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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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8 décembre 2020 2 08 /12 /décembre /2020 17:52
Tendre attention protectrice de Dieu

Car Il a rassasié l’âme qui était vide,

et rempli de biens l’âme affamée.

(Psaume 107.9.)

 

 

Il est bon d’avoir des soupirs, et plus ils sont intenses, plus ils ont de valeur.

 

Dieu aime à satisfaire ces désirs de nos âmes, quelque profonds et absorbants qu’ils puissent être.

 

Désirons beaucoup, afin que Dieu donne beaucoup.

 

Notre état d’âme n’est jamais sain, tant que nous sommes satisfaits de nous-mêmes et ne sentons pas de besoins.

 

Ces soifs d’une grâce plus grande, ces soupirs qui ne peuvent s’exprimer sont des peines qui vont croissant d’intensité; mais ces peines, nous voudrions les ressentir toujours davantage.

 

Oh, que ton Esprit de grâce nous fasse soupirer et crier toujours plus ardemment pour des choses toujours meilleures !

 

La faim n’est jamais une sensation agréable ; mais heureux ceux qui ont faim et soif de justice.

 

Non seulement leur faim sera apaisée, mais elle sera entièrement rassasiée.

 

Ils recevront, non une nourriture grossière et ordinaire, mais il leur sera servi des aliments dignes de leur Seigneur, et fourni des biens provenant de l’abondance de Dieu.

 

Qu’ils ne se tourmentent donc point, ceux qui soupirent à cause des besoins et de la faim qu’ils éprouvent, mais qu’ils joignent leur voix à celle du Psalmiste, qui, lui aussi, languit que Dieu se magnifie, et « qu’ils célèbrent les bontés de l’Eternel et ses merveilles parmi les fils des hommes ».

 

Amen,

 

 

 spurgeon rp2

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

Bible

Croix Huguenote

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7 juillet 2020 2 07 /07 /juillet /2020 19:55
La Communauté de Dieu et le prophète Amos,

« Éloigne de moi le bruit de tes cantiques. Je n’écoute pas le son de tes luths. Mais que le droit coule comme de l’eau, et la justice comme un torrent intarissable. » Amos 5:23-24

 
 
 
Les maux les plus difficiles à combattre sont ceux qui se dissimulent sous l’apparence de la religion et de la piété.
 
La profession extérieure de la foi donne toujours l’impression d’une sensibilité morale, et l’accomplissement de « bonnes œuvres » celle de la vertu !
 
On accepte religion et piété sans le discernement véritable qui devraient les entourer.
 
Le prophète Amos ne s’est pas laissé impressionner par les prétentions religieuses de ses contemporains.
 
Selon lui, aussi ferventes que soient les pratiques religieuses des gens, elles ne peuvent pas guérir le mal social et moral lorsqu’on sépare la foi et la pratique de celle-ci.
 
C’est pourquoi il écrit de la part de Dieu :
 
« Je hais et je méprise vos fêtes et vos jeûnes; je ne prendrai aucun plaisir à vos assemblées solennelles. Éloigne de moi le bruit de tes cantiques. Je n’écouterai pas le son de tes luths. »
 
C’est avec une sévérité exceptionnelle qu’Amos dénonça la religion — divorcée de la morale — des gens de son époque.
 
Il proclama le renouveau spirituel et national non pas en rénovant les cérémonies ou en augmentant leur nombre, mais par l’exercice de la justice, qui devrait couler comme l’eau d’une source.
 
Selon lui, la sensibilité morale fait partie intégrante d’une religion authentique.
 
Le culte rendu à Dieu ne devra pas être dissocié du souci et du soin que l’on doit avoir pour son prochain.
 
La justice et le respect des droits de l’homme font partie d’une religion vivante et vraie.
 
Le culte que la communauté rend à Dieu est une nécessité absolue.
 
Mais que l’Église et chaque Chrétien à titre individuel prennent garde à ne pas se réfugier ni à se complaire dans une pratique religieuse qui se dissocierait de toute œuvre de justice et qui prendrait distance par rapport aux problèmes moraux que soulève une société corrompue.
 
Au contraire, sa religion doit l’engager à combattre le mal sous toutes ses formes et elle doit devenir la source d’une puissance qui vainc le pouvoir des ténèbres.
 
Prière :
Nous te remercions, Seigneur, pour l’occasion que tu nous accordes de célébrer Ton Culte. Nous confessons que notre religion sera corrompue, formalité vide et routine confortable, à moins de se conformer à Tes Exigences Ethiques. Nous voulons porter des fruits authentiques dans la vie de la foi. Que nous puissions abonder en œuvres de justice et de bonté envers notre prochain par le Christ, Notre Sauveur. 
 
 
Amen,
 
 
 
Aaron Kayayan,
Pasteur Protestant Réformé

 

Croix Huguenote Refuge Protestant

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4 juillet 2020 6 04 /07 /juillet /2020 18:09
Respect du nom de Dieu par le pasteur Aaron Kayayan,

« Tu ne prendras pas le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain; car l’Éternel ne tiendra pas pour innocent celui qui prendra son nom en vain. » Exode 20:7

 

Le commerce d’autographes semble jouir d’une prospérité peu commune.

 

De nombreuses firmes exploitent les noms des vedettes de cinéma, de la télévision ou de la chanson dont la simple signature au bas d’une photo est devenue une ressource inespérée.

 

Le public amateur de ces marchandises ignore souvent le nom véritable de ses idoles qui, presque toujours, prennent un pseudonyme pour rehausser leur prestige.

 

Dieu, Lui, nous fait connaître Son Nom véritable.

 

Celui-ci n’est pas une simple étiquette collée à Sa Personne.

 

Il est irremplaçable.

 

Ni placage ni description extérieure, le nom de Dieu est l’équivalent de Sa Propre Personne.

 

En nous révélant son nom, Dieu cesse d’être pour nous un inconnu, un être abstrait et solitaire.

 

Comme la nuée et la colonne de feu témoignaient de Sa Présence auprès des tribus israélites qu’Il conduisait à travers le désert, Son Nom révélé offrait également la garantie de cette proximité.

 

« Je suis Celui qui suis. » (Exode 3:14).

 

Devant le miracle du buisson ardent ou au sommet du mont Horeb, Moïse comprend à qui Il aura désormais affaire.

 

Pour un païen, connaître le nom de la divinité équivalait à posséder magiquement son dieu.

 

Il pouvait ainsi subtiliser sa puissance et la rendre docile à ses projets.

 

Une certaine technique de l’invocation lui donnait l’illusion de déjouer les projets funestes, de conjurer les malédictions et de se mettre à l’abri de forces obscures, malicieuses et redoutables.

 

Quel contraste avec la sérénité du croyant qui, lui aussi, invoque le Nom de Dieu, mais dans des dispositions combien différentes !

 

Il puise dans la Révélation la connaissance que Dieu donne de Sa Personne et de Ses Desseins.

 

Les vagues incertitudes cèdent la place à une ferme assurance.

 

En L’invoquant de tout leur cœur, des faibles ont bravé des dangers et vaincu des géants.

 

Et à travers leurs faiblesses et leurs erreurs, le Nom de Dieu demeurait en eux le Signe de Sa Puissance Agissante et Efficace.

 

C’est Ce Nom, c’est-à-dire la Personne de Dieu, qu’il ne faut pas prendre en vain.

 

Le troisième commandement nous invite à bannir de notre langage et de notre vie toute utilisation profane de Son Saint Nom, depuis la plus grossière jusqu’aux plus subtiles.

 

Car nous devrons rendre compte un jour de nos paroles, de nos actes et de nos pensées.

 

Et tout d’abord de nos paroles.

 

Chassons de notre langage les exclamations vulgaires qui nous paraissent peut-être sans gravité et auxquelles nous nous sommes accoutumés avec tant de désinvolture.

 

Les invocations légères ou malignes du Nom de Notre Seigneur, aussi bien que les jurons grossiers, trouvent dans le ciel un Auditeur sans cesse Présent et Attentif.

 

Aucune profanation de Son Nom ne Lui échappe; aucun abus dont Il ne tienne compte.

 

Nos actes peuvent compromettre à leur tour la Sainteté de Dieu.

 

Si nous restons silencieux devant les multiples abus de Son Nom, refusant de prendre la défense de Sa Réputation…; si en face du paganisme anti-chrétien qui resurgit un peu partout dans notre monde moderne et qui attaque avec virulence…; si nous n’échappons pas aux équivoques que condamne la Sainteté de Dieu…; lorsque nous manquons du simple, mais difficile courage de dire non, n’aurons-nous pas, nous aussi, profané le Nom de Dieu ?

 

C’est un danger redoutable que de croire en Dieu et d’hésiter entre le blanc et le noir, la Lumière et les ténèbres, le oui et le non.

 

Enfin, notre attitude intérieure, nonobstant les apparences, pourrait être l’évidence d’une culpabilité et d’une profanation dans ce domaine.

 

Habituellement, nous pensons au troisième commandement à propos des blasphèmes impies des « gens du dehors ».

 

Il est bon et impératif de nous rappeler que la Loi de Dieu s’adresse tout d’abord à son peuple.

 

Sa Parole est toujours un message personnel.

 

Elle s’adresse à moi, mais ne m’autorise pas à m’ériger en juge.

 

Elle m’invite et m’exhorte d’abord à ma propre conversion.

 

À cette condition-là, le Nom de Dieu ne sera pas blasphémé dans le monde.

 

Ainsi, ceux qui ne partagent pas notre foi ou qui la combattent prendront peut-être le temps d’écouter les Chrétiens qui ne se contentent pas de parler de leur foi, mais qui la vivent profondément.

 

Il nous faut entendre à bon escient les exigences de la Parole de Dieu, Ses Avertissements et Ses promesses.

 

Les actes religieux accomplis sans conviction ni but, ou ce qui est pis, dans un but tout à fait intéressé, sont les formes les plus déplorables de la profanation du Nom de Dieu.

 

Le Seigneur nous révèle Son Nom : « Je suis Celui qui suis. »

 

Je me révèle comme Je Veux.

 

La tentation consiste à vouloir nous servir de Dieu et échapper en même temps à Son Appel contraignant.

 

Ceci est plus grave que de jurer par la parole.

 

Il est possible d’user d’un langage poli et respectueux, et néanmoins tomber dans la profanation et l’irresponsabilité.

 

Il est possible de substituer notre religion personnelle à la Révélation Libératrice de Dieu.

 

Dieu, ainsi que la Bible, la prière et les sacrements, moyens de grâce efficaces, peuvent devenir autant de tentations magiques lorsqu’ils sont employés en dehors de Sa Souveraine Volonté.

 

Si nous croyons que Dieu est le Fondement Indispensable de notre vie, ne vivons pas comme s’Il ne pouvait pas et ne voulait pas s’intéresser à notre vie quotidienne.

 

Jésus a dit :

 

« Quiconque me dit : Seigneur, Seigneur ! n’entrera pas forcément dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait La Volonté de Mon Père qui est dans les cieux. » (Mattieu 7:21).

 

Quelle exigence redoutable de la part de Celui qui n’a jamais pactisé avec la facilité et les faux semblants !

 

L’interdiction du troisième commandement vise avant tout les abus de nature religieuse.

 

Nous ne pouvons pas être croyants pour des raisons matérielles, sociales, morales ou psychologiques.

 

« Tu aimeras le Seigneur Ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. » (Matthieu 22:37).

 

C’est donc devant Sa Présence et sous Sa Garde que nous sommes appelés à vivre.

 

C’est Lui Seul la raison et l’objet de notre foi.

 

Et puisque nous sommes appelés à défendre Son Nom devant les hommes, ne nous contentons pas de froncer les sourcils lorsque l’on jure par Son Nom ou lorsque l’on tient des propos injurieux à Son Egard.

 

Notre vie entière doit Lui obéir dans la plénitude.

 

Il la veut dans sa totalité, cœur, âme, force et savoir, avec toute notre affectivité, au-dessus même de notre vie ; avec toutes les possibilités qui sont mises par Lui à notre disposition.

 

Sa Loi n’est pas une quelconque morale ni une suite de règles stéréotypées, mais elle est l’image même de Sa propre Action en faveur de l’homme.

 

Dieu ne s’est-Il pas offert à nous ; ne s’est-Il pas abaissé et appauvri totalement ?

 

Dieu Seul peut bien parler de Dieu !

 

Il a honoré Son Nom.

 

Il a enlevé les masques dont les hommes s’affublent.

 

Il a refusé tout compromis avec l’impureté, le mensonge et l’hypocrisie.

 

Jésus-Christ, Son Fils, a prié ainsi :

 

« Père […] je T’ai glorifié sur la terre […] J’ai manifesté Ton Nom aux hommes » (Jean 17:4,6), en ajoutant aussitôt : « Je me sanctifie Moi-même pour eux. » (Jean 17:19).

 

Sur la croix, le Nom de Dieu fut avili, profané, aussi bien par les païens que par le peuple religieux par excellence.

 

Et pourtant, sur cette colline où les passants injuriaient Jésus et où les bourreaux se moquaient de leur victime, Dieu a dressé une barrière infranchissable et Il a sauvegardé pour toujours Sa Sainteté.

 

Il était descendu graver Son Nom, non plus sur des tables de pierre, mais sur la chair et par le sang de Celui qu'Il avait destiné à porter Personnellement Son Saint Nom parmi les humains.

 

Et au matin de Pâques, les ténèbres de la crucifixion furent définitivement chassées.

 

Aux yeux de tous les hommes, Dieu fit éclater la Gloire de Son Nom Saint, Juste et Vrai.

 

En Christ, ce Nom est Plénitude.

 

Aussi, les hommes qui Le prononcent et qui doivent L’annoncer savent qu’il n’y a pas dans le ciel ou sur la terre aucun autre nom par lequel nous puissions être sauvés.

 

Nul ne doit l’ignorer.

 
Amen,
 
 
Aaron Kayayan,
Pasteur Réformé

 

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8 juin 2020 1 08 /06 /juin /2020 07:00
Pour bien démarrer la journée autour de la Parole de Dieu (2)

Pour bien démarrer la journée

autour de la Parole de Dieu

avec Claude MAUGEAIS

(Président de Foi & Vie Réformées).

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RCF Vaucluse
RCF Vaucluse
Claude Maugeais Foi & Vie Réformées
Foi & Vie Réformées

La patience, fruit de l'Esprit Saint.

 

Dans un monde qui va toujours plus vite, ralentir et marquer un arrêt. La raison de la patience trouve sa source en Dieu Lui même. 

 

(Petites Méditations pour chaque matin de la semaine)

 

 

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Méditation Claude Maugeais Foi et Vie Réformées
Hugenot cross

 

 

 

 

Claude Maugeais Foi et Vie Réformées
Claude Maugeais Président Foi & Vie Réformées
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1 juin 2020 1 01 /06 /juin /2020 07:04
Pour bien démarrer la journée autour de la Parole de Dieu (1)

Pour bien démarrer la journée

autour de la Parole de Dieu

avec Claude MAUGEAIS

(Président de Foi & Vie Réformées).

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RCF Vaucluse
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Claude Maugeais Foi & Vie Réformées
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Est-il vraiment impossible ?

(Petite méditation pour chaque jour de la semaine)

 

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Bible

 

Croix Huguenote Refuge Protestant

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Claude Maugeais Foi et Vie Réformées
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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 18:09
Un temps de sagesse pour un temps de confinement
Foi et vie réformées

Bonne écoute 

Psaume 90 verset 1-2

 

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foi et vie réformées

 

Un temps de sagesse

pour un temps de confinement

 

 

Quelques lectures bibliques commentées (Luc 15, Proverbes 1)

 

Deux types d'humanité apparaissent en Genèse 4 et 5. Auquel appartenons-nous ?

 

Comment en arrive-t-on au Déluge à partir de Caïn dans Genèse 4 à 6 ?

 

Que faire lorsque les lois humaines sont détournées pour favoriser l'injustice ? Une réflexion à la lumière d'Habaquq 1 et du psaume 94

 

Le Psaume 90 parle de la fidélité de Dieu vis-à-vis de toutes les générations d'humains qui forment son peuple et nous ramène ainsi au début de la Genèse

 

 

Le tentateur revient à la charge au moment de la crucifixion de Jésus : le lien entre Luc 4 et Luc 23

 

Le crucifié est-il vraiment roi ? Seconde tentation du prince de ce monde pour Jésus sur la Croix (Luc 4 & 23)

 

Sur la Croix, Jésus repousse la dernière tentation : Tout est accompli !

 

 

Le salut, c'est bien différent d'un simple sauvetage, cela passe par une guérison spirituelle opérée par le Dieu qui seul peut guérir l'âme et le corps des personnes aussi bien que des communautés.

Refuge Protestant
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5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 13:01
Voici Ton Roi, Il Vient à toi

Sois transportée d'allégresse, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici, ton roi vient à toi ; Il est juste et victorieux, Il est humble et monté sur un âne, Sur un âne, le petit d'une ânesse.

Zacharie 9: 9

Pasteur Mario Veilleux de l'Église Chrétienne Réformée de Beauce, Québec, Canada

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25 mars 2020 3 25 /03 /mars /2020 16:48
Les héros dans l'ombre par Mario Veilleux, Pasteur de l'Église Chrétienne Réformée de Beauce, Québec, Canada

Pasteur Mario Veilleux de l'Église Chrétienne Réformée de Beauce, Québec, Canada

Jean Marc Thobois

(...) Le pasteur Jean-Marc Thobois a été emporté par le coronavirus à l’âge de 75 ans dans la nuit du 13 au 14 mars. Son nom est dans la préface de la version de la Bible, version qu’on appelle à la Colombe, parce qu’il a contribué à sa traduction. Issu d’une longue lignée de pasteurs huguenots, ce grand amoureux de la Bible et conférencier infatigable depuis plus de quatre décennies avait une assurance et une consolation solide. C’était quoi ? C’était que, dans la vie comme dans la mort, il appartenait, corps et âme, non pas à lui-même, mais à Jésus-Christ, son fidèle Sauveur. Par son sang précieux, ce fidèle Sauveur a totalement payé pour tous nos péchés et nous a délivrés de toute puissance du diable. Il nous garde si bien qu’il ne peut tomber un seul cheveu de notre tête sans la volonté de notre Père qui est dans les cieux. Il ne peut tomber un seul cheveu de notre tête sans la volonté de notre Père qui est dans les cieux. Cet enseignement, qui provient de la bouche du Fils de Dieu lui-même (Mc 10.29), nous remplit de réconfort. Quoi qu’il arrive, le Seigneur qui nous aime est parfaitement en contrôle et mène tout à bonne fin pour nous. Dans le sage plan de Dieu, le pasteur Jean-Marc Thobois avait terminé sa mission sur la terre ; il se repose maintenant là où le coronavirus n’a aucun accès.

(Mario Veilleux)

Eglise Réformée de Beauce Canada

Eglise Chrétienne Réformée de Beauce, Québec, Canada

 

 

 

 

Refuge Protestant
Croix Huguenote

 

 

 

 

 

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Nota Refuge Protestant :

Une grande tristesse pour l'auteur de Refuge Protestant lorsque la nouvelle fut apprise par un des journaux israéliens (Times of Israël) quelques jours après son départ auprès de Dieu, tant l'estime pour lui, son Epouse et sa famille était profonde. C'était un grand ami indéfectible d'Israël tout comme le sont autant sa famille. Heureux de le savoir auprès du Père, pensant dans nos prières aux siens qu'Il les console et entoure tant durant l'épreuve que pour le chemin à continuer sur terre avec Christ. Nous pensons particulièrement à David et Yaël Chauvel et leurs enfants dans nos prières.  

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25 mars 2020 3 25 /03 /mars /2020 15:15
Espérer contre toute espérance

Les quelques réflexions présentées au cours du chapitre précédent dans l'ouvrage * sur le sujet de la dépression nous conduisent à revenir sur la question suivante, abordée au cours de la première partie (au chapitre trois): Dieu peut-il changer le mal en bien ? Il arrive tellement d’événements négatifs dans la vie quotidienne, tellement de souffrances causées par toutes sortes de facteurs, qu’on peut à bon droit se demander à quoi tout cela rime. Dieu est-il en contrôle des événements, et si oui, pourquoi laisse-t-il arriver tant de malheurs ? Cette question, chacun se la pose, ou se l’est posée. Le mal qui m’arrive a-t-il un but particulier et peut-il en sortir à plus ou moins long terme quelque chose de bon ?

La réponse chrétienne à cette délicate question est certainement oui, mais elle a besoin d’être expliquée. Car d’un point de vue purement humain, on ne voit jamais très bien le but de la souffrance a priori. La tendance naturelle de l’homme est de se révolter contre Dieu, voire de nier son existence à cause du mal que l’on voit autour de soi. Cependant, lorsque l’on parle de Dieu il faut d’abord se demander s’Il est bien la mesure de toutes choses, ou bien si nous autres humains sommes cette mesure. Or l’on peut bien dire que Dieu est la mesure de toutes choses, puisqu’Il est omnipotent, c’est-à-dire tout-puissant, et omniscient, c’est-à-dire qu’Il sait par avance tout ce qui va se dérouler dans notre histoire personnelle et celle du monde. Si tel n’était pas le cas, nous n’aurions aucune raison de l’appeler Dieu ; au mieux, Il serait une créature supérieure. En fin de compte, notre vie personnelle entre dans son plan, un plan bien plus grand que nous ne pourrions jamais l’imaginer.

Or, saisir cette réalité ne peut se faire que par la foi au Dieu qui se révèle comme omnipotent et omniscient. Il contrôle même les étapes de notre vie qui ne se sont pas encore déroulées, car Il est au-dessus du temps et le gouverne. Accepter ceci par la foi ne veut pas dire que chacun comprendra sans problème comment des événements ressentis comme très négatifs et douloureux pourraient finalement contribuer à un bien quelconque. D’abord, peut-être ne verrons-nous jamais de notre vivant en sortir quelque chose de positif. Bien des générations plus tard on pourra peut-être voir apparaître des effets inattendus et bénéfiques. Ensuite, il est bien possible que certains événements négatifs le resteront à toujours et ne produiront jamais de fruits positifs. Comment en juger sur un plan purement humain, qui n’est, quant à lui, ni omnipotent ni omniscient ? Comment, par exemple, évaluer les souffrances sans nom et l’extermination dûment planifiée de plus d’un million et demi d’Arméniens chrétiens au cours de la Première Guerre mondiale, extermination envisagée et entamée dès la seconde moitié du dix-neuvième siècle ?

Néanmoins, se placer dans la perspective de la foi c’est accepter que Dieu a bel et bien le pouvoir de changer toutes choses, de faire toutes choses nouvelles. En recherchant sa volonté révélée, en vivant par la foi en Jésus-Christ, on peut souvent se rendre compte soi-même, après coup, que l’épreuve que Dieu a amenée sur notre chemin avait un but particulier positif qu’Il avait lui-même déterminé d’avance. Tout concourt au bien de ceux qui l’aiment, écrit Paul aux chrétiens de Rome (8:28). Paul savait bien de quoi il parlait, lui dont la vie était remplie d’épreuves de toutes sortes, et pas des moindres. Mais il parlait animé d’une foi indestructible en Jésus-Christ.

Considérons justement le sacrifice de Jésus-Christ sur la Croix de Golgotha. Sur un plan purement humain, il n’y a rien de plus désespérant que la mort injuste de Jésus-Christ, en qui tant d’hommes et de femmes avaient mis leur espoir, l’ayant suivi pendant les trois années de son ministère sur terre. Ils étaient absolument choqués et abasourdis qu’un tel désastre ait pu se produire. Toutefois, si l’on mesure les conséquences positives de sa résurrection pour l’humanité, on peut bien dire qu’il n’y a jamais rien eu de pareil dans l’histoire du monde. Il fallait donc bien la Croix avant la Résurrection. Or si cette crucifixion a été une nécessité pour le salut de l’humanité, ce n’est pas par hasard qu’elle a pris place historiquement, mais selon un plan divin établi de toute éternité et annoncé à l’avance par les prophètes de l’Ancien Testament aussi bien que par Jésus lui-même. Cette transformation de la chose la plus vile et la plus abjecte en l’événement le plus glorieux ne pouvait être accomplie que par Dieu.

Prenons un autre exemple dans l’histoire du Nouveau Testament. Avant sa conversion miraculeuse à la foi chrétienne, sur le chemin de Damas, Paul avait persécuté les chrétiens de manière très violente. Au livre des Actes des Apôtres, (8:3) il est dit : Il cherchait à détruire l’Église, allant de maison en maison pour en arracher les croyants, hommes et femmes, et les jeter en prison. La conséquence positive et inattendue de cette persécution nous est donnée immédiatement après, au verset suivant: Les croyants qui s’étaient dispersés parcouraient le pays en proclamant le message de la Bonne Nouvelle. Paul cherche à détruire l’Église, et en fin de compte la persécution qu’il initie aboutit au résultat contraire. Qui d’autre que Dieu pourrait accomplir un tel renversement ?

Autre question cruciale : les vertus les plus respectées telles que le courage, l’endurance et la persévérance, le sacrifice de soi-même, pourraient-elles se manifester autrement qu’au milieu des épreuves, des souffrances et de grands dangers ? Or ce sont justement ces vertus qui font admirer le degré d’humanité de ceux qui les pratiquent. Un grand nombre d’exploits sportifs sont même appréciés sur cette base : traversée des océans en solitaire, ascension d’un pic sur sa face réputée inaccessible etc. Que dire a fortiori des Jeux Paralympiques ? La souffrance forge le caractère, elle aide aussi à distinguer ce qui est essentiel de ce qui ne l’est pas, ce qui est durable de ce qui est passager. Ceux qui l’ont connue et en sont sortis grandis peuvent servir d’exemple à d’autres qui vivent des moments similaires. Cela est souvent vrai pour des incroyants. À plus forte raison faut-il savoir accepter par la foi que ce qui nous arrive fait partie d’un plan bien plus étendu que ce que nous percevons au moment de l’épreuve.

Le Seigneur Jésus-Christ est passé par une souffrance indescriptible lors de sa Passion: cette souffrance a signifié l’abandon total par son Père céleste, c’est-à-dire l’enfer proprement dit. Sa victoire sur la mort et l’enfer n’a pas été acquise à un prix vil, mais au prix le plus précieux, celui de sa vie même. Or c’est aussi Jésus-Christ qui a dit (Matthieu 16:24, voir aussi 10:37-39): Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive. Car celui qui est préoccupé de sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera. Perdre sa vie à cause de Jésus-Christ signifie passer par ce processus d’élagage, de purification de la foi au travers d’une épreuve qui a un sens, afin qu’un être renouvelé spirituellement se dégage de l’homme ancien. Les deux dernières béatitudes prononcées par Jésus durant le Sermon sur la Montagne en témoignent elles aussi (Matthieu 5:10-12) : Heureux ceux qui sont opprimés pour la justice, car le royaume des cieux leur appartient. Heureux serez-vous quand les hommes vous insulteront et vous persécuteront, lorsqu’ils répandront toutes sortes de calomnies sur votre compte à cause de moi. Oui, réjouissez-vous alors et soyez heureux, car une magnifique récompense vous attend dans les cieux. Car vous serez ainsi comme les prophètes d’autrefois: eux aussi ont été persécutés avant vous de la même manière.

Dans la Bible il n’y a sans doute aucun récit qui illustre comment Dieu peut changer le mal en bien comme celui de Joseph et de ses frères, tous fils du patriarche Jacob. Détesté par ses frères et vendu par eux comme esclave, il se retrouve bien plus tard, après de nombreuses pérégrinations et épreuves, l’intendant du pharaon d’Égypte, ayant en main l’administration de tout le pays. Or, la famine qui sévit non seulement en Égypte mais dans le pays voisin où résident son père et ses frères, amène ceux-ci à venir chercher des vivres à la cour du pharaon, où ils sont reçus par Joseph lui-même qu’ils ne reconnaissent pas, tandis que lui les reconnaît. Après plusieurs aller retour, et bien des moments dramatiques durant tout cet épisode, Joseph en sanglots découvre son identité à ses frères (Genèse 45:4-8): Je suis Joseph, leur dit-il, votre frère, que vous avez vendu pour être emmené en Égypte. Et maintenant ne vous tourmentez pas et ne vous accablez pas de remords de m’avoir vendu comme esclave. C’est pour vous sauver la vie que Dieu m’a envoyé devant vous. Car voici deux ans que la famine sévit dans ce pays et pendant cinq ans encore, il n’y aura ni labour ni moisson. Dieu m’a envoyé devant vous pour vous faire subsister sur la terre et vous garder la vie, par une très grande délivrance. C’est pourquoi ce n’est pas vous qui m’avez envoyé ici, c’est Dieu. Et il m’a élevé au rang de « Père pour le pharaon », faisant de moi le maître de toute sa cour et le dirigeant de toute l’Égypte. Plus tard, alors que ses frères redoutent que peut-être il cherche à se venger de ce qu’ils lui ont fait subir, Joseph les rassurera encore (50 :19-21) : N’ayez aucune crainte! Suis-je à la place de Dieu ? Vous aviez projeté de me faire du mal, mais par ce que vous avez fait, Dieu a projeté de faire du bien en vue d’accomplir ce qui se réalise aujourd’hui, pour sauver la vie à un peuple nombreux.

L’assurance que Dieu peut changer le mal en bien, à sa manière et en son temps, ne devrait pas inciter les uns à témoigner d’une sympathie à bon marché vis-à-vis d’autres lorsque ces derniers passent par une grande épreuve. Dans un tel cas, ma responsabilité consiste non pas à tâcher de minimiser la douleur de celui qui est affligé, mais, tout en tâchant d’alléger son fardeau dans la mesure de mes possibilités, à l’aider avec sensibilité à mettre sa confiance et sa foi en Dieu seul, afin que cette épreuve devienne pour lui purificatrice et mène à son affermissement spirituel.

Espérer contre toute espérance : cette formule paulinienne (tirée de Romains 4:18) se réfère à celui qui est tenu pour le père des croyants, le patriarche Abraham, lui-même ancêtre de Joseph et de ses frères. Alors qu’il est fort avancé en âge, sans enfants et à vues humaines destiné à mourir sans laisser de traces, une descendance comprenant de nombreuses nations lui est promise par l’Éternel. Par la foi, il s’accroche à cette promesse divine, qui se réalisera à partir de la naissance d’Isaac et sera poursuivie à travers l’histoire d’un peuple particulier, Israël, puis de l’ensemble des nations à partir de Jésus-Christ et du mandat missionnaire qu’Il confie à ses disciples avant son Ascension (Actes:1:8). Néanmoins, cette formule exprime bien un paradoxe, celui de la foi, qui va à l’encontre de ce que l’on voit ou prévoit à vues humaines. Elle va de pair avec cette autre formule paulinienne paradoxale qui parle de la folie de la prédication (1 Corinthiens 1:20-25), prédication centrée sur la Croix du Christ et qui renverse les perceptions et les raisonnements humains non illuminés par l’Esprit divin. La rationalité chrétienne – qui est tout sauf rationaliste au sens du mouvement philosophique issu des soi-disant « Lumières » – passe donc nécessairement par le paradoxe de la Croix et tout ce qu’il implique.

Rendre compte de l’espérance chrétienne, c’est donc avant tout rendre compte de la Croix et du radical renversement qu’elle opère dans l’histoire des hommes. Ce n’est pas s’appuyer sur des triomphalismes religieux tapageurs et passagers (comme c’est hélas souvent le cas au sein de bien des communautés chrétiennes, par déformation et non par réformation). Ce n’est pas non plus s’appuyer sur un héritage culturel dont le noyau vivificateur, Jésus-Christ, est absent. C’est avant tout s’appuyer sur la Croix, cet instrument de transformation irrésistible où Dieu se donne en personne, plongeant dans les ténèbres de la condition humaine afin de confondre une fois pour toutes la mort et son propagateur, celui qui a séduit et continue de séduire une humanité en perpétuelle quête de délivrances avortées.

Que cette humanité appelle la succession de ces mirages sauveteurs l’Histoire, le Progrès, la Raison, la Science, la Démocratie et les Droits de l’Homme, qu’elle la définisse par n’importe quels autres vocables voire qu’elle cherche en permanence à pulvériser les frontières sémantiques de ces vocables, elle n’aura jusqu’à la fin des temps d’autre horizon que sa propre déchéance à moins qu’elle n’entre dans le domaine racheté de l’enfer par le Christ victorieux : le domaine du Royaume de Dieu. Or, celui-ci est déjà manifesté dans la vie de ceux qui lui appartiennent, par les fruits que l’Esprit fait naître en eux. L’homme cherche par tous les moyens à transcender sa condition, et à repousser les frontières de son expérience sur tous les fronts. Lorsqu’il s’agit de repousser les frontières de sa propre folie, il n’est d’ailleurs jamais en reste (comme en témoignent, à titre d’exemples, la pornographie ou le développement de son arsenal nucléaire). Cette recherche tous azimuts peut à juste titre être envisagée comme une série d’ersatz et de dévoiements de sa quête vers l’homme parfait, accompli, réconcilié avec lui-même, avec l’autre, le monde et la Transcendance.

La vie du chrétien authentique, elle, témoigne d’une expansion, d’une croissance vers le Christ, l’homme parfait. Elle n’est pas repliée sur elle-même, au contraire elle tend vers un but, elle possède une direction. Elle n’atteint pas la perfection de manière immédiate et artificielle, mais elle croît progressivement dans la perfection déjà atteinte par le Christ ressuscité, étant greffée en lui. Avec reconnaissance elle peut contempler le chemin accompli et y voir la marque de la présence divine qui l’a soutenue tout au long de ce chemin souvent cahoteux et semé d’embûches. Elle tend aussi vers l’autre, dans la reconnaissance que ce prochain porteur de la même Imago Dei est lui aussi appelé à un renouvellement total, à cette croissance visible vers le Christ dans l’union avec lui. La vie du chrétien cherche donc à s’intégrer dans une communauté unie sans préjudice de la diversité qui constitue cette unité.

Certes, en tant qu’elle se situe entre le déjà et le pas encore du renouvellement total promis à la résurrection, elle n’est encore qu’un prélude aux choses à venir. Cependant ce prélude comporte distinctement tous les thèmes qui seront développés dans l’éternité. Voilà pourquoi cette vie chrétienne marquée par l’espérance n’est pas une échappatoire facile, une dérobade vis-à-vis de la réalité créée qui appartient au Créateur. Elle ne s’exprime pas, ou du moins ne devrait jamais s’exprimer, sous forme de mantras répétées mécaniquement jusqu’à la nausée soit pour aboutir à une expérience du vide intérieur calquée sur certaines spiritualités orientales, soit pour obtenir magiquement ou par voie d’autosuggestion ce que l’on souhaite ardemment. Au contraire elle est appelée à manifester dans tous les domaines de l’existence le caractère éthique, relationnel, qui est celui du Christ vis-à-vis de la réalité rachetée, son domaine propre, son Royaume.

Au milieu de la désagrégation, de la désintégration, du déclin inexorable qui marque toute forme de vie dans l’état actuel des choses, elle constitue une semence destinée à germer de manière impérissable. Voilà donc quelles sont l’espérance et la joie du croyant, dont il ou elle a à rendre compte : elles consistent à se savoir racheté, greffé en Jésus-Christ, revêtu d’une vie nouvelle, restauré dans cette image divine précédemment abîmée par la chute ; à vivre chaque jour de la vie du Christ sous la conduite de l’Esprit de Dieu, reflétant clairement cette œuvre de restauration de l’image divine placée par le Créateur qui est aussi le Recréateur de toutes choses; et au moyen de cette image restaurée reluisant dans sa conduite, à amener d’autres créatures vouées à la mort à connaître la puissance du salut manifesté en Jésus-Christ.

 

Amen,

 

Eric Kayayan Foi et Vie Réformées

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

Bible Protestante
Croix Protestante

 

Source : Foi & Vie Réformées

 

* Le texte suivant est le dernier chapitre du livre “Rendre Compte de l’Espérance” (éditions L’Age d’Homme, collection “Messages”, Lausanne, 2009; chapitre 24, pages 293-299),

intégralement disponible en PDF sur notre site : https://www.foietviereformees.org/publications/

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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 15:32
De quoi as-tu peur ? par Michael S. Horton

Dans le sillage du COVID-19, ce n'est pas seulement le coronavirus, tout le monde semble inquiet, vérifiant les cycles de nouvelles des 24 heures pour la prochaine secousse à notre insécurité. Outre leur santé, beaucoup ont peur de perdre leur emploi ou leur liberté personnelle. Beaucoup sont saisis par la peur de l'effondrement économique, tandis que d'autres sont inquiets de l'effondrement de l'environnement. De nombreux chrétiens craignent l'effondrement d'un ordre chrétien à peine voilé. D'autres adorent la sécurité et ont donc peur de quiconque et de tout ce que les dirigeants ou les médias considèrent comme menaçant. Vous comprenez mon point.  Tout est question de contrôle. Ce que nous avons le plus peur de perdre nous dit qui ou quoi nous adorons, et où nous plaçons notre confiance.  

Ce n'est pas que les gens ne croient plus en Dieu, mais simplement que cela ne semble pas avoir d'importance. Et cela suggère qu'il y a peu de connaissance du «Dieu» à qui un nombre (bien qu'en baisse) "lèvent leur chapeau". Le premier test pour savoir si nous adorons réellement le bon Dieu est la peur.   C'est vrai : la peur. Alors qu'avoir peur de toutes sortes de choses est un signe de santé mentale de nos jours, la peur de Dieu semble assez folle non seulement aux voisins incrédules, mais même dans l'église.  Il n'est pas surprenant que le Dieu de la Bible soit de plus en plus rejeté dans la société au sens large, et que dans beaucoup de cercles évangéliques et protestantisme libéral, il est souvent réduit à un acteur de soutien dans notre film de vie : un moyen jusqu'au bout pour notre propre santé, richesse et bonheur. Dans les conversations ordinaires, même parmi les chrétiens, s'exprime la peur de presque n'importe quelle menace pour notre bien-être, mais rencontrons des regards ou des sourcils levés si nous mentionnons la peur de Dieu. 

Nous adorons le plus ce que nous craignons le plus.  Ainsi, pour certains en ce moment, la peur d'attraper le COVID-19 domine les gros titres. Les gens n'adorent pas un virus, bien sûr, mais beaucoup cependant adorent la santé - le bien-être physique et mental. La peur est un indice de l'objet de notre culte, celui en fin de compte en qui nous plaçons notre confiance.

La paix et le bien-être personnels ou l'utopie politique et sociale deviennent ici et maintenant le «paradis sur terre» que nous exigeons. Si Dieu peut vous aider, tant mieux. Le philosophe William James a déclaré : "Dieu n'est pas adoré, il est utilisé". 

Jésus est devenu une mascotte pour notre cause, notre parti ou notre nation, plutôt que le médiateur en dehors duquel nous affrontons et faisons face à Dieu uniquement comme «un feu dévorant» (Hébreux 12:29). Au lieu de témoigner du Dieu rédempteur de l'histoire, les déclarations publiques de certains dirigeants évangéliques donnent l'impression que les chrétiens sont craintifs, irrités et anxieux. En cherchant des dirigeants puissants pour la sécurité, nous semblons souvent dire à nos voisins que nous ne faisons pas vraiment confiance à Celui qui a dit: "N'ayez pas peur, petit troupeau, car c'est le bon plaisir de votre Père de vous donner le royaume" (Luc 12 : 32). Nous imaginons que nous ne sommes pas un petit troupeau, certains d'être anéantis sans la Grâce et la Miséricorde de Dieu, et encore moins que nous ayons  reçu un Royaume. Au lieu de cela, nous semblons être obsédés par celui que nous  construisons. Quand Jésus met en garde contre la persécution à venir, ce n'est  pas pour inciter Ses Disciples à craindre mais pour espérer en Lui Seul, basé sur Sa Victoire : «Je vous ai dit ces choses, afin qu'en moi vous ayez la paix. Dans le monde, vous aurez des tribulations. Mais prenez courage; J'ai vaincu le monde » (Jean 16, 33).

Ce n'est pas seulement le coronavirus. Il a déjà causé beaucoup de dégâts et fera encore plus avant de finir son cours. D'autres calamités vont et viennent, faisant des morts. Ils nous font sentir petits, impuissants. Mais la vraie question est de savoir s'il s'avère que les cœurs craignent Celui qui détient les clés de la mort et de l'enfer. 

Nous n'avons pas vraiment peur du coronavirus. C'est juste un symptôme de notre maladie plus profonde. Ce que nous craignons le plus, c'est de perdre le contrôle imaginaire de nos vies. 

Construisant ses tours technologiques atteignant les cieux, l'humanité monte au défi prométhéen de la Souveraineté de Dieu. Mais apparaît alors un agent microscopique pour lequel nous n'avons pas encore de vaccin, capable de se recopier. Nous devenons anxieux, non seulement parce que nous connaissons peut-être des personnes infectées ou peut-être même en mourrons, mais finalement parce que cela dissipe l'illusion de la souveraineté. Cela n'a pas de sens, surtout en 2020. Qui est en charge ? Comment est-ce arrivé ? Il faut blâmer quelqu'un pour ne pas avoir soutenu la tour. 

Pour protéger l'illusion de la souveraineté, certains verront le COVID-19 comme un accident aléatoire. Personne au-dessus de nous ne l'a permis dans le cadre d'un plan significatif pour lui rendre gloire en levant les yeux vers lui. Nous sommes toujours aux commandes. Ce sera bientôt fini. Nous allons le contenir. 

D'autres y verront une opportunité commerciale, comme le télévangéliste disgracié Jim Bakker qui vend son huile de serpent ou Kenneth Copeland, alors qu'il invite les téléspectateurs à toucher l'écran du téléviseur pour se protéger et guérir - pour un «cadeau de graines», bien sûr.  

D'autres encore se recroquevilleront de peur, saccageant les magasins et tremblant dans leurs bunkers.  

Mais tout le monde a peur. Surtout, de la mort. 

Il semble qu'au cours des dernières générations, il y ait eu un changement, passant de «la Crainte de Dieu» qui soit quelque chose de positif à un état allant de la névrose inappropriée à une névrose inquiétante. Dans les églises où règne la sentimentalité et où beaucoup décide de qui ou quoi est «notre dieu», l'hypothèse semble être «qu'un bon Dieu ne permettrait pas que cela arrive à des gens gentils comme nous ». Après tout, Dieu existe pour notre bonheur. C'est le genre de chose que nous entendons dans la rue et aussi chez de nombreux prédicateurs populaires. 

Même dans parfois des contextes plus conservateurs, la lecture d'un passage «peur de Dieu» est souvent suivie rapidement d'explications, faisant mourir la mort de mille qualifications. La résultante est que la peur ne signifie plus vraiment la peur. Cela signifie quelque chose de plus comme le respect.   Mais le respect ne peut être inscrit que dans un geste poli. 

Non, la peur signifie la peur. 

Cela signifie que Dieu Seul est Terrifiant dans Sa Gloire, Juste dans Ses Jugements et Miséricordieux envers tous ceux qui invoquent Son Nom. 

Le bon type de peur, la peur de Dieu, «chasse la peur» et conduit à la Confiance et à l'Amour (1 Jean 4, 18). 

La dégradation de la Crainte de Dieu est erronée pour au moins deux raisons : 

  • Premièrement, la raison exige que nous vivions avec le grain de la réalité et le Dieu Souverain est plus réel que nous.   En fait, Il Est la Vie et nous Donne la Vie - créativement - à nous et à tout ce qu'il a fait.   Comme le soleil visible, Dieu Existe et Envoie Ses Rayons de Bonté, que nous le reconnaissions ou non.   Même lorsque les nuages ​​de Sa Providence Insondable obscurcissent Sa Présence, Il Est Là, Attirant nos regards sur Lui. 

Souvenez-vous de Nabuchodonosor, roi de Babylone. En se promenant sur le toit de son palais, il s'émerveilla de «cette grande Babylone que j'ai construite» et Dieu le conduisit dans le désert, vivant comme un animal sauvage. Heureusement, ce n'était pas la fin de l'histoire. Dieu l'a utilisé pour montrer au roi qu'il était fou, ne vivant pas dans la réalité.

Après le temps marqué, moi, Nabuchodonosor, je levai les yeux vers le ciel, et la raison me revint. J'ai béni le Très Haut, j'ai loué et glorifié celui qui vit éternellement, celui dont la domination est une domination éternelle, et dont le règne subsiste de génération en génération. Tous les habitants de la terre ne sont à ses yeux que néant : il agit comme il lui plaît avec l'armée des cieux et avec les habitants de la terre, et il n'y a personne qui résiste à sa main et qui lui dise : Que fais-tu ? En ce temps, la raison me revint ; la gloire de mon royaume, ma magnificence et ma splendeur me furent rendues ; mes conseillers et mes grands me redemandèrent ; je fus rétabli dans mon royaume, et ma puissance ne fit que s'accroître.

Daniel 4: 34-36

  • Deuxièmement, la bonne Crainte de Dieu dissipe la mauvaise crainte de quiconque ou de quoi que ce soit d'autre. En minimisant la Crainte de Dieu, nous échouons non seulement à rendre à Dieu Son Dû, mais nous nous privons ainsi que les uns des autres du Seul Antidote aux peurs paralysantes qui nous hantent. La peur de Dieu éteint la peur paralysante de quiconque ou de quoi que ce soit d'autre. 

Il y a beaucoup de Chrétiens qui trouvent leur Ultime Réconfort dans la Vie et dans la Mort en Christ Notre Sauveur, tout comme ceux dans des circonstances similaires l'ont fait par le passé. Interrogé dans une lettre sur la façon de répondre pendant la peste, Martin Luther a répondu :

Je demanderai à Dieu avec miséricorde de nous protéger. Ensuite, je vais fumiger, aider à purifier l'air, administrer des médicaments et le prendre. J'éviterai les lieux et les personnes où ma présence n'est pas nécessaire pour ne pas être contaminé et ainsi infliger et polluer les autres et ainsi causer leur mort par suite de ma négligence. Si Dieu veut me prendre, il me trouvera sûrement et j'ai fait ce qu'il attendait de moi et donc je ne suis responsable ni de ma propre mort ni de la mort des autres. Si mon voisin a besoin de moi, cependant, je n'éviterai ni lieu ni personne, mais j'irai librement comme indiqué ci-dessus. Voyez, c'est une telle foi qui craint Dieu, car elle n'est ni impétueuse ni téméraire et ne tente pas Dieu.

Martin Luther's Works 43: 132

Comme le rappelle Harry Reeder III, la peste s'est rendue à Genève à cinq reprises pendant le ministère de Calvin :

Lors de la première épidémie, en 1542, Calvin a personnellement conduit des visites dans des foyers infectés de peste. Sachant que cet effort risquait d'entraîner la mort, les pères de la ville sont intervenus pour l'arrêter en raison de leur conviction que son leadership était indispensable. Les pasteurs ont poursuivi cet effort héroïque sous la direction de Calvin, et ils ont raconté la joie des conversions multiples. De nombreux pasteurs ont perdu la vie dans cette cause. Inconnu de beaucoup, Calvin a poursuivi en privé sa propre pastorale à Genève et dans d'autres villes où la peste faisait rage. Le cœur pastoral de Calvin, déjà mis en évidence par la mise à disposition d'hôpitaux pour les citoyens et les immigrants, a été révélé davantage alors qu'il collectait les ressources nécessaires pour créer un hôpital séparé pour les pesteux. À la mort des croyants, il a prêché des homélies funéraires poignantes avec passion et préoccupation personnelle.  (Harry L. Reeder III, «Calvin and the Plague», dans John Calvin : A Heart for Devotion, Doctrine, and Discipleship , éd. Burk Parsons (Lake Mary, Floride: Reformation Trust, 2008), 65.)

Si nous remplaçons la bombe atomique par le coronavirus, le conseil de CS Lewis en 1948 frappe à la maison comme un autre rappel de la façon dont la santé mentale de la Parole de Dieu façonne notre discipulat en des temps difficiles :

" D'une certaine manière, nous pensons beaucoup trop à la bombe atomique. « Comment devons-nous vivre à l'ère atomique ? Je suis tenté de répondre: `` Eh bien, comme vous auriez vécu au XVIe siècle lorsque la peste a visité Londres presque chaque année, ou comme vous auriez vécu à une époque viking où des pillards scandinaves pourraient atterrir et vous couper la gorge toute la nuit ; ou bien, comme vous vivez déjà dans une ère de cancer, une ère de syphilis, une ère de paralysie, une ère de raids aériens, une ère d'accidents ferroviaires, une ère d'accidents de la route. En d'autres termes, ne commençons pas par exagérer la nouveauté de notre situation. Croyez-moi, cher monsieur ou madame, vous et tous ceux que vous aimez avez déjà été condamnés à mort avant l'invention de la bombe atomique : et un pourcentage assez élevé d'entre nous va mourir de façon désagréable. Nous avions, en effet, un très grand avantage sur nos ancêtres : les anesthésiques ; mais nous l'avons encore. Il est parfaitement ridicule de gémir et de dessiner de longs visages parce que les scientifiques ont ajouté une chance de plus de mort douloureuse et prématurée à un monde qui était déjà hérissé de telles chances et dans lequel la mort elle-même n'était pas une chance du tout, mais une certitude. C'est le premier point à souligner : et la première action à entreprendre est de nous ressaisir. Si nous allons tous être détruits par une bombe atomique, laissez cette bombe quand il s'agit de nous trouver en train de faire des choses sensées et humaines - prier, travailler, enseigner, lire, écouter de la musique, baigner les enfants, jouer au tennis, discuter avec nos amis autour d'une pinte et d'un jeu de fléchettes - non entassés comme des moutons effrayés et pensant aux bombes. Ils peuvent briser notre corps (un microbe peut le faire) mais ils n'ont pas besoin de dominer notre esprit.  "  ( CS Lewis, «On Living in an Atomic Age», in Present Concerns (Harvest Books, 2002), 78-80. )

Comme l'a découvert Nebucadonosor, nous retrouvons notre raison lorsque nous levons les yeux au Ciel. Nous sommes de retour dans la réalité. Nous ne sommes pas en charge, et nous ne l'avons jamais été. 

Nous ne pouvons pas créer ou nous sauver. 

Mais nous avons été Créés et Sauvés par Dieu en Jésus-Christ ! 

Nous pouvons maintenant voir les besoins qui nous entourent, les nôtres et ceux de nos voisins et de la création, comme des opportunités plutôt que des menaces. 

Nous voulons jouer notre rôle pour freiner la propagation du virus.

Nous sommes appelés à défendre la vie de nos voisins, en particulier des plus vulnérables : les enfants à naître, nos aînés vieillissants, les pauvres, les orphelins, les veuves et toutes les victimes de l'injustice. 

Nous sommes appelés à être de bons intendants de la Création de Dieu.

Mais c'est parce que nous craignons Dieu plutôt que quiconque ou quoi que ce soit d'autre.  

Même la mort ne nous menace pas parce que c'est le «dernier ennemi» dont la réclamation sur les Croyants en Christ a été rendue nulle et non avenue (1 Corinthiens 15, 50-57). Nous prenons soin de ce monde non pas parce qu'il sera détruit mais parce qu'il sera restauré (Romains 8: 18-25). 

Nos vies sont désormais dirigées vers nos voisins au lieu d'être repliées sur nous-mêmes. Nous sommes alimentés par la liberté, non par la peur, « car Dieu nous a donné un esprit non pas de peur mais de puissance, d'amour et de maîtrise de soi» (2 Timothée 1: 7).   

Le vrai titre devrait être: «C'est Pâques !» En effet, chaque jour du Seigneur, nous nous réunissons pour célébrer la Résurrection du Christ. 

Lorsque nous craignons Dieu, toutes les autres peurs ne deviennent pas gérables par l'orgueil humain mais maîtrisées par le Dieu de Promesse et de Délivrance. 

Comme Nabuchodonosor, nous devons parfois l'apprendre à la dure. Mais puisque nous sommes faits pour la communion avec Dieu, le résultat justifie les épreuves difficiles. «La crainte de l'Éternel est le commencement de la sagesse, et la connaissance du Saint est la perspicacité» (Proverbes 9:10) et la Sagesse de Dieu est Christ (1 Corinthiens 1:30). 

La Crainte de Dieu conduit à la Confiance et la confiance porte le fruit de l'Esprit, pour une moisson de bénédictions pour nous-mêmes et pour les autres. Si Dieu utilise des épreuves difficiles pour nous Guérir de notre folie et pour nous Amener à nous Reposer en Lui, quel résultat pourrait être meilleur ? 

Ce n'est pas seulement «Gardez votre calme et continuez», mais : 

Ayez confiance en l'Éternel de tout votre cœur et ne vous appuyez pas sur votre propre intelligence. Reconnaissez-le dans toutes vos voies, et il rectifiera vos sentiers. Ne sois pas sage à tes propres yeux ; craignez l'Éternel et détournez-vous du mal. Ce sera la guérison de votre chair et le rafraîchissement de vos os.

Proverbes 3: 5-8

Amen,

 

 

Dr Michael S. Horton Refuge Protestant

Dr Michael S. Horton,

Professeur Réformé de théologie et d'apologétique  

au Westminster Seminary California

et coanimateur de Core Christianity . 

 

 

 

Bible Protestante
Croix Protestante

 

 

 

 

Source : White Horse Inn Reformation

 

 

 

Article traduit, revu et corrigé pour le site par Refuge Protestant

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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 15:04
Encouragement et témoignage dans l'épreuve par Pensées 365 Blog Huguenot de méditations et de prières Chrétiennes
Seigneur bon Dieu, puisque tel est ton bon plaisir que dans ton sein comme dans le sein de mon père, je verse mes larmes et mes douleurs..... . .
 
 

Théodore de Bèze témoigne du bienfait du Psaume 91 quand il eut la peste (méditation)

Lorsque j’entrai pour la première fois dans une assemblée chrétienne on chantait le Psaume 91. Je me sentis à tel point fortifié par.... . .
 
 

L'emploi du temps et la maladie - Adolphe Monod (méditation)

  Il faut que nous soyons pénétrés de cette pensée que nous ne nous appartenons pas à nous-mêmes, et que notre temps ne nous appartient p.... . .
 
 
 
 
Bible Refuge Protestant
Croix Protestante Huguenote

 

 

 

 

 

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Source : Pensées Huguenotes

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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 11:30
Une Parole Vivante et Efficace

Pour tout lecteur attentif de la Bible qui a un tant soit peu compris que ce livre unique n’est pas un simple recueil d’histoires personnelles ou collectives, ni même un des meilleurs exemples de pensées et de préceptes éthiques élevés, il y a une joie renouvelée à ouvrir ses pages jour après jour en y entendant la voix de Celui qui s’adresse aux hommes depuis le début de l’humanité, au-delà des auteurs humains qui ont participé à sa rédaction. 

 

Car en dehors de la foi – qui est une illumination de l’esprit humain à travers la révélation de Dieu sur lui-même dans sa Parole – il est impossible de le connaître adéquatement, c’est-à-dire de manière adaptée à notre condition de créatures et en vue de notre salut éternel. 

 

Sans cette illumination, l’idée de Dieu, quand bien même elle aurait été en contact avec la Bible, devient à la fois obsessionnelle et aveuglante, mais jamais illuminatrice.

 

Trois exemples tirés de la Bible elle-même illustrent ce caractère divin de la Parole révélée. 

 

Au chapitre 4 de la lettre aux Hébreux, l’auteur énonce ce qui suit : Car la parole de Dieu est Vivante et Efficace, plus acérée qu’aucune épée à double tranchant ; elle pénètre jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; elle est juge des sentiments et des pensées du cœur. 

 

Il n’y a aucune créature qui soit invisible devant lui : tout est mis à nu et terrassé aux yeux de Celui à qui nous devons rendre compte. 

 

De son côté, l’apôtre Paul écrit ceci à Timothée au chapitre 3 de la seconde lettre qu’il lui adresse : 

 

Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour redresser, pour éduquer dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit adapté et préparé à toute œuvre bonne. 

 

Au chapitre 17 de l’évangile selon Jean, Jésus, priant son Père céleste pour ses disciples peu avant son arrestation, Lui demande : Sanctifie-les par la Vérité : Ta Parole est La Vérité.

 

Trois passages qui déclarent, chacun à sa manière, que Dieu parle encore et toujours dans la Parole qu’Il a révélée aux hommes, et que cette Parole est juge de toutes choses.

 

Elle met à nu nos plus profondes pensées, les exposant pour ce qu’elles sont.

 

Si elle les confronte avec sa sainteté, son pouvoir illuminateur et transformateur est aussi en mesure de les mettre en conformité avec sa sainteté.

 

Cette Parole s’est manifestée de manière visible dans celui qui l’a incarnée de manière parfaite, Jésus-Christ, que le même évangile de Jean introduit comme ceci : 

 

La Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père.  

 

Se mettre à l’écoute du Fils, c’est donc entendre la voix de son Père afin de pouvoir l’appeler nous aussi Notre Père.

 

Amen,

 

 

Eric Kayayan Foi et Vie Réformées

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

Bible Protestante
Croix Protestante

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Foi&Vie Réformées

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

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