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Vie Protestante Réformée

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à l'homme sans asile.

Soyez heureux de partager ;

ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

Bouchra Maurice 

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 07:14
Jusques à quand Ô Eternel ?...

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Jusques à  quand, Ô Eternel, appellerai-je l'aide sans que tu entendes mon cri ? Jusques à  quand devrai-je crier vers Toi à la violence sans que Tu nous délivres ? ... La justice n'a point de force ; car le méchant triomphe du juste, et l'on rend des jugements iniques.
Habakuk 1.2

 

Qui ne s'est pas posé la question que se posait déjà le prophète Habakuk vers l'an 605 avant Jésus Christ.

 

Cette prière, il l'adressait à Dieu.

 

Comment peut-Il laisser le mal, la violence, l'oppression se répandre ?

 

Pourquoi le méchant semble-t-il prospérer alors que les gens honnêtes sont souvent dans la difficulté ?

 

Pourquoi tant d'injustices ?

 

Dieu va révéler à  son prophète quand Il interviendra en son temps et que le méchant sera puni.

 

A l'annonce de ce jugement, Habakuk s'écrie  : Ô Eternel, j'ai entendu ce que Tu viens de proclamer, et je suis effrayé devant Ton Oeuvre, Ô Eternel. Dans le cours des années, accomplis-la ! Dans le cours des années, fais-la connaître ! Dans Ton Indignation, souviens Toi de Tes Compassions ! (Habakuk 3-2)


Qui en effet peut se déclarer juste devant le Dieu Saint ?

 

Nous avons tous à  craindre Son Juste Jugement !

 

Mais comme Habakuk, nous pouvons reconnaître notre nature pécheresse et compter sur la Clémence de Dieu.

 

Elle s'est manifestée en Jésus-Christ par lequel nous sommes pleinement justifiés si nous croyons en Lui.

 

Alors, exclamons nous comme Habakuk :   je veux me réjouir en l'Eternel, je veux me réjouir dans le Dieu de Mon Salut. L'Eternel, le Seigneur, est ma force qui rend mes pieds semblables à ceux des biches, et Mon Dieu me fait cheminer sur les lieux élevés. (Habakuk 3-18/19)

 

Amen,

 

 

 

B. Grebille,

 

Jusques à quand Ô Eternel ?...

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Jusques à quand Ô Eternel ?...

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Source : Vivre aujourd'hui (Assemblées de Frères)

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 10:41
Trop difficile par le Pasteur Thomas Constantini

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Genèse Chapitre 18 Verset 1 à 15

1 L'Eternel apparut à Abraham près des chênes de Mamré. Abraham était assis à l'entrée de sa tente. C'était l'heure de la forte chaleur.
2 Il regarda et aperçut soudain trois hommes qui se tenaient à quelque distance de lui. Dès qu'il les vit, il courut à leur rencontre depuis l'entrée de sa tente et se prosterna jusqu'à terre.
3 ---Mes seigneurs, leur dit-il, faites-moi la faveur de ne pas passer près de chez votre serviteur sans vous arrêter!
4 Permettez-moi d'aller chercher un peu d'eau pour que vous vous laviez les pieds, puis vous vous reposerez là sous cet arbre.
5 Je vous apporterai un morceau de pain et vous reprendrez des forces avant de poursuivre votre chemin puisque vous êtes passés si près de chez votre serviteur.
Ils répondirent:
---Très bien, fais comme tu as dit!
6 Abraham se dépêcha d'entrer dans sa tente et de dire à Sara:
---Pétris vite trois mesures de fleur de farine, et fais-en des galettes.
7 Puis il courut au troupeau et choisit un veau gras à la chair bien tendre, il l'amena à un serviteur qui se hâta de l'apprêter.
8 Il prit du fromage et du lait avec la viande qu'il avait fait apprêter, et les apporta aux trois hommes. Abraham se tint auprès d'eux pendant qu'ils mangeaient sous l'arbre.
9 Après cela, ils lui demandèrent:
---Où est Sara, ta femme?
---Elle est là dans la tente, leur répondit-il.
10 Puis l'Eternel lui dit:
---L'an prochain, à la même époque, je ne manquerai pas de revenir chez toi, et ta femme Sara aura un fils.
Derrière lui, à l'entrée de la tente, Sara entendit ces paroles.
11 Or, Abraham et Sara étaient tous deux très âgés et Sara avait depuis longtemps dépassé l'âge d'avoir des enfants.
12 Alors Sara rit en elle-même en se disant:
---Maintenant, vieille comme je suis, aurais-je encore du plaisir? Mon mari aussi est un vieillard
13 Alors l'Eternel dit à Abraham:
---Pourquoi donc Sara a-t-elle ri en se disant: «Peut-il être vrai que j'aurai un enfant, âgée comme je suis?»
14 Y a-t-il quoi que ce soit de trop extraordinaire pour l'Eternel? L'an prochain, à l'époque où je repasserai chez toi, Sara aura un fils.
15 Saisie de crainte, Sara mentit:
---Je n'ai pas ri, dit-elle.
---Si ! tu as bel et bien ri, répliqua l'Eternel.

Pour ceux allant en salle de musculation, vous pouvez travailler avec des poids et haltères On commence avec des poids de 10 kilos : ça peut aller.
 
Puis on passe à 20 kilos : c'est plus dur, mais on peut y arriver avec des efforts.
 
Et puis, si on s'entraîne sur un banc avec une barre qui peut aller jusqu'à 160 kilos, on entre dans quelque chose d'autre, où souvent on va avoir besoin de l'aide d'autres sportifs, ne serait-ce que pour des raisons de sécurité.
 
La vie est un peu comme ça si l'on regarde bien.
 
Certaines choses sont difficiles, mais tout à fait à notre portée.
 
D'autres sont plus difficiles, mais nous pouvons les accomplir si nous faisons des efforts.
 
D'autres enfin sont plus difficiles, et nous avons besoin d'aide pour les accomplir.
 
Nous avons tous des poids à porter dans nos vies, et certains sont plus lourds que d'autres.
 
C'est souvent quand nous sommes confrontés à quelque chose de lourd que nous nous tournons vers Dieu dans la prière.
 
Le pasteur Walter Melon raconte l'histoire de cette femme très impliquée dans le groupe de prière de sa paroisse.
 
Une chrétienne fervente, dont l'intercession était recherchée.
 
Un soir, elle est arrivée au groupe le visage défait, annonçant qu'on venait de diagnostiquer une tumeur du cerveau à sa petite-fille.
 
Bien sûr, on a beaucoup prié ce soir là, et on a aussi beaucoup parlé de prière.
 
Et une question qui s'est posée est « est-ce que c'est plus difficile pour Dieu de guérir un cancer qu'une grippe ? ».
 
En fait, nos notions de « difficile, très difficile, trop difficile » ne s'appliquent pas à Dieu.
 
La question est en fait venue d'un verset de notre texte :
 
«  Y a-t-il quoi que ce soit de trop extraordinaire pour l’Éternel ? ».
 
Bien sûr, tous ces chrétiens ont prié pour la petite fille, pour sa famille, en demandant à Dieu d'agir et de donner sa paix.
 
Et même s'il leur était impossible de discerner le futur, ils ont remis le futur dans les mains de Dieu.
 
Notre texte contient trois thèmes qui peuvent édifier notre foi, tout comme ils édifiaient la foi du peuple d'Israël : les Promesses de Dieu, le Temps de Dieu, la Puissance de Dieu.
 
On peut dire que la vie d'Abraham a été façonnée par les promesses de Dieu : il posséderait un pays et serait le père d'une grande nation.
 
Et même si bien besoin, d'un point de vue humain, Abraham n'avait aucun moyen de voir comment tout cela allait s'accomplir, il a fait confiance à Dieu.
 
Le principe qui ressort de notre texte, c'est que les promesses de Dieu sont la base de notre sécurité.
 
C'est un peu comme si nous avions des « bons du Trésor » divins, garantis par Dieu Lui-même !
 
Beaucoup de personnes ont été blessées parce qu'on n'a pas tenu les promesses qu'on leur avait faites : promesses de fidélité dans le mariage, promesses de politiques auquel on avait vraiment cru, etc....
 
Les promesses que font les humains sont fragiles, parce que les humains sont fragiles.
 
Dieu n'oublie Lui jamais une promesse.
 
Il tient toujours Ses Promesses.
 
Il y a, même dans la Bible, des croyants qui croient que Dieu les a oubliés :
 
«  Je dis à Dieu, mon rocher: Pourquoi m’oublies-tu? » (Psaume 42:10).
 
Mais en fait, dans des cas comme celui-ci, c'est notre perception des choses qui changent, car les Promesses de Dieu, elles, ne sont jamais prises en défaut.
 
C'est comme si Dieu avait dit à Abraham :
 
« tu seras le père d'une nombreuse nation, et tu peux amener ça à la banque »
 
Parfois, notre problème n'est pas tant dans la promesse faite par Dieu que dans le temps.
 
Dieu Est fidèle, Il n'oublie pas, mais parfois il nous est demandé d'attendre (et, disons le, personne n'aime ça... c'est même une maladie spirituelle chez les chrétiens !!)
 
Notons ce que Dieu dit à Abraham au verset 10 « je ne manquerai pas de revenir chez toi, et ta femme Sara aura un fils » et, après le rire de Sarah, au verset 14 « Au moment fixé *je reviendrai vers toi, à la même époque, et Sara aura un fils »
 
Disons le ; le chemin par lequel Abraham et Sarah sont passés a été long et sans aucun doute parfois décourageant.
 
Et pourtant, ce sont les promesses de Dieu qui sont la fondation du parcours d'Abraham.
 
Pensons-y : 25 ans entre la promesse d'une descendance et l'accomplissement ! 
 
Mais souvenons nous qu'un délai n'est pas un déni !
 
Souvenons-nous aussi qu'un délai peut conduire au délice quand vient le temps de l'accomplissement !
 
Lisons Genèse 21
 
L’Éternel intervint en faveur de Sara comme il l'avait annoncé et il accomplit pour elle ce qu'il avait promis. 2 Elle devint enceinte et, au temps promis par Dieu, elle donna un fils à Abraham, bien que celui-ci fût très âgé. 3 Il appela ce fils qui lui était né de Sara: Isaac (Il a ri). 4 Il le circoncit à l'âge de huit jours, comme Dieu le lui avait ordonné[a]. 5 Abraham avait cent ans au moment de la naissance d'Isaac. 6 Sara dit alors:    ---Dieu m'a donné une occasion de rire, et tous ceux qui l'apprendront riront à mon sujet. 7 Elle ajouta: Qui aurait dit à Abraham qu'un jour Sara allaiterait des enfants? Et cependant, je lui ai donné un fils dans sa vieillesse.
 

Dieu tient ses promesses, mais les temps sont dans Sa Main.
 
Parfois, nous n'aimerons pas ces temps, nous penserons à tort que Dieu « prend trop de temps », et nous tombons dans le doute et l'abattement.
 
Mais Dieu tient toujours Ses Promesses, même si nous en doutons.
 
Il y a à ce sujet là une parole puissante que Dieu a adressé à son peuple dans une période de grand découragement :
 
« Car moi je connais les projets que j'ai conçus en votre faveur, déclare l’Éternel: ce sont des projets de paix et non de malheur, afin de vous assurer un avenir plein d'espérance. » (Jérémie 29.11)
 
 
En fait, c'est en entrant dans cette dimension du temps de Dieu que nous pourrons apprendre le puissant secret d'Esaïe 40.31 « mais ceux qui comptent sur l'Eternel renouvellent leur force »
 
Et si nous pouvons compter sur Dieu, c'est parce qu'il est un Dieu puissant.
 
Je pense que tous les enfants aiment être portés sur les épaules de leur papa.
 
Comme cela, ils peuvent voir des choses que leur petite taille les empêcherait de voir.
 
Les Promesses Divines nous placent sur les épaules de Dieu de sorte que nous puissions voir plus loin que les limites qui peuvent peut-être nous entraver dans nos vies.
 
C'est la troisième leçon de notre texte.
 
Les situations qui paraissent impossible peuvent être l'endroit où toute la Puissance de Dieu va se manifester.
 
Ça peut être l'attente d'une grossesse très désirée, la prière pour quelqu'un atteint d'une maladie grave, le déblocage de certaines choses qui permettra de passer à une autre étape...
 
Dans tout cela nous devons compter sur la Puissance de Dieu et non pas sur nos capacités.
 
Parfois nous tremblons devant le poids de ce que nous devons affronter, mais c'est aussi parce que nous voyons les choses trop bas, à un niveau qui n'est pas celui de Dieu.
 
D'une certaine façon, prendre conscience de nos faiblesses peut être une bonne chose si cela nous amène à nous tourner vers Dieu dans toute sa force.
 
Demandons l'aide du Dieu qui
 
a créé les cieux et la terre par sa parole
 
qui a ouvert les flots pour un peuple en fuite
 
qui a donné à Josué le courage de conquérir le pays promis
 
qui a donné à un berger la force pour affronter un géant
 
qui a ouvert la tombe de son Fils et qui la rendu à la vie
 
qui a envoyé son Esprit sur son peuple pour que l’Évangile soit annoncé.
 
Il y aura des moments où nos fardeaux seront trop difficiles à porter.
 
Dans de tels cas, arrêtons nous.
 
Réorientons notre esprit sur les Promesses de Dieu, comptons sur Lui pour agir au temps opportun et confions nous à Lui dans Sa Puissance.
 
 
 
Amen,
 
 
 
Pasteur Thomas Constantini
de l'Eglise Luthérienne
en Poitou
 
 
 
 
Trop difficile par le Pasteur Thomas Constantini

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Trop difficile par le Pasteur Thomas Constantini

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 18:36

spurgeon refuge du chrétien5

 

Je vous dis que plusieurs viendront d'Orient et d'Occident et seront assis à table au royaume des cieux, avec Abraham, lsaac et Jacob ; et les enfants du royaume seront jetés dans les ténèbres de dehors ; il y aura là des pleurs et des grincements de dents (Mathieu 8 :11,12)

 

 

J’espère  vous encourager à chercher le chemin du ciel.

 

J’aurai à exprimer de très rudes vérités concernant le sort de ceux qui seront jetés dans l'abîme de la perdition.

 

Ces deux sujets, je vais tâcher de les traiter avec l'assistance de Dieu.

 

Mais auparavant, laissez-moi vous supplier, pour l'amour de vos âmes, de peser avec soin ce que vous allez lire.

 

Voyez si mes paroles sont, oui ou non selon la vérité de Dieu : si elles ne le sont pas rejetons-les entièrement ; mais si elles le sont prenons garde de quelle manière nous les lisons ; car aussi vrai que nous comparaîtrons un jour devant Dieu, le grand Juge du ciel et de la terre, aussi vrai nous ne saurions mépriser impunément la voix de son Evangile !

 

Les versets cités renferment deux idées.

 

La première est d'une douceur infinie, et je me plais à y arrêter mon esprit ; la seconde est terrible au plus haut degré ; mais l'une et l'autre étant également vraies, l'une et l'autre doivent être données.

 

La première idée de mon texte est contenue dans ces mots :

 

Je vous dis que plusieurs viendront d'Orient et d'Occident et seront assis à table, au royaume des cieux, avec Abraham, Isaac et Jacob.

 

L'autre, sombre, menaçante, effroyable, est ainsi formulée :

 

Les enfants du royaume seront jetés dans les ténèbres de dehors : il y aura là des pleurs et des grincements de dents.

 

Reprenons la première de ces idées.

 

Voici une glorieuse promesse :

 

Plusieurs viendront d'Orient et d'Occident et seront assis â table, au royaume des cieux, avec Abraham, Isaac et Jacob.

 

J'aime ces paroles, parce qu'elles me disent ce qu’est le ciel, parce qu'elles m'en laissent entrevoir les charmes.

 

Elles m'apprennent, tout d'abord, que c'est un lieu où je serai assis, c'est-à-dire où je me reposerai.

 

Quel douce pensée !

 

Quelle est douce surtout pour le travailleur, pour celui qui mange son pain à la sueur de son visage !

 

Souvent, en essuyant son front humide, il se demande avec tristesse s'il n'aura jamais ni trêve ni relâche.

 

Ou bien le soir, en se jetant brisé sur sa couche, son coeur laisse échapper ce cri d'angoisse :

 

« N'y a-t-il donc point un lieu où je pourrai me reposer, où mes membres fatigués ne seront plus contraints d'agir, où je trouverai enfin la paix après laquelle je soupire ? »

 

Oui, enfant du travail et de la peine, oui, il est un heureux séjour où peine et travail sont inconnus.

 

Au delà de la voûte azurée, il est une cité belle et radieuse ses murs sont de jaspe, sa lumière est plus éclatante que le soleil.

 

Là les méchants ne tourmentent plus personne, et ceux qui ont perdu leur force se reposent.

 

Là habitent des esprits immortels qui sont pour jamais à l'abri de la fatigue.

 

Ils ne sèment ni ne moissonnent ; ils n'ont plus ni rude labeur, ni tâche excessive à accomplir.

 

Que l'homme de loisir se plaise à envisager le ciel comme un lieu où son activité trouvera un constant aliment, je le conçois, et je suis persuadé qu'il ne sera pas déçu dans son attente.

 

Mais pour le travailleur, et par ce mot j'entends tout homme qui travaille, soit de son intelligence, soit de ses mains, quelle délicieuse, quelle consolante perspective que celle d'un éternel repos !

 

O bonheur !

 

Bientôt cette voix, si souvent épuisée par de longs efforts, pourra se taire ; bientôt ces poumons fatigués ne s'exerceront plus au delà de leur pouvoir ; bientôt ce cerveau excité ne sera plus harcelé par des pensées sans nombre ; bientôt, paisiblement assis au banquet de Dieu, je me reposerai de mes travaux !...

 

Oh ! Fils et filles d'Adam qui fléchit sous le poids de la vie, prenez courage !

 

Au ciel, vous n'aurez plus à tracer de pénibles sillons dans un sol infertile vous n'aurez plus à vous lever matin, à vous coucher tard et à manger le pain de douleur ; vous n'aurez plus ni fardeau, ni souci, ni agitation ; tous vous serez paisibles, riches, heureux.

 

Les mots de labeur, de fatigue, de souffrance n'existent même pas dans la langue du ciel.

 

Et remarquez dans quelle illustre société les élus se trouveront. Ils seront assis, nous est-il dit, avec

Abraham, Isaac et Jacob.

 

Ces paroles me semblent réfuter de la manière la plus positive l'opinion de certains chrétiens qui pensent que dans l'autre vie on n'aura pas la faculté de se connaître.

 

En effet, puisqu'il nous est déclaré ici en toutes lettres que nous serons assis avec Abraham, Isaac et Jacob, ne devons-nous pas nécessairement en conclure que nous connaîtrons ces patriarches et par conséquent aussi les autres habitants du ciel ? (...)

 

  Suite 2ème partie Le Ciel et l'enfer par Charles Spurgeon

  BibleCroix Huguenote

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 18:35

Refuge Protestant 1 (12)

 

Je vous dis que plusieurs viendront d'Orient et d'Occident et seront assis à table au royaume des cieux, avec Abraham, lsaac et Jacob ; et les enfants du royaume seront jetés dans les ténèbres de dehors ; il y aura là des pleurs et des grincements de dents (Mathieu 8 :11,12)

 

(...) On raconte qu'une digne chrétienne, avancée en âge, demanda à son mari, au moment de mourir :

 

« Mon ami, penses-tu que tu me reconnaisses quand tu viendras dans la gloire ?

 

Si je te reconnaîtrai ? répondit celui-ci ; ne t'ai-je pas toujours connue ici-bas ? Et crois-tu donc qu'au ciel je serai moins clairvoyant ? »

 

Ce raisonnement me paraît sans réplique.

 

De même que nous avons connu ici-bas, de même nous connaîtrons là-haut.

 

Pour ma part, j'ai la douce assurance que lorsque, par la grâce de Dieu, je poserai mon pied sur le seuil du ciel, les bienheureux amis qui m'y ont précédé viendront me prendre par la main et me diront :

 

« Salut, bien-aimé ! Te voici enfin. »

 

Les proches retrouveront leurs proches ; les amis leurs amis.

 

Tu retrouveras ta pieuse mère, ton pieux père, toi, ma chère lectrice, mon cher lecteur, qui pleures encore sur elle ou sur lui, si toutefois tu marches sur les traces de Jésus, il me semble la (le) voir venant à ta rencontre à la porte du Paradis, et quoique sans doute les liens de la nature auront perdu beaucoup de leur force, je ne puis me défendre de la pensée que son visage brillera d'une joie  nouvelle lorsque, s'avançant vers le Seigneur, elle et il lui dira :

 

Me voici, moi et les enfants que tu m'as donnés.

 

Mari, tu reconnaîtras ta femme.

 

Femme, tu reconnaîtras ton mari.

 

Père, tu reconnaîtras tes enfants tant aimés.

 

Mère, tu reconnaîtras ces chers petits êtres dont tu suivis avec angoisse la longue agonie et sur lesquels tu entendis tomber, avec les froides mottes de terre, ces terribles paroles :

 

« L'argile à l'argile, la cendre à la cendre, la poudre â la poudre. »

 

Oui, tu les retrouveras ; tu entendras encore leurs voix chéries ; tu sauras que ceux que tu as tant aimés, Dieu les a aimés mieux encore que toi.

 

Ah ! Qu’il me semblerait triste et glaçant le monde à venir, si je ne devais ni connaître ni être connu !

 

En vérité, il n'aurait pour moi que bien peu d'attraits !

 

Mais quelle douceur, au contraire, dans la pensée que le ciel est la réalisation parfaite de la communion des saints, et qu'entre les croyants de tous les temps et de tous les pays, il s'établira pour l'éternité des relations étroites et personnelles !

 

Souvent, je me plais à anticiper sur le bonheur que j'éprouverai à connaître Esaïe ; il me semble qu'à peine arrivé à la cité céleste, je demanderai à le voir, parce qu'il a parlé de Jésus plus qu'aucun autre prophète.

 

Il me semble aussi que je m'empresserai de chercher au milieu de la foule Georges Whitefield, ce grand serviteur de Dieu, qui avec un zèle digne d'un esprit angélique, dépensa toute sa vie en prêchant le salut.

 

Oh ! Oui, nous aurons une société choisie dans le ciel.

 

Et cependant toute distinction humaine sera abolie : riches et pauvres, savants et ignorants, ministres et laïques, nous fraterniserons tous ensemble.

 

J'ai ouï raconter qu'une dame, visitée sur son lit de mort par un ministre de l'Evangile, lui posa cette étrange question :

 

« Ne pensez-vous pas qu'il existe dans le ciel deux lieux bien distincts pour les différentes classes de la société ? J'avoue que je ne puis endurer l'idée de vivre éternellement en compagnie de ma servante. »

 

A cela, le ministre répondit :

 

« Ne vous mettez pas en peine à ce sujet, Madame ; car aussi longtemps que ce diabolique orgueil existera dans votre coeur, vous n'avez point à craindre d'aller au ciel. »

 

Il disait vrai.

 

Non, l'orgueil n'entrera pas dans le ciel.

 

Il faut que nous nous abaissions nous-mêmes, que nous voyions dans tout homme un frère, que nous sentions qu'aux yeux de Dieu nous sommes tous égaux, avant de pouvoir espérer d'être admis dans  la gloire.

 

Quant à moi, je bénis mon Dieu de ce qu'au banquet céleste il n'y aura qu'une seule table.

 

Le Juif et le Gentil s'assoieront côte à côte ; le grand et le petit paîtront dans le même pâturage : tous, nous serons assis avec Abraham, Isaac et Jacob.

 

Mais les paroles que nous méditons ont une signification plus douce et plus profonde encore.

 

A en croire certains esprits étroits, le ciel serait un lieu de dimensions fort restreintes, auquel ne trouveraient accès que les seuls chrétiens qui fréquentent leur lieu de culte.

 

J'avoue qu'un ciel aussi mesquin m'est antipathique, et j'aime au contraire à lire dans les Ecritures qu'il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père.

 

De ce qu'il est écrit dans l'Evangile : La porte est étroite et le chemin est étroit qui mène à la vie, et il y en a peu qui le trouvent, on a souvent conclu que le ciel sera moins peuplé que l'enfer.

 

Cette opinion me semble inadmissible.

 

Comment !

 

La part de Christ serait moins grande que celle du diable ?

 

Satan l'emporterait sur Christ ?

 

Non, cela ne peut pas être !

 

(Note du traducteur anonyme : Nous savons que l'argument employé ici par l'auteur a donné lieu à de fausses interprétations, et que quelques personnes ont cru voir dans ce passage des tendances à l'universalisme. Rien cependant ne saurait être plus contraire que ces tendances aux vues du Révérend Spurgeon, et Il suffit de lire la seconde partie de ce discours pour se convaincre qu'il n'est point de ceux qui disent : paix ! Paix ! Quand il n'y a point de paix. Afin de ne laisser aucun doute sur le véritable sens du passage en question, nous ne croyons pouvoir mieux faire que de transcrire ici quelques lignes d'un autre discours de M. Spurgeon (Heavenly worship), où il explique ses vues sur ce point de la manière la plus nette : « Je crois qu'il y aura plus d'âmes au ciel qu'en enfer..... Si vous me demandez pourquoi j'ai cette croyance, voici ma réponse : Je me réjouis à la pensée que tous les petits enfants, aussitôt qu'ils rendent le dernier soupir, prennent leur essor vers le paradis : représentez-vous quelle immense multitude de ces jeunes esprits il doit y avoir devant le trône de

Dieu !... Puis, de meilleurs jours approchent, quand la religion de Christ sera universelle, quand, d'un pôle à l'autre pôle, Jésus règnera en souverain, quand les royaumes se prosterneront devant

Lui, et les nations entières naîtront en un jour à une vie nouvelle. Dans la seule période millénaire, j'estime qu'il y aura assez d'âmes de sauvées pour combler tous les déficits des siècles précédents. »

Rien ne sera ajouté à cette citation, si ce n'est que le Révérend Spurgeon expose simplement ses idées personnelles : libre à chacun de les discuter et de les juger...)

 

D'ailleurs, Dieu nous déclare expressément qu'une grande multitude, QUE PERSONNE NE POURRA

COMPTER, sera sauvée.

 

Combien cette pensée est réjouissante, mes chers amis !

 

Quelle bonne nouvelle pour vous et pour moi !

 

Si le salut n'était le privilège que de quelques-uns, nous pourrions craindre, et non sans raison, de ne pas y avoir part ; mais puisque le Seigneur affirme qu'une multitude innombrable sera sauvée, pourquoi vous et moi, pourquoi tous, tant que nous sommes ici, ne le serions nous pas ?

 

Courage donc, pauvre pécheur, qui que tu sois ; courage, âme craintive et timorée ; ouvre ton coeur à l'espérance !

  (...)

 

Suite 3ème partie Le Ciel et l'enfer par Charles Spurgeon

Bible (56)

Croix Huguenote

 

 

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 18:34

Charles Haddon Spurgeon Refuge du chrétien3

Je vous dis que plusieurs viendront d'Orient et d'Occident et seront assis à table au royaume des cieux, avec Abraham, lsaac et Jacob ; et les enfants du royaume seront jetés dans les ténèbres de dehors ; il y aura là des pleurs et des grincements de dents (Mathieu 8 :11,12)

 

(...) Il n'y a point sur la terre d'âme vivante dont on puisse dire qu'elle soit en dehors de la grâce de Dieu.

 

Il est, il est vrai, quelques infortunés qui, ayant commis le péché irrémissible, sont abandonnés de Dieu ; mais à part cette exception, je me plais à le proclamer, la Souveraine Miséricorde embrasse l'humanité tout entière.

 

Plusieurs viendront et seront assis à table, au royaume, des cieux, avec Abraham, Isaac et Jacob.

 

Et d'où viendront-ils, ces heureux convives qui prendront place à la table du Père de famille ?

 

Mon texte nous l'apprend : ils viendront d'Orient et d'Occident.

 

Les Pharisiens soutenaient que, hors de leur cadre, le salut était impossible.

 

Mais voici Jésus-Christ qui tient un tout autre langage : Il affirme que de l'Orient et de l'Occident, il viendra des âmes au royaume de Dieu.

 

C'est ainsi qu'il en viendra, n'en doutons pas, de ces lointaines contrées de la Chine, où le Seigneur a ouvert une si large porte à l'Evangile, il en viendra de notre vieille Europe comme de l’Amérique ; des régions tropicales de l'Australie comme des froides zones du Canada, de la Sibérie, de la Russie.

 

De toutes les extrémités de la terre, il en viendra qui seront assis au banquet de Dieu.

 

Mais outre ce sens naturel et que j'appellerai géographique, les paroles qui nous occupent me semblent avoir un sens figuré et spirituel.

 

Selon moi, cette expression, l'Orient et l'Occident, désigne moins les points les plus reculés du globe, que cette classe d'âmes qui, en apparence, est, pour ainsi dire, aux antipodes du royaume de Dieu.

 

Il y a tels pécheurs dans le monde, du salut desquels chacun désespère.

 

On se dit :

 

« A quoi bon raisonner avec eux ? Quel bien pourrait-on leur faire? Tout est inutile; ils sont trop dépravés, trop avilis, trop endurcis pour qu'ils puissent jamais être ramenés à Dieu. »

 

Ecoutez ce que dit Jésus-Christ dans les paroles de mon texte :

 

Plusieurs viendront d'Orient et d'Occident et seront assis à table dans le royaume des cieux.

 

Oui, sachez-le : des dernières limites du royaume de Satan, des derniers degrés de l'échelle du vice, plusieurs viendront qui feront partie de la multitude des rachetés, acquise au prix du sang de l'Agneau.

 

Il y aura dans le ciel, plus d'un pécheur qui, à une époque de sa vie s'est plongé dans la fange des passions ; il y aura des intempérants, il y aura des femmes de mauvaise vie, qui, par la puissance de la Grâce Divine renoncèrent, ceux-ci à leur honteux excès celles-là à leurs débordements, et vécurent pendant le reste de leurs jours dans la tempérance, dans la justice et dans la piété.

 

Vous souvient-il d'un remarquable incident du ministère du grand Whitefield ?

 

Un jour prêchant devant un nombreux auditoire, il dit que « Jésus-Christ était prêt à sauver même les rebuts du diable, c'est-à-dire les âmes que Satan lui-même trouvait à peine assez bonnes pour lui. »

 

Le service fini, son amie, lady Huntingdon, fit comprendre à l'éminent prédicateur que cette hardiesse de langage ne lui avait point semblé tout à fait convenable.

 

A peine venait-elle de hasarder cette remarque, lorsqu'on vint dire à Whitefield que quelqu'un désirait lui parler.

 

Il y va, et remonte un instant après.

 

« Madame, dit-il à lady Huntingdon, devinez qui m'attendait en bas ? C'était une pauvre femme, tombée au dernier degré de l'abjection.

 

Oh ! Monsieur Whitefield, m'a-t-elle dit, vous nous avez assuré que Jésus recevrait les âmes même qui sont comme les rebuts du diable, et moi je suis une de ces âmes !... »

 

Cette parole fut le moyen de sa conversion.

 

Que personne ne trouve donc mauvais si les serviteurs de Christ s'adressent aux péagers et aux gens

de mauvaise vie.

 

J'ai été accusé, je le sais, d'attirer autour de moi « la vile multitude ».

 

A cela, je réponds : Que Dieu la bénisse, cette « vile multitude ! »

 

Que Dieu la sauve par mon moyen, et je serai trop honoré !

 

D'ailleurs, si elle est « vile », comme on le dit, qui a plus besoin de l'Evangile qu'elle ?

 

Qui a plus besoin que Christ lui soit annoncé ?

 

Certes, ce qui manque dans notre siècle dégénéré, ce ne sont pas des prédicateurs du grand monde, ce sont des hommes qui portent la Bonne Nouvelle du Salut à ceux que l'on appelle la lie du peuple.

 

Pour ma part, je trouve dans cette déclaration de mon texte :

 

Plusieurs viendront d'Orient et d'Occident, un puissant encouragement à annoncer l'Evangile aux plus grands des pécheurs.

 

Je crois, ainsi que je l'ai déjà dit, qu'à l'exception de ceux qui ont commis le péché contre le Saint-Esprit

 

(Note du traducteur anonyme de ce sermon : Si le péché contre le Saint-Esprit est un obstacle insurmontable au salut, c'est parce qu'il rend la repentance impossible.)

 

Il n'est pas d'homme sur la terre assez éloigné de Dieu pour que la Grâce ne puisse l'atteindre.

 

Je crois qu'il n'est pas jusqu'à l'un de ces malheureux, opprobre de l'espèce humaine, flétris, dégradés, abrutis presque par le vice, qui, par un effet de la Souveraine Miséricorde, ne puisse briller un jour dans la Gloire, comme la splendeur de l'étendue.

 

Trouvez-moi donc le dernier, le plus vil des pécheurs, je ne dédaignerai point de lui prêcher l'Evangile, car je sais que son âme immortelle est susceptible de salut, et de plus, je me souviens de cet ordre de mon Maître :

 

Va dans les chemins et le long des haies, et presse d'entrer ceux que tu trouveras, afin que ma maison soit remplie.

 

Plusieurs viendront d'Orient et d'Occident, et seront assis à table au royaume des cieux, avec Abraham, Isaac et Jacob.

 

(...)

 

Suite 4ème partie Le Ciel et l'enfer par Charles Spurgeon 

 

Bible (124)

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 18:33

Refuge Protestant 1 (11)

 

 

Va dans les chemins et le long des haies, et presse d'entrer ceux que tu trouveras, afin que ma maison soit remplie.

 

Plusieurs viendront d'Orient et d'Occident, et seront assis à table au royaume des cieux, avec Abraham, Isaac et Jacob.

 

(...) Il y a un mot encore dans ce beau passage sur lequel je désire attirer votre attention, avant de passer outre.

 

Observez qu'il n'est pas dit :

 

Ils pourront venir, ou : Ils viendront peut-être, mais : ILS VIENDRONT.

 

Oh ! Que j'aime ces affirmations si pleines, si positives de mon Dieu !

 

De la part d'un homme, affirmer, c'est presque une dérision.

 

Il promet, et le plus souvent il ne peut tenir sa promesse, ; il jure, et le plus souvent il viole son serment.

 

Mais avec Dieu, quelle différence !

 

S'Il dit : « Je ferai », Il fera

 

S'Il affirme une chose, elle a lieu.

 

Or, Il déclare ici que plusieurs viendront dans Son Royaume et quand même Satan s'écrierait avec rage « Ils n'iront pas ! »

 

Quand même leurs propres péchés leur diraient :

 

« Vous ne pouvez y aller ! »

 

Bien plus, quand ils diraient résolument en leur coeur :

 

« Nous ne voulons pas y aller ! »

 

ILS IRONT, car Dieu l'a dit.

 

Oui, parmi ceux-là même qui aujourd'hui se moquent du salut et insultent à l'Evangile, il en est, je ne crains pas de le dire, qui, tôt ou tard, seront amenés captifs à l'obéissance de Jésus-Christ.

 

 « Mais quoi ? S’écrient peut-être quelques-uns, Dieu peut-il faire de nous des chrétiens ? »

 

Oui, vous dis-je, et c'est précisément là qu'éclate l'admirable puissance de l'Evangile.

 

La Grâce Divine ne sollicite pas le consentement de l'homme, mais elle l'obtient ; elle ne lui demande pas s'il la veut, mais elle lui donne de la vouloir ; elle ne s'impose pas à lui, mais elle transforme tellement sa volonté, que, reconnaissant sa valeur, il se prend à soupirer après elle, et la poursuit jusqu'à ce qu'il l'ait atteinte.

 

Et comment expliquer autrement la conversion de tant d'incrédules, qui avaient dit à une époque de leur vie :

 

« Jamais nous n'aurons rien à faire avec la religion » ?

 

On raconte qu'un jour un impie déclaré entra dans un lieu de culte pour entendre les chants sacrés, et qu'aussitôt que le ministre prit la parole, il mit les doigts dans ses oreilles, déterminé à ne pas écouter.

 

Mais au bout de quelques instants, voici qu'un petit insecte vient se poser sur son visage, ce qui l'oblige, pour le chasser, à déplacer une de ses mains.

 

A ce même moment, le ministre prononçait ces paroles :

 

Que celui qui a des oreilles pour ouïr entende.

 

Surpris, remué dans sa conscience, l'incrédule écoute, et Dieu touche son coeur à salut.

 

En sortant, il était un nouvel homme.

 

L'impie se retira pour prier ; le railleur alla verser des larmes de contrition.

 

Celui qui était entré d'ans la maison de Dieu par manière de passe-temps retourna chez lui, pressé de rechercher la communion de son Créateur.

 

Le sceptique devint croyant ; le pécheur devint un saint.

 

Et la transformation qui s'est produite chez cet homme peut se produire également chez tous.

 

La Grâce Divine, je le répète, n'a pas besoin de votre consentement préalable : elle saura vous donner la volonté et l'exécution selon son bon plaisir.

 

Du coeur le plus rebelle qui s'écrie dédaigneusement :

 

« Je n'ai que faire de l'Evangile », elle peut, quand elle le veut, faire surgir cette humble supplication :

 

« Seigneur, sauve-moi, ou je péris ! »

 

Mais peut-être pensez-vous que vous pouvez vous convertir sans que votre âme subisse l'action prévenante de la grâce de Dieu.

 

Erreur, erreur funeste, mes amis.

 

Supposons qu'en cet instant même Jésus-Christ se présentât au milieu de nous ; quel accueil pensez-vous que lui ferait le plus grand nombre ?

 

« Nous le couronnerions Roi », me répondriez-vous ?

 

Hélas ! Je n'en crois rien ; je suis persuadé, au contraire, que la plupart d'entre vous le crucifieraient de nouveau, s'ils en avaient l'occasion.

 

Oui, se tint-Il là, devant vous, et vous dit-Il :

 

« Me voici, Je vous aime »,

 

Pas un de vous, abandonné à sa propre volonté, ne répondrait à ses avances.

 

Fixât-Il sur vous un de ces puissants regards capables de dompter les lions mêmes ; vous parlât-Il avec cette voix d'où se sont échappés des flots d'une incomparable éloquence, pas un de vous, laissé à lui-même, ne deviendrait son disciple.

 

Ce qu'il faut, pour fléchir les résistances de notre coeur c'est la puissance de la Grâce, c'est l'influence du Saint-Esprit.

 

Nul ne peut venir à Moi, a dit Jésus-Christ, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire.

 

Mais une fois que de pauvres pécheurs ont éprouvé ces attraits divins, oh ! Alors, ils viennent, ils accourent de l'Orient et de l'Occident.

 

Que le monde s'agite, que le monde se moque, il n'empêchera pas le Fils de Dieu de recueillir le fruit de ses souffrances et de sa mort.

 

Si, parmi vous, il est des âmes qui le rejettent, d'autres l'accepteront ; s'il en est qui seront perdues,  d'autres seront sauvées.

 

Quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, Jésus-Christ se verra de la postérité ; il prolongera ses jours et le bon plaisir de l'Eternel prospérera dans Sa Main.

 

Quand le ciel, la terre et l'enfer se ligueraient ensemble, ils ne sauraient retenir loin de Jésus une seule des âmes que le Père Lui a données !

 

Et maintenant, toi, mon frère, qui te reconnais le premier des pécheurs, écoute-moi : je suis chargé d'un message pour toi de la part de Jésus.

 

S’il y a une âme qui se juge la plus indigne qui ait jamais existé.

 

S’il y a une âme qui se dit à elle-même :

 

« Je ne suis pas digne que Christ m'appelle à Lui..... »

 

Ame ! C’est toi que j'appelle !

 

Toi, vile, souillée, misérable, aujourd'hui, en vertu de l'autorité que j'ai reçue de Dieu, je te presse d'aller à mon Sauveur !

 

Il t'invite par ma plume, Il te cherche, Il veut te sauver.

 

Hâte-toi donc.

 

Jette-toi à ses pieds.

 

Touche le Sceptre de sa Miséricorde, afin que tu vives.

 

Va, essaie de mon Sauveur, essaie de mon Sauveur, te dis-je !

 

Que s'Il te rejette après que tu l'as cherché, publie en enfer qu'Il a failli à ses promesses !

 

Mais non, cela ne sera pas, cela ne peut pas être !

 

Jamais Dieu ne mettra dehors celui qui vient à Lui, car ce serait déshonorer son Alliance de Grâce.

 

Il ne repoussera pas un seul pécheur repentant, aussi longtemps qu'il sera écrit dans sa Parole :

 

Plusieurs viendront d'Orient et d'Occident et seront assis à table, au royaume des cieux, avec Abraham, Isaac et Jacob.

 

(...)

 

Suite 5ème partie Le Ciel et l'enfer par Charles Spurgeon,

 

Bible (119)

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 18:32

Charles Spurgeon

Je vous dis que plusieurs viendront d'Orient et d'Occident et seront assis à table au royaume des cieux, avec Abraham, lsaac et Jacob ; et les enfants du royaume seront jetés dans les ténèbres de dehors ; il y aura là des pleurs et des grincements de dents (Mathieu 8 :11,12)

 

(...) Prêtez-moi quelques instants votre attention, car je dois entreprendre la lamentable tâche de vous décrire le sort affreux réservé à ceux qui vivent et meurent loin de Dieu après avoir parlé du Ciel.

 

Jésus-Christ nous dit qu'ils seront jetés dans les ténèbres du dehors ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents.

 

Remarquez, en premier lieu, qu'il n'est pas dit :

 

Ils iront,

 

Mais :

 

Ils seront jetés.

 

Je me représente un enfant du royaume, un hypocrite, un formaliste, arrivant à la porte du ciel.

 

La Souveraine Justice, le reconnaissant à l'instant, ordonne à un ange de le saisir et de l'envoyer en son lieu.

 

Aussitôt l'ange obéit, il le lie pieds et mains, et le tient suspendu au-dessus de l'abîme.

 

Le malheureux frémit, son coeur défaille, ses os se fondent comme de la cire.

 

Il cherche à mesurer du regard le gouffre béant, le gouffre sans fond qui va l'engloutir.

 

Il entend des soupirs, des gémissements, des cris de désespoir qui s'échappent de ce gouffre...

 

Où est maintenant ta force tant vantée, ô pécheur ?

 

Où est ton audace, ton orgueilleuse assurance ?

 

Tu trembles, tu pleures, tu demandes grâce, mais il est trop tard !

 

L'ange ouvre sa main, et tu tombes, tu tombes, tu tomberas éternellement, de profondeur en profondeur, d'abîme en abîme, sans jamais trouver un lieu où tu puisses asseoir la plante de ton pied !

 

Tu seras jeté dans les ténèbres du dehors...

 

Et que signifie cette expression : les ténèbres du dehors ?

 

Dans le langage scripturaire, le mot lumière doit se prendre, en général, dans le sens d'espérance ; d'où il s'ensuit naturellement que par ténèbres du dehors, nous devons entendre un lieu d'où l'espoir est à jamais banni.

 

Y a-t-il un homme vivant qui ait cessé d'espérer ?

 

Je ne le pense pas.

 

Peut-être l'un de vous a-t-il contracté des dettes ; ses créanciers le menacent de saisir tous ses biens ; mais n'importe !

 

Il dit :

 

« Je, suis dans un mauvais pas, c'est vrai ; cependant je puis en sortir, tout n'est pas perdu ; j'espère. »

 

Un autre est à la veille de voir son commerce ruiné.

 

« J'en suis profondément affligé, dit-il ; mais après tout, j'ai de bons bras, je travaillerai, la fortune peut encore me sourire ; j'espère. »

 

Un troisième dit à son tour :

 

« De pénibles soucis m'assiègent en ce moment, mais j'espère que Dieu me viendra en aide. »

 

« Quant à moi, reprend un quatrième, j'ai un ami gravement malade ; à vues humaines, son état

est désespéré ; toutefois, j'espère qu'une crise favorable se déclarera enfin. »

 

C'est ainsi que dans ce monde, chacun espère.

 

Mais en enfer, on n'espère plus.

 

Les damnés n'ont pas même l'espérance de mourir, l'espérance d'être anéantis.

 

Ils sont irrévocablement, éternellement perdus.

 

Sur chaque chaîne de l'enfer sont gravés ces mots :

 

POUR TOUJOURS !

 

Le feu de l'enfer inscrit de toutes parts en caractères flamboyants, ces mêmes mots :

 

POUR TOUJOURS !

 

Les yeux des damnés sont comme brûlés par la vue de ce fatal arrêt qui renouvelle incessamment leur désespoir :

 

POUR TOUJOURS !

 

Oh ! Si je pouvais vous annoncer aujourd'hui que l'enfer serait un jour détruit, que ceux qui y sont détenus seraient finalement sauvés, il me semble que les régions infernales tout entières tressailleraient d'allégresse !

 

Mais non !

 

Je ne le puis pas…

 

Je: dois vous dire, au contraire, que les enfants du royaume seront jetés pour toujours dans les ténèbres du dehors.

 

Mais j'ai hâte d'en finir, car quel est l'homme qui aurait le courage d'entretenir longtemps ses semblables sur de tels sujets ?...

 

Cependant, il faut que je poursuive ma tâche jusqu'au bout.

 

Que fait-on en enfer ?

 

Mon texte nous l'apprend : Il y a des pleurs et des grincements de dents.

 

On ne grince les dents, vous le savez, que lorsqu'on est en proie à une vive souffrance, ou sous l'impression d'une grande colère.

 

Eh bien ! En enfer, il y a des grincements de dents perpétuels.

 

Savez-vous pourquoi ?

 

Un damné grince des dents contre un autre damné, et murmure :

 

« C'est toi, misérable, qui m'as conduit ici ! C'est toi qui m'entraînas dans la voie du vice ! »

 

Et l'autre lui répond, en grinçant des dents à son tour :

 

« Qu'as-tu à me reprocher ? N'est-ce pas ton exemple qui par la suite m'incita à m'enfoncer toujours plus dans l'iniquité ? »

 

Une fille grince des dents contre sa mère, en lui disant :

 

« Tu m'as perdue corps et âme ! »

 

Et la mère, grinçant des dents contre sa fille; répond :

 

« Je n'ai point de pitié pour toi, car tu m'as surpassée en débauche. »

 

Des pères grincent des dents contre leurs fils, et des fils contre leurs pères.

 

Et s'il y a des damnés qui grincent des dents avec plus d'amertume que tous les autres, il me semble que ce doit être les lâches séducteurs qui entendent la voix de celles qu'ils détournèrent jadis du sentier de la vertu, leur criant sans cesse avec une horrible ironie :

 

« Ah combien nous sommes heureuses de vous voir souffrir autant que nous !... »

 

Mais en voilà assez.

 

Détournons nos yeux de cet épouvantable spectacle.

 

Qui voudrait le contempler plus longtemps ?...

 

Je vous ai avertis solennellement.

 

Je vous ai parlé de la Colère à venir. (...)

 

 

Le Ciel et l’enfer par Charles Spurgeon (Suite & fin  7ème Partie)

Bible

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 18:31

Spurgeon refuge du chrétien 54

Je vous dis que plusieurs viendront d'Orient et d'Occident et seront assis à table au royaume des cieux, avec Abraham, lsaac et Jacob ; et les enfants du royaume seront jetés dans les ténèbres de dehors ; il y aura là des pleurs et des grincements de dents (Mathieu 8 :11,12)

 

 

Les ombres du soir s'avancent, la nuit approche, le matin de l'éternité va paraître.

 

Il va paraître pour vous, vieillards, dans quel état vous trouvera-t-il ?

 

Vos cheveux blancs sont-ils pour vous une couronne d'honneur, ou bien avez-vous attiré sur eux le mépris et la risée de tous ?

 

Etes-vous au seuil du ciel, ou bien votre pied chancelant tremble-t-il déjà au bord de l'abîme ?

 

Pauvres vieillards, au front ridé, à la démarche vacillante, voulez-vous donc franchir le dernier pas qui vous sépare de la perdition ?

 

Celui qui vous dit cela vous demande de souffrir qu'en cet instant il vous arrête et vous supplie de réfléchir.

 

Déjà le bâton qui vous soutient ne rencontre plus de point d'appui ; la terre cède sous vos pieds.....

 

Oh ! Avant qu'il soit trop tard, rentrez en vous mêmes et considérez vos voies !

 

Que soixante-dix années passées dans le péché se dressent devant vous.

 

Que les fantômes de vos transgressions sans nombre se rangent en bataille sous vos yeux.

 

Que comptez-vous faire, je vous le demande, lorsque ces soixante-dix années perdues sans retour, ces soixante-dix années de rébellion contre Dieu, comparaîtront avec vous devant le tribunal suprême ?

 

Oh ! Vieillards, vieillards, que Dieu vous donne de vous repentir aujourd'hui même et de placer votre confiance en Jésus !

 

Et vous, hommes de l'âge mûr, vous n'êtes pas en sûreté non plus.

 

Pour vous aussi, les ombres du soir approchent à grands pas.

 

D'un instant à l'autre, la mort peut vous frapper.

 

Je fus mandé une fois de grand matin auprès du lit d'un mourant.

 

C'était un homme dans la force de l'âge, naguère encore plein de vigueur et de santé.

 

Je me rendis en toute hâte à sa demeure ; mais lorsque j'entrai, je ne trouvai plus qu'un cadavre.

 

Ce qui est arrivé à cet homme peut arriver à chacun de vous, mes amis.

 

Vous n'avez aucune garantie, aucune donnée certaine touchant la durée de votre existence.

 

Demain, vous pouvez mourir.

 

Permettez-moi donc de vous parler au nom des Compassions de Dieu.

 

Permettez-moi de m'adresser à vous, comme un frère s'adresserait à ses frères.

 

Je vous aime, vous le savez ; c'est pourquoi je voudrais que mes paroles pénétrassent dans votre coeur.

 

Oh ! Quelle bénédiction, quelle joie ineffable que d'être du nombre de ces plusieurs qui, pour l'amour de Christ, seront admis au royaume des cieux !

 

Eh bien ! Cette joie, cette bénédiction, vous pouvez les obtenir ; car Dieu a déclaré que quiconque l'invoquera sera sauvé.

 

Il ne mettra dehors aucune âme qui s'approchera de Lui par Christ.

 

Un mot à vous aussi, jeunes gens et jeunes filles.

 

Vous pensez, peut-être, que la piété ne vous concerne point.

 

« Jouissons de la vie, dites-vous ; soyons gais, soyons joyeux. »

 

Et jusques à quand, jeune homme, jusques à quand comptes-tu marcher comme ton coeur te mène ?

 

« Jusqu'à vingt et un an », dira l’un, « jusqu'à trente. », dira l'autre.

 

Mais que sais-tu, mon frère, si tu atteindras jamais cet âge ?

 

D'ailleurs, en admettant que tu y arrives, souviens-toi que si aujourd'hui tu ne veux pas ouvrir ton coeur à la grâce de Dieu, tu le voudras bien moins alors.

 

Le coeur humain, laissé à lui-même, ne se bonifie pas ; tout au contraire.

 

Il est semblable à un jardin ; si vous souffrez qu'il reste inculte et que vous permettiez aux mauvaises herbes de s'y multiplier, son état ira tous les jours en empirant.

 

A entendre les hommes, on dirait, en vérité, qu'ils peuvent se repentir quand il leur plait.

 

Ah ! La véritable repentance n'est pas une oeuvre si facile ; c'est Dieu qui doit la produire en nous, et malheur à celui qui laisse passer le jour de sa visitation !

 

Au lieu donc de répéter avec une présomptueuse confiance :

 

« Je me convertirai à telle oui telle époque »,

 

que le langage de votre coeur soit celui-ci :

 

« Je veux aller à Dieu aujourd'hui même et lui demander de faire son oeuvre en moi, de peur que je ne meure dans mon impénitence.»

 

Que vous dirai-je encore ?

 

Je vous ai parlé du ciel et de l'enfer désirez-vous sérieusement échapper à l'un et parvenir à l'autre ?

 

Dans ce cas, écoulez cette simple parole, qui vous indique ce que vous avez à faire pour atteindre ce double but :

 

Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé.

 

Mais il me semble entendre quelques-uns de vous m'interpeller en ces termes :

 

« Tu en reviens toujours aux mêmes doctrines. N'as tu donc rien de nouveau à nous annoncer ? La foi, toujours la foi, c'est le refrain de tous tes discours. »

 

Non, mes amis, non, je n'ai absolument rien à vous annoncer que le vieil Evangile, l'Evangile toujours le même, parce qu'il est toujours vrai, l'Evangile qui se résume tout entier dans cette seule déclaration :

 

Celui qui croira sera sauvé.

 

Or, qu'est-ce que croire ?

 

C'est se confier entièrement en Jésus.

 

Pierre croyait, Pierre se confiait en son divin Maître lorsqu'il lui fut donné d'aller à sa rencontre en marchant sur les flots ; et si un moment il commença à enfoncer, c'est parce qu'à ce même moment sa foi commença à défaillir.

 

Et de même que Jésus avait dit à Pierre :

 

« Viens, marche sur la mer, n'aie point de peur » ; de même, Il te dit, pauvre pécheur :

 

« Viens à Moi, marche sur tes péchés, ne crains rien. »

 

Aie donc foi à la Parole de Christ, et tu seras rendu capable de fouler tes péchés aux pieds, tu les subjugueras, tu triompheras sur eux.

 

Il me souvient du temps où, moi même, je me rencontrai, pour la première fois, face à face avec mes iniquités.

 

Je me crus le plus grand des pécheurs, le plus maudit des hommes.

 

Je n'avais pas commis, il est vrai, ce que le monde appelle des fautes criantes ; mais je me souvenais qu'ayant plus reçu que les autres, il me serait aussi plus redemandé.

 

Mon salut me semblait presque une impossibilité ; toutefois, je priais, je demandais grâce ; mais mois après mois s'écoulait sans que je reçusse de réponse à mes prières.

 

Parfois, j'étais si las de ce monde que je souhaitais la mort ; mais ensuite, je songeais au monde à venir et je frémissais d'effroi.

 

Tantôt mon méchant coeur me suggérait la pensée que Dieu devait être un tyran sans entrailles, puisqu'il ne répondait pas à mes cris ; et tantôt, humilié dans le sentiment de mes démérites, je reconnaissais que s'il m'envoyait en enfer, Il ne serait que Juste.

 

J'étais dans cet état, lorsqu'un jour j'entrai dans un lieu de culte.

 

Le prédicateur - (que je n'ai jamais revu depuis lors et que je ne reverrai probablement que dans le ciel)  ouvrit la Bible et lut ces paroles d'Esaïe :

 

« Vous tous les bouts de la terre, regardez vers Moi et soyez sauvés. »

 

Puis, se tournant de mon côté, comme s'il m'eût distingué au milieu de la foule, il répéta par trois fois, d'une voix impressive, ce mot :

 

Regardez, regardez, regardez !

 

Et moi, qui jusqu'alors m'étais persuadé que pour me sauver j'avais tant à faire, je découvris enfin qu'il ne s'agissait que de regarder !

 

Moi, qui avais cru que je devais me tisser laborieusement un vêtement pour cacher les souillures de mon âme, je compris que Christ, en échange d'un seul regard, me couvrirait d'un manteau royal !

 

Oui, regarder à Jésus, voilà, pécheur, ce qu'est le salut.

 

Tu n'as, pour être sauvé, qu'à regarder à la croix, tout comme les Israélites dans le désert n'avaient qu'à élever leurs yeux vers le serpent d'airain pour être guéris de leurs blessures.

 

Regarde donc à Jésus, mon frère.

 

Jésus Seul peut faire du bien aux pécheurs

 

Regarde à Lui avec la simplicité d'un petit enfant.

 

Ne crains point ; Il ne trompera pas ton attente.

 

Tu ne saurais jamais te confier avec trop d'abandon en Mon Charitable Maître.

 

Et maintenant, laissez-moi vous supplier en finissant, comme je l'ai déjà fait en commençant, de peser attentivement mes paroles.

 

Demandez-vous quel est votre état spirituel, et puisse le Saint-Esprit vous révéler que vous êtes par nature morts, perdus, condamnés !

 

Puisse-t-Il vous faire sentir combien c'est une chose terrible que de tomber en enfer, et vous donner la sainte ambition de parvenir à la gloire du ciel !

 

Et comme autrefois l'ange qui pressait Lot de s'enfuir de Sodome, puisse ce même Esprit vous presser, vous prendre par la main et vous dire de sa voix puissante :

 

Hâte-toi ! Sauve ta vie ! Ne regarde pas en arrière, de peur que tu ne périsses !

 

Oui, hâtez-vous, hâtons-nous.

 

Et Dieu veuille qu'au grand jour de l'éternité nous nous retrouvions tous dans la félicité des cieux !

 

Amen,

 

spurgeon rdc8

Pasteur Charles Haddon Spurgeon,

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 23:46
Nous croyons en un Seul Seigneur, Jésus-Christ

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L'acteur Louis de Funès a dit que "Jésus était le compagnon radieux de mon enfance, c’est le compagnon radieux de ma vie professionnelle et de ma vie tout court".
 
C'est une belle déclaration, dont nous espérons qu'elle devienne une réalité pour le plus grand nombre de nos contemporains.
 
Car Jésus-Christ n'est pas seulement le personnage le plus important de l'histoire humaine (au centre de nos calendriers !)
 
Il est aussi Le Bon Berger, le Sauveur de ceux qui se confient en Lui !
 
Le doux nom de Jésus-Christ contient déjà tout un programme et nous parle de Sa Personne et de Son œuvre :
 
Jésus, qui vient de l’hébreu "Yéhoshuah" et signifie "Dieu sauve". 
 
S'il est vrai que, comme en témoigne le nom de Jésus, Dieu est LE Sauveur, et que Jésus est LE sauveur, c'est parce que Jésus n'est autre que Dieu, ainsi qu'en témoigne cet autre nom qui lui est associé : Emmanuel, et qui signifie : Dieu avec nous (Esaïe 7, 14).
 
C'est pourquoi nous croyons "en" Jésus, tout comme nous avons dit croire "en" Dieu Le Père.
 
Christ vient du grec "kristos" et traduit le mot hébreux qui a donné le mot "messie".
 
Cela signifie, à proprement parler "celui qui a été oint" car on oignait d'huile les prêtres et les rois. 
 
Christ, ou Messie, sont donc des titres plus que des noms.
 
Ils sont attribués à Jésus parce qu'Il est Le messie, l'Oint promis par Dieu dans la première partie de l'Ecriture.
 
L'onction qu'a reçue Jésus, Sauveur de l'humanité, n'est pas une onction d'huile ordinaire, mais du Saint Esprit qui est descendu sur Lui à son baptême, par Jean Baptiste, dans le Jourdain.
 
Ce Jésus-Christ est le seul Seigneur. 
 
Tout au long de l'histoire, de nombreux hommes ont tenté de se faire seigneurs : les empereurs romains, qui persécutaient les chrétiens, ou, plus récemment, dans l'Allemagne nazie, où il a été nécessaire de rappeler, contre les prétentions totalitaires, que Jésus est le seul Seigneur (synode de Barmen, 1934).
 
Si Jésus est Le Seul Seigneur, c'est aussi que seule Sa Parole doit faire autorité dans Son Église.
 
Une église qui se prendrait elle-même pour le Seigneur en prétendant redéfinir la Loi ou l’Évangile, serait une manifestation de 2 Thessaloniciens 2, 4.
 
Tel a été le cas, par exemple, de l’Église Protestante Unie de France, lorsque son dernier synode national (17 mai 2015) s'est permis de rendre possible la bénédiction de ce que le Seul Seigneur condamne en Sa Parole.
 
Mais la manifestation la plus aboutie, la plus grave de cet esprit d'opposition au Seul Seigneur reste encore sans doute la papauté de Rome qui s'est élevée (et continue de s'élever) contre le pur et véritable Évangile détournant avec tristesse  les femmes et les hommes de Jésus-Christ *.
 
Nous croyons en un Seul Seigneur : Christ Jésus !
 
Amen,
 
 
 
 
 
 
Bucer,
 
 
 
Nous croyons en un Seul Seigneur, Jésus-Christ

.

Nous croyons en un Seul Seigneur, Jésus-Christ

.

.

 

 

 

 

 

* (Nota Refuge Protestant) La prière et les intercessions diverses en Marie et les saints en sont les quelques succincts exemples douloureux, mensongers et dramatiques, ces seuls domaines cités étant complètement étrangers et condamnés dans la Bible même.

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 18:13
Le croyant se sait porté par Dieu au milieu des épreuves

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Psaume 73 attribué à un chantre du nom d’Asaph.  

 

“Oui, Dieu est bon pour Israël, pour tous ceux qui ont le coeur pur.  Pourtant il s’en est fallu de peu que mes pieds ne trébuchent, un rien de plus, et je tombais.  J’étais jaloux des arrogants en voyant la prospérité des gens méchants.  Car ils sont exempts de souffrance ; jusqu’à leur mort ils ont santé et embonpoint.  Ils passent à côté des peines qui sont le lot commun des hommes…  Ils ne subissent pas les maux qui frappent les humains.  Aussi s’ornent-ils d’arrogance comme on porte un collier, et la violence est leur parure, leurs yeux sont pétillants dans leur visage plein de graisse, les mauvais désirs de leur coeur débordent sans mesure.  Ils sont moqueurs, ils parlent méchamment et, sur un ton hautain, menacent d’opprimer.  Leur bouche s’en prend au ciel même, leur langue sévit sur la terre.  Aussi le peuple les suit-il, buvant à longs traits leurs paroles tout en disant:  ‘Dieu ? Que sait-il ?  Celui qui est là-haut comment connaîtrait-il ?’  Voilà comment sont les méchants : toujours tranquilles, ils accumulent les richesses.  Alors, c’est donc en vain que je suis resté pur, que j’ai lavé mes mains en signe d’innocence !  Tous les jours, je subis des coups, je suis châtié chaque matin !  Si je disais: ‘Parlons comme eux’, alors je trahirais tes fils.  Je me suis mis à réfléchir: j’ai cherché à comprendre, je trouvais tout cela trop injuste jusqu’au jour où je suis entré dans la maison de Dieu et où j’ai réfléchi au sort qui les attend.  Car en fait, tu les mets sur un terrain glissant, tu les entraînes vers la ruine.  Et soudain c’est la catastrophe: en un instant , ils sont perdus, ils sont détruits, et l’épouvante les saisit.  Comme les images du rêve s’évanouissent après le réveil, ô Eternel quand tu interviendras, tu les feras tous disparaître.  Oui, quand j’avais le coeur amer et tant que je me tourmentais, j’étais un sot, un ignorant, je me comportais avec toi comme une bête sans raison.  Mais je suis toujours avec toi, et tu m’as saisi par la main droite, selon ton plan, tu me conduis, puis tu me prendras dans la gloire.  Qui ai-je au ciel, si ce n’est toi?  Et ici-bas que désirer, car je suis avec toi?  Mon corps peut s’épuiser et mon coeur défaillir, Dieu reste mon rocher, et mon bien précieux pour toujours.  Qui t’abandonne se perdra, et tu anéantiras tous ceux qui te sont infidèles.  Tandis que mon bonheur à moi, c’est d’être toujours placé près de Dieu.  Oui j’ai placé dans le Seigneur, dans l’Eternel, mon sûr refuge, et je raconterai ses oeuvres.”

 

 

 

 

Pour le psalmiste, la question cruciale n’est pas tant de savoir pourquoi les humains en général sont affectés par toutes sortes de maux, dont lui même n’est pas exempt, mais plutôt  de comprendre pourquoi ceux qui commettent le mal et qui cherchent à opprimer les autres semblent échapper à cette condition.  

 

Tout semble leur être favorable.  

 

Cette pensée est insupportable au psalmiste épris de justice.  

 

Un peu plus, et il se mettait à jalouser les méchants et à se révolter contre Dieu qui permet cela.  

 

Le sentiment de ceux qui suivent ces gens arrogants et “boivent à long traits leurs paroles” est justement de douter que Dieu s’occupe du sort des humains.  

 

Ils disent : ‘Dieu? Que sait-il? Celui qui est là-haut comment connaîtrait-il?’  

 

C’est-à-dire que tout en reconnaissant l’existence d’un Dieu Très-Haut, ils pensent qu’Il s’enferme dans sa hauteur divine et se désintéresse totalement de ses créatures.  

 

Il ne rend pas la Justice, Il ne rétribue pas ceux qui commettent le mal, donc on peut faire ce qu’on veut sans crainte d’être puni.  

 

Cette pensée, est commune à beaucoup d’hommes et de femmes aujourd’hui.  

 

Bien sûr, elle ne tient pas compte du fait que Dieu, dans Sa Parole, a établi des normes de comportement social et de justice qu’il convient d’appliquer de manière adaptée à chaque situation.  

 

Le rôle de l’autorité publique est de faire régner l’ordre aussi bien que la justice, et cela implique la promulgation de lois justes et leur application par des autorités compétentes.  

 

Cela implique l’existence d’une police et d’une justice effectives, au service du bien public.  

 

Voilà les instruments institués par Dieu pour que les criminels et oppresseurs en tous genres soient neûtralisés et empêchés de nuire.  

 

Au chapitre 13 de sa Lettre aux Chrétiens de Rome , Paul en parle comme suit :

 

“Ce sont les malfaiteurs, et non ceux qui pratiquent le bien, qui ont à redouter les magistrats.  Tu ne veux pas avoir peur de l’autorité?  Fais le bien, et l’autorité t’approuvera.  Car l’autorité est au service de Dieu pour ton bien.  Mais si tu fais le mal, redoute-là.  Car ce n’est pas pour rien qu’elle peut punir de mort.  Elle est, en effet, au service de Dieu pour manifester sa colère et punir celui qui fait le mal.”  

 

Mais,  à quelle justice s’attendre lorsque les autorités (nota Refuge Protestant : Etatique ou religieuse) qui ont reçu cette charge ne l’exercent pas, ou lorsqu’elles sont corrompues et participent plus que quiconque au mal et à l’oppression, ou lorsque les criminels quelqu'ils soient à divers degrés en divers endroits semblent avoir la voie libre pour toutes leurs actions ?  

 

Ce sont ces questions lancinantes qui tourmentent Asaph, l’auteur du psaume 73.  

 

Dieu n’interviendra-t-Il pas directement ?  Se cache-t-Il?

 

Se désintéresse-t-Il totalement du sort des humains ?  

 

Asaph ne trouve de réponse qu’après avoir pénétré dans le sanctuaire de Dieu, c’est-à-dire Son Temple.  

 

Ce n’est pas par ses propres raisonnements qu’il parviendra à sortir du labyrinthe de ses pensées sur ce sujet douloureux.  

 

Il lui faut s’approcher du sanctuaire où se trouve la Loi de Dieu écrite sur deux tables, placée dans le coffre de l’Alliance.  

 

En d’autres termes, il lui faut se tourner vers la Parole révélée de Dieu, car aucune explication satisfaisante ne lui sera donnée par des hommes.  

 

C’est Dieu Lui-même qui doit l’instruire sur cette question si troublante.  

 

Et lorsqu’il parvient à élever ses pensées vers le Dieu de la Providence, alors la réponse lui est donnée : le terrain sur lequel Dieu place les méchants est un terrain glissant, qui, à terme, les mène à leur perte.  

 

Leur ruine est inévitable, qu’elle intervienne maintenant ou plus tard.  

 

Notons, Croyant(e) et ami(e)s que cette ruine est autre chose que le trébuchement des fidèles, dont le psalmiste a failli être lui-même la victime.  

 

Quelle est la différence ?  

 

C’est que Dieu veille sur Ses Enfants, Il les relève ou les empêche de tomber.  

 

Le verset 23 l’exprime de cette manière :

 

“Mais je suis toujours avec toi, et tu m’as saisi la main droite.” 

 

Quant aux méchants, s’ils semblent parfois placés si haut, c’est afin que leur chute n’en soit que plus retentissante et plus désastreuse :

 

“Et soudain c’est la catastrophe: en un instant, ils sont perdus, ils sont détruits, et l’épouvante les saisit.  Comme les images du rêve s’évanouissent après le réveil, ô Eternel, quand Tu interviendras Tu les feras tous disparaître.”  

 

Pour voir cela, il suffit de regarder autour de soi avec un peu de recul ce qui se passe tous les jours.  

 

Si nous prêtons attention aux jugements de Dieu dans le monde, nous verrons comment en effet Il intervient pour abattre les hautains et les arrogants.  

 

Et si certains d’entre eux semblent disparaître tout doucement et sans peine, ayant conservé jusqu’à la fin leurs profits mal acquis ou leurs positions  usurpées, leur mort signifie pour eux la confrontation inéluctable avec le Dieu Juste qui leur demandera des comptes.  

 

Soyons en pleinement assurés !

 

Ce sera le réveil douloureux après un rêve qui n’aura pas duré longtemps au regard de l'éternité.  

 

La réalité de la Présence de Dieu, à laquelle ils avaient cru échapper au cours de leur vie, fera paraître cette dernière comme un songe creux qui s’est bien vite envolé.  

 

Place maintenant à la Justice Divine !

 

En contraste, le croyant, lui, se sait porté par Dieu, même au milieu des épreuves et des tourments.  

 

Le psalmiste sait que Dieu le conduit au cours de sa vie, et qu’Il sera avec lui après sa mort  : 

 

“Mais je suis toujours avec toi, et tu m’as saisi par la main droite, selon ton plan, tu me conduis, puis tu me prendras dans la gloire.  Qui ai-je au ciel, si ce n’est toi?  Et ici-bas que désirer, car je suis avec toi? Mon corps peut s’épuiser et mon coeur défaillir, Dieu reste mon rocher, et mon bien précieux pour toujours.  Qui t’abandonne se perdra, et tu anéantiras tous ceux qui te sont infidèles. Tandis que mon bonheur à moi, c’est d’être toujours placé près de Dieu.  Oui j’ai placé dans le Seigneur, dans l’Eternel, mon sûr refuge, et je raconterai ses oeuvres.”

 

Puisse cette méditation sur le psaume 73 avoir apporté certitude et réconfort, au milieu des épreuves et des questions lancinantes pouvant être présentes.  

 

Puissent les mots suivants demeurer avec chacun(e) chaque jour de notre vie :

 

“Qui ai-je au ciel, si ce n’est toi?  Et ici-bas que désirer, car je suis avec toi?

 

Amen,

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Foi & Vie Réformées

 

 

Le croyant se sait porté par Dieu au milieu des épreuves

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 15:35
Jésus Christ se révèle comme l'arc de l'alliance par Charles Spurgeon

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"L'arc paraîtra dans la nue". Genèse 9-14

 

L'arc en ciel est le symbole de l'alliance avec Noé.

 

Il préfigurait et annonçait le Seigneur Jésus, qui allait être le témoin de Dieu devant le peuple.

 

Quand devons nous nous attendre à voir le signe de l'alliance ?

 

On voit seulement l'arc en ciel sur fond de nuages.

 

Quand la conscience du pécheur se charge de nuages, quand il se souvient du péché de son passé, qu'il porte le deuil et se lamente devant Dieu, alors Jésus Christ se révèle à lui comme l'arc de l'alliance.

 

Il déploie toutes les merveilleuses couleurs du caractère Divin qui parlent de paix.

 

Quand les épreuves et les tentations entourent le croyant, il lui est doux de contempler la personne du Seigneur Jésus Christ, de voir le Sauveur qui vécut, versa Son Sang, ressuscita et intercède pour nous.

 

L'arc en ciel de Dieu paraît sur fond de nos péchés, de nos chagrins et de nos malheurs, et Il annonce la Délivrance.

 

Les nuages ne sont pas les seuls à former un fond pour l'arc en ciel, car les gouttes de pluie reflètent aussi la lumière du soleil en tombant.

 

Ainsi, nos chagrins ne doivent pas seulement menacer, mais il leur faut vraiment tomber sur nous.

 

Il n'y aurait pas eu de Christ si la vengeance de Dieu s'était contentée d'être un nuage menaçant.

 

Le châtiment doit laisser s'abattre ses terribles gouttes sur le Garant.

 

Le pécheur ne peut recevoir de Christ à moins que sa conscience ne connaisse une réelle angoisse.

 

Il ne peut voir Jésus à moins que le sentiment de son châtiment ne lui devienne intolérable.

 

Mais il doit aussi y avoir un soleil, car la pluie et les nuages ne laisse paraître aucun arc en ciel si le soleil ne brille pas.

 

Ami(e) croyant(e), Notre Dieu (qui est comme le soleil pour nous) brille toujours, même si nous ne pouvons Le voir parce que les nuages cachent Sa Face.

 

Peu importe quelles sont les pluis qui nous atteignent, ou quels nuages nous menacent, si seulement Il brille, l'arc en ciel paraît aussitôt.

 

On dit couramment que la pluie finit dès que l'on voit l'arc en ciel.

 

Il est en tous cas certain que christ fait cesser nos difficultés quand Il s'approche de nous.

 

Nos péchés disparaissent quand nous contemplons Jésus, et nos craintes et doutes s'évanouissent.

 

Quel profond calme s'empare de la mer quand Christ marche sur ses eaux !

 

Amen,

 

 

Pasteur charles Spurgeon,

 

Jésus Christ se révèle comme l'arc de l'alliance par Charles Spurgeon

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Jésus Christ se révèle comme l'arc de l'alliance par Charles Spurgeon

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 14:24
Le  roseau cassé ne recevra aucun coup de Lui ni le lumignon qui fume ne subira aucun froncement des sourcils propre à l'éteindre par Charles Spurgeon,

"Il ne brisera point le roseau cassé, et Il n'éteindra point le lumignon qui fume." Matthieu 12-20

 

Qu'y a-t-il de plus faible qu'un roseau cassé ou un lumignon qui fume ?

 

Le roseau pousse sur les bords d'une mare ou dans les marais, mais qu'un canard vienne à se poser dessus, et la plante casse.

 

Que le pied de l'homme le bouscule et le roseau se plie et se casse.

 

Le moindre vent qui court à la surface de la rivière le fait s'agiter dans tous les sens.

 

On ne peut rien concevoir de plus frêle et cassant, ni rien dont l'existence est plus en danger qu'un roseau cassé.

 

Puis, voyons le lumignon qui fume.

 

Qu'est il ?

 

Une étincelle brûle encore en lui, il est vrai, mais elle est presque étouffée.

 

Le souffle d'un bébé pourrait même l'éteindre.

 

Rien n'a d'existence plus précaire que cette chandelle qui fume encore.

 

Nous lisons dans ce verset la description de choses faibles, et pourtant Christ déclare :

 

"Je ne briserai point le roseau cassé, et Je n'éteindrai point le lumignon qui fume."

 

Certains des enfants de Dieu reçoivent la force d'accomplir de puissantes oeuvres pour Lui.

 

Dieu a Ses Samson ici et là, prêts à briser les portes de gaza et à les porter jusqu'au sommet de la montagne.

 

Il possède quelques héros qui ressemblent à des lions, mais la majorité de Son Peuple se compose d'une race timide et tremblante.

 

Ils sont comme des moineaux, effrayés par le moindre passant, une petite volée emplie de crainte.

 

Si la tentation survient, ils se précipitent dans le filet comme l'oiseau.

 

Si l'épreuve les menace, ils s'apprêtent à défaillir.

 

Leur frêle esquif est balloté en tout sens par les flots et il erre comme un oiseau sur la crête des vagues.

 

Ce sont des choses faibles, sans force, ni sagesse ou perception.

 

Pourtant, tout aussi faibles qu'ils soient, et parce qu'ils sont si faibles, ils possèdent cette promesse qui s'adresse spécialement à eux.

 

C'est en cela que nous voyons la Grâce et la Miséricorde, l'Amour et la Bienveillance de Dieu !

 

Comme la Compassion de Christ Jésus s'y révèle, empreinte d'une Telle Bonté, Tendresse et Attention !

 

Nous n'avons jamais besoin de craindre le toucher de Sa Main.

 

Nous n'avons jamais à craindre de parole dure de Sa Part, bien qu'Il soit parfaitement en droit de nous disputer à cause de notre faiblesse.

 

Mais Il ne nous réprimande pas.

 

Le roseau cassé ne recevra aucun coup de Lui, et le lumignon qui fume ne subira aucun froncement des sourcils propre à l'éteindre.

 

Amen,

 

 

 

 

Pasteur Charles Spurgeon,

 

Le  roseau cassé ne recevra aucun coup de Lui ni le lumignon qui fume ne subira aucun froncement des sourcils propre à l'éteindre par Charles Spurgeon,

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Le  roseau cassé ne recevra aucun coup de Lui ni le lumignon qui fume ne subira aucun froncement des sourcils propre à l'éteindre par Charles Spurgeon,

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Album Refuge Protestant

Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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