Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Vie Protestante Réformée

  • : Refuge Protestant
  • : Blog Protestant Réformé
  • Contact

Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

 Nombres visites
depuis sa création
 
182 141

  Ouvrez votre maison

à l'homme sans asile.

Soyez heureux de partager ;

ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

B. M.

  Croix Huguenote

par theme
Croix Huguenote

Vous pouvez retrouver

Refuge Protestant

sur

Facebook, Pinterest, Twitter

en cliquant sur l'un des trois liens 

ci dessous

 

Facebook suivi

Refuge Protestant Pinterest
Twitter Refuge Protestant
25 septembre 2022 7 25 /09 /septembre /2022 15:30
Bienvenue

Refuge Protestant, garder la simplicité huguenote en Christ.

Tel est le vœu présenté chaque jour auprès de Notre Père Céleste

Croix Huguenote

Retrouvez  la liste des articles placés sur le site sous les catégories principales ci dessous.

 

 
 
 
 
 

 

 

Croix Huguenote Protestante

 

Je me réjouis de Ta Parole comme celui qui trouve un grand butin !

Psaume 119-162

 

Enseigne moi Tes voies Ô Eternel ! Je marcherai dans Ta fidélité. Dispose mon cœur à la saine et sainte crainte de Ton Nom

Psaume 86-11

 

Car Dieu n'a ni mépris ni dédain pour les peines du misérable, Et Il ne lui cache point Sa Face ; Mais Il l'écoute quand il crie à Lui.

Psaume 22-24

 

Je serai leur Dieu. Je leur donnerai un même cœur et une même voie, afin qu'ils me craignent toujours, pour leur bonheur et celui de leurs enfants après eux.

Jérémie 32 : 38/39

 

A Dieu Seul, Notre Sauveur, par Jésus Christ Notre Seigneur, soient Gloire, Majesté, Force et Puissance, dès avant tous les temps, et maintenant, et dans tous les siècles ! Amen,

Jude 1-25

 

J'ai demandé une chose à l’Éternel, [et] je la requerrai [encore], c'est que j'habite en la Maison de l’Éternel tous les jours de ma vie, pour contempler la Présence Ravissante de l’Éternel, et pour visiter soigneusement Son Palais.

Psaume 27-4

 

Que Notre Dieu de Paix qui a ramené d'entre les morts Le Grand Berger des brebis, par Le Sang d'une Alliance Éternelle, Notre Seigneur Jésus, nous rende aptes à tout ce qui est bien pour faire Sa Volonté ; qu'Il fasse en nous ce qui Lui est agréable par Jésus Christ à qui soit La Gloire aux siècles des siècles ! Amen ! 

Hébreux 13-20,21

 

Souvenez vous des Conducteurs qui annoncent la Parole de Dieu, considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi.

Hébreux 13-7

 

Nature Cascade

 

Croix huguenote

                               

Calvin Jean :

 

La foi repose sur la connaissance, pas sur une pieuse ignorance.

 

- C'est l'Esprit qui nous régénère afin que nous cessions d'avoir envie de nous conduire nous-mêmes, mais qu'influencés et dirigés par lui, le peu de bien qui est en nous provienne de sa grâce.

 

- La vraie et pure religion ne se retient pas seulement de mal faire par crainte de punition, mais parce qu'elle aime et révère Dieu comme Père.

 

- Les Écritures Saintes doivent être lues avec l’intention d’y trouver Christ. Qui s’écarte de ce but se fatiguera toute sa vie dans l’étude sans jamais parvenir à la connaissance de la Vérité.
 

Luther Martin :

 

- Dieu est tellement la bonté même, que tout ce qui part de son initiative ne peut procurer qu’une joie intense. Il n’accable pas, Il réconforte.

 

- Il ne sert à rien à un arbre de croître, de fleurir si, avec ses fleurs, il ne porte pas de fruits. Beaucoup, justement, périssent tout en fleurs.

 

- Enseigne-nous, ô Père, à ne pas nous confier en nous-mêmes ou en nos belles entreprises, mais à tout attendre de ton infatigable bonté. Que la tristesse de vivre souvent en désaccord avec Ta Volonté ne nous submerge pas, mais plutôt que Ta Miséricorde s'étende à toute notre vie et la fertilise. 

 

Pascal :

 

- La connaissance de Dieu sans celle de sa propre misère fait l’orgueil. La connaissance de sa misère sans celle de Dieu fait le désespoir. La connaissance de Jésus-Christ fait le milieu, parce que nous y trouvons et Dieu et notre misère. 

 

Toussaint Pierre :

 

- C'est ma gloire d'être appelé Hérétique par ceux dont je vois que la vie et la doctrine sont opposées à Jésus Christ. 

 

Twain Mark :


- "La plupart des gens sont dérangés par les passages dans les Écritures qu'ils ne comprennent pas; mais pour moi, j'ai toujours remarqué que les passages qui me troublent le plus sont ceux que je comprends."

 

Citations autres :

   

 - Aimer, accueillir, aider, partager, guider…. C’est la voie royale dont parle Jésus dans l’Evangile, celle qui ne laisse, ni ne laissera jamais de regrets.(Y.C.)

 Bible

Croix Huguenote


Au reste frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable,
tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable,
 tout ce qui mérite l’approbation,  ce qui est vertueux et digne de louange,
soit l’objet de vos pensées .
(Philippiens 4. 8)

Refuge Protestant                Refuge Protestant                                                        

 

Refuge Protestant

 
 

Liens et associations Protestants fraternels réciproques avec :

Foi & Vie Réformées - Pasteur Eric KAYAYAN,

Résister et construire (Calvinisme aujourd'hui) - Jean-Marc BERTHOUD

.

 

 

Culte tous les dimanches à 10h30

(Pour tout renseignement et autres, écrire à Contact 

Refuge Protestant,

Refuge Protestant et Foi&Vie Réformées

Refuge Protestant est membre du comité directeur de Foi & Vie Réformées (à savoir, adhère et collabore à et pour la promotion et diffusion de la pensée et vision du monde réformées, comprises dans le cadre historique et confessionnel des textes symboliques de la Réforme du XVIème siècle, tels que la Confession de foi dite de "La Rochelle". Pour devenir membre de l'Association Foi & Vie Réformées, cliquer  ici.

Foi et Vie Réformées
Foi & Vie Réformées

 

Partager cet article
Repost0
8 septembre 2022 4 08 /09 /septembre /2022 19:28
Comment prier Dieu (2ème et dernière partie)

Suite 1ère partie (Comment Prier Dieu)

Le Seigneur Jésus, avant d’enseigner à ses disciples la prière que tous les chrétiens connaissent sous le nom de “Notre Père” (car c’est avec ces mots qu’elle commence), a défini l’attitude que nous devrions avoir en priant :  pas d’extériorité destinée à faire impression sur les autres, pas d’hypocrisie tâchant de nous faire passer pour des gens très religieux, pas non plus de cris ou de hurlements (comme si le nombre de décibels émis par notre larynx pouvait faire grande impression sur le Dieu qui habite dans les cieux, et pourtant connaît exactement ce qu’il y a au plus profond de notre cœur).

 

Au contraire, Jésus nous prescrit une attitude recueillie, calme, empreinte de crainte confiante par laquelle nous pouvons commencer notre prière avec les mots :  “Notre Père, qui es aux cieux…” 

 

Durant sa vie terrestre, Jésus s’est retiré dans des lieux à l’écart, loin des foules qui le suivaient partout, pour pouvoir prier Dieu, son Père. 

 

Mais il a encore averti ses disciples au sujet de l’attitude qu’il convient d’avoir dans la prière (Matthieu 6.7-8) : 

 

En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.  Ne leur ressemblez pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez.

 

Il y a une grande différence entre multiplier de vaines paroles, et faire connaître à Dieu nos demandes par la prière et la supplication, avec des actions de grâces. 

 

Dans le premier cas on parle à tort et à travers, on s’excite soi-même, on répète interminablement les mêmes phrases, tandis que dans le second cas on prie dans une attitude de dépendance totale marquée par l’humilité et la reconnaissance à la fois.  

 

On attend vraiment son secours de Dieu, dans la confiance d’une foi vraie. 

 

Lisons ce qu’écrit l’apôtre Jacques à ses lecteurs dans la lettre qu’il leur adresse (1.5-8) :  

 

Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu qui donne à tous libéralement et sans faire de reproche, et elle lui sera donnée.  Mais qu’il la demande avec foi, sans douter; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, que le vent agite et soulève.  Qu’un tel homme ne pense pas qu’il recevra quelque chose du Seigneur :  c’est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies. 

 

Ce texte de la lettre de Jacques, dans le Nouveau Testament, nous dit non seulement que douter lorsque l’on prie, c’est assurément se priver de l’exaucement de Dieu, mais il nous indique aussi ce qu’il convient de demander en priorité à Dieu :  une véritable sagesse, inspirée par son Esprit. 

 

Voilà un point très important :  nos requêtes devraient d’abord concerner ce qui peut nous rapprocher davantage de Dieu :  une vraie sagesse, l’amour et la connaissance de la vérité, des relations avec notre prochain conformes à la volonté de Dieu, la patience, le zèle. 

 

Voilà ce qu’il convient de demander en priorité à Dieu. 

 

Cela n’exclut pas des demandes matérielles particulières, pour autant qu’il ne s’agisse pas de notre égoïsme personnel, mais de ce qui nous permet de mieux servir Dieu, de mieux travailler au sein de son Royaume, là où il nous a appelés.

 

Une autre partie très importante de la prière est constituée par l’intercession. 

 

Intercéder, nous l’avons vu avec Jésus-Christ et le Saint Esprit, c’est prier pour d’autres que soi-même, présenter des requêtes à Dieu qui les concernent.  Jésus-Christ nous a appris ce qu’est l’intercession lorsqu’il a prié pour ses disciples, peu avant son arrestation, son procès et sa crucifixion. 

 

Dans l’Évangile selon Jean (17.8-9), il prie de cette façon pour eux :  

 

Je leur ai donné les paroles que tu m’as données ; ils les ont reçues; ils ont vraiment reconnu que je suis sorti d’auprès de toi et ils ont cru que tu m’as envoyé.  C’est pour eux que je prie.  Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’il sont à toi.  

 

Notre intercession commence avec nos proches, nos frères et sœurs dans la foi. 

 

En particulier, ceux d’entre eux qui souffrent à cause de leur foi, ceux qui sont persécutés (il y a dans le monde beaucoup de chrétiens persécutés pour leur foi, même si les grands médias ne s’en font pas l’écho).

 

Ceux-là devraient faire l’objet de notre intercession particulière. 

 

Car ils sont avec nous les membres du même corps, et leur souffrance témoigne de ce que ce corps souffre dans certains de ses membres.

 

Comment les autres membres pourraient-ils rester indifférents à cette souffrance ?

 

Notre intercession, pourtant, doit s’étendre plus loin qu’à ceux qui partagent la même foi que nous. 

 

A un moment précis que nous venons d’évoquer, Jésus a prié en particulier pour ses disciples, qu’il confiait à son Père céleste, car ils allaient être investis d’une mission très spéciale après sa résurrection :  celle de proclamer l’Évangile. 

 

La proclamation de cet Évangile de pardon et de grâce est destinée à s’étendre sur tout le genre humain. 

 

Il nous faut donc aussi, dans notre intercession, prier que l’Évangile atteigne le plus grand nombre d’hommes et de femmes, afin que tout comme cela a été le cas pour nous, eux aussi soient amenés à la connaissance de Jésus-Christ, qui seul peut opérer leur salut. 

 

Au second chapitre de sa première lettre à Timothée (2.1-3), Paul écrit ceci :  

 

J’exhorte donc, en tout premier lieu, à faire des requêtes, prières, intercessions, actions de grâce, pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui occupent une position supérieure, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et dignité.  Cela est bon et agréable devant Dieu, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité.  

 

Comme on le voit, s’il faut prier pour tous les hommes, Paul mentionne une catégorie en particulier : les gouvernants, ceux qui ont reçu un mandat particulier d’autorité. 

 

Car ce mandat ne provient pas d’eux-mêmes (comme beaucoup le croient trop souvent), ni même de la volonté du peuple, comme on aime à la proclamer haut et fort à notre époque moderne, mais en fin de compte de Dieu lui-même :  ils sont ses lieutenants sur terre, pour faire régner ordre et justice sans partialité ni corruption. 

 

Et s’il faut prier pour eux  – quelle que soit d’ailleurs leur conduite ou leur manière d’exercer cette autorité – c’est afin qu’ils reconnaissent d’où elle leur vient, afin aussi qu’ils l’exercent selon les normes posées par Dieu dans sa Parole.

Peut-on tout dire à Dieu en une prière ? 

Quelle doit en être la longueur ? 

 

S’il ne faut pas multiplier de vaines paroles dans nos prières, comme le font les païens, faut-il nous fixer une limite de temps pour chaque prière? 

 

Devons-nous et pouvons-nous chaque fois intercéder pour toutes les causes qui se présentent à nous ? 

 

Nous faut-il développer notre prière selon les thèmes que nous avons abordé, sans jamais nous écarter de cet ordre ? 

 

Et comment comprendre les paroles de l’apôtre Paul qui écrit à de jeunes communautés chrétiennes qu’il prie sans cesse pour elles (par exemple en Romains 1.8-10 ; Éphésiens 1.15 ; Colossiens 1.9) ?  Cela implique-t-il pour nous que nous devons passer au moins de cinq à six heures par jour dans la prière ?

 

Vous aurez compris que la prière est par excellence un acte spirituel, qui doit être mesuré, évalué et apprécié de manière spirituelle. 

 

La vie chrétienne est faite de nombreuses facettes différentes, qui sont pourtant toutes reliées par un même lien :  Jésus-Christ, qui doit régner sur chacune de ces facettes. 

 

La prière est un aspect essentiel de la vie chrétienne, elle n’est cependant pas la seule facette de cette vie. 

 

L’étude de la Bible, la lecture d’ouvrages propres à approfondir notre connaissance spirituelle, l’adoration en commun avec d’autres frères et sœurs, le chant de psaumes et hymnes, la pratique de l’amour chrétien, constituent d’autres facettes de cette vie chrétienne. 

 

Mais celle-ci ne se limite pas, loin de là, à l’étude de la Bible ou à l’adoration commune. 

 

Elle doit devenir un témoignage complet à la royauté de Jésus-Christ. 

 

La vie de famille, les activités de loisir, la vie sociale et économique des chrétiens, leurs activités artistiques ou sportives, devraient refléter la marque de cette royauté, dans un témoignage sérieux et réfléchi. 

 

Ainsi, la prière ne constitue pas le seul élément de la vie chrétienne, et ne peut servir de palliatif à une absence de témoignage dans les domaines que je viens d’évoquer à titre d’exemple.

 

Cependant, comment réformer nos activités quotidiennes pour les soumettre à la volonté de Jésus-Christ si nous ne prions pas Dieu qu’il nous accorde sa sagesse ? 

 

Comment témoigner autour de nous de Jésus-Christ par nos actes et nos paroles, si nous n’entretenons pas une relation personnelle suivie avec celui qui constitue l’objet de notre foi et de notre témoignage ? 

 

Autant retirer l’épine dorsale d’un corps humain, et croire qu’il pourra continuer à marcher sans problème…  La prière est la respiration de la foi, a dit quelqu’un de manière très juste.

 

Prier sans cesse signifie prier sans que notre zèle pour la prière soit refroidi, sans que nous passions des journées voire des semaines inactifs dans cette communication intime avec Dieu. 

 

Et si une paresse ou une nonchalance nous prend, alors il faut nous forcer à prier, tout comme l’on doit parfois se forcer à manger, même quand, pour une raison ou une autre, on n’en a pas envie.

 

Oui, la prière doit être quotidienne :  actions de grâces avant de prendre un repas qui nous est accordé par Dieu dans sa Providence ; prière de reconnaissance pour un bienfait particulier reçu, que nous n’attribuerons pas au hasard ou à la chance, comme le font les païens. 

 

Des moments de calme doivent être aménagés dans la journée, au milieu d’activités diverses bien souvent très prenantes. 

 

On doit pouvoir s’isoler ne serait-ce que pour quelques instants, afin de renouer le dialogue avec Dieu. 

 

Il est évident que chaque moment de prière diffèrera en longueur, selon les circonstances. 

 

Mieux vaut une prière courte et recueillie, qu’une prière longue prononcée au milieu de l’agitation, alors que nos pensées sont enclines à se disperser. 

 

Notre intercession doit pouvoir aussi être répartie en plusieurs sessions, afin de ne rien oublier qui compte à nos yeux. 

 

Des moments nocturnes d’insomnie, chose en soi peu enviable, peuvent être utilisés avec grand profit pour la prière. 

 

Peut-être est-ce la manière par laquelle Dieu nous force à nous adresser à lui, dans le calme de la nuit…

 

En résumé, la qualité de notre prière importe davantage que le temps qui lui est consacré. 

 

Il est bon de passer de longs moments dans la prière si ceux-ci nous sont accordés, il est bon de ménager de telles plages dans notre vie quotidienne, mais il serait erroné et même dangereux de négliger les autres aspects de la vie chrétienne mentionnés plus haut, au profit exclusif de la prière.

 

Eric Kayayan

Rev. Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Foi & Vie Réformées

 

Holy Bible
Huguenot Cross

.

 

 

 

 

.

 

 

 

 

.

 

 

 

Source : Foi & Vie Réformées  

Foi & Vie Réformées

 

Partager cet article
Repost0
8 septembre 2022 4 08 /09 /septembre /2022 18:28
Comment prier Dieu (1ère partie)

Comment prier Dieu ?

Beaucoup d’hommes et de femmes savent bien que Dieu est présent dans leur vie, qu’il n’est pas une illusion, ou le produit de leur imagination en mal de certitudes. 

Et pourtant, ils ne savent pas toujours comment s’adresser à la personne qui compte le plus dans leur vie, qui les a créés et les maintient en vie jour après jour. 

 

Est-il possible de parler à Dieu, dans l’intimité ?  Et que faut-il lui dire ?  Quelle garantie avons-nous que celui qui a créé les myriades d’étoiles et de constellations entend notre faible voix ?

 

Or ce Dieu là, le seul qui se soit vraiment révélé aux hommes, nous dit haut et clair dans sa Parole que nous pouvons, que nous devons même lui parler, nous adresser à lui, vivre près de lui dans une intimité qu’il a rendue lui-même possible en envoyant son Fils éternel, Jésus-Christ, vivre auprès de nous. 

 

Nous pouvons prier Dieu et même l’appeler Père, à cause de Jésus-Christ. 

 

C’est là le premier fondement de la prière, celui qui la rend possible. 

 

Si vous êtes empêchés de prier parce qu’en considérant votre vie vous vous rendez compte de tout ce qui vous sépare de Dieu, apprenez et répétez ces deux versets tirés de la première lettre de Jean, chapitre 2 :  

 

"Si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste.  Il est lui-même victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier.” 

 

Nous avons bien lu :  si nous pensons que nous devons expier toutes nos fautes avant de pouvoir nous adresser à Dieu dans la prière, Dieu nous assure dans sa Parole qu’il a fait l’expiation pour nous, par le sang de son Fils Jésus-Christ versé pour nous sur la croix de Golgotha.

 

Dans un passage de sa lettre aux Romains (8.33-34) qui résume et proclame l’Évangile chrétien de la manière la plus saisissante, l’apôtre Paul écrit ceci : 

 

Qui accusera les élus de Dieu ?  Dieu est celui qui justifie !  Qui les condamnera ?  Le Christ-Jésus est celui qui est mort ; bien plus, il est ressuscité. Il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous ! 

 

Intercéder, cela veut dire prier pour quelqu’un d’autre, présenter sa cause devant Dieu. 

 

C’est ce que fait Jésus-Christ pour nous devant son Père, car lui seul est en mesure de dire :

 

“Vois, Père, j’ai payé la dette de cet homme ou de cette femme qui s’adresse à toi.  Plus rien désormais ne fait obstacle à ce que tu écoutes sa prière.” 

 

Et Dieu, qui ne refuse rien à son Fils bien aimé, reçoit alors notre prière.

 

La Parole de Dieu nous assure que non seulement Jésus-Christ intercède pour nous, mais que le Saint Esprit de Dieu le fait également. 

 

Dans ce même chapitre 8 de la lettre aux Romains, Paul écrit encore :  

 

De même aussi l’Esprit vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières.  Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est l’intention de l’Esprit :  c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints.  

 

Le Dieu trinitaire, Père, Fils et Saint Esprit est activement à l’œuvre lorsque nous prions. 

 

Puisque nous en avons la certitude, n’hésitons pas à nous adresser à Dieu dans notre prière quotidienne, car l’intercession de  Jésus-Christ et de l’Esprit Saint ne nous dispensent pas d’élever nos cœurs vers Dieu et de nous adresser à lui dans notre prière.

 

Maintenant que nous avons l’assurance que nous pouvons prier Dieu, que faut-il lui dire ? 

 

Et quelle doit-être notre attitude, notre disposition d’esprit ? 

 

Jésus-Christ nous enseigne lui-même à ce sujet, dans le sermon qu’il a prononcé sur la montagne (nous lisons ces paroles au chapitre 6 de l’Évangile selon Matthieu):  

 

Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour se montrer aux hommes.  En vérité je vous le dis, ils ont reçu leur récompense.  Mais toi quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est dans le lieu secret, et ton Père qui vois dans le secret te le rendra.  

 

L’enseignement de Jésus, ici, est que la prière n’est pas un acte destiné à nous faire passer pour quelqu’un de très religieux aux yeux des autres, afin de gagner leur estime et leur considération (et peut-être d’autres avantages aussi). 

 

Cela n’est qu’hypocrisie, et une distorsion de l’acte essentiel qui consiste à prier. 

 

Notre prière personnelle s’adresse avant tout à Dieu, qui connaît exactement ce qu’il y a dans notre cœur et dans nos pensées. 

 

Avec lui, il est inutile de jouer la comédie d’hommes ou de femmes très religieux qui se font passer pour des gens spirituellement supérieurs, et qui misent sur l’apparence plutôt que sur une attitude humble. 

 

Quel contraste dans cet enseignement de Jésus, et ce que l’on a pu voir souvent.

 

Mais comment commencer une prière sincère ? Il est bon de commencer sa prière en nommant celui à qui l’on s’adresse :  Dieu, le Créateur et Seigneur de toutes choses, l’Éternel, le Tout Puissant. 

 

Il est bon de s’adresser à lui en le reconnaissant comme le seul vrai Dieu, à l’exclusion de tous ceux que les hommes appellent Dieu, divinité, ou considèrent comme tels. 

 

S’adresser au seul vrai Dieu, Père, Fils et Saint Esprit, c’est s’assurer que notre prière ne se perdra pas, ne s’égarera pas, mais atteindra la personne à qui elle est adressée, puisque le Fils et l’Esprit eux-mêmes la portent devant le Père. 

 

De plus, nous devons louer Dieu pour ses actes insurpassables dans la Création du monde et son maintien à chaque instant. 

 

Notre Dieu est un Dieu de gloire, de majesté, de puissance, et nous devons le reconnaître comme tel.  Autrement, nous commençons dès le début de notre prière à nous forger une idole, qui ne lui ressemble pas du tout, quel que soit le nom par lequel nous nous adressions à lui.

 

Ensuite, si nous sommes persuadés par la foi que Dieu nous a fait grâce de nos fautes en Jésus Christ, alors nous devons lui exprimer notre reconnaissance pour cela. 

 

Puisque nous avons appris que notre prière n’atteint Dieu que grâce à l’intercession de Jésus-Christ et du Saint Esprit, il nous faut reconnaître quel est notre état de pécheurs, c’est-à-dire d’hommes et de femmes qui n’auraient jamais accès à Dieu si lui-même n’intervenait pour nous réconcilier avec lui. 

 

Remercier Dieu pour tous ses bienfaits doit aussi faire partie de notre prière, car si nous prions pour demander que Dieu exauce toutes nos requêtes, tandis que nous oublions de le remercier pour tout ce qu’il fait pour nous, alors notre prière est motivée par une forme d’égocentrisme et d’ingratitude. 

 

La Bible condamne très nettement une telle attitude lorsqu’elle dit, dans la lettre de Jacques (4:3):  Vous demandez et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, afin de tout dépenser pour vos passions. 

Il est non seulement possible de s’adresser à Dieu personnellement, mais que Dieu lui-même, qui se présente à nous comme un Père céleste, nous le demande. 

Il rend même cette communication possible par le biais, ou la médiation, de son Fils Jésus-Christ, qui nous sert d’avocat auprès de lui. 

Et son Esprit Saint porte aussi nos faibles prières devant son trône de grâce.

Pourtant, prier Dieu de manière spirituelle, requiert une attitude correcte, attitude faite à la fois d’humilité et de confiance. 

 

Un des textes bibliques de la lettre de Paul aux Chrétiens de Rome, au chapitre 8 cité plus haut souligne bien que nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières, c’est pourquoi l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables, et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est l’intention de l’Esprit :  c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints.

 

 Mais alors, si nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières, faut-il faire connaître nos requêtes à Dieu ? 

 

Est-il mauvais de demander certaines choses précises à Dieu dans notre prière ? 

 

Non, certainement pas, à condition que nous le demandions dans l’attitude requise :  une attitude d’humilité qui non seulement accepte la volonté de Dieu, mais demande activement que cette volonté soit faite. 

 

On ne peut prier de manière arrogante, comme si l’on pouvait extorquer à Dieu quoi que ce soit, à forces de paroles et de répétitions lassantes.

 

L'apôtre Paul, dans sa lettre aux chrétiens de la ville de Philippes, nous décrit – et prescrit – l’attitude correcte que nous devons avoir (Philippiens 4.6) :  

 

Ne vous inquiétez de rien; mais en toutes choses, par la prière et la supplication, avec des actions de grâces, faites connaître à Dieu vos demandes.  Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Christ-Jésus.  

 

Paul, dans ce passage, nous indique aussi le fruit d’une prière sincère et accompagnée d’actions de grâces :  il s’agit de la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence. 

 

En effet, les requêtes que nous présentons à Dieu, aussi motivées soient-elles de notre part, aussi conformes soient-elles à ce que nous savons de sa volonté, ne seront pas forcément exaucées de la manière que nous souhaitons. 

 

Bien souvent, elles ne seront pas non plus exaucées dans les délais que nous aimerions fixer nous-mêmes. 

 

Le plan de Dieu pour notre vie personnelle n’est pas forcément celui que nous avons en vue. 

 

Notre patience sera maintes fois éprouvée, car le temps de Dieu n’est pas le temps des hommes. 

 

A ses yeux, mille ans sont comme le jour d’hier, quand il passe, et comme une veille de la nuit, nous enseigne le psaume 90

 

C’est pourquoi Paul a dit que nous ne savons pas ce qu’il convient de demander. 

 

Car ce que nous demandons va bien souvent à l’encontre de ce que Dieu veut pour nous. 

 

De plus, nos paroles sont loin d’être acceptables par elles-mêmes devant  Dieu.

 

Mais cela n’est désormais plus un obstacle, puisque, comme nous l’avons vu, l’Esprit de Dieu pallie à cette faiblesse, et transmet devant Dieu notre prière en une langue acceptable pour lui. 

 

Il intercède pour nous “selon Dieu” dit Paul, c’est-à-dire qu’il rend nos prières conformes à la volonté parfaite de Dieu, tandis que Jésus-Christ se fait aussi l’avocat de cette prière purifiée par l’Esprit.

 

C’est d’ailleurs pourquoi nous pouvons terminer notre prière avec les mots “en Jésus-Christ”, ou “au nom de Jésus-Christ”, mentionnant par là que nous savons qui intercède pour nous auprès du Père, qui est notre seul médiateur et avocat.

 

Dès lors, notre prière sera bien exaucée, même si ce n’est pas de la façon dont nous l’envisageons ou le souhaitons. 

 

Elle sera exaucée au sens où elle confirmera le plan de Dieu pour notre vie.

 

Qui plus est, une prière sincère, qui accepte de se soumettre à la volonté de Dieu, ne manquera pas de recevoir cette paix de Dieu qui surpasse toute intelligence : l’intelligence humaine ne comprend la paix que comme la réalisation des désirs les plus profonds que l’on a. 

 

Mais la paix de Dieu surpasse de loin cette notion, car elle est donnée même à ceux qui ne reçoivent pas ce qu’ils ont tant souhaité :  leurs pensées sont gardées en Jésus-Christ, et cela compte pour eux plus encore que l’exaucement de leurs désirs.

 

Comment prier (Suite & fin)

Holy bible
Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

.

Partager cet article
Repost0
2 juillet 2022 6 02 /07 /juillet /2022 19:08
Tiens dans ta main puissante et forte ton faible enfant qui seul ne peut marcher.

-1-

 

Tiens dans Ta Main, Ta Main Puissante et Forte

Ton faible enfant qui seul ne peut marcher.

Vers Toi, Seigneur, tout mon désir se porte,

Sur mon chemin Garde moi de broncher.

Tiens dans Ta Main, ma main parfois tremblante.

Quand vient l'épreuve et ses jours de douleur.

Donne à ma foi parfois si chancelante

Un nouveau zèle rempli de douceur.

 

Refrain :

 

Tiens dans ta main tous les jours de ma vie ;

Qu'ils soient des jours de peine ou de bonheur.

Que de t'aimer soit toute mon envie

Car je suis à toi, Jésus, Mon Sauveur !

 

-2-

 

Tiens dans ta main mon coeur plein de faiblesse,

Sans Ton Secours je ne puis faire un pas.

Ecoute-moi, Regarde ma tristesse,

Viens, Secours-moi, ne m'abandonne pas

Tiens dans Ta Main mon âme toute entière,

Révèle-moi, Jésus, Tout Ton Amour ;

Sois Mon Rocher, Mon Ancre, Ma Lumière,

Mon Roi, Mon Maître, Jésus, chaque jour.

 

Texte de L.E. Rilliet

Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. (...) car, quand je suis faible, c'est alors (qu'en Christ) je suis fort.

Corinthiens 12/9-10

Car ce n'est pas en mon arc que je me confie, ce n'est pas mon épée qui me sauvera ;
mais c'est toi qui nous délivres (...). Nous nous glorifions en Dieu chaque jour, et nous célébrerons à jamais ton nom.

Psaumes 44/6-9

Bible Huguenote
Croix Huguenote

.

 

Découvrez la production musicale de la Chorale Protestante Timothée, le but étant qu’elle soit avant tout inspirée par la Parole de Dieu et à son service. Les voix accompagnées des instruments expriment la foi chrétienne et cherchent à communiquer une grâce à ceux qui l’écoutent. Les interprètes sont des membres de l’équipe de la maison d’accueil d’Anduze ainsi que des assemblées du Gard et de l’Hérault. Réunie régulièrement pour des répétitions, la chorale participe occasionnellement aux cultes et réunions d’Églises, sollicitée également à l’occasion d’événements particuliers dans les temples des Cévennes ou ailleurs. si vous souhaitez entendre et/ou acheter leurs CD,

cliquer sur le lien ci-dessous.

chants mission protestante timothée

https://www.avecdescrisdejoie.fr/

 

 

Mission Timothée Œuvre Protestante

 

 

Mission Timothée, Œuvre Protestante

Partager cet article
Repost0
6 juin 2022 1 06 /06 /juin /2022 19:23
O Seigneur Notre Dieu, Donne-nous Ta Sagesse !

Salomon aimait l’Éternel, et suivait les coutumes de David, son père. (...) l’Éternel apparut en songe à Salomon pendant la nuit, et Dieu lui dit: Demande ce que tu veux que je te donne. Salomon répondit : Tu as traité avec une grande bienveillance ton serviteur David, mon père, parce qu'il marchait en ta présence dans la fidélité, dans la justice, et dans la droiture de cœur envers toi ; tu lui as conservé cette grande bienveillance, et tu lui as donné un fils qui est assis sur son trône, comme on le voit aujourd'hui. Maintenant, Éternel mon Dieu, tu as fait régner ton serviteur à la place de David, mon père; et moi je ne suis qu'un jeune homme, je n'ai point d'expérience. Ton serviteur est au milieu du peuple que tu as choisi, peuple immense, qui ne peut être ni compté ni nombré, à cause de sa multitude. Accorde donc à ton serviteur un cœur intelligent, pour discerner le bien du mal ! (...)  Cette demande de Salomon plut au Seigneur. Et Dieu lui dit: Puisque c'est là ce que tu demandes, puisque tu ne demandes pour toi ni une longue vie, ni les richesses, ni la mort de tes ennemis, et que tu demandes de l'intelligence pour exercer la justice, voici, j'agirai selon ta parole. Je te donnerai un cœur sage et intelligent (...)Et si tu marches dans mes voies, en observant mes lois et mes commandements, comme l'a fait David, ton père, je prolongerai tes jours. (1 Rois 3)

Si quelqu'un d'entre vous manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée. Mais qu'il la demande avec foi, sans douter

Jacques 1-5/8

Une prière pour aujourd'hui

Prière quotidienne écrite par Benjamin Shaw *

et tirée de sa lecture quotidienne de la Bible.

Prière protestante
Croix Huguenote

 

O Seigneur Notre Dieu,

 

Donne-nous la sagesse ! 

 

Nous sommes un peuple ignorant et fou,

 

Susceptible de prendre des décisions

 

Sur la base de nos émotions et de nos biais.

 

Donne-nous plutôt la Sagesse de Ton Esprit.

 

Donne-nous la sagesse de compréhension,

 

Des conseils et de la force. 

 

Donne-nous la sagesse

 

De la Vraie Connaissance

 

Et de la Crainte de Ton Saint Nom. 

 

Donne-nous la sagesse qui se réjouit

 

Dans la Saine et Sainte Crainte du Seigneur. 

 

Donne-nous la Sagesse qui juge

 

Sur la base du droit et du vrai. 

 

Donne-nous Ô Christ, car Tu as fait de Toi

 

Notre Sagesse, Notre Justice,

 

Notre Sanctification, et Notre Rédemption.

 

Nous prions en Ton nom.

 

 

Amen.

 

Puis un rameau sortira du tronc d'Isaï, et un rejeton naîtra de ses racines. L'Esprit de l’Éternel reposera sur lui : Esprit de sagesse et d'intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l’Éternel. Il respirera la crainte de l’Éternel ; Il ne jugera point sur l'apparence, Il ne prononcera point sur un ouï-dire. Mais il jugera les pauvres avec équité, et il prononcera avec droiture sur les malheureux de la terre

Ésaïe 11-1/4

Or, c'est par lui que vous êtes en Jésus-Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption

1 Corinthiens 1-3

Prière quotidienne écrite par Benjamin Shaw et tirée de sa lecture quotidienne de la Bible.

 

 
 
Dr Ben Shaw Reformation Bible College
Le Dr Ben Shaw est professeur de l'Ancien Testament au Reformation Bible College, créé par RC Sproul et dont l'actuel Président est le  Dr Stephen Nichols. Il fut également enseignant de l'Église presbytérienne en Amérique. Il a auparavant été doyen universitaire et professeur d'hébreu et de l'Ancien Testament au Greenville Presbyterian Theological Seminary.
Partager cet article
Repost0
5 juin 2022 7 05 /06 /juin /2022 07:41
L'Esprit de pentecôte

L’Esprit de Pentecôte c’est bien sûr avant tout le Saint-Esprit !

C’est Lui dont Jésus avait annoncé la venue à Ses disciples peu avant Son arrestation, Son procès et Sa crucifixion (Jean 14 :25-26): « Je vous ai parlé de cela pendant que je demeure auprès de vous. Mais le Consolateur, le Saint-Esprit que le Père enverra en mon nom, c’est lui qui vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que moi je vous ai dit. »

Donc le Saint-Esprit n’ajoute rien à ce que Jésus a enseigné, Il n’invente rien ou ne distribue pas de nouvelles révélations qui ajouteraient, annuleraient ou relativiseraient ce que Jésus a fait et enseigné.

Il confirme tout (rien de moins et rien de plus) ce qui concerne la Personne et l’Oeuvre de Jésus-Christ.

On ne peut donc jamais se réclamer du Saint-Esprit lorsqu’on prétend apporter de nouvelles révélations, fondées sur des visions ou des inspirations subites.

Ceux qui se croient remplis du Saint-Esprit alors qu’ils donnent plutôt l’impression d’être possédés par des forces obscures lorsqu’ils s’expriment, crient et s’agitent, font grande injure au Saint-Esprit de Dieu.

On n’est véritablement rempli du Saint-Esprit que lorsque l’on s’en tient à ce que l’Esprit a inspiré dans cette Parole Divine qui trouve son incarnation dans le Fils de Dieu fait homme, Jésus-Christ.

Exposer avec consistance et persévérance cette Parole de vie, tout en cherchant à en déduire les nécessaires applications contemporaines, c’est être véritablement spirituel : toute église qui le fait manifeste qu’elle est liée à Son Seigneur et Sauveur par le lien de l’Esprit.

Comme l’exprime la grande confession de foi universelle de Nicée-Constantinople (datant du 4e siècle de l’ère chrétienne) : Nous croyons en l’Esprit Saint, qui règne et donne la vie, qui procède du Père et du Fils, qui a parlé par les prophètes, qui, avec le Père et avec le Fils, est adoré et glorifié.

Le Saint-Esprit qui vivifie est, selon cette confession de foi, Celui qui a parlé par les prophètes (comprendre toute l’Ecriture Sainte).

On ne doit jamais divorcer les deux.

La Pentecôte, c’est donc l’événement inaugurant la prédication de l’Évangile par l’Église à Jérusalem, puis dans les régions avoisinantes de Judée et de Samarie, enfin jusque dans les recoins les plus reculés de la terre (Actes 1:8).

Ce n’est pas l’événement fondateur de cette prédication, car celui-ci consiste en l'Oeuvre Parfaite du Christ accomplie sur la Croix, selon le Plan Eternel de Dieu le Père.

Cette prédication doit être claire et articulée.

Écoutez l’étonnement des Juifs pieux venus de tout le bassin méditerranéen (et même de plus loin) à Jérusalem pour célébrer la fête traditionnelle juive de la Pentecôte (Actes 2:7-8 et suivants) :

« Ils étaient hors d’eux-mêmes et dans l’admiration, et disaient : Voici, ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment les-entendons-nous chacun dans notre propre langue maternelle ? »

Leur étonnement n’était pas dû au fait que les disciples s’exprimaient avec des sons inconnus, ou par des manifestations incompréhensibles, bien au contraire :

« Nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu ! »

Et puis l’Esprit Saint donne aux Enfants de Dieu la Soif du retour de Jésus-Christ.

 

Il est Le Consolateur car Il rend témoignage à l’esprit des Croyants que le Christ est bien vivant, à la droite du Père Céleste, depuis Son Ascension ; en même temps, Il leur rappelle que Jésus a promis à Ses disciples de revenir :

 

Il viendra de là pour juger les vivants et les morts, et son règne n’aura pas de fin, déclare la confession de foi de Nicée-Constantinople.

 

Entre temps il y a une attente impatiente des Croyants, attente active au service de la manifestation dans toutes les sphères de la vie de la Royauté du Christ entré dans Sa Gloire.

 

Cette attente est exprimée avec force à la fin du dernier livre du Nouveau Testament, l’Apocalypse de Jean (22 :17):

 

L’Esprit et l’épouse [l’Église du Christ] disent : Viens ! Que celui qui entend, dise : Viens ! Que celui qui a soif, vienne ; que celui qui veut, prenne de l’eau de la vie gratuitement !

 

A cette attente, le Christ répond Lui-même (v. 20-21):

 

Celui qui atteste ces choses dit :

Oui, je viens bientôt. – Amen ! Viens Seigneur Jésus ! –

Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous !

 

 

 

 

 

 

Eric Kayayan pasteur Protestant Réformé

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

Bible

 

Croix Huguenote

 

 

 

 

Source : Foi & Vie Réformées 

Partager cet article
Repost0
20 février 2022 7 20 /02 /février /2022 16:18
Prière et confiance en Dieu lorsque nous sommes dans la crainte

Ô Seigneur, quand les fondations sont détruites, que peut faire le juste ? Quand les méchants attaquent les droits pour les détruire, que peut faire le droit ? Devons-nous fuir vers les montagnes ? Non en effet, nous devons nous réfugier en toi, car tu es dans ton saint temple. Ton trône est dans les cieux et tu règnes sur tout ton domaine. Il n'y a rien qui échappe à ta vue. Il n'y a personne dont tu n'observes pas la vie. Tu testes le juste pour le corriger et le purifier. Tu pardonnes les péchés du pénitent. Tu es juste et et tu aimes les bonnes œuvres. Ne craignons pas en ces temps troublés. Ne pensons pas que déménager dans un nouvel endroit nous éloignera des troubles du monde. Trouvons plutôt en toi Notre Refuge, car tu es l'abri pour ton peuple. Nous te prions au nom de Jésus. Amen.

 

Dr Benjamin Shaw,

 

Professeur d'hébreu et d'Ancien Testament,

Greenville Presbyterian Theological Seminary

And

Reformation Bible College

 

Basée sur quatre couplets du livre d'Isaïe, chapitre 43

 

N'aie pas peur, car je t'ai racheté. Je t'ai appelé par ton nom ; tu es à moi. Quand tu marcheras dans les eaux, je serai avec toi ; tu ne couleras jamais sous les vagues. N'aie pas peur, car je t'ai racheté. je t'ai appelé par ton nom ; tu es à moi. Lorsque le feu brûle tout autour de vous, vous ne serez jamais consumé par les flammes. N'aie pas peur, car je t'ai racheté. je t'ai appelé par ton nom ; tu es à moi. Quand la peur de la solitude se profile, alors souviens-toi que je suis à tes côtés. N'aie pas peur, car je t'ai racheté. je t'ai appelé par ton nom ; tu es à moi. Souviens-toi que tu es précieux à mes yeux. N'aie pas peur, car je t'ai racheté. je t'ai appelé par ton nom ; tu es à moi. Tu es à moi, ô mon enfant, je suis ton Père, et je t'aime d'un amour parfait. N'aie pas peur, car je t'ai racheté. je t'ai appelé par ton nom ; tu es à moi.

 

Bible prière Refuge protestant
Croix Protestante Refuge Protestant

 

Metropolitan Tabernacle Londres. Texte de John Newton (Bien que les ennuis assaillent)

Bien que les ennuis assaillent, et que les dangers effraient, pourtant une chose nous sécurise, quoi qu'il advienne.

 

L'Écriture nous assure :

"Le Seigneur pourvoira".

 

Les oiseaux, sans grange ni entrepôt, sont nourris ; apprenons d'eux à avoir confiance pour notre pain.

 

Tant qu'il est écrit :

"Le Seigneur pourvoira",

 

nous obéissons à son appel, comme Abram d'autrefois, ne connaissant pas notre chemin. La foi nous rend audacieux, car bien que nous soyons des étrangers, nous avons un bon guide, et nous avons confiance.

 

Dans tous les dangers : 

'Le Seigneur pourvoira.'

 

Quand Satan apparaît, obstruant notre chemin, et nous remplissant de craintes, nous triomphons par la foi, ne pouvant nous enlever (Bien qu'il ait souvent essayé)

cette promesse réconfortante :

 

"Le Seigneur pourvoira".

 

Aucune propre force ou propre bonté que nous revendiquons depuis que nous connaissons le Grand Nom de Notre Sauveur, dans cette tour forte nous nous réfugions en sécurité :

 

"Le Seigneur pourvoira".

 

 

 

Bible
Croix Huguenote

 

Mon espoir est bâti sur rien de moins que le sang et la justice de Jésus ; je n'ose faire confiance au cadre le plus doux, mais je m'appuie entièrement sur le nom de Jésus. Sur Christ, le Rocher solide, je me tiens, tout autre sol est du sable mouvant. Quand les ténèbres semblent cacher son doux visage, je me repose sur sa grâce immuable ; dans chaque coup de vent violent et orageux, mon ancre tient malgré l'obscurité. Son Serment, Son Engagement, Son Sang me portent au travers du déluge submergeant. Soutiens-moi dans le déluge accablant ; et quand tout cède autour de mon âme, Il est tout mon espoir et mon soutien. Lorsqu'il viendra, je serai trouvé en Lui, vêtu de Sa Seule Justice, sans faute en me tenant devant Son Trône.

Bible Refuge Protestant
Croix Protestante

 

 

Genèse 12:1-13:1; 1 Chroniques 12; Psaume 11; Luc 7:36-8:3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

.

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La source même des endroits n'engagent pas sur certains domaines Refuge Protestant du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction

Partager cet article
Repost0
20 janvier 2022 4 20 /01 /janvier /2022 18:43
Carrefour Théologique et Biblique le 22 janvier 2022 et Culte avec le Pasteur Eric Kayayan le 23 Janvier au Temple de l'ERE Montauban

Le samedi 22 janvier 2022

à l'ERE Montauban*

ERE Montauban

​​
LE CHRÉTIEN ET LES BONNES ŒUVRES 


Le Chrétien et les bonnes œuvres

Eclairage biblique et theologique

 

Conférence du matin avec le pasteur Eric KAYAYAN de Foi et Vie Réformées ( https://carrefour-montauban.weebly.com/ )

L'équipe des organisateurs s'intéresse de savoir qui sera

présent avec eux de manière dématérialisée samedi. 

 

N'hésitez donc pas à leur envoyer un message avec vos noms et le lieu d''où vous suivez cette retransmission. 
 
Par ailleurs, ceux qui suivront en ligne pourront envoyer leurs questions aux orateurs par sms au 06 79 99 61 56 
 
Nous les transmettrons dans la mesure du possible. 
 
A samedi pour ceux qui seront présents sur place, ainsi que par internet ! Avec joie !
 
 
ERE Montauban
 
 
 
Pour assister physiquement, inscription à :

 

Librairie Jean Calvin d'Ales
Librairie Jean Calvin Mission Protestante Timothée

 

Culte du dimanche 23 janvier

à l'ERE Montauban

Invité :

Pasteur Eric Kayayan

de Foi & Vie Réformées 

Foi et Vie Réformées
Reformed Faith and Life

 

Carrefour Théologique et Biblique le 22 janvier 2022 et Culte avec le Pasteur Eric Kayayan le 23 Janvier au Temple de l'ERE Montauban
Bible ERE Montauban pour Carrefour Theologique et Biblique
Croix Huguenote

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

* L'ERE de Montauban est membre de l'Union Nationale des Églises Protestantes Evangéliques Réformées de France (UNEPREF) qui, elle-même, fait partie de la Fédération Protestante de France (FPF). L'ERE est d'abord, une église chrétienne, annonçant Jésus-Christ, Dieu le Fils, Seigneur et Sauveur, se reconnaissant dans les déclarations de foi de L'Église Chrétienne des premiers siècles : Symbole des Apôtres (Credo), Symbole de Nicée, Symbole dit «d'Athanase».  En tant qu'église protestante, l'ERE de Montauban adhère aux grands principes qui ont animé les réformateurs du XVIème siècle affirmant son attachement à la Bible, Ancien et Nouveau-Testament, comme ultime autorité en matière de foi et de vie.  Réformée, elle maintient un lien étroit (historique et doctrinale) avec les premières églises protestantes du XVIème siècle. En tant qu'Église réformée, l'ERE de Montauban exprime son attachement aux principes de la Réforme calviniste et aux confessions de foi historiques que sont la Confession de foi de La Rochelle (1559), le Catéchisme de Heidelberg (1563), les Canons de Dordrecht (1619) et la Confession de foi de Westminster (1647).

Partager cet article
Repost0
1 janvier 2022 6 01 /01 /janvier /2022 17:19
Bonne année 2022 en Christ

Meilleurs vœux en Jésus Christ

Notre Sauveur et Seigneur

pour cette année 2022.

 

Refuge Protestant

Croix Huguenote Refuge Protestant

 

Je vous recommande à Dieu et à la parole de sa grâce, à celui qui peut édifier et donner l'héritage avec tous les sanctifiés.

Actes 20:32

Church happy new year

 

Ô Dieu, qui est l'ancien des jours et le Père d’Éternité, le Premier et le Dernier, Tu nous vois en Ta Présence pour Te consacrer les prémices de ce jour et de cette année, et pour Te demander Ta Bénédiction. Nous Te rendons nos actions de grâces, de ce que pendant l'année que nous avons achevé hier, Tu nous as garantis de mille accidents qui pouvaient nous être funestes, et qui l'ont été à une infinité de nos Frères, et nous venons Te prier de nous accorder la continuation de Tes Grâces.



Nous bénissons Ton Nom de ce que Tu as Couvert de Ton ombre et de Ta Protection Tes Enfants*. Nous venons reconnaître devant Toi combien nous nous sommes rendus indignes de Ton Soutien, par des péchés sans nombre, que nous avons commis contre Toi, et dans l'année passée et dans les autres qui l'ont précédée. Et nous venons Te supplier de ne nous point faire porter la peine que nous avons justement méritée.
 


Regarde-nous plutôt dans Tes Compassions Infinies, et Fais-nous Grâce pour l'Amour de ton Bien-Aimé, en qui Tu Prends Tout Ton Plaisir. Souviens-Toi, qu'Il a Satisfait Ta Justice pour nous ; et à cause de ce Cher Fils, Conserve-nous la vie, quoique nous ne méritions que la mort, et Continue à répandre sur nous Tes Faveurs. Dans cette année nouvelle que nous commençons aujourd'hui par un effet de Ta Miséricorde Infinie, Fais Luire de nouveau sur nous la Clarté de Ta Face. Sans Toi nous ne pouvons rien ; mais avec Toi nous pouvons toutes choses.
 


Enseigne-nous à faire Ta Volonté, afin que nous commencions aujourd'hui une nouvelle vie. Éclaire tellement nos esprits qui sont naturellement aveugles, que nous puissions comprendre ce que Tu Es, et ce que nous sommes ; ce que Tu as Fait pour nous, et ce que Tu Veux que nous fassions pour Toi ; l'Espérance de Ta Vocation, les Richesses de Ton Héritage, la Profondeur et la Hauteur de Ta Charité, et l'Obéissance que nous Te devons. Sanctifie aussi nos âmes, Viens-y Retracer Ton Image, et Soumets toutes nos passions à Ton Empire. Donne-nous une Vraie Foi dans Tes Promesses, une Vive Espérance, et Enflamme nos cœurs d'un Véritable Amour pour Toi, et pour notre prochain. Ne permets pas que nous occupions nos esprits à des connaissances vaines et même criminelles, comme nous ne l'avons que trop fait jusqu'à présent ; mais fais plutôt que nous travaillions à acquérir la Science du Salut que Tu nous as Révélé dans Tes Écritures, et que dans cette année nous y fassions de grands progrès.
 


Affermis-nous dans Ta Vérité, afin que rien n'ébranle notre Foi ; et donne-nous une si grande horreur du péché, que non seulement nous détestions tout ce qui est contraire à Ta Volonté, mais que nous nous abstenions de toutes les apparences du mal, et que nous vivions dans ce présent siècle sobrement, justement et religieusement. Si Satan, le monde et notre chair, nous tentent et nous sollicitent à quelque péché, quelque léger qu'il paraisse, que le Respect de Ta Majesté et la Sainte Crainte de Tes Jugements nous retiennent, et Fais que nous nous souvenions sans cesse que nous ne faisons rien que sous Tes Yeux, que Tu Entends tous nos discours, que Tu Sondes même nos cœurs, et que Tu nous Jugeras un jour.
 


Soumets toutes nos volontés à la Tienne, afin que nous ne murmurions jamais contre Ta Providence, de quelque manière que Tu en Uses avec nous. Et si notre chair orgueilleuse combat contre notre esprit, Fais que notre esprit triomphe de notre chair, que la loi de notre entendement l'emporte sur la loi de nos membres, et que la Loi de Ton Esprit de vie nous affranchisse de la loi du péché et de la mort. Fais que dans cette année tout soit renouvelé en nous, et que nous ayons de nouveaux désirs et de nouvelles inclinations. Donne-nous un nouveau cœur et mets en nous un esprit nouveau. Fais que nous renoncions à notre avarice, à notre ambition, à notre luxe, à notre libertinage, à notre usure, et à toutes nos passions criminelles, que notre vieil homme meure, et que nous soyons revêtus du nouveau, qui est créé en Justice et en Sainteté; et que laissant les choses qui sont en arrière, nous nous avancions vers celles qui sont en avant, tendant au but de notre Céleste Vocation.
 


Aie pitié de cette partie de Ton Église, qui gémit sous la Pesanteur de Ta Main. Il est temps que Tu en Aies Compassion. Entends les cris de Ton Peuple, et les sanglots de l’Épouse de Ton Bien-Aimé. Regarde les masures de Tes Sanctuaires, et Relève-les par Ta Puissance ; Rappelle tant de troupeaux dispersés et tant de pasteurs fugitifs ! Et Fais que cette année soit une année de Grâce, de Bienveillance, de Salut et de Joie pour Ta Chère Sion. Ouvre les prisons où Tes Enfants sont enfermés, et Rompt les chaînes dont Ils sont liés. Conserve toutes les Églises qui subsistent par un effet de Ta Bonté ; mais surtout Continue à Etre Le Protecteur de Ton Eglise dont nous sommes les membres. Sois toujours Son Soleil et Son Bouclier, Sa Lumière et Sa Force ; que Ta Gloire habite au milieu d'Elle, et que Ta Main la Couvre. Dissipe tous les complots qu'on pourrait faire contre Elle. Garantis-La des horreurs de la guerre, de la famine et de la peste. Inspire à toutes les puissances du monde des sentiments favorables pour cet État. Fais que la Divine Semence de Ta Parole y produise des Fruits en Abondance, et Répands sur elle les Plus Douces Influences de Ton Ciel.
 


Roi des rois! Bénis nos magistrats, Comble-les de Tes Plus Rares et de Tes Plus Précieuses Faveurs. Revêts-les de Ton Esprit de Lumière, de Conseil et de Force ; Préside dans tous leurs conseils. Donne un heureux succès à leurs justes desseins ; et Fais qu'ils n'aient point d'autre But que Ta Gloire, l'Avancement du Règne de Ton Fils, le bien de Ton Église et le bonheur de cet État, afin qu'un jour ils soient couronnés dans Ton Ciel. Fais que toutes les puissances de la terre Te rendent leurs hommages, et qu'elles se soumettent à l'Empire de Ton Fils, afin que Tes Enfants vivent heureux sous leur domination.
 


Souverain Pasteur de nos âmes, Bénis tous ceux que Tu as Appelés pour nous conduire dans la Voie du Salut, et pour nous découvrir les Vérités de Ton Royaume. Donne-leur dans cette nouvelle année une nouvelle mesure de Ton Esprit, qui leur Enseigne ce qu'ils doivent enseigner à Ton Peuple, qui leur inspire ce qu'ils doivent dire de Ta Part, qui les embrase d'un Saint Zèle, afin qu'ils fassent Ton Oeuvre avec une Ardeur, une Activité et une Vigilance qui ne se relâche jamais. Accompagne leur ministère de Ta Bénédiction, afin qu'ils puissent Confondre tous les ennemis de La Vérité, Corriger les pécheurs, Ramener tous ceux qui s'égarent, Consoler les affligés, Abattre au pied de la Croix de Ton Fils les âmes les plus orgueilleuses, et Ranger tous les cœurs sous Son Obéissance, et qu'ayant amené plusieurs à La Justice, ils soient introduits dans le Séjour Éternel de Ta Gloire, où Ton Agneau sera Leur Pasteur. Répands aussi Tes Bénédictions sur ceux qui se consacrent au Saint Ministère, et Sois Toi-même Leur Docteur et Leur Maître.
 


Bénis toutes les familles qui composent Ton Église, de tout âge, de tout sexe et de toute condition ; vieillards, hommes faits, jeunes gens et enfants, citoyens et bourgeois, habitants, étrangers, et ceux que les malheurs du temps ont contraint de chercher ici un Asile, pour Te Servir selon les lumières de leur conscience, tous en particulier, chacun selon la vocation dont Tu l'as honoré, et selon l'état où il se trouve. Conserve ceux qui sont en santé ; rétablis ceux qui sont malades, si Tu le Juges à propos, Pour Ta Gloire et pour leur Salut.
 


Sois le Protecteur des innocents, le Mari des veuves, et le Père des orphelins. Sois le Trésor des pauvres, et Fais que ceux à qui Tu as donné des biens en fassent un bon usage. Console tous les affligés, et Réjouis-les par les Assurances de Ta Grâce. Bénis ceux qui s'attachent aux belles-lettres, et ceux qui portent les armes. Bénis ceux qui veillent pour notre garde, ceux qui défendent la juste cause des personnes à qui l'on fait tort, et ceux qui s'emploient à la guérison des malades. Bénis le commerce de ceux qui négocient et les travaux des artisans. Dans ce jour, Répands sur nous toutes les Bénédictions les plus rares. Voici, nous ne Te laisserons point aller que Tu ne nous aies Bénis.
 


Fais qu'aujourd'hui et pendant tout le cours de cette année, nous pensions sérieusement à la fragilité de notre vie, qui s'en va comme une ombre, et que nous nous disposions à la mort, en vivant toujours comme devant mourir, et en pratiquant les Vertus Chrétiennes que Tu nous Ordonnes. Si Tu Veux que nous achevions l'année que nous commençons par Ta Grâce, Fais que nous l'employions toute à Ta Gloire, et à nous avancer tellement dans notre sanctification, que nous nous trouvions l'année suivante, plus saints que nous ne sommes aujourd'hui, plus zélés pour Ta Gloire, plus détachés du monde et plus Attachés à Ton Service. Qu'aucun jour ne se passe sans que nous ayons fait plusieurs actes de piété envers Toi, et des œuvres de Charité envers nos Frères.
 


Mais si Tu veux que cette année soit la dernière de notre vie, ne Permets pas, ô Dieu ! que la mort nous surprenne dans un mauvais état, et Fais-nous Connaître notre fin, afin que nous nous y préparions et que nous l'attendions comme un bon serviteur attend la Venue de Son Maître, et qu'ainsi nous puissions espérer d'entrer dans ces nouveaux cieux, où la Justice habite, et où nous ne compterons plus nos années et nos jours, mais où nous commencerons une année nouvelle, qui ne finira point, où nous ne serons plus exposés à la rigueur des saisons et aux injures de l'air, où Ton Fils sera Notre Soleil, qui ne se couchera jamais, et où nous serons rendus semblables à Lui.


Amen.

Bénédict Pictet

Bénédict Pictet. (1655-1724)

Théologien Calviniste Genevois

 

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ ! En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui, nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d'adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté.

Éphésiens 1 : 3-5

Eglise Refuge Protestant

 

Bible Huguenote
Croix Huguenote

 

 

 

 

 

.

.

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

Source : Pensées 365 (Prière pour le premier jour de l'année - Bénédict Pictet )

* (adapté pour l'article, initialement Bénédict Pictet précisait en la circonstance : ce pays et ton Eglise.)

Partager cet article
Repost0
12 décembre 2021 7 12 /12 /décembre /2021 08:57
Ce que Dieu ordonne est toujours bon (Hymne Luthérien)

Was Gott tut, das ist wohlgetan, (Ce que Dieu fait est bien fait) est également une cantate de Johann Sebastian Bach composée à Leipzig en 1732-1735. Bach a repris intégralement le texte du psaume homonyme de Samuel Rodigast.

Ce que Dieu Ordonne est Toujours Bon, Sa Volonté est Juste et Sainte. Alors qu'Il Dirige ma vie pour moi, Mon Dieu en effet dans tous les besoins Sait bien comment Il me Protégera. Il ne me séduira jamais, Il me Conduit dans Sa Voie Juste et Il ne me quittera jamais. Je suis heureux de ce qu'Il donne, Sa Main qui m'envoie de la tristesse transformera mes larmes en joie. Sa Pensée Aimante m'assiste, et aucun poison ne peut se trouver dans la tasse que Mon Médecin m'envoie. Mon Dieu est Vrai, et chaque nouveau matin je fais Confiance en Sa Grâce sans fin. Ce que Dieu Ordonne est Toujours Bon. Il est Mon Père et Mon Ami. Même si de nombreuses tempêtes peuvent se rassembler, un jour je verrai clairement qu'Il m'a Toujours Aimé Profondément. Quoique je bois la coupe d'amertume, je la prends sans reculer, car après le chagrin, Dieu me Soulage, mon cœur se remplit de Réconfort et toute ma douleur s'apaise. Ce que Dieu Ordonne est Toujours Bon, cette Vérité reste Inébranlable. Bien que la douleur, le besoin ou la mort soient à moi, je ne serai jamais abandonné. Je ne crains aucun mal, car de Son Bras Il m'Embrassera et me Protégera, combien donc à Mon Dieu je me cède avec joie.

Tout ce que mon Dieu ordonne est juste, Sainte sa volonté demeure ; je serai toujours quoi qu'il fasse, à suivre là où Il guide. Il est mon Dieu, bien que sombre soit ma route, Il me tient pour que je ne tombe pas. C'est pourquoi je lui laisse tout. Ce que mon Dieu ordonne est juste. Mon Dieu est vrai ; chaque matin à nouveau, un doux réconfort remplira encore mon cœur, et toute douleur et chagrin partiront. Ce que mon Dieu ordonne est juste: ici ma position sera prise ; bien que la douleur, le besoin ou la mort soient à moi, pourtant, je ne suis pas abandonné. Le soin de mon Père est là autour de moi ; Il me tient pour que je ne tombe pas : et donc à Lui je laisse tout.

Ce que Dieu ordonne est toujours bon (Hymne Luthérien)

1

What God ordains is always good :
His will is just and holy.
As He directs my life for me,
I follow meek and lowly.
My God indeed in ev'ry need
knows well how He will shield me;
to Him, then, I will yield me.

 

2

What God ordains is always good: 
He never will deceive me;
He leads me in His righteous way,
and never will He leave me.
I take content what He has sent;
His hand that sends me sadness
will turn my tears to gladness.

 

3

What God ordains is always good:
His loving thought attends me;
no poison can be in the cup
that my Physician sends me.
My God is true; each morning new
I trust His grace unending,
My life to Him commending.

 

4

What God ordains is always good: 
He is my Friend and Father;
He suffers naught to do me harm
though many storms may gather.
Now I may know both joy and woe;
some day I shall see clearly
that He has loved me dearly.

 

5

What God ordains is always good: 
though I the cup am drinking
which savors now of bitterness,
I take it without shrinking.
For after grief God gives relief,
my heart with comfort filling
and all my sorrow stilling.

 

6

What God ordains is always good: 
this truth remains unshaken.
Though sorrow, need, or death be mine,
I shall not be forsaken.
I fear no harm, for with His arm
He shall embrace and shield me;
so to my God I yield me.

Ce que Dieu Fait est Bien Fait, Sa Volonté Reste Juste ; Il est Mon Dieu, qui Sait me Soutenir dans tout besoin. Ce que Dieu Fait est Bien Fait, Il ne me séduira pas ; Il me Conduit sur la Bonne Voie. Alors je me contenterai de Sa Grâce, sois patient ô mon âme, Il Tournera mon malheur, Il est entre Ses Mains. Mon Dieu en tant que Médecin ne versera pas de poison, Il est Fidèle, alors je veux bâtir sur Lui et faire Confiance à Sa Grâce. Il est Ma Lumière, Ma Vie, ne pouvant mal me traiter. Je veux m'abandonner à Lui dans la joie et le chagrin. Le temps viendra où Il Apparaîtra. Ce que Mon Dieu Fait est Bien Fait. Je veux rester avec Lui. Cela peut me conduire sur le chemin difficile des épreuves, de la mort et de la misère, mais Dieu me tiendra paternellement dans Ses Bras.

 

Bible
Croix Huguenote

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

La source même des endroits n'engagent pas sur certains domaines Refuge Protestant du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction

Partager cet article
Repost0
12 décembre 2021 7 12 /12 /décembre /2021 08:33
La vie entière est religion

La vie entière est religion.

 

Aucun moment de notre vie n’échappe à cette dimension de l’existence.  Cela peut paraître exagéré de dire une telle chose. Un peu de religion n’a jamais fait de mal à personne, entend-on dire parfois. Mais un peu trop de religion et c’est sûrement le début de la fin, le fanatisme assuré, l’intolérance garantie pensent beaucoup d'autres personnes.  

 

Comment répondre à cette crainte en se fondant sur ce que dit la Bible et en comprenant spirituellement ce dont il est question ? 

 

Je voudrais le faire en lisant avec vous deux textes, l’un tiré de l’Ancien Testament, et l’autre du Nouveau Testament. Vous verrez comment ils se répondent l’un l’autre.  

 

Le premier texte provient du psaume 116 à partir du verset 8, tandis que le second appartient à la lettre de l’apôtre Paul aux chrétiens de Rome, à la charnière des chapitres 11 et 12.  

 

Extrait du psaume 116, à partir du verset 8 : 

 

Oui, Eternel, tu m’as délivré de la mort, tu as séché mes pleurs, tu m’as préservé de la chute : ainsi je marcherai encore sous le regard de l’Eternel au pays des vivants.  Oui, j’ai gardé confiance même quand je disais : « je suis trop malheureux ! » Dans mon accablement, j’en venais à me dire : « Tout homme est un menteur ! »  Que puis-je rendre à l’Eternel pour tous ses bienfaits envers moi ?  J’élèverai la coupe du salut, et je m’adresserai à l’Eternel lui-même, et, devant tout son peuple, j’accomplirai les vœux que j’ai faits envers l’Eternel.  Elle est précieuse aux yeux de l’Eternel la vie de ses fidèles.  O Eternel, ne suis-je pas ton serviteur ?  Oh, oui, ton serviteur, le fils de ta servante ; tu as brisé mes chaînes, je t’offrirai un sacrifice, pour marquer ma reconnaissance, et je m’adresserai à toi, ô Eternel.

 

Extrait de la lettre de Paul aux Romains, à partir du verset 33 du chapitre 11, jusqu’au verset 2 du chapitre 12 : 

 

Combien profondes sont les richesses de Dieu, sa sagesse et sa science !  Nul ne peut sonder ses jugements.  Nul ne peut découvrir ses plans.  Car, « Qui a connu la pensée du Seigneur ?  Qui a été son conseiller ?  Qui lui a fait des dons pour devoir être payé de retour ? »  En effet, tout vient de lui, tout subsiste par lui et pour lui.  A lui soit la gloire à jamais !  Amen.  Je vous invite donc, frères, à cause de cette immense bonté de Dieu, à lui offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint et qui plaise à Dieu.  Ce sera là de votre part un culte raisonnable.  Ne vous laissez pas modeler par le monde actuel, mais laissez-vous transformer par le renouvellement de votre pensée, pour pouvoir discerner la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait.

 

Si nous comparons ces deux extraits de la Bible, l’un tiré de l’Ancien Testament, l’autre du Nouveau Testament, nous nous apercevons que l’auteur du psaume, le psalmiste, et Paul, apportent le même message : Dieu est Tout Puissant et Il libère.

 

Est-ce qu’on peut lui apporter quelque chose en retour en échange de cette libération ?  Qui lui a fait des dons pour devoir être payé de retour ?  Nous ne pouvons jamais mériter ou acheter sa Grâce, nous ne pouvons jamais en payer le prix qui lui est dû.  On ne peut pas davantage sonder ses pensées.  

 

Voilà d’ailleurs un autre thème qu’on retrouve tout au long de l’Ancien Testament.  Par exemple les paroles du prophète Esaïe, au chapitre 40, verset 13 

Qui donc a mesuré l’Esprit de l’Eternel ?  Qui a été son conseiller et qui son instructeur?  De qui Dieu a-t-il pris conseil pour se faire éclairer ?  Qui lui a enseigné la bonne voie ?  Qui lui a transmis le savoir et lui a fait connaître le chemin de l’intelligence ?  

 

On pourrait alors se demander:  Mais que me reste-t-il donc à faire ?  Est-ce que tout ce que Dieu attend de moi c’est de rester passif, jusqu’au retour promis du Christ ?  Pas du tout. Car le croyant est  bien appelé à apporter une offrande à Dieu.  Dans l’Ancien Testament c’était une libation, c’est-à-dire l’offrande d’une boisson donnée, comme le mentionne le psaume 116 J’élèverai la coupe du salut, et je m’adresserai à l’Eternel lui-même, et, devant tout son peuple, j’accomplirai les vœux que j’ai faits envers l’Eternel.  

 

Cette libation n’était pas une simple reconnaissance formelle de la dépendance du croyant envers Dieu.  Elle allait bien plus loin que cela : O Eternel, ne suis-je pas ton serviteur ?  Oh, oui, ton serviteur, le fils de ta servante.  Cela veut dire : Depuis ma naissance toute ma vie t’appartient, je dois t’obéir en toutes choses.  Les libations n’étaient que le signe symbolique d’une dépendance totale qui doit se manifester par une vie d’obéissance totale.  

 

A nouveau il nous faut souligner qu’il n’y a aucune différence essentielle entre ce que dit l’auteur du psaume 116 et ce qu’écrit Paul aux chrétiens de Rome. Notre vie tout entière appartient à Dieu et doit manifester cette appartenance.  

 

Il y a donc plus dans la vie d’un croyant que l’exercice du culte dominical, même si cet exercice constitue une partie très importante de notre religion, que nous exprimons avec les autres croyants.  Notre religion est exercée tout au long de la semaine, et non pas seulement le dimanche.

 

Et pourtant, quelque chose de fondamental s’est bien passé entre le psaume 116 et les paroles de Paul dans sa lettre aux Romains : il s’agit de l’offrande parfaite de Jésus-Christ sur la Croix de Golgotha.  

 

Mais qu’est-ce que ce sacrifice a changé exactement ?  

 

Il a rendu totalement explicite pour les croyants que l’offrande que nous devons apporter à Dieu c’est celle de notre vie toute entière :  

 

Je vous invite donc, frères, à cause de cette immense bonté de Dieu, à lui offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint et qui plaise à Dieu.  

 

Cela ne veut pas dire que dans l’Ancien Testament, avant la venue de Jésus-Christ sur terre, Dieu attendait moins que cela de ses enfants.  Et les vrais croyants le savaient fort bien.  Mais alors, où gît la différence ?  

 

Sur la Croix Jésus a donné pour nous son corps tout entier, sa vie toute entière.  La mort de Jésus met fin aux sacrifices d’animaux qui ne reviennent pas à la vie après avoir été mis à mort.  Raison pour laquelle dans l’Ancien Testament ces sacrifices devaient constamment être répétés. L’agneau, le bouc ou le taureau mis à mort ne ressuscitaient jamais.  

 

En contraste, la résurrection des morts de celui qui est l’Agneau parfait de Dieu démontre de manière éclatante que ceux qui sont greffés par la foi dans son corps, vivent avec lui et peuvent désormais se donner pleinement à Dieu comme offrandes.  

 

En la mort et la résurrection de Jésus-Christ, Dieu leur a parfaitement rendu la vie en mettant à mort leur nature de péché.  

 

Les croyants du temps de l’Ancien Testament ne pouvaient jamais dire : ma vie toute entière dépend de cet agneau, de ce bouc ou de ce taureau que je viens d’offrir, je suis désormais greffé dans sa vie et je vis de sa vie.  

 

Bien sûr, ils croyaient que les promesses de Dieu sont fiables et ils accomplissaient les sacrifices prescrits par la Loi de Moïse en plaçant entièrement leur confiance en Dieu.  

 

Ils comprenaient la nécessité de l’expiation de leurs fautes par le sang versé des sacrifices.  Mais ils attendaient quelque chose de bien meilleur qui devait encore venir : le sacrifice parfait qui mettrait fin à tous ces sacrifices provisoires et couvrirait de manière définitive tous leurs péchés.

 

Avec la résurrection de Jésus-Christ le nouvel Adam vit pour toujours, et les croyants avec lui, car ils sont indissociablement liés  à sa vie par le lien de l’Esprit Saint.  Dieu  fait de ses enfants des créatures nouvelles en Jésus-Christ, par le lien du Saint Esprit qui les unit à leur Sauveur.  Et c’est en fait le seul terrain sur lequel Paul se place pour appeler ses lecteurs à offrir leur vie entière comme sacrifice d’obéissance à Dieu.  

 

Je ne puis offrir mon corps tout entier comme sacrifice saint et agréable à Dieu que sur le fondement du corps du Christ qui a été brisé pour moi, et qui est ressuscité corporellement d’entre les morts.   

 

Ceux qui ne croient pas en sa résurrection physique, corporelle, ne peuvent pas non plus offrir leur corps comme offrande agréable à Dieu puisqu’ils ne sont pas greffés dans le corps vivant et incorruptible du nouvel Adam.  

 

Ces gens-là ne sont tout simplement pas de nouvelles créatures, même s’ils se disent chrétiens.  

 

C’est exactement pour la même raison qu’ils n’auront aucune part à la résurrection des morts et à la vie éternelle promise.

 

La religion qui découle de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ est la seule qui ait un sens véritable, qui ne nous abandonne pas à nos propres spéculations fumeuses ou à nos fantasmes, et qui soit en plus agréable à Dieu.  

 

Ici Paul utilise dans la langue grecque un mot (loghiken) qui signifie : raisonnable, plein de sens : Ce sera là de votre part un culte raisonnable. 

 

On pourrait aussi traduire : un culte véritablement spirituel.  

 

Car ne voyons-nous pas en effet autour de nous toutes sortes de cultes déraisonnables, déformés spirituellement, et mêmes complètement destructeurs ?  Des sectes, des déformations outrageuses du message de l’Ecriture Sainte et de son cœur qui est l’Evangile de Grâce en Jésus-Christ ?  On voit même parfois des manifestations démoniaques qui prétendent être la vraie religion, celle commandée par Dieu…  Jésus-Christ n’est pas au centre de tels cultes, en fait il en est totalement exclus et rejeté.  

 

Remarquez bien que Satan n’est pas contre la religion.  Il aime beaucoup la religion, au contraire, pour peu que cette religion suive ses propres motifs de rébellion et ses normes destructrices.  Or le monde est hélas rempli de tels cultes…

 

Je voudrais continuer avec vous notre méditation sur le passage de la lettre de Paul aux chrétiens de Rome qui parle d’offrir nos corps entiers en sacrifice vivant, saint et qui plaise à Dieu.

 

Voyons ensemble comment se distinguent la vie et les pensées de ceux qui ont été rachetés par le sang de Jésus-Christ et comment ils sont transformés dans leur être intérieur.  

 

La vie entière est religion, ou, si vous préférez, sacrée, car elle se déroule entièrement sous le regard de Celui qui l’a non seulement créée, mais aussi la recrée dans la vie de ceux qui, par la foi, sont greffés dans la nouvelle vie du Christ ressuscité.  

 

C’est ce dont nous avons parlé plus haut en nous fondant particulièrement sur un passage de la lettre de Paul aux chrétiens de Rome.  

 

Relisons ce passage à partir du verset 33 du chapitre 11, jusqu’au verset 2 du chapitre 12 : 

 

Combien profondes sont les richesses de Dieu, sa sagesse et sa science !  Nul ne peut sonder ses jugements.  Nul ne peut découvrir ses plans.  Car, « Qui a connu la pensée du Seigneur ?  Qui a été son conseiller ?  Qui lui a fait des dons pour devoir être payé de retour ? »  En effet, tout vient de lui, tout subsiste par lui et pour lui.  A lui soit la gloire à jamais !  Amen.  Je vous invite donc, frères, à cause de cette immense bonté de Dieu, à lui offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint et qui plaise à Dieu.  Ce sera là de votre part un culte raisonnable.  Ne vous laissez pas modeler par le monde actuel, mais laissez-vous transformer par le renouvellement de votre pensée, pour pouvoir discerner la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait.

 

La religion qui découle de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ est la seule qui ait un sens véritable, qui ne nous abandonne pas encore une fois s'il faut le répéter à nos propres spéculations fumeuses ou à nos fantasmes, et qui soit de plus agréable à Dieu.  

 

Ici Paul utilise dans la langue grecque un mot qui signifie : raisonnable, plein de sens : Ce sera là de votre part un culte raisonnable

 

On pourrait aussi traduire : un culte véritablement spirituel.  

 

Car ne voyons-nous pas en effet autour de nous toutes sortes de cultes déraisonnables, déformés spirituellement, et mêmes complètement destructeurs comme spécifié déjà un peu plus haut ?  

 

Or c’est justement le thème que Paul développe maintenant dans le passage que nous avons lu : le culte raisonnable et vrai qui est acceptable devant Dieu, se caractérise par une continuelle prise de distance vis-à-vis de toutes les tendances qui viennent du monde et ne reflètent pas l’Esprit du Christ tout en influençant notre propre esprit.  

 

En prenant nos distances de cette manière, nous apportons notre corps, notre vie toute entière comme offrande à Dieu, une offrande qui lui est agréable.  

 

Et c’est à n’en pas douter une des choses les difficiles à faire : comment donc puis-je échapper à l’influence du monde ?  

 

Je vis dans le monde, je ne suis pas un moine qui s’isole hors du monde et d’une société mauvaise.  

 

Tous les jours de ma vie j’entre en contact d’une manière ou d’une autre avec les nouvelles qui me viennent du monde, avec des articles de journaux, des livres, toutes sortes de films, de publicités, des chansons dont je n’approuve pas nécessairement les paroles, des images  qui me choquent ; je suis en contact avec des attitudes, des modes de vie qui apparaissent de plus en plus fréquemment dans la société et sont considérés comme acceptables alors qu’ils ne le sont pas au regard de ma foi.  

 

Comment puis-je vivre libre de tout ceci ?  

 

Il ne m’est pas possible de vivre avec une personnalité bipolaire dans ce monde.  

 

Bien souvent nous soupirons aussi : O Seigneur, quand aurai-je atteint un état de perfection  à cet égard ? 

 

Paul nous signifie que cette rupture est quelque chose qui a commencé mais qui n’est pas achevé.  

 

C’est un combat qui ne se conclut pas d’un seul coup car il a trait à la mise à mort de notre vieille nature, celle qui refuse encore d’être greffée en Jésus-Christ.  

 

A propos de cette mise à mort le catéchisme de Heidelberg déclare: C’est être affligé du fond du cœur à cause de ses péchés, les haïr et les fuir de plus en plus.  

 

Et la question-réponse qui suit immédiatement, dans ce beau catéchisme du temps de la Réforme, est la suivante : 

 

Qu’est-ce que la résurrection de l’homme nouveau ?  C’est se réjouir de tout cœur en Dieu par Jésus-Christ et mettre sa joie et son amour à vivre selon la volonté de Dieu, dans l’accomplissement de toutes œuvres bonnes.  

 

Alors, quand exactement atteindrons-nous la perfection dans cette offrande de notre vie entière à Dieu ? Seulement lorsque le Seigneur viendra reprendre notre corps ici-bas, au moment décidé par lui seul.  Alors seulement ce corps sera totalement soumis à sa volonté.  

 

La seule arme du chrétien durant ce combat est de savoir qu’il est greffé dans le corps du Christ, que son baptême est un sceau de cette greffe et que l’Esprit de Dieu a fait sa demeure en lui.    

 

Et il doit se souvenir des paroles de Paul : En effet, tout vient de lui, tout subsiste par lui et pour lui.

 

Il n’est dit nulle part dans la Bible que les croyants doivent s’isoler du monde.   

 

Au contraire, ils sont appelés à exercer un esprit de discernement spirituel sur tous les terrains de l’existence.  

 

C’est le même apôtre Paul qui écrit dans sa première lettre aux chrétiens de Thessalonique : Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon.  

 

Cela a trait à l’enseignement correct sur les prophéties, au plan de Dieu pour l’humanité, mais l’on doit bien comprendre que cet enseignement s’étend sur toutes les dimensions de notre existence, toutes les sphères de la vie.  

 

Aux chrétiens de Corinthe il écrit aussi dans la même veine (1 Corinthiens 2 :14-15) : 

 

Mais l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge.  L’homme spirituel au contraire, juge de tout, et il n’est lui-même jugé par personne.  

 

A propos de cet esprit de discernement spirituel, Paul peut écrire, dans sa seconde lettre aux Corinthiens (10 :4-5) : 

 

Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles, mais elles sont puissantes devant Dieu, pour renverser des forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance du Christ.  

 

Ce combat dont parle Paul n’est rien d’autre qu’un combat pour la promotion et le maintien de normes chrétiennes dans la civilisation.  

 

Ce qui est en effet un mandat gigantesque au milieu d’un monde qui ne veut pas en entendre parler.

 

La rupture progressive de nos pensées, de nos attitudes avec les modèles offerts par un monde incrédule qui refuse de se repentir, est opérée par une transformation, écrit l’apôtre Paul à ses lecteurs.

 

Nous connaissons le mot « métamorphose » qu’on utilise par exemple en sciences naturelles pour indiquer le passage de l’état de chenille à celui de papillon.  

 

Le mot grec employé par Paul est justement le verbe « metamorphousthe », qu’on pourrait traduire par : « soyez transformés, soyez métamorphosés ».  

 

Paul parle d’une transformation que nous n’initions pas nous-même, mais que nous laissons se produire en nous.  

 

Il faut que nous soyons réceptifs vis-à-vis de cette transformation, car elle fait pleinement partie de l’offrande totale de nos vies à Dieu.  

 

L’agent de cette transformation ce n’est donc pas nous, mais le Saint Esprit de Dieu qui travaille en nous.  

 

Et en quoi consiste cette transformation ?  Justement à rompre avec les modèles du monde en comprenant et en vivant de plus en plus profondément  la volonté de Dieu, sur tous les terrains de notre existence.  

 

Au fur et à mesure que notre greffe sur le corps spirituel de Jésus-Christ se confirme, au fur et à mesure que nos yeux se fixent sur lui et lui seul en tant que Médiateur, Sauveur et Roi, alors cette transformation prend place en nous.  

 

Elle renouvelle nos pensées : elle nous fait saisir la volonté parfaite de Dieu et la met en contraste aigu avec les modèles du monde qui nous sont journellement proposés comme étant les seuls viables et valables.  

 

Nous n’apprenons pas seulement à les distinguer, mais nous donnons notre plein assentiment à la volonté de Dieu dans notre vie, nous l’approuvons car nous voyons bien qu’elle est ce qu’il y a de mieux pour nous.  

 

Nous recevons aussi la force de dire « non » au monde et à ses voies tentantes.  

 

« Non », car il y a quelque chose de bien meilleur, et c’est de vivre en accord avec la volonté divine, ce qui est saint, parfait et qui lui plaît, quoi qu’en pense le monde.

 

Chaque fois qu’un croyant saisit la volonté du Seigneur dans une situation donnée, et cherche à s’y soumettre quel que soit le prix à payer, et quoi que le monde en pense, ce croyant manifeste la vie nouvelle que Dieu lui a donnée en Jésus-Christ : le Saint Esprit fait pousser en lui des fruits qui glorifient Dieu.  

 

Si nous ouvrons le catéchisme de Heidelberg à la section du 32e dimanche de l’année, nous y trouvons la question suivante : 

 

Puisque nous sommes délivrés de notre misère par la grâce du Christ, sans aucun mérite de notre part, pourquoi devons-nous faire des œuvres bonnes ?  

 

La réponse est la suivante : 

 

Parce que le Christ, après nous avoir rachetés par son sang, nous renouvelle aussi par son Saint Esprit à son image, afin que nous montrions à Dieu, par toute notre vie, notre reconnaissance pour ses bienfaits et qu’ainsi nous le glorifiions ; ensuite, afin que nous puissions aussi être nous-mêmes assurés de notre foi par les fruits qu’elle porte, et que par la sainteté de notre vie, nos prochains soient gagnés à Jésus-Christ.  

 

Ce que nous dit la dernière phrase de cette section c’est qu’une vie qui témoigne d’une conformité croissante avec la personne de Jésus-Christ est utilisée avec puissance par Dieu comme moyen d’évangélisation, pour gagner notre prochain à Christ.

 

A travers les œuvres bonnes que nous effectuons, d’autres personnes peuvent être attirées vers le  Dieu Sauveur.  

 

Nous-mêmes n’en serons peut-être pas toujours conscients, mais l’esprit de Dieu se servira de notre exemple modelé sur celui du Christ,  pour accomplir le plan de Dieu.  

 

Les voies de Dieu ne sont pas celles du monde.

 

Or tout croyant est appelé à se soumettre à ses voies saintes, en se laissant transformer intérieurement  par son Esprit afin de vivre selon sa volonté parfaite dans tous les aspects de l’existence humaine.  

 

Le tout en gardant toujours ces paroles de Paul à l’esprit : 

 

En effet, tout vient de lui, tout subsiste par lui et pour lui.  A lui soit la gloire à jamais !  Amen. 

 

 

 

Eric Kayayan Pasteur Protestant Réformé (Foi et Vie Réformées)

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

(Foi et Vie Réformées)

 

.

 

Bible
Croix Huguenote

 

 

.

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

Source :

Foi & Vie Réformées (Afrique)

Foi & Vie Réformées (France)

Croix Huguenote Foi et Vie Réformées

 

Partager cet article
Repost0
12 décembre 2021 7 12 /12 /décembre /2021 08:10
Sur la véritable gloire du Chrétien de Jacques Saurin (1677-1730)

Sur la véritable Gloire du Chrétien,

Sermon de Jacques Saurin

---


Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie,

si ce n’est en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ,

par qui le monde m’est crucifié, et moi au monde.

Galates VI, 14

 

Le Saint Esprit nous représentant, sous l’idée d’une mort et d’une crucifixion, notre renoncement au monde n’a pas seulement voulu nous marquer la nature et les degrés de cette disposition ; il a voulu aussi en marquer les difficultés.

 

Rarement meurt-on sans souffrir.

 

Les morts les plus douces sont pour l’ordinaire précédées de symptômes violents, que quelqu’un a appelé les messagers de la mort.

 

Ces messagers de la mort, ce sont des syncopes mortelles, ce sont des ardeurs brûlantes, ce sont des douleurs violentes, ce sont des tortures insupportables.

 

La crucifixion surtout était le supplice le plus violent que la justice des hommes, dirai-je ? ou leur barbarie eût jamais inventé.

 

L’imagination est effrayée, quand elle se représente un corps attaché à un poteau, suspendu par des clous, entraîné par son propre poids, dont le sang est versé goutte à goutte, et n’expirant qu’à force de souffrir.

 

Cette effrayante image est-elle outrée pour représenter les peines, les combats, les sacrifices auxquels un chrétien est appelé, et qu’il ne peut se dispenser de subir, avant que de parvenir à ce bienheureux état où la grâce avait donné à notre Apôtre d’arriver, lorsqu’il disait dans les paroles de mon texte :

 

Le monde m’est crucifié, et je suis crucifié au monde.

 

Représentez-vous un chrétien, représentez-vous un homme encore novice dans l’école de Jésus-Christ, appelé tantôt à combattre des penchants qu’il a apportés au monde ; tantôt, à déraciner une habitude qui est devenue en lui une seconde nature ; tantôt, à résister au torrent de l’exemple et de la coutume ; tantôt à mortifier une passion dominante qui l’occupe, qui le possède, qui l’entraîne ; tantôt à quitter le lieu de sa naissance comme Abraham, à marcher sans savoir où il va ; tantôt à immoler un fils unique, comme ce Patriarche ; à s’arracher dans un lit de mort à des amis, à une épouse, à un enfant qu’il aime à l’égal de lui-même ; et tout cela, parce que c’est Dieu qui le veut ; et tout cela, avec cette soumission qui faisait dire à Jésus-Christ, le chef et le consommateur de la foi du chrétien, son rédempteur et son modèle :

 

Non point ce que je veux, mais ce que tu veux (Matthieu 26 :19) !

 

O croix de mon Sauveur, que vous êtes pesante, quand vous êtes imposée à des hommes qui n’ont pas encore porté l’amour pour lui à ce degré, qui rend toutes choses aisées à celui qui l’aime !

 

O sentier de la vertu qui paraissez uni à ceux qui y marchent, que le chemin qui nous conduit à vous est raboteux !

 

O joug de Jésus-Christ si aisé, fardeau léger à celui qui a accoutumé de vous porter, que vous êtes difficile à ceux qui veulent essayer leurs forces !

 

Aussi, vous le voyez, mes frères, dans le style de l’Écriture, renoncer au monde de la cupidité, c’est offrir son corps en sacrifice :

 

Je vous exhorte par les compassions de Dieu que vous présentiez vos corps en sacrifice (Romains 12 :1).

 

C’est se couper son bras, c’est s’arracher un œil (Matthieu 5 :29-30), c’est renoncer à soi-même, c’est charger sa croix : car si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à soi-même, qu’il charge sa croix (Matthieu16 :24).

 

C’est être crucifié avec Jésus-Christ, car je suis crucifié avec Jésus-Christ (Galates 2 :20) et dans notre texte : le monde m’est crucifié et je suis crucifié au monde.

 

Mon Dieu qu’il en coûte pour être chrétien !

 

Mais cette disposition, de quelque amertume qu’elle soit accompagnée, constitue pourtant la véritable gloire ; c’est le second article qu’il faut éclaircir.

 

Nous consentons de mettre ici en opposition le héros du siècle avec le héros chrétien.

 

Nous nous engageons à prouver que ce dernier l’emporte infiniment sur l’autre.

 

De quelles sources le héros du siècle prétend-il tirer sa gloire ?

 

Quelquefois de la grandeur du maître auquel il s’est dévoué.

 

On se félicite de contribuer à la gloire de ces hommes qui sont élevés au-dessus du reste du genre humain, d’être l’appui de leur trône, et d’affermir leur couronne.

 

Le maître au service duquel le chrétien se dévoue, c’est le roi des rois : c’est celui devant lequel tous les rois de la terre ne sont que comme une goutte d’eau pendant à un seau, et comme la menue poussière qui s’arrache d’une balance (Ésaïe 40 :15) : c’est celui par l’autorité duquel les rois règnent, et les princes administrent la justice (Proverbes 8 :15).

 

Il est vrai que la grandeur de cet être adorable* (*Digne d'adoration) le met au-dessus de tous nos services.

 

Il est vrai que son trône est stable à toujours, et que toutes les créatures réunies seraient incapables de l’ébranler.

 

Mais si le chrétien ne peut pas contribuer à la gloire d’un si grand maître, il la publie, il confond ceux qui l’outragent, il la fait connaître par toute la terre.

 

Quelquefois le héros du siècle tire sa gloire de la haine qu’il porte à l’ennemi auquel il livre la guerre.

 

Quel ennemi plus odieux pourrions-nous avoir, que le monde ?

 

C’est lui qui nous dégrade de notre grandeur naturelle ; c’est lui qui efface de notre âme ces traits que la divinité y avait elle-même gravés ; c’est lui qui nous fait perdre les prétentions que nous avions à une éternité bienheureuse.

 

Quelquefois le héros du siècle tire sa gloire de la noblesse de ceux qui ont marché devant lui dans la même carrière.

 

Il est glorieux, dans le monde, de succéder à ces hommes qui ont rempli l’univers de leur nom, qui ont fait marcher la terreur devant eux, et qui se sont signalés par des actions au-dessus de l’homme.

 

Le chrétien a été précédé, dans sa carrière, par les Patriarches, par les Prophètes, par les Apôtres, par les martyrs, par ces foules de rachetés de toutes les nations, de tous les peuples, de toutes les langues (Apocalypse 5 :9).

 

Ces saints hommes ont été appelés à livrer la guerre au péché, comme nous à vaincre nos passions ; à former au-dedans d’eux, comme nous, la piété, la charité, la patience, toutes les vertus.

 

Le chrétien a été précédé, dans sa carrière, par Jésus-Christ lui-même, le chef et le consommateur de la foi.

 

Nous donc, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetant tout fardeau, et le péché qui nous environne si aisément, poursuivons constamment la course qui nous est proposée. Regardant à Jésus, le chef et le consommateur de la foi ; qui au lieu de la joie qui lui était proposée, a souffert la croix, ayant méprisé la honte (Hébreux 12 : 1-2).

 

Quelquefois le héros du siècle tire sa gloire de la grandeur des exploits.

 

Mais qui en opère de plus grands que le chrétien ?

 

S’affranchir du préjugé, mépriser le jugement des hommes, résister à la chair et au sang, vaincre les passions, affronter la mort, souffrir le martyre, être inébranlable sous les débris du monde croulant, et savoir s’appliquer au milieu du bouleversement universel des créatures, ces belles promesses : Quand les montagnes crouleraient, quand les coteaux se renverseraient ! ma gratuité ne se départira point de toi, l’alliance de ma paix ne bougera point (Ésaïe 54 :10).

 

Voilà les exploits du chrétien.

 

Quelquefois le héros du siècle tire sa gloire des avantages qu’il procure aux autres, des biens qu’il fait à sa patrie, des forçats qu’il délivre de leurs chaînes, des monstres dont il purge la terre.

 

Qui est, à cet égard, plus utile à la société que le chrétien ? Il en est le rempart, il en est la lumière, il en est le modèle.

 

Quelquefois le héros du siècle tire sa gloire des acclamations qu’excite son héroïsme, et de la magnificence de la couronne qui lui est préparée.

 

Mais d’où partent les acclamations qui l’enflent ?

 

Est-ce à des âmes vénales, à des courtisans, à des panégyristes à gages ; est-ce à des gens de cet ordre à applaudir, et à louer ?

 

Ont-ils seulement l’idée de la véritable gloire ? Porte, porte tes méditations, chrétien, jusqu’à la grandeur de l’être suprême !

 

Pense à cette intelligence adorable qui réunit dans son essence tout ce qu’il y a de grand !

 

Contemple la divinité entourée d’anges, d’archanges, de chérubins, de séraphins ! Ecoute les concerts que ces bienheureux esprits entonnent à sa gloire ! Vois-les pénétrés, ravis, transportés des beautés divines ; employant l’éternité à les exalter, et s’écriant jour et nuit :

 

Saint, Saint, est l’Éternel des armées ! Tout ce qui est en toute la terre est sa gloire ! Amen (Ésaïe 6 :3).

 

Louange, gloire, action de grâce, honneur, puissance soit à notre Dieu aux siècles des siècles ! Amen (Apocalypse 7 :12).

 

Que tes œuvres sont grandes et magnifiques, ô Seigneur notre Dieu tout-puissant ! Tes voies sont justes et véritables ! Roi des Saints, qui ne craindrait qui ne glorifierait ton nom (Apocalypse 15 :3-4).

 

Cet être si digne de louange et si dignement loué, c’est celui qui prépare les acclamations aux vainqueurs du monde.

 

Oui, athlète chrétien ! Après que tu auras été la balayure et la raclure de ce monde (1 Corinthiens 4 :13) ; après que tu auras mortifié, martyrisé, crucifié cette chair ; après que tu auras porté cette croix qui était autrefois scandale aux Juifs et folie aux Grecs, et qui est encore aujourd’hui folie et scandale à ceux qui devraient mettre toute leur gloire à la porter ; tu seras appelé en la présence des hommes et des anges !

 

Ce grand Dieu te démêlera dans la foule, et il t’adressera cette voix :

 

Cela va bien, bon serviteur et fidèle (Matthieu 25 :21).

 

Il accomplira la promesse qu’il fait encore aujourd’hui à tous ceux qui combattent sous les étendards de la croix :

 

Celui qui vaincra, je le ferai seoir* (asseoir) sur mon trône (Apocalypse 3 :21).

 

Ah ! gloire du héros du siècle, éloges profanes, inscriptions fastueuses, trophées superbes, diadèmes plus propres à amuser des enfants qu’à occuper des hommes raisonnables !

 

Qu’avez-vous de comparable aux acclamations et aux couronnes qui attendent le héros chrétien ?

(…)

Si nous regardons cette croix par rapport à son harmonie avec toute la contradiction que Jésus-Christ a éprouvé sur la terre ; elle nous porte à nous mettre dans les dispositions de Saint Paul, et à pouvoir dire comme lui :

 

Le monde m’est crucifié, et je suis crucifié au monde.

 

Notre grand maître finit par la croix une vie passée dans le mépris, dans l’indigence, dans le détachement des sens, dans la faim, dans la soif, dans le travail, dans la mortification ; siérait-il à un chrétien de s’endormir dans les bras de l’indolence, de se livrer aux plaisirs, de se laisser enchanter par les charmes de la volupté, de ne respirer que l’aise, que les commodités, que le repos, que l’abondance ?

 

Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite, que le serviteur n’est pas plus grand que son maître (Jean 15 :18-20).

 

Si nous regardons cette croix par rapport au sacrifice qui y est offert à la justice divine, elle nous porte à nous mettre dans la disposition de Saint Paul, et à pouvoir dire comme lui :

 

Le monde m’est crucifié et je suis crucifié au monde.

 

Cette vie mondaine, ces dissipations, ces rébellions aux ordres du ciel ; en un mot cette cupidité qui fait nos délices, à quoi aboutit-elle ?

 

Voyez les carreaux * (foudre et tonnerre, par analogie avec les flèches des arbalètes appelées "carreaux") qu’elle attire sur la tête de ceux qui s’y livrent.

 

Jésus-Christ était parfaitement exempt de péché, mais il s’était chargé des nôtres, il les a portés sur le bois (1 Pierre 2 :24) et c’est pour cela qu’il a subi sur ce bois infâme tous les tourments sous lesquels sa divinité et son innocence l’ont empêché de succomber.

 

Voilà ce qui t’attend pécheur !

 

Oui, si tu n’es pas crucifié avec Jésus-Christ par la foi, tu le seras par la justice divine !

 

Et alors tous les carreaux de la justice divine fondront sur ta tête, comme ils fondirent sur la sienne !

 

Alors tu seras livré, dans un lit de mort, aux combats auxquels il fut livré dans Gethsémané ! Tu frémiras à l’idée des supplices que la vengeance divine te prépare ! Tu sueras comme des grumeaux de sang, quand tu porteras ta pensée sur le trône de justice, devant lequel tu vas être traîné ! Bien plus : alors tu seras condamné à compenser, par la longueur de ton supplice, ce que ta faiblesse te rend incapable de supporter de son poids !

 

Les siècles accumulés ne mettront point de bornes à tes tourments ! Tu seras maudit de Dieu dans l’éternité, comme Jésus-Christ le fut dans son temps ! Et cette croix que tu auras refusé de porter dans le temps, tu la porteras dans l’éternité !

 

Si nous regardons la croix de Christ, par rapport à l’atrocité de ceux qui méprisent un sacrifice si auguste, elle nous porte à revêtir les dispositions de Saint Paul, et à nous mettre en état de pouvoir dire comme lui :

 

Le monde m’est crucifié, et je suis crucifié au monde.

 

L’image que je voudrais vous tracer ici, est encore de Saint Paul. Cet apôtre nous dépeint la cupidité comme un mépris de la croix de Christ et comme un renouvellement de son supplice.

 

L’idée de la punition d’un tel crime l’absorbe et le confond ; il ne trouve point de couleurs assez vives pour le dépeindre ; et il se contente de dire, après avoir parlé des châtiments infligés à ceux qui avaient enfreint la loi de Moïse :

 

De combien pires tourments pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le fils de Dieu ; et tenu pour une chose profane le sang de l’alliance, par lequel il avait été sacrifié ! (Hébreux 10 :29)

 

Voilà ta sentence, pécheur ! La voix du sang du Fils de Dieu criera de la terre au ciel, vengeance contre toi ; Dieu te demandera compte, un jour, du sang d’un Fils qui lui est si cher.

 

Il te dira, comme Saint Pierre dit à ceux qui l’avaient versé :

 

Tu as renié le saint et le juste, tu as mis à mort le prince de la vie (Actes 3 :14-15).

 

Il te poursuivra de ses fléaux comme si tu avais répandu ce sang, et comme il a poursuivi ceux qui l’ont réellement répandu.

 

Mais pressons des motifs plus doux, et plus sortables* (convenables) à la dignité des rachetés de l’Éternel.

Si nous regardons la croix de Christ par rapport aux preuves qu’il nous y donne de sa charité, pouvons-nous trouver quelque chose de trop pénible dans les sacrifices qu’il demande de nous ?

 

Pouvons-nous trop faire pour un Jésus qui a tant fait pour nous ?

 

Quand votre cœur se révolte contre la morale de l’Évangile, quand vous êtes tentés de dire : Cette parole est rude, qui la peut ouïr (Jean 6 :60) ?

 

Quand la porte du ciel vous apparaît trop étroite, quand la chair vous exagère les difficultés du salut ; quand il vous semble que nous venons vous arracher le cœur, lorsque nous vous demandons de modérer la fougue de votre tempérament, de résister au torrent de votre cupidité, de donner quelque portion de votre bien aux pauvres, d’immoler une Dalila et une Drusille* (Voir Actes 24:24: Drusille, fille d’Hérode Agrippa I (cf Actes 12) avait déserté son premier mari, le roi d’Émèse qu’elle avait épousé à l’âge de 15 ans, pour le gouverneur Félix, un an après son mariage.) ; suivez votre Sauveur jusqu’au calvaire ; voyez-le traversant le torrent de Cédron, arrivant sur le funeste mont où il devait consommer son sacrifice ; voyez ce concours de maux qui le réduisent à s’écrier :

 

Mon Dieu, mon Dieu ! Pourquoi m’as-tu abandonné ! (Matthieu 27 :46)

 

Si vous le pouvez, tenez contre ces objets !

[p. 78]
Si nous envisageons la croix par rapport aux preuves qu’elle nous fournit en faveur de la doctrine de celui qui y a fini sa vie, elle nous porte à revêtir les sentiments de Saint Paul. Il est naturel, je l’avoue, que des êtres raisonnables, de qui l’on exige de si grands sacrifices que ceux que la religion vous demande, veuillent s’assurer de la vérité de cette religion.

 

On ne saurait prendre trop de précautions, lorsqu’il est question d’immoler des victimes si chères.

 

Le moindre doute sur cette question est capital. Mais cet article est-il susceptible du moindre doute ?

 

Jésus-Christ a scellé de son sang la doctrine qu’il a prêchée ; il a été non seulement le héros de la religion que nous vous prêchons, mais il en a été le martyr. SI nous regardons cette croix, par rapport aux forces nécessaires pour nous former aux sentiments de Saint Paul, elle nous presse encore de les revêtir.

 

Elle nous assure, de la part de Dieu, tous les secours dont nous avons besoin pour nous soutenir dans les combats auxquels elle nous appelle. Elle fonde ce raisonnement le plus juste, le plus concluant qu’aucune intelligence ait jamais formé.

 

Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Lui qui n’a point épargné son propre fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnerait-il point toutes choses avec lui ? (Romains 7 :30-31)


Et pour finir ce discours, par les images que nous tracions en le commençant, si nous regardons cette croix par rapport aux gloires qui l’ont suivie, elle nous presse encore de revêtir les sentiments de Paul.

 

L’idée de cette gloire soutint Jésus-Christ dans ce que son sacrifice eut de plus pénible. A la veille de le consommer, il dit à son père,

 

Père ! L’heure est venue, glorifie ton fils, afin qu’il te glorifie (Jean 12 :23, 28).

 

Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi, toi, père ! envers toi-même, de la gloire que j’ai eue par devers toi avant que le monde fût (Jean 17 : 1, 5).

 

Cette espérance ne fut point trompée. Le combat fut long, il fut rude ; mais il finit ; mais des messagers célestes vinrent le recevoir, au sortir de son tombeau ; mais une nuée vint l’enlever à la terre ; mais les portes du ciel s’ouvrirent à la voix de l’Église triomphante qui honorait son triomphe, et qui s’écriait dans le moment de son exaltation :

 

Portes, élevez vos linteaux ! Huis éternel, haussez-vous ! (Psaume 24, 7, 9).


Chrétiens, arrêtons nos regards sur cet objet. Souffrir avec Jésus-Christ, c’est s’assurer de régner avec lui. Nous ne vous déguisons point les peines qui vous attendent, dans la carrière que nous vous avons ouverte.

 

Il est dur de se refuser tout ce qui flatte, tout ce qui plaît, tout ce qui enchante.

 

Il est dur d’entendre toujours parler de difficultés à surmonter, d’ennemis à combattre, de croix à porter, de crucifixion à subir.

 

Il est dur de se mortifier, tandis que les gens du monde se réjouissent ; tandis qu’ils raffinent sur les plaisirs ; tandis qu’ils sont ingénieux à se procurer de nouveaux amusements ; tandis qu’ils distillent leur cerveau pour diversifier leur joie ; tandis qu’ils consument leur vie en jeux, en fêtes, en festins, en spectacles.

 

Le combat est long, il est violent, je l’avoue ; mais il finit, mais votre croix sera suivie des mêmes pompes que celles de Jésus-Christ : 

 

Père, L’heure est venue, glorifie ton fils.

 

Mais vous, en expirant sur votre croix, vous remettrez votre âme à votre Dieu comme il lui remit la sienne, et vous mourrez en disant :

 

Père, je remets mon esprit entre tes mains (Luc 23 :46).

 

Mais les anges viendront recevoir cette âme, pour la porter dans le sein de Dieu ; et après s’être réjouis de votre conversion, ils se réjouiront de votre béatitude, comme ils se réjouirent de la sienne. Mais dans le grand jour du rétablissement de toutes choses, vous serez portés sur les nuées au ciel, comme Jésus-Christ ; vous serez exaltés, comme lui, par-dessus tous les cieux ; et vous prendrez, comme lui, séance sur le trône de la majesté de Dieu.


C’est ainsi que la croix de Christ nous forme aux sentiments de notre apôtre ; c’est ainsi qu’elle fait que le monde nous est crucifié, et que nous sommes crucifiés au monde : C’est ainsi qu’elle nous conduit à la véritable gloire.

 

O glorieuse croix ! Tu seras toujours l’objet de ma méditation et de mes études !

 

Je ne veux me proposer de savoir que Jésus-Christ crucifié !

 

A Dieu ne plaise que je me glorifie, si ce n’est en la croix de Jésus-Christ, par qui le monde m’est crucifié, et moi au monde !

 

Dieu nous en fasse la grâce.


Amen.

Jacques Saurin

Jacques Saurin,

Pasteur Protestant Réformé

Bible (133)

Croix Huguenote

 

 

.

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

.

 

Source : Avec les remerciements à Eric Kayayan, Pasteur et Responsable de Foi & Vie Réformées

(Pges 64 /78 sermon Jacques Saurin)

 

Foi et Vie Réformées
Partager cet article
Repost0

Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

par theme

 

Google-Translate-English to French  drapeau-israel.gif   Traduire français en ItalianTraduire français en SpanishGoogle-Translate-English to Japanese BETA Traduire français en Arabic Traduire français en PortugueseTraduire français en Arabic Traduire français en Czech Traduire français en danish  Traduire français en Finnish Traduire français en German Traduire français en Greek Traduire français en Hindi  Traduire français en Korean BETAGoogle-Translate-Chinese (Simplified) BETA Traduire français en Croatian Traduire français en NorwegianTraduire français en Arabic Traduire français en Polish  Traduire français en Romanian Traduire français en Russian Traduire français en Russian BETA   Traduire français en SwedishTraduire français en Dutch