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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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à l'homme sans asile.

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ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

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9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 08:21
Spiritualité et humanité

L'homme moderne est en quête d'une spiritualité qui lui procure paix et bonheur.

 

Déçu par l'économisme déshumanisé, par l'exploitation forcenée de la science et de la technologie, il se tourne vers le "spirituel".

 

Il cherche une issue dans notre monde postchrétien qui a rejeté les valeurs de référence basées sur les Ecritures si chères aux Réformateurs.

 

Mais quelle "spiritualité" adopter ?

 

Le modèle que nous allons choisir est capital, car la spiritualité englobe tous les domaines de notre expérience humaine.

 

Si ce modèle est déficient, notre expérience humaine s'en trouvera grandement affectée.

 

Tout en cherchant à promouvoir une saine spiritualité, incitons à réfléchir sur une fausse spiritualité qui, sous des formes modernes d'ésotérisme, de gnosticisme ou d'occultisme, aboutit invariablement à l'esclavage de Satan.

 

Nous devons revenir au modèle de spiritualité que la Bible nous présente.

 

Dieu créa l'univers, entre autres les réalités matérielles riches en diversité et en beauté.

 

L'homme fut le couronnement de la création, car il a été fait à l'image de Dieu, à Sa Ressemblance (Genèse 1.27) .

 

Dieu insuffla dans ses narines un souffle vital, et l'homme devint un être vital (Genèse 2.7).

 

Cela était très bon (Genèse v.31) aux yeux de Dieu.

 

L'homme était doté d'une partie physique, son ossature, son système sanguin, ses muscles, ses nerfs, etc.

 

Mais il lui fut aussi insufflé une âme qui fit de lui UNE PERSONNE.

 

Adam pouvait penser, aimer, créer, jouir des beautés de la terre, discerner le juste du faux, parler, communiquer avec Son Créateur.

 

Dieu avait fait tout cela dans un cadre religieux.

 

Il voulait que l'homme soit heureux en Sa Présence.

 

Les relations d'Adam et d'Eve avec Leur Créateur étaient exprimées dans la totalité de leur expérience humaine.

 

C'était l'expérience spirituelle idéale.

 

Ils vivaient une vie humaine normale sous le Regard de Dieu.

 

Ils étaient spirituels, donc authentiquement humains.

 

Il ne leur était pas nécessaire de s'éloigner de l'expérience humaine pour être plus près de Dieu.

 

Malheureusement, Adam se détourna du cadre moral fixé par Dieu en désobéissant.

 

Son autonomie entraîna tous les humains et la création dans cette expérience de la rupture d'avec Dieu.

 

Mais l'homme ne perdit pas les attributs qui faisaient de lui une créature à l'image de Dieu ; il a donc une place à part dans la création.

 

Il continue à faire ses expériences humaines (Mathieu :24.38), garde une «conscience» (Romains 2) et peut découvrir la vérité à travers la création (Mathieu 16.3; Romains 1.19).

 

Il a de la valeur, il n'est pas une machine.

 

Mais il est perdu, loin de Dieu, et le jugement l'atteindra irrémédiablement.

 

Le seul remède à l'inimitié entre l'homme et Son Créateur se trouve en Christ, car Dieu a tant aimé le monde (Jean 3.16) qu'Il est devenu homme par Jésus-Christ pour expier nos péchés par Sa mort à la Croix.

 

Le salut par la foi est devenu le processus de la restauration de l'homme.

 

Sauvé par grâce, justifié par la foi, il ne perd pas son humanité, mais au contraire, il la réintègre comme avant la chute.

 

Cette réconciliation avec pieu va toucher toute son expérience humaine, et lui apprendre à prier, à méditer la Parole, à aimer, à travailler, à rendre sa famille heureuse, à être créatif, à jouir de la beauté et à créer la beauté.

 

Il peut donc être informaticien, menuisier, pasteur ou artiste à valeur égale, car il n'y pas "d'activité spirituelle" qui ait plus de valeur qu'une "activité séculière".

 

Le couronnement final sera la résurrection de nos corps, l'achèvement parfait de cette restauration physique et spirituelle lors du retour triomphant de Jésus-Christ.

 

Pour l'instant, nous devons donc travailler à la restauration de la totalité de notre expérience humaine, car tous les aspects de notre vie sont sous le regard du Seigneur.

 

Nous devons nous méfier des schémas de "superspiritualité" qui arrachent le "spirituel" à "l'humain".

 

Etre spirituel veut dire être humain.

 

C'est le processus de notre sanctification, qui ne s'acquiert pas par une sorte d'initiation, de consommé instantané.

 

Non, à partir de la régénération par l'Esprit Saint, ce rétablissement de notre être à l'image de Dieu est la base de la vraie spiritualité.

 

Cette expérience humaine est spirituelle, la vie Chrétienne normale consistant à vivre notre spiritualité dans tous les domaines.

 

Rien d'extraordinaire, si ce n'est que de mener une vie ordinaire sous le regard de Dieu.

 

Ce ne sont ni le légalisme ni l'ascétisme, ni la recherche fanatique d'un plus qui nous aident dans ce processus, mais l'injonction de Paul en Romains 8.13 : 

 

Si par l'Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez. 

 

C'est notre nature terrestre (Colossiens 3.5), le péché (Romains 6) que nous devons faire mourir, en "offrant nos corps" comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu (Romains 12.1-2).

 

Ayant revêtu la nature nouvelle qui se renouvelle en vue d'une pleine connaissance selon l'image de Celui qui l'a créée (Colossiens 3.10), désirons donc vivre notre humanité authentique, notre spiritualité dans la vie quotidienne selon l'exhortation de Paul : 

 

Quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu (1 Corinthiens 10.31).

 

amen,

 

Henri LUSCHER,

Eglise AB de Vevey (Suisse)

 

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Source : Promesses

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9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 08:13
Chacun(e) croit ce qui lui plaît, plaît, plaît....

Beaucoup d’entre nous se souviennent d’un tube du début des années quatre-vingt, repris maintes et maintes fois : chacun fait ce qu’il lui plaît, plaît, plaît… 

Évocation du vide existentiel d’un individu qui ne sait vraiment plus où il en est, oscillant, pour ne pas dire vacillant, quelque part entre la boisson et les prostituées.  

Chacun fait ce qu’il lui plaît et en fin de compte, cela ne regarde personne que soi-même. 

Cette évocation d’un monde d’où toute véritable communication a été bannie, montre bien les ravages opérés par un individualisme destructeur : le règne de la subjectivité a démoli toute possibilité de partage sincère avec l’autre. 

Ce tube est une bonne illustration de la culture contemporaine dominante, celle où l’individu-roi se retrouve en fait au pied du mur de son existence sans savoir que faire pour se relever.

On pourrait aussi en paraphraser les paroles de la façon suivante : 

chacun croit ce qu’il lui plaît, plaît, plaît…  

Laissez donc chacun tranquille de croire ce qu’il lui plaît sans entrer en dialogue avec lui sur la nature et la portée de ses convictions, car elles demeurent un choix purement personnel.

Personne n’a le droit  de demander à l’autre d’expliquer ce qu’il croit et pourquoi. 

De nos jours, oser entrer en dialogue là-dessus est presque considéré comme dangereux, un peu comme s’il s’agissait d’un viol de la conscience individuelle.

La Foi Chrétienne, quant à elle, est une Foi personnelle que chaque Croyant(e) doit pouvoir exprimer du fond de son cœur et à voix haute si on lui en demande raison, sans avoir peur de quoi que ce soit. 

Mais elle est en même temps une Foi partagée avec d’autres, elle n’a pas peur d’être exprimée dans un cadre communautaire. 

Elle me relie à mes Frères et mes Sœurs dans la Foi car elle n’est pas le fruit de spéculations personnelles que je garde en mon for intérieur.

Elle porte sur un contenu objectif, qui me dépasse en tant qu’individu.

Il s’agit de ce que Dieu a révélé aux hommes sur Lui-même et sur Son Oeuvre afin  que cela soit compris, cru et mis en pratique.

Il s’agit donc de quelque chose de bien plus élevé que moi, qui s’adresse au plus profond de ma personne mais qui s’adresse aussi à tous les hommes et toutes les femmes dans ce monde, raison pour laquelle ce message doit être annoncé à tous, sans exception.

Suivant l’Injonction du Christ Ressuscité à Ses Disciples d’aller vers toutes les nations, de leur proclamer l’Évangile, de les baptiser et de leur enseigner à garder tout ce qu’Il a Commandé  (Evangile selon Matthieu, chapitre 28:18-20) l’apôtre Paul écrit aux Chrétiens de Rome dans la longue lettre qu’il leur adresse vers l’an 56 : 

Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru ?  Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ?  Et comment entendront-ils parler de lui, sans prédicateurs ?  Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés ?  Selon ce qui est écrit [au livre du prophète Ésaïe dans l’Ancien Testament, chapitre 52:7]:  Qu’ils sont beaux, les pieds de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles !

La Foi Chrétienne est donc “religion” au sens où elle me relie aux autres Croyants et nous ouvre la même perspective sur le sens de notre vie et de notre destinée. 

 

En fait elle nous unit dans un même corps, celui du Christ Ressuscité qui a prié ainsi pour Ses Disciples (Evangile selon Jean, 17:20-21) 

 

Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un; comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi, qu’eux aussi soient un en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé.

 

Amen,

 

Eric Kayayan Pasteur Protestant Réformé

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bible Temple Protestant
Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Foi & Vie Réformées

 

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9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 08:02
Quel fondement pour la famille ?

A l’heure où les questions de de politique familiale occupent les esprits, et – plus encore – une redéfinition radicale de la famille dans les sociétés occidentales est à l’ordre du jour –  il est nécessaire que ceux qui se veulent les héritiers de la civilisation dite « judéo-chrétienne » se posent la question du fondement de la famille sur une assise Biblique. 

Sur la base d’une quelconque philosophie de la nature, on peut parfaitement refuser d’accorder l’institution du mariage aux couples homosexuels ou s’opposer à l’idéologie du trans-genre et à ce qu’elle soit inculquée dans la tête de nos enfants dès leur plus jeune âge par le biais de l’école publique. 

Cependant, ce refus ou cette opposition ne se fondent pas en tant que tels sur une claire vision Biblique des choses.

Dans ce cas il est tout à fait inutile de se réclamer de la civilisation « judéo-chrétienne »…

Au sens Biblique, il y a d’abord famille parce qu’il y a une dualité homme-femme porteuse de l’image de Dieu dès la Création (Genèse 1:27-28)

Dans le texte de la Genèse cette union dans la différence complémentaire (physique, sexuelle, affective) est d’ailleurs ce qui caractérise l’Image de Dieu en nous. 

Même s’il en existe beaucoup d’autres, aucun autre trait humain n’est mentionné directement dans le texte pour qualifier cette image, ce qui est tout à fait remarquable. 

En effet on ose rarement souligner le fait que le Créateur – qui est Lui-même Esprit et non une créature en chair et en os amenée à l’existence par une puissance supérieure –  a choisi en tout premier lieu de refléter Son Image dans Sa Créature par la différentiation et la complémentarité sexuelles.

Dès lors, comment nous comprendre nous-mêmes par rapport à cette affirmation du texte Biblique ?

Comprenons avant tout, que nous ne sommes des « personnes » distinguées d’autres « personnes » que dans des rapports particuliers et structurés avec ces autres « personnes ».

Des rapports qui présupposent à la fois similarité et différence.

La Genèse nous enseigne que le tout premier rapport personnel qui fonde la personne c’est cette différentiation/complémentarité homme-femme se reconnaissant comme Image de Celui qui L’a créée.

  En quoi donc cela reflète-t-il quelque chose de l’être même de Dieu, demandera-t-on ?

Uniquement en raison du fait que le Dieu Eternel est à la fois Un et Trois, un Seul Dieu en trois personnes distinguées l’une de l’autre : le Père, le Fils et le Saint Esprit, ce que d’ailleurs aucune philosophie naturelle n’a jamais dit, expliqué ou révélé, et qu’elle ne pourrait du reste jamais le faire. 

Seule la Bible le fait. 

Car cela ne relève tout simplement pas de la recherche empirique, mais d’un donné Révélé. 

Le Dieu Eternel vit dans une Relation Personnelle d’Amour Parfait entre les trois personnes divines qui font de ce Dieu Unique La Source de tout amour entre les personnes qu’Il Crée à Son Image.  

C’est là seulement que se situe La Source de la vie, et à la base de cette vie, la famille centrée autour du couple homme-femme.

Que dans la Bible ce Dieu se manifeste de plus comme Père Céleste (puisque c’est bien comme cela que Son Fils Jésus-Christ a invité Ses Disciples à s’adresser à Lui dans leur prière), ne fait que souligner le rapport de nature Familiale qui unit Dieu à Ses « Enfants ». 

C’est dans cet esprit que l’apôtre Paul peut écrire aux Chrétiens d’Éphèse (chapitre 3, verset 14-16) : 

C’est pourquoi, je fléchis les genoux devant le Père, de qui toute famille [les peuples ou les nations sont inclus dans le mot grec patria traduit par familledans les cieux et sur la terre tire son nom, afin qu’il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur ; que le Christ habite dans vos cœurs par la foi et que vous soyez enracinés et fondés dans l’amour (…)  

Il y a dans la Trinité une génération éternelle du Fils par le Père  – c’est ce qu’affirme et confesse la Foi Chrétienne depuis les origines.

Cela demeure bien sûr un mystère dans la mesure où cela concerne l’Essence Eternelle de Dieu.

Cependant, par la Bible ce mystère nous devient partiellement connaissable, mais seulement dans la mesure de notre compréhension limitée de créatures, qui ne pourra jamais connaître l’Être de Dieu tel que Lui Seul Se connaît.

Ce que ce mystère de la génération Eternelle du Fils par le Père  nous fait connaître, c’est que dans l’ordre structuré mis en place pour Ses Créatures, le Dieu trinitaire imprime Son Image en nous en instituant de génération en génération la génération (au sens d’engendrement) d’enfants par des parents – homme et femme – et ce depuis les origines de l’humanité. 

Même si cette humanité est tombée très bas et cherche constamment à nier cet ordre Créationnel, celui-ci subsiste par la Volonté et la Providence du Créateur. 

C’est un ordre qui ne peut être totalement effacé, en dépit de toutes les caricatures ou déformations qu’il subit, souvent de manière volontaire de la part des humains en rupture d’Alliance avec le Père Céleste, souvent aussi de manière involontaire, accidentelle, sans qu’on puisse comprendre les causes immédiates d’une telle déformation.   

Mais on ne peut éteindre  la notion de cet ordre, pas plus qu’on ne peut abolir la notion de bonne santé par rapport à celle de maladie.

Seule une compréhension spirituelle de l’enseignement Biblique  (spirituelle c’est-à-dire en accord avec l’intention de l’Esprit Divin dans l’Écriture Sainte) peut nous mener sur la voie de la guérison et le renouvellement de notre intelligence sur toutes ces questions qui travaillent tant l’esprit de nos contemporains. 

 

Car auprès de toi est la source de la vie; par ta lumière nous voyons la lumière (Psaume 36, verset 10).

 

Amen,

 

 

Eric Kayayan Pasteur Protestant Réformé

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

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Source : Foi & Vie Réformées

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8 décembre 2017 5 08 /12 /décembre /2017 15:27
Applaudissements ou intercessions

Je vois avec effroi les moyens mondains dont on se sert actuellement pour réveiller la vie chrétienne et « gagner, ainsi qu'on le dit, les masses à l'Évangile. »

 

Les metteurs en scène de ces moyens peu spirituels ressemblent au professeur d'anatomie qui produit dans le cadavre de la grenouille, par l'électricité, des mouvements artificiels.

 

La Foi en la Puissance de Dieu, la Foi aux Paroles de Jésus, la Foi en l'Action du Saint-Esprit deviennent de plus en plus rares dans nos contrées.

 

Avec tristesse, en beaucoup d'endroits hélas, l'air est favorable à la réclame.

 

Et s'il se devait citer les moyens de certains prêcheurs pour remplir leurs églises, on pourrait très vite tomber soit dans le pathétique, soit dans le comique en même temps que dans la frivolité.

 

Que penser du résumé suivant d'une affiche apposée par le comité d'une église qui travaillait dans un quartier pauvre d'une capitale dans le monde ? 

 

- « Il y aura dimanche prochain, avant l'ouverture du service divin, dans l'intérieur du lieu de culte, distribution de tabac à tous les assistants. »

 

Le dit tabac pouvait être fumé pendant le culte c'est-à-dire pendant .... les prières, les chants et la prédication.

 

Ceci se passait en l'an de grâce 1896.

 

Il se trouva que les prolétaires, hommes et femmes, affluèrent dans l'enceinte du local.

 

Et l'on dit qu'en dépit de l'épouvantable fumée remplissant celui-ci, le service fut fort édifiant.

 

Je livre à l'appréciation de chacun le moyen employé en cette circonstance pour recruter des auditeurs.



Voici un comité d'écoles du dimanche qui imagina, pour récompenser les élèves les plus assidus, de les convier à un bal d'enfants, lequel eut lieu avec tout l'éclat des bals d'adultes.

 

Mon sentiment est que là où l'on ne peut pas développer l'oeuvre des écoles du dimanche, sans recourir à de tels moyens, le mieux serait de la laisser tomber.



Ce que je vais raconter est plus stupéfiant pour moi.

 

La scène se passe dans une église de chrétiens non conformistes.

 

La conférence entendit des rapports extrêmement nourris, renfermant des idées justes et neuves à bien des égards.

 

Je rends volontiers hommage à l'esprit de liberté, de courage et de force qui anima ces immenses assises.

 

Mais un orateur n'eut-il pas l'idée de proposer l'introduction des applaudissements dans le service divin, après la prédication, en vue, disait-il, de procurer aux prédicateurs l'encouragement dont ils ont besoin ?

 

Cette étrange proposition ne paraît pas avoir soulevé une bien vive opposition.


Je l'avoue, je fus troublé, lorsque je lus ce détail.


Puis j'éprouvai un sentiment de frayeur. Quelle profanation de vouloir marier de la sorte l'esprit Chrétien à la mondanité.

 

Des applaudissements, comme au théâtre et concert ?!? 

 

Des battements de mains dans la maison de Dieu, éclatant aux bons endroits de la prédication et lui servant de conclusion !

 

Il me semblait voir froissée entre des doigts grossiers une fleur délicate et parfumée.

 

Quoi, le premier jeune homme venu, la première jeune fille venue vont donner le signal de la bruyante démonstration, agiter leurs mains, ou bien en signe de mécontentement trépigner et siffler ?

 

À moins que les applaudissements ne soient seuls tolérés. 



La Parole de Dieu est un glaive à deux tranchants, que le Serviteur de Dieu doit faire pénétrer dans les cœurs, jusque dans les jointures de l'âme.

 

Elle est le juge saint de nos pensées et de nos sentiments.

 

Quand on a compris cela, on ne songe plus à demander pour elle des applaudissements.



Je crains fort que, si la proposition dont je parle venait à passer quelque part dans les mœurs, l'orateur chrétien ne songeât davantage à provoquer des applaudissements qu'à chercher l'approbation de l'Esprit de Dieu.

 

« Comment pouvez-vous croire, a dit le Seigneur, vous qui tirez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez point la gloire qui vient de Dieu seul (Jean V, 44.). »



Si l'on introduit dans l'Eglise l'usage des applaudissements, inévitablement le prédicateur peut parfaitement les ambitionner.

 

En ce cas mieux vaudrait supprimer la prédication et se contenter de la lecture de la Bible.

 

Mais comme d'ailleurs chacun peut lire la Bible à la maison, peut-être serait-il encore plus sensé et plus simple de fermer les Temples.



On affirme que les prédicateurs ont besoin d'être encouragés.

 

Assurément.

 

Voilà l'orateur chrétien seul dans la tribune élevée d'où il domine l'assemblée.

 

Seul il parlera.

 

Comment ne sentirait-il pas la responsabilité qui pèse sur lui ?

 

Je vous le dis, une sueur angoissante a saisi plus d'un pasteur à la pensée de la fonction qu'il avait à remplir.

 

Le prédicateur a donc besoin d'encouragements.

 

En premier lieu il lui faut l'encouragement de Dieu.

 

Et il ne l'obtiendra pas, s'il ne s'est dans sa préparation longuement entretenu avec Dieu.

 

Et il a besoin aussi en second lieu d'un encouragement humain.



Ne croyons pas le lui procurer par des applaudissements.

 

Cherchons cet encouragement dans les prières que doivent faire monter pour le pasteur ses auditeurs.

 

Lorsque je puis me dire :

Parmi ceux qui sont assis maintenant devant toi, il en est plusieurs qui ont prié pour toi, qui ont demandé pour toi la force d'annoncer avec clarté le chemin du Salut, de la Vie Eternelle, - j'incline avec respect mon front devant ce témoignage Précieux de la sympathie Chrétienne.



Quand on a le bonheur d'avoir des auditeurs qui intercèdent pour vous, les artifices poussées de rhétorique disparaissent de la Prédication.

 

Le pasteur ne songe plus qu'à distribuer aux âmes le véritable pain descendu du ciel.

 

Il se sent porté par une grande Charité et par là même il reçoit une grande force.

 

Lors de la bataille avec les Amalécites, Moïse put, avec l'appui d'Aaron et de Hur, faire ce que sans eux il n'aurait pas fait, tenir ses mains élevées vers le ciel pendant toute une journée.

 

L'Homme de Dieu est un homme appelé à tenir aussi ses mains élevées vers le ciel.

 

Et il a besoin de sentir ses faibles mains soutenues par les intercessions de ses frères et soeurs.

 

En ce sens, oui, le Pasteur a besoin de ces encouragements.

 

Amen,

 

 

 

Pasteur du désert

 

D'après O. Funke,

Toi et ton âme,

 

 

 

Bible Protestante
Croix Protestante

 

 

 

 

 

 

Source : Regard

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26 novembre 2017 7 26 /11 /novembre /2017 06:42
La doctrine de la Grâce de Dieu donne un contenu solide à la foi

La doctrine de la Grâce de Dieu

donne un contenu solide à la foi

 

 

La religion d’une grande majorité de ceux qui professent la foi chrétienne consiste à se rendre à intervalles réguliers dans un lieu de culte.

 

Mais ils ignorent tout de la doctrine et ne se préoccupent pas outre mesure de telle ou telle vérité.

 

Je ne dis pas cela par préjugé, mais je me suis entretenu avec un très grand nombre de gens qui appartiennent depuis des années à diverses églises.

 

Je ne peux pas dire qu’ils se trouvent dans l’erreur car ils ne savent rien eux-mêmes et ne possèdent ni avis personnel ni la moindre conviction précise.

 

Ils sont prêts à croire presque tout ce qu’un prédicateur zélé puisse leur enseigner.

 

Même un enfant qui a étudié les textes de Westminster en sait plus long sur les doctrines de la Grâce et la doctrine Biblique en général que des milliers d’adultes à qui d’éloquentes prédications se contentent d’enseigner du vide.

 

Une personne très judicieuse remarqua un jour qu’en suivant un cours d’astronomie ou de géologie vous retirez vite une idée assez claire de la pensée du professeur.

 

En revanche, même en écoutant certains pasteurs, non pas une année mais douze, vous ne découvrirez pas leurs convictions.

 

Il ne devrait pas en être ainsi.

 

Beaucoup de chrétiens, trop de chrétiens ne savent plus ce qu’ils croient.

 

Ceci mène à ces grands rapprochements qui prennent place aujourd’hui au détriment de la Vérité et à la prolifération de toutes sortes d’erreurs parmi nous.

 

En revanche, les doctrines de l’Evangile correctement adoptées, confèrent une certitude précieuse et solide au Chrétien, pour laquelle il accepterait de mourir si la persécution s’allumait de nouveau.

 

Dites à un homme  que c’est Dieu qui sauve dans Sa Grâce.

 

La doctrine de la Grâce a plus de force et de solidité que les thèses si souples et fumeuses de certains « théologiens ».

 

Pourquoi les Croyants se réunissaient ils jadis par milliers dans les forêts, au péril de leur vie ?

 

Pour entendre la théologie édulcorée de nos anti-calvinistes modernes ?

 

Non, il leur fallait une nourriture plus solide et appétissante.

 

Quand écouter un Prédicateur pouvait entraîner la mort, ces gens ne bravaient pas les intempéries et les craintes de la nuit pour de belles dissertations philosophiques ou des préceptes moraux.

 

On ne risque pas vie pour ce genre d’ineptie.

 

Pourquoi se réunissaient ils alors ?

 

Eh bien, pour entendre proclamer la doctrine de la Grâce de Dieu, celle de Jésus et de Ses disciples, celle de Paul, d’Augustin, de Luther et Calvin.

 

Elle contient quelque chose qui touche le cœur du Chrétien, une nourriture qui correspond à son appétit spirituel.

 

Ces Croyants bravaient l’épée et risquaient leur vie pour entendre cette doctrine là : la Grâce de Dieu.

 

Quand le Saint Esprit écrit ces Vérités dans un cœur, l’homme se lève les yeux et discerne partout l’Oeuvre de Dieu.

 

Voyant la Main Divine dans la nature et la Providence, il ne donne pas aux lois de la nature ou aux décisions des hommes la gloire due au Très Haut, mais se prosterne en toute humilité devant Le Souverain invisible.

 

Quelle bénédiction de pouvoir inviter ses semblables à voir Dieu en toutes choses !

 

La Grâce de Dieu engendre l’humilité.

 

« Je ne suis rien et rien en moi ne mérite quelqu’estime. Je le sais, rien de bon n’habite en moi. Je suis sauvé, mais Dieu Seul en est Responsable. »

 

Rien n’humilie tant l’homme et le pousse à se prosterner devant le Trône de la Grâce, mais rien non plus ne lui donne tant de bonheur et de courage devant les hommes !

 

Il s’agit d’une Vérité Grandiose ; plaise à Dieu de nous en enseigner à tous la puissance !

 

Mais voilà pourquoi j’aime la Grâce de Dieu.

 

Elle offre une grande espérance au pécheur.

 

Malheureusement, certains proclament l’élection comme s’il s’agissait d’une barrière pour empêcher le pécheur de s’approcher de Christ, ou d’une hallebarde pour lui couper l’accès à la Grâce.

 

Dieu merci, il n’en est rien !

 

Ami(e) pécheur, qui que tu sois, ton plus grand encouragement doit être d’apprendre que le Salut vient par Grâce.

 

Si les mérites le procuraient, que deviendrais tu, toi qui bois et blasphèmes, toi, le débauché et l’adultère, qui as autrefois maudit Dieu et, même encore, ne l’aime pas ?

 

Mais le Salut est entièrement par Grâce.

 

Alors, aussi sale ta vie passée ou présente soit elle, ne la laisses pas t’empêcher de venir à Jésus.

 

Christ reçoit les pécheurs car Dieu a élu des pécheurs, parmi les plus répréhensibles même.

 

Pourquoi pas toi ?

 

Il reçoit tous ceux qui viennent à Lui.

 

Certains l’ont haï et insulté ouvertement ses serviteurs.

 

Mais, dès l’instant où ils ont crié :

 

« O Dieu, sois apaisé envers moi qui suis un pécheur »,  Il leur a fait Grâce, et Il agira de même envers toi si tu viens à Lui.

 

S’il me fallait te dire de gagner ton salut sans compter sur Sa Grâce, ce serait une triste nouvelle.

 

Tu es mort dans tes péchés ?

 

Dieu donne la vie !

 

Tu es impur ?

 

Il lave !

 

Tu es nu, Il vêtit !

 

Un Salut Parfait t’attend !

 

Oh, ami(e), que Dieu te donne la Grâce de te saisir de Sa Grâce !

 

Nous célébrerons alors ensemble la Gloire et les Louanges de la Grâce Divine !

 

Amen,

 

spurgeon

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

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26 novembre 2017 7 26 /11 /novembre /2017 06:32

Il est courant de nos jours d’entendre dire que toutes les manières de croire en Dieu, de Le servir et de L’adorer se valent.

 

Toutes les religions sont égales, dit-on, et mènent à Dieu, seul le chemin emprunté est différent ; on ne doit surtout pas considérer les autres voies comme fausses et chercher à convaincre qui que ce soit que seule la voie qu’on emprunte est véritable.

 

Comment répondre à ce relativisme ?

 

Dire que la Bible Seule révèle de manière satisfaisante qui est Dieu, est-ce être intolérant et dangereusement intégriste ?

 

Cela mène-t-il à plus ou moins long terme à la persécution de ceux qui croient autrement ?

 

C’est ce que l’humanisme contemporain veut faire croire, essayant de donner mauvaise conscience à toutes celles et ceux qui cherchent Dieu dans Sa Parole Révélée et nulle part ailleurs.

 

Mais il nous faut tout d’abord nous poser la question suivante :

 

Sommes-nous par nous-mêmes capables de connaître Dieu de manière satisfaisante ?

 

Pouvons-nous par nous-mêmes, à l’aide de notre intelligence naturelle, avoir accès à Dieu, l’adorer et vivre en communion avec Lui ?

 

Ou bien en sommes nous incapables et avons-nous besoin d’un guide sûr, rien moins que Dieu Lui-même pour nous mener à Lui ?

 

Depuis le début de l’ère chrétienne, le Chrétien croit avec l’apôtre paul que Dieu Se révèle dans la nature, ou, si l’on veut, dans Sa Création : celle-ci est si parfaite, si grandiose, elle témoigne de tant de science et de sagesse, qu’en dépit de la chute de l’homme et de son état de pécheur, il lui est impossible de ne pas voir Dieu à travers le monde.

 

Au verset 20 du premier chapitre de sa lettre aux chrétiens de Rome, dans le nouveau testament, Paul écrit qu'en effet, les perfections invisibles de Dieu, Sa Puissance Eternelle et Sa Divinité se voient fort bien depuis la création du monde quand on les considère dans ses ouvrages.

 

Dans ses écrits, le réformateur Jean Calvin parle souvent de la création comme « miroir de la Gloire Divine ».

 

Il veut dire par là qu’on peut comprendre quelque chose de Dieu, et savoir qu’Il est l’Auteur de l’univers, simplement en regardant la manière merveilleuse dont le monde est conçu.

 

Cela dit, depuis plus de cent ans, l’idée que le monde n’est que le fruit du hasard et que donc rien n’a de sens, est partagée par beaucoup, surtout dans les pays occidentaux.

 

Ce que nous voyons en nous et autour de nous n’est qu’une forme de chaos, dit-on, un ensemble d’éléments auquel il ne faut pas chercher à donner sens en dernier recours, car rien dans le monde n’a de sens.

 

Mais alors, il n’y a ni vrai ni faux ; et s’il n’y a ni vrai ni faux, pourquoi ce que dit un Chrétien serait-il vrai ?

 

Et s’il n’y a aucun sens dans le monde, ce que le Chrétien dit, ce que les Chrétiens disent, en fait, n’a pas de sens non plus.

 

Pourquoi devrions nous les écouter et accepter comme vrai ce qu’ils disent ?

 

Pourquoi se donner même la peine d’essayer de convaincre les autres que ce que l’on dit est vrai ?

 

Car toute tentative pour essayer de convaincre quelqu’un repose sur l’idée qu’on a raison, et que ce qu’on pense a une plus grande valeur et davantage de cohérence que ce que dit ou pense l’autre.

 

Le Chrétien, lui, croit qu’il y a une vérité, et accepte par la foi la Parole de Jésus-christ lorsqu’Il dit (évangile selon Jean, 4:6) : Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

 

Le Chrétien croit aussi que ce qui s’oppose à la Vérité, ce n’est pas le hasard, ou le chaos, mais tout simplement le mensonge.

 

Pourtant, notre question de départ demeure entière :

 

Pouvons-nous connaître Dieu par nous-mêmes ?

 

Si nous admirons la nature, la manière dont le corps humain est fait, si nous découvrons chaque jour de nouvelles raisons de nous étonner devant les merveilles de la création, est-ce suffisant pour connaître Dieu de manière satisfaisante ?

 

Il faut croire que non, car s’il suffisait d’observer la nature pour trouver Dieu, alors tous les hommes et toutes les femmes vivraient en communion parfaite avec Dieu, et le monde serait un paradis perpétuel.

 

Reprenons ce qu’écrit Paul, dans le passage de sa lettre aux Chrétiens de Rome cité plus haut (9-22) :

 

Car ce qu’on peut connaître de Dieu est clair pour eux, Dieu Lui-même le leur ayant fait connaître. En effet, les Perfections Invisibles de Dieu, Sa Puissance Eternelle et Sa Divinité se voient fort bien depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Les hommes sont donc inexcusables, puisque, ayant connu Dieu, ils ne L’ont pas glorifié comme Dieu et ne Lui ont pas rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans de vains raisonnements, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous ; et ils ont remplacé la Gloire du Dieu Incorruptible par des images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes et des reptiles.

 

Pour l’apôtre paul, ce que nous pouvons connaître de Dieu par Ses Oeuvres, loin d’amener les hommes à une connaissance satisfaisante de Sa Personne, ne sert qu’à rendre les hommes inexcusables parce qu’ils ne L’ont pas adoré et servi comme ils auraient dû.

 

Au contraire, ils ont fabriqué des statues d’animaux et les ont adorées comme si elles étaient dieu.

 

C’est pourquoi, Paul a écrit juste avant l’extrait cité ci-dessus :

 

La Colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la Vérité captive, car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, car Dieu le leur a manifesté.

 

Pour Paul donc, ce qu’on peut connaître de Dieu de manière naturelle aurait dû amener les hommes à adorer le Créateur en vérité. mais au lieu de cela, les hommes ont retenu la Vérité captive et déformé la vraie religion en adorant des créatures au lieu du Créateur.

 

Les hommes sont donc inexcusables.

 

Pour connaître Dieu en Vérité, il nous faut donc un autre guide, un guide sûr qui ne nous trompera pas.

 

Le Chrétien croit que la Bible, ce Livre composé au cours de plus d’un millénaire, est La Révélation finale par laquelle Dieu s’est fait connaître aux hommes.

 

Cette Révélation progressive concernant le Plan de Dieu pour le monde qu’Il a créé, a d’abord été adressée à un peuple, le Peuple d’Israël.

 

Mais cette Révélation atteint son point culminant lorsque Dieu vient Lui-même habiter parmi les hommes en La Personne de Son Fils Eternel, Jésus-Christ, Vrai Dieu devenu homme.

 

Le tout début de la lettre aux Hébreux, dans le nouveau testament, déclare à ce sujet :

 

Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu nous a parlé par le Fils en ces derniers temps.

 

Bien que le Peuple d’Israël ait toujours reçu la mission de proclamer aux nations païennes la Lumière concernant Le Seul Vrai Dieu, ce mandat prend une nouvelle dimension avec la venue de Jésus-Christ.

 

Car le Fils Eternel de Dieu venant habiter parmi les hommes envoie Ses disciples jusqu’aux extrémités de la terre annoncer une Bonne Nouvelle : Il est justement venu faire connaître et adorer Dieu en esprit et en vérité, réconciliant avec Son Père Eternel les hommes et femmes éloignés de Dieu.

 

Ce dernier point - la nécessaire réconciliation avec Dieu - est essentiel à saisir pour qui veut comprendre proprement ce qu’est la foi Chrétienne et l’espérance qu’elle porte en son cœur.

Connaître Dieu en Vérité ne consiste pas en une connaissance d’ordre purement intellectuel, comme s’il suffisait de donner son assentiment rationnel à une ou des propositions logiques concernant l’être suprême.

Eric Kayayan,

 

Connaître Dieu en Vérité ne consiste pas en une connaissance d’ordre purement intellectuel, comme s’il suffisait de donner son assentiment rationnel à une ou des propositions logiques concernant l’être suprême.

 

Connaître, au sens Biblique du terme, c’est vivre dans une relation intime, à l’image de la relation intime qui lie un homme et une femme dans une union indissociable.

 

Cette connaissance engage l’être tout entier, non pas seulement les facultés rationnelles.

 

La véritable connaissance de Dieu passe donc par un engagement personnel total.

 

Comment un tel engagement serait-il possible de la part de l’homme qui ne fait que supputer, tâtonner, cogner sa tête contre les parois de l’existence, commettre individuellement ou collectivement tout ce que sa conscience même réprouve ?

 

Sans une réconciliation initiée par Dieu, cette relation est tout simplement impossible et c’est là où nous voyons Dieu s’engager totalement, en Jésus-Christ, dans cette magnifique Oeuvre de Réconciliation.

 

Jésus-Christ réconcilie le monde avec Dieu par un sacrifice Parfait et Définitif qu’Il accomplit afin que les fautes des hommes, leur désobéissance et leur aveuglement volontaire leur soient pardonnés.

 

Jésus-Christ donne Sa Vie pour payer une rançon à Dieu qu’aucun homme ou aucune femme ne pourrait payer.

 

Cette rançon, Dieu L’exige pour que les hommes en rupture de ban avec Leur Créateur, soient Réconciliés avec Lui.

 

Car il y a un prix à payer : notre propre vie, dont nous avons renié le sens initial et parfait en fuyant loin de Dieu.

 

Or, ce prix de la réconciliation exigé par Le Créateur, Dieu décide de Le payer Lui-même.

 

Alors, qui peut être mis au bénéfice d’une telle Réconciliation ?

 

Qui peut bénéficier de ce Don Divin ?

 

N’importe qui, vous et moi.

 

Et que faut-il faire pour en bénéficier ?

 

Dieu ne demande qu’une chose :

 

croire qu’Il a effectivement accompli ce Salut en payant Lui-même la rançon qu’Il exigeait.

 

Dieu est Celui qui nous sauve, qui nous Réconcilie avec Lui, et Il le fait gratuitement.

 

Ce n’est pas en accomplissant toutes sortes de rituels, de gestes mécaniques, ou encore en essayant par nous-mêmes d’atteindre Dieu que nous y parviendrons.

 

Au contraire, tous nos efforts seront inutiles et ne feront que nous plonger dans un abîme de doute, de culpabilité et de malheur.

 

Notre libération n’est possible que si nous acceptons par la foi, comme des enfants reconnaissants, que Dieu Le Père a accompli notre salut par le Don de Son Fils Jésus-Christ.

 

c’est cela la Bonne Nouvelle à travers le mot Evangile.

 

L’apôtre Paul, après avoir lui-même refusé de croire en ce Salut Gratuit, et après avoir même persécuté à mort les premiers Chrétiens, écrit dans sa lettre à l’église d’Ephèse (2:0) :

 

C’est par la Grâce de Dieu en effet que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est Le Don de Dieu. Ce n’est pas par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes Son Ouvrage, nous avons été créés en Christ-Jésus pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

 

On le voit, l’offre du Salut est une offre gratuite.

 

Mais si les croyants appartiennent désormais à Dieu en Jésus-Christ, et si désormais l’Esprit de Dieu habite en eux après avoir chassé tout autre esprit opposé à Dieu, c’est pour qu’ils accomplissent les œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance pour qu’ils les pratiquent.

 

Cela veut dire que les croyants n’accomplissent pas ces œuvres pour mériter leur salut, mais par reconnaissance envers Dieu qui les a Gratuitement Sauvés, ils vivent désormais une vie d’obéissance à la Loi de Leur Seigneur Jésus-Christ et ils portent des fruits d’obéissance qui plaisent à Dieu.

 

En Jésus-christ ils ont obtenu une nouvelle vie.

 

Reprenons cependant la question initiale du pluralisme religieux, par lequel nous commencions ce chapitre.

 

Qui n’a jamais entendu ces paroles célèbres prononcées il y a quelque quarante ans par André Malraux :

 

Le vingt-et-unième siècle sera religieux ou ne sera pas.

 

Paroles que certains considèrent comme prophétiques. Qu’a-t-il voulu dire par là ?

 

Sans doute qu’après le vingtième siècle, considéré comme irréligieux, globalement indifférent, voire opposé au sentiment religieux, les hommes et femmes vivant au vingt-et-unième siècle retourneraient inévitablement, quant à eux, à des formes d’expression religieuse très marquées : cela serait même la caractéristique principale du prochain siècle.

 

Pourtant, on peut à bon droit se demander si une telle phrase rend justice au vingtième siècle.

 

Car on a pu voir tout autant d’expressions religieuses en ce siècle qu’au cours des époques précédentes.

 

Seulement, elles ont pris des formes et des expressions différentes de celles traditionnellement reconnues comme telles.

 

Ainsi, le culte de la personnalité dans les régimes politiques dictatoriaux, revêt un caractère religieux tout à fait marqué, avec cérémonies, chants, hymnes et déclarations de loyauté inaltérable.

 

Le régime nazi en allemagne dans les années trente et quarante, ou les différents régimes communistes, ont connu leurs célébrations, leurs liturgies voire leurs hystéries qui faisaient avant tout appel à une forme de sentiment religieux.

 

Aujourd’hui, le sport médiatisé est une des formes les plus claires de communion religieuse : autour d’un ballon rond (ou ovale !) se développe un sentiment d’exaltation peu commun, marqué par toutes sortes de rites, de sentiments fraternels, de moments de dévotion intense.

 

On a pu entendre dire qu’une équipe sportive a été « crucifiée » par une autre ; en politique on parle même parfois du « catéchisme » d’un parti donné.

 

On pourrait aussi parler en long et en large du culte obsessionnel du sexe, manifesté dans tant de productions cinématographiques ou autres.

 

La question que nous devons nous poser est donc :

 

Quelle sera la religion du vingt-et-unième siècle ?

 

Car l’homme ne saurait vivre sans exprimer ce qui constitue son fonds le plus profond : créé à l’Image de Dieu, il est constamment à la recherche d’un absolu, d’une relation avec Son Créateur, mais il détourne le plus souvent cette quête vers d’autres objets ou personnes que Son Créateur, que ce soit une personne humaine, une activité quelconque, une appartenance idéologique ou ethnique, ou encore un bien matériel donné.

 

La question de l’idolâtrie, de sa signification et de ses implications dans la vie des hommes, retiendra du reste notre attention au cours du chapitre huit.

 

Il nous faut aussi reconnaître que le marché religieux, en ce vingt-et-unième siècle, est particulièrement ouvert.

 

Avec la circulation des idées, les moyens contemporains de communication, les médias, chacun peut choisir à sa guise la religion à laquelle il souhaite s’adonner :

 

  • le bouddhisme ou les religions orientales,

  • l’animisme traditionnel,

  • les enseignements du soufisme musulman,

  • le new âge,

  • etc...

 

Au milieu de tout cela, que représente réellement le Christianisme ?

 

Celui, celle et ceux confessant Jésus-Christ peuvent-ils encore se prévaloir de l’exclusivité de leur foi ?

 

Pourquoi tenir à la confession de Jésus-Christ comme Vrai Dieu, envoyé par le Père Céleste comme seul médiateur entre Dieu et les hommes ?

 

Un passage de l’évangile selon Matthieu (6:9), nous éclairera singulièrement à ce sujet :

 

Jésus se rendit dans la région de Césarée de Philippe. Il interrogea ses disciples : que disent les gens au sujet du Fils de l’homme ? Qui est-il d’après eux ? Ils répondirent : Pour les uns, c’est Jean Baptiste ; pour d’autres : Elie ; pour d’autres encore Jérémie ou un autre prophète. – et vous, leur demanda-t-il, qui dites vous que Je suis ? Simon Pierre lui répondit : Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant. Jésus lui dit alors : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas, car ce n’est pas de toi-même que tu as trouvé cela. C’est mon Père céleste qui te l’a révélé. Et moi, je te déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre j’édifierai Mon Eglise, contre laquelle la mort elle-même ne pourra rien. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu interdiras sur la terre aura été interdit aux yeux de Dieu et tout ce que tu permettras sur la terre aura été permis aux yeux de Dieu.

 

Pour bien comprendre la portée de la question de Jésus, et la réponse de pierre, il faut savoir que l’endroit même ou Jésus a posé cette fameuse question était le lieu de nombreux cultes et religions.

 

Déjà sept cents ans avant la venue de Jésus-Christ, le prophète Esaïe avait parlé de cette région en ces termes (2-9:) :

 

Mais il n’y aura pas toujours des ténèbres sur ce pays envahi par l’angoisse. Si, dans les temps passés, Dieu a couvert d’opprobre tout le pays de Zabulon et le pays de Nephtali, dans les temps à venir, il couvrira de gloire la route de la mer, au-delà du Jourdain, le district des nations païennes. Le peuple qui vivait dans les ténèbres verra briller une grande lumière : la lumière resplendira sur ceux qui habitaient le pays dominé par d’épaisses ténèbres.

 

De fait, la région de Césarée de philippe était marquée par le culte du dieu syrien Baal, sous diverses formes.

 

Mais pour tout Israélite Croyant, cette région était aussi le lieu où le fleuve Jourdain prend sa source.

 

Et cette rivière rappelait à tout Croyant la Religion d’Israël.

Il y avait aussi, dans une montagne des environs, une grotte supposée être le lieu de la naissance de la divinité pan, le dieu de la nature.

 

Césarée était tellement identifiée au dieu pan, qu’elle portait le nom de panéas. aujourd’hui, située en syrie, elle s’appelle Baniyas.

 

Mais entre-temps, le roi Hérode avait fait bâtir un magnifique temple de marbre en l’honneur de César Auguste, l’empereur romain.

 

Or les empereurs romains allaient bientôt exiger qu’on les vénère comme des demi-dieux, et ce pour consolider leur autorité politique.

 

Désormais donc, la ville s’appellerait césarée.

 

Plus tard, le troisième fils d’Hérode le Grand, Philippe, allait ajouter son nom à la ville, dès lors connue sous le nom de césarée de philippe.

 

Pourquoi toutes ces précisions historiques ?

 

Simplement pour souligner que c’est dans ce contexte hautement païen, dans cette région pleine de cultes et de religions diverses que Jésus attendait de Ses Disciples la réponse exacte à la question de Son Identité : à savoir qu’Il est Le Christ, Le Fils du Dieu Vivant.

 

Poser cette question à quelques kilomètres du palais édifié à la gloire de César, représentait un défi de taille.

 

Celui qui attendait de Ses Disciples une telle confession n’était après tout qu’un obscur enseignant religieux, un jeune rabbi suivi de douze jeunes disciples.

 

Sa renommée commençait à s’étendre, mais seulement localement.

 

Et il n’existait aucun consensus au sujet de sa personne.

 

Au mieux, on le considérait comme un prophète, ou comme la réincarnation d’un des anciens prophètes d’Israël.

 

En posant cette question, Jésus a-t-Il essayé de se rassurer sur Sa Mission ?

 

A-t-Il voulu remonter sa cote de popularité en testant Ses Disciples ?

 

Ou bien attendait-Il une réponse qui puisse Lui indiquer quelle était Sa véritable Identité, au milieu de tant de religions en compétition ?

 

Pas du tout !

 

Jésus savait parfaitement qui Il était, et n’allait pas l’apprendre de la bouche de Ses Propres Disciples.

 

Mais, en posant cette question, Il avait un plan, celui de l’Edification de Son Eglise.

 

Or, pour que ce Plan se réalise, il fallait que la confession de Son Identité comme Le Christ, Le Messie Promis et attendu, le Fils même du Dieu vivant, soit fermement établie, comme Le Fondement même de l’Eglise.

 

Comment Pierre a-t-il pu trouver la réponse vraie à la question posée, alors que tant de fausses réponses étaient données autour de lui, dans cette région de césarée de philippe ?

 

On ne voyait en effet en Jésus qu’un prophète parmi bien d’autres.

 

Aujourd’hui de même, bien des gens qui se disent religieux ne voient en Jésus qu’un prophète, à l’égal d’autres prophètes ou soi-disant tels ; un homme particulièrement vertueux qui a cherché Dieu intensément, et rien de plus.

 

L’apôtre Paul, quant à lui, écrit dans sa première lettre aux corinthiens (2) que nul ne peut dire Jésus est Seigneur si ce n’est inspiré par l’esprit de dieu. et c’est bien ce que Jésus répondit à pierre, après que celui-ci l’ait identifié comme le christ, le Fils du dieu vivant : Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car ce n’est pas de toi-même que tu as trouvé cela. C’est mon père céleste qui te l’a révélé.

 

Il en va de même pour tout Croyant qui, deux mille ans après Pierre, confesse Jésus comme le Christ, Le Fils du Dieu Vivant.

 

Nul ne pourrait le faire, si l’Esprit de Dieu ne l’illuminait, ne le forçait hors de l’obscurité des religions et cultes de tout poil.

 

Mais il importe de bien comprendre que le climat religieux qui nous entoure aujourd’hui, et qui tâche d’obscurcir la Divinité Parfaite et Suffisante de l’homme Jésus, n’est pas nouveau.

 

Comme il a été dit plus haut, le pluralisme religieux était aussi prononcé au temps de Jésus-Christ qu’il l’est aujourd’hui.

 

Les religions orientales, les cultes de toutes sortes fleurissaient au sein de l’empire romain.

 

Et pourtant, c’est dans ce contexte que Jésus a réclamé pour lui, et pour lui seul, l’autorité suprême.

 

Aussi, les Chrétiens ne devraient pas se laisser déstabiliser dans leur confession de la messianité et la divinité de Jésus-christ, comme si notre époque avait ouvert des perspectives religieuses que le passé ne connaissait pas, comme s’il leur fallait désormais relativiser cette Foi en Christ, Seul Médiateur et Sauveur.

 

Citons pour conclure ce que l’apôtre Paul écrit à ce sujet dans sa lettre aux Ephésiens (4.4-5) :

En parvenant tous ensemble à l’unité dans la foi et dans la connaissance du Fils de Dieu (…) nous ne serons plus de petits enfants ballottés comme des barques par les vagues et emportés çà et là par le vent de toutes sortes d’enseignements, à la merci d’hommes habiles à entraîner les autres dans l’erreur.

 

Au contraire, en exprimant La Vérité dans l’amour, nous grandirons à tous égards vers Celui qui est La Tête : Christ !

 

Amen,

 

 

Eric Kayayan, 

Pasteur Réformé & Responsable 
du site Foi&Vie Réformées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Rendre compte de l'espérance du Pasteur Eric Kayayan dirigé et édité par Jean-Marc Berthoud dans Collection Messages l'Age d'homme

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11 novembre 2017 6 11 /11 /novembre /2017 09:14
Comment Dieu peut-Il être Miséricordieux et Juste à la fois ?

Comment Dieu peut-Il être Miséricordieux et Juste à la fois ?

 

Cette question surgit nécessairement lorsque nous lisons la dernière partie du premier paragraphe dans la confession de foi baptiste de Londres de 1689  :

 

Il est amour, plein de grâce, de miséricorde et de patience. Il abonde en bonté et en vérité. Il pardonne l’iniquité, la transgression et le péché. Il récompense ceux qui le cherchent avec assiduité. Il est en outre très juste et terrible en ses jugements, haïssant tout péché et n’innocente d’aucune façon le coupable.

 

Dieu est Amour (1 Jean 4.16).

 

Il n’est pas animé par la méchanceté, mais par la Bonté.

 

Il y a en Lui de la Tendresse et de la Douceur envers les êtres qu’Il a créés.

 

L’affection que les parents ressentent envers leurs enfants est semblable à l’affection qui anime Dieu envers l’homme (Psaume 103.13) :

 

« Comme un père a compassion de ses enfants, l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent. »

 

 

La bonté des parents envers leurs petits est radicalement inférieure à la Bonté du Seigneur envers nous (Mathieu 7.9-11).

 

Dieu est Miséricordieux : Il a un Cœur pour la misère, Il éprouve de la Compassion.

 

Il n’est pas indifférent à nos souffrances et à nos tristesses ; Il a des entrailles de Miséricorde (Luc 1.78).

 

« Quand un malheureux crie, l’Éternel entend, et il le sauve de toutes ses détresses. L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l’esprit dans l’abattement. » (Psaume 34.7, 19).

 

Dieu prend plaisir à pardonner les péchés et à oublier les offenses (Michée 7.18-19) :

 

18 Quel Dieu est semblable à toi, qui pardonnes l’iniquité, qui oublies les péchés du reste de ton héritage ? Il ne garde pas sa colère à toujours, car il prend plaisir à la miséricorde. 19 Il aura encore compassion de nous, il mettra sous ses pieds nos iniquités ; tu jetteras au fond de la mer tous leurs péchés.

 

Dieu est Saint (Esaïe 6.3).

 

Il est Parfaitement Juste, « Dieu est un juste juge » (Psaume 7.12).

 

Il n’y a en Lui aucune trace de mal ni aucune communion avec le péché (1 Jean 1.5).

 

Il déteste la méchanceté et l’injustice ; Il les hait d’une Haine Eternelle.

 

Ses yeux sont trop purs pour voir le mal, Il ne peut regarder l’iniquité (Habakuk 1.13).

 

Il a en horreur l’orgueil, le mensonge, la violence, la perfidie, la perversité, la fausseté et les querelles (Proverbes 6.16-19).

 

Dieu ne peut rester les bras croisés devant le mal, car Il ne peut d’aucune façon en être complice et l’innocenter (Genèse 18.25) :

 

« Celui qui juge toute la terre n’exercera-t-il pas la justice ? ».

 

Le Seigneur punit le crime, Il exécute la Justice et le Jugement, Il rétribue le péché et condamne le criminel.

 

Comment la Miséricorde de Dieu et Sa Justice peuvent-elles coexister ?

 

D’un côté, si Dieu pardonne le péché peut-Il être Juste puisque toute transgression et toute désobéissance méritent une Juste Rétribution (Hébreux 2.2) ?

 

De l’autre côté, si Dieu punit toute transgression et toute désobéissance, comment peut-Il être Miséricordieux ?

 

Dieu ne peut pas être Miséricordieux s’Il ne pardonne pas le mal, mais Il ne peut pas être Juste s’Il ne le punit pas.

 

Il ne faut pas imaginer que Dieu soit partagé comme nous entre Ses Sentiments ou qu’il y aurait en Lui deux volontés qui laisseraient Dieu dans l’indécision.

 

Dieu est un Être Simple dans lequel il n’y a aucun conflit.

 

Comment Dieu peut-Il être Miséricordieux et Juste à la fois ?

 

 

La seule et unique réponse à cette question est l’Évangile.

 

L’Évangile est plus qu’un acte de rédemption, il est une nécessité ontologique d’un Dieu à la fois rempli d’Amour et de Colère envers l’homme.

 

La raison pour laquelle seul le Dieu de la Bible peut être le vrai Dieu est l’Évangile.

 

Toute conception de la divinité qui n’implique pas l’Évangile est une conception idolâtre.

 

Par quel autre moyen que l’Évangile Dieu peut-Il être Miséricordieux et Juste ?

 

L’Évangile manifeste l’Amour de Dieu qui a tant aimé l’homme qu’Il l’a sauvé par la mort de Son Fils (Jean 3.16; Romains 5.8 ; 1 Jean 4.9).

 

L’Évangile manifeste aussi la Pleine Justice de Dieu contre le péché (Romains 1.17; 3.25).

 

Seul l’Évangile manifeste un Dieu d’Amour et de Justice ; si quelqu’un a l’Évangile, il a Dieu (1 Jean 4.14-15) :

 

 

14 Et nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé le Fils comme Sauveur du monde. 15 Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.

 

 

L’Évangile est à la fois Parfaite Justice et Parfait Amour; il n’existe pas de tension entre les deux pour Dieu.

 

Une fausse doctrine du salut mène à la perdition, car sans l’Évangile on ne peut connaître Dieu (Galates 1.8 ; 1 Corinthiens 15.1-2).

 

Certaines personnes disent croire en Dieu et avoir confiance en son amour sans croire dans l’Évangile.

 

Ce n’est pas en Dieu qu’elles croient, mais en une idole qu’elles se sont fabriquée et à laquelle elles ont attribué l’amour.

 

Cet amour est vain et ne peut rien pour ces personnes qui verront leur espoir périr (1 Jean 4.8-10).

 

Parce que Dieu est Véritablement Amour et Véritablement Juste, l’Évangile est absolument nécessaire.

 

L’essence de Dieu révèle l’Évangile et l’Évangile révèle l’essence de Dieu.

 

Nous devons chérir la doctrine de Dieu aussi précieusement que nous chérissons l’Évangile.

 

Compromettre l’un c’est compromettre l’autre, avoir l’un c’est avoir l’autre.

 

En Dieu, dans l’Évangile, « la bonté et la fidélité se rencontrent, la justice et la paix s’embrassent » (Psaume 85.11).

 

À cause de l’Évangile, nous pouvons véritablement affirmer :

 

« L’Éternel est miséricordieux et juste » (Psaume 116.5).

 

 

 

Amen,

 

Pasteur Pascal Denault,

Eglise Baptiste Réformé St Jérôme (Quebec)

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11 novembre 2017 6 11 /11 /novembre /2017 06:30
Servir Dieu pour les bonnes raisons

Il est possible d'être convaincu de servir Dieu, alors qu'en fait notre service peut être tout sauf un parfum de bonne odeur pour Christ.

 

Autrement dit, nous pouvons "faire de bonnes choses pour les mauvaises raisons", ce qui "gâche" l'activité en question.

 

Faire le "bien" sans que cela soit ....bien.

 

Servir Dieu ne limite pas la réflexion aux activités dans une Eglise.

 

Servir Dieu, c'est aussi servir notre prochain, notre société, nos collègues, nos ami(e)s, notre Directeur et/ou Responsable divers dans un emploi "séculier", notre Épouse, notre Époux, nos enfants à la maison, mais aussi notre pasteur dans les tâches qu'il peut confier pour le bien de l'Eglise.

 

Ce sujet nous concerne tous.

 

Plusieurs texte de l'Ecriture montrent qu'une activité qui peut paraître plaire à Dieu peut ne pas Lui être agréable en raison de l'état d'esprit dans lequel elle est accomplie.

 

  • Une belle oeuvre faite pour gagner l'accès à Dieu, est "bonne à être mise au rebut" (Philippiens 3.8)

 

  • Les Corinthiens utilisaient leurs talents spirituels sans amour réel pour les autres (1 Corinthiens 12-14), ce qui revient à n'être "rien de plus qu'un airain résonnant ou une cymbale bruyante" (1 Corinthiens 13.1)

 

  • Un serviteur de Dieu qui bâtit de manière douteuse sur le fondement de Jésus Christ (y compris son attitude) verra sa construction consumée par le feu lors du Jugement Final. Au lieu d'utiliser de l'or, de l'argent et des pierres précieuses résistant au feu, il a opté pour des matériaux inflammables tel que le bois, le chaume ou du torchis de paille (1 Corinthiens 3.10-15)

 

  • Annoncer Christ "par jalousie et par un esprit malsain de rivalité, voire des motifs étant loin d'être innocents" (Philippiens 1.15,17)

 

  • Alors que Paul rédige sa lettre aux Philippiens, tous, dans son entourage (y compris, sans doute, des personnes croyant servir Dieu), à l'exception de Timothée, "ne s'intéressent qu'à leurs propres affaires et non à la Cause Sainte de Christ" (Philippiens 1.21)

 

Cet échantillonnage d'exemples donne à réfléchir.

 

Alors, avant d'intervenir de quelque manière que ce soit, rencontrer des personnes, nos ami(e)s, nos voisins, nos collègues, rendre un service pratique, m'occuper de ma famille, accomplir une tâche en apparence "peu spirituelle" (car, dans la Vie Chrétienne, TOUT est "Service de Dieu"), avec l'aide de Christ,

 

 

Avant toutes choses, je remercie Dieu.

 

La gratitude et reconnaissance me recentre sur Lui et sur Sa Bonté.

 

Lui dire merci pour ce qui me vient à cœur et à l'esprit, et, tout particulièrement, pour le salut extraordinaire que Dieu m'a accordé.

 

Le remercier pour Son Aide et Secours à le servir en toute circonstance.

 

Lui demander à conduire ma prière tel qu'Il le souhaiterait.

 

 

J'ai accès à Dieu grâce à Christ Seul.

 

Je ne sers et n'aime pas Dieu pour qu'Il m'accepte ; Il m'a déjà accueilli !

 

Je m'ancre dans la doctrine Sainte de la justification par la Foi Seule.

 

Christ a mérité l'Approbation de Dieu à ma place.

 

Je me repose uniquement dans Son Oeuvre pleinement accomplie.

 

Avec Christ, Son joug est facile à porter et Son fardeau léger. (Matthieu 11.30)

 

 

Je ne suis pas à moi-même mais j'appartiens à Christ.

 

Un passage sous la plume de Jean Calvin cite : 

 

Nous ne nous appartenons pas (1 Corinthiens 6.19) ; que notre raison et notre volonté ne dominent pas dans nos réflexions et nos décisions. 

Nous ne nous appartenons pas ; n’ayons pas pour objectif ce qui nous plaît selon la chair. 

Nous ne nous appartenons pas; oublions-nous nous-mêmes autant que possible, ainsi que tout ce qui nous entoure. 

Au contraire, nous sommes au Seigneur; que sa volonté et sa sagesse dirigent nos actions. 

Nous sommes au Seigneur; que tous les aspects de notre vie soient orientés vers lui comme étant notre unique objectif.

Ô que de bienfaits a reçu la personne qui, sachant qu’elle ne s’appartient pas, a renoncé à l’autonomie et à la domination de sa propre raison pour les remettre à Dieu !

Car la satisfaction d’être maître à bord est la pire peste qui puisse atteindre les êtres humains pour les perdre et les couler ; aussi l’unique havre de salut est-il de ne pas être sage à ses propres yeux, de ne rien attendre de soi, mais seulement de suivre le Seigneur (Romains 14.8).

– Institution de la religion chrétienne, Livre III, chapitre VII

 

 

Je m'assure d'être en mode " Marie" plutôt qu'en mode "Marthe" (Luc 10.38-42)

 

 

Je ne peux donner aux autres que ce que j'ai reçu de Christ.

 

 

Je confesse mes fautes.

 

Suis-je conscient d'un péché non reconnu ? Je me mets rapidement au bénéfice du sang de Christ (1 Jean 1.9) en réglant également ce qu'il y a à régler selon Dieu et devant les hommes s'il se doit avec honnêteté et droiture.

 

 

J'implore son secours

 

 

Même les fois où le service que je m’apprête à réaliser est très « terre à terre » et ne semblerait  pas justifier à nos propres yeux le recours au Secours Divin, je place ma confiance et demande aide à Mon Dieu.

 

Existe-t-il vraiment des activités que je puisse accomplir « sans Dieu »

 

Ce que je suis à présent, c’est à la Grâce de Dieu que je le dois, et cette Grâce qu’Il m’a témoignée n’a pas été inefficace.

 

Loin de là, j’ai peiné à la tâche plus que tous les autres apôtres – non pas moi, certes, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. (1 Corinthiens 15.10)

 

Ce qui a fait défaut à Marthe, c'est la joie, engagée par ailleurs dans un service tout à fait louable (Luc 10.38-42).

 

Mais dans l’ordre, j'ai la joie d’être un pécheur pardonné ; et j'ai l'immense joie de pouvoir servir Mon Dieu, Mon Sauveur et Seigneur.

 

Ce que je fait en tant que Chrétien sauvé par Grâce vise le bien des autres.

 

Je mets donc en priorité l’intérêt des personnes. 

 

Je rejette toute fausse humilité et je m'attends de quelque manière que ce soit à ce que Dieu bénisse ce qui sera fait à Sa Gloire Seule, et non forcément en termes de fruits visibles ou de résultats apparents, mais dans la perspective qui est la Sienne. 

 

Je suis au service de Christ, pas de mon petit royaume personnel.

 

S’il m’arrivait d’avoir l’impression qu’une certaine mesure de bénédiction accompagnait ce que je fais, je m’engage à attribuer, dans le silence de mon cœur, tout l’honneur à Dieu.

 

Si, au contraire, je devais ressentir l’impression désagréable d’avoir perdu mon temps, je donnerai aussi gloire à Dieu, car Lui ne perd jamais le Sien.

 

 

Dieu n'a pas besoin de moi.

 

 

Je ne suis pas indispensable. Dieu ne manque pas de ressources humaines, et je suis loin d’être Sa Seule Option.

 

Si je meurs avant d’avoir pu accomplir un quelconque service, Dieu ne sera pas pris au dépourvu, et le mouvement des astres ne s’interrompra guère ! Dieu accomplira Son Plan quoiqu'il en soit, avec ou sans moi. 

 

Ces exemples ne sont pas exhaustifs, et ceux ci ne constituent certainement pas la seule manière d’aborder d'être en tant que Chrétien.

 

Mais c’est un bon regard susceptible d’aider face à un nombre considérable de pièges dans lesquels nous pourrions tomber.

 

Je me mets au bénéfice de la pureté de Christ, voulant Lui ressembler de plus en plus, y compris dans tout ce que je ferai pour Mon Maître.

 

Amen,

 

 

 

D. Angers,

Professeur & Docteur en Théologie pratique Québec,

 

 

.

 

 

 

Bible
Refuge Protestant Croix Huguenote

 

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 08:10
La meilleure manière de vivre

Je me suis toujours proposé l’Eternel devant moi ;

puisqu’Il est à ma droite, je ne serai point ébranlé.

Psaume 16.8.

 

 

Elle est la meilleure manière de vivre.

 

Ayant l’Eternel toujours devant nous, nous avons la plus Noble des compagnies, le plus Saint des exemples, la plus Douce des consolations, la plus Puissante des influences.

 

Mais c’est là un choix déterminé à faire, et qui doit être maintenu pendant tout le cours de la vie :

 

« Je me suis proposé l’Eternel. »

 

Avoir un oeil toujours fixé sur celui de Son Maître, une oreille toujours prête à entendre Sa Voix, telle est la position normale de tout homme et de toute femme de Dieu.

 

Son Dieu est tout près de lui, remplissant son horizon, traçant le sentier de sa vie.

 

Que de folies nous seraient évitées, que de péchés nous surmonterions, combien nous déploierions de vertus et connaîtrions de joie, si nous avions l’Eternel toujours devant nous !

 

Pourquoi pas ?

 

C’est le secret de la sécurité.

 

Le Seigneur remplissant toujours nos pensées, nous éprouverions une grande tranquillité et une réelle assurance du fait de Sa Constante Proximité !

 

Il est à notre droite pour nous guider et nous aider; aussi nous ne sommes pas effrayés devant la force, la fraude ou la légèreté des hommes.

 

Quand Dieu est à notre droite, nous sommes sûrs de ne pas être ébranlés.

 

Venez seulement, ennemis de la vérité; précipitez-vous sur moi, si vous le voulez, comme une tempête.

 

Dieu me garde et me maintient; Il demeure avec moi.

 

De qui aurais-je peur ?

 

Amen,

 

 spurgeon rp2

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

Bible (56)

Croix Huguenote

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 07:59
Sensibilité contemporaine ou réalité de la Vie Chrétienne
Evangélisation ou divertissement

 

Le témoignage chrétien, préoccupation majeure de tout croyant authentique, repose sur cet ordre prononcé par Jésus lui-même :

 

« Que votre lumière luise devant les hommes ».

 

Or la sécularisation grandissante du monde occidental a relégué la foi dans la sphère privée, ce qui a contraint l’Eglise à lutter contre la marginalisation en recherchant sans cesse des moyens d’exister encore aux yeux du monde, et de se faire entendre.

 

La volonté légitime d’adapter le message à la sensibilité contemporaine, de le rendre plus accessible, moins radical, a conduit parfois les croyants dans certains choix bien différents de ceux du passé.

 

L’annonce de l’évangile par des moyens ludiques et la notion de divertissement ont peu à peu envahi nombres d'évangélisations et de cultes.

 

Des interrogations surgissent alors : toutes les manières d’exprimer sa foi sont-elles bonnes ?

 

Existe-t-il un modèle Biblique de piété qui soit atemporel ?

 

La diversité de nos choix, n’est-elle pas lourde de conséquence ?

 

Quels moyens pour évangéliser ?

 

Toute « méthode » pourrait se justifier par cette argumentation simple :

 

« du moment que c’est pour la gloire de Dieu, tout est possible. Dieu seul connaît les cœurs, il peut agir de toutes sortes de manières ».

 

Par Sa Puissance et dans Sa Souveraineté, il est vrai que Dieu peut utiliser tous les moyens pour amener les âmes à Lui.

 

La Bible affirme même que « s’ils se taisent les pierres crieront ».

 

Si Dieu peut utiliser les moyens les plus saugrenus, il ne nous est toutefois pas demandé de les mettre en œuvre…

 

Paul, évangéliste par excellence, affirme qu’« il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication ».

 

Il nous semble nécessaire de rappeler cette orientation Biblique, à l’heure où l’Eglise adopte de plus en plus - et parfois aveuglément - les moyens d’expression du monde.

 

La vocation d’être témoin de la Parole Divine semble s’effacer au profit de rencontres de louange, soirées spectacle, et autres activités qui confinent plus au divertissement qu’à une méditation sérieuse de la Parole.

 

Il ne s’agit pas de juger avec hauteur ceux qui utilisent ces moyens mais plutôt de chercher ce que Dieu attend de la pratique de nos œuvres et de notre foi, car s’il est clair - pour la plupart- que Christ est la Pierre Angulaire, il est précisé également :

 

« que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus ».

 

Le choix du matériau doit être fait en toute conscience devant Dieu, c’est une question de discernement, devoir que tout Croyant véritable est appelé à exercer.

 

Dans le souci « d’accrocher » les incroyants, certains ont le "don" douteux et peuvent rivaliser d’ingéniosité et de techniques comme en témoignait un article du magazine Le Point, publié en août 2009 et intitulé « Jésus-Christ superstar ».

 

Cet article expliquait que les Eglises évangéliques aux Etats-Unis (nota Refuge Protestant : et pas qu'elles malheureusement....) en viennent à mimer l’enlèvement en suspendant les fidèles dans les airs à l’aide d’un filin…

 

Sensation garantie…

 

De plus en plus d’églises ne jurent que par la ...« technoliturgie ».

 

« Depuis quinze ans, les temples font preuve de plus en plus d’innovation. On essaie de réaliser des productions de haute qualité, sur le modèle du Cirque du Soleil »

 

« Installez un grand écran, un site Internet et il y a des chances pour que la fréquentation augmente », estimait un membre de l’Institute for Religion Research.

 

Ces propos viennent comme une confirmation que l’instrument n’est plus au service de la Parole, mais qu’il est devenu le moteur, le stimulant principal.

 

On compte davantage sur l’équipement high-tech ou le volume des décibels que sur l’action de l’Esprit.

 

La préoccupation est ici tournée vers l’homme et ses désirs, non plus vers Dieu.

 

C’est ainsi que la Parole n’est plus qu’un prétexte à tous les défoulements parfois les plus excentriques.

 

Jacques Ellul, penseur protestant redécouvert ces dernières années et dont la perspicacité ne cesse d’étonner avait quant à lui affirmé :

« On a beau, pour justifier ces danses et ces rites, rappeler la danse de David devant l’arche, le rappel d’un texte biblique ne me convainc pas en face de la permanence du phénomène psychique dans toutes les formes religieuses. C’est le label d’une fausse authenticité : celle que l’homme s’atteste à lui-même quand il confond ses propres phénomènes psychiques avec la présence secrète et pourtant solennelle du Seigneur de sa vie. L’esprit Dionysos est l’inverse de l’Esprit du Seigneur. »  Jacques Ellul, l’impossible prière.

 

La piété s’appuie sur la connaissance de Dieu et non sur les sentiments.

 

Loin de conduire à un état d’ivresse hédoniste, la louange nous exhorte et nous enseigne :

 

« Instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos cœurs sous l’inspiration de la grâce. » Colossiens 3 : 16.

 

Blaise Pascal s’est également beaucoup interrogé sur la question du divertissement pour en retirer des enseignements très éclairants :

 

Selon lui, le divertissement nuit à la vie de l’esprit car il détourne la conscience des questions essentielles qui conduisent l’homme à la prise de conscience de sa misère, chose pourtant indispensable pour chercher Dieu.

 

« La seule chose qui nous console de nos misères est le divertissement, et cependant c’est la plus grande de nos misères. Car c’est cela qui nous empêche principalement de songer à nous, et nous fait perdre insensiblement. Sans cela nous serions dans l’ennui et cet ennui nous pousserait à chercher le moyen le plus sûr d’en sortir. Mais le divertissement nous amuse, et nous fait insensiblement arriver à la mort ». (« Les Pensées » de Blaise Pascal)

 

Ne devons nous pas en conclure qu’il est pour le moins paradoxal des croyants, de vouloir conduire les hommes à Christ - seul chemin de plénitude - par un moyen qui n’a pour but que d’étouffer leur quête intérieure ?

 

Sainteté-profanation

« La sainteté convient à ta maison, Ô Eternel ! » Psaume 93 : 5.

En ce qui concerne l’œuvre de Dieu, il convient de rappeler deux choses :

  • Dieu touche et change le cœur des hommes par la Parole et l’action du Saint Esprit
  • le Saint-Esprit est Saint…

 

Si nous voulons que le Saint-Esprit agisse, il est nécessaire de bien comprendre ce que signifie la sainteté selon la Bible :

 

« Soyez saints car Je suis Saint ».

 

Si l’aspect rituel de la purification disparaît avec la nouvelle alliance, l’exigence d’une conduite sainte est réitérée sans cesse.[1]

 

Paul rappelle également « n’attristez pas l’Esprit de Dieu ».

 

La solennité de l’approche de Dieu telle qu’elle nous est décrite dans l’ancienne alliance ne disparaît pas dans le nouveau testament, au contraire !

 

L’épître aux Hébreux nous dit :

« puisque nous recevons un royaume inébranlable, ayons de la reconnaissance, en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte. Car notre Dieu est aussi un feu dévorant. »

 

A la lecture de ces textes il devient difficile de justifier la légèreté ambiante qui règne dans bon nombre de cultes et offices.

 

Lorsqu’il s’agit de parler de choses saintes, ne réalise-t-on pas que l’on touche à la Majesté de Dieu ?

 

Le divertissement n’est pas un péché en soi, car Dieu n’est pas contre le plaisir.

 

Une certaine mentalité religieuse consiste à poser des interdits d’emblée : le plaisir étant considéré comme péché et la jouissance comme coupable.

 

Certains enseignent qu’à partir du moment où le cœur désire quelque chose, la piété Chrétienne imposerait nécessairement de choisir l’inverse.

 

Faire ce que l’on aime, aller où le cœur nous pousse, désirer la fille qui nous plaît seraient forcément suspects !

 

Le renoncement et la frustration seraient-ils donc le fondement du bien ?

 

L’ecclésiaste semble nous encourager à jouir de la vie comme un don de Dieu, mais il avertit aussi que tout homme aura à rendre des comptes.

 

Le divertissement n’est donc pas interdit et Dieu n’est pas contre le rire puisqu’il a doté l’homme de cette faculté, mais chaque chose doit être à sa place.

 

Lorsqu’il est question de choses spirituelles, il existe un langage spirituel, le profane est le profane.

 

Même si certains - soucieux de casser l’image du « père fouettard » - ne cessent de s’employer à déceler de l’humour en Dieu, il ne nous semble pas que l’Evangile et l’ensemble des textes Bibliques prêtent à rire.

 

Et lorsque Paul dit qu’il ne veut rien savoir d’autre que Christ Crucifié, il ne veut rien faire d’autre qu’amener à une prise de conscience bien éloignée de toute superficialité.

 

Annoncer la Parole de Dieu comme venant de sa part implique une séparation préalable du péché et de l’esprit du monde.

 

« Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est vil, tu seras comme ma bouche. »[2]

 

En voulant mélanger les deux choses, les croyants se sont habitués à la profanation et les païens ne sont pas conduits au Saint.

 

Un des derniers ressortissants de la période faste de « l’Union Chrétienne des Jeunes Gens » a expliqué peu de temps avant sa mort que le mouvement s’est éteint de manière quasi soudaine.

 

Il n’a pas manqué de remarquer avec regret que ce retournement coïncide avec l’arrivée des chrétiens de Paris, venus pour imposer une manière plus « moderne » d’évangéliser.  (Nota Refuge Protestant : en voyant "Hillsong" pour ne prendre qu'un très maigre exemple, l'on peut se faire une "petite" idée de la trajectoire finale désastreuse et attristante).

 

Désormais il fallait du spectacle, des comédies musicales et autres sketchs.

 

Ce fut le début de la fin…

 

En voulant nous adapter au monde, le monde est entré dans l’Eglise au point qu’elle est en passe de perdre son âme.

 

Le mélange nuit à la l’Autorité de la Parole qui se retrouve altérée[3] et donc sans puissance.

 

Les cultes ont de moins en moins de contenu Biblique propre à toucher les consciences et les pasteurs deviennent, à l’image des présentateurs de télévision, des amuseurs publics pour beaucoup, à défaut d'être de ..."remarquables" ...philosophes et où la Bible se finit littéralement évidée de toute sa puissance, richesse et beauté.

 

L’humour n’est pas proscrit mais il est clair selon l’apôtre Paul qu’il ne convient pas au ministère au sens où on l'entend tristement maintenant :

 

« Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n'a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité. Evite les discours vains et profanes ; car ceux qui les tiennent avanceront toujours plus dans l'impiété, et leur parole rongera comme la gangrène. »

 

« Nous n'altérons point la parole de Dieu. Mais, en publiant la vérité, nous nous recommandons à toute conscience d'homme devant Dieu. » 2 Corinthiens 4 : 2.

 

La véritable soif du cœur

 

Qu’est-ce qu’un incroyant, un jeune désœuvré peut attendre lorsqu’il s’approche d’un pasteur ?

 

N’y a-t-il pas au fond de son cœur une soif que les plaisirs du monde n’ont pu étancher ?

 

Répondre à des besoins charnels par des moyens charnels ne produira probablement rien de spirituel.

 

N’avons-nous pas expérimenté que notre témoignage n’a jamais été aussi efficace que lorsque nous avons pris au sérieux la détresse de l’autre en suppliant le Seigneur de nous donner une parole pour lui ?

 

La Parole ne fait pas appel au plaisir des sens mais au véritable besoin du cœur.

 

Lorsque Jésus faisait mention des besoins naturels, il n’avait d’autres intentions que de parler à l’âme de ceux qui l’écoutaient (cf. la femme samaritaine).

 

La véritable soif des hommes désespérés sera étanchée par autre chose que du divertissement, et les écorchés de la vie n’aspirant qu’à mourir n’ont pas le cœur à s’intéresser aux sketchs, ni à faire la fête quand bien même les protestants l’organisent… (peut-être encore moins lorsque c’est eux d’ailleurs...).

 

Seule une parole Biblique, empreinte d’amour et de véritable connaissance du Seigneur peut sortir un homme de son désespoir.

 

En tant que Croyant, ayons ardemment à cœur de dégager l'annonce de la Parole de tous ces artifices, et nous serons toujours plus émerveillés et réconfortés de voir encore aujourd’hui des délaissés du chemin et incroyants écouter avec attention la Parole de Dieu donnée comme prêchée avec sobriété mais solennité.

 

Nous voulons faire nôtre cette préoccupation de Paul :

 

« Faisant preuve dans l’enseignement de pureté de doctrine, de gravité, de parole saine qu’on ne peut condamner, afin que celui qui s’oppose ait honte, n’ayant rien de mauvais à dire de nous. » (Tite 2 : 8)

 

Conclusion

 

Lorsque Dieu parle, les hommes tombent sur leurs faces, convaincus de péché et ils l’adorent.

 

Aucun réveil n’est survenu par le biais de divertissements ni dans une ambiance d’allégresse légère, mais au contraire par la prédication invitant à la Repentance et au retour à Dieu.

 

C’est en réponse à des prières adressées avec supplications et par une prédication sans fioritures que l’œuvre de Dieu s’est accomplie parfois de manière si spectaculaire.

 

C’est ce que l’histoire nous enseigne et ce qui nous semble conforme à l’Enseignement Biblique.

 

La nostalgie du « réveil » peut conduire autant à se morfondre qu’à se démener, mais ne faudrait-il pas plutôt s’informer des anciens sentiers pour s’en inspirer ?

 

Peut-être retrouverons-nous alors le chemin de la bénédiction, celui que nos pères ont suivi parfois dans la peine mais la Sainte et Saine Crainte de Dieu, pour le bien des Eglises, pour le Salut de nos enfants et de tous ceux que le Seigneur veut encore Sauver.

 

 

[1] 1 Thessaloniciens 4 : 3 « ce que Dieu veut c’est votre sanctification ».

[2] Jérémie 15 : 19.

[3] En parcourant les magazines évangéliques et à sa tête Horizon Evangélique, (...comme bien d'autres magazines dit protestants malheureusement d'ailleurs...) il est frappant de constater l’importance accordée aux différentes expressions artistiques sans cesse encouragées prétextant la liberté acquise en Christ.

 

MT

Bible 2010

-Arthus Croix Huguenote

 

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 07:00
Inexistence de Mon Dieu ? Le combat contre Lui. Pure perte de temps

Quelles idées et notions indignes, ce monde a de Dieu !

 

Si vous testez vos idées sur Dieu selon l'enseignement des Écritures, vous verrez d'un coup d'oeil ce que je veux dire.

 

Nous manquons même du sentiment de grandeur et de puissance et de majesté de Dieu.

 

Écoutez les hommes argumenter à propos de Dieu, et notez avec quelle désinvolture ils utilisent le terme...

 

C'est vraiment alarmant d'observer de quelle manière nous avons tous tendance à employer le nom de Dieu.

 

Il est évident que nous ne réalisons pas que nous parlons du Dieu à jamais Béni, Eternel, Absolu, Tout-Puissant.

 

En un sens, nous devrions ôter nos souliers à chaque fois que nous employons le nom de Dieu.

 

 

 

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Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

 
 
 
Bible (56)
Croix Huguenote
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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 06:30
O Profondeur (1)

  La Bannière de la Vérité

 

Le plus mauvais coup porté à la religion chrétienne dans les siècles passés des Eglises de l'occident a été de la vulgariser.

 

Ce travers a toujours été présent dans l'Eglise de chaque âge.

 

Mais dans les époques d'autrefois il y avait des facteurs restrictifs qui ont progressivement disparu aujourd'hui.

 

Nous pouvons supposer qu'il était difficile pour l'Eglise primitive de vulgariser l'Evangile parce que ses membres avaient connu le siècle de Jésus-Christ lui-même et des apôtres.

 

En outre, ils avaient souvent à faire face aux dures réalités du martyre.

 

Dans une telle situation ils ne pouvaient s'empêcher de croire l'Evangile dans sa grandeur et son mystère, même s'il a été souvent mal énoncé sur le plan théologique.

 

Le Moyen Age fut une période pendant laquelle les notions de miracle, de mystère et de péché étaient étroitement mêlées à la réflexion quotidienne.

 

L'erreur, dans cet âge-là fut d'exagérer le miraculeux et de revêtir les bâtiments, les reliques, les martyrs et les saints d'une aura de mystère d'une manière injustifiable, poussant à la superstition.

 

Ce fut leur erreur et leur péché et ce fut une grande faute à laquelle le monde moderne peut être reconnaissant d'échapper maintenant par son incrédulité.

 

Mais, il y a au moins quelque chose de bien qui peut être dit en faveur de la perspective médiévale, c'est qu'elle n'a pas, de façon générale, fait disparaître tout le mystère de la foi et ne l'a pas réduit à la «lumière d'un jour ordinaire».

 

Ce sont les réformateurs protestants du 16ème siècle qui ont exorcisé l'esprit de superstition de l'Eglise de leur temps sans détruire une juste appréciation du surnaturel.

 

Ceci est à mettre à leur crédit et les honore beaucoup.

 

Les réformateurs étaient tout d'abord des hommes marqués par la piété.

 

C'est-à-dire qu'ils n'étaient pas premièrement des érudits ou des experts techniques dans la lettre de l'Ecriture.

 

Ils n'étaient même pas premièrement des théologiens académiques.

 

Ils avaient toutes ces capacités et encore plus !

 

Mais, ils étaient suprêmement les hommes qu'ils étaient parce qu'ils étaient des hommes de Dieu et des ministres de Christ.

 

Leurs écrits témoignent de ce fait.

 

Un livre comme «L'Institution de la religion chrétienne» de Calvin -qui est plus un livre sur la foi évangélique qu'un  - manuel de théologie - en est la démonstration.

 

Les pages des écrits de Calvin sont remplies du sens de la grandeur ineffable de Dieu et du sens de notre obligation à l' aimer, le servir, lui obéir et le posséder.

 

Calvin ne se contente pas d'apporter des informations à l'esprit.

 

Il lance un défi à la conscience et réchauffe le coeur .

 

Son mobile puissant est de sauver ses auditeurs et pas seulement de les éduquer.

 

Un sentiment élevé du mystère de la foi fut maintenu et entretenu par les grands théologiens des 17e et 18e siècles.

 

Mais, dans le siècle passé, un changement survint.

 

A part quelques régions plus privilégiées - spécialement celles qui furent favorisées par des réveils - la tendance des chrétiens des cent dernières années en Occident a été de perdre le sens du mystère de la foi.

 

Conséquence inévitable : l'Evangile a été abaissé au niveau de l'homme.

 

Sa profondeur n'a plus été appréciée.

 

Sa sublimité n' a plus été estimée par la mentalité chrétienne moderne.

 

Sa plénitude n'a plus été saisie par notre âge suroccupé.

 

Et par conséquent, notre caractère, en tant que chrétiens, a reflété de moins en moins «cet esprit d'un autre monde» qui fut jadis la marque du chrétien et que les générations d'autrefois s' attendaient toujours à trouver chez des hommes professant être convertis.

 

Il est à craindre que la génération future, quand elle jettera un regard sur notre christianisme, devra dresser un terrible constat à notre sujet :

 

nous sommes un âge de nature superficielle dans les choses de Dieu.

 

Je ne nie pas que nous ayons atteint un degré acceptable de rectitude dans la lettre de la compréhension doctrinale en tant que chrétiens, mais notre âge est tristement déficient en ce qui peut être défini comme «la grandeur spirituelle».

 

A la racine de ceci, nous trouvons la maladie moderne de la superficialité.

 

Nous sommes beaucoup trop impatients pour méditer sur la foi que nous professons.

 

Nous ne pouvons pas dire  «O profondeur» !

 

Les chrétiens modernes se lassent rapidement quand ils se trouvent confrontés au sérieux de l'Evangile.

 

Mais les hommes se trompent s'ils s'imaginent qu'ils peuvent voltiger comme un papillon d'un engouement religieux à un autre et s'ils considèrent qu'ils ont accompli leur devoir envers Dieu sans jamais faire une pause pour s'émerveiller des hauteurs et des profondeurs de la grâce de Dieu.

 

Ce n'est pas l'écumage rapide de livres religieux ou la précipitation négligente dans l'accomplissement des devoirs dominicaux qui produisent une foi chrétienne forte.

 

C' est plutôt une méditation sans hâte des vérités de l'Evangile et l'ouverture de nos esprits à ces vérités qui donnent le fruit d'un caractère sanctifié.

 

Voici trois domaines où il serait profitable pour les chrétiens de cette fin de siècle de retrouver plus de «profondeur» dans la compréhension de l'Evangile :

 

Un sens plus profond de l'horreur du péché

 

Un comportement plus respectueux dans l'adoration

 

Une vision plus élevée de l'intention de Dieu de bénir le monde

 

(Suite)

 

Bible

Croix Huguenote

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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