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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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23 décembre 2020 3 23 /12 /décembre /2020 18:18
Noël, l'espoir pour les désespérés !

Noël - l'espoir pour les désespérés

_______


Jésus dit : " Venez à moi, tous ceux qui travaillent et sont lourds en charge, et je vous donnerai le repos." (Matthieu 11:28)

Le sang de Jésus-Christ parle aux gens à qui rien d'autre ne parle.

 

Le sang du Christ ne donne Son Invitation qu'à certaines personnes.

 

A qui l'Invitation de la croix du Christ est elle adressée ?

 

Il s'agit de ceux vivant d'échecs, ces gens qui savent qu'ils ont mal tourné, ces gens qui sont remplis d'un sentiment de honte, les gens qui sont fatigués et malheureux dans la lutte.

 

Jésus dit : " Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai le repos." (Matthieu 11-28)

 

Il parle de gens qui travaillent pour vivre une propre, bonne et saine vie.

 

C'est ce que cela signifie en travaillant et en étant lourd en charge - la Loi de Dieu, les Commandements, les idéaux moraux.

 

Vous avez essayé, sué et jeûné, mais vous avez échoué misérablement.

Est-ce que vous pensez que tout dans votre vie est un échec, que tout est sans espoir ?

 

Est-ce que vous vous méprisez et ne vous sentez pas bien ?

 

Fatigué, désespéré, et au-dessus de tout, triste et misérable !

 

Rien ne peut vous réconforter.

 

Les plaisirs du monde se moquent même de vous.

 

La vie vous a déçu, et vous êtes triste, malheureux, et en plus de tout cela, vous avez un sentiment de culpabilité en vous.

 

Votre conscience vous harcèle, et vous savez que vous êtes indigne ; vous savez que votre vie est un échec cuisant ; vous savez  qu'il n'y a pas d'excuse, vous vous savez coupable.

 

Mais encore pire, vous savez que vous êtes impur, vous savez que votre cœur est impur.

 

Car c'est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols et tout le reste. (Matthieu 15-19)

 

Le cœur est le problème, et vous en êtes venu à constater que vous êtes pourri, qu'en vous il n'y a rien de bon.

 

Malheureux, dites-vous, qui me délivrera ? 


Et ensuite, en plus de tout cela, vous êtes envahi par un sentiment de peur.

 

Vous avez peur de la vie, vous avez peur de vous-même et de vos propres faiblesses, vous avez peur de demain.

 

Vous avez peur de la mort, vous savez que cela arrive et vous ne pouvez rien faire à ce sujet.

 

Oh, qu'est-ce qu'il y a au-delà ? Les pensées viennent à vous de ce " voyage inconnu à partir duquel aucun voyageur ne revient. "

 

La mort approche, arrive, et vous êtes là, vous ne pouvez rien faire, vous vous sentez coupable, pleins de peur envers Dieu, du jugement, de l'enfer, la terreur et l'alarme vous possèdent.

 

Vous vous sentez totalement sans espoir, sans défense, complètement impuissant. 

 

Vous avez essayé si souvent, seulement pour échouer.

 

Vous avez pris vos résolutions, mais vous ne les avez jamais gardées...

 

Vous vous dites, je ne suis pas bon, je suis damné, je suis perdu, je suis indigne, je suis une masse de pollution.

 

" Oh, misérable homme que je suis ! " en moi ( c' est-à-dire dans ma chair ) n'habite aucune bonne chose" (Romains 7:24, 18).


Et c'est ce qui est chose incroyable avec la Croix de Christ.

 

Cela arrive à une telle personne, et c'est à elle plus que tout autre, je dirai même, au-dessus de tous les autres, qu'elle apporte Sa Gracieuse et Sa Glorieuse Invitation.

 

Qu'est-ce que cela vous dit ?

 

Je ne parle pas à des personnes auto-satisfaites et pieuses en ce moment, convaincu que vous vous êtes vu dans toute l'horreur de votre auto-duperie.

 

Je parle bien à ceux qui sont sur le terrain, qui traînent, rampent dans leur impuissance totale, avec la culpabilité et le sentiment d'impureté et de honte, ayant perdu leur chasteté, leur pureté, leur moralité, leur tout.

 

Pour quelqu'un comme cela, je dirais : " vous qui êtes loin, la Croix vous parle avec sympathie." 

 

Cet homme (Jésus-Christ) mourant sur cette croix était connu comme l'ami des publicains et des pécheurs.

 

Il a été honni et insulté par les "bons" et les "religieux" parce qu'Il s'est assis, a mangé et bu avec des publicains et des pécheurs. Christ avait de la sympathie.


Mais pas seulement cela, Christ vous dira qu'Il est prêt à vous accepter.

 

Le monde "retrousse sa jupe" et passe. Il vous laisse seul, il ne veut pas s'associer avec vous, vous êtes descendu, tombé, vous appartenez aux ordures et aux caniveaux, et le monde est trop "respectable" pour avoir un quelconque intérêt pour vous.

 

MAIS en voici un (Jésus-Christ) qui est Prêt à vous recevoir et à vous accepter.

 

En voici un avant tout qui vous donne le Repos.

 

Christ promet, en disant : "Venez à moi, vous tous qui travaillez et êtes chargés, lourds, et je vous donnerai le repos" -

 

Fin à cette lutte vaine, futile et inutile.

 

"Asseyez-vous" dit-Il, "et écoutez Mon Sang coulant pour vous est en train de parler. "

 

"Arrêtez, abandonnez vos activités. Tout comme vous êtes, Je suis Prêt à vous Recevoir ; dans vos guenilles, dans votre crasse et saleté, dans votre bassesse - reposez-vous enfin !"


Qu'est-ce qu'il y a d'autre ? Pardon, Le Pardon.

 

La Croix de Jésus-Christ parle de Pardon, de Pardon ! De Joie et de Paix avec Dieu.

 

Il vous dit que Dieu est Prêt à vous Pardonner ; le Sang de Jésus-Christ vous dit ça.

 

Il dit : " Écoutez-moi, votre péché a été puni. Je suis ici (sur la croix) parce que c'est la punition du péché. Écoutez-Moi, dit le sang de Jésus-Christ. Mon Sang a été versé pour que vous puissiez et soyez Pardonné, Pardonné, en Paix avec Dieu."

 

Oh, Dieu merci, il y a aussi une Purification ici.

 

Lorsque vous sentez votre bassesse et que vous voyez les imperfections et les taches de l'iniquité sur vous, vous apprenez que :


Il y a une fontaine remplie de sang,
Tiré des veines d'Emmanuel,
Et les pécheurs plongés sous ce flot, sous cette inondation,
Perdent toutes leurs taches de culpabilité.

Le voleur mourant s'est réjoui de voir,
Cette Fontaine dans son jour ;
Et moi, aussi vil que lui,
Lavé de tous mes péchés.


 

C'est ce que dit le Sang de Jésus-Christ.

 

Pour que cela vous dise que dans votre misère, de votre misère ! Vous pouvez avoir de la Joie, de la Beauté au lieu des cendres.

 

Vous serez une Nouvelle Nature. vous aurez ENFIN un Nouveau Départ dans la Vraie Vie.

 

Il vous donnera la capacité et force pour résister à tout ce qui vous a fait tomber, abattu, et Il vous donnera ENFIN un espoir Éternel.

 

Le Sang de Jésus-Christ dit que le fils de Dieu a Porté Toute votre punition, que tout ce qui se tenait, se trouvait entre Dieu et vous pardonner a été enlevé.

 

Que Dieu vous pardonne tout, librement et immédiatement.
 

La Croix de Jésus-Christ annonce un Don Gratuit de Pardon, de Réconciliation et de Restauration, ainsi que Tout ce dont vous avez besoin : une Nouvelle Vie dans le Christ et une Espérance Éternelle tout à la fois.

 

Tout vient de cette Personne Bénie, dont le Corps a été brisé et dont le Sang a commencé à couler, sur la croix.

 

Il vous Invite, Il vous Appelle. Vous L'entendez, êtes-vous prêt ?

Mais oh, dit quelqu'un, tu n'as aucune idée de ce que je suis, tu n'as aucune idée de ce que j'ai fait, tu n'as aucune idée de ce que j'ai été.

 

Mais mon cher ami, vous n'êtes pas le premier à avoir dit ça.

 

Un homme a écrit un hymne que l'on chante souvent, et il le présente ainsi :


" si je Lui demande de me recevoir, va-T-Il me dire non ? 
Va-t'-Il vraiment me recevoir si je Lui demande de me recevoir, ou va-t'-Il me dire non ? 
C'est la réponse : 
" pas avant que la terre et pas avant que le ciel ne disparaisse".
Encore une fois, vous demandez :
" trouver, suivre, garder, lutter,
Est-ce qu'Il est sûr de bénir ? ' 
Voici à nouveau la réponse :
Des Saints, des Apôtres, des Prophètes, des Martyrs, des Martyrs, des Martyrs,
Répondez  "oui".

Certains des plus grands saints que l'Eglise ait jamais connus étaient autrefois des pécheurs ignobles, vils et odieux, mais ils ont entendu l'Invitation venant du Sang de Jésus-Christ coulant pour eux, ils L'ont cru, et ils ont trouvé que c'était vrai.

 

Donc trouver, suivre, garder, se battre, est-ce qu'Il est sûr de Bénir ? Voici la réponse.

 

Non seulement la Parole de Dieu le dit, non seulement Le Sang de Jésus-Christ le dit, mais également les saints des siècles le disent :

 

" les Saints, les Apôtres, les Prophètes, les Martyrs, la réponse est  " oui ".

 

Faites-Lui confiance. Il n'a jamais Brisé et Rompu Sa Parole ; Il n'a jamais perdu, ni ne revient ou repris Sa Promesse.

 

Croyez !

Il est écrit : "le Sang de Jésus-Christ Son Fils nous Purifie de tous les péchés" (1 Jean 1:7).

 

Je vous demande donc de vous joindre à l'auteur de l'hymne pour dire :

J'entends Ta Voix de Bienvenue,
Qui m'appelle, Seigneur, à Toi,
Pour Purifier dans Ton Sang Précieux
Qui a coulé sur le calvaire.

J'arrive, je viens Seigneur !
Je viens à Toi maintenant !
Lave-moi, Purifie-moi, dans le sang.
Celui coulé sur le calvaire.

Faites-cela et vous verrez que cela est vrai.

 

Amen,

 

Martyn Lloyd-Jones

Martyn Lloyd-Jones,

Ministre, Théologien et Médecin Protestant Calviniste Gallois

 

 

 

Bible Protestante
Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Source :
Extrait de " la croix du Christ parle ", chapitre 7, de " la croix " de Martyn Lloyd-Jones ( Ministre, Théologien et Médecin Protestant Calviniste Gallois, influent au sein de l'aile Réformée du mouvement Méthodiste Britannique au XXème siècle, il fut pendant près de 30 ans, Ministre de la Westminster Chapel à Londres. ) 

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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 20:10
Catéchisme de Heidelberg – 23ème dimanche  (Foi, Grâce, Justification)

59. Question : Et maintenant, à quoi cela te sert-il de croire toutes ces choses ?

 

A être justifié en Christ devant Dieu

 

Voici que son âme est enflée. Elle n'est pas droite en lui, mais le juste vivra par sa foi. (Habacuc 2:4)

 

En effet la justice de Dieu s'y révèle par la foi et pour la foi, selon qu'il est écrit : Le juste vivra par la foi. (Romains 1:17)

 

Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ,  qui nous devons d'avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l'espérance de la gloire de Dieu.   (Romains 5 : 1-2)

 

et à être héritier de la vie éternelle.

 

( Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne se confie pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. (Jean 3:36) ) 

 

L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.  (Romains 8:16)

 

 Afin que, justifiés par sa grâce, nous devenions, en espérance, héritiers de la vie éternelle.  (Tite 3:7)

 

60. Question : Comment es-tu justifié(e) devant Dieu ?

 

 

Seulement par une vraie foi en Jésus-Christ.

 

Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, attestée dans la loi et les prophètes, justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient. Car il n'y a pas de distinction: tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; et ils sont gratuitement justifiés pas sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est dans le Christ-Jésus. (Romains 3:21-24)

 

Car c'est en croyant du cœur qu'on parvient à la justice, et c'est en confessant de la bouche qu'on parvient au salut, (Romains 10:10)

 

Sachant que l'homme n'est pas justifié par les œuvres de la loi, mais par la foi en Christ-Jésus, nous aussi nous avons cru en Christ-Jésus, afin d'être justifiés par la foi en Christ, et non par les œuvres de la loi, parce que nul ne sera justifié par les œuvres de la loi. (Galates 2:16)

 

Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. (Éphésiens 2:8-9)

 

Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j'ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d'être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s'obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi, afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, si je puis, à la résurrection d'entre les morts. (Philippiens 3:8-11)

 

Aussi, quoique ma conscience m'accuse d'avoir gravement péché contre tous les commandements de Dieu, de n'en avoir jamais gardé aucun,

 

Quoi donc ! Sommes-nous plus excellents ? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l'empire du péché, selon qu'il est écrit : Il n'y a point de juste, pas même un seul (Romains 3:9-10)

 

et d'être encore continuellement enclin à tout mal,

 

je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. (Romains 7:23)

 

Dieu cependant, sans aucun mérite de ma part

 

Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes. (Deutéronome 6 : 9)

 

C'est pourquoi dis à la maison d'Israël : Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : ce n'est pas à cause de vous que j'agis de la sorte, maison d'Israël ; c'est à cause de mon saint nom, que vous avez profané parmi les nations où vous êtes allés.  (Ézéchiel 36 : 22)

 

... Il nous a sauvés - non parce que nous aurions fait des œuvres de justice, mais en vertu de sa propre miséricorde - par le bain de la régénération et le renouveau du Saint-Esprit. (Tite 3:5)

 

mais par pure grâce,

 

Ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ.  (Romains 3:24)

 

Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. (Éphésiens 2:8)

 

C'est par la grâce en effet que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. (Ephésiens 2:8)

 

me donne-t-il et m'impute-t-il l'oeuvre parfaite de restauration, la justice et la sainteté du Christ,

 

Or à celui qui fait une oeuvre, le salaire est compté non comme une grâce, mais comme un dû. Quant à celui qui ne fait pas d'oeuvre, mais croit en celui qui justifie l'impie, sa foi lui est comptée comme justice. (Romains 4:4-5);

 

Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n'imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation. (2 Corinthiens 5:17-19)

 

Il est lui-même victime expiatoire, pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. (1 Jean 2:2)

 

comme si je n'avais jamais commis ni eu aucun péché, et comme si j'avais eu moi-même cette parfaite obéissance que Jésus-Christ a observée pour moi

 

C'est encore à cause de nous, à qui cela sera imputé, à nous qui croyons en celui qui a ressuscité des morts Jésus notre Seigneur, lequel a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification. (Romains 4:24-25)

 

Celui qui n'a pas connu le péché, il l'a fait (devenir) péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. (2 Corinthiens 5:21)

 

à la seule condition que je reçoive ce bienfait avec un cœur croyant.

 

Celui qui croit en lui n'est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.   (Jean 3:18)

 

Il les fit sortir, et dit: Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé ? Paul et Silas répondirent : crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille (Actes 16:30-31)

 

Justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient. Il n'y a point de distinction. (Romains 3:22)

 

Celui qui croit, en lui n'est pas jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. (Jean 3:18)

 

 

61. Question : Pourquoi dis-tu que tu es justifié seulement par la foi ?

 

 

Ce n'est pas que je plaise à Dieu par la valeur de ma foi, mais l'oeuvre accomplie par le Christ,  

 

Car je n'ai pas jugé bon de savoir autre chose parmi vous, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. (1 Corinthiens 2:2)

 

sa justice et sa sainteté sont ma justice devant Dieu

 

... afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu. Or, c'est par lui que vous êtes en Christ-Jésus qui, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, et aussi justice, sanctification et rédemption.  (1 Corinthiens 1:29-30)

 

et je ne puis les recevoir et me les approprier autrement que par la seule foi.

 

Car c'est en croyant du cœur qu'on parvient à la justice, et c'est en confessant de la bouche qu'on parvient au salut, selon ce que dit l'Ecriture : quiconque croit en lui ne sera point confus (Romains 10:10-11)

 

Mais l'Ecriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis fût donné par la foi en Jésus-Christ à ceux qui croient.  (Galates 3:22)

 

 Celui qui croit au Fils de Dieu a ce témoignage en lui-même; celui qui ne croit pas Dieu, le fait menteur, puisqu'il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à son Fils. Et voici ce témoignage: Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est en son Fils. (1 Jean 5 :10-11)

 

 

Catéchisme Heidelberg

NOTES EXPLICATIVES *

 

 

 

1. Vue d’ensemble.

 

Le Catéchisme traite de la justification immédiatement après le Symbole des apôtres. Le Symbole des apôtres présente le contenu de la vraie foi. Quelle en est la signification et quel profit en tirons-nous ? Quelle est l’utilité de répéter : “Je crois...” Cela nous aide-t-il ? Par cette foi, je suis déclaré juste, justifié devant Dieu.

 

a.  8e dimanche : Introduction au Symbole : Que doit croire un chrétien ?

 

b.  9e au 22e dimanches : Le Symbole des apôtres (Père, Fils, Saint-Esprit)

 

c. 23e et 24e dimanches : À quoi cela sert-il ? La justification par la foi, sans les œuvres.

 

 

2. La justification par la foi seule

est au cœur de la doctrine réformée.

 

Tout au long de l’histoire, elle a été plusieurs fois rejetée, par les pharisiens, les catholiques romains, les arminiens, etc. Ils prétendent que si l’on fait assez d’efforts, on peut accomplir les commandements du Seigneur. Dans notre cœur pécheur, nous avons l’idée que nous sommes capables de faire quelque chose qui peut plaire à Dieu et gagner sa faveur.

 

3. Qu’est-ce que la justification ?

 

On peut définir la justification comme étant l’acte de Dieu, le Juge, par lequel nous sommes déclarés innocents et libérés de la culpabilité et de la condamnation.

 

4. L’exemple de la cour de justice.

 

La justification est un acte juridique comparable à ce qui se passe dans une cour de justice :

 

a. Dieu est le Juge.

 

b. Les accusateurs sont :

 

  • Satan (Apocalypse 12:10).
  • La conscience, le coeur (1 Jean 3:20).
  • La Loi (Moïse) (Jean 5:45).
  • Ma chair faible (1 Jean 1:8).​​​​​​​

 

​​​​​​​ c. L’accusé : l’homme.

 

d. L’avocat: Jésus-Christ.

 

e. Les accusations :

 

  • Avoir péché contre tous les commandements de Dieu (nous sommes injustes).
  • N’avoir gardé aucun d’eux.
  • Être enclins à toutes sortes de mal.

​​​​​​​

f. Il n’y a aucun espoir. Nous ne pouvons nous attendre à autre chose qu’à la condamnation. Nous méritons le pire des châtiments (la peine capitale), car le Seigneur a dit que l’âme qui pèche est celle qui mourra. À partir du moment où l’on viole ses commandements, c’est terminé.

 

g. Mais Jésus-Christ est venu. Il répond aux accusations :

 

Satisfaction parfaite : J’ai couvert les péchés par mon expiation; j’ai payé la dette et porté toute la condamnation que vous méritiez.

 

Justice parfaite : J’ai gardé tous les commandements que mon peuple aurait dû garder.

 

Sainteté parfaite : Je ne suis aucunement enclin au mal et je vais les purifier afin qu’ils ne le soient plus eux non plus.

 

Cela signifie que la satisfaction, la justice et la sainteté de Jésus sont transférées à notre compte. Toutes ces dettes, il les a payées pour nous. Au lieu d’être déclarés coupables, nous sommes maintenant déclarés innocents.

 

5. Comment recevoir la justification ?

 

La foi est l’instrument par lequel nous recevons cette justice et cette justification.

 

a. Pas une justification après la foi, mais par la foi.

 

b. Pas une justification avant la foi, mais accompagnée par la foi.

 

c. Pas une justification avec la foi, comme son fondement, mais comme instrument.

 

6. Erreurs et controverses.

 

Les catholiques romains : Croient que la justification est une combinaison de foi et d’œuvres.

 

Les arminiens : Croient que la justification est due à la nature de la foi du croyant.

 

Les libéraux : Croient que Dieu n’a pas besoin de nous justifier puisqu’il aime tout le monde.

 

7. Quelques textes.

 

Genèse 15:1-6  Déclaré juste

 

Psaume 32 Les bénédictions de la justice

 

Romains 3:21-24 La justice de Dieu

 

Romains 4:1-12 La justice d’Abraham

 

Romains 5 Les fruits de la justice

 

Galates 2:16 à 3:11 La foi et la justice

 

Philippiens 3:8-9 La foi et la justice

 

 

8. Mémorisation -

 

Jean 3:18 

“Celui qui croit en lui n’est pas jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.”

 

 

* - Notes succinctes -  *

cliquer ci-dessous pour le questionnaire

situé en bas du PDF   *

 
 
Catéchisme de Heidelberg
Croix

 

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 09:40
À l'ombre des ailes du Tout Puissant

Que chacun de nous, afin de goûter la sécurité et la bénédiction qui se trouvent auprès de Celui qui nous aime plus que la plus tendre mère place sa foi à cet Endroit Béni, Notre Véritable Refuge.

 

 Psaume. 17:8 — Un refuge contre les ennemis

 

Nous trouvons le premier de ces passages au Psaume 17:8.

 

Là, le juste, devant les méchants qui le dévastent, et les ennemis qui l’entourent sait trouver un refuge assuré, sous ces ailes protectrices, et se mettre à l’abri de tout danger.

 

Quel ennemi pourrait nous atteindre et nous faire du mal dans un tel lieu ? Il est le Tout-Puissant.

 

Psaume. 57:1-2 — Un refuge contre les calamités

 

Au Psaume 57:1-2, l’âme se réfugie sous l’ombre de ses ailes jusqu’à ce que les calamités soient passées.

 

La foi dans ces versets y jouit de trois choses :

 

1° Elle a un refuge assuré ;

 

2° elle sait que les calamités, si grandes soient-elles, ne sont que pour un moment et passeront ;

 

3° et enfin que le Dieu Très-Haut, Celui qui est élevé au dessus de tout, mène tout à bonne fin pour elle.

 

Cher(e)s racheté(e)s du Seigneur, combien, dans les jours actuels, nous avons besoin de réaliser ces trois choses, non par l’intelligence, mais en sorte qu’elles soient des choses vécues pour nos âmes.

 

Beaucoup d’entre nous sont dans la détresse :

 

Les uns pour ce qui concerne les choses de la vie ;

 

d’autres, parce que le travail fait défaut,

 

d’autres enfin, et ils sont nombreux, par la maladie ou le deuil.

 

Que tout cela ait pour effet de nous rapprocher de Notre Divin Maître et de nous faire chercher un Refuge à l’ombre de Ses ailes en attendant que ces calamités soient passées.

 

Restons tranquilles, sachant que tout est entre les mains de Celui qui fait concourir toutes choses pour notre plus grand bien, et que bientôt la délivrance sera apportée par Celui qui vient du Ciel.

 

 

Psaume. 36:5-9 — Un refuge vers la bonté et la fidélité de Dieu

 

Au Psaume 36:5-9 nous trouvons les fils des hommes se réfugiant sous l’ombre de ces ailes bénies.

 

Ici l’âme y est conduite, non à cause des ennemis comme au Psaume 17, ni par les calamités comme dans le 57, mais par la bonté et la fidélité de l Éternel, de Celui dont la fidèle bonté envers son peuple ne change pas :

 

«Combien est précieuse ta bonté, ô Dieu ! Aussi les fils des hommes se réfugient sous l’ombre de tes ailes».

 

Où trouver un lieu pareil ?

 

Pourtant, dans notre folie, nous nous en éloignons souvent, et Celui qui nous aime doit se servir des difficultés pour nous y ramener.

 

Là nous sommes rassasiés de la graisse de sa maison, abreuvés au fleuve de ses délices ; là nous sommes dans la lumière de sa présence :

 

«En sa lumière nous verrons la lumière».

 

Il ne manque rien dans une telle retraite.

 

Psaume. 63:7 — Un lieu où l’on chante

 

Aussi David au. Psaume. 63:7 peut dire :

 

«À l’ombre de tes ailes je chanterai de joie».

 

Dans Sa pleine lumière et ayant nos coeurs remplis de Christ, la reconnaissance peut s’élever, avec joie, vers Celui que la foi a su trouver, et dans lequel elle possède tout ce qu’elle peut désirer.

 

Tenons nous toujours sous les ailes du Tout-Puissant, car il y a tant de bénédiction à chanter les louanges du Seigneur !

 

Chanter au milieu d’un désert, n’est pas chose commune ; pourtant c’est ce que faisait David quand il était dans le désert de Juda, car il y était à l’ombre des ailes de Celui qu’il cherchait dès le point du jour.

 

Que ce soit aussi notre part à tous !

 

Amen,

 

 

André Gibert,

Bible (56)

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

Source : Bibliquest,

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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 07:40
L'histoire du tombeau fascinant par le pasteur  Paulin Bédard de l'Eglise Réformée de Beauce

L'histoire du tombeau fascinant - Matthieu 28:1-8 / Jean 20:1-10 Par le pasteur Paulin Bédard de l'Eglise Réformée de Beauce

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ, Le Seigneur est vraiment ressuscité ! Glorieux jour de Pâques ! Le Seigneur n’est plus mort, il est vivant ! « Venez, voyez, allez le raconter! »

 

Les disciples sont venus et ils ont vu. Ils étaient dans le plus grand étonnement : la mort avait été vaincue. Oui, le Seigneur était vraiment ressuscité ! Quelle nouvelle ! Ils sont allés raconter ce qu’ils avaient vu.

 

Nous recevons encore aujourd’hui leur message. Nous partageons cette même joie. Nous annonçons aux autres la Bonne Nouvelle. Jésus est revenu à la vie, dans son corps éclatant de gloire. Sans la résurrection du Christ, la foi est inutile (...) 

Pasteur Paulin Bédard,

 

 

 

 

 

 

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Refuge Protestant
Croix Huguenote

 

 

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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 07:30
Christ est Ressuscité ! Alléluia ! Il est vraiment Ressuscité !

Christ est Ressuscité !

Oui  !

Alléluia !
 
Il est vraiment Ressuscité !
 

En ces moments de confinement,

à toutes et tous dans le monde entier

Joyeuses Pâques à tous !

 

La résurrection distingue Jésus Christ de toute autre figure centrale des religions du monde. Bouddha est mort. Mohammed est mort. Confucius est mort. Aucun d'eux n'était sans péché. Aucun n'a offert l'expiation. Aucun n'a été confirmé par la résurrection. Mais, Christ Lui est vivant !

R.C. Sproul

À Toi la Gloire, Ô Ressuscité ! A Toi la Victoire, pour l’Éternité ! Brillant de lumière, l'ange est descendu ; il roule la pierre du tombeau vaincu. À Toi la Gloire, Ô Ressuscité ! À Toi la Victoire, pour l’Éternité ! Vois-Le Paraître ! C'est Lui, c'est Jésus, Ton Sauveur, Ton Maître, oh ! Ne doute plus ! Sois dans l'allégresse, Peuple du Seigneur, et redis sans cesse que Christ est Vainqueur. À Toi la Gloire, Ô Ressuscité ! À Toi la Victoire, pour l’Éternité !  Craindrais-je encore ? Il vit à jamais, Celui que j'adore, Le Prince de Paix ; Il est Ma Victoire, Mon Puissant Soutien, Ma Vie et Ma Gloire. Non, je ne crains rien ! À Toi la Gloire, Ô Ressuscité ! À Toi la Victoire, pour l’Éternité !

 

Christ est Ressuscité !

 

Pendant trois jours, le monde a été plongé dans les ténèbres. 

 

Les femmes de l'entourage de Jésus pleurèrent amèrement, ne prenant que peu de consolation dans la permission d'accomplir le tendre acte d'onction de son corps. 

 

Les disciples s'étaient enfuis et étaient recroquevillés dans leur cachette, leurs rêves brisés par le cri : « C'est fini. »

 

Pendant trois jours, Dieu est resté silencieux. Puis Il a crié. 

 

Avec un pouvoir cataclysmique, Dieu a roulé la pierre et a déchaîné un paroxysme d'énergie créatrice de vie, la réinjectant dans le corps immobile du Christ. 

 

Le cœur de Jésus a commencé à battre, pompant le sang glorifié à travers les artères glorifiées, envoyant une puissance glorifiée aux muscles atrophiés par la mort. 

 

Les vêtements graves ne pouvaient pas le lier alors qu'Il se levait et quittait la crypte. 

 

En un instant, le mortel est devenu immortel et la mort a été engloutie par la victoire. 

 

Dans un moment de l'histoire, la question de Job a été résolue une fois pour toute :

 

"Si un homme meurt, revivra-t-il ?" 

 

Voici le moment décisif de l'histoire humaine, où la misère de la race se transforme en grandeur. 

 

Ici, le kérygme , la proclamation de l'église primitive, est né avec le cri :  «Il est Ressuscité».

 

La résurrection distingue Jésus de toute autre figure centrale des religions du monde. 

 

Bouddha est mort. Mohammed est mort. Confucius est mort. 

 

Rien de tout cela n'était sans péché. Aucun n'a offert l'expiation. Aucun n'a été confirmé par la résurrection.

 

Si nous chancelons d'incrédulité avant le fait de la résurrection, nous ferions bien de considérer l'histoire des deux marches à Emmaüs ce week-end. 

 

Luc enregistre l'événement pour nous ( Luc 24: 13–35 .). 

 

Alors que les deux hommes s'éloignaient de Jérusalem, Jésus les rejoignit incognito. 

 

Ils ont présumé informer Jésus des événements de la crucifixion et ont manifesté une impatience évidente face à son apparente ignorance des choses. 

 

Lorsqu'elles ont relaté le rapport des femmes concernant la résurrection, le Christ les a réprimandées :

 

« Ô insensés et lents de cœur pour croire tout ce que les prophètes ont dit ! N'était-il pas nécessaire que le Christ souffre ces choses et entre dans sa gloire ? » 

 

Et en commençant par Moïse et tous les prophètes, Il leur a interprété dans toutes les Écritures les choses qui le concernent.

 

Quand les deux ont ouvert les yeux et ont reconnu Jésus ce soir-là, ils se sont dit :

 

"Nos cœurs n'ont-ils pas brûlé en nous pendant qu'il nous parlait sur la route, alors qu'il nous ouvrait les Écritures ?"

 

Le chrétien n'est pas un sceptique. Il est une personne au cœur brûlant, un cœur enflammé avec certitude de Sa Résurrection.

 

RC Sproul

R.C. Sproul

Fondateur de Ligonier Ministries,

Pasteur fondateur de la Chapelle St Andrew à Sanford en Floride,

Premier Président du Reformation Bible College.

Bible

 

Croix Huguenote Refuge Protestant

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Source :  www.ligonier.org

 

 

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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 15:34
Encouragement pour l'Eglise et ceux du dehors par les Pasteurs Mario Veilleux et Paulin Bédard de l'Église Chrétienne Réformée de Beauce, Québec, Canada

(...) Comme l’Église dans l’histoire qui a toujours fait preuve de compassion en temps de souffrances et d’afflictions, faisons preuve, nous aussi, de compassion envers notre prochain. Aidons nos voisins sur le plan physique et matériel quand nous en avons l’occasion, mais surtout, aidons-les et guidons-les sur le plan spirituel . (...)

Paulin Bédard, Pasteur de l'Église Chrétienne Réformée de Beauce, Québec, Canada

Pasteur Mario Veilleux de l'Église Chrétienne Réformée de Beauce, Québec, Canada

Ecclésiaste 3 : 1-5

Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux : un temps pour naître, et un temps pour mourir ; un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté ; un temps pour tuer, et un temps pour guérir ; un temps pour abattre, et un temps pour bâtir ; un temps pour pleurer, et un temps pour rire ; un temps pour se lamenter, et un temps pour danser ; un temps pour lancer des pierres, et un temps pour ramasser des pierres ; un temps pour embrasser, et un temps pour s'éloigner des embrassements. 

 

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Colossiens 4 : 2-6

Persévérez dans la prière, veillez-y avec actions de grâces. Priez en même temps pour nous, afin que Dieu nous ouvre une porte pour la parole, en sorte que je puisse annoncer le mystère de Christ, pour lequel je suis dans les chaînes, et le faire connaître comme je dois en parler. Conduisez-vous avec sagesse envers ceux du dehors, et rachetez le temps. Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun.

Pasteur Paulin Bédard Église Chrétienne Réformée de Beauce, Québec, Canada
Quand les jugements de Dieu frappent le monde,
l'Église est puissamment encouragée
Apocalypse 5 et 6

par le Pasteur Paulin Bédard

de l'Église Chrétienne Réformée de Beauce,

Québec, Canada

 

 

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ,

Dans notre Catéchisme, nous confessons ensemble cette magnifique vérité :

« Qu’entends-tu par la providence de Dieu ? »

Réponse : « La force toute-puissante et partout présente de Dieu par laquelle il maintient et conduit, comme par la main, le ciel et la terre avec toutes les créatures, de sorte que les herbes et les plantes, la pluie et la sécheresse, les années de fertilité et celles de stérilité, le manger et le boire, la santé et la maladie, la richesse et la pauvreté, bref toutes choses ne nous viennent pas du hasard, mais de sa main paternelle. »

Deuxième question :

« À quoi nous sert-il de connaître la création et la providence de Dieu ? »

Réponse : « À être patients dans l’adversité, reconnaissants dans la prospérité, et à garder confiance, quoi qu’il arrive, en notre Dieu et Père fidèle. Aucune créature ne peut nous séparer de son amour puisqu’il les tient toutes tellement dans sa main qu’elles ne peuvent agir ni se déplacer sans sa volonté. »

(Catéchisme de Heidelberg, Q&R 27-28).

Voilà des paroles magnifiques ! Alors que toute la planète est ébranlée par la pandémie actuelle, nous tenons fermement à cette belle confession. Oui, Dieu conduit toutes choses, incluant la santé et la maladie. Il gouverne les grands événements : guerres, tremblements de terre, ouragans. Il gouverne les plus petits virus. Par la foi, nous voyons la main de Dieu en action. De jour en jour et d’heure en heure, nous sommes bombardés d’informations sur la progression de cette pandémie et sur les mesures drastiques qui sont prises pour essayer d’y faire face. Mais qui reconnaît la main de Dieu en action ? (...)  

Cliquez sur le logo ci dessous pour lire la suite,

Bonne lecture et encouragement en Christ à chacun(e)

Ressources Chrétiennes

 

Holy Bible
Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Source : Ressources Chrétiennes

Ressources Chrétiennes

 

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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 10:32
Dieu Notre Rempart

« Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui se trouve toujours dans la détresse. »

Psaume 46:2

Dieu Notre Rempart,

 

 

Le ton défiant et vigoureux de ce Psaume suggère une date de composition proche d’une période de troubles ou de grave crise nationale, même si la nature de celle-ci ne nous est pas précisée.

 

Pourtant, quelle actualité que celle de cette « Confession de Foi » !

 

Elle reste actuelle pour notre époque, pour cette « fin des temps ».

 

Elle n’est nullement le fruit d’une piété « in vitro », d’une théologie pour « initiés », mais d’une connaissance droite et pratique de Dieu, de Sa Nature et de Son Action.

 

Dieu se manifeste comme Celui qui monte d’un sommet vers l’autre.

 

Son Pouvoir et Son Autorité s’étendent au-dessus de la nature, au-dessus de l’assaut de ses ennemis, au-dessus du monde en guerre.

 

Toute sécurité véritable se trouve auprès de Lui.

 

Non pas en partie en Lui et en partie ailleurs, mais exclusivement en Lui.

 

Avec Lui, les eaux cessent de devenir des flots menaçants et dévastateurs pour se transformer en fleuves de Vie.

 

Sion et Jérusalem sont Choisies par Dieu.

 

La Cité de Dieu est l’un des thèmes prédominants de tout l’Ancien Testament.

 

Elle préfigure et annonce Jérusalem la Nouvelle, la Céleste.

 

En tant que Demeure de Dieu, et non de manière intrinsèque, Jérusalem est forte, et son importance est ici soulignée.

 

La victoire, présente dans un combat décisif, est l’avant-goût de la victoire finale ; celle dont l’auteur inspiré offre la vision glorieuse.

 

La guerre s’arrêtera au milieu d’un pays dévasté et désarmé.

 

Aussi, l’exhortation se fait-elle entendre :

 

« Arrêtez et reconnaissez que je suis Dieu; je domine sur les nations, je domine sur la terre. »

 

Et comme partout sur les pages du Livre, la fin en vue n’annonce pas un simple espoir humain, mais la Gloire même de Dieu.

 

Il est avec nous (Emmanuel), tel un Rempart.

 

Prière

Mes yeux verront la délivrance que Mon Sauveur m’accordera.

Aussi mon cœur, plein d’assurance, en L’attendant s’affermira.

Amen.

 

Aaron Kayayan

Aaron Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 

 

 

Bible
Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source :  

Ressources Chrétiennes

 

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26 décembre 2019 4 26 /12 /décembre /2019 08:46
Sous le contrôle de la Providence Divine

"L'Eternel sonde le juste."

Psaume 11:5

 

Tous les évènements de cette vie sont sous le contrôle de la Providence Divine.

 

En conséquence, on peut immédiatement remonter de toutes les épreuves de notre vie extérieure jusqu'à leur grande Cause initiale.

 

Rangées par régiment, revêtues de leur armure de métal et chargées de leurs armes de guerre, les armées de l'épreuve s'élancent en sortant de la Glorieuse Porte des Ordonnances de Dieu.

 

Toutes les circonstances de la Providence sont des occasions pour l'épreuve.

 

Commes les roses, même les miséricordes dont nous jouissons ont leurs épines.

 

Les hommes peuvent être submergés par des océans de prospérité, tout autant que par des fleuves d'afflictions.

 

Les collines ne sont pas trop hautes, ni les vallées trop profondes pour ne pas être touchées par la tentation.

 

Les épreuves guettent toutes nos voies.

 

Partout, que ce soit au-dessus ou au-dessous, des dangers nous entourent et nous guettent.

 

Toutefois, le nuage menaçant ne laisse tomber aucune pluie sans en recevoir d'abord la permission.

 

Chaque goutte doit recevoir Son Ordre de mission avant de s'élancer vers la terre.

 

Les épreuves qui viennent de Dieu servent à manifester et à fortifier les grâces que nous avons reçues et, ainsi, à immédiatement illustrer la Puissance de la Grâce Divine.

 

Elles servent aussi à démontrer l'authenticité de nos vertus et à augmenter leur force.

 

Dans Sa Sagesse Infinie et Son Amour Surabondant, Notre Seigneur place une valeur tellement élevée sur la foi de Son Peuple qu'Il ne leur épargne pas les épreuves qui, précisément, en augmentent la force.

 

Vous n'auriez jamais possédé la foi si précieuse qui aujourd'hui vous soutient si l'épreuve de cette foi n'avait pas été par le feu.

 

Ami(e) Chrétien(ne), vous êtes comme un arbre.

 

Vous n'auriez jamais été aussi bien enraciné si le vent ne vous avait pas secoué de part et d'autre, vous poussant à affermir votre pogne sur les Précieuses Vérités de l'Alliance de Grâce.

 

L'aise dans le monde est le plus grand adversaire de la foi, car elle relâche les joints d'une sainte valeur et coupe les tendons d'un courage sacré.

 

Le ballon d'hélium ne s'envole pas à moins que l'on coupe les cordes qui le retiennent.

 

Ainsi, l'affliction rend un fier service à l'âme croyante.

 

Tant que le grain dort enfermé dans son enveloppe, il ne sert à rien pour l'homme.

 

Il faut le battre pour le faire sortir et en connaître la valeur.

 

C'est pourquoi, il est bon que l’Éternel sonde le juste, car cela pousse celui-ci à s'enrichir avec Dieu.

 

Amen,

 

Charles Haddon Spurgeon

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

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23 décembre 2019 1 23 /12 /décembre /2019 17:32
Prière sur ce que Dieu nous a tant aimés, qu'il a envoyé son Fils au monde pour nous sauver - Bénédict Pictet

Mon Seigneur et Mon Dieu, Tu me vois prosterné devant Ta Majesté Souveraine, pour Te supplier de me donner Ton Saint-Esprit, afin que je puisse comprendre, avec tous les saints, la hauteur, la largeur, la profondeur et la longueur de Ta Charité.

 

Mon esprit et mes pensées se confondent, quand je considère jusqu'à quel point Tu nous as aimés,  Toi le Saint des saints, Le Créateur de l'univers, Le Roi des anges et des hommes ; Toi qui possèdes toutes les perfections ; qui as le ciel pour Trône, et la terre pour Ton marchepied ; nous qui rampons dans la poudre, et qui sommes souillés depuis la plante de nos pieds jusqu'au sommet de nos têtes ; nous qui étions soulevés contre Toi, et qui méritions toute Ta haine.

 

Comment, ô Dieu, as-Tu pu nous aimer, jusqu'à nous donner Tout ce que Tu avais de plus cher ?

Ton Fils, Ton Propre Fils, Ton Unique, la Splendeur de Ta Gloire; l'Empreinte de Ta Personne, Ton Image Parfaite, par qui Tu as fait les siècles, et qui soutient toutes choses par Sa Parole Puissante.

 

Si Tu avais donné Ton Fils pour les anges, ces intelligences célestes, qui T'adorent dans les cieux dans une parfaite innocence, ou si Tu l'avais donné pour nos premiers parents, pendant qu'ils étaient justes, nous aurions déjà sujet d'admirer Ta Bonté Infinie.

 

Mais Tu L'as envoyé ce Fils pour des créatures qui ne méritaient pas de voir La Lumière, et qui étaient dignes de toutes les foudres de Ta Colère, qui avaient foulé aux pieds Tes Divines Lois, et qui méprisaient les richesses de Ta Patience.

 

Si le Fils que Tu nous as donné était un simple mortel, que Tu eusses pourtant élevé au-dessus des autres hommes par des qualités éminentes, nous aurions encore matière de Te rendre nos actions de grâces, de ce que Tu as pensé à nous, et de ce que Tu as eu Compassion de notre misère.

Mais ce Cher Fils, que Tu as Fait descendre du Ciel pour nous sauver, est Dieu Béni Eternellement avec Toi ; Il possède avec Toi la Même Essence, la Même Gloire, la Même Majesté, les Mêmes Perfections.

 

Cependant Tu nous L'as donné, et Tu L'as exposé à la mort pour nous rendre éternellement Bienheureux.

 

Ô Dieu, Ta Fidélité atteint jusqu'aux nues, mais Ta Bonté et Ta Miséricorde est au-dessus des cieux.

 

Nos esprits sont trop petits pour concevoir Toute La Grandeur de Ton Amour ; mais, Seigneur, ne permets pas que nous soyons ingrats à Tes Faveurs Inestimables.

Puisque Tu nous as Aimé d'un Amour qui surpasse toute connaissance, fais aussi que nous T'aimions autant que nous sommes capables d'aimer ; plus que toutes les plus excellentes créatures, infiniment plus que nous-mêmes, et que tout ce qui est dans nous.

 

Que nous T'aimions sur la terre comme nous T'aimerons dans le Ciel.

 

Nous Te demandons cette Grâce par ce Cher Fils que Tu nous as donné.

Amen.


 

Bénédict Pictet

Bénédict Pictet. 

 

Prières pour les jours de sainte cène, de Noël, de Pâques, de Pentecôte et de septembre, et pour les jours de jeûne.

 

 

 

 

Bible
Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

Source : Pensées365

 

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26 octobre 2019 6 26 /10 /octobre /2019 20:37
Psautier de Genève : Psaume 101 - Dieu Tout-Puissant, à mes vœux si propice (1729)

1. Dieu tout-puissant, à mes vœux si propice,
Je veux chanter ta grâce et ta justice;
Jusqu’à ma fin je chanterai, Seigneur,
À ton honneur.

2. Viens donc, ô Dieu, soutiens-moi par ta grâce,
Tu me verras marcher devant ta face.
Dans ma maison la justice toujours
Aura son cours.

3. Je hais le crime, et déteste la voie,
De ces méchants qui s’y livrent en proie.
Je sais combien tout commerce avec eux
Est dangereux.

4. Ceux qui suivront une route égarée,
Auprès de moi n’auront aucune entrée,
L’on n’y verra nul d’entre eux écouté,
Ni supporté.

5. Je détruirai ceux dont la médisance,
Fait en secret la guerre à l’innocence,
Et je saurai bannir loin de mes yeux
Les orgueilleux.

6. Les gens de bien, qui seuls peuvent me plaire,
Auront chez moi leur demeure ordinaire;
Et qui toujours le droit chemin tiendra,
Me servira.

7. Ni les flatteurs, ni les âmes obliques
Ne seront point entre mes domestiques;
Et les menteurs ne recevront jamais
de mes bienfaits.

8. du pays saint j’ôterai de bonne heure
Tous les méchants, sans qu’un seul y demeure;
Mes soins, Seigneur, purgeront ta cité,
D’iniquité

 

psaume 101 psautier de Genève
Bible Protestante
Croix Huguenote

 

 

Source : Psautier de Genève

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26 octobre 2019 6 26 /10 /octobre /2019 19:34
Ô Divin Soleil de mon âme - Pierre Jurieu (prière)

Ô Divin Soleil de mon âme,

Viens dissiper ces nuages.

Grand Libérateur, Viens rompre ces fers,

Ouvre cette prison, Fais cesser cet esclavage.

Tu es plus Pur que je ne suis souillé,

Plus Puissant que je ne suis misérable,

Plus Vivant que je ne suis mort,

Tire-moi de ce malheureux état, de ce néant déplorable.

Dégage-moi de dessous ce fardeau de la corruption,

Afin que j'aille allègrement,

Ou plutôt que je vole rapidement, jusqu'à Toi.

Pardonne-moi mes péchés, afin qu'ils ne me donnent plus d'effroi,

Et ne m'éloignent plus de Ton Trône.

Arrête le cours de mes iniquités,

Afin qu'elles n'empêchent plus mes prières de monter jusque devant Toi.

Ne permets pas que je continue à me rendre indigne de Tes Faveurs

Par le mauvais usage que je pourrais en faire,

Ni que je contriste Ton Saint-Esprit par les souillures de ma vie.

Lui Seul peut m'inspirer cette ardeur que je cherche ;

Lui Seul peut rendre mon âme dévote,

Et Sa Présence Seule peut embraser mes affections.

Mais viendrait-Il apporter Ses Lumières

Dans une âme si sale et ténébreuse que la mienne ?

Ô Dieu prépare Toi-même, chez moi, un logis pour un Si Grand Hôte,

Afin qu'Il Vienne, qu'Il m'Anime, que je vive, que je T'aime,

Et que je brûle du feu de Ton Amour et de celui de la dévotion.

Amen,

 

Pierre Jurieu Pasteur Théologien Calviniste

Pierre Jurieu,

Pasteur Théologien Calviniste

 

Bible Protestante
Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Pensées Huguenotes 365 . Traité de la dévotion

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7 juillet 2019 7 07 /07 /juillet /2019 07:40
Dieu est Amour (1ère Partie)

Dieu est Amour

Par Adolphe Monod,

 

« Dieu est Amour »

(1 Jean Ch 4 verset 8)

 

 

 

Dans une petite ville d’Italie que le volcan du mont Vésuve ensevelit, il y a de cela des années lointaines, sous un fleuve de lave, on trouva d’anciens manuscrits brûlés qui ressemblaient plus à des charbons éteints qu’à des livres, et qu’on déploya par d’ingénieux procédés, péniblement, lentement, ligne après ligne, mot après mot.

 

Supposons qu’un de ces rouleaux d’Herculanum renfermât un exemplaire de notre épître, et le seul qu’il y en eût au monde.

 

Parvenu au quatrième chapitre et au huitième verset, on vient de déchiffrer ces deux mots :

 

« Dieu est »,

 

et l’on ignore encore celui qui doit suivre.

 

Quelle attente !

 

Ce que les philosophes ont tant et si vainement cherché, ce que les plus sages d’entre eux ont enfin renoncé à découvrir, une définition de Dieu, la voici donc et la voici de la main de Dieu Lui-même.

 

Dieu est… que va-t-on nous dire et quel est Il ?

 

Quel est Il, ce Dieu caché, « qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n’a vu ni ne peut voir, que nous cherchons comme en tâtonnant, bien qu’Il ne soit pas loin de chacun de nous », et qui nous contraint de nous écrier comme Job :

 

« Oh ! Si je savais comment le trouver ! Voilà, si je vais en avant, Il n’y est pas, et si je vais en arrière, je ne l’y apercevrai point ; Il se fait entendre à gauche et je ne puis le saisir, Il se cache à droite et je ne l’y vois point ? » (Job 23 / 3,8,9)

 

Quel est Il, ce Dieu puissant, dont une parole a créé tout ce qui est et dont une autre parole peut l’anéantir, « en qui nous avons la vie, le mouvement et l’être », qui nous tient chaque moment sous sa main, et qui peut faire ce qu’Il lui plaît de notre existence, de notre situation, de notre séjour, de notre société, de notre corps, de notre esprit lui-même ?

 

Quel est Il enfin, ce Dieu Saint, « dont les yeux sont trop purs  « pour voir le mal », que notre conscience nous convainc d’avoir offensé et dont la nature nous révèle vaguement la colère, sans que ni conscience ni nature nous fasse pressentir s’il y a pardon auprès de Lui ; Ce Juste Juge entre les mains duquel nous pouvons tomber après avoir donné ce message, peut être demain, peut être aujourd’hui, ignorants de la sentence éternelle qu’Il nous réserve, et sachant seulement que nous avons mérité qu’elle nous soit contraire ?

 

Quel est Il ?

 

Notre repos, notre salut, notre éternité, tout est là ; et je crois voir toutes les créatures de Dieu se pencher sur le Saint Livre, dans l’attente silencieuse et solennelle de ce qu’Il va révéler au monde sur la question des questions.

 

Voici le mot fatal qui se découvre : amour.

 

« Dieu est Amour ».

 

Que pouvait souhaiter de meilleur, que pouvait concevoir de comparable l’imagination la plus confiante et la plus hardie ?

 

Ce Dieu caché, ce Dieu puissant, ce Dieu saint, Il est Amour.

 

Que nous faut il de plus ?

 

Dieu nous aime : que dis je, Il nous aime ?

 

Tout en Dieu est Amour.

 

L’amour est le fond même de Dieu ; qui dit Dieu dit amour.

 

« Dieu est Amour ! »

 

Oh ! Réponse qui passe toutes nos espérances !

 

Oh ! Révélation bienheureuse qui met fin à toutes nos anxiétés !

 

Oh ! Gage assuré de notre félicité présente, future, éternelle !

 

Oui, si nous pouvons croire ; car ce n’est pas assez que Dieu soit Amour, si nous ne pouvons dire avec saint Jean :

 

« Nous avons connu et nous avons cru l’amour que Dieu a pour nous ».

 

L’amour de Dieu ne peut ni nous consoler, ni nous éclairer, ni nous sanctifier, ni nous sauver même, l’amour de Dieu est pour nous comme s’il n’était pas, aussi longtemps qu’il n’a pas été « répandu dans notre cœur par le Saint Esprit » (selon Romain 5/5, l’amour de Dieu, dans cet endroit, c’est l’amour de Dieu pour nous, et non pas notre amour pour Dieu),

 

et « mêlé avec nous par la foi » (Selon Hébreu 4/2, par la foi, la parole de Dieu pénètre dans notre âme et s’unit à elle, comme les aliments qui entrent dans notre corps s’assimilent à sa substance.)

 

Créatures spirituelles et responsables, nous possédons le glorieux mais terrible privilège de pouvoir nous ouvrir ou nous fermer à l’amour de Dieu, et par là nous prévaloir ou nous exclure de cet amour, le trésor du genre humain et l’espérance de l’univers.

 

La foi à l’amour de Dieu, voilà donc le sentiment que je voudrais nous inspirer à tous.

 

Oh ! Si je pouvais nous renvoyer émus, saisis, pénétrés de cette pensée :

 

« Dieu est Amour ! »

 

Seigneur, s’il est vrai que tu es Amour, fais le connaître en conduisant ma plume par ton Amour, et en ouvrant à cet amour le cœur de tout le peuple !

 

Le véritable amour ne se déclare pas seulement, il se montre ; ou mieux encore, selon une belle expression de saint Jean, il se donne :

 

« Voyez quel Amour le Père nous a donné ! » (1 Jean 3/1)

 

Aussi, non content de nous dire qu’Il est amour, Dieu nous l’a prouvé par des marques visibles, par des faits éclatants qui changent cette touchante doctrine en une histoire plus touchante encore.

 

Ouvrons les oreilles et écoutons, ouvrons les yeux et regardons : il n’en faut pas davantage pour reconnaître que Dieu est amour.

 

Ces faits, ce n’est pas à la création ni à la vie naturelle que je vais les emprunter.

 

Non que l’une et l’autre ne soient remplies de l’amour de Dieu, car « L’Eternel est bon envers tous », et « tout ce qui respire loue l’Eternel » (Psaume 145 : 9 & Psaume 150 : 6) ; mais les preuves qu’elle en fournissent seraient insuffisantes pour nous persuader, parce que des marques de colère s’unissent aux marques d’amour dans l’ouvrage du Dieu créateur.

 

Si la douce chaleur du soleil pénètre la nature de vie et de joie, si des fleuves majestueux font couler dans nos campagnes la fertilité et l’abondance, si l’haleine bienfaisante des vents rafraîchit et purifie l’air que nous respirons, si la terre porte et nourrit à la fois les générations humaines, n’avons-nous pas vu ce soleil se changer en un feu consumant, ces fleuves en torrents dévastateurs, ces vents en tempêtes qui brisent des navires sur nos côtes dans une nuit, et cette terre elle-même, cette terre fidèle, en un sol mouvant qui, dans un jour, dans une heure, dans un moment, engloutit une ville et l’efface de dessous les cieux ?

 

Si le foyer domestique a des joies si douces, ces tendres épanchements, cette aide semblable à nous, ces autres nous-mêmes en qui nous revivons, cette caresse d’un petit enfant, ce sourire d’une mère, hélas ! N’a-t-il pas aussi des peines cruelles, ces orages du cœur, ces privations de la pauvreté, ces angoisses de la maladie, et tôt ou tard cette mort qui, avant même qu’elle finisse toutes nos joies, les glace toutes vives par la crainte de les voir chaque jour échapper à nos faibles mains ?

 

Il est vrai que, si nous prenions le soin de démêler ces témoignages contradictoires pour y faire la part du Créateur et celle de la créature, nous trouverions que les marques de colère ne sont point entrées dans le plan de la création, et que l’ouvrage de Dieu, tel qu’il est sorti de Ses mains et qu’il n’a tenu qu’à l’homme de le laisser, resplendissait d’amour comme le soleil de lumière.

 

Quel amour dans l’œuvre de ces six jours dont chacun, dans le récit de Moïse, se termine par ces mots :

 

« Et Dieu vit tout ce qu’Il avait fait ; et voilà, il était très bon ! »

 

Quel amour dans cette lumière des cieux, dans cette terre féconde, dans cet ordre des saisons, dans ces flambeaux du firmament, dans cette multitude vivante qui peuple et qui anime la création tout entière !

 

Quel amour dans cet homme fait à l’image de Dieu, capable de penser, de parler et d’aimer ; songeons y, quel amour dans cette parole :

 

« Faisons l’homme à notre image et selon notre ressemblance ! »

 

Quel amour dans cet Eden, c'est-à-dire dans ce séjour des délices, et dans cette semaine de l’homme partagée, à l’imitation de celle de Dieu Lui-même, entre un travail si facile et un repos si doux !

 

Quel amour dans cette femme formée d’une côte d’Adam, dans cette union à la fois si tendre et si pure, et dans toute cette félicité naïve qui, tout inconnue qu’elle est pour nous, a laissé dans le fond de notre cœur comme un vague et douloureux souvenir !

 

Quel amour même dans cet arbre de la science du bien et du mal par lequel Dieu éprouve nos premiers parents, et qui devait, s’ils étaient fidèles, échanger leur innocence enfantine contre une obéissance de réflexion et de liberté !

 

Ah ! Croyons le, si nous eussions pu interroger Adam avant sa chute, nous aurions entendu sortir de l’abondance de son cœur, nous aurions lu dans chacun de ses regards l’exclamation de notre texte :

 

« Dieu est Amour ».

 

Mais c’est d’un autre amour que je veux nous parler, d’un amour dont Dieu vous aime, m’aime aujourd’hui, et nous aime, vous aime tels que vous êtes.

 

Cet amour, je veux vous le faire voir concentré dans un fait, dans un seul fait qui suffit à notre apôtre, et qui nous suffira également  si nous savons le méditer.

 

« En ceci », poursuit saint Jean développant lui-même sa pensée, « en ceci est manifesté l’amour de Dieu envers nous que Dieu a envoyé son Fils Unique au monde, afin que nous ayons la vie par Lui. En ceci est l’amour, non que nous ayons aimé Dieu, mais que Lui nous a aimés, et qu’Il a envoyé son Fils en propitiation pour nos péchés ».

 

Mais au moment d’ouvrir cette doctrine pour nous montrer le trésor d’amour qu’elle renferme, une crainte secrète me retient et me gêne.

 

Je sais qu’il y a ici un prodige d’amour qui a de quoi nous étonner, nous confondre, nous ravir ; mais je crains d’être écouté froidement, hélas !

 

Et, s’il faut dire toute ma pensée, je crains d’en parler froidement moi-même.

 

Comme la contemplation journalière de la nature nous a rendus presque insensibles aux beautés dont elle étincelle, ainsi l’habitude d’entendre l’Evangile nous a blasés sur ce don ineffable que toutes les puissances de notre âme sont incapables de sentir et de célébrer dignement.

 

Pour réveiller l’attention de ses lecteurs, un philosophe de l’antiquité, décrivant les merveilles de la création, suppose qu’elle s’offrent pour la première fois aux regard d’un homme qui aurait passé toute sa vie dans un antre obscur, et recherche les impressions qu’un tel spectacle produirait sur un tel spectateur.

 

Je veux faire avec vous quelque chose de semblable.

 

Demandons nous quel effet produirait l’Evangile, c'est-à-dire la Bonne Nouvelle, sur l’âme du non croyant qui l’entendrait pour la première fois,  après avoir toujours demeuré jusque là dans les ténèbres spirituelles de sa grossière idolâtrie.

 

Ou plutôt laissons les hypothèses, et prenons un fait historique.

 

Les Chrétiens Moraves qui portèrent l’Evangile aux Groënlandais crurent devoir préparer ces esprits à le recevoir, en ne leur parlant d’abord que des vérités générales de la religion, de l’existence de Dieu, de l’obéissance due à ses lois et d’une rétribution future.

 

Ainsi s’écoulèrent quelques années durant lesquelles ils ne virent aucun fruit de leur travail.

 

Un jour enfin, les voici qui hasardent de leur parler du Sauveur, et de leur lire le récit de sa passion.

 

Ils n’eurent pas plutôt achevé que l’un de leurs auditeurs, nommé Kajarnak, s’approche de la table où Beck était assis, et lui dit d’une voix forte, mais émue :

 

« Que nous dis tu là ? Répète nous cela. Moi aussi, je veux être sauvé ! »

(Cranz, Geschichte Von Groenland, page 490)

 

Et Kajarnak crut, vécut en Chrétien et mourut dans la paix, prémices bénies d’une abondante moisson.

 

 Dieu est Amour par Adolphe Monod (Suite)  Bible

 

Croix Huguenote

 

 

 

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

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