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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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3 novembre 2018 6 03 /11 /novembre /2018 21:37
La Bonté et l'Amour Infinis de Dieu sont au cœur même de Sa Nature

Qui peut mesurer la Profondeur de la Grâce de Dieu ?

 

Qui peut évaluer sa Largeur ?

 

Comme tous les autres Attributs de Dieu, Sa Grâce est Infinie.

 

Dieu est rempli d’Amour, car Dieu est Amour !

 

Dieu est rempli de Bonté !

 

La Bonté et l’Amour Infinis de Dieu sont au cœur même de Sa Nature.

 

C’est parce que « Sa miséricorde dure à jamais » que les hommes ne sont pas détruits.

 

C’est parce que « Ses compassions ne sont pas à leur terme » que les pécheurs peuvent être attirés à Lui et pardonnés ! 

 

Rappelez-vous bien cela !

 

Sinon vous pourriez tomber dans l’erreur de ne vous occuper que de la foi qui vous est nécessaire pour être sauvé, au point d’oublier que la grâce est la source même de la foi.

 

La foi résulte de l’œuvre de la grâce de Dieu en nous ! Personne ne peut confesser que Jésus est le Christ, si ce n’est par l’Esprit de Dieu.

 

« Nul ne vient à moi, a dit Jésus, à moins que le Père ne l’attire ».

 

Il en est de même de la foi, qui est le fait de s’approcher de Jésus avec confiance.

 

C’est Dieu Lui-même qui nous attire à Jésus. Le commencement et la fin du salut, c’est encore la grâce !

 

La foi, pour essentielle qu’elle soit, n’est qu’un aspect important de l’œuvre de la grâce. 

 

Nous sommes sauvés "par la Foi" mais le salut nous est donné "par Grâce". 

 

Faites résonner ces paroles comme la trompette de l’archange : « C’est par grâce que vous êtes sauvés ! »

 

Quelle bonne nouvelle pour ceux qui ne méritaient rien ! 

 

 

Amen,

 

Charles Spurgeon

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

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3 novembre 2018 6 03 /11 /novembre /2018 20:47
Veiller à ne pas exalter la foi au point de la mettre au-dessus de la Grâce de Dieu. 

Il faut toujours vous rappeler que la foi n’est que le canal ou l’aqueduc.

 

Elle n’est pas la source d’eau !

 

Nous devons donc veiller à ne pas exalter la foi, au point de la mettre au-dessus de la source divine de toutes les bénédictions, c’est-à-dire la Grâce de Dieu. 

 

N’idolâtrez jamais votre foi, ne la mettez pas à la place de Christ, et ne pensez jamais qu’elle est la seule source de votre Salut !

 

C’est en regardant à Jésus que nous pouvons recevoir la vie, pas en regardant à notre propre foi !

 

Certes, c’est par la foi que toutes choses nous sont possibles.

 

Mais la vraie puissance ne réside pas dans la foi.

 

C’est la Grâce qui possède la vraie puissance.

 

C’est elle qui est le vrai moteur.

 

La foi n’est qu’un moyen de transmission, qui fait bénéficier le véhicule de la puissance de ce moteur.

 

La justice de la foi n’est pas l’excellence morale de la foi, mais simplement la Justice de Jésus-Christ Lui-même, dont nous pouvons nous saisir et nous approprier par la foi.

 

La paix que nous pouvons recevoir dans notre âme ne vient pas du fait que nous contemplons les qualités de notre propre foi.

 

Mais elle vient de Celui qui est Notre Paix.

 

C’est par la foi que nous pouvons toucher le bord de Son Vêtement.

 

C’est alors que la Puissance de Jésus peut pénétrer dans notre âme ! 

 

Comprenez donc bien, cher(e) ami(e) Chrétien(ne), que ce n’est pas la faiblesse de votre foi qui va vous détruire.

 

Une main tremblante peut toujours recevoir un cadeau royal !

 

Pour que le salut de notre Seigneur puisse vous atteindre, il vous suffit d’avoir une foi pas plus grosse qu’un grain de sénevé !

 

La vraie puissance réside dans la Grâce de Dieu, pas dans votre foi.

 

Amen,

 

 

Charles spurgeon

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

 

 

 

Bible
Croix Huguenote

 

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 08:05
Notre Unique Assurance

Catéchisme de Heidelberg

 

Quelle est ton unique assurance dans la vie comme dans la mort ?

 

C’est que, dans la vie comme dans la mort 1 , j’appartiens, corps et âme, non pas à moi-même 2 , mais à Jésus-Christ, mon fidèle Sauveur 3 : par son sang précieux 4 , il a totalement payé pour tous mes péchés 5 et m’a délivré de toute puissance du Diable 6 : il me garde si bien 7 qu’il ne peut tomber un seul cheveu de ma tête sans la volonté de mon Père qui est dans les cieux 8 , et que toutes choses doivent concourir à mon salut 9 . C’est pourquoi, par son Saint-Esprit, il m’assure la vie éternelle 10 et me rend prêt et disposé à vivre désormais pour lui, de tout mon cœur 11 .

 

1. Romains 14:7-9.

2. 1 Corinthiens 6:19-20.

3. 1 Corinthiens 3:23; Tite 2:14.

4. 1 Pierre 1:18-19.

5. 1 Jean 1:7 ; 1 Jean 2:2.

6. Jean 8:34-36 ; Hébreux 2:14-15 ; 1 Jean 3:8.

7. Jean 6:39-40 ; Jean 10:27-30; 2 Thessaloniciens 3:3 ; 1 Pierre 1:5.

8. Matthieu 10:29-31 ; Luc 21:16-18.

9. Romains 8:28.

10. Romains 8:15-16 ; 2 Corinthiens 1:20-22 ; 2 Corinthiens 5:5 ; Éphésiens 1:13-14.

11. Romains 8:14.

 

Combien de choses dois-tu savoir pour vivre et mourir dans cette heureuse assurance?

 

Trois.

  • D’abord, combien sont grands mon péché et ma misère. (Jean 9:41 ; Jean 15:22 ; Romains 3:9-10 ; Tite 3:3 ; 1 Jean 1:10.)

 

  • Ensuite, comment j’en suis délivré. (Luc 24:46-47 ; Jean 17:3 ; Actes 4:12 ; Actes 10:43 ; 1 Corinthiens 6:11 ; Tite 3:4-7)

​​​​​​​

  • Enfin, quelle reconnaissance je dois à Dieu pour cette délivrance. (Matthieu 5:16 ; Romains 6:1-2 ; Romains 6:11-14 ; Éphésiens 5:8-10 ; Colossiens 3:17 ; 1 Pierre 2:9-12)

 

 

Catéchisme de Heidelberg, Q&R 1 et 2

 

Les deux auteurs du catéchisme (Ursinus et Olevianus) ont divisé leur texte en trois parties :

 

  1. d’abord notre péché et notre misère,
  2. ensuite notre délivrance,
  3. enfin notre reconnaissance pour cette si grande délivrance. Ils ont écrit une première question qui se veut une introduction percutante au catéchisme, qui en résume le contenu et qui donne le ton à l’ensemble.

​​​​​​​

Cette question est une perle qui annonce le thème de tout le catéchisme :

 

 

“Quelle est ton unique assurance dans la vie comme dans la mort ?”

 

 

Voilà un sujet d’une grande actualité !

 

 

Mon unique assurance: J’appartiens à Jésus-Christ !

 

 

Il existe plusieurs synonymes du mot “assurance”.

 

Certitude, consolation et réconfort, voilà ce que le Seigneur annonce et promet à Son Peuple.

 

“Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu.” (Ésaïe 40:1).

 

L’apôtre Paul a dit aux Colossiens :

 

“Je veux que vous sachiez quel grand combat je soutiens pour vous, pour ceux de Laodicée et pour tous ceux qui n’ont pas vu mon visage, afin que leur coeur soit consolé, qu’ils soient unis dans l’amour et enrichis d’une pleine certitude de l’intelligence, pour connaître le mystère de Dieu, Christ, en qui sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance.” (Colossiens 2:1-3).

 

Cœur consolé et intelligence pleine de certitude ! Pourquoi avons-nous tant besoin de réconfort et d’assurance ?

 

Un enfant qui se blesse a besoin d’être réconforté par sa maman.

 

En temps de guerre, les gens ont besoin d’un refuge qui leur donnera une assurance.

 

Nous vivons dans un monde déchu, brisé par le péché, durement atteint par la souffrance et la mort.

 

Nous avons besoin de “douceurs” dans la vie, des petites douceurs, mais surtout des grandes douceurs.

 

Quelle est ma “douceur” ? Quelle est mon unique assurance ?

 

C’est Mon Appartenance à Jésus Christ !

 

C’est la seule chose qui peut en définitive m’aider à endurer mes difficultés et me procurer un Puissant Réconfort.

 

Je Lui appartiens dans la vie comme dans la mort !

 

Nous, chrétiens, manquons souvent d’assurance et avons fréquemment besoin de réconfort.

 

Nous ne sommes pas toujours joyeux.

 

Les douleurs, les anxiétés, les inquiétudes nous pèsent et viennent nous ravir cette joie.

 

Pourtant, quand nous appartenons à Jésus-Christ, il n’est pas nécessaire de garder ces lourds fardeaux sur nos épaules.

 

Appartenir à quelqu’un n’est pas une idée très populaire aujourd’hui.

 

Et pourtant, puisque “vous avez été rachetés à grand prix”, nous dit l’apôtre Paul, “vous n’êtes pas à vous-mêmes” (1 Corinthiens 6:19-20).

 

Nous appartenons corps et âme, non pas à nous-mêmes, mais à Jésus-Christ, Notre Fidèle Sauveur.

 

N’est-ce pas là Notre Unique Assurance et Notre Seul Réconfort ?

 

Les deux premières questions du catéchisme de Heidelberg traitent de deux sujets fondamentaux :

 

  1. les raisons pour lesquelles notre appartenance à Jésus constitue notre seule assurance (Q&R 1)
  2. et la façon dont nous pouvons l’expérimenter (Q&R 2).

 

 

Pourquoi notre appartenance au Christ est-elle notre seule assurance ? (Q&R 1)

 

 

Comment le fait d’appartenir à Jésus-Christ peut-il nous aider dans la vie et dans la mort ?

 

La Parole nous dit que notre grand problème, c’est le péché, notre culpabilité devant Dieu, avec toutes ses tristes conséquences :

 

  • la misère,
  • les difficultés,
  • la mort,
  • les souffrances éternelles.

​​​​​​​

En réponse à cela, nous confessons avec joie que, par Son Sang Précieux, Jésus-Christ “a totalement payé pour tous mes péchés et m’a délivré de toute puissance du diable”.

 

Notre assurance ne repose pas sur quelque chose qui se trouverait en nous-mêmes ou qui dépendrait de nous.

 

Notre bonheur ne vient pas des bonnes choses de cette vie.

 

Mon bonheur est d’appartenir à Jésus-Christ et d’être réconcilié avec Dieu par sa mort infâme sur la croix.

 

Pourquoi me laisserais-je alors écraser par les difficultés ?

 

De plus, Jésus aujourd’hui nous Protège et nous Garde.

 

“Il me garde si bien qu’il ne peut tomber un seul cheveu de ma tête sans la volonté de mon Père qui est dans les cieux, et que toutes choses doivent concourir à mon salut.”

 

N’est-ce pas rassurant de savoir qu’Il Contrôle Tout et Veille sur nous à chaque instant dans les moindres détails ?

 

Cela devrait nous procurer un grand réconfort dans nos craintes et nos anxiétés.

 

Vivons-nous dans cette joie ?

 

Avons-nous cette foi confiante ?

 

Afin de vivre dans cette joie et cette assurance, Jésus nous a généreusement donné Son Esprit.

 

“C’est pourquoi, par son Saint-Esprit, Il M’assure la Vie Eternelle.”

 

Il ne nous laisse pas dans le doute.

 

Nous n’avons pas à constamment nous demander, angoissés, si nous Lui appartenons ou non.

 

Son Esprit nous fait crier : “Abba, Père” (Romains 8:15).

 

Son Esprit nous fait également grandir dans la vie Chrétienne et la sanctification.

 

Mais comment donc la sanctification peut-elle être source de réconfort ?

 

Nous savons très bien par expérience que ce lent et long processus de transformation exige des luttes, un effort constant, un dur combat de tous les instants contre le péché.

 

Nous tombons souvent, nous régressons facilement, nous avons peine à résister aux tentations.

 

En quoi la sanctification peut-elle nous procurer un quelconque réconfort ?

 

Et pourtant, nous confessons:

 

“Par son Saint-Esprit... il me rend prêt et disposé à vivre désormais pour lui de tout mon cœur.”

 

Cette affirmation fait bel et bien partie de la réponse à la question : “Quelle est ton unique assurance...?”

 

C’est Jésus, par Son Esprit, qui me rend désireux de vivre pour Lui !

 

Quel réconfort !

 

Je suis pleinement responsable de travailler à ma sanctification, en même temps c’est entièrement l’Oeuvre du Seigneur par Son Esprit.

 

Nous devons vivre des vies saintes, et c’est Jésus qui veille à nous en rendre capables et à nous en donner le désir !

​​​​​​​

Il prend soin de nous du début à la fin, car nous Lui appartenons !

 

 

Comment expérimenter ce réconfort et cette assurance? (Q&R 2)

 

 

Nous aimerions bien avoir plus d’assurance, être davantage réconfortés, trouver la certitude et la consolation que l’apôtre Paul demandait dans ses prières.

 

Mais comment y parvenir ?

 

Cette joie ne nous est pas donnée par une expérience spéciale, mais par la Foi dans la Parole et dans les Promesses de Dieu.

 

L’Assurance et le Réconfort viennent avec et par la Parole de Dieu.

 

L’Esprit et la Parole ne sont pas séparés, car l’Esprit agit dans nos cœurs par la Parole.

 

“Combien de choses dois-tu savoir pour vivre et mourir dans cette heureuse assurance?”

 

Il y a des choses à savoir.

 

L’assurance est impossible sans connaissance.

 

Nous devons faire l’effort de l’acquérir.

 

Que devons-nous savoir ?

 

Tout d’abord, “combien sont grands mon péché et ma misère”.

 

Oui, ils sont grands !

 

Pour bien apprécier le message de réconfort de l’Évangile, il est important de bien connaître la gravité de notre état.

 

Si nous ne reconnaissons pas la profondeur de notre misère, il nous sera impossible de goûter à la joie d’en être libérés.

 

Ensuite, il faut savoir “comment je suis délivré”.

 

L’Oeuvre de Rédemption en Jésus-Christ contient beaucoup de détails.

 

Nous n’aurons jamais fini d’en découvrir toutes les facettes et d’en approfondir le sens pour nos vies.

 

Une compréhension superficielle de Son Oeuvre ne nous donnera qu’une assurance superficielle.

 

Enfin, il importe de savoir “quelle reconnaissance je dois à Dieu pour cette Délivrance”.

 

Une vie de reconnaissance ne vient pas tout seul, comme si un cœur sincère suffisait.

 

Pour vivre et mourir dans cette heureuse assurance, il est important de savoir comment Lui être reconnaissant.

 

Nous allons grandir dans ce réconfort dans la mesure où nous allons servir Dieu selon Sa Volonté Révélée et L’honorer comme Il nous le demande dans Sa Parole et Ses Commandements.

 

Comment recevoir et expérimenter le Réconfort ?

 

Par la foi seule !

 

Et la foi dans Ses Promesses mène à l’obéissance à Sa Parole.

 

Il est donc essentiel de lire la Parole de Dieu, de nous mettre à Son Ecoute, de l’étudier et d’entendre Son Message proclamé dans l’Église du Seigneur.

 

C’est ainsi que naît et grandit la foi.

 

Plus nous en apprendrons sur notre péché et notre misère, sur notre délivrance ainsi que sur la reconnaissance que nous devons au Seigneur, plus nous serons assurés et réconfortés de ce que nous n’appartenons pas à nous-mêmes, mais à Jésus-Christ Notre Fidèle Sauveur !

 

Amen,

 

Pasteur Protestant Réformé Paulin Bédard

Paulin Bédard,

Pasteur Protestant Réformé

de l'Eglise Réformé de Beauce (Québec),

Auteur & Créateur

de Ressources Chrétiennes

et du site Catéchisme de Heidelberg

 

 

 

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Source : Catéchisme de Heidelberg

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 08:03
Connaissons nous notre péché et notre misère ?

Catéchisme de Heidelberg

3.Question.

 

Par quoi connais-tu ta misère ?
 
Réponse.
Par la loi de Dieu1.
 
 
1.       Romains 3:20 ; Romains 7:7-25.
4. Question.

 

Qu’exige donc de nous la Loi de Dieu ?
 
Réponse.
Jésus-Christ nous l’apprend dans le sommaire qu’il en donne1:
 
      “Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée
          et de toute ta force2C’est là le premier et le grand commandement.
      Et voici le second qui lui est semblable:
      Tu aimeras ton prochain comme toi-même3.
      De ces deux commandements
      dépendent toute la Loi et les Prophètes.”
 
 
1.       Matthieu. 22:37-40 ; Luc 10:27.
2.       Deutéronome. 6:5.
3.       Lévitique. 19:18 ; Galates 5:14.
5.Q.

 

          Peux-tu parfaitement observer tout cela ?
 
R.
          Non1, car par nature je suis enclin à haïr Dieu et mon                    prochain2.
 
 
 
1.       Romains 3:10-12,23 ; 1 Jean 1:8,10.
  1. 2.      Genèse 6:5 ; Genèse 8:21 ; Jérémie 17:9 ;
        Romains 7:23 ; Romains 8:7 ; Éphésiens 2:3 ; Tite 3:3.

— Catéchisme de Heidelberg, Q&R 3, 4 et 5

 

Le Catéchisme de Heidelberg est divisé en trois grandes parties :

 

  1. d’abord notre péché et notre misère,
  2. puis notre délivrance
  3. et enfin notre reconnaissance pour cette si grande délivrance.

 

Que cela nous plaise ou non, il nous faut bien commencer par notre péché et notre misère!

 

Un sujet pénible, mais salutaire

 

Avouons-le, ce sujet n’est pas très réjouissant, il est même plutôt déprimant.

 

Nous aimerions mieux parler de l’Amour de Dieu ou de la manière dont nous pouvons vivre dans la reconnaissance, des réalités plus joyeuses et encourageantes.

 

Mais nous n’avons pas le choix, il nous faut d’abord considérer ce sujet décourageant et déprimant.

 

Cette étape est essentielle pour parvenir à la joie d’une vie vécue dans la reconnaissance.

 

“Combien de choses dois-tu savoir pour vivre et mourir dans cette heureuse assurance ?”

 

La réponse proposée est sans équivoque :

 

Trois. D’abord, combien sont grands mon péché et ma misère...

 

Oui, pour pouvoir vivre et mourir dans cette “Heureuse Assurance” et dans ce puissant Réconfort d’appartenir tout entier à Jésus-Christ, nous avons absolument besoin d’être conscients de notre péché et de notre misère.

 

C’est ainsi que nous pourrons véritablement nous réjouir de la Rédemption qui nous est acquise en Jésus-Christ et que nous serons amenés à vivre d’un cœur reconnaissant pour cette merveilleuse Délivrance.

 

Les auteurs du catéchisme ne se sont pas attardés à décortiquer notre problème fondamental.

 

La première partie sur notre péché et notre misère compte seulement neuf questions et s’avère beaucoup plus courte que les deux autres.

 

Avons-nous d’ailleurs besoin de nous pencher longuement sur notre état misérable, comme un médecin qui se plairait à examiner son patient agonisant sur son lit de mort ?

 

Il nous importe plutôt d’étudier en détail comment nous sommes délivrés en Jésus et comment nous devrions exprimer notre reconnaissance.

 

Sauf qu’à notre époque où les gens ont perdu toute notion du péché, de la Sainteté de Dieu et de notre responsabilité devant Notre Créateur, une bonne connaissance de notre misère, jointe à un aveu sincère, ne pourra s’avérer que salutaire.

 

Quelqu’un a déjà dit que s’il avait soixante minutes pour présenter l’Évangile à un non-croyant, il en prendrait cinquante-neuf pour lui expliquer son problème et réserverait la dernière pour lui faire connaître la Solution.

 

Sans aller si loin, sachons tout de même reconnaître notre misère afin d’apprécier à sa juste valeur notre délivrance en Jésus-Christ.

 

Le miroir de la loi (Q&R 3)

 

“Par quoi connais-tu ta misère ?”

 

Voilà une question d’un importance fondamentale.

 

Quand nous essayons de parler de l’Évangile aux autres, comment pouvons-nous leur montrer qu’ils ont besoin de croire en Jésus-Christ ?

 

De quelle manière cherchons-nous à les convaincre qu’ils sont pécheurs, dans un état misérable, et qu’ils ont absolument besoin du Pardon de Dieu et du Sauveur appelé Jésus-Christ ?

 

De quelle façon sommes-nous nous-mêmes convaincus de notre péché et de notre misère ?

 

Certains ont suggéré que nous apprenons à connaître notre état misérable avant tout par notre expérience.

 

Il suffit de penser à tous ces criminels dans la société, aux atrocités commises par Adolf Hitler, à la haine qui déchire familles et nations, aux guerres qui font rage et qui détruisent.

 

Oui, avec tous ces moyens de communication qui nous transmettent instantanément quantité d’informations sur l’état de la planète, nos observations peuvent nous convaincre de la misère du monde en général.

 

Mais, avouons-le, il n’est pas facile pour chacun d’entre nous d’admettre que nous sommes personnellement de misérables pécheurs.

 

Après tout, comme on entend souvent :

 

“Je n’ai tué personne, je ne suis pas criminel, je ne suis pas une si mauvaise personne”.

 

Telle est la perception que nous avons de nous-mêmes.

 

D’autres ont proposé que nous pouvons évaluer notre condition morale et spirituelle au moyen de notre conscience.

 

En Romains 2:14-15, l’apôtre Paul dit d’ailleurs que les païens montrent par leurs actions qu’ils ont une conscience morale.

 

Dieu a inscrit en chacun de nous la notion du bien et du mal.

 

Mais la conscience n’est pas une norme absolue ni une règle infaillible.

 

Elle devient facilement élastique et subjective.

 

Nous avons cette grande capacité d’adapter notre conscience à nos désirs et à nos propres intérêts.

 

Ce qui autrefois était illégal ou immoral ne l’est plus aujourd’hui (pensons par exemple à l’avortement ou à la “libération” des moeurs sexuelles).

 

Nous avons perdu toute norme absolue par laquelle nous pourrions juger de ce qui est bien et de ce qui est mal.

 

L’expérience et la conscience ont certes leur utilité, mais elles sont incapables de nous donner une bonne connaissance de notre péché et de notre misère.

 

Il nous faut plus que des circonstances heureuses ou malheureuses et plus que des sentiments naturels de culpabilité pour nous amener à chercher Refuge en Jésus-Christ.

 

Comment alors reconnaître notre état misérable ?

 

Par quoi connais-tu ta misère ? Par la loi de Dieu.

 

De nous-mêmes nous refusons d’admettre que nous sommes de misérables pécheurs.

 

L’apôtre Paul a dit :

 

“Je n’ai connu le péché que par la loi de Dieu.” (Romains 7:7).

 

Ce sont les commandements de Dieu qui nous montrent précisément ce qu’est le péché.

 

Nous pensons parfois que le péché se définit comme étant un tort que nous faisons subir à d’autres personnes.

 

La Bible nous dit plutôt que pécher, c’est désobéir à Dieu et à Sa Loi (1 Jean 3:4).

 

Nous essayons par tous les moyens de nier cette réalité.

 

Un enfant qui joue dehors dans la boue en pleine obscurité ne verra pas l’état de ses vêtements.

 

Mais dès qu’il entre dans la maison, la lumière qui éclaire la pièce lui fait voir sa saleté.

 

C’est le rôle de la Loi de Dieu de nous montrer les péchés que nous commettons contre Dieu et de nous convaincre de notre misère qui en découle, comme un miroir qui nous fait voir notre vrai visage.

 

Soyons reconnaissants au Seigneur de nous avoir révélé Sa Loi par laquelle Il dévoile à nos yeux la gravité de nos péchés et nous montre notre Grand Besoin de nous réfugier en Jésus-Christ.

 

 

 

L’exigence de la Loi (Q&R 4)

 

Le mot “Loi” dans la Bible désigne les dix commandements, de même que l’ensemble des Règles et des Prescriptions que le Seigneur a communiquées à Son Peuple, mais il se rapporte aussi à toute la Parole de Dieu.

 

Loi signifie Révélation de Dieu.

 

En réalité, la Parole de Dieu tout entière nous fait voir nos péchés, pas seulement les dix commandements.

 

La croix de Jésus nous montre plus que tout la Gravité de nos péchés.

 

La punition épouvantable qu’Il a portée à notre place nous fait voir la profondeur de notre misère de laquelle Il est venu nous délivrer.

 

Mais c’est aussi à la lumière de la perfection des dix commandements que nous comprenons notre misère.

 

Nous avons une idée superficielle du péché.

 

Nous avons souvent une conception comptable du péché.

 

Nous faisons des bonnes choses et des mauvaises choses, nous mettons le tout sur la balance, et, bien sûr nous ne sommes pas parfaits, mais quand même, nous nous estimons pas si pires, après tout...

 

Dieu ne doit pas être si exigeant, pensons-nous.

 

Les pharisiens avaient une approche semblable.

 

Pour eux, l’obéissance était une affaire externe, une comptabilisation de nos actions bonnes et mauvaises.

 

Mais Jésus voit les choses de manière bien différente.

 

Il nous dit que l’obéissance vient du coeur !

 

Qu’exige donc de nous la Loi de Dieu ? Jésus-Christ nous l’apprend dans le sommaire qu’Il en donne : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force. C’est là le premier et le grand commandement. Et voici le second qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même...” (Matthieu 22:37-40).

 

Jésus aurait pu donner une liste de choses à faire.

 

Il va plutôt à l’essentiel : le cœur, une obéissance du cœur, motivée par l’amour !

 

L’amour pour Dieu et l’amour pour notre prochain.

 

Nous n’avons pas besoin d’une longue liste de règlements pour nous faire voir notre péché.

 

Ce bref résumé des commandements nous révèle notre échec lamentable.

 

Elle est une lumière suffisamment pénétrante pour nous faire voir la profondeur de notre péché et de notre misère.

 

Aimer Dieu de tout notre cœur, de toute notre pensée et de toute notre force ?

 

Aimer notre prochain comme nous-mêmes ?

 

Qui donc est à la hauteur de commandements si simples, mais si exigeants ?

 

Sans Jésus-Christ, nous sommes perdus, sans espoir devant le trône de Dieu !

 

Notre opposition à la loi (Q&R 5)

 

“Peux-tu parfaitement observer tout cela ? Non, car par nature je suis enclin à haïr Dieu et mon prochain.”

 

Qui d’entre nous aime se faire dire qu’il est “enclin à haïr Dieu et son prochain” ?

 

Il n’est pas fréquent d’entendre quelqu’un nous avouer candidement :

 

“Ma vie se résume en une phrase : Je suis porté à détester Dieu et mon prochain”!

 

Non, ce n’est sûrement pas par l’expérience ni par la conscience que nous apprenons cette triste réalité sur nous-mêmes.

 

C’est la Parole de Dieu Pure et Véritable qui nous l’apprend.

 

Nous sommes habiles à trouver des excuses de toutes sortes.

 

Nous accusons l’environnement, nous plaidons les circonstances atténuantes, nous confessons les péchés de nos parents bien avant d’avouer nos propres torts.

 

Mais la Parole de Dieu vient remettre les pendules à l’heure.

 

C’est Dieu Lui-même qui pose Son Diagnostic Infaillible sur l’état misérable de notre cœur.

 

Plutôt que d’écouter les hommes ou de chercher refuge derrière nos excuses, écoutons plutôt la Parole de Dieu.

 

Le prophète Jérémie avait la mission difficile de faire connaître au Peuple de Dieu son péché.

 

Il leur a dit :

 

“Le cœur est tortueux par-dessus tout et il est incurable : Qui peut le connaître ? Moi, l’Éternel, j’éprouve le cœur, je sonde les reins, pour rendre à chacun selon ses voies, selon le fruit de ses agissements.” (Jérémie 17:9-10).

 

Comprenons bien que notre problème n’est ni superficiel ni occasionnel.

 

Oui, nous sommes “enclins” au mal.

 

Nous avons un penchant naturel et une tendance continuelle à haïr Dieu et les autres.

 

Quel sombre tableau !

 

Nos cœurs sont mis à nus devant Dieu et devant Son Jugement.

 

Nous n’avons absolument rien en nous-mêmes qui puisse nous protéger devant Sa Colère et nous donner une quelconque assurance ou réconfort.

 

Courons nous réfugier auprès de Jésus-Christ afin d’être revêtus de Sa Justice !

 

Son Sacrifice Unique et Son Obéissance Parfaite ont suffi amplement à satisfaire la Justice de Dieu.

 

La Réconciliation et la Paix avec Dieu se trouvent en Lui Seul.

 

Notre Unique Réconfort et notre Seule Grande Joie, dans la vie comme dans la mort, c’est d’appartenir à Jésus-Christ !

 

Amen,

 

 

Pasteur Protestant Réformé Paulin Bédard

Paulin Bédard,

Pasteur Protestant Réformé

de l'Eglise Réformé de Beauce (Québec),

Auteur & Créateur

de Ressources Chrétiennes 

et du site Catéchisme de Heidelberg

 

 

 

Bible
Huguenot Cross

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Catéchisme de Heidelberg

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10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 19:20
Prière du soir de Jean Calvin

Prière du soir


Seigneur Dieu,

Puisque Tu as destiné la nuit au repos de l’homme

Comme Tu as Créé le jour pour son travail, 

Je Te demande d’accorder à mon corps une nuit de repos

Et de faire que mon âme s’élève vers Toi

Et que mon cœur soit toujours rempli de Ton Amour.
Apprends-moi ô Dieu, à Te confier tous mes soucis

Et à me souvenir sans cesse de Ta Miséricorde

Afin que mon âme puisse, elle aussi, jouir du repos spirituel. 

Fais que mon repos ne soit pas excessif,

Mais qu’il serve à réparer mes forces,

Pour que je sois plus disposé à Te servir. 

Qu’Il Te plaise également de me conserver pur

Dans mon corps et dans mon esprit, 

Me préservant de toute tentation et de tout danger

Afin que mon sommeil lui-même puisse servir

A la Gloire de Ton Nom.
Et puisque ce jour ne s’est point écoulé

Sans que je T’aie offensé en plusieurs manières, 

Moi qui suis un misérable pécheur,

Veuille ô Dieu, de même que Tu caches maintenant toutes choses

Dans les ténèbres de la nuit, 

Ensevelir aussi tous mes péchés,

Selon Ta Miséricorde,

Par Jésus-Christ Mon Sauveur.

Amen. 

 

 

 

 

Jean Calvin Refuge Protestant

(Jean Calvin)

 

 

 

 

 

 

O Seigneur de ma vie, je ne veux rien d'autre que T'appartenir.

Le jour comme la nuit, Viens remplir mes pensées.

Que je veille ou dorme, Ta Présence m'éclaire.

Sois ma Sagesse, Purifie mes paroles ô Mon Céleste Père.

Sois mon bouclier, mon épée pour lutter,

Sois toute mon armure et ma force.

Sois  L'abri de mon âme et le Lieu de mon Refuge.

Je ne désire ni richesse ni honneur sinon celui d'être qu'à Toi,

Ne voulant que Toi sur terre et dans le ciel.

Demeure à jamais le Seul Maître en mon cœur.

Céleste Souverain Tu es Mon Seul Vrai Trésor.

 

 

Bible Protestante

 

Huguenot Cross

 

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La source même des endroits n'engagent pas sur certains domaines Refuge Protestant du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction.

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2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 18:55
Destin ou Providence

C’était le destin, c’était la fatalité, ou, mieux encore, comme j’ai entendu quelqu’un le dire une fois : c’était la fatalité du destin… 

La plupart des gens vivent avec cette idée que le cours des choses est réglé par une force aveugle à laquelle personne ne peut échapper, et qui vous rattrape de toutes manières quoi que vous tâchiez de faire.

 Cela peut-être en bien ou en mal, mais quoi qu’il arrive, tout est écrit par avance : mektoub, comme on dit en arabe… 

Pour la Bible, et la Foi Chrétienne authentique qui est fondée en elle, les choses sont bien différentes. 

Ma destinée n’est pas aux mains d’une force aveugle, mais dans celles d’un Etre Tout-Puissant et Eternel qui dirige chaque pas de mon existence en établissant une relation personnelle de Père Céleste à enfant et en me donnant Sa Loi afin que ma vie soit dirigée par ce cadre Protecteur et Bienfaisant. 

Cette relation n’est possible qu’à cause du don par le Père céleste de Son Fils Bien-Aimé, Jésus-Christ, venu accomplir cette loi Parfaitement afin de me mettre au bénéfice de Son Obéissance.

Les enfants de l’Alliance avec le Seigneur Eternel savent donc que la Providence Divine gouverne toutes choses, mais pas de manière aveugle, impitoyable ou impersonnelle. 

Au contraire, comme l’écrit l’apôtre Paul dans sa lettre aux chrétiens de Rome (chapitre 8) : Nous savons, du reste, que toutes choses coopèrent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. 

Et il conclut ce passage par ces paroles extraordinaires qui sont tout sauf une évocation fataliste : 

Mais dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés.  Car je suis persuadé que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni le présent, ni l’avenir, ni les puissances, ni les êtres d’en-haut, ni ceux d’en-bas, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu en Jésus-Christ notre Seigneur.

Il vaut la peine d’écouter comment le fameux catéchisme de Heidelberg, rédigé au temps de la Réforme, explique la Providence. 

 

A la question : 

Qu’entends-tu par la providence de Dieu,

 

il répond : 

La force toute-puissante et partout présente de Dieu par laquelle Il maintient et conduit, comme par la main, le ciel et la terre avec toutes les créatures, de sorte que les herbes et les plantes, la pluie et la sécheresse, les années de fertilité et celles de stérilité, le manger et le boire, la santé et la maladie, la richesse et la pauvreté, bref toutes choses ne viennent pas du hasard, mais de sa main paternelle. 

 

La question suivante posée par le catéchisme de Heidelberg est la suivante : 

A quoi nous sert-il de connaître la création et la providence de Dieu ?  

 

Et la réponse offre un résumé de l’espérance chrétienne fondée en la toute-puissance du Père céleste : 

A être patients dans l’adversité, reconnaissants dans la prospérité, et à garder confiance, quoi qu’il arrive, en notre Dieu et Père fidèle.  Aucune créature ne peut nous séparer de son amour puisqu’Il les tient toutes tellement dans sa main qu’elles ne peuvent agir ni se déplacer sans sa volonté.

 

Amen,

 

 

Eric kayayan Foi et vie réformées

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 

 

 

 

 

 

Bible

 

Huguenote Cross

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Foi & Vie Réformées

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 18:41
Prière du matin et du soir par Bénédict Pictet, Pasteur Théologien Calviniste Genevois (1655-1724)

Bénédict Pictet, né le 20 mai 1655, est un Pasteur Théologien Calviniste Genevois. Il décède le 09 juin 1724.

Il fut d'un très grand soutien pour les huguenots, qu'ils soient restés en France ou qu'ils soient réfugiés à Genève, en entretenant une correspondance régulière avec de nombreuses personnalités du monde protestant (Antoine CourtClaude Brousson, pour ne citer qu'eux).

Il devient membre de la Société anglaise pour la propagation de l'Évangile (Royal Society for the Propagation of the Gospel)  et de l'Académie de Berlin en 1714.

Deux prières ci-dessous extraite de "Les vérités de la Religion Chrétienne" .

 

Bible

Prière pour dire le matin

 

Seigneur, notre Dieu et notre Père, nous nous abattons en ta sainte présence, pour te demander le pardon de tous nos péchés, au nom de ton Fils Jésus-Christ, et pour te rendre grâces de ce que tu nous as fait passer heureusement la nuit, pour arriver jusqu’à ce jour. Fais, ô Dieu, que nous l’employons à ton saint service, et que toutes nos pensées, toutes nos paroles, et toutes nos actions s’y rapportent, à la gloire de ton saint nom et à l’édification de nos frères. Donne-nous, pour cet effet, ton Saint-Esprit, qui dissipe par sa lumière nos ténèbres, qui mortifie notre chair, qui dompte nos passions, qui change notre cœur, et qui nous conduise dans la droite voie de ta justice, afin que nous ne nous proposions point d’autre but que de te plaire, et que nous n’entreprenions rien qui ne te soit très agréable.

Béni tout ce que nous ferons dans ce jour, fais que nous nous y avancions dans ta connaissance et dans ta crainte, et que travaillant pour la vie présente, nous pensions toujours à celle qui est à venir. Sois le Protecteur de nos corps et de nos âmes. Fortifie-nous contre toutes les tentations du diable, et garantis-nous de toute sorte d’accidents; ou si tu nous y exposes, donne-nous la force de les supporter. Et ne permets pas que rien ne nous sépare jamais de ton amour.

Aie pitié de ton Église, conserve celle dont nous sommes membres; accorde ton secours à tous ceux qui en ont besoin. Répands tes plus précieuses grâces sur tous nos proches; affermis-nous dans ta vérité; augmente notre foi. Soutiens notre espérance et enflamme tellement nos cœurs d’un saint zèle pour toi que nous te soyons fidèles jusques à la mort, pour remporter la couronne de vie qui nous a été acquise par le sang de ton Fils, au nom duquel nous t’invoquons, en disant, notre Père (qui es aux cieux) etc.

 

bible
Prière pour dire le soir

 

Seigneur, notre Dieu, nous-nous prosternons devant le trône de ta majesté souveraine, pour bénir ton saint nom, de ce que tu nous as garanti dans ce jour de tous les dangers auxquels notre pauvre nature est sujette, et de ce que nous n’avons pas été accablés par tes jugements, comme nous l’avions mérité. Pardonne-nous, pour l’amour de ton Fils, tous les péchés que nous y avons commis, avec tous les autres dont nous sommes coupables, et donne-nous ton Saint-Esprit, afin que désormais nous ne t’offensions plus.

Continue-nous ta protection pendant cette nuit; fais que nous y prenions le repos dont nos corps ont besoin, afin d’être plus en état, demain, de travailler à l’œuvre de notre vocation; et répands dans nos consciences le doux sentiment de ta paix. Que tes anges campent autour de nos personnes; et fais que nous nous déchargions de tous les soins de cette vie, pour ne penser qu’à toi, et pour nous reposer uniquement dans le sein de ta providence. Ne permets point que notre sommeil soit excessif, pour plaire à notre chair; mais seulement pour soulager notre nature.

Préserve-nous de tous les accidents auxquels nous sommes exposés; et surtout, fais que voyant tous les jours avancer notre fin, nous nous préparions continuellement à notre mort, afin de vivre dans ta crainte, pour mourir dans le sentiment de ta grâce, et pour revivre éternellement dans ta gloire, avec ton cher Fils, au nom duquel nous te prions, notre Père, etc.

 

 

 

 

Bible
Croix Huguenote

 

 

 

Source :  site Par la Foi  &   Ressources Chrétiennes

 

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16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 07:25
Les Psaumes au quotidien

Pourquoi la Bible contient-elle un recueil de 150 Psaumes ?

 

Prières d’adoration et chants de louange, cris d’appel « des profondeurs de l’abîme » ou psaumes d’imprécation réclamant la justice du Très-Haut, humbles confessions des péchés ou rappels des exploits de Dieu, les Psaumes se classent (avec le livre de Job) parmi la plus belle poésie de toute la littérature mondiale.

 

Plus encore, ces vieux psaumes de David ou d’Asaph, des fils de Qoré ou d’autres, occupent une place de choix dans la Bible.

 

N’est-ce pas remarquable ?

 

Le Seigneur s’est révélé à nous sous forme de prières, à la fois poésie humaine et Parole de Dieu.

 

Pourquoi donc ?

 

Parce qu’Il s’adresse à notre être tout entier.

 

Il nous veut tout à Lui, corps et âme, travail et loisirs, famille, Église et projets.

 

Avant tout, c’est notre cœur qu’Il veut, qu’Il purifie, régénère et fortifie ; le reste alors suivra…

 

Les Psaumes reflètent admirablement cette intimité de l’Alliance.

 

« Je serai votre Dieu, vous serez mon peuple. »

 

Quelle grande promesse et quelle obligation sérieuse !

 

Jésus-Christ est venu sceller cette Alliance par Son Sang ; Son Esprit Saint nous habite pour que nous en vivions la Réalité.

 

Les Psaumes eux-mêmes nous parlent de Jésus, nous annoncent Sa Venue dans le monde, Ses Souffrances, Sa Mort Expiatoire, Sa Résurrection Victorieuses, Sa Montée au Ciel et Son Règne Actuel.

 

Les prières et les louanges des Psaumes sont là non seulement pour nourrir notre piété personnelle et en Église, mais également pour nous faire admirer Notre Sauveur et Lui rendre grâce pour Son Si Grand Salut.

 

Les Psaumes au quotidien, « seul dans ta chambre » ou en famille autour de la table, durant des rencontres de prière ou le dimanche en Église, les Psaumes lus ou chantés, priés ou médités, constitueront un aliment essentiel pour une diète bien équilibrée.

 

Nos cœurs craintifs ou coupables, déçus ou découragés, s’élèveront alors vers « le Refuge de ma vie », « Ma Lumière et Mon Salut », afin de « rendre Gloire à Son Nom ».

 

La pratique du chant des Psaumes procure de nombreux bienfaits aussi bien à l’ensemble de l’Église qu’à la vie chrétienne individuelle et familiale.

 

Ces bienfaits ont été observés dans l’histoire de l’Église et sont encore remarqués dans plusieurs Églises actuelles qui chantent les Psaumes.

 

Voici les principaux bienfaits du chant des Psaumes :

1. Il contribue puissamment à unir le cœur et l’intelligence

 

La musique a la capacité d’unir le cœur et l’intelligence.

Le ministère d’enseignement est essentiel dans l’Église, mais chanter les Psaumes contribue à faire pénétrer le contenu de la Parole de Dieu dans nos cœurs.

Notre cœur est le moteur de nos actions et de nos vies.

C’est la raison pour laquelle Dieu a donné les Psaumes à Son Église, afin qu’ils soient chantés de tout cœur.

2. Il développe une riche spiritualité biblique

Les Psaumes sont un guide complet pour notre vie spirituelle.

Ils expriment toute la gamme des expériences et des émotions du croyant : la louange, la joie, la reconnaissance, la foi, la tristesse, la crainte, la douleur, la détresse, les lamentations, la confiance, l’adoration, les requêtes, la confession des péchés, l’enseignement, l’appel à la justice, l’espérance de la victoire, etc.

Nos émotions ont besoin d’être formées par l’Évangile et par le Saint-Esprit autant que notre intellect.

Le chant des Psaumes soumet le cœur humain pécheur et rebelle afin de le conduire sur le chemin de la piété ; il discipline les sentiments du cœur à l’école de la Foi et nous stimule à élever nos cœurs vers Dieu.

3. Il nous fait grandir dans la connaissance des doctrines bibliques

Dans l’histoire, de mauvais chants ont souvent contribué à faire entrer des hérésies dans l’Église.

Chanter les Psaumes contribue à nous en préserver.

Nous chantons une richesse théologique, car les Psaumes contiennent tous les grands sujets théologiques : Dieu et ses attributs, la création, l’homme, le péché, le salut, la personne et l’Oeuvre de Jésus-Christ, l’Église, l’alliance, la fin des temps, etc.

4. Il nous aide à trouver refuge en Dieu

Les Psaumes sont les chants de l’Église qui souffre au milieu de la persécution, des détresses, de la maladie et de la mort.

Ils aident les fidèles et tout le peuple de l’alliance à trouver Refuge et force en Notre Rocher qui est annoncé et célébré dans les Psaumes.

5. Il produit une piété solide, militante et courageuse

Les Psaumes forment l’armée du Seigneur au combat spirituel.

Ils contiennent beaucoup d’images de guerre, de conquête divine et de victoire de la justice.

Le chant des Psaumes a contribué à donner la victoire de la foi à un très grand nombre de réformés, devant les rois français, l’empire espagnol, la monarchie des Stuart en Angleterre. etc.

Ce chant a donné force et courage au milieu des drames, des guerres et des calamités.

Le chant des Psaumes peut transformer une Église habituée au compromis en une Église militante et courageuse dans son combat contre le péché, le monde et le diable.

Les Psaumes sont des chants de l’Église victorieuse.

Ils inspirent l’Église à croire dans la victoire finale de Leur Grand Roi.

Dans une culture où le monde est de plus en plus opposé à la foi, le chant des Psaumes pourra donner force et courage au Peuple de Dieu afin de vivre vaillamment sa Foi dans l’espérance de la victoire finale.

6. Il contribue à notre sanctification

Le monde n’a pas besoin de passer des lois pour inciter les gens à commettre des immoralités sexuelles, à devenir violents, etc.

Le monde n’a qu’à chanter des chansons folles qui encouragent les gens à vivre ainsi.

Face aux chansons folles de ce monde, l’Église est appelée à chanter des chants de sagesse qui nous inciteront à la sagesse, à la fidélité et à la sainteté.

Plus le chant des Psaumes fera partie de notre vie, plus ceux-ci transformeront nos pensées et nos émotions, et plus nous deviendrons différents du monde autour de nous et semblables à Jésus-Christ.

7. Il nous aide à mémoriser la Bible

La musique nous aide à garder en mémoire la vérité des paroles que nous chantons.

Les paroles des Psaumes, inspirées par l’Esprit de Dieu, pourront alors être puissamment employées dans nos cœurs par le même Esprit dans les diverses circonstances de nos vies où nous en aurons besoin.

8. Il nous aide à nous situer dans l’alliance et dans l’histoire de la rédemption

Les Psaumes ne racontent pas seulement des expériences spirituelles individuelles, mais nous racontent l’histoire du peuple de l’alliance et des Oeuvres Rédemptrices de Dieu.

Chanter les Psaumes, c’est confesser l’unité de l’Ancien et du Nouveau Testament, c’est célébrer la Fidélité de Dieu à Son Alliance, c’est raconter Ses Exploits et Ses Délivrances en faveur de Son Peuple, hier, aujourd’hui et pour les générations futures, dans l’espérance de Ses Glorieuses Promesses à venir.

9. Il encourage à vivre et apprécier la communion des saints

Les Psaumes ont été chantés par le peuple de l’alliance de génération en génération, depuis qu’ils ont été écrits jusqu’à aujourd’hui, et le seront jusqu’au Retour de Jésus-Christ.

Chanter les Psaumes nous aide à vivre cette solidarité avec tout le peuple des Rachetés, qui s’étend au-delà des cultures et des générations.

Chanter les Psaumes, c’est confesser la communion des Saints et cela contribue à développer un sens de solidarité avec le Peuple de l’Alliance de tous les temps.

10. Il nous amène à louer la personne et l’œuvre de Jésus-Christ

Les Psaumes contiennent une richesse de prophéties, de figures, d’attentes messianiques et de préfigurations concernant la Personne et l'Oeuvre de Jésus-Christ.

Ils annoncent Ses Souffrances (Psaume 22 ; 40), Son Humiliation et Son Exaltation (Psaume 2; 8; 118), Sa Résurrection (Psaume 2 ; 16), Son Ascension (Psaume 110), Son Règne (Psaume 2; 110), Son Retour à venir en Gloire pour juger le monde (Psaume 21; 24).

C’est Jésus-Christ Lui-même qui nous parle et qui est Présent dans les Psaumes.

Revenir au chant des Psaumes ne peut que nous aider à célébrer Notre Rédemption en Jésus-Christ.

Amen,

 

 

 

 

Pasteur Paulin Bedard

Pasteur Paulin Bédard,

 

 

Bible Protestante

 

Croix Protestante

 

Que l'Éternel te bénisse et te garde ! Que l’Éternel fasse briller son visage sur toi, et qu'il te soit agréable ! Que l'Éternel lève son visage sur toi, et qu'il te donne la paix ! ( Nombres 6 /24-26 )

Source : Psautier de Genève /  Ressources Chrétiennes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La source musicale même des endroits n'engagent pas sur certains domaines Refuge Protestant du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction

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22 avril 2018 7 22 /04 /avril /2018 07:38
Prière du matin de Jean Calvin

Fais-moi entendre, dès le matin, ta bonté, car je me suis confié en toi ; fais-moi connaître le chemin où je dois marcher, car j’ai élevé mon âme à toi. Eternel, délivre-moi de mes ennemis ; je me suis retiré vers toi. Enseigne-moi à faire ta volonté, car tu es mon Dieu. Que ton bon Esprit me conduise dans le droit chemin. (Ps 143 ,8-10)

Mon Dieu, mon Père et mon Sauveur, puisqu’il t’a plu de me conserver par ta grâce pendant la nuit qui vient de finir et jusques au jour qui commence, fais que je l’emploie tout entier à ton service et que je ne pense, ne dise ou ne fasse rien qui ne soit pour te plaire et obéir à ta sainte volonté, afin que toutes mes actions se rapportent à la gloire de ton nom et au salut de mes frères. Et de même que pour cette vie terrestre, tu fais luire ton soleil sur le monde, veuille aussi éclairer mon intelligence par la clarté de ton Esprit, afin de me diriger dans la voie de ta justice.

Ainsi, ô mon Dieu, à quelque chose que je m’applique, que mon but soit toujours de te servir et de t’honorer, attendant tout mon bien de ta seule bénédiction et n’entreprenant rien qui ne te soit agréable. Fais aussi, Seigneur, que tout en travaillant pour mon corps et pour la vie présente, j’élève mon âme plus haut jusques à cette vie céleste et bienheureuse que tu réserves à tes enfants. Qu’il te plaise d’être le protecteur de mon âme comme de mon corps afin de me fortifier contre toutes les tentations de Satan et de me délivrer de tous les dangers qui me menacent sans cesse.

Et puisque ce n’est rien de commencer si l’on ne persévère, je te demande, ô Dieu, de me conduire et de me diriger, non pas ce jour seulement, mais jusques à la fin de ma vie. Veuille aussi augmenter continuellement en moi les dons de ta grâce, afin que je progresse de jour en jour, jusques à ce que je parvienne à la pleine communion de ton Fils Jésus-Christ, qui est la vraie lumière de nos âmes.

Mais, ô mon Dieu, pour que je puisse obtenir de toi de si grands bienfaits, veuille oublier tous mes péchés et me les pardonner selon ta miséricorde infinie, comme tu l’as promis à tous ceux qui t’invoqueront d’un cœur sincère en Jésus-Christ notre Sauveur.

Amen.

Jean Calvin

Jean Calvin,

 

 

Bible
huguenot cross

 

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 22:01
Seigneur, j’ai déjà promis et pris des résolutions, mais je n’ose plus le faire car je sais que je les transgresserai et qu’elles accroîtront ma culpabilité.

« J’ai péché contre toi seul, et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux, en sorte que tu seras juste dans ta sentence, sans reproche dans ton jugement. » – Psaume 51:6

 

Nous avons tous entendu parler d'hommes qui ont reconnu leur culpabilité, mais qui cherchent à atténuer la gravité de leur crime et font valoir quelques raisons pour lesquelles ils ne sont pas aussi coupables qu'ils semblent l'être.

Quand le Chrétien reconnaît sa culpabilité, il n’a jamais un mot d’atténuation ou de défense en sa faveur.

Il justifie Dieu qui le condamne et approuve Sa Justice qui le châtie pour l’éternité.

Avez-vous déjà fait une telle confession ?

Vous êtes-vous déjà soumis à Dieu de cette manière ?

Ou bien avez-vous cherché à réduire votre culpabilité, à appeler vos péchés par des noms acceptables, ou parlé de vos crimes comme s’ils n’étaient que des broutilles ?

Si c’est le cas, vous n’avez pas encore senti la sentence de mort qui est en vous ; vous attendez encore, jusqu’au jour où le tocsin sonnera l’heure de votre perdition éternelle dans les flammes qui ne s’éteignent pas.

Le Chrétien ne donne en outre aucune promesse qu'il s'amendera par ses propres efforts.

Certains, quand ils font leur confession devant Dieu disent :

« Seigneur, si tu me pardonnes, je ne pécherai plus. »

Mais ceux qui se repentent devant Dieu disent plutôt :

" Seigneur, j'ai déjà promis et pris des résolutions, mais je n'ose plus le faire car je sais que je les transgresserai et qu'elles accroîtront ma culpabilité. Je ne tarderai pas à violer mes promesses, ce qui plongera mon âme plus profond en enfer. Je peux seulement dire que si Tu crées en moi un coeur pur, je T'en serai reconnaissant, et je chanterai tes louanges à jamais. Je ne peux pas promettre de vivre sans péché ou de tisser une justice qui me soit propre. Je n'ose pas promettre, Ô Père, que je ne m'égarerai pas de nouveau ".

 

 

 

Charles spurgeon

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

"Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. (...) Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. (...) Et non seulement cela, mais encore nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation."

Romains 5: 6,8,11

Passion selon Saint Matthieu de Jean-Sébastien Bach. 'Erbarme dich, mein Gott' de 'St Matthew Passion' (BWV 244) de JS Bach, et interprété par la Netherlands Bach Society sous la direction de Jos van Veldhoven. Solistes: Tim Mead (Alto), Shunske Sato (violon). Le texte: "Aie pitié de moi, Mon Dieu, à cause de mes larmes ! Regarde ici, mon cœur et mes yeux pleurent devant toi amèrement." Il s'agit d'une prière suivant le récit du reniement de Jésus par son disciple Pierre (Matthieu 26:69-75). La Passion de St Matthieu raconte l'histoire des derniers jours de Jésus. Jean Sébastien Bach et Christian Friedrich Henrici ont pris l'histoire racontée par saint Matthieu l'évangéliste. L'action est suspendue et les événements sont placés dans le contexte théologique, les paroles et les mélodies de la chorale venant du livre hymne luthérien et bien connues de la congrégation de Leipzig.

 

 

Bible

 

Croix huguenote

 

 

 

 

 

 

Source Courants d’eau pour mon âme. Méditations quotidiennes de Charles Spurgeon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La source musicale même des endroits n'engagent pas sur certains domaines Refuge Protestant du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction

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31 mars 2018 6 31 /03 /mars /2018 20:09
Pâques et la signification de la crucifixion de Christ

En ce temps de commémoration pascale l’actualité nous rappelle de manière bouleversante ce que peut impliquer la notion de sacrifice héroïque de soi-même pour protéger d’autres vies en danger de mort. 

Je n’ai guère besoin de faire un dessin, les faits, abondamment commentés par d’autres, parlent pour eux-mêmes.  Ils forcent une nation à réfléchir avec émotion et profondeur sur le sens du mot « sacrifice ».

Coïncidence de calendrier ou non, et qu’on le veuille ou non, nous ne pouvons éluder la signification du sacrifice de Jésus-Christ pour d’autres, alors qu’elle se trouve au cœur même de la Foi Chrétienne. 

Ceux qui ne partagent pas celle-ci n’ont d’ailleurs rien à perdre à se mettre à l’écoute de ceux qu’elle fait vivre, ne serait-ce que pour tâcher d’en saisir sa portée.

Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies.  A peine mourrait-on pour un juste; quelqu’un peut-être aurait le courage de mourir pour un homme qui est bon. Mais en ceci, Dieu prouve son amour envers nous: lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. 

C’est ce qu’écrit l’apôtre Paul au début du chapitre cinq de sa lettre aux chrétiens de Rome un peu plus de vingt-cinq ans après la crucifixion de Jésus-Christ, attribuant à celle-ci une signification sacrificielle au caractère unique et indépassable.

« Envers nous, pour nous », écrit Paul. 

Mais qui donc ce « nous » englobe-t-il ?

Lui-même, ses compagnons et ses lecteurs, certes, mais aussi de nombreuses autres jeunes communautés de croyants qu’il a contribué à fonder par sa prédication, et par delà celles de son temps, tous ceux et celles au cours de l’histoire subséquente qui se seront mis à l’écoute de cette même prédication et l’auront fermement saisie dans leur coeur et leur esprit.

Cette constatation ne dispense cependant pas de se demander dans quel état se trouvent ceux pour qui le Christ prêché par l’apôtre Paul s’est sacrifié sur la Croix en se substituant à eux.   Étaient-ils simplement un peu égarés, ou même sérieusement blessés mais néanmoins encore capables de saisir l’aide qu’il venait leur offrir ? 

Au second chapitre de sa lettre aux chrétiens d’Éphèse, Paul s’exprime sans ambiguïté à ce sujet. Ceux pour qui Jésus-Christ s’est sacrifié étaient bel et bien morts spirituellement. 

Non  pas morts au sens où la vie physique, matérielle ou intellectuelle leur aurait fait défaut (car Dieu la maintient et la renouvelle par sa Grâce générale qui s’étend sur tous les hommes et sur sa Création en général), mais au sens ou devant sa sainteté et son jugement, ils étaient morts et voués à une condamnation éternelle, sans aucun recours possible avant le sacrifice du Christ reçu et accepté par la foi. 

Ce n’est pas pour rien que Paul parle « d’enfants de colère » pour décrire cette condition déchue et perdue d’êtres pour toujours aliénés de Dieu à moins qu’il n’initie et ne réalise lui-même leur salut, et ce par un don gratuit, c’est-à-dire par pure Grâce :

Pour vous, vous étiez MORTS par vos fautes et par vos péchés dans lesquels vous marchiez autrefois selon le cours de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air [= Satan] cet esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion.  Nous tous aussi, nous étions de leur nombre et nous nous conduisions autrefois selon nos convoitises charnelles, nous exécutions les volontés de notre chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère comme les autres. Mais Dieu est riche en miséricorde et, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions MORTS par nos fautes, il nous a rendus à la vie par le Christ – c’est par grâce que vous êtes sauvés – il nous a ressuscités ensemble et fait asseoir ensemble dans les lieux célestes en Christ-Jésus, afin de montrer dans les siècles à venir la richesse surabondante de sa grâce par sa bonté envers nous en Christ-Jésus.

Ceci devrait être bien clair en premier lieu pour tous les chrétiens : s’ils proclament depuis le tout début de l’Église que Jésus-Christ est mort sur la Croix (« …il a souffert sous Ponce-Pilate, il a été crucifié, il est MORT, il a été enseveli, il est descendu aux enfers… »)  ce n’est pas pour indiquer simplement que sa crucifixion et la mort qui s’est ensuivie n’ont pas été fictives (comme le prétendait la secte des Docètes durant les premiers siècles de l’ère chrétienne, suivie plusieurs siècles après par Mahomet et le Coran). 

A la suite de Paul et des autres apôtres, ils affirment que cette mort – constatée par les autorités romaines de l’époque et rapportée par leurs historiens (comme  Tacite, au début du second siècle) – a rempli un but, une mission unique : celle de prendre sur lui notre propre mort sous le jugement de Dieu, en s’offrant volontairement en sacrifice parfait et sans défaut, sacrifice que seul le Fils éternel de Dieu ayant revêtu notre nature humaine pouvait accomplir.   

Elle était donc justement nécessaire à cause de notre propre mort au regard de Dieu.  

Si nous n’étions pas morts par nos fautes et nos péchés (selon les mots mêmes de Paul) la mort bien réelle de Jésus sur la Croix n’aurait pas eu lieu d’être.  Pour la foi chrétienne, la corrélation entre les deux est inéluctable.

La mort de Jésus n’est pas un malheureux accident de l’histoire témoignant de ces que des gens bien comme Jésus peuvent mourir injustement malgré le bel exemple d’humanité dont ils ont fait preuve par leurs actes et leurs paroles durant leur vie.  

Elle ne revêt son sens rédempteur que dans la reconnaissance que nous étions véritablement et totalement morts par nos fautes et nos péchés, et qu’il aura fallu rien de moins que la mort et la résurrection du Christ comme miracles de la Grâce divine pour nous ramener à cette vie que nous avions totalement perdue. 

En effet si la résurrection de Jésus au matin de Pâques est un miracle sans égal, c’est pareillement pour qu’elle devienne une véritable résurrection spirituelle pour ceux qui étaient auparavant morts mais ont été mis au bénéfice de cette résurrection en se l’appropriant par la foi.

Peut-être faut-il aussi noter (comme le fait le catéchisme de Genève, rédigé par Calvin en 1545) que la mention de Ponce Pilate dans le Credo -la confession de foi- n’est pas non plus un simple rappel de l’historicité véridique de cette mort, qui n’est ni mythe ni affabulation.  

Cette mention trouve aussi sa signification dans le fait que l’autorité politique humaine du moment (le gouverneur Ponce Pilate) qui a finalement livré Jésus à ceux qui voulaient le faire crucifier, avait déclaré à plusieurs reprises devant eux qu’elle ne trouvait en Jésus rien qui mérite une telle condamnation (voir entre autres Jean 19:4). 

Ponce Pilate déclara donc ouvertement l’innocence de Jésus, et par là l’iniquité du jugement qu’il prononçait.  Il se trouvait du reste parfaitement d’accord avec l’autre instrument de ce jugement inique, le souverain sacrificateur Caïphe. 

En effet, plus tôt au cours du ministère de Jésus (Jean 11:47-51) la question de la mise à mort d’un seul pour tout le peuple avait été discutée en haut lieu:   Alors, les principaux sacrificateurs et les Pharisiens assemblèrent le sanhédrin et dirent : Qu’allons-nous faire ? Car cet homme fait beaucoup de miracles.  Si nous le laissons faire, tous croiront en lui, et les Romains viendront nous enlever et notre lieu sait et notre nation. L’un d’eux, Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là, leur dit : « Vous n’y entendez rien ; vous ne vous rendez pas compte qu’il est avantageux pour vous qu’un seul homme meure pour le peuple et que la nation entière ne périsse pas. »  Or, il ne dit pas cela de lui-même mais, étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation.

Si nous revenons à notre condition avant le sacrifice de Jésus-Christ, la question qu’il faut se poser sans faux-semblants ou faux-fuyants est de savoir s’il demeure spirituellement quoi que ce soit de bon ou de valable en nous avant que Dieu, par pure grâce, ne vienne annuler notre mort spirituelle en la transférant sur son Fils bien-aimé, puis nous confère une vie nouvelle par la vie nouvelle du Christ ressuscité des morts.

En effet l’orgueil de l’homme est tel que même confronté par tant de preuves accablantes à la réalité désespérée de sa condition spirituelle devant le Dieu saint, il se laisse accroire qu’il demeure tout de même un petit quelque chose en lui sur lequel Dieu peut prendre appui pour lui tendre la perche dont il a besoin pour s’en tirer.  Mais laissons à nouveau l’apôtre Paul, inspiré par l’Esprit de Dieu, répondre à ces faux semblants qui ne feront qu’enfoncer davantage ceux qui s’appuient sur eux. 

Il écrit, dans l’épître aux Romains (3:23-25):

Car il n’y a pas de distinction : tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est dans le Christ-Jésus.  C’est lui que Dieu a destiné comme moyen d’expiation pour ceux qui auraient la foi en son sang, afin de montrer sa justice. 

Et plus loin (6:23)Car le salaire du péché c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Christ-Jésus notre Seigneur. 

Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu.

Or pécher et être privé de la gloire de Dieu c’est être mort devant Luisimplement et tragiquement. 

Il ne sert à rien d’escamoter cette réalité, qui n’a d’autre remède que le Sacrifice de Jésus-Christ offert une fois pour toutes et qui ne peut être saisi que par la Foi.

Dans un sermon sur les premiers versets du second chapitre de la lettre de Paul aux Éphésiens, cités et commentés plus haut, Jean Calvin expose le texte apostolique comme suit (je conserve la syntaxe et l’orthographe anciennes de l’édition consultée, tout en clarifiant certains termes par des équivalents entre crochets):

Car iusques à ce que les hommes ayent ainsi examiné combien ils sont povres et miserables, il est certain que iamais ils ne rendront à Dieu la centieme partie de l’honneur qu’il merite (…) 

Et de faict, quelle est nostre nature en général?  C’est que nous ne pensons sinon tout mal : comme aussi S. Paul tend à ce propos maintenant.  Au premier chap.  il a tousiours poursuivi cest argument, que nous ne sçaurions assez exalter nostre Dieu, attendu [étant donné] la misericorde dont il a usé envers nous.  Or maintenant pour mieux exprimer encores cela, il nous monstre comme en peinture et en un miroir quels sont les hommes, iusques à ce que Dieu les ait prévenus de sa grace, et qu’il les ait recueillis à soy.  Il monstre donc que nous sommes tout plongez en un abysme si horrible, que quand nous y pensons nous devons estre confus, les cheveux nous doyvent dresser en la teste: car là-dessus il est impossible que nous ne soyons esmeus [émus] et enflambez à bénir le nom de Dieu, d’autant qu’il nous a ainsi cerchez [cherchés] au profond d’enfer pour nous attirer au royaume des cieux. 

Et nostre Seigneur Iesus-Christ, pour nous declarer en quel estat il nous trouve, dit qu’il est venu à fin que les morts ressuscitent à sa voix.  Voici donc l’office que s’attribue le Fils de Dieu, c’est que par la doctrine de son Evangile il nous retire de mort à vie.  Comme aussi il adiouste que tous ceux qui croiront en luy, sont passez de la mort en laquelle ils estoyent [étaient] detenus, pour entrer en la vie celeste: non pas que les fideles en iouissent ici encores: mais ils la possèdent tellement par esperance, qu’ils en sont tout asseurez.  Or quand nostre Seigneur Iesus Christ dit que sa voix a ceste vertu de ressusciter les morts, il prend cela par similitude.  Car quelque vie que nous cuidions [pensions] avoir, si est-ce qu’ [néanmoins] estans separez de Dieu nous sommes en une mort spirituelle: combien que [bien que] tous incredules cuideront [penserons] et en leur sagesse et en leur vertu estre plus que vivans.  Or ils s’endurcissent en cela, et s’y glorifient iusques au bout.

Mais regardons où est la fontaine de vie: elle est en Dieu: et ils en sont alienez.  Regardons aussi quelle est la vraye vie de l’homme : ce n’est pas qu’il soit fin, et que par ses finesses et astuces il puisse bien faire ses besongnes en ce monde, qu’il puisse acquerir grand renom, qu’il puisse estre subtil et bien advisé pour donner conseil à tous autres: ce n’est pas qu’il soit excellent en toutes sciences humaines et tous arts: ce n’est pas aussi qu’il soit prisé et renommé comme magnanime, ou ayant d’autres vertus qui sont louables entre les hommes: mais il faut commencer plus haut, c’est que nous cognoissions [connaissions] Dieu estre nostre Père, que nous soyons gardez par la clairté de sa parole, et illuminez en la foy pour cognoistre [connaître] le chemin de salut, et que nous sçachions que tout nostre bien gist en luy, à fin que nous l’y cerchions [cherchions] en toute humilité: que nous cognoissions aussi le moyen comment nous pourrons parvenir là, c’est à sçavoir ayant nostre Seigneur Iesus Christ, auquel toute plenitude de grace nous est présentée.

Voilà donc le message de Pâques, de la signification et la valeur incomparables du Sacrifice de Jésus-Christ sur la Croix, que le disciple Pierre dans sa première lettre adressée à des croyants non seulement dispersés mais aussi persécutés, résume ainsi (3:18): En effet, Christ aussi est mort une seule fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de vous amener à Dieu. 

A Toi la Gloire Ô Ressuscité

 

Eric Kayayan

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 

 

 

 

Bible
Huguenot Cross

 

 

 

 

 

SourceFoi & Vie Réformées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 mars 2018 7 04 /03 /mars /2018 09:37
Dieu justifiant l'impie (1ère partie)

« A Celui qui ne fait point d’œuvre,

mais qui croit en Celui qui justifie l’impie,

sa foi lui est imputée à justice ».

(Romains 4-5)

 

J’attire l’attention sur ces mots :

 

« Celui qui justifie l’impie ».

 

N’est ce pas extraordinaire ?

 

N’êtes vous pas surpris de trouver une telle expression dans la Bible ?

 

Certains hommes haïssent la doctrine de l’expiation, elle constitue pour eux un blâme contre Dieu, qui sauverait des pécheurs corrompus et agréerait les plus abjects d’entre les vils.

 

Remarquez à quel point ce passage établit et confirme cette accusation.

 

Par la bouche de Son serviteur Paul, inspiré par l’Esprit Saint, Dieu se désigne Lui même comme « Celui qui justifie l’impie ».

 

Il déclare justes les injustes, Il pardonne ceux qui sont dignes d’être damnés.

 

Il accorde Sa faveur à ceux qui méritent aucune pitié.

 

Vous avez pu penser que le salut était pour les justes, que la grâce de Dieu était réservée aux purs et aux saints, à ceux qui sont délivrés de tout péché.

 

Vous étiez persuadé que lorsque vous seriez devenu parfaitement bon, mais alors seulement, Dieu vous récompenserait ; votre indignité excluait toute possibilité de vous concilier Sa faveur.

 

Dans ce cas, notre texte « Celui qui justifie l’impie » vous étonnera certainement.

 

Permettez moi de vous faire part de mon expérience personnelle :

 

Bien que l’immensité de la Grâce de Dieu soit devenue pour moi une pensée habituelle, elle ne cesse jamais d’être l’objet de mon admiration.

 

N’est il pas extraordinaire, en effet, qu’il soit possible à un Dieu Saint de justifier un homme souillé ?

 

D’après le sentiment de justice inhérent à notre nature, nous parlons toujours de notre bonté et de nos mérites personnels.

 

Nous entretenons l’idée qu’il doit y avoir quelque chose en nous qui nous conciliera la faveur de Dieu.

 

Or, Dieu, dont le regard dissipe toutes les illusions, voit qu’il n’y a aucun bien quelconque en nous.

 

« Il n’y a point de juste, pas même un seul ». (Romains 3-10)

 

Il sait que « nous sommes tous comme des impurs, et toute notre justice est comme un vêtement souillé ; nous sommes tous flétris comme une feuille, et nos crimes nous emportent comme le vent. » (Esaïe 64-5).

 

Aussi le Seigneur Jésus n’est Il pas venu dans ce monde pour chercher la bonté et la justice parmi les hommes, mais pour les leur apporter en faire don à ceux d’entre eux qui ne s’estiment ni bon ni justes.

 

Il vient, non parce que nous sommes justes, mais pour nous rendre tels :

 

Il justifie l’impie.

 

Un honnête avocat se présentant devant un tribunal où un innocent est accusé faussement, défendra sa cause et cherchera à le justifier des accusations portées contre lui.

 

Le but de l’avocat est, non pas d’essayer de justifier le coupable, mais de justifier l’innocent.

 

Nul sur la terre n’a ni le pouvoir, ni le droit de justifier un coupable.

 

C’est un miracle qui n’appartient qu’à l’Eternel Seul.

 

Dieu, le Souverain infiniment juste, sait qu’il n’y a pas un seul juste sur toute la surface de la terre, pas un qui fasse le bien et ne pèche point ; aussi dans l’infinie souveraineté de Sa nature divine, et dans la splendeur de Son amour ineffable, Il entreprend, non pas l’œuvre de la justification du juste, mais celle de justification de l’impie.

 

Dieu a préparé des voies et moyens tels que, à bon droit, l’impie puisse être réadmis en Sa présence comme juste.

 

Il a prédéterminé un ordre de choses, par lequel, avec une parfaite justice, Il peut traiter le coupable comme si pendant toute sa vie, il n’avait jamais commis d’offense.

 

En vérité, Il peut le traiter comme s’il était entièrement pur de tout péché.

 

Il justifie l’impie.

 

Jésus Christ vient dans le monde pour sauver des pécheurs.

 

N’est ce pas un fait vraiment extraordinaire dont nous devons nous émerveiller au plus haut point ?

 

Savoir que Dieu me justifie, est chaque jour, à mes yeux, la plus grande merveille dont j’aie jamais entendu parler.

 

Je réalise que je suis un monceau d’indignité, une montagne de péché, un amas de corruption en dehors de Son Amour Tout Puissant.

 

J’ai l’entière assurance d’être justifié par la foi en Jésus Christ, et regardé comme si j’avais été toujours parfaitement juste ; je suis devenu héritier de Dieu et cohéritier de Christ, et cependant, par nature, je dois me ranger parmi les plus mauvais.

 

Moi, qui suis tout à fait indigne, je suis traité comme si j’avais été juste.

 

Je suis aimé avec autant d’amour que si j’avais toujours été pieux, quoique autrefois j’aie été un impie.

 

Qui n’en serait étonné ?

 

Une telle grâce provoque une admiration qui ne le cède qu’à la gratitude.

 

Or si, d’une part, cet amour est incompréhensible, remarquons d’autre part, combien il rend l’Evangile précieux pour vous comme pour moi :

 

Si Dieu justifie l’impie, Il peut donc vous justifier vous aussi.

 

Car n’est ce pas votre état ?

 

Tel est votre véritable qualificatif si vous n’êtes pas converti ; vous avez vécu sans Dieu, étant le contraire d’un saint, vous avez été et vous êtes un impie.

 

Peut être vivez vous dans l’indifférence à l’égard du jour du Seigneur, à l’égard de Sa Parole et de Sa maison.

 

Peut être aussi avez vous essayé de nier l’existence de Dieu.

 

Vous avez vécu sur cette terre, remplie des témoignages de la présence divine, en fermant continuellement les yeux aux évidences manifestes de Sa Toute Puissance et de Sa Divinité.

 

Vous avez vécu comme si Dieu n’existait pas.

 

En vérité il vous aurait plu de pouvoir démontrer si la chose était possible, qu’il n’y a pas de Dieu.

 

Après avoir marché de longues années dans cette voie, il se peut que maintenant Dieu ne représente plus rien pour vous.

 

Cette épithète : IMPIE est un terme qui s’applique à vous aussi exactement que celui d’eau salée s’applique à la mer, n’est il pas vrai ?

 

Mais il se peut que vous apparteniez à une autre catégorie de personnes :

 

Très ponctuellement vous avez suivi toutes pratiques extérieures de la religion, mais comme vous n’y avez pas mis votre cœur, en fait vous avez été un impie.

 

Bien que vous vous soyez joint au peuple de Dieu, vous n’avez jamais rencontré Dieu.

 

Vous avez uni votre voix à celles du chœur, mais jamais du fond du cœur vous n’avez loué le Seigneur.

 

Vous avez vécu sans amour pour Dieu et sans égard pour ses commandements dans votre vie journalière.

 

Vous êtes exactement celui à qui s’adresse cette Bonne Nouvelle, cet Evangile qui déclare que Dieu justifie les impies.

 

Si vous ouvrez votre cœur, vous serez frappé de la Grande Bonté de Dieu qui a pourvu au salut d’un être tel que vous et vous vous direz :

 

« Il justifie l’impie, pourquoi alors ne serais je pas justifié et justifié tout de suite ? »

 

Remarquez encore qu’il faut que le salut de Dieu soit pour ceux qui en sont indignes, et qui n’ont rien fait pour le mériter.

 

Il est naturel que cette vérité se trouve dans la Parole de Dieu : quels sont ceux qui ont besoin de justification, sinon ceux qui n’ont aucune possibilité de se justifier ?

 

Si quelqu’un se croit juste, il ne ressent pas le besoin d’une justification.

 

Si vous êtes persuadé d’accomplir votre devoir, vous croyez aussi qu’il faut vous accorder le ciel ; qu’avez vous besoin dans ce cas, d’un Sauveur et de Sa Miséricorde ?

 

La justification ? A quoi vous serait elle utile ?

 

Dès lors ce que je dis vous fatiguera, car n’étant d’aucun intérêt pour vous.

 

Cependant, aussi sûr que vous êtes vivant, vous marchez à votre perte !

 

Vous, homme juste, dont la justice est basée sur vos bonnes œuvres, vous êtes ou trompeur, ou trompé, car l’Ecriture infaillible dit en propres termes :

 

« Il n’y a point de juste, pas même un seul. »

 

Il n’existe pas d’Evangile pour celui qui se croit juste.

 

Jésus Christ ne vint pas pour chercher les justes et je ne puis entreprendre ce qu’Il n’a pas fait Lui même.

 

Si je vous appelais dans ces sentiments qui sont vôtres, vous ne voudriez pas venir ; aussi, ce n’est pas en votre qualité de juste que je veux m’adresser à vous.

 

Non, mais considérez plutôt votre propre justice, jusqu’à ce que vous voyiez combien elle est illusoire.

 

Une toile d’araignée serait deux fois plus solide.

 

Finissez en une fois pour toutes avec elle !

 

Croyez moi, les seules personnes qui puissent être justifiées sont celles qui n’ont aucune justice personnelle.

 

Pour qu’elles soient acquittées devant le tribunal du Très Haut, il faut que quelque chose soit fait en leur faveur.

 

Soyez en parfaitement sûr, le Seigneur Seul peut faire pour elles ce qui est nécessaire.

 

La sagesse infinie ne commence jamais une œuvre inutile.

 

Jésus n’entreprend jamais ce qui est superflu.

 

Justifier le juste, à quoi bon ?

 

Ce serait le travail d’un fou.

 

Mais justifier le coupable, voilà une œuvre digne de l’amour et de la compassion divine.

 

Justifier l’impie, c’est un miracle qui n’appartient qu’à Dieu, et ce miracle, il l’accomplit.

 

Si un grand médecin découvre des remèdes précieux et efficaces, à qui les proposera-t-il ?

 

Aux gens en bonne santé ? je ne le pense pas.

 

S’il fixe sa résidence dans un lieu où il n’y a pas un seul malade, il ne tardera pas à s’apercevoir qu’il n’est pas à sa vraie place.

 

Qu’aurait il à y faire ?

 

« Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. » (Matthieu 9-12).

 

De même, n’est il pas évident que les grands remèdes de la Grâce et de Rédemption sont pour ceux dont l’âme est souffrante ?

 

Ces moyens de guérison ne peuvent pas être destinés aux gens en bonne santé, ils ne sauraient en faire aucun usage.

 

Si vous vous sentez spirituellement malade, c’est pour vous que le grand Médecin est venu dans le monde.

 

Si votre péché vous a complètement ruiné, c’est pour un être tel que vous que le plan du Salut a été préparé.

 

Je dis que c’est parce que le Dieu d’Amour avait précisément en vue des pécheurs tels que vous qu’Il a formé Ses desseins de rédemption.

 

Dieu justifie l’impie (Suite & fin)

 

 

Bible (52)

Croix Huguenote

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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