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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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7 janvier 2020 2 07 /01 /janvier /2020 20:45
Prêcher l’Évangile à toutes les nations

L’évangélisation, l’annonce de Jésus-Christ à toutes les nations, n’a pas bonne presse dans nos sociétés contemporaines occidentales. Elle est assimilée à du prosélytisme tapageur, voire à des méthodes coercitives qui ont été pratiquées ici ou là dans le passé (pensez par exemple aux conversions forcées opérées sur les populations lombardes ou autres sous Charlemagne, au neuvième siècle de notre ère).  Et, bien entendu, la question de la colonisation, du rôle réel ou supposé des missionnaires pour soutenir les pouvoirs des pays colonisateurs, revient régulièrement comme un argument massue, alors même que le christianisme se maintient et croît justement dans les pays émancipés du joug colonial il y a belle lurette !  Il suffit de consulter quelques statistiques pour s’en convaincre.

Au vu de tout ceci les textes fondateurs du christianisme doivent être pris en compte avant tout autre facteur, en particulier en ce qui concerne la manière de répandre le message religieux. Revenons donc aux sources du christianisme, au-delà de ce qui a été pratiqué par beaucoup au cours des âges.  Au premier siècle de notre ère, St Paul écrivait ceci aux Romains (chapitre 10, versets 12-17): Ainsi, il n’y a  pas de différence entre Juifs et non-Juifs.  Car tous ont le même Seigneur qui donne généreusement à tous ceux qui font appel à lui.  En effet, il est écrit [et là Paul cite le prophète Joël, dans l’Ancien Testament]: “Tous ceux qui feront appel au Seigneur seront sauvés.” Mais comment feront-ils appel à lui s’ils n’ont pas cru en lui?  Et comment croiront-ils s’ils ne l’ont pas entendu?  Et comment entendront-ils s’il n’y a personne pour le leur annoncer?  Et comment y aura-t-il des gens pour l’annoncer s’ils ne sont pas envoyés?  Aussi est-il dit dans l’Ecriture [ici il cite le prophète Esaïe]: “Qu’ils sont beaux les pas de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles!”  Mais malheureusement, tous n’ont pas obéi à cette Bonne Nouvelle.  Esaïe déjà demandait: “Seigneur, qui a cru à notre message?”  Donc, la foi naît du message que l’on entend, ce message c’est celui qui s’appuie sur la parole de Christ.  Donc, dans les textes fondateurs, aucune coercition par l’usage de la force, mais la prédication de Jésus-Christ envers toutes les nations, dynamique inhérente au christianisme, ordonnée par le Christ lui-même à ses disciples.

L’appel à répandre la Parole divine n’est pourtant pas l’apanage du seul Nouveau Testament, comme beaucoup le pensent, à tort. Dès l’Ancien Testament on trouve des appels répétés à faire connaître le seul vrai Dieu, celui qui s’est révélé en premier lieu à Israël.  Je n’en veux pour preuve que le court psaume 67: Que Dieu nous fasse grâce!  Qu’il nous bénisse!  Qu’il nous regarde avec bonté, afin que sur la terre on reconnaisse comment tu interviens, et que dans toutes les nations on voie comment tu sauves!  Que les peuples te louent, ô Dieu, que tous les peuples t’adressent leurs louanges!  Que les nations jubilent et qu’elles chantent dans l’allégresse, car c’est avec justice que tu juges le monde, et c’est avec droiture que tu juges les peuples.  C’est à la lumière d’un tel texte, et d’autres semblables, que Jésus-Christ, une fois sorti vainqueur du tombeau, a proclamé à ses disciples que sa royauté universelle devait se manifester avant tout par la proclamation de l’Évangile : J’ai reçu tout pouvoir dans le ciel et sur la terre: allez donc dans le monde entier, faites des disciples parmi tous les peuples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et apprenez-leur à obéir à tout ce que je vous ai prescrit.  Et voici: je suis moi-même avec vous chaque jour, jusqu’à la fin du monde.  En dépit de tous les obstacles et de toutes les persécutions (Jésus a clairement averti ses disciples qu’elles surviendraient) ces paroles demeurent un commandement divin pour toutes les générations de chrétiens jusqu’au retour de Celui qui les a prononcées.

Eric Kayayan Foi et Vie Réformées

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 

 

 

 

 

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Source : Foi & Vie Réformées

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7 janvier 2020 2 07 /01 /janvier /2020 20:05
Oh comme j'aime Ta Loi ! (Psaume 119-97) par R.C. Sproul,

"Oh comme j'aime Ta Loi !"

(Psaume 119-97)

 

Quelle étrange déclaration d'affection.

 

Pourquoi quelqu'un dirigerait-il son amour vers la Loi de Dieu ?

 

La Loi limite nos choix, restreint notre liberté, tourmente nos consciences et nous pèse d'un poids énorme qui ne peut être surmonté.

 

Pourtant, le psalmiste déclare son affection pour la Loi avec passion.

 

Il appelle la Loi plus douce que le miel à sa bouche. (Psaume 119-3)

 

En quoi la Loi de Dieu peut-elle provoquer une telle affection ? 

 

En premier lieu, la Loi n'est pas un ensemble abstrait de règles et de règlements.

 

La loi reflète la volonté du législateur et, à cet égard, elle est extrêmement personnelle.

 

La Loi reflète pour la créature la Volonté Parfaite du Créateur et révèle en même temps le Caractère de l'Être dont la Loi est la Loi.

 

La Loi de Dieu procède de l'Être de Dieu et reflète Son Caractère.

 

Lorsque le psalmiste parle de son affection pour la Loi, il ne fait aucune distinction entre la Loi de Dieu et la Parole de Dieu.

 

Tout comme le Chrétien aime la Parole de Dieu, nous devons aimer la Loi de Dieu, car la Parole de Dieu est bien la Loi de Dieu.

 

La deuxième raison pour laquelle le psalmiste a une vision aussi positive de la Loi est que la Loi, révélant le Caractère de Dieu, expose notre erreur.

 

C'est le miroir qui reflète nos propres images et devient le pédagogue, le maître d'école qui nous conduit au Christ. 

 

La Loi ne nous chasse pas hors du royaume, elle nous introduit dans le Royaume en nous dirigeant vers Celui qui Seul est capable de Satisfaire Ses Exigences.

 

La Loi de Dieu est aussi un Guide pour nous.

 

Le psalmiste appelle cela "une lampe à mes pieds et une lumière sur mon chemin" (119-105).

 

Les images ici suggèrent une personne marchant sur un chemin étroit par une nuit sans lune, tâtonnant dans le noir pour trouver le bon chemin.

 

Un mauvais virage pourrait entraîner la chute dans un précipice ou le passage dans des ronces douloureuses.

 

Mais la Loi sert également de lampe pour nous montrer où nous devons placer nos pieds lorsque nous marchons.

 

Cela nous montre comment ne pas nous écarter et éviter le chemin de la destruction.

 

A cet égard, la Loi avec Sa Lumière accorde de la Sagesse à celle et celui qui la médite.

 

Par cette Sagesse, nous discernons ce qu'est la Vraie Justice et quelle est la bonne chose à faire dans les situations complexes de nos vies.

 

La Lumière qui émane de la Loi révèle les pièges que l'ennemi de nos âmes met sur notre chemin, nous donnant ainsi la sagesse de les éviter.

 

Cela devient une cachette et un bouclier.

 

La Loi agit également comme une contrainte sur nous. Notre nature charnelle liée à la chute est celle de l'anarchie. Le pouvoir de la conversion nous sauve de l'esclavage au péché, mais ne nous libère pas de toutes les tentations.

 

Nous avons besoin de la contrainte de la Loi pour garder nos impulsions pécheresses et nos penchants déchus en échec.

 

A cet égard, nous pouvons utiliser la métaphore de la bride. La bride et le mors sont placés sur le cheval afin que celui-ci puisse être empêché de courir vers un danger fatal.

 

Les limitations de vitesse sur la route ne font pas cesser le danger, mais imposent une certaine retenue pour notre bien, maîtrisant de fait certaines impulsions pouvant nous amener à la mort ou des dégâts conséquents, voire irréparables tant pour nous que pour autrui.

 

La fonction la plus merveilleuse de la Loi, cependant, est qu'elle nous montre ce qui Plaît à Dieu.

 

L'homme pieux est celui qui sert et médite la Loi jour et nuit. 

 

Heureux l'homme trouvant son plaisir dans la Loi de l’Éternel, et qui la médite jour et nuit. (Psaume 1-2)

 

Et il le fait parce qu'il y trouve ses délices.

 

En se délectant des Préceptes de Dieu, il devient comme un arbre planté au bord de courants d'eau vive, produisant son fruit en son temps (Psaume 1-3).

 

Notre Seigneur a dit : " Si vous m'aimez, observez mes Commandements" (Jean 14-15), mais nous ne pouvons montrer cet amour pour Lui que si nous savons quels sont les Commandements.

 

La connaissance de la Loi de Dieu nous donne le modèle d'obéissance aimante.

 

Si nous aimons le Seigneur, nous devons aussi aimer Sa Loi.

 

Aimer Dieu et mépriser Sa Loi est une contradiction qui ne doit jamais être le profil du Chrétien.

 

Le Psalmiste dit que Dieu déteste l'homme à l'esprit double parce que l'homme à l'esprit double dit qu'il aime Dieu tout en évitant la Loi du Seigneur (Psaume 119-113).

 

Le psalmiste dit que les Préceptes, les jugements et les Témoignages de Dieux sont Merveilleux parce qu'ils préservent l'âme et nous préservent des péchés nous ramenant à l'esclavage et à la domination (Verset 129).

 

La Loi à cet égard est Rédemptrice, non pas que nous trouvions notre Rédemption en gardant la Loi, mais que le Rédempteur nous soit montré par la Loi.

 

 

La Loi est Rédemptrice, non pas que nous trouvions notre Rédemption en gardant la Loi, mais que le Rédempteur nous soit montrée par la Loi.

R.C. Sproul

Enfin, le psalmiste dit : " Ta Parole est très Pure. C'est pourquoi ton serviteur l'aime." (Verset 140).

 

Les choses pures, parfaites sont des objets dignes de notre affection.

 

Toutes ces fonctions de la Loi se manifestent dans la douceur et la beauté de la Loi révélée par Dieu.

 

Dieu nous donne Sa Loi non pas pour enlever notre joie mais bien plutôt pour que notre joie soit complète.

 

Sa Loi n'est jamais donnée dans un contexte de méchanceté mais dans le contexte de Son Amour.

 

Nous aimons la Loi de Dieu parce que Dieu Aime Sa Loi et parce que cette Loi est tout à fait Belle.

 

Amen,

 

R.C. Sproul Refuge Protestant

R.C. Sproul, *

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Refuge Protestant Bible
Bible photo Stephen Radford
Croix Huguenote Refuge Protestant

 

Source : Tabletalkmagazine.com

 

* Fondateur de Ligonier Ministries, Pasteur fondateur de la Chapelle St Andrew à Sanford en Floride, Premier Président du Reformation Bible College.

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6 janvier 2020 1 06 /01 /janvier /2020 19:31
L’Éternel, Mon Refuge, Mon Partage, Mon Calice, Mon Conseiller, Ma Joie, Mon Délice

Chorale des jeunes de la Communauté Protestante Timothée d'Anduze

Psaumes 16 

Hymne du Roi David.

1 Garde-moi, ô Dieu ! Car je cherche en toi Mon Refuge.

Je dis à l'Éternel : Tu es Mon Seigneur, Tu es Mon Souverain Bien !

Les saints qui sont dans le pays, les hommes pieux sont l'objet de toute mon affection.

On multiplie les idoles, on court après les dieux étrangers : je ne répands pas leurs libations de sang, je ne mets pas leurs noms sur mes lèvres.

L'Éternel est Mon Partage et Mon Calice ; c'est Toi qui m'assures Mon Lot ;

Un héritage délicieux m'est échu, une belle possession m'est accordée.

Je bénis l'Éternel, Mon Conseiller; La nuit même mon cœur m'exhorte.

J'ai constamment l'Éternel sous mes yeux ; quand Il est à ma droite, je ne chancelle pas.

Aussi mon cœur est dans la joie, mon esprit dans l'allégresse, et mon corps repose en Sécurité.

10 Car Tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts, Tu ne permettras pas que Ton bien-aimé voie la corruption.

11 Tu me feras connaître le sentier de la Vie ; Il y a d'abondantes joies devant Ta Face, des délices éternelles à Ta Droite.

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Bible
Huguenot Cross

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source

Communauté Protestante Timothée d'Anduze

communauté Protestante Timothée
Mission Timothée

 

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6 janvier 2020 1 06 /01 /janvier /2020 15:15
Ré-écrire la Bible au goût du jour ou le nouvel évangile apocryphe et son canon

Ré-écrire la Bible au goût du jour

La réécriture de la Bible est à l’ordre du jour, et la rédaction virtuelle d’un évangile apocryphe est devenue particulièrement d’actualité, au moyen de la déconstruction par élimination et la recomposition graduelle du message de l’Évangile. Ceci n’est d’ailleurs que le parallèle logique de la popularité croissante des évangiles apocryphes des premiers siècles de l’ère chrétienne qui font, aujourd’hui comme à l’époque, concurrence aux évangiles du Nouveau Testament aux yeux du grand public, par le biais de nombreux articles ou  publications. Par apocryphes j’ai en vue une série  de textes plus ou moins calqués sur les évangiles du Nouveau Testament mais rédigés après ces derniers : évangile de Pierre – déjà cité dans la seconde lettre de Clément de Rome à la fin du premier siècle -; évangile de Thomas, consistant en 118 logia ou paroles attribuées à Jésus; évangile de l’enfance de Jésus-Christ par Thomas;  protévangile de Jacquesactes de Pilate, etc. (on consultera avec profit le recueil Évangiles apocryphes publié par France Quéré – Collection Sagesse, Paris, Seuil, 1983 – qui en rassemble un certain nombre).

En introduisant toutes sortes de fantaisies, d’exagérations, de spéculations mystiques, en prenant pour prétexte la recherche d’une spiritualité supérieure, ils déforment le sens des évangiles du Nouveau Testament, abolissant de fait la signification du salut par la foi en l’œuvre de réconciliation accomplie une fois pour toutes sur la Croix par le Christ, seul médiateur entre Dieu et l’humanité en état de chute.

Aujourd’hui, cette réécriture virtuelle de la Bible, en particulier du Nouveau Testament, provient du sein même des églises qui récusent implicitement – voire explicitement – l’autorité de la Bible en tant que Révélation  afin de s’attacher à leur propre canon, en tant que source d’autorité conçue pour s’adapter étroitement à l’idéologie dominante ou aux décisions politiques du moment. Une telle réécriture virtuelle de la Bible mérite d’être mise en évidence, dans la mesure où elle instaure un nouveau canon aux profondes conséquences dogmatiques et éthiques pour l’Église d’aujourd’hui.  C’est ce que je me propose ici de faire de manière  synthétique.

Le Canon marcionite 

Un retour s’impose sur l’histoire du christianisme des origines, dont la connaissance peut certainement nous aider à nous y retrouver dans la confusion éthique et doctrinale actuelle.

Déjà au second siècle de notre ère, un certain Marcion, fortement influencé par les sectes dites gnostiques (du mot grec « gnosis », qui signifie connaissance – une connaissance réservée aux pneumatikoi, élite initiée de gens soi-disant « spirituels »), constitue un canon de l’Écriture débarrassé de la totalité de l’Ancien Testament et de tout ce qui peut ressembler à un Dieu Créateur.  Celui-ci est  en effet assimilé à un mauvais démiurge (« Yaldabaoth-Yahweh » dans certaines terminologies gnostiques de l’époque), c’est-à-dire à une forme inférieure de divinité, puisqu’il est impliqué dans la création de la matière. Or, pour les Gnostiques, la matière est en elle-même mauvaise, elle se situe à l’opposé de ce qui est vraiment « spirituel ».  L’union homme/femme et la procréation qu’elle implique font partie de cette « mauvaise » création (d’où l’appel à l’abstinence totale au sein du mariage, voire au rejet du mariage comme institution chez de nombreux gnostiques). Marcion supprime même plusieurs passages du seul évangile qu’il maintient dans son canon, celui selon Luc, notamment ce qui a trait à la naissance de Jésus, l’annonce faite à Zacharie dans le temple etc.: il les juge en quelque sorte « impropres à la consommation » dans la mesure où ils se réfèrent à l’Ancien Testament dans lequel se manifeste justement Yahweh le démiurge, qu’il oppose à une divinité d’ordre supérieur, le vrai Dieu en quelque sorte.

L’autre élément expurgé du canon marcionite – même au sein des épîtres pauliniennes qu’il a retenues – concerne tout ce qui se rapporte à la Loi, et qu’il estime s’opposer à la seule véritable dimension spirituelle, celle de la Grâce délivrée de tout aspect légal. Marcion n’introduit pas en tant que tels un ou plusieurs des évangiles apocryphes mentionnés ci-dessus. Il découpe plutôt ce qui lui semble s’accorder avec l’essence du message chrétien dans des textes déjà reçus et tenus pour inspirés par la majorité des églises, les élaguant en fonction de ses choix doctrinaux.  Soulignons en effet que dès le début de l’ère chrétienne, outre l’Ancien Testament (comprenant la Torah, les écrits – ketubim – et les prophètes – nebiim -)  des écrits récents bien particuliers, tels les épîtres pauliniennes, étaient reçus par les églises comme étant propres à la lecture dans les assemblées en raison de leur origine apostolique ou de l’autorité interne du témoignage qu’ils rendent à l’Évangile de Jésus-Christ (c’est d’ailleurs ce qu’indique clairement la longue citation d’Irénée donnée ci-dessous)

Il est fort instructif  à plusieurs égards de constater que des pères de l’Église comme Tertullien ou Irénée de Lyon ont combattu dans les termes les plus vifs ce canon marcionite et ce qu’il implique par rapport à l’ordre créationnel bon et parfait institué par Dieu, de même que par rapport à la relation entre la Loi et l’Évangile.  Cela même  alors que le Canon du Nouveau Testament tel que nous l’avons reçu (avec ses 27 livres) n’était pas encore constitué de manière générale en tant que tel. Rappelons en effet qu’il ne le sera que vers la fin du quatrième siècle, étant progressivement reconnu par les églises qui furent incitées à le faire notamment à la suite de la constitution du canon marcionite. Tertullien  – dans Adversus Marcionem, notamment au livre IV portant sur l’évangile selon Luc et sa version marcionite – de même qu’Irénée défendent avec la plus grande vigueur la canonicité  – et donc l’autorité –  de la Loi et des prophètes, de l’Ancien Testament donc.

Le jugement d’Irénée de Lyon

Voici par exemple ce qu’écrit Irénée de Lyon sur Marcion et, à sa suite, sur la secte des Encratites,  dans son traité « Contre les hérésies, dénonciation et réfutation de la gnose au nom menteur » (I, 27, 2-4 ; 28, 1. Trad. Française par Adelin Rousseau, Paris, Cerf, 1984, p. 118-121). Ce long extrait nous permettra de cerner les thèmes communs que l’on retrouve aujourd’hui dans le nouveau canon adopté par nombre d’églises:

[Cerdon] eut pour successeur Marcion, originaire du Pont, qui développa son école en blasphémant avec impudence le Dieu annoncé par la Loi et les prophètes : d’après lui, ce Dieu est un être malfaisant, aimant les guerres, inconstant dans ses résolutions, et se contredisant lui-même.  Quant à Jésus, envoyé par le Père qui est au-dessus du Dieu Auteur du monde, il est venu en Judée au temps du gouverneur Ponce-Pilate, procurateur de Tibère César ; il s’est manifesté sous la forme d’un homme aux habitants de la Judée, abolissant les prophètes, la Loi et toutes les œuvres du Dieu qui a fait le monde et que Marcion appelle aussi le Cosmocrator.  En plus de cela Marcion a fait croire à ses disciples qu’il est plus véridique que les apôtres qui ont transmis l’Évangile, alors qu’il met entre leurs mains, non pas l’Évangile, mais une simple parcelle de l’Évangile.  Il mutile de même les épîtres de l’Apôtre Paul, supprimant tous les textes où l’Apôtre affirme de façon manifeste que le Dieu qui a fait le monde est le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, ainsi que tous les passages où l’Apôtre fait mention de prophéties annonçant par avance la venue du Seigneur.

Selon Marcion, il n’y aura de salut que pour les âmes seulement, pour celles du moins qui auront appris son enseignement ; quant au corps, du fait qu’il a été tiré de la terre, il ne peut avoir part au salut.  A son blasphème contre Dieu, il ajoute encore, en vrai porte-parole du diable et en contradicteur achevé de la vérité, l’assertion que voici : Caïn et ses pareils, les gens de Sodome, les Égyptiens [en tant qu’adeptes de pratiques magiques] et ceux qui leur ressemblent, les peuples païens qui se sont vautrés dans toute espèce de mal, tous ceux-là ont été sauvés par le Seigneur lors de sa descente aux enfers, car ils sont accourus vers lui et il les a pris dans son royaume ; au contraire, Abel, Hénoch, Noé et les autres « justes », Abraham et les patriarches issus de lui, ainsi que tous les prophètes et tous ceux qui ont plu à Dieu, tous ceux-là n’ont point eu part au salut : voilà ce qu’a proclamé le Serpent qui résidait en Marcion ! (…)

Puisque ce Marcion est le seul qui ait eu l’audace de mutiler ouvertement les Écritures et qu’il s’est attaqué à Dieu plus impudemment que tous les autres, nous le contredirons séparément : nous le convaincrons d’erreur à partir de ses écrits et, Dieu aidant, nous le réfuterons à partir des paroles du Seigneur et de l’Apôtre qu’il a conservées et qu’il utilise.  Pour l’instant il nous faut faire mention de lui, pour que tu saches que tous ceux qui, de quelque manière que ce soit, adultèrent la vérité et blessent la prédication de l’Église, sont les disciples et les successeurs de Simon, le magicien de Samarie.  Bien que, dans le but de tromper autrui, ils se gardent d’avouer le nom de leur maître, c’est pourtant sa doctrine qu’ils enseignent ; ils mettent en avant le Nom du Christ Jésus comme un appât, mais c’est l’impiété de Simon qu’ils propagent sous des formes diverses, causant ainsi la perte d’un grand nombre ; par ce Nom excellent, ils répandent leur détestable doctrine ; sous la douceur et la beauté de ce Nom, ils présentent le venin amer et pernicieux du Serpent, qui fut l’initiateur de l’apostasie.

A partir de ceux que nous venons de dire ont déjà surgi les multiples ramifications de multiples sectes, par le fait que beaucoup parmi ces gens-là – ou pour mieux dire, tous – veulent être des maîtres: quittant la secte dans laquelle ils se sont trouvés et échafaudant une doctrine à partir d’une autre doctrine, puis encore une autre à partir de la précédente, ils s’évertuent à enseigner du neuf, en se donnant eux-mêmes pour les inventeurs du système qu’ils ont ainsi fabriqué.

Ainsi par exemple, des gens qui s’inspirent de Saturnin et de Marcion et qu’on appelle les Encratites ont proclamé le rejet du mariage, répudiant l’antique ouvrage modelé par Dieu et accusant de façon détournée Celui qui a fait l’homme et la femme en vue de la procréation ; ils ont introduits l’abstinence de ce qu’ils disent animé, ingrats qu’ils sont envers le Dieu qui a fait toutes choses (…)

D’autres, en revanche, ont pris comme point de départ les doctrines de Basilide et de Carpocrate ; ils ont introduit les unions libres, les noces multiples, l’usage indifférent des viandes offertes aux idoles : Dieu, disent-ils, n’a cure de tout cela.  Et que sais-je encore ?  Car il est impossible de dire le nombre de ceux qui, d’une manière ou d’une autre, se sont écartés de la vérité.

Apparemment, Irénée n’était pas un chrétien tolérant et pluraliste se félicitant de la diversité d’opinions et de points de vue censée manifester une grande richesse au sein d’une Église unie!

Démythologisation contemporaine et transgénèse du Canon

Le processus contemporain de déconstruction du message de l’Évangile débute en prenant le contrepied d’une affirmation du Nouveau Testament sur l’authenticité de ce même message.  En 2 Pierre 1:16-18 on lit ceci:

Ce n’est pas en effet en suivant des fables [en grec: μύθοι, mythes) habilement conçues que nous vous avons fait connaître la puissance et l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ, mais parce que nous avons vu sa majesté de nos propres yeux; car il a reçu honneur et gloire de Dieu le Père, quand la gloire pleine de majesté lui fit entendre cette voix: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, objet de mon affection. Nous avons entendu cette voix venant du ciel, lorsque nous étions avec lui sur la sainte montagne. 

Au début de la première lettre à Timothée (1:3-4), Paul exhorte Timothée à ne pas laisser certains enseigner des fables et des généalogies sans fin: Comme je t’y ai exhorté, à mon départ pour la Macédoine, demeure à Ephèse, afin de recommander à certaines personnes de ne pas enseigner d’autres doctrines et de ne pas s’attacher à des fables (ici aussi μύθοι, mythes] qui favorisent des discussions plutôt que l’œuvre de Dieu dans la foi.  Sans entrer dans les détails sur la nature et le contenu de ces « fables » il est clair que ces deux passages établissent une distinction voire une antithèse radicale entre d’une part les fables/mythes contemporains (qu’ils soient judaïsants ou gréco-romains) et d’autre part les faits historiques sur lesquels l’annonce de l’Évangile est fondée, ainsi que cette annonce.

Or en développant une méthode de « démythologisation » pour éliminer tout ce qu’elle considère justement comme des fables dans la Bible (par exemple les miracles dans le Nouveau Testament, ou, ici, la Transfiguration de Jésus devant trois de ses disciples [Mat.17:1-8; Marc 9:2-13; Luc 9 :28-36])  la théologie héritée des Lumières du dix-huitième siècle se voit progressivement contrainte – si elle veut maintenir vivante cette appellation de « théologie » au sein de la tradition chrétienne dont elle est issue et perpétuer une pratique théologique appliquée à la vie de l’Église – de définir un nouveau Canon, avalisant les accents dogmatiques ou éthiques qu’elle s’est donnée.  Elle se retrouve  donc en porte-à-faux avec le Canon reçu par l’Église universelle au cours des siècles. Elle en a cependant encore besoin et cherche à s’en servir comme d’un tremplin destiné à faire atteindre l’étape canonique suivante et la faire accepter progressivement au sein de l’Église.

Les processus de cette ré-écriture de l’Écriture sont multiformes, et par là-même peuvent être trompeurs dans la mesure où – tout comme du temps des différentes sectes gnostiques mises en évidence et dénoncées par Irénée – on a affaire à un mouvement protéiforme susceptible d’évoluer et de s’adapter à de nouveaux courants ou de nouvelles exigences socio-culturelles. L’historisme contemporain, c’est-à-dire l’absolutisation du temps historique auquel est faussement conférée une dimension transcendante et normative (le fameux « Sens de l’Histoire » si l’on veut), sert néanmoins de matrice à ce courant protéiforme orienté avant tout vers la satisfaction fonctionnaliste des besoins existentiels du moment. De mutations en mutations, toutes provoquées consciemment afin de donner lieu à une transgénèse jugée salutaire pour la survie de l’homo religiosus contemporain, on aboutit donc imperceptiblement à ce qu’on pourrait qualifier de CGM : un Canon Génétiquement Modifié.

L’idée d’un Canon modifié, purgé des éléments jugés mythologiques (non pas ceux récusés par les lettres de Paul et de Pierre, mais ceux jugés comme tels par les censeurs des évangiles canoniques)  émerge déjà au cœur des « Lumières » avec la fameuse bible du déiste et moraliste Thomas Jefferson,  l’un des rédacteurs de la constitution américaine et le troisième président des États-Unis.  Il s’agit en fait d’une version du Nouveau Testament expurgée, qui ne fut portée à la connaissance du public que bien longtemps après la mort de Jefferson. Les passages mentionnant les miracles de Jésus, l’annonciation, la résurrection, le Saint Esprit, le péché etc. ont été découpées par Jefferson au rasoir, et le tout recomposé sous le titre : The life and morals of Jesus of Nazareth (La vie et les enseignements moraux de Jésus de Nazareth).

Un exemple contemporain de ré-écriture de l’Évangile nous vient du Jesus seminar, animé par John Dominic Crossan (un ex-prêtre catholique irlando-américain) et Robert Funk. Il est du reste assez significatif de constater que Crossan considère la rédaction de l’évangile de Pierre  – un des évangiles apocryphes mentionnés ci-dessus – comme précédant chronologiquement celle des évangiles canoniques. Afin de se rapprocher du « Jésus historique » (le soi-disant véritable Jésus débarrassé des oripeaux mythologiques dont l’auraient affublés les évangiles canoniques) le Jesus Seminar invitait entre autres ses participants à lire séparément les évangiles canoniques en  entourant de couleurs différentes les paroles de Jésus en fonction de leur degré supposé d’authenticité, selon des critères donnés.  Les chercheurs comparaient ensuite leurs trouvailles pour en faire une synthèse et publier ensuite leurs vues sur le « Jésus historique ».  Une telle méthode aux accents extrêmement subjectifs, ne peut naturellement manquer de faire venir à l’esprit la sympathique formule : je t’aime: un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout appliquée aux choix opérés par les uns ou les autres…

Il n’est cependant pas nécessaire d’avoir affaire à une réécriture  contemporaine de type marcionite, – proposant au lecteur un texte formellement mutilé et recomposé – pour que cette réécriture ait effectivement lieu.  La réécriture apocryphe par nombre d’églises aujourd’hui tient le plus souvent de l’abandon voire de l’occultation de tous les passages bibliques considérés comme obsolètes en raison d’une évolution socio-culturelle guidée par des motifs intrinsèques opposés à ceux que les textes du Canon traditionnel affirment ou font ressortir. Notons quelques symptômes de cet état de fait, suffisamment répandus pour motiver cette assertion: ces passages ne sont plus lus lors des offices ou des cultes ; on ne prêche plus (ou bien très rarement) sur l’Ancien Testament ; le Décalogue est relégué au rang d’objet de musée ; dans la prédication la pratique de l’exégèse est négligée et remplacée par toutes sortes de considérations moralisantes ou de citations littéraires voire philosophiques.  L’exposition historico-rédemptrice des passages la Bible n’est plus pratiquée et l’histoire de la Révélation tout simplement abandonnée. En revanche, des citations bibliques prises hors de leur contexte canonique particulier et général se font de plus et plus courantes (ce que l’on nomme « biblicisme »).

Le motif universaliste et le motif antinomien

A contrario, un motif universaliste affirmant le salut de tout individu – qu’il soit régénéré par l’Esprit Saint ou non – devient un principe herméneutique (interprétatif) dominant dans l’exposition de thèmes divers, d’ordre éthique en particulier. La pression socio-culturelle égalitariste contemporaine rend en effet insupportable tout maintien de mentions discriminatoires à l’égard du salut, sans aucun égard pour les textes néo-testamentaires, même limités aux paroles de Jésus-Christ pourtant sans équivoque à cet égard (comme en Mat. 7:21-23; 22:14; 25:31-46 etc.)

La démarche suivie peut être résumée comme suit : on commence par allégoriser les textes au moyen d’une herméneutique spiritualiste afin de mieux les réduire à une simple morale immanente, dénuée de tout caractère eschatologique inclusive d’un Jugement final.  Une fois cette étape atteinte, le résidu de morale biblique obtenu se trouve à son tour relégué au rang des scories de l’histoire lorsque de nouveaux impératifs sociétaux ou anthropologiques ont été définis, et avec eux quasiment toute notion biblique de bien et de mal redéfinie. Le bien et le mal sont désormais connus avec une nouvelle certitude  – une foi qui désormais ne doute plus ! – par l’homo religiosus contemporain, non plus régénéré par la Parole et l’Esprit, mais auto-promu au rang d’homo emancipatus, émancipé de l’autorité paternelle (selon l’étymologie de cet adjectif en droit romain).

S’il faut chercher une inspiration derrière ce nouveau canon universaliste, c’est plutôt dans la pop-culture et les mouvements de masse branchés que le nouvel évangile apocryphe va la puiser. Par exemple dans la fameuse chanson de Polnareff des années soixante-dix :

On ira tous au paradis mêm’ moi
Qu’on soit béni ou qu’on soit maudit, on ira
Tout’ les bonn’ s
œsoeurs et tous les voleurs
Tout’ les brebis et tous les bandits
On ira tous au paradis
On ira tous au paradis, mêm’ moi
Qu’on soit béni ou qu’on soit maudit, on ira
Avec les saints et les assassins
Les femmes du monde et puis les putains
On ira tous au paradis

Ne crois pas ce que les gens disent
C’est ton cœur qui est la seule église
Laisse un peu de vague à ton âme
N’aie pas peur de la couleur des flammes de l’enfer
On ira tous au paradis, mêm’ moi
Qu’on croie en Dieu ou qu’on n’y croie pas, on ira…
Qu’on ait fait le bien ou bien le mal
On sera tous invités au bal
On ira tous au paradis
On ira tous au paradis, mêm’ moi
Qu’on croie en Dieu ou qu’on n’y croie pas, on ira
Avec les chrétiens, avec les païens
Et même les chiens et même les requins
On ira tous au paradis…

Au sein du nouvel évangile apocryphe, le corollaire du motif universaliste est le motif antinomien, l’antinomisme étant essentiellement opposé à toute notion de Loi limitative.  Ainsi, pour ce motif, la Grâce suppose l’abolition de la Loi (au lieu de la délivrance par le Christ de la malédiction que la Loi amène sur l’homme pécheur incapable de satisfaire à ses exigences).  L’Évangile n’est plus l’accomplissement de la Loi, selon les paroles mêmes du Christ (Matt. 5:17-20 et jusqu’à la fin du chapitre 5 où l’esprit de la Loi est en fait révélé dans toute sa portée, radicale et insoupçonnée par ceux-là mêmes qui s’en réclamaient de manière purement formaliste). Il devient donc quasiment interdit d’interdire au motif fallacieux d’une liberté qui ne connaît de bornes que celles posées par homo emancipatus.

L’antinomisme ne se positionne pas seulement par rapport à la Loi mosaïque, mais par rapport à toute prise en compte des aspects normatifs dans la Création, avant même la Chute. Car Homo emancipatus est libre de toute entrave, en particulier dans l’exercice de sa sexualité (une thématique particulièrement d’actualité dans les débats contemporains au sein des églises, mais déjà présente à l’époque d’Irénée, comme en témoigne le dernier paragraphe de la citation donnée plus haut – sans même parler de textes néo-testamentaires tels que 2 Pierre 2:18-19): toute norme limitative à l’égard de cet exercice – quand bien même elle apparaîtrait à travers toute l’Écriture – constitue une contradiction du principe régissant la pensée et les actes d’homo emancipatus.

Les similarités avec la doctrine marcionite

Si nous reprenons les thèmes propulsés par le canon marcionite et ceux du nouveau  canon (avec l’évangile apocryphe qui lui sert de support), tel qu’on vient de l’esquisser, on retrouve les éléments communs suivants :

  • Le refus de l’ordre créationnel exprimé en Genèse 1 et 2, qui ne peut être qu’une œuvre mauvaise, oppressive.
  • Le rejet de la résurrection corporelle (à commencer par celle de Jésus), remplacée par la notion classique d’immortalité de l’âme.
  • Le divorce entre Loi et Évangile, ce dernier étant présenté comme l’abolition de la précédente, et non comme son accomplissement par le Christ dans son obéissance parfaite aux exigences de la Loi et la satisfaction propitiatoire à toutes ses exigences pour le compte des pécheurs, en vue de leur sanctification.
  • L’émancipation subséquente vis-à-vis de la Loi, en vue d’une existence plus « spirituelle », au sens où elle doit désormais être soumise à des impératifs moraux redéfinis et dégagés des normes divines considérées comme obsolètes.
  • L’affaiblissement de la distinction et complémentarité sexuelle originelle telle que révélée en Genèse 1 et 2, soit par la dévalorisation du mariage, soit par l’élévation d’autres formes de relations sexuelles (en particulier homosexuelles) au même rang.

Par quelle autorité?

La présence d’un Canon dans l’Église  – quel qu’il soit du reste – pose nécessairement la question de l’autorité par laquelle une prédication, un enseignement, des règles de conduite sont donnés.  Car tout enseignement et  pratique dans l’Église ne se justifie que par rapport à une règle, une mesure, une norme acceptées et crues comme dignes de confiance et conformes à la vérité (c’est du reste la signification initiale du mot canon).  Ce ne peut-être qu’au nom d’une autorité quelconque que parle et agit l’Église.  Cette question cruciale était déjà au centre du débat qui nous est rapporté en Matthieu 21:23-32, entre Jésus et les principaux sacrificateurs ainsi que les anciens du peuple: Par quelle autorité fais-tu cela et qui t’a donné cette autorité ? La réponse de Jésus  – qui se réfère à Jean Baptiste venu dans la voie de la justice et au baptême de repentance pratiqué par lui et cru par les péagers et les prostituées (v.32) – pointe clairement en direction soit du ciel, soit des hommes.  Dans la mesure où Jésus-Christ déclare à ses disciples que toute autorité (πασα ἐξουσία) lui a été donnée dans les cieux et sur la terre, et qu’il leur enjoint d’enseigner à toutes les nations tout ce qu’il leur a prescrit (Matt. 28:18-20), il est impératif que l’Église, du moins celle qui prétend être son corps, se pose avec acuité la question de la source de l’autorité de son enseignement: l’Évangile qu’elle prêche vient-il du ciel ou des hommes?  Et le Canon qui l’exprime est-il donné une fois pour toutes, ou bien est-il malléable à merci ?

Eric Kayayan Foi et Vie Réformées

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 

 

 

 

 

Bible

 

Croix Huguenote

 

 

 

Source : Foi & Vie Réformées

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5 janvier 2020 7 05 /01 /janvier /2020 21:26
Dictature ou Pourriture

Il y a plus de quarante ans déjà, le philosophe chrétien Jean Brun traçait à la fin de son ouvrage Les Vagabonds de l’Occident (Paris, Desclée, 1976, pages 214-215) la terrible alternative qui attend un Occident progressivement privé de Sens, car de Transcendance : Dictature ou Pourriture.  Une page qui mérite d’être lue et méditée, car illustrant étonnamment ce que nous vivons aujourd’hui.

En fait, les deux termes de l’alternative envisagée semblent se rejoindre de nos jours en une dictature de la pourriture, tandis que se profile à l’horizon une dictature opposée, celle qui se réfère à une transcendance importée d’ailleurs, s’épanouissant sur le sol décomposé de la pourriture promue avec complaisance au rang d’horizon libérateur et de « lendemains qui chantent »:

Marche au pas ou errance, tel est le dilemme auquel l’homme se trouve confronté dès qu’il a décidé de liquider toute Transcendance.  Car s’il prétend que la science qu’il élabore fait de lui le maître et l’auteur du Sens, il transpose aussitôt cette conviction dans le domaine de la politique et des techniques qu’elle se subordonne ; dès lors prolifèrent les césarismes de la signification dont le sérieux fanatique se déploie dans tous les domaines : économie, presse, enseignement, beaux-arts, vie quotidienne.  Ainsi les idées, les actes et les conduites se trouvent planifiés puisqu’on ne saurait tolérer le moindre manquement au Sens de l’histoire qui définit la marche à suivre et les comportements à adopter.

Si, au contraire, l’homme affirme qu’il n’y a pas de sens, que tout n’est que jeux et combinatoires, dans ce cas l’idée de but et de point d’arrivée se trouvé éliminée et l’on est invité à marcher dans tous les sens, à se faufiler par toutes les ouvertures, à sauter d’expériences en expériences, à se délivrer de toute idée de sérieux, à se couler dans toutes les formes, à se divertir des choses, des autres et de soi-même.  Tout se vaut puisque rien ne se vaut.

Robot ou vagabond, de toute manière l’homme se trouve condamné à un voyage réduit à un calvaire scientifique ou à une folle équipée.

De nos jours un tel dilemme semble se présenter à nous d’une manière inéluctable, car l’alternative devient de plus en plus implacable et se présente en deux mots : Dictature ou Pourriture. D’un côté les dirigismes totalitaires qui définissent règlementairement ce qu’il faut lire, dire, penser et faire ; de l’autre les libéralismes de la transgression et de l’aventure dans lesquels la délinquance hagarde et le sexe débridé multiplient les orgies dans les dérèglements.

Quant au Tiers-Monde, si l’existence y connaît encore les durs problèmes de la subsistance et de la survivance, il se trouvera tôt ou tard en présence du même choix à faire.

Les activismes du Sens et les nihilismes de la signification ont une même origine : un refus du Sacré qui les condamne à faire de l’homme un forcené ou une loque.

L’homme se trouve donc à une croisée de chemins : le camp de concentration social ou les champs de dispersion désintégrants.  Mais, harcelé ou désemparé, il se sent de plus en plus prisonnier d’un monde dont les murailles se rapprochent et dans lequel ne se trouvent même pas les ruines d’un refuge.

Eric Kayayan Foi et Vie Réformées

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 

 

 

 

 

Bible

 

Croix Huguenote

 

 

 

Source : Foi & Vie Réformées

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5 janvier 2020 7 05 /01 /janvier /2020 20:37
La Lumière dans les ténèbres ou la confusion de Babel

La Lumière dans les ténèbres

ou la confusion de babel

 

Dans quel monde de ténèbres l'homme ne vit-il pas depuis la chute de nos premiers parents !

 

Aujourd'hui l'iniquité relève la tête plus impudemment que jamais et revendique le droit de s'appeler bien.

 

L'occultisme sous toutes ses formes se proclame le chemin vers la vraie spiritualité.

 

L'humanisme sans Dieu prétend nous libérer de tous les maux. 

 

Les hommes en viennent, en excluant l'Oeuvre Victorieuse de Christ à la croix, à croire pouvoir même apprivoiser la mort, se la rendre amie.

 

L'immoralité réclame le droit d'être considérée l'égal, voire le supérieur du bien tel qu'il est défini par Dieu dans Sa Loi.

 

Celui qui n'adore pas l'humanitarisme ambiant, qui ne s'incline pas devant le pluralisme des valeurs, qui ne se vautre pas dans ce marais qu'est l'égalitarisation de toutes choses (surtout du bien et du mal) est considéré comme anormal en attendant d'être persécuté, d'être interné, voir éliminé, comme ennemi du consensus antichrétien universel qui se construit sous nos yeux.

 

 

C'est ainsi que l'on travaille à la construction de cette bienheureuse démocratie qui regrouperait toute l'humanité dans un bien-être programmé pour tous sauf, bien sûr, pour ces gêneurs sous-humains -unmensh- de la béatitude matérialiste universelle que sont embryons, handicapés de toutes sortes et vieux.

 

Voici le paradis que nous prépare une humanité qui ne veut décidément plus entendre parler ni de repentance, ni de conversion, ni de retour à Dieu et moins encore d'une quelconque soumission à Ses Saintes Lois.

 

On peut bien dire d'une telle civilisation :

 

"Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes les ténèbres !" (Matthieu 6-23)

 

Comme il est difficile aujourd'hui de comprendre ce qui se passe véritablement sur le théâtre tragique de notre terre.

 

Nous sommes tombés dans une vision taoïste du monde, vision qui semble avoir éliminé de la scène publique toute réelle antithèse.

 

Car les principes qui animent cette ancienne philosophie chinoise qu'est le taoïsme jouent un rôle central dans le pot pourri spirituel de ce prétendu Nouvel Âge quisi rapidement, est devenu l'esprit de ce temps, l'air idéologique. 

 

Dans le taoïsme, les deux principes selon lesquels l'univers tout entier serait organisé, le yin et le yang, ne sont pas foncièrement opposés l'un à l'autre. Ils sont au contraire complémentaires.

 

Le mal n'est alors aucunement l'antithèse du bien, le juste de l'injuste, la vérité de l'erreur, le communisme du capitalisme, le paganisme du christianisme. Tout se tient. Tout est complémentaire de tout.

 

Dans la mentalité qui règne aujourd’hui le bien et le mal, tels qu'ils sont définis en termes absolus par la Loi de Dieu, ont disparu.

 

La conséquence en est qu'il n'est plus possible d'invoquer de façon crédible la manifestation, dans l'histoire et dans la vie sociale actuelle des nations, des institutions ou des coutumes de ce qui pourrait être considéré comme l'expression, même partielle, de telles distinctions morales absolues.

 

Dans une telle perspective nous ne pouvons plus exprimer des jugements approuvant ou désapprouvant des événements et des réalités d'ordre public.

 

Il ne faut plus alors appeler un chat un chat sous peine de se faire soi-même traiter de méchant tigre.

 

Il se trouve une exception évidente à cet esprit de bienséante tolérance générale. Nous venons de l'invoquer.

 

Tous ceux qui par leur attachement à une foi particulière ou par leur amour pour une patrie spécifique refusent ce consensus universel et qui osent l'exprimer de manière audible sont rejetés par la dynamique de groupe du syncrétisme œcuménique et humanitariste à la mode.

 

Nous assistons ainsi aujourd'hui à une mutation dans le domaine des valeurs, comparable, par exemple, à des mouvements qui dans le passé paraissaient eux aussi irrésistibles à ceux qui les ont vécus.

 

Je pense à la Réforme, par exemple, ou plus près de nous, à l'esprit rationaliste et anti-chrétien du siècle des Lumières.

 

A la réflexion et en observant la croissante influence de cette mentalité holistique dans tous les domaines, le développement actuel, pour ainsi dire surréaliste en tous domaines ne devrait de fait guère nous surprendre.

 

Cette disparition des bornes morales publiques visibles au fond est typique du relativisme à la base de notre civilisation apostate.

 

La victoire universelle même dans de nombreux milieux chrétiens d'une pensée dialectique  et celle non moins éclatante des méthodes de dynamique de groupe montrent bien que l'ancrage d'une démarche intellectuelle sur le fondement d'une vérité absolue a disparu du consensus social, culturel et religieux.

 

Le résultat en est que dans la réflexion diverse, sont livrés à une perspective dépourvue de toute signification, privée de tout rapport à un système de valeurs immuable et même coupé des réalités objectives permanentes les plus évidentes.

 

Le message ne saurait être plus clair. Toutes choses, y compris le bien et le mal, sont maintenant placées sur le même pied d'égalité ; tout devient parfaitement interchangeable ; il n'y a plus rien pour lequel il vaut la peine de vivre ou de mourir. Le résultat social : drogue, suicide, alcoolisme, divorces, désintégration sociale.

 

Sur le plan religieux cette attitude anarchique, informe, chaotique fut fort bien exprimée en son temps par le pape Jean-Paul II dans son évocation constante de cette panacée universelle, une civilisation d'amour

 

Dans cette perspective, tout à la fois sentimentale et humanitariste, le dialogue et la compréhension mutuels remplaceraient les rudes catégories, aujourd'hui dépassées, du Bien et du Mal, de la Vérité et du Mensonge, de l'Orthodoxie et de l'Hérésie, de la Bénédiction Divine et du Jugement de Dieu.

 

La politique de l'amour, l'amour, l'harmonie de toutes choses, remplace ainsi cet instrument aujourd'hui anachronique de l'ancienne politique de l'humanité, l'épée qui, elle , tranche entre les hommes. Car l'épée, ce magistrat pourvu de la force publique qui a en effet été établie par Dieu pour réprimer les malfaiteurs et ainsi protéger les gens de bien, est aujourd'hui définitivement mise au fourreau. 

 

Le mal et les hommes mauvais ont disparu de notre planète et les attitudes de discipline, de discernement, de discrimination contre le mal et contre les méchants, la résistance à l'iniquité, la manifestation d'un amour vrai des parents et la saine autorité envers leurs enfants ne sont plus de mise.

 

Nos apôtres de l'amour qui oublient tout simplement l'existence du péché, nous préparent des lendemains amères dont nous devrons déchanter avec larmes et grincements de dents.

 

Ainsi le mal semble en partie avoir quitté la scène de la vie, quel que puisse être le comportement des méchants, apparaissant aujourd'hui sous la forme d'agneaux innocents. Ce surréalisme sonne bien faux. Car, si nous considérons la structure de cette Alliance Éternelle par laquelle Dieu Gouverne Sa Création, la Bénédiction Divine ne peut que provenir de la fidélité des hommes à l'Alliance, de leur Obéissance aux Commandements de Dieu.

 

Si l'on considère seulement un instant l'état moral et spirituel présent de l'humanité dans son ensemble nous devrions, pour être impartiaux et objectifs, nous attendre, non aux Bénédictions et aux Grâces de Dieu, mais à Sa Colère, à Ses Malédictions, pour tout dire au Jugement d'un Dieu Justement Irrité par l'iniquité grandissante des hommes. 

 

La réalité brutale est tout autre que celle d'un rêve utopique.

 

Dans toutes les régions du monde et à tous les niveaux de la société l'iniquité se multiplie. Le mal répand son empire, ne rencontrant que peu le moindre obstacle. L’ascension de l'iniquité est de toute apparence irrésistible. Le mal devient même moral. Il revendique partout le droit de se nommer bien.

 

Le pluralisme théologique dans de nombreuses églises montre aujourd'hui ouvertement son vrai visage, la tolérance de toutes les erreurs parmi ceux se réclamant de Jésus Christ, dérapage produisant le résultat auquel nous aurions dû nous attendre dès le début.

 

Autre élément sur le plan moral, la guerre implacable livrée partout où la civilisation occidentale exerce son influence contre des êtres humains avant leur naissance est aujourd'hui poursuivie sans relâche. Il va sans dire que ce massacre d'innombrables petits enfants dépourvus de toute défense et dont les protecteurs naturels - père, mère, médecin, sage femme - sont devenus les bourreaux, est un crime de masse contre Dieu et contre les hommes qui dépasse largement, tant en quantité qu'en cruauté, tout ce que notre siècle infâme a pu déjà voir d'iniquités monstrueuses.

 

L'on nous demanderait même paradoxalement à exprimer une sympathie sans réserve. Mais aucun Chrétien ne saurait refuser sa sympathie même envers son pire ennemi tombé dans le malheur, encore moins pour un pécheur rattrapé par les conséquences mortelles de ses péchés.

 

C'est ainsi que les autorités diverses tant politique qu'ecclésiastiques en viennent à fermer la porte à toute prise de conscience, à toute vraie repentance et, par conséquent, à toute espérance éternelle. La mort n'étant plus considérée comme la conséquence du péché, on évacue ainsi tout sérieux de la notion même du péché.

 

On étouffe de cette manière toute prise de conscience et ce qui pouvait encore rester de conscience à notre peuple s'en trouve cautérisé, peut-être même de manière définitive, par certains représentants d'église eux-mêmes.

 

De telles analyses succinctes valent ce qu'elles valent et téméraire serait celui qui prétenderait comprendre pleinement ce qui se passe aujourd'hui. Mais de quelque direction que nous tournons les regards la situation générale comme mondiale est dangereuse à l'extrême. Il est certain que nous nous approchons toujours plus du point où nous aurons épuisés toutes les réserves de l'Immense Patience de Dieu.


Si nous limitions notre analyse aux seuls éléments humains nous ne pourrions que sombrer dans le désespoir le plus noir.

 

Mais la Lumière qui est en Christ, Lumière qui éclaire toute la Création de Dieu, est réellement venue dans le monde.

 

Elle s'est révélée pour nous dans cette fête que nous avons célébré et célébrons à Noël, fête de la Naissance du Seigneur des seigneurs, du Roi des rois, de Jésus-Christ, de toute éternité Lumière Divine et, aujourd'hui encore, Lumière Unique des nations.

 

Comme l'annonçait Zacharie, par ce petit enfant, vrai Dieu et vrai homme, est venue la connaissance du Salut, le Pardon des péchés, l'Ardente Miséricorde du Dieu Juste et Saint.

 

"C'est par elle que le soleil levant nous visitera d'en haut pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort et pour diriger nos pas dans le chemin de la paix." (Luc 1:78-79)

 

C'est cette Lumière venue parmi les hommes, qui se trouve à la base et qui est la raison d'être de toute notre vie Chrétienne.

 

Dans des temps aussi difficiles et aussi confus, Notre Réconfort, Notre Espérance et Notre Force comme Eglise, comme Peuple choisi de Dieu, ne repose pas dans les divagations politiques ou autres et dans les plans iniques d'hommes pervertis mais dans la Souveraineté, la Justice et la Miséricorde du Dieu de l'Alliance, dans l'Immuabilité du Seigneur des armées, dans le Caractère Inébranlable de Sa Vérité et dans l'Accomplissement Certain de Ses Desseins Éternels.

 

"L’Éternel est Juste dans Toutes Ses Voies, et Bienveillant dans Toutes Ses Œuvres. L’Éternel est Près de tous ceux qui L'invoquent, de tous ceux qui L'invoquent avec vérité, Il Réalise les souhaits  de ceux qui Le Craignent, Il Entend leur cri et Les Sauve. L’Éternel Garde tous ceux qui L'aiment." Psaume 145:17-20)

 

Cette Lumière est déjà Victorieuse de toutes les ténèbres de ce pauvre monde perdu.

 

C'est Elle qui nous conduit à travailler à percer les brouillards si épais de ce temps où les hommes se dressent plus que jamais stupidement contre Leur Dieu.

 

Que la Parole de Dieu éclaire notre chemin et que, par cette Lumière qui Illumine tout homme, nos yeux puissent aussi voir la Lumière.

 

 

 

Jean Marc Berthoud

Jean-Marc Berthoud,

Théologien Réformé Baptiste,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bible
Croix Huguenote

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Calvinisme : Résister & Construire

Synthèse de deux articles écrit  par Jean Marc Berthoud adaptée pour Refuge Protestant

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1 janvier 2020 3 01 /01 /janvier /2020 09:31
Bonne année 2020 en Christ

Que Dieu bénisse chacune et chacun

en tout lieu qu'il demeure,

Que cette nouvelle année soit encore le moment pour tous

de s'approcher toujours plus de Christ,

soit dans le pardon et le salut pour celles et ceux

ne le connaissant pas encore,

soit dans l'édification et l'avancement de Son Règne

à Sa Seule Gloire.

Meilleurs vœux en Jésus Christ

Notre Sauveur et Seigneur

pour cette année 2020.

 

Refuge Protestant

Refuge Protestant Croix Huguenote

 

(Psaume 121 / 1 Thessalonissiens 5:23/24)

Eric Kayayan

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

Foi et Vie Réformées

 

PSAUME 136 :
Célébrez Dieu hautement 

Tiré du Psautier de Genève (1729)

Célébrez Dieu hautement, car Il est Doux et Clément et Son Immense Bonté dure à perpétuité. Célébrez le Dieu des dieux, Élevé sur tous les cieux ; car Son Immense Bonté dure à perpétuité. Rendez à Dieu les honneurs, dû au Seigneur des seigneurs ; car Son Immense Bonté dure à perpétuité. Dites que ce Roi des rois Fait, Seul, mille grands exploits ; car Son Immense Bonté dure à perpétuité. C’est Lui qui Fit Sagement, et l’air, et le firmament ; car Son Immense Bonté dure à perpétuité. (...) Quand nous étions affligés, Sa Main nous a Soulagés ; car Son Immense Bonté dure à perpétuité. Il nous a Tirés des mains des ennemis inhumains ; car Son Immense Bonté dure à perpétuité. Lui Seul Conserve et Soutient ce que l’univers contient ; car Son Immense Bonté dure à perpétuité. Enfin, du Grand Dieu des cieux louez Le Nom Glorieux ; car Son Immense Bonté dure à perpétuité 

Source 

Psautier de Genève

 

Bible
Croix Huguenote

C'est une bonne coutume de se souhaiter une bonne année.

Trop souvent cependant, ce que nous entendons par "Bonne Année" se trouve être :

"j'espère que vous serez en bonne santé, que tout se passera bien pour vous, et que vous aurez beaucoup de prospérité cette année dans tout ce que vous ferez."

Les Protestants Réformés comme les Puritains l'ont exprimé d'une meilleure manière.

Ils se souhaitent une nouvelle année bénie ("béni" : bonheur intérieur quelles que soient les circonstances), et par lesquelles cela signifiait ceci :

"Nous espérons que tout ce qui vient par la main de la Providence cette année puisse vous être sanctifiée en Christ et par le Christ, afin que vous soyez patients dans l'adversité, reconnaissants dans la prospérité, et ayez une Confiance Ferme en Notre Dieu Fidèle et Père pour l'avenir inconnu. (Catéchisme de Heidelberg. Q28), que vous croyiez que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu (Romains 8-28).  

Alors, de cette manière, je vous souhaite à vous et votre famille une nouvelle année bénie ! Je vous souhaite en 2020 l'expérience de Samuel Rutherford qui pourrait dire :

" Chaque jour, nous pouvons voir quelque chose de nouveau en Christ, Son Amour n'a ni bord, ni fond. Dans nos fluctuations de sentiment, il est bon de se rappeler que Christ n'admet Lui aucun changement dans Ses Affections, votre cœur n'étant pas une boussole de marine par laquelle Jésus navigue."

Pasteur Joël Beecke,

Joel Beeke,

Pasteur Théologien Protestant Réformé.

Ministre de l'Heritage Reformed Congregation à Grand Rapids dans le Michigan,

Président du Puritan Reformed Theological Seminary,Professeur de Theologie Systématique et d'Homilétique.

Psaumes et hymnes du culte réformé compilé par Peter Masters. Cette collection de psaumes et d'hymnes a été inspirée par les richesses spirituelles de Our Own Hymn Book , compilé par CH Spurgeon en 1866. Vous pouvez vous procurer le cd en suivant ce lien : . https://tabernaclebookshop.org/products/psalms-and-hymns-of-reformed-worship-9781870855099

Le Seigneur entendra quand les troubles surviendront, quand les épreuves et les chagrins oppriment ; de Notre Alliance avec Lui, Dieu ne faillira jamais envers Son Peuple. Par la prière, Il renforcera la Foi et l'Amour pour bénir les moyens de Grâce, et par Sa Parole nos âmes qui attendent sentiront Sa Forte Étreinte. Il nous accordera tout le désir de notre âme en Lui faisant confiance à cette heure. Nos cœurs reconnaissants n'oublieront pas Les Détails de Son Amour ; comment tous nos besoins réels ont-ils été satisfaits ? Par le Secours d'en haut. Ainsi prouvé, notre foi infantile grandira en conviction bien sûr ; et s'appuyant moins sur l'aide humaine, nous Lui ferons encore plus confiance. (Tiré du Psaume 20)

Charles Haddon Spurgeon

 

La Présence de Christ est tout le Paradis que nous désirons. Il est à la fois La Gloire de nos jours les plus brillants et Le Confort de nos nuits.

Charles Spurgeon,

Eglise Refuge Protestant

 

Bible Huguenote
Croix Huguenote

 

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26 décembre 2019 4 26 /12 /décembre /2019 08:46
Sous le contrôle de la Providence Divine

"L'Eternel sonde le juste."

Psaume 11:5

 

Tous les évènements de cette vie sont sous le contrôle de la Providence Divine.

 

En conséquence, on peut immédiatement remonter de toutes les épreuves de notre vie extérieure jusqu'à leur grande Cause initiale.

 

Rangées par régiment, revêtues de leur armure de métal et chargées de leurs armes de guerre, les armées de l'épreuve s'élancent en sortant de la Glorieuse Porte des Ordonnances de Dieu.

 

Toutes les circonstances de la Providence sont des occasions pour l'épreuve.

 

Commes les roses, même les miséricordes dont nous jouissons ont leurs épines.

 

Les hommes peuvent être submergés par des océans de prospérité, tout autant que par des fleuves d'afflictions.

 

Les collines ne sont pas trop hautes, ni les vallées trop profondes pour ne pas être touchées par la tentation.

 

Les épreuves guettent toutes nos voies.

 

Partout, que ce soit au-dessus ou au-dessous, des dangers nous entourent et nous guettent.

 

Toutefois, le nuage menaçant ne laisse tomber aucune pluie sans en recevoir d'abord la permission.

 

Chaque goutte doit recevoir Son Ordre de mission avant de s'élancer vers la terre.

 

Les épreuves qui viennent de Dieu servent à manifester et à fortifier les grâces que nous avons reçues et, ainsi, à immédiatement illustrer la Puissance de la Grâce Divine.

 

Elles servent aussi à démontrer l'authenticité de nos vertus et à augmenter leur force.

 

Dans Sa Sagesse Infinie et Son Amour Surabondant, Notre Seigneur place une valeur tellement élevée sur la foi de Son Peuple qu'Il ne leur épargne pas les épreuves qui, précisément, en augmentent la force.

 

Vous n'auriez jamais possédé la foi si précieuse qui aujourd'hui vous soutient si l'épreuve de cette foi n'avait pas été par le feu.

 

Ami(e) Chrétien(ne), vous êtes comme un arbre.

 

Vous n'auriez jamais été aussi bien enraciné si le vent ne vous avait pas secoué de part et d'autre, vous poussant à affermir votre pogne sur les Précieuses Vérités de l'Alliance de Grâce.

 

L'aise dans le monde est le plus grand adversaire de la foi, car elle relâche les joints d'une sainte valeur et coupe les tendons d'un courage sacré.

 

Le ballon d'hélium ne s'envole pas à moins que l'on coupe les cordes qui le retiennent.

 

Ainsi, l'affliction rend un fier service à l'âme croyante.

 

Tant que le grain dort enfermé dans son enveloppe, il ne sert à rien pour l'homme.

 

Il faut le battre pour le faire sortir et en connaître la valeur.

 

C'est pourquoi, il est bon que l’Éternel sonde le juste, car cela pousse celui-ci à s'enrichir avec Dieu.

 

Amen,

 

Charles Haddon Spurgeon

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

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23 décembre 2019 1 23 /12 /décembre /2019 17:32
Prière sur ce que Dieu nous a tant aimés, qu'il a envoyé son Fils au monde pour nous sauver - Bénédict Pictet

Mon Seigneur et Mon Dieu, Tu me vois prosterné devant Ta Majesté Souveraine, pour Te supplier de me donner Ton Saint-Esprit, afin que je puisse comprendre, avec tous les saints, la hauteur, la largeur, la profondeur et la longueur de Ta Charité.

 

Mon esprit et mes pensées se confondent, quand je considère jusqu'à quel point Tu nous as aimés,  Toi le Saint des saints, Le Créateur de l'univers, Le Roi des anges et des hommes ; Toi qui possèdes toutes les perfections ; qui as le ciel pour Trône, et la terre pour Ton marchepied ; nous qui rampons dans la poudre, et qui sommes souillés depuis la plante de nos pieds jusqu'au sommet de nos têtes ; nous qui étions soulevés contre Toi, et qui méritions toute Ta haine.

 

Comment, ô Dieu, as-Tu pu nous aimer, jusqu'à nous donner Tout ce que Tu avais de plus cher ?

Ton Fils, Ton Propre Fils, Ton Unique, la Splendeur de Ta Gloire; l'Empreinte de Ta Personne, Ton Image Parfaite, par qui Tu as fait les siècles, et qui soutient toutes choses par Sa Parole Puissante.

 

Si Tu avais donné Ton Fils pour les anges, ces intelligences célestes, qui T'adorent dans les cieux dans une parfaite innocence, ou si Tu l'avais donné pour nos premiers parents, pendant qu'ils étaient justes, nous aurions déjà sujet d'admirer Ta Bonté Infinie.

 

Mais Tu L'as envoyé ce Fils pour des créatures qui ne méritaient pas de voir La Lumière, et qui étaient dignes de toutes les foudres de Ta Colère, qui avaient foulé aux pieds Tes Divines Lois, et qui méprisaient les richesses de Ta Patience.

 

Si le Fils que Tu nous as donné était un simple mortel, que Tu eusses pourtant élevé au-dessus des autres hommes par des qualités éminentes, nous aurions encore matière de Te rendre nos actions de grâces, de ce que Tu as pensé à nous, et de ce que Tu as eu Compassion de notre misère.

Mais ce Cher Fils, que Tu as Fait descendre du Ciel pour nous sauver, est Dieu Béni Eternellement avec Toi ; Il possède avec Toi la Même Essence, la Même Gloire, la Même Majesté, les Mêmes Perfections.

 

Cependant Tu nous L'as donné, et Tu L'as exposé à la mort pour nous rendre éternellement Bienheureux.

 

Ô Dieu, Ta Fidélité atteint jusqu'aux nues, mais Ta Bonté et Ta Miséricorde est au-dessus des cieux.

 

Nos esprits sont trop petits pour concevoir Toute La Grandeur de Ton Amour ; mais, Seigneur, ne permets pas que nous soyons ingrats à Tes Faveurs Inestimables.

Puisque Tu nous as Aimé d'un Amour qui surpasse toute connaissance, fais aussi que nous T'aimions autant que nous sommes capables d'aimer ; plus que toutes les plus excellentes créatures, infiniment plus que nous-mêmes, et que tout ce qui est dans nous.

 

Que nous T'aimions sur la terre comme nous T'aimerons dans le Ciel.

 

Nous Te demandons cette Grâce par ce Cher Fils que Tu nous as donné.

Amen.


 

Bénédict Pictet

Bénédict Pictet. 

 

Prières pour les jours de sainte cène, de Noël, de Pâques, de Pentecôte et de septembre, et pour les jours de jeûne.

 

 

 

 

Bible
Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

Source : Pensées365

 

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23 décembre 2019 1 23 /12 /décembre /2019 15:26
L'espoir retrouvé

Chaque dimanche après-midi, après le service du matin au Temple Protestant, le Pasteur et son fils de onze ans avaient l'habitude de sortir et distribuer des petits papiers présentant l’Évangile et le salut en Christ.

 

Ce dimanche après-midi en particulier, alors que l'heure arrivait pour le Pasteur et son fils d'aller dans les rues avec leurs feuilles, il faisait très froid et la pluie tombait à torrent. 

Le garçon s'emmitoufla dans ses vêtements les plus chauds puis dit : 


- "Papa, je suis prêt  !


-  "Prêt pour quoi ?


- "Papa, il est l'heure de prendre nos feuilles comme on fait toujours et de sortir !"


- "Mon fils, je suis désolé, mais il fait très froid dehors et la pluie tombe très fort comme tu as pu le voir."

Le garçon lança à son père un regard surpris en lui demandant : 


- "Oui, papa. Mais les gens ne risquent-ils pas d'aller en enfer même s'il pleut ?"


- "Mon fils, je ne sors pas sous ce temps ! Je regrette."

D'un air consterné le fils demanda alors : 


- "Papa, est-ce que je peux quand même y aller, moi ? S'il te plaît papa !"

Son père hésita un instant, puis lui dit : 


- "D'accord mon fils, tu peux y aller. Voici les feuilles ;  mais sois très prudent, mon fils ! 


- "Merci papa ! " et il partit sous la pluie.

Le jeune garçon de onze ans parcourut les rues de la ville, de porte en porte, et donna son papier parlant de Christ à tous ceux qu'il pouvait rencontrer malgré la pluie et le froid dans la rue.

 

Après deux heures dehors sous la pluie, il était trempé jusqu'aux os ; mais il lui restait sa toute dernière feuille. 

Il s'arrêta à un coin de rue et regarda afin de voir s'il ne trouverait personne à qui il pourrait donner cette ultime feuille, mais les rues étaient devenues totalement désertes. 

Puis il se tourna vers la première maison qu'il vit, commença à marcher sur le trottoir vers la porte d'entrée et frappa.

 

Personne ne répondit.

 

Il frappa à nouveau et toujours personne ne répondait.

 

Il attendit mais personne ne vint répondre.

Finalement le jeune garçon se retourna et se mit à s'éloigner, lorsque se ravisant, il voulu tenter encore une dernière fois.

 

Il retourna donc à la porte, frappa à nouveau, cette fois ci très fort et attendit.


Il refrappa de nouveau avec insistance, et cette fois la porte s'ouvrit tout doucement.

 

Là se tenait une dame âgée qui avait l'air très triste.

 

Elle demanda doucement :

 

"Que puis-je faire pour vous, jeune homme ?


Avec des yeux radieux et un sourire lumineux, le jeune garçon dit :

 

"Madame, je suis désolé si je vous ai dérangée, mais je voulais juste vous dire que Jésus vous aime vraiment. Et je suis venu vous donner ma toute dernière feuille qui vous dira tout sur Jésus et son grand Amour pour vous."

En disant cela, il lui donna son dernier papier, se retourna sans insister et partit.

 

Elle l'interpella alors qu'il s'éloignait :

 

"Merci jeune homme et que Dieu te bénisse !"


Le dimanche matin suivant, le pasteur était à la chaire du Temple et comme le culte du dimanche allait débuter, il demanda :

 

« Y a-t-il quelqu'un qui aurait quelque chose à partager avant de commencer le sermon ?» 

Lentement, dans la rangée arrière du Temple, une dame âgée se leva et de sa petite voix s'adressa aux fidèles présents à l'office.

 

 "Aucun d'entre vous dans cette église ne me connaît.

Je ne suis jamais venue ici auparavant.

Voyez-vous, avant dimanche dernier, je n'étais pas une chrétienne.

Mon époux est mort il y a bien longtemps, me laissant complètement seule dans ce monde.

Dimanche dernier, était une journée particulièrement froide et pluvieuse, et dans mon coeur, c'était encore pire.

Alors que j'arrivais découragée, fatiguée, je n'avais plus aucune raison de vivre encore, aucun espoir et même aucun désir de vivre.

Alors j'ai pris une corde et une chaise et je me suis mise à monter les escaliers qui mènent vers le grenier de ma maison.

J'ai pris le temps d'attacher la corde le mieux possible malgré mon grand âge à une poutre du plafond, puis je me suis mise debout sur la chaise et j'ai mis l'autre bout de la corde autour de mon cou. 

Debout sur cette chaise, j'étais si seule, le coeur si brisé, j'allais m'engager dans le vide, lorsque tout à coup, des coups à la porte en bas me fit sursauter et arrêter mon geste.

Je me suis dit : Je vais attendre une minute et qui que soit, cette personne va s'en aller...!

Mais l'insistance était si forte et les coups plus forts sur la porte qu'encore une fois je me suis dis : mais qui cela peut-il être ? Jamais personne ne frappe à ma porte ou vient me voir ?!? 

Alors, j'ai délié la corde de mon cou et suis descendue pour aller à ma porte.

Durant ce temps, les coups redoublaient de plus en plus fort.

Lorsque j'ai ouvert la porte, j'en croyais à peine mes yeux !!

Là, sur mon porche, il y avait le garçon le plus trempé qui soit, mais le plus radieux et angélique que je n'avais jamais vu de toute ma vie.

Son sourire, ooohh, je ne pourrai pas le décrire tellement il était profond ! 

Ses paroles qui sortirent de sa bouche ont marqué mon coeur à un point tel qu'un espoir infime se mit à apparaître, moi qui n'espérait plus en rien ni ne désirait plus rien.

Quel visage radieux malgré la pluie ! Et les paroles tellement gentilles et douces de sa petite voix de chérubin ont ému mon coeur : "Madame, je suis juste venu vous dire que Jésus vous aime vraiment." 

Puis il me donna ce papier que je tiens là dans ma main.

Et, comme un petit ange qui disparaissait au dehors, dans le froid et la pluie, je fermai ma porte et j'ai lu tranquillement chaque mot de cette feuille trempée.

Après avoir tout lu, je suis remontée dans mon grenier chercher ma corde et ma chaise. Je n'en avais plus besoin désormais. Je suis maintenant une fille de Christ, une fille de Roi, heureuse, tellement heureuse et consolée, que je suis venue vous voir puisque l'adresse de votre Temple était sur la feuille pour dire à ce petit garçon :

Merci petit ange de Dieu qui est venu juste au bon moment. En faisant cela tu as sauvé ma vie et mon âme d'une éternité terrifiante en enfer.

Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle.

Jean 3-16

Comme l'on peut deviner, à part quelques exceptions que l'on trouve toujours, il ne resta autrement pas un œil sec dans tout le Temple, ni de manque de louange sincère et reconnaissance profonde envers Dieu.

 

Le pasteur, descendit de sa chaire, vers les premiers bancs où était assis son fils.

Il le prit dans ses bras et fut pris d'une vive émotion.

 

Emotion d'amour et de respect envers son fils, mais également chaudes larmes de repentance envers Dieu, demande de pardon envers son fils de son attitude envers Dieu et lui lorsque ce dernier désirait sortir, et qui, n'avait pas été freiné par le temps ingrat du dehors.


Dieu Notre Divin Père a donné Lui  Son Propre Fils pour venir dans notre monde afin de sauver les âmes perdues que nous étions tous sans exception aucune.

 

Riche comme pauvre, grand comme petit, noble comme misérable, blanc comme noir, juif comme arabe, vieux comme enfant.

 

Il accueillit le Retour de Son Fils avec une Joie Indescriptible, avec tout le ciel qui criait « Louanges et Honneur au Roi ». Le Père assit Son Fils Bien Aimé sur le Trône, au-dessus de toutes les puissances et principautés et de tous les noms qui sont donnés.


Voici une belle leçon de l'Amour de Dieu pour chacun(e), et qui nous dit également qu'en suivant Ses Pas, un petit geste bien anodin au premier abord peut être, peut faire basculer de fait une vie toute entière.

 

Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, (...); On l'appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix.  Esaïe 9-6

 

 

 

 

 

 

 

 

Bible
Croix Hugenote Réformée

 

 

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20 décembre 2019 5 20 /12 /décembre /2019 19:16
Le Psautier de Genève et l'esprit de la Réforme

La Réforme n'est pas un simple objet relevant d’un patrimoine historique et civilisationnel issu de l’Occident chrétien, mais un appel et un rappel permanent à la vie qu’offre l’Évangile de la Grâce en Jésus-Christ. Voici donc un article sur la naissance du Psautier Protestant, toujours utilisé et chanté dans nombre d’églises réformées sur les cinq continents (jusqu’en Corée du Sud et en Indonésie).

“La tradition est la foi vivante des morts;

le traditionnalisme est la foi morte des vivants”

Jaroslav Pelikan

 

            La publication du Psautier de 1562

La publication en 1562 (deux ans avant la mort de Jean Calvin) du Psautier de Genève comprenant la totalité des cent cinquante psaumes mis en rimes et en musique,  est considérée comme l’un des plus gros succès de l’histoire de l’édition : cent ans à peine après la mise au point de la technique d’imprimerie en Allemagne, pas moins de cinquante mille exemplaires de ce Psautier furent vendus en l’espace d’un an.

Cette même année 1562 en parut aussi la première édition pirate, sans nom d’éditeur ou de librairie.  L’éditeur principal du Psautier, Antoine Vincent, avait pourtant obtenu l’exclusivité des droits pour une période de dix ans non seulement à Genève, mais également en France.  Sa mort six ans plus tard, en 1568, allait de toutes manières faire tomber le Psautier dans le domaine public.

Afin d’en assurer une distribution aussi large que possible, Vincent et ses fils – lesquels disposaient eux-mêmes de deux maisons d’édition, l’une à Genève, l’autre à Lyon – avaient conduit des négociations avec dix-neuf maisons d’imprimerie et de distribution.  La collaboration de quarante-cinq ateliers d’imprimerie à travers Genève et toute la France fut acquise afin de rendre possible l’impression de ce nombre considérable de copies.  La quantité de papier utilisée dans ce but est proprement astronomique pour l’époque.  Le 27 janvier 1562, 27400 exemplaires étaient  déjà disponibles à Genève.  Le profit effectué devait être redistribué aux pauvres, sous la supervision des diacres des églises de Genève.  Comme on pouvait s’y attendre, ces diacres mèneraient par la suite  un combat persistant afin de rentrer en possession de tous les fonds promis par les collaborateurs de cette entreprise…

Une année auparavant, Théodore de Bèze (le plus proche collaborateur de Calvin et l’auteur de la plupart des mises en rime des psaumes) avait obtenu du roi de France le privilège royal et la permission de diffuser le psautier  à travers le royaume, grâce à sa participation au Colloque de Poissy entre d’un côté les catholiques romains et de l’autre les protestants, dont il était le porte-parole compétent.  Le climat était alors au dialogue et l’on espérait encore qu’une réconciliation pût intervenir après des années de persécution mais aussi de croissance du parti huguenot, surtout au sein de la noblesse française.  L’année 1562 allait hélas voir le début des guerres de religion en France, à la suite du massacre de Vassy, lorsque les troupes du duc François de Guise massacrèrent les membres d’une assemblée de huguenots célébrant un culte dans une grange.  Ironiquement, le Psautier, qui avait reçu l’approbation royale l’année précédente, allait plus que jamais servir de réconfort aux martyrs huguenots marchant vers le bûcher…

Les étapes du projet

Le Psautier de 1562 constitue l’aboutissement d’un projet initié par Calvin lui-même en 1539, lorsqu’il était pasteur de la paroisse des français à Strasbourg.  Tout comme pour l’Institution de la Religion Chrestienne ce projet allait croître progressivement durant les vingt-trois années suivantes : de dix-neuf psaumes initialement mis en rime et musique (treize par les soins de Clément Marot, poète à la cour de François premier, six par ceux de Calvin) le Psautier allait passer à trente-cinq en 1542, puis quarante-neuf en 1543 : cette fois toutes les versifications étaient de Marot. Calvin, ayant estimé que la qualité poétique de ses propres versifications n’atteignait pas celle du fameux poète, avait retiré les siennes.  Marot mourait en 1544 et Théodore de Bèze ne s’établirait à Genève qu’en 1548.  C’est donc ce dernier qui allait reprendre ce travail et le compléter, révisant en 1560 ses propres textes et même ceux de Marot en vue d’une meilleure adéquation avec l’accentuation des mélodies.  On admire justement l’inégalable rapport parole-mélodie qui caractérise le Psautier, et qui fit son succès. Outre l’apport de mélodistes strasbourgeois tels que Matthias Greiter, celui de Loïs Bourgeois, employé par les autorités genevoises, doit être particulièrement souligné.

Avant même la parution de l’édition complète en 1562, les psaumes jouissaient en France d’une très grande popularité, comme en témoigne le fameux épisode du Pré-au-Clercs : au mois de mai 1558 de nombreux Huguenots se rassemblèrent près de la rive de la Seine plusieurs jours de suite pour chanter les psaumes publiquement et pacifiquement, leur nombre atteignant plusieurs milliers le treize mai.  Le roi et la reine de Navarre, Antoine de Bourbon et Jeanne d’Albret, se joignirent à eux, accompagnés de nombreux membres de la noblesse. A l’instigation de la Sorbonne, ces réunions furent rapidement interdites par le roi Henri II, étant considérées comme troublant la paix publique et comme vecteurs de sédition contre l’autorité royale.  De nombreuses arrestations furent effectuées, les prisonniers étant cependant assez rapidement relâchés. Calvin se fait l’écho de cet incident dans une lettre en date du 19 juillet de cette année  adressée à son ami le marquis de Vico: Du costé de France il advint il y a environ deux moys quelque escarmouche à Paris, pour ce qu’en une place nommée le Pré aux Clercs plusieurs gens en grande assemblée avoient commencé et poursuivy à chanter les Pseaumes.  Mesme le roy de Navarre, avec telle suytte que vous pouvez estimer, s’estoit mis de la bande.  Plusieurs à ceste occasion ont esté pris.  Tant d’édicts ont esté publiés avec grosses menaces, que la chose a cessé.

 

Le rôle des enfants dans le chant liturgique

Afin de faciliter l’apprentissage des mélodies, les musiciens employés par les autorités de la ville de Genève développent des méthodes d’enseignement (solfège) appliquées en particulier aux enfants.  Déjà en 1537, lors du premier séjour genevois de Calvin, celui-ci avait émis le souhait que les enfants jouent un rôle majeur dans l’apprentissage des psaumes chantés par l’assemblée. Cela est mentionné assez spécifiquement en janvier de cette année dans les articles soumis à l’approbation du Conseil de la ville: les enfants disposant d’une bonne voix devront apprendre les mélodies en premier et les chanter durant les services de culte, afin que les adultes soient à leur tour progressivement amenés à les apprendre.  Le rôle actif des enfants durant le culte, de même que l’unité du lien de foi unissant enfants et adultes, se voient ainsi réalisés liturgiquement.  On ne saisit l’impact que le chant de l’assemblée a  pu avoir sur chaque participant que lorsque l’on se souvient qu’auparavant le chant ecclésial était réservé à des maîtrises spécialisées d’enfants ou des chœurs d’hommes.  Bien entendu, l’apprentissage dans les assemblées des psaumes versifiés mis en musique ne fut pas toujours facile : il existe des témoignages de chaos indescriptible régnant dans des églises où divers groupes de l’assemblée ne parvenaient pas à entonner le chant de manière synchronisée (l’orgue ayant souvent été banni du culte, comme à Genève du temps de Calvin et de Théodore de Bèze, afin de laisser entièrement place au chant humain).  En revanche, là ou cette synchronisation se mettait en place, grâce à un ou plusieurs chantres, ce chant en commun était perçu comme  manifestant une force et une beauté tout à fait particulières, propre à renforcer la foi et la ferveur des fidèles.

 

Les versions polyphoniques et les traductions du Psautier

Il est assez remarquable que le succès du Psautier ne se soit pas limité aux protestants français, mais également aux fidèles catholiques.  De fait il devint un instrument puissant d’évangélisation.  Des compositeurs de grand talent écrivirent des versions polyphoniques, notamment en forme de motet.  L’un d’entre eux, le protestant Claude Goudimel, auteur de plusieurs séries en différents styles contrapuntiques, disparut lors de la Saint Barthélémy lyonnaise.  Le compositeur français le plus remarquable du dernier tiers du seizième siècle, Claude Lejeune (ca 1530-1600), lui aussi un protestant,  appliqua à ses compositions basées sur les psaumes versifiés des principes rythmiques fondés sur la musique mesurée à l’antique, collaborant avec le fondateur de l’Académie de Musique et de Poésie, Jean-Antoine de Baïf. D’autres compositeurs offriront des versions instrumentales de mélodies de psaumes. A partir de 1566  des Psautiers sur le modèle genevois commencent à voir le jour dans d’autres langues et dans d’autres pays : néerlandais (1566), allemand (1573), italien (1605), espagnol (1606), hébreu -sic!- (1623) puis hongrois, tchèque et même… turc.

 

Calvin sur le chant d’église

C’est dans la préface au psautier de 1543 (« A tous chrestiens amateurs de la parole de Dieu ») que Calvin s’est exprimé le plus clairement sur l’essence de la musique, son utilisation dans le culte ou pour l’usage privé, sa force et ses dangers, ainsi que sur le choix des psaumes comme textes les plus appropriés pour le chant de l’assemblée.  Laissons-lui la parole (en conservant la langue originale de la rédaction de ce texte):

Quant est des prières publiques, il y en a deux espèces : les unes se font par simples paroles, les autres avec le chant.  Et n’est pas chose inventée depuis peu de temps.  Car dès la première origine de l’Église cela a esté, comme il appert par les histoires.  Et mesme saint Paul ne parle pas seulement de prier de bouche, mais aussi de chanter.  Et, à la vérité nous cognoissons par expérience que le chant a grande force et vigueur d’esmouvoir et enflamber le cœur des hommes, pour invoquer Dieu d’un zèle plus véhément et ardent.  Il y a toujours à regarder que le chant ne soit ni léger, ni volage, mais qu’il ait poids et maiesté, comme dit saint Augustin, et ainsi, qu’il y ait grande différence entre la musique qu’on  fait pour réjouir les hommes à table et en leur maison, et entre les Pseaumes qui se chantent en l’Eglise, en la présence de Dieu et de ses anges. 

Or quand on voudra droitement juger de la forme qui est ici exposée, nous espérons qu’on la trouvera sainte et pure vu qu’elle est simplement reiglée à l’édification dont nous avons parlé ; combien que l’usage de la chanterie s’étende plus loin.  C’est que mesme par les maisons et par les chants ce nous soit une incitation et comme un organe à louer Dieu et eslever nos coeurs à luy pour nous consoler en méditant la vertu, bonté, sagesse et justice, ce qui est plus nécessaire que ce qu’on ne saurait dire.  Pour le premier ce n’est pas sans cause que le saint Esprit nous exhorte si soigneusement par les Sainctes Escritures de nous réjouir en Dieu et que toute notre joye soit là réduite comme à sa vraye fin : il cognoit combien nous sommes enclins à nous resjouir en vanité.  Tout ainsi donc que notre nature nous tire et nous induit à cercher tous moyens de résiouïssance fole et vicieuse : aussi au contraire nostre Seigneur, pour nous distraire et retirer des allechemens de la chair et du monde, nous présente tous moyens qu’il est possible à fin de nous occuper en ceste ioye spirituelle, laquelle il nous recommande tant.

Or entre les autres choses qui sont propres pour recréer l’homme et luy donner volupté, la Musique est ou la première, ou l’une des principales et nous faut estimer que c’est un don de Dieu député à cest usage.  Parquoy d’autant plus devons-nous regarder de n’en point abuser, de peur de la souiller et contaminer, la convertissant en notre condamnation, où elle estoit dédiée à nostre profit et salut. (…)

Or en parlant maintenant de la Musique ie comprends deux parties, à scavoir la lettre, ou subiect et matière : secondement, le chant ou la mélodie.  Il est vray que toute parole mauvaise (comme dit saint Paul) pervertit les bonnes mœurs : mais quand la mélodie est avec, cela transperce beaucoup plus fort le cœur, et entre au-dedans : tellement que comme par un entonnoir le vin est ietté dedans le vaisseau: aussi le venin et la corruption est distillée iusques au profond du cœur, par la mélodie.  Qu’est-il donc question de faire ? c’est d’avoir chansons non seulement honnestes, mais aussi sainctes, lesquelles nous soyent comme aiguillons pour nous inciter à prier et louer Dieu, à méditer ses œuvres, à fin de l’aimer, craindre, honorer, et glorifier. 

Or ce que dit sainct Augustin est vray, que nul ne peut chanter choses dignes de Dieu sinon qu’il l’ait receu d’iceluy.  Par quoy quand nous aurons bien circuit par tout pour cercher çà et là, nous ne trouverons meilleures chansons ne plus propres pour ce faire, que les Pseaumes de David ; lesquels le sainct Esprit luy a dictés et faicts.  Et pourtant, quand nous les chantons, nous sommes certains que Dieu nous met en la bouche les paroles, comme si luy-mesme chantoit en nous, pour exalter sa gloire.  Par quoy Chrysostome  exhorte tant hommes et femmes et petis enfants, de s’accoustumer à les chanter, à fin que cela soit comme une méditation pour s’associer à la compagnie des anges.  Au reste il nous faut souvenir de ce que dit S. Paul, Que les chansons spirituelles ne se peuvent bien chanter que de cœur.  Or le cœur requiert l’intelligence.  Et en cela (dit S. Augustin) gist la différence entre le chant des hommes et celuy des oiseaux.  Car une linote, un rossignol, un papegay chanteront bien, mais ce sera sans entendre.  Or le propre don de l’homme est de chanter en sçachant ce qu’il dit.  Après l’intelligence doit suivre le cœur et l’affection : ce qui ne peut estre que nous n’ayons le Cantique imprimé en nostre mémoire, pour iamais ne cesser de chanter.

En guise de conclusion, voici la versification originale du psaume 1 par Clément Marot dans le recueil strasbourgeois de 1539 (avec sur le côté les révisions apportées par Th. De Bèze dans l’édition complète du Psautier de 1562), suivie d’une belle version modernisée de ce texte due à la plume de Marc-François Gonin (éditions Vida, Nîmes, 1998) :

 

  1. Marot:

Qui au conseil des malings n’a esté

Qui n’est au trac des pécheurs arresté

Qui des moqueurs au banc place n’a prise

Mais jour & nuict la loy contemple et prise,

De l’Éternel, & en est désireur.

Certainement celuy la est heureux. [certainement cestuy-la est heureux]

 

Et si sera semblable à l’arbrisseau [Et semblera un arbre grand & beau]

Planté au long d’un clair courant ruisseau

Et qui son fruict en sa saison apporte.

Duquel aussi la fueille ne chet morte :

Mais tout cela qu’il iette et qu’il produict [si qu’un tel homme et tout ce qu’il fera]

Prospère & rend encore aultre fruict. [Tousiours heureux & prospère sera]

 

Pas les malings n’auront telle vertu :  [Mais les pervers n’auront telle vertu]

Ainçois seront semblables au festu

Et a la pouldre au gré du vent iettée.   [Et à la poudre au gré du vent chassée]

Parquoy sera la cause rebouttée  [Par quoy sera leur cause renversée]

Des gens sans loy au iugement de Dieu.  [En iugement, & tous ces reprouvez]

N’au ranc des bons les mauvais n’auront lieu. [Au rang des bons ne seront point trouvez]

 

Car le chemin des bons est approuvé   [Car l’Éternel les justes cognoit bien,]

Du Seigneur Dieu qui tousiours l’atrouve [Et est soigneux & d’eux & de leur bien]

Droict et uni : car on ne l’y forvoye.  [Pourtant auront félicité qui dure]

Mais des malings la trop oblique voye [et pourautans qu’il n’a ne soin ne cure]

Et tous ceuxla qui par icelle iront  [Des malvivans,le chemin qu’ils tiendront]

Pour tout iamais periront.    [Eux & leurs faits en ruine viendront.]

 

M.F. GONIN

L’homme qui fuit le conseil des trompeurs,

Sans s’arrêter au chemin des pécheurs

Ni sur le banc où les moqueurs s’asseyent,

Mais que la Loi du Seigneur émerveille

(Loi dont il est nuit et jour désireux),

Certainement, celui-là est heureux.

 

Il est pareil à l’arbre grand et beau

Planté le long d’un clair courant ruisseau ;

En sa saison, son fruit vient en bon nombre,

Il est toujours plein de fraîcheur et d’ombre.

Le vrai croyant et tout ce qu’il fera

A l’avenir ainsi prospèrera.

Mais les pervers n’auront pas un tel sort ;

Ceux qui sans Dieu semblent joyeux et forts

Ne sont que paille au gré du vent chassée,

Et leur splendeur sera vite passée

Au jugement, quand tous ces réprouvés

Parmi les bons ne seront pas trouvés.

 

Car le Seigneur connaît les hommes droits,

Et prend soin d’eux sur le chemin étroit;

Ils recevront le vrai bonheur qui dure.

Une autre voie aux pécheurs semble sûre,

Mais les voilà dans la direction

Où, comme leurs projets, ils périront.

 

Eric Kayayan Pasteur Protestant Réformé

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 

Bible Refuge Protestant
Croix Huguenote

 

 

 

 

Source : Foi & Vie Réformées

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 19:50
A Toi la Gloire !

Mélodie Georg Friedrich Haendel 1746, paroles Edmond Budry 1885

 À Toi la gloire, Ô Ressuscité ! 

A Toi la victoire, pour l'éternité ! 

Brillant de lumière, l'ange est descendu ; il roule la pierre du tombeau vaincu. 

À Toi la Gloire, Ô Ressuscité ! 

À Toi la Victoire, pour l’Eternité ! Vois-Le Paraître ! 

C'est Lui, c'est Jésus, Ton Sauveur, Ton Maître, oh ! ne doute plus ! 

Sois dans l'allégresse, Peuple du Seigneur, et redis sans cesse que Christ est Vainqueur.

À Toi la Gloire, Ô Ressuscité ! À Toi la Victoire,
pour l’Eternité ! 
Craindrais-je encore ? Il vit à jamais, 

Celui que j'adore, Le Prince de Paix ; 

Il est Ma Victoire, Mon Puissant Soutien, Ma vie et Ma Gloire. 

Non, je ne crains rien ! À Toi la Gloire, Ô Ressuscité ! 

À Toi la Victoire, pour l’Eternité !

Bible
Croix Huguenote

 

 

.

 

 

 

 

 

 

  La source même des endroits n'engagent pas sur certains domaines Refuge Protestant du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction.

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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