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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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16 mars 2019 6 16 /03 /mars /2019 18:29
Gnose et androgynie : la récurrence de l'idéal transgenre

Au vu d’une actualité en pleine mutation sociétale depuis quelques décennies, il semble que notre culture occidentale soit marquée par la recherche d’un Royaume supérieur, purifié des « scories » de la nature, et dans lequel les initiés ne sauraient pénétrer qu’à condition d’avoir aboli les frontières du genre afin de les remodeler à leur guise.  Le grand bazar du genre est désormais ouvert à toute heure du jour et de la nuit, et l’on semble davantage se soucier de fixer les règles du marchandage autour des fripes qu’il exhibe, que de la qualité et la durabilité des produits qu’on y trouve.

Une question de diversité et de mémoire

A l’heure du mariage pour tous, des gay parades, de l’activisme-lobbyisme LGBTQ (XYZ…) tous azimuts, mais également d’une culture et pratique homosexuelle - voire pédérastique - dominante au sein de certaines structures ecclésiastiques, la question à la fois ontologique et anthropologique consistant à définir ce qu’est la diversité devrait pourtant se poser à nos contemporains avec la plus grande urgence. Une combinatoire sexuelle sans repères ni limites renforce-t-elle ou abolit-elle la diversité?  Comment se définit une diversité qui structure les êtres humains et leur permet de se renouveler dans une histoire et une mémoire communes au lieu de les réduire en individualités autonomes dans et par leurs désirs, jusqu’à les y dissoudre en dernier lieu?  Quelles fonctions remplissent la différence et la génération dans cette diversité ? En constituent-elle des éléments à la fois fondateurs et structurants?  Savoir dans toute la mesure du possible qui sont mes parents, assimiler et assumer mon ascendance personnelle avec les blessures que cela peut entraîner, ne fait-il pas aussi partie de ce qui définit mon identité en tant que personne sexuée sur le plan chromosomique dès ma conception?

A cet égard, la transmission de la mémoire individuelle en tant que vecteur indispensable d’une connaissance de soi-même se trouve remise en question par le biais de la dissolution programmée juridiquement en amont par un État devenu ingénieur anthropologique, de l’identification entre parent biologique et parent porteur, entre parent porteur et parent éducateur. Le rapport à la fois personnel et communautaire vis-à-vis de l’histoire (diachronique donc) est aujourd’hui en passe d’être bouleversé par une séparation voire une confrontation à venir entre deux classes d’êtres humains, issues de diversités irréconciliables car évoluant sans un socle commun minimal pour qu’une telle séparation puisse être évitée.  Aujourd’hui, l’une de ces deux classes est déjà condamnée avant même sa naissance à une amnésie génétique programmée.

Un autre champ d’aliénation s’ouvre devant nous, parmi bien d’autres: celui du rapport des êtres humains aux espèces animales, dont on estime traditionnellement et au moins en principe qu’elles devraient faire l’objet de soin et de préservation, dans le respect éthique d’une écosphère indispensable à notre propre survie.  Or comment, à terme, les espèces animales pourraient-elles se soustraire à l’ubris humaine cherchant à les refaçonner sur un modèle compatible avec son propre désir de redéfinition sexuelle, modèle donnant toute satisfaction à cette ubris ? Quelle forme de communication et d’analogie porteuse de sens entre humains et animaux serait encore possible dans un univers rendu disparate par l’idéologie de la page blanche existentialiste, libérée de tout de ce qui est désormais considéré comme déterminisme insupportable?

Le problème de la page blanche sur laquelle l’individu issu des Lumières prétend aujourd’hui tracer l’intégralité de sa propre histoire, est qu’elle risque fort de demeurer blanche pour toujours, car écrite à l’aide d’une encre soluble qui n’a pas vocation à se fixer sur un support destiné lui aussi à disparaître de toutes manières.

Antithèse biblique et prévalence gnostique

Ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait c’est ce qui se fera. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil.  S’il y a un domaine auquel s’applique aujourd’hui cette remarque désabusée de l’Écclésiaste (1:9), c’est bien celui de l’abolition du genre, de l’éradication de la nécessaire différence sexuelle dans sa non moins nécessaire complémentarité.  Certes entre le fantasme et sa tentative contemporaine de réalisation à l’aide d’outils technologiques sophistiqués, il y a un pas important qui n’est pas franchi automatiquement.  Mais, tant que la mémoire des âges qui nous ont précédés n’a pas encore été totalement abolie, tant que la tabula rasa n’est pas devenue l’unique rapport que nous ayons à nous-mêmes, il est opportun d’opérer un retour en arrière sur les pages noircies d’encre de notre histoire, dont nous avons certainement beaucoup à apprendre.

La dernière religion de l’Antiquité sur le plan chronologique, le Gnosticisme, illustre parfaitement la permanence d’un fantasme qu’elle a elle-même hérité de divers courants philosophico-religieux, tels le mythe de l’androgyne raconté par Aristophane dans Le Banquet de Platon. J’ai décrit de manière plus détaillée les sources et expressions du Gnosticisme antique, ainsi qu’un certain nombre de ses avatars contemporains dans mon livre Rendre Compte de l’Espérance.[1]

Par-delà ses différentes moutures, parfois difficiles à distinguer les unes des autres, la religion gnostique contient des éléments communs facilement observables.  Le rejet de la différence sexuelle – fût-elle nécessairement complémentaire – en fait partie.  Car tout ce qui n’est pas strictement un (au sens moniste du terme) est intrinsèquement mauvais aux yeux des gnostiques antiques: selon eux la diversité ne peut être comprise que comme rupture d’un ordre parfait et immuable.  L’apparition de la diversité est interprétée comme source d’opposition, de conflit et donc de souffrance induite par une matérialité physique déchue (l’ex-istence elle-même ne signifiant rien d’autre que la sortie de l’istence, une chute loin de l’Être qui ne se meut ni ne change et se confond avec le Bien suprême dans la stricte mesure où il demeure tel).  De fait, pour les gnostiques, cette matérialité-là ainsi que la matière diversifiée qui en découle n’est pas l’oeuvre de l’esprit divin ultime, l’éoninconnaissable élevé au-dessus de toute autre sphère spirituelle.  La diversité est le fruit du mauvais Démiurge, fils dégénéré de Sophia (sagesse), elle-même une des émanations de l’éon suprême.

A l’aube du christianisme, l’apôtre Paul dénonce déjà «les discours vains et creux de la soi-disant connaissance » (tès pseudonumou gnoseôs) à la fin de sa première lettre à Timothée (6:20), invitant celui-ci à les éviter car  « quelques-uns, pour en avoir fait profession, ont manqué le but en ce qui concerne la foi ».  Il a d’ailleurs donné un aperçu de ces discours vains et profanes un peu plus haut dans sa lettre, annonçant la tournure qu’ils ne manqueraient pas de prendre (4:1-4): différentes formes d’ascétisme niant la grâce générale du Créateur dans son œuvre, prescriptions visant à s’extirper de la matière ou des structures créationnelles divines telles que le mariage, comme si elles étaient mauvaises en soi et que s’en détacher ou y renoncer permettait une ascension spirituelle personnelle:

Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des doctrines de démons, par l’hypocrisie de faux discoureurs marqués au fer rouge dans leur propre conscience.  Ils prescrivent de ne pas se marier et de s’abstenir d’aliments que Dieu a créés pour qu’ils soient pris avec actions de grâce parceux qui sont fidèles et qui connaissent la vérité.  Or, tout ce que Dieu a créé est bon, et rien n’est à rejeter, pourvu qu’on le prenne avec actions de grâces, car tout est sanctifié par la Parole de Dieu et la prière.

 Certes nous n’en sommes pas encore ici aux formes développées du Gnosticisme telles qu’elles apparaîtront à partir du second et surtout du troisième siècle, mais leur thématique spiritualiste visant à déprécier la matière créée en prononçant des interdits particuliers y est bien en germe.  Ne nous y trompons pas cependant: l’avertissement de Paul ne représente en aucun cas un plaidoyer en faveur d’une liberté antinomienne (au sens d’opposition à la loi divine en ce qui concerne l’usage sanctifié des biens dont le Créateur/Législateur a pourvu l’humanité), puisqu’il est question de jouir de ce que Dieu a créé « avec actions de grâces », c’est-à-dire dans la pleine reconnaissance de celui qui en est le dispensateur.  Si tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière, ce ne peut être pour Paul qu’en accord avec le plan du Créateur révélé par sa parole et magnifié dans la prière, sous peine évidemment de prendre son nom en vain dans de telles actions de grâces.

Or, il suffira d’un siècle à peine pour qu’on voie le discours gnostique surgir avec force dans des écrits se réclamant du christianisme, au risque d’en contredire l’essence même. La présence du mythe de l’androgyne est évidente dans l’évangile gnostique de Thomas (vers 145-160 ap. J-C), qu’il est vraiment piquant de voir mis de nos jours sur le même plan que les évangiles canoniques  - ceux du Nouveau Testament - alors que sa teneur sotériologique leur est dès les premières lignes si radicalement opposée, avec son appel à une spiritualité initiatique réservée à un groupe de privilégiés, sur le modèle supposé de Thomas « Didyme » : pseudo jumeau du Christ (en tout cas appelé à se confondre avec lui dans une gémellité spirituelle) il aurait reçu de ce dernier une révélation particulière dans les quelque cent dix-huit logia (paroles) que constitue cet écrit qui n’est attesté nulle part avant le milieu du second siècle.

Concernant ce mythe de l’androgyne, je reprends ici quelques éléments du chapitre précité sur le Gnosticisme dans Rendre Compte de l’Espérance:

La Rédemption passe par l’abolition ici-bas de la différence sexuelle. Ainsi, nous lisons dans l’évangile de Thomas (logion 27):

Jésus leur dit : ‘Lorsque vous ferez les deux êtres un, et que vous ferez le dedans comme le dehors, et le dehors comme le dedans, et le haut comme le bas!  Et si vous faites le mâle et la femelle en un seul, afin que le mâle ne soit plus mâle et que la femelle ne soit plus femelle (…) alors vous entrerez dans le [Royaume]!

 La dernière des logia de l’évangile de Thomas (118) est encore plus explicite à cet égard:

Simon Pierre leur dit: ‘Que Marie [Madeleine] sorte de parmi nous, car les femmes ne sont pas dignes de la vie!” – Jésus dit: “Voici; moi je l’attirerai pour que je la rende mâle afin qu’elle aussi devienne un esprit vivant pareil à vous, les mâles! Car toute femme qui sera faite mâle entrera dans le Royaume des cieux.’

Nous avons ici un refus de la sexualité telle qu’elle est présentée dans les deux premiers chapitres de la Genèse, et même introduite comme premier marqueur de l’ imago Dei dès 1:26-28.  Dans les écrits valentiniens, le démiurge fou et mauvais Yaldabaoth étant, semble-t-il, passé de l’état d’androgyne à celui de mâle, et la divinité suprême étant androgyne, les Gnostiques se doivent de rechercher l’androgynie.  D’après le père de l’Église Hippolyte de Rome (début du troisième siècle), la secte des Naasènes croyait que l’Adam originel était un hermaphrodite.  Les Naasènes s’appuyaient sur la parole de Saint Paul dans sa lettre aux églises de Galatie (3:28) pour faire valoir leur vision strictement moniste: Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme, car vous tous, vous êtes un en Christ-Jésus.  Le contexte sotériologique dans lequel Paul fait cette déclaration n’est pas pris en compte par les Gnostiques, mais il devient tout à fait clair pour peu qu’on lise le passage qui précède immédiatement le verset 28: Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Christ-Jésus: vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ.  Pour Paul, l’unité en Christ n’abolit pas ladistinction entre homme et femme, elle la transcende et lui redonne tout son sens, ce qui n’est certes pas la même chose. Le passage le plus éloquent dans ses épîtres à cet égard demeure le cinquième chapitre de sa lettre aux chrétiens d’Éphèse, qui établit une analogie profonde –  un mystère – liant la relation entre les maris et leurs épouses d’une part,  avec celle qui unit Jésus-Christ à son Église d’autre part. A l’opposé, d’un côté l’androgynie gnostique se manifeste par l’absorption d’un genre par un autre (le féminin par le masculin dans l’évangile de Thomas), mais d’un autre, une forme supérieure de divinité, Sophia (la Sagesse), reprend sévèrement le Démiurge, éon masculin inférieur, dont elle est d’ailleurs la mère.

Dans le traité Trimorphic Protennoia (rédigé autour de 200 après Jésus-Christ), voici ce que déclare celle qui se présente dès le début comme ‘Protennoia, la Pensée qui demeure dans la Lumière’:

 Je suis androgyne.  Je suis à la fois Mère et Père, puisque je copule avec moi-même.  Je copule avec moi-même et avec ceux qui m’aiment, et c’est à travers moi seule que le Tout se maintient fermement.  Je suis les entrailles qui donnent forme au Tout en donnant naissance à la lumière qui brille dans la splendeur.  Je suis l’Eon à venir.  Je suis l’accomplissement du Tout, c’est-à-dire Meirothea, la gloire de la Mère.  Je projette le Son de la Voix dans les oreilles de ceux qui me connaissent.  Et je vous invite vers la Lumière exaltée, parfaite (…).

Un mouvement de balancier entre deux extrêmes caractérise les sectes gnostiques  en ce qui concerne leur vision de la sexualité: d’une part des pratiques débridées afin de se prouver qu’au fond, cet aspect bassement matériel de l’existence n’a aucune importance sur le plan spirituel et peut donc être traité avec l’indifférence qu’il mérite, tout excès n’ayant aucune incidence sur le salut de l’initié (on retrouvera mutatis mutandis cet aspect au sein de certaines sectes anabaptistes au seizième siècle); d’autre part un ascétisme forcené pour – là aussi – se prouver qu’on est parvenu à se détacher de la réalité matérielle jusqu’à s’élever au rang de pneumatikos, c’est-à-dire de créature véritablement spirituelle, contrairement aux sarkikoi, ces hommes et femmes irrécupérables livrés à la chair et incapables de s’élever au-dessus de leur vile et basse condition.

Que ces influences aient fait leur chemin au sein de l’Église médiévale par le biais de la pénétration dans la culture populaire des évangiles gnostiques tardifs (dont témoigne une abondante et fascinante iconographie), ne fait pas de doute, comme l’annonçait l’avertissement prophétique de Paul en 1 Timothée 4. La distinction sacramentelle quasi ontologique intervenue au fil du temps entre laïcs et prêtres (prêtres non plus au sens néo-testamentaire de presbuteroi-anciens, mais au sens de iereus-sacrificateur - office repris de l’Ancien Testament sans considérer son accomplissement final en Christ, ce qui est pourtant le thème central de la lettre aux Hébreux dans le Nouveau Testament), n’est pas exempte de la distinction que les Gnostiques établissaient, si ce n’est entre sarkikoi et pneumatikoi, du moins entre ces derniers et une classe intermédiaire, celles des psuchikoi (les « psychiques »): êtres certes doués d’une âme et donc de sentiments plus élevés que les sarkikoi, mais encore incapables de s’élever au niveau du pneumatikos initié dans laspirale ascensionnelle qui le fait rejoindre l’éon suprême. Ce n’est pourtant pas sans raison qu’un peu auparavant dans sa première lettre à Timothée, non seulement l’apôtre du Christ n’interdisait pas aux episkopoi (évêques, intendants) de se marier, mais bien plutôt il faisait du mariage hétérosexuel et monogame une des caractéristiques de l’évêque « irréprochable » (3:2).

Un nouvel œcuménisme autour de l’idéal androgyne ?

Le grand retour de l’androgyne dans la culture occidentale s’effectuera cependant  au moment de la Renaissance florentine et  - faut-il s’en étonner - néo-platonicienne, avec Marsile Ficin, comme en témoignent éloquemment un certain nombre de dessins ou tableaux de Léonard de Vinci, tels l’Ange Incarné ou son Saint Jean-Baptiste (sans doute son dernier tableau), tous deux androgynes pointant de l’index un ciel destiné aux hermaphrodites.  La figure féminisée du disciple Jean à la droite de Jésus dans la fameuse fresque de la Cène (L’Ultima Cena) réalisée par Vinci de 1495 à 1498 pour le réfectoire du couvent dominicain de Santa Maria delle Grazie à Milan, offre une belle illustration du motif transgenre comme vecteur d’ascension spirituelle.  Certes, il s’agit ici non pas d’un passage de l’état de femelle à celui de mâle comme dans l’évangile de Thomas, mais de l’inverse, afin d’illustrer une proximité spirituelle avec le Christ supérieure à celle des autres disciples.  Il n’en demeure pas moins que cette migration transgenre est tout aussi porteuse d’une dimension symbolique gémellaire, accentuée qu’elle est par le regard baissé des deux personnages dans une expression de communion mystique étrangère à celle des autres disciples.

Que de telles formes d’art sacré aient trouvé leur place sans aucun complexe dans des lieux cultuels ou des sanctuaires chrétiens, témoigne de la facilité avec laquelle les influences néo-platoniciennes voire néo-gnostiques ont su imprégner un christianisme adonné aux synthèses avec un paganisme qu’il était censé avoir vaincu et remplacé.  A l’aune de cette histoire, faut-il donc être surpris qu’il en soit toujours de même aujourd’hui ?  La puissante convergence d’un idéal néopaïen magnifié par les médias occidentaux avec une cléricature en ouverte mutation doctrinale et éthique (qui dépasse d’ailleurs les frontières de telle ou telle chapelle), semble augurer de l’émergence d’une nouvelle forme d’œcuménisme humaniste, désormais centré sur le partage de l’identité androgyne.

Est-il exagéré de penser que l’effacement progressif de ce qui est de plus en plus dénoncé comme séparant les individus, à savoir la barrière du genre, est tout à la fois le révélateur et le catalyseur de l’abolition de toutes les différences entre les êtres humains (comme le sous-entend l’Equality Act récemment présenté devant le Congrès américain)? Et que, selon le nouvel œcuménisme et son credo, tous devraient désormais travailler à cette abolition afin de faire émerger la nouvelle humanité destinée dès ici-bas à régner en paix sur le monde? L’élite des initiés, pointant le doigt vers ce Royaume alternatif à la suite de Vinci, nous invite à la suivre sur ce chemin si ce n’est idéal, du moins idéel.  Protennoia, l’androgyne à la fois mère et père, parent 1 et parent 2, lance à nouveau son appel pressant à venir copuler avec elle: Et je vous invite vers la Lumière exaltée, parfaite.  Une Lumière réfractée par les couleurs d’un arc-en-ciel qui n’évoque plus le Déluge, mais pense au contraire l’avoir exorcisé à jamais.

 

Eric Kayayan, Foi & Vie Réformées

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 

 

[1] L’Age d’Homme, collection Messages, 2009, pages 301-336. https://www.foietviereformees.org/le-retour-du-gnosticisme/

 

 

Bible

 

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Foi&Vie Réformées

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9 février 2019 6 09 /02 /février /2019 19:37
A Toi La Gloire !

Mélodie Georg Friedrich Haendel 1746, paroles Edmond Budry 1885

A Toi la Gloire ô Ressuscité !!!

1. À Toi la Gloire,
Ô Ressuscité !
A Toi la Victoire,
Pour l'Eternité !
Brillant de lumière,
L'ange est descendu ;
Il roule la pierre
Du tombeau vaincu.

 

Refrain :

À Toi la Gloire,
Ô Ressuscité !
À Toi la Victoire,
Pour l’Eternité !

 

2. Vois-Le Paraître !
C'est Lui, c'est Jésus,
Ton Sauveur, Ton Maître
Oh ! ne doute plus !
Sois dans l'allégresse,
Peuple du Seigneur,
Et redis sans cesse
Que Christ est Vainqueur.

 

3. Craindrais-je encore ?
Il vit à jamais,
Celui que j'adore,
Le Prince de Paix ;
Il est Ma Victoire,
Mon Puissant Soutien,
Ma Vie et Ma Gloire.
Non, je ne crains rien !

 

 

Bible

 

Croix Huguenote

 

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La source musicale même des endroits n'engagent pas sur certains domaines Refuge Protestant du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs ou autres restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction.

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1 janvier 2019 2 01 /01 /janvier /2019 08:45
Prière pour le premier jour de l'année - Bénédict Pictet

Ô Dieu, qui est l'ancien des jours et le Père d’Éternité, le Premier et le Dernier, Tu nous vois en Ta Présence pour Te consacrer les prémices de ce jour et de cette année, et pour Te demander Ta Bénédiction. Nous Te rendons nos actions de grâces, de ce que pendant l'année que nous avons achevé hier, Tu nous as garantis de mille accidents qui pouvaient nous être funestes, et qui l'ont été à une infinité de nos Frères, et nous venons Te prier de nous accorder la continuation de Tes Grâces.



Nous bénissons Ton Nom de ce que Tu as Couvert de Ton ombre et de Ta Protection Tes Enfants*. Nous venons reconnaître devant Toi combien nous nous sommes rendus indignes de Ton Soutien, par des péchés sans nombre, que nous avons commis contre Toi, et dans l'année passée et dans les autres qui l'ont précédée. Et nous venons Te supplier de ne nous point faire porter la peine que nous avons justement méritée.
 


Regarde-nous plutôt dans Tes Compassions Infinies, et Fais-nous Grâce pour l'Amour de ton Bien-Aimé, en qui Tu Prends Tout Ton Plaisir. Souviens-Toi, qu'Il a Satisfait Ta Justice pour nous ; et à cause de ce Cher Fils, Conserve-nous la vie, quoique nous ne méritions que la mort, et Continue à répandre sur nous Tes Faveurs. Dans cette année nouvelle que nous commençons aujourd'hui par un effet de Ta Miséricorde Infinie, Fais Luire de nouveau sur nous la Clarté de Ta Face. Sans Toi nous ne pouvons rien ; mais avec Toi nous pouvons toutes choses.
 


Enseigne-nous à faire Ta Volonté, afin que nous commencions aujourd'hui une nouvelle vie. Éclaire tellement nos esprits qui sont naturellement aveugles, que nous puissions comprendre ce que Tu Es, et ce que nous sommes ; ce que Tu as Fait pour nous, et ce que Tu Veux que nous fassions pour Toi ; l'Espérance de Ta Vocation, les Richesses de Ton Héritage, la Profondeur et la Hauteur de Ta Charité, et l'Obéissance que nous Te devons. Sanctifie aussi nos âmes, Viens-y Retracer Ton Image, et Soumets toutes nos passions à Ton Empire. Donne-nous une Vraie Foi dans Tes Promesses, une Vive Espérance, et Enflamme nos cœurs d'un Véritable Amour pour Toi, et pour notre prochain. Ne permets pas que nous occupions nos esprits à des connaissances vaines et même criminelles, comme nous ne l'avons que trop fait jusqu'à présent ; mais fais plutôt que nous travaillions à acquérir la Science du Salut que Tu nous as Révélé dans Tes Écritures, et que dans cette année nous y fassions de grands progrès.
 


Affermis-nous dans Ta Vérité, afin que rien n'ébranle notre Foi ; et donne-nous une si grande horreur du péché, que non seulement nous détestions tout ce qui est contraire à Ta Volonté, mais que nous nous abstenions de toutes les apparences du mal, et que nous vivions dans ce présent siècle sobrement, justement et religieusement. Si Satan, le monde et notre chair, nous tentent et nous sollicitent à quelque péché, quelque léger qu'il paraisse, que le Respect de Ta Majesté et la Sainte Crainte de Tes Jugements nous retiennent, et Fais que nous nous souvenions sans cesse que nous ne faisons rien que sous Tes Yeux, que Tu Entends tous nos discours, que Tu Sondes même nos cœurs, et que Tu nous Jugeras un jour.
 


Soumets toutes nos volontés à la Tienne, afin que nous ne murmurions jamais contre Ta Providence, de quelque manière que Tu en Uses avec nous. Et si notre chair orgueilleuse combat contre notre esprit, Fais que notre esprit triomphe de notre chair, que la loi de notre entendement l'emporte sur la loi de nos membres, et que la Loi de Ton Esprit de vie nous affranchisse de la loi du péché et de la mort. Fais que dans cette année tout soit renouvelé en nous, et que nous ayons de nouveaux désirs et de nouvelles inclinations. Donne-nous un nouveau cœur et mets en nous un esprit nouveau. Fais que nous renoncions à notre avarice, à notre ambition, à notre luxe, à notre libertinage, à notre usure, et à toutes nos passions criminelles, que notre vieil homme meure, et que nous soyons revêtus du nouveau, qui est créé en Justice et en Sainteté; et que laissant les choses qui sont en arrière, nous nous avancions vers celles qui sont en avant, tendant au but de notre Céleste Vocation.
 


Aie pitié de cette partie de Ton Église, qui gémit sous la Pesanteur de Ta Main. Il est temps que Tu en Aies Compassion. Entends les cris de Ton Peuple, et les sanglots de l’Épouse de Ton Bien-Aimé. Regarde les masures de Tes Sanctuaires, et Relève-les par Ta Puissance ; Rappelle tant de troupeaux dispersés et tant de pasteurs fugitifs ! Et Fais que cette année soit une année de Grâce, de Bienveillance, de Salut et de Joie pour Ta Chère Sion. Ouvre les prisons où Tes Enfants sont enfermés, et Rompt les chaînes dont Ils sont liés. Conserve toutes les Églises qui subsistent par un effet de Ta Bonté ; mais surtout Continue à Etre Le Protecteur de Ton Eglise dont nous sommes les membres. Sois toujours Son Soleil et Son Bouclier, Sa Lumière et Sa Force ; que Ta Gloire habite au milieu d'Elle, et que Ta Main la Couvre. Dissipe tous les complots qu'on pourrait faire contre Elle. Garantis-La des horreurs de la guerre, de la famine et de la peste. Inspire à toutes les puissances du monde des sentiments favorables pour cet État. Fais que la Divine Semence de Ta Parole y produise des Fruits en Abondance, et Répands sur elle les Plus Douces Influences de Ton Ciel.
 


Roi des rois! Bénis nos magistrats, Comble-les de Tes Plus Rares et de Tes Plus Précieuses Faveurs. Revêts-les de Ton Esprit de Lumière, de Conseil et de Force ; Préside dans tous leurs conseils. Donne un heureux succès à leurs justes desseins ; et Fais qu'ils n'aient point d'autre But que Ta Gloire, l'Avancement du Règne de Ton Fils, le bien de Ton Église et le bonheur de cet État, afin qu'un jour ils soient couronnés dans Ton Ciel. Fais que toutes les puissances de la terre Te rendent leurs hommages, et qu'elles se soumettent à l'Empire de Ton Fils, afin que Tes Enfants vivent heureux sous leur domination.
 


Souverain Pasteur de nos âmes, Bénis tous ceux que Tu as Appelés pour nous conduire dans la Voie du Salut, et pour nous découvrir les Vérités de Ton Royaume. Donne-leur dans cette nouvelle année une nouvelle mesure de Ton Esprit, qui leur Enseigne ce qu'ils doivent enseigner à Ton Peuple, qui leur inspire ce qu'ils doivent dire de Ta Part, qui les embrase d'un Saint Zèle, afin qu'ils fassent Ton Oeuvre avec une Ardeur, une Activité et une Vigilance qui ne se relâche jamais. Accompagne leur ministère de Ta Bénédiction, afin qu'ils puissent Confondre tous les ennemis de La Vérité, Corriger les pécheurs, Ramener tous ceux qui s'égarent, Consoler les affligés, Abattre au pied de la Croix de Ton Fils les âmes les plus orgueilleuses, et Ranger tous les cœurs sous Son Obéissance, et qu'ayant amené plusieurs à La Justice, ils soient introduits dans le Séjour Éternel de Ta Gloire, où Ton Agneau sera Leur Pasteur. Répands aussi Tes Bénédictions sur ceux qui se consacrent au Saint Ministère, et Sois Toi-même Leur Docteur et Leur Maître.
 


Bénis toutes les familles qui composent Ton Église, de tout âge, de tout sexe et de toute condition ; vieillards, hommes faits, jeunes gens et enfants, citoyens et bourgeois, habitants, étrangers, et ceux que les malheurs du temps ont contraint de chercher ici un Asile, pour Te Servir selon les lumières de leur conscience, tous en particulier, chacun selon la vocation dont Tu l'as honoré, et selon l'état où il se trouve. Conserve ceux qui sont en santé ; rétablis ceux qui sont malades, si Tu le Juges à propos, Pour Ta Gloire et pour leur Salut.
 


Sois le Protecteur des innocents, le Mari des veuves, et le Père des orphelins. Sois le Trésor des pauvres, et Fais que ceux à qui Tu as donné des biens en fassent un bon usage. Console tous les affligés, et Réjouis-les par les Assurances de Ta Grâce. Bénis ceux qui s'attachent aux belles-lettres, et ceux qui portent les armes. Bénis ceux qui veillent pour notre garde, ceux qui défendent la juste cause des personnes à qui l'on fait tort, et ceux qui s'emploient à la guérison des malades. Bénis le commerce de ceux qui négocient et les travaux des artisans. Dans ce jour, Répands sur nous toutes les Bénédictions les plus rares. Voici, nous ne Te laisserons point aller que Tu ne nous aies Bénis.
 


Fais qu'aujourd'hui et pendant tout le cours de cette année, nous pensions sérieusement à la fragilité de notre vie, qui s'en va comme une ombre, et que nous nous disposions à la mort, en vivant toujours comme devant mourir, et en pratiquant les Vertus Chrétiennes que Tu nous Ordonnes. Si Tu Veux que nous achevions l'année que nous commençons par Ta Grâce, Fais que nous l'employions toute à Ta Gloire, et à nous avancer tellement dans notre sanctification, que nous nous trouvions l'année suivante, plus saints que nous ne sommes aujourd'hui, plus zélés pour Ta Gloire, plus détachés du monde et plus Attachés à Ton Service. Qu'aucun jour ne se passe sans que nous ayons fait plusieurs actes de piété envers Toi, et des œuvres de Charité envers nos Frères.
 


Mais si Tu veux que cette année soit la dernière de notre vie, ne Permets pas, ô Dieu ! que la mort nous surprenne dans un mauvais état, et Fais-nous Connaître notre fin, afin que nous nous y préparions et que nous l'attendions comme un bon serviteur attend la Venue de Son Maître, et qu'ainsi nous puissions espérer d'entrer dans ces nouveaux cieux, où la Justice habite, et où nous ne compterons plus nos années et nos jours, mais où nous commencerons une année nouvelle, qui ne finira point, où nous ne serons plus exposés à la rigueur des saisons et aux injures de l'air, où Ton Fils sera Notre Soleil, qui ne se couchera jamais, et où nous serons rendus semblables à Lui.


Amen.

Bénédict Pictet

Bénédict Pictet. (1655-1724)

Théologien Calviniste Genevois

 

 

 

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Bible

 

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Source : Pensées 365 (Prière pour le premier jour de l'année - Bénédict Pictet )

* (adapté pour l'article, initialement Bénédict Pictet précisait en la circonstance : ce pays et ton Eglise.)

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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 20:10
Bonne fête de la Réformation

La fête de la Réformation, le dernier dimanche d’octobre, remonte à 1617, date où le prince électeur du Palatinat, calviniste, inaugura une célébration à l’occasion du centenaire de l’affichage, devenu déjà emblématique, des 95 thèses de Luther sur les indulgences le 31 octobre 1517.

 

Ce geste est considéré comme le point de départ de la Réformation.

 

Il est aujourd’hui un rappel des grands principes du protestantisme :

solas
Croix Huguenote

 

La fête de la Réformation (aussi appelée fête de la Réforme) est donc une fête célébrée le 31 octobre en commémoration de la Réforme Protestante, particulièrement par les communautés Protestantes Luthériennes, mais également par de nombreuses Eglises Réformées, Presbytériennes et bien d'autres ancrés à la Réforme. 

 

Le 31 octobre 1517, Martin Luther placarde ses 95 Thèses condamnant la vente d’indulgences sur les portes de la chapelle du château de Wittenberg en Saxe, donnant le coup d’envoi de la Réformation Protestante, marquant sa rupture avec le catholicisme.

 

Le commerce des indulgences consistait du principe à  la récolte par le clergé d'aumônes contre la promesse d'un allègement des peines qui "attendent" les pécheurs au purgatoire, antichambre du Paradis.

 

Le commerce des indulgences venait de la possibilité dans l'église catholique romaine d'acheter des indulgences (du latin indulgere, « accorder »), c'est-à-dire la rémission totale ou partielle devant Dieu de la peine temporelle encourue en raison d'un péché pardonné.

 

Cette pratique qui remonte au iiie  siècle reçoit une définition juridique dans les décrétales pontificales au xiie siècle.

 

L'indulgence obtenue en contrepartie d'un acte de piété (pèlerinage, prière, mortification, don) au cours du temps s'est et s'était allègrement transformée en un commerce bien lucratif.

 

L'affaire du commerce des indulgences fut le déclencheur de la Réforme Protestante, à une époque où le développement de l'imprimerie permettait une lecture directe de la Bible, dans toutes les langues, ce qui ouvrit la voie à une critique des croyances catholiques et des pratiques de ses prêtres.

 

Le commerce des indulgences pratiqué par Jean XXIII a été dénoncé par Jan Hus (1369-1415).

 

Il s'est développé à la fin du xve siècle dans une société dominée par la violence, les épidémies, la peur de la mort et de l'enfer.

 

Les bandes de mercenaires (Guerres d'Italie) massacrent les plus faibles avant d'acheter leur entrée au purgatoire ou au paradis.

 

C'est le mérite par les œuvres de l'église, qu'ils financent.

 

Les Protestants l'appellent commerce des indulgences et y voient un cercle vicieux violence-pardon.

 

Martin Luther rédige contre les indulgences ses 95 thèses qu'il affiche le 31 octobre 1517 sur la porte du château de Wittemberg.

 

Le texte s’en prend ouvertement au commerce des indulgences et affirme avec force que nous sommes sauvés non par des dons en argent ou des messes dites en notre nom, mais par la Seule Grâce de Dieu.

 

Luther affirme sa Foi en la prédestination, Volonté Divine Secrète qu'il oppose à la prétention des prêtres à pouvoir monnayer l'accès au paradis en désignant qui peut y entrer.

 

Des millions de messes sont dites chaque année par les prêtres, contre rétribution, pour des particuliers.

 

Seuls les plus riches pouvaient en quelque sorte se payer l'espoir d'accéder au Paradis quoi qu'il arrive.

 

Certains prêtres vivaient dans le luxe, revendaient à d'autres leur droit à dire des messes, et ne mettaient même plus les pieds dans leurs paroisses.

 

La plus célèbre des indulgences est celle qui fut accordée à quiconque aidera à la construction de la nouvelle basilique Saint-Pierre de Rome.

 

Cela me fait mal et me rend malade.
Ils croient que les âmes seront tirées du purgatoire dès qu’ils auront mis l’argent dans les coffres. Ils croient que l’indulgence est assez puissante pour sauver le plus grand pécheur, (…).

Lettre de Luther à Albert, archevêque de Mayence, le 31 octobre 1517

C'est un rempart que Notre Dieu

32 .Tous ceux qui pensent gagner le ciel moyennant les lettres de pardon délivrées par les hommes s’en iront en enfer avec ceux qui les endoctrinent ainsi.

Martin Luther

95 thèses martin luther

Martin Luther dénonce à la fois les indulgences pour les âmes du Purgatoire (thèses 8–29) et celles en faveur des vivants (thèses 30–68).

 

Dans le premier cas, les morts étant morts, ils ne sont plus tenus par les décrets canoniques (remise en cause du Purgatoire lui-même).

 

À ce sujet, Luther s'élève également contre le marchandage des indulgences et accuse l'Église de profiter de la peur de l'Enfer.

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Par amour pour la vérité et dans le but de la préciser, les thèses suivantes seront soutenues à Wittemberg, sous la présidence du Révérend Père Martin LUTHER, ermite augustin, maître es Arts, docteur et lecteur de la Sainte Théologie.

Celui-ci prie ceux qui, étant absents, ne pourraient discuter avec lui, de vouloir bien le faire par lettres. Au nom de notre Seigneur Jésus-Christ.

Amen.

 

 

1. En disant : Faites pénitence, notre Maître et Seigneur Jésus-Christ a voulu que la vie entière des fidèles fût une pénitence.

 

2. Cette parole ne peut pas s'entendre du sacrement de la pénitence, tel qu'il est administré par le prêtre, c'est à dire de la confession et de la satisfaction.

 

3. Toutefois elle ne signifie pas non plus la seule pénitence intérieure ; celle-ci est nulle, si elle ne produit pas au dehors toutes sortes de mortifications de la chair.

 

4. C'est pourquoi la peine dure aussi longtemps que dure la haine de soi-même, la vraie pénitence intérieure, c'est à dire jusqu'à l'entrée dans le royaume des cieux.

 

5. Le pape ne veut et ne peut remettre d'autres peines que celles qu'il a imposées lui-même de sa propre autorité ou par l'autorité des canons.

 

6. Le pape ne peut remettre aucune peine autrement qu'en déclarant et en confirmant que Dieu l'a remise ; à moins qu'il ne s'agisse des cas à lui réservés. Celui qui méprise son pouvoir dans ces cas particuliers reste dans son péché.

 

7. Dieu ne remet la coulpe à personne sans l'humilier, l'abaisser devant un prêtre, son représentant.

 

8. Les canons pénitentiels ne s'appliquent qu'aux vivants ; et d'après eux, rien ne doit être imposé aux morts.

 

9. Voilà pourquoi le pape agit selon le Saint-Esprit en exceptant toujours dans ses décrets l'article de la mort et celui de la nécessité.

 

10. Les prêtres qui, à l'article de la mort, réservent pour le Purgatoire les canons pénitentiels, agissent mal et d'une façon inintelligente.

 

11. La transformation des peines canoniques en peines du Purgatoire est une ivraie semée certainement pendant que les évêques dormaient.

 

12. Jadis les peines canoniques étaient imposées non après, mais avant l'absolution, comme une épreuve de la véritable contrition.

 

13. La mort délie de tout ; les mourants sont déjà morts aux lois canoniques, et celles-ci ne les atteignent plus.

 

14. Une piété incomplète, un amour imparfait donnent nécessairement une grande crainte au mourant. Plus l'amour est petit, plus grande est la terreur.

 

15. Cette crainte, cette épouvante suffit déjà, sans parler des autres peines, à constituer la peine du Purgatoire, car elle approche le plus de l'horreur du désespoir.

 

16. Il semble qu'entre l'Enfer, le Purgatoire et le Ciel il y ait la même différence qu'entre le désespoir, le quasi-désespoir et la sécurité.

 

17. Il semble que chez les âmes du Purgatoire l'Amour doive grandir à mesure que l'horreur diminue.

 

18. Il ne paraît pas qu'on puisse prouver par des raisons, ou par les Ecritures que les âmes du Purgatoire soient hors d'état de rien mériter ou de croître dans la charité.

 

19. Il n'est pas prouvé non plus que toutes les âmes du Purgatoire soient parfaitement assurées de leur béatitude, bien que nous-mêmes nous en ayons une entière assurance.

 

20. Donc, par la rémission plénière de toutes les peines, le Pape n'entend parler que de celles qu'il a imposées lui-même, et non pas toutes les peines en général.

 

21. C'est pourquoi les prédicateurs des Indulgences se trompent quand ils disent que les indulgences du Pape délivrent l'homme de toutes les peines et le sauvent.

 

22. Car le Pape ne saurait remettre aux âmes du Purgatoire d'autres peines que celles qu'elles auraient dû souffrir dans cette vie en vertu des canons.

 

23. Si la remise entière de toutes les peines peut jamais être accordée, ce ne saurait être qu'en faveur des plus parfaits, c'est-à-dire du plus petit nombre.

 

24. Ainsi cette magnifique et universelle promesse de la rémission de toutes les peines accordées à tous sans distinction, trompe nécessairement la majeure partie du peuple.

 

26. Le même pouvoir que le Pape peut avoir, en général, sur le Purgatoire, chaque évêque le possède en particulier dans son diocèse, chaque pasteur dans sa paroisse.

 

26. Le Pape fait très bien de ne pas donner aux âmes le pardon en vertu du pouvoir des clefs qu'il n'a pas , mais de le donner par le mode de suffrage.

 

27. Ils prêchent des inventions humaines, ceux qui prétendent qu'aussitôt que l'argent résonne dans leur caisse, l'âme s'envole du Purgatoire.

 

28. Ce qui est certain, c'est qu'aussitôt que l'argent résonne, l'avarice et la rapacité grandissent. Quant au suffrage de l'Eglise, il dépend uniquement de la bonne volonté de Dieu.

 

29. Qui sait si toutes les âmes du Purgatoire désirent être délivrées, témoin de ce qu'on rapporte de Saint Séverin et de Saint Paul Pascal.

 

30. Nul n'est certain de la vérité de sa contrition ; encore moins peut-on l'être de l'entière rémission.

 

31 Il est aussi rare de trouver un homme qui achète une vraie indulgence qu'un homme vraiment pénitent.

 

32. Ils seront éternellement damnés avec ceux qui les enseignent, ceux qui pensent que des lettres d'indulgences leur assurent le salut.

 

33. On ne saurait trop se garder de ces hommes qui disent que les indulgences du Pape sont le don inestimable de Dieu par lequel l'homme est réconcilié avec lui.

 

34. Car ces grâces des indulgences ne s'appliquent qu'aux peines de la satisfaction sacramentelle établies par les hommes.

 

35. Ils prêchent une doctrine antichrétienne ceux qui enseignent que pour le rachat des âmes du Purgatoire ou pour obtenir un billet de confession, la contrition n'est pas nécessaire.

 

36. Tout chrétien vraiment contrit a droit à la rémission entière de la peine et du péché, même sans lettre d'indulgences.

 

37. Tout vrai chrétien, vivant ou mort, participe à tous les biens de Christ et de l'Eglise, par la grâce de Dieu, et sans lettres d'indulgences.

 

38. Néanmoins il ne faut pas mépriser la grâce que le Pape dispense ; car elle est, comme je l'ai dit, une déclaration du pardon de Dieu.

 

39. C'est une chose extraordinairement difficile, même pour les plus habiles théologiens, d'exalter en même temps devant le peuple la puissance des indulgences et la nécessité de la contrition.

 

40. La vraie contrition recherche et aime les peines ; l'indulgence, par sa largeur, en débarrasse, et à l'occasion, les fait haïr.

 

41. Il faut prêcher avec prudence les indulgences du Pape, afin que le peuple ne vienne pas à s'imaginer qu'elles sont préférables aux bonnes oeuvres de la charité.

 

42. Il faut enseigner aux chrétiens que dans l'intention du Pape, l'achat des indulgences ne saurait être comparé en aucune manière aux oeuvres de miséricorde.

 

43. Il faut enseigner aux chrétiens que celui qui donne aux pauvres ou prête aux nécessiteux fait mieux que s'il achetait des indulgences.

 

44. Car par l'exercice même de la charité, la charité grandit et l'homme devient meilleur. Les indulgences au contraire n'améliorent pas ; elles ne font qu'affranchir de la peine.

 

45. Il faut enseigner aux chrétiens que celui qui voyant son prochain dans l'indigence, le délaisse pour acheter des indulgences, ne s'achète pas l'indulgence du Pape mais l'indignation de Dieu.

 

46. Il faut enseigner aux chrétiens qu'à moins d'avoir des richesses superflues, leur devoir est d'appliquer ce qu'ils ont aux besoins de leur maison plutôt que de le prodiguer à l'achat des indulgences.

 

47. Il faut enseigner aux chrétiens que l'achat des indulgences est une chose libre, non commandée.

 

48. Il faut enseigner aux chrétiens que le Pape ayant plus besoin de prières que d'argent demande, en distribuant ses indulgences plutôt de ferventes prières que de l'argent.

 

49. Il faut enseigner aux chrétiens que les indulgences du Pape sont bonnes s'ils ne s'y confient pas, mais des plus funestes, si par elles, ils perdent la crainte de Dieu.

 

50. Il faut enseigner aux chrétiens que si le Pape connaissait les exactions des prédicateurs d'indulgences, il préfèrerait voir la basilique de Saint-Pierre réduite en cendres plutôt qu'édifiée avec la chair, le sang, les os de ses brebis.

 

51. Il faut enseigner aux chrétiens que le Pape, fidèle à son devoir, distribuerait tout son bien et vendrait au besoin l'Eglise de Saint-Pierre pour la plupart de ceux auxquels certains prédicateurs d'indulgences enlèvent leur argent.

 

52. Il est chimérique de se confier aux indulgences pour le salut, quand même le commissaire du Pape ou le Pape lui-même y mettraient leur âme en gage.

 

53. Ce sont des ennemis de Christ et du Pape, ceux qui à cause de la prédication des indulgences interdisent dans les autres églises la prédication de la parole de Dieu.

 

54. C'est faire injure à la Parole de Dieu que d'employer dans un sermon autant et même plus de temps à prêcher les indulgences qu'à annoncer cette Parole.

 

55. Voici quelle doit être nécessairement la pensée du Pape ; si l'on accorde aux indulgences qui sont moindres, une cloche, un honneur, une cérémonie, il faut célébrer l'Evangile qui est plus grand, avec cent cloches, cent honneurs, cent cérémonies.

 

56. Les trésors de l'Eglise, d'où le Pape tire ses indulgences, ne sont ni suffisamment définis, ni assez connus du peuple chrétien.

 

57. Ces trésors ne sont certes pas des biens temporels ; car loin de distribuer des biens temporels, les prédicateurs des indulgences en amassent plutôt.

 

58. Ce ne sont pas non plus les mérites de Christ et des saints ; car ceux-ci, sans le Pape, mettent la grâce dans l'homme intérieur, et la croix, la mort et l'enfer dans l'homme intérieur.

 

59. Saint Laurent a dit que les trésors de l'Eglise sont ses pauvres. En cela il a parlé le langage de son époque.

 

60. Nous disons sans témérité que ces trésors, ce sont les clefs données à l'Eglise par les mérites du Christ.

 

61. Il est clair en effet que pour la remise des peines et des cas réservés, le pouvoir du Pape est insuffisant.

 

62. Le véritable trésor de l'Eglise, c'est le très-saint Evangile de la gloire et de la grâce de Dieu.

 

63. Mais ce trésor est avec raison un objet de haine car par lui les premiers deviennent les derniers.

 

64. Le trésor des indulgences est avec raison recherché ; car par lui les derniers deviennent les premiers.

 

65. Les trésors de l'Evangile sont des filets au moyen desquels on pêchait jadis des hommes adonnés aux richesses.

 

66. Les trésors des indulgences sont des filets avec lesquels on pêche maintenant les richesses des hommes.

 

67. Les indulgences dont les prédicateurs vantent et exaltent les mérites ont le très grand mérite de rapporter de l'argent.

 

68. Les grâces qu'elles donnent sont misérables si on les compare à la grâce de Dieu et à la piété de la croix.

 

69. Le devoir des évêques et des pasteurs est d'admettre avec respect les commissaires des indulgences apostoliques.

 

70. Mais c'est bien plus encore leur devoir d'ouvrir leurs yeux et leurs oreilles, pour que ceux-ci ne prêchent pas leurs rêves à la place des ordres du Pape.

 

71. Maudit soit celui qui parle contre la vérité des indulgences apostoliques.

 

72. Mais béni soit celui qui s'inquiète de la licence et des paroles impudentes des prédicateurs d'indulgences.

 

73. De même que le Pape excommunie justement ceux qui machinent contre ses indulgences,

 

74. Il entend à plus forte raison excommunier ceux qui, sous prétexte de défendre les indulgences, machinent contre la sainte charité et contre la vérité.

 

75. C'est du délire que d'exalter les indulgences du Pape jusqu'à prétendre qu'elles délieraient un homme qui, par impossible, aurait violé la mère de Dieu.

 

76. Nous prétendons au contraire que, pour ce qui est de la coulpe, les indulgences ne peuvent pas même remettre le moindre des péchés véniels.

 

77. Dire que Saint Pierre, s'il était Pape de nos jours, ne saurait donner des grâces plus grandes, c'est blasphémer contre Saint Pierre et contre le Pape.

 

78. Nous disons au contraire que lui ou n'importe quel pape possède des grâces plus hautes, savoir : l'Evangile, les vertus, le don des guérisons, etc...(d'après 1 Cor. 12).

 

79. Dire que la croix ornée des armes du Pape égale la croix du Christ, c'est un blasphème.

 

80. Les évêques, les pasteurs, les théologiens qui laissent prononcer de telles paroles devant le peuple en rendront compte.

 

81. Cette prédication imprudente des indulgences rend bien difficile aux hommes même les plus doctes, de défendre l'honneur du Pape contre les calomnies ou même contre les questions insidieuses des laïques.

 

82. Pourquoi, disent-ils, pourquoi le Pape ne délivrent-ils pas d'un seul coup toutes les âmes du Purgatoire, pour les plus justes des motifs, par sainte charité, par compassion pour leurs souffrances, tandis qu'il en délivre à l'infini pour le motif le plus futile, pour un argent indigne, pour la construction de sa basilique ?

 

83. Pourquoi laisse-t-il subsister les services et les anniversaires des morts ? Pourquoi ne rend-il pas ou ne permet-il pas qu'on reprenne les fondations établies en leur faveur, puisqu'il n'est pas juste de prier pour les rachetés.

 

84. Et encore : quelle est cette nouvelle sainteté de Dieu et du Pape que, pour de l'argent, ils donnent à un impie, à un ennemi le pouvoir de délivrer une âme pieuse et aimée de Dieu, tandis qu'ils refusent de délivrer cette âme pieuse et aimée, par compassion pour ses souffrances, par amour et gratuitement ?

 

85. Et encore : pourquoi les canons pénitentiels abrogés de droit et éteints par la mort se rachètent-ils encore pour de l'argent, par la vente d'une indulgence, comme s'ils étaient encore en vigueur ?

 

86. Et encore : pourquoi le Pape n'édifie-t-il pas la basilique de Saint-Pierre de ses propres deniers, plutôt qu'avec l'argent des pauvres fidèles, puisque ses richesses sont aujourd'hui plus grandes que celles de l'homme le plus opulent ?

 

87. Encore : pourquoi le Pape remet-il les péchés ou rend-il participants de sa grâce ceux qui par une contrition parfaite ont déjà obtenu une rémission plénière et la complète participation à ces grâces ?

 

88. Encore : ne serait-il pas d'un plus grand avantage pour l'Eglise, si le Pape, au lieu de distribuer une seule fois ses indulgences et ses grâces, les distribuait cent fois par jour et à tout fidèle ?

 

89. C'est pourquoi si par les indulgences le Pape cherche plus le salut des âmes que de l'argent, pourquoi suspend-il les lettres d'indulgences qu'il a données autrefois, puisque celles-ci ont même efficacité ?

 

90. Vouloir soumettre par la violence ces arguments captieux des laïques, au lieu de les réfuter par de bonnes raisons, c'est exposer l'Eglise et le Pape à la risée des ennemis et c'est rendre les chrétiens malheureux.

 

91. Si, par contre, on avait prêché les indulgences selon l'esprit et le sentiment du Pape, il serait facile de répondre à toutes ces objections ; elles n'auraient pas même été faites.

 

92. Qu'ils disparaissent donc tous, ces prophètes qui disent au peuple de Christ : "Paix, paix" et il n'y a pas de paix !

 

93. Bienvenus au contraire les prophètes qui disent au peuple de Christ : "Croix, croix" et il n'y a pas de croix !

 

94. Il faut exhorter les chrétiens à s'appliquer à suivre Christ leur chef à travers les peines, la mort et l'enfer.

 

95. Et à entrer au ciel par beaucoup de tribulations plutôt que de se reposer sur la sécurité d'une fausse paix.

« Avant la lumière de l’Evangile, j’ai été attaché avec zèle aux lois papistiques et aux traditions des Pères autant que n’importe qui et je les ai défendues avec grand sérieux comme saintes et nécessaires au salut. Avec tout le soin dont j’étais capable, je me suis efforcé de les observer par le jeûne, les veilles, les oraisons et autres exercices, en macérant mon corps plus que tout ceux qui aujourd’hui me haïssent si violemment et me persécutent, parce que je leur enlève la gloire de se justifier. »

Luther, Commentaire sur l’Epître aux Galates, 1531

Pères de la Réforme (Suisse)

Pères de la Réforme (Suisse)

Interprété par la Chorale de la Communauté Protestante Timothée d'Anduze

Nous croyons que, par le sacrifice unique que le Seigneur Jésus a offert sur la croix, nous sommes réconciliés avec Dieu, afin d'être tenus pour justes devant lui et considérés comme tels. Nous ne pouvons, en effet, lui être agréable et participer à son adoption que s'il nous pardonne nos fautes et les ensevelit. Nous affirmons donc que Jésus Christ est notre intégrale et parfaite purification, qu'en sa mort nous avons une totale réparation pour nous acquitter de nos forfaits et des iniquités dont nous sommes coupables, et que nous ne pouvons être délivrés que par ce moyen.

Confession de La Rochelle, article 17

Bonne fête de la Réformation

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Bible
Croix Protestante

 

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 22:01
Seigneur, j’ai déjà promis et pris des résolutions, mais je n’ose plus le faire car je sais que je les transgresserai et qu’elles accroîtront ma culpabilité.

« J’ai péché contre toi seul, et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux, en sorte que tu seras juste dans ta sentence, sans reproche dans ton jugement. » – Psaume 51:6

 

Nous avons tous entendu parler d'hommes qui ont reconnu leur culpabilité, mais qui cherchent à atténuer la gravité de leur crime et font valoir quelques raisons pour lesquelles ils ne sont pas aussi coupables qu'ils semblent l'être.

Quand le Chrétien reconnaît sa culpabilité, il n’a jamais un mot d’atténuation ou de défense en sa faveur.

Il justifie Dieu qui le condamne et approuve Sa Justice qui le châtie pour l’éternité.

Avez-vous déjà fait une telle confession ?

Vous êtes-vous déjà soumis à Dieu de cette manière ?

Ou bien avez-vous cherché à réduire votre culpabilité, à appeler vos péchés par des noms acceptables, ou parlé de vos crimes comme s’ils n’étaient que des broutilles ?

Si c’est le cas, vous n’avez pas encore senti la sentence de mort qui est en vous ; vous attendez encore, jusqu’au jour où le tocsin sonnera l’heure de votre perdition éternelle dans les flammes qui ne s’éteignent pas.

Le Chrétien ne donne en outre aucune promesse qu'il s'amendera par ses propres efforts.

Certains, quand ils font leur confession devant Dieu disent :

« Seigneur, si tu me pardonnes, je ne pécherai plus. »

Mais ceux qui se repentent devant Dieu disent plutôt :

" Seigneur, j'ai déjà promis et pris des résolutions, mais je n'ose plus le faire car je sais que je les transgresserai et qu'elles accroîtront ma culpabilité. Je ne tarderai pas à violer mes promesses, ce qui plongera mon âme plus profond en enfer. Je peux seulement dire que si Tu crées en moi un coeur pur, je T'en serai reconnaissant, et je chanterai tes louanges à jamais. Je ne peux pas promettre de vivre sans péché ou de tisser une justice qui me soit propre. Je n'ose pas promettre, Ô Père, que je ne m'égarerai pas de nouveau ".

 

 

 

Charles spurgeon

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

"Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. (...) Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. (...) Et non seulement cela, mais encore nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation."

Romains 5: 6,8,11

Passion selon Saint Matthieu de Jean-Sébastien Bach. 'Erbarme dich, mein Gott' de 'St Matthew Passion' (BWV 244) de JS Bach, et interprété par la Netherlands Bach Society sous la direction de Jos van Veldhoven. Solistes: Tim Mead (Alto), Shunske Sato (violon). Le texte: "Aie pitié de moi, Mon Dieu, à cause de mes larmes ! Regarde ici, mon cœur et mes yeux pleurent devant toi amèrement." Il s'agit d'une prière suivant le récit du reniement de Jésus par son disciple Pierre (Matthieu 26:69-75). La Passion de St Matthieu raconte l'histoire des derniers jours de Jésus. Jean Sébastien Bach et Christian Friedrich Henrici ont pris l'histoire racontée par saint Matthieu l'évangéliste. L'action est suspendue et les événements sont placés dans le contexte théologique, les paroles et les mélodies de la chorale venant du livre hymne luthérien et bien connues de la congrégation de Leipzig.

 

 

Bible

 

Croix huguenote

 

 

 

 

 

 

Source :  Courants d’eau pour mon âme. Méditations quotidiennes de Charles Spurgeon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La source musicale même des endroits n'engagent pas sur certains domaines Refuge Protestant du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction

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4 mars 2018 7 04 /03 /mars /2018 08:31
A Toi Mon Dieu mon cœur monte (Psaume 25)

Texte : Clément Marot ; Mélodie : Genève 1551

A Toi, Mon Dieu, mon cœur monte 

(Psaume 25)

 

A Toi, Mon Dieu, mon cœur monte

Ton Amour est Mon Appui,

Serai-je couvert de honte

Au gré de mes ennemis ? 

Jamais ne sera déçu

Qui Te prends pour Espérance

Mais qu'ils soient confondus

Ceux qui rompent Ton Alliance.

Montre-moi, Seigneur, la Route

Guide-moi dans la Clarté

Ouvre à celui qui T'écoute

Le Chemin de Vérité.

Je regarde à Ton Amour

Au Salut qu'en Toi j'espère

Je le verrai chaque jour

S'étendre sur cette terre.

Mon Dieu, dans Ta Grâce Immense,

Qui dure Éternellement

Regardes en Ta Bienveillance

Et Pardonne à Ton Enfant,

Mets loin de Ton Souvenir,

Les péchés de ma jeunesse,

Chaque jour, Viens m'affermir

Seigneur, selon Ta Promesse.

Dieu d'Amour, Tu fais connaître,

Au plus humble Tes Secrets

Et pour lui, Tu es un Maître

Qui Te plais à l'Enseigner.

Ta Parole est Son Appui,

Le Bonheur Son Héritage,

Et ses enfants comme lui

Auront la terre en partage.

 

 

Bible
Croix

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 février 2018 5 16 /02 /février /2018 21:00
Hymne Luthérien : Mon Sauveur, de nouveau à Ton Cher Nom (Savior, Again to Thy Dear Name)
  
 Mon Sauveur, de nouveau à ton Cher Nom 
 nous levons d'un commun accord notre hymne. 
 Accorde-nous Ta Paix, avec Toi a commencé, 
 avec Toi finira, le jour ; gardes-nous
  les lèvres du péché, les cœurs de la honte, 
 cela dans cette maison qui a fait appel à Ton Nom.
  Accordes-nous Ta Paix, Seigneur, à travers la nuit venant; 
 Tourne pour nous son obscurité dans Ta lumière. 
 Du mal et du danger gardent Tes Enfants libres, 
 Accordes-nous Ta Paix partout dans notre vie terrestre, 
 Ton Baume dans le chagrin et Ton Séjour dans le conflit. 
 Amen,
  
 

Bible

Croix Huguenote

 
1  Savior, again to Thy dear name we raise 
  With one accord our parting hymn of praise. 
  Onse more we bless Thee ere our worship cease, 
  Then, lowly bending, wait Thy word peace. 
  2. 
  Grant us Thy peace upon our homeward way;
  With Thee began, with Thee shall end, the day;
  Guard Thou the lips from sin, the hearts from shame,
  That in this house have called upon Thy name. 
  3. 
  Grant us Thy peace, Lord, through the coming night;
  Turn Thou for us its darkness into light.
  From harm and danger keep Thy children free,
  For dark and light are both alike to Thee. 
  4. 
  Grant us Thy peace throughout our earthly life,
  Our balm in sorrow and our stay in strife;
  Then, when Thy voice shall bid our conflict cease,
  Call us, O Lord, to Thine eternal peace. 
 
   The Lutheran Hymnal Hymn #47 / Text: Psalm 110:2 / 
  Author: John Ellerton, 1866 / Composer: Edward J. Hopkins, 1869

 

Martin Luther


 

 

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15 février 2018 4 15 /02 /février /2018 19:41
Souviens toi d'où tu fus tiré

cantique interprété

par la Mission Protestante Timothée

au temple d'Anduze.

Croix

 

1.

Souviens-toi d'où tu fus tiré,

et de ce jour où Jésus t'a appelé

à Sa Vie pour l'éternité et que tu as confessée.

Puisque Jésus t'a appelé,

saisis Sa Vie Divine sans plus tarder

et recherche les qualités qu'il te faut pour l'honorer.

 

 

Refrain :

Non, n'oublie pas qui est Jésus le Christ,

Mort et Ressuscité pour te donner la Vie.

Car Sa Parole n'est pas liée, elle te sauvera,

toi et ceux qui marche avec toi.

 

2.

Souviens toi comment Dieu parla,

souviens toi comment tu entendis Sa Voix

et comment Sa Parole en toi, en toi fit naître la Foi, oui la Foi.

Souviens toi comment tu reçus et accueillis la Parole de Jésus

pour la garder jusqu’à la fin, à l'aube du Jour Divin.

 

(Ref:) Coda:

Puisque Jésus t'a appelé, saisis Sa Vie Divine sans plus tarder,

 

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Bible

 

Croix

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 19:52
La naissance de Jésus Christ, prémices de la Nouvelle Naissance des Croyants

 Les données du Nouveau Testament

C’est un fait bien connu de tout Chrétien qui dispose d’un Nouveau Testament et le lit régulièrement, que seuls les évangiles de Matthieu et de Luc retracent la Naissance de Jésus-Christ, le Messie promis des siècles auparavant dans l’Ancien Testament (voir entre autres  Genèse 49:10 ; Deutéronome 18:15 ; Psaumes 110, 132 ; Ésaïe 9, 11, 41-53, 61 ; Daniel 7:13 ; Michée 5; Zacharie 9:9). 

L’évangile selon Jean, lui, fait état dès le début de la Parole qui a été faite chair, ou, selon une autre traduction, du fait que Celui qui est la Parole (καὶ ο λόγος) est devenu homme (σαρξ ἐγένετο) et il a habité parmi nous (καί ἐσκήνωσεν ἐν ἡμῖν).

Conformément aux données des évangiles canoniques (Mathieu 1:18-25, Luc 2:26-38) cette Naissance de Jésus-Christ est confessée depuis le début par l’Eglise Chrétienne comme une naissance virginale, c’est-à-dire que c’est par un acte Divin spécial que Jésus a été conçu : non par un homme (en l’occurrence Joseph, fiancé à Marie) mais directement par le Saint Esprit de Dieu. 

On pense souvent à tort que ceci doit être compris comme une condamnation implicite de l’acte sexuel entre un homme et une femme. 

Comme si en soi cet acte représentait le péché – voire le péché originel – et qu’il serait donc impensable que le Fils de Dieu en fût le produit biologique. 

Rien n’est plus faux et même plus opposé aux données Bibliques les plus évidentes (l’union charnelle entre l’homme et la femme liés entre eux par un contrat d’alliance lors de la Création étant le fondement même de tout ordre social à travers les générations qui en résultent – voir les chapitres 1 et 2 du livre de la Genèse).

La naissance virginale du Christ, conçu du Saint Esprit mais porté et enfanté par sa mère humaine, Marie, signifie tout autre chose : c’est la filiation Divine directe de Jésus-Christ qui est ici en question, filiation qui ne repose pas sur la volonté ou la planification d’un homme, et qui implique que Christ ne participe pas de la nature corrompue de l’humanité héritée du premier homme, Adam. 

Raison pour laquelle Il a pu accomplir le Salut Promis par Dieu à tous ceux qui croiraient en Lui. 

En effet ce Salut ne pouvait dépendre, selon les termes de l’Alliance contractée entre Dieu et l’homme, que d’un acteur Divin accomplissant dans une nature humaine un acte expiatoire parfaitement acceptable aux yeux de Dieu : acte  substitutif  effectué une fois pour toutes par un grand sacrificateur de nature Divine sur une offrande de nature humaine.

Les deux sont nécessairement unis dans la même personne afin de garantir les obligations de la partie contractante obligée, à savoir l’humanité en état de Chute, donc de rupture avec Son Créateur.

Cette humanité est en effet totalement incapable de fournir aussi bien un sacrificateur adéquat qu’une victime expiatoire sans tâche (Hébreux 9:24-26). 

La Nature Divine (conçu du Saint Esprit) s’est donc unie dans une même personne – celle de Jésus-Christ – à la nature humaine héritée de sa mère (né de la vierge Marie), sans cependant que ces deux natures distinctes soient mélangées ou opposées l’une à l’autre, pas plus que le sacrificateur ou l’objet sacrifié ne peuvent l’être.

Cette distinction des deux natures mais sans séparation, sans mélange ni confusion, est ce qu’a reconnu et déclaré le concile de Chalcédoine en l’an 451 ap. J-C.

Qu’une telle naissance, rendue nécessaire par la finalité du sacrifice en question, soit donc un fait absolument unique, hors du commun, n’échappera à personne. 

Il n’est même pas question de vouloir l’expliquer à l’aide de schémas intellectuels ou scientifiques applicables au reste de l’humanité. 

Nous n’en prenons connaissance qu’à travers la Révélation Divine, plus précisément dans la Bible, puisque seule cette Révélation met en lumière dès l’origine les termes de l’Alliance qui la rendra nécessaire. 

Cela dit, même si une telle naissance miraculeuse échappe à nos schémas traditionnels de compréhension, il n’en demeure pas moins qu’une série d’enseignements s’en dégage, avec une logique spirituelle incontournable qui en valide la teneur et à laquelle on ne peut rester indifférent. 

Certes, seuls les croyants voudront approfondir ce mystère, tandis que le reste de l’humanité s’en moquera allègrement, faisant les gorges chaudes de ces Croyants qu’il considère comme bien trop crédules.

Peu importe.

Luc 10 :21-22 rapporte cet épisode du ministère de Jésus où la fausse sagesse de ceux qui se croient sages et intelligents est contrastée avec la sagesse spirituelle accordée aux tout petits qui eux ont compris et cru, car la Révélation leur en a été accordée par la Foi : 

En ce moment même, Jésus tressaillit de joie par le Saint Esprit et dit: Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les a révélées aux enfants.  Oui, Père, parce que tel a été ton bienveillant dessein. 

Poursuivons donc notre examen des données bibliques concernant la naissance virginale du Christ.

  1. « Plein de Grâce et de Vérité »

Comme indiqué plus haut, il semble au premier abord que l’Evangile selon Jean ne mentionne pas cette naissance. 

Là aussi, rien n’est moins vrai, pour peu qu’on s’attache à bien étudier le texte. 

Reprenons le verset 14 du premier chapitre déjà cité : 

Celui qui est la Parole est devenu homme et il a vécu parmi nous.  Nous avons contemplé sa gloire, la gloire du Fils unique envoyé par son Père: plénitude de grâce et de vérité (πλήρης χάριτος καί ἀληθείας).  

Il est bien question ici du Fils Unique de Dieu envoyé dans le monde par Son Père, une assertion qui n’est faite à propos d’aucune autre créature et qui pointe en direction de cette naissance hors du commun. 

Aucun autre être humain n’est qualifié dans la Bible de « plein de grâce et de vérité » ou encore de « Fils Unique », la première expression étant indissociablement liée à la seconde puisqu’elle qualifie essentiellement la nature du Fils unique.

En particulier Marie, la mère de Jésus, n’est nulle part dite « pleine de grâce et de vérité » : les paroles de Gabriel à son égard en Luc 1:28-30 expriment seulement qu’une grâce lui a été faite, ensuite qu’elle a trouvé Grâce auprès de Dieu, et n’a donc pas à craindre. 

Tout comme au cours du passé le Seigneur d’Israël affirme qu’Il est avec Moïse (Exode 3:12) Gédéon (Juges 6:16), ou Jérémie (Jérémie 1:8), il est avec Marie. 

Il est avec elle tout comme Il l’a été avec ces autres serviteurs initialement troublés ou craintifs au vu de la mission impossible  – humainement parlant – qui leur était confiée, et ce afin que Son Plan s’accomplisse à travers l’instrument qu’Il s’est choisi (ce choix même étant évidemment une Grâce qui leur est faite). 

En Actes 7:46, David est lui aussi dit avoir trouvé grâce auprès de Dieu dans une expression très similaire à celle employée par l’ange Gabriel vis-à-vis de Marie (ὃς εὗρεν χάριν ένὠπιον τοῠ θεοῠ). 

Dans la même veine on retrouve fréquemment dans les psaumes de l’Ancien Testament cette supplication adressée par le psalmiste à Dieu : « Fais-moi grâce » (4:1; 6:2; 9:14; 31:10 ; 41:5 etc.)

En contraste avec les descendants d’Adam qui ne peuvent qu’implorer la Grâce Divine (et l’obtenir en vertu même du fait qu’elle est accordée par le Dieu de Grâce à ceux qui la demandent dans la repentance et l’humilité) les fameux versets seize à dix-huit du chapitre trois de l’évangile selon Jean  réitèrent le caractère Unique du Christ en tant que Médiateur et Rédempteur : Il Réconcilie et Sauve par le don de Sa Personne effectué par le Père, et ne partage ni Son Autorité, ni Son Ministère avec une quelconque créature, tout en envoyant Ses serviteurs proclamer Son Oeuvre et Sa Personne – soit l’Évangile – : 

Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle. Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.  Celui qui croit en lui n’est pas jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

  1. En quoi la naissance virginale du Christ profite-t-elle aux croyants ?

Quel profit retire donc le Croyant de la naissance Unique du Christ ?

S’agit-il d’un article de Foi étranger à son Salut, un fait Divin qui concerne Christ mais ne nous concernerait pas vraiment ? 

Certes non. 

Ici l’Evangile de Jean nous donne toutes les clés pour comprendre la Richesse de ce Mystère pour notre vie. 

Toujours au premier chapitre, à partir du verset onze, nous lisons : 

La Parole est venue chez les siens, et les siens  ne l’ont pas reçue; mais à tous ceux qui l’ont reçue, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom, et qui sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair ni de la volonté de l’homme mais de Dieu.  


Nous avons clairement ici une identification entre Jésus-Christ qui a été conçu du Saint Esprit (donc non du sang, ni de la volonté de la chair ni de la volonté de l’homme mais de Dieu), et chaque homme ou femme, chaque enfant qui est régénéré par l’Esprit de Dieu.

Christ lui donne le pouvoir de devenir enfant de Dieu par la vertu même de Sa Nature de Parole incarnée. 

Par notre nature humaine nous sommes tous nés dans le péché, ayant hérité depuis le premier homme, Adam, de cette nature de péché, étant tous corrompus devant Dieu. 

Mais lorsque que nous sommes greffés en Jésus-Christ, le second Adam, Celui qui est venu Restaurer l’humanité déchue, nous avons part à Sa Nature.

Nous ne sommes alors plus seulement des créatures de Dieu, nées de la volonté de la chair ou de l’homme et qui ne subsistent que par Sa Providence, des créatures en sursis destinées en dernier lieu à la mort spirituelle (… mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu). 

A l’opposé, étant engendrés spirituellement de Dieu, greffés dans la Vie de Christ et donc dans Sa Naissance Virginale par le même Saint Esprit de qui Il a été conçu, nous sommes destinés à vivre en Communion Parfaite avec Lui et ce pour l’Eternité. 

Le nouvel Adam, conçu du Saint Esprit et né de la vierge Marie, donne en effet naissance à une nouvelle humanité, rendue conforme à Sa Nature par Sa Mort et Sa Résurrection.

Voilà donc où réside la valeur Unique de la naissance virginale de Christ : elle a le Pouvoir de nous conférer une Nouvelle Naissance, celle dont Jésus parle au chapitre trois de l’évangile selon Jean, lorsqu’Il s’adresse à un interlocuteur du nom de Nicodème : 

Il y avait un homme qui s’appelait Nicodème; membre du parti des Pharisiens, c’était un chef des Juifs.  Il vint trouver Jésus de nuit et le salua en ces termes: Maître, nous savons que c’est Dieu qui t’a envoyé pour nous enseigner car personne ne saurait accomplir les signes miraculeux que tu fais si Dieu n’était pas avec lui.  Jésus lui répondit: Vraiment, je te l’assure: à moins de renaître d’en haut, personne ne peut voir le royaume de Dieu – Comment  un homme peut-il naître une fois vieux? s’exclama Nicodème.  Il ne peut tout de même pas retourner dans le ventre de sa mère pour renaître? – Vraiment je te l’assure, reprit Jésus, à moins de naître d’eau, c’est-à-dire d’Esprit, personne ne peut entrer dans le royaume de Dieu.  Ce qui naît d’une naissance naturelle, c’est la vie humaine naturelle.  Ce qui naît de l’Esprit est animé par l’Esprit.  Ne sois donc pas surpris si je t’ai dit: Il vous faut renaître d’en haut.  Le vent souffle où il veut, tu en entends le bruit, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va.  Il en est ainsi pour quiconque est né de l’Esprit.  

Tout Juif et membre du parti très religieux des pharisiens qu’il fût, Nicodème demeurait un descendant d’Adam, conçu et né dans le péché comme tout autre homme ou femme. 

Il avait besoin d’être né de nouveau, d’Esprit, pour avoir accès à la Vie Eternelle. 

Pourquoi alors Jésus parle-t-Il « d’eau et d’Esprit » ?  S’agirait-il de deux choses différentes ?  Non pas.

Dans la Bible, le Saint Esprit est parfois associé au feu ou à l’eau, comme à des éléments qui purifient. 

Une prophétie bien connue de l’Ancien Testament en faisait déjà état (Ezéchiel 36). 

Dieu Parle à son peuple exilé à cause de ses fautes. 

Voici ce qu’Il lui promet : 

Je répandrai sur vous une eau pure, afin que vous deveniez purs, je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles.  Je vous donnerai un coeur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau, j’enlèverai de votre être votre coeur dur comme la pierre et je vous donnerai un coeur de chair.  Je mettrai en vous mon Esprit et je ferai de vous des gens qui vivent selon mes lois et qui obéissent à mes commandements pour les appliquer.

Tout ceci pointe bien sûr en direction du double signe du baptême : signe de la mort nécessaire de notre nature de péché avec Christ sur la Croix, et signe d’une Nouvelle Naissance en Jésus-Christ, avec Sa Résurrection au matin de Pâques (Romains 6:4). 

Le baptême est d’abord le signe de l’ensevelissement de la vieille nature de péché dans et par la Mort de Jésus-Christ sur la Croix. 

Dès sa conception, cette nature de péché doit être entièrement crucifiée, noyée, engloutie dans la mort du Christ (cela même que dans l’Ancien Testament le signe de la circoncision signifiait de manière prophétique à tous les croyants depuis Abraham, exprimant l’attente de la circoncision totale de la nature humaine qui allait être accomplie par Jésus-Christ sur la Croix – le lien entre la signification prophétique de la circoncision et son accomplissement signifié par le baptême étant explicité par Paul en Colossiens 2:11-13, où il emploie même l’expression « circoncision du Christ »: ἐν τῇ περιτομῇ τοῦ Χρίστοῦ). 

En même temps le baptême est aussi le signe de la Nouvelle Naissance en Jésus-Christ Ressuscité, Le Signe de la Purification Accomplie et de la Renaissance à la Vie Nouvelle. 

Dans le signe du baptême se trouvent donc signifiés aussi bien la mort que la résurrection : mort nécessaire de la vieille nature corrompue, suivie de la naissance de l’homme nouveau, né de nouveau avec Jésus-Christ, né d’eau et d’Esprit.

Par là nous comprenons la signification de la naissance virginale du Christ, Pleinement Dieu et pleinement homme, Seul Capable d’accomplir le Salut d’une humanité déchue. 

 

Au sein même de l’Eglise, beaucoup de « sages et d’intelligents » à leurs propres yeux, rejettent la Vérité Historique de cette naissance virginale  telle qu’elle est rapportée par les évangiles du Nouveau Testament, inventant toutes sortes de théories pour essayer d’expliquer que Jésus était soit un enfant illégitime, soit un enfant ayant perdu son père en bas âge. 

 

Où encore en tâchant de faire accroire qu’il ne s’agit que d’élucubrations théologiques de communautés tardives de disciples en mal de formulations théologiques systématisées leur ayant permis de cristalliser, conserver et transmettre l’héritage spirituel d’un certain Jésus de Nazareth.

 

En cela ils rejettent de facto le Salut Offert par Dieu, et déclarent tout bonnement qu’ils n’ont pas besoin d’une nouvelle naissance, ou bien qu’ils peuvent l’obtenir par eux-mêmes et non par le don gratuit de Dieu en Jésus-Christ.  

 

Quelle folie !!! 

 

Le Salut de Dieu nous est offert en Christ et nous est présenté dans Sa Parole vivante. 

 

Acceptons-le donc avec joie et reconnaissance !

 

Amen,

 

 

 

eric kayayan protestantisme réformé

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 

 

 

 

bible
croix

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Foi & Vie Réformées

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27 décembre 2017 3 27 /12 /décembre /2017 09:54
L'amour de Christ qui surpasse toute connaissance

"L'amour de Christ qui surpasse toute connaissance"

Ephésiens 3/19

 

 

Dans Sa Douceur, Sa Plénitude, Sa Grandeur et Sa Fidélité, l'Amour de Christ surpasse toute compréhension humaine.

 

Les mots ne parviennent pas à décrire son Amour Unique et sans pareil pour les hommes.

 

Il est tellement vaste et illimité que toute description par l'homme se contente d'en toucher la surface, comme l'hirondelle effleure le miroir de l'eau mais n'y plonge pas.

 

Des profondeurs demeurent au dessous, inconnues et inimaginables.

 

C'est avec justesse qu'un cantique bien connu parle de "l'Amour du Sauveur, tel un vaste océan"...,

 

car cet Amour de Christ est effectivement incommensurable ; personne n'en a jamais atteint le fond.

 

Avant d'arriver à une juste idée de l'Amour de Jésus, nous devons comprendre qu'elle fut de toute éternité l'apogée de sa Gloire.

 

Nous devons aussi saisir les profondeurs de l'abaissement dans lesquelles Il se plongea quand Il se revêtit ici bas de la chair de l'homme.

 

Mais qui peut parler correctement de Sa Majesté ?

 

Vrai Dieu de vrai Dieu, Il régnait au plus haut des cieux.

 

C'est Lui qui créa les lieux célestes et toute leur armée.

 

Son Bras Tout Puissant soutenait les astres, et les louanges des séraphins et des chérubins l'environnaient perpétuellement.

 

Le vaste choeur des louanges de l'univers ne cessait de se répandre au pied de Son Trône.

 

Il régnait, Suprême au dessus de toutes Ses créatures, Dieu exalté au dessus de tous et béni éternellement.

 

Qui peut donc dire l'apogée de sa Gloire ?

 

Mais, à l'opposé, qui peut décrire l'abaissement auquel Il s'assujettit ?

 

Devenir homme était déjà quelque chose, mais se faire homme de douleurs surpassait de loin ce point déjà très bas.

 

Ce ne fut pas rien pour le Fils de Dieu que de souffrir, répandre Son sang et mourir.

 

Mais nous voyons encore davantage la condescendance de Son Amour en ce qu'Il accepta d'endurer une agonie aussi unique et de mourir une mort si honteuse dans le rejet de Son Père.

 

L'esprit humain le plus inspiré échoue complètement quand il essaie de sonder un tel abîme.

 

Voilà l'amour vrai !

 

Un amour qui véritablement "surpasse toute connaissance".

 

Que cet Amour emplisse notre coeur d'une gratitude pleine d'adoration, et qu'il nous conduise vers des manifestations pratiques de sa puissance !

 

Amen,

 

spurgeon rdc8

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 décembre 2017 2 26 /12 /décembre /2017 11:03
L'homme nouveau

Le rêve d’une humanité nouvelle ne cesse d’alimenter les programmes politiques, ou les fantasmes idéologiques des uns et des autres. 

 

Si l’humanité était parfaite, ou se croyait telle, ce rêve n’aurait certainement pas lieu d’être. 

 

Ce qui alimente ce rêve, ou ce désir de profond changement, c’est bien la conscience douloureuse d’un état de misère dans lequel est plongée l’humanité, malgré ses plus hautes réalisations et ses productions les plus remarquables. 

 

Est-ce une utopie, et même une utopie dangereuse, que de vouloir changer de fond en comble ? 

 

Vous connaissez sûrement la célèbre phrase de Blaise Pascal : 

 

Qui veut faire l’ange fait la bête. 

 

D’abord, sur quel modèle cette humanité nouvelle doit elle se former ? 

 

On a vu au cours de notre histoire récente les fruits de systèmes politiques totalitaires prétendant créer un homme nouveau censé fonctionner parfaitement dans un corps social homogène : ces systèmes politiques ont justement fait de l’homme bien pire qu’une bête, car aucune bête ne se conduit de façon aussi monstrueuse que les hommes adonnés à leurs rêves déments et pervers. 

 

La foi chrétienne, elle, ne dit pas que l’homme a la vocation et la capacité de s’améliorer par lui-même, au contraire elle affirme qu’il en est bien incapable. 

 

Ce n’est pas en lui qu’il trouvera les ressources pour s’élever au-dessus de sa condition.

 

Seul quelqu’un d’autre est en mesure de lui offrir non pas une quelconque perche de secours, mais un salut gratuit, total et irrévocable. 

 

Ce quelqu’un, affirme la foi chrétienne, c’est Jésus-Christ : c’est pour cela qu’Il est venu dans le monde il y a quelque deux mille ans, qu’Il a donné volontairement Sa Vie sur la Croix, et qu’Il est ressuscité des morts avant de monter au ciel. 

 

Ceux qui l’ont connu, et fréquenté de près durant le temps de Sa Mission en ont été les témoins.

 

La vie nouvelle et l’espérance qu’Il accorde gratuitement à tous ceux qui les cherchent en Lui n’est pas une utopie, tous ceux qui ont une foi authentique vous le diront. 

 

Elle n’est pas faite de richesses matérielles, de gloire aux yeux des hommes, de puissance politique, militaire ou autre, mais de transformation profonde du coeur et des attitudes : c’est une vie où les sentiments, les pensées, les priorités sont tournées vers le Dieu vivant et cherchent à accomplir Sa Volonté.

 

Le tout en sachant que leurs imperfections, leurs péchés sont pardonnés car le sang de Jésus-Christ versé sur la Croix les a complètement lavés, effacés.

 

C’est uniquement à partir de ce Don Parfait du Fils de Dieu qu’une réelle transformation devient non seulement possible, mais visible aux yeux de tous.

 

Jésus l’a affirmé publiquement : Tout ce que le Père me donne viendra à moi, et je ne jetterai pas dehors celui qui vient à moi. 

 

En disant cela, Il s’adresse aussi à vous.

 

 

 

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

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source : Foi & Vie Réformées

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26 novembre 2017 7 26 /11 /novembre /2017 06:32

Il est courant de nos jours d’entendre dire que toutes les manières de croire en Dieu, de Le servir et de L’adorer se valent.

 

Toutes les religions sont égales, dit-on, et mènent à Dieu, seul le chemin emprunté est différent ; on ne doit surtout pas considérer les autres voies comme fausses et chercher à convaincre qui que ce soit que seule la voie qu’on emprunte est véritable.

 

Comment répondre à ce relativisme ?

 

Dire que la Bible Seule révèle de manière satisfaisante qui est Dieu, est-ce être intolérant et dangereusement intégriste ?

 

Cela mène-t-il à plus ou moins long terme à la persécution de ceux qui croient autrement ?

 

C’est ce que l’humanisme contemporain veut faire croire, essayant de donner mauvaise conscience à toutes celles et ceux qui cherchent Dieu dans Sa Parole Révélée et nulle part ailleurs.

 

Mais il nous faut tout d’abord nous poser la question suivante :

 

Sommes-nous par nous-mêmes capables de connaître Dieu de manière satisfaisante ?

 

Pouvons-nous par nous-mêmes, à l’aide de notre intelligence naturelle, avoir accès à Dieu, l’adorer et vivre en communion avec Lui ?

 

Ou bien en sommes nous incapables et avons-nous besoin d’un guide sûr, rien moins que Dieu Lui-même pour nous mener à Lui ?

 

Depuis le début de l’ère chrétienne, le Chrétien croit avec l’apôtre paul que Dieu Se révèle dans la nature, ou, si l’on veut, dans Sa Création : celle-ci est si parfaite, si grandiose, elle témoigne de tant de science et de sagesse, qu’en dépit de la chute de l’homme et de son état de pécheur, il lui est impossible de ne pas voir Dieu à travers le monde.

 

Au verset 20 du premier chapitre de sa lettre aux chrétiens de Rome, dans le nouveau testament, Paul écrit qu'en effet, les perfections invisibles de Dieu, Sa Puissance Eternelle et Sa Divinité se voient fort bien depuis la création du monde quand on les considère dans ses ouvrages.

 

Dans ses écrits, le réformateur Jean Calvin parle souvent de la création comme « miroir de la Gloire Divine ».

 

Il veut dire par là qu’on peut comprendre quelque chose de Dieu, et savoir qu’Il est l’Auteur de l’univers, simplement en regardant la manière merveilleuse dont le monde est conçu.

 

Cela dit, depuis plus de cent ans, l’idée que le monde n’est que le fruit du hasard et que donc rien n’a de sens, est partagée par beaucoup, surtout dans les pays occidentaux.

 

Ce que nous voyons en nous et autour de nous n’est qu’une forme de chaos, dit-on, un ensemble d’éléments auquel il ne faut pas chercher à donner sens en dernier recours, car rien dans le monde n’a de sens.

 

Mais alors, il n’y a ni vrai ni faux ; et s’il n’y a ni vrai ni faux, pourquoi ce que dit un Chrétien serait-il vrai ?

 

Et s’il n’y a aucun sens dans le monde, ce que le Chrétien dit, ce que les Chrétiens disent, en fait, n’a pas de sens non plus.

 

Pourquoi devrions nous les écouter et accepter comme vrai ce qu’ils disent ?

 

Pourquoi se donner même la peine d’essayer de convaincre les autres que ce que l’on dit est vrai ?

 

Car toute tentative pour essayer de convaincre quelqu’un repose sur l’idée qu’on a raison, et que ce qu’on pense a une plus grande valeur et davantage de cohérence que ce que dit ou pense l’autre.

 

Le Chrétien, lui, croit qu’il y a une vérité, et accepte par la foi la Parole de Jésus-christ lorsqu’Il dit (évangile selon Jean, 4:6) : Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

 

Le Chrétien croit aussi que ce qui s’oppose à la Vérité, ce n’est pas le hasard, ou le chaos, mais tout simplement le mensonge.

 

Pourtant, notre question de départ demeure entière :

 

Pouvons-nous connaître Dieu par nous-mêmes ?

 

Si nous admirons la nature, la manière dont le corps humain est fait, si nous découvrons chaque jour de nouvelles raisons de nous étonner devant les merveilles de la création, est-ce suffisant pour connaître Dieu de manière satisfaisante ?

 

Il faut croire que non, car s’il suffisait d’observer la nature pour trouver Dieu, alors tous les hommes et toutes les femmes vivraient en communion parfaite avec Dieu, et le monde serait un paradis perpétuel.

 

Reprenons ce qu’écrit Paul, dans le passage de sa lettre aux Chrétiens de Rome cité plus haut (9-22) :

 

Car ce qu’on peut connaître de Dieu est clair pour eux, Dieu Lui-même le leur ayant fait connaître. En effet, les Perfections Invisibles de Dieu, Sa Puissance Eternelle et Sa Divinité se voient fort bien depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Les hommes sont donc inexcusables, puisque, ayant connu Dieu, ils ne L’ont pas glorifié comme Dieu et ne Lui ont pas rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans de vains raisonnements, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous ; et ils ont remplacé la Gloire du Dieu Incorruptible par des images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes et des reptiles.

 

Pour l’apôtre paul, ce que nous pouvons connaître de Dieu par Ses Oeuvres, loin d’amener les hommes à une connaissance satisfaisante de Sa Personne, ne sert qu’à rendre les hommes inexcusables parce qu’ils ne L’ont pas adoré et servi comme ils auraient dû.

 

Au contraire, ils ont fabriqué des statues d’animaux et les ont adorées comme si elles étaient dieu.

 

C’est pourquoi, Paul a écrit juste avant l’extrait cité ci-dessus :

 

La Colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la Vérité captive, car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, car Dieu le leur a manifesté.

 

Pour Paul donc, ce qu’on peut connaître de Dieu de manière naturelle aurait dû amener les hommes à adorer le Créateur en vérité. mais au lieu de cela, les hommes ont retenu la Vérité captive et déformé la vraie religion en adorant des créatures au lieu du Créateur.

 

Les hommes sont donc inexcusables.

 

Pour connaître Dieu en Vérité, il nous faut donc un autre guide, un guide sûr qui ne nous trompera pas.

 

Le Chrétien croit que la Bible, ce Livre composé au cours de plus d’un millénaire, est La Révélation finale par laquelle Dieu s’est fait connaître aux hommes.

 

Cette Révélation progressive concernant le Plan de Dieu pour le monde qu’Il a créé, a d’abord été adressée à un peuple, le Peuple d’Israël.

 

Mais cette Révélation atteint son point culminant lorsque Dieu vient Lui-même habiter parmi les hommes en La Personne de Son Fils Eternel, Jésus-Christ, Vrai Dieu devenu homme.

 

Le tout début de la lettre aux Hébreux, dans le nouveau testament, déclare à ce sujet :

 

Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu nous a parlé par le Fils en ces derniers temps.

 

Bien que le Peuple d’Israël ait toujours reçu la mission de proclamer aux nations païennes la Lumière concernant Le Seul Vrai Dieu, ce mandat prend une nouvelle dimension avec la venue de Jésus-Christ.

 

Car le Fils Eternel de Dieu venant habiter parmi les hommes envoie Ses disciples jusqu’aux extrémités de la terre annoncer une Bonne Nouvelle : Il est justement venu faire connaître et adorer Dieu en esprit et en vérité, réconciliant avec Son Père Eternel les hommes et femmes éloignés de Dieu.

 

Ce dernier point - la nécessaire réconciliation avec Dieu - est essentiel à saisir pour qui veut comprendre proprement ce qu’est la foi Chrétienne et l’espérance qu’elle porte en son cœur.

Connaître Dieu en Vérité ne consiste pas en une connaissance d’ordre purement intellectuel, comme s’il suffisait de donner son assentiment rationnel à une ou des propositions logiques concernant l’être suprême.

Eric Kayayan,

 

Connaître Dieu en Vérité ne consiste pas en une connaissance d’ordre purement intellectuel, comme s’il suffisait de donner son assentiment rationnel à une ou des propositions logiques concernant l’être suprême.

 

Connaître, au sens Biblique du terme, c’est vivre dans une relation intime, à l’image de la relation intime qui lie un homme et une femme dans une union indissociable.

 

Cette connaissance engage l’être tout entier, non pas seulement les facultés rationnelles.

 

La véritable connaissance de Dieu passe donc par un engagement personnel total.

 

Comment un tel engagement serait-il possible de la part de l’homme qui ne fait que supputer, tâtonner, cogner sa tête contre les parois de l’existence, commettre individuellement ou collectivement tout ce que sa conscience même réprouve ?

 

Sans une réconciliation initiée par Dieu, cette relation est tout simplement impossible et c’est là où nous voyons Dieu s’engager totalement, en Jésus-Christ, dans cette magnifique Oeuvre de Réconciliation.

 

Jésus-Christ réconcilie le monde avec Dieu par un sacrifice Parfait et Définitif qu’Il accomplit afin que les fautes des hommes, leur désobéissance et leur aveuglement volontaire leur soient pardonnés.

 

Jésus-Christ donne Sa Vie pour payer une rançon à Dieu qu’aucun homme ou aucune femme ne pourrait payer.

 

Cette rançon, Dieu L’exige pour que les hommes en rupture de ban avec Leur Créateur, soient Réconciliés avec Lui.

 

Car il y a un prix à payer : notre propre vie, dont nous avons renié le sens initial et parfait en fuyant loin de Dieu.

 

Or, ce prix de la réconciliation exigé par Le Créateur, Dieu décide de Le payer Lui-même.

 

Alors, qui peut être mis au bénéfice d’une telle Réconciliation ?

 

Qui peut bénéficier de ce Don Divin ?

 

N’importe qui, vous et moi.

 

Et que faut-il faire pour en bénéficier ?

 

Dieu ne demande qu’une chose :

 

croire qu’Il a effectivement accompli ce Salut en payant Lui-même la rançon qu’Il exigeait.

 

Dieu est Celui qui nous sauve, qui nous Réconcilie avec Lui, et Il le fait gratuitement.

 

Ce n’est pas en accomplissant toutes sortes de rituels, de gestes mécaniques, ou encore en essayant par nous-mêmes d’atteindre Dieu que nous y parviendrons.

 

Au contraire, tous nos efforts seront inutiles et ne feront que nous plonger dans un abîme de doute, de culpabilité et de malheur.

 

Notre libération n’est possible que si nous acceptons par la foi, comme des enfants reconnaissants, que Dieu Le Père a accompli notre salut par le Don de Son Fils Jésus-Christ.

 

c’est cela la Bonne Nouvelle à travers le mot Evangile.

 

L’apôtre Paul, après avoir lui-même refusé de croire en ce Salut Gratuit, et après avoir même persécuté à mort les premiers Chrétiens, écrit dans sa lettre à l’église d’Ephèse (2:0) :

 

C’est par la Grâce de Dieu en effet que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est Le Don de Dieu. Ce n’est pas par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes Son Ouvrage, nous avons été créés en Christ-Jésus pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

 

On le voit, l’offre du Salut est une offre gratuite.

 

Mais si les croyants appartiennent désormais à Dieu en Jésus-Christ, et si désormais l’Esprit de Dieu habite en eux après avoir chassé tout autre esprit opposé à Dieu, c’est pour qu’ils accomplissent les œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance pour qu’ils les pratiquent.

 

Cela veut dire que les croyants n’accomplissent pas ces œuvres pour mériter leur salut, mais par reconnaissance envers Dieu qui les a Gratuitement Sauvés, ils vivent désormais une vie d’obéissance à la Loi de Leur Seigneur Jésus-Christ et ils portent des fruits d’obéissance qui plaisent à Dieu.

 

En Jésus-christ ils ont obtenu une nouvelle vie.

 

Reprenons cependant la question initiale du pluralisme religieux, par lequel nous commencions ce chapitre.

 

Qui n’a jamais entendu ces paroles célèbres prononcées il y a quelque quarante ans par André Malraux :

 

Le vingt-et-unième siècle sera religieux ou ne sera pas.

 

Paroles que certains considèrent comme prophétiques. Qu’a-t-il voulu dire par là ?

 

Sans doute qu’après le vingtième siècle, considéré comme irréligieux, globalement indifférent, voire opposé au sentiment religieux, les hommes et femmes vivant au vingt-et-unième siècle retourneraient inévitablement, quant à eux, à des formes d’expression religieuse très marquées : cela serait même la caractéristique principale du prochain siècle.

 

Pourtant, on peut à bon droit se demander si une telle phrase rend justice au vingtième siècle.

 

Car on a pu voir tout autant d’expressions religieuses en ce siècle qu’au cours des époques précédentes.

 

Seulement, elles ont pris des formes et des expressions différentes de celles traditionnellement reconnues comme telles.

 

Ainsi, le culte de la personnalité dans les régimes politiques dictatoriaux, revêt un caractère religieux tout à fait marqué, avec cérémonies, chants, hymnes et déclarations de loyauté inaltérable.

 

Le régime nazi en allemagne dans les années trente et quarante, ou les différents régimes communistes, ont connu leurs célébrations, leurs liturgies voire leurs hystéries qui faisaient avant tout appel à une forme de sentiment religieux.

 

Aujourd’hui, le sport médiatisé est une des formes les plus claires de communion religieuse : autour d’un ballon rond (ou ovale !) se développe un sentiment d’exaltation peu commun, marqué par toutes sortes de rites, de sentiments fraternels, de moments de dévotion intense.

 

On a pu entendre dire qu’une équipe sportive a été « crucifiée » par une autre ; en politique on parle même parfois du « catéchisme » d’un parti donné.

 

On pourrait aussi parler en long et en large du culte obsessionnel du sexe, manifesté dans tant de productions cinématographiques ou autres.

 

La question que nous devons nous poser est donc :

 

Quelle sera la religion du vingt-et-unième siècle ?

 

Car l’homme ne saurait vivre sans exprimer ce qui constitue son fonds le plus profond : créé à l’Image de Dieu, il est constamment à la recherche d’un absolu, d’une relation avec Son Créateur, mais il détourne le plus souvent cette quête vers d’autres objets ou personnes que Son Créateur, que ce soit une personne humaine, une activité quelconque, une appartenance idéologique ou ethnique, ou encore un bien matériel donné.

 

La question de l’idolâtrie, de sa signification et de ses implications dans la vie des hommes, retiendra du reste notre attention au cours du chapitre huit.

 

Il nous faut aussi reconnaître que le marché religieux, en ce vingt-et-unième siècle, est particulièrement ouvert.

 

Avec la circulation des idées, les moyens contemporains de communication, les médias, chacun peut choisir à sa guise la religion à laquelle il souhaite s’adonner :

 

  • le bouddhisme ou les religions orientales,

  • l’animisme traditionnel,

  • les enseignements du soufisme musulman,

  • le new âge,

  • etc...

 

Au milieu de tout cela, que représente réellement le Christianisme ?

 

Celui, celle et ceux confessant Jésus-Christ peuvent-ils encore se prévaloir de l’exclusivité de leur foi ?

 

Pourquoi tenir à la confession de Jésus-Christ comme Vrai Dieu, envoyé par le Père Céleste comme seul médiateur entre Dieu et les hommes ?

 

Un passage de l’évangile selon Matthieu (6:9), nous éclairera singulièrement à ce sujet :

 

Jésus se rendit dans la région de Césarée de Philippe. Il interrogea ses disciples : que disent les gens au sujet du Fils de l’homme ? Qui est-il d’après eux ? Ils répondirent : Pour les uns, c’est Jean Baptiste ; pour d’autres : Elie ; pour d’autres encore Jérémie ou un autre prophète. – et vous, leur demanda-t-il, qui dites vous que Je suis ? Simon Pierre lui répondit : Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant. Jésus lui dit alors : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas, car ce n’est pas de toi-même que tu as trouvé cela. C’est mon Père céleste qui te l’a révélé. Et moi, je te déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre j’édifierai Mon Eglise, contre laquelle la mort elle-même ne pourra rien. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu interdiras sur la terre aura été interdit aux yeux de Dieu et tout ce que tu permettras sur la terre aura été permis aux yeux de Dieu.

 

Pour bien comprendre la portée de la question de Jésus, et la réponse de pierre, il faut savoir que l’endroit même ou Jésus a posé cette fameuse question était le lieu de nombreux cultes et religions.

 

Déjà sept cents ans avant la venue de Jésus-Christ, le prophète Esaïe avait parlé de cette région en ces termes (2-9:) :

 

Mais il n’y aura pas toujours des ténèbres sur ce pays envahi par l’angoisse. Si, dans les temps passés, Dieu a couvert d’opprobre tout le pays de Zabulon et le pays de Nephtali, dans les temps à venir, il couvrira de gloire la route de la mer, au-delà du Jourdain, le district des nations païennes. Le peuple qui vivait dans les ténèbres verra briller une grande lumière : la lumière resplendira sur ceux qui habitaient le pays dominé par d’épaisses ténèbres.

 

De fait, la région de Césarée de philippe était marquée par le culte du dieu syrien Baal, sous diverses formes.

 

Mais pour tout Israélite Croyant, cette région était aussi le lieu où le fleuve Jourdain prend sa source.

 

Et cette rivière rappelait à tout Croyant la Religion d’Israël.

Il y avait aussi, dans une montagne des environs, une grotte supposée être le lieu de la naissance de la divinité pan, le dieu de la nature.

 

Césarée était tellement identifiée au dieu pan, qu’elle portait le nom de panéas. aujourd’hui, située en syrie, elle s’appelle Baniyas.

 

Mais entre-temps, le roi Hérode avait fait bâtir un magnifique temple de marbre en l’honneur de César Auguste, l’empereur romain.

 

Or les empereurs romains allaient bientôt exiger qu’on les vénère comme des demi-dieux, et ce pour consolider leur autorité politique.

 

Désormais donc, la ville s’appellerait césarée.

 

Plus tard, le troisième fils d’Hérode le Grand, Philippe, allait ajouter son nom à la ville, dès lors connue sous le nom de césarée de philippe.

 

Pourquoi toutes ces précisions historiques ?

 

Simplement pour souligner que c’est dans ce contexte hautement païen, dans cette région pleine de cultes et de religions diverses que Jésus attendait de Ses Disciples la réponse exacte à la question de Son Identité : à savoir qu’Il est Le Christ, Le Fils du Dieu Vivant.

 

Poser cette question à quelques kilomètres du palais édifié à la gloire de César, représentait un défi de taille.

 

Celui qui attendait de Ses Disciples une telle confession n’était après tout qu’un obscur enseignant religieux, un jeune rabbi suivi de douze jeunes disciples.

 

Sa renommée commençait à s’étendre, mais seulement localement.

 

Et il n’existait aucun consensus au sujet de sa personne.

 

Au mieux, on le considérait comme un prophète, ou comme la réincarnation d’un des anciens prophètes d’Israël.

 

En posant cette question, Jésus a-t-Il essayé de se rassurer sur Sa Mission ?

 

A-t-Il voulu remonter sa cote de popularité en testant Ses Disciples ?

 

Ou bien attendait-Il une réponse qui puisse Lui indiquer quelle était Sa véritable Identité, au milieu de tant de religions en compétition ?

 

Pas du tout !

 

Jésus savait parfaitement qui Il était, et n’allait pas l’apprendre de la bouche de Ses Propres Disciples.

 

Mais, en posant cette question, Il avait un plan, celui de l’Edification de Son Eglise.

 

Or, pour que ce Plan se réalise, il fallait que la confession de Son Identité comme Le Christ, Le Messie Promis et attendu, le Fils même du Dieu vivant, soit fermement établie, comme Le Fondement même de l’Eglise.

 

Comment Pierre a-t-il pu trouver la réponse vraie à la question posée, alors que tant de fausses réponses étaient données autour de lui, dans cette région de césarée de philippe ?

 

On ne voyait en effet en Jésus qu’un prophète parmi bien d’autres.

 

Aujourd’hui de même, bien des gens qui se disent religieux ne voient en Jésus qu’un prophète, à l’égal d’autres prophètes ou soi-disant tels ; un homme particulièrement vertueux qui a cherché Dieu intensément, et rien de plus.

 

L’apôtre Paul, quant à lui, écrit dans sa première lettre aux corinthiens (2) que nul ne peut dire Jésus est Seigneur si ce n’est inspiré par l’esprit de dieu. et c’est bien ce que Jésus répondit à pierre, après que celui-ci l’ait identifié comme le christ, le Fils du dieu vivant : Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car ce n’est pas de toi-même que tu as trouvé cela. C’est mon père céleste qui te l’a révélé.

 

Il en va de même pour tout Croyant qui, deux mille ans après Pierre, confesse Jésus comme le Christ, Le Fils du Dieu Vivant.

 

Nul ne pourrait le faire, si l’Esprit de Dieu ne l’illuminait, ne le forçait hors de l’obscurité des religions et cultes de tout poil.

 

Mais il importe de bien comprendre que le climat religieux qui nous entoure aujourd’hui, et qui tâche d’obscurcir la Divinité Parfaite et Suffisante de l’homme Jésus, n’est pas nouveau.

 

Comme il a été dit plus haut, le pluralisme religieux était aussi prononcé au temps de Jésus-Christ qu’il l’est aujourd’hui.

 

Les religions orientales, les cultes de toutes sortes fleurissaient au sein de l’empire romain.

 

Et pourtant, c’est dans ce contexte que Jésus a réclamé pour lui, et pour lui seul, l’autorité suprême.

 

Aussi, les Chrétiens ne devraient pas se laisser déstabiliser dans leur confession de la messianité et la divinité de Jésus-christ, comme si notre époque avait ouvert des perspectives religieuses que le passé ne connaissait pas, comme s’il leur fallait désormais relativiser cette Foi en Christ, Seul Médiateur et Sauveur.

 

Citons pour conclure ce que l’apôtre Paul écrit à ce sujet dans sa lettre aux Ephésiens (4.4-5) :

En parvenant tous ensemble à l’unité dans la foi et dans la connaissance du Fils de Dieu (…) nous ne serons plus de petits enfants ballottés comme des barques par les vagues et emportés çà et là par le vent de toutes sortes d’enseignements, à la merci d’hommes habiles à entraîner les autres dans l’erreur.

 

Au contraire, en exprimant La Vérité dans l’amour, nous grandirons à tous égards vers Celui qui est La Tête : Christ !

 

Amen,

 

 

Eric Kayayan, 

Pasteur Réformé & Responsable 
du site Foi&Vie Réformées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Rendre compte de l'espérance du Pasteur Eric Kayayan dirigé et édité par Jean-Marc Berthoud dans Collection Messages l'Age d'homme

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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