Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Vie Protestante Réformée

  • : Refuge Protestant
  • : Blog Protestant Réformé
  • Contact

Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

 Nombres visites
depuis sa création
 
194 940

  Ouvrez votre maison

à l'homme sans asile.

Soyez heureux de partager ;

ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

BM

  Croix Huguenote

par theme
Croix Huguenote

Vous pouvez retrouver

Refuge Protestant

sur

YouTube, Facebook, Pinterest, Twitter

en cliquant sur l'un des quatres liens 

ci dessous

Facebook suivi

Refuge Protestant Pinterest
Twitter Refuge Protestant
2 avril 2021 5 02 /04 /avril /2021 19:11

.

Mélodie : Johann Crüger (1653), révision et harmonisation par Johann Sebastien Bach (Jesu, meine Freude). Texte français : Henri Capieu

ô Jésus, Mon Frère,

Ma Joie, ma Lumière,

Au fond de ma vie,

Ta Présence est Douce,

Comme un flot de source,

Un chant dans la nuit.

Jésus, Prince de la Vie,

Tout le temps et tout l'espace

Brillent de Ta Grâce.

Au temps de l'épreuve,

Que ma joie demeure,

Ô Jésus, en Toi.

Dans le bonheur même,

Que Ton Nom devienne,

La plus haute joie.

Jésus, Mon Frère et Mon Roi,

Toi l'Espoir, Toi le Mystère,

La Paix de la terre.

Ô Jésus qui m'aimes,

Ta Parole sème,

Sur moi tant de dons ;

Seule Ta Présence

Met dans dans Ton Silence

Un désir profond.

Jésus, je salue Ton Nom,

En Toi, Jésus, à toute heure,

Que ma joie demeure.

 

 

.

.

Partager cet article
Repost0
2 avril 2021 5 02 /04 /avril /2021 19:03
Apostasie, vous avez dit apostasie ?

« Des choses horribles, abominables se passent dans le pays ; les prophètes prophétisent le mensonge, les prêtres font du profit. Et mon peuple aime cela ! Mais que ferez-vous quand viendra la fin ? » (Jérémie 5:30-31)

 

Par Paul Wells*

 

Il est une chose assez étonnante aujourd’hui: alors que l’Eglise, en Occident, est malade ou au moins souffrante d’asthénie, les chrétiens ne se préoccupent guère de savoir comment elle a pu en arriver là.

 

Ils n’arrivent même pas à en faire la diagnose ou à nommer le mal.

 

Bien au contraire, il semble que tout se passe dans le meilleur des mondes ecclésiastiques possibles, avec un baromètre au beau fixe et un climat établi par l’air du temps.

 

La chute, en bien des milieux, du nombre des pratiquants, des conversions, des vocations au ministère et des revenus… n’inquiète pas vraiment.

 

Et même, une certaine suspicion existe à l’encontre des Eglises en développement  :  n’useraient-elles pas de manipulation où la « dureté » maintiendrait la ligne?

 

Dans les Eglises francophones "main-line", issues de la tradition de la Réforme, on « fait » dans le sociologique ou le social et, pour se donner bonne conscience, on disserte, parfois, « en intello » sur les questions de société.

 

Comment imaginer qu’une Eglise puisse devenir une anti-Eglise, alors que le mot, difficile certes, d’apostasie semble impossible à prononcer?1

 

La modernité avancée relativise et subjectivise toute vérité.

 

Le summum n’est peut-être pas de ce monde, mais, chacun à sa manière – la communauté chrétienne ou le chrétien lambda pluraliste ou « évangélique » – se réclame légitimement du Christ.

 

Il serait incorrect de mettre en question la bonne foi du prochain ! On est chrétiens tous ensemble.

 

Ainsi, un certain mois de novembre par le passé, Gene Robinson, premier évêque ouvertement déclaré gay de la communauté anglicane, a invité ses détracteurs, sur la chaîne CNN, à rendre visite à sa « famille », qui est très morale.

 

Le langage même assume son sens contraire dans les milieux « chrétiens ».

 

La moindre remarque ou la plus petite objection constitue une violation du principe absolu de l’amour, le signe d’un sentiment de supériorité spirituelle et d’une mauvaise foi indignes d’un chrétien.

 

« Ne jugez pas » est pris dans le sens « n’ayez pas la moindre idée négative à propos des autres », comme si la Seconde Partie de la Bible ne recommandait pas d’exercer le discernement théologique.

 

Pourtant, nos prédécesseurs, A. Monod, dans l’Eglise réformée de France, et C.H. Spurgeon, au moment de la « régression » (downgrade) de l’Union baptiste en Angleterre au XIXe siècle, ou J.G. Machen, le fondateur du Westminster Seminary, qui s’est opposé aux modernistes dans l’Eglise presbytérienne des Etats-Unis, nous ont avertis.

 

Dans son livre Christianisme et libéralisme (1923), où il montre magistralement que le christianisme et le libéralisme sont deux religions différentes, Machen écrit :

 

« L’Eglise aujourd’hui a été infidèle à son Seigneur en admettant en son sein des compagnies de non-chrétiens, non seulement pour en être membres, mais aussi pour y être enseignants. Ils dominent les conseils et fixent l’enseignement de l’Eglise… Une séparation des partis est le grand besoin de l’époque. »

 

Cet ouvrage n’a rien perdu de son actualité près d’un siècle plus tard, car le libéralisme moderne reste étonnamment fidèle à lui-même, même si les dérapages éthiques d’aujourd’hui, qui touchent les évangéliques, tout comme le Protestantisme, appartiennent à un autre monde que celui des « vieux » libéraux.

 

Combien, dans le Protestantisme, oseraient s’exprimer en 2004 avec la même rigueur que Machen sur l’état de l’Eglise, la théologie ou les problèmes éthiques?

 

I. Une définition

 

« A parler simplement et rigoureusement, la véritable apostasie est celle par laquelle on renonce à la foi. »2

 

L’apostasie est donc le fait de se situer en dehors de la foi chrétienne confessée jusque-là3.

 

« La bonne conscience, certains l’ont abandonnée et ont ainsi fait naufrage en ce qui concerne la foi. » (1 Tm 1:19)

 

Elle se situe au bout d’un chemin en pente descendante le long duquel une simple erreur se transforme en hérésie et se cristallise en désaffection généralisée vis-à-vis de la foi.

 

L’hérésie porte le plus souvent sur une doctrine particulière – le statut de l’Ecriture, la christologie ou la Trinité, par exemple -, alors que l’apostasie est un reniement global de la doctrine apostolique.

 

La blessure spirituelle qu’est l’hérésie se transforme en gangrène.

 

Selon J. Owen, dans son tract La nature et les causes de l’apostasie de l’Evangile (1676), l’apostasie suscite le plus souvent des habitudes ou des attitudes dues au péché ou à l’erreur4.

 

Elle infecte non seulement la pensée, mais toute la vie, au point qu’on ne peut plus parler du salut qu’avec une extrême prudence.

 

Dans le dictionnaire des antonymes chrétiens, « apostasie » est l’opposé de « pureté ».

 

L’Eglise, on le sait, a pour signe et pour vocation de manifester la sainteté :

 

« Soyez saints, car moi, l’Eternel, je suis saint », telle est l’exhortation qui jalonne toute l’histoire de la rédemption.

 

Pensons, par exemple, aux prophéties bouleversantes de Jérémie !

 

Les individualistes que nous sommes, s’ils conçoivent assez aisément la sanctification au plan personnel, l’imaginent bien moins à propos de la collectivité.

 

D. Bonhoeffer en a, cependant, donné une belle illustration dans son livre De la vie communautaire, et il a eu le courage de mettre son modèle en pratique.

 

Par analogie, on admet que « le monde » et « la chair » sont les ennemis de l’Eglise ou du chrétien ; l’hérésie est ce qui se produit lorsque ces ennemis entrent et s’installent dans le camp, et l’apostasie ce qui arrive lorsqu’un rebelle aide l’ennemi.

 

Pour Augustin, les premiers « apostats » sont Adam et Eve et la race humaine est devenue apostate par nature, à cause de leur faute5.

 

Dans l’Apocalypse, l’expression « synagogue de Satan » (Ap 2:9 et 3:9) est utilisée pour décrire une communion dont les pratiques et les doctrines sont contraires à la vérité.

 

II. Des individus et pas des Eglises?

 

Il est aisé de parler d’apostasie à propos d’un individu; chacun connaît, en effet, l’histoire d’Esaü, celle de Judas, ou les noms d’Hyménée et Alexandre (1 Tm 1:20)6.

 

Il en va tout autrement s’il s’agit d’une Eglise.

 

Peu de textes ont été écrits à ce sujet7.

 

Pourquoi ?

 

Les Eglises en seraient-elles à l’abri ? Ou bien, pour diverses raisons – pudeur, souci de tolérance, crainte du sensationnalisme, etc. -, préférerait-on se taire ?

 

Le formalisme est un piège pour toutes les religions, ainsi que la tendance à défendre l’institution, qui sécurise de plusieurs manières.

 

Dans l’Ecriture, l’apostasie du peuple de Dieu est un thème permanent: de l’incident du veau d’or jusqu’à la parole de Jésus « ainsi avez-vous fait des prophètes… » et à la description, faite par Paul en Romains 9-11, de la situation du peuple juif.

 

L’histoire de l’Alliance est celle des désertions et des trahisons, non pas d’individus isolés, mais du peuple entier.

 

Christ n’a-t-il pas eu à souffrir de l’abandon des siens dans l’isolement progressif qui a été le sien entre Gethsémané et Golgotha ?

 

Après la Pentecôte, l’Eglise chrétienne s’est-elle améliorée grâce à l’effusion de l’Esprit ?

 

Apparemment non, car les croyants restent des pécheurs et sont toujours susceptibles d’orgueil et de ressentiments humains.

 

Des sept Eglises de l’Apocalypse, deux seulement ont un bilan de santé positif8.

 

Notre lumière serait-elle plus brillante au XXIe siècle que celle des chandeliers du Ier siècle ?

 

Ne serait-ce pas, pour avoir négligé les avertissements de l’Ecriture quant au risque d’apostasie, que le christianisme est si affadi en Occident ?

 

III. Les étapes de l’apostasie

 

Irénée dit, quelque part, que l’erreur se pare toujours d’habits magnifiques pour avoir l’air plus vraie que la vérité.

 

Comme le péché, elle a une apparence agréable et semble désirable.

 

La relativisation de la gravité de l’erreur est la première étape vers l’apostasie.

 

Un arbre d’Inde, le taxus, produit du fruit la première année de sa maturité, des feuilles la deuxième et du poison la troisième.

 

De même, le péché, après avoir pris racine chez un individu ou dans un groupe, n’a que trop tendance à s’aggraver.

 

Des « bilans globalement positifs », l’autojustification personnelle ou institutionnelle, s’accordent peu avec la vision biblique de la communion chrétienne.

 

La Seconde Partie de la Bible donne quelques indices du comment de la progression de l’apostasie au sein du peuple de Dieu.

 

J. Owen considère cet enseignement comme prophétique, les développements de l’histoire de l’Eglise le confirmant.

 

Voici, selon lui, les étapes de l’apostasie :

  1. des faux prophètes s’élèveront (Mt 24:9; 2 P 2:1);

  2. des loups pénètrent dans l’Eglise pour dévorer le troupeau (Ac 20:28);

  3. les chrétiens deviendront froids et ne supporteront plus la saine doctrine (2 Tm 3:1-9; 1 Tm 4:1-3).

A noter l’ordre suivi dans l’éclosion des « fleurs du mal » de l’apostasie: les erreurs, les faux prophètes, les « loups » et une froideur spirituelle généralisée.

 

IV. L’analogie personnes/Eglises

 

Tout comme il est possible de distinguer un chrétien fidèle d’un chrétien dont la foi dévie et d’une personne qui renie sa foi, serait-il possible de discerner les différentes sortes d’Eglises ?

 

Les lettres aux sept Eglises de l’Apocalypse (chapitres 2 et 3) sont d’une grande aide.

 

On y voit décrits trois types de communautés, que l’on pourrait classer respectivement en Eglises de résistance, de compromis et de dérapage:

 

1. Résistance

2. Compromis

3. Dérapage

Smyrne
Philadelphie

Pergame
Thyatire
Ephèse

Sardes
Laodicée

 

I) Fidèle:
refus des erreurs

Oui, mais tolérance
de la fausse doctrine
(juifs, nicolaïtes)

Tu es mort
(oubli de la Parole)

     

II) Pauvreté:
acceptation de la
souffrance/
des sacrifices

Oui, mais adaptation
au monde (Balaam)

Des œuvres qui
renient la foi

     

III) Victoire par le
témoignage

Des Oeuvres bonnes,
mais inconduite
(Jézabel)

Confiance en la
richesse, vitalité
apparente, mais morte

     

IV) Gardez la Parole…

 

Danger! (3:3, 16)

 

La tendance à l’apostasie va, dans le tableau, de la gauche vers la droite.

 

Elle est d’abord partielle, porte sur un point apparemment de peu d’importance, un « oui, mais… » avant de se généraliser.

 

Les Laodiciens et les habitants de Sardes sont tièdes ou morts et appelés à la conversion et au repentir.

 

De nos jours, existe-t-il une Eglise, locale ou dénominationnelle, qui échapperait à ce danger ?

 

Ce serait tellement beau !

 

L’Eglise est le peuple de l’alliance.

 

Christ s’adresse à chaque Eglise en se donnant le titre de Seigneur.

 

Selon l’état réel de cette communauté, il formule un avertissement ou une exhortation, il lance un appel et fait une promesse.

 

Eglise

Titre du
Seigneur

Nature de
l’Eglise

Exhortation/
Correction

   

Smyrne
2:8-11

Le premier,
le dernier

Pauvreté,
persécution

Ne crains pas!

 

 

Philadelphie
3:7-13

Le Saint, le
Véritable
David

Porte ouverte,
garder la Parole

Je te garderai

 

 

Pergame
2:12-17

Epée à deux
tranchants

Là où est
Satan

Idolâtrie…
fausse doctrine

 

 

Thyatire
2:18-28

Fils de Dieu,
yeux de flamme

Œuvres
nombreuses

J’ai contre toi
Jézabel

   

Ephèse
2:1-7

Les sept étoiles

Persévère

Abandon du
premier amour

 

 

Sardes
3:1-6

Sept étoiles et
Esprits de Dieu

Tu es mort

Je te connais
tu es mort

 

 

Laodicée
3:14-22

L’Amen

Tu es tiède

Je te vomirai
Je corrige

 

 

 

Appel pour  

 

- Smyrne :

Soit fidèle, découlant si obéissance sur la Promesse de la Couronne 2:7 > 22:2

 

- Philadelphie :

Tiens ferme ! découlant sur la Promesse de la Nouvelle Jérusalem au Ciel 3:12 > 22:4

 

- Pergame :

Repens-toi…autrement!… découlant sur la Promesse d'un Nom nouveau  2:17 > 21:24

 

- Thyatire :

Tenez ferme ce que vous avez  découlant sur la Promesse de l' Autorité  2:26 > 21:24

 

- Ephèse : 

Souviens-toi,  repens-toi ! Découlant sur la Promesse de l' Arbre de vie  2:7 > 22:2

 

- Sardes :

Garde la Parole !  Découlant sur la Promesse  Je confesserai  3:5 > 22:19

 

- Laodicée :

Je me tiens à la porte découlant sur la Promesse du Trône 3.21 > 21:11

La diversité des Eglises de l’Apocalypse est grande, les exhortations qu’elles reçoivent variées.

 

N’y aurait-il pas une sorte de typologie biblique des communautés religieuses ?

 

Même si elle n’intéresse pas les sociologues, elle aurait de la valeur aux yeux de ceux qui appartiennent au Royaume.

 

Elle permettrait de dresser un bilan théologique et spirituel de nos communautés et de leurs physionomies et, éventuellement, d’apporter une réponse à leurs besoins.

 

V. Les causes de l’apostasie

 

Les personnes régénérées croissent en sainteté, de façon positive, en vivant selon la grâce et, de façon négative, en supprimant le péché et en éliminant ce qui relève de la chair.

 

De même, les Eglises croissent par la pratique de l’amour et en luttant contre l’erreur grâce aux fonctions complémentaires: l’enseignement et la discipline.

 

N’aurait-on pas un peu oublié, aujourd’hui, que la vie chrétienne est un combat ?

 

Sait-on assez que l’Eglise est appelée à être militante et à lutter pour se maintenir ?

 

Chez l’individu, l’apostasie – à savoir une atteinte à la fidélité au Christ, comme O. Winslow l’a dit9- prend racine dans le cœur.

 

Dans l’Eglise, elle surgit également au cœur de ce qui constitue sa raison d’être : le Christ ressuscité.

 

Une Eglise vivante établit un équilibre harmonieux entre la doctrine et la pratique, la foi et la vie sous l’autorité de la Parole de Christ, de la façon suivante :

 

 

I) L’Eglise de Smyrne, à l’image de Polycarpe, son célèbre martyr, et celle de Philadelphie respectent cet équilibre, car elles gardent la Parole, sont fidèles et tiennent ferme, en supportant la persécution et en consentant des sacrifices, même jusqu’à la mort.

 

II) Dans les Eglises de Pergame et de Thyatire s’établissent des situations de compromis. Pour s’adapter au monde, de fausses doctrines et l’inconduite à l’image de Jézabel commencent à être tolérées. L’équilibre entre la Parole, la vie et la foi est ébranlé.

 

III) Ephèse, Sardes. Dans le cas de ces deux communautés, cet équilibre est également rompu. La situation s’aggrave, car la Parole est oubliée: les œuvres sont en opposition avec la foi; c’est « l’embourgeoisement ».

 

Le schéma ci-après illustre la nature de l’apostasie d’Ephèse et de Sardes:

 

IV) A Laodicée, en situation de tiédeur,il n’est plus question d’appeler au repentir, aussi le Seigneur affirme-t-il que son action sera celle d’une correction.

 

 

En résumé, l’apostasie atteint l’Eglise en son centre et a les causes suivantes :

 

1°) Une reconnaissance atténuée du caractère normatif de l’Ecriture en tant que Parole de Christ et de son autorité suprême.

 

2°) Une ignorance de la doctrine biblique, de sa profondeur, de ses mystères et une indifférence vis-à-vis des choses spirituelles, de la doctrine chrétienne.

 

3°) Un amour du monde: conformité avec ses pratiques, fascination pour ce qu’il prise et adoption de ses valeurs.

 

4°) Une autosatisfaction (« tu es riche »), la conviction erronée que l’Eglise est, ne varietur, sur le bon chemin, une sorte de vanité intellectuelle.

 

 

Les caractères ci-dessus sont-ils tout à fait absents de nos communautés locales comme de nos dénominations ?

 

Les Eglises qui se veulent « évangéliques » ne sont-elles pas tentées par des pratiques « mondaines » sur le plan éthique, lorsqu’elles obscurcissent la grâce de l’Evangile ?

 

Un inventaire, avec évaluation sans complaisance, ne mériterait-il pas d’être fait?

 

Il ne suffit pas d’organiser commémoration sur commémoration et de rendre hommage à nos pères; ne conviendrait-il pas aussi de vérifier quel est, aujourd’hui, le prix de la fidélité au Seigneur ?

 

Ce prix est, probablement, d’une nature différente qu’autrefois, mais est-il moins élevé ?

 

VI. Le développement de l’apostasie

 

Comment discerner la présence et le développement de l’apostasie sur le plan institutionnel ?

 

Comme on l’a vu, l’apostasie est par nature une perte, dans l’Eglise, de la présence et de la puissance de Jésus-Christ, le chef de l’Eglise, cette absence se traduisant dans le domaine de l’affirmation doctrinale et dans celui de la pratique.

 

I) En ce qui concerne la vérité

 

L’apostasie se développe en même temps qu’apparaissent un manque d’appétit pour la Parole de Christ et une prise de conscience que des doctrines bibliques deviennent des « problèmes ».

 

Certaines de celles-ci semblent même inacceptables, comme l’inspiration plénière de l’Ecriture, la prédestination, la mort sacrificielle de Christ, le jugement et l’enfer.

 

L’Evangile fait insensiblement place à un autre évangile, humaniste et sentimental ou, dans le meilleur des cas, ambigu.

 

Conséquence: puisqu’une distance est établie entre ce que dit l’Ecriture et ce qu’enseigne l’Eglise, la Parole est de moins en moins familière et la prédication manque de puissance, car la conviction est absente.

 

Dans les synodes, l’étude biblique préalable à la prise de toute décision importante – principe à laquelle on reste très attaché – permet bien souvent de justifier ce qui a déjà été décidé par les meneurs de jeu.

 

Combien de délégués aux divers synodes, faute d’une véritable culture biblique, en sont-ils conscients ?

 

La fidélité à l’Eglise-institution prend le pas sur la fidélité à Jésus-Christ.

 

La vérité se trouve subordonnée à l’agencement de consensus ecclésiastiques.

 

L’unité de l’institution prime; « je reste pour le bien de l’Eglise », « je partirai, si et quand tel seuil sera dépassé ». Et ces seuils s’élèvent de plus en plus !

 

La résistance au mal devient presque impossible.

 

Comme l’a dit C.H. Spurgeon, dans une union d’Eglises pluralistes, les marques bibliques de l’Eglise sont plus ou moins estompées.

 

B.B. Warfield a prononcé une parole frappante à ce sujet: « Il est impossible de couper le bois pourri. »

 

L’Eglise d’Ephèse, dont la situation est ambiguë, risque de se voir enlever son « chandelier », si elle ne se repent pas (Ap 2:5).

 

Sans repentir, les illusions foisonnent et un succédané est substitué à l’Evangile.

 

Il suffit pour s’en convaincre de considérer, d’une part, les mouvements du nouvel âge, sorte d’amalgame avec la foi chrétienne, « l’évangile de la prospérité » ou le culte clappy-happy, imitation du show-biz, et, d’autre part, les théologies modernes qui réduisent, plus ou moins, l’Evangile à des mythes, par abandon des grandes vérités de la christologie et de la sotériologie, comme on le voit, aujourd’hui, dans bien des Eglises, tant néo-évangéliques que pluralistes consensuelles.

 

 

II) En ce qui concerne la pratique

 

L’apostasie élimine la sainteté dans la mise en pratique de l’Evangile.

 

Comme Spurgeon l’a également dit, si l’unité que l’on préserve n’implique pas l’exercice d’une discipline de vie, elle n’a rien à voir avec l’unité selon l’Evangile.

 

Celle-ci, comme l’a souligné Owen, est rompue par l’erreur et elle devient schismatique par rapport au dépôt apostolique.

 

Un principe :

 

Toute communauté ou union d’Eglises qui s’écarte de l’Evangile et de la pratique biblique est dans une situation de schisme par rapport à l’Eglise catholique universelle, la vraie communauté des croyants en Christ.

 

La question de l’homosexualité, par exemple, qui se pose à l’Eglise en Europe aujourd’hui, n’est pas de l’ordre des adiaphora.

 

Ainsi, en refusant de se démarquer d’une Eglise visible renégate, on risque d’être en rupture avec Jésus-Christ lui-même et avec son corps, l’Eglise invisible qui réunit tous les croyants dans le ciel et sur la terre !

 

Reste la douloureuse question : à quel moment faut-il envisager de se séparer ?

 

Après avoir procédé – avec d’autres frères, pas tout seul – à une honnête, lucide et charitable évaluation de la situation.

 

On l’a vu, l’hérésie correspond à une distanciation par rapport à l’Evangile cru et vécu.

 

L’apostasie, elle, va plus loin et ne distingue plus entre la vérité et l’erreur.

 

Pour être éclairé, à cet égard, sur une Eglise, il convient de faire les quatre vérifications suivantes :

 

1°) La pratique de la doctrine biblique est remplacée par des idées humaines, relevant du politiquement correct.

 

2°) Le légalisme se manifeste. Des pratiques hyperspirituelles deviennent plus importantes que les commandements bibliques; ou, par contre, l’intégrisme du consensus devient obligatoire.

 

3°) Le perfectionnisme s’installe, ou le relativisme tolérant, qui proposent, l’un et l’autre, l’illusion que le combat contre le péché n’est plus actuel. Résultat dans les deux cas: des attitudes insidieuses d’hypocrisie, d’orgueil et de jugement d’autrui.

 

4°) Le culte, privé d’une prédication où la puissance de la présence de Christ se manifeste, se caractérise par un formalisme sec ou, à l’inverse, relève du divertissement.

VII. Un remède?

 

 

Est-il possible pour une Eglise devenue apostate, ou en ballottage, de redécouvrir la vérité, de retrouver son premier amour ?

 

Peu d’exemples d’un retour de ce genre existent dans l’histoire de l’Eglise.

 

Pourquoi?

 

Sans doute parce que l’endurcissement causé par le péché et l’erreur ne s’amenuise pas avec le temps.

 

Le seule remède à la gangrène, c’est l’amputation…

 

Pourtant, l’Eglise de Sardes, qui est « morte » à cause de ses œuvres dépourvues de fruits, est appelée à la vigilance, au repentir et à entendre à nouveau la Parole de vie.

 

Il y a même en son sein un « reste » qui ne doit pas mourir, « quelques hommes qui n’ont pas souillé leurs vêtements ».

 

Ces vainqueurs recevront la robe blanche, leurs noms ne seront pas effacés du livre de vie et Christ leur fera la grâce de les confesser devant le Père.

 

Au sein de la « chrétienté » de notre époque, n’est-ce pas là également notre vocation ?

 

Etre vigilants, nous repentir et confesser la Parole de vérité avec toutes ses exigences.

 

Sommes-nous fidèles à cette vocation ?

 

Soyons attentifs à la parole adressée à Jérémie; elle est peut-être pour nous…

 

« Si tu reviens à moi, je te ferai revenir à ton poste devant moi ; si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est vil, tu seras comme ma bouche. C’est à eux de revenir à toi, mais ce n’est pas à toi de revenir à eux. Je ferai de toi pour ce peuple un mur de bronze fortifié ; ils te feront la guerre mais ils ne l’emporteront pas sur toi ; car je suis avec toi pour te sauver et te délivrer. Je te délivrerai de la main des hommes mauvais, je te libérerai de la main des tyrans. »

(Jérémie 15:19-21)


 

Bible

Croix Huguenote

 

* P. Wells est professeur de théologie systématique à la faculté libre de théologie réformée d’Aix-en-Provence et éditeur de la revue.

 

1 Le mot a presque disparu du discours théologique. Le fait que la tradition protestante ne parle pas souvent de l’apostasie s’explique par des références fréquentes à l’« antichrist ». Calvin, dans l‘Institution chrétienne, en parle à plusieurs reprises – III.iii.21; IV.vii.24, 28; Turretin, dans son Institutio Theologiae Elencticae, II, 606-7 et I. 365-372 de l’édition anglaise, alors que Karl Barth n’est fait pas mention dans sa monumentale Dogmatique.

 

2 Saint Thomas, Sum. Theol., IIa, q.xii, a.1.

 

3* P. Wells est professeur de théologie systématique à la Faculté libre de théologie réformée d’Aix-en-Provence et éditeur de la Revue.

Apostasia, apo istamai, abandon, désertion, rébellion, cf. Actes 2:21, 2 Th 2:3, Hé 3:12.

 

4 J. Owen, Works, VII (Edimbourg: Banner of Truth, 1965).

 

5 Pour Calvin, dans l’Institution chrétienne, la faute est plus que l’apostasie, II.i.4.

 

6 La tradition de parler des individus et non des Eglises date de saint Cyprien de Carthage, qui aborde la question dans son De lapsis et étend la question à celle de l’Eglise dans le De unitate (251), l’apostasie individuelle conduisant au schisme et au problème de l’unité.

 

7 L’article d’A. Beugnet, dans le Dictionnaire de théologie catholique, I, n’aborde que la question des individus et des problèmes moraux et n’envisage pas celle de l’apostasie de l’Eglise.

 

8 Autres exemples: cf. Ga 1:6, 3:1 et Col 2:8, 18-19. Dans l’AT, les passages concernant l’apostasie sont plus pointus, et font le lien entre l’abandon de l’alliance et l’infidélité conjugale. Dans ce contexte, l’adultère est synonyme de l’apostasie. Cf. Es 1:2-4, Jé 2:1-9 ou le fameux chapitre d’Ezéchiel 16.

 

9 O. Winslow, Le déclin spirituel et son réveil (Chalon-sur-Saône: Europresse, 1997).

 

Source :

La Revue réformée La revue de théologie de la Faculté Jean Calvin
 
Partager cet article
Repost0
20 mars 2021 6 20 /03 /mars /2021 06:20
Foi et Vie Réformées aujourd'hui : réflexion chrétienne par Eric Kayayan,
Foi et Vie Réformées
aujourd'hui 
Réflexion Chrétienne
par
Eric KAYAYAN,
pasteur réformé.

 

 

 

Thèmes des réflexions apportées

 

  1. Vaincre la solitude
  2. Croyants ou pratiquants
  3. Morts et ressuscités en Christ 
  4. Ennemis du genre humain
  5. Une promesse pas comme les autres
  6. Un beau voyage
  7. Faire silence
  8. Un cri pour la justice
  9. Vérité ou infox ?
  10. Soumission ou liberté ?
  11. Avoir l'esprit critique
  12. Mon Seigneur et Mon Dieu !
  13. Enterrement ou crémation?
  14. L'ascension juste un jour férié ?
  15. Résister à la tentation
  16. La pensée de l'Eternité
  17. Personne n'a jamais vu Dieu
  18. Une Parole Vivante et Efficace
  19. Où est le Royaume ?
  20. Avoir bonne conscience
  21. La folie de l'idéologie transgenre
  22. Fléchir les genoux devant le Père
  23. L'athéisme pratique
  24. Se reposer de ses travaux
  25. Gardiens de la création
  26. Nous croyons au Saint Esprit
  27. La Loi et l’Évangile
  28. Confesser ses péchés
  29. La nudité humaine
  30. Le décalogue
  31. Contempler le Christ
  32. Quelle civilisation ?
  33. Gardien du jardin
  34. Justifier la violence ?
  35. Comment faire face à la mort ?
  36. Une humanité en dérive
  37. Dieu et les nations
  38. Intenter un procès à Dieu ?
  39. Car c'est à Toi qu'appartiennent...
  40. Ne nous conduis pas vers la tentation
  41. Pardonne nous nos offenses
  42. Donne nous aujourd’hui notre pain de ce jour
  43. Que Ta Volonté soit Faite sur la terre comme au ciel
  44. Que Ton Règne Vienne
  45. Que Ton Nom soit Sanctifié
  46. Notre Père qui es aux cieux
  47. Liberté, égalité, fraternité
  48. Mourir dans la dignité
  49. La vie est un accouchement
  50. Jésus Christ, la clé pour comprendre la Bible
  51. Les Chrétiens et l'état. Hier et aujourd'hui
  52. Être dans le monde sans être du monde
  53. Le décalogue
  54. Au commencement était La Parole
  55. Le Jugement de Dieu
  56. Prêcher l’Évangile
  57. Les Noces de l’Époux et de l’Épouse
  58. Comment lire la Bible
  59. Je Suis Le Chemin La Vérité et La Vie
  60. Permanence du mensonge
  61. Avoir la vocation
  62. Aliénation et restauration
  63. En qui mettre sa confiance ?
  64. Changer notre image de Dieu
  65. Crise de moralité
  66. Mon Royaume n'est pas de ce monde
  67. A Dieu Seul La Gloire
  68. Par l'illumination du Saint Esprit Seulement
  69. Par Jésus Christ Seulement
  70. Par la Grâce Seulement
  71. Par la Foi Seulement
  72. Par l'Ecriture Seulement
  73. Retrouver son identité
  74. Les signes des temps
  75. Une justice sociale pour tous
  76. Le Messie Promis
  77. Les sept paroles du Christ sur la croix
  78. La traduction de la Bible dans le monde
  79. Le mariage, une alliance entre un homme et une femme
  80. Christianisme et laïcité
  81. Quelle civilisation ?
  82. La force du mensonge
  83. La course vers l’Éternité
  84. Le spirituel et le matériel
  85. Parler du péché
  86. Être spirituel
  87. Le vrai miroir
  88. Vous serez comme des dieux
  89. Le Retour du Christ
  90. Dieu, si Élevé et si Proche
  91. Il ne Dort ni ne Sommeille
  92. Le respect dû aux parents
  93. Que tout se fasse dans l'ordre
  94. La foi, l'espérance et l'amour
  95. Tendre l'autre joue
  96. Prévenir pour sauver
  97. La Bible et le don des langues
  98. Dieu Me connaît personnellement
  99. Jésus et l'histoire
  100. Destin ou Providence
  101. La nature du pouvoir
  102. La perfection n'est pas de ce monde
  103. Vaincre l'infobésité
  104. Le principe de restitution
  105. L'homme nouveau, une utopie ?
  106. Ne cherchez pas Le Vivant parmi les morts
  107. Donner sa vie pour ses amis
  108. Le livre de la Genèse et la science
  109. Par la raison ou par la foi ?
  110. Qu'est ce que le cœur au sens Biblique ?
  111. Une génération adultère et perverse
  112. Juger ou ne pas juger ?
  113. Qui devons nous craindre ?
  114. Le Fondement des Apôtres et des Prophètes
  115. Pourquoi une naissance pas comme les autres
  116. Amener toute pensée captive à l'obéissance à Jésus Christ
  117. L'esprit est fort mais la chair est faible
  118. La Bible est elle raciste ?
  119. L'incarnation
  120. Qu'est ce que l'homme ?
  121. Au commencement tout était très bon
  122. La Foi Chrétienne, une béquille pour des êtres faibles et peureux ?
  123. La maladie de l'homme moderne
  124. Aucun statut particulier
  125. Ou que soit le cadavre, là s'assembleront les vautours
  126. Le Jugement des nations
  127. Bonne Nouvelle et exercice du pouvoir
  128. Le principe de la veuve noire
  129. La Bible un texte fiable
  130. La vie a-t-elle un sens
  131. La vraie sagesse
  132. L’Évangile tronqué
  133. Parler d'une même voix
  134. Bâtir un monde meilleur
  135. Un monde pas si différent du nôtre
  136. Comme sommes nous sauvés ?
  137. Dieu s'est révélé
  138. Je Suis Le Chemin La Vérité et La Vie
  139. L'engagement du Chrétien
  140. La folie de la croix
  141. Derrière la vision du monde athée
  142. La Genèse et les mythes égyptiens
  143. L'Amour de Dieu pour Son Peuple
  144. Vaincre la dépression
  145. Croire ou douter ?
  146. Être prêt à mourir
  147. Qui sont les Saints ?
  148. Qui blâmer
  149. Au commencement
  150. Croisements dangereux
  151. Un Seul Dieu en trois personnes
  152. Quel Christianisme ?
  153. Par l'Esprit et en Vérité
  154. L'homme ne vivra pas de pain seulement
  155. (.....) 

 

 

 

 

 

 

Bible

 

Croix Huguenote Refuge Protestant

.

 

Partager cet article
Repost0
10 mars 2021 3 10 /03 /mars /2021 20:41
Choisir ses amis en tant que Chrétien

Que tes ami(e)s les plus choisi(e)s soient parmi ceux qui ont fait de Jésus leur Principal Ami.

(x)

Nous avons tous besoin d’un ami.

 

La meilleure façon d’avoir des amis, c’est d’être soi-même un ami ou une amie sincère.

 

Proverbes 18:24 dit : « Celui qui a des amis peut les avoir pour son malheur, mais il est tel ami plus attaché qu’un frère. »

 

Jésus est l’ami plus attaché qu’un frère.

 

Il a donné sa propre vie sur la croix pour des pécheurs comme nous.

 

Personne n’aurait pu faire preuve d’un plus grand amour envers nous ! (Jean 15:13; 1 Jean 2:16; 4:9; Romains 5:8).

 

De plus, sa Parole nous dit qu’il ne nous abandonnera jamais (Hébreux 13:5).

 

Comme le dit le chant, « Quel ami fidèle et tendre nous avons en Jésus-Christ ! »

 

L’amour est la racine de l’amitié véritable.

 

Nous apprenons cela également du Seigneur.

 

Il a choisi les douze disciples, sachant que Judas allait le trahir.

 

La trahison d’un ami fait très mal ! Dieu a appelé Abraham « son ami » (Ésaïe 41:8; Jacques 2:23).

 

Jean-Baptiste était un ami de Jésus (Jean 3:29).

 

Le Seigneur a appelé ses disciples « amis » (Jean 15:15).

 

Il a pensé aux autres et il a servi les autres avant de penser à ses propres besoins.

 

Il était prêt à pardonner à son ami Pierre, même après que Pierre l’eut renié trois fois !

 

Proverbes 17:17 dit : « L’ami aime en tout temps. »

 

Le Seigneur Jésus est notre Sauveur et notre ami parfait !

 

Nous ne pourrons jamais avoir un plus grand ami que Jésus.

 

Il a porté nos péchés sur la croix pour que nous puissions être avec lui pour toujours.

 

Il est disposé à porter nos fardeaux et à écouter les cris de notre cœur sans que jamais il ne le regrette !

 

Nous ne dérangeons pas le Seigneur de gloire quand nous lui parlons de l’un ou l’autre de nos problèmes !

 

Non seulement Jésus nous écoute-t-il, mais en plus il intercède auprès de son Père en faveur de ses amis.

 

Il est toujours vivant pour intercéder en notre faveur (Hébreux 7:25).

 

Comment savoir si Jésus nous appelle son ami ?

 

Il nous appelle son ami si nous croyons de tout notre cœur qu’il est le Fils de Dieu et notre unique Sauveur et Seigneur (Jean 1:12; 3:16; Actes 16:31).

 

Si nous croyons vraiment cela, nous aurons le désir d’obéir à sa volonté en toutes choses.

 

« Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. » (Jean 15:14).

 

Lorsque nous choisissons nos amis en tant que chrétien, la question suprême est de savoir quelle est la volonté de Dieu.

 

La Bible nous dit clairement qu’il veut que nous soyons aimables, courtois et remplis d’amour envers tous les gens, en particulier envers tous les chrétiens (Galates 6:10).

 

Nous pouvons également nous lier d’amitié avec des non-chrétiens, mais toujours en vue de leur faire du bien dans une perspective éternelle.

 

Nous ne devons pas permettre au monde de nous influencer pour le mal.

 

Il s’agit ici d’une amitié entre compagnons.

 

Nous pouvons faire du bien à beaucoup de personnes, mais la question est de savoir avec qui nous nous tiendrons.

 

Dans un sens, le Seigneur s’est lié d’amitié avec des gens qui ne marchaient pas avec Dieu, mais il l’a fait dans le but de racheter leur vie.

 

Il ne faisait pas juste « se tenir » avec eux !

 

Les mauvais compagnons peuvent nous entraîner dans beaucoup de situations qui nous attireront des ennuis ; ils peuvent nous entraîner à faire le mal.

 

De nombreuses personnes en ont fait la découverte et se sont retrouvées dans un véritable pétrin !

 

L’apôtre Paul le dit bien dans 1 Corinthiens 15:33 : « Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. »

 

Proverbes 13:20 dit : « Celui qui marche avec les sages devient sage, mais celui qui fréquente les insensés s’en trouve mal. »

 

Proverbes 12:26 nous exhorte de la manière suivante : « Le juste est un guide pour son compagnon, mais la voie des méchants les égare. »

 

Quelle sorte d’ami sommes-nous ? Nous devrions désirer être un ami comme Jésus l’a été envers nous et continue de l’être.

 

Nos amitiés devraient être des amitiés qui glorifient Dieu et qui cherchent à attirer les autres à Jésus-Christ.

 

Si nos amis ne nous aident pas à devenir plus semblable à Jésus-Christ, alors ils ne sont peut-être pas des amis véritables.

 

Attention aux mauvaises influences chez des "amis" qui peuvent nuire à notre croissance dans la grâce.

 

Il est vrai, comme je l’ai mentionné auparavant, que Jésus était l’ami des pécheurs (Luc 15:2), mais, s’il vous plaît, rappelons nous ceci : son but était de les sauver et non pas de devenir l’un d’entre eux.

 

Son but en se liant d’amitié avec eux n’était pas de devenir leur compagnon, mais de leur apporter la rédemption.

 

Nous pouvons en tant que chrétien faire preuve d’amour et démontrer notre souci envers les non-chrétiens.

 

Cependant nous avons été sauvé par la grâce, mais eux sont encore perdus !

 

Nous pouvons devenir leurs amis et essayer de les amener au Seigneur, comme les quatre amis qui ont amené leur ami paralysé à Jésus pour qu’il le guérisse (Marc 2:1-12).

 

Cependant, nos amis non chrétiens ne devraient pas être des amis intimes qui reçoivent nos confidences et à qui nous faisons pleinement confiance.

 

Si jamais un « ami » ou une « amie » vous déçoit, vous abandonne, fait preuve de méchanceté envers vous, parle dans votre dos ou vous trahit carrément, rappelez-vous que le Seigneur Jésus-Christ a subi les mêmes souffrances.

 

Les membres de sa propre famille l’ont rejeté jusqu’après sa résurrection.

 

Ses amis se sont dispersés et l’ont abandonné seul à ses souffrances.

 

En fait, Jésus a averti que certains de ceux qui le suivaient seraient « livrés même par des parents, des frères, des proches et des amis et ils feront mourir plusieurs d’entre vous » (Luc 21:16).

 

Vous n’avez pas besoin de beaucoup d’amis, mais développez des amitiés avec autant de personnes que vous pouvez, en vous rappelant toujours qu’il n’y a qu’un seul ami « plus attaché qu’un frère ».

 

Même les membres de votre famille naturelle peuvent vous décevoir ou vous abandonner, mais le Seigneur Jésus vous aimera toujours.

 

Il gardera ses promesses envers vous à tout jamais.

 

Il ne vous trahira jamais.

 

Il vous soutiendra dans toutes les difficultés et les déceptions de la vie.

 

Il guidera vos pas selon son plan.

 

Il vous conduira en toute sécurité dans la gloire, pour vous présenter irréprochables devant le trône de son Père (Jude 24).

 

Il dira alors : « Me voici, avec les amis que tu m’as donnés. Je n’en ai perdu aucun. Ces amis se tiennent devant toi, graciés. Je les ai rachetés par mon sang. Ce sont mes amis pour toujours. »

 

Le nombre d’amis que nous aurons ou avons dans cette vie n’est pas important.

 

En fait, peut-être aurez-vous seulement un ou deux bons amis, mais avoir Jésus comme ami fait de nous une personne très riche en amitié !

 

Cultivons notre amitié avec Jésus, lui qui nous a créé pour vivre en relation intime avec lui.

 

Nos autres amitiés dans votre vie deviendront alors des bénédictions et surtout pas des besoins désespérés.

 

Le non chrétien essaiera certainement de remplir le vide par d'autres amitiés.

 

Le chrétien lui, c'est que seul Jésus Christ peut remplir le vide. 

 

Il est le seul et unique ami qui soit un ami véritable, car il a donné sa vie pour ses amis.

 

Recherchons toujours l’amitié avec Jésus. Nous Chrétiens, nous l'avons avec lui ! (Jean 15:13-15).

 

Rien, absolument rien ne peut nous séparer de l’amour du Christ (Romains 8:35).

 

« Quel ami fidèle et tendre nous avons en Jésus-Christ, toujours prêt à nous comprendre quand nous sommes en souci ! »

 

Jésus sait, il se soucie de nous, il est plus attaché qu’un frère.

 

Lui faisons-nous confiance ?

 

Phillip Poe, Pasteur Eglise Réformée (RCUS) au Dakota

Phillip Poe,

pasteur de l’Église réformée aux États-Unis (RCUS)

Minot, Dakota du Nord.

.

 
Méditation Claude Maugeais Foi et Vie Réformées
Hugenot cross

.

 

 

 

 

 

 

 

Source : 

Rev. Phillip Poe

 

Partager cet article
Repost0
9 mars 2021 2 09 /03 /mars /2021 20:58
J’aime mon Dieu, qui, par un prompt secours, montre qu’Il a ma clameur entendue ; à mes soupirs son oreille est tendue
Psautier de Genève
PSAUME 116
J’aime mon Dieu, qui,
par un prompt secours
(1729)
Reconnaissance de David pour la délivrance
qu’il avait reçue de Dieu dans quelque grand péril.
 

1.

J’aime mon Dieu, qui, par un prompt secours,
Montre qu’il a ma clameur entendue;
À mes soupirs son oreille est tendue ;
Je veux aussi l’invoquer tous les jours.

2.

Je succombais sous le poids de mes maux,

Déjà la mort me tenait dans ses chaînes;

Mon cœur souffrait les plus cruelles peines,
Quand je lui fis ma prière en ces mots;

 

3.
Délivre-moi du péril où je suis;
Et dès lors même, il me fut favorable;
L’Éternel, dis-je, est juste et secourable,
Et toujours prompt à calmer nos ennuis.
 
4.
Quand j’étais prêt de périr de langueur,
Il me sauva, ce Dieu que je réclame;
Retourne donc en ton repos, mon âme,
Puisqu’il te fait éprouver sa faveur.
 
5.
Ta main puissante a détourné ma mort,
Séché mes pleurs, soutenu ma faiblesse;
Sous tes yeux donc, je veux, ô Dieu, sans cesse,
Suivre la voie où je t’eus pour support.
 
PAUSE
 
6.
J’ai cru, Seigneur, c’est pourquoi j’ai parlé;
La vie, hélas ! n’est qu’une ombre, qu’un songe
Tout homme est faux, il n’est rien que mensonge,
Disait mon cœur, de ses maux accablé.
 
7.
Mais que rendrai-je à Dieu pour ses bienfaits?
Ma main prendra la coupe de louanges;
Ma voix fera, jusqu’aux climats étranges
De sa bonté retentir les effets.
 
8.
Dès ce moment je lui rendrai mes vœux,
Devant son peuple et dans son sanctuaire;
Car de tous ceux qui cherchent à lui plaire,
Les jours lui sont et chers et précieux.
 
9.
Enfin, grand Dieu, tu sais ce que je suis,
Ton serviteur, le fils de ta servante;
Bisant mes fers, tu passes mon attente,
Je veux, au moins, t’offrir ce que je puis.
 
10.
Brûlant de zèle, et soumis, à tes lois,
Je veux chanter ta gloire et ta puissance;
Et devant tous, plein de reconnaissance,
Te célébrer du cœur et de la voix.
 
11.
Dans ta maison je dirai ton honneur,
Dans ta cité, Jérusalem la sainte;
Que chacun donc, avec zèle, avec crainte,
M’aide en ce jour à louer le Seigneur.

Psautier de Genève (1729)
Bible Huguenote
Croix Huguenote

.

 

Découvrez la production musicale de la Chorale Protestante Timothée, le but étant qu’elle soit avant tout inspirée par la Parole de Dieu et à son service. Les voix accompagnées des instruments expriment la foi chrétienne et cherchent à communiquer une grâce à ceux qui l’écoutent. Les interprètes sont des membres de l’équipe de la maison d’accueil d’Anduze ainsi que des assemblées du Gard et de l’Hérault. Réunie régulièrement pour des répétitions, la chorale participe occasionnellement aux cultes et réunions d’Églises, sollicitée également à l’occasion d’événements particuliers dans les temples des Cévennes ou ailleurs. si vous souhaitez entendre et/ou acheter leurs CD,

cliquer sur le lien ci-dessous.

chants mission protestante timothée

https://www.avecdescrisdejoie.fr/

 

 

Mission Timothée Œuvre Protestante

 

 

Mission Timothée, Œuvre Protestante

Partager cet article
Repost0
6 mars 2021 6 06 /03 /mars /2021 20:27
Nous ne pouvons approcher de Christ sinon étant tirés par l’Esprit de Dieu (Jean Calvin)

 

Nous sommes empêchés de comprendre les mystères de Dieu lesquels ne sont point révélés sinon aux petits.

 

Même ce n’est point la chair et le sang qui les révèle et l’homme naturel n’est point capable d’entendre les choses spirituelles.

 

Mais au contraire ce lui est folie de la doctrine de Dieu d’autant qu’elle ne peut être connue que spirituellement.

 

Par conséquent l’aide du Saint-Esprit nous est en cet endroit nécessaire, ou plutôt il n’y a que sa seule vertu qui règne ici.

 

Il n’y a nul homme qui ait connu le secret de Dieu ou ait été son conseiller ; mais l’Esprit enquiert de tout, jusqu’aux choses cachées, par lequel nous connaissons la volonté de Christ.

 

Comme donc nous ne pouvons approcher de Christ, sinon étant tirés par l’Esprit de Dieu, aussi quand nous sommes tirés nous sommes totalement ravis par dessus notre intelligence.

 

Car l’âme, étant par lui illuminée, reçoit quasi un œil nouveau pour contempler les secrets célestes de la lueur desquels elle était auparavant éblouie.

 

Par ainsi, l’entendement de l’homme étant éclairé par la lumière du Saint-Esprit commence lors à goûter les choses qui appartiennent au Royaume de Dieu, desquelles il ne pouvait auparavant avoir aucun sentiment.

 

Grâce à quoi notre Seigneur Jésus-Christ, combien qu’il déclare les mystères de son Royaume très bien et proprement aux deux disciples dont fait mention s. Luc (Luc 22), toutefois cela ne sert de rien jusqu’à ce qu’il ouvre le sens pour entendre les Écritures.

 

En cette manière, après que les Apôtres ont été instruits de sa bouche divine, encore est-il besoin que l’Esprit de vérité leur soit envoyé, lequel donne entrée en leurs entendements à la doctrine qu’ils avaient reçue des oreilles auparavant.

 

La Parole de Dieu est semblable au soleil, car elle reluit à tous ceux auxquels elle est annoncée ; mais c’est sans efficace entre les aveugles.

 

Or nous sommes tous aveugles naturellement en cet endroit, par conséquent elle ne peut entrer en notre esprit sinon que l’Esprit de Dieu, qui est le maître intérieur, lui donne accès par son illumination. 

 

Il reste en après que ce que l’entendement a reçu soit planté dedans le cœur.

 

Car si la Parole de Dieu voltige seulement en la tête, elle n’est point encore reçue par la foi.

 

Mais alors, sa vraie réception quand elle a pris racine au profond du cœur pour être une forteresse invincible à soutenir et repousser tous assauts des tentations.

 

Or, s’il est vrai que la vraie intelligence de notre Esprit soit illumination de l’Esprit de Dieu, sa vertu apparaît beaucoup plus évidemment en une telle confirmation du cœur. 

 

Jean Calvin

Jean Calvin

Institution IV, p. 203-204

 

 

 

Bible
Croix Huguenote

 

Partager cet article
Repost0
14 février 2021 7 14 /02 /février /2021 19:25
Nous étions autrefois tiré d'Ephésiens 2

1

 

Nous étions autrefois éloignés de Dieu,

Appelés infidèles et sans espérance,

Privé du droit de cité, nous étions tous étrangers,

Aux alliances de la Promesse.

Nous étions étrangers par toutes nos œuvres,

Par toutes nos pensées, ennemis de Dieu

Egarés par l'ignorance et notre cœur endurci, 

Nous étions dignes d'être haïs.

 

Refrain

 

Mais par le sang de jésus,

Nous avons tous été rapprochés,

Le mur d'inimitié a été renversé.

Jésus vient annoncer la Paix

A tous ceux qui étaient loin.

Nous ne sommes plus des étrangers.

Nous sommes tous citoyens,

Habitants de la Maison de Dieu,

Edifiés sur le Roc, le Seigneur  jésus christ,

Nous sommes tous Héritiers 

Formant un même Corps en Jésus Christ

Et nous participons à la même Promesse par l'Evangile

 

2

 

Nous étions des brebis bien loin du troupeau

Nous n'avions pas reçu la Miséricorde,

Nos cœurs étaient arides, nos regards étaient privés

de la lumière de l'Evangile

 

Refrain

 

Mais par le sang de jésus,

Nous avons tous été rapprochés,

Le mur d'inimitié a été renversé,

jésus vint annoncer la Paix

A tous ceux qui étaient loin,

Nous ne sommes plus des étrangers,

Nous sommes tous Citoyens,

Habitants de la Maison de Dieu,

Edifiés sur le Roc, le Seigneur Jésus christ,

Nous sommes tous Héritiers,

Formant un même Corps en Jésus Christ,

Et nous participons à la même Promesse par l'Evangile

 

Ephésiens 2

 

Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l'air, de l'esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion.

Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres...

Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ c'est par grâce que vous êtes sauvés ; il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ, afin de montrer dans les siècles à venir l'infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ.

Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi.

Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu.

Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d'avance, afin que nous les pratiquions. 

C'est pourquoi, vous autrefois païens dans la chair, appelés incirconcis par ceux qu'on appelle circoncis et qui le sont en la chair par la main de l'homme, souvenez-vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde.

Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ.

Car il est notre paix, lui qui des deux n'en a fait qu'un, et qui a renversé le mur de séparation, l'inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, et de les réconcilier, l'un et l'autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l'inimitié.

Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près ; car par lui nous avons les uns et les autres accès auprès du Père, dans un même Esprit. 

Ainsi donc, vous n'êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu.

Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire.

En lui tout l'édifice, bien coordonné, s'élève pour être un temple saint dans le Seigneur.

En lui vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit.

Bible Huguenote
Croix Huguenote

.

 

Découvrez la production musicale de la Chorale Protestante Timothée, le but étant qu’elle soit avant tout inspirée par la Parole de Dieu et à son service. Les voix accompagnées des instruments expriment la foi chrétienne et cherchent à communiquer une grâce à ceux qui l’écoutent. Les interprètes sont des membres de l’équipe de la maison d’accueil d’Anduze ainsi que des assemblées du Gard et de l’Hérault. Réunie régulièrement pour des répétitions, la chorale participe occasionnellement aux cultes et réunions d’Églises, sollicitée également à l’occasion d’événements particuliers dans les temples des Cévennes ou ailleurs. si vous souhaitez entendre et/ou acheter leurs CD,

cliquer sur le lien ci-dessous.

chants mission protestante timothée

https://www.avecdescrisdejoie.fr/

 

 

Mission Timothée Œuvre Protestante

 

 

Mission Timothée, Œuvre Protestante

Partager cet article
Repost0
1 janvier 2021 5 01 /01 /janvier /2021 10:34
Bonne année en Christ

En cette nouvelle année,

Refuge Protestant

vous souhaite

tous ses vœux les meilleurs.

Que la Grâce et la Paix 

dans Notre Sauveur et Seigneur Jésus Christ

vous entoure tout au long de celle ci

pour vous et vos proches.

 

Que Dieu vous bénisse !

 

Très belle et bonne année 2021 !

 

Jésus Christ est le même

hier, aujourd'hui et éternellement. 

(Hébreux 13-8)

Tasse Refuge Protestant

 

Nouvelle année, même Jésus. Il est le même hier, aujourd'hui et pour toujours. Reposez-vous et comptez sur Lui Seul.

 

Rev. Chris Larson Ligonier Ministries

Rév. Chris Larson 

Président & CEO, à Ligonier Ministries

 

 

 

 

Le principal motif d'allégresse et de joie est lorsque Dieu rétablit pour nous une pure et saine doctrine ; car aucune pénurie de froment ne devrait nous terrifier et nous alarmer autant qu'une pénurie de la Parole.

 

Jean Calvin Refuge Protestant

Jean Calvin,

Ne chanterai-je pas de tout mon cœur à Celui qui me rend si heureux ? **

Ne chanterai-je pas de tout mon cœur à Celui qui me réjouit tant ? Car je ne vois rien en toutes choses que Son Affection. Le rythme cardiaque de la vie n'est-il pas l'Amour de Mon Seigneur ? L'Amour porte de plus en plus ceux qui se donnent au service de Dieu. Toutes choses ont leur temps, mais l'Amour de Dieu est Eternel. Parce que Tu fais brûler mon cœur, parce que Tu M'aimes Tellement, Seigneur, je lève les mains vers Toi : Père, voici, je suis Ton Enfant. Donne moi Ta Grâce de Te Servir ici et maintenant ; Ô Dieu qui es Amour, je désire me tenir près de Toi toute ma vie, jusqu'à ce qu'après ce temps sur terre, je t'aime enfin pour Toujours au Ciel. Amen,

 

Lecture 

Psaumes 103, 104 & 146 / Psaume 119,96 / Ecclésiaste 3 / Psaume 103,17 / Esaïe 40, 6-8 / 1 Pierre 1,24 / Psaume 139 /Psaume 17.8; 36.8 ; 57.2 ; 61.5 ; 91.4 ; Matthieu 23:37

Reform Church

 

Tout Seigneur t'appartient **

Toutes choses sont à Toi, ô Dieu, de Toi Seul sont les bénédictions que je souhaite en prière. Ton Amour et Ta Fidélité m'entoure. Tu veux m'entourer d'Amour Sage et Tendre, et tout le bien que nous ayons jamais reçu, c'est de Toi Seul Seigneur. Tu m'as appelé à la Vie pour Ta Gloire ; Tu m'as donné Ta Parole pour mon salut ; Tu m'as guidé avec frénésie, et Tu m'as élevé une corne de salut préparée par Toi. Avant de Te demander quoi que ce soit, Tu as considéré mon besoin avant de me plaindre. Tu nous aides à porter notre fardeau, Tu nous soutiens à chaque pas, même dans les pires fléaux, Tu es Notre Dieu qui nous sauve. Ô combien Tu Connais tous mes besoins auxquels Tu réponds si fidèlement ! Tu ne donnes pas une pierre pour du pain, ni un serpent pour du poisson. Qui fuit vers Toi, que Tu n'aides pas ? Tu rends un pécheur requis* (*Demandé, exigé comme nécessaire, être conforme à ce qui est demandé pour telle chose.)  avant qu'il ne s'enfuie vers Toi.  Tu guéris ô Jésus dans Tes Plaies, Tu Réconfortes même dans le malheur, et sous tous les coups, Tu donnes Ta Paix à mon cœur. Oh quelle Gloire a été trouvée, Ta Bénédiction de Grâce envoyée aux perdus à Bethléem ! Tu m'as vaincu dans mes péchés, et Christ pour moi a porté ses blessures sur le Golgotha. Oh ! Puis-je T'aimer comme Tu M'aimes ! Qu'une Sainte Crainte me conduise, Conduis-moi comme Ton Enfant ! Daigne permettre de gagner ces Richesses de Toi que ni la rouille ni la teigne ne dévorent, et que mes sens ne soient jamais aveuglés par un vain regard ! Je T'honorerai à jamais, ô Dieu de Majesté ! O Seigneur des Seigneurs, Toi qui es La Bonté Eternelle, tout mon cœur veut T'être consacré. Que me manquerai-je, quand Ta Main me Conduit ? Il n'y a rien à désirer, à part Ta Gloire ! Amen,

 

Refuge Protestant

 

Fais-moi dès le matin entendre ta bonté ! Car je me confie en toi. Fais-moi connaître le chemin où je dois marcher ! Car j'élève à toi mon âme. (...) Auprès de toi je cherche un refuge. Enseigne-moi à faire ta volonté ! Car tu es mon Dieu. Que ton bon esprit me conduise sur la voie droite !  (Psaume 143 :8-10)*

.*Merci à Jacky Barbier pour le partage de ce verset ce 1er janvier 2021

 

 

 

Bible Huguenote
Croix Huguenote

.

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

** La source même des endroits n'engagent pas sur certains domaines Refuge Protestant du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction.

Partager cet article
Repost0
23 décembre 2020 3 23 /12 /décembre /2020 18:18
Noël, l'espoir pour les désespérés !

Noël - l'espoir pour les désespérés

_______


Jésus dit : " Venez à moi, tous ceux qui travaillent et sont lourds en charge, et je vous donnerai le repos." (Matthieu 11:28)

Le sang de Jésus-Christ parle aux gens à qui rien d'autre ne parle.

 

Le sang du Christ ne donne Son Invitation qu'à certaines personnes.

 

A qui l'Invitation de la croix du Christ est elle adressée ?

 

Il s'agit de ceux vivant d'échecs, ces gens qui savent qu'ils ont mal tourné, ces gens qui sont remplis d'un sentiment de honte, les gens qui sont fatigués et malheureux dans la lutte.

 

Jésus dit : " Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai le repos." (Matthieu 11-28)

 

Il parle de gens qui travaillent pour vivre une propre, bonne et saine vie.

 

C'est ce que cela signifie en travaillant et en étant lourd en charge - la Loi de Dieu, les Commandements, les idéaux moraux.

 

Vous avez essayé, sué et jeûné, mais vous avez échoué misérablement.

Est-ce que vous pensez que tout dans votre vie est un échec, que tout est sans espoir ?

 

Est-ce que vous vous méprisez et ne vous sentez pas bien ?

 

Fatigué, désespéré, et au-dessus de tout, triste et misérable !

 

Rien ne peut vous réconforter.

 

Les plaisirs du monde se moquent même de vous.

 

La vie vous a déçu, et vous êtes triste, malheureux, et en plus de tout cela, vous avez un sentiment de culpabilité en vous.

 

Votre conscience vous harcèle, et vous savez que vous êtes indigne ; vous savez que votre vie est un échec cuisant ; vous savez  qu'il n'y a pas d'excuse, vous vous savez coupable.

 

Mais encore pire, vous savez que vous êtes impur, vous savez que votre cœur est impur.

 

Car c'est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols et tout le reste. (Matthieu 15-19)

 

Le cœur est le problème, et vous en êtes venu à constater que vous êtes pourri, qu'en vous il n'y a rien de bon.

 

Malheureux, dites-vous, qui me délivrera ? 


Et ensuite, en plus de tout cela, vous êtes envahi par un sentiment de peur.

 

Vous avez peur de la vie, vous avez peur de vous-même et de vos propres faiblesses, vous avez peur de demain.

 

Vous avez peur de la mort, vous savez que cela arrive et vous ne pouvez rien faire à ce sujet.

 

Oh, qu'est-ce qu'il y a au-delà ? Les pensées viennent à vous de ce " voyage inconnu à partir duquel aucun voyageur ne revient. "

 

La mort approche, arrive, et vous êtes là, vous ne pouvez rien faire, vous vous sentez coupable, pleins de peur envers Dieu, du jugement, de l'enfer, la terreur et l'alarme vous possèdent.

 

Vous vous sentez totalement sans espoir, sans défense, complètement impuissant. 

 

Vous avez essayé si souvent, seulement pour échouer.

 

Vous avez pris vos résolutions, mais vous ne les avez jamais gardées...

 

Vous vous dites, je ne suis pas bon, je suis damné, je suis perdu, je suis indigne, je suis une masse de pollution.

 

" Oh, misérable homme que je suis ! " en moi ( c' est-à-dire dans ma chair ) n'habite aucune bonne chose" (Romains 7:24, 18).


Et c'est ce qui est chose incroyable avec la Croix de Christ.

 

Cela arrive à une telle personne, et c'est à elle plus que tout autre, je dirai même, au-dessus de tous les autres, qu'elle apporte Sa Gracieuse et Sa Glorieuse Invitation.

 

Qu'est-ce que cela vous dit ?

 

Je ne parle pas à des personnes auto-satisfaites et pieuses en ce moment, convaincu que vous vous êtes vu dans toute l'horreur de votre auto-duperie.

 

Je parle bien à ceux qui sont sur le terrain, qui traînent, rampent dans leur impuissance totale, avec la culpabilité et le sentiment d'impureté et de honte, ayant perdu leur chasteté, leur pureté, leur moralité, leur tout.

 

Pour quelqu'un comme cela, je dirais : " vous qui êtes loin, la Croix vous parle avec sympathie." 

 

Cet homme (Jésus-Christ) mourant sur cette croix était connu comme l'ami des publicains et des pécheurs.

 

Il a été honni et insulté par les "bons" et les "religieux" parce qu'Il s'est assis, a mangé et bu avec des publicains et des pécheurs. Christ avait de la sympathie.


Mais pas seulement cela, Christ vous dira qu'Il est prêt à vous accepter.

 

Le monde "retrousse sa jupe" et passe. Il vous laisse seul, il ne veut pas s'associer avec vous, vous êtes descendu, tombé, vous appartenez aux ordures et aux caniveaux, et le monde est trop "respectable" pour avoir un quelconque intérêt pour vous.

 

MAIS en voici un (Jésus-Christ) qui est Prêt à vous recevoir et à vous accepter.

 

En voici un avant tout qui vous donne le Repos.

 

Christ promet, en disant : "Venez à moi, vous tous qui travaillez et êtes chargés, lourds, et je vous donnerai le repos" -

 

Fin à cette lutte vaine, futile et inutile.

 

"Asseyez-vous" dit-Il, "et écoutez Mon Sang coulant pour vous est en train de parler. "

 

"Arrêtez, abandonnez vos activités. Tout comme vous êtes, Je suis Prêt à vous Recevoir ; dans vos guenilles, dans votre crasse et saleté, dans votre bassesse - reposez-vous enfin !"


Qu'est-ce qu'il y a d'autre ? Pardon, Le Pardon.

 

La Croix de Jésus-Christ parle de Pardon, de Pardon ! De Joie et de Paix avec Dieu.

 

Il vous dit que Dieu est Prêt à vous Pardonner ; le Sang de Jésus-Christ vous dit ça.

 

Il dit : " Écoutez-moi, votre péché a été puni. Je suis ici (sur la croix) parce que c'est la punition du péché. Écoutez-Moi, dit le sang de Jésus-Christ. Mon Sang a été versé pour que vous puissiez et soyez Pardonné, Pardonné, en Paix avec Dieu."

 

Oh, Dieu merci, il y a aussi une Purification ici.

 

Lorsque vous sentez votre bassesse et que vous voyez les imperfections et les taches de l'iniquité sur vous, vous apprenez que :


Il y a une fontaine remplie de sang,
Tiré des veines d'Emmanuel,
Et les pécheurs plongés sous ce flot, sous cette inondation,
Perdent toutes leurs taches de culpabilité.

Le voleur mourant s'est réjoui de voir,
Cette Fontaine dans son jour ;
Et moi, aussi vil que lui,
Lavé de tous mes péchés.


 

C'est ce que dit le Sang de Jésus-Christ.

 

Pour que cela vous dise que dans votre misère, de votre misère ! Vous pouvez avoir de la Joie, de la Beauté au lieu des cendres.

 

Vous serez une Nouvelle Nature. vous aurez ENFIN un Nouveau Départ dans la Vraie Vie.

 

Il vous donnera la capacité et force pour résister à tout ce qui vous a fait tomber, abattu, et Il vous donnera ENFIN un espoir Éternel.

 

Le Sang de Jésus-Christ dit que le fils de Dieu a Porté Toute votre punition, que tout ce qui se tenait, se trouvait entre Dieu et vous pardonner a été enlevé.

 

Que Dieu vous pardonne tout, librement et immédiatement.
 

La Croix de Jésus-Christ annonce un Don Gratuit de Pardon, de Réconciliation et de Restauration, ainsi que Tout ce dont vous avez besoin : une Nouvelle Vie dans le Christ et une Espérance Éternelle tout à la fois.

 

Tout vient de cette Personne Bénie, dont le Corps a été brisé et dont le Sang a commencé à couler, sur la croix.

 

Il vous Invite, Il vous Appelle. Vous L'entendez, êtes-vous prêt ?

Mais oh, dit quelqu'un, tu n'as aucune idée de ce que je suis, tu n'as aucune idée de ce que j'ai fait, tu n'as aucune idée de ce que j'ai été.

 

Mais mon cher ami, vous n'êtes pas le premier à avoir dit ça.

 

Un homme a écrit un hymne que l'on chante souvent, et il le présente ainsi :


" si je Lui demande de me recevoir, va-T-Il me dire non ? 
Va-t'-Il vraiment me recevoir si je Lui demande de me recevoir, ou va-t'-Il me dire non ? 
C'est la réponse : 
" pas avant que la terre et pas avant que le ciel ne disparaisse".
Encore une fois, vous demandez :
" trouver, suivre, garder, lutter,
Est-ce qu'Il est sûr de bénir ? ' 
Voici à nouveau la réponse :
Des Saints, des Apôtres, des Prophètes, des Martyrs, des Martyrs, des Martyrs,
Répondez  "oui".

Certains des plus grands saints que l'Eglise ait jamais connus étaient autrefois des pécheurs ignobles, vils et odieux, mais ils ont entendu l'Invitation venant du Sang de Jésus-Christ coulant pour eux, ils L'ont cru, et ils ont trouvé que c'était vrai.

 

Donc trouver, suivre, garder, se battre, est-ce qu'Il est sûr de Bénir ? Voici la réponse.

 

Non seulement la Parole de Dieu le dit, non seulement Le Sang de Jésus-Christ le dit, mais également les saints des siècles le disent :

 

" les Saints, les Apôtres, les Prophètes, les Martyrs, la réponse est  " oui ".

 

Faites-Lui confiance. Il n'a jamais Brisé et Rompu Sa Parole ; Il n'a jamais perdu, ni ne revient ou repris Sa Promesse.

 

Croyez !

Il est écrit : "le Sang de Jésus-Christ Son Fils nous Purifie de tous les péchés" (1 Jean 1:7).

 

Je vous demande donc de vous joindre à l'auteur de l'hymne pour dire :

J'entends Ta Voix de Bienvenue,
Qui m'appelle, Seigneur, à Toi,
Pour Purifier dans Ton Sang Précieux
Qui a coulé sur le calvaire.

J'arrive, je viens Seigneur !
Je viens à Toi maintenant !
Lave-moi, Purifie-moi, dans le sang.
Celui coulé sur le calvaire.

Faites-cela et vous verrez que cela est vrai.

 

Amen,

 

Martyn Lloyd-Jones

Martyn Lloyd-Jones,

Ministre, Théologien et Médecin Protestant Calviniste Gallois

 

 

 

Bible Protestante
Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Source :
Extrait de " la croix du Christ parle ", chapitre 7, de " la croix " de Martyn Lloyd-Jones ( Ministre, Théologien et Médecin Protestant Calviniste Gallois, influent au sein de l'aile Réformée du mouvement Méthodiste Britannique au XXème siècle, il fut pendant près de 30 ans, Ministre de la Westminster Chapel à Londres. ) 

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 20:57
La lumière dans les ténèbres

Dans quel monde de ténèbres l’homme ne vit-il pas depuis la chute de nos premiers parents !

 

Aujourd’hui l’iniquité relève la tête plus impudemment que jamais et revendique le droit de s’appeler bien.

 

L’occultisme sous toutes ses formes se proclame le chemin vers la vraie spiritualité.

 

L’humanisme sans Dieu prétend nous libérer de tous les maux.

 

Les hommes en viennent, en excluant l’oeuvre victorieuse de Christ à la croix, à croire pouvoir même apprivoiser la mort, se la rendre amie.

 

L’immoralité réclame le droit d’être considérée l’égal, voire le supérieur du bien tel qu’il est défini par Dieu dans Sa Loi.

 

Celui qui n’adore pas l’humanitarisme ambiant, qui ne s’incline pas devant le pluralisme des valeurs, qui ne se vautre pas dans ce marais qu’est l’égalitarisation de toutes choses (et surtout du bien et du mal) est considéré comme anormal en attendant d’être persécuté, voir éliminé, comme ennemi du consensus antichrétien universel qui se construit sous nos yeux.

 

C’est ainsi que l’on travaille à la construction de cette bienheureuse démocratie qui regrouperait toute l’humanité dans un bien-être programmé pour tous sauf, bien sûr, pour ces gêneurs sous-humains - unmensch - de la béatitude matérialiste universelle que sont embryons, handicapés de toutes sortes et vieux.

 

Voici le paradis que nous prépare une humanité qui ne veut décidément plus entendre parler ni de repentance, ni de conversion, ni de retour à Dieu et moins encore d’une quelconque soumission à Ses Saintes Lois.

 

On peut bien dire d’une telle civilisation :

 

“Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes les ténèbres!” (Matthieu 6:23)
 

Mais la lumière qui est en Christ, lumière qui éclaire toute la création de Dieu, est réellement venue dans le monde.

 

Elle s’est révélée pour nous dans cette fête que nous célébrons à Noël, fête placée de la naissance du Seigneur des seigneurs, du Roi des rois, de Jésus-Christ, de toute éternité Lumière Divine et, aujourd’hui encore, Lumière Unique des nations.

 

Comme l’annonçait Zacharie :

 

par ce petit enfant, vrai Dieu et vrai homme, est venue la connaissance du Salut, le Pardon des péchés, l’ardente Miséricorde du Dieu Juste et Saint.

 

  • “C’est par elle que le soleil levant nous visitera d’en haut
  • Pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort
  • Et pour diriger nos pas dans le chemin de la paix.” (Luc 1:78-79)

 

C’est cette Lumière venue parmi les hommes, qui se trouve à la base, qui est la raison d’être de tout notre travail.

 

Cette Lumière est déjà victorieuse de tous les ténèbres de ce pauvre monde perdu.

 

C’est elle qui nous conduit à travailler à percer les brouillards si épais de ce temps où les hommes se dressent plus que jamais et follement contre leur Dieu.

 

Que la Parole de Dieu éclaire notre chemin et que, par cette Lumière qui illumine tout homme, nos yeux puisse aussi voir la Lumière.

 

Amen,

 

Jean-Marc Berthoud,

Théologien Baptiste Réformé

 

 

 

 

.

.

Source : Calvinisme d'aujourd'hui

Partager cet article
Repost0
8 décembre 2020 2 08 /12 /décembre /2020 17:52
Tendre attention protectrice de Dieu

Car Il a rassasié l’âme qui était vide,

et rempli de biens l’âme affamée.

(Psaume 107.9.)

 

 

Il est bon d’avoir des soupirs, et plus ils sont intenses, plus ils ont de valeur.

 

Dieu aime à satisfaire ces désirs de nos âmes, quelque profonds et absorbants qu’ils puissent être.

 

Désirons beaucoup, afin que Dieu donne beaucoup.

 

Notre état d’âme n’est jamais sain, tant que nous sommes satisfaits de nous-mêmes et ne sentons pas de besoins.

 

Ces soifs d’une grâce plus grande, ces soupirs qui ne peuvent s’exprimer sont des peines qui vont croissant d’intensité; mais ces peines, nous voudrions les ressentir toujours davantage.

 

Oh, que ton Esprit de grâce nous fasse soupirer et crier toujours plus ardemment pour des choses toujours meilleures !

 

La faim n’est jamais une sensation agréable ; mais heureux ceux qui ont faim et soif de justice.

 

Non seulement leur faim sera apaisée, mais elle sera entièrement rassasiée.

 

Ils recevront, non une nourriture grossière et ordinaire, mais il leur sera servi des aliments dignes de leur Seigneur, et fourni des biens provenant de l’abondance de Dieu.

 

Qu’ils ne se tourmentent donc point, ceux qui soupirent à cause des besoins et de la faim qu’ils éprouvent, mais qu’ils joignent leur voix à celle du Psalmiste, qui, lui aussi, languit que Dieu se magnifie, et « qu’ils célèbrent les bontés de l’Eternel et ses merveilles parmi les fils des hommes ».

 

Amen,

 

 

 spurgeon rp2

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

Bible

Croix Huguenote

Partager cet article
Repost0
2 décembre 2020 3 02 /12 /décembre /2020 19:35

refuge protestant oiseaux

« Le sang de Jésus-Christ
nous purifie de tout péché »

 

Un jour le révérend écossais Mac-All, fondateur des réunions populaires, fondation Protestante à Paris, reçut une lettre dans laquelle on lui signalait une pauvre femme habitant l’un des quartiers les plus misérables de la ville.

 

Cette femme allait mourir et se trouvait dans le plus absolu dénuement.

 

A l’issue d’une réunion au Temple, le révérend Mac-All lut cette lettre à haute voix et demanda si, parmi les chrétiens qui l’assistaient dans son œuvre, il se trouvait quelqu’un qui fût disposé à visiter cette malheureuse femme et à s’informer de ses besoins.

 

Un chrétien s’offrit pour le faire.

 

L’auteur inconnu de cette lettre prévenait le révérend que ce ne serait pas chose facile de parvenir jusqu’à cette femme, car son fils chez lequel elle demeurait était un homme grossier, qui ne permettait à personne de s’approcher de sa mère.

 

Sans se laisser rebuter par ces détails, le chrétien partit sur le champ pour accomplir sa mission d’amour.

 

Après beaucoup de difficultés, il découvrit enfin, dans la partie la plus misérable du quartier de Belleville, le bouge où la malade se trouvait.

 

Près de la porte se tenait un individu à l’air rébarbatif qui ne pouvait être que le fils en question.

 

Il ne se trompait pas et, s’adressant poliment à lui, il lui demanda si Mme X ne demeurait pas dans la maison.

 

—    Oui, que lui voulez-vous ?

 

—    J’ai appris qu’elle était malade et j’ai pensé qu’elle serait peut-être contente de voir quelqu’un.

 

—    Est-ce pour lui parler de religion que vous êtes venu ?

 

—    Quand on est malade on aime avoir la visite d’un ami. Si vous étiez malade vous-même, ne seriez-vous pas heureux qu’on vint demander de vos nouvelles ?

 

L’homme parut s’adoucir quelque peu, en considérant la chose de ce point de vue ; mais revenant sur le motif de la visite, il déclara qu’il ne permettrait à personne de parler de religion à sa mère.

 

—    Vous êtes un homme raisonnable, dit le chrétien. Faisons un accord. Je n’entrerai pas auprès de votre mère sans votre consentement. Vous lui direz que je suis là et vous lui demanderez si elle désire me voir. Si elle refuse, je me retirerai ; si elle consent, vous me permettrez d’entrer n’est-ce-pas ?

 

Après quelque résistance, l’homme consentit pourtant à ouvrir la porte.

 

—    Mère, cria-t-il, voici un monsieur qui désire te parler, veux-tu le voir ou non ?

 

La réponse parvint claire et distincte à l’oreille du visiteur :

 

—    S’il vient me parler du sang qui purifie, je le recevrai, sinon, je ne le recevrai pas !

 

L’étonnement du chrétien à l’ouïe de ces paroles est plus facile à imaginer qu’à décrire.

 

Il se tourna vers l’homme en disant :

 

—    C’est précisément le sujet qui m’amène maintenant, vous êtes un homme d’honneur et vous allez me laisser entrer.

 

— Oui, un accord, c’est un accord, grommela l’homme en ouvrant la porte et en recommandant au visiteur de ne pas rester longtemps.

 

Il eut quelque peine à trouver en tâtonnant le misérable grabat sur lequel gisait la mourante et, s’agenouillant près d’elle, il lui dit combien il était heureux qu’elle connaisse « le sang qui purifie de tout péché ».

 

—    Mais je ne le connais pas ! Je n’en sais rien du tout ! s’écria-t-elle avec énergie.

 

—    C’est pourquoi j’ai dit que je vous recevrais si vous pouviez me dire quelque chose a ce sujet.

 

—    Mais comment se fait-il que vous parliez du sang qui purifie, si vous n’en connaissez pas la valeur ? remarqua le visiteur. Comment savez-vous qu’il y a un sang qui purifie ?

 

—     Il y a trente ans, répondit-elle, j’avais été surprise un jour par un violent orage et j’étais entrée dans un temple pour y chercher un abri. C’était l’heure du culte. J’entendis le pasteur qui disait ces mots : « Le sang de Jésus-Christ nous purifie de tout péché ». Ce fut la première et la dernière fois que j’entrai dans une église et je ne me rappelle rien de plus. Mais depuis lors, ces paroles sont restées gravées dans ma mémoire. Je vais mourir, je ne sais ou je vais. Pouvez-vous me parler du sang qui purifie ?

 

Ce fut une tâche bien douce d’annoncer à cette âme la nouvelle du salut parfait et déjà accompli.

 

Ce fut avec avidité qu’elle reçut l’Evangile.

 

« Le pain qui avait été jeté sur la face des eaux » se retrouvait enfin « après plusieurs jours ». (Ecclésiaste 11 : 1)

 

Elle accepta le sacrifice de l’Agneau avec une foi qui ne vacilla pas, et pendant les quelques semaines de vie qui lui furent encore accordées, elle rendit un témoignage clair et joyeux de la fidélité de Dieu qui l’avait ainsi, à sa dernière heure, appelée des ténèbres à Sa merveilleuse lumière.

 

 

 

Bible (119)

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Theonoptie 

Partager cet article
Repost0

Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

par theme

 

Google-Translate-English to French  drapeau-israel.gif   Traduire français en ItalianTraduire français en SpanishGoogle-Translate-English to Japanese BETA Traduire français en Arabic Traduire français en PortugueseTraduire français en Arabic Traduire français en Czech Traduire français en danish  Traduire français en Finnish Traduire français en German Traduire français en Greek Traduire français en Hindi  Traduire français en Korean BETAGoogle-Translate-Chinese (Simplified) BETA Traduire français en Croatian Traduire français en NorwegianTraduire français en Arabic Traduire français en Polish  Traduire français en Romanian Traduire français en Russian Traduire français en Russian BETA   Traduire français en SwedishTraduire français en Dutch