Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Vie Protestante Réformée

  • : Refuge Protestant
  • : Blog Protestant Réformé
  • Contact

Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

 Nombres visites
depuis sa création
 
194 940

  Ouvrez votre maison

à l'homme sans asile.

Soyez heureux de partager ;

ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

BM

  Croix Huguenote

par theme
Croix Huguenote

Vous pouvez retrouver

Refuge Protestant

sur

YouTube, Facebook, Pinterest, Twitter

en cliquant sur l'un des quatres liens 

ci dessous

Facebook suivi

Refuge Protestant Pinterest
Twitter Refuge Protestant
20 juillet 2026 1 20 /07 /juillet /2026 20:03
Vous ne voulez pas venir à Moi pour avoir la vie
« Vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! »
(Jean 5 :40)

Ce verset est l’un des plus puissants qu’utilise la religion centrée sur l’homme. Un d'ailleurs des grands canons des arminiens. L’ayant installé sur leurs murailles, les hommes l’emploient avec grand fracas contre les pauvres Chrétiens appelés calvinistes et qui s’attachent à la Bible. 

J’ai l’intention ici de pourfendre ce canon, ou plutôt de le retourner sur l’adversaire, parce qu’il ne leur a jamais appartenu. Il n’a pas été coulé dans leur fonderie, mais il vise au contraire à enseigner la vérité qui s’oppose précisément à leurs assertions. On découpe habituellement ce texte de la manière suivante :

  1. L’homme a une volonté ;

  2. Il est entièrement libre ;

  3. Il doit se pousser lui-même à vouloir aller à Christ, sans quoi il ne peut être sauvé.

Mais je m’oppose farouchement à un tel dépeçage, et je m’efforcerai pour ma part de considérer le texte d’une manière plus calme. Je ne conclurai pas automatiquement, parce qu’il parle de « vouloir » ou de « ne pas vouloir », que le texte enseigne la doctrine du libre arbitre. Il a déjà été démontré au-delà de toute controverse que le libre arbitre est une absurdité. 

La liberté ne peut pas davantage appartenir à la volonté que l’analyse pondérale n’est propre à l’électricité. Ce sont deux choses entièrement différentes. Nous pouvons croire au pouvoir de choisir, mais une liberté de choix est tout simplement ridicule. 

Tout le monde sait bien que la volonté est dirigée par l’intelligence, poussée par les motivations, guidée par d’autres parties de l’être, et qu’elle n’est qu’une chose de second degré. La philosophie et la religion réfutent d’emblée la pensée même du libre arbitre.

Et j’irai aussi loin que la grande assertion de Martin Luther :

« Si quelqu’un attribue quoi que ce soit du salut, même la plus petite part, au libre arbitre de l’homme, cette personne ne connaît rien de la grâce et n’a pas connu ma vérité sur Jésus-Christ ».

Cela peut sembler un sentiment dur, mais celui qui croit en son âme que l’homme se tourne vers Dieu de par son libre arbitre ne peut avoir été instruit de Dieu. En effet, l’un des premiers principes que celui-ci enseigne en commençant son œuvre en nous est que nous n’avons ni volonté ni puissance, mais qu’Il nous donne les deux. Il est « l’alpha et l’omega » dans le salut de l’homme. Loin d’affirmer que l’homme vient à Christ de sa propre volonté, le texte le renie avec vigueur et force. Il déclare : « Vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! »

Ami(e), je suis sur le point de m’écrier :

Tous les adeptes du libre arbitre ne savent-ils rien pour oser s’opposer ainsi à l’Inspiration Divine ? Tous ceux qui nient la Doctrine de la Grâce Libre et Souveraine n’ont-ils point d’intelligence ? Se sont-ils tellement détournés de Dieu qu’ils tordent ce texte pour prouver leur libre arbitre ? Cela n’empêche pas la Bible de dire : « Vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! »

 

L’homme est mort par nature

 

« Vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! » 

Personne ne court après la vie s’il la possède déjà en lui-même. Le texte parle avec force lorsqu’il dit : « Vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! ».

Sans le dire directement, il affirme cependant que l’homme a besoin d’une vie supérieure à celle qu’il possède de nature. 

Ami(e) lecteur(rice), nous sommes tous morts si nous n’avons pas été engendrés pour une espérance vivante.

Par nature, nous sommes tous légalement morts

« Le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement », dit Dieu à Adam. Bien que ce dernier ne soit pas mort physiquement à cet instant-là, il mourut cependant dans un sens légal. C’est-à-dire que l’arrêt de mort fut enregistré contre lui dès le moment de sa transgression.

Dès que le président du tribunal, en sa qualité de juge, prononçait autrefois la peine capitale, l’homme était tenu pour mort à l’égard de la loi. Un mois pouvait s’écouler entre le prononcé de cette sentence et son exécution, mais la loi considérait dès cet instant ce condamné comme un homme mort. Il lui était désormais impossible de procéder à toute transaction. Il ne pouvait ni hériter ni léguer. Il n’était plus rien, sinon un homme mort. Le pays ne le considérait plus comme vivant en son sein. S’il y avait une élection, il ne pouvait pas voter parce qu’on le regardait comme mort. Il était enfermé dans sa cellule de condamné, et il était mort.

Et vous, pécheur impie qui n’avez jamais eu la vie en Christ, vous êtes encore vivant aujourd’hui, en sursis. Mais, savez-vous qu’en fait, vous êtes légalement mort ?

Dieu vous considère comme tel. Savez-vous que, le jour où notre père Adam toucha le fruit, et lorsque nous-même avons péché, Dieu se leva en sa qualité de Juge Eternel et nous Condamna ?

Nous parlons abondamment de notre statut, de notre bonne moralité.

Où se trouvent toutes ces choses si nous ne sommes pas en Paix avec Dieu ? L’Écriture déclare que vous êtes « déjà condamné ». Au moment même où nous avons péché, notre nom fut inscrit dans le sombre livre de la justice. Dieu condamna alors chacun de nous à mort, à moins qu’il ne se trouve un substitut pour nos péchés en la Personne de Christ.

Que penseriez-vous si vous alliez au tribunal et voyiez le coupable condamné assis sur son banc en train de rire et de s’égayer ? Vous vous diriez : « Cet homme est fou car il est condamné et va être exécuté. Pourtant le voilà qui rit ! »

Et quelle n’est pas la folie qui caractérise l’homme du monde ! Alors qu’une sentence de mort est retenue contre lui, il vit dans la gaieté et le rire ! Pensez-vous que la Sentence de Dieu n’ait pas de Puissance ? Pensez-vous que notre péché, éternellement gravé sur le roc avec une plume d’acier, ne renferme aucune horreur ? Dieu a dit que nous sommes, vous êtes déjà condamné.

Si seulement nous sentions la réalité de cette Sentence, cela mélangerait l’amertume à la douceur de notre coupe d’insouciance. Les danses s’arrêteraient et les rires s’éteindraient en plaintes, si nous nous souvenions que nous sommes déjà condamné.

Nous devrions tous pleurer si nous prenions vraiment ceci à cœur. Nous n’avons, par nature, aucune vie devant Dieu. Nous sommes, effectivement et positivement, condamnés, et cette condamnation est déjà enregistrée contre nous.

Dieu nous considère, maintenant en nous-mêmes, aussi morts que si nous étions déjà jetés en enfer. Le péché nous condamne dès à présent. Nous n’en souffrons pas encore le plein châtiment, mais celui-ci est déjà préparé pour nous. Nous sommes légalement morts, et nous ne pouvons trouver la vie à moins que ce ne soit la vie légale qui réside en la Personne de Christ.

Par nature, nous sommes aussi morts spirituellement

La sentence ne fut pas seulement enregistrée  dans un livre, mais elle toucha le cœur, pénétra dans la conscience et opéra sur l’âme et le jugement, sur l’imagination et l’être tout entier.

« Le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement. »

Cette parole n’est pas seulement l’écriture d’une sentence, mais aussi une réalité qui prit place en Adam lui-même. Le jour où il mangea du fruit, son âme mourut aussi réellement que ce corps qui m’enveloppe mourra à un certain moment, que le sang s’arrêtera, le pouls cessera et l’air n’enflera plus les poumons.

L’imagination d’Adam perdit son puissant pouvoir de s’élever vers les choses Célestes et de voir le Ciel. Sa volonté perdit sa puissance à toujours de choisir ce qui est bon. Son jugement perdit capacité de juger résolument et infailliblement entre le bien et le mal, bien qu’un certain reste ait été retenu dans la conscience. La mémoire d’Adam se tacha et découvrit une capacité à retenir des choses mauvaises tout en laissant des choses justes s’échapper. Chacune des forces de l’homme cessa de fonctionner quant à sa vitalité morale. La bonté, qui était la vitalité de ses forces, disparut. La vertu, la sainteté et l’intégrité, qui composaient la vie de l’homme, s’enfuirent, et il mourut. En ce qui concerne les choses spirituelles, tout homme est désormais spirituellement «mort par ses offenses et par ses péchés ».

Chez l’homme naturel, l’âme n’est pas moins morte que le corps ne l’est lorsqu’on le met en terre. Elle est réellement et positivement morte, et non pas seulement dans un sens métaphorique. Paul ne parle pas en métaphore lorsqu’il dit : « Vous qui étiez morts par vos offenses et par vos péchés » (Ephésiens 2 :1).

Ami(e) lecteur(rice), j’aimerais que ce soit à votre cœur dont je parle ici. C’était assez terrible lorsque, tout à l’heure, je décrivais la mort comme ayant été enregistré contre vous. Voici que j’en parle maintenant comme étant effectivement survenue dans votre cœur.

Vous n’êtes pas ce que l’homme fut autrefois, au temps de sa création en Adam. Il était alors pur et saint. Vous n’êtes pas la créature parfaite dont certains se vantent. Vous êtes entièrement déchu, vous vous êtes écarté du chemin, vous vous êtes corrompu et souillé.

N’écoutez pas le chant de sirène de ceux qui vous parlent de votre dignité morale, et de votre puissante élévation dans les choses concernant le salut. Vous n’êtes pas parfait. Ce terrible mot « ruine » est écrit sur votre cœur, et la mort est gravée sur votre esprit.

Et vous, qui pensez être un homme moral, n’imaginez pas que vous serez capable de vous tenir devant Dieu dans votre moralité. Vous n’êtes rien de plus qu’une carcasse embaumée de légalisme, un cadavre revêtu de vêtements somptueux, mais cependant corrompu aux yeux de Dieu. Et ne pensez pas, vous qui possédez une religion naturelle, pouvoir vous rendre acceptable devant Dieu par votre propre force et votre puissance. Vous êtes mort !

On peut revêtir les morts aussi glorieusement qu’on le veut, ce n’en est pas moins une moquerie solennelle.

Voilà Cléopâtre qui repose sur son lit de mort. Ceignez-lui le front de sa couronne, habillez-la des vêtements royaux, entourez-la du grand apparat. Mais, quel frisson glacé vous transperce lorsque vous l’approchez ! Elle est encore belle, même dans la mort, mais quelle horreur que de se tenir aux côtés d’une morte, même si elle était reine et réputée pour sa majestueuse beauté !

Vous possédez peut-être la gloire de votre beauté et de votre gentillesse. La couronne de l’honnêteté ceint votre front, et les vêtements de l’intégrité vous habillent.

Mais, si Dieu ne vous a pas éveillé, si l’Esprit n’a pas touché votre âme, vous êtes aussi répugnant au regard de Dieu que l’est un cadavre à vos yeux.

Vous refuseriez qu’on assoie un cadavre à votre table.

Pareillement, Dieu n’aime pas vous voir devant lui. Il est en colère contre vous continuellement, car vous êtes dans le péché, vous êtes dans la mort. Croyez-le, et que cette vérité pénètre dans votre âme. Emparez-vous d’elle, car votre mort, spirituelle et légale, est une vérité incontournable.

Notre mort est une mort éternelle

C’est l’exécution de la sentence légale et la consommation de la mort spirituelle. La mort éternelle est celle de l’âme, et elle prend place après que le corps, dont l’âme s’est séparée, soit mis au tombeau. La mort légale est terrible en raison de ses conséquences, et la mort spirituelle est redoutable à cause de ce qui lui sont les racines, et la mort qui doit venir en est la fleur.

Si seulement j’avais les mots pour vous décrire ce qu’est la mort éternelle ! L’âme est passée devant son Créateur, le Livre a été ouvert et la sentence a été prononcée.

Les mots : « Retirez-vous de moi, maudits » ont secoué l’univers, et la désapprobation du Créateur a fait pâlir les sphères célestes.

L’âme s’est dirigée vers les profondeurs où elle demeurera avec d’autres dans la mort éternelle. Quelle situation horrible lui échoit. Elle se couche sur un lit de flammes. Elle subit des visions meurtrières qui terrifient son esprit. Elle entend des hurlements, des gémissements, des grognements et des plaintes. Son corps ne connaît plus autre chose que l’affliction des douleurs atroces ! Elle vit un malheur indescriptible, une misère absolue.

Alors, cette âme élève les regards, mais l’espérance s’est éteinte et a disparu.

Elle abaisse ses yeux avec terreur et crainte, car le remord s’en empare. Elle regarde à droite, mais les murs inflexibles du destin la gardent à l’intérieur des limites de ses tortures. Elle se tourne à gauche, mais le rempart d’un feu ardent lui interdit même l’échappatoire d’un rêve spéculatif d’évasion. Elle rentre à l’intérieur pour y chercher quelque consolation, mais un ver rongeur a pénétré en son être.

Elle regarde autour d’elle. Il n’y a plus d’amis pour l’aider, ni de consolateurs, mais seulement une abondance de bourreaux.

Elle perd alors tout espoir de délivrance. Elle a entendu la Clé Eternelle de la destinée tourner avec un horrible cliquetis définitif, et elle a vu Dieu prendre cette Clé et la jeter dans les profondeurs de l’Eternité afin qu’on ne la retrouve plus. Cette âme a perdu tout espoir, elle ne connaît aucune voie d’évasion et n’imagine plus aucune délivrance.

Elle soupire après la mort, mais celle-ci est devenue son ennemie et s’est enfuie. L’âme désire se faire avaler par quelque non-existence.

Comme l’ouvrier attend avec impatience son repos, elle soupire pour qu’on lui accorde au moins l’extermination, mais cette mort éternelle ne connaît pas d’annihilation.

L’âme désire se faire avaler par le néant tout autant que le galérien rêve de liberté. Mais le néant ne vient pas, car cette âme est éternellement morte.

Lorsque l’Eternité aura dévidé les multitudes de ses cercles infinis, cette âme sera toujours morte.

« Pour toujours » ne connaît pas de fin, et seule l’Eternité peut décrire l’Eternité.

Après tout ce temps, pour ainsi dire, l’âme voit encore écrit au-dessus de sa tête : « Maudite pour toujours ».

Elle entend des hurlements qui doivent être perpétuels, elle voit des flammes qui ne peuvent s’éteindre, elle souffre des douleurs sans mélange.

Elle entend sa Sentence qui gronde et roule, non comme un orage de la terre, si rapidement remplacé par le silence, mais comme un tonnerre qui continue sans cesse de secouer les échos de l’Eternité, faisant vibrer des milliers d’années du son terrifiant : « Eloignez-vous, éloignez-vous, maudits ! »

Voilà ce qu’est la mort éternelle.

La Vie en Jésus-Christ

« Vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! »

Pour un pécheur, il n’y a aucune vie disponible en Dieu le Père, ni chez le Saint-Esprit en dehors de Jésus.

La vie d’un pécheur est en Christ.

Ne prenez pas le Père sans le Fils car, même si Dieu aime Ses Elus et a décrété qu’ils vivront, cette vie n’est disponible qu’en Son Fils.

Ne prenez pas le Saint-Esprit sans Jésus-Christ car, bien que ce soit Lui qui nous donne la Vie spirituelle, cette Vie est en Christ, le Fils de Dieu.

Nous n’osons ni ne pouvons demander directement la Vie spirituelle au Père ou au Saint-Esprit.

Le premier acte vers lequel Dieu nous dirige lorsqu’Il nous fait sortir de l’Égypte du péché consiste à manger la Pâque, l’Agneau immolé.

C’est là la toute première chose et le premier moyen par lequel nous recevons la Vie. Nous nous nourrissons de la Chair et du Sang du Fils de Dieu, nous vivons en Lui, plaçant notre confiance en Lui et croyant en Sa Grâce et Sa Puissance.

De même que nous avons vu trois aspects en ce qui concerne la mort de l’homme pécheur, il existe trois sortes de vie en Christ.

Il y a une Vie légale en Christ

Tout homme naturel considéré en Adam fait face à une sentence de condamnation prononcée à son encontre au moment du péché d’Adam, et plus particulièrement au moment de sa première transgression. De même, si nous croyons en Christ, une sentence légale d’acquittement a été prononcée à notre compte en raison de l’Oeuvre de Jésus-Christ.

Pécheur coupable, vous êtes peut-être aujourd’hui, tout aussi condamné que les occupants de nos prisons.

Mais, avant que ce jour ne décline, vous pouvez être aussi libre de toute culpabilité que les anges dans le ciel.

Il existe une vie légale Réelle en Christ et, béni soit Dieu, certains d’entre nous en jouissent déjà.

Nous savons que nos péchés sont pardonnés car Christ en a souffert le châtiment.

Nous savons que nous ne pourrons jamais être punis nous-mêmes, car Jésus a déjà souffert à notre place.

La Pâque a été immolée pour nous, le linteau et les poteaux de notre vie ont été recouverts du sang, et l’ange de destruction ne peut plus nous toucher.

Il n’y a plus d’enfer pour nous, bien que celui-ci luise d’une terrible flamme.

Que l’on prépare le bûcher ancien de la géhenne, qu’on y apporte du bois et que beaucoup de fumée en sorte, nous ne pouvons jamais aller en ce lieu. En effet, Christ est mort pour nous.

Et s’il y avait des chevalets d’horribles tortures, et les plus terribles réverbérations des grondements du tonnerre ?

Rien de tout cela ne sera pour nous ! Nous sommes dès à présent délivrés en Jésus-Christ. « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui croient en Jésus-Christ ».

Homme pécheur, êtes-vous légalement condamné aujourd’hui ? Le ressentez-vous ?

Alors, écoutez ; la Foi en Christ vous déclarera votre Acquittement Légal.

Ami(e), notre condamnation en raison de nos péchés n’est pas une chimère mais une réalité.

De même, l’Acquittement des Croyants est aussi une Réalité.

Si l’homme qui est sur le point d’être exécuté reçoit la grâce présidentielle, il la brandit comme une grande réalité.

« J’ai été grâcié, dit-il, personne ne peut me toucher maintenant. » Et je me sens comme lui.

« Jésus-Christ est Ma Justice,
Son Sang a coulé pour moi ;
Je trouve en Son Sacrifice ;
Paix et Pardon par la Foi. »

 

Le Chrétien a obtenu la Vie légale en Christ, telle qu’il ne peut la perdre.

La sentence s’est dressée autrefois contre lui, mais elle a maintenant disparu pour lui.

Il est écrit : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation. »

Ce maintenant me suffira tout autant dans cinquante ans qu’il le fait aujourd’hui.

Quelque soit la durée de ma vie, il sera toujours écrit :

« Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. »

 

Il y a aussi une Vie Spirituelle en Jésus-Christ

L’homme est spirituellement mort, mais Dieu a une Vie spirituelle pour lui, car il n’y a pas de besoin auquel Jésus ne réponde, ni ne vide dans le cœur humain que Christ ne puisse combler.

Il remplit tout désert et fait fleurir comme une rose toute étendue aride.

Vous, pécheurs, spirituellement morts, écoutez :

La Vie est en Jésus-Christ.

Mes propres yeux ont vu les morts revivre à nouveau. J’ai connu l’homme, dont l’âme était totalement corrompue, rechercher la justice par la puissance de Dieu. J’ai vu l’homme, dont les vues étaient charnelles, les convoitises puissantes et les passions fortes, se consacrer à Jésus-Christ et devenir un Enfant de Dieu, soudainement et par une Puissance Céleste Irrésistible.

Je sais qu’il y a une vie d’ordre spirituel en Jésus-Christ. Plus encore, j’ai ressenti en moi-même la réalité de cette Vie spirituelle.

Je n’ai pas encore oublié les jours où je venais à la Maison de Dieu, aussi mort que la chaise sur laquelle j’étais assis. J’avais déjà entendu maintes fois le message de l’Évangile, mais sans aucun effet.

Puis, soudain, comme si un ange puissant était venu ouvrir mes oreilles de ses doigts, un son a pénétré en mon cœur.

Je pensais entendre Jésus me dire : « Que celui qui a des oreilles pour entendre entende. »

Une main irrésistible se plaça sur mon cœur et en fit sortir une prière.

Je n’avais jamais prié de la sorte auparavant.

Je me suis alors écrié : « O Dieu, sois apaisé envers moi qui suis pécheur. »

Certains d’entre nous avions ressenti depuis des mois comme si une main nous pressait, comme si nous avions été pris dans un étau, et notre âme versait des grumeaux d’angoisse. Cette misère annonçait la venue de la Vie. L’homme qui se noie ressent moins la douleur alors qu’il est dans l’eau que lorsqu’on l’en a retiré.

Nous nous rappelons ces douleurs, ces gémissements, ce combat vivant qui étreignait notre âme alors qu’elle venait à Christ. Nous pouvons nous rappeler du moment où nous avons reçu ce don de notre Vie spirituelle aussi facilement qu’un homme pourrait se rappeler de sa délivrance de la tombe.

Nous pouvons supposer que Lazare se souvenait de sa résurrection, sans peut-être s’en rappeler toutes les circonstances. Ainsi, bien que nous en ayons oublié une grande partie, nous nous rappelons le moment où nous nous sommes donnés à Christ.

Nous pouvons dire à tout pécheur, aussi mort soit-il : « La vie est en Jésus-Christ, même si vous gisez dans la pourriture et la corruption de la tombe. »

Celui qui ressuscité Lazare d’entre les morts nous a aussi ressuscités. Et Il peut encore dire, oui, même à vous : « Lazare, sors. »

Il y a enfin une Vie Eternelle en Jésus-Christ

Si la Mort Eternelle est terrible, la Vie Eternelle, elle, est bénie, car Christ a dit :

« Je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. »

Il priait aussi Son Père en disant :

« Père, je veux que là où je suis ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire. »

« Je donne la vie éternelle à mes brebis, et elles ne périront jamais. »

Or, tout adepte du libre arbitre qui décide de pêcher sur ce texte doit se procurer une paire de lèvres en caoutchouc.

Il lui faudra en effet accomplir de surprenantes contorsions de la bouche, à moins qu’il n’accepte d’annoncer la vérité entière, sans faire aucun zigzag ou gesticulation bizarre.

La Vie Eternelle n’est pas quelque chose que l’on perd, mais elle dure pour l’Eternité.

J’ai perdu la vie en Adam, mais je l’ai gagnée en Christ.

J’étais perdu pour toujours, mais je me trouve désormais Eternellement en Jésus-Christ.

Une Vie Eternelle, quelle pensée merveilleuse !

Mes yeux pétillent de joie et mon âme brûle d’extase à la pensée que je possède la Vie Eternelle.

Étoiles du firmament, que Dieu place Son Doigt sur vous, et vous vous éteindrez, mais mon âme vivra dans le Bonheur Absolu et dans la Joie.

Soleil, tu peux t’endormir, mais mes yeux verront la Splendeur du Grand Roi lorsque ta gloire aura disparu de l’univers.

Et toi, lune, transforme-toi en sang, mais mon sang ne connaîtra jamais le néant.

Mon esprit existera alors que tu auras cessé de parcourir l’espace.

Et toi, monde majestueux ! Tu seras roulé comme l’écume d’un instant roule sous la vague qui la porte. Quant à moi, je possède la Vie Eternelle.

O temps, tu verras des montagnes géantes mourir et descendre dans leur tombe, et les étoiles chuter comme des figues mûres tombent de l’arbre, mais jamais tu ne verras mon esprit mort.

Tous ceux qui cherchent la Vie Eternelle la recevront

Aucun homme n’est jamais venu à Christ pour recevoir la vie éternelle, la vie légale, et la vie spirituelle, sans l’avoir d’une certaine manière déjà reçue. Et il lui fut manifesté peu après sa venue qu’il l’avait reçue.

Regardons un ou deux textes :

« Il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui. »

Quiconque vient à Christ trouvera qu’Il est capable de le Sauver à la Perfection.

Il ne recevra pas un petit salut, la délivrance d’un petit péché, l’aide dans une petite épreuve, la force sur un petit bout de chemin avant d’être abandonné.

Non, Christ sauve l’homme jusqu’aux limites de son péché, jusqu’à l’extrême longueur de ses épreuves, jusqu’à l’extrême profondeur de ses douleurs, jusqu’aux frontières de son existence.

Christ a dit à quiconque vient à Lui :

« Viens, pauvre pécheur, inutile de te demander si J’ai la Puissance pour Sauver. Je ne te demanderai pas jusqu’où tu es tombé dans le péché. Je Sauve Parfaitement ceux qui viennent à Moi. »

Personne sur terre ne peut dépasser ce « Parfaitement » de Dieu.

Voyons cet autre texte : 

« Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi » (notez que les promesses s’adressent presque toujours à ceux qui viennent).

Quiconque vient trouvera ouverte la Porte de la Maison de Christ, ainsi que celle de Son Cœur.

Quiconque vient (je le dis dans le sens le plus large) trouve en Christ de la Miséricorde disponible pour soi.

La plus grande absurdité du monde consiste à vouloir posséder un évangile plus large que celui annoncé dans l’Écriture.

Je prêche que tout homme qui croit sera Sauvé, que tout homme qui vient recevra la Miséricorde.

Certains demanderont :

« Supposez qu’une personne qui ne soit pas élue vienne, sera-t-elle sauvée ? »

Allez, vous supposez une bêtise, et je ne vous répondrai pas.

Celui qui n’est pas élu ne viendra jamais.

Sa venue serait une preuve certaine de son élection.

Tel autre peut dire :

« Supposez qu’une personne aille à Christ sans avoir été appelée par l’Esprit. »

Arrêtez, mon ami ! Vous n’avez aucun droit de formuler cette supposition, car une telle chose ne peut arriver.

Vous ne dites cela que pour chercher à m’embrouiller, mais vous n’y arriverez pas ainsi.

J’affirme que quiconque vient à Christ sera Sauvé.

Je peux dire cette Vérité tout aussi clairement que vous le pouvez.

Je n’ai pas un Évangile plus étriqué que le vôtre, mais le mien s’appuie sur un Fondement Solide, alors que le vôtre ne repose sur rien de plus que du sable et du néant.

« Celui qui vient sera sauvé, car nul ne peut venir à moi si le Père ne l’attire. » 

Quelqu’un d’autre dira :

« Mais supposez que le monde entier vienne, Christ recevra-t-il tout le monde ? »

Certainement, si tous venaient. Mais ils ne viendront pas.

Je vous affirme que Christ reçoit tous ceux qui viennent, oui, même s’ils ont été aussi mauvais que des démons. Christ acceptera même ceux dont le cœur déborde, comme un grand égout de la société, de tous les péchés et de toute la souillure du monde. Oui, Christ les recevrait s’ils venaient.

On dira encore : 

« Je pense aux autres homme. Puis-je aller leur dire : Jésus-Christ est mort pour chacun d’entre vous ? Puis-je dire : Il y a de la justice pour chacun d’entre vous, il y a de la Vie pour chacun d’entre vous ? »

Non, vous ne le pouvez pas.

En revanche, vous pouvez annoncer : 

« Il y a la Vie pour quiconque vient ».

Mais si vous affirmez  qu’il y a la Vie pour l’un de ceux qui ne croient pas, vous prononcez un terrible mensonge.

Si vous leur dites que Jésus-Christ a été puni pour leurs péchés, alors qu’ils iront à la perdition, vous prononcez un mensonge délibéré. Dieu punirait-il Christ puis ensuite la personne elle-même ? Quelle audace impudente !

Un pasteur prêchait un jour en annonçant qu’il y avait dans le ciel des harpes et des couronnes préparées pour tout son auditoire. Puis il conclut d’une manière très solennelle :

« Mes chers amis, il y en a beaucoup parmi vous pour qui ces choses sont préparées en vain. »

En fait, il termina son message d’une manière lamentable, comme on aurait pu s’y attendre. Mais je vous le dis : c’est pour les anges célestes et tous les saints glorifiés qu’on aurait dû se lamenter, car la situation qu’il avait décrite détruisait toute la Beauté du Ciel.

Lorsque la famille se réunit à Noël, si vous avez perdu votre frère durant l’année, et que son siège soit vide, vous dites : « Nous avons toujours eu de la joie à Noël, mais aujourd’hui, nous éprouvons une grande peine, car ce pauvre frère est mort et enterré ! » Pensez aux anges qui diraient : « Quel merveilleux royaume céleste ! Mais, quel malheur de voir toutes ces couronnes là-bas recouvertes de poussière et de toiles d’araignée. Nous ne pouvons pas supporter ces places vides. »

Puis, ils pourraient continuer en se disant l’un à l’autre : « Personne d’entre nous n’est en sécurité ici, car la promesse était : « Je donne la vie éternelle à mes brebis », mais un grand nombre de ces brebis est en enfer, alors que Dieu leur avait donné la vie éternelle. Beaucoup de ceux pour lesquels Christ versa Son Sang brûlent maintenant dans la fosse. Et s’ils ont pu y être envoyés, alors nous le pouvons aussi. Si l’on ne peut pas se reposer sur une promesse, comment le faire avec une autre ? »

Ainsi, le ciel perdrait son fondement, et s’écroulerait.

Eloignez-vous avec votre évangile absurde ! Dieu nous donne un Message Sûr et Solide, bâti sur les œuvres et les relations de l’Alliance Eternelle, sur les Desseins Eternels et leur Plénitude Assurée.

Par nature, personne ne viendra à Christ

« Vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! »

J’affirme à partir de l’autorité inspirée de mon texte que si vous n'écoutez et suivez ce que Christ commande, vous ne voulez pas de vous-mêmes venir à Christ pour avoir la vie. Je pourrais vous parler sans discontinuer, et emprunter l’éloquence de Démosthène ou de Cicéron. Vous ne voudriez cependant pas venir à Christ.

Je pourrais vous implorer à genou avec des larmes aux yeux, vous montrer les horreurs de l’enfer et les joies du ciel, la Pleine perfection de Christ, et votre perdition. Toutefois, aucun d’entre vous ne viendrait de lui-même à Christ à moins que l’Esprit, qui reposait sur Christ, ne vous attire. Il est vrai de tous les hommes dans leur condition naturelle qu’ils ne veulent pas venir à Christ.

Mais il me semble entendre un de ces discoureurs me poser une question : 

« Ne pourraient-ils pas venir s’ils en avaient envie ? »

Mon ami(e), ce n’est pas la question ici, car je parle de la volonté, et non de la capacité.

Vous remarquerez qu’à chaque fois où l’on parle du libre arbitre, ses adeptes commencent aussitôt à parler de capacité et mélangent deux sujets qu’il faut garder séparés.

Je ne prendrai pas deux sujets à la fois, et je refuse de combattre sur les deux fronts en même temps.

 « Nul ne peut venir si le Père ne l’attire », mais pour l’instant, c’est la volonté qui nous occupe.

Et il est sûr que personne ne veut de soi-même venir à Christ pour avoir la Vie.

Je pourrais prouver cela de plusieurs textes de l’Écriture, mais je prends une seule parabole.

Vous vous rappelez celle dans laquelle un certain roi tint un festin pour son fils, et convia un grand nombre d’invités à venir. On tua les bœufs et les veaux gras, et on envoya des messagers pour annoncer aux invités que le repas était prêt. Vinrent-ils au festin ? Non.

Tous, comme d’un même accord, trouvèrent une excuse.

L’un dit qu’il venait de se marier, et ne pouvait donc pas venir. Il aurait pu amener son épouse avec lui. Un autre avait acheté un attelage de bœufs, qu’il devait aller essayer. Pourtant, le festin avait lieu pendant la soirée, et il ne pouvait tester ses bœufs dans l’obscurité.

Un autre encore avait décidé d’offrir ce festin. Il dit alors à son serviteur : « Va dans les chemins et le long des haies, et… Invite-les » ? Non, pas « invite-les », mais « contrains-les  d’entrer ».

En effet, même les pauvres hères, déguenillés et couchant dans les haies, ne seraient jamais venus si on ne les avait pas contraints.

Prenons une autre parabole :

« Un homme avait une vigne. Au temps fixé, il envoya un de ses serviteurs pour en percevoir le fermage. Que lui firent les vignerons ? Ils battirent ce serviteur. Le maître envoya un autre, qu’ils lapidèrent, puis troisième, qu’ils tuèrent. Enfin, il dit : Je leur enverrai mon fils, ils respecteront. » Mais que firent-ils ? Ils se dirent : «  Voici l’héritier ; tuons-le, et jetons-le hors de la vigne. » C’est ce qu’ils firent. Il en est ainsi de tous les hommes par nature. Le Fils de Dieu est venu, mais ils l’ont rejeté. « Vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! »

Il nous faudrait trop de place pour mentionner d’autres preuves de l’Écriture. Nous ferons cependant référence à la grande doctrine de la chute.

Quiconque croit en l’entière liberté de la volonté humaine, et en la capacité qu’a l’homme de s’en saisir pour parvenir au salut, ne croit pas à la chute.

Comme je l’ai parfois dit, peu de pasteurs croient absolument à la doctrine de la chute. Ou bien ils pensent que, lors de sa chute, Adam se cassa seulement le petit doigt. Pour eux, il ne se brisa pas le cou ni ne ruina sa race. Mais mon ami(e), la chute détruisit entièrement l’homme et ne lui laissa pas une seule faculté intacte.

Tout a été brisé, avili et souillé.

Comme pour un ancien temple majestueux, les piliers sont encore là, ainsi que la flèche, les colonnes et le pilastre. Mais ils sont tous démolis, même si certains gardent quelque chose de leur forme et de leur position initiales. La conscience de l’homme garde parfois une grande partie de sa sensibilité, mais elle est déchue. De même, la volonté n’en est pas exempte.

Lisez La Guerre Sainte de Bunyan si vous voulez vous en convaincre.

Votre nature déchue a été détraquée, et votre volonté, parmi d’autres choses, s’est complètement détournée de Dieu.

La meilleure preuve de la réalité de mes propos tient dans le fait que vous n’avez jamais rencontré de chrétien authentique qui vous dise être venu à Christ sans que Christ ne soit d’abord venu à lui.

Vous avez entendu un grand nombre de sermons faisant appel au libre arbitre, j’en suis sûr, mais jamais une seule prière qui se repose sur cette base.

En effet, les Chrétiens Authentiques se ressemblent tous quand ils prient, en parole, en acte et en esprit. Un adepte du libre arbitre à genoux prie exactement comme celui qui n’y croit pas. Il ne peut pas prier au sujet de ce libre arbitre, car ce dernier n’a aucune place dans la prière.

Imaginez un homme qui prierait ainsi : « Seigneur, je te remercie de ne pas m’avoir fait comme ces adversaires présomptueux. Seigneur, je suis né avec un merveilleux libre arbitre, avec la force de me tourner de moi-même vers toi. J’ai fait progresser la grâce que tu m’as donnée. Si tout le monde avait fait comme moi avec cette grâce, ils seraient peut-être tous sauvés. »

« Seigneur, je sais que tu ne forces pas notre volonté si nous ne voulons pas de nous-mêmes. Tu accordes la grâce à tout le monde, et certains n’en font rien de bon, mais je ne suis pas comme eux. Beaucoup iront en enfer, qui ont pourtant été rachetés par le sang de Christ tout autant que je le suis. Ils ont reçu la même mesure d’Esprit-Saint, ils avaient une chance aussi bonne, et étaient aussi bénis que moi. Ce n’est pas ta grâce qui fit la différence ; oui, je sais qu’elle a fait une grande part, mais c’est moi qui ai pris le tournant. Je me suis servi de ce que j’avais reçu, alors que d’autres n’ont pas fait de même. C’est là que se trouve la différence entre eux et moi. »

Voilà une prière pour le diable, car personne d’autre ne peut offrir un tel blasphème.

Ah ! Les chrétiens peuvent annoncer de fausses doctrines lorsqu’ils prêchent ou parlent entre eux, mais jamais lorsqu’ils ne peuvent les retenir.

Si quelqu’un parle très calmement, il peut parler d’une manière très raffinée, mais lorsque le sujet agite ses lèvres, les vieilles expressions de son terroir ressortent.

Je vous demande à nouveaux, avez-vous jamais rencontré un chrétien qui affirme : 

« Je suis venu à Christ sans la puissance de l’Esprit » ?

Si jamais vous avez rencontré une telle personne, n’hésitez pas à lui répondre :

« Je peux vous croire, et je ne doute pas que vous soyez aussi reparti sans la puissance de l’Esprit. Vous ne connaissez rien de la question. Vous êtes toujours dans le fiel de l’amertume et le lien de l’iniquité. »

Est-ce que j’entends un chrétien dire : « J’ai cherché Christ avant qu’il me cherche. Je suis allé à l’Esprit, mais il n’est pas venu à moi » ?

Non, mon ami(e), nous devons tous, chacun d’entre nous si nous avons été régénérés, mettre la main sur le cœur et dire :

« Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier. »

Une dernière question :

Ne trouvons-nous pas, même après être venus à Christ, que notre âme n’est pas libre, mais qu’elle est gardée par Christ ? Ne passons-nous pas, même aujourd’hui, par des moments où nous n’avons pas la force de vouloir ?

Il y a dans nos membres une loi qui lutte contre la loi de notre esprit. Or, si tous ceux qui sont spirituellement vivants sentent l’opposition de leur volonté à Dieu, que faut-il dire de celui qui est « mort par ses offenses et par ses péchés » ?

Ce serait une parfaite absurdité que de mettre les deux au même niveau, et davantage encore de placer le mort avant le vivant.

Non, le texte est vrai, et notre expérience l’appuie dans notre cœur.

« Vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! »

Il me faut maintenant vous donner les raisons pour lesquelles les hommes refusent de venir à Christ.

Pour commencer, aucun homme ne pense par nature avoir besoin de Christ.

Par nature, l’homme s’imagine pouvoir se passer de Christ.

Il pense posséder une robe de justice qui lui soit propre, être bien habillé.

Il ne se voit pas dénudé, mais se pense sans besoin de la purification du Sang de Christ.

Il n’est à ses yeux ni noir ni cramoisi, et n’a pas besoin de Grâce pour le purifier.

Personne ne connaît son Réel Besoin avant que Dieu ne le lui montre, et personne ne recherche le Pardon avant que l’Esprit-Saint ne lui en révèle la Nécessité.

Je pourrais prêcher Christ sans discontinuer mais, à moins que vous ne ressentiez votre Besoin de Lui,  vous ne viendrez jamais à Lui.

Un pharmacien peut avoir une boutique bien achalandée, mais personne n’achètera ses médicaments avant d’en ressentir le besoin.

Les hommes n’aiment pas non plus le Moyen par lequel Christ Sauve.

L’un dit : « Je n’aime pas cette voie car il me rendra saint. Je ne pourrai plus boire ni jurer s’il me sauve. »

Un autre avance : « Cela me demande d’avoir une conduite stricte et gardée, alors que je préfère avoir plus de liberté. »

Tel autre n’aime pas la Voie de Christ car elle est trop humiliante.

La « Porte du Ciel » n’est pas tout à fait assez haute pour sa tête, et il n’aime pas se baisser !

La raison principale pour laquelle vous ne voulez pas venir à Christ, c’est que vous ne pouvez pas le faire avec la tête haute.

Christ vous fait baisser la tête lorsque vous venez.

Tel autre homme n’aime pas que ce soit une Voie de Grâce du début à la fin.

« Oh, dit-il, si seulement je pouvais en retirer un peu d’honneur ! »

Mais lorsqu’il entend que c’est tout Christ ou pas du tout Christ, il réplique :

« Je ne viendrai pas », et il s’éloigne.

Ah ! Pécheurs orgueilleux, vous ne voulez pas venir à Christ !

Pécheurs ignorants, vous ne voulez pas non plus venir à Christ, parce que vous ne savez rien de Lui.

Les hommes ne connaissent pas Sa Valeur, sinon, ils viendraient à Lui.

Pourquoi les marins n’allaient-ils pas en Amérique avant Christophe Colomb ? Parce qu’ils ne croyaient pas qu’il existait une telle chose. Christophe Colomb avait de la foi dans le fait qu’il trouverait une terre, c’est pour cela qu’il partit.

Celui qui a la Foi en Christ vient à Lui.

Mais vous ne connaissez pas Jésus, et beaucoup d’entre vous n’ont pas vu la Beauté de Son Visage.

Vous n’avez jamais réalisé la Valeur qu’a Son Sang pour le pécheur, ni la Grandeur de Son Sacrifice ou la Pleine Perfection de Ses Mérites.

Ainsi donc, « vous ne voulez pas venir à Lui ».

Ami(e) lecteur(rice), ma dernière pensée est solennelle.

J’ai affirmé que vous ne voulez pas venir, mais certains diront : « Ils refusent de venir à cause de leur péché. »

Oui, c’est vrai. Vous ne voulez pas venir, mais votre volonté est une volonté pécheresse. Certains penseront que j’offre une excuse au pécheur lorsque je prêche cette doctrine, mais ce n’est pas le cas.

Je n’affirme pas que la volonté pécheresse appartienne à la nature originale de l’homme, mais à sa nature déchue. C’est le péché qui vous a amené dans cette condition où vous refusez de venir. Si vous n’aviez jamais péché, vous viendriez à Christ dès l’instant où il vous serait annoncé. Mais vous ne venez pas à cause de votre péché et de votre crime. Les gens s’excusent à cause de leur mauvais cœur. C’est l’excuse la plus faible du monde. Le vol et le cambriolage ne viennent-ils pas aussi d’un mauvais cœur ? Imaginez qu’un voleur dise à son juge : « Je n’y peux rien, j’ai un cœur mauvais. » Que répondra le juge ? « Vaurien, si ton cœur est mauvais, j’alourdis la sentence car tu es vraiment un voyou. Ton excuse ne vaut rien. » Le Tout-Puissant : « rit, et se moque du méchant. »

Je ne prêche pas cette doctrine pour vous excuser, mais pour vous humilier. La possession d’une nature mauvaise est tout autant votre responsabilité que votre terrible malheur. Leur refus de venir à Christ est un péché qui sera toujours retenu contre les hommes, car c’est le péché qui les retient.

Je crains que celui qui ne prêche pas cela ne soit fidèle ni à Dieu ni à sa conscience.

Réfléchissez donc, et dites-vous : « Je suis par nature si pervers que je ne veux pas venir à Christ, et cette méchante perversion de ma nature est mon péché. Je mérite d’être envoyé en enfer pour cela. »

Et si cette pensée ne vous humilie pas, sous l’action de l’Esprit, alors rien ne le pourra.

Que Dieu humilie chacun de nous.

 

spurgeon

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

 

 

 

Bible
Croix

 

Partager cet article
Repost0
24 décembre 2025 3 24 /12 /décembre /2025 19:40
Joyeux Noël à toutes et tous

A toutes et tous !

 Bonne fête et célébration

de la Nativité !

Joyeux Noël !

Que Dieu bénisse 

Chacune et chacun d'entre vous !

 

Refuge Protestant

Croix Huguenote

Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et le gouvernement sera sur son épaule ; et son nom sera appelé merveilleux conseiller, le Dieu puissant, le père éternel, le prince de la paix.

Esaïe 9:5

Joyeux Noël à toutes et tous
Partager cet article
Repost0
16 avril 2025 3 16 /04 /avril /2025 19:16
La Pâque Chrétienne est -elle l'accomplissement de la Pâque Juive ?
Reformed Bible
Huguenote Cross

.

 

 

 

 

 

Source : 

 

Partager cet article
Repost0
13 octobre 2024 7 13 /10 /octobre /2024 20:05
Citations (36)

Ces citations appartiennent à des Pères de l'Eglise, pasteurs, conducteurs, anciens, écrivains profanes ou non…. Chacune d’entre elles est une petite leçon de sagesse, ramenant toujours à l’essentiel et au principal : La Bible et son Divin Auteur qui est Dieu.

Refuge Protestant Croix Huguenote

 

- La naissance de Jésus est la plus grande lumière de l'histoire. (C.H. Spurgeon)

- Naître de nouveau n'est pas quelque chose que vous demandez ; vous n'avez pas assez de sens pour le demander, parce que vous êtes mort. Dieu fait cela par sa grâce et pour sa gloire. ( Rev. Voddie Baucham)

- Vous n'avez pas apporté de contribution à votre naissance humaine et vous ne pouvez pas contribuer à votre naissance spirituelle, c'est une œuvre divine de Dieu. C'est le côté divin du salut. (John MacArthur)

- Certains se détournent de l'ivrognerie pour s'abstenir totalement, et j'en suis assez heureux, mais c'est loin d'être un changement salvateur. D'autres se détournent des grossièretés pour des paroles décentes, et nous en sommes reconnaissants ; mais cela non plus n'est pas le salut. La véritable conversion consiste à se tourner vers le SEIGNEUR. (Charles Spurgeon)

- Le voleur repentant sur la croix est l'image la plus claire dans l'Écriture du salut venant à quelqu'un par la grâce, par la foi en dehors des œuvres. (John MacArthur)

- Il n'y a aucun acte juste que nous puissions faire qui nous vaudra une place au paradis. Nous venons au Christ les mains vides. (Randy Alcorn)

- Dans le christianisme, vous n'êtes pas réconcilié avec Dieu par votre propre vertu et votre propre mérite, mais vous êtes réconcilié à Dieu par la vertu et le mérite de son fils. (Paul Washer)

- L'expression la plus violente de la colère et de la justice de Dieu se voit dans la Croix. Si jamais une personne avait de la place pour se plaindre d'injustice, c'était Jésus. Il a été le seul homme innocent à avoir été puni par Dieu. Si nous chancelons devant la colère de Dieu, chancelons à la croix. (Rev. R.C. Sproul)

- Il n'y a que le paradis et il n'y a que l'enfer. Que vous rejetiez Jésus Christ avec haine ou que vous le rejetiez avec de bons sentiments sentimentaux, vous finissez dans le même enfer. "Tu mourras dans tes péchés" a dit Jésus. "Et là où je vais, tu ne viendras jamais parce que tu ne crois pas en moi." Soit tu crois ardemment au Christ, soit tu périras. La question est la même question que Jésus a posée à Marthe : "Croyez vous ?" (John MacArthur)

- La grâce n'est incroyable pour vous que lorsque vous réalisez à quel point vous êtes un misérable. (Burk Parsons)

-  La seule chose en moi qui contribue à ma rédemption est mon péché pour lequel j'ai besoin d'être racheté. (Rev. Sinclair Ferguson)

- Le salut est par la Grâce ; cela veut dire qu'il est entièrement immérité. (Charles Spurgeon)

- En vérité, c'est à lui que vous devez aller, à notre Seigneur Jésus. Objection : Mais, hélas ! Je n'ai rien à emporter avec moi ; comment donc irais-je ? Réponse : N'as-tu pas de péchés ? Si tu en as, porte les et échange-les contre sa justice. Si tu viens à Lui, Il te donnera du repos. (John Bunyan)

- Vous ne contribuez à votre salut que par le péché qui l'a rendu nécessaire. (Jonathan Edwards)

- Jésus Christ était plus déterminé à aller à la croix que nous d'aller à l'église. ( Rev. Dale Partridge)

- La seule raison pour laquelle je suis chrétien, c'est parce que je suis un cadeau du Père au Fils, pas à cause de tout ce que je n'ai jamais fait. ( R.C. Sproul)

- Lorsque je me tiens devant Dieu le jour du jugement, Dieu va voir Jésus et Sa justice, qui sera ma couverture. (R.C. Sproul)

- Pour entrer au ciel, c’est Jésus-Christ ; il n’y en a pas d’autre. Ceux qui prétendent se sauver eux-mêmes insultent le Dieu vivant, discréditent l’œuvre parfaite de Jésus-Christ et se ferment l’accès au ciel. (Rev. Mario Veilleux)

- Une personne qui veut un sauveur de l'enfer, mais ne veut pas un sauveur du péché, n'a un sauveur de ni l'un ni l'autre. (Justin Peters)

- Si vous leur donnez un Dieu fait à leur image, je vous garantis qu'ils l'accepteront. Mais il ne sera pas le Dieu qui sauve. (Paul Washer)

- Le problème n'est jamais l'Écriture, mais nos cœurs réticents à croire ce que les Écritures enseignent clairement. (Rev. Dustin Benge)

- Le problème racinaire de l'homme n'est pas ses troubles biologiques, ses parents, ses amis ou sa société, mais son cœur corrompu. ( Rev. Joel Beeke)

- Le péché de l'homme naturel est exactement celui-ci : il désire tous les bénéfices de Dieu sans Dieu. (R.C.Sproul)

- Les hommes n'obtiennent pas la grâce par la liberté ; ils obtiennent la liberté par la grâce. (St Augustin)

- La justice est enseignée en vain par les commandements jusqu'à ce que le Christ la confère par imputation gratuite et par l'Esprit de régénération. (Jean Calvin - IRC  2.7.2.)

- Pour que l’homme puisse entrer en relation avec Dieu et obtenir quelque chose de lui, voici ce qui doit se passer : ce n’est pas à l’homme de commencer ni de poser la première pierre, mais il faut que Dieu, Dieu seul, hors de toute recherche et de tout désir de la part de l’homme, prenne les devants et lui fasse une promesse. Cette Parole de Dieu est le commencement, le fondement, le rocher sur lequel, ensuite, peuvent s’édifier toutes les œuvres, paroles et pensées de l’homme. (Martin Luther)

- Le Christ n'est pas un accessoire mineur qui transforme notre vie et l'améliore. En recevant l'Évangile, il devient notre vie. (Paul Washer)

- La grâce qui ne change pas ma vie ne sauvera pas mon âme. (Rev. Charles Spurgeon)

- Jésus n'est pas un échappatoire aux épreuves de la vie, mais il est notre ami le plus proche à travers elles. (Rev. Burk Parsons)

- Confiez votre passé à la Miséricorde de Dieu, votre présent à l'Amour de Dieu, et votre avenir à la Providence de dieu. (Augustin d'Hippone)

- Les hommes et les femmes qui refusent de reconnaître l'existence de Dieu le font, en dernière analyse, parce que c'est contraire à leur façon de vivre. Ils ne veulent pas se prosterner devant les revendications morales d'un Dieu saint sur leur vie. ( R.C. Sproul)

- Il n'y a que deux types d'hommes : les justes qui se savent pécheurs et les pécheurs qui se pensent justes. (Blaise Pascal)

- D'Athènes à Los Angeles, du premier siècle au XXIe siècle et partout entre les deux, la repentance n'est peut-être pas populaire, mais c'est toujours l'Evangile. (John MacArthur) 

 

- Au cœur de la théologie reformée, cet axiome retentit : la régénération précède la foi. (RC Sproul) 

- Dieu ne nous a pas choisis parce qu'Il aurait "vu d'avance" que nous serions saints ; Dieu nous a choisis pour que nous soyons saints. (Jean Calvin)

- Si Dieu a l'intention de régénérer une personne, Il la régénérera sans qu'elle ne puisse lui résister. (John Owen) 

-  La foi me rappelle en même temps ma vilenie contre Dieu et sa bonté envers moi ; elle me montre que, même si je ne mérite pas ma prochaine bouffée d'air, Dieu souhaite que je sois un héritier de la gloire. (John Bunyan) 

- Osez posséder Dieu dans le pire moment. Il est Roi des rois et est capable de récompenser tous ses serviteurs. Nous sommes peut-être des perdants pour Lui ; nous ne serons jamais des perdants par Lui. (Thomas Watson) 

- " L'Eternel éprouve les justes." Ils lui sont précieux, c'est pourquoi il les raffine par des afflictions. Aucun des enfants du Seigneur ne peut espérer échapper à l'épreuve, et même, si nous sommes sains d'esprit, aucun d'entre nous ne souhaiterait le faire, car l'épreuve est le canal de nombreuses bénédictions. (Charles Spurgeon)

- Nous nous inquiétons tous de perdre qui et ce qu'on aime. C'est bon d'être honnête sur notre peur de perdre. Nous devons juste nous rappeler que même lorsque nous avons peur, et lorsque nous sommes tristes et brisés, notre Seigneur ne nous aidera pas à traverser, il nous guérira,, liera nos blessures et nous portera à la maison. (Rev. Burk Parsons)

- Si la foi est le fruit de la décision de l'homme et non de la Volonté de Dieu, pourquoi donc prier Dieu pour la conversion des incroyants ? (Augustin d'Hippone)

-  Qu'est ce que le libre arbitre ? Une doctrine qui magnifie l'homme. Une doctrine qui déclare que les desseins de Dieu sont faillibles car ils ne peuvent se réaliser que si les hommes le veulent. Une doctrine qui fait que la Volonté de Dieu s'exerce en fonction de la volonté des hommes. Une doctrine qui fait que l'Alliance de Grâce dépend des actions des hommes. Niant la Dépravation Totale de l'homme, cette doctrine tient Dieu pour débiteur envers les pécheurs. (Charles Spurgeon)

- Refuser le Calvinisme, c'est refuser l’Évangile de Jésus-Christ. (C.H. Spurgeon)

- Cela m'étonne que beaucoup croient que Dieu a écrasé Son Propre Fils pour nous, mais qu'Il nous laisserait quand même aller en enfer. (Rev. Voddie Baucham)

- Dans l'histoire récente, aucun autre mouvement n'a fait plus pour endommager la cause de l'évangile, déformer la vérité et étouffer l'articulation de saines doctrines. La théologie charismatique et pentecôtiste ont transformé l'église évangélique en un cloaque de l'erreur et un terreau pour les faux enseignants. Il a déformé le culte authentique par un "émotionalisme" débridé, pollué la prière avec du charabia privé, contaminé la vraie spiritualité avec un mysticisme non biblique et corrompu la foi en la transformant en une force créative pour parler des désirs du monde en l'existence. En élevant l'autorité de l'expérience sur l'autorité des Écritures, le Mouvement Charismatique comme Pentecôtiste ont détruit le système immunitaire de l'église - accordant sans critique le libre accès à toutes les formes imaginables d'enseignement et de pratique hérétiques. (John MacArthur)

- Si nous déformons l'Evangile, cela influencera et affectera tout ce en quoi nous croyons en rapport avec la Foi Chrétienne. (RC. Sproul)

-  L'église moderne produit des personnes passionnées avec des têtes vides qui aiment le Jésus qu'ils ne connaissent pas très bien. (Rev. Voddie Baucham)

- Les nouveautés théologiques sont les graines de l'apostasie. (Rev. Phil Johnson)

- Un temps viendra où, au lieu de bergers nourrissant leurs moutons, l'église aura des clowns divertissant les chèvres. (Charles Spurgeon)

Refuge Protestant

- Le monde et l'église souffrent d'un évangile superficiel, prêché par des hommes superficiels avec une doctrine superficielle. (Paul Washer)

-  Trop de gens choisissent une église par le style plutôt que par le fond, par les amitiés plutôt que par la doctrine, par le divertissement plutôt que par l'exposition. (x)

- Lorsque des prophètes auto-clamés cherchent à reconditionner l'Évangile pour le rendre plus pertinent ou plus attirant pour la culture, nous ne devons pas les suivre. (Paul Washer)

- Il vaudrait mieux qu'un prédicateur se brise le cou en montant en chaire s'il ne vit pas d'abord par l'exemple divin (Jean Calvin)

- Je ne peux pas supporter quand les chrétiens ont plus d'espoir dans leur parti politique que dans la glorieuse résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ. (Paul Washer)

- Si les parents ont élevé leurs enfants pour qu'ils soient de grands médecins, avocats, athlètes ou musiciens mais n'ont pas formé leurs enfants à les honorer et obéir à Dieu, ils ont échoué. (Rev. Voddie Baucham)

 

-  Nous ne sommes pas libres de faire ce qui est bien à nos propres yeux. Nous sommes appelés à faire ce qui est bien aux yeux de Dieu. (R.C. Sproul)

- Les pasteurs qui prêchent fidèlement la Parole de Dieu ne seront qualifiés d'ennuyeux que par ceux qui recherchent autre chose que la prédication fidèle à la Parole de Dieu. (Rev. Burk Parsons)

 

- Une personne qui veut un sauveur de l'enfer, mais ne veut pas un sauveur du péché, n'a un sauveur ni de l'un ni de l'autre. (Justin Peters)

- Nous avons une génération de gens qui pensent qu'ils peuvent se tenir devant le tribunal de Dieu malgré leurs péchés. (RC. Sproul)

- Une adoration arrogante est un oxymore, une contradiction dans les termes. (R.C. Sproul)

- Le pouvoir sauveur du nom de Jésus ne se transmet pas en récitant ses syllabes, mais en faisant confiance à la personne qui porte le nom. ( R.C. Sproul)

- Un dieu qui est tout amour, toute grâce, toute miséricorde, aucune souveraineté, aucune justice, aucune sainteté, et aucune colère, est une idole. (RC Sproul)

- La Bible ne dit jamais que Dieu est Amour, Amour, Amour ; ou Miséricorde, Miséricorde, Miséricorde ; ou Colère, Colère, Colère ; ou Justice, Justice, Justice ; mais elle dit qu'Il est Saint, Saint, Saint, et que la terre entière est remplie de sa Gloire. (R.C. Sproul)

- La sainteté de Dieu n'est pas seulement le plus majestueux de ses attributs, mais c'est l'attribut dont découlent tous les autres. (R.C. Sproul)

- Les personnes qui aiment vraiment Jésus Christ aiment ce qui est juste, vertueux et saint. (John MacArthur)

- Je ne me glorifierai pas même dans mon orthodoxie, car même cela peut être un piège si j'en fais un dieu... Réjouissons-nous en Lui dans toute sa plénitude et en Lui seul. (Rev. Martyn Lloyd-Jones)

 

-  Sur la gloire du Christ je voudrais fixer toutes mes pensées et tous mes désirs, et plus je verrai la gloire du Christ, plus les beautés peintes de ce monde se faneront à mes yeux et je serai de plus en plus crucifié à ce monde. (John Owen)

- Nous ne sommes pas des pécheurs parce que nous péchons. Nous péchons parce que nous sommes pécheurs. (RC Sproul)

- N'abandonnez jamais la prière, même si Satan vous suggère que c'est en vain que vous criez à Dieu. Priez malgré lui : "Priez sans cesse !". (Charles Spurgeon)

- Plus nous sommes proches de Dieu, plus le moindre péché nous causera une profonde tristesse. (RC Sproul)

- La confession devrait être une activité quotidienne pour le chrétien dont le pèlerinage tout entier est caractérisé par un esprit de repentance. (RC Sproul)

 

- Savoir que Dieu sait tout de moi et que pourtant Il m'aime, est vraiment ma consolation ultime. (RC Sproul)

- Je chercherai l'Eternel et j'attendrai. Je ne m'arrêterai pas, même si l'Eternel garde le silence et ne dit pas un mot de réconfort. Il aimait tendrement Jacob, et pourtant il l'a fait lutter avant qu'il ait reçu la bénédiction. (John Bunyan)

- Mon espérance vit, non pas parce que je ne suis pas un pécheur, mais parce que je suis un pécheur pour lequel Jésus Christ est mort ; ma confiance n'est pas que je suis saint, mais qu'étant impie, Il est ma Justice. (Charles Spurgeon)

- Voyez l'amour incroyable de Dieu en faisant de nous ses fils et filles. Nous avions besoin d'un Père, mais Lui n'avait pas besoin de fils. Nous donner le Christ, c'est plus que si Dieu nous avait donné le monde entier. Il peut créer davantage de mondes, mais Il n'a plus de Christ à donner. (Thomas Watson)

- Il peut démolir ce que le péché a construit et bâtir ce que le péché a détruit ; ce qui nous était impossible lui est facile, et il nous a dit d'attendre de sa présence des moments de rafraîchissement. Quoi qu'il en soit, viens, Seigneur Jésus. (John Newton)

- Quand Dieu écrit nos noms dans le "Livre de vie de l'agneau", il ne le fait pas avec une gomme à portée de main. Il le fait pour l'éternité. (R.C. Sproul)

- C'est une bonté qui nous pardonne plus de transgressions qu'il n'y a de moments dans notre vie et qui oublie autant de folies qu'il y a de pensées dans notre coeur. Il ne se contente pas de soulager nos besoins, il nous rétablit dans notre dignité. (...) Que peut-on désirer de plus que sa bonté a accordé ? Il nous a cherchés quand nous étions perdus et nous a rachetés quand nous étions captifs ; il nous a pardonnés quand nous étions condamnés et nous a ressuscités quand nous étions morts. (Stephen Charnock)

 

- Chaque jour, nous avons besoin que notre regard soit redirigé de nous-mêmes vers Dieu. (Rev. Sinclair Ferguson)

- Dieu ne veut pas seulement que l'on ressente de la gratitude, mais que l'on témoigne de notre reconnaissance par nos vies. (R.C. Sproul)

- Christ est la sagesse pour nous enseigner, la justice pour nous acquitter, la sanctification pour nous orner ; il est ce don royal et princier, il est le pain des anges, la joie et le triomphe des saints ; il est tout en tout. (Thomas Watson)

- Satan est présent dans toutes vos épreuves, mais il accomplit les grands desseins de Dieu, pour sa plus grande confusion et pour votre bien. ( Thomas Goodwin)

- Au travers des afflictions, Dieu attire toutes les grâces du Saint Esprit vers un exercice constant, diligent et vigoureux, pour purifier l'âme de la pollution du péché. (John Owen)

 - Dieu a toute vie, toute gloire, toute bonté, toute béatitude en Lui-même et par Lui-même ; et Il est seul en Lui-même et pour Lui-même tout suffisant, n'ayant besoin d'aucune créature qu'Il a faite, ni ne tirant aucune gloire d'elles, mais manifestant seulement Sa propre gloire en, par, a et sur elles. Il est la seule source de tout être, de qui, par qui et pour qui sont toutes choses ; et il a sur elles la domination la plus souveraine, pour faire par elles, pour elles, ou sur elles tout ce qu'il Lui plaît. A ses yeux, toutes choses sont ouvertes et manifestes, sa connaissance est infinie, infaillible et indépendante de la créature, de sorte que rien n'est pour Lui contingent ou incertain. Il est très saint dans tous ses conseils, dans toutes ses œuvres et dans tous ses commandements. Les anges, les hommes et toute autre créature Lui doivent le culte, le service ou l'obéissance qu'Il lui plaît d'exiger d'eux. (Confession de foi de Wesminster 2.2)
  - Oh, j'aspire à être utile aux âmes, et tout le reste peut aller où il veut. (Charles Spurgeon)
 - Dieu est non seulement la référence normative pour ce qui est bien et vrai, mais il est aussi le standard ultime de la beauté. (R.C. Sproul)
 - Toute mon espérance n'est que dans l'étendue de ta miséricorde. Donne moi ce que tu ordonnes et ordonne ce que tu veux. (Augustin)

 

 

 
.

 

 

 

.

 

Précédemment : Citations (35)

Suite : Citations (37)

 

 

 

.

 

Refuge Protestant Bible
Refuge Protestant Croix Huguenote

 

 
Partager cet article
Repost0
13 janvier 2024 6 13 /01 /janvier /2024 20:07
Un Dieu d'ordre et de justice

Un jour, quelqu’un m’a demandé si j’étais plutôt de gauche ou de droite.  A ma question de savoir ce qu’il entendait par gauche et droite, il m’a dit : en résumé, une personne de gauche insistera davantage sur la notion de justice tandis qu’une personne de droite insistera davantage sur celle d’ordre.

Que cette définition soit juste ou non, pertinente ou très approximative, elle appelle quelques remarques. La première consiste à se demander si la justice peut subsister, voire exister, sans l’ordre, et inversement.  Là où règne le désordre, peut-on s’attendre à ce que règne une justice impartiale et honnête ?  Et là où règne l’injustice, de quel ordre s’agit-il ?  D’un ordre injuste, qui n’est rien d’autre qu’un désordre moral.  Alors, par rapport à ces catégories, faut-il être plutôt centriste que de gauche ou de droite ? Le juste milieu serait-il la solution ?  Cinquante pour cent de justice et cinquante pour cent d’ordre suffisent-ils à faire l’affaire ?

Si tel est notre choix, il faudra rapidement convenir qu’il manquera toujours quelque part cent pour cent de ce que l’on recherche : cinquante pour cent d’ordre et cinquante pour cent de justice manqueront toujours à l’appel. Le vrai problème n’est-il pas que notre esprit est déformé, inclinant toujours à opposer quelque part ordre et justice car incapable d’envisager que ces deux notions sont inséparables, même si elles peuvent être distinguées ? On doit chercher à atteindre chacune d’entre elles pour que l’autre puisse aussi apparaître et fleurir de manière concomitante.  Mais là où l’ordre est abusivement amalgamé à l’oppression, et la justice faussement assimilée au laissez-faire, on ne risque sûrement pas de parvenir à la manifestation harmonieuse des deux !

Dans bien des milieux qui se disent chrétiens, une opposition artificielle entre ordre et justice s’exprime lorsqu’on commence par s’opposer à la notion même de justice divine : celle qui exige la rétribution pleine et entière des transgressions commises par les hommes pécheurs contre la sainteté de Dieu.  On trouve cette notion insupportable. A partir de ce rejet, on rejette tout de go l’ordre restauré par le Dieu sauveur entre lui et les humains à travers le plan de rédemption qu’il a accompli en Jésus-Christ. Car c’est ce dernier qui, accomplissant parfaitement la justice divine, a permis le rétablissement de cette relation.  Si ordre et justice doivent prévaloir de manière harmonieuse entre les humains, ce ne peut être qu’en plongeant le regard de la foi dans cette œuvre-là, qui vient d’en-haut.

Écoutons l’apôtre Jacques, qui nous parle dans sa lettre de désordre et de justice (3.16-18) : Là où il y a jalousie et rivalité, il y a du désordre et toute espèce de pratiques mauvaises. La sagesse d’en-haut est d’abord pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, sans partialité, sans hypocrisie. Le fruit de la justice est semé dans la paix par les artisans de paix.

 

 

Eric Kayayan

Rev. Eric Kayayan,

Foi Et Vie Réformées

 

 

 

 

.

 

Bible
Croix Huguenote

.

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : 

Foi Et Vie Réformées

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
26 novembre 2020 4 26 /11 /novembre /2020 18:02
Joyeux Thanksgiving !!!
Nous remercions tous Notre Dieu maintenant, avec notre cœur, nos mains et nos voix, Lui qui a accompli de si merveilleuses choses, en qui Son Peuple se réjouit ; Lui qui nous a Prodigué Son Amour sur notre chemin et est toujours nôtre aujourd'hui. Ô Seigneur Généreux, Demeure à nos côtés tout au long de notre vie ! De nos cœurs joyeux nous Te prions de nous garder dans Ta Grâce, Guide nous lorsque nous sommes déroutés. Que grâce et louanges soient rendus maintenant à Dieu le Père, au Fils, à Celui qui règne au plus haut des cieux, à Notre Dieu Unique et Eternel, jadis, aujourd'hui et à jamais, Amen !
Joyeux Thanksgiving !!!

Venez, chrétiens, rejoignons-nous pour chanter Alléluia ! Amen ! Eloges au Christ Notre Roi ; que tous, avec cœur et voix, se réjouissent devant Son Trône ; la louange est Son Choix Gracieux. Venons, élevons nos cœurs en haut, que les louanges remplissent le ciel ; Il est Notre Guide et Ami ; Son Amour ne finira jamais. Louons Notre Christ ! Alléluia ! Amen !  Au ciel, nous L'adorerons encore et chanterons pour toujours Sa Bonté !

Joyeux Thanksgiving !!!

 

 

Croix Huguenote Refuge Protestant

 

 

 

 

La source musicale même des endroits n'engagent pas sur certains domaines Refuge Protestant du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction

Partager cet article
Repost0
31 octobre 2019 4 31 /10 /octobre /2019 06:25
Bonne fête de la Réformation !

Notre fidélité à la Réforme, c’est notre fidélité à la Révélation Biblique, l'attestation de ce message d’espoir, de paix et de justice, en tout temps et en tout lieu, là où notre vocation nous place et ce, pour la Seule Gloire de Dieu.

 

Bonne fête de la Réformation !

 

 

 

Refuge Protestant,

Bible Refuge Protestant

 

Nous croyons que, par le sacrifice unique que le Seigneur Jésus a offert sur la croix, nous sommes réconciliés avec Dieu, afin d'être tenus pour justes devant lui et considérés comme tels. Nous ne pouvons, en effet, lui être agréable et participer à son adoption que s'il nous pardonne nos fautes et les ensevelit. Nous affirmons donc que Jésus Christ est notre intégrale et parfaite purification, qu'en sa mort nous avons une totale réparation pour nous acquitter de nos forfaits et des iniquités dont nous sommes coupables, et que nous ne pouvons être délivrés que par ce moyen.

Confession de La Rochelle, article 17

sola scriptura Refuge Protestant
Croix Huguenote

 

Martin Luther Refuge Protestant

 

32 .Tous ceux qui pensent gagner le ciel moyennant les lettres de pardon délivrées par les hommes s’en iront en enfer avec ceux qui les endoctrinent ainsi.

Martin Luther

Jean Calvin Refuge Protestant

 

Dans les préceptes de la loi, Dieu n'est perçu que comme récompensant la justice parfaite et, d'autre part, comme le vengeur sévère de la méchanceté. Mais en Christ, son visage rayonne de grâce et de douceur envers les pauvres pécheurs indignes.

(Jean Calvin)

Bible Refuge Protestant
Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La source même des endroits vidéos n'engagent pas sur certains domaines Refuge Protestant du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction.

Partager cet article
Repost0
31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 20:10
Bonne fête de la Réformation

La fête de la Réformation, le dernier dimanche d’octobre, remonte à 1617, date où le prince électeur du Palatinat, calviniste, inaugura une célébration à l’occasion du centenaire de l’affichage, devenu déjà emblématique, des 95 thèses de Luther sur les indulgences le 31 octobre 1517.

 

Ce geste est considéré comme le point de départ de la Réformation.

 

Il est aujourd’hui un rappel des grands principes du protestantisme :

solas
Croix Huguenote

 

La fête de la Réformation (aussi appelée fête de la Réforme) est donc une fête célébrée le 31 octobre en commémoration de la Réforme Protestante, particulièrement par les communautés Protestantes Luthériennes, mais également par de nombreuses Eglises Réformées, Presbytériennes et bien d'autres ancrés à la Réforme. 

 

Le 31 octobre 1517, Martin Luther placarde ses 95 Thèses condamnant la vente d’indulgences sur les portes de la chapelle du château de Wittenberg en Saxe, donnant le coup d’envoi de la Réformation Protestante, marquant sa rupture avec le catholicisme.

 

Le commerce des indulgences consistait du principe à  la récolte par le clergé d'aumônes contre la promesse d'un allègement des peines qui "attendent" les pécheurs au purgatoire, antichambre du Paradis.

 

Le commerce des indulgences venait de la possibilité dans l'église catholique romaine d'acheter des indulgences (du latin indulgere, « accorder »), c'est-à-dire la rémission totale ou partielle devant Dieu de la peine temporelle encourue en raison d'un péché pardonné.

 

Cette pratique qui remonte au iiie  siècle reçoit une définition juridique dans les décrétales pontificales au xiie siècle.

 

L'indulgence obtenue en contrepartie d'un acte de piété (pèlerinage, prière, mortification, don) au cours du temps s'est et s'était allègrement transformée en un commerce bien lucratif.

 

L'affaire du commerce des indulgences fut le déclencheur de la Réforme Protestante, à une époque où le développement de l'imprimerie permettait une lecture directe de la Bible, dans toutes les langues, ce qui ouvrit la voie à une critique des croyances catholiques et des pratiques de ses prêtres.

 

Le commerce des indulgences pratiqué par Jean XXIII a été dénoncé par Jan Hus (1369-1415).

 

Il s'est développé à la fin du xve siècle dans une société dominée par la violence, les épidémies, la peur de la mort et de l'enfer.

 

Les bandes de mercenaires (Guerres d'Italie) massacrent les plus faibles avant d'acheter leur entrée au purgatoire ou au paradis.

 

C'est le mérite par les œuvres de l'église, qu'ils financent.

 

Les Protestants l'appellent commerce des indulgences et y voient un cercle vicieux violence-pardon.

 

Martin Luther rédige contre les indulgences ses 95 thèses qu'il affiche le 31 octobre 1517 sur la porte du château de Wittemberg.

 

Le texte s’en prend ouvertement au commerce des indulgences et affirme avec force que nous sommes sauvés non par des dons en argent ou des messes dites en notre nom, mais par la Seule Grâce de Dieu.

 

Luther affirme sa Foi en la prédestination, Volonté Divine Secrète qu'il oppose à la prétention des prêtres à pouvoir monnayer l'accès au paradis en désignant qui peut y entrer.

 

Des millions de messes sont dites chaque année par les prêtres, contre rétribution, pour des particuliers.

 

Seuls les plus riches pouvaient en quelque sorte se payer l'espoir d'accéder au Paradis quoi qu'il arrive.

 

Certains prêtres vivaient dans le luxe, revendaient à d'autres leur droit à dire des messes, et ne mettaient même plus les pieds dans leurs paroisses.

 

La plus célèbre des indulgences est celle qui fut accordée à quiconque aidera à la construction de la nouvelle basilique Saint-Pierre de Rome.

 

Cela me fait mal et me rend malade.
Ils croient que les âmes seront tirées du purgatoire dès qu’ils auront mis l’argent dans les coffres. Ils croient que l’indulgence est assez puissante pour sauver le plus grand pécheur, (…).

Lettre de Luther à Albert, archevêque de Mayence, le 31 octobre 1517

C'est un rempart que Notre Dieu

32 .Tous ceux qui pensent gagner le ciel moyennant les lettres de pardon délivrées par les hommes s’en iront en enfer avec ceux qui les endoctrinent ainsi.

Martin Luther

95 thèses martin luther

Martin Luther dénonce à la fois les indulgences pour les âmes du Purgatoire (thèses 8–29) et celles en faveur des vivants (thèses 30–68).

 

Dans le premier cas, les morts étant morts, ils ne sont plus tenus par les décrets canoniques (remise en cause du Purgatoire lui-même).

 

À ce sujet, Luther s'élève également contre le marchandage des indulgences et accuse l'Église de profiter de la peur de l'Enfer.

-----

Par amour pour la vérité et dans le but de la préciser, les thèses suivantes seront soutenues à Wittemberg, sous la présidence du Révérend Père Martin LUTHER, ermite augustin, maître es Arts, docteur et lecteur de la Sainte Théologie.

Celui-ci prie ceux qui, étant absents, ne pourraient discuter avec lui, de vouloir bien le faire par lettres. Au nom de notre Seigneur Jésus-Christ.

Amen.

 

 

1. En disant : Faites pénitence, notre Maître et Seigneur Jésus-Christ a voulu que la vie entière des fidèles fût une pénitence.

 

2. Cette parole ne peut pas s'entendre du sacrement de la pénitence, tel qu'il est administré par le prêtre, c'est à dire de la confession et de la satisfaction.

 

3. Toutefois elle ne signifie pas non plus la seule pénitence intérieure ; celle-ci est nulle, si elle ne produit pas au dehors toutes sortes de mortifications de la chair.

 

4. C'est pourquoi la peine dure aussi longtemps que dure la haine de soi-même, la vraie pénitence intérieure, c'est à dire jusqu'à l'entrée dans le royaume des cieux.

 

5. Le pape ne veut et ne peut remettre d'autres peines que celles qu'il a imposées lui-même de sa propre autorité ou par l'autorité des canons.

 

6. Le pape ne peut remettre aucune peine autrement qu'en déclarant et en confirmant que Dieu l'a remise ; à moins qu'il ne s'agisse des cas à lui réservés. Celui qui méprise son pouvoir dans ces cas particuliers reste dans son péché.

 

7. Dieu ne remet la coulpe à personne sans l'humilier, l'abaisser devant un prêtre, son représentant.

 

8. Les canons pénitentiels ne s'appliquent qu'aux vivants ; et d'après eux, rien ne doit être imposé aux morts.

 

9. Voilà pourquoi le pape agit selon le Saint-Esprit en exceptant toujours dans ses décrets l'article de la mort et celui de la nécessité.

 

10. Les prêtres qui, à l'article de la mort, réservent pour le Purgatoire les canons pénitentiels, agissent mal et d'une façon inintelligente.

 

11. La transformation des peines canoniques en peines du Purgatoire est une ivraie semée certainement pendant que les évêques dormaient.

 

12. Jadis les peines canoniques étaient imposées non après, mais avant l'absolution, comme une épreuve de la véritable contrition.

 

13. La mort délie de tout ; les mourants sont déjà morts aux lois canoniques, et celles-ci ne les atteignent plus.

 

14. Une piété incomplète, un amour imparfait donnent nécessairement une grande crainte au mourant. Plus l'amour est petit, plus grande est la terreur.

 

15. Cette crainte, cette épouvante suffit déjà, sans parler des autres peines, à constituer la peine du Purgatoire, car elle approche le plus de l'horreur du désespoir.

 

16. Il semble qu'entre l'Enfer, le Purgatoire et le Ciel il y ait la même différence qu'entre le désespoir, le quasi-désespoir et la sécurité.

 

17. Il semble que chez les âmes du Purgatoire l'Amour doive grandir à mesure que l'horreur diminue.

 

18. Il ne paraît pas qu'on puisse prouver par des raisons, ou par les Ecritures que les âmes du Purgatoire soient hors d'état de rien mériter ou de croître dans la charité.

 

19. Il n'est pas prouvé non plus que toutes les âmes du Purgatoire soient parfaitement assurées de leur béatitude, bien que nous-mêmes nous en ayons une entière assurance.

 

20. Donc, par la rémission plénière de toutes les peines, le Pape n'entend parler que de celles qu'il a imposées lui-même, et non pas toutes les peines en général.

 

21. C'est pourquoi les prédicateurs des Indulgences se trompent quand ils disent que les indulgences du Pape délivrent l'homme de toutes les peines et le sauvent.

 

22. Car le Pape ne saurait remettre aux âmes du Purgatoire d'autres peines que celles qu'elles auraient dû souffrir dans cette vie en vertu des canons.

 

23. Si la remise entière de toutes les peines peut jamais être accordée, ce ne saurait être qu'en faveur des plus parfaits, c'est-à-dire du plus petit nombre.

 

24. Ainsi cette magnifique et universelle promesse de la rémission de toutes les peines accordées à tous sans distinction, trompe nécessairement la majeure partie du peuple.

 

26. Le même pouvoir que le Pape peut avoir, en général, sur le Purgatoire, chaque évêque le possède en particulier dans son diocèse, chaque pasteur dans sa paroisse.

 

26. Le Pape fait très bien de ne pas donner aux âmes le pardon en vertu du pouvoir des clefs qu'il n'a pas , mais de le donner par le mode de suffrage.

 

27. Ils prêchent des inventions humaines, ceux qui prétendent qu'aussitôt que l'argent résonne dans leur caisse, l'âme s'envole du Purgatoire.

 

28. Ce qui est certain, c'est qu'aussitôt que l'argent résonne, l'avarice et la rapacité grandissent. Quant au suffrage de l'Eglise, il dépend uniquement de la bonne volonté de Dieu.

 

29. Qui sait si toutes les âmes du Purgatoire désirent être délivrées, témoin de ce qu'on rapporte de Saint Séverin et de Saint Paul Pascal.

 

30. Nul n'est certain de la vérité de sa contrition ; encore moins peut-on l'être de l'entière rémission.

 

31 Il est aussi rare de trouver un homme qui achète une vraie indulgence qu'un homme vraiment pénitent.

 

32. Ils seront éternellement damnés avec ceux qui les enseignent, ceux qui pensent que des lettres d'indulgences leur assurent le salut.

 

33. On ne saurait trop se garder de ces hommes qui disent que les indulgences du Pape sont le don inestimable de Dieu par lequel l'homme est réconcilié avec lui.

 

34. Car ces grâces des indulgences ne s'appliquent qu'aux peines de la satisfaction sacramentelle établies par les hommes.

 

35. Ils prêchent une doctrine antichrétienne ceux qui enseignent que pour le rachat des âmes du Purgatoire ou pour obtenir un billet de confession, la contrition n'est pas nécessaire.

 

36. Tout chrétien vraiment contrit a droit à la rémission entière de la peine et du péché, même sans lettre d'indulgences.

 

37. Tout vrai chrétien, vivant ou mort, participe à tous les biens de Christ et de l'Eglise, par la grâce de Dieu, et sans lettres d'indulgences.

 

38. Néanmoins il ne faut pas mépriser la grâce que le Pape dispense ; car elle est, comme je l'ai dit, une déclaration du pardon de Dieu.

 

39. C'est une chose extraordinairement difficile, même pour les plus habiles théologiens, d'exalter en même temps devant le peuple la puissance des indulgences et la nécessité de la contrition.

 

40. La vraie contrition recherche et aime les peines ; l'indulgence, par sa largeur, en débarrasse, et à l'occasion, les fait haïr.

 

41. Il faut prêcher avec prudence les indulgences du Pape, afin que le peuple ne vienne pas à s'imaginer qu'elles sont préférables aux bonnes oeuvres de la charité.

 

42. Il faut enseigner aux chrétiens que dans l'intention du Pape, l'achat des indulgences ne saurait être comparé en aucune manière aux oeuvres de miséricorde.

 

43. Il faut enseigner aux chrétiens que celui qui donne aux pauvres ou prête aux nécessiteux fait mieux que s'il achetait des indulgences.

 

44. Car par l'exercice même de la charité, la charité grandit et l'homme devient meilleur. Les indulgences au contraire n'améliorent pas ; elles ne font qu'affranchir de la peine.

 

45. Il faut enseigner aux chrétiens que celui qui voyant son prochain dans l'indigence, le délaisse pour acheter des indulgences, ne s'achète pas l'indulgence du Pape mais l'indignation de Dieu.

 

46. Il faut enseigner aux chrétiens qu'à moins d'avoir des richesses superflues, leur devoir est d'appliquer ce qu'ils ont aux besoins de leur maison plutôt que de le prodiguer à l'achat des indulgences.

 

47. Il faut enseigner aux chrétiens que l'achat des indulgences est une chose libre, non commandée.

 

48. Il faut enseigner aux chrétiens que le Pape ayant plus besoin de prières que d'argent demande, en distribuant ses indulgences plutôt de ferventes prières que de l'argent.

 

49. Il faut enseigner aux chrétiens que les indulgences du Pape sont bonnes s'ils ne s'y confient pas, mais des plus funestes, si par elles, ils perdent la crainte de Dieu.

 

50. Il faut enseigner aux chrétiens que si le Pape connaissait les exactions des prédicateurs d'indulgences, il préfèrerait voir la basilique de Saint-Pierre réduite en cendres plutôt qu'édifiée avec la chair, le sang, les os de ses brebis.

 

51. Il faut enseigner aux chrétiens que le Pape, fidèle à son devoir, distribuerait tout son bien et vendrait au besoin l'Eglise de Saint-Pierre pour la plupart de ceux auxquels certains prédicateurs d'indulgences enlèvent leur argent.

 

52. Il est chimérique de se confier aux indulgences pour le salut, quand même le commissaire du Pape ou le Pape lui-même y mettraient leur âme en gage.

 

53. Ce sont des ennemis de Christ et du Pape, ceux qui à cause de la prédication des indulgences interdisent dans les autres églises la prédication de la parole de Dieu.

 

54. C'est faire injure à la Parole de Dieu que d'employer dans un sermon autant et même plus de temps à prêcher les indulgences qu'à annoncer cette Parole.

 

55. Voici quelle doit être nécessairement la pensée du Pape ; si l'on accorde aux indulgences qui sont moindres, une cloche, un honneur, une cérémonie, il faut célébrer l'Evangile qui est plus grand, avec cent cloches, cent honneurs, cent cérémonies.

 

56. Les trésors de l'Eglise, d'où le Pape tire ses indulgences, ne sont ni suffisamment définis, ni assez connus du peuple chrétien.

 

57. Ces trésors ne sont certes pas des biens temporels ; car loin de distribuer des biens temporels, les prédicateurs des indulgences en amassent plutôt.

 

58. Ce ne sont pas non plus les mérites de Christ et des saints ; car ceux-ci, sans le Pape, mettent la grâce dans l'homme intérieur, et la croix, la mort et l'enfer dans l'homme intérieur.

 

59. Saint Laurent a dit que les trésors de l'Eglise sont ses pauvres. En cela il a parlé le langage de son époque.

 

60. Nous disons sans témérité que ces trésors, ce sont les clefs données à l'Eglise par les mérites du Christ.

 

61. Il est clair en effet que pour la remise des peines et des cas réservés, le pouvoir du Pape est insuffisant.

 

62. Le véritable trésor de l'Eglise, c'est le très-saint Evangile de la gloire et de la grâce de Dieu.

 

63. Mais ce trésor est avec raison un objet de haine car par lui les premiers deviennent les derniers.

 

64. Le trésor des indulgences est avec raison recherché ; car par lui les derniers deviennent les premiers.

 

65. Les trésors de l'Evangile sont des filets au moyen desquels on pêchait jadis des hommes adonnés aux richesses.

 

66. Les trésors des indulgences sont des filets avec lesquels on pêche maintenant les richesses des hommes.

 

67. Les indulgences dont les prédicateurs vantent et exaltent les mérites ont le très grand mérite de rapporter de l'argent.

 

68. Les grâces qu'elles donnent sont misérables si on les compare à la grâce de Dieu et à la piété de la croix.

 

69. Le devoir des évêques et des pasteurs est d'admettre avec respect les commissaires des indulgences apostoliques.

 

70. Mais c'est bien plus encore leur devoir d'ouvrir leurs yeux et leurs oreilles, pour que ceux-ci ne prêchent pas leurs rêves à la place des ordres du Pape.

 

71. Maudit soit celui qui parle contre la vérité des indulgences apostoliques.

 

72. Mais béni soit celui qui s'inquiète de la licence et des paroles impudentes des prédicateurs d'indulgences.

 

73. De même que le Pape excommunie justement ceux qui machinent contre ses indulgences,

 

74. Il entend à plus forte raison excommunier ceux qui, sous prétexte de défendre les indulgences, machinent contre la sainte charité et contre la vérité.

 

75. C'est du délire que d'exalter les indulgences du Pape jusqu'à prétendre qu'elles délieraient un homme qui, par impossible, aurait violé la mère de Dieu.

 

76. Nous prétendons au contraire que, pour ce qui est de la coulpe, les indulgences ne peuvent pas même remettre le moindre des péchés véniels.

 

77. Dire que Saint Pierre, s'il était Pape de nos jours, ne saurait donner des grâces plus grandes, c'est blasphémer contre Saint Pierre et contre le Pape.

 

78. Nous disons au contraire que lui ou n'importe quel pape possède des grâces plus hautes, savoir : l'Evangile, les vertus, le don des guérisons, etc...(d'après 1 Cor. 12).

 

79. Dire que la croix ornée des armes du Pape égale la croix du Christ, c'est un blasphème.

 

80. Les évêques, les pasteurs, les théologiens qui laissent prononcer de telles paroles devant le peuple en rendront compte.

 

81. Cette prédication imprudente des indulgences rend bien difficile aux hommes même les plus doctes, de défendre l'honneur du Pape contre les calomnies ou même contre les questions insidieuses des laïques.

 

82. Pourquoi, disent-ils, pourquoi le Pape ne délivrent-ils pas d'un seul coup toutes les âmes du Purgatoire, pour les plus justes des motifs, par sainte charité, par compassion pour leurs souffrances, tandis qu'il en délivre à l'infini pour le motif le plus futile, pour un argent indigne, pour la construction de sa basilique ?

 

83. Pourquoi laisse-t-il subsister les services et les anniversaires des morts ? Pourquoi ne rend-il pas ou ne permet-il pas qu'on reprenne les fondations établies en leur faveur, puisqu'il n'est pas juste de prier pour les rachetés.

 

84. Et encore : quelle est cette nouvelle sainteté de Dieu et du Pape que, pour de l'argent, ils donnent à un impie, à un ennemi le pouvoir de délivrer une âme pieuse et aimée de Dieu, tandis qu'ils refusent de délivrer cette âme pieuse et aimée, par compassion pour ses souffrances, par amour et gratuitement ?

 

85. Et encore : pourquoi les canons pénitentiels abrogés de droit et éteints par la mort se rachètent-ils encore pour de l'argent, par la vente d'une indulgence, comme s'ils étaient encore en vigueur ?

 

86. Et encore : pourquoi le Pape n'édifie-t-il pas la basilique de Saint-Pierre de ses propres deniers, plutôt qu'avec l'argent des pauvres fidèles, puisque ses richesses sont aujourd'hui plus grandes que celles de l'homme le plus opulent ?

 

87. Encore : pourquoi le Pape remet-il les péchés ou rend-il participants de sa grâce ceux qui par une contrition parfaite ont déjà obtenu une rémission plénière et la complète participation à ces grâces ?

 

88. Encore : ne serait-il pas d'un plus grand avantage pour l'Eglise, si le Pape, au lieu de distribuer une seule fois ses indulgences et ses grâces, les distribuait cent fois par jour et à tout fidèle ?

 

89. C'est pourquoi si par les indulgences le Pape cherche plus le salut des âmes que de l'argent, pourquoi suspend-il les lettres d'indulgences qu'il a données autrefois, puisque celles-ci ont même efficacité ?

 

90. Vouloir soumettre par la violence ces arguments captieux des laïques, au lieu de les réfuter par de bonnes raisons, c'est exposer l'Eglise et le Pape à la risée des ennemis et c'est rendre les chrétiens malheureux.

 

91. Si, par contre, on avait prêché les indulgences selon l'esprit et le sentiment du Pape, il serait facile de répondre à toutes ces objections ; elles n'auraient pas même été faites.

 

92. Qu'ils disparaissent donc tous, ces prophètes qui disent au peuple de Christ : "Paix, paix" et il n'y a pas de paix !

 

93. Bienvenus au contraire les prophètes qui disent au peuple de Christ : "Croix, croix" et il n'y a pas de croix !

 

94. Il faut exhorter les chrétiens à s'appliquer à suivre Christ leur chef à travers les peines, la mort et l'enfer.

 

95. Et à entrer au ciel par beaucoup de tribulations plutôt que de se reposer sur la sécurité d'une fausse paix.

« Avant la lumière de l’Evangile, j’ai été attaché avec zèle aux lois papistiques et aux traditions des Pères autant que n’importe qui et je les ai défendues avec grand sérieux comme saintes et nécessaires au salut. Avec tout le soin dont j’étais capable, je me suis efforcé de les observer par le jeûne, les veilles, les oraisons et autres exercices, en macérant mon corps plus que tout ceux qui aujourd’hui me haïssent si violemment et me persécutent, parce que je leur enlève la gloire de se justifier. »

Luther, Commentaire sur l’Epître aux Galates, 1531

Pères de la Réforme (Suisse)

Pères de la Réforme (Suisse)

Interprété par la Chorale de la Communauté Protestante Timothée d'Anduze

Nous croyons que, par le sacrifice unique que le Seigneur Jésus a offert sur la croix, nous sommes réconciliés avec Dieu, afin d'être tenus pour justes devant lui et considérés comme tels. Nous ne pouvons, en effet, lui être agréable et participer à son adoption que s'il nous pardonne nos fautes et les ensevelit. Nous affirmons donc que Jésus Christ est notre intégrale et parfaite purification, qu'en sa mort nous avons une totale réparation pour nous acquitter de nos forfaits et des iniquités dont nous sommes coupables, et que nous ne pouvons être délivrés que par ce moyen.

Confession de La Rochelle, article 17

Bonne fête de la Réformation

.

Bible
Croix Protestante

 

Partager cet article
Repost0

Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

par theme

 

Google-Translate-English to French  drapeau-israel.gif   Traduire français en ItalianTraduire français en SpanishGoogle-Translate-English to Japanese BETA Traduire français en Arabic Traduire français en PortugueseTraduire français en Arabic Traduire français en Czech Traduire français en danish  Traduire français en Finnish Traduire français en German Traduire français en Greek Traduire français en Hindi  Traduire français en Korean BETAGoogle-Translate-Chinese (Simplified) BETA Traduire français en Croatian Traduire français en NorwegianTraduire français en Arabic Traduire français en Polish  Traduire français en Romanian Traduire français en Russian Traduire français en Russian BETA   Traduire français en SwedishTraduire français en Dutch