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Vie Protestante Réformée

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  Ouvrez votre maison

à l'homme sans asile.

Soyez heureux de partager ;

ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

Bouchra Maurice 

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 20:02
Paradoxe du Psaume 8 : Dieu si élevé et si proche à la fois par le Pasteur Eric Kayayan

Quoi de plus paradoxal, quoi de plus époustouflant, que d'entendre dire que le Créateur de l'univers, de la terre comme des étoiles ou des galaxies les plus éloignées, connaît chacune de Ses Créatures terrestres individuellement, même la plus petite.

 

Certains veulent bien croire qu'un Dieu immensément élevé et éloigné de nous a donné naissance à l'univers, qu'Il en est l'Origine et la Cause Eternelle, mais comment pourrait-Il -grand Dieu ! - connaître Personnellement chacun de nous ?

 

Le psaume 8, quant à lui, ne fait pas mystère de ce mystère, il l'énonce avec le plus grand étonnement et en même temps la plus grande foi.

Dieu serait-Il Dieu s'Il ne pouvait connaître chacun de nous ?

Il faudrait plutôt parler d'une divinité sourde, aveugle, impuissante, en fin de compte inutile.

Ecoutons ces paroles :

Quand je regarde tes cieux, ouvrage de tes mains, la lune et les étoiles que tu as établies : qu'est ce que l'homme, pour que tu te souviennes de lui ? Et le fils de l'homme, pour que tu prennes gardes à lui ? Tu l'as fait de peu inférieur à Dieu, et tu l'as couronné de gloire et de splendeur. Tu lui as donné la domination sur les oeuvres de tes mains, tu as tout mis sous ses pieds, les brebis comme les boeufs tous ensemble, et même les bêtes des champs, les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, tout ce qui parcourt les courants marins. Eternel, notre Seigneur ! Que ton nom est magnifique sur toute la terre !

Ce psaume fait bien sûr écho au récit de la création de l'homme et de la femme au livre de la Genèse, où nous lisons que Dieu leur a confié un mandat d'intendance, de gestion, d'exploration et de protection vis-à-vis des ressources de la terre, ceci dans tous les domaines de l'existence et dans la soumission aux Normes Divines.

Le psaume 8, qui a débuté avec les mêmes paroles de louange qui le concluent, a immédiatement poursuivi en affirmant que les nourrissons et les petits enfants sont ceux-là mêmes qui proclament cette louange et que par elle, l'arrogance des méchants est stoppée nette :

Toi qui établis ta majesté au-dessus des cieux, par la bouche des enfants et des nourrissons tu as fondé ta force à cause de tes adversaires, pour imposer silence à l'ennemi et au vindicatif.

Mais à tous ceux qui relèguent Dieu dans un au-delà qu'il ne saurait (ou ne devrait) jamais franchir, croyant ou espérant sans doute ne jamais avoir à Lui rendre directement des comptes pour tous les méfaits qu'ils commettent, un autre psaume (94- 8:11) répond par ces paroles sans appel :  

Faites attention, stupides gens ! Insensés, quand aurez-vous du bon sens ? Celui qui a planté l’oreille n’entendrait-il pas ? Celui qui a formé l’œil ne regarderait-il pas ? Celui qui corrige les nations ne réprimanderait-il pas, lui qui enseigne la connaissance aux humains ? L’Éternel connaît les pensées des humains ! Elles sont vaines !

La Bible appelle les Croyants à une autre attitude :

Celle du Christ Jésus, Lui-même de condition Divine, mais qui a justement franchi cette distance apparemment incommensurable pour venir habiter auprès des hommes et les ramener vers le Père Eternel grâce à Son Oeuvre Unique de Médiateur.

S'il y a une preuve parfaite du fait que Dieu s'intéresse au sort des hommes, de chaque homme ou de chaque femme qu'Il a créé, c'est justement en la personne de Son Fils Bien-Aimé qu'Il a envoyé sur la terre pour cette Mission Unique.

Au second chapitre de sa lettre aux Chrétiens de la ville de Philippes, l'apôtre Paul écrit :

Ayez en vous la pensée qui était en Christ-Jésus, lui dont la condition était celle de Dieu, il n’a pas estimé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais il s’est dépouillé lui-même, en prenant la condition d’esclave, en devenant semblable aux hommes; après s’être trouvé dans la situation d’un homme, il s’est humilié lui-même en devenant obéissant jusqu’à la mort, la mort sur la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.

Amen,

 

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Foi&Vie Réformées

 

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 14:00

 

 

Croix Huguenote

Au temps où les condamnés aux travaux forcés étaient détenus dans les ports de Brest, de Rochefort et de Toulon, un homme avait obtenu la permission de visiter régulièrement l'un de ces bagnes.

 

Tous les jours, à la même heure, les forçats le voyaient arriver invariablement.

 

Été comme hiver, quelque temps qu'il fît, le visiteur ne manquait jamais. Il était devenu l'une des figures habituelles de ce lieu étrange, quoiqu'il y eût une grande différence entre lui et les hôtes forcés qui l'habitaient.

 

Bien que ses vêtements n'indiquassent pas un homme d'une position supérieure, son visage et ses manières le montraient suffisamment.

 

Il avait la plus grande distinction unie à la plus grande bienveillance, et, en causant familièrement avec les plus dépravés, il ne se départissait jamais d'un ton grave et doux à la fois qui leur inspirait toujours le respect.

 

Qui était cet homme ? Nul ne le savait.

 

Que venait-il faire ? Tous les jours il se présentait les mains pleines.

 

À l'un il donnait un livre, à l'autre quelque argent, à celui-ci un remède, à celui-là une parole d'espérance et de sympathie.

 

Il n'oubliait personne ; ceux qui avaient insolemment refusé ses dons la veille n'étaient point négligés le lendemain.

 

Il semblait que ce fût à lui que ces malheureux rendissent service. Il était si triste quand on refusait ses dons, et si joyeux quand on les acceptait !

 

Ceux qui sont mauvais ne peuvent croire au bien désintéressé ; aussi, dans le bagne, était-on fort divisé au sujet de ce visiteur.

 

Il semble qu'il n'y aurait dû avoir qu'une opinion — c'est un brave homme ! et qu'un sentiment : la reconnaissance.

 

Mais les uns — c'étaient les loustics, les anciens, les esprits forts de la troupe, disaient :

 

— Un brave homme ? Allons donc ! Il n'y en a pas. C'est un mouchard qui fait semblant de pleurer pour nous tirer les vers du nez. Il espère gagner notre confiance, nous faire raconter notre histoire, et en informer la police. Plus souvent ! ... À malin, malin et demi.

 

Cette opinion semblait prévaloir, car ceux de qui elle venait faisaient autorité.

 

D'autres disaient :

 

— Bah ! C'est un maniaque, un fou. C'est par toquade qu'il s'est pris d'une si belle affection pour nous. Profitons de sa folie, mais tenons-nous tout de même sur nos gardes.

 

Et c'est à peine si, dans le nombre, il s'en trouvait quelques-uns pour dire timidement :

 

— Non, malgré tout ce que vous dites, c'est un brave homme. Il a pleuré de vraies larmes quand il m'a vu entrer ici. Il parle trop bien pour être un fourbe ou un fou. Il nous aime.

 

Mais les autres reprenaient tous ensemble

 

— Il nous aime, dites-vous ? Est-ce que c'est possible ? A-t-on jamais vu des honnêtes gens courir après des forçats ? Nous sommes vraiment bien aimables ! Non, non, il ne peut y avoir là que de la fausseté ou de la folie.

 

Ce qui ne les empêchait pas de recevoir ses dons quand il revenait le lendemain. Ainsi tous étaient divisés à son sujet.

 

Un jour, ce fut bien autre chose.

 

Le visiteur était venu comme d'habitude ; mais, au lieu de s'en aller une fois sa tournée finie, il rassembla, avec la permission du gouverneur, les condamnés dans une salle et leur dit :

 

— Mes amis, je suis touché de votre malheur et je veux y mettre un terme. Les dons que je vous ai faits jusqu'à présent ne sont rien ; c'est la liberté que je veux vous donner cette fois. Y en a-t-il parmi vous qui se repentent de leurs fautes, qui feraient tout au monde pour les effacer, qui voudraient pouvoir recommencer la vie ? Eh bien, c'est à ceux-là que j'apporte le moyen de sortir d'ici.

 

Au mot. de liberté, bien des visages s'étaient éclaircis.

 

Au mot de repentance, quelques yeux s'étaient remplis de larmes.

 

Mais les « malins » se mirent à rire et à murmurer entre eux :

 

— Hein, qu'avions-nous dit ? Vous voyez bien que c'est un mouchard. Il va nous proposer une évasion, pour nous faire pincer ensuite.

 

Mais le bienfaisant étranger poursuivit :

 

— J'ai obtenu du prince qui nous gouverne une faveur bien plus grande que celle qu'il m'a accordée en me permettant de venir vous voir. Il m'a autorisé à prendre ici la place de tous ceux d'entre vous, si nombreux soient-ils, qui voudront en changer avec moi. Je serai leur remplaçant au bagne, et eux posséderont en liberté ma maison et ma fortune.

 

Pour le coup, le plus grand nombre éclata de rire ; et quelques-uns de s'écrier :

 

— Vous le voyez bien, c'est un fou!

 

Mais lui, sans se troubler :

 

— Je comprends que mes paroles ne vous paraissent pas croyables. Je sais que jamais personne ne vous a fait une semblable proposition et que, moi parti, jamais personne ne vous la fera plus. Vous me demanderez quel intérêt me pousse à me substituer à vous.

 

Vous croyez que j'ai perdu la raison, que je me flatte d'une chose que je ne puis faire, ou que je veux vous entraîner à une révolte sans issue. Je vous assure que ce n'est pas vrai. Le seul motif que je puisse vous donner, c'est que je vous aime ; je vous aime parce que vous êtes malheureux, je vous aime quoique vous soyez coupables.

 

Acceptez mon offre et vous verrez que je ne vous trompe pas.

 

Mais ce fut en vain que le bienfaiteur les pressa ce jour-là.

 

Il ne se lassa point ; il revint le lendemain, il fut plus pressant encore sans aucun résultat.

 

Jour après jour, semaine après semaine, tout en leur distribuant ses aumônes habituelles, il leur répétait, sans se rebuter :

 

« Ah ! si vous vouliez ! ... Vous seriez libres, vous seriez riches, vous seriez heureux ! »

 

Enfin, ses supplications aboutirent à troubler quelques-uns des condamnés.

 

Cinq ou six de ceux qui, tout en étant de grands criminels, avaient encore en eux de bons désirs et quelque foi dans la vertu, et aussi quelques-uns de ceux qui, étant condamnés à perpétuité, n'avaient rien à craindre des tentatives les plus désespérées, se dirent les uns aux autres :

 

— Après tout, s'il disait vrai ? S'il a vraiment le droit de nous absoudre en prenant notre place ? Que risquons-nous à essayer ? Quelques quolibets valent bien qu'on les affronte, lorsqu'il s'agit de gagner la liberté et la richesse !

 

Ils allèrent donc à lui et lui dirent :

 

— Nous croyons ce que vous avez promis, nous sommes décidés à accepter votre offre.

 

Le visage du visiteur s'éclaircit à ces paroles.

 

— Ah ! quelle joie ! s'écria-t-il. Je ne serai donc pas venu pour rien dans ce lieu de misère !

 

Et il les fit entrer dans une salle à part, où il leur parla ainsi :

 

— Je suis disposé à tenir ma promesse, non pas demain, mais aujourd'hui, à l'instant même. Nous allons changer de place ; vous me donnerez vos fers, votre bonnet jaune, votre casaque de forçat. Vous prendrez les clés de ma maison, de mon trésor et de mes titres. Je ne vous impose qu'une seule condition.

 

— Laquelle ? s'écrièrent-ils tous à la fois.

 

— La voici : Il faut que vous me promettiez de me représenter aussi fidèlement dans le monde que moi je vous représenterai ici. Je suis un honnête homme, il faut que vous me promettiez de l'être. Je suis bienfaisant, vous devez l'être aussi. Mon langage, ma manière d'agir, tout ce que j'ai en un mot, il faut que vous l'ayez vous-même. Enfin, vous allez vivre ensemble, puisque je n'ai qu'une maison pour vous tous. Il faudra que vous vous aimiez comme des frères, chacun de vous portant le même nom, qui sera le mien : un nom que j'ai reçu pur et sans tache de mes ancêtres et que je ne saurais voir traîné dans la boue. Ici vous vous détestez, vous vous querellez ; mais il faut me promettre, une fois en liberté, de vous chérir et de vous prêter mutuellement assistance comme si vous étiez les membres du même corps, et vous l'êtes en effet, puisque, entre vous tous, vous ne représentez que moi dans le monde.

 

À ces mots presque tous ses auditeurs s'écrièrent :

 

— N'est-ce que cela ? Ce sera bien facile !

 

— Pour moi, ajouta le plus âgé, il y a trop longtemps que je suis ici pour ne pas savoir que le crime coûte cher, et que ce qu'il y a de meilleur, c'est la vertu. Soyez sans crainte : votre honneur sera sauf entre mes mains. Je ne dis pas que je serai tout à fait comme vous dès le début, mais, avec le temps et des efforts, j'y arriverai. Je serai bientôt aussi vertueux, aussi bienfaisant, aussi bien élevé que vous.

 

— Quant à moi, dit un autre, cela me sera bien facile, car je n'ai jamais cessé d'être honnête. C'est par une injustice que je suis ici ; je n'ai pas mérité ma condamnation. Rien ne me sera donc plus naturel que de faire le bien, une fois rentré dans le monde.

 

— Je ne dirai pas, ajouta un troisième, que je n'aie commis quelques peccadilles. Mais c'est par entraînement, car j'ai été bien élevé et je suis d'une bonne famille. Je puis donc sans crainte revenir dans la société : J'y ferai aussi bonne figure que vous. Dans deux heures, si je sors d'ici, l'on ne me reconnaîtra plus.

 

Ainsi tous ces malheureux, sous leurs casaques infâmes, se donnaient déjà toutes les vertus et commençaient à trouver très simple que les richesses et les honneurs leur fussent offerts.

 

Cependant leur bienfaiteur paraissait plus attristé que réjoui par ces protestations.

 

Évidemment, il n'y avait pas confiance.

 

Tandis que tous les forçats, à l'envi, promettaient si légèrement des choses si grandes, un seul d'entre eux avait timidement gagné la porte et s'apprêtait à sortir de la salle.

 

Le visiteur le vit et l'appela :

 

— Pourquoi t'en aller ? lui demanda-t-il. Mon offre ne t'agrée-t-elle déjà plus ?

 

Alors le criminel s'approcha de quelques pas et, courbant la tête, lui dit d'une voix pleine de larmes :

 

— Homme juste et bon, votre offre m'attire, mais je n'en suis pas digne. Ce que vous me demandez, je ne saurais le promettre. J'ai été coupable, je porte la peine de mon crime ; mais, bien que souffrant ici ce que j'ai mérité, je sens que mon coeur est encore plein de mauvais désirs ; que serait-ce si j'étais livré à moi-même ? Je n'ose penser à ce que je pourrais être tenté de faire encore. Et que me demandez-vous ? De vous ressembler, d'être aussi juste, aussi bon que vous ? Ah ! Jamais je ne le pourrai. Or, si je suis un criminel, je ne veux pas être un traître. C'est assez d'avoir souillé mon nom, je ne veux pas souiller le vôtre. Je suis dégradé par ma faute, je ne veux pas que vous le soyez par la mienne. Je ne me sens pas la force de vous représenter dignement ; laissez-moi donc vivre et mourir ici.

 

En entendant ces paroles, le visage du bienfaiteur devint rayonnant :

 

— C'est toi, c'est toi, mon frère, s'écria-t-il, qui sortiras d'ici à l'instant même ! C'est toi qui as le vrai repentir, puisque tu as la vraie humilité. Ne crains point, car je serai avec toi, bien qu'absent ; ma pensée t'enveloppera comme une protection, et, quand tu douteras de toi-même, tu reviendras ici me demander conseil. Pars, laisse tes fers, prends mon vêtement et la clé de ma maison.

 

Et l'échange se fit aux yeux des forçats étonnés. Beaucoup eussent voulu se décider alors, mais l'heure était passée.

 

Et le libéré sortit, joyeux et triste à la fois — joyeux de son salut, triste à cause des douleurs que son ami allait subir à sa place ; et celui-ci le suivit d'un long regard et d'une bénédiction.

 

Le forçat libéré entra donc en possession de cette nouvelle vie.

 

Il ne pouvait d'abord croire à son bonheur. Oh ! la volupté d'être libre, de respirer un air pur à pleins poumons, d'aller devant soi, à l'aventure, sans sentir des fers à ses pieds et le fouet du garde-chiourme sur sa tête !

 

Libre, et à quel prix !... Cette pensée remplissait toujours ses yeux de larmes.

 

En présence de la nature ravissante, devant un beau coucher de soleil, il se disait tout à coup :

 

Un autre est au bagne à ma place ! C'est à lui que je dois tout ceci ! Et ces grandes choses se revêtaient pour lui d'un charme plus touchant, et son coeur s'emplissait d'une ineffable mélancolie.

 

Bientôt il comprit qu'il avait été libéré pour autre chose que pour jouir de la vie ; qu'il lui fallait agir comme son sauveur l'avait fait.

 

Il se mit donc à visiter les pauvres, les malheureux, répandant partout des aumônes et, quand on le remerciait, disant :

 

« Ce n'est pas moi, c'est de la part d'un autre. »

 

Quand la tentation d'employer son temps à quelque frivolité ou son argent à quelque folie le saisissait, il s'arrêtait bientôt :

 

« Mon temps, mon argent, je n'en ai point ; ils sont à mon bienfaiteur. C'est lui qui doit vivre en moi. Comment ferait-il en cette occasion ? »

 

Si la difficulté était trop grande, il reprenait le chemin du lieu de souffrance où il avait laissé son remplaçant.

 

Et là, dans le secret d'une conversation intime, il lui exposait le cas, lui demandait des conseils qui devenaient des ordres. 

 

Il sortait toujours de ces entrevues plus fort, plus vertueux et plus reconnaissant que jamais.

 

Puis le temps vint — la peine étant expirée où le forçat volontaire vint rejoindre le forçat libéré. Alors, pour ce dernier, ce fut le bonheur parfait.

 

Ils étaient deux, mais ne faisaient qu'un, assis à la même table, dans la même maison ; puisant à la même bourse, portant le même nom ....

 

À force de vivre ensemble, ils finirent par se ressembler, et les serviteurs eux-mêmes ne faisaient plus de différence entre leur maître et son frère d'adoption.

 

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Faut-il une explication à l'apologue ci-dessus ?

 

Personne n'aura pu croire qu'une pareille aventure soit jamais arrivée parmi les hommes.

 

Des dévouements semblables ne se rencontrent pas.

 

Mais ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu.

 

Or, Dieu a tellement aimé le monde, — c'est-à-dire cette immense foule de forçats et de criminels, de souffrants et de mourants dont se compose l'humanité, — qu'il est venu sur la terre, dans notre bagne, dans notre infamie, pour nous offrir un échange.

 

Le Fils de Dieu s'est fait le fils de l'homme ; Les fils des hommes peuvent devenir fils de Dieu.
 
Il a pris nos douleurs, notre mort, il a expié nos crimes.Il nous offre sa gloire, sa sainteté, sa vie éternelle.
 

Après nous avoir comblés de dons temporels, — la liberté sociale, la lumière, le progrès, l'amélioration des moeurs, — Jésus-Christ vient nous dire :

 

« Tout cela, ce n'est rien. Voulez-vous avoir LA VIE ÉTERNELLE ? »

 

On l'a traité de fourbe et d'insensé. Il ne s'est pas rebuté ; à chaque génération d'hommes, il répète :

 

« Voulez-vous avoir LA VIE ÉTERNELLE ? Être affranchis du mal et de la condamnation ? Laissez-moi prendre votre place et prenez la mienne. Croyez, croyez à mon amour ! »

 

Le monde, en majorité, rejette ce Libérateur.

 

Mais il se trouve, ici et là, quelques âmes, — lecteur, sommes nous du nombre ? — qui se repentent, qui se défient d'elles-mêmes, qui se sentent incapables de se sauver jamais par leurs propres forces. Ce sont celles-là qui croient en Jésus-Christ, quand Il se présente à elles.

 

Et, dès qu'elles ont cru en Lui, leur bonheur commence.

 

Oh ! quels horizons nouveaux, quelle ivresse de joie, quand on se dit : Je suis fils de Dieu !

 

J'ai devant moi l'éternité bienheureuse ! Rien ni personne ne me menace plus !

 

A-t-on besoin de force pour ne pas retomber dans le mal ? Le Calvaire est toujours là ; par la prière, on peut s'en approcher, et le Christ Libérateur est aussi le Christ Sauveur.

 

En toutes circonstances, sa force s'accomplit en notre faiblesse, Il nous anime de son Esprit, et Il vit Lui-même en nous ....

 

Puis viendra la réunion glorieuse. Le Sauveur et les sauvés, la victime et ceux qu'elle a remplacés, se retrouveront dans la même demeure.

 

Vie sublime, vie éternelle ! L'espoir seul de te posséder illumine déjà la vie présente !

 

Rubben Saillens,

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Croix Huguenote

 
 

 

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 08:40

Refuge Protestant

 

Beaucoup d’hommes et de femmes lorsque la moquerie facétieuse à l’encontre de Dieu semblerait croire s’estomper, rampent dès lors sur un autre registre pour mieux afficher sinon la frustration égocentrique voire narcissique, un mépris dont seul le toupet effronté de la suffisance humaine explique une telle audace et inconscience.

 

Jacques Monod, prix Nobel de médecine en 1965, concluait son ouvrage intitulé « le hasard et la nécessité » par une pathétique et affligeante réponse à la hauteur de la bêtise :

 

 …« Nous savons que le ciel est vide. »…

 

En traduisant la pensée indirecte de manière plus explicite sur le fond : «  Autrement dit, inutile de tourner nos regards vers le ciel ou de l’implorer, il n’y a nul Dieu pour nous entendre… Nous sommes donc seuls, inexorablement seuls, sur notre planète, face à l’immensité de l’univers… »,

 

Jean Grebille a donné et répondu comme tout véritable Chrétien et enfant de Dieu peut affirmer sans la moindre hésitation !

 

« ….Quand Jésus lève les yeux vers le ciel, c’est bien avec certitude qu’il n’est pas vide ! La venue sur cette terre de Jésus, Fils de Dieu, mort et ressuscité, est pour le croyant l’assurance que Dieu n’est pas indifférent justement à notre sort, que le ciel n’est pas vide ! Dieu, en Jésus, est venu à notre rencontre et invite quiconque, à se mettre en relation avec Lui. A l’affirmation de Jacques Monod, nous pouvons opposer tous les « nous savons », toutes les certitudes que nous pouvons trouver dans la Parole de Dieu. Puissions nous dire comme l’apôtre Pierre :

 

Nous avons cru et nous avons connu que tu es le Christ, le Saint de Dieu !!! (Jean 6-69) »

 

Cette magnifique réponse et vérité renvoient et donnent cette douce consolation pour toute personne sans aucune condition de niveau social, de race ou de couleur :

 

« Venez à Moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés (Matthieu 11.28) »

 

Un autre Chrétien, Albert Nouguier,  témoigne et cite d’une manière admirable encore cette belle réalité :

 

« (…) La personne de Jésus Christ, Fils de Dieu, est Le Rayonnement, Le Resplendissement de la Gloire de Dieu. Tel est le sujet que la Bible ne fait pas que déclarer, mais démontre. C’est ce Jésus qui a marché sur la terre des hommes pour leur apporter des paroles de grâce, d’espérance et de consolation. C’est Lui véritablement qui invite tout être humain chargé, en proie à de si nombreuses difficultés, à venir à Lui pour recevoir le Vrai Repos. Quel réconfort pour tous de savoir que nous pouvons l’approcher à tout instant et recevoir le réconfort dont nous avons si souvent besoin ! Il faut en toute simplicité s’approcher de Lui pour faire l’expérience de son Immense Amour. La vie prend alors une tout autre saveur. Tel est le secret d’une vie heureuse, même si souvent de lourds nuages noirs viennent assombrir la route. (…)»

 

Tel est Notre Christ, Notre Sauveur, Notre Seigneur.

 

Amen,

 

 

Bible (124)

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : tiré de Vivre Aujourd'hui (Assemblée de Frères)

 

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 19:51

refuge Protestant

Sermon du 17 Février 1856

du Pasteur Adolphe Monod

 

Quand on considère ce que nous venons de faire en rappelant ce que Dieu nous a donné en son Fils Bien-Aimé, on voudrait ou demeurer dans le silence, ou n'ajouter à ce service Solennel que des paroles d'adoration et d'actions de grâces.

 

Mais puisque le Seigneur nous appelle aussi à glorifier sa Parole et à rendre témoignage de sa Vérité, et que dans certaines positions les occasions de le faire sont si rares, je continuerai, en me reposant sur le secours de Dieu, à vous exposer la Vérité telle qu'elle est dans mon coeur, en attendant que le jour vienne où le Seigneur me dira en me fermant la bouche :  

 

C'est assez, tu as assez parlé, va maintenant te reposer de tes travaux dans le sein de ton Sauveur.

 

J'aime, vous le savez, à vous parler ici, sous le nom de ce que j'appelle les regrets du chrétien mourant, des vues d'un chrétien qui se croit près de sa fin, sur l'emploi qu'il a fait de sa vie ou qu'il en voudrait faire si elle lui était continuée, et qu'il en voudrait voir faire à ses frères qui vivent encore.

 

Mais je me sens aussi appelé, dans cette position particulière et surtout dans les jours obscurs et agités où nous vivons, à rendre témoignage des résultats auxquels la vie Chrétienne et l'expérience du ministère pastoral dans mon infirmité m'ont conduit, afin que l'on sache bien dans quels sentiments, Dieu m'appelant, je me reposerai et je m'endormirai, et qu'il ne puisse y avoir aucune espèce de doute dans le coeur de mes amis, de mes frères, de l'Eglise, sur ce qui fait en ce moment, et ce qui fera de plus en plus, je l'espère de la Bonté de Dieu, l'assurance de mon âme.

 

Il y a une première chose capitale sur laquelle je ne m'arrête pas (...). Cette première vue était celle du péché.

 

Le premier point est d'avoir une vue claire et profonde de notre état de péché devant Dieu, non seulement par la conviction où nous sommes que nous avons péché contre sa loi sainte, mais parce que nous avons commencé de mesurer l'énormité du péché, la terreur des jugements de Dieu et la profondeur de l'abîme d'où il s'agissait de nous retirer.

 

Une fois pénétrés de cette amertume du péché, sans atténuation, sans excuse, sans explication aucune, et en nous bornant à dire :

 

" j'ai péché contre toi, contre toi proprement !",

 

l'Evangile tout entier se résume pour nous, mes chers amis, et se résume en particulier en ce moment pour moi, dans un seul mot, ou plutôt dans un seul nom, Jésus-Christ, selon ce que nous dit Paul :

 

"Je n'ai voulu savoir autre chose parmi vous que Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié".

 

Qui est Jésus christ ? Quel est Il ? Quelle idée avez vous de Lui ?

 

Que répondriez vous à sa question : "Qui dit on que Je suis?"

 

Voilà le fondement et le commencement de notre foi.

 

Quand nous contemplons Jésus christ, c'est d'abord comme homme que nous le regardons, mais nous nous apercevons bientôt que ce n'est pas un homme ordinaire.

 

Nous trouvons ici une Charité Infinie, une Bonté toujours prête à nous venir en Aide, et une Puissance toujours capable de nous délivrer, un Maître et un Libérateur qui guérit les maux du corps pour montrer qu'Il peut guérir ceux de l'âme, et jusqu'aux misères les plus invisibles et les plus profondes, une Sainteté sans tâche, une Sainteté qui est Celle de Dieu même transportée sur la terre, et en un mot, dans un corps d'homme et dans un esprit d'homme, une Vertu Divine de Vérité, de Force, de Bonté et de Délivrance que nul homme n'a jamais possédée ni soupçonnée, et qui nous attire vers Lui comme vers Celui que nous sommes instinctivement avertis pouvoir, et pouvoir seul, nous apporter toutes les délivrances qui nous sont nécessaires.

 

Mais bientôt, en écoutant l'Ecriture et en l'écoutant Lui-même, ce mystère commence à s'éclaircir, mais par un autre mystère, plus profond encore.

 

Nous apprenons que notre Seigneur Jésus Christ, - car tel est l'homme que nous venons de contempler, - né d'une naissance surnaturelle, n'est pas seulement fils de l'homme, mais en même temps Fils de Dieu : fils de l'homme, c'est à dire homme, fils de Dieu, c'est dire Dieu.

 

S'il a une Vertu, une Puissance, une Sainteté et une Bonté Divines, c'est qu'Il est Dieu, Il est le reflet de Sa Personne et la Splendeur de Sa Majesté, et "Toute la Plénitude de la Divinité a habité en Lui corporellement".

 

C'est Le Mystère de la Piété, Dieu manifesté en chair, Dieu pouvant dire à ses disciples, comme nous l'avons tantôt entendu lire :

 

"Qui m'a vu, a vu mon Père".

 

C'est ici, mes chers amis, dans ma conviction croissante et profonde, et dans celle de tout le peuple fidèle du commencement à la fin, prophètes, autant qu'il leur était donné de l'entrevoir, patriarches, apôtres, témoins, martyrs, pères fidèles de l'Eglise, réformateurs, serviteurs et servantes du Seigneur de tous les temps, c'est ici proprement la Clef de l'Edifice Evangélique, et le Fondement de l'Evangile tout entier, c'est de ce point que partent tous les chemins infiniment nombreux qui divergent vers tous les actes de foi et d'obéissance auxquels nous pouvons être appelés, en sorte que la Vie Chrétienne tout entière repose tellement sur ce fondement, Jésus Christ, Dieu manifesté en chair, que hors de là jésus Christ n'est pas seulement détrôné, mais Dieu l'est Lui même.

 

Le Dieu vivant ne vit plus, on nous donne un dieu des déistes, un dieu des panthéistes, un dieu des rationalistes, - qui n'est qu'un dieu mort, qui n'a jamais sauvé, ni sanctifié, ni consolé personne, parce que le vrai Dieu est Celui qui se révèle à nous, et non seulement qui se révèle, mais qui se donne à nous en Jésus Christ, car, comme quelqu'un l'a dit et si bien dit, dans la création Dieu nous montre Sa Main, mais dans la rédemption Il nous donne Son Coeur.

 

Jésus christ Dieu et pourtant Jésus Christ homme, véritablement et réellement homme, véritablement et pleinement Dieu, semble à plusieurs une doctrine de spéculation plutôt que de pratique, mais il n'en est point ainsi, et bien loin que ce soit une doctrine de spéculation, c'est le fond même de la pratique et de la vie chrétienne.

 

Aussi Paul, tout en l'appelant un mystère, l'appelle le mystère de la piété : " Le mystère de la piété est grand".

 

Il n'y a pas de vie chrétienne, de force chrétienne, de mort chrétienne, hors de là, c'est le fondement de tout le reste, et la grâce du Seigneur Jésus répandue dans nos coeurs  est notre unique force aussi bien que notre unique espérance.

 

C'est pourquoi je veux qu'on sache, et je confesse que je contemple en Jésus Christ mon Dieu, devant qui je me prosterne avec Thomas, en lui disant : " Mon Seigneur et mon Dieu !" et de qui je rends ce témoignage avec Jean : "Il est le vrai Dieu et la vie éternelle", ou avec Paul : "Il est Dieu sur toutes choses, béni éternellement".

 

Je l'honore comme j'honore le Père, et je sais que le Père, si jaloux de Sa Gloire, loin de l'être de celle que je donne à Jésus Christ, l'approuve comme une gloire rendue à Lui même, parce qu'Il veut que tous "honorent le Fils comme ils honorent le Père", et je m'applique à vivre dans la communion de Jésus christ, dans la paix de Jésus Christ, le priant, m'attendant à Lui, lui parlant, l'écoutant, et lui rendant en un mot une série constante de témoignages, de jour et de nuit, qui seraient une idolâtrie s'Il n'était pas Dieu, et s'Il ne l'était pas dans le sens le plus élevé, le plus unique que l'esprit humain soit capable de donner à ce nom sublime.

 

Jésus Christ est Celui qui est :  

 

"Je suis, - je suis le chemin, la vérité et la vie, - je suis celui qui suis, - Jéhovah, - le Seigneur Dieu tout puissant",

 

Voilà ce qu'est Jésus Christ : voilà ce qu'Il est pur moi.

 

Et si, dans les derniers moments de ma vie, je devais être empêché par la maladie de lui rendre ce témoignage, je veux qu'on sache que je Lui rends ici, et en le Lui rendant, je n'ai pas la pensée de le Lui retirer jamais !

 

Car je n'ai connu ni le peu de foi, ni le peu de consolation, ni le peu de sainteté, ni le peu de charité que je possède, et que je prie Dieu de m'augmenter, que depuis que, changeant mes premiers sentiments, j'ai appris  à adorer Jésus Christ comme Mon Sauveur et Mon Dieu.

 

Cela mis en sûreté, je trouve en même temps en Jésus Christ Mon Frère, Mon Semblable, Mon Ami, Celui qui est avec moi, Près de moi, et selon cette belle expression du Psaume 84, "Mon Soleil et Mon Bouclier".

 

Mon Soleil, c'est ma Protection de loin, mon Bouclier, c'est ma Protection de près.

 

Entre ce Soleil de la Divinité et moi, il y a tant de choses, un chemin si immense (dont je laisse à l'homme de calculer la durée matérielle, quoiqu'on n'en puisse jamais calculer la longueur spirituelle), que j'ai besoin du Seigneur près de moi, comme d'un Bouclier qui m'enveloppe de toutes parts, dont le Coeur presse mon coeur, dont les Bras me tiennent constamment environné, et auquel je puisse dire, et dire si je veux à l'oreille et sans que personne au monde l'entende :

 

je suis à Toi et Tu es à moi, je sais qui Tu es, mon Dieu et mon Frère, et Tu sais qui je suis, Ton enfant et Ton serviteur, qui, malgré toutes ses infirmités, croit en Toi, qui ne gémit que de croire si peu, et qui aspire à croire jusqu'à te glorifier dans les plus amères épreuves !

 

Jésus christ donc est mon frère.

 

Ah ! Quelle grâce que d'avoir Dieu pour Frère, et d'avoir un frère pour Dieu !

 

Je ne pourrai jamais seulement essayer de dire tout ce qu'il y a de combinaison profonde, tendre et mystérieuse dans cette union de Dieu avec l'homme : voilà ce qu'est Jésus Christ pour moi.

 

Je n'en puis dire davantage dans ce moment, mais vous voyez quelles sont mes pensées quant au Seigneur, que je serais prêt à confesser devant son tribunal s'Il m'y appelait, sachant qu'Il ne me démentira pas, et qu'Il ne manque à ces sentiments que ce qui manque à mon adoration, à ma reconnaissance, et que je suis infiniment en arrière des sentiments d'amour et d'adoration que je Lui dois.

 

Mes amis, voilà ce que Jésus christ est devenu pour moi, voilà ce que Dieu, dans sa grâce, l'A rendu pour moi, en se servant tour à tour de moyens divers d'éducation, d'exemple, d'action, de livres, de prédications, en employant ces divers instruments à des degrés de lumière divers, en différentes manières, et en m'établissant ainsi dans Sa grâce pour l'éternité.

 

Je sais qu'Il me préparait alors, et qu'Il voulait me donner de pouvoir résister à ce qu'il m'envoie aujord'hui, et que ce qu'Il m'envoie aujourd'hui sera le couronnement, si toutefois c'est le couronnement, ce que nous ne pouvons pas affirmer encore, de ses dispensations à mon égard.

 

Je vous conjure de vous interroger vous mêmes, et de voir si Jésus Christ Est pour vous ce qu'Il Est pour l'Eglise Universelle fidèle, ce qu'Il Est, je le répète, pour les patriarches, pour les prophètes, pour les apôtres, pour les martyrs, pour les pères, pour les réformateurs, et pour tous les saints de tous les temps, ce qu'Il Est selon Sa Parole, ce qu'Il Est selon Ses Propres Déclarations, ce qu'Il Est selon les témoignages du Père.

 

Reposez vous alors, ne vous reposez jamais avant, car nul ne doit se reposer qu'il n'ait appris à se reposer au pied de la Croix de son Dieu Sauveur, dût il y être poussé par les vents et les orages, et tomber de lassitude à cette place qu'il ne veut plus désormais quitter !

 

Amen,

 

Pasteur Adolphe Monod,

Pasteur Adolphe Monod

Croix huguenote

 

 

 

 

 

 

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 14:10

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Pensées d'encouragement en cette nouvelle année débutant.
 
Bonne année 2017 en Christ
 
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Je te souhaite la tendre impatience du printemps, la douce croissance de l'été, la silencieuse maturation de l'automne, la sagesse du sublime hiver. 

(Bénédiction Irlandaise)

 

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La Bible est le livre qui a séché le plus de larmes, qui a éclairé le plus de consciences, apaisé le plus de remords, régénéré le plus de caractères. 

(Charles Secrétan)

 

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(Pour agrandir, cliquer sur l'image dans un nouvel onglet ou afficher l'image) 

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PSAUME 27

De David.

1 L’Éternel est ma lumière et mon salut : de qui aurai-je peur ?

L’Éternel est la force de ma vie : de qui aurai-je frayeur ?

*

2 Quand les méchants, mes adversaires et mes ennemis,

se sont approchés de moi pour dévorer ma chair,

ils ont bronché et sont tombés.

 

3 Quand une armée camperait contre moi,

mon cœur ne craindrait pas ;

si la guerre s’élève contre moi, en ceci j’aurai confiance :

 

4 J’ai demandé une chose à l’Éternel, je la rechercherai :

[c’est] que j’habite dans la maison de l’Éternel

tous les jours de ma vie,

pour voir la beauté de l’Éternel et

pour m’enquérir diligemment [de Lui] dans son temple.

 

5 Car, au mauvais jour, Il me mettra à couvert dans sa loge,

Il me tiendra caché dans le secret de sa tente ;

Il m’élèvera sur un rocher.

 

6 Et maintenant, ma tête sera élevée

par dessus mes ennemis

qui sont à l’entour de moi ;

et je sacrifierai dans sa tente

des sacrifices de cris de réjouissance ;

je chanterai et je psalmodierai à l’Éternel.

*

7 Éternel ! écoute ; de ma voix, je crie [à toi] :

use de grâce envers moi, et réponds-moi.

 

8 Mon cœur a dit pour toi : Cherchez ma face.

Je chercherai ta face, ô Éternel !

 

9 Ne me cache pas ta face,

ne repousse point ton serviteur avec colère.

Tu as été mon secours ; ne me délaisse pas,

et ne m’abandonne pas, ô Dieu de mon salut !

 

10 Quand mon père et ma mère

m’auraient abandonné,

l’Éternel me recueillera.

 

11 Éternel ! enseigne-moi ton chemin,

et conduis-moi dans [le] sentier uni,

à cause de mes ennemis.

 

12 Ne me livre pas au désir de mes adversaires ;

car de faux témoins se sont levés contre moi,

et des gens qui respirent la violence.

 

13 Si je n’avais pas eu la confiance que je verrais

la bonté de l’Éternel

dans la terre des vivants… !

*

14 Attends-toi à l’Éternel ; fortifie-toi,

et que ton cœur soit ferme*:

oui, attends-toi à l’Éternel.

 

— v. 14 : quelques-uns : et il fortifiera ton cœur.

 

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harpe

  lettrineVoeux de bonheur, de joie, santé,

De prospérité spirituelle dans le Seigneur,

Non des vœux de routine mais une réalité concrète,

Des sourires qui accueillent, des cœurs qui comprennent,

Des mots qui guérissent et des mains qui soutiennent,

Conservant, accentuant ou retrouvant

Le goût des remerciements et de la gratitude.

 

fleur032 

Que jamais le bonheur de la vie en Christ

N’éteigne en nous la révolte contre ce qui la défigure,

Que jamais le scandale du mal

N’efface en nous la louange

Due à Notre Dieu et Seigneur.

 

fleur032 

Que notre foi repose toujours

En Notre Sauveur et Maître,

Qu’elle ne soit jamais sans la réflexion et analyse

Saine et sainte dans la Parole de Dieu

Sur toutes les choses de la vie.

Que nos réflexions ne soient jamais

Sans la confiance et soumission

En Notre Père Bien Aimé,

 

fleur032 

Que l’émerveillement d’avoir reçu par Christ

La vie éternelle et gratuite,

Don divin et Grâce Merveilleuse, 

N’altère jamais dans  l’oubli et la nature humaine

Nos capacités d’indignation devant l’injustice,

Mais soutienne en nous la passion pour Christ,

L’amour du vrai et de l’objectif,

L’inclination à tout ce qui est juste, pur, aimable,

ce qui mérite l'approbation, vertueux et digne de louange,

La persévérance dans l’effort et l’attention

Au bien de chacun selon Dieu.

 

fleur032 

Que Christ nous prenne par la main,

 Nous entraînant sur des chemins inattendus à notre entendement,

Que chante en nous l’amour de son Saint Nom,

L’attachement au bien,

La révérence à la Parole Sainte de Notre Dieu,

Témoignage et action à l’honneur revenant de droit

À Celui qui nous a tant aimé.

 fleur032

 

Que les mots tendresse, plaisir sain,

Douceur, liberté et confiance selon le Cœur de Dieu

Ne se referment en des certitudes figées,

Mais qu’ils soient source d’un travail actif et constant.

 

 fleur032

 

Que notre vie en Christ mûrisse

Vers ce saint désir d’aimer toujours plus,

De toute notre âme, de toute notre pensée,

De tout notre être et de toute notre force,

Notre Saint Maître,

Servant ainsi à être heureux en Lui

Ainsi que bienfait autour de nous

En son Honneur.

 

fleur032

 

Et enfin, que chaque chaumière,

chaque maison, chaque Chrétien,

Soit Refuge appelée à faire briller une lumière.

Que l'on trouve en nos foyers 

consolation, paix, joie, vérité et baumes qui guérissent,

des phares spirituels, propres à guider les nacelles

vers le port tranquille.

Amen,

 

 

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448c54ad.jpgn Irish Blessing

 

Nous vous souhaitons

La tendre impatience du printemps,

 La douce croissance de l’été,

La silencieuse maturation de l’automne,

La sagesse du sublime hiver

 

 

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lettrineB.gifénédiction irlandaise

 
Que la route s'ouvre à ton approche,

Que le vent souffle toujours dans ton dos,

Que le soleil inonde et réchauffe ton visage,

Que la pluie ruisselle dans ton champ

Et abreuve doucement ton jardin,

Que jusqu'à notre prochaine rencontre,

Dieu te garde dans le Creux de Sa Main

 

 

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lettrineP.gifrière Gaélique

 

 

Que Dieu soit dans ma tête et dans ma raison.
Que Dieu soit dans mes yeux et dans mon regard.
Que Dieu soit dans ma bouche et dans mes paroles.
Que Dieu soit dans mon cœur et dans ma pensée.
Que Dieu soit en moi lors de ma fin et pour mon départ.

 

 

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Irlande--18-.gif

     

P 40003T 1e que je te souhaite c’est :

   Non pas qu’aucun nuage n’assombrisse ton chemin
Non pas, que ta vie soit un parterre de roses
Non pas que tu n’aie rien à regretter
Non pas que tu n’aie rien à souffrir…
Non ce n’est pas là mon souhait pour toi.

 

fleur032

Mon souhait pour toi c’est :

 
Que tu sois fort quand vient l’épreuve.
Quand d’autres déposent sur ton épaule leurs fardeaux.
Quand le chemin devient raide et les difficultés semblent insurmontables.
Que les dons que Dieu t’accorde mûrissent en toi
Quand tout espoir semble perdu.
Et qui te servent à te rendre heureux toi et ceux que tu aimes…

Qu’il y ait toujours à tes cotés un ami digne de ce nom.
A qui tu puisses faire confiance,
Qui te console dans la tristesse,
Qui affronte avec toi les tempêtes quotidiennes…

fleur032Ce que je te souhaite encore:
C’est que dans les jours de détresse

tu connaisses la présence de Dieu.
Tel est mon souhait pour toi et pour tous ceux qui t’aiment.
Tel est mon souhait pour toi tous les jours de ta vie.

   Source : LBDT - F.W. - EPDG

   

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lettrineBénédiction

 

Le Seigneur te bénit

Le Seigneur Tout Puissant,

Origine et fin de toute chose,

(…) Le Seigneur te bénit et te garde

Il te gardera de tout mal,

Il sera pour toi protection dans le péril

Et Refuge dans 1'angoisse.

Le Seigneur fait briller sur toi Son Visage

Comme le soleil sur la terre

Qui donne chaleur à ceux qui ont froid

Et joie à tous les vivants.

Le Seigneur fait briller Son Visage

Et te donne Sa Grâce

(…) Il brise les liens du mal.

Le Seigneur tourne vers toi Sa Face

Il a vu ta souffrance, Il a entendu ton cri

Il te sauvera, il te consolera.

Le Seigneur tourne vers toi Sa Face

Et te donne Sa Paix

Qui est guérison du corps et de l'âme,

Ainsi est le Seigneur qui est de toute éternité

Ainsi sont ses promesses pour toi.

Amen,

(J.Z.)

 

 

 

 

 

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La source même des endroits vidéos n'engagent pas sur certains domaines Refuge du Chrétien du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction.

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 10:11

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Le contenu doctrinal des deux passages de l'épître aux Romains chapitre 9 les 5 premiers versets et Philippiens chapitre 2 versets 5 à 11 me semble mérité d’être uni en une seule perspective à cause de la proximité de la fête de Noël.


Qui est l’enfant de Noël ?


Bien entendu, nous pensons le savoir, mais il y a du chemin entre ce que nous savons et une vraie réponse biblique.

 

Juste un exemple, un de nos cantiques de Noël s’intitule :

 

« Il est né le roi du monde ».

 

Je me suis demandé s’il est juste de l’appeler ainsi et je n’ai pas été trop surpris de découvrir qu’aucun texte biblique ne l’appelle ainsi.

 

Par contre, il est très fréquemment nommé le roi des Juifs ― 21 fois.

 

15 si l’on ne garde pas les références parallèles ―,

 

et quatre fois, le roi d’Israël, dont la foule l’acclamait lors de son entrée à Jérusalem (Jean 12.13), ce qui choqua certains chefs du peuple qui l’invitaient à les faire taire, mais que Lui accepta pleinement en leur répondant : S’ils se taisent, les pierres crieront (Luc 19.39, 40).


Prenons donc la lecture de Romains 9.1 à 5 :

9.1Je dis la vérité en Christ, je ne mens point, ma conscience m’en rend témoignage par le Saint-Esprit :2J’ai, en mon cœur, une grande tristesse et un chagrin continuel. 3Car je souhaiterais être moi-même anathème et loin du Christ en faveur de mes frères, mes parents selon la chair 4qui sont israélites et à qui sont l’adoption, et la gloire, et les alliances, et la loi, et le culte, et les promesses ; 5à qui sont les pères et de qui est issu, selon la chair, le Christ qui est, au-dessus de toutes choses, Dieu béni pour tous les âges. Amen !

 

Pourquoi Paul a-t-il écrit ces paroles poignantes et avec un tel accent ?

 

Le fait que Dieu ait orienté son ministère en direction des païens a pu faire croire qu’il se désintéressait de son propre peuple.

 

Il veut que tous sachent qu’il n’en est rien ; d’où cette sorte de serment et d’invocation du témoignage de l’Esprit : Je dis la vérité en Christ, je ne mens point, ma conscience m’en rend témoignage par le Saint-Esprit.

 

Loin de les aimer moins, il voudrait, si c’était possible être anathème, c’est-à-dire maudit, si cela pouvait assurer leur salut.


Pour donner plus de poids à sa défense, il rappelle brièvement ce que demeurent leurs privilèges nationaux, totalement inaliénables.


On peut, pour un temps, être laissé de côté par Dieu ― pour Israël à cause de son incrédulité persistante ―, sans pour autant qu’Il nous aime moins !

 

Il doit aussi parfois nous châtier précisément parce qu’Il nous aime et ne saurait se désintéresser de nous.


Les privilèges d’Israël sont nombreux et d’une importance capitale.

 

Rappelons-les brièvement.

 

Ils sont israélites, porteurs de ce nom magnifique de « vainqueur de Dieu » que Jacob reçut de Dieu lui-même !

 

À eux est l’adoption, que j’appellerais plus exactement ‘la filiation par adoption’.

 

Ils ont fait l’objet d’un choix.

 

Ce n’est point par accident qu’ils sont son peuple.

 

Quand Dieu envoie Moïse vers le pharaon, Il lui dit : 

 

Tu lui diras :Ainsi parle l’Eternel : Israël est mon premier-né (Exode 4.22).

 

Premier-né par choix et en fonction d’une responsabilité envers tous les autres peuples de la terre.


À eux était la gloire.

 

La gloire humaine, ils ne l’ont guère connue, si ce n’est au temps du roi Salomon et du temple magnifique qu’il construisit selon les consignes graphiques données par la Main de Dieu à David son père (1 Chroniques 28.19).

 

Si non, il a été, tout au long de son histoire, l’objet du plus abject mépris, poursuivi par la haine de tous, accusé de tous les maux.

 

La gloire que Paul appelle leur possession, c’est la Présence de Dieu, faisant Sa Demeure au milieu d’eux, sur le propitiatoire, entre les chérubins.

 

Le propitiatoire, le lieu de la Miséricorde et du Pardon Divin, le lieu de la rencontre de l’homme avec Dieu.

 

Les Juifs l’appelaient la shékinah, la gloire.

 

Quand Paul écrivait aux Romains, elle n’avait pas encore quitté le temple.

 

Elle se retirerait en 70, lorsque Titus détruirait la ville et son temple.

 

Mais on sait que le temple doit être reconstruit dans les derniers temps.

 

La gloire, alors, leur sera rendue.

 

Mais ce sera bien plus qu’une nuée, ce sera le Messie Lui-même, selon Malachie 3.1. Parlant du prophète Elie, Dieu dit : 

 

Voici j’enverrai mon messager ; il préparera le chemin devant moi. Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez. 

 

Notons seulement, pour le moment, que c’est Dieu qui parle d’un chemin préparé devant Lui, et que c’est le Seigneur qui entre, « le Maître dont vous souhaitez la venue » traduit la version du rabbinat français.


Nous verrons tout à l’heure que l’on peut faire l’équation : Verbe, Sagesse, gloire.

 

Or, la gloire est à eux, les Juifs.


Viennent alors, les alliances. 

 

Et oui, c’est un pluriel, ce qui ne confirme pas notre tendance déjà ancienne à laisser l’ancienne à Israël et à nous approprier la nouvelle.

 

Pourtant, Jérémie n’a pas laissé de doute, quand il cite le Seigneur, disant : Voici, les jours viennent, dit l’Eternel, où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle.(31.31).

 

Avons-nous raison de la revendiquer ? Non.

 

Mais nous pouvons bénir Dieu, de ce que, à travers l’incrédulité du peuple élu, le bénéfice de cette alliance nouvelle s’est étendu à nous, les païens.

 

Il est si facile d’oublier que le messager de l’alliance, pour reprendre les termes de Malachie 3 est venu ― et reviendra ― d’abord pour Israël.

 

Au temps de l’avent, on cite volontiers l’annonce de l’ange à Joseph.

 

Mais ne passe-t-on pas, comme sans les voir, sur les mots ‘son peuple’ ?

 

Je lis ces deux versets de Matthieu 1. 20 et 22 :


Ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint Esprit ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus ; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.


Galates 4.4 le dit aussi : Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi. 

 

Qui était sous la loi, sinon le peuple d’Israël.

 

Mais, la loi, de fait, qu’est-ce en Romains 9 ?

 

Et la loi, et le culte.

 

Au début du chapitre 3 de l’épître aux Romains, Paul soulevait cette question :


Quel est donc l’avantage des Juifs ou quelle est l’utilité de la circoncision ? Il répondait : Il est grand de toute manière et d’abord en ce que les oracles de Dieu lui ont été confiés.


Ce que Paul appelait les oracles en Romains 3.1, c’est ce qu’il appelle maintenant la loi.

 

Or, elle ne leur a pas seulement été donnée, mais encore confiée, c’est-à-dire remise à leur soin, à leur garde.

 

Telle est la raison pour laquelle, dans les églises issues de la Réforme, on n’accepte comme canoniques que les livres que le peuple juif a regardés ainsi.


Il est évident que ce que Paul appelle le culte, c’est le service de Dieu, en particulier les prescriptions lévitiques.

 

Dieu avait dit, à Moïse déjà, Sa Volonté de faire de la maison de Jacob un royaume de sacrificateurs et une nation sainte (Exode 19. »-6).

 

L’apôtre Pierre le rappellera aux juifs dispersés dans sa première épître (2.9).

 

Et les promesses. Nous savons ce que les Juifs pieux attendaient au temps du Christ.

 

Luc (2.38) parle de tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

 

De Siméon, il dit qu’il attendait la consolation d’Israël (2.25).

 

En d’autres termes, ils attendaient l’établissement du règne messianique.

 

Pierre, peu après la Pentecôte invitait la foule à se repentir et à se convertir pour que viennent des temps de rafraîchissement et ceux du rétablissement de toutes choses.

 

Ils attendaient, en particulier, le départ des occupants et le rétablissement de la royauté davidique.

 

C’est bien aussi de cela que parlait le brigand en croix quand il disait à Jésus : 

 

Souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton règne (Luc 23.42).


Qui oserait dire que les Juifs continuent de croire en ces promesses des prophètes, mais qu’en réalité, elles sont caduques, abandonnées par celui qui les a jurées ― plus de 50 textes le rappellent ― à Abraham et à ses descendants ?


Bien sûr, au-dessus de ces privilèges déjà fantastiques, il y a le fait que, quant à la chair, le Christ est issu de lui.

 

Oh ! N’allons surtout pas croire qu’Israël l’ait de quelque manière mérité.

 

Non, pas plus que les autres privilèges mentionnés.

 

Ils sont le fruit le la Décision Souveraine de Dieu.


Le Christ est bien leur Messie à eux ! 

 

Mais quittons Romains 9 pour penser à la nativité.

 

Luc (2.10), dans son évangile, relate comment les anges, la nuit de Noël, annoncèrent Sa Naissance à de simples bergers : 

 

Ne craignez point, car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple ― pas ‘les peuples’ ― le sujet d’une grande joie ; c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur.


Le mot "Seigneur", faut-il le dire, traduit le plus souvent l’hébreu "Adonaï" prononcé habituellement à la place du nom sacré YHWH.

 

Et là, nous sommes face à notre question : Qui est donc l’enfant de Noël ?

 

Yahweh Lui-même ?

 

La dite question nous fera revenir au texte de Romains 9 que nous avons expressément laissé un moment.

 

Car le texte qui répond le plus admirablement à la dite question, même si sa compréhension est loin d’être simple, c’est cette sorte d’hymne que l’on trouve au chapitre 2 de l’épître aux Philippiens (2.5-8) :


Ayez en vous les sentiments qui étaient dans le Christ Jésus, lequel s’étant trouvé en ‘forme’ de Dieu, n’a point regardé l’égalité avec Dieu comme une chose à saisir, mais s’est vidé en ce qu’ayant pris la forme de serviteur en devenant semblable aux humains et ayant été reconnu comme homme en son aspect ; il s’est humilié lui-même en devenant obéissant jusqu’à la mort, la mort même de la croix.

 

Il faut se pencher sur la plupart des mots de ce passage, car ils ont une importance capitale si nous voulons en saisir tout le sens.

 

Je ne peux évidemment reprendre tout cela, mais concluons que l’expression ‘existant en forme de Dieu’ signifie : … ayant dès l’origine ( ou dès le commencement) pour nature, celle de Dieu et que l’expression : l’égalité avec Dieu, se compose en grec d’un adverbe pluriel et du mot Dieu au datif, ce qui en fait une sorte d’expression adverbiale qui désigne non pas Dieu en Son Essence, mais Son Mode d’Existence, Sa ‘Manière d’Être’, Son Statut.

 

Quel fut Son Statut, dès l’origine ?

 

Jean 1.1 répond : le Verbe, la Parole.


C’est de ce mode d’existence, de son statut, que le Christ se vida pour prendre celui d’esclave. 

 

La Parole a été faite chair.

 

Le mot ‘forme’ que l’on a trouvé ici est la traduction du grec morphè qui est à l’origine du latin forma qui a lui-même donné le diminutif ‘formule’.

 

Or, nous savons que la formule des corps chimiques est bien l’expression de la nature de l’élément.

 

Même si l’eau passe de la condition liquide à la condition gazeuse, elle restera définie par sa formule H2O.


On peut dire, de même, que Dieu, lorsqu’Il passe de Sa Condition Première à celle d’esclave ne saurait changer de Nature.

 

Notre passage dit qu’Il a pris la condition d’esclave en se faisant semblable aux hommes, d’un terme qui concerne donc une transformation intérieure, profonde.

 

Et, ajoute le texte, Il a été reconnu en son aspect comme étant un humain.

 

De quoi donc Jésus s’était-Il dépouillé ?

 

De son Statut Divin, pour prendre le statut de serviteur.

 

Mais cela a nécessité qu’Il se vidât, se dépouillât de toutes Ses Prérogatives Divines.


De sorte que, parmi nous, bien qu’étant Dieu par nature, Il ne fut plus qu’un homme, soumis à toutes les limitations humaines, affrontant toutes les tentations humaines, mais sans jamais commettre le péché.


Ce dépouillement de Ses Prérogatives ‘Naturelles’ (liées à Sa Nature Divine Inaliénable) est l’humiliation la plus profonde qu’Il poussa même jusqu’à subir volontairement la mort de l’esclave, celle de la croix.

 

En un sens, j’ai hâte de passer à la suite du texte, car cette humiliation extrême aura pour fruit Son Extrême Exaltation.

 

Mais, je propose que nous réfléchissions plutôt à ce qu’est donc l'enfant de Noël.


C’est Dieu, Yahweh si l’on rappelle Son Statut Premier.

 

Mais c’est aussi Celui que Jean appelle le logos ou Verbe, Parole et, nous le comprenons aisément, Celui que le livre des proverbes nomme la Sagesse, première des œuvres de Dieu, et que Jacques, dans son épître (2.1) appelle la gloire, lorsqu’il écrit :

 

Mes frères, que votre foi en notre Seigneur Jésus-Christ, la gloire, soit exempte de toute considération de personnes.

 

Qui est-ce donc qu’en imagination, nous pouvons contempler emmailloté, couché dans une mangeoire ? 

 

Emmanuel, Dieu parmi nous (Matthieu 1.23) ; le verbe fait chair (Jean 1.14), Dieu manifesté en chair (1 Tite 3.16).

 

Si nous disons que Jésus est Dieu, nous ne disons qu’une partie de la Vérité et, par là, nous nous trompons.

 

Si nous disons qu’Il est homme, nous oublions l’essentiel.

 

Si nous disons qu’Il est l’un et l’autre, nous nous heurtons aux pires difficultés.

 

Il faut garder la définition des Ecritures.

 

Il est Dieu, certes, mais fait homme, manifesté en chair.

 

Il est homme, pleinement homme, certes ; mais c’est Dieu devenu homme !

 

Et c’est ici que je refais la soudure avec le texte de Romains 9.

 

Quant à la chair, Il est issu des patriarches, pleinement humain.

 

Son statut d’esclave le réclamait.

 

Mais quant à Sa Nature Profonde, Il est, au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement.

 

Jésus Christ est Le Roi d’Israël, Le Roi des Juifs, Il est venu sauver Son Peuple ; mais Il est aussi Le Sauveur du monde (Deux versets l’affirment ainsi : Jean 4.42 ; 1 Jean 4.14. cf. 2.2), donc aussi Mon Sauveur.

 

Amen,

 

Pasteur Richard F. Doulière,

 

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 07:26

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Comment comprendre ce que les évangiles affirment concernant la naissance virginale de Jésus-Christ ? 

 

Pour la plupart des hommes et femmes de notre temps, la raison humaine butte contre une telle affirmation.

 

Seule une compréhension du Message Biblique concernant le salut des hommes voulu par Dieu nous donne la clé de ce mystère.

 

Autrement, il demeurera toujours une folie ou un scandale pour tous ceux qui ne veulent pas accepter qu’ils ont désespérément besoin de ce salut, et que leur vie ne peut être rachetée aux yeux de Dieu que si celui-ci la recrée et la renouvelle de fond en comble. 

 

Or c’est précisément ce que nous dit le début de l’Évangile selon Jean, en parlant de la Parole éternelle de Dieu, qui était avec Lui de toute éternité, et qui est venue dans le monde comme la Lumière du monde, pour éclairer tout homme : 

 

Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l’a pas connue.  Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçue ; mais à tous ceux qui l’ont reçue, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom et qui sont nés, non de la chair ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.  

 

Il est impossible d’être né, non de la chair ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu, à moins d’être nés de nouveau, spirituellement, en étant entés, ou greffés, dans la personne de Jésus-Christ tout comme des sarments sur le cep, vivant de Sa Vie et recevant Sa Sève.

 

Or cela ne peut se faire que parce que Jésus-Christ est venu dans le monde en étant conçu du saint Esprit et en étant né de la vierge Marie.

 

Véritable homme né d’une femme donc, mais ne provenant pas de la lignée corrompue d’Adam puisque venant du sein de Dieu même.

 

Contrairement au premier homme entré en rébellion contre Dieu et contaminant ainsi toute l’humanité descendue de lui, Jésus-Christ vivra une vie de perfection devant Dieu qui Lui permettra d’offrir à son Père céleste un sacrifice parfait de réconciliation sur la Croix où Il mourra comme innocent.

 

Il accomplira ce sacrifice pour tous ceux qui renaîtront avec Lui, greffés en Lui par une foi plantée par le même Saint Esprit qui a conçu Jésus dans le ventre de Marie. 

 

Ce que nous ne pouvons faire de nous-mêmes, obéir parfaitement à la loi de Dieu, vivre en parfaite harmonie et obéissance avec Lui, Jésus-Christ l’a accompli pour nous.

 

Ainsi, notre nouvelle naissance virginale, libérée du poids du péché, n’est possible que dans la naissance virginale du Christ telle que la rapportent les évangiles dans la Bible.

 

Voici comment l’apôtre Paul le résume dans sa lettre aux chrétiens Galates (chapitre 4, verset 4): 

 

Mais lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi, afin de racheter ceux qui étaient sous la loi, pour que nous recevions l’adoption. Et parce que vous êtes des fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, qui crie : Abba ! Père.  Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils ; et si tu es fils, tu es aussi héritier, grâce à Dieu.

 
Amen,
 
Eric Kayayan,
Pasteur Réformé

 

Itinéraires Protestants

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 07:00

Le poids des fautes pèse sur moi : il est trop lourd, mais tu pardonnes tous nos péchés. Psaume 65.4
 

Quelle grâce lorsque nous reconnaissons nos péchés, Dieu nous pardonne.


L’apôtre Jean écrit : 

 

Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner et nous purifier de tout péché. 1 Jean 1.9

 

Le mot grec pour confesser est « omologein ».

 

Il a donné en français le mot « homologuer », c’est-à-dire certifier qu’un être, une chose, une action répond à des critères précis reconnus par une autorité.

 

L’apôtre Jean nous déclare que si nous appelons péché ce que Dieu appelle péché dans nos vies, alors oui encore, faut il le répéter autant de fois qu'il le faut, Dieu nous pardonne.


Quand nous lisons la Bible, Parole de Dieu, le Saint-Esprit nous montre ce qui dans nos vies est péché pour Dieu.

 

Alors, reconnaissant notre situation, cela devient trop lourd à porter.

 

Nous sommes déboulonnés du piédestal où nous nous sommes placés et nous sommes écrasés par nos fautes.

 

Mais Dieu Peut et Veut nous pardonner.

 

Aucune faute n’est trop lourde pour Lui et il n’est jamais trop tard.


Allez dès à présent vers Lui et reconnaissez vos péchés.

 

Il vous lavera et vous purifiera.


Cette grâce est constamment disponible. 

 

Veillez à ce que personne ne passe à côté de la grâce de Dieu. Hébreux 12.15

 

Amen,

 

 

F-J. Martin

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Vivre aujourd'hui 

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 17:34

refuge Protestant 92

Temple

 

Hier, comme aujourd'hui, le Chrétien sait avec confiance et force qu'il peut s'appuyer sur Son Dieu.

 

Ce Dieu de la Bible est le Seul vrai Dieu, Esprit, Créateur, Maître Souverain de l'univers, Glorieux, Eternel, Saint, absolument Sage, Inconnaissable en son Essence, d'une justice Parfaite, et d'un Amour Insondable jaillissant de son coeur de Père.

 

Mais Il est aussi le Rédempteur, souffrant avec sa créature déchue, venant à elle par la révélation et l'incarnation, réalisant à prix extrêmement fort le plan grandiose du salut de l'humanité.

 

La personne de Jésus Christ dépasse également tout cadre terrestre.

 

Aucun auteur humain au regard de l'Ecriture n'aurait pu imaginer parmi les fils de notre race une figure aussi pure et aussi radieuse.

 

"Jamais homme n'a parlé comme cet homme" (Jean 7.46)

 

Nul n'a jamais vécu, souffert, aimé comme Lui.

 

Ressuscité, Il est seul capable de nous régénérer avec Lui.

 

Jésus Christ, la Parole faite chair, est la preuve par excellence de l'inspiration Divine de la Parole faite livre.

 

Celui qui, par la foi et l'illumination du Saint Esprit, a rencontré en Lui le Dieu vivant dans les pages du livre sacré, n'a pas besoin d'autre démonstration.

 

Il s'écrie :

 

"Je sais une chose : c'est que j'étais aveugle et que maintenant je vois !!!" (Jean 9.25)

 

"Mon oreille avait entendu parler de Toi ; mais maintenant (que je T'ai lu) mon oeil T'a vu..." (Job 42.5)

 

Livré à lui même, dans son état actuel de chute, l'homme ignore l'essentiel de sa nature et de sa destinée.

 

D'où vient il, quel est le but de son existence, de ses souffrances, de sa mort, où s'en va t il enfin ?

 

Il ne saurait le dire.

 

Toutes les religions et toutes les philosophies, s'annulant les unes les autres par leurs contradictions, le laissent sur toute la ligne dans l'incertitude et les ténèbres.

 

La Bible seule, Parole du Créateur, lui donne la réponse à toutes ces questions.

 

Elle lui révèle son origine, la plus haute qui soit, puisqu'il a été créé à l'image de Dieu.

 

Elle explique par la chute l'état contradictoire dans lequel il se trouve, tiraillé entre le bien et le mal, le bonheur et la souffrance, la vie et la mort.

 

Devant ce miroir, l'homme voit étonnement son coeur mis à nu.

 

Il se sent connu, repris, jugé, mais aussi appelé, aimé, apprécié, réhabilité.

 

L'Auteur de la Bible est omniscient.

 

Il a créé l'homme et n'a pas besoin qu'on Lui dise ce qui est en sa créature.

 

La Bible présente tout l'être humain en raccourci, elle met en lumière ses ressorts profonds, ses passions secrètes, ses possibilités insoupçonnées (1Corinthiens 14.25).

 

Jamais livre n'a parlé comme ce livre, et l'homme, par un instinct mystérieux (Jean 10.4), reconnaît en cette voix celle du Père qui Le conduit sur le chemin de la vie éternelle.

 

Il sait désormais où il va, il découvre le sens de l'histoire comme de sa propre destinée, il se prépare en vue du royaume qui vient, il vit déjà en fonction de l'éternité.

 

Vraiment, nous reconnaissons avec Paul que de telles choses ne sont point montées au coeur de l'homme :

 

elles portent en elles mêmes la preuve de leur origine surnaturelle (1 Corinthiens 2.9-10)

 

En comparant les diverses religions à celle de l'Ecriture, constatons ceci.

 

Les systèmes humains ne peuvent offrir un véritable salut parce qu'ils ne connaissent pas le Dieu trois fois saint, ses exigences absolues et sa condamnation de toute désobéissance à sa Loi.

 

N'ayant pas le sens réel du péché, ils n'en offrent pas non plus la solution.

 

L'homme n'est pas irrémédiablement perdu, et peut se racheter par ses efforts et ses "bonnes oeuvres".

 

Il se sauve donc lui même, ou plutôt, il ne se sauve pas du tout et sa conscience, troublée malgré tout, ne trouve jamais la certitude du pardon.

 

La Bible au contraire dénonce, comme Dieu Seul peut le faire, la culpabilité, l'incapacité et la perdition éternelle de l'homme.

 

Puis elle montre le Seigneur Lui même payant par Amour toute notre dette à la croix et nous offrant gratuitement Sa Grâce incompréhensible, avec l'assurance du salut total.

 

Tout notre avenir, terrestre et céleste, est désormais concentré en la personne de Celui qui vient régner éternellement.

 

Quel auteur humain, quel génie religieux aurait jamais inventé un message aussi humiliant pour le pécheur orgueilleux et aussi merveilleux pour le croyant repentant ?

 

L'apôtre Paul a raison de s'écrier :

 

"Dieu a renfermé tous les hommes dans la désobéissance, pour faire miséricorde à tous. O profondeur de la richesse, de la Sagesse et de la Science de Dieu ! Que Ses Jugements sont insondables, et Ses Voies incompréhensibles ! Car qui a connu la Pensée du Seigneur ?... A Lui la Gloire dans tous les siècles !!!" (Romains 11.32-36)

 

Dès lors, dans les épreuves, les moments difficiles comme dans les doux instants de repos, les paroles de ce chant ne rappelle t il pas à chaque Chrétien(ne) ô combien sont réconfortantes l'assurance de posséder un tel Sauveur, un tel Père ?

 

Lequel, parmi les enfants de Dieu, n'a pas découvert par le Saint Livre son état de  perdition devant le souverain Juge ?

 

Dans l'histoire de l'Eglise, comme en Israël, tous les renouveaux spirituels sans aucune exception ont été produits par la Bible.

 

A toutes les époques, la déclaration d'Esaïe demeure vraie :

 

"A la Loi et au Témoignage ! Si l'on ne parle pas ainsi, il n'y aura point d'aurore pour le peuple" (Esaïe 8.20).

 

C'est ce que Rose Marie et Jean Marc Berthoud-Monot souligne encore dans Calvinisme aujourd'hui, résister & construire :

 

(...) Le remède dans toute situation se trouve dans la Parole de Dieu ! (...)

 

N'est il pas un encouragement, une invitation de ce Doux Père à toute femme et tout homme, dans le secret d'une chambre, de la solitude, que sais je encore, ne le connaissant pas encore, à s'approcher de Lui pour se délecter de cette Grâce justement imméritée dont beaucoup hier comme aujourd'hui ont pu bénéficier ?

refuge protestant assemblee-du-desert

Croix Huguenote

 

Prière vivante

Traduction adaptée de

(A Living Prayer)

 

 

Dans ce monde je marche seul(e)

Sans endroit pour appeler ma maison
Mais il y a Celui qui tient ma main
La route robuste par les terrains arides
La voie est sombre, la route est raide
Mais Il est devenu mes yeux pour voir
La force pour grimper, portant mes chagrins
Le Sauveur est et vit avec moi


Dans Votre Amour je trouve la libération
Un refuge contre mon incrédulité
Prenez ma vie et permettez-moi d'être
Une prière vivante à vous mon Dieu


Dans Votre Amour je trouve la libération
Un refuge contre mon incrédulité
Prenez ô Jésus ma vie et permettez-moi d'être
à vous ô mon Dieu une prière vivante
prenez ma vie et permettez-moi d'être
Une prière vivante à vous ô mon Dieu

 

 

 

assembleedesert

 

A Living Prayer

 

Bible

Croix Huguenote

 

Source : L'inspiration et l'Autorité de la Bible (René Pache)
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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 22:50

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« Quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant grâces par lui à Dieu le Père. » Colossiens 3:17

 

Le jour de l’Action de grâce est une fête nationale, il y a quelques semaines en arrière au Canada, et maintenant aux Etats Unis.

 

Les gens célèbrent partout au pays, offrant leurs actions de grâce pour les récoltes et la prospérité.

 

Nous aussi, même si nous ne sommes nullement aux Etats Unis ou Canada, nous pouvons et devons offrir nos actions de grâce pour les récoltes, le travail et tout ce que Dieu nous a offert en quoi que ce soit.

 

Nous participons à la célébration, remerciant Dieu pour Sa Bonté, Ses Bénédictions et tous Ses Dons.

 

Dieu désire être remercié.

 

Rendre grâce, cependant, n’est pas facile.

 

Lorsque nous rendons grâce, nous devons être reconnaissants.

 

Rendre grâce n’est pas une simple question de mots prononcés ; les mots doivent jaillir du cœur.

 

La reconnaissance n’est pas un trait de caractère que certains possèdent et d’autres non ; tant mieux si vous la possédez, tant pis si vous ne l’avez pas.

 

Les gens que nous qualifions de personnes reconnaissantes ne sont pas nécessairement des chrétiens reconnaissants.

 

Il y a beaucoup de personnes reconnaissantes ; pourtant, la reconnaissance qui plaît à Dieu doit être apprise.

 

Rendre grâce n’est pas une question de coutume ou de caractère, mais de foi !

 

La reconnaissance, la vraie reconnaissance, est une chose qui n’est possible que lorsque nous sommes remplis du Saint Esprit !

 

La reconnaissance devrait être la première et la plus grande de toutes les caractéristiques de la foi.

 

La reconnaissance est très importante, elle est le premier fruit que produit la Grâce de Dieu dans nos vies.

 

La reconnaissance est la mélodie fondamentale de la vie Chrétienne, comme l’exprime l’apôtre Paul :

 

« Instruisez-vous et avertissez-vous réciproquement, en toute sagesse, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels; sous l’inspiration de la grâce, chantez à Dieu de tout votre cœur. Quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant grâces par lui à Dieu le Père. » (Colossiens 3:16-17).

 

Même si vous n’êtes pas une personne reconnaissante en raison de votre nature ou de votre caractère, Dieu veut quand même que vous soyez reconnaissant.

 

Les chrétiens ne doivent pas être des personnes non reconnaissantes, toujours en train de se plaindre, de faire des remarques désobligeantes, de critiquer, toujours déçus de ceci ou de cela ou de toute autre chose.

 

Non, Dieu exhorte les vrais croyants :

 

« Soyez reconnaissants. » (Col. 3:15).

 

Cela ne vient pas automatiquement ; la reconnaissance doit être apprise et mise en pratique dans la vie chrétienne !

 

C’est à cela que l’apôtre Paul nous appelle en Colossiens 3:17 :

 

« Quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant grâces par lui à Dieu le Père. »

 

La reconnaissance jaillit alors du cœur.

 

Dieu veut que notre cœur soit reconnaissant ; c’est alors que nos paroles et nos actions en sont le reflet.

 

Trois fois l’apôtre Paul mentionne la reconnaissance comme caractéristique du véritable croyant.

 

C’est dans le contexte de sa description des changements qui se produisent quand quelqu’un vient à la foi qu’il le fait.

 

Ne mentez pas les uns aux autres, pardonnez-vous réciproquement, soyez humbles, patients, doux, etc., et soyez reconnaissants !

 

Voilà l’expression de notre conversion et de notre foi.

 

Paul dit en Colossiens 1:3 :

 

« Nous rendons grâces à Dieu le Père de Notre Seigneur Jésus-Christ et nous prions sans cesse pour vous. »

 

Il dit également en Colossiens 1:12 :

 

« Avec joie, rendez grâces au Père qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière. »

 

Il ajoute en Colossiens 2:7 :

 

« Soyez enracinés et fondés en Lui, affermis dans la foi d’après les instructions qui vous ont été données, et abondez en actions de grâces. »

 

Finalement, il nous exhorte en Colossiens 4:2 :

 

« Persévérez dans la prière, veillez-y avec actions de grâces. »

 

La reconnaissance doit être présente dans le cœur et la vie du véritable croyant, une reconnaissance envers Dieu. 

 

 

Le repas du Seigneur ou sainte Cène est un repas de reconnaissance.

 

Lorsque nous célébrons ce repas, nous remercions Dieu pour la coupe de bénédiction.

 

Pourquoi ? À cause de  l’œuvre de Christ.

 

La racine du mot grec "eucharistia" est le mot « charis », qui signifie grâce.

 

La reconnaissance trouve sa source dans la Grâce de Dieu.

 

Littéralement, être reconnaissant, c’est dire de bonnes choses au sujet de la Grâce de Dieu !

 

La Grâce de Dieu produit la reconnaissance, car Sa Grâce est un miracle et toute notre vie en dépend.

 

Tout cela grâce aux souffrances et à la mort de Notre Seigneur Jésus-Christ !

 

Lors du repas du Seigneur, nous nous rappelons que sans Son Sang, sans Sa croix, sans la malédiction et l’abandon de Dieu qu’Il a soufferts, il n’y aurait pas de grâce !

 

Tout ce que nous recevons dans la vie, nous le recevons par grâce.

 

Ce sont les souffrances et la mort de Christ qui nous permettent de recevoir cette grâce.

 

« Lui qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi tout avec lui, par grâce? » (Romains 8:32).

 

Derrière tout ce que nous recevons, nous devons voir la croix de Golgotha, les blessures de Notre Seigneur Jésus et le sang du Christ.

 

Voilà ce que nous devons nous rappeler dans nos actions de grâce : tout ce que nous recevons, nous le recevons par la grâce en Jésus-Christ !

 

Faisons-nous preuve d’une telle reconnaissance ?

 

Prenons-nous le temps d’être reconnaissants par la foi ?

 

Reconnaissants pour Sa Grâce, pour Son Don d’Amour en Jésus-Christ, pour la nouvelle journée que Dieu nous accorde, pour la nouvelle vie en Lui ?

 

Reconnaissants pour tous Ses Bienfaits, pour chacun d’entre eux ?

 

Reconnaissants parce qu’en tant que chrétiens, nous considérons les choses que nous avons plutôt que celles que nous n’avons pas ?

 

Car si nous nous arrêtons à ce que nous n’avons pas, nous ne pouvons être reconnaissants.

 

Nous devenons alors mécontents et le mécontentement tue notre reconnaissance.

 

La reconnaissance devient également superficielle, peu profonde, lorsque nous nous arrêtons toujours à ce qui n’est pas bon, à ce qui est décevant, à ce qui manque dans notre propre vie, dans la vie des autres gens ou dans la vie de l’Église.

 

L’anxiété et le manque de confiance étouffent également notre reconnaissance.

 

Par contre, si nous sommes remplis de la Grâce de Dieu, nous déborderons de reconnaissance.

 

Car c’est là que nous nous souvenons de la source de la véritable reconnaissance :

 

la « charis » de Dieu, Sa Grâce en Jésus-Christ !

 

Alors, nous pourrons rendre grâce même pour nos repas les plus simples, conscients que notre Seigneur Jésus-Christ nous les a mérités à la croix.

 

Nous serons reconnaissants pour la voiture que nous conduisons, nous souvenant des blessures de notre Sauveur.

 

Nous nous réjouirons plus que jamais pour notre santé, nos forces, nos diverses activités, parce que notre joie est enracinée et fondée dans les souffrances et la mort de Notre Seigneur Jésus-Christ !

 

Le prix payé par Christ, qui a versé Son Sang pour nous, nous rend éternellement reconnaissants, que ce soit pour notre nourriture, nos vêtements, nos maisons, nos entreprises, nos emplois, nos médicaments ou nos traitements médicaux.

 

Car le prix qu’Il a payé à la croix nous procure bien plus que des bénédictions temporaires.

 

La reconnaissance nous aide à considérer et à utiliser ces bénédictions dans la perspective de la vie éternelle.

 

La reconnaissance nous aide à utiliser les dons de Dieu avec soin et de manière responsable, généreusement et avec miséricorde !

 

La reconnaissance nous aide à gérer nos dépenses courantes et à choisir nos loisirs d’une manière qui plaît au Seigneur.

 

La reconnaissance donne davantage de goût à notre dinde, nous permet de mieux apprécier notre verre de vin et fait de notre crème glacée un dessert plus spécial.

 

La reconnaissance rend notre célébration de l’Action de grâce plus significative.

 

Lorsque nous plaçons tous ces dons et toutes ces bénédictions à l’ombre de la croix de Christ, la Lumière de la Grâce de Dieu en Jésus-Christ rejaillit sur toutes ces célébrations. 

 

Amen,

 
 
 
William den Hollander,
pasteur Eglise Réformée Canadienne,
Ontario,
 
 
 
 
 
 
 
 

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Source : Ressources Chrétiennes.

 

 

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 23:06

Celui qui vous a appelés est fidèle, et c'est lui qui le fera.

1 Thessaloniciens 5.24

 

Que fera-t-Il ? Il nous sanctifiera entièrement.

 

Il poursuivra Son Oeuvre de purification jusqu'à ce que nous soyons parfaits en tout point.

 

Il veut conserver « tout ce qui est en nous, l'esprit, l'âme et le corps irrépréhensibles pour la venue de Notre Seigneur Jésus-Christ. »

 

Il ne nous permettra pas de déchoir de la Grâce, ni de tomber sous la domination du péché.

 

Quelle faveur !

 

Adorons l'Auteur de ces Dons Ineffables.

 

Qui fera cela ?

 

Le Dieu de Paix qui nous a appelés des ténèbres à Sa Merveilleuse Lumière, de la mort du péché à la Vie Eternelle en Jésus-Christ.

 

Lui Seul peut le faire.

 

Une oeuvre de perfectionnement et de conservation semblable ne peut provenir que du Dieu de Toute Grâce.

 

Pourquoi fera-t-Il cela ?

 

Parce qu'Il est Fidèle ; Fidèle à Sa Promesse par laquelle Il s'engage à sauver celui qui croit ; Fidèle à Son Fils, dont la récompense est de voir Son Peuple Lui être présenté sans faute ; Fidèle à l'oeuvre qu'Il a commencée en nous, et qu'Il ne peut laisser jusqu'à son parfait achèvement.

 

Ce n'est pas sur leur propre fidélité que les saints s'appuient, mais sur celle de Leur Sauveur, qui est Inébranlable.

 

C'est donc là un beau sujet de reconnaissance, qui mettra la joie dans noter coeur à l'entrée d'un sombre mois, où bien des obscurités et des nuages se préparent extérieurement, mais où ces assurances nous seront comme une lumière intérieure.

 

Amen,

 

 

Charles-Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 22:53

Le sacrificateur fera l'expiation pour toute l'assemblée des enfants d'Israël, et il leur sera pardonné; car ils ont péché involontairement, et ils ont apporté leur offrande, un sacrifice consumé par le feu en l'honneur de l'Éternel et une victime expiatoire devant l'Éternel, à cause du péché qu'ils ont involontairement commis.

Nombres 15.25

 

Notre ignorance nous fait tomber dans bien des péchés commis par erreur, péchés de commission autant que péchés d'omission sont certainement nombreux.

 

Nous pouvons en toute sincérité croire servir Dieu en faisant des choses qu'Il ne nous a jamais commandées et ne peut accepter.

 

Le Seigneur connaît chacun de ces péchés d'ignorance.

 

Il y aurait là de quoi nous alarmer, puisqu'à cause de Sa Justice, Dieu nous redemandera compte de tout et tous.

 

Mais nous pouvons être assurés que, par la foi, toutes les taches que nous n'avons pas vues ont été lavées, aussi bien que celles que nous avons constatées.

 

Il regarde le péché afin de cesser de le voir, en le jetant derrière Son Dos.

 

Notre consolation vient de ce que Jésus, le Vrai Sacrificateur, a fait expiation pour toute l'assemblée des enfants d'Israël.

 

Cette expiation assure le pardon des péchés inconnus.

 

Son Sang Précieux nous purifie de tout péché.

 

Que nos yeux les aient reconnus pour en pleurer ou non, Dieu les a vus, Jésus les a expiés, et l'Esprit nous rend témoignage du Pardon obtenu.

 

Nous avons ainsi une triple paix.

 

O Mon Père, je Te loue de Ta Connaissance Divine qui, non seulement voit mes iniquités, mais prépare une expiation qui me délivre de la culpabilité, avant même que je sache que j'ai été coupable.

 

Amen,

 

Charles-Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Album Refuge Protestant

Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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