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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 09:05

Adolphe-Monod-Refuge-Protestant6.jpg

 

Dieu est Amour

Par Adolphe Monod,

(4ème Partie)

 

« Dieu est Amour »

(1 Jean Ch 4 verset 8)

 

 

 

Oh ! Quel amour que Celui qui a conçu la pensée d’associer à notre misère, pour nous en retirer, le Fils de Dieu même !

 

Le Dieu qui a envoyé son Fils au monde, pour que nous vivions par Lui, ce Dieu n’est il pas amour ?

 

Mais de quel message le Père a-t-il chargé le Fils, et quelle œuvre Lui a-t-Il donnée à faire en « l’envoyant dans le monde » ?

 

« Il l’a envoyé », répond l’apôtre, « en propitiation pour nos péchés » ; et l’œuvre qu’Il lui a donnée à faire, c’est l’expiation de nos crimes par son sang.

 

L’expiation : mot banal parmi nous, doctrine usée, qu’un enfant sait par cœur ; mais quel mot, mais quelle doctrine pour le catéchumène de Beck !

 

Tu viens d’entendre, Kajarnak, que Dieu a envoyé son Fils au monde pour te sauver ; écoute maintenant comment Il doit te sauver.

 

Il faut que « ce Saint et ce Juste » reçoive à ta place le coup que tu as mérité, mais que le Père veut détourner de toi.

 

« Nous avons tous été errants comme des brebis », loin de Dieu et de sa loi ; « mais l’Eternel a fait venir sur Lui l’iniquité de nous tous », la mienne, la tienne, l’entends tu bien ?

 

Et puis, Il l’a « navré pour nos forfaits, froissé pour nos iniquités. Il a fait tomber sur Lui le châtiment qui nous procure la paix, afin que nous ayons la guérison par sa meurtrissure ».

 

Ecoute encore :

 

« Celui qui n’a point commis de péché, Il l’a fait être péché pour nous, afin que nous fussions justice de Dieu en Lui ».

 

Qu’en dis tu ?

 

L’avais tu prévu, l’aurais tu imaginé, l’aurais tu rêvé, qu’un Dieu offensé verserait pour laver tes offenses le sang de son propre Fils ?

 

Je pourrais te montrer, dans les contrées lointaines et privilégiées d’où l’on t’apporte cette étonnante nouvelle, des hommes, des assemblées entières qui trouvent cela tout simple : mais toi, dussent ils te taxer d’exagération et d’enthousiasme, qu’en dis tu, qu’en pourrais tu dire ?

 

Mais viens, suis moi au pied de la croix du Fils de Dieu : c’est un spectacle qu’il faut contempler de plus près.

 

« Voici l’heure venue et la puissance des ténèbres » ;  l’heure dont la seule approche lui cause de si cruelles angoisses qu’il sort de son corps une sueur de sang qui coule en grumeaux à terre, mais l’heure que le Père ne pouvait Lui épargner s’Il voulait nous épargner nous-mêmes.

 

Abraham, près d’accomplir son sacrifice, entend la voix d’un ange qui lui crie :

 

« Abraham, Abraham, ne mets point ta main sur l’enfant ! ».

 

Mais cet autre Abraham, n’a personne au dessus de lui pour retenir son bras prêt à frapper : ce qu’il n’a point exigé de son serviteur, il se le commande à lui-même, et il ne s’arrêtera point que le sacrifice ne soit consommé.

 

Venez, rage de l’enfer, venez, fureur de la terre, venez, colère du ciel, épuiser sur cette tête innocente, que le Seigneur vous abandonne, tout ce que vous avez de plus redoutable, et « accomplir tout ce que Sa main et Son conseil avaient auparavant déterminé devoir être fait ! ».

 

« Satan, l’ancien serpent », impatient d’accomplir la première prophétie, soulève en sifflant sa tête hideuse, et « brise le talon de la semence de la femme ».

 

Vaincu naguère par Celui qu’il était venu tenter, il s’était retiré pour un temps.

 

Mais voici que le Père lui permet de revenir, de soulever toute son armée contre le Fils, d’entrer dans Judas pour le trahir, dans Caïphe pour le condamner, dans Pilate pour le livrer ; et s’il n’a pu faire tomber au désert le Saint des saints, il pourra faire mourir en Golgotha le Prince de la vie ; pour Lui fournir l’occasion « d’affranchir par sa mort tous ceux que la crainte de la mort tenait asservis ».

 

Voici quelque chose de plus odieux encore.

 

Que cette ange redoutable, l’éternel ennemi de Dieu et des hommes, s’acharne contre le Fils de Dieu et le Sauveur des hommes, cela est indigne, mais cela se conçoit du moins ; mais ces hommes qu’il venait sauver, ces hommes dont Il avait revêtu la nature, comment le traitent ils à leur tour ?

 

Car le Père l’a livré entre leurs mains et « ils lui font ce qu’ils veulent ».

 

Ils le traitent, je ne dis pas, non en Fils de Dieu ; je ne dis pas, non en Roi ; je ne dis pas, non Prophète ; je ne dis pas, non en Juste, mais non en homme.

 

Ils le réduisent, eux, ces vers de terre, Lui, le Fils de Dieu, à s’écrier sous le poids de leur haine et de leur mépris :

 

« Et moi, l’opprobre et le méprisé du peuple, je suis un ver et non un homme ! ».

 

Ils se le vendent l’un à l’autre ; ils l’estiment au prix de trente pièces, dans le moment qu’Il les estimait, Lui, au prix de son Divin Sang ; ils le surprennent de nuit, armés d’épées et de bâtons ; ils le lient, ils le traînent de Pilate à Hérode, et d’Hérode à Pilate.

 

Ils le raillent comme roi, le parent d’écarlate et le couronnent d’épines ; ils le raillent comme prophète, lui donnent des soufflets et lui disent :

 

« Prophétise qui t’a frappé » ; ils le raillent comme Fils de Dieu, et lui crient : « Si tu es le Fils de Dieu, sauve toi toi-même ! ».

 

Ils le frappent d’une verge, ils lui crachent au visage, ils le condamnent à mort, ils lui préfèrent Barrabas, ils le crucifient avec un malfaiteur à sa droite et un autre à sa gauche ; et tandis que les plus grands scélérats excitent du moins dans ce moment suprême, plus de pitié que de colère, même chez leurs plus cruels ennemis, Lui Seul a été réservé du Père à l’affreux privilège d’exciter sur sa croix, d’exciter dans son agonie, d’exciter par ses cris et par ses prières les rires, l’ironie, les sarcasmes de ses persécuteurs !

 

Ce n’est pas tout encore, c’est peu auprès de ce qui nous reste à dire

 

 – à qui ? A nous ? Non, mais à Kajarnak, mais à un impie qui heureusement ne connaît pas ces choses, ou du moins ne les connaît pas comme nous, qui savons les souffrances de notre Sauveur comme on sait tristement les fables d’Homère ou les histoires des siècles passés. 

 

Quand le Fils était seul, seul dans la tentation du désert, seul dans l’angoisse de Gethsémané, seul sur la croix, Il pouvait dire :

 

« Je ne suis pas seul, car le Père est avec moi » ; mais que serait ce si le Père Lui-même venait à l’abandonner ?

 

Contre la rage du démon, contre la haine des pharisiens, contre les clameurs de la populace, contre la lâcheté de Pilate, contre les sarcasmes des sacrificateurs, Dieu, son Dieu, son Père, Le soutenait et Le consolait ; mais qui Le consolera, qui Le soutiendra contre la colère, contre la malédiction, contre la justice terrible de Dieu Lui-même ?

 

Cette mort, ce supplice, ce corps rompu, ce sang versé, ces outrages, ce sont là sans doute des amertumes de la croix ; mais l’amertume de la croix est ailleurs, la cause de sa sueur de sang est ailleurs, la coupe qu’Il demandait à ne pas boire, s’il était possibles, est ailleurs.

 

Le péché venant sur Lui, avec ce qui suit le péché, la colère du Père, la malédiction du Père,  voilà l’amertume de la croix.

 

J’ai vu le Père rassemblant sur le Fils l’iniquité de nous tous, Lui faisant porter nos péchés en son corps, le faisant être péché pour nous, le chargeant de nos transgressions jusqu’à surmonter sa tête et à le faire plier sous le fardeau.

 

Je l’ai vu, pour nous racheter de la malédiction à le froisser (Esaïe 53-10), le mettant en langueur, appesantissant sa main sur Lui, le transperçant de ses flèches, et ne laissant rien d’entier dans sa chair à cause de son indignation, ni de repos dans ses os à cause du péché. (Galates 3-13).

 

Je l’ai vu trouvant désormais dans son Fils, OUI, dans Son Fils Unique et Bien Aimé, un spectacle qui repousse sa Majesté Sainte, s’éloignant de sa délivrance et des paroles de son rugissement, le laissant crier, la voie lassée, le gosier desséché, les yeux consumés d’attente, et le contraignant enfin à cette exclamation d’angoisse :

 

« Eli, Eli, lamma sabachtahani ? Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as Tu abandonné ? »

 

Ceci nous laisse t il encore l’œil sec, le cœur froid ?

 

Qu’on me donne donc un autre auditoire !

 

Donnez moi donc pour auditeur des Groënlandais, des non croyants, qui entendent parler pour la première fois des merveilles d’un tel Amour, et je vous les montrerai émus, pénétrés de componction et s’écriant :

 

« Que faut il que nous fassions pour être sauvés ? »

 

Que dis je ?

 

Donnez moi le sol de la terre, donnez moi les rochers, donnez moi le voile du temple, donnez moi le soleil pour auditeurs, et je vous montrerai cette terre tremblant, ces rochers se fendant, ce voile se déchirant, ce soleil se voilant le visage, et l’univers, témoin de leur deuil et de votre indifférence, se demandant si ce n’est pas pour eux que le Fils de Dieu est mort plutôt que pour vous !

 

Dites le nous, Groënlandais, non croyants, dites le nous, terre, rochers, voile du temple, soleil, le Dieu qui a envoyé son Fils en propitiation pour nos péchés, ce Dieu, qu’est Il, s’Il n’est pas Amour ?

 

Mais ce qui achève de briser le cœur de Kajarnak, c’est la cause de cet Amour.

 

Car enfin, si Dieu nous a tant aimés, d’où nous vient tout cet Amour ?

 

Pour nous, nous aimons ce qui est aimable ; surtout, nous aimons ceux qui nous aiment.

 

Etions nous aimables aux yeux de Dieu, ou l’avions nous aimé les premiers ? Non.

 

« En ceci est l’amour, non que nous ayons aimé Dieu, mais que Lui nous a aimés. »

 

Dieu, se dit à lui même Kajarnak, Dieu a envoyé son Fils Unique dans le monde en propitiation pour mes péchés ; et moi, qu’ai je fait pour Lui ?

 

Qu’ai je fait pour attirer cet Amour dont Il me prévient, dont Il me comble, dont Il m’accable ?

 

Où sont mes titres, mes avances ; où sont mes œuvres, mes désirs, mes pensées qui ont pu provoquer de sa part un Tel Amour ?

 

Quand Il se souvenait de moi, quand Il prolongeait jusqu’à moi Sa Gratuité, quand Il sacrifiait pour moi son propre Fils, quand Il m’envoyait ce Chrétien de delà les mers pour me rendre témoignage de son Amour, hier encore, ce matin même, que faisais je ?

 

Je l’oubliais, je l’offensais, je foulais aux pieds sa Sainte Loi.

 

Je vivais dans l’égarement, dans la révolte, dans l’idolâtrie, dans la convoitise, dans la haine, dans le mensonge, dans le larcin, dans les voluptés.

 

Ah ! Mes avances, je n’en vois d’autres que mes péchés, et mes titres à son Amour, je n’en vois d’autres que cet Amour même !

 

Oui, Kajarnak, tu dis vrai ; et plus tu apprendras à te connaître, plus tu te verras coupable, injuste, rebelle, « ennemi de Dieu par tes pensées et tes œuvres mauvaises », digne enfin de l’enfer et d’une malédiction éternelle.

 

Si tu pouvais en douter un moment, le spectacle de cette croix même que tu as devant les yeux suffirait pour te désabuser.

 

Car, si elle te montre Dieu aimant tellement le pécheur qu’Il a donné son Fils Unique pour le sauver, elle te montre aussi Dieu détestant tellement le péché qu’il na pas fallu un poindre prix pour l’expier que la mort de ce Fils unique.

 

Un même sang mesure tout ensemble l’amour de Dieu pour nous et l’horreur de Dieu pour nos péchés.

 

Quels péchés que ceux qui ont exposé le fils de Dieu à la rage de l’enfer, à la fureur du monde, hélas ! Et à la colère du ciel !

 

Quels péchés que ceux que Dieu n’a pu contempler en son propre Fils sans l’accabler, Lui son Fils, du poids de sa malédiction !

 

Les plus terribles déclarations de la haine de Dieu contre le péché, le monde submergé par le déluge, cinq villes de la plaine consumées par le feu du ciel, des peuples entiers exterminés en Canaan, ces tonnerres, ces éclairs, cette fumée et ce tremblement du Sinaï, tout cela est peu de chose auprès du Fils Unique de Dieu mourant sur la croix.

 

Approche, Kajarnak, et achève de lire dans l’agonie de ton Sauveur l’enfer que tu as mérité.

 

Et pourtant, quand tu étais si haïssable que le sang du Fils de Dieu pouvait seul te réconcilier avec Dieu, Dieu t’a tant aimé qu’Il a versé pour toi ce sang précieux !

 

« Est ce là la manière des hommes ? »

 

Tu as pu aimer une femme, un enfant, un ami ; mais aimer un ennemi, mais le poursuivre de ton amour jusqu’à ce que tu eusses triomphé de sa haine, mais sacrifier pour lui ton plus précieux trésor quand il était au plus fort de son animosité contre toi, as tu jamais fait, as tu jamais vu, as tu jamais imaginé rien de semblable ?

 

Dieu t’a aimé, non pour quelque chose d’aimable qu’Il ait vu en toi, mais malgré tout ce qu’il y a eu de mauvais et d’odieux.

 

Il t’a aimé à cause de Lui même, par un épanchement de sa nature ; Il t’a aimé parce qu’Il est Amour.

 

Kajarnak n’est pas le seul qui s’émeuve à cette pensée.

 

Tous les écrivains sacrés n’ont qu’une voix là dessus, et dans les tendres prescriptions qu’ils font de l’Amour de Dieu, le point saillant, le trait qui a percé leur propre cœur, c’est la gratuité de cet Amour.

 

« Quand nous étions des enfants de colère comme les autres, Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand Amour dont Il nous a aimés, quand nous étions morts par nos offenses, nous a vivifiés ensemble avec Christ ; vous avez été sauvés par grâce. »

 

Et ailleurs :

 

« Quand nous étions privés de toute force, Christ est mort en son temps pour nous qui étions des impies. Or, à peine quelqu’un mourrait il pour un juste ; mais Dieu fait paraître son Amour envers nous, en ce que Christ est mort pour nous quand nous étions encore des pécheurs ». Ephésiens 2 / 1-5. Romains 5/6-8

 

Et encore :

 

« Car nous étions autrefois insensés, rebelles, abusés, asservis à diverses convoitises et voluptés, vivant dans la malice et dans l’envie, dignes d’être haïs et nous haïssant l’un l’autre. Mais quand la bonté de Dieu notre Sauveur et son Amour envers les hommes ont été manifestés, Il nous a sauvés, non par des œuvres de justice que nous eussions faites, mais selon Sa Miséricorde ». Tite 3/3-5

 

Mais tout cède à l’expression de notre apôtre :

 

« En ceci est l’Amour, non que nous ayons aimé Dieu, mais que Lui nous a aimés ».

 

Sentons nous la force de cette pensée :

 

« En ceci est l’Amour ? »

 

Ce que nous avons vu jusqu’à présent, une propitiation trouvée pour nos péchés, le Fils de Dieu envoyé au monde, ce Fils livré pour nos péchés, tout cela est une manifestation de l’Amour de Dieu, une manifestation si éclatante qu’auprès d’elle pâlissent toutes les autres marques de l’Amour Divin qu’un homme ou qu’un ange même pourrait recueillir de tout l’univers.

 

Mais voici plus qu’une manifestation de l’Amour, en voici l’Essence même et le Principe :

 

« Dieu nous a aimés le premier » 1 Jean 4/19 ;

 

et si la grandeur de cet Amour nous force à nous écrier avec admiration :

 

« Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils » ;

 

la gratuité de ce même Amour arrache à nos cœurs humiliés et brisés cette tendre, cette profonde parole :

 

« Dieu est Amour ! »

 

Oui, Dieu est Amour : cela seul peut expliquer qu’Il ait ainsi aimé.

 

Qui ?

 

Des anges ? Des saints ?

 

Non, mais nous, ses ennemis, nous proprement, moi qui vous parle, vous qui me lisez.

 

Dieu est Amour : l’Amour est Son Etre, Sa Substance, Sa Vie.

 

Dieu est Amour :  l’Amour résume toutes Ses Œuvres et explique toutes Ses Voies.

 

L’Amour lui a inspiré la création d’une race sainte, et la rédemption d’une race déchue.

 

L’Amour a vaincu le néant pour nous donner l’existence, et triomphé du péché pour nous donner la vie éternelle.

 

L’Amour fait le sujet de l’admiration des anges, et le fera de la nôtre dans l’éternité.

 

Les pensées de Dieu sont Amour, Sa Volonté est Amour, Sa Providence est Amour, Ses Dispensations sont amour, Sa Sainteté est Amour, Ses Jugements son Amour, tout en Lui est Amour :

 

« Dieu est Amour ».

 

Mais le cœur de Kajarnak lui en dit plus que nos discours.

 

A l’ouïe de cette bonne nouvelle, voici ce païen, s’il est permis de lui donner un tel nom, le voici qui, suspendu à la parole du Chrétien, le cœur ému, la conscience troublée, s’écriant :

 

« Que dites vous là ? Répétez nous cela : moi aussi je veux être sauvé ».

 

Et pourquoi lui plutôt que nous, vous ?

 

Pourquoi la même doctrine, qui de ce non croyant a fait un Chrétien sur les rivages du Groënland, ne ferait elle pas aujourd’hui, où que nous soyons ou soyez un Chrétien réel et vivant ?

 

C’est l’invitation réveillant l’apathie ordinaire, à se mettre à la place de ce Groënlandais qui entend la Parole de Dieu, l’Evangile pour la première fois de sa vie ; mais gardons nous de croire que cette condition soit indispensable pour en être touché, que l’Evangile ait perdu de sa vertu pour l’avoir été si souvent entendu, et que cette froideur que nous déplorions tantôt soit une nécessité de position.

 

C’est une nécessité de péché, de négligence, d’ingratitude, d’incrédulité, et rien de plus.

 

Notre position est un privilège, si nous y savons seulement répondre.

 

L’Evangile a été souvent entendu, répété ? Eh bien, nous avons ce que souhaitait si ardemment Kajarnak :

 

« Répétez nous cela, répétez nous cela ».

 

On a fait pour nous ce que l’apôtre Paul prenait soin de faire pour ses chers Philippiens :

 

« Il ne m’est point fâcheux, et c’est votre sûreté, que je vous écrive les mêmes choses ».

 

 

Dieu est Amour par Adolphe Monod (Suite & Fin)

 

 

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