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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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20 septembre 2020 7 20 /09 /septembre /2020 18:42
Nous ne cacherons pas à nos descendants combien Notre Seigneur Seul est Tout Puissant

Chant interprété par l'Eglise Protestante Timothée

Mission Timothée
Mission Timothée

 

1 

Oh, prête l’oreille à mes instructions :
Voici la sagesse des temps anciens.
Elle fut donnée aux générations,
À tous les fidèles témoins.

Refrain 

Nous ne cacherons pas à nos descendants
(Nous dirons à nos descendants)
Combien notre Seigneur seul est tout puissant.
(Que Dieu est tout puissant)
Nous ne cacherons pas les œuvres de Dieu.
(Gloire et puissance)
Gloire, honneur et puissance au plus haut des cieux !
(Au plus haut des cieux !)
Plaçons notre confiance en Dieu, dans le seul vrai Dieu !
(Il est le seul vrai Dieu.)

2

Ce que nous avons appris à connaître,
Toute vérité reçue de nos pères,
Disons-le aussi à ceux qui vont naître ;
Que nos enfants croient et espèrent !

 

Psaume 78

Nous ne cacherons pas à nos descendants combien Notre Seigneur Seul est Tout Puissant

1.

Sois attentif, mon peuple, à ma parole,
Prête l’oreille à ma voix qui console;
Et, méprisant les vanités du monde,
Viens méditer ma doctrine profonde;
Car sur des tons et graves et hardis,
Je veux chanter les œuvres de jadis.

2.

Nous les avons avec soin écoutées,
Quand nos aïeux nous les ont racontées;
À nos enfants nous les ferons connaître,
Et même à ceux qui sont encore à naître;
Nous leur dirons du Monarque des cieux
La force immense et les faits glorieux.

3.

Avec Jacob Dieu fit son alliance,
Et d’Israël sa loi fut la science;
Il commanda qu’elle fût enseignée
De père en fils, de lignée en lignée,
Et qu’on transmît à la postérité
Ce monument de sa rare bonté.

4.

Dieu veut qu’en lui soit toute leur attente,
Qu’à leur esprit sa gloire soit présente,
Qu’à son service ils demeurent fidèles,
Loin d’imiter leurs ancêtres rebelles,
Quand, obstinés dans leurs égarements,
Ils furent sourds à ses commandements.

PAUSE 1

5.

Tels d’Éphraïm les enfants se montrèrent.
Bien qu’exercés à l’arc dont ils s’armèrent,
Dans les combats on les vit tous en fuite,
Perdre courage, et manquer de conduite.
À l’Éternel ils faussèrent leur foi,
Abandonnant les sentiers de sa loi.

6.

Du Souverain les divines merveilles,
Qu’il fit pour eux grandes et sans pareilles,
En un moment se virent oubliées;
Ses vertus, dis-je, en Tsoan déployées,
Et que l’Égypte éprouva sous les yeux
De leurs ingrats et perfides aïeux.

7.

Son bras fendit les eaux les plus profondes;
Il fit passer son peuple entre les ondes,
En retenant la mer amoncelée.
De jour la troupe est conduite et voilée
Par le nuage, et la flamme à son tour
Fait dans la nuit pour eux un nouveau jour.

8.

Des durs rochers, frappés par sa puissance,
Il fit sortir des eaux en abondance;
On vit soudain de leurs arides veines,
Par mille endroits, couler mille fontaines,
Et se former des lacs et des ruisseaux,
Pour rafraîchir le peuple, et ses troupeaux.

PAUSE 2

9.

Mais, endurcis dans leur vieille habitude,
Ils n’ont montré que de l’ingratitude;
Péchant toujours contre le Dieu suprême,
Ils ont douté de sa puissance même,
Et désiré, comme en dépit des cieux,
Des mets exquis aux plus stériles lieux.

10.

Dieu, dirent-ils, dans ces terres désertes
Nous ferait-il voir nos tables couvertes?
Du roc frappé mille sources s’ouvrirent,
Qui de leurs eaux notre soif éteignirent;
Ne pourrait-il apaiser notre faim,
Nous envoyer de la chair et du pain?

11.

Dieu les ouït; sa colère enflammée
Contre Jacob fut enfin allumée,
Et d’Israël l’injuste défiance,
De l’Éternel réveilla la vengeance,
Quand, méprisant sa force et son appui,
Ils n’eurent plus leur confiance en lui.

12.

Car, même avant ces plaintes avenues,
Il avait fait commandement aux nues,
Comme s’il eût du ciel ouvert la porte,
Que de la manne il plût en telle sorte
Que ces mutins pour apaiser leur faim,
Vissent tomber du ciel même du pain.

PAUSE 3

13.

L’homme mortel, ô merveilles étranges!
Était nourri du pain même des anges
Qu’à pleines mains on recueillait sans peine.
Ce n’est pas tout, d’une force soudaine
Dieu fit lever en l’air un double vent,
L’un au midi, l’autre vers le levant.

14.

Un tourbillon de vent et de poussière
Est moins obscur que n’est la fourmilière
D’oiseaux volants tombés dans cet orage;
La mer a moins de sable en son rivage
Qu’il n’est d’oiseaux par tout le camp semés,
Pour contenter ces ventres affamés.

15.

De tous aussi l’avidité si grande
Avec excès se gorgea de viande;
Dieu remplissant leur vaste convoitise,
Leur faim cessa, non pas leur gourmandise;
Car on voyait les corps froids et mourants
Avoir encor la chair entre les dents.

16.

Du Tout-puissant la main juste et sévère
Sur les plus grands fit tomber sa colère;
Il retrancha de son saint héritage
Les plus vaillants dans la fleur de leur âge;
Et toutefois ce peuple criminel
N’entendit pas la voix de l’Éternel.

PAUSE 4

17.

Aussi, depuis ils virent leurs années
Par son courroux à peu de jours bornées;
Chacun enfin sentant sa mort présente,
Craint, mais trop tard, de Dieu la main pesante;
Dès le matin on les voit disposés
À réclamer du Seigneur les bontés.

18.

Chacun alors dit et redit sans cesse
Qu’en tous les temps Dieu fut leur forteresse,
Que du Très-Haut la force souveraine
Fut leur refuge et les tira de peine;
Mais ce langage, et soumis et flatteur,
Est en leur bouche et ne part point du cœur.

19.

Jamais leur âme inconstante et légère
Ne fut soumise aux lois de Dieu leur Père;
Et cependant sa pitié secourable
Couvrit souvent leur crime détestable;
Dieu modéra le feu de son courroux,
Et se retint, tant il est tendre et doux.

20.

Il se souvint que la nature humaine
N’est après tout qu’une figure vaine,
Qui fuit soudain comme le vent qui passe.
Combien de fois, abusant de sa grâce,
Ce peuple fier l’a-t-il mécontenté!
Combien de fois dans le désert tenté!

PAUSE 5

22.

L’Égypte vit ses miracles terribles;
Tsoan trembla des prodiges horribles
Que fit sa droite en cent et cent manières;
L’eau devint sang aux sources, aux rivières;
Et loin d’en boire après ce changement,
On frémissait à la voir seulement.

23.

On vit dans l’air, par millions volantes,
Des légions de mouches dévorantes;
Par son pouvoir des grenouilles formées
À les punir se montraient animées.
Il donne aux vers les fruits de ces méchants,
Et leurs moissons aux insectes des champs.

24.

Leurs pampres verts sentirent ses tempêtes;
De leurs figuiers il abattit les têtes;
Et leurs troupeaux, confondus pêle-mêle,
Furent frappés des feux et de la grêle;
Tout éprouva son courroux rigoureux,
Et sa fureur fondit toute sur eux.

25.

Les messagers de sa juste vengeance
Les poursuivaient partout à toute outrance.
Pour leur supplice, une mortelle peste
Fit en tous lieux un ravage funeste;
Et tout d’un coup, leurs yeux virent périr
Tout le bétail qui devait les nourrir.

PAUSE 6

26.

Leurs premiers-nés, par un choix mémorable,
Furent frappés de l’ange redoutable.
Aux pavillons de Cam, race traîtresse,
Dieu retrancha les chefs de la jeunesse;
Puis il mena son peuple, à grands troupeaux,
Dans le désert par des sentiers nouveaux.

27.

D’un roi barbare on vit l’armée éteinte
Dans cette mer où nos aïeux, sans crainte,
Tous à pied sec avaient trouvé passage.
Dieu les mena, soutenant leur courage,
Vers le saint mont qu’après divers combats
Il s’est acquis lui-même par son bras.

28.

De Canaan les nations il chasse;
Il établit Israël en leur place,
Lui partageant leur maisons désolées:
Mais oubliant ces grâces signalées,
Ce peuple indigne offensa l’Éternel,
Et méprisa son traité solennel.

29.

Leurs coeurs ingrats, et leurs âmes légères
L’ont irrité, comme avaient fait leurs pères;
À l’arc qui trompe ils ont été semblables,
Servant l’idole, en leurs haut lieux damnables.
Ils firent tant, que le grand Dieu jaloux
Laisse sur eux déborder son courroux.

PAUSE 7

30.

Dieu fut enfin si las de leurs caprices,
Si mécontent de leurs noires malices,
Qu’il retira d’Israël sa clémence,
Et que Silo, le lieu de sa présence,
Où si longtemps il avait habité,
Dans son courroux fut pour toujours quitté.

31.

Son bras livra son arche prisonnière
À la merci d’une main meurtrière;
Et délaissant les siens dans les alarmes,
Les fit périr par la force des armes;
Tant son dépit fut alors enflammé
Contre Israël, jadis son peuple aimé.

32.

Des feux ardents les jeunes dévorèrent;
Dans le mépris les vierges demeurèrent,
Sans posséder l’honneur du mariage;
Des prêtres saints on fit un grand carnage;
Les veuves même à peine, en ces malheurs,
Eurent le temps de répandre des pleurs.

33.

Enfin pourtant, comme l’on voit qu’un homme
Plein de vapeurs et vaincu par le somme
Tout en sursaut s’écrie et se réveille,
Dieu se leva pour rendre la pareille
Aux ennemis du peuple d’Israël,
Et les couvrit d’un opprobre éternel.

PAUSE 8

34.

Mais il priva Joseph de sa présence;
Pour Éphraïm il n’eut plus d’indulgence,
Et Juda seul fut sa tribu chérie.
C’est en Sion qu’il règne, et qu’on le prie,
C’est sur ce mont, agréable à ses yeux,
Qu’il éleva son palais glorieux.

35.

Cette montagne, à son nom consacrée,
Est par sa main pour toujours assurée,
Autant et plus que le globe du monde;
Et Dieu, qui voit les cœurs et qui les sonde,
Choisit David qu’à peine on connaissait,
Le retirant des troupeaux qu’il paissait.

36.

Il le chercha jusqu’en ce lieu champêtre,
Et lui donna son peuple pour le paître;
Il lui commit Israël son partage,
Son peuple acquis et son saint héritage;
Ainsi David avec soin l’a mené,
Et sous sa main justement gouverné.

 

Psautier de genève 78

 

 

 

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Source : Psautier de Genève (1729)

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Mission Protestante Timothée

 

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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 18:01
Citations (32)

Ces citations appartiennent à des Pères de l'Eglise, pasteurs, conducteurs, anciens, écrivains profanes ou non…. Chacune d’entre elles est une petite leçon de sagesse, ramenant toujours à l’essentiel et au principal : Christ, la Bible et Son Divin Auteur qui est Dieu.

(Refuge Protestant)

 

Croix huguenote

Dans les préceptes de la loi, le Seigneur n'accepte que la justice parfaite, dont nous sommes privés, et se présente en exécuteur sévère des peines que nous méritons. Mais en Christ, sa face brille devant nous pleine de grâce et de douceur, alors que nous sommes de pauvres et indignes pécheurs. (Jean Calvin "Institution de la Religion Chrétienne") 

 

 

Ne confonds pas ta repentance et ta foi comme ta justice. Votre seule justice est la justice imputée du Christ. (Jonathan Song)

 

 

La foi me rappelle en même temps ma vilénie contre Dieu et sa bonté envers moi ; elle me montre que même si je ne mérite pas ma prochaine bouffée d'air, Dieu souhaite que je sois un héritier de la gloire. (John Bunyan) 

 

 

Le «Jésus moderne» est trop gentil pour affronter le péché, trop faible pour s'attaquer à l'erreur et trop impuissant pour réaliser un changement réel sans que nos agendas ne l'aident. Ce n'est pas le Christ de l'Écriture. (Rev. Dustin Benge)

 

 

La foi voit un plus grand bien en Christ que dans tous les trésors terrestres. (RichardSibbes)

 

 

Le premier auteur de toutes sortes de bien, c’est le Père qui nous plante de sa main ; et le commencement de vie est en Christ, depuis que nous commençons à prendre racine en lui. Quand il s’appelle le vrai cep, c’est comme s’il disait : ‘Je suis vraiment le cep ; les hommes se travaillent donc en vain à chercher vigueur ailleurs, d’autant qu’il ne viendra point de bon fruit d’ailleurs que des ceps qui seront produits de moi . (Jean Calvin, Commentaires sur Jean 15.1)

 

 

Chaque vent hurlant dans les tempêtes de la vie est destiné à nous rapprocher du Christ. (Steven Lawson)

 

 

Jésus est venu pour chercher et sauver ceux qui sont perdus. Il est celui qui cherche et nous sommes ceux qui le fuient. (R.C. Sproul)

 

 

Jésus-Christ atteste qu’il est aimé de son Père, en tant qu’il est le Chef de l’Eglise ; comme de fait cela nous est plus que nécessaire ; car celui qui sans le Médiateur cherche comment il est aimé de Dieu s’entortille en un labyrinthe, auquel il ne trouvera ni entrée ni issue. Pour cette raison, il nous faut dresser les yeux sur Jésus-Christ, auquel nous trouverons le témoignage et gage de l’amour de Dieu tout évident ; car l’amour de Dieu a été pleinement répandu sur lui, afin que de lui il découlât sur ses membres… Ainsi donc, nous pouvons contempler en lui comme en un miroir l’amour et la bonté paternelle de Dieu envers nous tous ; car il n’est point aimé à part, ni pour son profit particulier, mais afin de nous joindre au Père avec lui. (Jean Calvin, Commentaires sur Jean 15.9)

 

 

"En moi, dit Christ, reluit et est au vif représentée la similitude des choses que je requiers de vous ; car vous voyez bien comment je suis vraiment adonné à rendre une parfaite obéissance à mon Père, et comme je persévère en cette vocation. Lui aussi de son côté m’a aimé, non point pour un moment, ou quelque peu de temps, mais il continue perpétuellement son amour envers moi." Or cette conformité entre le Chef et les membres doit être incessamment devant nos yeux, non seulement afin que les fidèles s’étudient à se former à l’exemple du Christ, mais afin qu’ils aient bonne confiance d’être tous les jours réformés par son Esprit de bien en mieux, pour cheminer en nouveauté de vie jusqu’à la fin. (Jean Calvin, Commentaires sur Jean 15.10)

 

 

Le diable ne combat pas la religion. Il est bien trop intelligent pour ça. Il produit un christianisme contrefait, tellement ressemblant au vrai que certains chrétiens n'osent pas s'exprimer contre lui. (V. Havner )

 

 

Beaucoup d’Églises aujourd’hui ne se différencient guère des salles de spectacles ou des théâtres du monde. Voulant à tout prix être pertinentes et cool, elles imitent soigneusement les styles à la mode et les tendances de la culture populaire. (John Mac Arthur)

 

 

A ne pas offenser, beaucoup d'églises se compromettent, de tels événements sont fondés sur une philosophie pragmatique : si une chose produit l'effet désiré, alors elles la feront. Le résultat est une église d'adaptant aux pécheurs et non à Dieu, et certainement pas une église terrifiante pour les pécheurs. C'est un divertissement façonné à l'image du monde païen, où les méthodes et les stratégies prédominent sur les Écritures, la doctrine et la puissance spirituelle. Alors que le monde devient de plus en plus réfractaire à l’Évangile, l'église qui s'adapte aux pécheurs doit se compromettre de plus en plus pour demeurer attirante. En refusant de n'être offensante pour personne, elle met l'accent sur les émotions physiques au lieu de l'adoration spirituelle ; sur l'affirmation au lieu de la conviction ; sur le sentimentalisme au lieu de la théologie ; sur le divertissement au lieu de l'édification et sur la frivolité au lieu de la solennité. (John Mac Arthur)

 

 

Préserve-nous de tous les dangers auxquels nous sommes naturellement exposés, mais surtout des tentations du Diable. Ne permets pas que nous T'offensions par nos paroles, par nos actions, et par nos pensées. Que la méditation de notre cœur, que les discours de nos bouches, et que les actions de nos mains, Te soient agréables, ô Notre Grand Dieu ! Que nos cœurs soient purifiés par la Foi, et que nos yeux soient détournés des vains objets, et que nos oreilles soient fermées à toutes les séductions du monde. (Bénédict Pictet)

 

 

Si la foi n'était qu'une question de sentiments, alors lorsque les choses tournent mal et que les sentiments changent, la foi disparaîtra. Mais la foi n'est pas seulement une question de sentiments, la foi occupe tout l'homme, y compris son esprit, son intellect et sa compréhension. La foi est la réponse à la Vérité. (Martyn Lloyd-Jones)

 

 

Un homme qui est satisfait de sa propre justice ne valorise pas Christ. (Thomas Manton)

 

 

D’où vient que nous soyons justifiés par la foi ? C’est que, par elle, nous saisissons la justice du Christ, qui nous réconcilie avec Dieu. Or, nous ne pouvons saisir cette justice sans avoir aussi la sanctification… Christ ne justifie personne sans le sanctifier en même temps. Ces bienfaits sont joints par un lien permanent. Quand Christ nous illumine de sa sagesse, il nous rachète ; quand il nous rachète, il nous justifie ; quand il nous justifie, il nous sanctifie. Comme il n’est question, maintenant, que de justice et de sanctification, arrêtons-nous sur ces deux grâces. Bien qu’il faille les distinguer, elles sont inséparablement liées en Christ. Voulons-nous recevoir la justice en Christ ? Il nous faut, d’abord, posséder Christ. Or, nous ne pouvons le posséder sans être participants de sa sanctification puisqu’il ne peut pas être coupé en morceaux. Puisqu’il en est ainsi, le Seigneur Jésus ne donne jamais à quelqu’un la jouissance de ses biens sans se donner lui-même ; il les accorde avec largesse tous deux ensemble, jamais l’un sans l’autre. On voit donc combien cette formulation est vraie : nous ne sommes pas justifiés sans les œuvres, bien que ce ne soit pas par les œuvres, puisque la sanctification n’est pas moins contenue dans la participation de Christ, dans laquelle réside notre justice. (Jean Calvin - Institution de la Religion Chrétienne III, 16, 1)

 

 

Je pense que Dieu dans sa miséricorde infinie (et non dans une méchanceté implacable) nous place dans des circonstances difficiles afin que nous criions : sauve-nous, Dieu de notre salut, rassemble-nous, et retire-nous du milieu des nations, Afin que nous célébrions ton saint nom et que nous mettions notre gloire à te louer ! (Douglas Bond ) sur 1 Chroniques 16:35

 

 

Je crois que c'est le privilège du chrétien de porter toutes ses peines à son Dieu, qu'elles soient petites ou grandes. J'ai souvent prié Dieu au sujet d'une question dont vous ririez si je devais en parler. (Charles Spurgeon)

 

 

La seule façon d’avoir une reconnaissance durable, dans les bons comme dans les mauvais moments, est de demander humblement à notre Père de nous rendre reconnaissants et de lui demander chaque jour de nous rendre encore plus reconnaissants. (...)" "Que le nom de l’Éternel soit béni !" (Job 1.21) (Burk Parsons)

 

 Il est agréable de temps en temps d'avoir la possibilité d'entendre une variété de prédicateurs, mais les meilleurs et les plus grands d'entre eux ne sont que des instruments ; certains peuvent plaire à l'oreille mieux que d'autres ; mais personne ne peut atteindre le cœur plus loin que le Seigneur ne veut l'ouvrir. (John Newton)

 

 

Il est irrationnel de nier l'existence de Dieu. (R.C. Sproul)

 

 

Au matin de la résurrection, nous dirons tous: 'C'est bon pour moi que j'ai été affligé.' Nous remercierons Dieu pour chaque tempête. (JC Ryle)

 

 

Christ Roi n'est pas une simple figure de proue de l'Église. Il est LE chef de l'église. (Rév. Andrew Smith)

 

 

 

La Bible est le sceptre par lequel le Roi Céleste dirige Son Eglise. (Jean Calvin) 

 

 

Lorsque nous prions, rappelons qui nous sommes et à qui nous nous adressons. (R.C. Sproul)

 

 

Seul Dieu pourvoit aux conditions nécessaires pour qu'une personne ait la foi en Christ ; c'est pourquoi nous parlons de « sola gratia », car c'est par la grâce seule que nous sommes sauvés.  (RC Sproul)

 

Croix Huguenote
 

 

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 20:48
Espère encore et tu chanteras la louange de Celui qui est Ton Dieu, la Source Eternelle de ta santé. (Psaume 42)

(Psaume 42)

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Espère encore, et tu chanteras la louange

de Celui qui est ton Dieu,

La source éternelle de ta santé.

 

 

Mon âme aspire, O Dieu,

 

Pour Toi et Ta Grâce rafraîchissante.

 

Pour toi, Mon Dieu, mon âme assoiffée est en peine ;

 

O quand verrai-je Ta Face, Majesté Divine ?

 

Pourquoi est tu agité et abattu mon âme ?

 

Faites confiance à Dieu, qui emploiera son aide pour vous,

 

Et changez ces soupirs en hymnes de joie reconnaissants.

 

Espère encore, et tu chanteras la louange

 

De Celui qui est Ton Dieu,

 

La Source Éternelle de ta santé. 

 

 

 

 

 

 

Approche, mon âme au propitiatoire

 

Où Jésus répond à la prière ;

 

Tombe humblement devant Ses Pieds,

 

Car nul ne peut y périr.

 

Sa Promesse est mon Seul Plaidoyer ;

 

Tu appelles les âmes accablées vers Toi,

 

Et tel, Ô Seigneur, je suis.

 

Je me suis prosterné sous une charge de péché,

 

Par Satan douloureusement pressé ;

 

Par des guerres extérieures et des craintes intérieures,

 

Je viens à Toi pour me reposer !

 

Sois Mon Bouclier et Ma Cachette,

 

Afin que, à l'Abri de Ton Côté,

 

Je puisse faire face à mon féroce accusateur,

 

Et lui dire que Tu es mort pour moi.

 

Ô Amour Merveilleux qui a saigné, est mort,

 

Qui a porté la croix et la honte. 

 

Que des pécheurs coupables comme moi,

 

Pourrais plaider Ton nom bienveillant !

 

 

Pauvre âme, maintenant tourmentée par la tempête,

Sois tranquille, reçois Ma grâce promise.

C'est Jésus qui parle !

 

 

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Croix Huguenote

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Source : 

Congrégation Metropolitan Tabernacle Londres

 

 

 

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7 juillet 2020 2 07 /07 /juillet /2020 19:55
La Communauté de Dieu et le prophète Amos,

« Éloigne de moi le bruit de tes cantiques. Je n’écoute pas le son de tes luths. Mais que le droit coule comme de l’eau, et la justice comme un torrent intarissable. » Amos 5:23-24

 
 
 
Les maux les plus difficiles à combattre sont ceux qui se dissimulent sous l’apparence de la religion et de la piété.
 
La profession extérieure de la foi donne toujours l’impression d’une sensibilité morale, et l’accomplissement de « bonnes œuvres » celle de la vertu !
 
On accepte religion et piété sans le discernement véritable qui devraient les entourer.
 
Le prophète Amos ne s’est pas laissé impressionner par les prétentions religieuses de ses contemporains.
 
Selon lui, aussi ferventes que soient les pratiques religieuses des gens, elles ne peuvent pas guérir le mal social et moral lorsqu’on sépare la foi et la pratique de celle-ci.
 
C’est pourquoi il écrit de la part de Dieu :
 
« Je hais et je méprise vos fêtes et vos jeûnes; je ne prendrai aucun plaisir à vos assemblées solennelles. Éloigne de moi le bruit de tes cantiques. Je n’écouterai pas le son de tes luths. »
 
C’est avec une sévérité exceptionnelle qu’Amos dénonça la religion — divorcée de la morale — des gens de son époque.
 
Il proclama le renouveau spirituel et national non pas en rénovant les cérémonies ou en augmentant leur nombre, mais par l’exercice de la justice, qui devrait couler comme l’eau d’une source.
 
Selon lui, la sensibilité morale fait partie intégrante d’une religion authentique.
 
Le culte rendu à Dieu ne devra pas être dissocié du souci et du soin que l’on doit avoir pour son prochain.
 
La justice et le respect des droits de l’homme font partie d’une religion vivante et vraie.
 
Le culte que la communauté rend à Dieu est une nécessité absolue.
 
Mais que l’Église et chaque Chrétien à titre individuel prennent garde à ne pas se réfugier ni à se complaire dans une pratique religieuse qui se dissocierait de toute œuvre de justice et qui prendrait distance par rapport aux problèmes moraux que soulève une société corrompue.
 
Au contraire, sa religion doit l’engager à combattre le mal sous toutes ses formes et elle doit devenir la source d’une puissance qui vainc le pouvoir des ténèbres.
 
Prière :
Nous te remercions, Seigneur, pour l’occasion que tu nous accordes de célébrer Ton Culte. Nous confessons que notre religion sera corrompue, formalité vide et routine confortable, à moins de se conformer à Tes Exigences Ethiques. Nous voulons porter des fruits authentiques dans la vie de la foi. Que nous puissions abonder en œuvres de justice et de bonté envers notre prochain par le Christ, Notre Sauveur. 
 
 
Amen,
 
 
 
Aaron Kayayan,
Pasteur Protestant Réformé

 

Croix Huguenote Refuge Protestant

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4 juillet 2020 6 04 /07 /juillet /2020 18:09
Respect du nom de Dieu par le pasteur Aaron Kayayan,

« Tu ne prendras pas le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain; car l’Éternel ne tiendra pas pour innocent celui qui prendra son nom en vain. » Exode 20:7

 

Le commerce d’autographes semble jouir d’une prospérité peu commune.

 

De nombreuses firmes exploitent les noms des vedettes de cinéma, de la télévision ou de la chanson dont la simple signature au bas d’une photo est devenue une ressource inespérée.

 

Le public amateur de ces marchandises ignore souvent le nom véritable de ses idoles qui, presque toujours, prennent un pseudonyme pour rehausser leur prestige.

 

Dieu, Lui, nous fait connaître Son Nom véritable.

 

Celui-ci n’est pas une simple étiquette collée à Sa Personne.

 

Il est irremplaçable.

 

Ni placage ni description extérieure, le nom de Dieu est l’équivalent de Sa Propre Personne.

 

En nous révélant son nom, Dieu cesse d’être pour nous un inconnu, un être abstrait et solitaire.

 

Comme la nuée et la colonne de feu témoignaient de Sa Présence auprès des tribus israélites qu’Il conduisait à travers le désert, Son Nom révélé offrait également la garantie de cette proximité.

 

« Je suis Celui qui suis. » (Exode 3:14).

 

Devant le miracle du buisson ardent ou au sommet du mont Horeb, Moïse comprend à qui Il aura désormais affaire.

 

Pour un païen, connaître le nom de la divinité équivalait à posséder magiquement son dieu.

 

Il pouvait ainsi subtiliser sa puissance et la rendre docile à ses projets.

 

Une certaine technique de l’invocation lui donnait l’illusion de déjouer les projets funestes, de conjurer les malédictions et de se mettre à l’abri de forces obscures, malicieuses et redoutables.

 

Quel contraste avec la sérénité du croyant qui, lui aussi, invoque le Nom de Dieu, mais dans des dispositions combien différentes !

 

Il puise dans la Révélation la connaissance que Dieu donne de Sa Personne et de Ses Desseins.

 

Les vagues incertitudes cèdent la place à une ferme assurance.

 

En L’invoquant de tout leur cœur, des faibles ont bravé des dangers et vaincu des géants.

 

Et à travers leurs faiblesses et leurs erreurs, le Nom de Dieu demeurait en eux le Signe de Sa Puissance Agissante et Efficace.

 

C’est Ce Nom, c’est-à-dire la Personne de Dieu, qu’il ne faut pas prendre en vain.

 

Le troisième commandement nous invite à bannir de notre langage et de notre vie toute utilisation profane de Son Saint Nom, depuis la plus grossière jusqu’aux plus subtiles.

 

Car nous devrons rendre compte un jour de nos paroles, de nos actes et de nos pensées.

 

Et tout d’abord de nos paroles.

 

Chassons de notre langage les exclamations vulgaires qui nous paraissent peut-être sans gravité et auxquelles nous nous sommes accoutumés avec tant de désinvolture.

 

Les invocations légères ou malignes du Nom de Notre Seigneur, aussi bien que les jurons grossiers, trouvent dans le ciel un Auditeur sans cesse Présent et Attentif.

 

Aucune profanation de Son Nom ne Lui échappe; aucun abus dont Il ne tienne compte.

 

Nos actes peuvent compromettre à leur tour la Sainteté de Dieu.

 

Si nous restons silencieux devant les multiples abus de Son Nom, refusant de prendre la défense de Sa Réputation…; si en face du paganisme anti-chrétien qui resurgit un peu partout dans notre monde moderne et qui attaque avec virulence…; si nous n’échappons pas aux équivoques que condamne la Sainteté de Dieu…; lorsque nous manquons du simple, mais difficile courage de dire non, n’aurons-nous pas, nous aussi, profané le Nom de Dieu ?

 

C’est un danger redoutable que de croire en Dieu et d’hésiter entre le blanc et le noir, la Lumière et les ténèbres, le oui et le non.

 

Enfin, notre attitude intérieure, nonobstant les apparences, pourrait être l’évidence d’une culpabilité et d’une profanation dans ce domaine.

 

Habituellement, nous pensons au troisième commandement à propos des blasphèmes impies des « gens du dehors ».

 

Il est bon et impératif de nous rappeler que la Loi de Dieu s’adresse tout d’abord à son peuple.

 

Sa Parole est toujours un message personnel.

 

Elle s’adresse à moi, mais ne m’autorise pas à m’ériger en juge.

 

Elle m’invite et m’exhorte d’abord à ma propre conversion.

 

À cette condition-là, le Nom de Dieu ne sera pas blasphémé dans le monde.

 

Ainsi, ceux qui ne partagent pas notre foi ou qui la combattent prendront peut-être le temps d’écouter les Chrétiens qui ne se contentent pas de parler de leur foi, mais qui la vivent profondément.

 

Il nous faut entendre à bon escient les exigences de la Parole de Dieu, Ses Avertissements et Ses promesses.

 

Les actes religieux accomplis sans conviction ni but, ou ce qui est pis, dans un but tout à fait intéressé, sont les formes les plus déplorables de la profanation du Nom de Dieu.

 

Le Seigneur nous révèle Son Nom : « Je suis Celui qui suis. »

 

Je me révèle comme Je Veux.

 

La tentation consiste à vouloir nous servir de Dieu et échapper en même temps à Son Appel contraignant.

 

Ceci est plus grave que de jurer par la parole.

 

Il est possible d’user d’un langage poli et respectueux, et néanmoins tomber dans la profanation et l’irresponsabilité.

 

Il est possible de substituer notre religion personnelle à la Révélation Libératrice de Dieu.

 

Dieu, ainsi que la Bible, la prière et les sacrements, moyens de grâce efficaces, peuvent devenir autant de tentations magiques lorsqu’ils sont employés en dehors de Sa Souveraine Volonté.

 

Si nous croyons que Dieu est le Fondement Indispensable de notre vie, ne vivons pas comme s’Il ne pouvait pas et ne voulait pas s’intéresser à notre vie quotidienne.

 

Jésus a dit :

 

« Quiconque me dit : Seigneur, Seigneur ! n’entrera pas forcément dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait La Volonté de Mon Père qui est dans les cieux. » (Mattieu 7:21).

 

Quelle exigence redoutable de la part de Celui qui n’a jamais pactisé avec la facilité et les faux semblants !

 

L’interdiction du troisième commandement vise avant tout les abus de nature religieuse.

 

Nous ne pouvons pas être croyants pour des raisons matérielles, sociales, morales ou psychologiques.

 

« Tu aimeras le Seigneur Ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. » (Matthieu 22:37).

 

C’est donc devant Sa Présence et sous Sa Garde que nous sommes appelés à vivre.

 

C’est Lui Seul la raison et l’objet de notre foi.

 

Et puisque nous sommes appelés à défendre Son Nom devant les hommes, ne nous contentons pas de froncer les sourcils lorsque l’on jure par Son Nom ou lorsque l’on tient des propos injurieux à Son Egard.

 

Notre vie entière doit Lui obéir dans la plénitude.

 

Il la veut dans sa totalité, cœur, âme, force et savoir, avec toute notre affectivité, au-dessus même de notre vie ; avec toutes les possibilités qui sont mises par Lui à notre disposition.

 

Sa Loi n’est pas une quelconque morale ni une suite de règles stéréotypées, mais elle est l’image même de Sa propre Action en faveur de l’homme.

 

Dieu ne s’est-Il pas offert à nous ; ne s’est-Il pas abaissé et appauvri totalement ?

 

Dieu Seul peut bien parler de Dieu !

 

Il a honoré Son Nom.

 

Il a enlevé les masques dont les hommes s’affublent.

 

Il a refusé tout compromis avec l’impureté, le mensonge et l’hypocrisie.

 

Jésus-Christ, Son Fils, a prié ainsi :

 

« Père […] je T’ai glorifié sur la terre […] J’ai manifesté Ton Nom aux hommes » (Jean 17:4,6), en ajoutant aussitôt : « Je me sanctifie Moi-même pour eux. » (Jean 17:19).

 

Sur la croix, le Nom de Dieu fut avili, profané, aussi bien par les païens que par le peuple religieux par excellence.

 

Et pourtant, sur cette colline où les passants injuriaient Jésus et où les bourreaux se moquaient de leur victime, Dieu a dressé une barrière infranchissable et Il a sauvegardé pour toujours Sa Sainteté.

 

Il était descendu graver Son Nom, non plus sur des tables de pierre, mais sur la chair et par le sang de Celui qu'Il avait destiné à porter Personnellement Son Saint Nom parmi les humains.

 

Et au matin de Pâques, les ténèbres de la crucifixion furent définitivement chassées.

 

Aux yeux de tous les hommes, Dieu fit éclater la Gloire de Son Nom Saint, Juste et Vrai.

 

En Christ, ce Nom est Plénitude.

 

Aussi, les hommes qui Le prononcent et qui doivent L’annoncer savent qu’il n’y a pas dans le ciel ou sur la terre aucun autre nom par lequel nous puissions être sauvés.

 

Nul ne doit l’ignorer.

 
Amen,
 
 
Aaron Kayayan,
Pasteur Réformé

 

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14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 07:10
Dans les jours mauvais chanter avec foi

Dans le magnifique hymne «Comment puis-je éviter de chanter ?», Je me souviens de ces mots : "Et si mes joies et mes conforts meurent, je sais que mon Sauveur est vivant. Et si l'obscurité se rassemblait ?  Aucune tempête ne peut secouer mon calme le plus profond. Sur ce Refuge je m'accroche puisque Christ est le Seigneur du ciel et de la terre. Comment puis-je m'empêcher de chanter ? " (...) Dans la Providence de Dieu, nous nous trouvons au milieu non seulement d'événements annulés mais d'une incertitude totale quant à l'avenir. Au milieu du «tumulte et des conflits», nous voulons vous rappeler Notre Sauveur, qui nous donne des «chants dans la nuit», qui est le Seigneur du ciel et de la terre, et qui est Capable de nous donner la Paix au milieu des tempêtes afin que nous puissions dire «C'est bien avec mon âme». (...) Que ce chant puisse être un baume pour votre âme et vous rappeler l'espérance que nous avons en Celui qui nous aime et travaille toutes choses ensemble pour notre bien. Debout sur ses promesses,

 

Melissa Mc Millan, Convenant High School

Melissa McMillan*

Directrice de choeur

Convenant High School

Covenant Chamber Choir Students

Quel repos céleste

Mission Timothée
Mission Timothée

Quel repos céleste

 

1.
 
Quel repos céleste, Jésus, d’être à toi !
À toi pour la mort et la vie,
Dans les jours mauvais de chanter avec foi :
Tout est bien, ma paix est infinie !
 
 
Refrain
— Quel repos, — (ter) – quel céleste repos !
 
 
2.
Quel repos céleste, mon fardeau n’est plus !
Libre par le sang du Calvaire,
Tous mes ennemis, Jésus les a vaincus,
Gloire et louange à Dieu notre Père !
 
Quel repos, etc.
 
 
3.
Quel repos céleste, tu conduis mes pas,
Tu me combles de tes richesses,
Dans ton grand amour, chaque jour tu sauras
Déployer envers moi tes tendresses.
 
Quel repos, etc.
 
 
4.
Quel repos céleste, quand enfin, Seigneur,
Auprès de Toi, j’aurai ma place,
Après les travaux, les combats, la douleur,
À jamais je pourrai voir ta face !
 
Quel repos, etc.
Bien précieux
Huguenot Cross

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

John Newton

Comme le Nom de Jésus sonne Doux dans l'oreille du Croyant

(John Newton)

 

Convenant High School

* Melissa McMillan (musique, choeur) enseigne à la Convenant High School la musique de choeur et de première année. Elle détient un baccalauréat en éducation musicale de la Pacific Lutheran University et une maîtrise en éducation artistique de l'Université Lesley. Elle est impliquée dans la musique d'église depuis plus de 25 ans en tant que pianiste et directrice, a enseigné dans le district scolaire de Puyallup pendant 6 ans et a enseigné le piano et la voix privés, de manière indépendante. Elle a chanté dans de nombreuses chorales communautaires, dont Tacoma Symphony Voices et PLU's Choral Union. Elle compose et arrange également pour le piano et la voix. 

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14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 07:07
John Newton, l'ancien marchand d'esclaves sauvé par Grâce

John Newton, autrefois infidèle et libertin, marchand d’esclaves en Afrique, fut, par la grande miséricorde de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, préservé, restauré, pardonné et désigné pour prêcher la foi qu’il avait si longtemps cherché à détruire.

Inscription sur la pierre tombale de John Newton,

Une terrible tempête agitait frénétiquement les eaux glaciales de l’Atlantique Nord.

 

Des vents de 130 km/h et des vagues de dix mètres frappaient le navire marchand anglais Greyhound, qui risquait de sombrer.

 

Les voiles et les mâts étaient détruits.

 

L’eau déferlait sur le pont chaque fois que les sommets des vagues venaient s’y écraser, projetant plusieurs hommes à la mer.

 

Les marins s’esquintaient désespérément aux pompes, pour boucher les fuites.

 

John Newton, marin de vingt-deux ans, détrempé et frissonnant, attaché à la barre, faisait tout ce qu’il pouvait pour que le navire garde le cap.

 

La peur de la mort le poussa à faire le point sur sa vie.

 

Les souvenirs de sa rébellion contre Dieu le remplissaient de désespoir, car il s’était moqué de Dieu et l’avait maudit pendant des années.

 

« Je sombre, se disait-il en lui-même, sous tout le poids de mes péchés, dans l’océan et dans l’éternité. »

 

La vie de John Newton avait commencé dans le grand bonheur et s’annonçait prometteuse.

 

Son père, capitaine au long cours, était souvent au loin, mais sa mère le couvrait d’amour.

 

Elle était une chrétienne marchant fidèlement avec Dieu et elle remplissait le jeune esprit de John d’histoires bibliques, de versets des Écritures et des chants et des hymnes d’Isaac Watts.

 

Elle lui disait souvent :  « Quand tu seras grand, tu seras un pasteur fidèle, au service de Dieu. »

 

Cependant, quand il avait sept ans, la mère de Newton est morte, le privant ainsi des soins spirituels qu’elle lui prodiguait.

 

Peu après, son père s’est remarié. La belle-mère de Newton s’intéressait peu à lui ou au Seigneur. La lumière chrétienne du foyer disparut.

 

John Newton, souvent laissé à lui-même, se lia avec les pires vauriens du voisinage, troquant la foi de sa mère contre les blasphèmes et les mensonges de ses amis.

 

Newton détestait sa vie à la maison et à l’école, il supplia alors son père de l’emmener en mer.

 

À l’âge de onze ans, John Newton commença à travailler comme mousse sur le bateau de son père et s’adapta rapidement à la vie en mer ainsi qu’aux comportements pécheurs des marins.

 

Après quelques années, il quitta le navire de son père et travailla sur d’autres vaisseaux pour finalement aboutir sur un navire de marchands d’esclaves.

 

Sans la moindre pensée pour ces pauvres hommes, femmes et enfants africains dont les vies étaient détruites par le commerce des esclaves, Newton les mettait aux fers et les entassait comme des sardines, dans les étages inférieurs, sous le pont, où beaucoup d’entre eux mouraient avant même d’atteindre les rives du Nouveau Monde, à cause des conditions hygiéniques exécrables et de la maladie.

 

Il les considérait comme les autres marins les considéraient : juste une autre forme de cargaison, telle que la canne à sucre ou la cire d’abeille.

 

Au cours des ans, Newton devint un marin d’expérience et un fauteur de troubles grossier.

 

Méprisant ceux qui avaient autorité sur lui, Newton composait des chants vulgaires qui ridiculisaient le capitaine et le navire.

Les membres de l’équipage remplissaient l’air de ces chants abjects.

 

Newton admit plus tard : « Non seulement ai-je péché énormément moi-même, mais je m’assurais de ne jamais rater une occasion de tenter les autres. »

 

Les capitaines le détestaient. À cause de son comportement, il fut fouetté publiquement à plusieurs reprises.

 

Le dos de Newton était mis à nu et ses mains et ses pieds étaient attachés à une grille en bois.

 

Une douzaine de coups ou plus déchiraient la chair de son dos, jusqu’à ce qu’il s’écrase inconscient.

 

À un certain moment, Newton quitta le navire en Afrique pour échapper à un capitaine particulièrement cruel.

 

Il alla travailler pour un marchand d’esclaves qui finit par faire de lui aussi un esclave.

 

Quand il ne travaillait pas, Newton était enfermé et ne recevait qu’une petite ration de riz et de poisson cru pour sa survie.

 

Il craignait de finir sa vie en tant que misérable esclave sur la côte africaine.

 

Le père de Newton, inquiet au sujet de son fils, demanda aux capitaines de navire qui quittaient l’Angleterre de le rechercher.

 

Le Greyhound, qui longeait la côte ouest-africaine, rencontra Newton.

 

Le capitaine lui dit : «Votre père se fait du souci pour votre bien-être. Vous êtes bienvenu de vous joindre à nous et de retourner en Angleterre.»

 

Newton embarqua et entreprit le voyage vers le nord, mais, peu avant d’arriver, des vents violents se levèrent et la mer devint grosse.

 

C’est ainsi que Newton se retrouva attaché à la barre du Greyhound sur le point de sombrer.

 

Il se sentait aussi brisé que le navire ballotté par la tempête.

 

C’est là que ses pensées se tournèrent vers le Christ pour la première fois depuis bien des années.

 

Il se demandait : « Christ est mort pour des pécheurs, mais pourrait-il pardonner mes péchés qui sont si nombreux et si terribles ? J’ai rejeté la vérité de Dieu que m’a enseignée ma mère; peut-il me pardonner cela ? »

 

Quand son quart à la barre fut terminé et que la tempête se fut un peu calmée, il trouva un Nouveau Testament et commença à lire.

Luc 11:13 l’inspira à mettre sa vie dans les mains du Seigneur : « Si donc, vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent. »

 

Newton se disait en lui-même : « Si ce livre est vrai, la promesse dans ce passage est vraie elle aussi. Dieu promet ici de donner l’Esprit à ceux qui le lui demandent. Je dois, par conséquent, prier et si c’est de Dieu, il accomplira sa Parole. »

 

En larmes, il pria pour demander pardon et obtenir la vie nouvelle.

 

Le navire réussit à rester à flot et quand John Newton atteignit de nouveau la terre ferme, il était un homme transformé.

 

Il se joignit immédiatement à l’Église, reçut la sainte Cène et fit le vœu de servir Dieu.

 

Newton étudia la Bible sérieusement, lut les meilleurs livres chrétiens qu’il put trouver et développa des amitiés intimes avec George Whitefield et d’autres dirigeants chrétiens.

 

Il ne fallut pas beaucoup de temps avant que Newton, encouragé par ses amis, perçoive l’appel de Dieu au ministère pastoral.

 

Il passa les examens en vue de l’ordination de l’Église d’Angleterre et commença à œuvrer comme pasteur à Olney, une ville pauvre au nord de Londres.

 

Il disait : « Le Seigneur m’a envoyé ici, non pas pour que je devienne un grand orateur, mais pour gagner des âmes pour le Christ. »

 

Ses soins remplis d’amour, ses prières, ses visites au chevet des gens gagnèrent le cœur des gens de Olney.

 

Il commença une rencontre de prière hebdomadaire au milieu de la semaine ainsi que des rassemblements le dimanche soir chez lui.

 

Bien que lui et sa femme furent sans enfants, Newton aimait beaucoup les enfants.

 

« Je veux leur parler et leur expliquer les Écritures à leur niveau », disait-il.

 

C’est ainsi qu’il commença des rencontres pour les enfants.

 

Ceux-ci aimaient énormément ses histoires passionnantes et les modèles réduits de bateaux qu’il fabriquait avec du papier.

 

Bientôt, plus de deux cents enfants se rassemblaient autour de lui chaque semaine pour apprendre les choses de Dieu.

​​​​​​​Sa notoriété et son influence grandirent, mais il ne perdit jamais de vue qu’il était un pécheur sauvé par Grâce. Sur son lit de mort, il dit à un de ses amis : « Je n’ai presque plus de mémoire, mais je me souviens de deux choses : que je suis un grand pécheur et que Jésus-Christ est un grand Sauveur. » Newton travailla sans relâche à l’abolition de l’esclavage dans l’Empire britannique, écrivant des tracts, témoignant devant le Parlement et inspirant des hommes d’État tel que William Wilberforce à utiliser leur pouvoir pour mettre un terme au commerce des esclaves.

Newton avait des talents de poète.

 

Il les mit à l’œuvre et composa des hymnes, des centaines d’hymnes.

 

À certains moments, il écrivait un nouvel hymne pour chaque rencontre de prière hebdomadaire.

 

« Grâce infinie », « Des choses glorieuses sont dites de toi » et « Combien doux est le nom de Jésus à l’oreille du croyant » sont les plus aimés.

 

Il écrivit l’histoire de sa conversion à Jésus-Christ qui devint un livre à succès en Angleterre et aux États-Unis.

 

Newton travailla sans relâche à l’abolition de l’esclavage dans l’Empire britannique, écrivant des tracts, témoignant devant le Parlement et inspirant des hommes d’État tel que William Wilberforce à utiliser leur pouvoir pour mettre un terme au commerce des esclaves.

 

Sa notoriété et son influence grandirent, mais il ne perdit jamais de vue qu’il était un pécheur sauvé par Grâce.

 

Sur son lit de mort, il dit à un de ses amis :

 

« Je n’ai presque plus de mémoire, mais je me souviens de deux choses : que je suis un grand pécheur et que Jésus-Christ est un grand Sauveur. »

 

Il écrivit ces paroles qui furent gravées plus tard sur sa pierre tombale :

 

« John Newton, autrefois infidèle et libertin, marchand d’esclaves en Afrique, fut, par la grande miséricorde de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, préservé, restauré, pardonné et désigné pour prêcher la foi qu’il avait si longtemps cherché à détruire. »

 

John Newton est mort à l’âge de quatre-vingt-deux ans.

 

Sa vie remarquablement transformée et ses hymnes de louange sont toujours aujourd’hui un témoignage de la grâce stupéfiante de Jésus-Christ.

 

Pr Richard Hannula

Pr. Richard Hannula, *

 

John Newton, l'ancien marchand d'esclaves sauvé par Grâce
Holy Bible

 

Huguenot Cross

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : 

Foi et Vie Réformées

 

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Eglise Réformée de Beauce

 

 

                                                                                                                          

 

 

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Convenant High School

* Richard Hannula  est diplômé de Phi Beta Kappa de l'Université de Californie du Sud avec un BA en histoire. (histoire, civisme, économie et algèbre avec spécialisation 2). Il a également obtenu une maîtrise en éducation de l'Université de Washington. En plus de son enseignement, M. Hannula planifie et dirige la tournée historique biennale en France et au Royaume-Uni. Il est l'auteur de plusieurs livres, dont :  Trial and Triumph : Stories from Church History ; Hugh Latimer : premier prédicateur de la Réforme anglaise ; et Radiant: Cinquante femmes remarquables dans l'histoire de l'Église.  Son livre, Our Northwest Heritage, est le manuel le plus largement utilisé pour l'histoire du Pacifique Nord-Ouest par les écoles chrétiennes et les homeschoolers de l'État de Washington. M. Hannula est membre de la faculté du SHC depuis la fondation de l'école en 1992.

Richard Hannula

 

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8 juin 2020 1 08 /06 /juin /2020 07:00
Pour bien démarrer la journée autour de la Parole de Dieu (2)

Pour bien démarrer la journée

autour de la Parole de Dieu

avec Claude MAUGEAIS

(Président de Foi & Vie Réformées).

sur

RCF Vaucluse
RCF Vaucluse
Claude Maugeais Foi & Vie Réformées
Foi & Vie Réformées

La patience, fruit de l'Esprit Saint.

 

Dans un monde qui va toujours plus vite, ralentir et marquer un arrêt. La raison de la patience trouve sa source en Dieu Lui même. 

 

(Petites Méditations pour chaque matin de la semaine)

 

 

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Méditation Claude Maugeais Foi et Vie Réformées
Hugenot cross

 

 

 

 

Claude Maugeais Foi et Vie Réformées
Claude Maugeais Président Foi & Vie Réformées
Claude Maugeais RCF Vaucluse
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1 juin 2020 1 01 /06 /juin /2020 07:04
Pour bien démarrer la journée autour de la Parole de Dieu (1)

Pour bien démarrer la journée

autour de la Parole de Dieu

avec Claude MAUGEAIS

(Président de Foi & Vie Réformées).

sur

RCF Vaucluse
RCF Vaucluse
Claude Maugeais Foi & Vie Réformées
Foi & Vie Réformées

 

 

Est-il vraiment impossible ?

(Petite méditation pour chaque jour de la semaine)

 

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Bible

 

Croix Huguenote Refuge Protestant

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Claude Maugeais Foi et Vie Réformées
Claude Maugeais Président Foi & Vie Réformées
Claude Maugeais RCF Vaucluse
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1 juin 2020 1 01 /06 /juin /2020 06:50
Pentecôte chrétienne par Bénédict Pictet
Prière


Me voici donc, ô mon Dieu ! Abattu au pied de ton trône, dans une sainte admiration de ce que tu as fait pour le genre humain. Non seulement tu as envoyé ton cher Fils et ton unique au monde, et tu l'as exposé à la mort pour des pécheurs indignes, mais encore tu nous as donné ton Esprit, sans lequel le don de ton Bien-aimé nous aurait été inutile.

Ce fut au jour de la Pentecôte chrétienne que tu répandis cet Esprit sur les disciples de ton Fils, et que tu les baptisas de ces flammes célestes, qui les embrasèrent d'un zèle si ardent pour ta gloire, qu'ils allèrent publier partout l’Évangile de ton Christ, et qu'ils ne firent point difficulté de le sceller de leur propre sang. Si cet Esprit n'était venu, nous aurions toujours été dans les ténèbres de l'ombre de la mort, et nous aurions été sans Dieu, sans Christ et sans espérance au monde.

Béni soit donc à jamais ton grand nom, ô notre Dieu! du don ineffable que tu nous as fait de ton Saint-Esprit, qui a dissipé les ténèbres dont tout le monde était couvert, qui a fait connaître ton Fils à toutes les nations, et qui a converti les peuples. Tu nous appelles, Seigneur! à célébrer dans quelques jours la mémoire de ce merveilleux évènement qui ravit en admiration tous les habitants de Jérusalem. Non seulement tu nous invites à venir manger la chair de ton agneau, mais encore tu veux nous communiquer ton Esprit.

Hélas ! Qui sommes-nous, que tu daignes ainsi ouvrir toutes les sources de tes grâces en notre faveur ? Qui suis-je que tu veuilles venir loger chez moi avec ton Fils et ton Esprit ? Je me reconnais indigne que tu entres sous mon toit. Comment pourrais-je recevoir l'Esprit de ta sainteté étant souillé comme je suis ? Je ne suis que ténèbres, quelle communion aurais-je avec ton Esprit de lumière ? Que ferai-je donc, ô mon Dieu ? M'éloignerai-je de la table sacrée, à laquelle tu m'appelles avec tant de bonté ? Non, Seigneur ! Je ne m'en éloignerai pas, je m'en approcherai; mais comme je suis convaincu que je ne saurais avoir part à ton Esprit, si ton Esprit ne me met lui-même en état de la recevoir.

Donne-moi cet Esprit que tu répandis si abondamment sur tes apôtres. Fais souffler ce vent céleste dans mon âme; nettoie-moi avec les eaux de ta grâce, purifie-moi avec ce divin feu, et enflamme mon coeur d'amour pour toi. Mais après m'avoir donné cet Esprit, ne me l'ôte jamais, et qu'il demeure toujours avec moi jusqu'à ce qu'il m'élève un jour dans ton ciel.



Amen.
 

Bénédict Pictet

Bénédict Pictet.

Méditation

 

Les chrétiens ont leur Pentecôte aussi bien que le peuple Juif ; le peuple Juif célébrait dans leur Pentecôte la mémoire de ce que Dieu leur avait donné sa loi, cinquante jours après leur sortie d’Égypte ; et les chrétiens célèbrent dans leur Pentecôte la mémoire de ce que Jésus-Christ, cinquante jours après sa mort, envoya son Esprit en forme de langues mi-partie de feu sur les apôtres, pour les mettre en état de prêcher son Évangile dans tout l’univers, et pour établir la religion chrétienne. Il ne faut pas douter que les chrétiens n’aient des obligations infinies à Dieu pour le don qu’il leur a fait de son Esprit, après leur avoir fait celui de son cher Fils.

 
Ce serait en vain que le Père céleste nous aurait destiné le salut de toute éternité, et qu’il aurait fait descendre son Fils sur la terre pour nous l’acquérir, s’il ne l’avait pas fait connaître par la prédication de son Évangile, et s’il ne nous l’avait pas appliqué par son Esprit. Ce serait en vain que le Seigneur Jésus aurait répandu son sang pour l’expiation de tous nos péchés, si le Saint-Esprit n’était venu faire l’aspersion de ce précieux sang sur nos consciences, et détruire en nous le règne du péché. En vain Dieu aurait donné sa loi aux hommes pour être la règle parfaite de leur conduite, si son Esprit ne venait l’imprimer dans leur âmes, et ne leur donnait la force d’observer ses commandements.
 
C’est cet Esprit qui a préparé les hommes par lesquels l’Évangile devait être annoncé, qui les a remplis de la connaissance de ses misères, qui leur a donné le courage de le faire retentir en tous lieux, qui a disposé les esprits à écouter leur prédication, et à recevoir leur doctrine avec obéissance de foi. En un mot, c’est cet Esprit qui a converti les nations.
 
Ainsi la Pentecôte chrétienne a de grands avantages sur la Pentecôte des Israélites. Dans l’une Dieu donna sa loi à la postérité d’Abraham ; mais dans l’autre Dieu envoya son Esprit sur toute chair, et fit publier la loi de grâce, la loi de l’Esprit de la vie, la loi de la liberté. Dans la première il n’y avait rien que d’effrayant ; dans la seconde il n’a rien qui ne console.
 
Les chrétiens donc ont bien sujet de bénir Dieu de ce qu’ils ne sont point venus à une montagne, qui puisse se toucher de la main, ni au feu brûlant, ni au tourbillon, ni à l’obscurité, ni à la tempête, ni au son de la trompette, ni à cette voix, qui était telle que ceux qui l’entendirent prièrent qu’on ne leur parlât plus ; et Moïse dit lui-même : Je suis tout épouvanté, et je tremble ; Mais de ce qu’ils sont venus à la montagne de Sion, à la cité du Dieu vivant, à la Jérusalem céleste, aux milliers d’anges, à l’Assemblée et à l’Église des premiers-nés qui sont écrits dans la ciel ; à Dieu, qui est Juge de tous, aux esprits des justes qui sont consacrés à Jésus le Médiateur de la nouvelle alliance, et au sang de l’aspersion, qui prononce de meilleures choses que celui d’Abel.
 
Ils doivent continuellement célébrer les richesses de la miséricorde de Dieu, de ce qu’il a ouvert tous ses trésors en leur faveur, et de ce qu’il leur a donné tout ce qu’il avait de plus grand et de plus précieux, son Fils, et le sang de son Fils, son Esprit avec toutes ses grâces. Ils doivent le bénir sans cesses, de ce qu’il leur a fait voir le corps de toutes les ombres de la loi, la vérité de toutes les anciennes figures, l’accomplissement des oracles des prophètes, et de ce qu’au lieu qu’ils ne voyaient Moïse que couvert d’un voile, ils peuvent contempler à face découverte la gloire du Seigneur dans le miroir de l’Évangile, et être transformés dans la même image de gloire en gloire comme par l’Esprit du Seigneur.
 

Quelle ne doit pas être leur reconnaissance de ce qu’au lieu, qu’autrefois l’Esprit n’était répandu que sur une petite partie du monde, il est répandu aujourd’hui sur tout l’univers, et que la terre est remplie de la connaissance de Dieu ? Certainement il est juste que leur reconnaissance soit éternelle, et qu’elle paraisse dans leurs paroles et dans leurs actions.

 

 

 
Bible
Croix Huguenote

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Source : Pensées 365 (Pensées Hugenotes)

Pensées 365 Blog Huguenot

Pentecôte Chrétienne Bénédict Pictet 

 

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2 mai 2020 6 02 /05 /mai /2020 18:18
Je suis toujours avec toi (tiré du psaume 73)

Gardons simplement notre œil sur Christ.

Que sa mort, ses souffrances, ses mérites,

ses gloires, son intercession

soient frais dans notre esprit.

Lorsque nous nous réveillons le matin,

regardons le,

lorsque nous nous couchons le soir,

regardons le.

Oh ! Ne laissons pas nos espoirs ou nos craintes

s'interposer entre nous et Jésus.

Charles Spurgeon

(Charles Spurgeon)

Je suis toujours avec toi (tiré du psaume 73)

 

Mission Protestante Timothée
Chant interprété par l'Eglise Protestante Timothée
PSAUME 73
Que le Dieu d’Israël est doux
Psautier de Genève
 

1.

Que le Dieu d’Israël est doux
À son peuple élu, même à tous,
Quand d’un cœur sincère et sans vice
On suit les lois de sa justice.
J’ai souffert de rudes combats ;
Tout près de me voir renverser,
Mes pieds ne faisaient que glisser,
Je chancelais à chaque pas.

 


2.

Je regardais d’un œil jaloux
L’état tranquille de ces fous,
De ces méchants qui dans le monde
Jouissent d’une paix profonde.
Ils ne traînent point en langueur ;
On les voit mourir sans tourment ;
Et jusqu’à leur dernier moment,
Leur esprit garde sa vigueur.



3.

Pendant qu’on souffre mille maux,
Ils n’ont ni chagrin ni travaux ;
Et l’on ne voit pas qu’ils pâtissent,
Tandis que les autres gémissent.
Pour pâture et pour ornement,
Autour de leur cou gros et fier,
Ils ont l’orgueil comme un collier;
La malice est leur vêtement.



4.

Tout rit à ces audacieux;
La graisse leur couvre les yeux,
Et quoique leur vanité tente,
Le succès passe leur attente.
Ils ont tout selon leur désir ;
Ils ne font, ces esprits hautains,
Dans leurs projets méchants et vains,
Que se vanter, que s’applaudir.



PAUSE 1



 

5.

Leur bouche ose bien jusqu’au ciel,
Porter son venin et son fiel,
Et leur langue légère et vaine
Par tout le monde se promène.
Cependant le juste en souci
Est comme noyé dans ses pleurs ;
Et dans l’excès de ses douleurs,
On l’entend qui se plaint ainsi;


 

6.

Le Dieu fort sait-il dans les cieux
Ce qui se passe en ces bas lieux ?
Se peut-il qu’il y prenne garde,
Ou seulement qu’il y regarde ?
Les plus indignes des humains
Sont toujours heureux et contents ;
Le ciel sur eux verse, en tout temps
Ses richesses à pleines mains.


 

7.

C’est donc en vain que j’ai tâché
D’épurer mon cœur de péché;
Je lave en vain dans l’innocence
Et mes mains et ma conscience.
Sans cesse de nouveaux malheurs
Viennent m’accabler tour-à-tour;
Tous les matins, avec le jour,
Je vois renaître mes douleurs.


 

8.

Mais quoi ! Ce discours emporté
Outrage la divinité,
Blesse ses vertus immortelles,
Et fait injure à ses fidèles.
Ainsi, rappelant ma raison,
J’ai tâché de me redresser;
Mais mon trouble n’a pu cesser,
Seigneur, qu’en ta sainte maison.


 

9.

C’est là qu’abattu devant Dieu
Et méditant dans ce saint lieu,
Des méchants la dernière issue
S’offrit aussitôt à ma vue.
Je m’aperçus que le chemin
Que tiennent tous ces faux heureux
Est si glissant, si dangereux,
Qu’un précipice en est la fin.


 

PAUSE 2

 

10.

Chacun alors est étonné
De voir leur sort infortuné,
Et cette chute grande et prompte
Qui couvre leur orgueil de honte.
Dieu parle, et l’on voit effacé
L’éclat trompeur de leur faux bien,
Tel qu’un songe qui n’est plus rien
Dès que le sommeil a cessé.


 

11.

Hélas! je fus sourd à ta voix ;
J’avais presqu’oublié tes lois ;
Le chagrin troublait mes pensées,
Je n’en formais que d’insensées.
Mon Dieu, j’avais perdu l’esprit,
J’étais abruti devant toi ;
Ma raison n’était plus à moi,
Quand ce désespoir me surprit.


 

12.

Mais, Seigneur, je veux désormais
M’attacher à toi pour jamais;
Car quelque danger qui me presse,
Ta main me soutient et m’adresse.
Tes conseils en tout temps, Seigneur,
Heureusement me conduiront ;
Tes soins enfin m’élèveront
Au comble de gloire et d’honneur.


 

13.

De tout ce qu’au ciel j’aperçois,
Qui peut être mon Dieu que toi ?
M’irai-je forger dans le monde
Quelque divinité seconde ?
Le cœur me manquait tous les jours,
Et mon corps séchait de langueur ;
Mais ta bonté, dans ce malheur,
Fut mon remède et mon secours.


 

14.

Ceux qui de toi s’éloigneront,
Confus, tôt ou tard périront ;
Ceux qu’on voit quitter ton service
Tombent tous dans le précipice.
Pour moi, m’approcher du Seigneur
Sera toujours mon plus grand bien ;
De lui seul, qui fut mon soutien,
Je veux célébrer la grandeur.


 

 

Bible
Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

Source : Psautier de Genève (1729)

https://www.youtube.com/channel/UClVS_ff0uME5oMxmWC8cwtQ

 

 

 

 

 

 

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2 mai 2020 6 02 /05 /mai /2020 08:34
Il faut Grand Dieu que de mon cœur la sainte ardeur Te glorifie
PSAUME 138 
Il faut, grand Dieu, que de mon cœur 
 
Action de grâce des délivrances données à David.


1.

Il faut, grand Dieu, que de mon cœur
La sainte ardeur
Te glorifie ;
Qu’à toi, des mains et de la voix,
Devant les rois
Je psalmodie.
J’irai t’adorer, ô mon Dieu,
En ton saint lieu,
D’un nouveau zèle ;
Je chanterai ta vérité,
Et ta bonté
Toujours fidèle.

 


2.

Ton nom est célèbre à jamais,
Par les effets
De tes paroles ;
Quand je t’invoque, tu m’entends;
Quand il est temps
Tu me consoles.
Tous les rois viendront à tes pieds,
Humiliés,
Prier sans cesse,
Sitôt qu’ils auront une foi
Ouï la voix
De ta promesse.

 


3.

Ils rempliront par leurs concerts,
Tout l’univers
De tes louanges ;
Les peuples, qui les entendront,
Admireront
Tes faits étranges.
Grand Dieu, qui vois du haut des cieux,
Tous ces bas lieux
Sous ton empire ;
Quoique tu sembles être loin,
C’est par ton soin
Que tout respire.



4.

Si mon cœur, dans l’adversité,
Est agité,
Ton bras m’appuie ;
C’est toi qui délivres des mains
Des inhumains
Ma triste vie ;
Quand je suis le plus abattu,
C’est ta vertu
Qui me relève.
Ce qu’il t’a plu de commencer,
Sans se lasser
Ta main l’achève.

 


Psautier de Genève de (1729)

Bible
Croix Huguenote

 

Source : Psautier de Genève 

 

Prenez le temps d'aller sur ce site (cliquer sur l'image) pour lire chaque jour un psaume, n'hésitez pas également à découvrir :  Pensées 365 ▪ CFC Réforme ▪ Martin 1707 ▪ Bible de Lausanne. Un grand merci à Philippe Lacombe !

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

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