, s'il te fait passer de la mort à la vie.

 

De même que Christ rendit le fils de la veuve de Naïn à sa mère, de même, en te communiquant la vie, Il te placera dans les bras de l'Eglise, cette mère spirituelle de tous les croyants.

 

Et ce ne sera pas seulement vers cela, jeune homme, jeune fille que tu te sentiras attiré, mais également vers la grande famille des Enfants de Dieu.

 

Tu rechercheras avec empressement les douceurs de la vie, les joies pures de la famille.

 

Ah ! Rien n'est puissant comme la Grâce Divine pour resserrer les liens que le péché avait relâchés.

 

Qu'un jeune homme ou une jeune fille se livre à la dissipation, aussitôt il se soustrait à la tendre influence, à la vigilante sollicitude ; mais, du moment que son coeur est touché, il éprouve le besoin d'accourir de nouveau vers elles, et goûte dans leur société un charme qu'il, qu'elle ne connut jamais auparavant.

 

Lors donc que tu auras été vivifié, recherche avec toujours plus de soin la compagnie des justes ; car, de même que les mauvaises liaisons te transportaient, pour ainsi dire, au sépulcre de perdition, de même tu auras besoin du secours d'amis Chrétiens pour te soutenir dans ta marche vers les cieux.

Vient enfin l'ordre de Jésus relativement à Lazare :

 

" Déliez-le et laissez-le aller."

 

Je ne puis m'expliquer, je l'avoue, pourquoi le fils la veuve n'était pas lié de bandes comme Lazare.

 

Vainement ai-je examiné nombre d'ouvrages traitant des moeurs et coutumes orientales ; je n'ai pu parvenir à élucider ce fait, qui pourtant ressort avec évidence du récit sacré.

 

Il nous est dit, en effet, qu'aussitôt que Jésus se fut adressé au jeune homme, celui-ci s'assit et commença à parler ; tandis que Lazare, emprisonné dans des bandages qui gênaient ses mouvements, et la tête enveloppée d'un linge qui l'empêchait probablement d'articuler aucun son, Lazare paraît n'être sorti qu'à grand peine de la grotte sépulcrale.

 

Je le répète, comment expliquer cette différence ?

 

Pour ma part, je serais disposé à penser qu'on doit chercher la cause dans une différence de fortune : le jeune homme était fils d'une veuve ; peut-être n'avait-on pu l'envelopper que de quelques linges grossiers, tandis que Lazare, étant plus riche, était bandé avec soin, suivant l'usage du temps.

 

Quoi qu'il en soit, ce détail en lui-même est de peu d'importance ; mais ce que je désire que vous remarquiez, mes chers amis, c'est l'application que nous pouvons en faire à la troisième classe de pécheurs dont nous avons parlé.

 

Le Seigneur, lorsqu'Il les ressuscite, agit envers ceux-ci absolument comme Il le fit envers Lazare : après leur avoir donné la vie, Il ordonne qu'ils soient mis en liberté ; Il les aide à se dégager de leurs habitudes coupables, à rompre les liens de leurs vices.

 

Aussi, quoique la vie nouvelle qu'ils ont reçue soit exactement la même dans son principe et dans sa nature que celle qui anime tous les Enfants de Dieu sans exception, elle se manifeste le plus souvent d'une manière toute différente.

 

Pour eux, la grande affaire n'est ni de croître en connaissance, ni de marcher dans la communion des Saints ; non, ils ont, autant qu'ils peuvent le faire, à se débarrasser du linceul de leurs péchés, à se dépouiller de leurs passions charnelles.

 

Peut-être, hélas ! Jusqu'à leur mort, devront-ils, lambeaux après lambeaux et pièces après pièces, déchirer les liens qui garrottaient leurs âmes !

 

Celui-ci est aux prises avec son intempérance : oh ! Quels efforts désespérés devra-t-il faire pour s'en dégager !

 

Celui-là se débat contre des convoitises impures : oh ! Que de luttes opiniâtres ne lui en coûtera-t-il pas avant de s'en rendre maître !

 

Un troisième combat contre son habitude de jurer : oh ! Que de fois n'aura-t-il pas à se faire violence pour retenir les expressions malséantes, toujours prêtes à monter sur ses lèvres !

 

Un autre encore a affaire avec son amour pour les plaisirs et les vanités du siècle : il y a renoncé ; mais que de fois ses anciens amis ne chercheront-ils pas à l'attirer de nouveau vers le monde !

 

Pour de telles âmes, la vie Chrétienne n'est guère autre chose qu'un pénible déchirement, qu'un dépouillement continuel de vieilles habitudes, de péchés enracinés, et parfois ce dépouillement ne prend fin que lorsqu'elles entrent dans le repos de Leur Sauveur.

Et maintenant, je tiens à vous poser à tous cette sérieuse question :

 

Avez vous été vivifiés ?

 

Prenez garde !

 

Que vous soyez bons ou mauvais selon le monde, respectés ou méprisés des hommes, je vous le déclare solennellement, si vous n'êtes pas ressuscités en nouveauté de vie, vous êtes morts dans vos fautes, et si vous quittez ce monde dans cet état, vous serez éternellement perdus.

 

Toutefois, que pas un d'entre vous ne désespère :

 

Christ peut encore vous vivifier. Il peut même vous vivifier, vous les plus dégradés des hommes.

 

Oh ! Dieu veuille qu'aujourd'hui même vous soyez touchés à salut !

 

Dieu veuille que cette Voix Puissante qui cria : " Lazare, sors dehors !"

 

retentisse en cet instant aux oreilles de quelques grands pécheurs, en sorte qu'abandonnant le tombeau de leurs vices, l'intempérant vive désormais dans la sobriété, la femme de mauvaise vie dans la continence !

 

Et Dieu veuille surtout, oh ! Dieu veuille bénir abondamment Sa Parole pour les âmes jeunes, pures, candides encore, qui l'ont entendue aujourd'hui !

 

Puissent-elles comprendre que, par nature, elles sont mortes comme les autres, et puissent-elles devenir, dès à présent, Enfants de Dieu par la Foi en Jésus-Christ !

Quant à vous, mes chers frères et soeurs, qui avez le bonheur d'être déjà vivifiés, permettez-moi de vous adresser un seul mot d'exhortation.

 

Prenez garde aux embûches du diable.

 

Il rôde continuellement autour de vous, n'en doutez pas.

 

Veillez donc et priez.

 

Que votre esprit soit toujours occupé de bonnes pensées, et ainsi l'adversaire ne pourra vous nuire.

 

Oh ! Je vous le dis encore : méfiez-vous des ruses de Satan.

 

Gardez votre coeur plus que toute autre chose qu'on garde, car c'est de lui que procèdent les sources de la vie.

Que Dieu vous bénisse, mes bien-aimés, pour l'amour de Jésus !

 

Amen,

 

 

 

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 19:00
Le meilleur des cantiques

La première rencontre entre Adam et Ève dut se faire certainement dans un sentiment d’étonnement et d’admiration réciproque.

 

Le premier couple dut se regarder d’abord légèrement gêné, pour s’envelopper aussitôt d’un regard d’amour et d’encouragement affectueux.

 

Exactement comme lorsqu’un couple normal se rencontre pour la première fois, avec une certaine timidité pour commencer, timidité suivie de la première émotion et d’un sentiment d’admiration.

 

Dans la joie et la retenue, avec des égards qui témoignent du respect mutuel, l’homme, le premier, adresse ses compliments à la femme, et celle-ci y découvre non pas la séduction trompeuse, mais bien au contraire l’amour véritable.

 

Le premier baiser, donné et reçu sans fausse pudeur ni effronterie, est le signe et le premier pas vers l’engagement définitif qui ne peut s’arrêter qu’au seuil de la mort, et encore…

 

D’Adam et d’Ève, nous connaissons surtout leur tragique mésaventure.

 

Nous oublions souvent qu’ils furent le premier couple amoureux, les tout premiers à chanter le chant d’amour d’un couple heureux, le meilleur des cantiques.

 

Le mot « galant » a été tellement galvaudé que nous avons fini par en oublier le sens original.

 

Les termes que l’on pourrait lui substituer n’ont pas les nuances voulues.

 

Je le retiendrai ici en lui donnant son sens premier, celui de politesse, d’agrément, de bon goût dans les manières.

 

Hélas ! Le mot a été vidé de son contenu et appauvri de ses qualités chevaleresques ; actuellement, il désigne plutôt l’emprise des sens, la coquetterie vaniteuse, l’hypocrisie aussi…

 

L’amour peut en souffrir, comme il souffre lorsque l’affectation aride et l’étiquette formaliste dégradent l’attitude amoureuse et le réduisent à quelques convenances sociales.

 

L’Évangile qui inspire la pureté des sentiments transforme l’amour en quelque chose de grand et de profond, en une sorte de noble poésie.

 

Il en fait le don de soi par excellence dans la joie intégrale, envers le partenaire devenu une partie de soi-même.

 

L’Évangile affranchit l’homme et la femme des faux problèmes, des obsessions, des manières apprêtées aussi bien que des propos vulgaires.

 

Il fait découvrir le beau et le bien voulus de Dieu, lesquels devraient présider les rapports entre un homme et une femme, au lieu du plaisir effréné, du plaisir pour le plaisir.

 

Du fait que l’attitude galante a dégénéré en affectation chez les nobles et les élites durant les derniers siècles, cachant mal l’exploitation érotique de la femme, nos contemporains ont foncé, par réaction, dans le sens contraire, jetant toute retenue aux orties et se moquant éperdument de toute forme de noblesse et de prévenance.

 

Aujourd’hui, on appelle un chat un chat !

 

On n’y va pas par quatre chemins pour déclarer ses passions…

 

Ainsi que l’écrivait Jean Baudrillard dans son livre La transparence du mal, le mâle déclarera tout de go :

 

« votre sexe m’intéresse ! »

 

Mais est-ce encore l’amour ?

 

Peu à peu la grâce que Dieu a placée, comme un élément indispensable, chez la femme, s'efface en certains endroits.

 

Le nivellement des riches diversités de la personne physique est bien inquiétant ; la diversité sexuelle tend à disparaître comme si l’Adam moderne, rejetant sa côte, s’efforçait à tout prix de la récupérer pour faire ainsi disparaître « l’autre semblable, mais non identique », don de Dieu.

 

Lorsque nos contemporains admirent l’agréable figure du sexe féminin, ce n’est souvent qu’avec le regard pragmatique de leurs instincts…

 

Le gros rire et les plaisanteries grossières remplacent hélas, trop souvent, le meilleur des cantiques.

Le peintre français Antoine de Watteau nous a laissé des tableaux d’une grande sensibilité et d’une exquise beauté, en brossant sur le tableau des hommes et des femmes ensemble.

 

Des figures empreintes de noblesse s’amusant avec grâce et légèreté, dans une atmosphère qui exhale la fraîcheur sous d’immenses arbres ornant des parcs ou bien au bord des ruisseaux.

 

Une nonchalance gracieuse, le tact et la délicatesse caractérisent ces fêtes champêtres, d’où semblent absents désirs violents et passions viles…

 

L’ardeur même dont témoigne parfois le regard de ces hommes et de ces femmes n’est pas celle du feu charnel.

 

Sans doute connaissaient-ils les limites à ne pas franchir dans leurs relations, mais ces limites n’étaient pas appelées à l’époque des « tabous » et des « interdits » dont il faut se débarrasser à tout prix…

 

Je me garderai bien de prétendre que les siècles révolus, dont celui du peintre, furent exempts de passions vulgaires et de bas instincts.

 

Je voudrais tout simplement rappeler la finesse des traits, la noblesse des figures et cette élégance raffinée qui annoncent l’importance que la délicatesse et la beauté devraient occuper dans les relations entre l’homme et la femme.

 

L’amour et la beauté devraient les régir aussi ; ils sont voulus de Dieu autant que la fidélité, le dévouement et la constance.

 

C’est le sentiment de cette beauté et l’admiration qu’elle nous inspire qui composeront le cantique de reconnaissance et de gloire que le couple devrait chanter à Son Créateur.

 

Sans quoi, le démon moderne de l’unisexe, ainsi que toute la hideuse exploitation de l’amour et de la sexualité par des marchands de tout acabit, finiront par tout submerger dans leur immonde boue.

 

L’époque d’Antoine de Watteau est à jamais révolue et nous savons que le romantisme des siècles passés n’est pas un idéal que l’on peut adopter aujourd’hui.

 

Le romantisme a connu, lui aussi, ses maladies, dont la principale est cette tristesse qu’ont chantée tant de poètes, pour lesquels l’amour vrai et noble ne semblait jamais possible qu’en dehors des liens du mariage !

 

Alors le poète et l’homme amoureux plongeaient dans cette mélancolie dont témoigne une certaine poésie larmoyante, souvent mièvre, de tant d’auteurs romantiques.

 

Cependant, l’amour romantique devrait nous rappeler que Dieu a fait, dans les relations entre les hommes et les femmes, une place légitime pour la noblesse, la prévenance, le bon goût, voire l’honnête galanterie.

 

 

Il a permis qu’Adam et Ève se rencontrent dans la totalité de leur personne afin qu’ils se complètent et qu’ils chantent ensemble le meilleur des cantiques.

 

Il est tout à fait possible d’allier ce sentiment à celui de la fidélité, qui n’est certainement pas synonyme d’ennui ou d’hypocrisie.

 

Nous ne pourrons sans doute pas recréer à notre époque l’atmosphère et les menuets des siècles précédents.

 

Mais faut-il les remplacer par les rythmes endiablés d’une musique démentielle, génératrice de déchaînements et d’angoisse ?

 

N’y aurait-il plus de place, dans les chansons d’aujourd’hui, pour la vraie beauté, pour la joie et pour la retenue ?

 

Certes, l’architecture moderne ne permet plus aux jeunes amoureux de chanter comme autrefois, sous le balcon de leur bien-aimée, ces sérénades qui nous émeuvent aujourd’hui lorsque nous les entendons.

 

Les grands ensembles et tous les gratte-ciel de nos cités inhumaines cachent le visage de la lune; et comme le dit une comptine pour enfants :

 

« J’ai une maison, pleine de fenêtres; pleine de fenêtres en large et en long; et puis des portes aussi, car il faut bien sortir…, et un escalier qui grimpe, qui grimpe; et un escalier qui fait mal aux pieds; et puis un ascenseur qui fait mal au cœur; et des habitants qui grognent, qui grognent, et qui n’ont jamais le temps ! »

 

Ceci ne devrait pourtant pas empêcher les amoureux d’échanger des paroles et des lettres, de s’exprimer avec tact et galanterie…

 

L’homme et la femme ont reçu la vocation du Créateur, Inventeur du beau autant que de l’amour, de vivre harmonieusement et amoureusement, jusqu’à la fin de leur vie en commun.

 

Un livre de la Bible, l’un des plus surprenants et des plus beaux de la littérature de tous les temps, nous parle de cette vocation.

 

C’est le livre appelé Le Cantique des cantiques, dans l’Ancien Testament.

 

J’en veux à certains théologiens qui n’ont voulu y lire qu’une allégorie de l’amour de Dieu pour l’homme.

 

Qu’il s’y trouve implicitement, je le sais ; mais quand je lis ces lignes, j’y découvre l’amour frais et pur de celle qui crie : « Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui. »

 

Aveu d’amour et de serment de fidélité exclusif, presque possessif…

 

Les expressions sont orientales, éclatantes de couleur, parfois même audacieuses.

 

L’amour est donc un feu pétillant dont la flamme, vive et téméraire, s’élève droite vers le ciel ; sa flamme détruit toute impureté, et alors tout est pur pour celui qui est pur.

 

Ce chant est plein de beauté et de vérité pour celui qui vit dans la pureté et dans la simplicité.

 

Chacun des deux partenaires est le seul, l’unique pour l’autre :

 

« Il y a soixante reines et quatre-vingts princesses; les jeunes filles sont innombrables, mais unique est ma colombe, mas parfaite », déclare l’homme épris de sa fiancée (Cantique 6:8-9).

 

Auprès du lys des champs, le reste n’apparaît que comme des chardons.

 

La force de l’amour est irrésistible comme la mort qui arrache à la vie.

 

Mais l’amour, lui, arrache à la vie présente pour plonger dans l’éternité.

 

Il est générateur de repos et de joie.

 

Tant que la flamme de l’Amour de Dieu brûlera Chaude et Lumineuse dans notre cœur, elle produira une Fidélité Inébranlable et une Noblesse sans faux semblants, que les forces de la séduction et toutes les tentations ne sauront vaincre.

 

 

 

 

 

 

 

 

Aaron Kayayan,

Pasteur réformé

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Source : Ressources Chrétiennes

Homme et femme il les créa. Perspectives Réformées, Palos Heights, 1990.

 

 

 

 

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 16:05
Asile, refuge et repos

Il te couvrira de ses plumes,

et tu auras retraite sous ses ailes;

sa vérité sera ton bouclier et ton écu.

(Psaume 41.4.)

 

 

Ôh la gracieuse et bienfaisante comparaison !

 

Ainsi qu’une poule protège sa couvée et lui permet de se blottir sous ses ailes, de la même manière le Seigneur protège Son Peuple et lui permet de se réfugier en Lui.

 

N’avons-nous pas vu les petits poussins sortant la tête de dessous l’aile de leur mère ?

 

N’avons-nous pas entendu leur petit cri exprimant leur joie ?

 

Abritons-nous pareillement sous l’égide de Notre Dieu.

 

Nous y trouverons une paix inexprimable, dans cette pensée qu’Il nous protège et nous garde.

 

Tant qu’Il nous couvre ainsi, nous sommes sans crainte.

 

Il serait étrange qu’il en fût autrement; comment pourrions nous rester dans l’inquiétude quand l’Eternel Lui-même veut devenir Notre Asile, Notre Refuge et Notre Repos ?

 

Sachons comprendre cela, et, jouissant ainsi de Sa Sûre Garde, nous pourrons combattre pour Lui.

 

Nous avons besoin, pour cela, de bouclier et de cuirasse, mais si nous nous confions vraiment en Lui, Sa Vérité nous servira d’armure Complète.

 

Le Seigneur ne peut mentir ; Il reste fidèle à Son Peuple et Sa Promesse est Sûre.

 

Cette vérité est Le Bouclier dont nous avons besoin.

 

Derrière Lui, nous sommes à l’abri des traits enflammés de l’ennemi.

 

Approche-toi, mon âme, et cache-toi derrière Ses Larges Ailes; qu’elles soient  Ton Rempart et Ta Force.

 

Amen,

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

Bible

Croix Huguenote

 

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 15:14

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" Il prends de ce qui est à Moi, et Il vous l'annoncera." (Jean 16-15)

 

Il y a des moments où toutes les promesses et les doctrines de la Bible ne nous touchent pas, à moins qu'une main de grâce les applique à notre cas.

 

Nous avons soif mais nous sommes trop faibles pour ramper jusqu'au torrent.

 

Quand un soldat est blessé dans la bataille, il ne lui sert de rien de savoir qu'il y a à l'hôpital des gens capables de panser ses plaies et des médicaments qui apaiseraient les douleurs dont il souffre actuellement.

 

Il a besoin qu'on le porte à l'hôpital et qu'on lui applique les remèdes en question.

 

Il en est ainsi pour notre âme et l'Esprit de Vérité pourvoit à ce besoin en prenant de ce qui appartient à Jésus et en nous l'appliquant.

 

Ne pensons pas que Christ a placé Ses joies sur des étagères célestes et qu'Il nous ordonne de faire de l'escalade pour nous les procurer.

 

Au contraire, Il s'approche et Il répand Sa Paix en notre coeur.

 

Ami(e) Chrétien(ne), si vous peinez sous le poids d'une profonde détresse, sachez que Votre Père Céleste ne vous donne pas les promesses pour vous laisser ensuite les tirer de la Parole comme on retirerait de l'eau d'un puits avec des seaux.

 

Les promesses qu'Il a écrites dans la Parole, Il les écrit à nouveau dans votre coeur.

 

Il manifestera Son Amour pour vous et, par Son Saint Esprit, Il chassera vos soucis et vos difficultés.

 

Sachez le, vous qui pleurez, que Dieu se réserve la prérogative d'essuyer toute larme des yeux de Son Enfant.

 

Le bon Samaritain ne se contenta pas de dire au blessé :

 

"Voilà le vin et voici l'huile pour toi."

 

Il les appliqua en personne sur les blessures.

 

Pareillement, Jésus vous donne le doux vin de la Promesse et Il porte Lui même la coupe dorée à vos lèvres, répandant en vous la force de la vie.

 

Le pauvre pèlerin, épuisé et malade, n'est pas seulement fortifié pour continuer sa marche, mais Dieu le porte en fait sur les ailes de l'aigle.

 

Merveilleux Evangile !

 

Il pourvoit toutes choses pour celles et ceux qui ne peuvent plus rien.

 

Il s'approche de nous alors que nous sommes incapables de l'atteindre.

 

Il nous apporte la Grâce avant même que nous cherchions la Grâce !

 

Il y a tout autant de Gloire dans l'acte de donner que dans le don.

 

Heureux le peuple à qui le Saint Esprit apporte Jésus !

 

Amen,

 

 

 

 

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 09:57
Personne que Christ veuille écarter du salut

"Et maintenant, ne soyez pas attristés, et ne voyez pas d'un oeil chagrin que vous m'ayez vendu ici, car c'est pour la conservation de la vie que Dieu m'a envoyé devant vous." (Genèse 45.5)

 

 

Le récit de Genèse 44 et 45 est des plus émouvants.

 

Les frères de Joseph, coupables, ont dû passer par des exercices de coeur profonds et douloureux, jusqu'à ce qu'enfin ils se tiennent en présence de ce frère qu'ils avaient blessé, leurs âmes étant atteintes jusqu'au fond par la flèche de la conviction de péché.

 

C'est alors seulement que les paroles apaisantes du verset ci dessus pénètrent leurs oreilles.

 

Grâce exquise, incomparable !

 

Du moment où ils ont pris la place de la confession, Joseph prend la position du pardon.

 

Cette position est l'action de Dieu.

 

Il leur avait parlé "durement" lorsqu'ils ne pensaient pas à leur péché ; mais dès que leur confession confirme ce qu'ils avaient dit :

 

"Certainement nous sommes coupables au sujet de notre frère" (42.21), la réponse plein de grâce vient à leur rencontre :

 

"Ce n'est pas vous.... mais c'est Dieu" (45.48).

 

Il en est bien ainsi.

 

Au moment précis où le pécheur prend la place de la repentance, Dieu prend celle du pardon sans restriction ; et quand Dieu pardonne, le pécheur l'est pleinement.

 

"J'ai dit : Je confesserai mes transgressions à l'Eternel ; et Toi, Tu as pardonné l'iniquité de mon péché" (Psaume 32.5).

 

Quel langage peut décrire l'émotion de celle ou celui qui s'est vu(e) coupable devant la croix de Jésus Christ rejeté du monde, mais qui sait que sa culpabilité est entièrement ôtée, et pour toujours ?

 

Qui pourrait essayer de traduire les sentiments des fères de Joseph quand ils ont vu ses larmes d'affection ?

 

Quelle scène !!

 

Des larmes de repentance et des larmes d'amour qui se mêlent !

 

Précieux mélange !

 

Seul le Coeur de Dieu peut vraiment en estimer la valeur et la douceur.

 

Amen,

 

 

 

 

 

C.H. Mackintosh,

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 16:46
Les privilèges de celui qui pleure

Les Privilèges de celui qui pleure

Par Thomas Watson

 

Les pleurs sont une voie menant vers la joie solide.

 

"Le vin doux est celui qui sort du pressoir des yeux", dit Chrysostome.

 

L'âme n'est jamais plus agrandie que lorsqu’elle peut pleurer.

 

Les larmes du lieu secret sont meilleures alors que la musique de la cour.

 

L'âme d'un chrétien est plus soulagée quand elle peut se décharger par de saintes lamentations.

 

David qui était le grand pleureur en Israël était le doux chantre en Israël.

 

"Mes larmes sont ma nourriture" (Psaumes 42:3).

 

"Les larmes des pénitents", dit Bernard, "sont plus douces que toutes les joies terrestres. "

 

Un chrétien songe lui-même quelquefois aux faubourgs du ciel lorsqu’il peut pleurer.

 

Quand Anne eut pleuré, elle partit et ne fut plus triste.

 

Le sucre quand il fond est infiniment doux.

 

Quand un chrétien fond en larmes, il détient la plus douce joie.

 

Quand la fille de Pharaon descendit dans la rivière, elle y trouva un petit bébé parmi les roseaux ; ainsi quand nous descendons dans la rivière des larmes de repentance, nous y trouvons le "petit bébé" Jésus qui effacera toutes larmes de nos yeux.

 

Les pleurs devancent la consolation tout comme la plaie d'une blessure précède le remède.

 

L’antinomien parle de la consolation, mais tourne en dérision les lamentations dues au péché.

 

Il ressemble à un patient stupide qui, ayant reçu la prescription de prendre une pilule, lèche le sucre, mais jette la pilule.

 

Le libertin est entièrement pour la joie et le réconfort.

 

Il lèche le sucre, mais jette la pilule amère de la repentance.

 

Si nous avons la vraie consolation, nous devons l'avoir suivant les voies et méthodes de Dieu.

 

Le chagrin causé par le péché conduit à la joie :

 

"J'ai vu ses voies, et Je le guérirai; Je lui servirai de guide, et Je le consolerai, lui et ceux qui pleurent avec lui." (Esaïe 57:18).

 

Le vrai soleil de la joie est celui qui vient après une pluie de larmes.

 

Nous pourrions aussi bien nous attendre à une récolte sans semences, qu’à une consolation sans les larmes de l'Evangile.

 

Remarquez que Dieu garde Son meilleur vin pour la fin.

 

Tout d'abord Il prescrit les larmes pour le péché et ensuite Il donne le vin de la consolation.

 

L'Ennemi de nos âmes fait tout à fait le contraire.

 

Il présente le meilleur en premier et réserve le pire pour la fin.

 

Il montre d'abord le vin miroitant dans le verre, vient ensuite la morsure du serpent. ( Proverbes 23:32).

 

Ce même Ennemi met ses plats délicats devant la vue des hommes.

 

Il leur présente le péché coloré de beauté, adouci par le plaisir, argenté par le profit et ensuite, après coup, la triste addition est introduite.

 

Il a d'abord montré l’appât de l'argent à Judas, et l'a ensuite frappé avec le crochet.

 

C'est la raison pour laquelle le péché a tant de disciples, parce qu'il présente le meilleur d'abord.

 

D'abord, les couronnes d'or, viennent ensuite les dents du lion (Apocalypse 9:7,8).

 

Remarquez, les larmes de l'Evangile ne sont pas perdues; elles sont les graines de la consolation.

 

Tandis que le pénitent verse des larmes, Dieu déverse la joie.

 

"Ceux qui sèment dans les larmes moissonneront dans l’allégresse." (Psaumes 126:5).

 

Le but de l’onction et de la venue de Christ dans le monde était qu'Il console ceux qui pleurent (Esaïe 61:3).

 

L'apôtre peut alors à propos appeler cela "une repentance dont on ne se repent pas" (2 Corinthiens 7:10).

 

Un homme doit se repentir de son ivresse ; il doit se repentir de son impureté; mais il ne doit jamais se repentir de sa repentance, parce qu’elle est la porte d’entrée de la joie.

 

"Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés."

 

Voici le doux fruit d'une réserve amère.

 

Christ fit remplir d'eau les vases de terre, et transforma ensuite l'eau en vin (Jean 2:9).

 

Ainsi, quand l’œil, ce vase de terre, a été rempli d'eau, alors Christ transformera l'eau des larmes en joie.

 

"Les saintes larmes", dit Basil, "sont la semence de laquelle la fleur de la joie éternelle croît."


Raisons pour lesquelles celui qui pleure sera consolé

 

Parce que les larmes sont faites à dessein pour cette fin.

 

Les larmes ne sont pas prescrites pour elles-mêmes, mais afin qu'elles puissent conduire à quelque chose d'autre, afin qu'elles puissent établir un enchaînement vers la consolation.

 

Ainsi donc nous semons dans les larmes afin que nous puissions récolter dans la joie.

 

Les saintes larmes sont un médicament spirituel.

 

Maintenant, un médicament ne se prescrit pas pour lui-même, mais en vue de rétablir la santé.

 

Ainsi les larmes de l’Evangile sont tout désignées pour cette fin précise, celle de produire la joie.

 

Celui qui pleure spirituellement est la personne la plus propice à la consolation.

 

Quand le cœur est brisé à cause du péché, il est maintenant le mieux disposé à la joie.

 

Dieu verse l'huile d'or de la consolation dans des vases brisés.

 

Le cœur de celui qui pleure est vidé d’orgueil et Dieu remplit le vide de Sa bénédiction.

 

D'abord, les consolations de l'Esprit de Dieu sont posées par une conviction profonde :

 

"Et quand Il (c'est-à-dire le Consolateur) sera venu, Il réprouvera (ou convaincra) le monde de péché" (Jean 16:7,8).

 

Pourquoi la conviction vient-elle avant la consolation ?

 

La conviction nous prépare à la consolation.

 

Par la conviction, l'Esprit dispose tout doucement le cœur à rechercher Christ et ensuite à recevoir Christ.

 

Une fois que l'âme est convaincue de péché et de l'enfer qui le suit, un Sauveur est précieux.

 

Les consolations de l'Esprit rendent humbles.

 

Plus on verse de l'eau dans un seau, plus bas il descend ; plus le bateau est chargé de douces épices, plus bas est le niveau sur lequel il navigue.

 

Plus un chrétien est rempli des douces consolations de l'Esprit, plus bas il navigue dans l'humilité.

 

Plus un arbre est rempli de fruits, plus bas la branche pend.

 

Plus nous sommes remplis "du fruit de l'Esprit, de joie et de paix" (Galates 5:22), plus nous nous plions dans l'humilité.

 

Pour ceux qui disent qu’ils ont la consolation, mais sont orgueilleux, qui ont appris à mépriser les autres et sont montés au-dessus des ordonnances, leurs consolations sont des illusions.

 

Encore, l'Ennemi de nos âmes est capable, non seulement de "se déguiser en ange de lumière" (2 Corinthiens 11:14), mais aussi de se déguiser en consolateur.

 

Il est facile de fabriquer de la fausse monnaie, de recouvrir d'argent le cuivre et d’y apposer l'image du roi.

 

Ce même Ennemi peut recouvrir d'argent des fausses consolations et les faire paraître comme si elles avaient le cachet du Roi du ciel sur elles.

 

Les consolations de Dieu rendent humbles.

 

Quoiqu'elles élèvent le cœur dans la reconnaissance, elles ne le font pas cependant haleter dans l’orgueil.

 

JAMAIS !!!

 

Les consolations réservées à ceux qui se lamentent sont des "consolations qui remplissent".

 

"Le Dieu de toute espérance vous remplira entièrement de joie ..." (Romains 15:13).

 

"Demandez... afin que votre joie soit parfaite" (Jean 16:24).

 

Quand Dieu déverse les joies du ciel, elles remplissent le cœur et le font éclater.

 

"Je suis comblé de joie" (2 Corinthiens 7:4).

 

Les consolations que Dieu donne à Ses enfants qui pleurent transportent et ravissent infiniment.

 

Si délectables sont-elles et si admirables, qu'elles causent une jubilation qui, comme certains érudits disent, est si grande qu'elle ne peut pas être exprimée.

 

De toute les choses, la joie est ce qu’il y a de plus difficile à déchiffrer.

 

Elle est appelée "la joie ineffable." (1 Pierre 1:8).

 

Vous pouvez plus facilement goûter le miel que dire combien il est doux.

 

Le vin de l'Esprit peut adoucir les eaux de Mara.

 

Ceux qui sont possédés de ces consolations célestes peuvent cueillir les raisins dans les épines et aller chercher le miel provenant de la dépouille du lion.

 

Ce sont en effet des consolations fortes qui peuvent tenir debout dans l’épreuve ardente et transformer la flamme en lit de roses.

 

Combien puissante est cette consolation qui peut rendre un chrétien glorieux dans les tribulations ! (Romains 5:3).

 

Un croyant n'est jamais aussi triste qu'il ne soit capable de se réjouir.

 

L'oiseau du paradis peut chanter en hiver.

 

Les consolations des enfants de Dieu qui pleurent sont des consolations qui tranquillisent le cœur.

 

Elles engendrent une douce résignation et le repos dans l'âme.

 

Le cœur d'un chrétien est dans une sorte de confusion, comme l'aiguille dans la boussole ; il tremble et tremble jusqu’à la venue du Consolateur.

 

Certaines créatures ne peuvent pas vivre en dehors du soleil.

 

Un chrétien est même mort dans le nid, à moins qu'il ne puisse avoir la lumière du soleil du visage de Dieu.

 

"Ne me cache pas Ta face, de peur que je ne ressemble à ceux qui descendent dans la fosse" (Psaumes 143:7).

 

Les consolations de l'Esprit sont des consolations qui demeurent.

 

De même qu’elles abondent en nous, de même demeurent-elles avec nous.

 

"Il vous donnera un autre Consolateur afin qu'Il demeure avec vous éternellement" (Jean 14:16).

 

Les consolations terrestres sont toujours sur le bout de l'aile, prêtes à s’envoler.

 

Elles ressemblent à une inondation, ou un éclair.

 

Toutes les choses d’ici-bas sont passagères, mais les consolations dont Dieu nourrit Ses enfants qui sont dans le deuil sont immortelles.

 

"Il nous a aimés et nous a donné une consolation éternelle"(2 Thessaloniciens 2:16).

 

Quoiqu'un chrétien n'ait pas toujours un rayon de consolation, il en possède néanmoins une aube dans son âme.

 

Il a toujours une terre d’espérance et une racine de joie.

 

Il y a à l’intérieur de lui quelque chose qui fait tenir bon son cœur et dont il ne voudrait d’aucune façon se séparer.

 

Voici, alors, le privilège de celui qui pleure : il sera consolé.

 

David qui était le grand pleureur d'Israël était le doux chantre d'Israël.

 

La colombe qui pleure sera couverte des plumes dorées de la consolation.

 

Oh, combien rares et excellentes sont ces consolations !

 

Amen,

 

Thomas Watson,

Bible (128)

Croix Huguenote

 

 

 

 

Source: Regard Bibliothèque Chrétienne - ERM

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 14:45
Je vous consolerai !

Je vous consolerai comme une mère console son fils,

et vous serez consolé.

(Esaïe 66.13)

 

La consolation d'une mère ! C'est la tendresse même.

 

Comme elle sait entrer dans le chagrin de son enfant !

 

Comme elle le presse sur son sein et cherche à prendre toutes ses peines sur son coeur.

 

Il peut tout lui dire, sûr qu'elle sympathisera comme aucun autre ne le peut.

 

De tous les consolateurs, celui que l'enfant préfère, c'est sa mère.

 

C'est ce qu'a éprouvé même plus d'un homme fait.

 

Dieu condescendrait-Il à prendre le rôle d'une mère ?

 

De sa part, c'est la Bonté même !

 

Nous pouvons juger de ce qu'Il est comme Père ; mais voici qu'Il veut encore être pour nous une Mère, nous invitant par là à une Sainte Familiarité Respectueuse, à une Confiance sans Réserve, à un Complet Repos.

 

Quand Dieu devient Notre "Consolateur," aucune angoisse ne peut nous étreindre longtemps.

 

Disons Lui donc notre peine, lors même qu'elle ne puisse s'exprimer que par des soupirs et par des sanglots.

 

Il ne méprise point nos pleurs, pas plus qu'une mère digne de ce nom ne le ferait.

 

Comme une mère, Il aura pitié de notre faiblesse, et Il pardonnera nos fautes, mais d'une manière plus complète et plus sûre qu'une mère ne le pourrait.

 

Ne portons pas nos peines tout seuls ; nous aurions grand tort de le faire quand un Être si Bon et Compatissant s'offre à les partager.

 

Présentons-les donc sans tarder au Dieu d'Amour ; Il ne se fatiguera pas plus de nous, qu'une mère ne se fatigue de son enfant.

 

Une femme oublie-t-elle l'enfant qu'elle allaite ?(...) Quand elle l'oublierait, Moi je ne t'oublierai point. Voici, Je t'ai gravé sur Mes Mains. (Esaïe 49.16)

 

Amen,

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 13:44
Tant les petits que les grands !!

Il bénira ceux qui craignent l'Éternel,

tant les petits que les grands.

(Psaumes 115:13)

 
Voici une parole réjouissante pour ceux qui sont dans une condition humble et une position difficile.
 
Notre Dieu considère avec bonté ceux qui ont peu de fortune, peu de talent, peu d'influence, peu d'importance.
 
Dieu s'occupe des petites choses de la création.
 
Il voit les passereaux lorsqu'ils se posent sur le sol.
 
Rien n'est petit pour Dieu, car Il emploie des agents insignifiants à nos yeux pour l'accomplissement de Ses Desseins.
 
Que le plus petit parmi les hommes appelle donc une bénédiction sur sa petitesse, et il verra sa sphère, si bornée qu'elle soit, illuminée par le bonheur.

Parmi ceux qui craignent l'Éternel, il y en a de petits et de grands.
 
Les uns sont des bébés, les autres sont des géants.
 
Et tous sont bénis.
 
Une petite foi est une foi bénie.
 
Un espoir tremblant est un espoir béni.
 
Toute grâce du Saint-Esprit, quoique encore en germe, porte une bénédiction avec elle.
 
Plus que cela, le Seigneur Jésus a racheté les grands et les petits avec le même précieux sang, et Il s'est engagé à garder les agneaux aussi bien que les grandes brebis.
 
Aucune mère digne de ce nom ne méprise son enfant parce qu'il est petit ; non, plus il est faible, plus tendrement elle le soigne, au contraire.

S'il y a une préférence chez le Seigneur, ce n'est pas dans l'ordre de grand à petit, mais c'est en remontant de petit à grand qu'Il classe les hommes.
 
 
Amen,
 
 
 

Charles Haddon Spurgeon,
Pasteur Baptiste Réformé
 
 
 

 

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 23:27
Pour un seul pécheur qui se repent
"Il y a de la joie devant les anges de Dieu
pour un seul pécheur qui se repent."
Luc 15:10
 

Le cœur de l'homme n'est jamais assez grand pour contenir toutes ses joies ou tous ses chagrins.

 

Jamais vous n'avez entendu parler d'un homme dont le cœur aurait été tout juste rempli d'affliction.

 

Car à peine ce cœur est-il rempli que déjà il déborde.

 

Le premier élan d'une âme est de partager son affliction.

 

La raison en est simple: notre cœur n'est pas assez grand pour supporter toute notre peine.

 

Nous avons besoin d'un autre cœur pour y déverser une partie de notre douleur.


Il en est de même avec un cœur joyeux.

 

Lorsqu'un cœur est rempli de joie, il ne peut la retenir.

 

C'est un peu comme une fontaine sur la place du marché: lorsqu'elle est pleine, vous la verrez toujours déborder en petits ruisseaux, et, si ce débordement cesse, vous pouvez être sûr que la fontaine n'est plus remplie.

 

Si un cœur est vraiment plein, il finira toujours par déborder.

 

En effet, toutes les fois que votre âme débordait de joie, vous avez réuni vos amis afin de leur communiquer la cause de votre bonheur.

 

Et lorsque ces vases ont été eux-mêmes remplis jusqu'au bord, vous avez agi comme la veuve qui a emprunté des vases vides chez ses voisins.

 

Car vous les avez tous appelés à partager votre joie.

 

Et lorsque les cœurs de tous vos voisins ont été bien remplis, il vous a semblé qu'ils n'étaient pas suffisamment grands.

 

Alors, vous avez convié le monde entier pour partager le bonheur d'un cœur débordant de joie.

 

L'océan insondable fut lui-même invité à goûter votre joie; les arbres furent invités à battre des mains, et les monts et les collines à éclater dans un chant d'allégresse; même les étoiles du ciel semblaient vous jeter leur regard du haut du firmament; tous furent invités à chanter pour vous, et l'univers tout entier fut rempli de musique.

 

Il était rempli de la musique de votre cœur.

 

Après tout, qu'est-ce que l'homme, sinon le grand musicien du monde.

 

L'univers est un orgue aux tuyaux immenses et puissants.

 

Le temps, l'espace et l'éternité en sondent les profondeurs, et l'homme, cette petite créature, pose ses mains sur le clavier de ce gigantesque instrument.

 

Des tonnerres orchestrés retentissent, ébranlant la création tout entière, et entraînant l'univers dans les acclamations les plus fougueuses.

 

Ne savez- vous pas que l'homme est le souverain sacrificateur de Dieu ?

 

Toute la création représente le sacrifice, mais lui est le sacrificateur – portant en son cœur le feu, dans ses mains le bois et dans sa bouche l'épée à double tranchant de la consécration avec laquelle il offre toutes choses à Dieu.

 

Aucun homme ne peut se repentir sans que Dieu ait créé en lui un cœur nouveau et un esprit bien disposé.

 

Je me demande si, depuis le jour où Dieu a créé le monde, les anges ont vu Dieu créer quoi que ce soit si ce n'étaient des cœurs nouveaux.

 

Il aurait très bien pu, si tel avait été son dessein, créer de nouveaux mondes depuis cette époque-là.

 

Peut-être que la seule nouvelle création qu'ils aient jamais vue – depuis le premier jour glorieux où Dieu créa l'univers – est celle d'un cœur nouveau et d'un esprit bien disposé dans un pauvre pécheur repentant.

 

C'est la raison pour laquelle il doivent se réjouir, car ils peuvent revivre le moment de la création.

 

Je n'ai aucun doute non plus qu'ils célèbrent Dieu parce qu'ils peuvent encore voir son oeuvre briller de plus belle de l'éclat de l'excellence.

 

Lorsque l'Esprit influence tendrement les hommes au point de les mener à la repentance et à la foi renouvelée, Dieu pose de nouveau ses regards sur l'homme.

 

En ces moments-là, il doit certainement se dire: "Cela est très bon."

 

Car ce que son Esprit fait est à sa ressemblance – bon, saint et précieux.

 

Dieu peut alors de nouveau sourire sur sa création deux fois née et répéter: "Cela est très bon."

 

Les anges entonnent alors certainement un chant et louent son nom, car ses oeuvres sont toujours bonnes et pleines de beauté.

 

Mes bien-aimé(e)s, les anges exultent lorsque des pécheurs se repentent, parce qu'ils savent à quoi ce pauvre pécheur a échappé.

 

Car vous et moi, nous ne pouvons imaginer toutes les profondeurs de l'enfer, séparé de nous par un voile noir de ténèbres, nous ne pouvons saisir les horreurs que contient cette prison lugubre des âmes perdues.

 

Par bonheur, les gémissements des damnés ne nous ont jamais fait sursauter, car mille tempêtes ne sont qu'un murmure de jeune fille en comparaison d'un seul hurlement d'un esprit damné.

 

Il nous est impossible de voir les tortures de ces âmes qui demeurent éternellement dans une angoisse qui ne connaît aucun apaisement.

 

Ces yeux deviendraient des sphères aveugles et enténébrées s'il leur était permis de voir, ne serait-ce qu'un instant, cette demeure terrifiante du tourment éternel.

 

L'enfer est un lieu horrible, car nous pouvons dire que ce sont "des choses que l'œil n'a point vues et que l'oreille n'a point entendues et qui ne sont point montées au cœur de l'homme".

 

Nul ne peut donc concevoir les horreurs que Dieu a préparées pour ceux qui le haïssent.

 

Mais les anges, eux, savent bien mieux que vous et moi.

 

Ils savent ce qu'est l'enfer; non pas qu'ils l'aient vécu, mais ils se souviennent de ce jour où Satan et ses anges se rebellèrent contre Dieu.

 

Ils se souviennent du jour où le tiers des étoiles du ciel se sont révoltées contre leur souverain, et ils n'ont pas oublié la manière dont la main droite de Yahvé Jésus avait retenti dans un tonnerre.

 

Ils n'oublient pas cette brèche qui fut ouverte dans les remparts du ciel, des hauteurs les plus élevées jusqu'aux profondeurs abyssales, où Lucifer et son armée furent précipités.

 

Ils n'ont jamais oublié comment, au son de la trompette, les sombres ennemis furent pourchassés jusqu'au tréfonds du désespoir le plus noir, alors qu'ils s'approchaient de ce lieu où le serpent ancien sera lié par des chaînes; ils se souviennent comment ils ont vu Topheth, dont le bûcher est préparé depuis longtemps.

 

Ils se souviennent comment, alors qu'ils s'en retournaient sur leurs ailes à la maison, toute langue gardait le silence, même s'ils auraient pu crier leur louange à celui qui était victorieux de Lucifer; mais un silence s'emparait d'eux tous, un silence profond et un respect mêlé d'une crainte solennelle s'emparaient d'eux, alors qu'ils pensaient à Celui qui peut instantanément anéantir un chérubin et le précipiter dans les tourments éternels.

 

Ils savaient ce qu'était l'enfer pour avoir frôlé ses mâchoires, pour avoir vu leurs propres frères s'y engouffrer.

 

Ainsi donc, lorsqu'ils voient un pécheur qui est sauvé, ils se réjouissent à la pensée qu'il y en aura un de plus qui échappera à l'enfer et qui ne sera pas éternellement consumé par des vers qui ne meurent point – une âme de plus qui aura échappé de la gueule du lion.

 

Il y a pourtant une meilleure raison encore.

 

Les anges savent quelles sont les joies du ciel, et ils se réjouissent donc de la repentance d'un seul pécheur.

 

Nous parlons ici de portes perlées et de rues pavées d'or, de robes blanches, de harpes en or et de couronnes d'amarante.

 

Mais si un ange pouvait nous parler du ciel, il sourirait et nous dirait:

 

"Toutes ces choses merveilleuses ne sont que des histoires pour enfant ; et vous, vous êtes de petits enfants qui ne peuvent comprendre la grandeur de la splendeur éternelle. Dieu vous a donc donné un livre et un alphabet, là vous pouvez arriver à lire grossièrement les premières lettres sur ce qu'est le ciel. Mais ce que le ciel est réellement, vous ne le savez pas."

 

"Oh, hommes mortels, vos yeux n'en ont pas vu les splendeurs, et votre cœur n'a jamais été transporté par ses joies sans pareilles."

 

Vous pouvez parler, et penser, et deviner et rêver, mais vous ne pourrez jamais mesurer l'infinité du ciel que Dieu offre à ses enfants.

 

C'est la raison pour laquelle, lorsque les anges voient une âme être sauvée et un pécheur se repentir, ils battent des mains.

 

Ils savent bien que toutes ces demeures éternelles bénies leur appartiennent, car tous ces lieux merveilleux où régnera un bonheur éternel sont l'héritage de tous les pécheurs qui se seront repentis.

 

J'aimerais que vous relisiez notre texte encore une fois.

 

Il y a de la joie dans la présence des anges de Dieu pour chaque pécheur qui se repent.

 

Pourquoi donc n'économisent-ils pas leur joie jusqu'au moment où le pécheur meurt et va au ciel ?

 

Pourquoi se réjouissent-ils à son sujet lorsqu'il se repent ?

 

Mon ami Arminius aurait dû en son temps, je le pense, aller au ciel pour redresser ce point.

 

D'après sa théorie, ils se trompent grandement en se réjouissant prématurément.

 

En effet, d'après la doctrine arminienne, un homme peut se repentir, et pourtant encore être perdu ; il peut avoir reçu la grâce de se repentir et de croire, et pourtant il peut déchoir de cette grâce et être rejeté au loin.

 

Vous, les anges, vous allez trop vite en besogne.

 

Vous aurez peut-être à vous repentir de ceci un jour si la doctrine arminienne est vraie.

 

Je vous conseille donc d'épargner vos chants de joie. Peut-être que ceux en l'honneur de qui vous chantez aujourd'hui vous feront porter le deuil demain.

 

Je suis tout à fait sûr qu'Arminius n'a jamais enseigné sa doctrine au ciel.

 

Je ne sais pas s'il s'y trouve – j'espère qu'il y est; mais, si tel est le cas, il n'est alors plus arminien.

 

Les anges se réjouissent parce qu'ils savent que lorsqu'un pécheur se repent, il est absolument sauvé – dans le cas contraire, ils se réjouiraient bien prématurément, et ils auraient de bonnes raisons de réserver leur joie pour une autre occasion.

 

Mais les anges savent ce que Christ voulait dire lorsqu'il a déclaré :

 

"Je leur donne la vie éternelle; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main" (Jn 10:28).

 

C'est la raison pour laquelle ils se réjouissent lorsque des pécheurs se repentent.

 

Ils se réjouissent parce qu'ils savent que ces pécheurs sont sauvés.

 

Il y a encore un fait que j'aimerais mentionner avant de conclure sur ce point.

 

Le texte nous dit que les anges se réjouissent pour un pécheur qui se repent.

 

Les anges sont tellement remplis de bienveillance envers les hommes, qu'ils se réjouissent pour un pécheur qui se repent.

 

Des exemples ?

 

Elle se trouve là, dans cette mansarde, là où les étoiles se faufilent entre les tuiles.

 

Il y a un lit misérable dans cette chambre, et une seule couverture.

 

Elle est couchée là, attendant la mort.

 

Pauvre créature !

 

Elle a arpenté les rues plus d'une fois, la nuit, gaiement, mais maintenant ses joies s'en sont allées; une maladie infecte dévore son cœur !

 

Et elle s'éteint rapidement, alors que personne ne se soucie de son âme !

 

Mais là, dans cette petite chambre, elle tourne son visage contre le mur et s'écrie:

 

"Oh, tu as sauvé Madeleine, sauve-moi; Seigneur, je me repens, aie pitié de moi, je t'en supplie."

 

Les cloches ont-elles sonné ?

 

La trompette a-t-elle retenti ? Ah ! non.

 

Les hommes se sont-ils réjouis ?

 

Un chant de reconnaissance résonna-t-il dans une quelconque église ?

 

Non, personne ne l'a entendu, car elle est morte seule.

 

Mais, attendez !!!

 

Il y avait quelqu'un qui était à ses côtés et qui a remarqué cette larme – un ange qui était venu du ciel pour prendre soin de cette brebis égarée et marquer son retour; et, à peine sa prière prononcée, l'ange se mit à battre de ses ailes en guise d'applaudissement; alors, l'on vit s'envoler vers les portes de perle un esprit ressemblant à une étoile.

 

Les gardiens célestes se précipitèrent à la porte, s'écriant :

 

"Quelles sont les nouvelles, oh fils de feu?"
"C'est fait", répondit-il.
"Qu'est-ce qui est fait ?" demandèrent-ils.
"Eh bien, elle s'est repentie."
"Quoi ! Elle, qui était naguère une pécheresse entre elles toutes ?

S'est-elle tournée vers Christ?"
"Oui, elle l'a fait."

 

Et alors la nouvelle se répandit dans les rues, et les cloches du ciel retentirent de leurs plus beaux carillons, car Madeleine était sauvée ; elle, qui avait été une pécheresse endurcie, s'était tournée vers le Dieu vivant.

 

Encore un autre exemple. Cela se passait ailleurs.

 

Un pauvre petit garçon négligé et vêtu de haillons errait dans les rues depuis plusieurs jours.

 

Initié au crime, sa vie le menait tout droit à la potence.

 

Mais un matin, il passait près d'une humble pièce où quelques hommes et femmes s'étaient réunis pour enseigner de pauvres enfants en haillons.

 

Il s'y arrêta, lui, le nomade des rues à demi sauvage ; ils lui parlèrent ; ils lui parlèrent de l'âme et de l'éternité – des choses dont il n'avait jamais entendu parler; ils parlèrent à ce pauvre garçon, qui n'avait pas d'amis, de Jésus et de la bonne nouvelle et de la joie et du ciel.

 

Il y retourna le dimanche suivant, et puis le suivant encore, toujours dans ses guenilles, car il n'arrivait pas à s'en débarrasser.

 

Il arriva que l'enseignant lui dit un jour : "Jésus-Christ reçoit les pécheurs."

 

Ce jeune garçon courut, mais pas à la maison, car l'appeler ainsi aurait été une farce – dans le lieu où son ivrogne de père et sa mère lubrique menaient un vacarme d'enfer.

 

Il courut, et sous une arcade ou dans un coin peu fréquenté, il plia ses petits genoux.

 

Alors, cette pauvre créature en haillons éclata en sanglots, et dit :

 

"Seigneur, sauve-moi, ou je meurs."

 

Ce petit polisson était à genoux – le petit voleur était sauvé !

 

Il avait dit:

 

"Jésus, toi qui aimes mon âme, laisse-moi m'en aller vers toi."

 

Et de ce lieu déshérité, sous une vieille arcade, de ce taudis oublié de tous, un esprit s'envola, heureux de porter la nouvelle au ciel qu'un autre héritier de gloire était né à Dieu.

 

Chacun d'entre vous ne pourrait-il pas plutôt se remémorer la sienne ?

 

Vous vous rappelez le moment où le Seigneur vous a rencontré.

 

Ah ! Vous ne vous doutiez pas de l'agitation que cela allait provoquer au ciel !

 

Si la reine avait mis en marche toute son armée, cela n'aurait pas réussi à arrêter le regard des anges; si tous les princes de la terre – avec toutes leurs robes, leurs bijoux, leurs couronnes et leurs insignes royaux, avec tous leurs chars et tous leurs cavaliers – si toutes les monarchies passées s'étaient levées – si toute la puissance de Babylone ou de Tyr ou de Grèce s'était rassemblée en une parade grandiose – aucun ange ne se serait arrêté dans sa course pour accorder le moindre sourire à ces pauvres choses.

 

Mais, au-dessus de vous, le plus vil d'entre les vils, le plus pauvre d'entre les pauvres, le plus obscur et le plus anonyme – au-dessus de vous des ailes angéliques tournoyaient ; de vous l'on parlait sur la terre et l'on criait haut et fort dans le ciel :

 

"Alléluia, car aujourd'hui un enfant est né à Dieu."

 

Les anges se réjouissent dans le ciel pour les pécheurs qui se repentent.

 

Si certains parmi vous se donnaient à Christ aujourd'hui – car il est toujours prêt à vous recevoir – vous sortiriez d'où vous êtes en chantant, et les anges chanteraient avec vous.

 

Il y aurait de la joie sur la terre et de la joie au ciel – de la paix sur la terre et de la gloire pour Dieu au ciel.

 

Que Dieu vous bénisse tous, pour l'amour de Jésus.

 

 

 

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

 

Bible

Croix Huguenote

 

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 20:24
Grâce pour les plus grands pécheurs

"Pour l'amour de Ton Nom,

ô Eternel, pardonne mon péché qui est si grand !"

Psaume 25:11

 

Quelques passages dans ce psaume, montrent clairement que David le Roi d'Israël se trouvait dans une grande tentation et en danger lorsqu'il l'a écrit.

 

Cela ressort d'une manière particulièrement claire au psaume 25, dans les versets suivants :

 

"Mes yeux sont constamment tournés vers l'Eternel, car c'est Lui qui dégage mes pieds pris au filet. Regarde-moi, ô Eternel, et Fais moi Grâce, car je suis seul et malheureux. Mon coeur est dans l'angoisse, délivre moi de mes tourments ! Oh ! Vois combien mes ennemis sont en grand nombre, et quelle haine violente ils ont pour moi. Protège moi, Délivre moi, Garde moi de la honte : je cherche en Toi un Sûr Refuge " (Psaume 25 v.15-17 + 19-20)

 

Les défis auxquels David était confronté, lui rappelaient ses péchés, tout en l'amenant à confesser ceux-ci devant Dieu et à Le supplier de lui pardonner.

 

"Ne tiens plus compte de ces péchés de ma jeunesse, de mes fautes passées, mais Traite moi selon Ta Grâce, ô Eternel, Toi qui est Bon ! Vois ma misère et ma souffrance, Pardonne moi tous mes péchés ! " (Psaume 25 v7+18).

 

C'est frappant de voir les arguments que David énumère, afin que Dieu écoute sa prière demandant Grâce et Pardon.

 

 

  • 1. "Pour l'Amour de Ton Nom, ô Eternel, Pardonne mon péché..." (v,11).

 

 

David sait qu'il ne peut espérer de Pardon en raison de sa propre justice ou à cause de quoi que ce soit qu'il ait fait pour réparer son péché.

 

Au lieu de cela, il demande à Dieu de lui pardonner pour l'Amour de Son Nom, pour Sa Gloire, en raison de Sa Libre Grâce et Fidélité envers Ses Grandioses Promesses.

 

 

  • 2. "...Pardonne moi mon péché qui est si grand !" (v.11).

 

 

N'est il pas remarquable que David cite la grandeur de son péché comme argument, pour que Dieu lui pardonne ?

 

Au lieu de dire :

 

"Seigneur, vois les bonnes oeuvres que j'ai accomplies..." ou "Pardonne moi mon péché, car il n'est pas trop grand, et Tu n'as pas beaucoup de raisons de T'irriter contre moi",

 

David dit exactement le contraire :

 

"Pardonne moi mon péché qui est si Grand !".

 

Pourquoi David pouvait il exprimer cette demande ?

 

La réponse est :

 

Plus son péché était grand, plus il avait besoin de pardon.

 

C'est comme si David avait dit :

 

"Pardonne moi mon péché, car il est trop grand pour que je puisse en supporter le châtiment ; mon péché est si Grand et mon état tellement désespéré qu'il n'est rien dont j'aie autant besoin que Ta Grâce."

 

Quand il demande du pain, un mendiant essaye de faire de son besoin une description aussi claire que possible.

 

Lorsqu'un homme se trouve en difficulté et a besoin d'aide, il recevra le plus facilement un secours en n'embellissant pas sa situation, mais en décrivant clairement son état.

 

La même chose est valable en ce qui concerne notre situation devant Dieu.

 

Il n'accordera Sa Grâce qu'à ceux qui le Lui demandent.

 

Et plus notre situation est difficile, plus Il sera prêt à nous en délivrer.

 

Dieu fait Grâce à des pécheurs non parce qu'ils l'ont mérité, mais parce qu'ils ont besoin de Sa Miséricorde.

 

Lorsque nous demandons Grâce à Dieu, la grandeur de notre péché ne sera pas un obstacle à Son Pardon.

 

Car s'il n'en était pas ainsi, David ne l'aurait jamais donnée comme raison de sa demande de Pardon.

 

Les points suivants sont importants lorsqu'un pécheur vient à Dieu pour recevoir de Lui le Pardon.

 

 

  1. Nous devons reconnaître notre besoin en Miséricorde.

 

 

Ceux qui ne reconnaissent pas leur besoin, ne demanderont jamais à Dieu de leur accorder Sa Miséricorde car la Miséricorde de Dieu consiste précisément en ce qu'Il accorde aux misérables Sa Bonté et Sa Grâce.

 

Et celui qui ne reconnaît pas sa propre misère, ne recevra de Lui aucune aide.

 

L'homme doit donc réaliser qu'il est de par sa nature un enfant de la colère, avec la Loi de Dieu contre lui et vit de ce fait sous la malédiction de la Loi.

 

La Colère de Dieu demeurera sur lui, car chaque jour il provoque avec son péché cette Divine Colère.

 

Il doit se rendre compte qu'il n'y a rien de plus terrible que d'être exposé à la Juste Colère de Dieu et d'avoir le Tout Puissant pour ennemi.

 

Aucun homme ne pourra supporter la Colère de Dieu.

 

Et c'est par sa propre faute que l'homme se met dans cette situation désespérée, aussi agréable que sa vie puisse lui paraître partiellement.

 

Tant qu'il n'obtient pas la Miséricorde de Dieu, l'homme demeure dans cette situation sans espoir.

 

Il ne pourra en effet y échapper par ses propres moyens.

 

Au contraire, il sera perdu pour l'Eternité, si Dieu ne l'aide pas.

 

 

  1. Aucun homme ne mérite la Miséricorde de Dieu.

 

 

Celui qui vient à Dieu pour recevoir de Lui le Pardon, le fait en tant que mendiant sans avoir droit à la Grâce.

 

La Grâce de Dieu est un Libre Don, pas la conséquence de l'accomplissement d'un devoir, et pas non plus un mérite.

 

La perdition à laquelle nous sommes exposés, est par contre le salaire mérité pour nos péchés.

 

La Colère de Dieu est le Juste Châtiment pour ne pas avoir respecté Ses Saints et Bons Commandements.

 

Mais celui qui vient à Dieu dans la bonne attitude, celui qui reconnaît son péché et prend pleinement conscience du fait qu'il se présente devant Dieu en tant qu'une personne indigne ne pouvant se fier qu'à Sa Miséricorde, recevra ce qu'il cherche.

 

 

  1. Le pécheur peut seulement par Jésus Christ, venir à Dieu pour recevoir la Miséricorde.

 

 

Tout espoir de Grâce n'est possible qu'en regard de ce qu'est Jésus Christ, de ce qu'Il a fait et souffert.

 

"Il n'y a pas de salut en aucun autre ; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmis les hommes par lequel nous devions être sauvés."

(Actes 4:12).

 

 

  • Il est le Fils du Dieu Vivant et Le Sauveur du monde.

 

  • Il a versé Son Sang pour le Pardon des péchés.

 

  • Par Ses Souffrances et Sa Mort Expiatoire sur la croix, chaque pécheur appartenant à Christ, recevra le Pardon et deviendra un Enfant de Dieu.

 

 

Chaque personne qui vient à Dieu pour obtenir Sa Miséricorde, doit croire que la miséricorde est trouvable auprès de Lui.

 

"Or, sans la foi, il est impossible de Lui être agréable ; car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu existe et qu'Il est le Rémunérateur de celles et ceux qui Le cherchent." (Hébreux 11:6).

 

Ils viennent toutefois en se fiant à ce que Dieu ne leur donnera pas le juste salaire de leur péché, mais celui de la Justice de Jésus.

 

La grandeur de leur péché ne jouera alors aucun rôle.

 

Même si leurs péchés sont aussi nombreux que les grains de sable au bord de la mer, cela ne peut empêcher Dieu de leur pardonner tous leurs péchés.

 

Cette Vérité, je veux la commenter plus amplement sur les points suivants :

 

 

  • La Grâce de Dieu est suffisante pour pardonner au plus grand comme au plus petit pécheur.

 

La Grâce de Dieu suffit au plus grand comme au plus petit pécheur, car elle est infinie.

 

Tout comme Dieu dans Sa Puissance, dépasse de loin les commandants de ce monde, et règne tant sur les rois que sur les mendiants, Sa Grâce est aussi assez Puissante pour expier les péchés du monde.

 

 

  • Le Sacrifice de Jésus est suffisant pour expier les plus grands péchés.

 

"Mais si nous marchons dans la Lumière comme Il est Lui même dans la Lumière, nous sommes mutuellement en communion et le Sang de Jésus Son Fils nous purifie de tout péché." (1 Jean 1:7).

 

"Sachez donc, hommes frères, que c'est par Lui que le Pardon des péchés vous est annoncé, et que quiconque croit est justifié par Lui de toutes les choses dont vous ne pouviez être justifiés par la Loi de Moïse". (Actes 13:38-39).

 

Tous les pécheurs qui viennent à Dieu, pour recevoir de Lui la Grâce du Pardon indépendamment de ce qu'ils sont ou de ce qu'ils ont fait seront justifiés par Lui.

 

Car Dieu est Fidèle et Il l'a promis !

 

A celle ou celui donc, qui est justifié(e) devant Lui par Le Sacrifice substituionnel de Jésus, Dieu ne fera certainement pas obstacle à Son Pardon.

 

Le fait que le Sacrifice de Jésus soit Suffisant pour tous les péchés, et Sa Justice Promise à tous ceux qui croient en Lui, permet que le Dieu Saint, dans Sa Juste Nature, puisse sauver même le plus terrible des pécheurs qui vient à Lui.

 

Cette Grâce, cependant, n'indique absolument pas que Dieu ferme les yeux sur les péchés.

 

La Haine de Dieu envers le péché est plus que jamais manifestée par la Souffrance de Son Fils.

 

Mais précisément parce que le Christ, Le Fils Bien Aimé, a payé pour les péchés, Dieu peut aimer le pécheur et le considérer entièrement juste, même s'il a été le plus terrible de tous les pécheurs.

 

Cette Oeuvre Salvatrice de Jésus n'est absolument pas incompatible avec la Gloire et la Justice de Dieu.

 

La Gloire de Dieu et Sa Justice ont exigé une compensation pour les péchés.

 

Mais Christ a par Sa Mort, rempli entièrement cette Exigence.

 

"C'est Lui que Dieu a destiné à être, par Son Sang pour tous ceux qui croiraient, Victime Expiatoire, afin de montrer Sa Justice, parce qu'Il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de Sa Patience ; Il montre ainsi Sa Justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus." (Romains 3 : 25-26).

 

La Loi que Dieu met devant nous, n'est par conséquent pas un motif d'empêchement sur le chemin de Dieu, car Christ a rempli Entièrement chaque partie de la Loi et pris sur Lui lors de Sa Crucifixion, la malédiction de la Loi.

 

"Christ nous a rachetés de la malédiction de la Loi, en devenant malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit soit tout homme qui est pendu au bois". (Galates 3:13).

 

 

 

  • Christ veut sauver même le plus grand pécheur qui croit en Lui, parce que c'est Sa Mission,

 

 

Jésus a reçu de Son Père la mission d'être un Sauveur pour les pécheurs.

 

C'est pourquoi Il est venue en ce monde.

 

Dans Matthieu 9:13, Jésus même dit qu'Il est venu pour appeler les pécheurs à la repentance et non les justes.

 

Son but était de guérir le péché des hommes.

 

Par conséquent, Il ne rejettera aucun homme parce que celui-ci a trop péché.

 

Plus un homme est pécheur, plus il a besoin de Christ comme Son Sauveur :

 

"Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades" (Matthieu 9:12).

 

Qu'est ce que cela serait comme médecin, celui qui refuserait de guérir un malade alors qu'il en a le moyen ?

 

 

 

  • La Gloire de la Grâce de Jésus consiste en grande partie en ce qu'Il sauve les plus grands pécheurs.

 

Tout le Plan de Salut de Dieu a un but :

 

Célébrer la Gloire de la Grâce de Dieu (Cif. Ephésiens 1:4-6+12).

 

La Grandeur de la Grâce de Dieu se manifeste le plus clairement quand Dieu, en Christ, sauve les plus grands pécheurs.

 

Plus le péché d'une homme est grand, plus la Grâce de Dieu est Grande pour lui pardonner le péché et pour faire de lui l'un de Ses Justes.

 

"La Loi est intervenue pour que la faute abonde, mais là où le péché a abondé, la Grâce a surabondé". (Romains 5:20).

 

Lorsque l'apôtre Paul apprend à Timothée quel grand pécheur il a été, il dirige à la fois leur regard à partir de son grand péché, vers la Grâce Surabondante en raison de laquelle Dieu lui a pardonné ses mauvaises actions :

 

"...moi qui étais auparavant un blasphémateur, un persécuteur, un homme violent. Mais j'ai obtenu Miséricorde, parce que j'agissais par ignorance, dans l'incrédulité ; mais la Grâce de Notre Seigneur a surabondé, avec la Foi et l'Amour qui est en Jésus Christ". (1 Timothée 1 : 13/14).

 

Jésus Christ est Digne de tous les honneurs.

 

Il est le Parfait Sauveur du péché et de la mort, car Il a versé Son Sang, afin de payer en tant que Substitut pour le péché et blanchir devant Dieu ceux qui mettent leur confiance en Lui.

 

Etant donné que Christ, en raison de la Rédemption, est digne de Tous les honneurs, la question ne se pose pas de savoir s'Il est prêt à sauver tous ceux qui viennent à Lui en demandant le Pardon et aucun péché n'est pour Lui trop grand !

 

 

  • L'Evangile de Jésus Christ s'adresse à tous les pécheurs.

 

 

"Jésus dit : Je suis Le pain de vie. Celui qui vient à moi n'aura jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif." (Jean 6:35), "Venez vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos." (Matthieu 11:28), "Et que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut de l'eau de la vie la prenne gratuitement !" (Apocalypse 22:17). Et : "Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi" (Jean 6:37).

 

C'est pourquoi Christ nous a aussi donné, à nous qui avons reçu Son Pardon, l'ordre suivant :

 

"Allez dans le monde entier proclamer la Bonne Nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé (...) (Marc 16: 15/16).

 

Si tu viens à vraiment à Christ, afin de recevoir de Lui le Pardon, tu verras alors qu'Il fait de toi un homme nouveau.

 

Il ne te laissera pas tel que tu es.

 

Tu viens à Lui comme un patient vient chez un médecin, afin qu'Il guérisse ta maladie et tes blessures.

 

Confesse Lui tout ce qui te pèse, ne retiens rien.

 

Et ne pense surtout pas pouvoir venir à Lui en raison de tes propres bonnes actions, tu perdrais inutilement ton temps et tes forces.

 

Ne dis pas et ne pense jamais :

 

"Jésus, pardonne moi, car je ne suis pas une mauvaise personne", mais confesse comme le Roi David :

 

"Pour l'amour de Ton Nom, ô Eternel, pardonne mon péché qui est si grand !!!".

 

Amen,

 

 

 

Pasteur Jonathan Edwards,

.

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Héraut

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 20:16
Jésus, Pain de Vie

Guidez-moi, O Grand Dieu est un hymne gallois populaire écrit par Guillaume Williams (1717-1791) et le compositeur John Hughes.

 

Cet hymne chrétien, mais également réputé, est un chant largement utilisé au Pays de Galles.

 

L'hymne, complètement tiré de la Bible, compare le voyage du Peuple d'Israël au pays promis avec la vie d'une vie chrétienne comme un "pèlerin sur le terrain aride."

 

Ce chant est d'abord apparu en 1745 dans un livre de cantiques publié par Williams en Angleterre à Bristol.

 

Il est à l'origine composé de cinq strophes de six lignes et faisait force pour traverser la région sauvage.

 

Guillaume Williams, affectueusement connu comme le "chanteur doux du Pays de Galles," est le fils d'un fermier prospère dans la paroisse de Carmarthenshire.

 

Il était un jeune étudiant médical lorsqu'il fut touché par le sermon qu'il entendit, et remué pour une vocation nouvelle, ceci, après un plein air où la réunion était tenue par un pasteur gallois, Howell Harris.

 

En Angleterre les Wesleys (Charles Wesley et John Wesley) et George Whitefield accomplissaient des reprises publiques semblables.

 

 Guillaume Williams a prêché l'Évangile dans tout le Pays de Galles et a parcouru de longues distances à cheval, en prêchant et en chantant l'Évangile dans sa langue natale.

 

Il a été respecté comme un pasteur persuasif, la source primaire de son influence était la Bible et ses hymnes.

 

Des 800 cantiques que Guillaume Williams a écrit, "Me guident, O Vous Grand Dieu" est son hymne le plus grand.

 

L'air a été écrit en 1907 par John Hughes, un compositeur gallois d'école de dimanche, hymnes et airs d'hymne.

 

abiblean-120973

GUIDE- MOI Ô TOI GRAND DIEU

Guide- moi ô Toi, Grand Dieu, pèlerin sur cette terre aride, je suis faible, mais Toi, Tu es fort,tiens- moi par Ta Main Puissante : ÉTERNEL !

Viens du ciel, nourris ma foi. Ouvre la fontaine de cristal, d'où coule le flot qui guérit, et fais que Ta colonne de feu me conduise dans mon voyage.

Puissant Sauveur ! Sois mon soutien et ma force lorsque je traverse le Jourdain, fais disparaître toutes mes craintes, porte- moi par le torrent en crue, en sûreté dans Canaan.

Des louanges ! Je te chanterai, PAPA.

Mon Dieu, viens ! Car nous désirons vivre pour toujours avec Toi ; et connaître en pleine communion, la douceur de Ton amour, Viens ! 

Il est également connu sous le Texte de A. Pélaz tiré d'une parole de Jésus  :"Je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim ; celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif".

 

 

C'est toi, Jésus, pain de vie,

Qui me nourris jour par jour,

Manne céleste et bénie,

C'est ton merveilleux Amour

Pain de vie, pain de vie,

Don du Ciel toujours nouveau,

Tu me nourris, pain d'en haut

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C'est encore toi, source vive,

Le secours du pèlerin.

Il puise, il boit et ravive,

Son coeur le long du chemin.

Source vive, source vive,

Don du Ciel toujours nouveau,

Tu jaillis sur moi d'en haut.

----

Âmes toujours altérées,

Qui cherchez de fraîches eaux,

Aux citernes crevassées

Préférez les clairs ruisseaux !

O rosées, O rosées,

Don du Ciel toujours nouveau,

Descendez sur nous d'en haut !

----

A ton Amour je me fie,

Que me faudrait il de plus ?

Rien, non, rien ne rassasie

Ici-bas, que toi, Jésus.

Pain de vie, pain de vie,

Don du Ciel toujours nouveau,

Je te bénis, pain d'en haut !

----- 

 

temple

croix huguenote

 

 
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Album Refuge Protestant

Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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