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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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  Ouvrez votre maison

à l'homme sans asile.

Soyez heureux de partager ;

ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

B. M.

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12 novembre 2021 5 12 /11 /novembre /2021 19:18
Ma foi a trouvé un lieu de repos (my faith has found a resting place)

Son palais n'est que douceur, et toute sa personne est pleine de charme. Tel est mon bien-aimé, tel est mon ami.

Cantique des cantiques 5:16

Ma foi a trouvé un lieu de repos (Chant Presbytérien d'Eliza Edmunds Hewitt (1851-1920) )

Ma foi a trouvé un lieu de repos

(My faith has found a resting place)

 

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Ma foi a trouvé un lieu de repos, 

de la culpabilité mon âme est libérée ;

j'ai confiance en Celui qui est toujours vivant, 

ses blessures pour moi plaideront. 

Je n'ai besoin d'aucun autre argument, 

je n'ai besoin d'aucun autre plaidoyer, 

il suffit que Jésus soit mort, et qu'il soit mort pour moi. 

Assez pour moi que Jésus sauve, 

cela met fin à ma peur et mon doute ; 

une âme pécheresse,  je viens à lui, il ne me chassera jamais. 

Je n'ai besoin d'aucun autre argument, 

je n'ai besoin d'aucun autre plaidoyer, 

il suffit que Jésus soit mort, et qu'il soit mort pour moi. 

Mon cœur s'appuie sur la Parole, la Parole écrite de Dieu, 

salut par le nom de mon Sauveur, salut par son sang. 

Je n'ai besoin d'aucun autre argument, 

je n'ai besoin d'aucun autre plaidoyer, 

il suffit que Jésus soit mort, et qu'il soit mort pour moi. 

Mon grand Médecin guérit les malades, 

les perdus qu'il est venu sauver ; 

pour moi son sang précieux il a versé, 

pour moi sa vie il a donné. 

Je n'ai besoin d'aucun autre argument, 

je n'ai besoin d'aucun autre plaidoyer, 

il suffit que Jésus soit mort, et qu'il soit mort pour moi.

 

 

Eliza Edmunds Hewitt Chrétienne Presbytérienne

Eliza Edmunds Hewitt

 

 

 

 

 

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Bible Protestante
Croix Protestante

 

Ps : elle fut membre de l' Église presbytérienne Calvin à Philadelphie. Auteur de nombreux poèmes et de chants, elle écrivit parmi bien d'autres celui bien connu notamment en France : Non jamais tout seul, Jésus mon Sauveur me garde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La source même des endroits n'engagent pas sur certains domaines Refuge Protestant du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction

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7 novembre 2021 7 07 /11 /novembre /2021 18:54
L’assurance de la miséricorde de Dieu en Jésus-Christ fondement de toute consolation par Pierre du Moulin

L’assurance de la Miséricorde de Dieu en Jésus-Christ, 

fondement de toute consolation

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Ce qui doit le plus vous consoler,

et fortifier de courage et de patience,

c’est l’assurance qu’il vous faut toujours prendre,

que Dieu pour l’amour de son Fils bien-aimé

Jésus-Christ notre Seigneur,

vous a embrassé en son amour et sa bienveillance gratuite,

vous a pardonné vos offenses,

vous a adopté et reçu au nombre de ses enfants,

pour vous rendre héritier du royaume des cieux,

en vertu de l’acquisition que Jésus-Christ

vous a faite par le mérite de sa mort.

Une telle assurance vous rendra toujours certain,

que rien ne pourra vous arriver,

soit dans la vie, soit dans la mort,

qui ne vous soit faveur et bénédiction de votre Père céleste,

et qui par conséquent ne vous soit aide et moyen,

ordonné par sa sage providence,

pour vous avancer et conduire à la vie bienheureuse.

 

 

Pierre du Moulin (1568-1658)

Pasteur Pierre Du Moulin,

 

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Croix Protestante

 

 

 

 

 

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Source : Pensées Huguenotes 365

Pensées 365

 

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8 juillet 2021 4 08 /07 /juillet /2021 17:00
Jésus rassemble ! Quelles surprises ! (Matthieu 10.1-15)

« Jésus rassemble ! Quelles surprises !  »

(Matthieu 10.1-15)

 

par Jean Zoellner

De l'Église réformée St-Marc

(Québec)

 

Eglise Réformée St-Marc (Québec)

 

Jésus envoie ses apôtres annoncer sa venue et rassembler à Lui des gens malades et amochés.

 

Un début si humble ! Mais, quelles surprises en route !

 

Or, Jésus se sert toujours de vous, des gens aussi ordinaires et brisés, pour annoncer sa venue.

 

Il pardonne, transforme et rassemble à Lui de façon aussi surprenante !

 

 

Puis, ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité. 

 

Voici les noms des douze apôtres.

 

Le premier, Simon appelé Pierre, et André, son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère ; Philippe, et Barthélemy ; Thomas, et Matthieu, le publicain ; Jacques, fils d'Alphée, et Thaddée ; Simon le Cananite, et Judas l'Iscariot, celui qui livra Jésus. 

 

Tels sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes :

 

N'allez pas vers les païens, et n'entrez pas dans les villes des Samaritains ; allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. 

 

Allez, prêchez, et dites :

 

Le royaume des cieux est proche. 

 

Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons.

 

Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. 

 

Ne prenez ni or, ni argent, ni monnaie, dans vos ceintures ; ni sac pour le voyage, ni deux tuniques, ni souliers, ni bâton ; car l'ouvrier mérite sa nourriture. 

 

Dans quelque ville ou village que vous entriez, informez-vous s'il s'y trouve quelque homme digne de vous recevoir ; et demeurez chez lui jusqu'à ce que vous partiez. 

 

En entrant dans la maison, saluez-la ; et, si la maison en est digne, que votre paix vienne sur elle ; mais si elle n'en est pas digne, que votre paix retourne à vous. 

 

Lorsqu'on ne vous recevra pas et qu'on n'écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds. 

 

Je vous le dis en vérité :

 

au jour du jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins rigoureusement que cette ville-là.

 

(Matthieu 10.1-15)

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Eglise Réformée St Marc Québec

 

 

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Eglise Réformée St Marc Québec
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8 juillet 2021 4 08 /07 /juillet /2021 00:08
Le chemin raboteux du pèlerin (Psaume 120)

« Le chemin raboteux du pèlerin  »

(Psaume 120)

par Marc Drouin

de l'Église réformée St-Marc (Québec)

 

Croix huguenote ​​​​​​​

Dans ma détresse, c'est à l'Eternel que je crie, et il m'exauce. Eternel, délivre mon âme de la lèvre mensongère, de la langue trompeuse ! Que te donne, que te rapporte une langue trompeuse ? Les traits aigus du guerrier, avec les charbons ardents du genêt. Malheureux que je suis de séjourner à Méschec, d'habiter parmi les tentes de Kédar ! Assez longtemps mon âme a demeuré auprès de ceux qui haïssent la paix. Je suis pour la paix; mais dès que je parle, Ils sont pour la guerre.

Cantique des degrés (Psaume 120)

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Eglise Réformée St Marc Québec

 

 

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Eglise Réformée St Marc Québec
ressources chrétiennes

 

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4 juillet 2021 7 04 /07 /juillet /2021 17:55
La prière de Jésus pour nous donner la vie éternelle - Jean 17: 1-5

La prière de Jésus pour nous donner la vie éternelle

Jean 17: 1-5

Par Paulin Bédard

de l'Église Réformée de Beauce (Québec)

Après avoir ainsi parlé, Jésus leva les yeux au ciel, et dit :

Père, l'heure est venue ! Glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie, selon que tu lui as donné pouvoir sur toute chair, afin qu'il accorde la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Je t'ai glorifié sur la terre, j'ai achevé l'œuvre que tu m'as donnée à faire. Et maintenant toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j'avais auprès de toi avant que le monde fût.

Croix huguenote

 

Eglise Réformée de Beauce (Québec)

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Croix huguenote

 

ressources chrétiennes

 

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4 juillet 2021 7 04 /07 /juillet /2021 17:00
De I'avenir je ne sais rien d'avance, mais sans effroi, pas à pas, je m'avance puisqu'en Mon Dieu je mets ma confiance, II me conduit et Son Regard me suit

Hormis pour certains au sein de l'armée du salut ou des maisons d'assemblées de frères, qui n'a entendu un jour ces deux auteurs que sont les capitaines Roth et dont les chants d'une simplicité loin, très loin d'un émotionnel exacerbé et passager ont pu encourager, réconforter, soulager et sécher des larmes pour nombres de Chrétiens dans les difficultés et épreuves diverses ?

 

Placer sa foi en Christ et se confier en Lui en toutes circonstances, c'est cette assurance certaine auquel chaque élu peut se placer. 

De I'avenir je ne sais rien d'avance, mais sans effroi, pas à pas, je m'avance puisqu'en Mon Dieu je mets ma confiance, II me conduit et Son Regard me suit

"Ne crains rien, car je suis avec toi. Ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu. Je te fortifie, je viens à ton secours, je te soutiens de ma droite triomphante. "

Esaïe 41.10

1.

 

Sur cette Terre où Dieu veut que j'habite

Au jour d'orage en son cœur je m'abrite

Et son amour ne m'abandonne pas

 


Refrain

 

De I'avenir je ne sais rien d'avance

Mais sans effroi, pas à pas, je m'avance

Puisqu'en mon Dieu je mets ma confiance

II me conduit et son regard me suit

 


2.

 

Quand sur ma route un obstacle se dresse

Quand je me blesse au caillou du chemin

Sans hésiter à mon Dieu je m'adresse

II prend alors ma main faible en sa main

 

 

Refrain

 

De I'avenir je ne sais rien d'avance

Mais sans effroi, pas à pas, je m'avance

Puisqu'en mon Dieu je mets ma confiance

II me conduit et son regard me suit

 


3.

 

Quand finira le chemin de ma vie

Quand j'atteindrai le rivage éternel

Dieu m'ouvrira dans sa grâce infinie

Tous les sentiers de la gloire du ciel

 

 

Refrain

 

De I'avenir je ne sais rien d'avance

Mais sans effroi, pas à pas, je m'avance

Puisqu'en mon Dieu je mets ma confiance

II me conduit et son regard me suit

 

De I'avenir je ne sais rien d'avance, mais sans effroi, pas à pas, je m'avance puisqu'en Mon Dieu je mets ma confiance, II me conduit et Son Regard me suit

Prière

 

Seigneur, parfois quand je regarde le monde qui m'entoure, mes soucis et autres, je me sens terriblement accablé par l'anxiété et mes pensées commencent à tourner en boucle.

 

Oh Mon Dieu, aide-moi s'il Te plaît. 

 

Tes Pensées sont plus élevées que mes pensées, et Ta Manière de faire est bien Meilleure que la mienne. 

 

Tu Donnes de l'espoir aux désespérés et de la force aux faibles.

 

Toi Seul peux renouveler mon intelligence et me rappeler Ton Appel qui est ma destinée.

 

Une fois de plus, aide-moi aujourd'hui à déposer à Tes Pieds chaque pensée qui voudrait me rendre captive.

 

Rappelle-moi que Tu es avec moi et que Tu Continues à m'instruire et me conduire.

 

Conseille-moi pendant que je médite Ta Parole et aide-moi à T'être obéissant et appliquer Tes Vérités dans ma vie.

 

Donne-moi la force dont j'ai besoin pour faire ce qui est juste et droit à Tes Yeux, et aide-moi à Te Suivre par Ta Grâce sachant que Tu nous l'as promis de ne jamais nous abandonner, étant désormais Ton Enfant racheté par le sang précieux de Jésus Ton Fils. 

 

Amen,

 

De même aussi l'Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu'il nous convient de demander dans nos prières. Mais l'Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l'Esprit, parce que c'est selon Dieu qu'il intercède en faveur des saints. Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein.

Romains 8:26-28

 
Bible
huguenot Cross

 

 

 

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La source même des endroits n'engagent pas sur certains domaines Refuge Protestant du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction.

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23 juin 2021 3 23 /06 /juin /2021 18:35
La transmission fidèle de l'Evangile

Par quelle voie, par quels instruments l’Évangile est-il fidèlement transmis depuis deux mille ans ?  Une telle transmission est-elle seulement possible, ou bien n’est-elle qu’un leurre, une vue de l’esprit, quelque chose qui ne s’est en fait jamais réalisé mais aurait été (et serait toujours) fantasmé par les générations suivantes ?

La question s’est posée dès le début de l’ère chrétienne à ceux qui proclamaient la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, notamment Paul de Tarse, l’auteur de treize lettres comprises dans le Nouveau Testament, reçues et acceptées par les Églises chrétiennes comme détenant une autorité apostolique authentique, en tant que mandatée et certifiée par celui qui se trouve au centre de l’Évangile, Jésus-Christ lui-même. Cette autorité apostolique, contestée par certains du temps du vivant de Paul, mais rapidement établie par l’ensemble de la chrétienté d’alors, ne pouvait aucunement dépendre de mesures coercitives ou d’un complot quelconque. C’est la nature du message proclamé et son fondement qui l’ont établie. En tant qu’homme, Paul termina sa carrière d’apôtre exécuté sous l’empereur Néron en raison de sa foi en Jésus-Christ comme Seigneur (kurios).

Dans sa seconde lettre à Timothée, rédigée peu avant cette exécution, Paul parle justement de la transmission de l’Évangile qui lui a été confié (ainsi qu’aux autres apôtres du Christ) et il en définit les modalités. Les versets 1 à 13 du second chapitre de cette lettre, cités ici, serviront à préciser ces modalités en cinq points centraux (citation à partir de la version Segond révisée, « La Colombe ») :

Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est en Christ-Jésus. Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres.  Souffre avec moi comme un bon soldat du Christ-Jésus.  Il n’est pas de soldat en campagne qui s’embarrasse des affaires de la vie, s’il veut plaire à celui qui l’a enrôlé, et l’athlète n’est pas couronné, s’il n’a combattu suivant les règles.  Le laboureur qui peine doit être le premier à recueillir les fruits.  Comprends ce que je dis : car le Seigneur te donnera l’intelligence en tout.

Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts, issu de la descendance de David, selon mon Évangile, pour lequel je souffre jusqu’à être lié comme un malfaiteur.  Mais la parole de Dieu n’est pas liée.  C’est pourquoi je supporte tout à cause des élus, afin qu’eux aussi obtiennent le salut qui et en Christ-Jésus, avec la gloire éternelle.

 Cette parole est certaine :

Si nous sommes morts avec lui,

Nous vivrons aussi avec lui ;

Si nous persévérons,

Nous régnerons aussi avec lui ;

Si nous le renions,

Lui aussi nous reniera ;

Si nous sommes infidèles,

Lui demeure fidèle,

Car il ne peut se renier lui-même.

  • Le premier point qui doit être souligné par rapport à la question initiale posée, c’est que ce qui doit être transmis, le message-objet de la transmission, c’est « ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins » (2a). Il s’agit d’un enseignement, d’une doctrine de vie appelée par Paul son Évangile (8b).  Succession de doctrine donc. Cet Évangile est le sien non pas de manière exclusive, comme s’il était la propriété de Paul, mais pour être distingué de toute version contradictoire de cet Évangile qui prétendrait détenir une autorité apostolique authentique (voir Galates 1:6-7 à cet égard).  C’est donc de cet Évangile-là dont Timothée doit se souvenir.  La transmission en question ne s’est pas faite de manière quasi-initiatique ou secrète, mais « en présence de beaucoup de témoins » ce qui est à la fois une indication de la portée communautaire du message, et une protection contre toute tentative de déformation par un ou plusieurs individus.  L’impératif de cette transmission indique aussi son caractère diachronique, destiné à traverser les générations suivantes.  L’Évangile n’a pas été annoncé pour une ou deux générations seulement. Ce dépôt doit ensuite être confié à des hommes fidèles (2b). Le caractère de fidélité exigé par Paul pour la transmission de l’Évangile implique qu’aucune déformation, aucun ajout, aucune suppression de tel ou tel élément jugé indésirable ne sauraient être tolérés.  Ceci nous ramène à une injonction similaire que l’on trouve au début du quinzième chapitre de la première lettre de Paul aux Corinthiens : Je vous rappelle, frères, l’Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous demeurez fermes, et par lequel aussi vous êtes sauvés, si vous le retenez dans les termes où je vous l’ai annoncé ; autrement, vous auriez cru en vain. Le caractère diachronique de cette transmission de doctrine est ensuite établi au verset 2c : …qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres. La fidélité de la transmission sera proportionnelle à la capacité (ikanoi en grec) d’enseignement des transmetteurs suivants.  Ce n’est donc pas à n’importe qui que cette charge de transmission peut ou doit être confiée, mais au contraire à des hommes dûment enseignés, formés et établis pour ce faire. S’il advenait que certains, lesquels ayant reçu le dépôt, soient néanmoins trouvés infidèles dans cette transmission, reniant ainsi le Christ, celui-ci les renierait au jour de sa venue en gloire (12-13). L’infidélité de certains n’annulera néanmoins jamais la fidélité du Christ : Si nous sommes infidèles, lui demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même (v. 13). De la même manière, le fait que Paul soit emprisonné, attendant son exécution prochaine au moment de la rédaction de sa seconde lettre à Timothée, ne lie pas l’Évangile à sa situation personnelle, comme s’il ne pouvait la transcender :  … pour lequel je souffre jusqu’à être lié comme un malfaiteur.  Mais la parole de Dieu n’est pas liée (v. 9). La fidélité du Christ envers lui-même fera toujours que de nouveaux serviteurs, fidèles quant à eux, seront en leur temps et circonstances envoyés pour proclamer l’Évangile,  qui ne saurait être lié d’une quelconque manière.
Antoine de la Roche Chandieu

Antoine de Chandieu (1534-1591), pasteur Protestant du seizième siècle ayant joué un rôle considérable dans l’établissement d’Églises réformées dans le royaume de France, a écrit quelques très belles pages sur ce thème dans son ouvrage La Confirmation de la Discipline Ecclésiastique (1566).  En voici quelques extraits pour compléter ces remarques:

« A la vérité nous devons bien reconnaître que Dieu est meilleur que nous pour vouloir ce qui est bon et juste, et qu’il est plus sage que nous pour choisir les moyens qui lui sont propres.  Il est certain que ceux qui voient l’Écriture Sainte, ne peuvent ignorer que Dieu a mis cet ordre en son Église, qu’il veut être gardé inviolablement, à savoir qu’un chacun indifféremment et de sa seule autorité ne puisse s’attribuer quelque office ou charge au sein de celle-ci, et particulièrement de prêcher.  Mais que cet honneur lui soit réservé d’y appeler ceux qu’il lui plaira.  De telle sorte que quiconque pervertit un tel ordre ne puisse être excusé de vouloir diviser l’Église et comme couper les nerfs par lesquels Dieu veut qu’elle demeure debout et en son entier.

Cela nous est enseigné si clairement par l’Apôtre, que ceux qui n’y prennent garde ferment les yeux à leur escient.  Jésus-Christ, dit-il, a donné les uns pour être apôtres, et les autres pour être prophètes, les autres évangélistes, les autres pasteurs et docteurs, pour assembler les saints, pour l’œuvre du ministère, pour l’édification du corps du Christ (Éphésiens 4 :11). Donc puisque le Seigneur a mis cette distinction de charges en son Église, il s’ensuit qu’il n’est pas loisible à tout un chacun de s’y entremettre indifféremment.  Et même, puisque l’apôtre dit que le Seigneur les a donnés, il déclare assez par cela qu’il est l’auteur d’un tel ordre, et que ceux qui s’ingèrent sans être appelés, contreviennent à son ordonnance.  Et à ce propos il dit par ses Prophètes qu’il a constitué sur son peuple des gardes et des guetteurs pour l’avertir de son devoir.  Et S. Paul dit des vrais Pasteurs que le Saint Esprit les a mis sur leurs troupeaux pour gouverner l’Église de Dieu (Ésaïe 62 :6 ; Jérémie 6 :17 ; Ezéchiel 33 :7 ; Actes 20 :28).

Il y a assez d’autres passages qui montrent que c’est Dieu qui envoie les annonciateurs de sa parole : comme quant notre Seigneur Jésus-Christ commandait qu’on priât le maître de la moisson afin qu’il y envoie des ouvriers (Matthieu 9 :38).  Ce qui n’est pas dit seulement en général, mais aussi nous voyons comment en particulier Dieu a souvent témoigné à ses serviteurs que c’était lui qui les envoyait à son œuvre.  Voilà pourquoi tant de fois il commande à Moïse de dire aux Israélites qu’il l’envoyait vers eux pour leur déclarer sa volonté.  Il assure Ésaïe de sa vocation, et même par une vision admirable.  Il donne du courage à Jérémie, l’assurant qu’il était envoyé par lui.  Comme aussi notre Seigneur Jésus-Christ déclare à ses apôtres qu’il les envoie, leur donnant tout de suite après le Saint esprit, par la vertu duquel ils peuvent s’acquitter de leur charge.  Et de même quand il apparut à Saint Paul : Je te suis, dit-il, apparu pour te constituer ministre et témoin des choses que tu as vues, et de celles dans lesquelles je t’apparaîtrai, te délivrant du peuple et des Gentils vers lesquels je t’envoie maintenant.

Et certes ce n’est pas sans cause que Dieu a voulu imprimer dans les cœurs de ses serviteurs une pleine certitude de leur vocation, mais afin que par cela ils soient munis et fortifiés contre tant de difficultés par lesquelles il faut qu’ils passent. Car qui sera celui qui ne tremble s’il appréhende à bon escient, et selon la parole de Dieu, le pesant fardeau d’une telle charge ?  Est-ce une chose légère d’être ambassadeur pour Christ, messager de Dieu et dispensateur de ses secrets ? Est-ce peu de choses de porter la parole de la réconciliation de Dieu avec les hommes ? Exhorter comme si Dieu lui-même exhortait ? D’annoncer la rémission des péchés aux croyants et la condamnation aux infidèles ?  De délier les uns, et lier les autres au jugement de Dieu ? Est-ce une chose humaine d’être le sel de la terre ? La lumière du monde ? Bref d’être la bouche par laquelle le Seigneur parle aux hommes, les mains par lesquelles il s’approche d’eux, afin qu’ils le voient, qu’ils le connaissent et servent selon sa volonté ? Si nous considérons ces choses à bon escient, ne dirons-nous pas avec l’Apôtre : Et qui est suffisant pour ces choses ? Il est certes très nécessaire que ceux auxquels une si grande et difficile charge est commise, cherchent ailleurs qu’en eux-mêmes les choses qui sont requises à leur devoir. Et d’où prendront-ils quelque assurance, sinon de ce qu’ils sont certains et résolus que Dieu les envoie ; et par le même moyen qu’il sera leur garant, qu’il les soutiendra sous le poids d’une si grande charge, qu’il les armera contre les assauts qui leur sont présentés, bref qu’il les pourvoira des choses qui leur sont nécessaires ?

Or, bien que Dieu ait appelé de tout temps ceux qui ont reçu de lui une charge d’enseigner son Église, il n’a cependant pas toujours usé des mêmes moyens pour les y appeler.  Car il a envoyé les Prophètes et Apôtres d’une façon extraordinaire, en tant qu’il n’a pas fait usage du suffrage et de l’élection des hommes en leur endroit.  Pareillement lorsque l’ordre de l’Église est totalement interrompu, et que la pureté de son service est abolie, selon ce qu’il peut apparaître extérieurement, Dieu suscite extraordinairement des personnes qu’il dote de grâces propres pour rétablir l’ordre de l’Église, et remettre dessus son service en la pureté qui convient.  Et comme ce sont des choses extraordinaires, elles n’ont pas toujours lieu en l’Église.

Mais quant aux ministres et Pasteurs, leur charge doit durer en l’Église jusques à la consommation du monde, ayant certains troupeaux qui leur sont assignés, afin qu’ils les nourrissent en la connaissance et crainte par la prédication de sa parole, et l’administration des sacrements qu’il a institués.  Et ceux-ci sont appelés de Dieu à leur charge par le moyen des hommes : assavoir par une élection sainte et légitime, telle qu’elle nous est enseignée par la parole de Dieu.  Et ainsi, bien qu’ils doivent sentir en leur conscience le témoignage de leur vocation intérieure, il faut néanmoins que la vocation extérieure et ordinaire, selon l’ordre de l’Église, y soit adjointe avant qu’ils puissent s’entremettre d’annoncer l’Évangile.  Et voilà pourquoi l’apôtre spécifie et déclare si soigneusement et par le menu les choses requises à un fidèle Pasteur (Timothée 3 :1), afin que par cela l’Église connaisse mieux ceux qu’elle devra élire en une telle charge.  Et même écrivant à Tite (1 :7)Je t’ai laissé, dit-il, afin que tu établisses des Anciens par les villes, comme je l’ai ordonné.  S’il y a quelqu’un qui soit irrépréhensible, etc. Pour nous faire comprendre premièrement que l’élection a lieu en telle chose, et secondement qu’on doit y procéder avec grande prudence et égard, afin que l’Église soit bien pourvue.  A cela appartient la remontrance qui est faite à Timothée (1 Timothée 5 :22), qu’il n’impose pas à la hâte les mains sur aucun, et ne communique point aux péchés d’autrui.  Et même, (bien que Timothée doive être plutôt compté au rang des Évangélistes qui ont eu lieu au commencement avec les apôtres, qu’au rang commun des Pasteurs), l’apôtre déclare néanmoins qu’il a été élu à sa charge par l’imposition des mains de la compagnie des anciens (1 Timothée 4 :14).  Et suivant cela, il est dit que S. Paul et Barnabas ordonnaient des Pasteurs dans chaque Église avec prières et jeûnes (Actes 14:23).

En somme, il nous apparaît par toute l’Écriture Sainte, qu’excepté les Prophètes, Apôtres, et ceux que Dieu a en certains temps suscités extraordinairement et sans le moyen des hommes, tous les autres qu’il a envoyés pour porter sa parole, ont reçu témoignage de leur vocation par l’ordre de l’Église, qui est comme la main de Dieu, par laquelle il élève les hommes en une telle charge.

Et tout comme Dieu approuve ceux qui avec vocation légitime s’emploient à son service, qu’il les assiste, qu’il bénit leurs labeurs et ratifie au ciel la doctrine qu’ils ont annoncée en la terre : aussi il a de tout temps condamné, rejeté et puni ceux qui sans être envoyés, se sont ingérés en quelque charge ecclésiastique. [exemples tirés de l’Ancien Testament : Jérémie 14 ; 29 :23 ; Ézéchiel 13 :7 ; Nombres. 16 1 ; Samuel 6 ; 13 ; 2 Sam. 6 ; 2 Chroniques 26].

Tous ces exemples sont suffisants pour nous retenir en notre devoir, afin que nous ne nous avancions pas outre ce qui nous sera commandé par Dieu.  Car estimons-nous que si après tant de défenses, de menaces, de punitions rigoureuses contre ceux qui ont commis de telles fautes, on veut néanmoins violer et pervertir l’ordre que Dieu a établi, une telle audace et témérité puisse demeurer impunie ?  Que donc l’enseignement de l’Apôtre aux Hébreux nous contienne enserrés dans les limites de notre vocation, quand parlant de la sacrificature, il dit que nul ne prend l’honneur à soi-même sinon celui qui est appelé par Dieu (Hébreux 5 :4).  Comme aussi quand Saint Paul parle de la prédication de l’Évangile : Comment entendra-t-on, dit-il, sans prédication ? Et comment prêchera-t-on sinon qu’on soit envoyé ? (Romains 10 :14-15), montrant par cela que nul ne doit s’avancer pour prêcher la parole de Dieu, sinon celui à qui Dieu aura ouvert la bouche, l’appelant à un tel office.  Et c’est la raison pourquoi les serviteurs de Dieu ont tant de fois allégué leur vocation, tant pour témoigner qu’ils ne s’étaient pas ingérés d’eux-mêmes, qu’aussi pour rendre les hommes plus attentifs et obéissants à la doctrine qu’ils annonçaient.  Ainsi, Ésaïe, Jérémie, Ézéchiel, Zacharie, et les autres disent qu’ils sont envoyés.  Ainsi Saint Paul déclare qu’il est constitué héraut pour annoncer l’Évangile.  Ainsi Jésus-Christ lui-même témoigne qu’il est envoyé, et que ce qu’il fait est selon la charge qui lui est commise. »

 

Amen,

 

Eric Kayayan Foi et Vie Réformées

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

Texte : Jean Calvin

 

Bible
Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Foi et Vie Réformées

Foi et Vie Réformées

 

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5 avril 2021 1 05 /04 /avril /2021 20:06

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" Il prends de ce qui est à Moi, et Il vous l'annoncera." (Jean 16-15)

 

Il y a des moments où toutes les promesses et les doctrines de la Bible ne nous touchent pas, à moins qu'une main de grâce les applique à notre cas.

 

Nous avons soif mais nous sommes trop faibles pour ramper jusqu'au torrent.

 

Quand un soldat est blessé dans la bataille, il ne lui sert de rien de savoir qu'il y a à l'hôpital des gens capables de panser ses plaies et des médicaments qui apaiseraient les douleurs dont il souffre actuellement.

 

Il a besoin qu'on le porte à l'hôpital et qu'on lui applique les remèdes en question.

 

Il en est ainsi pour notre âme et l'Esprit de Vérité pourvoit à ce besoin en prenant de ce qui appartient à Jésus et en nous l'appliquant.

 

Ne pensons pas que Christ a placé Ses joies sur des étagères célestes et qu'Il nous ordonne de faire de l'escalade pour nous les procurer.

 

Au contraire, Il s'approche et Il répand Sa Paix en notre coeur.

 

Ami(e) Chrétien(ne), si vous peinez sous le poids d'une profonde détresse, sachez que Votre Père Céleste ne vous donne pas les promesses pour vous laisser ensuite les tirer de la Parole comme on retirerait de l'eau d'un puits avec des seaux.

 

Les promesses qu'Il a écrites dans la Parole, Il les écrit à nouveau dans votre coeur.

 

Il manifestera Son Amour pour vous et, par Son Saint Esprit, Il chassera vos soucis et vos difficultés.

 

Sachez le, vous qui pleurez, que Dieu se réserve la prérogative d'essuyer toute larme des yeux de Son Enfant.

 

Le bon Samaritain ne se contenta pas de dire au blessé :

 

"Voilà le vin et voici l'huile pour toi."

 

Il les appliqua en personne sur les blessures.

 

Pareillement, Jésus vous donne le doux vin de la Promesse et Il porte Lui même la coupe dorée à vos lèvres, répandant en vous la force de la vie.

 

Le pauvre pèlerin, épuisé et malade, n'est pas seulement fortifié pour continuer sa marche, mais Dieu le porte en fait sur les ailes de l'aigle.

 

Merveilleux Evangile !

 

Il pourvoit toutes choses pour celles et ceux qui ne peuvent plus rien.

 

Il s'approche de nous alors que nous sommes incapables de l'atteindre.

 

Il nous apporte la Grâce avant même que nous cherchions la Grâce !

 

Il y a tout autant de Gloire dans l'acte de donner que dans le don.

 

Heureux le peuple à qui le Saint Esprit apporte Jésus !

 

Amen,

 

 

 

 

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

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3 avril 2021 6 03 /04 /avril /2021 20:09
Les privilèges de celui qui pleure

Les Privilèges de celui qui pleure

Par Thomas Watson

 

Les pleurs sont une voie menant vers la joie solide.

 

"Le vin doux est celui qui sort du pressoir des yeux", dit Chrysostome.

 

L'âme n'est jamais plus agrandie que lorsqu’elle peut pleurer.

 

Les larmes du lieu secret sont meilleures alors que la musique de la cour.

 

L'âme d'un chrétien est plus soulagée quand elle peut se décharger par de saintes lamentations.

 

David qui était le grand pleureur en Israël était le doux chantre en Israël.

 

"Mes larmes sont ma nourriture" (Psaumes 42:3).

 

"Les larmes des pénitents", dit Bernard, "sont plus douces que toutes les joies terrestres. "

 

Un chrétien songe lui-même quelquefois aux faubourgs du ciel lorsqu’il peut pleurer.

 

Quand Anne eut pleuré, elle partit et ne fut plus triste.

 

Le sucre quand il fond est infiniment doux.

 

Quand un chrétien fond en larmes, il détient la plus douce joie.

 

Quand la fille de Pharaon descendit dans la rivière, elle y trouva un petit bébé parmi les roseaux ; ainsi quand nous descendons dans la rivière des larmes de repentance, nous y trouvons le "petit bébé" Jésus qui effacera toutes larmes de nos yeux.

 

Les pleurs devancent la consolation tout comme la plaie d'une blessure précède le remède.

 

L’antinomien parle de la consolation, mais tourne en dérision les lamentations dues au péché.

 

Il ressemble à un patient stupide qui, ayant reçu la prescription de prendre une pilule, lèche le sucre, mais jette la pilule.

 

Le libertin est entièrement pour la joie et le réconfort.

 

Il lèche le sucre, mais jette la pilule amère de la repentance.

 

Si nous avons la vraie consolation, nous devons l'avoir suivant les voies et méthodes de Dieu.

 

Le chagrin causé par le péché conduit à la joie :

 

"J'ai vu ses voies, et Je le guérirai; Je lui servirai de guide, et Je le consolerai, lui et ceux qui pleurent avec lui." (Esaïe 57:18).

 

Le vrai soleil de la joie est celui qui vient après une pluie de larmes.

 

Nous pourrions aussi bien nous attendre à une récolte sans semences, qu’à une consolation sans les larmes de l'Evangile.

 

Remarquez que Dieu garde Son meilleur vin pour la fin.

 

Tout d'abord Il prescrit les larmes pour le péché et ensuite Il donne le vin de la consolation.

 

L'Ennemi de nos âmes fait tout à fait le contraire.

 

Il présente le meilleur en premier et réserve le pire pour la fin.

 

Il montre d'abord le vin miroitant dans le verre, vient ensuite la morsure du serpent. ( Proverbes 23:32).

 

Ce même Ennemi met ses plats délicats devant la vue des hommes.

 

Il leur présente le péché coloré de beauté, adouci par le plaisir, argenté par le profit et ensuite, après coup, la triste addition est introduite.

 

Il a d'abord montré l’appât de l'argent à Judas, et l'a ensuite frappé avec le crochet.

 

C'est la raison pour laquelle le péché a tant de disciples, parce qu'il présente le meilleur d'abord.

 

D'abord, les couronnes d'or, viennent ensuite les dents du lion (Apocalypse 9:7,8).

 

Remarquez, les larmes de l'Evangile ne sont pas perdues; elles sont les graines de la consolation.

 

Tandis que le pénitent verse des larmes, Dieu déverse la joie.

 

"Ceux qui sèment dans les larmes moissonneront dans l’allégresse." (Psaumes 126:5).

 

Le but de l’onction et de la venue de Christ dans le monde était qu'Il console ceux qui pleurent (Esaïe 61:3).

 

L'apôtre peut alors à propos appeler cela "une repentance dont on ne se repent pas" (2 Corinthiens 7:10).

 

Un homme doit se repentir de son ivresse ; il doit se repentir de son impureté; mais il ne doit jamais se repentir de sa repentance, parce qu’elle est la porte d’entrée de la joie.

 

"Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés."

 

Voici le doux fruit d'une réserve amère.

 

Christ fit remplir d'eau les vases de terre, et transforma ensuite l'eau en vin (Jean 2:9).

 

Ainsi, quand l’œil, ce vase de terre, a été rempli d'eau, alors Christ transformera l'eau des larmes en joie.

 

"Les saintes larmes", dit Basil, "sont la semence de laquelle la fleur de la joie éternelle croît."


Raisons pour lesquelles celui qui pleure sera consolé

 

Parce que les larmes sont faites à dessein pour cette fin.

 

Les larmes ne sont pas prescrites pour elles-mêmes, mais afin qu'elles puissent conduire à quelque chose d'autre, afin qu'elles puissent établir un enchaînement vers la consolation.

 

Ainsi donc nous semons dans les larmes afin que nous puissions récolter dans la joie.

 

Les saintes larmes sont un médicament spirituel.

 

Maintenant, un médicament ne se prescrit pas pour lui-même, mais en vue de rétablir la santé.

 

Ainsi les larmes de l’Evangile sont tout désignées pour cette fin précise, celle de produire la joie.

 

Celui qui pleure spirituellement est la personne la plus propice à la consolation.

 

Quand le cœur est brisé à cause du péché, il est maintenant le mieux disposé à la joie.

 

Dieu verse l'huile d'or de la consolation dans des vases brisés.

 

Le cœur de celui qui pleure est vidé d’orgueil et Dieu remplit le vide de Sa bénédiction.

 

D'abord, les consolations de l'Esprit de Dieu sont posées par une conviction profonde :

 

"Et quand Il (c'est-à-dire le Consolateur) sera venu, Il réprouvera (ou convaincra) le monde de péché" (Jean 16:7,8).

 

Pourquoi la conviction vient-elle avant la consolation ?

 

La conviction nous prépare à la consolation.

 

Par la conviction, l'Esprit dispose tout doucement le cœur à rechercher Christ et ensuite à recevoir Christ.

 

Une fois que l'âme est convaincue de péché et de l'enfer qui le suit, un Sauveur est précieux.

 

Les consolations de l'Esprit rendent humbles.

 

Plus on verse de l'eau dans un seau, plus bas il descend ; plus le bateau est chargé de douces épices, plus bas est le niveau sur lequel il navigue.

 

Plus un chrétien est rempli des douces consolations de l'Esprit, plus bas il navigue dans l'humilité.

 

Plus un arbre est rempli de fruits, plus bas la branche pend.

 

Plus nous sommes remplis "du fruit de l'Esprit, de joie et de paix" (Galates 5:22), plus nous nous plions dans l'humilité.

 

Pour ceux qui disent qu’ils ont la consolation, mais sont orgueilleux, qui ont appris à mépriser les autres et sont montés au-dessus des ordonnances, leurs consolations sont des illusions.

 

Encore, l'Ennemi de nos âmes est capable, non seulement de "se déguiser en ange de lumière" (2 Corinthiens 11:14), mais aussi de se déguiser en consolateur.

 

Il est facile de fabriquer de la fausse monnaie, de recouvrir d'argent le cuivre et d’y apposer l'image du roi.

 

Ce même Ennemi peut recouvrir d'argent des fausses consolations et les faire paraître comme si elles avaient le cachet du Roi du ciel sur elles.

 

Les consolations de Dieu rendent humbles.

 

Quoiqu'elles élèvent le cœur dans la reconnaissance, elles ne le font pas cependant haleter dans l’orgueil.

 

JAMAIS !!!

 

Les consolations réservées à ceux qui se lamentent sont des "consolations qui remplissent".

 

"Le Dieu de toute espérance vous remplira entièrement de joie ..." (Romains 15:13).

 

"Demandez... afin que votre joie soit parfaite" (Jean 16:24).

 

Quand Dieu déverse les joies du ciel, elles remplissent le cœur et le font éclater.

 

"Je suis comblé de joie" (2 Corinthiens 7:4).

 

Les consolations que Dieu donne à Ses enfants qui pleurent transportent et ravissent infiniment.

 

Si délectables sont-elles et si admirables, qu'elles causent une jubilation qui, comme certains érudits disent, est si grande qu'elle ne peut pas être exprimée.

 

De toute les choses, la joie est ce qu’il y a de plus difficile à déchiffrer.

 

Elle est appelée "la joie ineffable." (1 Pierre 1:8).

 

Vous pouvez plus facilement goûter le miel que dire combien il est doux.

 

Le vin de l'Esprit peut adoucir les eaux de Mara.

 

Ceux qui sont possédés de ces consolations célestes peuvent cueillir les raisins dans les épines et aller chercher le miel provenant de la dépouille du lion.

 

Ce sont en effet des consolations fortes qui peuvent tenir debout dans l’épreuve ardente et transformer la flamme en lit de roses.

 

Combien puissante est cette consolation qui peut rendre un chrétien glorieux dans les tribulations ! (Romains 5:3).

 

Un croyant n'est jamais aussi triste qu'il ne soit capable de se réjouir.

 

L'oiseau du paradis peut chanter en hiver.

 

Les consolations des enfants de Dieu qui pleurent sont des consolations qui tranquillisent le cœur.

 

Elles engendrent une douce résignation et le repos dans l'âme.

 

Le cœur d'un chrétien est dans une sorte de confusion, comme l'aiguille dans la boussole ; il tremble et tremble jusqu’à la venue du Consolateur.

 

Certaines créatures ne peuvent pas vivre en dehors du soleil.

 

Un chrétien est même mort dans le nid, à moins qu'il ne puisse avoir la lumière du soleil du visage de Dieu.

 

"Ne me cache pas Ta face, de peur que je ne ressemble à ceux qui descendent dans la fosse" (Psaumes 143:7).

 

Les consolations de l'Esprit sont des consolations qui demeurent.

 

De même qu’elles abondent en nous, de même demeurent-elles avec nous.

 

"Il vous donnera un autre Consolateur afin qu'Il demeure avec vous éternellement" (Jean 14:16).

 

Les consolations terrestres sont toujours sur le bout de l'aile, prêtes à s’envoler.

 

Elles ressemblent à une inondation, ou un éclair.

 

Toutes les choses d’ici-bas sont passagères, mais les consolations dont Dieu nourrit Ses enfants qui sont dans le deuil sont immortelles.

 

"Il nous a aimés et nous a donné une consolation éternelle"(2 Thessaloniciens 2:16).

 

Quoiqu'un chrétien n'ait pas toujours un rayon de consolation, il en possède néanmoins une aube dans son âme.

 

Il a toujours une terre d’espérance et une racine de joie.

 

Il y a à l’intérieur de lui quelque chose qui fait tenir bon son cœur et dont il ne voudrait d’aucune façon se séparer.

 

Voici, alors, le privilège de celui qui pleure : il sera consolé.

 

David qui était le grand pleureur d'Israël était le doux chantre d'Israël.

 

La colombe qui pleure sera couverte des plumes dorées de la consolation.

 

Oh, combien rares et excellentes sont ces consolations !

 

Amen,

 

Thomas Watson,

Bible (128)

Croix Huguenote

 

 

 

 

Source: Regard Bibliothèque Chrétienne - ERM

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2 avril 2021 5 02 /04 /avril /2021 19:11

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Mélodie : Johann Crüger (1653), révision et harmonisation par Johann Sebastien Bach (Jesu, meine Freude). Texte français : Henri Capieu

ô Jésus, Mon Frère,

Ma Joie, ma Lumière,

Au fond de ma vie,

Ta Présence est Douce,

Comme un flot de source,

Un chant dans la nuit.

Jésus, Prince de la Vie,

Tout le temps et tout l'espace

Brillent de Ta Grâce.

Au temps de l'épreuve,

Que ma joie demeure,

Ô Jésus, en Toi.

Dans le bonheur même,

Que Ton Nom devienne,

La plus haute joie.

Jésus, Mon Frère et Mon Roi,

Toi l'Espoir, Toi le Mystère,

La Paix de la terre.

Ô Jésus qui m'aimes,

Ta Parole sème,

Sur moi tant de dons ;

Seule Ta Présence

Met dans dans Ton Silence

Un désir profond.

Jésus, je salue Ton Nom,

En Toi, Jésus, à toute heure,

Que ma joie demeure.

 

 

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8 mars 2021 1 08 /03 /mars /2021 19:45
Tiens dans ta main puissante et forte ton faible enfant qui seul ne peut marcher.

-1-

 

Tiens dans Ta Main, Ta Main Puissante et Forte

Ton faible enfant qui seul ne peut marcher.

Vers Toi, Seigneur, tout mon désir se porte,

Sur mon chemin Garde moi de broncher.

Tiens dans Ta Main, ma main parfois tremblante.

Quand vient l'épreuve et ses jours de douleur.

Donne à ma foi parfois si chancelante

Un nouveau zèle rempli de douceur.

 

Refrain :

 

Tiens dans ta main tous les jours de ma vie ;

Qu'ils soient des jours de peine ou de bonheur.

Que de t'aimer soit toute mon envie

Car je suis à toi, Jésus, Mon Sauveur !

 

-2-

 

Tiens dans ta main mon coeur plein de faiblesse,

Sans Ton Secours je ne puis faire un pas.

Ecoute-moi, Regarde ma tristesse,

Viens, Secours-moi, ne m'abandonne pas

Tiens dans Ta Main mon âme toute entière,

Révèle-moi, Jésus, Tout Ton Amour ;

Sois Mon Rocher, Mon Ancre, Ma Lumière,

Mon Roi, Mon Maître, Jésus, chaque jour.

 

Texte de L.E. Rilliet

Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. (...) car, quand je suis faible, c'est alors (qu'en Christ) je suis fort.

Corinthiens 12/9-10

Car ce n'est pas en mon arc que je me confie, ce n'est pas mon épée qui me sauvera ;
mais c'est toi qui nous délivres (...). Nous nous glorifions en Dieu chaque jour, et nous célébrerons à jamais ton nom.

Psaumes 44/6-9

Bible Huguenote
Croix Huguenote

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Découvrez la production musicale de la Chorale Protestante Timothée, le but étant qu’elle soit avant tout inspirée par la Parole de Dieu et à son service. Les voix accompagnées des instruments expriment la foi chrétienne et cherchent à communiquer une grâce à ceux qui l’écoutent. Les interprètes sont des membres de l’équipe de la maison d’accueil d’Anduze ainsi que des assemblées du Gard et de l’Hérault. Réunie régulièrement pour des répétitions, la chorale participe occasionnellement aux cultes et réunions d’Églises, sollicitée également à l’occasion d’événements particuliers dans les temples des Cévennes ou ailleurs. si vous souhaitez entendre et/ou acheter leurs CD,

cliquer sur le lien ci-dessous.

chants mission protestante timothée

https://www.avecdescrisdejoie.fr/

 

 

Mission Timothée Œuvre Protestante

 

 

Mission Timothée, Œuvre Protestante

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16 février 2021 2 16 /02 /février /2021 18:05
Quel Ami fidèle et tendre
Quel Ami Fidèle et Tendre
nous avons en Jésus Christ
Croix Huguenote

WHAT A FRIEND WE HAVE IN JESUS

(traduction originale de la version anglaise du fameux chant)

Quel ami fidèle et tendre nous avons en Jésus Christ

Quel ami nous avons en Jésus,

Lui qui porte tous nos péchés et nos souffrances !

Quel privilège d’apporter

Tout à Dieu dans la prière !

Oh, quelle paix nous perdons souvent,

Oh, quelle douleur inutile nous supportons,

Tout ça parce que nous n’apportons pas

Tout à Dieu dans la prière !

Sommes-nous dans l’épreuve et la tentation ?

Rencontrons-nous des problèmes ?

Nous ne devrions jamais nous décourager ;

Apportez toute chose au Seigneur dans la prière.

Peut-on trouver un ami si fidèle, 

Qui partagera toutes nos peines ?

Jésus connaît toutes nos faiblesses ;

Apportez toute chose au Seigneur dans la prière.

Sommes-nous faibles et chargés,

Encombrés d’un fardeau de soucis ?

Précieux Sauveur, à jamais notre refuge.

Apportez toute chose au Seigneur dans la prière

Vos amis vous méprisent-ils, vous abandonnent-ils ?

Apportez toute chose au Seigneur dans la prière

Dans ses bras, il vous prendra et vous protégera,

Vous y trouverez le réconfort.

Sauveur béni, tu l’as promis,

Tu porteras tous nos fardeaux.

Puissions-nous toujours, Seigneur, t’apporter

Toute chose dans d’ardentes prières.

Bientôt, dans la gloire, brillante, sans nuages, 

Il n’y aura plus besoin de prier. 

L’extase, la louange et l’adoration sans fin 

Seront notre douce part là-haut.

WHAT A FRIEND WE HAVE IN JESUS

(Version Française)

Quel ami fidèle et tendre nous avons en Jésus-Christ, toujours prêt à nous entendre, à répondre à notre cri ! Il connaît nos défaillances, nos chutes de chaque jour, sévère en ses exigences, il est riche en son amour. Quel ami fidèle et tendre nous avons en Jésus-Christ, toujours prêt à nous comprendre quand nous sommes en souci ! Disons-lui toutes nos craintes, ouvrons-lui tout notre cœur, bientôt, ses paroles saintes nous rendront le vrai bonheur. Quel ami fidèle et tendre nous avons en Jésus-Christ, toujours prêt à nous défendre quand nous presse l'ennemi ! Il nous suit dans la mêlée, nous entoure de ses bras, et c'est lui qui tient l'épée qui décide des combats. Quel ami fidèle et tendre nous avons en Jésus-Christ, toujours prêt à nous apprendre à vaincre en comptant sur lui ! S'il nous voit vrai et sincère à chercher la sainteté, Il écoute nos prières et nous met en liberté. Quel ami fidèle et tendre nous avons en Jésus-Christ, bientôt, il viendra nous prendre pour être au ciel avec lui ! Suivons donc l'étroite voie en comptant sur son secours, Bientôt nous aurons la joie de vivre avec lui toujours !

 

Joseph Scriven
L'histoire derrière cet hymne

Né à Dublin, en Irlande, en 1820, Joseph Scriven, l'auteur de cet hymne émigra au Canada vers 25 ans et habita à Port Hope, dans l'Ontario. 

 

Joseph Scriven n'avait eu aucune intention ni n'avait rêvé que son poème serait publié dans un journal et deviendrait plus tard un hymne immensément aimé parmi des millions de chrétiens du monde entier.

 

Sa vie fut ponctuée de nombreuses épreuves.

 

Fiancé à une belle jeune fille et profondément amoureux l'un de l'autre, elle se noya accidentellement deux jours avant la date du mariage. 

 

Ce chagrin accompagna Joseph Scriven toute sa vie. 

 

Bien après cette épreuve très douloureuse, alors qu'il était sur le point de se marier avec Eliza Catherine (nièce d’un officier de marine en retraite, Robert Lamport Pengelly), celle ci décède après une brève maladie.

Il semble qu'il composa dans ces moments la première ébauche de ce fameux hymne, What a friend we have in Jesus (Quel ami fidèle nous avons en jésus).

C'est un message privé écrit, au même moment pour consoler sa mère malade et lointaine, par un cœur lui-même meurtri par une série de tragédies, mais proclamant la fidélité de Dieu au milieu de l'adversité, qui est devenu un hymne de confort et d'assurance pour plusieurs générations.


Vers la fin des années 1860 ou au début de la décennie suivante, il quitta le foyer des Pengelly pour s’installer dans une petite maison de Port Hope.

 

Il y prêcha dans les rues et dans les tavernes où, le midi, mangeaient les ouvriers. Il allait fréquemment lire la Bible aux hommes qui travaillaient à prolonger la ligne du Grand Tronc jusqu’à Goderich, « recueillant bien peu de reconnaissance pour la peine [qu’il se donnait] ».

 

Certains le repoussaient, l’appelant « le vieux Joe » ; mais, pour beaucoup de personnes pauvres avec qui il passait le plus clair de son temps, il était « l’homme bon », qualificatif encore utilisé pour le désigner près de 35 ans après sa mort.

 

« Homme d’une grande taille et d’un air aimable », il était fort respecté dans la région pour sa charité, sa piété, son oubli de soi et son amour indéfectible de la vérité.

 

Joseph Scriven obtint des conversions par sa prédication et son mode de vie. Il distribuait dans son entourage des poèmes et des brochures de sa composition, et, en particulier, ses Hymns and other verses, qu’il avait fait imprimer à cette fin. 

 

Beaucoup se souviennent de sa façon de prêcher, de son langage simple et sobre, dénué de toute prétention, et plus encore de ses charités, silencieuses et discrètes.

 

Il donnait facilement ce qu'il possédait, jusqu'à ses propres habits, accordant aide à celles et ceux qui en avaient besoin. Ses voisins le surnommèrent "l'homme qui scie du bois pour les pauvres et les malades qui ne peuvent payer"Pour exemple, pendant des années, il garda la vache d’une veuve de Port Hope et en livra le lait aux clients ; sciant du bois pour ceux qui ne pouvaient pas payer ; vendant sa montre apportée d’Irlande pour permettre à quelqu’un de remplacer la vache qu’il avait perdue ; et donnant aux pauvres plus que son superflu.

Mais ses actions et l'histoire de sa vie n'auraient jamais été connues s'il n'avait pas écrit ces vingt-quatre lignes pour consoler sa mère pendant une période de maladie grave. Il lui écrivit ce poème en vue de lui rappeler son ami infaillible, Jésus Christ.

 

En Irlande, sa mère venait d'éprouver une grande peine et était sérieusement malade. Ne pouvant se déplacer pour aller la voir, il lui envoya une lettre de consolation et mit dans l’enveloppe un poème qu’il avait écrit  : « En comptant sur son secours, Bientôt nous aurons la joie de vivre avec Lui toujours. Quel ami fidèle et tendre, nous avons en Jésus Christ, toujours prêt à nous entendre, à répondre à notre cri. » 

 

Les circonstances dans lesquelles fut écrit ce poème révèlent le caractère tendre et compatissant de Joseph Scriven, et les paroles de ce cantique traduisent bien le degré d'intimité et de communion d'une âme sensible ayant vécu en relation vivante avec Jésus Christ connu comme un Ami Fidèle.

 

Un ami rendant visite à la mère de Joseph alitée, apprit ainsi les circonstances de sa composition. 

 

Ce poème est resté longtemps confidentiel jusqu'au jour où il paru dans une publication qui a finalement été découverte par un avocat américain d'origine allemande, Charles C. Converse.

 

Les derniers jours de Joseph Scriven furent assombris par la maladie. Son ami et coreligionnaire James Sackville le trouva malade et le recueillit chez lui. Par une nuit chaude de 1886, Scriven quitta son lit sans déranger qui que ce fût, probablement pour aller se désaltérer à une source située non loin de là : s’étant vraisemblablement évanoui ou étant tombé, on le découvrit mort, quelques heures plus tard, dans le déversoir de la meunerie de Sackville, à quelques pieds de la source.

 

A sa mort, on lui fit ériger un monument à sa mémoire. Sur ce monument, on peut y lire le texte intégral de ce cantique avec ces mots : "A 4 miles au nord, dans le cimetière de Pengelly, repose le philanthrope, l'auteur du chef d'œuvre écrit en 1857 à Port Hope".

 

Ce cantique est encore présent dans de nombreux recueils protestants et évangéliques. 

 

Il marqua et marque encore aujourd'hui.

 

Joseph Scriven

 

Lorsque Joseph Scriven prit sa plume, il n'a pas simplement écrit que nous avons un ami en Jésus, mais mieux encore: "QUEL Ami nous avons en Jésus ..." Il y a des amis et il y a des amis, mais Jésus est l'Ami plus proche qu'un frère (Proverbes 18:24).

Colin Maxwell (Irlande)

What a Friend we have in Jesus se chante également en France sous la musique de Love Divine, all loves excelling

Que ces paroles de foi, de confiance et d’espérance, de simplicité et de douceur soient en consolation à tous ceux qui se confient en Jésus Christ. Lui Seul est Digne de notre amour et de nos louanges, qu'Il soit Glorifié par les chants de cantiques qui ne sont que des balbutiements en attendant Son Retour. 

Bible

croix-huguenote

 

 

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Source pour la traduction du chant 

 

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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