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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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  Ouvrez votre maison

à l'homme sans asile.

Soyez heureux de partager ;

ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

B. M.

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 16:48
Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi

"Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi." Jean 6-37

 

 

Cette promesse n'a reçu aucune limite de durée.

 

Elle ne dit pas :

 

"Je ne mettrai pas dehors un pécheur la première fois qu'il vient", mais elle se refuse à donner une limite.

 

L'original peut se traduire par :

 

"Je ne mettrai pas, pas...", ou : "Je me mettrai jamais, jamais....".

 

Le texte signifie que Christ ne rejettera pas un croyant au début et que, comme Il ne l'a pas rejeté au début, Il ne le fera pas non plus à la fin.

 

Mais, que dire si ce croyant pèche après être venu ?

 

"Et si quelqu'un a péché, nous avons un Avocat auprès du Père, Jésus christ Le Juste" (1 Jean 2-1).

 

Que dire si les croyants rétrogradent ?

 

"Je réparerai leur infidélité, J'aurai pour eux un Amour sincère ; car Ma Colère s'est détournée d'eux" (Osée 14-4).

 

Mais les croyants peuvent tomber sous l'effet de la tentation !

 

"Dieu, qui est Fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation Il préparera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter" (1 Corinthiens 10-13).

 

Mais le croyant peut tomber dans le péché comme le fit David !

 

Oui, toutefois, Dieu exauça la prière du roi quand celui-ci s'écria :

 

"Purifie moi avec l'hysope, et je serai pur ; lave moi, et je serai plus blanc que la neige". (Psaume 51-9)

 

"Je les purifierai de toutes les iniquités qu'ils ont commises contre Moi". (Jérémie 33-8).

 

"Nul ne saurait m'effacer de Ton Livre ;

Nul ne saurait me soustraire à Ta Loi."

 

 

"Je leur donne la Vie Eternelle" dit Jésus de Ses brebis, "et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de Ma Main" (Jean 10-38).

 

Que dites vous à l'écoute de ceci, vous dont l'esprit tremble de faiblesse ?

 

N'est ce pas une Précieuse Miséricorde que, venant à Christ, vous ne vous approchez pas de quelqu'un qui vous fera du bien pour un temps avant de vous renvoyer ?

 

Au contraire ! Il vous reçoit et vous prend pour épouse pour toute l'Eternité.

 

N'acceptez plus l'esprit de la servitude pour continuer à craindre, mais saisissez vous de l'esprit d'adoption par lequel vous vous écriez :

 

"Abba Père !"

 

Oh ! Quelle Grâce réside en ces mots :

 

"Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à Moi !"

 

 

Amen,

 

 

 

 

 

charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé,

.

.

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 16:46
Je ne mettrai point dehors celui qui viendra à Moi.

Je ne mettrai point dehors celui qui viendra à moi.

Jean 6.37.

 

 

Y a-t-il dans l’Evangile un seul cas où nous voyions le Seigneur repousser aucun de ceux qui viennent à Lui ?

 

S’il en était ainsi nous voudrions le savoir; mais il n’y en a jamais eu et il n’y en aura jamais.

 

Il ne se peut pas que, parmi les âmes perdues en enfer, une seule puisse dire sincèrement:

 

« Je suis venue à Jésus et Il a refusé de me recevoir. »

 

Jésus serait alors responsable de sa perte, pensée que nous ne pouvons admettre un instant.

 

Et moi, je serais le premier à qui Il manquerait de parole ?

 

Semblable supposition serait une injure à Son Nom.

 

Puisque nous pouvons nous approcher « avec confiance du trône de la grâce, »allons à Christ tous ensemble avec les peines de cette journée, ceux qui n’y sont encore jamais venus, comme ceux qu’Il connaît déjà depuis longtemps.

 

Il ne refusera pas de nous donner audience et ne fermera la porte de Sa Miséricorde à la face d’aucun de nous.

 

« Cet homme reçoit les pécheurs; »Il n’en repousse aucun.

 

Nous venons donc à Lui dans la faiblesse et dans le péché, avec une foi tremblante, une connaissance imparfaite, une espérance encore vacillante; Il ne nous rejette pas.

 

Nous venons par la prière, mais une prière indécise; la confession, hélas incomplète ; la louange, mais bien insuffisante; et Il nous reçoit.

 

Nous venons malades, corrompus, découragés, indignes, et Il ne se détourne point « Il ne met pas dehors celui qui vient à Lui. »

 

 

C.-H. SPURGEON,

(Promesses Quotidiennes)

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Bible Refuge Protestant

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 16:42
Racheté ou acheté ?

En 2 Pierre chapitre 2 et 3, l’apôtre lui-même attire l’attention – l’attention de tous les croyants – sur deux formes de mal qui caractérisent les derniers jours.

 

Le chapitre 2 nous met en garde contre l’enseignement faux et mauvais des méchants ; le chapitre 3 indique la croissance rapide de l’incrédulité et de la moquerie que nous voyons bien se développer autour de nous – cette incrédulité se basant sur la stabilité de la création pour nier le retour du Seigneur -.

 

Si nous éprouvions un doute quelconque sur la Vérité de l’Écriture, la lecture de cette seconde épître de Pierre l’enlèverait, car nous assistons réellement maintenant au développement du mal contre lequel l’Esprit de Dieu nous met en garde dans ces pages.

 

(Verset 1) « Or il y a eu aussi de faux prophètes parmi le peuple, comme aussi il y aura parmi de faux docteurs, qui introduiront furtivement des sectes de perdition, reniant aussi le maître qui les a achetés, faisant venir sur eux-mêmes une prompte destruction ».

 

« Renier le maître qui les a achetés », c’est renier les droits de Christ sur eux.

 

Il ne faut pas confondre rédemption et achat, deux choses très différentes.

 

Tout enfant de Dieu est racheté, et tous les hommes sont achetés.

 

Matthieu 13 dit que le marchand acheta le champ à cause du trésor caché, puis il explique que le champ est le monde.

 

Par Sa Mort, Christ, comme homme, a reçu l’Autorité sur toute créature, Il est donc Notre Maître à tous.

 

Pierre, au chapitre 10 des Actes, dit :

 

« Il est Seigneur de tous » ; et Paul, en 1 Corinthiens 11, ajoute :

 

« Le Chef de tout homme, c’est le Christ ».

 

L’esclave, qu’un propriétaire achète sur le marché des esclaves, ne fait que changer de maître, la rédemption secoue les liens de l’esclave et lui donne une entière liberté.

 

(Verset 2) « Plusieurs suivront leurs excès : et à cause d’eux la voie de la vérité sera blasphémée. »

 

Nous savons que cela se réalise bien souvent malheureusement dans la chrétienté.

 

Les Droits de Christ sont rejetés, même par beaucoup professant Son Nom, et ceux du dehors blasphèment la Vérité.

 

 

(Verset 3) « Par cupidité, ils feront trafic de vous avec des paroles artificieuses ; mais leur jugement, dès longtemps, ne demeure pas oisif, et leur destruction ne sommeille pas ».

 

Ce sont les prétentions religieuses par lesquelles Babylone vend les âmes d’hommes (Apocalypse 18,13).

 

Par cupidité et avec des paroles hypocrites, ces faux docteurs feront trafic de chrétiens pour retirer un gain, gain n'étant pas toujours et obligatoirement d'ordre pécunier ; mais le jugement de Dieu les atteindra.

 

(Versets 4-9) « Car, si Dieu n’a pas épargné les anges qui ont péché, mais, les ayant précipités dans l’abîme, les a livrés pour être gardés dans des chaînes d’obscurité pour le jugement ; - et s’Il n’a pas épargné l’ancien monde, mais a préservé Noé, lui huitième, prédicateur de justice, faisant venir le déluge sur un monde d’impies ; - et si, réduisant en cendres les villes de Sodome et de Gomorrhe, Il les a condamnées par une totale subversion, les établissant pour être un exemple à ceux qui vivraient dans l’impiété ; et s’Il a délivré le juste Lot, accablé par la conduite débauchée de ces hommes pervers (car ce juste qui habitait parmi eux, les voyant et les entendant, tourmentait de jour en jour son âme juste à cause de leurs actions iniques), - Le Seigneur sait délivrer de la tentation les hommes pieux, et réserver les injustes pour le jour du Jugement, pour être punis ».

 

Il s’agit des Voies de Dieu dans les temps passés et de ce que fait Dieu actuellement encore.

 

Le verset 4, qui attire notre attention sur les anges, peut être comparé avec Jude 6.

 

Pierre parle des « anges qui ont péché », Jude des « anges qui n’ont pas gardé leur origine » ; Pierre s’occupe de propre volonté ; Jude de l’apostasie, de la corruption dans l’Eglise et de l’Enfant de Dieu obligé de choisir sa voie hors d’elle.

 

L’apostasie est le fait d’abandonner sa première condition, celle dans laquelle Dieu nous a placés, ainsi que le fit Adam.

 

Ce qui était apostasie en Adam fut perfection en Christ.

 

Adam abandonna son origine première de sa volonté propre et par sa désobéissance ; Christ fut Parfaitement Obéissant et fit La Volonté de Son Père.

 

Il s’abaissa Lui-même, et Dieu L’a haut élevé :

 

« Qu’il y ait en vous cette pensée qui a été aussi dans le Christ Jésus ». (Phil. 2,5)

 

Pierre est tout à fait explicite quant au jugement qui doit fondre sur les méchants.

 

La foi s’appuie tranquillement sur Dieu, prend ses ressources en Lui, assurée que le jour viendra où Il manifestera Ses Desseins ; en attendant Il veille sur Ses Enfants, afin de les rendre capables de traverser le mal.

 

Le Seigneur voudrait nous voir, comme Lot, garder une attitude pieuse en contraste avec le mal qui nous entoure ; nos âmes justes irritées de la mauvaise conduite des méchants.

 

(Versets 10,11) «  Mais spécialement ceux qui suivent la chair dans la convoitise de l’impureté et qui méprisent la domination. Gens audacieux, adonnés à leur sens, ils ne tremblent pas en injuriant les dignités, tandis que les anges, plus grands en force et en puissance, ne portent pas contre elles de jugement injurieux devant le Seigneur. »

 

C’est à quoi nous assistons de nos jours :

 

au développement de la propre volonté ; gens caractérisés par une liberté sans retenue dans leur conduite, rejetant d’abord l’Autorité de Christ, puis toute autorité quelconque.

 

Dieu a un gouvernement établi dans le monde et dans l’Eglise, mais ce monde le méprise.

 

Dans la Présence de Dieu, il n’y a pas place pour la volonté de la chair ; nous ne pouvons pas nous opposer à Son Gouvernement sans grave préjudice.

 

L’Écriture nous recommande très sérieusement la soumission, ne l’oublions pas.

 

De tous côtés ce mépris de l’autorité est au grand jour :

 

C’est le principe qui ruine les familles, les nations et l’Eglise, et qui dirige « l’homme de péché ».

 

(Versets 12 ;19) « Mais ceux-ci, comme des bêtes sans raison, purement animales, nées pour être prises et détruites, parlant injurieusement dans les choses qu’ils ignorent, périront aussi dans leur propre corruption, recevant la récompense de l’iniquité, estimant plaisir les voluptés d’un jour ; - des taches et des souillures, s’abandonnant aux délices de leurs propres tromperies tout en faisant des festins avec vous ; ayant les yeux pleins d’adultère, et ne cessant jamais de pécher ; exercé à la cupidité, enfants de malédiction. Ayant laissé le droit chemin, ils se sont égarés, ayant suivi le chemin de Balaam, fils de Bosor, qui aima le salaire d’iniquité ; mais il fut repris de sa propre désobéissance : une bête de somme muette, parlant d’une voix d’homme, réprima la folie du prophète. Ce sont des fontaines sans eau et des nuages poussés par la tempête, des gens à qui l’obscurité des ténèbres est réservée pour toujours ; car, en prononçant d’orgueilleux discours de vanité, ils amorcent par les convoitises de la chair, par leurs impudicités, ceux qui avaient depuis peu échappé à ceux qui vivent dans l’erreur ; - leur promettant la liberté, eux qui sont esclaves de la corruption ; car on est esclave de celui par qui on est vaincu ».

 

Terrible description qui nous fait voir ce même caractère parmi ceux qui enseignent.

 

Ils prophétisent pour un gain comme Balaam.

 

N’oublions pas que quelque chose dans notre nature répond à toute forme de tentation, à tout ce que satan nous présente.

 

Nous ne croirions pas que cela puisse arriver parmi les enfants de Dieu, si le Seigneur Lui-même ne nous mettait en garde.

 

Ceux dont il s’agit ici se disent chrétiens, et pourtant ils tolèrent leurs propres convoitises, méprisent l’autorité de telle manière que les anges même reculent.

 

Ils prennent part aux fêtes des Chrétiens, en quoi ils se trompent eux-mêmes et corrompent les autres.

 

Ils cèdent au mal, et, en promettant aux autres la liberté, ils deviennent esclaves de leur corruption morale.

 

Voilà ce que devient un grand nombre de la chrétienté actuelle en général.

 

(Verset 20) « Car, si, après avoir échappé aux souillures du monde par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, étant de nouveau enlacés, ils sont vaincus par elles, leur dernière condition est pire que la première. »

 

Momentanément, ils ont échappé à la souillure du monde, non par la conversion, mais par une connaissance uniquement extérieure du Seigneur Jésus Christ.

 

Mais s’ils se laissent reprendre par le mal, c’est pire que s’ils n’avaient pas connu du tout la Vérité.

 

Ceux qui refusent et méprisent le Christianisme oublient de dire ce que l’homme lui doit.

 

Le monde a bénéficié moralement et socialement de la Lumière que Dieu a donnée par Sa Parole ; on ne l’oublie que trop facilement, et on le méprise en traitant de fable ce que Christ nous a apporté.

 

L’effet du Christianisme a été de délivrer les hommes de la corruption du monde.

 

On a accepté la Vérité, mais on ne l’a pas acceptée dans sa conscience, sinon elle s’y serait maintenue et aurait travaillé par la Grâce dans les cœurs.

 

En s’écartant de la Vérité l’homme est devenu le pire ennemi de Christ ; c’est pourquoi veillons à ne pas nous écarter d’un fil de la Vérité que Dieu nous a donnée.

 

Il est bien pire d’avoir connu la Vérité et de l’avoir abandonnée que de ne l’avoir jamais connue.

 

(Verset 21) «  Car il leur eût mieux valu n’avoir pas connu la voie de la Justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du Saint Commandement qui leur avait été donné ».

 

C’est le Saint Commandement, en contraste avec ce que les faux docteurs du début du chapitre essayaient d’enseigner.

 

(Verset 22) « Mais ce que dit le proverbe véritablement leur est arrivé : le chien est retourné à ce qu’il avait vomi lui-même, et la truie lavée, à se vautrer au bourbier ».

 

Le chien reste un chien, une bête impure ; et on a beau laver la truie, elle reste ce qu’elle est et retourne au bourbier ; ainsi en est-il de l’incrédule ou de celui qui a fait une profession extérieure du nom de Christ.

 

Il n’est pas « né de nouveau », mais n’est touché qu’extérieurement par la Vérité Chrétienne.

 

L’homme reste l’homme, sitôt qu’il n’a plus de contrainte, il retourne aux choses qu’il aime.

 

S'il s’éloigne de Christ, il se trouve mêlé à la souillure du monde et devient misérable.

 

Conversion, rédemption ou adhésion ? Racheté ou acheté ?

 

Combien également comme le dit la Parole de Dieu où, en Sa Présence se verront reçu par cette parole terrible :

 

« Je ne vous ai jamais connu... »

 

« Mais Seigneur, n’étions-nous pas, n’avions-nous pas le titre de chrétien sous tel ou telle dénomination !?! Etc, … »

 

Le vrai Croyant tombe souvent et pèche ; mais, comme Pierre, il ne sera pas heureux sans être retourné au Seigneur, lavé, restauré et jouissant de Son Pardon.

 

Le Seigneur n’est pas lent en ce qui concerne Son Retour, mais Il supporte longuement en Grâce, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance.

 

Il n’y a qu’une seule occasion pour laquelle Dieu est lent : c’est le Jugement.

 

Il ne juge jamais avant d’avoir averti et d’avoir donné le temps pour la repentance.

 

Mais qu’Il est prompt à sauver ! Qu'Il est prompt à sauver !!!

 

Et qu’Il apporte rapidement la Paix à une conscience troublée, et quel Support dans Sa Grâce !

 

Quelle immense Miséricorde une âme trouve ensuite dans la connaissance de Christ !

 

Elle nous aide et délivre d'une conduite « vaine et débauchée », et produit avec Son Aide au contraire ce qui est honnête, pur, bon et saint.

 

Ami(e) n'étant pas encore racheté(e), quelle que soit ta condition, Notre Sauveur et Seigneur est Riche en Bonté pour te racheter, n'en doute même pas.

 

Quelle que soit ta condition, Christ est prompt à te sauver et pardonner !

 

Pour nous Croyants, que le Seigneur Notre Sauveur fixe dans nos cœurs Sa Vérité et nous donne de veiller et de prier, croissant dans Sa Grâce et Sa Connaissance jusqu'à Son Retour.

 

« A Lui la Gloire, et maintenant et jusqu'au jour d'éternité ».

 

 

Amen,

 

 

W.T.P. Wolston,

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 16:30
Sache, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux

"Shadrac, Méschac et Abed-Nego répliquèrent...Sache, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux." (Daniel 3-16,18)

 

Le récit du courage indomptable et de la merveilleuse délivrance accordée aux trois jeunes gens convient exactement pour produire dans l'esprit des croyants la fermeté et la ténacité qui leur sont nécessaires.

 

Comme ces trois champions de Dieu, les Chrétiens doivent s'attacher à la vérité face aux attaques de la tyrannie, en allant jusque dans la gueule même de la mort.

 

Que les Chrétiens, et les jeunes en particulier apprennent par l'exemple des trois Hébreux à ne jamais sacrifier leur conscience, à la fois en ce qui concerne la foi et dans le domaine de la droiture dans les affaires.

 

Perdons toutes choses plutôt que de laisser aller notre intégrité.

 

Quand toute autre chose a disparu, continuons de nous agripper à une conscience claire comme s'il s'agissait du joyau le plus rare et précieux qui puisse jamais orner la poitrine d'un être mortel.

 

Ne nous laissons pas guider par les désirs changeants de l'homme mais suivons l'étoile polaire de l'Autorité Divine.

 

Suivons toujours ce qui est juste dans tous les cas.

 

Quand nous ne voyons aucun avantage présent, marchons par la foi plutôt que par la vue.

 

Faisons à Dieu l'honneur de nous confier en Lui, alors que nous subissons une perte à cause de nos principes, qui sont en fait Les Siens.

 

Voyez si Dieu restera en dette à votre égard !

 

Voyez si, dans cette vie elle même, Il ne donne pas la preuve de Sa Parole quand Il dit :

 

"C'est, en effet, une grande source de gain que la piété dans le contentement" (1 Timothée 6-6)

 

Voyez si celles et ceux qui cherchent "d'abord le Royaume de Dieu et Sa Justice" ne recevront pas aussi toutes choses en plus.

 

Quand, dans la Providence de Dieu, il nous arrive de perdre à cause de notre conscience, nous trouverons que, si le Seigneur ne nous repaie pas avec l'argent de la prospérité terrestre, Il accomplira cependant Sa Promesse par l'or de la joie spirituelle.

 

Souvenons nous du fait que la vie d'un homme ne consiste pas de l'abondance de ce qu'il possède.

 

Marcher dans un esprit de franchise et d'honnêteté, posséder un coeur dénué d'offense et jouir de la Faveur et du Sourire de Dieu revient à posséder de plus grandes richesses que ce que pourraient produire les mines d'Ophir, ou que ce que procurerait tout le négoce de Tyr.

 

"Mieux vaut de l'herbe pour nourriture, là où règne l'amour, qu'un boeuf engraissé, si la haine est là" (Proverbes 15-17).

 

Une once de paix dans le coeur vaut mieux qu'une tonne d'or.

 

Amen,

 

 

 

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

 

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 05:53
Heureux l’homme qui cherche en Dieu Son Refuge (Psaume 34-9)

 Prends courage !

(Actes 23-11)

 

 

La vie n’est certainement pas un long fleuve tranquille et bien souvent nous avons besoin d’entendre cette parole de Jésus :

 

Prends Courage !

(Actes 23-11)

 

Paul, le grand apôtre, a eu besoin lui aussi d’entendre ces mêmes paroles de réconfort.

 

Etre convoqué à Jérusalem par les responsables religieux de son époque, se voir rejeté par les siens, quelle douleur !

 

Nous comprenons pourquoi le Seigneur Jésus Lui est apparu à ce moment là pour le consoler et le soutenir.

 

Nous avons tous nos heures difficiles, des heures sombres quand de lourds nuages noirs s’accumulent sur notre tête, des moments où les forces nous manquent pour poursuivre la route.

 

Il y a des crises morales, des conflits familiaux, des problèmes divers conséquents, la perte ou la recherche désespérée d’un emploi, des fins de mois difficiles, des inimitiés et bien d’autres choses encore dont Dieu Seul sait et connaît mieux que quiconque. 

 

Que c’est dur alors, quand on est au bout du rouleau, de se sentir et savoir injustement incompris et critiqué !

 

Combien de moments de solitudes, de temps de larmes, d’afflictions et(ou) de souffrances n’a-t-Il pas vu et ne sait Il pas du haut de Son Trône ?

 

Venons alors nous jeter aux pieds de Jésus, demandons Lui de nous venir en aide.

 

Il est le Seul à pouvoir nous comprendre.

 

Si nous avons le sentiment ou certitude de ne pas avoir fait ce que nous aurions du faire, ne nous arrêtons pas, soyons honnêtes à son égard et disons le Lui :

 

Il pardonnera.

 

Epanchons notre cœur auprès de Lui, approchons nous de Notre Père Céleste comme l’enfant confiant envers son père bien aimé.

 

Il ne fait pas de reproche, Son oreille sera toujours attentive à notre cri.

 

Agissons toujours pour qu’à travers Son Ecoute, nous écoutions aussi Sa Consolation, Son Encouragement et Son Conseil.

 

Quand un malheureux crie, l’Eternel entend et le sauve de toutes ses détresses (Psaume 34-6)

 

 

A. Nouguier,

 

 

Bible (133)

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Vivre Aujourd’hui

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 08:07
Le tableau de la paix

 

Étant donc justifié par la foi,

nous avons la paix avec Dieu

par Notre Seigneur Jésus-Christ.

(Romains 5:1)

 

Un roi voulait offrir un cadeau à celui qui peindrait le plus beau tableau de la paix.

 

Beaucoup d'artistes s'y sont essayés.

 

Deux tableaux ont retenus son attention :

 

-         l'un représentait un lac calme entouré de montagnes imposantes, qui se détachaient sur un ciel bleu ;

 

-         l'autre figurait des montagnes noires, déchiquetées, d'où coulait un torrent furieux, dans un paysage d'orage.

 

Est-ce cela la paix ?

 

Mais en regardant de plus près le second, le roi aperçoit un minuscule buisson, poussant dans une fente du rocher, où un oiseau a construit son nid.

 

Là, au-dessus des eaux tumultueuses, la maman oiseau couvre ses oeufs... dans un calme frappant.

 

C'est ce tableau qu'il choisit, car, dit-il, "la paix, ce n'est pas être dans un endroit calme, sans difficulté ni travail pénible, mais c'est être tranquille et serein au milieu des difficultés de la vie".

Étant donc justifié par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ. (Romains 5:1)

 

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 16:10
Continue !
Les commandements paradoxaux

 

Chrétien, si ta vie après être sauvé uniquement par Grâce et par la Foi Unique en l'oeuvre de Ton Sauveur, est basé sur ces cinq sola :

 

Sola scriptura :  l'écriture seule

Sola fide : la foi seule

Sola gratia :  la grâce seule

Solus Christus : Christ seul

Soli Deo gloria : la gloire de Dieu seule

 

 

Alors continue avec l'aide de Ton Seigneur.

 

Les gens sont déraisonnables, illogiques et égocentriques.
Aime-les tout de même !

Si tu fais le bien ou es désintéressé(e), les gens te prêtent des motifs égoïstes ou calculateurs.
Fais le bien tout de même !

Si tu réussis, tu gagnes de faux amis et de vrais ennemis.
Réussis tout de même !

Le bien que tu fais sera oublié demain.
Fais le bien tout de même !

L'honnêteté et la franchise te rendent vulnérable.
Sois honnête et franc(he) tout de même !

Ceux qui voient grand peuvent être anéantis par les esprits les plus mesquins.
Vois grand tout de même !

Les gens aiment les petites gens, mais préfèrent suivre les puissants.
Lutte pour les petites gens quand même !

Ce que tu as mis des années à construire peut être détruit du jour au lendemain.
Construis tout de même !

Les gens ont besoin de ton secours, mais certains peuvent se retourner contre toi si tu les aides.
Aide-les tout de même !

Si tu donnes au monde le meilleur de toi-même, tu risques d'y laisser des plumes.
Donne ce que tu as de mieux tout de même.

 

 

 

 

 

 

Citation.jpg

 

 

source : Site Sagesse Chrétienne

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 20:25
Auprès de Toi est la Source de la Vie

Auprès de Toi est la Source de la vie !

Psaume 36-10

 

 

Il y a des moments dans nos expériences spirituelles où les conseils et la sympathie de l'homme ou les ordonnances religieuses ne parviennent pas à nous consoler ni à nous aider.

 

Pourquoi notre Dieu de grâce le permet-il ?

 

Peut être est ce parce que nous avons vécu trop de temps sans Lui.

 

De manière à nous ramener à Lui même, Il fait donc disparaître tout ce sur quoi nous avons pris l'habitude de nous reposer.

 

Comme Agar et Ismaël, nous acceptons aisément de partir dans le désert tant que nos outres sont pleines d'eau.

 

Mais, quand elles sont épuisées, rien ne nous sert plus à rien, si ce n'est "Atta-El-roï" (Tu es le Dieu qui me voit).

 

Nous ressemblons au fils prodigue, qui se contentait de la nourriture des pourceaux et avait oublié la maison de son Père.

 

Rappelons nous que nous pouvons même transformer nos formes de religion en auges à cochon et en carouges.

 

Ce sont en eles mêmes des choses bénies mais, si nous les mettons à la place de Dieu, elles ne nous sont plus d'aucune valeur.

 

Tout devient une idole dès lors que cela nous éloigne de Dieu.

 

Il fallait que le peuple de Dieu méprise jusqu'au serpent d'airain qu'il en était venu à adorer comme "Nehuschtan" (2 rois 18-4).

 

Le fils prodigue ne fut jamais plus en sécurité que le jour où il fut poussé à revenir vers son Père, car il ne pouvait trouver de subsistance nulle autre part.

 

Notre Dieu nous fait la bénédiction d'envoyer une famine dans le pays pour que nous le cherchions davantage.

 

La meilleure position pour un Chrétien consiste à vivre totalement et directement de la grâce de Dieu, à se tenir là où il était au début, selon les paroles de Paul, "comme n'ayant rien, et nous possédons toutes choses". (Corinthines 6-10)

 

Ne pensons jamais, même pour un instant, que notre statut dépend de notre sanctification, de notre mortification, de nos grâces ou de nos sentiments.

 

Ayons l'assurance que nous sommse sauvés seulement parce que Christ a offert une pleine expiation, car nous avons tout pleinement en Lui.

 

Nous ne possédons rien en quoi nous pourrions nous confier, mais nous nous reposons uniquement sur les mérites de Jésus.

 

Sa passion et sa vie de Sainteté nous procurent le Seul fondement pour notre confiance.

 

Lorsque Dieu nous rend assoiffés, il est certain que nous nous tournons alors vers la Source de la Vie avec avidité.

 

Amen,

 

 

Charles Spurgeon

Pasteur Charles Haddon Spurgeon,

 

Bible

Croix Huguenote

 
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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 19:42
Au dessus des orages

«Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâces ; et la paix de Dieu, laquelle surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le christ Jésus.»  (Philippiens 4:6-7)

.

 
Deux amis voyageaient en Suisse.

L’un des deux décida de rester dans un hôtel au pied du Rigi, tandis que l'autre pritle chemin de fer pour aller au sommet de la montagne.
 
Après leur séparation, une forte tempête souffla dans la vallée.

Les éclairs brillèrent et le tonnerre gronda.
 
Le touriste qui était resté en bas télégraphia à son compagnon absent :
 
«Une terrible tempête fait rage ici».
 
La réponse arriva promptement :

«Montez ici ! Nous sommes au-dessus des orages !»
 
Ceci illustre la vérité communiquée par ces paroles :
 
«Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâces ; et la paix de Dieu, laquelle surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le christ Jésus.» (Philippiens 4:6-7)
.
Cela a été résumé en ces termes :
 
Priant en toutes choses, rendant grâces pour toutes choses, ne permettons pas à l’anxiété de remplir nos cœurs et de broyer notre esprit.
 
Cultivons la reconnaissance.
 
Il y a toujours d’abondantes raisons pour lesquelles nous devrions exprimer notre gratitude à notre Dieu et Père, qui sait ce dont nous avons besoin jour après jour.
 
Alors, à nos actions de grâces joignons nos requêtes par des prières et des supplications.
 
Ouvrons notre cœur devant Lui et disons Lui tout notre désir.
 
Il peut ne pas juger bon de donner une réponse à notre demande, ou elle peut être retardée jusqu’au moment qu'Il estime le meilleur.
 
Mais entre temps, Sa Paix nous sera donnée pour garder nos cœurs et nos pensées, comme une garnison garde une ville.
 
Entrons dans Sa Paix, et par le chemin de fer de la foi atteignons Sa Présence au-dessus des orages et des tempêtes de nos vies.
 
Dieu nous connaît, nous aime, Il a soin des Siens, Certitude bénie qui ne saurait mentir.
 
Son Amour et Son Attention nous est donné pour toujours.
 
Amen,
 
I.Flemming,
 
Bible (135)
Croix Huguenote
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Source : Bible.free / Des chants de joie dans la nuit
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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 20:45
Je disposerai ma prière devant Toi, et j'attendrai.

Éternel ! Le matin, tu entendras ma voix,

Le matin, je disposerai ma prière devant Toi,

et j'attendrai.

(Psaumes 5. 3 / 63. 1)

 

Quel privilège ont les croyants de connaître Dieu comme Celui qui les aime et qui les écoute !

 

Mais attention ! Dieu n'est pas notre serviteur !

 

Gardons notre place de créature devant Celui qui n'a de comptes à rendre à personne sur aucune de Ses Actions (Job 33. 13).

 

C'est la soumission qui nous convient face aux circonstances qu'Il permet.

 

N'oublions pas que Dieu nous a adoptés comme Ses enfants, Il est Notre Père et s'intéresse à nous.

 

Dans Sa Sagesse et Son Amour, Il n'exauce pas toutes nos prières.

 

Heureusement ! Car que de fois, après un certain temps, nous nous rendons compte que certaines n'étaient ni judicieuses ni ...intelligentes !

 

Le verset décrit bien l'attitude d'un croyant se devant se placer confiant.

 

Dès son réveil, sa première préoccupation est de se placer dans la présence de Dieu, sachant que sa prière est entendue.

 

Il ne lui reste plus qu'à attendre en paix la réponse Divine de Son Père Céleste.

 

Dieu ne décevra jamais :

 

« Aucun de ceux qui s'attendent à toi ne sera confus » (Psaume 25. 3).

 

Pourtant les problèmes que nous venons de présenter subsistent !?!

 

Grande est alors la tentation de faire quelque chose pour soulager notre anxiété, et difficile l'attente, surtout l'attente paisible !

 

Mais, ayant exposé nos demandes, nous avons la promesse que la Paix de Dieu gardera nos coeurs et nos pensées dans le Christ Jésus (Philippiens 4. 7).

 

Amen,

 

 

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

Source : LBS

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 15:50
La Résurrection spirituelle de l'homme perdu (1ère partie)

Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c'est par grâce que vous êtes sauvés ) Ephésiens 2 : 5



On s'attendrait sans doute, à ce que j'appelle l'attention à Pâques sur le glorieux évènement dont l'Eglise chrétienne célèbre la mémoire.

 

Telle n'est pourtant pas mon intention.

 

Mais, si le sujet que j'ai à coeur de méditer n'est point la Résurrection de Christ, du moins peut-on dire qu'il s'y rapporte dans une certaine mesure.

 

 

Ce sujet le voici : La résurrection spirituelle de l'homme pécheur et perdu.

C'était aux chrétiens d'Ephèse que l'Apôtre adressait les paroles de mon texte ; mais elles s'appliquent avec non moins de vérité à tous ceux qui, à une époque ou à une autre et dans quelque lieu que ce soit de la terre habitable, ont été élus en Jésus-Christ, rachetés par Son Sang, justifiés par Sa Grâce.

 

D'eux aussi, il est vrai de dire que, morts dans leurs fautes et dans leurs péchés, ils ont été vivifiés par l'Esprit de Dieu.

Quel spectacle solennel que celui d'un cadavre !

 

Quand, en y pensant, j'essayai de me placer, par l'imagination, en face des réalités de la mort, mon âme, je l'avoue, recula d'épouvante.

 

Je fus comme anéanti !

 

" Quoi ? me disais-je, est-il donc vrai que ce corps, où je sens palpiter la vie, sera bientôt un festin pour les vers ! Qu'en dehors et en dedans de ces orbites, où maintenant mes yeux étincellent, ramperont d'immondes créatures, progéniture de la corruption ! Que ces membres, aujourd'hui pleins de vigueur, étendus dans la froide immobilité, dans l'abjecte impuissance de la mort, deviendront un objet d'invincible dégoût pour ceux-là mêmes qui me chérissent le plus, en sorte qu'ils s'écrieront avec Abraham : Otez mon mort de devant moi !..."

 

Peut-être, ne parvenons nous pas encore à réaliser, dans toute son horreur, ce lugubre tableau.

 

Ne semble-t-il pas étrange, ne semble-t-il pas incroyable que pour celle et celui venant dans le lieu de culte serons un jour portés dans le sépulcre ; que ces regards, qui s'étaient fixés sur le pasteur, sur nous, seront voilés d'une obscurité éternelle, que ces langues, qui faisaient entendre une sainte harmonie, bientôt ne seront plus qu'un peu de boue ; que nous enfin, dans toute la force de l'âge et de la santé, serons incapable de mouvoir un muscle, d'articuler un son, et deviendrons une masse inerte, fille de la fosse et soeur de la corruption ?...

 

Sans doute, nul n'ignore ces sombres vérités ; nul ne peut les révoquer en doute ; mais n'est-il pas vrai que, lorsque par la pensée l'on essaie de se les appliquer à soi-même, on est presque tenté de les déclarer impossibles ?

 

Ah ! C'est que la mort exerce sur notre enveloppe terrestre de si épouvantables ravages ; elle met en pièces d'une façon si hideuse cette admirable organisation, chef-d'oeuvre du Créateur, que c'est à peine si notre intelligence étonnée peut la suivre dans son oeuvre de vandalisme !

Toutefois, efforçons-nous de nous faire une idée aussi exacte que possible de ce qu'est un cadavre, et, lorsque nous y serons parvenus, je vous prie, chacun en particulier, que c'est là l'image employée dans mon texte pour représenter la condition de notre âme par nature.

 

Et en vérité, l'Apôtre n'aurait pu faire usage d'une métaphore plus juste ; car, de même qu'un cadavre est passif, inerte, insensible, prêt à se décomposer, ainsi est toute âme humaine si elle n'a été vivifiée par la Grâce de Dieu.

 

Nous sommes morts dans nos fautes et dans nos péchés ; la mort habite en nous, et ce germe de mort est susceptible de se développer graduellement, de telle sorte que, laissés à nous-mêmes, nous tous, pourrions devenir avec le temps des objets véritablement hideux.

 

Hideux par nos vices et notre corruption morale, tout comme le cadavre est rendu hideux par la corruption matérielle.

 

Voilà, ce que nous enseigne l'Ecriture, touchant l'état moral de l'homme.

 

Dans toutes ses pages, elle nous dit que depuis la chute l'enfant d'Adam par nature est mort ; qu'être perdu et dégradé, il est dans un sens spirituel absolument privé de vie.

 

Elle nous enseigne, en outre, que s'il obtient la vie, ce ne peut être que grâce à une véritable résurrection opérée dans son âme par l'Esprit de Dieu, et que cette résurrection, il la devra, non à aucun mérite qui pût être en lui, mais uniquement au Bon Paisir du Père, à un effet tout gratuit de Sa Miséricorde Infinie et Souveraine.

Voilà, je le répète, la doctrine qui ressort de la Bible tout entière ; et c'est sur cette doctrine, formulée avec une remarquable précision dans les paroles de mon texte, que je désire appeler notre attention pendant quelques instants.

 

Je ferai mon possible pour rendre mes développements intéressants en même temps que clairs.

 

Dans l'espoir d'atteindre ce double but, j'illustrerai, en quelque sorte, mon sujet d'une manière qui, au premier abord, vous paraîtra sans doute un peu étrange.

 

Vous vous souvenez que pendant son séjour sur la terre le Seigneur Jésus accomplit trois résurrections.

 

Je ne sache pas qu'Il en ait accompli d'autres.

En premier lieu, Il ressuscita une enfant de douze ans, la fille de Jaïrus, qui, étendue sans vie sur sa couche, se leva incontinent, dès que Jésus eut prononcé cette seule parole : " Talitha cumi !"

 


En second lieu, le Seigneur ressuscita le fils de la veuve de Naïn, qui, couché sur sa bière, était transporté au tombeau, et qu'Il réveilla de son sommeil de mort par ces mots : " Jeune homme, je te le dis, lève-toi !"
 


Enfin, la troisième et la plus mémorable résurrection opérée par Jésus fut celle de Lazare, lequel n'était plus ni sur son lit, ni en chemin vers la tombe, mais dont la corruption avait déjà fait sa proie, lorsque le Seigneur, par le verbe de Sa Toute-Puissance, le rappela à la vie, en criant à haute voix : " Lazare, sors dehors !"

 



Ces trois faits, je les transporterai, pour ainsi dire, dans le domaine spirituel, et je les emploierai comme des types ou des images pour représenter successivement d'abord :

 

 

Les différences extérieures qui existent entre les âmes inconverties, quoique leur condition soit au fond la même.

 

 

En second lieu, les différents moyens de grâce employés pour vivifier les pécheurs.

 

 

Et enfin, les différentes manifestations de cette vie, qui pourtant est une dans un sens absolu.

 

 

 

 

La Résurrection spirituelle de l'homme perdu (2ème partie)

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 15:49
La Résurrection spirituelle de l'homme perdu (2ème partie)

Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c'est par grâce que vous êtes sauvés ) Ephésiens 2 : 5



J'ai dit qu'il existe certaines différences extérieures entre les âmes inconverties, mais que leur condition n'en est pas moins la même.

 

J'ajoute que cette condition, commune à tous, c'est la mort.

 

Approchez-vous par la pensée, de la fille de Jaïrus.

 

Voyez-la étendue sur son lit : ne dirait-on pas que la vie est encore en elle ?

 

Les lèvres de sa mère effleurent encore son front, la main de son père presse encore sa main, et c'est à peine si ce père, si cette mère peuvent se persuader que leur enfant est morte ; mais il n'est que trop vrai, elle est morte, aussi morte qu'elle peut jamais l'être.

 

Voyez maintenant ce jeune homme qu'on porte en terre.

 

Il est plus que mort, passez-moi l'expression; il commence à se corrompre ; déjà les teintes livides, précurseurs de la dissolution, sont répandues sur son visage.

 

Et cependant, quoique la mort soit plus apparente chez lui que chez l'enfant, à proprement parler, il n'est pas plus mort qu'elle, car il n'y a point en réalité de degrés dans la mort.

 

Mais voici un troisième cas, où la mort se révèle avec plus d'évidence encore ; c'est celui de Lazare, de Lazare, dont Marthe, faisant usage de mots non couverts, pouvait dire :

 

Seigneur, il sent déjà mauvais, car il est là depuis quatre jours.

 

Toutefois, remarquez-le, la fille de Jaïrus n'était pas moins morte que Lazare.

 

Il y avait différence quant à la manifestation extérieure de la mort, mais non point quant à la mort elle-même.

Ainsi en est-il des âmes, qui n'ont point été vivifiées par la Grâce de Dieu.

 

J'ai eu, sans nul doute, devant moi quelques-unes de ces créatures favorisées que l'oeil se plaît à contempler.

 

Elles sont belles à voir de toutes manières, belles par leurs qualités morales, aussi bien que par leurs charmes extérieurs.

 

Il semble en vérité qu'elles réunissent tout ce qui est bon et désirable ; et pourtant, si elles sont irrégénérées (notez bien ceci), elles sont mortes, complètement mortes !

 

A voir la fille de Jaïrus, qui eût dit qu'elle n'était plus qu'un cadavre ?

 

Une main tendre et pieuse n'avait pas encore fermé ses yeux ; dans son regard brillait encore comme un dernier reflet de lumière.

 

Pareille à un lis à peine détaché de sa tige, elle n'avait rien perdu de sa grâce.

 

Le ver n'avait pas commencé à creuser sa joue ; les couleurs de la vie ne s'étaient pas flétries sur son front, elle paraissait encore appartenir au monde des vivants.

 

Et de même, chères jeunes âmes dont je viens de parler, si vous possédez tout ce que le coeur peut désirer, sauf la seule chose nécessaire ; il ne vous manque absolument rien, si ce n'est le Souffle Divin, l'Amour du Sauveur ; si vous n'êtes pas unies à Jésus par une foi vivante ; c'est pourquoi - je vous le dis avec profonde douleur, mais je dois vous le dire - vous êtes mortes !

 

Vous êtes mortes !

 

Aussi mortes que les derniers des pécheurs, quoique votre mort ne soit pas aussi apparente.

 

Mais, à côté de ces filles de Jaïrus, il est certainement aussi, des êtres qui ont fait un pas de plus, dirai-je, dans la mort spirituelle.

 

Il y a encore en eux, je le reconnais, quelques restes de bons sentiments, mais ils ont commencé à céder à leurs inclinations mauvaises.

 

Ils ne sont pas encore des intempérants sans pudeur, des blasphémateurs sans frein ; leur inconduite n'est pas encore assez scandaleuse pour que leurs semblables n'en puissent tolérer la vue.

 

Comme chez le jeune homme de Nain, la corruption qui couve au-dedans d'eux n'a pas encore ouvertement éclaté au dehors.

 

Mais, qu'ils ne s'abusent point : quoiqu'ils ne soient pas descendus au dernier degré de la dépravation, quoique le monde ne les rejette pas de son sein, ils sont morts !

 

Ils sont morts !

 

Tout aussi morts que les derniers des pécheurs !

 

Et n'y a-t-il point aussi, parmi ceux là me lisant, de ces derniers, de ces plus avilis des hommes, véritables Lazare spirituels, chez qui la mort revêt son plus hideux aspect ?

 

Semblables à des cadavres dans leur sépulcre, leur âme est en pleine putréfaction.

 

Leurs moeurs sont abominables ; leur conduite tout entière inspire l'horreur la plus profonde ; ils sont mis à l'index de toute société qui se respecte ; la pierre est en quelque sorte roulée sur leur tombeau.

 

Ils ont si complètement perdu tout sens moral que ceux qui les connaissent ne veulent plus soutenir aucune relation avec eux, et semblent s'écrier à leur manière :

 

" Otez ce mort de devant nous, car nous n'en saurions supporter la vue !"

 

Et cependant, - j'insiste sur ce point - ces âmes si corrompues, si perverties, ne sont pas en réalité plus mortes que les autres âmes irrégénérées, de même que Lazare n'était pas plus mort que la jeune fille à qui il ne manquait que le souffle.

 

Les fruits de la mort sont plus visibles, il est vrai, chez les unes que chez les autres; mais toutes également sont privées de vie; toutes ont un égal besoin d'être vivifiées par Jésus-Christ.

P
ermettez-moi, d'entrer dans quelques détails, et de vous indiquer les traits principaux qui constituent la différence existant entre les trois classes d'âmes dont je viens de parler.

 

Pour cela, continuons notre rapprochement, et revenons d'abord à la fille de Jaïrus.

 

Voici donc cette jeune fille : regardons-la de nouveau.

 

Loin de nous repousser, sa vue, n'est-il pas vrai ? nous attire.

 

Elle est morte, et pourtant elle est encore belle.

 

Quoique privée de vie, elle est pleine de charmes et de grâces.

 

Quel contraste avec le jeune homme !

 

Toute beauté a disparu de ses traits ; on devine que le ver est déjà à l'oeuvre ; toute sa gloire s'est évanouie.

 

Quel contraste surtout avec Lazare ! Il n'est plus qu'un foyer de corruption !

 

... Mais chez la fille de Jaïrus il existe, je le répète, une beauté extérieure.

 

Il en est de même de beaucoup de ceux qui me lisent en ce moment.

 

N'est-elle pas en effet pleine de grâce, cette jeune âme dont le souffle impur du péché semble avoir respecté la candeur ?

 

Qui pourrait ne pas l'aimer ?

 

N'est-elle pas aimable, n'est-elle pas belle entre toutes ?

 

N'est-elle pas digne d'être admirée, souvent même d'être imitée ?

 

Ah ! Sans doute, elle est tout cela ; elle est plus encore peut-être, je suis le premier à en convenir ; mais, hélas ! Hélas !

 

Dieu le Saint-Esprit n'a pas encore soufflé sur elle, elle n'a pas reconnu Jésus pour Son Sauveur, ni imploré Son Pardon ; elle possède tout, excepté la Vraie Religion ; et dès lors, elle est morte, morte malgré toute sa beauté, malgré tous ses attraits !

 

Oh ! Ma soeur, ma chère soeur, mon amie, pourquoi faut-il qu'il en soit ainsi ?

 

Pourquoi faut-il que toi si douce, si aimable, si tendre, si compatissante, je sois obligé de te compter au nombre de ceux qui sont morts dans leurs fautes et dans leurs péchés ?

 

Comme mon Maître pleura jadis sur le jeune riche, qui avait gardé tous les commandements, mais à qui il manquait une chose, ainsi je pleure aujourd'hui sur toi !

 

Oui, je pleure à la pensée que toi, ornée de qualités si précieuses, de tant de dons du coeur et de l'esprit, tu n'en es pas moins plongée dans la mort !

 

Car, ne te fais point illusion, tu es morte aussi longtemps que tu n'as pas la foi en Christ.

 

Ta bonté, ta vertu, ton excellence ne te serviront de rien : tu es morte, et tu ne saurais vivre si Jésus ne te donne la Vie.

Remarquons, en outre, que la fille de Jaïrus est encore entourée d'amis.

 

Elle vient d'exhaler le dernier soupir, et sa mère la couvre de tendres baisers.

 

Oh ! Se peut-il bien qu'elle soit morte ? Les caresses qu'on lui prodigue ne parviendront-elles pas à la ranimer ?

 

Et les larmes brûlantes qui pleuvent sur elle ne suffiront-elles pas à féconder cette terre froide, il est vrai, mais assez riche encore, semble-t-il, pour que la vie jaillisse de son sein ?

 

Hélas ! Non .

 

Ces caresses, ces larmes sont stériles ; la semence de la vie manque ; l'enfant ne respire plus ; néanmoins, c'est à qui se pressera autour d'elle, c'est à qui la comblera de témoignages d'amour.

 

Quel contraste avec le jeune homme !

 

Il est étendu sur sa bière ; personne ne le touchera plus, et si quelqu'un le touchait, il serait souillé.

 

Quel contraste surtout avec Lazare !

 

Une pierre est scellée sur lui.

 

N'en est-il pas de même de vous, chères âmes auxquelles je me suis déjà adressé ?

 

N'êtes-vous pas entourées de l'amour de tous ?

 

Le peuple de Dieu lui-même vous chérit d'une affection cordiale ; il vous recherche, il vous estime, il vous approuve.

 

Votre pasteur même prie souvent pour vous.

 

Admises dans les assemblées des enfants de Sion, vous vous asseyez avec eux comme si vous étiez des leurs, vous entendez ce qu'ils entendent, vous chantez ce qu'ils chantent.

 

Et pourtant, pourtant hélas ! Vous le dirai-je ?

 

Vous êtes encore dans la mort.

 

Il ne vous manque absolument qu'une chose, mais c'est la seule qui puisse vous sauver ; il ne vous manque qu'une chose, mais cette chose c'est la Vie.

 

En vain les enfants de Dieu vous ouvrent-ils leur sein, en vain vous accueillent-ils dans leur compagnie ; ils ne sauraient allumer en vous cette étincelle Sacrée de la Vie ; et, si jamais vous l'obtenez, sachez-le, vous devrez vous joindre au plus grand des pécheurs pour répéter avec l'Apôtre :


Lorsque nous étions morts dans nos fautes et dans nos péchés, Dieu nous a vivifiés avec Christ.

 

Mais considérons encore la jeune fille.

 

Voyez, elle n'est point revêtue des insignes de la mort.

 

Ni le suaire ni le linceul ne l'enveloppent.

 

On ne l'a point dépouillée de ses habillements ordinaires.

 

Elle est vêtue exactement comme elle l'était le jour où, ressentant les premières atteintes de sa maladie, elle s'étendit sur sa couche.

 

On ne l'a point livrée définitivement à la mort.

 

Il n'en est pas de même du fils de la veuve : l'appareil de la sépulture l'environne ; ni de Lazare : il est lié pieds et mains.

 

Mais je le répète, la fille de Jaïrus est encore revêtue de l'habit des vivants.

 

Ainsi en est-il de l'âme simple et ingénue dont je parle.

 

Jusqu'à présent, elle semble n'avoir aucune habitude coupable, aucun mauvais penchant déclaré ; et, tandis que tel jeune homme est déjà emprisonné dans le linceul de son inconduite, et que tel pécheur vieilli dans le vice est lié pieds et mains par ses passions désordonnées, cette âme se pare de tous les ornements extérieurs de la piété.

 

Elle agit comme les Chrétiens, elle parle comme eux ; sa conduite semble pure, digne d'éloges, irrépréhensible : c'est à peine si l'on pourrait y discerner quelques taches.....

 

Hélas, hélas ! Chère âme, pourquoi faut-il qu'une si belle parure, des apparences si aimables ne recouvrent que la mort ?

 

Vainement, as-tu orné ton front du brillant joyau de la bienfaisance.

 

Vainement as-tu ceint tes reins des chastes robes de la pureté extérieure.

 

Hélas ! Chère âme, il faut bien que je te le dise :

 

Si tu n'es pas née de nouveau, tu es encore dans la mort !

 

Ton excellence s'évanouira comme la teigne ; tes prétendues bonnes oeuvres s'en iront en fumée, et, au jour du jugement, tu seras pour jamais séparée des justes, à moins que Dieu ne te donne la vie.

 

Oh ! Je gémis, je gémis amèrement sur cette foule de jeunes âmes qui semblent avoir été préservées jusqu'ici de toute souillure du monde, mais qui n'en sont pas moins sans vie et sans salut !

 

Oh ! Plût à Dieu, jeune homme, plût à Dieu, jeune fille, que de vos premières années, vous fussiez vivifiés par l'Esprit !

Veuillez observer un détail encore.

 

Dans le cas de la jeune fille, la mort était, pour ainsi dire, une chose secrète.

 

C'était dans sa chambre que l'enfant avait rendu le dernier soupir ; c'était dans sa chambre que son corps inanimé reposait, et rien probablement ne laissait soupçonner au dehors le douloureux mystère que recélait cette maison de deuil.

 

Il n'en était pas ainsi du jeune homme, car on l'avait transporté jusqu'aux portes de la ville, et beaucoup de gens l'avaient vu ; ni de Lazare, car des Juifs étaient venus de Jérusalem pour pleurer sur sa tombe.

 

Mais la mort de la fille de Jaïrus n'avait point ce caractère de publicité, et il en est de même des âmes dont je l'ai prise pour type.

 

Jusqu'à présent, leur péché se cache dans l'ombre ; il est tout intérieur.

 

La convoitise a bien conçu dans leur coeur, mais le péché n'est pas encore enfanté ; le germe des passions existe en elles, mais ce germe impur ne s'est point manifesté par des actes.

 

Le jeune homme n'a point encore porté à ses lèvres la coupe enivrante, quoique souvent une voix séductrice lui en ait vanté les douceurs ; la jeune fille n'a point abandonné les sentiers de la vertu, quoique souvent elle ait prêté l'oreille aux suggestions de la vanité.

 

En un mot, leurs mauvais penchants n'ont point franchi les limites du for intérieur ; personne peut-être n'en soupçonne l'existence.

 

Hélas, mon frère ! Hélas, ma soeur ! Qu'elle est triste la pensée que vous, dont la vie extérieure est si louable, vous cachez pourtant de secrètes souillures dans la chambre de votre coeur, et que, dans les replis les plus intimes de votre être, vous portez la mort spirituelle, mort aussi véritable, quoique moins évidente, que celle du pécheur le plus scandaleux.

 

Oh ! Dieu veuille que vous puissiez vous écrier aujourd'hui même :

 

"Malgré toutes nos justices, malgré toutes nos vertus, nous étions morts, comme les autres, dans nos fautes et dans nos péchés, mais Dieu nous a vivifiés."

 

Mes amis, mes chers amis, souffrez que j'insiste encore sur ce point.

 

Il y a des âmes au sujet desquelles j'éprouve les plus vives appréhensions.

 

Je l'ai déjà dit, elles possèdent tout ce que le coeur peut souhaiter, mais il leur manque une chose : elles n'aiment pas Mon Maître.

 

O vous jeunes gens, qui fréquentez assidûment les parvis du Seigneur, et dont les murs sont irréprochables, pourquoi faut-il que votre piété soit comme une plante sans racine ?

 

O vous, vierges de Sion, qu'on voit toujours dans la maison de prières, pourquoi faut-il que vous n'ayez point la Grâce de Dieu dans le coeur ?

 

Prenez garde, je vous en supplie, vous, âmes simples, naïves, aimables, innocentes aux yeux des hommes !

 

Lorsque viendra le grand jour où le Seigneur séparera les vivants d'avec les morts, encore une fois, je vous le déclare avec douleur, si vous n'avez été converties, régénérées, vivifiées par l'Esprit de Dieu, malgré toute votre excellence, vous serez rangées parmi les morts !



Mais il est temps que nous quittions la jeune fille, pour passer au fils de la veuve de Naïn.

 

Avant tout, observez qu'il n'est pas plus mort que l'enfant ; seulement il est parvenu, si je puis ainsi parler, à une phase plus avancée de la mort.

 

Venez, approchons-nous du funèbre cortège ; arrêtons la bière ; contemplons le corps qui y est couché.

 

Vous frémissez, n'est-il pas vrai ? Vous détournez vos regards.

 

Le visage de la petite fille était plein et coloré, mais ici, la joue est creuse, le teint livide.

 

Et l'oeil ?... oh ! Quelle noirceur l'environne !...

 

Ne pressent-on pas que le ver va bientôt paraître, que la décomposition est au moment de se faire jour ?... Ainsi en est-il d'une certaine classe d'âmes.

 

Ils ne sont plus ce qu'ils étaient dans leur première jeunesse, alors que leurs moeurs étaient à l'abri de tout reproche.

 

Peut-être viennent-ils de tomber dans le filet de la femme étrangère ; ils commencent à se lancer dans la carrière du libertinage : leur corruption est en voie d'éclater.

 

Ils ne sont plus, disent-ils, des enfants à la lisière ; n'est-il pas temps qu'ils s'émancipent ?

 

Que d'autres se soumettent, si bon leur semble, à l'absurde esclavage des lois de la morale ; quant à eux, ils sont libres, ils veulent l'être, ils entendent mener joyeuse vie, et ainsi ils se précipitent dans un tourbillon de plaisirs bruyants et charnels, en sorte que les signes de la mort spirituelle se manifestent en eux avec toujours plus d'évidence.

 

De plus, remarquez, mes chers amis, que si la jeune fille était entourée de caresses, par contre, personne ne touche le jeune homme : il est étendu sur sa bière, et quoique des hommes le portent sur leurs épaules, il n'en est pas moins vrai qu'il inspire à tous les vivants une instinctive répulsion.

 

Jeune homme ! Ne te reconnais-tu point à ce trait ?

 

Ne sais-tu pas que depuis quelque temps les gens pieux, que dis-je, tes amis eux-mêmes se tiennent à distance de toi ?

 

Hier encore les larmes de ta mère n'ont-elles pas coulé en abondance, tandis qu'elle exhortait ton jeune frère à fuir ta société, à ne pas suivre ton exemple ?

 

Ta soeur, ta propre soeur, qui, en t'embrassant ce matin, a peut-être instamment supplié le Seigneur de te faire recevoir du bien dans cette maison de prières, ta soeur elle-même a honte de toi.

 

Ta conduite devient si légère, tes propos si déplacés qu'elle rougit en te voyant.

 

Il y a aussi des maisons Chrétiennes où tu étais naguère le bienvenu ; tu fléchissais le genou avec la famille assemblée, ton nom était mentionné dans la prière commune ; mais à présent, tes visites dans ces maisons deviennent de plus en plus rares, car, lorsque tu y vas, on t'accueille avec réserve.

 

Le père de famille ne voudrait à aucun prix que son fils se liât avec toi, car il sait que tu pourrais le souiller.

 

Il ne vient plus lui-même, comme autrefois, s'asseoir à ton côté pour s'entretenir de choses Saintes ; s'il te reçoit encore chez lui, c'est simplement par politesse ; mais il ne peut plus te traiter avec son ancienne cordialité, car il sent qu'entre son âme et la tienne il n'existe plus aucun lien sympathique.

 

Le Peuple de Dieu pareillement te témoigne de la froideur ; il ne te repousse pas encore d'une manière ouverte, mais il y a, dans ses rapports avec toi, une contrainte qui prouve clairement que ton état de mort lui est bien connu.

Un autre point de dissemblance entre le fils de la veuve et l'enfant de Jaïrus, c'est que, tandis que celle-ci était encore revêtue de l'habit des vivants, l'autre était déjà enveloppé dans les vêtements de la mort.

 

Et toi aussi, jeune homme, tu es comme enveloppé dans tes habitudes vicieuses.

 

Tu sais que le diable, de sa main de fer, étreint ton âme toujours plus fortement.

 

Il y eut un temps où tu pouvais encore te dégager de cette étreinte ; tu étais maître de tes plaisirs, disais-tu.

 

Maintenant, tes plaisirs sont tes maîtres.

 

Jeune homme ! J'en appelle à ta conscience, tes voies ne sont-elles pas des voies d'iniquité ?

 

Tu n'oserais le nier !

 

Sans doute, tu n'es point arrivé aux dernières limites de l'immoralité et de l'infamie ; mais, en vérité, en vérité, je te le dis, mon frère : tu es mort ! tu es mort !

 

Et si l'Esprit de Dieu ne te vivifie, tu seras jeté dans la vallée de la géhenne, pour être en pâture au ver qui ne meurt point, mais qui dévore les âmes pendant l'éternité.

 

Ah ! Jeune homme, jeune homme, je pleure sincèrement sur toi, car, si la pierre du sépulcre ne te recouvre pas encore, si ta corruption morale n'est pas avancée au point que tu sois pour tes alentours un objet d'horreur et d'épouvante, cependant, tu as déjà fait plusieurs pas dans la carrière du vice, et qui peut dire où tu t'arrêteras ?

 

Prends garde ! Le péché est une pente glissante, et ne s'arrête pas qui veut sur cette pente...

 

Lorsque le ver du sépulcre a commencé ses ravages, peut-on placer son doigt dessus, et lui dire :

 

" Arrête-toi ?"

 

Non, il poursuit son oeuvre de destruction jusqu'au bout...

 

Oh ! Jeune homme, Dieu veuille te vivifier avant que tu ne sois parvenu à cette consommation de la mort que l'enfer soupire de te voir atteindre, et à laquelle le ciel seul peut te faire échapper !

Une dernière observation au sujet du fils de la veuve de Naïn.

 

La chambre de la jeune fille, avons-nous dit, était seule témoin de sa mort ; mais dans le cas de celui-ci, la mort, au contraire, se montrait au grand jour, puisque Jésus rencontra le convoi aux portes de la ville.

 

C'est ainsi que chez la première classe d'âmes que j'ai essayé de décrire, le péché est plus ou moins secret ; mais chez toi, jeune homme, il est patent, il est manifeste.

 

Tu ne crains pas de pécher à la face du soleil, à la face de Dieu même.

 

Tes dérèglements ne sont un mystère pour personne ; aussi bien, tu ne tiens plus à sauver les apparences.

 

" Je ne suis point un hypocrite", dis-tu d'un ton de bravade, " je n'ai aucune prétention à la sainteté; je ne rougis pas de quelques écarts de jeunesse".

 

Ah ! Jeune homme, jeune homme !

 

Tandis que tu tiens ce langage, qui sait si ton père ne s'écrie pas dans l'amertume de son coeur :

 

" Plût à Dieu que je fusse mort avant d'avoir vu mon fils se conduire comme il le fait ! Plût à Dieu que lui-même eût été couché dans la tombe, avant de s'être ainsi engagé dans les sentiers du vice ! Plût à Dieu que le jour même où je le contemplai pour la première fois, où mes yeux furent réjouis par la vue de mon fils, il eût été soudainement frappé par la maladie et la mort ! Oh ! Oui, plût à Dieu que son âme enfantine eût été retirée au ciel, et qu'il n'eût pas vécu pour faire descendre avec douleur mes cheveux blancs au sépulcre !..."

 

Jeune homme, tu le sais : ton inconduite avouée, ton inconduite qui s'étale, pour ainsi dire, aux portes de la ville, jette le trouble dans la maison de ton père, abreuve de douleur le coeur de ta mère.

 

Oh ! je t'en conjure, arrête-toi !

 

... Oh ! Seigneur Jésus, Touche la bière en cet instant même !

 

Arrête quelque pauvre âme qui chemine dans la voie de la perdition, et crie-lui :

 

" Lève-toi !"

 

Alors, cette âme, ressuscitée en nouveauté de vie, pourra s'écrier avec nous tous, qui par Ta Grâce jouissons déjà de la vie :

 

" Lorsque nous étions morts dans nos fautes et dans nos péchés, Dieu nous a vivifiés ensemble avec Christ, par le moyen de son Esprit !"

Et maintenant, nous arrivons à la troisième et dernière résurrection accomplie par notre Seigneur : celle de Lazare, de Lazare mort et enseveli.

 

Oh ! Mes chers amis, je ne puis vous mener voir Lazare dans son sépulcre !

 

Retirez-vous, oh ! Retirez-vous loin de lui !

 

... Où fuir pour échapper à l'odeur infecte de ce corps en putréfaction ?...

 

Non seulement tout vestige de beauté a disparu, mais c'est à peine si on reconnaît en lui une forme humaine.

 

Oh ! Hideux spectacle !...

 

Je ne veux pas entreprendre de le décrire, les paroles me manqueraient ; d'ailleurs, vous ne pourriez l'entendre ou le lire jusqu'au bout.

 

Et de même, je ne trouverais point d'expressions si je voulais décrire l'état moral d'une certaine catégorie de pécheurs.

 

Mon front rougirait de confusion, s'il me fallait vous dévoiler les oeuvres de ténèbres accomplies chaque jour par les impies de ce monde, accomplies peut-être par quelques-uns de ceux me lisant en ce moment.

 

Ah ! Qu'elle est hideuse la dernière phase de la mort physique, la dernière phase de la dissolution ; mais la dernière phase du péché, combien n'est-elle pas plus hideuse encore!...

 

Plusieurs de nos écrivains modernes paraissent avoir une aptitude particulière pour fouiller celle boue, pour remuer cette fange impure ; mais je le confesse, cette aptitude n'est pas la mienne ; aussi, ne vous dépeindrai-je point les souillures et les turpitudes du pécheur consommé.

 

Je passerai sous silence les abominables débauches, les convoitises dégradantes, les actions ignobles et diaboliques dans lesquelles se vautrent ceux chez qui la mort spirituelle a accompli tous ses ravages, et chez qui le péché s'est manifesté dans toute son épouvantable laideur.

 

Y a-t-il des êtres appartenant à cette classe de pécheurs ?

 

Il se peut qu'ils ne soient pas nombreux, mais j'ose affirmer qu'il y en a.

 

Inutile de dire qu'ils ne sont pas, comme la jeune fille, recherchés, caressés par les Chrétiens, ou même comme le jeune homme, accompagnés de loin à leur dernière demeure ; non, les honnêtes gens s'enfuient à leur approche, tant est grande l'horreur qu'ils leur inspirent.

 

Leurs femmes elles-mêmes, lorsqu'ils rentrent chez eux le soir, courent se cacher pour éviter leur contact.

 

Ils sont montrés du doigt, ils sont l'objet du mépris de tous.

 

Telle est la prostituée, de laquelle nous détournons nos regards quand nous la rencontrons dans la rue ; tel est le débauché scandaleux, à qui nous nous empressons de céder le pas, de peur qu'il ne nous touche en passant.

 

Ces infortunés sont couchés dans le sépulcre de leurs vices ; les stigmates de la mort spirituelle sont empreints sur leur visage ; l'opinion publique a roulé la pierre sur eux.

 

Ils savent qu'ils sont devenus un objet de dégoût pour leurs semblables ; même, dans un lieu de culte, ils se sentent mal à l'aise, car ils n'ignorent pas que, si leur voisin se doutait de ce qu'ils sont, il reculerait épouvanté.

 

Et notez bien un détail, tandis que dans le cas du jeune homme la mort était pour ainsi dire de notoriété publique, dans le cas de Lazare, comme dans celui de la fille de Jaïrus, elle est secrète, elle est resserrée dans d'étroites limites ; seulement, chez Lazare, ce n'est plus dans la chambre funèbre qu'elle se cache, c'est dans la nuit du tombeau.

 

Image frappante de ce qui a lieu dans le monde moral.

En effet, lorsqu'un pécheur n'est qu'à demi enfoncé dans l'iniquité, il la commet ouvertement, mais lorsqu'il s'y est plongé tout entier, ses passions deviennent tellement dépravées qu'il est obligé de s'y livrer en secret.

 

Il lui faut alors le silence et l'obscurité du sépulcre.

 

Ses convoitises sont d'une nature si détestable qu'il ne peut les assouvir qu'à l'heure de minuit ; sa corruption est si révoltante qu'elle a besoin d'être enveloppée de l'épais linceul des ténèbres.

 

Peut-être ce Lazare spirituel est-il dans la condition la plus abjecte ; peut-être cache-t-il sa honteuse existence dans quelque bouge infect de quelque sombre ruelle.

 

Mais peut-être aussi appartient-il à ce que l'on appelle les classes supérieures de la société, et habite-t-il de somptueuses demeures.

 

Ah ! Mes frères et soeurs, mon ami(e), vous le dirai-je en ayant souvent écouté les aveux que sont venues constamment me faire des âmes travaillées et repentantes, je rougis pour l'humanité.

 

Jusque dans les plus hautes régions de l'échelle sociale, se pratiquent les plus honteuses énormités.

 

Il y a dans mon propre troupeau, dans mon Eglise même, de malheureuses créatures, dont la perte a été consommée par des hommes de grand nom, de grande naissance, haut placés, influents...

 

La hardiesse de mon langage vous étonne peut-être, mais pourquoi craindrais-je de dire ce que d'autres ne craignent pas de faire ?

 

L'Ambassadeur de Dieu doit-il être moins hardi pour reprendre que les hommes ne le sont pour pécher ?

 

Oui, je le déclare hautement, dans tous les rangs de la société, il est des âmes qui sont comme en puanteur aux narines du Tout-Puissant, des âmes dont la corruption est plus hideuse qu'on ne saurait dire !

 

Elles doivent enfouir leurs désordres dans la tombe du mystère, sans quoi elles seraient huées, honnies, chassées de la société - j'allais presque dire de l'existence !...

 

Et cependant, ô Admirable Puissance de la Grâce de Dieu !

 

Cette dernière classe de pécheurs peut être sauvée aussi bien que la première.

 

Lazare, déjà en proie à la corruption, peut aussi aisément sortir du tombeau que l'enfant endormie de son lit.

 

La créature la plus avilie, la plus dégradée peut, tout comme une autre, ressusciter en nouveauté de vie, et être amenée à s'écrier, elle aussi :

 

" Lorsque j'étais morte dans mes fautes et dans mes péchés, Dieu m'a vivifiée par Christ."

J'espère que vous avez bien saisi la vérité importante sur laquelle je viens de m'étendre si longuement ; à savoir :

 

Que tous les hommes, sans exception, sont, par nature, également morts, mais que la mort se manifeste en eux sous un aspect différent.

 

 

 

 

 



La Résurrection spirituelle de l'homme perdu (3ème partie)

.

 

 

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

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