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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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11 novembre 2017 6 11 /11 /novembre /2017 14:47
Sauvés par Grâce par le pasteur Protestant Réformé Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé Eric Kayayan de Foi & Vie Réformées

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Foi et Vie Réformées
Foi et Vie Réformées

 

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11 novembre 2017 6 11 /11 /novembre /2017 09:14
Comment Dieu peut-Il être Miséricordieux et Juste à la fois ?

Comment Dieu peut-Il être Miséricordieux et Juste à la fois ?

 

Cette question surgit nécessairement lorsque nous lisons la dernière partie du premier paragraphe dans la confession de foi baptiste de Londres de 1689  :

 

Il est amour, plein de grâce, de miséricorde et de patience. Il abonde en bonté et en vérité. Il pardonne l’iniquité, la transgression et le péché. Il récompense ceux qui le cherchent avec assiduité. Il est en outre très juste et terrible en ses jugements, haïssant tout péché et n’innocente d’aucune façon le coupable.

 

Dieu est Amour (1 Jean 4.16).

 

Il n’est pas animé par la méchanceté, mais par la Bonté.

 

Il y a en Lui de la Tendresse et de la Douceur envers les êtres qu’Il a créés.

 

L’affection que les parents ressentent envers leurs enfants est semblable à l’affection qui anime Dieu envers l’homme (Psaume 103.13) :

 

« Comme un père a compassion de ses enfants, l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent. »

 

 

La bonté des parents envers leurs petits est radicalement inférieure à la Bonté du Seigneur envers nous (Mathieu 7.9-11).

 

Dieu est Miséricordieux : Il a un Cœur pour la misère, Il éprouve de la Compassion.

 

Il n’est pas indifférent à nos souffrances et à nos tristesses ; Il a des entrailles de Miséricorde (Luc 1.78).

 

« Quand un malheureux crie, l’Éternel entend, et il le sauve de toutes ses détresses. L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l’esprit dans l’abattement. » (Psaume 34.7, 19).

 

Dieu prend plaisir à pardonner les péchés et à oublier les offenses (Michée 7.18-19) :

 

18 Quel Dieu est semblable à toi, qui pardonnes l’iniquité, qui oublies les péchés du reste de ton héritage ? Il ne garde pas sa colère à toujours, car il prend plaisir à la miséricorde. 19 Il aura encore compassion de nous, il mettra sous ses pieds nos iniquités ; tu jetteras au fond de la mer tous leurs péchés.

 

Dieu est Saint (Esaïe 6.3).

 

Il est Parfaitement Juste, « Dieu est un juste juge » (Psaume 7.12).

 

Il n’y a en Lui aucune trace de mal ni aucune communion avec le péché (1 Jean 1.5).

 

Il déteste la méchanceté et l’injustice ; Il les hait d’une Haine Eternelle.

 

Ses yeux sont trop purs pour voir le mal, Il ne peut regarder l’iniquité (Habakuk 1.13).

 

Il a en horreur l’orgueil, le mensonge, la violence, la perfidie, la perversité, la fausseté et les querelles (Proverbes 6.16-19).

 

Dieu ne peut rester les bras croisés devant le mal, car Il ne peut d’aucune façon en être complice et l’innocenter (Genèse 18.25) :

 

« Celui qui juge toute la terre n’exercera-t-il pas la justice ? ».

 

Le Seigneur punit le crime, Il exécute la Justice et le Jugement, Il rétribue le péché et condamne le criminel.

 

Comment la Miséricorde de Dieu et Sa Justice peuvent-elles coexister ?

 

D’un côté, si Dieu pardonne le péché peut-Il être Juste puisque toute transgression et toute désobéissance méritent une Juste Rétribution (Hébreux 2.2) ?

 

De l’autre côté, si Dieu punit toute transgression et toute désobéissance, comment peut-Il être Miséricordieux ?

 

Dieu ne peut pas être Miséricordieux s’Il ne pardonne pas le mal, mais Il ne peut pas être Juste s’Il ne le punit pas.

 

Il ne faut pas imaginer que Dieu soit partagé comme nous entre Ses Sentiments ou qu’il y aurait en Lui deux volontés qui laisseraient Dieu dans l’indécision.

 

Dieu est un Être Simple dans lequel il n’y a aucun conflit.

 

Comment Dieu peut-Il être Miséricordieux et Juste à la fois ?

 

 

La seule et unique réponse à cette question est l’Évangile.

 

L’Évangile est plus qu’un acte de rédemption, il est une nécessité ontologique d’un Dieu à la fois rempli d’Amour et de Colère envers l’homme.

 

La raison pour laquelle seul le Dieu de la Bible peut être le vrai Dieu est l’Évangile.

 

Toute conception de la divinité qui n’implique pas l’Évangile est une conception idolâtre.

 

Par quel autre moyen que l’Évangile Dieu peut-Il être Miséricordieux et Juste ?

 

L’Évangile manifeste l’Amour de Dieu qui a tant aimé l’homme qu’Il l’a sauvé par la mort de Son Fils (Jean 3.16; Romains 5.8 ; 1 Jean 4.9).

 

L’Évangile manifeste aussi la Pleine Justice de Dieu contre le péché (Romains 1.17; 3.25).

 

Seul l’Évangile manifeste un Dieu d’Amour et de Justice ; si quelqu’un a l’Évangile, il a Dieu (1 Jean 4.14-15) :

 

 

14 Et nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé le Fils comme Sauveur du monde. 15 Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.

 

 

L’Évangile est à la fois Parfaite Justice et Parfait Amour; il n’existe pas de tension entre les deux pour Dieu.

 

Une fausse doctrine du salut mène à la perdition, car sans l’Évangile on ne peut connaître Dieu (Galates 1.8 ; 1 Corinthiens 15.1-2).

 

Certaines personnes disent croire en Dieu et avoir confiance en son amour sans croire dans l’Évangile.

 

Ce n’est pas en Dieu qu’elles croient, mais en une idole qu’elles se sont fabriquée et à laquelle elles ont attribué l’amour.

 

Cet amour est vain et ne peut rien pour ces personnes qui verront leur espoir périr (1 Jean 4.8-10).

 

Parce que Dieu est Véritablement Amour et Véritablement Juste, l’Évangile est absolument nécessaire.

 

L’essence de Dieu révèle l’Évangile et l’Évangile révèle l’essence de Dieu.

 

Nous devons chérir la doctrine de Dieu aussi précieusement que nous chérissons l’Évangile.

 

Compromettre l’un c’est compromettre l’autre, avoir l’un c’est avoir l’autre.

 

En Dieu, dans l’Évangile, « la bonté et la fidélité se rencontrent, la justice et la paix s’embrassent » (Psaume 85.11).

 

À cause de l’Évangile, nous pouvons véritablement affirmer :

 

« L’Éternel est miséricordieux et juste » (Psaume 116.5).

 

 

 

Amen,

 

Pasteur Pascal Denault,

Eglise Baptiste Réformé St Jérôme (Quebec)

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 21:17
La culpabilité trouve son expiation en Christ Seul

"Masochisme" et expiation

 

Lorsque le sentiment de la faute et de la culpabilité conduit à l'autopunition, aux maladies psychosomatiques, aux jeux de hasard, à l'alcoolisme, dans la volonté de destruction, arrêtez vous et soyez assurés que l'expiation de nos péchés se trouve en Jésus Seul.

 

Au début des Deux sources de la morale et de la religion, le philosophe français Henri Bergson, remarque que le souvenir de la faute est ce qu’il y a de plus ancien dans l’humanité.

 

De plus ancien et aussi de plus obscur…

 

Cette question passe de nos jours au premier plan de l’actualité.

 

Elle s’éclaire d’un jour nouveau et s’obscurcit d’une nuit nouvelle à la trouble lumière des événements contemporains et des travaux de la psychanalyse.

 

« L’homme moderne est en constante position d’accusé. Le sentiment de sa faute draine toutes ses énergies, et les effets se font sentir aussi bien sur le plan individuel que social. » (Jean Lacroix).

 

L’homme séparé de Dieu s’engage sur une piste de fausse liberté, mais cette autonomie devient alors une source de culpabilité qui lui fait ressentir un profond besoin de justification.

 

Le sentiment de la faute peut laisser l’homme pantelant ; il ressemble à une embarcation fragile emportée par les vagues déchaînées et qui, d’un moment à l’autre, risque d’être engloutie dans le fond de l’océan.

 

Toutes les énergies de l’homme au cours de son existence sont rassemblées pour faire face à cette éventualité et pour réparer les brèches qui s’ouvrent sans cesse.

 

Toute activité est une autojustification, car la mentalité de l’homme coupable est une mentalité d’autodéfense.

 

Elle tend à survivre en surmontant la faute, ou bien en l’oubliant.

 

Il essaie de trouver un sauvetage dans sa tentative de l’expier personnellement.

 

L’expiation est la réparation de la faute par le coupable, et sa conséquence un semblant de justification.

 

C’est ce besoin urgent, irrésistible que nous appellerons masochisme. (Je n’ignore pas que ce soit là un sens dérivé du mot.)

 

Le masochisme est la méthode par laquelle l’homme coupable entreprend, bien inconsciemment, sa propre punition.

 

En essayant de se purifier, il aspire à apaiser sa conscience.

 

Il existe une très grande variété d’activités humaines qui sont dans le sens le plus profond des pratiques masochistes.

 

En donnant une brève liste de celles-ci, nous désirons, par un regard lucide et un diagnostic sévère, aider ceux qui pourraient en être prisonniers et indiquer le remède que leur offre l’Évangile.

 

1. Les maladies dites psychosomatiques en sont assurément le symptôme le plus courant.

 

L’homme coupable s’imagine qu’il sera en mesure, s’il souffre suffisamment, de payer pour la faute commise.

 

Telle ou telle maladie (prenons garde cependant de ne pas trop généraliser) est la conséquence du besoin pressant d’expier.

 

Certaines maladies physiques pourraient être simplement d’origine morale ou religieuse.

 

La médecine psychosomatique moderne a bien compris la relation qui peut exister entre une cause spirituelle et un symptôme physique et elle peut nous aider à faire le bon diagnostic.

 

2. Les jeux de hasard dénotent du même besoin.

 

Disons, en passant, qu’il s’agit le plus souvent d’abominables escroqueries organisées, parfois même avec la bénédiction des pouvoirs publics.

 

Les milliers de personnes qui les pratiquent, et qu’elle qu’en soit la forme : des turfistes jusqu’aux passionnés de la roulette ou des loteries nationales, s’étonneraient d’entendre affirmer qu’en réalité, leur passion du jeu subsiste comme une soif inconsciente d’expiation.

 

Cependant, il s’agit là d’une attitude qui ne peut être contrôlée par la conscience.

3. Il n’est pas inutile d’inclure dans notre liste l’alcoolisme.

 

Lui aussi est une pratique masochiste, une autopunition radicale.

 

Les méfaits de l’alcoolisme ont été dénoncés et doivent l’être ; mais il est urgent d’en connaître aussi les mobiles profonds.

 

4. L’une des formes les plus courantes de pseudo-expiation se trouve dans l’attitude de beaucoup de nos contemporains qui prétendent se charger de tous les fardeaux du monde pour les porter sur leurs épaules, tels des Atlas modernes.

 

Ils se sentent contraints de porter tous les problèmes d’ordre social, politique et économique.

 

Le grand malheur de beaucoup d’Églises et de chrétiens — et très particulièrement de ministres du culte — ce n’est pas leur légèreté, mais plutôt leur excès de sérieux.

 

Ils estiment qu’ils ne font rien pour soulager les maux accablant le monde et l’humanité.

 

Alors, depuis le problème du pétrole jusqu’à la prévention routière, ils se sentent responsables et solidaires de tout et de tous.

 

Ils s’obstinent à intervenir sur tous les fronts.

 

Ils ignorent qu’ils s’engagent davantage sur la voie de l’autopunition que sur celle de la solution.

 

Il ne faut pas s’étonner de voir autour de nous tant de chrétiens découragés, abandonnant les rangs des fidèles et des ministres du culte pour s’engager ailleurs, en vue d’une plus grande efficacité par ailleurs bien illusoire…

 

Pensez aussi à ces chrétiens matériellement aisés qui se sentent coupables de l’être à cause d’une fausse conception de la charité !

 

5. Mentionnons aussi la volonté d’échec comme forme d’autopunition.

 

On cherche à expier une faute commise en échouant systématiquement dans tout ce que l’on entreprend.

 

6. Enfin, prenons pour terminer l’exemple d’une activité destructrice qui se rencontre chez des gens dotés d’une forte personnalité.

 

Apparemment, ces derniers jouissent d’un équilibre qui ferait envie aux autres.

 

Mais ils participent à des activités, telles la politique ou l’économie, dont les visées dernières peuvent n’être rien de moins que des tentatives de destruction massive.

 

Derrière certaines de leurs impulsions peuvent se dessiner la haine de la vie, voire la détermination de détruire les autres.

 

La politique et l’économie modernes, tel qu’elles sont pratiquées, ne sont rien d’autre que les signes d’un besoin inconscient de détruire.

 

Masochisme et suicide sont des pratiques étroitement liées.

 

Auto-expiation, le masochisme est une duperie, un mensonge énorme que s’offre l’homme séparé de Dieu, et l’expiation qu’il entreprend peut concerner un péché insignifiant pour mieux dissimuler un péché grave qu’il ne veut pas admettre.

 

Cela peut parfois donner naissance au sadisme, c’est-à-dire au transfert sur autrui d’une faute personnelle.

 

Le don-juanisme, tant célébré dans notre culture et littérature occidentales, est une forme de sadisme.

 

Le besoin d’expiation et de purification est inséparable de l’homme.

 

L’entreprise moderne de la publicité le sait bien, elle qui incite avec tant de succès nos contemporains à avoir recours aux détergents et aux cosmétiques.

 

Nous assistons vraiment dans ce domaine à la naissance d’une nouvelle et bizarre religion que j’appellerai le « détergentisme ».

 

Utilisez telle marque de savon, de dentifrice ou de déodorant et vous allez vous sentir pur dans votre peau, bien à l’aise dans l’existence.

 

La publicité moderne est devenue une rentable entreprise de purification rituelle dont les publicistes sont les nouveaux prêtres.

 

Or, la Parole de Dieu est radicalement opposée à toutes les pseudo-expiations, à toutes les solutions que l’homme imagine pour résoudre ses complexes.

 

L’homme, ancien ou moderne, se trouve dans la même situation.

 

Il cherche l’immunité et l’autonomie.

 

Il désire gagner son indépendance vis-à-vis de Dieu, d’un Dieu qu’il considère jaloux et trouble-fête, et, par son activité masochiste, il tient à payer le prix de son indépendance vis-à-vis de Lui.

 

 

L’homme moderne se tourne vers l’État.

 

L’État est devenu sa providence pour tous ses besoins fondamentaux, y compris celui de la justification.

 

On a dit que toute vie était devenue politique.

 

Ce qui veut dire que l’État, la politique et l’économie doivent remplacer Dieu et apporter toutes les solutions.

 

Les hommes de tous les temps ont cherché un salut mythique et nos contemporains ne font pas exception.

 

Il ne faut donc pas s’étonner de voir autour de nous toutes les formes de destruction, aussi bien individuelles que collectives, depuis les guerres et les révolutions violentes jusqu’à l’abus de la drogue et de l’alcool.

 

Pourtant, le salut ne se trouve qu’en Dieu, dont la Grâce annonce et offre une vie libérée.

 

L’homme, Créature de Dieu, ne peut vivre que dans le monde de Dieu et sous Son Regard.

 

Coupé de Lui, il ne fait que creuser sa tombe.

 

Faire soi-même son expiation est une monstruosité.

 

Dieu Seul peut expier nos fautes ; Pardonner nos transgressions, se charger de notre personne, Apaiser nos consciences.

 

Il y a pourvu.

 

La véritable justification n’est pas l’excuse que nous cherchons, elle n’est pas une expérience subjective à travers nos émotions, mais l’Acte Objectif de Dieu.

 

Notre expiation a été faite grâce à Celui qui nous a remplacés et qui est devenu Notre Substitut.

 

Quelqu’un d’autre a pris notre place et a payé pour nous.

 

Il a subi notre sort, porté nos fardeaux, anéanti nos fautes.

 

C’est là la Bonne Nouvelle !!!

 

Il existe une Vérité Biblique qui parle de la corruption totale de la personne humaine, et que la psychologie moderne à sa façon nous aide à comprendre.

 

Mais la Solution dernière pour le temps et pour l’éternité se trouve uniquement en Dieu ! 

 

L'expiation de nos péchés se trouve en Jésus Seul.

 

Aaron Kayayan Pasteur Refuge Protestant

Aaron Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé,

 

 

 

 

 

 

Bible Refuge Protestant
Refuge Protestant Croix huguenote

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Source : Ressources Chrétiennes

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 21:00
Psaume 90, prière de Moïse

PSAUME 90

Prière de Moïse.

 

 

  1. Seigneur, tu as été notre demeure de génération en génération.
  2. Avant que les montagnes fussent nées et que tu eusses formé la terre et le monde, d’éternité en éternité tu es Dieu.
  3. Tu fais retourner l’homme jusqu’à la poussière, et tu dis : Retournez, fils des hommes.
  4. Car mille ans, à tes yeux, sont comme le jour d’hier quand il est passé, et comme une veille dans la nuit.
  5. Comme un torrent tu les emportes ; ils sont comme un sommeil, — au matin, comme l’herbe qui reverdit :
  6. Au matin, elle fleurit et reverdit ; le soir on la coupe, et elle sèche.
  7. Car nous sommes consumés par ta colère, et nous sommes épouvantés par ta fureur.
  8. Tu as mis devant toi nos iniquités, devant la lumière de ta face nos [fautes] cachées.
  9. Car tous nos jours s’en vont par ta grande colère ; nous consumons nos années comme une pensée.
  10. Les jours de nos années montent à soixante-dix ans, et si, à cause de la vigueur, ils vont à quatre-vingts ans, leur orgueil encore est peine et vanité ; car [notre vie] s’en va bientôt, et nous nous envolons.
  11. Qui connaît la force de ta colère, et, selon ta crainte, ton courroux ?
  12. Enseigne-nous ainsi à compter nos jours, afin que nous en acquérions un cœur sage.
  13. Éternel ! retourne-toi. — Jusques à quand ? — Et repens-toi à l’égard de tes serviteurs.
  14. Rassasie-nous, au matin, de ta bonté ; et nous chanterons de joie, et nous nous réjouirons tous nos jours.
  15. Réjouis-nous selon les jours où tu nous as affligés, selon les années où nous avons vu des maux.
  16. Que ton œuvre apparaisse à tes serviteurs, et ta majesté à leurs fils.
  17. Et que la gratuité du Seigneur, notre Dieu, soit sur nous ; et établis sur nous l’œuvre de nos mains : oui, l’œuvre de nos mains, établis-la.
Bible Refuge Protestant
Refuge Protestant

 

 

 

 

La source même des endroits n'engagent pas sur certains domaines Refuge Protestant du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction.

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 19:18
Le triomphe apparent des méchants

Psaume 10 

1 Pourquoi, ô Éternel ! te tiens-tu éloigné ? Pourquoi te caches-tu au temps de la détresse ?

2 Le méchant dans son orgueil poursuit les malheureux, Ils sont victimes des trames qu'il a conçues.

3 Car le méchant se glorifie de sa convoitise, Et le ravisseur outrage, méprise l'Éternel.

4 Le méchant dit avec arrogance : Il ne punit pas ! Il n'y a point de Dieu ! - Voilà toutes ses pensées.

5 Ses voies réussissent en tout temps; Tes jugements sont trop élevés pour l'atteindre, Il souffle contre tous ses adversaires.

6 Il dit en son coeur : Je ne chancelle pas, Je suis pour toujours à l'abri du malheur !

7 Sa bouche est pleine de malédictions, de tromperies et de fraudes; Il y a sous sa langue de la malice et de l'iniquité.

8 Il se tient en embuscade près des villages, Il assassine l'innocent dans des lieux écartés ; Ses yeux épient le malheureux.

9 Il est aux aguets dans sa retraite, comme le lion dans sa tanière, Il est aux aguets pour surprendre le malheureux ; Il le surprend et l'attire dans son filet.

10 Il se courbe, il se baisse, Et les misérables tombent dans ses griffes.

11 Il dit en son coeur : Dieu oublie ! Il cache sa face, il ne regarde jamais !

12 Lève-toi, Éternel ! ô Dieu, lève ta main! N'oublie pas les malheureux !

13 Pourquoi le méchant méprise-t-il Dieu ? Pourquoi dit-il en son coeur : Tu ne punis pas ?

14 Tu regardes cependant, car tu vois la peine et la souffrance, Pour prendre en main leur cause ; C'est à toi que s'abandonne le malheureux, C'est toi qui viens en aide à l'orphelin.

15 Brise le bras du méchant, Punis ses iniquités, et qu'il disparaisse à tes yeux !

16 L'Éternel est roi à toujours et à perpétuité ; Les nations sont exterminées de son pays.

17 Tu entends les voeux de ceux qui souffrent, ô Éternel ! Tu affermis leur coeur ; tu prêtes l'oreille

18 Pour rendre justice à l'orphelin et à l'opprimé, Afin que l'homme tiré de la terre cesse d'inspirer l'effroi.

Le Psaume 10 fait acrostiche avec le précédent qui est nettement de David.

 

Dans les Septante, ils sont unis, et dans notre version ce Psaume n’a pas de titre qui pourrait être :  « Problème du mal dans la Création de Dieu ».

 

Ce problème est un des plus anciens de la pensée humaine et va de pair avec un second dont on entend souvent parler :

 

« Dieu est-il personnel et immanent ou impersonnel et transcendant ? »

 

Il apparaît aussi dans ce Psaume.

 

Dans le premier verset, le psalmiste semble troublé.

 

Il a le sentiment que le Créateur est trop loin, inaccessible, et ne peut pas intervenir dans la bonne marche de Sa Création.

 

Un « pourquoi ? » est posé devant le problème du mal.

 

Il trouve son écho dans celui du Christ sur la croix.

 

La souffrance exprimée ici et les problèmes examinés se distinguent nettement de ceux que nous trouvons dans le Psaume 6 où il est question des souffrances méritées, cause d’un péché bien connu et non confessé.

 

Il s’agit ici des problèmes qui découlent du péché en général et qui n’attirent pas l’intervention immédiate de Dieu, le Juste Juge.

 

C’est pourquoi le péché imprime la pensée et le caractère du méchant (versets 2 à 4).

 

Ce personnage est orgueilleux, vantard, outrageux, méprisant, hardi, arrogant et même athée.

 

Le principe est que, dans ce monde, le péché réussit mieux que la justice.

 

Le psalmiste ne saisit pas comment une telle pensée peut Glorifier Dieu ou comment Dieu peut rester Juste tout en n’intervenant pas.

 

Le pourquoi du verset 1 se pose à nouveau devant cette réussite du méchant.

 

Dieu laisse peut- être agir le pécheur pour lui donner le temps de se repentir (2 Pierre 3:9).

 

Mais pourquoi lui permettre la réussite dans sa mauvaise voie !?! 

 

Dieu encouragerait-Il le péché !?! 

 

La question est posée devant Dieu.

 

C’est celle du méchant lui-même.

 

Dieu n’agit pas, donc Il ne voit pas ou n’existe pas.

 

Le méchant fait souffrir le juste et Dieu semble l’encourager dans cette injustice.

 

Posons-nous cette question : Dieu exige-t-Il et encourage-t-Il la souffrance silencieuse du Chrétien même quand il est dans la juste voie ?

 

La Bible donne une réponse catégorique (1 Pierre  2:19-23; 3:17-18; Hébreux 11:35).

 

La dernière partie du Psaume (versets 12 à 18) est un appel à l’Intervention Divine.

 

D’abord prière instante avec nouvelle interrogation, puis confession de Foi dans la Justice Finale de Dieu.

 

Le Jugement Divin est invoqué (verset 15, en contraste avec le verset 5).

 

La conclusion assure l’exaucement de la Prière du Juste et l’encourage à croire et à agir envers et contre tout, dans les plus affreuses ténèbres.

 

Ainsi nous serons par avance un Témoignage en face de la hardiesse du méchant (2 Thessaloniciens 1:5).

 

 

Amen, 

 

 

Aaron Kayayan Refuge Protestant

Aaron Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé,

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Bible
Refuge Protestant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Ressources Chrétiennes

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 12:28
Endoctrinés ! La vie dans un monde d’illusion et de tromperie

Plusieurs d’entre nous avons l’impression d’être parfaitement conscients de nos convictions et des raisons qui nous ont poussés à les adopter.

Peut-être pensez-vous que votre vision du monde est cohérente, logique et bien pensée.

Mais se pourrait-il que vous soyez davantage le produit de votre culture, de votre société et de vos pairs que vous ne le réalisez ?

Le psychologue séculier Philip Zimbardo croit assurément que nous pouvons facilement être influencés à penser ou à nous comporter de certaines façons.

En 1971, il a mis en œuvre l’expérience de Stanford.

Pour ce faire, il a pris des étudiants collégiaux américains en bonne santé et apparemment bien disposés.

Il leur a attribué au hasard les rôles de prisonniers et de gardiens de prison.

L’expérience de Zimbardo est devenue si réelle pour ceux qui y participaient, et la cruauté de ceux qui avaient le rôle de gardiens est devenue si grande que plusieurs ont souffert de dépression nerveuse.

Zimbardo a donc dû arrêter l’expérience.1 

Il semble qu’un jeu de rôle intense était suffisant pour rendre méchants ces gentils collégiens.

On pourrait argumenter que cette situation s’est passée dans un environnement fermé et qu’elle ne pourrait pas se produire dans le monde réel. Cependant, de manière plus graduelle et subtile, de nouvelles valeurs et perceptions deviennent “normalisées” dans la société. Quand nous entendons ces idées de manière répétée, particulièrement lorsque nous sommes jeunes, et que tout le monde semble y croire, elles deviennent nos croyances, parfois inconsciemment. Alors quels sont les mensonges qu’on nous a fait avaler ?

Mensonge numéro un : Dieu n’a pas créé le monde, du moins pas de la façon décrite dans la Bible.

 

C’est seulement lorsque la Bible a commencé à être imprimée de façon plus répandue dans les langues courantes comme le français ou l’anglais, à partir des années 1500, que les gens ordinaires ont pu la lire et la comprendre par eux-mêmes.

Pendant un certain temps, le paradigme social dominant2 consistait à croire que la Bible est vraie, y compris son récit de la création (comme l’ont fait des fondateurs de la science moderne (lien) tels que Isaac Newton (lien)).

Néanmoins, à cette époque, des hommes d’influence dans la société ont commencé à remettre en question les Vérités Bibliques.3 

Trop orgueilleux pour accepter ces humiliantes vérités, plusieurs riches, puissants et universitaires ont préféré créer de nouveaux paradigmes (voir les tableaux ci-dessous) qui portaient atteinte aux fondements de l’Évangile (lien).

Un exemple en est le sapement de l’histoire de la Genèse, qui expose le contraste entre la Création Miraculeuse par Dieu d’un monde parfait qu’Il aime et le libre choix de l’homme de pécher, expliquant ainsi la malédiction qui pèse sur notre monde (lien).

Les nouveaux paradigmes attaquent Dieu, le faisant paraître responsable de la souffrance (lien) dans le monde, ou indifférent, ou simplement inexistant (lien).

 

Tableau 1. Création d’un paradigme social — Dieu n’a pas créé le monde

NomSièclePrincipaux domaines d’influencesLe changement de paradigme auquel ils ont contribué
James Hutton (anglais)XVIIIeGéologieLa terre est très vieille, et non âgée d’environ 6 000 ans (lien) tel que déterminé à partir de la Bible par plusieurs chrétiens (lien), dont l’archevêque James Ussher (lien).
VoltaireXVIIIePhilosophieIl pourrait y avoir un Créateur, mais il n’y a pas de révélation spéciale dans la Bible (lien) et pas de miracles (lien).4
Charles DarwinXIXeHistoire naturellePlutôt que Dieu ait créé l’homme et la femme (lien) à son image (lien), l’humain descend d’ancêtres semblables au singe.
Francis Galton (anglais)XIXeEugénisme, psychologie, anthropologieLes gens n’ont pas tous la même valeur.
Friedrich Nietzsche (anglais)XIXePhilosophie“Dieu est mort.”5
James George FrazerXIXe
et
XXe
AnthropologieLes croyances humaines ont évolué de la magie, à la religion, à la science.6

Mensonge numéro deux  : La Bible n’est pas infaillible.

 

L’Église n’était pas prête à rejeter la Bible en entier, mais elle était disposée à arrêter de prendre la Parole de Dieu dans son sens premier, afin qu’elle puisse mieux correspondre aux paradigmes sociaux dominants.

Cela a commencé pour de bon quand l’Église a accepté le mythe selon lequel la science ne relevait pas du domaine de la religion.

Les Chrétiens devaient s’en tenir aux “choses spirituelles” et laisser l’étude de la nature aux autorités séculières.

Le problème était qu’en acceptant la philosophie de Galilée, qui stipule que la Bible ne concerne que les choses célestes et n’a donc aucune autorité en ce qui a trait au monde naturel7, les Chrétiens pouvaient commencer à croire que le récit de la Création que l’on retrouve dans la Genèse contient des lacunes (lien) ou est simplement symbolique (lien).

Bien sûr, la réponse de Galilée au rejet de ses découvertes est tout à fait compréhensible, mais toute cette affaire a eu pour conséquence malheureuse d’encourager les gens à dissocier la Bible de la science, tandis qu’au contraire la véritable séparation était entre le pouvoir religieux établi (et ses croyances principalement aristotéliciennes) et la science de Galilée.

Une fois le récit de la Création remis en question, des doutes en ce qui concerne un déluge planétaire et la tour de Babel ont rapidement suivi.

Approfondissant l’œuvre de Darwin, qui conduisait à écarter le sens littéral du Récit Biblique au nom de la science, des anthropologues comme James George Frazer ont donné de nouvelles explications aux importantes preuves archéologiques et anthropologiques issues des quatre coins du monde.

Pourtant, en réalité, les données archéologiques confirment plutôt largement ces trois importants événements historiques.

Avec le temps, les théologiens ont commencé à théoriser au sujet des auteurs de la Bible, au point de contester que Moïse ait écrit le Pentateuque (lien).

Ceux qui assimilent de tels paradigmes vont éventuellement remettre en doute la totalité des Écritures.

Et pour ceux qui ne peuvent pas vivre avec la dissonance cognitive que cela apporte, la Foi est alors affaiblie ou complètement emportée.

Tableau 2. Création d’un paradigme social — la Bible n’est pas infaillible

NomÈre
(siècle)
Principaux domaines d’influenceLe changement de paradigme qu’ils ont amené
La controverse de GaliléeXVIe – XVIIeScience et philosophie“C’est mieux de garder la science et les principes de la Bible complètement séparés.”
WellhausenXIXeÉtudes de la BibleMoïse n’a pas écrit le Pentateuque (un exemple seulement parmi les nombreuses attaques contre la paternité des auteurs de la Bible).
Peter EnnsXXIeÉtudes de la BibleL’écriture de la Bible est plus humaine qu’inspirée.8

Mensonge numéro trois : La morale et l’éthique sont relatives – ils peuvent évoluer et évoluent

Nous avons maintenant une “nouvelle moralité”.

Cela signifie, par exemple, que les droits de la femme peuvent être utilisés pour justifier le meurtre d’un enfant qui n’est pas encore né.

Ce processus insidieux — la mise à mort des êtres humains les plus vulnérables — a été banalisé dans notre société.

Nous utilisons des euphémismes (comme “interruption de la grossesse”) pour nier la réalité de ce qui se passe réellement.

Ainsi, des athées tels que Richard Dawkins et Peter Singer promeuvent les droits des animaux, mais considèrent les fœtus humains comme jetables.

Singer et d’autres vont encore plus loin et appuient l’infanticide après la naissance (lien) aussi bien qu’avant cette dernière.9

Ceci nous mène à une illusion particulièrement commune en Occident — que nous sommes à la base de bonnes personnes vivant dans un beau monde.

Nous nous réfugions dans la bulle d’un confort chimérique, souvent ignorants du péché qui habite dans notre propre cœur, car lorsque nous acceptons ces paradigmes trompeurs, notre perception devient déformée.

Tableau 3. Création d’un paradigme social — évolution de la morale

NomÈre
(siècle)
Principaux domaines d’influenceLe changement de paradigme qu’ils ont amené
Peter SingerXXIePhilosophieCe n’est pas nécessairement mal de tuer un être humain innocent — c’est-à-dire qu’il est acceptable de tuer un enfant infirme — s’il n’est pas souhaité (par les parents) qu’il vive.10
Steven PinkerXXIePsychologie évolutionnisteL’humanité n’est pas pécheresse — nous sommes de moins en moins violents et nous évoluons pour devenir de meilleures créatures.11
Richard DawkinsXXIeBiologie évolutionniste“Il n’y a probablement pas de Dieu. Maintenant, arrêtez de vous faire du souci et profitez de la vie.”12

Mensonge numéro quatre : Le christianisme biblique est radical et dommageable pour notre société

 

Ce mensonge consiste à renverser la Vérité et à réécrire l’histoire.

Un exemple d’une telle propagande est que, plutôt que de tenir la nature pécheresse de l’homme et l’influence du darwinisme responsables de l’Holocauste, certains tordent les faits pour suggérer que c’est le christianisme qui est à l’origine d’un tel massacre.

Pour ce faire, ils doivent ignorer les fortes racines évolutionnistes à la base des pratiques raciales et eugénistes des nazis (lien)13 et leur intention d’exterminer la chrétienté (lien).

Les nouveaux athées utilisent les médias sociaux pour influencer les jeunes (plutôt que de les éduquer) en mettant à leur avantage toutes les religions dans le même panier.

Ils peuvent ainsi associer le Christianisme Biblique, dans la pensée des gens, aux formes de religions dangereuses et violentes tel l’Islam radical (lien).

Avez-vous remarqué qu’une histoire mondiale cohérente n’est pas enseignée dans les écoles publiques ?

Il semble que l’histoire du monde soit trop vaste pour envisager de l’enseigner, et que tant que les enfants sauront comment trouver des informations, ils seront suffisamment éduqués.

Je crois toutefois qu’aucun enfant faisant une recherche par soi-même de l’histoire du monde sur, par exemple, l’Internet n’est susceptible d’obtenir une bonne vue d’ensemble.

Cela signifie que plusieurs Occidentaux nés après la Seconde Guerre mondiale ont peu d’exposition réelle aux pires exemples modernes de la nature humaine, tout en étant insuffisamment éduqués sur ces vérités.

De même, beaucoup de chrétiens modernes n’aiment pas aborder les combats historiques décrits dans l’Ancien Testament — et s’ils croient au mythe évolutionniste, ils s’appuient sur quelque chose qui est contraire à l’histoire de la Genèse.

Cela signifie que, même à l’église, une histoire Biblique cohérente du monde et une vue d’ensemble Biblique qui se tient logiquement ne sont pas nécessairement enseignées.

Ainsi, les jeunes sont dépourvus d’une pleine compréhension de la Bible qui leur servirait de Lentille de la Vérité à travers laquelle interpréter le monde.

Au lieu de cela, ils se sentent de plus en plus embarrassés de défendre la Bible parmi leurs pairs.

Nous constatons également que les milieux académiques et les médias populaires ne permettent pas de remettre en question la pensée établie.

Une tendance répandue consiste à humilier ceux qui oseraient la défier — surtout en ce qui concerne des sujets tels que l’âge de la terre.

Le physicien populaire Brian Cox peut maintenant affirmer pratiquement sans être contesté:

“Il est correct de dire que, si vous croyez que le monde a été créé il y a 6 000 ans, comme les créationnistes le font, alors vous êtes un idiot. Il n’y a rien de mal à dire cela puisque vous êtes un idiot.”14 

Le film Expelled: No Intelligence Allowed (Expulsé : Pas d’intelligence permise) explique pourquoi les scientifiques qui croient à la création sont souvent forcés de garder le silence sans quoi ils risquent de se voir refuser un poste ou de nuire à leur carrière.

Tableau 4. Création d’un paradigme social — le Christianisme Biblique est dangereux

NomÈre
(siècle)
Domaines d’influences principauxLe changement de paradigme qu’ils ont amené
Richard DawkinsXXIeBiologie de l’évolutionLa religion est la source de nos problèmes.15
Sam HarrisXXIePhilosophie“Les chrétiens ont abusé, opprimé, asservi, insulté, tourmenté, torturé et tué des gens au nom de Dieu pendant des siècles, sur la base d’une lecture théologiquement défendable de la Bible.”16
Steven PinkerXXIePsychologie évolutionnisteLa mort de Christ sur la croix était un acte sadique, lequel est adopté de façon inappropriée par ceux qui y croient.17

Contrer les critiques du christianisme

Alors, puisque nous vivons dans une société qui a été imprégnée de mensonges depuis plus de 300 ans, comment devrions-nous réagir ?

Tout d’abord, si la réalité de ce monde peut être illusoire, et qu’il y a une réelle vérité qui ne peut pas être vue facilement, nous devons trouver et reconnaître cette vérité, et nous juger nous-mêmes à la lumière de celle-ci. Paradoxalement, le chemin vers la vérité est à la fois simple et exigent.

Il est simple en ce sens que c’est Dieu qui prodigue la Vraie Sagesse. “Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée.” (Jacques 1.5) Nous devons être assez humbles pour donner à Dieu la chance de nous révéler Sa Vérité. Ceci implique que nous parlions à Dieu (par la prière) et lisions la Bible, la Parole inspirée de Dieu pour nous, avec un cœur et un esprit ouverts. Tout dépend de notre approche envers Dieu afin qu’Il puisse faire le reste.

La démarche qui consiste à regarder les Écritures “en pleine face” peut être aussi douloureuse que la lutte de Jacob avec l’ange de l’Éternel (Genèse 32:24-32). Nous pouvons rencontrer des idées qui ne nous plaisent pas vraiment, et si nous sommes déterminés à trouver la Vérité, nous aurons alors à nous demander si ce n’est pas notre façon de penser qui est mauvaise. Il est utile, dans le cadre de cette démarche, de comprendre d’où proviennent nos croyances préexistantes, car elles peuvent bien venir du monde, ou de notre propre pensée pécheresse.

Il y a seulement une personne, le Dieu-homme (lien), Jésus-Christ (lien), dont la perception de la vérité était parfaite, parce que Sa Pensée n’était pas entravée par le péché ni influencée par le monde. Il a fait une promesse à ceux qui croient en Lui :

“Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira.” (Jean 8:32)

 

par  
traduit par Daniel Arsenault et Julie Charette Lauzon 

endoctrinement et illusion
Bible
Croix Huguenote
Ressources Chrétiennes Refuge Protestant

 

Références et notes
  1. Zimbardo, P., The Psychology of Evil (la psychologie du mal), ted.com, février 2008. 
  2. Un paradigme est le cadre de la pensée, ou le principe d’organisation, à l’intérieur duquel les choses sont perçues, interprétées et comprises. 
  3. Les changements de paradigmes sociaux ne progressent pas nécessairement d’une manière chronologique ou séquentielle. Souvent des penseurs influents, comme Freud, font des propositions qui sont choquantes pour l’époque. La société dans son ensemble peut alors prendre du recul face au paradigme, voire même le rejeter. Néanmoins, la graine a été semée, et une partie fait son chemin, pour être poussée plus loin par quelqu’un d’autre sous une forme modifiée. Par exemple, l’idée de l’eugénisme engendrée par l’évolution (lien) a finalement été jugée cruelle et immorale, mais une telle sélection humaine réapparait maintenant sous la forme d’avortement des nourrissons handicapés (lien). 
  4. Butel, C, L’histoire de la montée du matérialisme dans la société occidentale (lien), Journal of Creation (Journal de la Création) 14(3):16–23 Décembre 2000; creation.com/materialism. 
  5. Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, Le prologue de Zarathoustra, paragraphe 2. Extrait à partir de www.ebooksgratuits.com/pdf/nietzsche_ainsi_parlait_zarathoustra.pdf le 17 janvier 2016. 
  6. en.wikipedia.org/wiki/James_George_Frazer, consulté le 11 août 2014. Notamment, Frazer a tenté d’expliquer d’une nouvelle manière les extraordinaires éléments de preuve anthropologique issus des quatre coins du monde qui corroborent les trois événements bibliques suivants: la Création, le Déluge, et l’incident de la tour de Babel. Voir Cooper, B., The Authenticity of the Book of Genesis (L’authenticité du Livre de la Genèse), pp. 196–201, 2011. 
  7. Mortenson, Philosophical naturalism and the age of the earth: are they related? (Le naturalisme philosophique et l’âge de la terre: sont-ils liés ? (lien)), The Master’s Seminary Journal 15(1):71–92, printemps 2004; 
  8. Cosner, L., The Bible Tells Me So (La Bible me le dit) par Peter Enns: un compte rendu, 23 décembre 2014.
  9. Cosner, L., Richard Dawkins: Les dauphins ont-ils plus de valeur que les bébés atteints du syndrome de Down ? (lien), 24 août 2014. 
  10. Cosner, L., Brouiller la ligne entre l’avortement et l’infanticide? (lien), 2 juillet 2008; 
  11. Singer, P., La violence est-elle chose du passé ? (anglais) (compte rendu de Better Angels of Our Nature, par Steven Pinker), New York Times, 6 octobre 2011; nytimes.com. 
  12. Robinson, P., Probablement pas de Dieu ? Les athées mettent leurs têtes dans le sable (lien), 7 avril 2009.
  13. Weikart, R., The role of Darwinism in Nazi racial thought (Le rôle du darwinisme dans la pensée raciale nazie), German Studies Review (Revue des études allemande) 36(3):537–556, 2013. 
  14. Farndale, N., Brian Cox: “Je ne suis pas opposé à la religion. Je suis opposé aux maniaques”, Telegraph, 21 février 2011; telegraph.co.uk. Voir aussi Grigg, R., Ruine et misère de la BBC (lien), 2 août 2011. 
  15. Malheureusement, les nouveaux athées semblent inaptes ou non disposés à reconnaître la nature “religieuse” / fondamentaliste de leurs propres croyances — et n’appliquent donc pas l’idée pertinente qui consiste à séparer “l’Église” et l’État. Il semble qu’ils souhaitent imposer leurs nouvelles croyances fondamentalistes à la société. 
  16. Harris, S., Letter to a Christian Nation (Lettre à une nation chrétienne), p. 9, 2006. Voir la réfutation par Wilson, D., Lettre d’un citoyen chrétien (lien). 
  17. Steven Pinker, The Better Angels of our Nature – Why Violence has Declined (Les bons anges de notre nature — Pourquoi la violence a diminué), Viking, p.25, 2011; . .

Un philosophe en tête de l’anti-créationnisme admet que l’évolution est une religion

(traduit par Raymond et Noëlle Stutz)

“L’évolution est considérée par ses adeptes comme étant davantage qu’une simple science. L’évolution promeut une idéologie, une religion séculière, une solution de rechange laïque à part entière face au christianisme. Et cela autant du point de vue du sens que de la morale. Je suis un évolutionniste ardent et un ex-chrétien, mais je dois admettre que dans cette requête en justice — et M. Gish est l’un des nombreux à la faire — ceux qui prennent les choses à la lettre ont tout à fait raison. L’évolution est une religion. Ce fut le cas de l’évolution dans ses débuts, et cela reste vrai encore aujourd’hui.”

“… L’évolution devint donc une sorte d’idéologie laïque, un substitut explicite au christianisme.”

Michael Ruse était professeur de philosophie et de zoologie à l’Université de Guelph au Canada (il a récemment déménagé en Floride). Il était à la tête des philosophes anti-créationnistes dont les arguments (imparfaits) ont semblé convaincre le juge (partial) de se prononcer contre le projet de loi — en 1981/82 — sur le “traitement équilibré en Arkansas” (concernant l’enseignement de la création et de l’évolution dans les écoles). Lors du procès, lui et les autres anti-créationnistes ont rejeté à pas feutrés la demande qui leur était faite d’affirmer que l’évolution était une religion anti-dieu.

 

 

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 16:43
un Cantique de Louange et de Reconnaissance envers Notre Père Céleste

« Qu’ils louent le nom de l’Éternel, car son nom seul est élevé; sa majesté domine la terre et les cieux. » Psaume 148:13

 

 

N’avons-nous jamais entendu la création chanter depuis les hauteurs du ciel jusqu’aux profondeurs de la mer ?

 

Depuis les arbres fruitiers jusqu’aux animaux sauvages ?

 

Le bétail, les oiseaux, les gens et toute créature vivante louer le nom du Seigneur ?

 

Un tel chant de louange et d’adoration adressé au Créateur serait magnifique, n’est-ce pas ?

 

Malheureusement, il n’est guère possible de nos jours d’entendre ce chant de la création, car il est réduit au silence par le vacarme produit par l’homme.

 

Certes, nous entendons des sons et des voix, mais ce sont des cris perçants et des hurlements stridents, des soupirs profonds ; ce sont les gémissements d’une création menacée par l’homme.

 

Nous sommes assourdis par le bruit, mais où sont donc les chants de louange et de joie ?

 

Saurions-nous d’ailleurs les chanter ?

 

Les chants de notre génération trahissent le désespoir et pleurent les illusions perdues, ils hurlent les existences gâchées et s’égarent dans une quête infructueuse du sens de la vie, de la personne humaine et de toutes choses.

 

Nul ne songe à inviter la création à élever un chant joyeux envers le Créateur.

 

Nul ne convoque un chœur pour louer le Dieu de majesté.

 

Aucune chorale, en dehors de l’Église fidèle, ne se réunit pour célébrer le Très Haut…

 

Apprenons et réapprenons à chanter avec joie !

 

Ceci ne requiert pas une technique spéciale.

 

Il suffit de la foi ; d’une foi enracinée profondément dans le Dieu Créateur et Rédempteur.

 

Celle qui n’exalte que Son Nom.

 

Lisons pendant un mois entier le Psautier qui contient ce genre de cantiques.

 

Depuis plus de vingt siècles, le Peuple de Dieu les a chantés parce qu’il a été inspiré et mû par le Saint-Esprit.

 

Vivre en la Présence de Dieu nous rend capables de chanter un cantique de louange en Son Honneur.

 

Père, place un chant nouveau dans nos cœurs et une nouvelle louange sur nos lèvres.

 

Qu’aujourd’hui, lorsque nous T’adorerons, nous puissions nous réjouir en Ta Bonté et en Tes Oeuvres.

 

Nous louerons Ton Nom, qui est au-dessus de tout nom.

 

En Christ, amen.

 

 

Aaron Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 

 

Bible

Refuge Protestant Croix Huguenote

 

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 21:32

 

Que dire d’un point de vue Chrétien, de la devise - connue internationalement - de la république française :

 

liberté, égalité, fraternité ?

 

Quand on y réfléchit bien, on est frappé de voir que chacun de ces motifs, et même leur combinaison en une seule devise, prend sa source dans une thématique Chrétienne.

 

Cela peut sembler étrange lorsque l’on sait que l’esprit de la Révolution française a été tout sauf attaché à la foi et à la tradition Chrétienne.

 

Et pourtant...

 

Prenons le thème de la liberté.

 

Il est central à travers toute la Bible : le peuple d’Israël est libéré par Dieu de l’esclavage en Egypte.

 

Au vingtième chapitre du livre de l’Exode, le Décalogue, c’est-à-dire les Dix Commandements, commence par ces mots qui servent d’introduction à la Loi Divine :

 

Je suis l'Eternel, Ton Dieu qui t'ai fait sortir d'Egypte, du pays où tu étais esclave.

 

Cela dit, la libération accomplie par Dieu n’est pas là pour laisser le peuple d’Israël maître de son destin, libre de faire ce qu’il lui plaît, mais au contraire pour le lier à ce Dieu Tout Puissant et à Sa Loi, qui le maintiendra sur un sentier sûr et stable, quelles que soient les circonstances de son histoire.

 

Donc il ne s’agit pas d’une libération politique et sociale laissant la porte ouverte à une autonomie sans bornes, mais d’une liberté assurée dans une vie d’Alliance avec Dieu.

 

La lettre de Jacques, dans le Nouveau Testament, s’en fait l’écho de cette manière :

 

Voici au contraire, écrit-il, un homme qui scrute la loi parfaite qui donne la liberté, il lui demeure fidèlement attaché et, au lieu de l’oublier après l’avoir entendue, il y conforme ses actes: cet homme sera heureux dans tout ce qu’il fait. 

 

Cette liberté, c’est finalement celle que Jésus-Christ a acquise pour les croyants en venant accomplir parfaitement la Loi et le Plan de Dieu annoncés dans la Bible.

 

A ceux qui avaient cru en Lui il déclarait un jour :

 

Si vous vous attachez à la Parole que je vous ai annoncée, vous êtes vraiment mes disciples. Vous connaîtrez la vérité, et la vérité fera de vous des hommes libres. 

 

Mais ces gens lui ont répondu :

 

Nous, nous sommes les descendants d’Abraham, nous n’avons jamais été esclaves de personne. Comment peux-tu dire: “vous serez des hommes libres”? Vraiment je vous l’assure, leur répondit Jésus, tout homme qui commet le péché est esclave du péché. Or un esclave ne fait pas partie de la famille, un fils, lui, en fait partie pour toujours. Si donc c’est le Fils de Dieu qui vous donne la liberté, alors vous serez vraiment des hommes libres.

 

Voilà la clé de la vraie liberté, dans l’Evangile : c’est Jésus-Christ Seulement, en tant que Fils de Dieu, qui peut l’accorder, car, selon Ses Propres Paroles, Il est Le Chemin, La Vérité et La Vie.

 

Quel contraste avec la devise : “Ni Dieu, ni maître” que l’on veut si souvent faire passer pour l’expression de la vraie liberté.

 

On peut bien séculariser tous les grands thèmes Chrétiens, comme on le fait depuis quelque deux cent cinquante ans, mais sans le Fondement du Christ on aboutit à l’échec de l’application de tous nos impératifs moraux et humanistes.

 

L’égalité est un des thèmes favoris de la plupart des gens et aussi le second volet de la devise républicaine de la France, comme chacun sait.  

 

Tout comme le thème de la liberté, il relève bien d’une thématique Chrétienne, même si on lui a fait prendre ensuite une autre connotation. 

 

L’égalité entre tous les êtres humains au sens Chrétien, elle existe  bien sûr au regard de Dieu, qui est en premier lieu le Créateur de tous.  

 

Tous les hommes et toutes les femmes, à toutes les époques de l’histoire humaine, ont été créés à l’Image de Dieu, nous dit la Genèse.

 

C’est cela qui définit leur identité primordiale, leur dignité et leur vocation d’êtres humains. 

 

 Par delà la diversité de caractéristiques et de dons particuliers, il y a en chacun cette marque qui nous lie non seulement à Notre Créateur, mais aussi à notre prochain, dans une relation devant être marquée par l’amour et le respect.  

 

Toute idéologie raciste s’en trouve par là-même exclue dès le départ.  

 

Mais l’égalité entre tous les hommes est hélas aussi celle d’une condition de déchéance aux Yeux de Dieu depuis un acte de rébellion ayant entraîné dans sa chute l’humanité toute entière.  

 

Condition de rupture d’alliance qui obscurcit complètement notre rapport à Dieu et à notre prochain : source de misère, de tensions, de violence et de haine dont on voit les traces à tous les échelons de la vie :  au niveau personnel, social et politique.  

 

L’apôtre Paul résume cette condition de manière lapidaire au troisième chapitre de sa lettre aux chrétiens de Rome :  

 

Tous ont péché, en effet, et sont privés de la glorieuse présence de Dieu.  

 

Bien sûr, la déchéance en question s’exprime à des degrés différents dans la vie des uns et des autres, car Dieu, par Sa Providence Souveraine, en limite les effets les plus destructeurs et permet que la vie continue sur terre.  

 

Mais personne ne peut se croire exempté de cette condition de rupture qui en fin de compte mène à la mort.  

 

Pourtant, au milieu de cette condition mortelle marquée par la déchéance, surgit une espérance adressée à tous, indistinctement (autre signe d’égalité dans la Foi Chrétienne):

 

celle du salut, de la réconciliation avec Dieu.  

 

Tous ont péché, en effet, et sont privés de la glorieuse présence de Dieu, et ils sont déclarés justes par sa grâce : c’est un don que Dieu leur fait par le moyen de la délivrance apportée par Jésus-Christ.  

 

A partir de là, une humanité nouvelle revient à la vie, appelée au Service de Dieu et du prochain dans l’amour et le respect.  

 

Une des marques de l’égalité humaine sur laquelle la Bible insiste souvent, conformément à l’égalité de condition d’êtres créés à l’Image de Dieu, c’est celle de tous devant la justice humaine.  

 

Il ne s’agit pas  d’essayer d’effacer radicalement toutes les distinctions sociales, comme on le voudrait souvent sur la base d’une autre conception de l’égalité, mais d’assurer une justice publique impartiale pour tous, quel que soit leur statut social.  

 

Dans la Bible, un des meilleurs exemples nous en est donné avec Josaphat, roi du petit royaume de Juda au neuvième siècle avant Jésus-Christ.  

 

Dans le premier livre des Chroniques, dans l’Ancien Testament, au chapitre 19, il est dit : 

 

Josaphat établit des juges dans toutes les villes fortifiées du pays de Juda, et leur donna les instructions suivantes : Veillez avec soin à ce que vous faites, car ce n’est pas pour des hommes que vous prononcez des jugements, mais pour l’Eternel, et il vous assistera lorsque vous rendrez la justice. Maintenant, agissez en craignant l’Eternel et soyez circonspects dans tout ce que vous faites, car l’Eternel, notre Dieu, ne tolère ni l’injustice, ni la partialité, ni la corruption par des cadeaux.   

 

La fraternité entre les hommes, est l’idéal à atteindre qu’exprime le troisième volet de la devise de la république française : liberté, égalité, fraternité.  

 

Tout comme les deux précédents, il trouve sa source dans l’enseignement Chrétien, même s’il s’appuie sur des idées assez différentes, et finalement contradictoires.  

 

Vous connaissez sûrement l’Ode à la Joie du poète allemand Schiller, mis en musique par Beethoven dans le dernier mouvement de sa neuvième symphonie : 

 

Tous les hommes deviendront frères chantent les solistes et le choeur.  

 

Où en sommes-nous aujourd’hui dans la réalisation universelle de ce bel idéal ?  

 

Les peuples ne sont-ils plus en compétition les uns avec les autres ?  

 

La lutte économique et la survie des plus forts aux dépens des plus faibles a-t-elle laissé la place à l’harmonie généralisée dans les relations humaines ?  

 

Il y a en fait une grosse contradiction dans l’idéologie dominante qui gouverne les pensées et les coeurs des hommes de notre époque : on ne peut pas déclarer à la fois que la loi de base qui régit les relations humaines et animales c’est la survie du plus fort au dépend du plus faible, avec pour conséquence évidente l’élimination de ceux qui ne savent ou ne peuvent pas s’adapter, et que d’autre part l’idéal à atteindre c’est la fraternité humaine généralisée.  

 

Il faut être totalement schizophrène pour soutenir que ces deux principes peuvent exister ensemble.  

 

C’est bien pourtant ce qu’on voudrait nous faire croire.  

 

Pour la Foi Chrétienne, la fraternité entre les hommes est avant tout le fait d’une réconciliation avec Dieu opérée par Jésus-Christ, qui est devenu Le Modèle d’une humanité nouvelle.

 

Sur ce fondement, le Christ déclare à Ses Disciples au moment du repas pascal célébré en commun peu avant son arrestation, son procès et sa crucifixion :  

 

Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. 

 

Reconnaître en l’autre son semblable n’est possible que si on reconnaît d’abord qu’il est créé à l’image de Dieu lui aussi, tout comme soi-même, et que cette image est sacrée.  

 

Je vous parlais de l’égalité des hommes devant Dieu, en particulier devant la justice publique.  

 

Aucun favoritisme n’est toléré devant le siège judiciaire, aucune corruption n’est permise.  

 

Mais sur quelle base ?  

 

Uniquement sur celle du Dieu Eternel et Tout Puissant qui jugera Lui-même tous les hommes.  

 

Cette égalité devant la justice doit permettre de protéger les plus démunis, les plus faibles, contre l’abus et l’exploitation des plus puissants, sans toutefois que cette protection devienne partiale et injuste à son tour.  

 

Un très beau texte du livre du Deutéronome, dans l’Ancien Testament, à la fin du dixième chapitre nous dit ceci : 

 

L’Eternel votre Dieu est le Dieu suprême et le Seigneur des seigneurs, le grand Dieu, puissant et redoutable, qui ne fait pas de favoritisme et ne se laisse pas corrompre par des présents.  Il rend justice à l’orphelin et à la veuve et témoigne son amour à l’étranger en lui assurant le pain et le vêtement.  Vous aussi vous aimerez l’étranger parmi vous, car vous avez été étrangers en Egypte. 

 

L’amour du prochain, c’est donc avant tout l’exercice d’une justice impartiale à son égard, la reconnaissance de son droit à exister en paix, même et surtout s’il est plus fragile que les autres.  

 

C’est cela que l’Evangile proclame, et c’est bien le contraire de l’idéologie naturaliste qui non seulement admet la survie exclusive du plus fort, mais de plus l’encourage de manière éhontée.

 

 

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Foi &Vie Réformées

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 22:50

.

« Quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant grâces par lui à Dieu le Père. » Colossiens 3:17

 

Le jour de l’Action de grâce est une fête nationale, il y a quelques semaines en arrière au Canada, et maintenant aux Etats Unis.

 

Les gens célèbrent partout au pays, offrant leurs actions de grâce pour les récoltes et la prospérité.

 

Nous aussi, même si nous ne sommes nullement aux Etats Unis ou Canada, nous pouvons et devons offrir nos actions de grâce pour les récoltes, le travail et tout ce que Dieu nous a offert en quoi que ce soit.

 

Nous participons à la célébration, remerciant Dieu pour Sa Bonté, Ses Bénédictions et tous Ses Dons.

 

Dieu désire être remercié.

 

Rendre grâce, cependant, n’est pas facile.

 

Lorsque nous rendons grâce, nous devons être reconnaissants.

 

Rendre grâce n’est pas une simple question de mots prononcés ; les mots doivent jaillir du cœur.

 

La reconnaissance n’est pas un trait de caractère que certains possèdent et d’autres non ; tant mieux si vous la possédez, tant pis si vous ne l’avez pas.

 

Les gens que nous qualifions de personnes reconnaissantes ne sont pas nécessairement des chrétiens reconnaissants.

 

Il y a beaucoup de personnes reconnaissantes ; pourtant, la reconnaissance qui plaît à Dieu doit être apprise.

 

Rendre grâce n’est pas une question de coutume ou de caractère, mais de foi !

 

La reconnaissance, la vraie reconnaissance, est une chose qui n’est possible que lorsque nous sommes remplis du Saint Esprit !

 

La reconnaissance devrait être la première et la plus grande de toutes les caractéristiques de la foi.

 

La reconnaissance est très importante, elle est le premier fruit que produit la Grâce de Dieu dans nos vies.

 

La reconnaissance est la mélodie fondamentale de la vie Chrétienne, comme l’exprime l’apôtre Paul :

 

« Instruisez-vous et avertissez-vous réciproquement, en toute sagesse, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels; sous l’inspiration de la grâce, chantez à Dieu de tout votre cœur. Quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant grâces par lui à Dieu le Père. » (Colossiens 3:16-17).

 

Même si vous n’êtes pas une personne reconnaissante en raison de votre nature ou de votre caractère, Dieu veut quand même que vous soyez reconnaissant.

 

Les chrétiens ne doivent pas être des personnes non reconnaissantes, toujours en train de se plaindre, de faire des remarques désobligeantes, de critiquer, toujours déçus de ceci ou de cela ou de toute autre chose.

 

Non, Dieu exhorte les vrais croyants :

 

« Soyez reconnaissants. » (Col. 3:15).

 

Cela ne vient pas automatiquement ; la reconnaissance doit être apprise et mise en pratique dans la vie chrétienne !

 

C’est à cela que l’apôtre Paul nous appelle en Colossiens 3:17 :

 

« Quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant grâces par lui à Dieu le Père. »

 

La reconnaissance jaillit alors du cœur.

 

Dieu veut que notre cœur soit reconnaissant ; c’est alors que nos paroles et nos actions en sont le reflet.

 

Trois fois l’apôtre Paul mentionne la reconnaissance comme caractéristique du véritable croyant.

 

C’est dans le contexte de sa description des changements qui se produisent quand quelqu’un vient à la foi qu’il le fait.

 

Ne mentez pas les uns aux autres, pardonnez-vous réciproquement, soyez humbles, patients, doux, etc., et soyez reconnaissants !

 

Voilà l’expression de notre conversion et de notre foi.

 

Paul dit en Colossiens 1:3 :

 

« Nous rendons grâces à Dieu le Père de Notre Seigneur Jésus-Christ et nous prions sans cesse pour vous. »

 

Il dit également en Colossiens 1:12 :

 

« Avec joie, rendez grâces au Père qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière. »

 

Il ajoute en Colossiens 2:7 :

 

« Soyez enracinés et fondés en Lui, affermis dans la foi d’après les instructions qui vous ont été données, et abondez en actions de grâces. »

 

Finalement, il nous exhorte en Colossiens 4:2 :

 

« Persévérez dans la prière, veillez-y avec actions de grâces. »

 

La reconnaissance doit être présente dans le cœur et la vie du véritable croyant, une reconnaissance envers Dieu. 

 

 

Le repas du Seigneur ou sainte Cène est un repas de reconnaissance.

 

Lorsque nous célébrons ce repas, nous remercions Dieu pour la coupe de bénédiction.

 

Pourquoi ? À cause de  l’œuvre de Christ.

 

La racine du mot grec "eucharistia" est le mot « charis », qui signifie grâce.

 

La reconnaissance trouve sa source dans la Grâce de Dieu.

 

Littéralement, être reconnaissant, c’est dire de bonnes choses au sujet de la Grâce de Dieu !

 

La Grâce de Dieu produit la reconnaissance, car Sa Grâce est un miracle et toute notre vie en dépend.

 

Tout cela grâce aux souffrances et à la mort de Notre Seigneur Jésus-Christ !

 

Lors du repas du Seigneur, nous nous rappelons que sans Son Sang, sans Sa croix, sans la malédiction et l’abandon de Dieu qu’Il a soufferts, il n’y aurait pas de grâce !

 

Tout ce que nous recevons dans la vie, nous le recevons par grâce.

 

Ce sont les souffrances et la mort de Christ qui nous permettent de recevoir cette grâce.

 

« Lui qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi tout avec lui, par grâce? » (Romains 8:32).

 

Derrière tout ce que nous recevons, nous devons voir la croix de Golgotha, les blessures de Notre Seigneur Jésus et le sang du Christ.

 

Voilà ce que nous devons nous rappeler dans nos actions de grâce : tout ce que nous recevons, nous le recevons par la grâce en Jésus-Christ !

 

Faisons-nous preuve d’une telle reconnaissance ?

 

Prenons-nous le temps d’être reconnaissants par la foi ?

 

Reconnaissants pour Sa Grâce, pour Son Don d’Amour en Jésus-Christ, pour la nouvelle journée que Dieu nous accorde, pour la nouvelle vie en Lui ?

 

Reconnaissants pour tous Ses Bienfaits, pour chacun d’entre eux ?

 

Reconnaissants parce qu’en tant que chrétiens, nous considérons les choses que nous avons plutôt que celles que nous n’avons pas ?

 

Car si nous nous arrêtons à ce que nous n’avons pas, nous ne pouvons être reconnaissants.

 

Nous devenons alors mécontents et le mécontentement tue notre reconnaissance.

 

La reconnaissance devient également superficielle, peu profonde, lorsque nous nous arrêtons toujours à ce qui n’est pas bon, à ce qui est décevant, à ce qui manque dans notre propre vie, dans la vie des autres gens ou dans la vie de l’Église.

 

L’anxiété et le manque de confiance étouffent également notre reconnaissance.

 

Par contre, si nous sommes remplis de la Grâce de Dieu, nous déborderons de reconnaissance.

 

Car c’est là que nous nous souvenons de la source de la véritable reconnaissance :

 

la « charis » de Dieu, Sa Grâce en Jésus-Christ !

 

Alors, nous pourrons rendre grâce même pour nos repas les plus simples, conscients que notre Seigneur Jésus-Christ nous les a mérités à la croix.

 

Nous serons reconnaissants pour la voiture que nous conduisons, nous souvenant des blessures de notre Sauveur.

 

Nous nous réjouirons plus que jamais pour notre santé, nos forces, nos diverses activités, parce que notre joie est enracinée et fondée dans les souffrances et la mort de Notre Seigneur Jésus-Christ !

 

Le prix payé par Christ, qui a versé Son Sang pour nous, nous rend éternellement reconnaissants, que ce soit pour notre nourriture, nos vêtements, nos maisons, nos entreprises, nos emplois, nos médicaments ou nos traitements médicaux.

 

Car le prix qu’Il a payé à la croix nous procure bien plus que des bénédictions temporaires.

 

La reconnaissance nous aide à considérer et à utiliser ces bénédictions dans la perspective de la vie éternelle.

 

La reconnaissance nous aide à utiliser les dons de Dieu avec soin et de manière responsable, généreusement et avec miséricorde !

 

La reconnaissance nous aide à gérer nos dépenses courantes et à choisir nos loisirs d’une manière qui plaît au Seigneur.

 

La reconnaissance donne davantage de goût à notre dinde, nous permet de mieux apprécier notre verre de vin et fait de notre crème glacée un dessert plus spécial.

 

La reconnaissance rend notre célébration de l’Action de grâce plus significative.

 

Lorsque nous plaçons tous ces dons et toutes ces bénédictions à l’ombre de la croix de Christ, la Lumière de la Grâce de Dieu en Jésus-Christ rejaillit sur toutes ces célébrations. 

 

Amen,

 
 
 
William den Hollander,
pasteur Eglise Réformée Canadienne,
Ontario,
 
 
 
 
 
 
 
 

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Source : Ressources Chrétiennes.

 

 

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 08:12
Jean Calvin, Lettre à l’Amiral de Coligny

Si nous reconnaissons combien nous sommes attachés au monde, il est bien vrai que nous devons en être détachés par les avertissements de Dieu.

 

Alors que restera-t-il de notre orgueil et de notre présomption ?

 

Il faut donc bien que Dieu nous humilie.

 

Comme nous sommes fort enclins par nature à nous exalter et à nous attribuer puissance et vertu si notre faiblesse ne nous est pas montrée à l’œil nu, nous nous croyons extrêmement forts et ne doutons pas de pouvoir surmonter toutes les difficultés qui pourraient advenir.

 

Après quoi, nous sommes si sûrs de nous que nous en arrivons à penser que nous nous débrouillons parfaitement sans la Grâce de Dieu.

 

Dieu nous afflige ?

 

Pensons à ce que nous étions en train d’oublier : à savoir que nous ne sommes que corruption et que vent ; au contraire, les hommes à qui tout réussit s’enivrent, s’égayent et vivent dans un tourbillon.

 

Dieu ne peut pas mieux rabattre notre outrecuidance qu’en nous montrant par expérience combien il y a en nous non seulement de faiblesse, mais même de fragilité.

 

Ainsi, Il nous afflige soit par le déshonneur, soit par la pauvreté ou la maladie ou la perte d’un parent ou tout autre malheur ; et aussitôt nous voilà abattus parce que nous n’avons pas en nous-mêmes la force de tenir bon.

 

Et alors, étant humiliés, nous apprenons à implorer Sa Force qui, Seule, nous fait résister et tenir ferme sous le poids de tels fardeaux.

 

Je vous prie de penser aussi que Dieu, en vous envoyant cette affliction [la captivité], a voulu vous retirer à l’écart pour être mieux écouté…

 

Car, vous savez bien, monseigneur, combien il est difficile au milieu des honneurs, richesses et puissants de ce monde, de Lui prêter l’oreille, parce qu’on est par trop distrait, de-ci de-là, et comme absent, jusqu’à ce qu’il use de tels moyens pour rassembler ceux qui sont à lui…

 

Et voilà pourquoi, monseigneur, je vous prie, puisque Dieu vous donne l’occasion de vous mettre à son école comme s’Il voulait vous donner un cours particulier en tête- à-tête, d’être bien attentif et de goûter mieux que jamais le suc de Son Enseignement ; et puisqu’elle nous doit être infiniment précieuse et aimable, employez-vous assidûment à lire Sa Sainte Parole pour en recevoir instruction et vous enraciner en la foi vive, afin d’être confirmé pour le reste de votre vie dans le combat contre toutes les tentations.

 

Jean Calvin,

Lettre à l’Amiral de Coligny

 

 

 

 

 

PRIÈRE

 

Quand tu veux éprouver notre âme, comme au creuset l’or ou l’argent, Tu nous fais traverser la flamme, tu fais déborder les torrents. Mais, Seigneur, tu maintiens nos têtes au-dessus des flots déchaînés, Dans le fracas de la tempête tu soutiens nos cœurs effrayés.

 

 

 

 

 

 

 

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Source :  www.ressourceschretiennes.com Aujourd’hui devant Dieu. Perspectives Réformées,

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 07:54
Accepter nos épreuves avec foi par Jean Calvin,

Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par Notre Seigneur Jésus Christ, à qui nous devons d'avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l'espérance de la Gloire de Dieu. Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l'affliction produit la persévérance, la persévérance la victoire dans l'épreuve, et cette victoire l'espérance. Or, l'espérance ne trompe point, parce que l'Amour de Dieu est répandu dans nos coeurs par le Saint Esprit qui nous a été donné. (Romains 5:1-5 )

 

Nul n’a dûment renoncé à soi-même, sinon quand il s’est tellement résigné à Dieu qu’il souffre volontairement toute sa vie être gouvernée au plaisir d’icelui.

 

Celui qui aura une telle affection, quelque chose qu’il advienne, jamais ne se réputera malheureux, et ne se plaindra point de sa condition comme pour taxer Dieu obliquement.

 

Or combien cette affection est nécessaire, il apparaîtra si nous considérons à combien d’accidents nous sommes sujets.

 

Il y a mille maladies qui nous molestent assidûment les unes après les autres.

 

Maintenant la peste nous tourmente, maintenant la guerre, maintenant une gelée ou une grêle nous apporte stérilité et par conséquent nous menace d’indigence ; maintenant par mort nous perdons femme, enfants ou autres parents ; aucune fois le feu se mettra en notre maison.

 

Ces choses font que les hommes maudissent leur vie, détestent le jour de leur nativité, ont en exécration le ciel et la lumière, détractent [accusent injustement] Dieu et, comme ils sont éloquents à blasphémer, l’accusent d’injustice et de cruauté.

 

Au contraire, il faut que l’homme fidèle contemple, même en ces choses, la Clémence de Dieu et sa Bénignité Paternelle.

 

Pourtant, soit qu’il se voit désolé par la mort de tous ses prochains et sa maison comme déserte, si ne laissera-t-il point de bénir Dieu.

 

Mais plutôt se convertira à cette cogitation que, puisque la Grâce de Dieu habite en sa maison, elle ne la laissera point désolée ; soit que ses blés et vignes soient gâtés et détruits par gelée, grêle ou autre tempête et que par cela il prévoit danger de famine, encore ne perdra point courage et ne se mécontentera point de Dieu.

 

Mais plutôt persistera en confiance ferme, disant en son cœur : nous sommes toutefois de la tutelle du Seigneur, nous sommes les brebis de sa nourriture (Ps. 79:13).

 

Quelque stérilité donc qu’il y ait, il nous donnera toujours de quoi vivre.

 

Soit qu’il endure affliction de maladie, il n’en sera point abattu par la douleur pour s’en déborder en impatience et se plaindre de Dieu.

 

Mais plutôt, en considérant la Justice et Bonté du Père céleste, en ce qu'Il le châtie, il se réduira par cela à patience.

 

PRIÈRE

Du fond de ma détresse j’espère en Ta Parole, dans l’abîme où je suis, je compte, ô Mon Sauveur, à Toi Seul je m’adresse. Qu’elle éclaire et console et les jours et les nuits mon âme en sa frayeur. Mon Dieu, prête l’oreille, j’attends plus que la garde. Au cri de ma douleur n’attend l’aube du jour ; et que ma plainte éveille mon cœur vers Toi. Regarde avec pitié, Dieu Sauveur mon coeur qui cherche Ton Secours. 

 

Amen,

 

Jean Calvin,

Institution de la religion chrétienne,

 

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 06:48
Bonne fête de la Réformation !

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Le 31 octobre 1517, Martin Luther posait sur la porte de l'église du château de Wittenberg une affiche en 95 thèses contre l'abus des indulgences.

 

Commémorer la Réforme ne saurait se limiter uniquement à l’évocation de Luther et de Calvin.

 

La Bible doit être au centre de notre mémoire et de notre identité Protestante.

 

C’est peu dire que la Bible est et ne peut être encore que la pierre-angulaire du Protestantisme, de chaque Chrétien.

 

Pour Luther, elle est à la fois le chemin et le garant du retour nécessaire à l’authenticité de l’Evangile.

 

Pour Calvin, l’expérience est tout aussi personnelle, car en étudiant la Bible, l’Écriture devient Parole.

 

Non seulement Dieu parle, mais qui plus est, Il nous parle. 

 

Le célèbre « Sola Scriptura » est un cri face à la dissolution du message Biblique dans une culture et certains milieux (évangéliques comme protestants) tout en se nommant éhontément comme chrétienne, accommodent à son goût une parole qui a perdu toute saveur.

 

Elément unificateur des Églises de la Réforme et du Protestantisme, le « Sola Scriptura » est aussi un frein à un "œcuménisme douteux".

 

« Dieu a-t-il vraiment dit… ».

 

Dieu par les réformateurs ont remis ce trésor entre nos mains.

 

À l’image de la parabole des talents, nous sommes invités à le faire fructifier.

 

C’est l’occasion de repenser au message central de l’apôtre Paul, du réformateur de Wittemberg et ce que Calvin, Zwingli, des Spurgeon, Monod, Dhombres et tant d'autres n'ont cessé de prêcher : le Salut par Grâce, par le moyen de la Foi en Christ Notre Sauveur et Seigneur.

 

Notre fidélité à la Réforme, c’est notre fidélité à la Révélation Biblique, l'attestation de ce message d’espoir, de paix et de justice, en tout temps et en tout lieu.

 

Là où notre vocation nous place et ce, pour la Seule Gloire de Dieu.

 

Bonne fête de la Réformation !

 

 

 

Refuge Protestant,

 

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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