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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 10:32
Dieu Notre Rempart

« Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui se trouve toujours dans la détresse. »

Psaume 46:2

Dieu Notre Rempart,

 

 

Le ton défiant et vigoureux de ce Psaume suggère une date de composition proche d’une période de troubles ou de grave crise nationale, même si la nature de celle-ci ne nous est pas précisée.

 

Pourtant, quelle actualité que celle de cette « Confession de Foi » !

 

Elle reste actuelle pour notre époque, pour cette « fin des temps ».

 

Elle n’est nullement le fruit d’une piété « in vitro », d’une théologie pour « initiés », mais d’une connaissance droite et pratique de Dieu, de Sa Nature et de Son Action.

 

Dieu se manifeste comme Celui qui monte d’un sommet vers l’autre.

 

Son Pouvoir et Son Autorité s’étendent au-dessus de la nature, au-dessus de l’assaut de ses ennemis, au-dessus du monde en guerre.

 

Toute sécurité véritable se trouve auprès de Lui.

 

Non pas en partie en Lui et en partie ailleurs, mais exclusivement en Lui.

 

Avec Lui, les eaux cessent de devenir des flots menaçants et dévastateurs pour se transformer en fleuves de Vie.

 

Sion et Jérusalem sont Choisies par Dieu.

 

La Cité de Dieu est l’un des thèmes prédominants de tout l’Ancien Testament.

 

Elle préfigure et annonce Jérusalem la Nouvelle, la Céleste.

 

En tant que Demeure de Dieu, et non de manière intrinsèque, Jérusalem est forte, et son importance est ici soulignée.

 

La victoire, présente dans un combat décisif, est l’avant-goût de la victoire finale ; celle dont l’auteur inspiré offre la vision glorieuse.

 

La guerre s’arrêtera au milieu d’un pays dévasté et désarmé.

 

Aussi, l’exhortation se fait-elle entendre :

 

« Arrêtez et reconnaissez que je suis Dieu; je domine sur les nations, je domine sur la terre. »

 

Et comme partout sur les pages du Livre, la fin en vue n’annonce pas un simple espoir humain, mais la Gloire même de Dieu.

 

Il est avec nous (Emmanuel), tel un Rempart.

 

Prière

Mes yeux verront la délivrance que Mon Sauveur m’accordera.

Aussi mon cœur, plein d’assurance, en L’attendant s’affermira.

Amen.

 

Aaron Kayayan

Aaron Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 

 

 

Bible
Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source :  

Ressources Chrétiennes

 

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21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 14:52
Persévérer dans l'espérance

Parler d’espérance au milieu d’une société matérialiste et sécularisée nécessite quelques précautions.

Il ne s’agit pas d’espérer recevoir une petite augmentation de salaire en fin de mois, ou espérer qu’il fera beau ce weekend, mais espérer que les vicissitudes de la vie, la perspective de notre mort qui s’approche à pas lents mais sûrs, l’épuisement des ressources de la planète et tant d’autres problèmes aigus ne constituent pas l’horizon ultime de notre existence. À vues purement humaines, cette existence présente à la fois de très nombreux aspects enthousiasmants, fascinants et merveilleux, mais ils sont tous marqués par la dégradation, par l’échéance inéluctable de la disparition, ils sont rongés par un mal qui semble incurable. Sans parler de la laideur, de l’injustice ou de la souffrance qui heurtent notre sensibilité à chaque pas de la vie, que nous en soyons les spectateurs, les victimes voire la cause directe ou indirecte.

Que vaut donc la vie sans espérance ? Pas grand-chose, avouons-le. D’un autre côté, une espérance mal placée ou illusoire ne nous consolera pas non plus. Travailler à améliorer nos conditions matérielles d’existence, à allonger la durée de notre vie de quelques années grâce à la prise de tel ou tel médicament, cela nous tient-il lieu d’espérance ? Car ne nous y trompons pas, allonger la durée de notre vie nous donne davantage de temps pour méditer sur notre mort prochaine, sur les maux et misères de la vie. Et même si l’amélioration de nos conditions matérielles apporte un soulagement à notre existence quotidienne, quelque chose de profondément ancré en nous réclame davantage, ce qu’aucune condition matérielle ne peut nous offrir: une perspective libératrice sur notre vie qui débouche sur l’éternité, la paix, le repos et la joie. Est-ce un leurre que de rechercher cette perspective ? Est-ce une chimère, une utopie tout-à-fait hors de notre portée ?

Pour certains, ce ne peut être au mieux que le sujet ou le thème d’œuvres d’art, qui embellissent notre vie en idéalisant, ou en stylisant nos attentes et nos perceptions de la réalité ; ces œuvres d’art apportent un élément de beauté formelle, elles témoignent d’une créativité qui fait apparaître la réalité sous un jour inattendu, nouveau, parfois étrange et insoupçonné. Et certes les œuvres d’art les plus réussies reflètent quelque chose de très profond qui résonne puissamment en notre for intérieur; elles nous parlent à leur manière de ce à quoi nous aspirons le plus ardemment.

Cependant pour qu’il y ait une espérance qui soit autre chose qu’une chimère, il faut un objet, un but à cette espérance. Il faut quelque chose ou quelqu’un qu’on puisse s’approprier, vers quoi l’on tende ; quelque chose ou quelqu’un à la fois extérieur à nous-même et capable de nous habiter et de nous transformer en profondeur. Car si nous faisons de nous-mêmes, de nos ambitions et de nos plaisirs l’objet de notre espérance, nous retomberons toujours dans notre propre misère, celle qui nous caractérise naturellement. Tâcher de nous élever en prenant notre propre personne comme point de mire nous fera toujours retomber au plus bas par l’effet d’une loi de gravité incontournable. Une espérance solide et indéracinable ne peut être ancrée en personne d’autre qu’en Dieu, celui qui a créé chacun de nous, celui qui nous accorde la vie, l’être et le mouvement jour après jour.

Voici ce qu’en dit le psaume soixante et onze (5-6): O Seigneur Éternel, en toi j’espère, car, depuis ma jeunesse, toi, tu es mon appui! Oui, tu fus mon soutien dès ma naissance. Depuis que je suis né, tu me protèges. J’ai sans cesse motif de te louer. Mais l’espérance doit pouvoir être exprimée dans les moments de la plus grande affliction, lorsque justement rien ne semble ici-bas nous réconforter. Un autre psalmiste, l’auteur du psaume quarante-deux, dont l’âme est abattue et qui se souvient des jours heureux qui ne sont plus, écrit, quant à lui (5-6): Avec quelle émotion je me souviens du temps où, avec le cortège, je m’avançais en marchant à sa tête vers le temple de Dieu, au milieu de la joie et des cris de reconnaissance de tout un peuple en fête. Pourquoi donc, ô mon âme, es-tu si abattue et gémis-tu sur moi ? Mets ton espoir en Dieu ! Je le louerai encore car il est mon Sauveur. Et il conclut par ces mots (11-12): Mes membres sont meurtris, mes ennemis m’insultent, sans cesse, ils me demandent: «  Ton Dieu, où est-il donc ? » Pourquoi donc, ô mon âme, es-tu si abattue, et gémis-tu sur moi ? Mets ton espoir en Dieu ! Je le louerai encore, mon Sauveur et mon Dieu.

Il peut paraître surprenant d’exprimer son espérance au moment où rien ne semble la justifier. Cela n’est possible que parce que l’objet de cette espérance transcende les circonstances de notre vie ; cet objet se trouve au-delà de nous-même sans être pour autant inaccessible. Qui plus est, la Bible enseigne à plusieurs reprises que l’objet de l’espérance des croyants, Dieu, en est en même temps l’auteur ! C’est lui qui la fait naître et la soutient dans le cœur de ceux qui lui font confiance. C’est lui qui définit l’objet de cette espérance en présentant à la vue des croyants son Fils bien-aimé, Jésus-Christ. Contempler Jésus-Christ par la foi, l’embrasser de tout son cœur, l’attendre comme l’épouse attend l’époux qui lui a été promis, c’est cela le cœur de l’espérance chrétienne. L’apôtre Paul encourage ses lecteurs à persévérer dans cette espérance lorsqu’il écrit dans sa seconde lettre aux chrétiens de la ville de Thessalonique (2:16-17): Notre Seigneur Jésus-Christ lui-même, et Dieu, notre Père, nous ont témoigné tant d’amour, et, par grâce, nous ont donné une source éternelle de réconfort et une bonne espérance. Qu’ils vous remplissent de courage et vous accordent la force de pratiquer toujours le bien, en actes et en paroles.

La nature de l’espérance chrétienne est telle qu’elle ne se contente pas d’attendre le secours divin en toutes circonstances; assuré de ce secours, de la présence divine quotidienne auprès de soi, le croyant motivé par cette foi et cette espérance entre en action, il pratique le bien. L’espérance contemple les actes de Dieu dans le passé, sa fidélité, sa grandeur et sa toute-puissance ; elle se repose sur lui pour le présent comme pour le futur et cette contemplation fait porter des fruits au croyant, elle motive ses actes et l’encourage au milieu des épreuves de toutes sortes. Il ne se laisse pas entraîner sur des voies glissantes qui reflètent la chute du genre humain car il garde le regard fixé sur une réalité plus haute, ferme et incorruptible. L’espérance ne peut donc être séparée ni de la foi ni de l’amour. Car elle n’existe que fondée sur les promesses prononcées par Dieu au cours de l’histoire des hommes, et ces promesses ne peuvent être saisies que par la foi. Ce lien entre la foi et l’espérance est exprimé on ne peut mieux par l’auteur de la lettre aux Hébreux, dans le Nouveau Testament (11:1-2): La foi, écrit-il, est une façon de posséder ce qu’on espère, c’est un moyen d’être sûr des réalités qu’on ne voit pas. C’est parce qu’ils ont eu cette foi que les hommes des temps passés ont été approuvés par Dieu. Sans la foi, l’espérance n’aura aucune solidité, car elle perdra de vue son objet, celui qu’elle attend comme l’épouse attend son époux ; elle doutera qu’il vient vraiment vers elle, elle perdra cette vision du futur promis et investira son regard vers des objets passagers qui en fin de compte la décevront.

Le livre de l’Apocalypse, le dernier livre du Nouveau Testament, conclut avec ces paroles qui résument l’objet de l’espérance chrétienne, lequel n’est rien moins que le retour du Christ, l’époux promis (20-21): Le témoin qui affirme ces choses déclare: «  Oui, je viens bientôt ! » Amen: Viens Seigneur Jésus! Que le Seigneur Jésus accorde sa grâce à tous. Il ne peut y avoir d’espérance sans quelque chose ou quelqu’un qui nous soit donné à saisir comme objet de cette espérance, venons-nous d’écrire. Or, nous révèle la Bible, Dieu, par son Esprit Saint, est à la fois celui qui suscite l’espérance dans le cœur des croyants et celui qui en est l’objet, en la personne de son Fils Jésus-Christ. Et si l’espérance reste vivante en dépit de toutes les circonstances adverses, c’est aussi parce que le Saint-Esprit de Dieu en ranime la flamme dans le cœur des croyants. Dans sa lettre aux Galates (5:5), l’apôtre Paul écrit ceci: Quant à nous, notre espérance, c’est d’être déclarés justes devant Dieu au moyen de la foi. Telle est la ferme attente que l’Esprit fait naître en nous. Mais, avons-nous également écrit, cette espérance est fondée sur des promesses que Dieu a faites aux hommes au cours de l’histoire, et qui demeurent fermes. Sans la connaissance de ces promesses, de cet héritage promis qui en forme le nœud, l’espérance ne peut prendre racine en l’homme.

Un très beau texte, tiré du début de la première lettre de l’apôtre Pierre, dans le Nouveau Testament (1:3-8) commence par louer Dieu pour l’espérance du salut accordée aux croyants : Loué soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ. Dans son grand amour, il nous a fait naître à une vie nouvelle, grâce à la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour nous donner une espérance vivante. Car il a préparé pour nous un héritage qui ne peut ni se détruire, ni se corrompre, ni perdre sa beauté. Il le tient en réserve pour vous dans les cieux, vous qu’il garde par sa puissance, au moyen de la foi, en vue du salut qui est prêt à être révélé au moment de la fin. Voilà ce qui fait votre joie, même si, actuellement, il faut que vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves: celles-ci servent à éprouver la valeur de votre foi. Le feu du creuset n’éprouve-t-il pas l’or qui pourtant disparaîtra un jour ? Mais beaucoup plus précieuse que l’or périssable est la foi qui a résisté à l’épreuve. Elle vous vaudra louange, gloire et honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra. Jésus, vous ne l’avez pas vu, et pourtant vous l’aimez ; mais en plaçant votre confiance en lui sans le voir encore, vous êtes remplis d’une joie glorieuse qu’aucune parole ne saurait exprimer, car vous obtenez votre salut qui est le but de votre foi. Pierre décrit l’espérance comme un héritage incorruptible qui a pour nom notre salut. Cette espérance se situe entre deux pôles, l’un qui a pris place, l’autre qui doit encore prendre place : le premier, c’est le fait historique de la résurrection de Jésus-Christ, qui est la source de cette espérance, qui la met en branle en quelque sorte. Par cette résurrection, les croyants ont déjà acquis une vie nouvelle car par la foi en Christ ils sont ancrés, greffés en lui et vivent déjà de sa vie. Cependant ils attendent la manifestation complète de cette vie nouvelle avec la venue du second pôle, qui est l’apparition du Christ à la fin des temps établis par Dieu. Cette apparition signifiera l’avènement de la vie de plénitude promise aux croyants, déjà inaugurée par la résurrection du Christ. Il en est le garant, par la vie incorruptible dont il a été revêtu à sa résurrection et qui est le sceau indestructible de l’espérance chrétienne.

L’apôtre Paul, à la fin de sa première lettre aux Corinthiens, s’oppose à ceux qui prétendaient au sein de cette jeune église qu’il n’y avait pas de résurrection des morts. Il leur démontre que si tel est le cas, alors Christ lui-même n’est sûrement pas ressuscité ; il n’y a donc plus aucune raison d’espérer (15:17-20): Or, si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi n’est qu’une illusion, et vous êtes encore sous le poids de vos péchés. De plus, ceux qui sont morts unis au Christ sont à jamais perdus. Si c’est seulement pour la vie présente que nous avons mis notre espérance dans le Christ, nous sommes les plus à plaindre des hommes. Mais, en réalité, le Christ est bien revenu à la vie et, comme les premiers fruits de la moisson, il annonce la résurrection des morts. Avoir la foi en Jésus-Christ ne consiste pas à l’admirer, à le considérer comme un grand prophète et chercher à suivre l’exemple moral qu’Il a donné et vécu dans ses actes et paroles, comme tant de courants au sein de l’Église ont voulu faire croire aux fidèles depuis plus de deux siècles. Cette foi-là, qui moralise à l’excès et veut finalement faire de nous-mêmes les agents de notre propre salut, nous rend en fait les plus à plaindre des hommes, car elle nous prive tout bonnement de l’espérance glorieuse promise et scellée par sa résurrection. Au contraire, la foi en Jésus-Christ regarde et tend vers le futur de la vie glorieuse à venir; c’est justement ce qui en fait une espérance vivante.

C’est donc entre ces deux pôles, entre le déjà et le pas encore, que se déroule la vie des croyants : d’une part elle est marquée par la foi en les promesses faites, par la semence de cette vie incorruptible déjà plantée dans leur cœur, mais d’autre part, avant le retour du Christ elle reste marquée par les vicissitudes de la vie, par des épreuves de toutes sortes. Pourtant, nous dit Pierre dans le texte cité plus haut, ces épreuves servent de creuset à la foi marquée par l’espérance. Alors que la tendance naturelle serait de les considérer comme inutiles, nuisibles et même opposées au plan de salut qui fait l’objet de l’espérance chrétienne, la Bible au contraire assigne à ces épreuves un rôle nécessaire d’épuration pour la foi du croyant : il s’agit bien d’une course d’obstacles, car il n’y a pas de victoire pour celui qui refuse de prendre part à la course ou se dérobe aux épreuves de cette course. Une victoire facile, sans effort ni lutte, ne vaut ni louange, ni gloire ni honneur à celui qui la remporte au prix du moindre effort. Jésus-Christ a-t-il atteint la victoire de la résurrection sans aussi remporter l’épreuve de la souffrance et de la crucifixion ? Le disciple ne peut certes être plus grand que son maître. Or un des obstacles, écrit Pierre à ses lecteurs, est constitué par le fait qu’ils n’ont pas vu Jésus de leurs propres yeux. Ils ont cru au message annoncé à son sujet par ceux qui ont été les témoins directs du ministère de Jésus, mais ils n’en ont pas été eux-mêmes les témoins. Il en va de même pour nous deux mille ans plus tard. D’où l’actualité des paroles de l’apôtre Pierre : En plaçant votre confiance en lui sans le voir encore, vous êtes remplis d’une joie glorieuse qu’aucune parole ne saurait exprimer, car vous obtenez votre salut qui est le but de votre foi. On peut dire que faire l’expérience de la joie glorieuse dont parle Pierre, c’est manifester qu’on a déjà obtenu le salut promis, même si c’est encore au milieu de grandes épreuves. À partir de là, nous sommes en état de persévérer au milieu même de grandes afflictions, car nous savons que le Dieu et Père de Jésus-Christ ne nous lâchera jamais.

Persévérer dans l’espérance, c’est l’appel adressé aux croyants par Dieu, un appel qui éclate sur toutes les pages de la Bible. Paul, dans sa lettre à son jeune ami Tite, expose à la fois le contenu de cette espérance et les fruits qu’elle porte chez ceux qui la nourrissent (2:11-15): En effet, la grâce de Dieu s’est révélée comme une source de salut pour tous les hommes. Elle nous éduque et nous amène à nous détourner de tout mépris de Dieu, à rejeter les passions des gens de ce monde. Ainsi nous pourrons mener, dans le temps présent, une vie équilibrée, juste et pleine de respect pour Dieu, en attendant que se réalise notre bienheureuse espérance: la révélation de la gloire de Jésus-Christ, notre grand Dieu et sauveur. Il s’est livré lui-même en rançon pour nous, afin de nous délivrer de l’injustice sous toutes ses formes et de faire de nous, en nous purifiant ainsi, un peuple qui lui appartienne et qui mette toute son ardeur à accomplir des œuvres bonnes. Voilà ce que tu dois enseigner, dans quel sens il te faut encourager et reprendre les gens. Fais-le avec une pleine autorité. Que personne ne te traite avec mépris.

Parler de l’espérance chrétienne ne serait cependant pas complet si l’on n’évoquait les nouveaux cieux et la nouvelle terre promis par Dieu à l’avènement de Jésus-Christ, lors de son retour dans la gloire. On le fera ici simplement en citant le livre de l’Apocalypse (21:1-8) qui en parle symboliquement en ces termes : Puis je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’existait plus. Je vis la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, descendre du ciel, d’auprès de Dieu, belle comme une mariée qui s’est parée pour son époux. Et j’entendis une forte voix, venant du trône, qui disait: «  Voici la Tente de Dieu avec les hommes. Il habitera avec eux ; ils seront ses peuples et lui, Dieu avec eux sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux. La mort ne sera plus et il n’y aura plus ni deuil, ni plainte, ni souffrance. Car ce qui était autrefois a définitivement disparu. » Alors celui qui siège sur le trône déclara : «  Voici: je renouvelle toutes choses. » Il ajouta : «  Écris que ces paroles sont vraies et entièrement dignes de confiance. » Puis il me dit: «  C’en est fait! Je suis l’Alpha et l’Omega, le commencement et le but. À celui qui a soif, je donnerai, moi, à boire gratuitement à la source d’où coule l’eau de la vie. Tel sera l’héritage du vainqueur. Je serai son Dieu et il sera mon fils. Quant aux lâches, aux infidèles, aux dépravés, meurtriers et débauchés, aux magiciens, aux idolâtres et à tous les menteurs, leur part sera l’étang ardent de feu et de soufre, c’est-à-dire la seconde mort.

 

Amen,

 

 

Eric Kayayan Foi et Vie Réformées

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 

 

Source : Foi & Vie Réformées

 

Le texte suivant est tiré du livre “Rendre Compte de l’Espérance” (éditions L’Age d’Homme, collection “Messages”, Lausanne, 2009; chapitre 18, pages 205-212), intégralement disponible en PDF sur le site de Foi & Vie Réformées :  https://www.foietviereformees.org/publications/

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13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 16:37
Annulation de la Conférence avec le Pasteur Paul Washer et le Pasteur Burk Parsons à Paris le 27&28 Mars 2020 prochain

En raison du Covid-19

et les mesures préventives du gouvernement

nécessaires afin d'en limiter au mieux

la pandémie actuelle,

la Conférence avec

le Pasteur Burk Parsons et le Pasteur Paul Washer

à Paris qui devait avoir lieu

le 27 & 28 Mars 2020 prochain

est annulée.

Conférence Bonne Nouvelle à Paris

David Pelosi
de l'Eglise Bonne Nouvelle
 

‼️INFORMATION IMPORTANTE‼️

Chers inscrits,

Compte tenu de la progression globale du Corona Virus et des dernières mesures prises par les gouvernements américain et français, la suspension et le report de la 6ème Conférence Bonne Nouvelle s’impose à nous.
Malgré les frustrations que cette décision puisse apporter à tous ceux qui travaillaient et se réjouissaient à l’approche imminente de cet événement ; nous, l’organisation, les intervenants et les sponsors de la CBN6, sommes, non seulement obligés, mais également convaincus que la VIe Conférence Bonne Nouvelle doit être suspendue et reportée préférentiellement au deuxième semestre de 2020 selon la progression des circonstances pour plusieurs raisons :

- Afin d’être sensibles à la souffrance de plusieurs et aux implications du COVID-19 à l’échelle nationale et internationale;
- Afin d’exprimer une soumission volontaire aux mesures imposées par le dirigeants des pays qui touchent directement et indirectement notre conférence ainsi qu’aux récentes interdictions imposées par notre Premier Ministre Edouard Philippe pour les rassemblements de plus de 100 personnes;
- Afin de démontrer notre zèle pour la sécurité du public, des intervenants et de notre personnel ;

✅Qu’en est-il de mon billet ?

Pour vous qui êtes inscrits, votre place est déjà réservée pour la 6ème Conférence Bonne Nouvelle qui est reportée. Nous reviendrons vers vous dès que possible pour confirmer la date de report de la Conférence. Nous pouvons déjà assurer qu’elle n’aura pas lieu lors du premier semestre 2020.

🗓Si vous n’êtes pas disponibles pour la nouvelle date de la Conférence ?

Nous comptons sur votre compréhension sur le fait que les circonstances sont exceptionnelles et que le choix de report nous dépasse. Garder vos places représente une énorme contribution logistique pour l’organisation de cette prochaine conférence. Cependant, une fois la nouvelle date communiquée, si vous êtes sûr de ne pas pouvoir venir, et que vous tenez à être remboursés, écrivez-nous à orga.eglisebonnenouvelle@gmail.com avec votre RIB, nom, prénom d’inscription et PDF de confirmation de votre inscription (reçu lors de l’inscription) et nous procéderons à votre remboursement.

📚Afin d’encourager nos inscrits à patienter jusqu'à la réalisation de notre conférence, nos sponsors ont mis à votre disposition le téléchargement gratuit en PDF de l’œuvre La Sainteté de Dieu de R.C. Sproul. (cliquer sur ce lien disponible pendant 2 mois :
http://eglisebonnenouvelle.fr/…/PDF_Saintete%CC%81-de-Dieu.… ).

Ce grand classique de la littérature chrétienne serait lancé à l’occasion de notre conférence et l’exemplaire imprimé est d'ores-et-déjà réservé pour tous les inscrits !

🙏🏻Devant ces circonstances nous vous encourageons à une mobilisation dans la prière pour le rétablissement de tous les malades et des implications du COVID-19 sur l’ordre mondial. Avant tout, nous exhortons également l'Église du Christ à saisir cette occasion d’évidente instabilité pour proclamer et témoigner de la ferme espérance distinctive de notre foi.

📖Rappelons-nous que le chrétien traverse les épreuves tel que celles-ci de manière fondamentalement différente des païens car « Si Dieu est notre Dieu nous pouvons sentir le coup du mal, mais pas sa piqûre » - Thomas Watson. La ferme assurance des Chrétiens doit ressortir sur l’arrière-plan du désespoir des incrédules.

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d'entre les morts, pour un héritage qui ne se peut ni corrompre, ni souiller, ni flétrir, lequel vous est réservé dans les cieux, vous qui, par la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps! –
1Pi.1 :3-5

Sans Dieu, le malheur n’est ni accompagné de réconfort ni assuré d’un quelconque résultat bénéfique car "s'il y a une seule molécule dans cet univers qui tourne librement, totalement libre de la souveraineté de Dieu, alors nous n'avons aucune garantie qu'une seule promesse de Dieu sera jamais accomplie" – R.C. Sproul. Mais heureusement il n’en est pas ainsi, et les chrétiens le savent. Avec le Père céleste, l’affliction est tout au long remplie de consolations et marquée par la conviction « que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés, selon son dessein » - Rm.8 :28.

Oui, tout comme les cheveux de nos têtes sont comptés, chaque atome de l’Univers dit « amen » à la volonté de Dieu. En effet, « mon seul espoir est que, dans la vie comme dans la mort, j'appartiens, corps et âme, non pas à moi-même, mais à Jésus-Christ, mon fidèle Sauveur » - Catechisme de Heidelberg – 1er Dimanche.

🙏🏻Nous vous remercions de votre compréhension et également de vos prières concernant le choix de la nouvelle date pour la VI Conférence Bonne Nouvelle. Nos salutations fraternelles sous la Grâce et la Paix de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ,

David Pelosi
Pasteur Titulaire de l’EBN

www.eglisebonnenouvelle.fr
Paris, 13/03/2020

Annulation de la Conférence avec le Pasteur Paul Washer et le Pasteur Burk Parsons à Paris le 27&28 Mars 2020 prochain
Annulation de la Conférence avec le Pasteur Paul Washer et le Pasteur Burk Parsons à Paris le 27&28 Mars 2020 prochain

L'Eglise bonne Nouvelle

 et leurs membres

ont la joie de vous annoncer

la VI ème édition de la Conférence Bonne Nouvelle

qui aura lieu le 27 & 28 Mars 2020, à Paris.

 

Lors de notre dernière conférence, nous avons considéré le thème de l’expiation avec Paul Washer. Non seulement nous aurons le privilège de pouvoir compter à nouveau sur sa présence mais nous sommes également reconnaissants de recevoir l’éminent prédicateur Burk Parsons.  Ils nous exposeront tous deux la merveilleuse doctrine de la conversion. En effet, le miracle de « La Nouvelle Créature » est une « Oeuvre de Dieu ». Plusieurs questions très pertinentes trouvent leur réponse dans la compréhension Biblique du phénomène de la conversion. 

Que signifie être une nouvelle créature ? Comment cela définit-il mon identité Chrétienne ? 

Comment peut-on devenir une nouvelle créature en Christ ? 

Comment m’assurer de l’authenticité de ma foi ? 

Comment la perspective correcte de la conversion motive la proclamation fidèle de l’Evangile ? 

Les interventions seront suivies d’une session de questions/réponses.

 

David Pelosi

David Pelosi,

Pasteur de l'Eglise Bonne Nouvelle de Paris

Diplômé de l'Ecole Théologique Réformée de Rio

 

Annulation de la Conférence avec le Pasteur Paul Washer et le Pasteur Burk Parsons à Paris le 27&28 Mars 2020 prochain

Un mot sur les intervenants :

Paul Washer

Paul Washer, fut pendant 10 ans un missionnaire en Amérique du Sud avant de diriger jusqu’à aujourd’hui HeartCry qui soutient près de 240 missionnaires dans plus de 40 pays. Il est connu mondialement pour ses prédications passionnées annonçant l’Evangile Biblique.

Paul Washer est également l’auteur de plusieurs ouvrages comme : «L’Appel de l’évangile et la vraie conversion », « La Puissance et le Message de l’Évangile », « Les Avertissements et l’Assurance de l’Évangile ».

 

Burk Parsons

Chapelle Saint Andrew Sandford FlorideBurk Parsons est le pasteur principal de Saint Andrew’s Chapel à Sandford, Eglise autrefois sous le ministère du Dr RC Sproul. Il est aussi Directeur de l’édition de Ligonier Ministries, éditeur du magazine mensuel Tabletalk qui vise à édifier le croyant en abordant bibliquement différents thèmes et au travers d’études bibliques. Il est également Enseignant au sein du ministère de Ligonier Ministries ainsi qu’auteur de nombreux ouvrages comme : « Why do we have creeds ? » ou « John Calvin : a Heart for Devotion, Doctrine, and Doxology ».

 

Presentation_CBN6

Bible
Croix Huguenote

 

 

 

 

 

Source : Eglise Bonne Nouvelle

Eglise Bonne Nouvelle Paris

 

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10 mars 2020 2 10 /03 /mars /2020 22:59
Hypocrisie, vice et vertu à la Lumière de l'Evangile

L’hypocrisie est l’hommage que le vice rend à la vertu. De prime abord, ce vieux dicton peut paraître obscur.  Il signifie que l’hypocrite, en déguisant ses vices et en tâchant de paraître vertueux, reconnaît à sa manière la supériorité de la vertu sur le vice, puisqu’il préfère qu’on le prenne pour vertueux, alors même qu’il ne l’est pas et le sait très bien.

On peut toutefois se demander si dans un monde où les notions de vice et de vertu sont devenues bien floues, voire ont été quasiment abolies, il y a encore une place pour l’hypocrisie.  Dans ce monde qui n’est même plus immoral, mais amoral, où les notions de bien et de mal s’estompent à grandes enjambées, où tout se vaut et donc où rien ne devrait plus être qualifié de vicieux, il n’y a plus de place pour l’hypocrite, dans la mesure où il n’existe plus aucune façade, plus aucune barrière.  Pourquoi donc faudrait-il se déguiser ?

Définir l’hypocrisie, sur quel fondement ?

Et pourtant, aujourd’hui, l’hypocrisie est dénoncée en boucle par les uns et les autres sur tous les modes et dans tous les médias, particulièrement en ce qui concerne les affaires de scandales sexuels, dont l’actualité regorge: viols, pédophilie, harcèlement sexuel dans le monde professionnel, exhibitionnisme sur les réseaux sociaux ou divulgation de vidéos censées rester privées, que sais-je encore.  Sans vouloir limiter ici le champ d’application de l’hypocrisie à cette sphère bien particulière, on la prendra pour repère dans la mesure où elle fait justement l’objet de tant de discours publics.  Or, si elle est dénoncée à tout va, c’est que l’hypocrisie n’est pas morte, ni même à l’agonie !  Peut-être tente-t-elle de se cacher, il faut donc aller la débusquer et la mettre en lumière, ce à quoi s’attacheront avec toute l’énergie dont ils sont capables des détecteurs et décrypteurs d’hypocrisie. Or c’est là que se situe le dilemme: par rapport à quelle norme réelle ou supposée est-on hypocrite ? S’il n’y a aucun accord sur cette norme, comment pouvons-nous accuser un tel d’être un hypocrite? Il faudra bien se mettre quelque part d’accord sur ce que signifie l’hypocrisie et sur ce qui la définit précisément.  

Suffit-il de ne pas vivre en accord avec ce que l’on professe pour être dénoncé comme hypocrite?  Dans ce cas, tout pervers assumé arrêtant momentanément d’agir de manière perverse devrait être taxé d’hypocrite.  A l’opposé, il est courant de voir toute personne qui maintient fermement son attachement à des normes éthiques transcendantes, comme le Décalogue, soupçonnée d’emblée d’hypocrisie, pire, de « puritanisme », insulte suprême en France, d’autant que le terme renvoie au monde anglo-saxon, qu’on aime bien faire passer chez nous pour essentiellement hypocrite. Cela nous permet sans doute de nous dédouaner à bon compte de nos propres vices… Mais demandez donc à ceux qui utilisent les mots « puritain » ou « puritanisme » avec l’intention de caractériser la plus laide des hypocrisies, s’ils ont jamais lu un seul auteur puritain du dix-septième siècle – John Owen ou Richard Baxter, pour n’en citer que deux –, voire s’ils ont jamais entendu parler d’un seul auteur puritain de cette époque.  Ils en seront bien en peine (ne sachant déjà distinguer entre « puritanisme » et « victorianisme »). Est-ce faire preuve d’un esprit critique chagrin que de demander sur quoi exactement repose ce jugement moral par excellence qui consiste à dénoncer toute forme de puritanisme ?  Cela ne peut être assurément qu’au nom d’un idéal du beau et du bien infiniment supérieur à celui des puritains tels qu’on les imagine (ou fantasme) et qu’on dénonce. Mais à quoi exactement ressemble donc cet idéal de la vérité, du bien, de la transparence qu’on avance pour s’opposer à sa caricature supposée ?

Lutter sincèrement, dans l’humilité devant son Dieu, contre telle ou telle tentation, contre des pulsions qu’on sait non seulement nocives pour soi-même ou pour son prochain, mais surtout détestables aux yeux du Seigneur que l’on sert, constitue-t-il en soi une tartufferie caractérisée, une tromperie vis-à-vis de soi-même et surtout des autres?  Certes, sans doute aux yeux du marquis de Sade, lui que certains milieux qualifient volontiers de « divin marquis » nous ayant appris, et bien d’autres à sa suite, à vivre au-delà du bien et du mal.  Les hypocrites seraient-ils alors par définition les « attardés » qui se réfèrent encore à une norme transcendante, sans savoir ou pouvoir la mettre en pratique, tandis que ceux qui s’en sont libérés, eux, ne sauraient par définition jamais être taxés d’hypocrisie (la nouvelle béatitude devenant alors : « bienheureux ceux qui ne connaissent ni le bien ni le mal » ?) Qu’il serait facile – et futile – de se réfugier derrière un tel faux-semblant.  Les affaires mises en exergue par les médias, les torrents d’indignation déversés à droite ou à gauche, témoignent bien de ce que quelque part, quelque chose comme la conscience est mis à mal.  Un prurit de pureté est à l’œuvre, qui mérite bien qu’on se demande quels en sont les tenants et les aboutissants car il s’oppose au relativisme global évoqué plus haut, dont il semble essayer de s’extirper.

Par ailleurs, peut-on être dénoncé comme hypocrite sans qu’aient été avancés des témoignages incontestables d’une contradiction insupportable entre vie cachée et paroles publiques, entre la réalité et l’apparence ? Dans le cas contraire, ne se rend-on pas coupable de faux-témoignage envers son prochain ? Et que fait-on de ceux qui intervertissent les notions de bien et de mal en prétendant qu’elles ne peuvent être définies comme elles l’étaient jadis, et qui, au nom de cette inversion/perversion, commettent des crimes hideux tout en se réclamant de leur propre notion du bien (est bien ce que je considère bon pour moi)?  Quelle réponse donner à ceux et celles qui prétendent que ces notions de bien et de mal sont destinées à tourner comme une girouette au gré des vents changeants de la mode culturelle? On se justifiera à bon compte en soutenant qu’à l’époque on ne considérait pas cela comme si mal, c’était acceptable, aujourd’hui c’est devenu inacceptable – dont acte – le tout en espérant secrètement que, le vent ayant à nouveau tourné demain ou après-demain, la girouette nous indiquera que c’est redevenu acceptable, et que les lendemains printaniers qui sifflotent sont de nouveau avec nous.  Et puisqu’on en est à « décrypter », les décrypteurs professionnels s’efforceront de décrypter les hiéroglyphes du vice et de la vertu, les arcanes météorologiques des dépressions et des anticyclones qui les font venir ou les détournent de notre paysage sociétal et culturel.

Il est cependant un point que l’on ne soulève guère dans tous ces débats et invectives sur l’hypocrisie en matière sexuelle: on ne peut à la fois se faire le défenseur inconditionnel de notre héritage gréco-romain,  avec sa tradition d’homosexualité et d’éphébophilie depuis Le Banquet de Platon, tradition dont se sont réclamés nombre de littérateurs ou d’artistes au nom de cette même civilisation, au nom aussi d’une liberté jouissive sans entraves pour l’individu-roi libéré des vieux préjugés moralisants; et en même temps se réclamer de l’héritage judéo-chrétien, qui nous a tout autant marqués, n’en déplaise aux négateurs de mauvaise foi. Athènes ou Jérusalem, sur un certain nombre de sujets, il faut choisir. Les contorsions dialectiques prétendant réunir des thèses et des antithèses bel et bien irréconciliables en synthèses qui seraient acceptables pour la raison, ont amplement démontré leurs limites.

L’accomplissement de la Loi par le Christ, épicentre de l’Évangile

Certes, se réclamer de Jérusalem tout en foulant aux pieds les normes et principes les plus élémentaires de l’éthique chrétienne, relève mille fois de l’hypocrisie au sens traditionnel du terme, toutes chapelles chrétiennes confondues.  Aucune de celles-ci ne saurait tolérer le moindre doute à ce sujet et rester les bras ballants face à des dérives internes. Mais la révélation de cette hypocrisie devrait surtout remettre en lumière les notions de bien et de mal reposant sur la Loi divine, et non tâcher de les abolir, sous peine de nier ce qui fonde l’existence même de ces communautés.

Or, s’il est un épicentre du message du Christ, c’est certainement sa déclaration selon laquelle il n’est justement pas venu pour abolir cette Loi (comme hélas beaucoup tentent de le faire croire par toutes sortes de ruses herméneutiques, même parmi ceux qui se réclament de lui), mais bien pour l’accomplir (Matthieu 5:17). Et le commandement qu’il adresse -toujours dans le Sermon sur la Montagne- à ceux qui veulent être ses disciples, demeure d’actualité :  Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors, tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère (7:5). La meilleure preuve que ce commandement demeure d’une actualité brûlante est que la fameuse comparaison entre la paille et la poutre est passée dans l’usage courant et la sagesse proverbiale: elle est autant citée par les chrétiens que les non-chrétiens (comme tant d’autres paroles tirées de la Bible d’ailleurs, souvent citées de manière tronquée, ce qui est une forme de dissimulation, soit dit en passant).  Jérusalem parle donc encore aujourd’hui à la conscience de notre société, et la norme qui provient de son sein résonne toujours parmi nous; sa voix n’a pas été complètement étouffée ! Mais cette voix qui résonne à travers l’appel à la sagesse proverbiale, ne nous parvient-elle pas de manière déformée ?

A l’époque de Jésus, l’upokritès était en premier lieu l’acteur du théâtre grec cachant son visage derrière un masque, tragédien ou histrion.  Le mot « hypocrite » apparaît vingt fois dans le Nouveau Testament, dont sept – chiffre symbolique s’il en est dans la Bible  –  dans le fameux discours de censure des scribes et des pharisiens par Jésus en Matthieu 23.  Le mot « hypocrisie », lui, apparaît six fois, en particulier dans la lettre de Paul aux églises de Galatie (2:11-14), en conjonction avec le verbe agir avec hypocrisie, appliqué par l’apôtre dans une circonstance particulière de dissimulation, non seulement à un groupe de juifs convertis à Christ, mais même à l’apôtre Pierre et à Barnabas, qui était pourtant son fidèle compagnon d’œuvre dans la mission…  Qui peut soutenir que les écrits du Nouveau Testament cherchent à dissimuler (la marque même de l’hypocrisie !) des attitudes peu glorieuses qu’ont pu avoir par moments certains des plus zélés serviteurs de l’Évangile ?

Au bal contemporain des hypocrites, dont les visages sont cachés par toutes sortes de masques de carnaval vénitien, dialectiquement interchangeables selon les heures et les situations – summum de l’art et du divertissement esthétique ! -, beaucoup aimeraient s’abriter derrière les paroles de Jésus, comme si celles-ci leur fournissaient à leur tour un masque de carnaval adapté à la minute présente de leur discours. Mais le Christ n’est pas dupe de ces faux-semblants, pas plus aujourd’hui qu’il ne le fut au temps de son incarnation (par exemple en Marc 12:13-15). Gardez-vous du levain des Pharisiens, qui est l’hypocrisie, déclare-t-il à ses disciples en Luc 12:1-3.  Il n’y a rien de caché qui ne doive être révélé, ni de secret qui ne doive être connu.  C’est pourquoi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu en plein jour et ce que vous aurez dit à l’oreille dans les chambres sera prêché sur les toits.

Il est parfaitement hypocrite de se réclamer du discours de Jésus contre l’hypocrisie et les hypocrites dans le but inavoué de se conférer une autorité morale fondée sur quelques réminiscences de Jérusalem, tout en s’obstinant à amputer ce même discours de tout ce qui en fait la force et lui donne son autorité : l’accomplissement de la Loi par Jésus-Christ selon les termes de l’Évangile.  Disons-le sans ambages : sur le plan de l’éthique, Athènes n’a que faire de Jérusalem. Bien qu’elle semble ne pas pouvoir s’en passer (ou s’en dépêtrer complètement – poids de l’histoire oblige), en son for intérieur, elle la vomit intégralement.  Et pour quelle raison ? Parce que Jérusalem, celle de Jésus, proclame de tout temps la corruption totale de la nature humaine en état de Chute et sa perdition en tant que telle; la nécessité d’une repentance non feinte devant Dieu ; le salut par la Grâce divine à travers la personne et l’œuvre d’un seul Médiateur, le Christ ; le renouvellement complet de notre être profond par l’Esprit de Dieu, manifesté progressivement en fruits visibles. Parce que Jésus nous rappelle que les deux plus grands commandements sont indissociables l’un de l’autre, comme le sont les deux tables du Décalogue, et que le commandement d’aimer son prochain comme soi-même dépend entièrement du premier qui consiste à aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa pensée (Matthieu 22:37-40, reprenant Deutéronome 6:5 et Lévitique 19:18).

Sous quel éclairage mettre en lumière ?

Il n’y a rien de caché qui ne doive être révélé, ni de secret qui ne doive être connu.  C’est pourquoi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu en plein jour et ce que vous aurez dit à l’oreille dans les chambres sera prêché sur les toits.

Cette parole résonne avec une intensité particulière aujourd’hui, dans la mesure où dans les débats qui font rage sur les affaires et scandales précités, c’est souvent leur mise en lumière dans la sphère publique qui devient le sujet de contention.  C’est même cela que l’on dénonce volontiers comme attitude hypocrite: le fait, insistera-t-on,  de vouer à la vindicte publique l’individu dont les actes ont été mis en lumière, alors que ceux-ci relèvent de sa pure liberté dans la mesure où ils ne sont pas condamnables pénalement, ou qu’il y a prescription.  On dénoncera ainsi ceux qui s’acharnent sur la victime médiatisée en suggérant – mais sans nécessairement démontrer – qu’ils ne sont eux-mêmes pas exempts de toute pratique que leur conscience doit pourtant réprouver (puisqu’ils la dénoncent chez un autre).  La mise en lumière des actes d’un tel deviendrait donc une sorte d’exutoire par le biais d’un lynchage médiatique, dans la recherche et la mise à mort symbolique d’un bouc émissaire bien commode; une forme de catharsis collective en quelque sorte.  Même s’il comporte de sérieuses faiblesses, on ne peut certes rester insensible à un tel argument.

La mise en lumière dont parle Jésus revêt quant à elle une dimension eschatologique. Elle concernera tout homme et toute femme depuis le début de l’humanité et jusqu’à la fin.  Quel doit alors être le rapport entre cette mise en lumière au jour J et une vie dans la lumière aujourd’hui ?

Pour les disciples du Christ, un passage de la lettre de Paul aux chrétiens d’Éphèse éclaire tout particulièrement ce rapport (5:8-13) : Autrefois, en effet, vous étiez ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur.  Marchez comme des enfants de lumière ; car le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité.  Examinez ce qui est agréable au Seigneur ; et n’ayez rien de commun avec les œuvres stériles des ténèbres, mais plutôt dénoncez-les.  En effet ce que ces gens font en secret, il est honteux même d’en parler, mais tout cela une fois dénoncé apparaît à la lumière, car tout ce qui apparaît est lumière.  Les gens dont il est question ont été mentionnés par Paul juste auparavant (v. 5-6): Car sachez-le bien, aucun débauché, impur ou cupide, c’est-à-dire idolâtre, n’a d’héritage dans le royaume du Christ et de Dieu.  Que personne ne vous séduise par de vains discours ; car c’est pour cela que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion.

Si cette catégorie de personnes est largement répandue dans le monde en général, l’avertissement apostolique se réfère à ceux qui tâcheraient de se joindre à la communauté des croyants, et que celle-ci accepterait en son sein, alors qu’ils poursuivent dans leur voie débauchée, impure ou cupide.  Une mise en lumière à cet égard est nécessaire, par souci de justice et de vérité, afin aussi que la communauté ne soit pas progressivement entraînée dans ces voies, renonçant alors à ce qui doit la caractériser aux yeux de tous, à l’intérieur comme à l’extérieur.  Cette mise en garde, en vue de la protection du corps de l’Église, a justement pour but d’exclure – autant que faire se peut – toute forme d’hypocrisie en son sein, au moyen de l’exclusion de certains de ses membres, si besoin est.

Savoir distinguer spirituellement entre la paille et la poutre

Pour revenir à la paille et la poutre, notons bien que Jésus ne confond pas la grosseur d’une paille avec celle d’une poutre.  Il n’enseigne pas non plus qu’on ne devrait jamais reprendre son frère, qu’on devrait juste fermer les yeux sur son comportement, quel qu’il soit.  Si ton frère a péché, va et reprends-le seul à seul.  S’il t’écoute, tu as gagné ton frère enseigne-t-il à ses disciples, toujours dans l’évangile selon Matthieu (18:15). Certes, cela concerne les membres de la communauté de foi, et non n’importe quel prochain, fût-il un familier. Ce que le Christ demande à ses disciples, hier comme aujourd’hui, c’est d’effectuer un examen honnête de soi-même et de se placer devant le Créateur et Législateur de toute vie, qui connaît tous les agissements, toutes les paroles, toutes les pensées de chacune de ses créatures, et les révélera en pleine lumière le jour venu. Il nous invite à nous défaire de nos faux-semblants et nous appelle à une repentance sincère devant Dieu, qui juge avec une parfaite justice sans faire preuve de discrimination sur la base de facteurs que les humains, eux, aiment à prendre comme normes pour leurs jugements : … alors, tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère.

Le Sermon sur la Montagne, loin d’adoucir les angles de la Loi divine, en dévoile les exigences les plus intimes, rendant chacun d’autant plus inexcusable devant Dieu. En effet lorsqu’on affirme la Loi de Dieu comme norme supérieure, on affirme aussi un jugement divin autrement plus sévère que celui que pourrait porter un simple regard humain indigné.  Par là même, on met en évidence la possibilité de l’hypocrisie comme tromperie par rapport au bien.  Cependant, mis au pied du mur de cette exigence, tout être humain conscient qu’il ne saurait se réfugier derrière de vains faux-semblants qui ne peuvent tromper l’Auteur de ses jours, ne peut que se tourner vers la Grâce et le pardon divins offerts en la personne de celui-là même qui a exposé et accompli les exigences ultime de la Loi.  Il l’a fait une fois pour toutes non pas pour condamner, mais pour en offrir l’accomplissement à ceux qui étaient justement condamnés.

Pour entrer dans ce mode de sagesse et de jugement spirituel qui concerne chacun de nous personnellement avant de concerner l’autre (savoir distinguer entre une paille et une poutre, et reconnaître où se trouvent l’une et l’autre au regard de la norme divine), il faut donc d’abord s’être humilié devant Dieu, s’être repenti, et avoir l’assurance d’avoir obtenu son pardon.  Or c’est bien là le sens ultime de l’accomplissement de la Loi par Christ, et non son abolition : le pardon des fautes obtenu par la vie et le sacrifice parfaits de Christ sur la Croix afin de servir de rançon pour les fautes des rachetés.  Non pas une fausse assurance d’aboutir ici et maintenant à la perfection par ses propres efforts, aussi ardemment qu’on le souhaite ou qu’on y tende; certainement pas le déni quotidien de ses propres chutes, errements et infidélités ; mais plutôt l’assurance d’une rédemption promise et assurée par un Dieu sauveur, véritablement miséricordieux, qui sait relever ceux qui sont tombés et se sont repentis : Va et désormais ne pèche plus, déclare Jésus à la femme adultère qu’il a délivrée de ses accusateurs après les avoir mis face à leur propre conscience (Jean 8 :11).  Il la renvoie non pas en l’exonérant de la nécessité d’obéir au commandement divin, mais en lui signifiant que justice et miséricorde divines vont de pair. Ce qui en revanche est trop rarement souligné par les commentateurs à propos de ce récit, c’est que si Jésus ne la condamne pas, c’est uniquement parce que devant Dieu c’est lui qui portera dans son corps la condamnation de cette femme, sur la Croix de Golgotha, au milieu de l’abandon total par son Père à ce moment crucial de l’histoire de la Rédemption.  Non seulement la condamnation qui pesait sur cette femme d’ailleurs, mais celle qui pèse sur tous ceux et celles qui se seront mis au bénéfice de ce sacrifice, par la foi.

En dehors de cette sagesse spirituelle d’en-haut, il ne sert de rien de citer la parole de Jésus sur la paille et la poutre, d’essayer de la recycler quelque part à Athènes en tant que simple sagesse humaine, comme si elle pouvait avoir une quelconque valeur en dehors de l’épicentre de l’Évangile.  Ceux qui aiment la citer en dehors de son contexte propre devraient prendre la peine de lire la parole qui suit immédiatement dans le Sermon sur la montagne, et se demander s’ils comprennent bien ce que signifie l’expression « ce qui est saint » (7:6) : Ne donnez pas ce qui est saint aux chiens et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds et ne se retournent pour vous déchirer.

La vraie sainteté biblique n’est pas une prétention à une quelconque supériorité morale

Lors de sa comparution à Jérusalem devant le Sanhédrin avec Jean (Actes 4:12) l’apôtre Pierre déclarera avec force et simplicité la nécessité du salut pour tout pécheur, et l’instrument unique de ce salut : Le salut ne se trouve en aucun autre [que Jésus-Christ]; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvé. C’est sur ce seul fondement qu’il pourra plus tard écrire à ses lecteurs, dispersés dans toute l’Asie mineure en raison de persécutions et d’épreuves diverses, l’exhortation suivante, adressée à des hommes et des femmes renouvelés de l’intérieur par un autre Esprit que celui du monde ambiant, l’Esprit de l’Évangile (1 Pierre 1:14-15 ; on notera l’idée parallèle du début avec celle exprimée en Éph. 5:8, cité plus haut) :  Comme des enfants obéissants, ne vous conformez pas aux désirs que vous aviez autrefois, dans votre ignorance ; mais, de même que celui qui vous a appelés est saint, vous aussi devenez saints dans toute votre conduite, puisqu’il est écrit : « Vous serez saints, car je suis saint » (citation de Lévitique 19:2).

Ici, Athènes répliquera sans doute : Voilà bien la racine de toute hypocrisie, cette prétention insupportable à être « saint » comme le serait le Dieu fabriqué à leur image par ces chrétiens imbus de leur propre vertu.  A cela, Jérusalem répondra avec Pierre, toujours sur le mode de l’exhortation à réformer toute vie  – aussi bien individuelle que communautaire – non pas en suivant la dernière inclinaison d’une girouette affolée par toutes sortes de courants d’air idéologiques, mais  à l’aune de la parole vivante et permanente de Dieu (1:22-23; 2:1-3): Après avoir purifié vos âmes dans l’obéissance à la vérité en vue d’un amour fraternel sincère, aimez-vous les uns les autres ardemment et de tout cœur, vous qui avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu (…)  Rejetez donc toute méchanceté et toute fraude, l’hypocrisie, l’envie et toute médisance ; désirez comme des enfants nouveau-nés le lait non frelaté de la parole, afin que par lui vous croissiez pour le salut, si vous avez goûté que le Seigneur est bon.

Il ne s’agit donc pas de prétendre à une supériorité morale soit innée soit acquise au prix d’efforts que la plupart ne sont pas prêts à consentir ou capables de fournir, mais d’être mis au bénéfice d’une œuvre parfaite, celle du Christ, qui a le pouvoir d’apporter un renouvellement de l’être en profondeur.  Tout autre vaisseau humain fabriqué en vue de quitter les rivages du vice afin de rejoindre ceux de la vertu échouera à un moment ou un autre sur les récifs d’un moralisme stérile, après avoir fait escale sur quelques îlots à première vue hospitaliers, mais qui se révéleront rapidement invivables.  A terme, un moralisme reposant sur la seule volonté humaine est nécessairement porteur d’hypocrisie car issu d’une semence corruptible: la semence d’une nature humaine non régénérée, incapable de distinguer clairement entre le bien et le mal, toujours en quête d’accommodements avec ses propres normes à géométrie variable, et donc bien incapable de se sauver elle-même.

Eric Kayayan Foi et Vie Réformées

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 
Bible Protestante
Croix Protestante

 

 

 

 

 

 

 

Source : Foi &Vie Réformées

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7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 12:23
Soumission et liberté

En français, il y a des mots qu’on ose à peine prononcer tant ils sont mal connotés.

 

Le mot « soumission » en est un.

 

D’abord parce qu’il semble être radicalement opposé à la notion de liberté telle qu’on la conçoit volontiers de nos jours, c’est-à-dire comme un espace de prérogatives individuelles quasiment illimité, que rien ni personne ne devrait essayer de réduire. 

 

Nous sommes conditionnés par un logiciel de pensée qui fait de l’acquisition de nouveaux droits – ou prétendus tels – le moteur même de notre existence, ce qui lui donne son sens plein et ultime. 

 

Pour avancer dans cette acquisition, il faut se défaire de toutes sortes de soumissions aux règles en vigueur, ou à tout le moins les remplacer par ce qui – pensons-nous – va nous libérer.

 

Et puis le mot soumission nous ramène évidemment à la signification du mot islam en arabe, avec tout ce qu’implique la soumission au dieu du coran. 

 

Le roman de Houellebecq du même nom se réfère à cette religion et aux conséquences politiques, sociales et individuelles d’une telle soumission prévue comme inévitable dans un proche avenir.

 

Soumission et liberté sont-elles donc totalement incompatibles ? 

 

Est-ce qu’en pensant nous libérer de telle ou telle contrainte, loi ou règle, nous ne nous soumettons pas en fait à de nouvelles contraintes, de nouveaux jougs souvent bien plus oppressifs que ceux dont on pense s’être débarrassé ?

 

En prenant un peu de recul et en observant ce qui se passe dans nos sociétés qui se disent émancipées, on constate qu’il existe toutes sortes d’esclavages physiques ou moraux détruisant les vies de ceux qui se croyaient libérés des vieilles règles :

 

- l’esclavage psychique vis-à-vis de la pornographie alors qu’on nous promettait la libération et l’épanouissement sexuels. 

 

- L’esclavage de nombre de femmes du tiers-monde réduites à louer leur ventre pour assouvir les désirs d’enfants d’hommes en mal de procréation alors qu’ils en refusent les règles naturelles. 

 

- L’esclavage vis-à-vis de la consommation de produits ou de services ruineux et souvent inutiles, alors que la publicité nous présente leur acquisition comme une libération vis-à-vis de contraintes matérielles. 

 

- L’esclavage vis-à-vis des antidépresseurs, au pays de la « joie de vivre » célébrée dans le monde entier comme la marque de fabrique de la France. 

 

La liste est loin d’être close…

 

Face à ces nouvelles soumissions aux antipodes d’une véritable liberté, la libération promise par le Christ à tous ceux qui viendront vers Lui sonne de manière radicalement différente (Matthieu 11: 28-30 ): 

 

Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.  Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes.  Car mon joug est aisé, et mon fardeau léger.

 

Eric Kayayan Foi et Vie Réformées

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 
Bible Protestante
Croix Protestante

 

 

 

 

 

 

 

Source : Foi&Vie Réformées

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28 janvier 2020 2 28 /01 /janvier /2020 20:01
Ordre de Dieu et désordre des hommes

« Le sacrificateur Azaria entra derrière lui, avec quatre-vingts sacrificateurs de l’Éternel, vaillants hommes, qui s’opposèrent au roi Ozias et lui dirent : Ce n’est pas à toi, Ozias, de brûler des parfums à l’Éternel, mais aux sacrificateurs, fils d’Aaron, qui ont été consacrés pour les brûler. Sors du sanctuaire, car tu es infidèle, et cela ne tournera pas à ta gloire devant l’Éternel Dieu. »

2 Chroniques 26 : 17-18

L’histoire des relations de Dieu avec Son Peuple est l’histoire de Sa Libération et de l’Ordre dans lequel doit vivre ce peuple libéré.

 

Il doit se conformer à l’Institution religieuse que Dieu a Fondée.

 

C’est là une autre manière de reconnaître la Souveraineté de Dieu.

 

La vie des hommes et du monde a été Créée et Ordonnée par Dieu dans des sphères différentes.

 

Le péché d’Ozias est celui de l’immixtion du pouvoir temporel dans le domaine de la Foi.

 

Il rappelle aussi une fausse conception du « sacerdoce universel ».

 

Or Dieu est un Dieu d’Ordre.

 

Il Adresse une Vocation Particulière aux hommes qui doivent Le Servir.

 

Il existe une pluralité de ministères.

 

Dieu n’admet pas dans la vie de Son Peuple ni l’anarchie ni l’usurpation d’une fonction par ceux qui ne sont pas habilités à l’accomplir.

 

Le résultat, pour Ozias, en fut la lèpre.

 

Les conséquences de nos jours en sont la dislocation sociale d’un monde qui persiste à ignorer Dieu et à mépriser Son Ordre.

 

 

 

 

PRIÈRE

Heureux celui dont la plus grande joie

Est nuit et jour de méditer Ta Loi

Il ne suit pas le conseil des rebelles,

Il ne fait pas route avec l’infidèle

Il ne vient pas s’asseoir chez les moqueurs

Mais avec tous est simple dans son cœur.

 

 

Aaron Kayayan

Aaron Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 

 

 

Bible
Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source :  

Ressources Chrétiennes

 

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21 janvier 2020 2 21 /01 /janvier /2020 19:11
Les Droits de Notre Maître
Les Droits du Maître

 

e logeais, raconte un de nos amis, chez un riche propriétaire, dont le jardin était magnifique.

 

Il avait la plus belle collection de roses que l'on puisse voir.

 

Son jardinier, homme fort habile dans son métier, était fier de ses rosiers, de l'un surtout qui portait trois roses de toute beauté, trois roses parfaites de couleur, d'élégance et de parfum.

 

Chaque matin le jardinier se promenait à travers les plates-bandes, passant l'inspection de ses plantes, comme un chef de ses soldats.

Un jour, le brave homme s'approcha de son rosier préféré.

 

À son grand étonnement, les trois roses avaient été cueillies !

 

Plein de colère et soupçonnant quelque domestique d'avoir commis cette déprédation, il se dirigea vers la maison :

 

« Quel qu'un a pris mes roses ! cria-t-il. Il faut que je sache qui c'est ! »

 

Mais sa colère tomba bientôt et fit place à un silence respectueux, lorsque l'un de ses aides lui apprit que le maître était venu avant lui au jardin et que c'était lui qui avait cueilli les fleurs royales.

Le maître ! Tout est dans ce mot-là.

 

Le jardinier pourrait oublier que le jardin n'est pas à lui, mais à celui qui le lui a confié.

 

Le maître n'a pas besoin de la permission de son serviteur pour faire usage de ce qui lui appartient.

Ce trait n'est-il pas d'une explication trop facile ?

 

Vous aussi, cher lecteur, chère lectrice, vous avez cultivé avec amour, peut-être avec passion, quelque fleur de choix, et tout à coup le Maître vous l'a ravie.

 

Cette fleur, c'était peut-être un enfant ; sa mort vous en a séparé.

 

Oh ! quel déchirement cruel !

 

Pourtant, l'enfant n'était pas à vous, mais à Dieu.

 

Qu'avez-vous à dire, si Dieu a voulu reprendre ce qui lui appartenait, s'il a voulu orner son palais céleste d'une des plus belles fleurs de la terre ?

Peut-être avez-vous cultivé un art, un talent qui vous était confié pour que vous le fissiez valoir à la gloire de Dieu.

 

Vous ne vous en êtes servi que pour vous-même ; pour le plaisir que vous en retiriez, pour les éloges qu'on murmurait autour de vous.

 

Et le Maître a repris ce talent.

 

Adorateur du succès, vous avez vu se briser votre idole ; il ne vous en reste que les débris et que le souvenir....

Le Maître !

 

Ce mot paraît odieux à bien des gens, et il ne résonne agréablement aux oreilles de personne.

 

Notre cœur indompté ne veut pas reconnaître d'autorité supérieure ; il ne veut d'autres maîtres que ceux dont il lui est loisible de changer à son gré.

 

Ceux qui, au nom d'une fausse science et d'une vaine philosophie, parlent aux hommes d'indépendance absolue, sont sûrs de plaire à la foule.

 

Et la raison pour laquelle l'Évangile est si peu populaire, malgré son libéralisme et l'élévation de sa morale, c'est que l'Évangile reconnaît et proclame les droits du Maître.

Les hommes ne savent pas ou ne veulent pas voir que l'obéissance à des forces supérieures et invisibles est un axiome, un fait auquel on n'échappe pas.

 

Donnez-lui le nom que vous voudrez, appelez-le Hasard, Fatalité, Destin, il n'en demeure pas moins vrai que quelque chose est plus fort que vous, plus fort que tout et que tous.

Mais ce Maître souverain n'est point une force anonyme, arbitraire et inconsciente.

 

Il n'y a pas de fatalité. Nous ne sommes pas les jouets de forces aveugles.

 

Il y a un Maître sans doute, mais ce Maître est un Père, et tout ce qu'il fait, même ce qui nous paraît le plus cruel, a une raison bienveillante.

 

En un mot, il fait notre éducation.

 

Dans ses colères apparentes, même les plus terribles, il ne brise rien que ce qui devait être brisé nécessairement ; il respecte ce qui doit durer, ce qui vaut la peine d'être conservé ; que dis-je ?

 

Il ne détruit l'apparence des choses que pour mettre en évidence leur réalité et préparer leur perfection.

Soumettons-nous donc de bon cœur à ce Maître, qui nous a prouvé son amour en s'imposant à lui-même la plus dure souffrance, puisqu'il a donné son Fils pour sauver notre âme et celle de nos enfants !

 

Ruben Saillens

Ruben Saillens,

 

 

Bible
Croix Huguenote

 

Source : D'après les Contes du Dimanche de Ruben Saillens (Auteur de La Cévenole à la mémoire des martyrs Huguenots, il apporta une large contribution à l'hymnologie Protestante)

 

 

Les morceaux qui composent ce volume, comme ceux du recueil qui a précédé celui-ci et auquel le public a bien voulu faire accueil, ont été « prêchés » à des auditoires populaires, avant d'être mis sous forme écrite. Ils ont pour unique sujet la Rédemption par Jésus-Christ. Quelles images seraient suffisantes, et quel langage faudrait-il pour raconter dignement l'ineffable mystère de la Croix et de la Résurrection ? Lecteur, mon but aura été atteint si la lecture de ces « Contes du Dimanche » vous conduit à relire le livre incomparable la Bible où Jésus-Christ parle Lui-même.

Ruben Saillens

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7 janvier 2020 2 07 /01 /janvier /2020 20:45
Prêcher l’Évangile à toutes les nations

L’évangélisation, l’annonce de Jésus-Christ à toutes les nations, n’a pas bonne presse dans nos sociétés contemporaines occidentales. Elle est assimilée à du prosélytisme tapageur, voire à des méthodes coercitives qui ont été pratiquées ici ou là dans le passé (pensez par exemple aux conversions forcées opérées sur les populations lombardes ou autres sous Charlemagne, au neuvième siècle de notre ère).  Et, bien entendu, la question de la colonisation, du rôle réel ou supposé des missionnaires pour soutenir les pouvoirs des pays colonisateurs, revient régulièrement comme un argument massue, alors même que le christianisme se maintient et croît justement dans les pays émancipés du joug colonial il y a belle lurette !  Il suffit de consulter quelques statistiques pour s’en convaincre.

Au vu de tout ceci les textes fondateurs du christianisme doivent être pris en compte avant tout autre facteur, en particulier en ce qui concerne la manière de répandre le message religieux. Revenons donc aux sources du christianisme, au-delà de ce qui a été pratiqué par beaucoup au cours des âges.  Au premier siècle de notre ère, St Paul écrivait ceci aux Romains (chapitre 10, versets 12-17): Ainsi, il n’y a  pas de différence entre Juifs et non-Juifs.  Car tous ont le même Seigneur qui donne généreusement à tous ceux qui font appel à lui.  En effet, il est écrit [et là Paul cite le prophète Joël, dans l’Ancien Testament]: “Tous ceux qui feront appel au Seigneur seront sauvés.” Mais comment feront-ils appel à lui s’ils n’ont pas cru en lui?  Et comment croiront-ils s’ils ne l’ont pas entendu?  Et comment entendront-ils s’il n’y a personne pour le leur annoncer?  Et comment y aura-t-il des gens pour l’annoncer s’ils ne sont pas envoyés?  Aussi est-il dit dans l’Ecriture [ici il cite le prophète Esaïe]: “Qu’ils sont beaux les pas de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles!”  Mais malheureusement, tous n’ont pas obéi à cette Bonne Nouvelle.  Esaïe déjà demandait: “Seigneur, qui a cru à notre message?”  Donc, la foi naît du message que l’on entend, ce message c’est celui qui s’appuie sur la parole de Christ.  Donc, dans les textes fondateurs, aucune coercition par l’usage de la force, mais la prédication de Jésus-Christ envers toutes les nations, dynamique inhérente au christianisme, ordonnée par le Christ lui-même à ses disciples.

L’appel à répandre la Parole divine n’est pourtant pas l’apanage du seul Nouveau Testament, comme beaucoup le pensent, à tort. Dès l’Ancien Testament on trouve des appels répétés à faire connaître le seul vrai Dieu, celui qui s’est révélé en premier lieu à Israël.  Je n’en veux pour preuve que le court psaume 67: Que Dieu nous fasse grâce!  Qu’il nous bénisse!  Qu’il nous regarde avec bonté, afin que sur la terre on reconnaisse comment tu interviens, et que dans toutes les nations on voie comment tu sauves!  Que les peuples te louent, ô Dieu, que tous les peuples t’adressent leurs louanges!  Que les nations jubilent et qu’elles chantent dans l’allégresse, car c’est avec justice que tu juges le monde, et c’est avec droiture que tu juges les peuples.  C’est à la lumière d’un tel texte, et d’autres semblables, que Jésus-Christ, une fois sorti vainqueur du tombeau, a proclamé à ses disciples que sa royauté universelle devait se manifester avant tout par la proclamation de l’Évangile : J’ai reçu tout pouvoir dans le ciel et sur la terre: allez donc dans le monde entier, faites des disciples parmi tous les peuples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et apprenez-leur à obéir à tout ce que je vous ai prescrit.  Et voici: je suis moi-même avec vous chaque jour, jusqu’à la fin du monde.  En dépit de tous les obstacles et de toutes les persécutions (Jésus a clairement averti ses disciples qu’elles surviendraient) ces paroles demeurent un commandement divin pour toutes les générations de chrétiens jusqu’au retour de Celui qui les a prononcées.

Eric Kayayan Foi et Vie Réformées

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 

 

 

 

 

Bible

 

Croix Huguenote

 

 

 

Source : Foi & Vie Réformées

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6 janvier 2020 1 06 /01 /janvier /2020 19:31
L’Éternel, Mon Refuge, Mon Partage, Mon Calice, Mon Conseiller, Ma Joie, Mon Délice

Chorale des jeunes de la Communauté Protestante Timothée d'Anduze

Psaumes 16 

Hymne du Roi David.

1 Garde-moi, ô Dieu ! Car je cherche en toi Mon Refuge.

2 Je dis à l'Éternel : Tu es Mon Seigneur, Tu es Mon Souverain Bien !

3 Les saints qui sont dans le pays, les hommes pieux sont l'objet de toute mon affection.

4 On multiplie les idoles, on court après les dieux étrangers : je ne répands pas leurs libations de sang, je ne mets pas leurs noms sur mes lèvres.

5 L'Éternel est Mon Partage et Mon Calice ; c'est Toi qui m'assures Mon Lot ;

6 Un héritage délicieux m'est échu, une belle possession m'est accordée.

7 Je bénis l'Éternel, Mon Conseiller; La nuit même mon cœur m'exhorte.

8 J'ai constamment l'Éternel sous mes yeux ; quand Il est à ma droite, je ne chancelle pas.

9 Aussi mon cœur est dans la joie, mon esprit dans l'allégresse, et mon corps repose en Sécurité.

10 Car Tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts, Tu ne permettras pas que Ton bien-aimé voie la corruption.

11 Tu me feras connaître le sentier de la Vie ; Il y a d'abondantes joies devant Ta Face, des délices éternelles à Ta Droite.

.

 

Bible
Huguenot Cross

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : 

Communauté Protestante Timothée d'Anduze

communauté Protestante Timothée
Mission Timothée

 

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5 janvier 2020 7 05 /01 /janvier /2020 21:26
Dictature ou Pourriture

Il y a plus de quarante ans déjà, le philosophe chrétien Jean Brun traçait à la fin de son ouvrage Les Vagabonds de l’Occident (Paris, Desclée, 1976, pages 214-215) la terrible alternative qui attend un Occident progressivement privé de Sens, car de Transcendance : Dictature ou Pourriture.  Une page qui mérite d’être lue et méditée, car illustrant étonnamment ce que nous vivons aujourd’hui.

En fait, les deux termes de l’alternative envisagée semblent se rejoindre de nos jours en une dictature de la pourriture, tandis que se profile à l’horizon une dictature opposée, celle qui se réfère à une transcendance importée d’ailleurs, s’épanouissant sur le sol décomposé de la pourriture promue avec complaisance au rang d’horizon libérateur et de « lendemains qui chantent »:

Marche au pas ou errance, tel est le dilemme auquel l’homme se trouve confronté dès qu’il a décidé de liquider toute Transcendance.  Car s’il prétend que la science qu’il élabore fait de lui le maître et l’auteur du Sens, il transpose aussitôt cette conviction dans le domaine de la politique et des techniques qu’elle se subordonne ; dès lors prolifèrent les césarismes de la signification dont le sérieux fanatique se déploie dans tous les domaines : économie, presse, enseignement, beaux-arts, vie quotidienne.  Ainsi les idées, les actes et les conduites se trouvent planifiés puisqu’on ne saurait tolérer le moindre manquement au Sens de l’histoire qui définit la marche à suivre et les comportements à adopter.

Si, au contraire, l’homme affirme qu’il n’y a pas de sens, que tout n’est que jeux et combinatoires, dans ce cas l’idée de but et de point d’arrivée se trouvé éliminée et l’on est invité à marcher dans tous les sens, à se faufiler par toutes les ouvertures, à sauter d’expériences en expériences, à se délivrer de toute idée de sérieux, à se couler dans toutes les formes, à se divertir des choses, des autres et de soi-même.  Tout se vaut puisque rien ne se vaut.

Robot ou vagabond, de toute manière l’homme se trouve condamné à un voyage réduit à un calvaire scientifique ou à une folle équipée.

De nos jours un tel dilemme semble se présenter à nous d’une manière inéluctable, car l’alternative devient de plus en plus implacable et se présente en deux mots : Dictature ou Pourriture. D’un côté les dirigismes totalitaires qui définissent règlementairement ce qu’il faut lire, dire, penser et faire ; de l’autre les libéralismes de la transgression et de l’aventure dans lesquels la délinquance hagarde et le sexe débridé multiplient les orgies dans les dérèglements.

Quant au Tiers-Monde, si l’existence y connaît encore les durs problèmes de la subsistance et de la survivance, il se trouvera tôt ou tard en présence du même choix à faire.

Les activismes du Sens et les nihilismes de la signification ont une même origine : un refus du Sacré qui les condamne à faire de l’homme un forcené ou une loque.

L’homme se trouve donc à une croisée de chemins : le camp de concentration social ou les champs de dispersion désintégrants.  Mais, harcelé ou désemparé, il se sent de plus en plus prisonnier d’un monde dont les murailles se rapprochent et dans lequel ne se trouvent même pas les ruines d’un refuge.

Eric Kayayan Foi et Vie Réformées

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 

 

 

 

 

Bible

 

Croix Huguenote

 

 

 

Source : Foi & Vie Réformées

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5 janvier 2020 7 05 /01 /janvier /2020 20:37
La Lumière dans les ténèbres ou la confusion de Babel

La Lumière dans les ténèbres

ou la confusion de babel

 

Dans quel monde de ténèbres l'homme ne vit-il pas depuis la chute de nos premiers parents !

 

Aujourd'hui l'iniquité relève la tête plus impudemment que jamais et revendique le droit de s'appeler bien.

 

L'occultisme sous toutes ses formes se proclame le chemin vers la vraie spiritualité.

 

L'humanisme sans Dieu prétend nous libérer de tous les maux. 

 

Les hommes en viennent, en excluant l'Oeuvre Victorieuse de Christ à la croix, à croire pouvoir même apprivoiser la mort, se la rendre amie.

 

L'immoralité réclame le droit d'être considérée l'égal, voire le supérieur du bien tel qu'il est défini par Dieu dans Sa Loi.

 

Celui qui n'adore pas l'humanitarisme ambiant, qui ne s'incline pas devant le pluralisme des valeurs, qui ne se vautre pas dans ce marais qu'est l'égalitarisation de toutes choses (surtout du bien et du mal) est considéré comme anormal en attendant d'être persécuté, d'être interné, voir éliminé, comme ennemi du consensus antichrétien universel qui se construit sous nos yeux.

 

 

C'est ainsi que l'on travaille à la construction de cette bienheureuse démocratie qui regrouperait toute l'humanité dans un bien-être programmé pour tous sauf, bien sûr, pour ces gêneurs sous-humains -unmensh- de la béatitude matérialiste universelle que sont embryons, handicapés de toutes sortes et vieux.

 

Voici le paradis que nous prépare une humanité qui ne veut décidément plus entendre parler ni de repentance, ni de conversion, ni de retour à Dieu et moins encore d'une quelconque soumission à Ses Saintes Lois.

 

On peut bien dire d'une telle civilisation :

 

"Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes les ténèbres !" (Matthieu 6-23)

 

Comme il est difficile aujourd'hui de comprendre ce qui se passe véritablement sur le théâtre tragique de notre terre.

 

Nous sommes tombés dans une vision taoïste du monde, vision qui semble avoir éliminé de la scène publique toute réelle antithèse.

 

Car les principes qui animent cette ancienne philosophie chinoise qu'est le taoïsme jouent un rôle central dans le pot pourri spirituel de ce prétendu Nouvel Âge qui, si rapidement, est devenu l'esprit de ce temps, l'air idéologique. 

 

Dans le taoïsme, les deux principes selon lesquels l'univers tout entier serait organisé, le yin et le yang, ne sont pas foncièrement opposés l'un à l'autre. Ils sont au contraire complémentaires.

 

Le mal n'est alors aucunement l'antithèse du bien, le juste de l'injuste, la vérité de l'erreur, le communisme du capitalisme, le paganisme du christianisme. Tout se tient. Tout est complémentaire de tout.

 

Dans la mentalité qui règne aujourd’hui le bien et le mal, tels qu'ils sont définis en termes absolus par la Loi de Dieu, ont disparu.

 

La conséquence en est qu'il n'est plus possible d'invoquer de façon crédible la manifestation, dans l'histoire et dans la vie sociale actuelle des nations, des institutions ou des coutumes de ce qui pourrait être considéré comme l'expression, même partielle, de telles distinctions morales absolues.

 

Dans une telle perspective nous ne pouvons plus exprimer des jugements approuvant ou désapprouvant des événements et des réalités d'ordre public.

 

Il ne faut plus alors appeler un chat un chat sous peine de se faire soi-même traiter de méchant tigre.

 

Il se trouve une exception évidente à cet esprit de bienséante tolérance générale. Nous venons de l'invoquer.

 

Tous ceux qui par leur attachement à une foi particulière ou par leur amour pour une patrie spécifique refusent ce consensus universel et qui osent l'exprimer de manière audible sont rejetés par la dynamique de groupe du syncrétisme œcuménique et humanitariste à la mode.

 

Nous assistons ainsi aujourd'hui à une mutation dans le domaine des valeurs, comparable, par exemple, à des mouvements qui dans le passé paraissaient eux aussi irrésistibles à ceux qui les ont vécus.

 

Je pense à la Réforme, par exemple, ou plus près de nous, à l'esprit rationaliste et anti-chrétien du siècle des Lumières.

 

A la réflexion et en observant la croissante influence de cette mentalité holistique dans tous les domaines, le développement actuel, pour ainsi dire surréaliste en tous domaines ne devrait de fait guère nous surprendre.

 

Cette disparition des bornes morales publiques visibles au fond est typique du relativisme à la base de notre civilisation apostate.

 

La victoire universelle même dans de nombreux milieux chrétiens d'une pensée dialectique  et celle non moins éclatante des méthodes de dynamique de groupe montrent bien que l'ancrage d'une démarche intellectuelle sur le fondement d'une vérité absolue a disparu du consensus social, culturel et religieux.

 

Le résultat en est que dans la réflexion diverse, sont livrés à une perspective dépourvue de toute signification, privée de tout rapport à un système de valeurs immuable et même coupé des réalités objectives permanentes les plus évidentes.

 

Le message ne saurait être plus clair. Toutes choses, y compris le bien et le mal, sont maintenant placées sur le même pied d'égalité ; tout devient parfaitement interchangeable ; il n'y a plus rien pour lequel il vaut la peine de vivre ou de mourir. Le résultat social : drogue, suicide, alcoolisme, divorces, désintégration sociale.

 

Sur le plan religieux cette attitude anarchique, informe, chaotique fut fort bien exprimée en son temps par le pape Jean-Paul II dans son évocation constante de cette panacée universelle, une civilisation d'amour. 

 

Dans cette perspective, tout à la fois sentimentale et humanitariste, le dialogue et la compréhension mutuels remplaceraient les rudes catégories, aujourd'hui dépassées, du Bien et du Mal, de la Vérité et du Mensonge, de l'Orthodoxie et de l'Hérésie, de la Bénédiction Divine et du Jugement de Dieu.

 

La politique de l'amour, l'amour, l'harmonie de toutes choses, remplace ainsi cet instrument aujourd'hui anachronique de l'ancienne politique de l'humanité, l'épée qui, elle , tranche entre les hommes. Car l'épée, ce magistrat pourvu de la force publique qui a en effet été établie par Dieu pour réprimer les malfaiteurs et ainsi protéger les gens de bien, est aujourd'hui définitivement mise au fourreau. 

 

Le mal et les hommes mauvais ont disparu de notre planète et les attitudes de discipline, de discernement, de discrimination contre le mal et contre les méchants, la résistance à l'iniquité, la manifestation d'un amour vrai des parents et la saine autorité envers leurs enfants ne sont plus de mise.

 

Nos apôtres de l'amour qui oublient tout simplement l'existence du péché, nous préparent des lendemains amères dont nous devrons déchanter avec larmes et grincements de dents.

 

Ainsi le mal semble en partie avoir quitté la scène de la vie, quel que puisse être le comportement des méchants, apparaissant aujourd'hui sous la forme d'agneaux innocents. Ce surréalisme sonne bien faux. Car, si nous considérons la structure de cette Alliance Éternelle par laquelle Dieu Gouverne Sa Création, la Bénédiction Divine ne peut que provenir de la fidélité des hommes à l'Alliance, de leur Obéissance aux Commandements de Dieu.

 

Si l'on considère seulement un instant l'état moral et spirituel présent de l'humanité dans son ensemble nous devrions, pour être impartiaux et objectifs, nous attendre, non aux Bénédictions et aux Grâces de Dieu, mais à Sa Colère, à Ses Malédictions, pour tout dire au Jugement d'un Dieu Justement Irrité par l'iniquité grandissante des hommes. 

 

La réalité brutale est tout autre que celle d'un rêve utopique.

 

Dans toutes les régions du monde et à tous les niveaux de la société l'iniquité se multiplie. Le mal répand son empire, ne rencontrant que peu le moindre obstacle. L’ascension de l'iniquité est de toute apparence irrésistible. Le mal devient même moral. Il revendique partout le droit de se nommer bien.

 

Le pluralisme théologique dans de nombreuses églises montre aujourd'hui ouvertement son vrai visage, la tolérance de toutes les erreurs parmi ceux se réclamant de Jésus Christ, dérapage produisant le résultat auquel nous aurions dû nous attendre dès le début.

 

Autre élément sur le plan moral, la guerre implacable livrée partout où la civilisation occidentale exerce son influence contre des êtres humains avant leur naissance est aujourd'hui poursuivie sans relâche. Il va sans dire que ce massacre d'innombrables petits enfants dépourvus de toute défense et dont les protecteurs naturels - père, mère, médecin, sage femme - sont devenus les bourreaux, est un crime de masse contre Dieu et contre les hommes qui dépasse largement, tant en quantité qu'en cruauté, tout ce que notre siècle infâme a pu déjà voir d'iniquités monstrueuses.

 

L'on nous demanderait même paradoxalement à exprimer une sympathie sans réserve. Mais aucun Chrétien ne saurait refuser sa sympathie même envers son pire ennemi tombé dans le malheur, encore moins pour un pécheur rattrapé par les conséquences mortelles de ses péchés.

 

C'est ainsi que les autorités diverses tant politique qu'ecclésiastiques en viennent à fermer la porte à toute prise de conscience, à toute vraie repentance et, par conséquent, à toute espérance éternelle. La mort n'étant plus considérée comme la conséquence du péché, on évacue ainsi tout sérieux de la notion même du péché.

 

On étouffe de cette manière toute prise de conscience et ce qui pouvait encore rester de conscience à notre peuple s'en trouve cautérisé, peut-être même de manière définitive, par certains représentants d'église eux-mêmes.

 

De telles analyses succinctes valent ce qu'elles valent et téméraire serait celui qui prétenderait comprendre pleinement ce qui se passe aujourd'hui. Mais de quelque direction que nous tournons les regards la situation générale comme mondiale est dangereuse à l'extrême. Il est certain que nous nous approchons toujours plus du point où nous aurons épuisés toutes les réserves de l'Immense Patience de Dieu.


Si nous limitions notre analyse aux seuls éléments humains nous ne pourrions que sombrer dans le désespoir le plus noir.

 

Mais la Lumière qui est en Christ, Lumière qui éclaire toute la Création de Dieu, est réellement venue dans le monde.

 

Elle s'est révélée pour nous dans cette fête que nous avons célébré et célébrons à Noël, fête de la Naissance du Seigneur des seigneurs, du Roi des rois, de Jésus-Christ, de toute éternité Lumière Divine et, aujourd'hui encore, Lumière Unique des nations.

 

Comme l'annonçait Zacharie, par ce petit enfant, vrai Dieu et vrai homme, est venue la connaissance du Salut, le Pardon des péchés, l'Ardente Miséricorde du Dieu Juste et Saint.

 

"C'est par elle que le soleil levant nous visitera d'en haut pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort et pour diriger nos pas dans le chemin de la paix." (Luc 1:78-79)

 

C'est cette Lumière venue parmi les hommes, qui se trouve à la base et qui est la raison d'être de toute notre vie Chrétienne.

 

Dans des temps aussi difficiles et aussi confus, Notre Réconfort, Notre Espérance et Notre Force comme Eglise, comme Peuple choisi de Dieu, ne repose pas dans les divagations politiques ou autres et dans les plans iniques d'hommes pervertis mais dans la Souveraineté, la Justice et la Miséricorde du Dieu de l'Alliance, dans l'Immuabilité du Seigneur des armées, dans le Caractère Inébranlable de Sa Vérité et dans l'Accomplissement Certain de Ses Desseins Éternels.

 

"L’Éternel est Juste dans Toutes Ses Voies, et Bienveillant dans Toutes Ses Œuvres. L’Éternel est Près de tous ceux qui L'invoquent, de tous ceux qui L'invoquent avec vérité, Il Réalise les souhaits  de ceux qui Le Craignent, Il Entend leur cri et Les Sauve. L’Éternel Garde tous ceux qui L'aiment." Psaume 145:17-20)

 

Cette Lumière est déjà Victorieuse de toutes les ténèbres de ce pauvre monde perdu.

 

C'est Elle qui nous conduit à travailler à percer les brouillards si épais de ce temps où les hommes se dressent plus que jamais stupidement contre Leur Dieu.

 

Que la Parole de Dieu éclaire notre chemin et que, par cette Lumière qui Illumine tout homme, nos yeux puissent aussi voir la Lumière.

 

 

 

Jean Marc Berthoud

Jean-Marc Berthoud,

Théologien Réformé Baptiste,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bible
Croix Huguenote

 

 

 

 

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Source : Calvinisme : Résister & Construire

Synthèse de deux articles écrit  par Jean Marc Berthoud adaptée pour Refuge Protestant

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1 janvier 2020 3 01 /01 /janvier /2020 09:31
Bonne année 2020 en Christ

Que Dieu bénisse chacune et chacun

en tout lieu qu'il demeure,

Que cette nouvelle année soit encore le moment pour tous

de s'approcher toujours plus de Christ,

soit dans le pardon et le salut pour celles et ceux

ne le connaissant pas encore,

soit dans l'édification et l'avancement de Son Règne

à Sa Seule Gloire.

Meilleurs vœux en Jésus Christ

Notre Sauveur et Seigneur

pour cette année 2020.

 

Refuge Protestant

Refuge Protestant Croix Huguenote

 

(Psaume 121 / 1 Thessalonissiens 5:23/24)

Eric Kayayan

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

Foi et Vie Réformées

 

PSAUME 136 :
Célébrez Dieu hautement 

Tiré du Psautier de Genève (1729)

Célébrez Dieu hautement, car Il est Doux et Clément et Son Immense Bonté dure à perpétuité. Célébrez le Dieu des dieux, Élevé sur tous les cieux ; car Son Immense Bonté dure à perpétuité. Rendez à Dieu les honneurs, dû au Seigneur des seigneurs ; car Son Immense Bonté dure à perpétuité. Dites que ce Roi des rois Fait, Seul, mille grands exploits ; car Son Immense Bonté dure à perpétuité. C’est Lui qui Fit Sagement, et l’air, et le firmament ; car Son Immense Bonté dure à perpétuité. (...) Quand nous étions affligés, Sa Main nous a Soulagés ; car Son Immense Bonté dure à perpétuité. Il nous a Tirés des mains des ennemis inhumains ; car Son Immense Bonté dure à perpétuité. Lui Seul Conserve et Soutient ce que l’univers contient ; car Son Immense Bonté dure à perpétuité. Enfin, du Grand Dieu des cieux louez Le Nom Glorieux ; car Son Immense Bonté dure à perpétuité . 

Source :  

Psautier de Genève

 

Bible
Croix Huguenote

C'est une bonne coutume de se souhaiter une bonne année.

Trop souvent cependant, ce que nous entendons par "Bonne Année" se trouve être :

"j'espère que vous serez en bonne santé, que tout se passera bien pour vous, et que vous aurez beaucoup de prospérité cette année dans tout ce que vous ferez."

Les Protestants Réformés comme les Puritains l'ont exprimé d'une meilleure manière.

Ils se souhaitent une nouvelle année bénie ("béni" : bonheur intérieur quelles que soient les circonstances), et par lesquelles cela signifiait ceci :

"Nous espérons que tout ce qui vient par la main de la Providence cette année puisse vous être sanctifiée en Christ et par le Christ, afin que vous soyez patients dans l'adversité, reconnaissants dans la prospérité, et ayez une Confiance Ferme en Notre Dieu Fidèle et Père pour l'avenir inconnu. (Catéchisme de Heidelberg. Q28), que vous croyiez que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu (Romains 8-28).  

Alors, de cette manière, je vous souhaite à vous et votre famille une nouvelle année bénie ! Je vous souhaite en 2020 l'expérience de Samuel Rutherford qui pourrait dire :

" Chaque jour, nous pouvons voir quelque chose de nouveau en Christ, Son Amour n'a ni bord, ni fond. Dans nos fluctuations de sentiment, il est bon de se rappeler que Christ n'admet Lui aucun changement dans Ses Affections, votre cœur n'étant pas une boussole de marine par laquelle Jésus navigue."

Pasteur Joël Beecke,

Joel Beeke,

Pasteur Théologien Protestant Réformé.

Ministre de l'Heritage Reformed Congregation à Grand Rapids dans le Michigan,

Président du Puritan Reformed Theological Seminary,Professeur de Theologie Systématique et d'Homilétique.

Psaumes et hymnes du culte réformé compilé par Peter Masters. Cette collection de psaumes et d'hymnes a été inspirée par les richesses spirituelles de Our Own Hymn Book , compilé par CH Spurgeon en 1866. Vous pouvez vous procurer le cd en suivant ce lien : . https://tabernaclebookshop.org/products/psalms-and-hymns-of-reformed-worship-9781870855099

Le Seigneur entendra quand les troubles surviendront, quand les épreuves et les chagrins oppriment ; de Notre Alliance avec Lui, Dieu ne faillira jamais envers Son Peuple. Par la prière, Il renforcera la Foi et l'Amour pour bénir les moyens de Grâce, et par Sa Parole nos âmes qui attendent sentiront Sa Forte Étreinte. Il nous accordera tout le désir de notre âme en Lui faisant confiance à cette heure. Nos cœurs reconnaissants n'oublieront pas Les Détails de Son Amour ; comment tous nos besoins réels ont-ils été satisfaits ? Par le Secours d'en haut. Ainsi prouvé, notre foi infantile grandira en conviction bien sûr ; et s'appuyant moins sur l'aide humaine, nous Lui ferons encore plus confiance. (Tiré du Psaume 20)

Charles Haddon Spurgeon

 

La Présence de Christ est tout le Paradis que nous désirons. Il est à la fois La Gloire de nos jours les plus brillants et Le Confort de nos nuits.

Charles Spurgeon,

Eglise Refuge Protestant

 

Bible Huguenote
Croix Huguenote

 

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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