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Vie Protestante Réformée

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à l'homme sans asile.

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Bouchra Maurice 

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 14:56

adolphe-monod.jpg

« Or Jésus, étant ressuscité le matin du premier jour de la semaine, apparut premièrement à Marie-Magdeleine, de laquelle il avait chassé sept démons. » (MARC XVI, 9.)

 

(...) Ce devait être aussi, pensons-nous, une vie pleine d'intérêt et de mouvement, que celle de ces disciples et de ces femmes, compagnons assidus du Sauveur auditeurs de Ses Discours, témoins de Ses Oeuvres, spectateurs de Ses Prodiges.

 

Fort bien, s'ils l'eussent suivi dans l'esprit de ce peuple volage qui se pressait parfois sur les pas de Jésus-Christ pour n'en prendre que selon Son Attrait, un jour prêtant l'oreille au sermon de la montagne, un autre jour profitant de la multiplication des pains, ici assistant à la résurrection de Lazare, là attendant l'accueil fait à la prière de la Cananéenne, ou à la question des Pharisiens coalisés avec les Hérodiens.

 

Mais suivre Jésus, comme Marie - Magdeleine, jour après jour, dans toutes les situations, dans toutes les fatigues, dans toutes les douleurs, dans toutes les humiliations, dans toutes les réalités enfin de la vie de l'Homme-Dieu sur la terre ;

 

Le suivre, quand ses disciples n'avaient le loisir ni de se reposer, ni de manger (*21);

 

Le suivre, quand Ses Discours éloignaient de Lui tous ceux qu'une foi invincible n'enchaînait pas auprès de Sa Personne (*22);

 

Le suivre, quand ceux de Nazareth Le menaient au haut de leur montagne pour l'en précipiter (*23), ou quand ces Juifs tenaient déjà des pierres dans leurs mains pour Le lapider (*24);

 

Le suivre, quand on ne pouvait Le suivre qu'au péril de sa propre vie (*25),  

 

Etait-ce aussi curieux, aussi nouveau, aussi entraînant selon nous ?

 

Ah ! Que nous nous connaissons mal nous-mêmes, ou que nous connaissons mal Le Fils de l'homme !

 

Que nous savons peu combien nous sommes asservis à nos habitudes, à nos aises, à notre bien-être, ou que nous savons peu combien Sa Vie, et la vie de ceux qui l'entouraient, était remplie de privations, d'amertumes, de périls !

 

Quand nous Lui aurions dit :

 

« Maître, je Te suivrai partout où Tu iras, »

 

Il nous eût répondu comme à ce disciple novice :

 

« Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête (*26); »

 

Et qu'aurions-nous fait alors, nous que décourage parfois, souvent, la moindre peine, le moindre reproche, le moindre embarras à affronter pour le Saint Nom de Jésus ?

 

Mais au reste, à cette double épreuve du sacrifice pécuniaire et du sacrifice personnel, il s'enjoignait une troisième, plus redoutable encore peut-être, mais que je me borne à indiquer : celle de la sainteté.

 

La sainteté seule de Jésus devait suffire pour écarter une âme ordinaire, si elle n'était retenue, comme un Judas, par l'intérêt et par l'hypocrisie.

 

Avez-nous jamais songé à ce qu'il en coûte d'avoir constamment sous les yeux un parfait exemple de piété, de charité, d'humilité, de vie céleste, soit qu'on s'applique avec une noble ardeur à se régler sur ce modèle, ou qu'on se résigne lâchement à subir la censure incommode qu'on y trouve, comme Caïn dans les oeuvres bonnes de son frère ?

 

Mais, croyez-moi : on ne la subira pas longtemps ; si l'on ne tue pas comme un Caïn, on fuira du moins comme un Démas ; suivre Jésus, c'est s'engager tacitement à l'imiter.

 

Je ne parle point ici pour nous accabler : je ne veux que nous faire apprécier, par un contraste humiliant pour nous, tout ce que valait, tout ce que prouvait la fidélité de Marie-Magdeleine à suivre Jésus-Christ vivant.

 

Qu'est-ce donc qui la rendait capable de cette vie, dont nous serions, selon toute apparence, incapables ?

 

C'est qu'elle était cette femme de laquelle Jésus avait chassé sept démons.

 

En échange d'une telle délivrance, l'abandon de sa fortune, de son repos, de sa volonté, de sa vie même, si elle lui était demandée, ne lui semblait qu'un présent de vil prix.

 

Et nous, voilà ce qui nous manque : Jésus ne nous a pas délivrés de sept démons.

 

Que si nous souhaitons cependant une épreuve plus décisive pour le dévouement de Marie-Magdeleine, nous ne serons que trop tôt satisfaits.

 

Il est si vrai qu'il fallait aimer Jésus comme Marie-Magdeleine l'aimait, pour s'associer comme elle le faisait à sa vie, que nous allons voir la génération contemporaine importunée par cette vie si bienfaisante, mais si sainte, et tout occupée des moyens d'y mettre un terme.

 

A peine ce beau spectacle a-t-il commencé d'être donné au monde, que déjà Il va lui être enlevé : le Fils de l'homme est retranché de la terre des vivants (*27).

 

Le voici, en quelques jours, que dis-je ?

 

En quelques heures, trahi, arrêté, jugé, condamné, crucifié entre deux brigands.

 

« Il a été mis au rang des malfaiteurs (*28). »

 

Que devient alors Marie-Magdeleine ?

 

Hélas ! Il y a un moment de terreur panique (*29), où le vide se fait de toutes parts autour de « l'homme de douleurs (*30), » et où la terre entière l'abandonne (*31), souvenir à jamais humiliant pour la race humaine.

 

Toutefois, le premier coup de tonnerre passé, les plus fidèles, ou les moins infidèles, se rallient, mais avec quelle timidité !

 

Des deux seuls apôtres qui suivent Jésus (*32), l'un le renie, l'autre n'évite l'apostasie que par le silence ; pas une voix ne s'élève en faveur du Fils de l'homme livré aux mains des méchants.

 

Cependant un groupe de disciples, où les femmes dominent, suivent, en pleurant, Jésus au Calvaire ; et, après avoir peut-être envié secrètement à Simon de Cyrène le pesant fardeau dont on charge ses épaules, ils s'arrêtent, enchaînés sans doute par la crainte, et contemplent à distance la scène de la suprême douleur.

 

Marie-Magdeleine est dans ce groupe (*33).

 

Mais en voici quatre (*34), fidèles entre les fidèles, qui, s'enhardissant par degrés, percent enfin à grand'peine au travers de cette multitude curieuse, de ces pharisiens acharnés, de ces soldats romains cruellement empressés, de tous ces obstacles qui eussent rebuté dix fois un courage, disons mieux, un amour ordinaire, et ne s'arrêtent cette fois que parvenus au pied de la croix : Marie-Magdeleine est de ces quatre, qui donnent à Jésus la plus haute marque d'amour qu'il ait reçue durant « les jours de sa chair. »

 

Je ne crois pas dépasser la vérité en ajoutant que même entre ces quatre, l'amour de Marie-Magdeleine l'emporte par un certain côté, qui est proprement celui de l'Église.

 

C'est l'amour de Jésus-Christ tout pur, sans l'appui, ni le mélange, d'aucune affection particulière.

 

L'amour de Marie de Nazareth est l'amour d'une mère; l'amour de Jean, l'amour d'un apôtre intime; l'amour de Marie de Cléopas, l'amour d'une tante, et cette tante, la mère d'un apôtre (*35).

 

Mais l'amour de Marie-Magdeleine, sans parenté ni apostolat, c'est l'amour, non de tel ou tel disciple, non de telle ou telle catégorie de disciples, mais de l'Église tout entière pour son Sauveur crucifié.

 

Cet amour, Marie-Magdeleine le témoigne, non en apôtre, par une profession publique, telle que la fit autrefois Simon Pierre, mais en femme, par sa présence, par ses larmes, par sa sympathie.

 

Si Jésus souffre pour Marie-Magdeleine, Marie-Magdeleine souffre avec Jésus.

 

Mais cette sympathie, qui la dira ?

 

Je me plaignais tantôt que l'homme prétend lire dans le coeur de l'homme.

 

Au risque de me contredire, je me laisse aller moi-même à la tentation ; oui, je crois lire dans le coeur de Marie-Magdeleine, comme je lirais dans un livre ouvert.

 

 

 

 

 

  Suite partie 3ème  (Marie Magdeleine par Adolphe Monod)

Bible (56)

Croix Huguenote

 

Notes :

-21. Marc VI, 31. 

 

-22. Jean VI, 67-69. 

 

-23. Luc IV, 29.

.

-24. Jean X, 31.

 

-25. Jean XI, 16. 

 

-26. Luc IX, 57,58. 

 

-27. Ésaïe LIII, 8.

.

-28. Marc XV, 27, 28. 

 

-29. Marc XIV, 50 - 52. 

 

-30. Esaïe LIII, 3.

.

-31. Jean XVI, 32.

 

-32. Jean XVIII, 13.

.

-33. Matth. XXVII, 56; Marc XV, 40; Luc XXIII, 49.

.

-34. Auxquels Olshausen et d'autres en ajoutent une cinquième, Salomé, d'après Matth. XXVII, 56, et Marc XV, 40; mais Jean XIX, 25, est contraire à cette supposition.

.

-35. Jacques le Mineur, Marc, XV, 40.

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 14:50

Adolphe Monod

  « Or Jésus, étant ressuscité le matin du premier jour de la semaine, apparut premièrement à Marie-Magdeleine, de laquelle il avait chassé sept démons. » (MARC XVI, 9.)

 

(...) Voyons nous Marie Magdeleine, mourant de la mort de Jésus et languissant de ses langueurs, frémissant au bruit de ce marteau tour à tour levé et abaissé, dont les coups retentissent au fond de son âme, et de ces clous enfoncés qui la déchireraient moins., lui semble-t-il, plantés dans ses mains que dans celles de son Maître ?

 

La voyons nous, recueillant tour à tour les sept paroles de la croix, qui ont fait l'étude et l'admiration de l'Église pendant plus de dix-huit cents années, avant de faire l'objet de nos méditations ?

 

La voyons-nous, prêtant l'oreille aux outrages des prêtres, aux railleries des bourreaux, à la prière du larron pénitent, à la confession du centenier, - enfin au dernier soupir du Crucifié, qu'elle attendait pour respirer à l'aise et pleurer sans contrainte ?


Jamais elle ne L'a tant aimé vivant, qu'elle L'aime mourant.

 

Pourquoi cela ?

 

C'est qu'elle L'aimait vivant comme Son Libérateur, et qu'elle L'aime mourant comme Son Sauveur; un Sauveur, qui ne la délivre qu'en souffrant pour elle, qui ne Lui donne de vie et de félicité que ce qu'Il prend sur La Sienne, et qui, comme la semence déposée en terre, ne porte son fruit précieux qu'à la condition de mourir (*36).

 

Ainsi que le Bienfait de Jésus, l'amour de Marie-Magdeleine a changé de caractère.

 

Autant l'un est devenu plus douloureux, autant l'autre est devenu plus tendre.

 

C'est pour les pécheurs que Jésus souffre, et par les pécheurs ; c'est plus spécialement pour elle, et par elle, la plus misérable de tous à ses yeux, et à qui sa misère est révélée par cette croix, comme elle ne le fut jamais en Galilée.

 

Elle s'indigne, sans doute, contre les auteurs iniques et les exécuteurs barbares du plus détestable des jugements ; mais elle s'indigne surtout contre elle-même.

 

Ce sont ses péchés, à elle, elle dirait volontiers à elle seule, qui ont imposé à l'Amour de Jésus cet affreux sacrifice ; sa main, sa propre main a conduit les mains qui ont manié ce marteau, planté ces clous, dressé cette croix.

 

Il lui semble que le monde entier va lui dire :

 

C'est pour toi, c'est par toi que tout ceci lui arrive;

 

Et si le monde ne le lui dit pas, elle est prête à le dire au monde :

 

C'est moi qui ai tout fait ; moi, indigne entre les indignes ; moi, la plus ingrate de toutes les créatures, si je n'en étais pas la plus reconnaissante, et si mon amour ne croissait pas avec ses douleurs !

 

Sympathie combien méritée, combien naturelle !

 

Oui, mais combien rare !

 

Rare, comme le sentiment profond de désordre réparé, de coulpe effacée, de peine remise, qui a poussé Marie-Magdeleine au pied de la croix, et que la croix lui rend doublé, centuplé.

 

Nous-mêmes, la connaissons-nous, cette sympathie ?

 

Y a-t-il quelque chose de pareil aux pensées de Marie-Magdeleine, dans les pensées avec lesquelles nous contemplons Notre Sauveur mourant ? q

 

Quelque chose qui soit en rapport avec l'excès de son amertume, ou avec l'objet de Son Sacrifice ; avec ce qu'Il nous doit de douleur, ou avec ce que nous Lui devons de délivrance ?

 

Que dis-je ?

 

Quelque chose qui soit en rapport avec ce que nous avons éprouvé peut-être pour la souffrance d'un indifférent, ou pour le supplice d'un criminel, ou pour des malheurs de roman ou de théâtre ?

 

Coeurs égarés, où la fausse sensibilité a tué la véritable ; tendres à l'excès pour tout le reste, sans pitié pour Lui Seul !

 

C'est affreux, ce que je dis là, c'est effrayant, mais n'est-ce pas bien souvent vrai ?

 

Ah ! C'est que beaucoup n'ont jamais eu conscience, comme Marie-Magdeleine, d'une calamité immense dont Jésus a retirés c'est qu'il n'a pas pour beaucoup encore délivrés de sept démons !

 

Aussi, de quelle ardeur Marie-Magdeleine cherche-t-elle son Sauveur ressuscité !

 

C'est ici la dernière période, et le triomphe de son amour; c'est ici ce qui a inspiré à saint Marc le rapprochement indiqué dans mon texte :

 

« Il apparut premièrement à Marie-Magdeleine, de laquelle il avait chassé sept démons. »

 

Jésus, Celui qu'elle aimait, sans qui elle ne peut vivre, est mort.

 

Elle L'a suivi vivant; elle La pleuré mourant ; mort, que ferait-elle ?

 

Mort, - mais L'est-Il tout entier ?

 

L'est-Il pour toujours ?

 

L'est-Il pour longtemps ?

 

Son coeur lui dit là-dessus des choses étranges ; et la Parole de Jésus vient en aide à son coeur.

 

Il a annoncé qu'Il mourrait, et qu'Il ressusciterait le troisième jour (*37) ; cela est si bien connu que ses ennemis prennent des précautions pour empêcher l'enlèvement de son corps.

 

Il est vrai que les disciples de Jésus n'ont pas cru cette parole, ou plutôt ne l'ont pas comprise (*38).

 

Marie-Magdeleine ne l'a probablement pas plus comprise que les autres ; les aromates qu'elle apporte pour embaumer le corps de Jésus (*39), et sa plainte répétée :

 

« On a enlevé Mon Seigneur, et je ne sais où on L'a mis (*40), »

 

donnent à connaître qu'elle Le cherche plutôt mort que vivant.

 

Et pourtant, il y a dans le fond de sa pensée quelque autre chose qu'elle ne dit pas, qu'elle ne saurait dire : ce n'est pas ainsi qu'on cherche un mort.

 

En Jésus-Christ Ressuscité, Marie-Magdeleine trouve plus qu'elle n'osait chercher, j'en conviens ; mais certainement aussi dans son seul cadavre, elle eût trouvé moins que ce qu'elle cherchait ; et toute préparée qu'elle est pour l'embaumer, elle s'attend vaguement à avoir quelque chose de meilleur à faire.

 

Après une telle vie et une telle mort, elle compte sur quelque chose d'extraordinaire qu'elle n'avoue à personne, dont elle ne se rend pas compte à elle-même ; elle pressent confusément la Résurrection de Son Maître, à peu près comme Marthe celle de son frère; et sa lumière va croissant par degrés, jusqu'au moment où l'événement vient tout ensemble réaliser ses espérances et les dépasser.

 

Quand je veux me faire quelque idée de ce qui se passe dans son coeur, je me figure une mère qui vient de perdre son fils bien-aimé, mais à qui une parole vénérée a fait concevoir, comme celle d'Élisée à la Sunamite, je ne sais quelle espérance incertaine qu'il va lui être rendu.

 

Je me la figure courant à son tombeau, le trouvant vide, n'ayant plus qu'à choisir entre une résurrection et un enlèvement, n'avouant que' l'enlèvement, mais inclinant vers la résurrection, demeurant la dernière près du sépulcre où elle est venue la première, pleurant, cherchant, interrogeant, attendant, et trouvant enfin son fils, - son fils vivant, - sans oser d'abord le reconnaître, de peur d'avoir à redescendre d'une illusion trop ravissante dans une trop amère réalité...

 

Ce n'est là qu'une image affaiblie de l'histoire de Marie-Magdeleine, devançant tous les autres et prévenant le jour; trouvant la pierre roulée et le sépulcre vide ; courant vers les apôtres, qui semblent ne se mouvoir que sur sa parole ; les rendant témoins de ce qu'elle a vu, mais demeurant après eux pour voir davantage ; seule, faible femme, près d'un tombeau ouvert ; pleurant, et demandant à tout ce qui l'entoure celui qui seul remplit son coeur; le demandant aux anges, en qui rien ne la touche ni ne l'intéresse que le témoignage qu'elle sollicite d'eux ; le demandant à Lui-Même, qu'elle prend pour un autre, - jusqu'au moment où, reconnaissant enfin Sa Voix Aimée dans l'accent dont Il l'appelle, elle est rassurée par cet entretien en deux mots, en deux noms :

 

« Marie ! Rabboni ! » mais deux noms, dont l'un dit tout ce que Marie est pour son Sauveur ressuscité, et l'autre tout ce que Jésus ressuscité est pour Marie sa servante, de laquelle Il a chassé sept démons.

 

C'est toujours à ces sept démons qu'il en faut revenir, c'est par ces sept démons qu'il faut tout expliquer ; le Saint-Esprit l'a fait comprendre à Marc, et Marc nous le fait comprendre à son tour.

 

Marie-Magdeleine, premier témoin de la résurrection, choisie pour L'annoncer à ceux qui ont été choisis pour l'annoncer au monde, simple femme, qui n'a que son coeur pour elle, mais dont ce coeur fait l'apôtre des apôtres ;

 

Marie-Magdeleine, la grande figure de cet admirable vingtième chapitre de saint Jean, où elle occupe, dans la première journée du royaume des cieux, cette première place que les apôtres eux-mêmes lui cèdent sans hésitation ;

 

Marie-Magdeleine, les prémices de l'Église consolée, la première voix terrestre qui ait frappé l'oreille de Jésus ressuscité, et la première oreille humaine que la Voix de Jésus ressuscité ait rendue attentive ;

 

Marie-Magdeleine, à laquelle il n'est pas un disciple, si froid soit-il, qui n'ait donné au moins une fois dans sa vie un mouvement de sympathie et une larme d'attendrissement ;

 

Eh bien, cette Marie-Magdeleine, qui est-elle enfin et d'où vient-elle ?

 

Est-ce une sainte accomplie, qui puisse se vanter d'une vie sans tache, d'une perfection surérogatoire, que sais-je ?

 

D'une conception immaculée ?

 

Non, vous dis-je, non, mais une pauvre et indigne pécheresse ; mais l'objet d'une obsession maligne et infernale.; mais une femme, que nous aurions rougi d'avoir pour fille ou pour soeur; une femme, que nous aurions tremblé de voir s'asseoir à nos côtés ; une femme, que nous aurions fait enfermer dans quelque Salpêtrière et revêtir de la camisole de force ; une femme enfin, de laquelle Jésus avait chassé sept démons.

 

Voilà, voilà le principe de sa vie en Galilée, de sa douleur sous la croix, de sa joie près du sépulcre, enfin de toute sa grandeur ; grandeur dont elle ne sait rien elle-même, suivant, avec la simplicité d'un enfant, le mouvement d'un coeur qui la pousse à chercher Celui qu'elle a perdu, sans plus songer à mériter le témoignage que je lui rends, et que le Saint-Esprit lui a rendu avant moi, que nous ne songeons, nous, à nous obtenir l'estime ou l'admiration des générations à venir par l'émotion qui remplit en ce moment notre coeur, et que nous porterons à la table de ce même Jésus, mort pour nous comme pour Marie-Magdeleine, et pour nous comme pour elle, ressuscité d'entre les morts.

 

Mais le remplit-elle en effet ?

 

Entrons-nous dans l'esprit du dialogue échangé entre Marie-Magdeleine et son Maître ressuscité ?

 

Entendons-nous, en esprit, Jésus nous disant Marie !

 

Et, se réjouissant sur nous, qu'Il a déjà affranchi de la mort, déjà fait monter au ciel, déjà fait asseoir à la droite de Dieu avec lui ?

 

Et Jésus nous entend-Il à son tour lui disant Rabboni ! Et nous réjouissant dans la pensée qu'Il a tout accompli, qu'Il ne souffre plus, qu'Il vit aux siècles des siècles, et qu'Il recueille auprès du Père le prix de Son abaissement et de Son Sacrifice ?

 

Notre coeur, en un mot, célèbre-t-il la Pâque comme une vraie Pâque du Seigneur, qu'il a aimé, qu'il a cherché, qu'il a trouvé?

 

Ou bien célébrera-t-il la Pâque, parce que c'est le jour de Pâques, sans tressaillement, sans amour, prêt à retourner demain aux pensées terrestres de ses joies, à l'abattement de ses douleurs, ou à l'entraînement de ses convoitises, tout comme si Jésus n'était pas ressuscité ?

 

Mais pourquoi ? Si ce n'est parcequ'alors, rien n'aurait été connu qui ressemble à la plaie du coeur de Marie, et que Jésus n'aurait pas encore délivré de sept démons ?

 

Tel est le secret de Marie-Magdeleine, pour croître dans cette grâce qui l'a retirée de l'abîme : l'amour par l'humilité.

 

Son premier secret, avec Jésus vivant, c'est un premier pas dans l'amour par un premier pas dans l'humilité ;

 

Son second secret, avec Jésus mourant, c'est un second pas dans l'amour par un second pas dans l'humilité ;

 

Son troisième secret, avec Jésus ressuscité, c'est un nouveau pas dans l'amour par un nouveau pas dans l'humilité en attendant que son secret final., avec Jésus Glorifié, ce soit le complet épanouissement de l'amour par l'humilité, son âme élue plongeant du plus haut des cieux dans le plus profond de cet enfer auquel elle a commencé par être livrée.

 

... Mais quoi ? Tant de grâce n'est-elle donc accessible qu'à la victime de sept démons ?

 

Pour avoir été préservés de l'excès de misère qui a été la première condition de Marie-Magdeleine, nous sera-t-il impossible d'aimer comme elle ?

 

Et serons-nous réduits à souhaiter d'avoir été plus coupables pour être plus reconnaissants ?

 

Non, non, nous serons réduits seulement à nous connaître mieux ; car nous n'avons qu'à nous mieux connaître pour nous trouver les "sept démons" dont elle a été délivrée, si ce n'est pour nous en trouver davantage, hélas ! Et celui qui s'en voit le moins, est celui qui en a le plus.

 

La pécheresse de saint Luc n'a pas été délivrée de sept démons, comme Marie-Magdeleine ; et cependant, elle ne peut trouver de marques ni assez humbles ni assez tendres de sa reconnaissance et de son amour :

 

« Elle a beaucoup aimé or celui à qui il est moins pardonné, aime moins (*41). »

 

Saint Pierre n'a pas eu à rompre, comme cette pécheresse, avec les indignes convoitises de la chair; et cependant, il peut dire d'un coeur sincère :

 

« Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t'aime (*42). »

 

Saint Paul n'a pas, comme saint Pierre renié trois fois son Maître après l'avoir connu ; et cependant, il a pu écrire :

 

« Jésus-Christ est venu au monde pour sauver les pécheurs, desquels je suis le premier (*43). »

 

C'est pour lui-même, comme pour saint Pierre, comme pour la pécheresse, comme pour Marie-Magdeleine, comme pour nous tous, que ce même saint Paul a écrit encore :

 

« Nous aussi étions autrefois insensés, rebelles, abusés, asservis à diverses passions et voluptés, vivant dans la malice et dans l'envie, dignes d'être haïs et nous haïssant l'un l'autre (*44). »

 

Ah ! Quand on est tel , je le demande, pour entrer dans l'esprit de Marie-Magdeleine, faut-il plus que de se connaître ? (...)


 

  Suite et dernière partie (Marie Madeleine par Adolphe Monod) 

Bible (133)

Croix Huguenote

 

Notes:

 

-36. Jean XII, 24.

 

-37. Matth. XVI, 21, etc.

 

-38. Luc XVIII, 31-34.

.

-39. Marc XVI, 1, 2.

 

-40. Jean XX, 2, 13, 15.

 

-41. Luc VII, 47.

.

-42. Jean XXI, 17.

-43. 1 Tim. I, 15.

-44. Tite III, 3

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 14:45

Adolphe Monod

« Or Jésus, étant ressuscité le matin du premier jour de la semaine, apparut premièrement à Marie-Magdeleine, de laquelle il avait chassé sept démons. » (MARC XVI, 9.) 

 

(...) Quand Jésus oppose cette pécheresse qui a beaucoup aimé parce qu'Il lui a été beaucoup pardonné à Simon le pharisien qui aime moins parce qu'il lui a été moins pardonné, ne voyons-nous pas que ce n'est qu'à ses propres yeux que Simon est moins coupable que la pécheresse, et que la dureté superbe du premier, son incrédulité soupçonneuse, surtout sa complaisance pharisaïque en lui-même, balancent les péchés plus éclatants de la seconde, si elles ne les dépassent pas devant Dieu ?

 

Et si, par malheur, devait on s'imaginer que certains pourraient se sentir si fort, voire même au-dessus de Marie-Magdeleine aux sept démons, ces démons, présents ou passés, l'incrédulité, l'avarice, l'égoïsme, la convoitise, la vanité, l'impureté peut-être, - en voilà six, - ne valent-ils pas les siens ?

 

J'ai gardé pour le dernier le plus mauvais de tous, l'orgueil, qui fait accroire d'être meilleur qu'elle.

 

Et quoi !? Ne peut on pas alors comprendre que la Justice de Dieu, à la différence de celle des hommes, Pèse avec l'acte visible les sentiments cachés dans le coeur, et tient compte à chacun des ressources, des exemples, des occasions, des lumières, des avertissements même intérieurs, dont toute personne a jouie ou dont il a été privé ?

 

Eh bien, qui sommes nous pour faire la part de toutes ces choses ?

 

Qui sommes nous pour balancer notre fardeau avec celui de Marie-Magdeleine ?

 

Et quelle est cette surprenante sûreté, sinon « d'estimer les autres, par humilité, » - y compris Marie-Magdeleine, - « plus excellents que nous-même (*45) ? »

 

Le premier des pécheurs, pour saint Paul, c'est saint Paul ; pour saint Pierre, c'est saint Pierre ; pour la pécheresse, c'est la pécheresse ; pour Marie-Magdeleine, c'est Marie-Magdeleine ; et pour nous, ce doit être nous.

 

Non, non : ce n'est pas nous, ô mon Dieu, que pourrait aborder le souhait téméraire d'offrir un champ plus riche aux merveilles de ta grâce !

 

Pour l'apprécier, cette Grâce toute gratuite, nous n'avons pas plus besoin de nous voir pires que nous ne sommes, que nous n'avons besoin de nous voir meilleurs que nous sommes !

 

Révèle-nous ô Seigneur tels que nous sommes, si toutefois nous pouvons supporter ce spectacle, et si nous n'avons pas à craindre que la tête ne nous tourne en nous penchant sur cet abîme !

 

Tu es Sage, Seigneur, pour nous faire croître dans le sentiment de Ta Miséricorde, en même temps que Tu nous feras croître dans celui de notre injustice; de cette injustice, que nous apprenons d'année en année, et presque de jour en jour, à sonder plus avant, et que nous n'aurions pu voir telle que nous la voyons aujourd'hui, quand nous n'en étions encore qu'aux premiers éléments de ta Gâce, sans risquer de tomber par trop de lumière dans le désespoir !

 

Ah! si Tu devais étaler devant le monde les plaies de chacun de nous, comme Tu as étalé celles de Marie-Magdeleine; si Tu devais proclamer seulement tout ce qui s'est passé entre Toi et chacun de nous, les actions de notre vie, les paroles de nos lèvres, les pensées de nos coeurs, - dans la confusion dont nous serions couverts, la crainte qui nous préoccuperait ne serait plus celle de trouver en nous moins à pardonner, moins à effacer, moins à laver dans le sang de la croix, qu'elle ne trouve en elle !

 

Viens donc, Seigneur Jésus, viens créer en chacun de nous un coeur de repentance et d'humilité, afin que chacun, ne cherchant plus qu'en lui-même, comme Marie-Magdeleine, le plus coupable, le plus indigne, le plus vil de tous, puisse désormais, à force d'amour pour celui qui l'a sauvée telle qu'elle était, et qui nous sauve tels que nous sommes, l'égaler en communion avec Ta Vie, en sympathie pour Ta Mort, en joie dans Ta Résurrection, jusqu'à ce que nous l'égalions en possession ineffable de Ta Gloire et de Ta Félicité !

 

Communiants ! Dans toute fête de Notre Sauveur Ressuscité, approchons-nous à chaque fois de Sa Table dans l'esprit de Marie-Magdeleine, Le cherchant du coeur ; Le cherchant dans la Parole, Le cherchant dans le Sacrement, Le cherchant dans le pain et dans le vin, Le cherchant dans la prière, Le cherchant jusqu'à ce que nous le trouvions et que nous échangiez avec lui Rabboni contre Marie ; de peur que nous ne rentrions tristement dans nos maisons, sans avoir plus reçu à cette fête que nous n'y avons apporté, et que nous ne vnous arrêtions à moitié chemin entre l'incrédulité et la foi, entre la mort et la vie, entre le Vendredi et le Dimanche, dans ce cri douloureux de Marie-Magdeleine encore incertaine et tremblante :

 

« On a enlevé Mon Seigneur, et je ne sais où on L'a mis! »


Catéchumènes ! Dans la jeunesse encore, mais pas trop jeunes pour avoir besoin du Dieu de Marie-Magdeleine.

 

Hélas ! Vous connaissez et savez à quoi vous en tenir sur cette innocence prétendue que le monde attribue à votre âge, et au milieu de laquelle vous avez commencé de sentir se former en vous, avec les années, un trésor de péché et de désobéissance, qui déjà vous laisserait sans espérance, si vous n'aviez appris aussi à voir dans Votre Dieu Sauveur un Trésor de Grâce et de Pardon.

 

Oh ! Puissiez-vous, Mes Chers Enfants, ne pas plus valoir à vos propres yeux que Marie-Magdeleine ne valait aux siens, le jour qu'elle donna son coeur à Jésus, et qu'elle puisa dans les profondeurs de sa misère naturelle les richesses divines de son dévouement et de son amour !

 

Et pour celle ou celui, quel qu'il soit, touché(e) pour la première fois peut-être, de tout ce qu'il y a en en soi de misère et de tout ce qu'il y a en Jésus de Grâce Gratuite, souhaiterait intérieurement de finir comme Marie-Magdeleine, après avoir commencé comme elle ; à celle ci, à celui ci, mon frère, ma soeur, qui aurait vécu jusqu'ici ou pour le péché, ou pour l'incrédulité, ou pour l'égoïsme, ou pour le monde, mais à qui l'Esprit de Dieu dit au-dedans du coeur :

 

Et pourquoi ne passerais-tu pas, comme Marie-Magdeleine, « des ténèbres à la lumière, et de la puissance de Satan à Dieu? »

 

Je le redis avec Lui et avec cette conscience : Pourquoi pas ?

 

Et j'ajoute : Pourquoi pas aujourd'hui ? Pourquoi pas dès ce moment ?

 

Pourquoi ne pas mettre cette communion comme une barrière entre cette ancienne vie dont il vous tarde de sortir, et la vie nouvelle où vous êtes impatient et soupirez d'entrer ?

 

Si votre coeur est droit devant Dieu, venez, c'est la meilleure des préparations, et la seule nécessaire.

 

Venez, tels que vous êtes, je vous y invite au nom du Seigneur !

 

Venez, « quand vos péchés seraient rouges comme le cramoisi, ils seront blanchis comme la neige; »


 Venez, et cherchez désormais dans la mesure de votre injustice passée celle de votre sainteté future, au service de Celui qui est venu, sur notre terre souillée, vivre pour notre salut, mourir pour notre rédemption, et ressusciter pour notre délivrance !

 

Si Celui qui, choisit pour premier témoin de sa gloire nouvelle cette Marie-Magdeleine de laquelle Il avait chassé sept démons, devait apparaître et choisir Celui qu'Il daignera honorer de ses communications les plus intimes et de ses bénédictions les plus précieuses, sur qui pensons-nous que tomberait son choix ?

 

Sur celui de tous qui entre le mieux dans l'esprit de Marie-Magdeleine; sur celui de tous, peut-être, pour qui nous attendrions le moins la préférence du Maitre; sur celui de tous, à coup sûr, qui l'attendrait le moins pour elle même ou lui-même !

 

Amen,

 

Pasteur Adolphe Monod,  Adolphe Monod

 

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

Note :

 

-45. Phil. II, 3.

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 13:36

spurgeon-refuge-du-chretien5.jpg

« Mon âme, bénis l’Eternel,

et n’oublie aucun de ses bienfaits ! »

Psaume 103.2

 

Il est bon et profitable de tracer la main de Dieu dans la vie des croyants d’antan, de voir la Bonté de Ses Délivrances, la Miséricorde de Son Pardon, et Sa Fidélité à garder son Alliance avec eux.

 

Mais, ne serait il pas même plus intéressant de suivre cette Main Divine dans notre propre vie ?

 

Ne devrions nous pas voir combien notre propre histoire est tout au moins aussi remplie de Dieu ; combien Sa Bonté et Sa Vérité y abondent ; combien nous pouvons y voir tout autant la preuve de Sa Fidélité et de Sa Véracité que dans les vies des saints qui nous ont précédés.

 

Nous traitons parfois injustement le Seigneur en pensant qu’Il accomplissait Ses Oeuvres Puissantes et montrait Sa Force à ceux des temps anciens, mais qu’Il ne fait plus de Merveilles et ne dévoile plus le bras de Sa Puissance aux croyants présents aujourd’hui sur la terre.

 

Passons notre propre vie en revue.

 

Nous y découvrirons certainement quelques heureux incidents propres à nous rafraîchir et à glorifier Dieu.

 

N’avons nous jamais eu de délivrances ? N’avons nous jamais traversé aucun fleuve, soutenu par la Présence Divine ?

 

N’avons nous jamais marché au travers du feu sans en souffrir ?

 

N’avons nous jamais eu de manifestations ou de faveurs spéciales ?

 

Le Dieu qui accorda à Salomon le désir de son cœur n’a-t-il jamais écouté et exaucé nos requêtes ?

 

David chantait la louange d’un dieu à la Bonté Prodigue :

 

« C’est Lui qui rassasie de biens ta vieillesse » (Psaume 103.5)

 

Ne nous a-t-il jamais rassasié de bonnes choses ?

 

Ne nous a-t-il jamais fait reposer dans les verts pâturages, conduit le long des eaux tranquilles ?

 

La Bonté du Seigneur a certainement été pour nous la même que pour les croyants d’autrefois.

 

Louons donc Sa Miséricorde par nos cantiques.

 

Prenons l’or pur de la gratitude, et les diamants de la louange, et unissons les en une nouvelle couronne pour la tête de Jésus.

 

Que notre âme laisse échapper une musique aussi douce et prenante que celle qui s’écoulait de la harpe de David, et louons le Seigneur dont la Miséricorde dure à toujours.

 

Amen,

 

spurgeon

Pasteur

 charles Haddon Spurgeon,

 

BibleCroix Huguenote

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 12:58
L'homme nouveau

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Le rêve d’une humanité nouvelle ne cesse d’alimenter les programmes politiques, ou les fantasmes idéologiques des uns et des autres. 

 

Si l’humanité était parfaite, ou se croyait telle, ce rêve n’aurait certainement pas lieu d’être. 

 

Ce qui alimente ce rêve, ou ce désir de profond changement, c’est bien la conscience douloureuse d’un état de misère dans lequel est plongée l’humanité, malgré ses plus hautes réalisations et ses productions les plus remarquables. 

 

Est-ce une utopie, et même une utopie dangereuse, que de vouloir changer de fond en comble ? 

 

Vous connaissez sûrement la célèbre phrase de Blaise Pascal : 

 

Qui veut faire l’ange fait la bête. 

 

D’abord, sur quel modèle cette humanité nouvelle doit elle se former ? 

 

On a vu au cours de notre histoire récente les fruits de systèmes politiques totalitaires prétendant créer un homme nouveau censé fonctionner parfaitement dans un corps social homogène : ces systèmes politiques ont justement fait de l’homme bien pire qu’une bête, car aucune bête ne se conduit de façon aussi monstrueuse que les hommes adonnés à leurs rêves déments et pervers. 

 

La foi chrétienne, elle, ne dit pas que l’homme a la vocation et la capacité de s’améliorer par lui-même, au contraire elle affirme qu’il en est bien incapable

 

Ce n’est pas en lui qu’il trouvera les ressources pour s’élever au-dessus de sa condition.

 

Seul quelqu’un d’autre est en mesure de lui offrir non pas une quelconque perche de secours, mais un salut gratuit, total et irrévocable

 

Ce quelqu’un, affirme la foi chrétienne, c’est Jésus-Christ : c’est pour cela qu’Il est venu dans le monde il y a quelque deux mille ans, qu’Il a donné volontairement Sa Vie sur la Croix, et qu’Il est ressuscité des morts avant de monter au ciel. 

 

Ceux qui l’ont connu, et fréquenté de près durant le temps de Sa Mission en ont été les témoins.

 

La vie nouvelle et l’espérance qu’Il accorde gratuitement à tous ceux qui les cherchent en Lui n’est pas une utopie, tous ceux qui ont une foi authentique vous le diront. 

 

Elle n’est pas faite de richesses matérielles, de gloire aux yeux des hommes, de puissance politique, militaire ou autre, mais de transformation profonde du coeur et des attitudes : c’est une vie où les sentiments, les pensées, les priorités sont tournées vers le Dieu vivant et cherchent à accomplir Sa Volonté.

 

Le tout en sachant que leurs imperfections, leurs péchés sont pardonnés car le sang de Jésus-Christ versé sur la Croix les a complètement lavés, effacés.

 

C’est uniquement à partir de ce Don Parfait du Fils de Dieu qu’une réelle transformation devient non seulement possible, mais visible aux yeux de tous.

 

Jésus l’a affirmé publiquement : Tout ce que le Père me donne viendra à moi, et je ne jetterai pas dehors celui qui vient à moi. 

 

En disant cela, Il s’adresse aussi à vous.

 

 

 

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

L'homme nouveau

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L'homme nouveau

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source : Foi & Vie Réformées

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 09:32
Avec ou sans chute ?

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Pour essayer de comprendre l’état ou la condition générale de l’homme, celle dans laquelle il se débat de tous temps, il n’y a que deux véritables options :

 

  • soit il a été créé bon au départ mais il est déchu de cet état de perfection par une chute qui a atteint toutes les parties, toutes les dimensions de son être et de l’existence en général.  Mais son créateur a la volonté et le pouvoir de le restaurer dans son état de perfection initiale. 

  • Soit, au contraire, sa condition depuis l’origine est d’être naturellement soumis à ses instincts, même les plus vils et les plus destructeurs, et cela constitue le fond de son être.  Il n’y a donc rien à y changer. 

 

La première explication, c’est celle de la Bible, du livre de la Genèse en particulier :

 

Si l’homme est rempli de toutes sortes de tendances mauvaises, c’est parce qu’il est conçu et naît dans le péché suite à la Chute du couple originel.

 

Il est corrompu et cette corruption se manifeste par tout ce qui l’éloigne des normes divines contre lesquelles il se rebelle constamment. 

 

Mais telle n’était pas sa condition au début de l’humanité.

 

L’espérance d’un renouveau complet existe aussi, elle est ancrée dans la figure de l’homme nouveau, Jésus-Christ : Il est le Fils de Dieu venu vivre sur terre une vie parfaite d’obéissance à Son Père pour entraîner à Sa suite une cohorte d’hommes et de femmes nouveaux, marqués par Son Exemple et habités par Son Esprit.

 

Dans l’autre cas, celui où l’on refuse de croire qu’il y a bien eu une Chute après la Création, on doit prendre comme point de départ la nature humaine avec ses fruits les plus pourris et les plus vicieux, et la considérer comme la seule norme pour sa vie.

 

On ne trouve alors plus aucune raison de considérer ces fruits pourris comme moralement indéfendables, puisqu’on les accepte comme parfaitement naturels. 

 

D’ailleurs, les satanistes ne disent et ne pratiquent pas autre chose. 

 

Ceux qui refusent d’aller aussi loin ne pourront jamais empêcher qu’à terme on en arrive à tous les excès, tous les dérèglements, car même si leur conscience leur parle intérieurement, ils ne pourront jamais amener une seule raison solidement valable pour contrer cette pente fatale : sur quelle base vraiment solide répondre à celui qui vous dit que la nature nous a doués de gènes égoïstes, d’instincts ravageurs, à la fois jouisseurs et vicieux, et le mieux qu’on puisse faire c’est de la suivre, puisqu’elle nous commande ainsi ? 

 

Vous pouvez toujours avancer l’argument selon lequel votre conscience qui s’oppose à ces instincts vous est aussi donnée par la nature, et donc vous vous devez de l’écouter. 

 

Mais sur quel fondement allez-vous imposer les vues de votre conscience à celui qui les rejette totalement en se fondant sur sa propre idée de ce qui est naturel, et qui souhaite laisser libre cours à ses instincts les plus vils ?

 

Bien sûr la nécessaire vie en communauté met un certain frein à cette tendance funeste.

 

Pourtant si la nature est notre seul point de départ, il n’existe aucun garde-fou accepté par tous, ou même par la majorité,  qui puisse nous empêcher  de glisser toujours davantage sur cette dangereuse pente.  

 

C’est exactement ce que nous voyons à l’œuvre dans nos sociétés contemporaines prises entre le marteau et l’enclume de ce qu’elles croient  – à tort – être d’une part la nature, d’autre part leur liberté. 

 

C’est bien sûr tout le problème du bien et du mal qui se pose, et de l’origine du mal en particulier. 

 

En se mettant à l’écoute du Tentateur qui lui a fait croire qu’il pourrait devenir l’égal de Dieu, le premier couple humain a remplacé son Créateur par ce même Tentateur, il s’est placé dans son orbite et l’a intronisé comme son dieu naturel.

 

L’humanité entière descendue de lui cueille jour après jour les fruits de cette malheureuse sujétion, à tous les niveaux de son existence, individuelle, familiale, communautaire, nationale ou internationale. 

 

Mais cette sujétion n’est pas une fatalité. 

 

Par la mort et la résurrection de Jésus-Christ la victoire sur  cet adversaire a été remportée, elle est visible dans la vie de tous ceux qui se mettent à Son bénéfice, elle change non seulement des vies individuelles, mais celle de communautés entières. 

 

Un tel changement ne peut cependant intervenir tant qu’on n’a pas reconnu la réalité de la Chute et de tous les effets qu’elle a entraînés à sa suite. 

 

C’est justement ce que la Bible, dans ses tous premiers chapitres, nous révèle et nous invite à prendre en compte lorsque nous réfléchissons sur le sens profond de notre vie.

 

Amen,

 

 

 

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 

Avec ou sans chute ?

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Avec ou sans chute ?

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Source : Foi & Vie Réformées

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 08:45
Les blessures de Christ plus belles que toute la splendeur et l'apparat des rois

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"Et je vis, au milieu du trône....

un Agneau qui était là comme immolé."

Apocalypse 5/6

 

Pourquoi Notre Seigneur exalté doit-Il paraître avec Ses Blessures dans la Gloire ?

 

Les Blessures de Jésus sont Sa Gloire, Ses Joyaux et Ses Ornements Sacrés !

 

Aux yeux du croyant, Jésus surpasse toute beauté parce qu'Il est "blanc et vermeil ; Il se distingue entre dix mille." (Cantique 5:10).

 

Il a le blanc de l'innocence et le rouge de Son Propre Sang.

 

Nous le voyons comme le lis d'une pureté sans pareille et comme la rose pourpre de Son Propre Sang.

 

Christ est Beau sur le mont des oliviers et sur le Tabor, près de la mer.

 

Mais, oh ! Il n'y a jamais eu de vue aussi belle que celle de ce Christ cloué à la croix.

 

Là, nous contemplons Ses Merveilles dans leur Perfection, tous Ses Attributs pleinement développés, tout Son Amour en action et l'expression de Son caractère tout Entier.

 

Ami(e), les Blessures de Christ sont de loin plus belles à nos yeux que toute la splendeur et l'apparat des rois.

 

La couronne d'épines surpasse un diadème impérial.

 

Il est vrai qu'Il ne tient plus en Sa Main le roseau comme sceptre, mais il s'en échappait déjà une Gloire comme il n'a jamais brillé d'un sceptre d'or.

 

Jésus a pour habit de cour l'apparence d'un Agneau immolé et c'est ainsi qu'Il attire notre âme et la rachète par une expiation complète et parfaite.

 

Ses Blessures ne sont pas non plus seulement des ornements pour lui, mais elle sont aussi les trophés de Son Amour et de Sa Victoire.

 

"Il partagera le butin avec les puissants" ( Esaïe 53:12).

 

Il s'est racheté parmi la race humaine une grande multitude que nul homme ne peut compter et les Cicatrices qu'Il porte servent de Mémorial à ce combat.

 

Ah ! Si Christ aime ainsi garder le souvenir de Ses Souffrances pour Son Peuple, combien ces Blessures devraient nous être Précieuses !

 

 

Amen,

 

 

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

Mélodie de Léo Hassler 1601, harmonisée par Jean-Sébastien Bach

Chef couvert de blessure,
Meurtri par nous pécheurs,
Chef accablé d’injures
D’opprobres, de douleurs,
Des splendeurs éternelles
Naguère environné,
C’est d’épines cruelles
Qu’on te voit couronné !

 

C’est ainsi que tu paies
Le prix de ma rançon.
Tes langueurs et tes plaies,
Voilà ma guérison.
Mon âme criminelle
Est à tes pieds Seigneur ;
Daigne jeter sur elle
Un regard de faveur.

 

Au sein de ma misère,
Sauvé par ton amour,
Pour toi que puis-je faire ?
Que t’offrir en retour ?
Ah ! du moins, Dieu suprême,
Prends à jamais mon coeur :
Qu’il te serve et qu’il t’aime,
Plein d’une sainte ardeur.

 

Pour ta longue agonie,
Pour ta mort sur la croix,
Je veux toute ma vie
Te louer, Rois des rois !
Ta grâce est éternelle,
Et rien jusqu’à la fin
Ne pourra, Dieu fidèle,
Me ravir de ta main.

Joyeuse Pâques en Christ !
Il est Ressuscité,
Alléluia !
Il est vraiment Ressuscité !

Les blessures de Christ plus belles que toute la splendeur et l'apparat des rois

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Les blessures de Christ plus belles que toute la splendeur et l'apparat des rois

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 07:38
Donner sa vie pour ses amis par le pasteur Eric Kayayan

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Il n’y a pour personne de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. 

 

Voilà ce que Jésus-Christ disait à ses disciples, ses amis proches, peu avant son arrestation et sa crucifixion, les invitant à s’aimer les uns les autres.

 

Dans sa lettre aux chrétiens de Rome, au chapitre 5, l’apôtre Paul se fait l’écho de cette déclaration : 

 

Car lorsque nous étions sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies.  A peine mourrait-on pour un juste ; quelqu’un peut-être aurait le courage de mourir pour un homme qui est bon.  Mais en ceci, Dieu prouve son amour envers nous : lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous.  A bien plus forte raison, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère. 

 

Voilà exactement ce que célèbrent les chrétiens à Pâques :

 

Le don de la vie d’un juste pour des injustes, le sacrifice d’un innocent pour que son sang versé devienne leur vie, leur réconciliation avec Dieu. 

 

Ai-je besoin de vous dire combien ce don, ce sacrifice rédempteur pour tous ceux qui se mettent à son bénéfice, diffère du soi-disant sacrifice de ceux qui se font exploser dans les lieux publics afin de semer la terreur et emporter avec eux dans la mort le plus grand nombre de victimes ?

 

La religion de l’amour de Dieu en Jésus-Christ n’a aucun point commun avec celle de la terreur et du chaos que nous voyons quotidiennement à l’œuvre chez ces adeptes d’une religion sans Christ et sans le don de sa vie sur la Croix. 

 

Pas plus qu’elle n’a quoi que ce soit en commun avec la religion tout aussi impie des états qui se croient puissants, militairement ou économiquement, et donc habilités à aller faire la pluie et le beau temps chez les autres en les déstabilisant, en créant des révolutions de toutes les couleurs afin de faire progresser leur agenda hégémoniste sur l’échiquier mondial. 

 

A ses disciples en mal de supériorité les uns sur les autres, Jésus disait aussi, peu avant d’offrir sa vie pour eux sur la Croix (Luc 22 :25-27) 

 

Les rois des nations les dominent et ceux qui ont autorité sur elles se font appeler bienfaiteurs.  Il n’en est pas de même pour vous.  Mais que le plus grand parmi vous soit comme le plus jeune, et celui qui gouverne comme celui qui sert. Car qui est le plus grand, celui qui est à table, ou celui qui sert ? N’est-ce pas celui qui sert ? Et moi, cependant, je suis au milieu de vous comme celui qui sert. 

 

Puisse son exemple et ses paroles guider tous ceux qui, quelle que soit la tâche ou la charge qui leur est confiée, se sont mis au bénéfice du don rédempteur de sa personne divine et humaine qui fait de lui le seul véritable Médiateur entre Dieu et les hommes.

 

C’est à ce titre aussi qu’il est leur Sauveur pour l’éternité.

 

Amen,

 

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

Donner sa vie pour ses amis par le pasteur Eric Kayayan

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Donner sa vie pour ses amis par le pasteur Eric Kayayan

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Source : Foi & vie Réformées

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 07:30
Dieu Mon Père

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Notre Père Céleste est le Père Eternel de Notre Seigneur Jésus Christ.

 

Il n'y a jamais eu un moment où le Père ait existé sans le Fils.

 

Dieu a toujours été le Dieu et Père du Fils, Jésus Christ, même avant que Christ ne devienne homme.

 

Tout ce qui dans le monde est à reconnaître de bon chez un père, est réuni dans la Nature même de Dieu.

 

Ce Dieu qui a créé l'univers inconcevablement grand et tout ce qu'il contient, est Mon Dieu et Mon Père.

 

Chaque enfant qui grandit avec son père, a sans doute dit une fois une phrase semblable à celle ci :

 

"Mon père est plus fort que le tien."

 

Les enfant aiment se vanter de leur père, que cette description soit juste ou non.

 

Imaginons que nous ayons effectivement le plus grand, le plus fort, le plus intelligent et le plus puissant père du monde.

 

Ne serait ce pas magnifique ?

 

Et bien, celle ou celui qui appartient à Jésus Christ, a ce Père.

 

Oui, Dieu est Mon Père, à cause de Son Fils, Jésus Christ.

 

Des théologiens modernes aiment dire que Dieu est le Père de tous les hommes.

 

Mais aussi belle que soit cette conception agréable à entendre, elle ne correspond nullement à ce que Dieu dit à ce sujet.

 

Dieu est le Dieu de tous les hommes, peu importe qu'ils L'adorent ou non.

 

Dieu est aussi le Seigneur qui règne sur tous les hommes, même s'ils ne veulent pas Le servir.

 

Et vu superficiellement, Dieu est aussi le Père de tous les hommes, parce qu'ils Lui doivent leur existence.

 

Mais au sens profond du nom "Père", de la manière dont Jésus l'employait, Dieu est seulement le Père de celles et ceux qui ont Jésus Christ comme frère. (Hébreux 2 :10-17).

 

Nous sommes des enfants de Dieu, non pour des raisons juridiques valables dès notre naissance, mais par adoption.

 

Chaque homme, chaque femme qui accepte Jésus Christ, et croit en Son Nom, obtient le droit d'être appelé enfant de Dieu.

 

Mais à tous ceux qui l'ont acceptée, à ceux qui croient en Son Nom, elle a donné le droit de devenir enfants de Dieu. (Jean 1:12)

 

Cela peut paraître dur pour des personnes étrangères à la foi Chrétienne.

 

Mais si la Bible parlait réellement d'une paternité universelle de Dieu, qu'en serait il alors du bon Message de l'Evangile disant que Jésus Christ est venu et mourut, afin que tu sois réconcilié avec Dieu ?

 

Qu'y aurait il de particulier à ce que Dieu devienne Ton Père Céleste, alors qu'Il serait déjà le Père de tous ?

 

Avec un tel message, on n'exclurait personne, c'est certain, mais ce qui est sûr également, mais personne ne serait sauvé.

 

La Bible dit très clairement que Dieu nous a aimés et qu'Il a, par Amour, sacrifié Son Fils pour nous, lorsque nous étions encore pécheurs (Romains 5:8).

 

Et nous le devons uniquement au mérite de Jésus, à Sa Mort et à Sa Résurrection "d'avoir reçu un Esprit d'adoption, par lequel nous crions : Abba, Père !" (Romains 8:15)

 

 

C'est pourquoi nous avons les meilleures raisons de nous fier à Lui et en Son Assistance.

 

Etant donné que Dieu a tout créé à partir du néant, et parce qu'Il tient à chaque instant tout le cosmos ; et parce que ce Dieu d'une puissance inimaginable, s'est fait Lui même Notre Père, et cela encore au prix le plus grand possible, nous pouvons nous fier à Lui.

 

Tout ce que Dieu laisse advenir dans ma vie, Il lui fera prendre une bonne tournure.

 

Mais la Bible, en ce qui concerne les souffrances de ce monde, parle un langage clair.

 

Elle nous dit qu'en tant qu'enfants de Dieu, nous avons encore beaucoup à souffrir.

 

Nous vivons dans un monde déchu, dans lequel Dieu emploie aussi de durs moyens pour éduquer Ses enfants.

 

La confiance en Dieu ne signifie donc pas que nous nous attendons à une vie sans souffrance, mais à une vie dans laquelle la souffrance a un sens et un but.

 

Notre Dieu Tout Puissant est vraiment Tout Puissant ; et Notre Père Céleste est un Vrai Père.

 

C'est pourquoi je peux me fier au fait qu'à la fin, tout ce qu'Il me laisse vivre, s'avérera bon.

 

Nous parents, ne souhaitons nous pas que nos enfants se fient davantage à nous qu'ils reconnaissent que nous savons ce qui est bon pour eux, et que nous sommes toujours là pour eux ?

 

Eh bien, c'est assurément le genre de confiance que Dieu souhaite voir chez Ses enfants.

 

Amen,

 

 

Kevin DeYoung,

Pasteur Protestant Réformé

Dieu Mon Père

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Dieu Mon Père

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Source : Le Héraut 

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 17:13
Sans la Permission, l'Autorité, l'Accord et Assistance du Père Céleste

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Le Père a envoyé le Fils

comme Sauveur du monde.

(1 Jean 4:14)

 

 

 Il est doux de penser que Jésus Christ n'est pas venu sans la Permission, l'Autorité, l'Accord et l'Assistance de Son Père.

 

C'est le Père qui L'envoya comme Sauveur des hommes.

 

Nous avons trop tendance à oublier que, bien qu'il y ait une distinction de personnes dans la Trinité, il n'y a en revanche aucune distinction d'honneur.

 

Nous attribuons trop fréquemment l'honneur de notre salut, ou tout au moins les profondeurs de ses bienfaits, davantage à Jésus qu'au Père.

 

Il s'agit là d'une très grande erreur.

 

Jésus est venu, oui, mais n'était Il pas envoyé du Père ?

 

Si Jésus annonçait des merveilles, n'était ce pas parce que le Père emplissait Ses Paroles de Grâce, afin qu'Il soit un bon serviteur de la nouvelle alliance ?

 

Celui qui connaît le Père, le Fils et le Saint Esprit correctement, ne les met jamais en concurrence l'un contre l'autre dans Son Amour.

 

Il les voit à Béthléhem, Gethsémané et Golgotha, tous trois également engagés dans l'Oeuvre du salut.

 

Ami(e) Chrétien(ne), avons nous placé notre confiance en l'Homme Christ Jésus ?

 

Nous reposons nous uniquement sur Lui ?

 

Sommes nous uni à Lui ?

 

Alors, croyons que nous sommes uni au Dieu des cieux.

 

Nous sommes un frère de l'Homme Christ Jésus et entretenons une communion étroite avec Lui.

 

Nous sommes aussi en relation avec l'Eternel Dieu.

 

L'Ancien des jours est Notre Père et Notre Ami.

 

Avons nous jamais réfléchi à la Profondeur de l'Amour présent dans le Coeur de l'Eternel, alors que Dieu Le Père préparait Son Fils pour l'accomplissement de la grande entreprise de Miséricorde ?

 

Non ?

 

Alors faisons en le sujet de notre méditation.

 

Le Père L'envoya !

 

Pensons à cela.

 

Voyons comment Jésus accomplit La Volonté du Père.

 

Voyons l'Amour du Grand Yahvé dans Les Blessures du Sauveur mourant.

 

Que toute pensée sur Jésus Christ soit aussi en relation avec l'Eternel, Le Dieu Eternellement béni, car "il a plu à l'Eternel de Le briser par la souffrance... Après avoir livré Sa Vie en Sacrifice pour le péché".(Esaïe 53:10).

 

Amen,

 

 

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

Sans la Permission, l'Autorité, l'Accord et Assistance du Père Céleste

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Sans la Permission, l'Autorité, l'Accord et Assistance du Père Céleste

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 09:18
Sous le contrôle de la Providence Divine

"L'Eternel sonde le juste." Psaume 11:5

 

Tous les évènements de cette vie sont sous le contrôle de la Providence Divine.

 

En conséquence, on peut immédiatement remonter de toutes les épreuves de notre vie extérieure jusqu'à leur grande Cause initiale.

 

Rangées par régiment, revêtues de leur armure de métal et chargées de leurs armes de guerre, les armées de l'épreuve s'élancent en sortant de la Glorieuse Porte des Ordonnances de Dieu.

 

Toutes les circonstances de la Providence sont des occasions pour l'épreuve.

 

Commes les roses, même les miséricordes dont nous jouissons ont leurs épines.

 

Les hommes peuvent être submergés par des océans de prospérité, tout autant que par des fleuves d'afflictions.

 

Les collines ne sont pas trop hautes, ni les vallées trop profondes pour ne pas être touchées par la tentation.

 

Les épreuves guettent toutes nos voies.

 

Partout, que ce soit au-dessus ou au-dessous, des dangers nous entourent et nous guettent.

 

Toutefois, le nuage menaçant ne laisse tomber aucune pluie sans en recevoir d'abord la permission.

 

Chaque goutte doit recevoir Son Ordre de mission avant de s'élancer vers la terre.

 

Les épreuves qui viennent de Dieu servent à manifester et à fortifier les grâces que nous avons reçues et, ainsi, à immédiatement illustrer la Puissance de la Grâce Divine.

 

Elles servent aussi à démontrer l'authenticité de nos vertus et à augmenter leur force.

 

Dans Sa Sagesse Infinie et Son Amour Surabondant, Notre Seigneur place une valeur tellement élevée sur la foi de Son Peuple qu'Il ne leur épargne pas les épreuves qui, précisément, en augmentent la force.

 

Vous n'auriez jamais possédé la foi si précieuse qui aujourd'hui vous soutient si l'épreuve de cette foi n'avait pas été par le feu.

 

Ami(e) Chrétien(ne), vous êtes comme un arbre.

 

Vous n'auriez jamais été aussi bien enraciné si le vent ne vous avait pas secoué de part et d'autre, vous poussant à affermir votre pogne sur les Précieuses Vérités de l'Alliance de Grâce.

 

L'aise dans le monde est le plus grand adversaire de la foi, car elle relâche les joints d'une sainte valeur et coupe les tendons d'un courage sacré.

 

Le ballon d'hélium ne s'envole pas à moins que l'on coupe les cordes qui le retiennent.

 

Ainsi, l'affliction rend un fier service à l'âme croyante.

 

Tant que le grain dort enfermé dans son enveloppe, il ne sert à rien pour l'homme.

 

Il faut le battre pour le faire sortir et en connaître la valeur.

 

C'est pourquoi, il est bon que l'Eternel sonde le juste, car cela pousse celui-ci à s'enrichir avec Dieu.

 

Amen,

 

 

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 07:30
Désir insatiable de voir des prodiges, symptôme de l'état maladif des hommes

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"Si vous ne voyez des miracles et des prodiges, vous ne croyez point." Jean 14:48

 

Ce désir inatiable des voir des prodiges était un symptôme de l'état maladif des hommes à l'époque de Notre Seigneur.

 

Ils refusaient une nourriture solide mais soupiraient après de simples prodiges.

 

Ils ne voulaient pas recevoir l'Evanglie, dont ils avaient un si grand besoin, mais ils réclamaient avec avidité les miracles que Jésus n'était pas toujours prêt à leur donner.

 

Beaucoup de gens aujourd'hui exigent de voir des miracles et des prodiges avant de croire.

 

Certains se disent au fond de leur coeur :

 

"Il me faut ressentir une profonde horreur de l'âme, ou bien je ne croirai pas en Jésus."

 

Mais, que dire s'ils ne ressentent jamais cela, comme ce sera très probablement le cas ?

 

Aller en enfer à cause de ce mépris pour Dieu, parce qu'Il n'aura pas traité telle ou telle personne comme tel ou tel autre ?

 

Ami(e), ne jouez pas à un tel risque certain !

 

Un autre homme se dit en lui-même peut être :

 

"Si j'avais une vision, ou si je pouvais sentir quelque je-ne-sais-quoi-de-soudain, alors je croirai..."

 

C'est ainsi, mortels indignes, que l'on peut s'imaginer pouvoir dicter à Mon Seigneur !

 

Non.

 

Ne vous faîtes aucune illusion, vous êtes des mendiants à Sa Porte et vous avez besoin de Sa Miséricorde.

 

Pourtant, si tel est le cas dans les exemples cités précédemment, vous voulez néanmoins dresser une liste de règles et de règlements sur la manière dont Il doit vous accorder cette miséricorde !

 

Pensez vous réellement qu'Il s'y soumettra ?

 

Mon Maître Bien Aimé possède un Esprit Généreux, mais Il a un Coeur vraiment Royal.

 

Il rejette et rejettera tout dictat et affirme Sa Souveraineté d'action.

 

Pourquoi, mon ami(e), si tel est le cas, désirez vous tant voir des miracles et des prodiges ?

 

Le fait que "Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné Son Propre Fils Unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point" (Jean 3:16), n'est-il pas le Miracle Suprême ?

 

Cette Précieuse Parole :

 

"Que celui qui veut prenne de l'eau de la vie, gratuitement",

 

et cette Promesse Solennelle :

 

"Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi" (Apocalypse 22:17 ; Jean 6:37),

 

ne sont elles pas meilleures que des miracles et des prodiges ?

 

Nous devons et devrions croire en un Sauveur qui est Véritable.

 

Il est la Vérité elle-même.

 

Pourquoi faudrait il demander une preuve de la véracité de Celui Seul qui ne peut mentir ?

 

Les démons eux-mêmes le déclarent être le Fils de Dieu ; ne refusez pas vous, ami(e), de croire en Lui.

 

Amen,

 

 

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

 

 

 

Désir insatiable de voir des prodiges, symptôme de l'état maladif des hommes

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Désir insatiable de voir des prodiges, symptôme de l'état maladif des hommes

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Album Refuge Protestant

Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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