Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Vie Protestante Réformée

  • : Refuge Protestant
  • : Blog Protestant Réformé
  • Contact

Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

 Nombres visites
depuis sa création
 
194 940

  Ouvrez votre maison

à l'homme sans asile.

Soyez heureux de partager ;

ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

BM

  Croix Huguenote

par theme
Croix Huguenote

Vous pouvez retrouver

Refuge Protestant

sur

YouTube, Facebook, Pinterest, Twitter

en cliquant sur l'un des quatres liens 

ci dessous

Facebook suivi

Refuge Protestant Pinterest
Twitter Refuge Protestant
15 janvier 2024 1 15 /01 /janvier /2024 19:02
Dieu prend soin de moi par Pierre Roques

Je dois repasser dans mon esprit sur les soins que Dieu a pris de moi, dans un temps, où je paraissais destitué de tout secours humain ; et comment il m’a placé dans l’état heureux, où je me trouve.

 

Certainement tu es celui qui m’as tiré hors du ventre de ma mère, et qui as fait ma sûreté lorsque j’étais aux seins de ma mère. J’ai été mis en ta charge dès la matrice. Tu es mon Dieu fort dès le ventre de ma mère. 

Psaume 22.10,11

 

 

Réflexions

 

I.

 

Mieux vaut se retirer vers l’Éternel, que de s’assurer sur l’homme.

Que trouve-t-on dans l’homme pour fonder notre confiance ?

Ignorance, malice, légèreté, faiblesse. Tous ces défauts sont quelques fois réunis.

Un seul est suffisant pour rendre l’homme un appui inutile.

En vain cet homme accrédité m’a-t-il  promis sa protection, si je ne compte que sur lui, je ne reposerai point en assurance ?

Qui me répondra de sa vie pour une journée entière ? Qui ne peut se soutenir soi-même, peut-il servir d’appui solide aux autres ?



II.

 

Abandonnons l’appui de la créature pour ne nous reposer, désormais, que sur le Créateur, qui est béni aux siècles des siècles.

L’homme est changeant ; Dieu est toujours le même.

L’homme est mauvais ; Dieu est souverainement bon.

L’homme marche dans les ténèbres, il ne sait où il va, ni où il conduit ceux qui le suivent ;

Dieu est lumière, et il n’y a en lui aucunes ténèbres.

L’homme passe comme une ombre ; Dieu est l’Éternel, l’immortel, l’immuable.

Le moindre obstacle peut arrêter l’homme, et ruiner tous ses projets ; Dieu dirige tous les évènements, et sa volonté est souverainement efficace.

Ô ! aveuglement incompréhensible, de préférer l’appui d’un faible mortel, même de tous les hommes réunis, à la protection de Dieu, qui est le rocher des siècles !



III.

 

Je m’aveuglerais volontairement, si je ne reconnaissais que Dieu m’a conduit, protégé et dirigé d’une manière sensible. Combien de fois les créatures, sur lesquelles je devais, à ce qui semble, compter, m’ayant abandonné, Dieu m’a-t-il fait naître des appuis nouveaux ?

À ces féconds il en a fait succéder des troisièmes ; me montrant, en même temps, et la fragilité de la créature, et l’immuable bonté du Créateur.



IV.

 

Ne dois-je pas conclure des soins paternels de mon Dieu, que quand même mon père et ma mère m’abandonneraient, que quand même je serais délaissé de tout appui humain, et privé de l’affection de mes amis et de mes protecteurs, le Seigneur me recueillera ?

Qu’il est doux de penser que Dieu nous a fait du bien !

Les faveurs reçues, si l’on en a profité, deviennent les arrhes des grâces que Dieu se prépare de nous accorder dans la suite.

Mon âme, ne t’abats point dans tes maux. L’Éternel qui t’a mille fois consolée et réjouie, te délivrera encore.

Refuser de s’abandonner entièrement à Dieu, dans tout ce qui peut nous arriver, n’est-ce pas avancer l’une ou l’autre de ces impiétés ; ou, que c’est à notre industrie, que nous devons notre conservation, et ce que nous sommes, ou, que nous avons à nous plaindre de la manière, en laquelle Dieu nous a conduits jusqu’ici ?



V.

 

Vouloir que Dieu nous protège, et ne pas vouloir exécuter ce qu’il nous ordonne, n’est-ce pas imiter la folie de celui, qui se choisirait un guide, et qui pourtant refuserait de marcher dans le chemin qu’il lui indiquerait ?

Dieu soutient toutes ses créatures, mais il chérit ses bien-aimés comme la prunelle de son œil ; et avec plus de tendresse que la mère ne chérit l’enfant qu’elle allaite.

Le moyen sûr de se perpétuer le secours de Dieu, c’est de priser ce secours ; de la demander ; de s’en servir, et d’avoir une confiance sans bornes en ce Dieu, qui daigne nous favoriser de sa protection.

 

 

Croix Protestante

 

Prière

 

 

C’est bien avec justice, ô mon Dieu ! que tu es appelé le Père des orphelins. Privé de tout secours, tu as été mon soutien et mon refuge. Tu as pourvu, comme par miracle, à mon éducation ; et dans le temps où je devais, ce semble, être abandonné de tous. Tu m’as fait naître des appuis et des protecteurs.

Tous les jours, ô Père des grâces ! tu as renouvelé sur moi tes gratuités (grâces), et tes dernières faveurs l’ont toujours emporté sur les premières. Oh ! si donc, ô mon Dieu ! mon amour pour Toi avait crû à proportion, quel zèle ! quelle affection ! quel attachement n’aurais-je point, ô Dieu ! malgré mes froideurs, et mes ingratitudes ; mais ajoute à toutes ces grâces, celle de les sentir vivement, et de les rapporter à ta gloire.

C’est à Toi seul que je dois tous les avantages qui m’environnent. Qu’on voie, ô Père de grâce ! que c’est Toi qui m’as conduit dans l’état où je me trouve, et que j’y vis suivant les ordres de ta volonté.

Fais que je suive en tout tes désirs ; que j’épouse ta cause ; et que je paraisse ne vouloir dépendre que de Toi, ô Père céleste ! à qui je dois tout ce que je suis, et de que j’attends ce qui peut me rendre heureux.

Amen !

 

Pierre Roques

Pasteur Protestant Réformé

Pierre Roques
 

Bible
Croix Huguenote

 

Le tableau de la conduite du chrétien qui s’occupe sérieusement du soin de son salut.

.

 

 

 

 

.

 

 

 

Méditations et prières des pères Huguenots
Méditations et prières des pères huguenots

Source : https://pensees365.blogspot.com/

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
3 janvier 2024 3 03 /01 /janvier /2024 21:25
Prière : Notre Dieu, nous bénissons ton nom et t'adorons pour ta miséricorde et ta grâce.

Méditation des Écritures

Psaume 115: 15 ; Genèse 1;

Romains 5: 1-2 , 5 ; 14:17 ;

Proverbes 4:18 ; 1 Jean 5:13;

Matthieu 6:33 ; Hébreux 12:14

Notre Dieu dans les cieux, nous bénissons ton nom aujourd'hui en tant que seul vrai Dieu des cieux et de la terre.

 

Nous t'adorons pour ta miséricorde et ta grâce, pour n'avoir pas donné aux pécheurs pitoyables ce que nous méritons.

 

Au lieu de cela, tu nous as donné ton Fils par qui nous avons le pardon de nos péchés et les nombreux avantages qui en découlent : l'assurance de ton amour, la paix de la conscience, la joie dans le Saint-Esprit, l'augmentation de la grâce et la persévérance jusqu'au bout.

 

Nous te remercions de ne pas nous avoir traités comme nos péchés le méritent.

 

Nous avouons que nous manquons souvent et avons honte de notre faible zèle.

 

S'il te plaît, aide-nous à lutter pour la piété et la sainteté sans lesquelles personne ne verra le Seigneur.

 

Accorde-nous une mesure supplémentaire de ton Esprit aujourd'hui afin que nous puissions rechercher d'abord ton royaume et ta justice.

 

Nous prions cela au nom du Seigneur Jésus-Christ.

 

Amen.

.

 

 

 

.

William F Hill Jr

Révérend du Temple Réformée

de Providence Church à Evansville dans l'Indiana (USA)

 

Bible

 

Croix Huguenote

 

 

.

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

Source : theparchment.net

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
1 janvier 2023 7 01 /01 /janvier /2023 08:19
Bonne année 2023 en Christ

Meilleurs vœux

pour cette année 2023. 

Que la Grâce et la Paix 

en Notre Sauveur et Seigneur Jésus Christ

vous entoure tout au long de celle ci

pour vous et vos proches.

 

Refuge Protestant nouvel an

 

Bonne année 2023 en Christ

Un protecteur souverain  j'ai, Invisible, mais toujours à portée de main, immuablement fidèle pour sauver, Tout-puissant pour gouverner et commander. Il sourit, et mon confort abonde ; sa grâce comme la rosée descendra ; et les murs du salut entourent l'âme qu'Il se plaît à défendre. Inspirateur, fondement de mon espérance et auditeur de la prière, toi Mon Dieu, je l'avoue, tu m'as aidé jusqu'à présent. Je songe aux années passées dans lesquelles tu as prouvé ma défense ; tu ne renonceras pas non plus enfin à un pécheur si fidèlement aimé. Berger et gardien des tiens, mon tout à ton alliance prends soin de moi. Etant mon Bouclier et mon Soleil, la nuit n'est pas ténèbres pour moi ; et aussi vite que mes moments s'écoulent, Ils ne me rapprochent que plus de Toi.

Auguste Montague Toplady Refuge Protestant

Augustus Montague Toplady (1740-1778)

Auteur Calviniste de Rock of Ages

 

Refuge Protestant Bible
Huguenot Cross

 

Partager cet article
Repost0
8 septembre 2022 4 08 /09 /septembre /2022 19:28
Comment prier Dieu (2ème et dernière partie)

Suite 1ère partie (Comment Prier Dieu)

Le Seigneur Jésus, avant d’enseigner à ses disciples la prière que tous les chrétiens connaissent sous le nom de “Notre Père” (car c’est avec ces mots qu’elle commence), a défini l’attitude que nous devrions avoir en priant :  pas d’extériorité destinée à faire impression sur les autres, pas d’hypocrisie tâchant de nous faire passer pour des gens très religieux, pas non plus de cris ou de hurlements (comme si le nombre de décibels émis par notre larynx pouvait faire grande impression sur le Dieu qui habite dans les cieux, et pourtant connaît exactement ce qu’il y a au plus profond de notre cœur).

 

Au contraire, Jésus nous prescrit une attitude recueillie, calme, empreinte de crainte confiante par laquelle nous pouvons commencer notre prière avec les mots :  “Notre Père, qui es aux cieux…” 

 

Durant sa vie terrestre, Jésus s’est retiré dans des lieux à l’écart, loin des foules qui le suivaient partout, pour pouvoir prier Dieu, son Père. 

 

Mais il a encore averti ses disciples au sujet de l’attitude qu’il convient d’avoir dans la prière (Matthieu 6.7-8) : 

 

En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.  Ne leur ressemblez pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez.

 

Il y a une grande différence entre multiplier de vaines paroles, et faire connaître à Dieu nos demandes par la prière et la supplication, avec des actions de grâces. 

 

Dans le premier cas on parle à tort et à travers, on s’excite soi-même, on répète interminablement les mêmes phrases, tandis que dans le second cas on prie dans une attitude de dépendance totale marquée par l’humilité et la reconnaissance à la fois.  

 

On attend vraiment son secours de Dieu, dans la confiance d’une foi vraie. 

 

Lisons ce qu’écrit l’apôtre Jacques à ses lecteurs dans la lettre qu’il leur adresse (1.5-8) :  

 

Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu qui donne à tous libéralement et sans faire de reproche, et elle lui sera donnée.  Mais qu’il la demande avec foi, sans douter; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, que le vent agite et soulève.  Qu’un tel homme ne pense pas qu’il recevra quelque chose du Seigneur :  c’est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies. 

 

Ce texte de la lettre de Jacques, dans le Nouveau Testament, nous dit non seulement que douter lorsque l’on prie, c’est assurément se priver de l’exaucement de Dieu, mais il nous indique aussi ce qu’il convient de demander en priorité à Dieu :  une véritable sagesse, inspirée par son Esprit. 

 

Voilà un point très important :  nos requêtes devraient d’abord concerner ce qui peut nous rapprocher davantage de Dieu :  une vraie sagesse, l’amour et la connaissance de la vérité, des relations avec notre prochain conformes à la volonté de Dieu, la patience, le zèle. 

 

Voilà ce qu’il convient de demander en priorité à Dieu. 

 

Cela n’exclut pas des demandes matérielles particulières, pour autant qu’il ne s’agisse pas de notre égoïsme personnel, mais de ce qui nous permet de mieux servir Dieu, de mieux travailler au sein de son Royaume, là où il nous a appelés.

 

Une autre partie très importante de la prière est constituée par l’intercession. 

 

Intercéder, nous l’avons vu avec Jésus-Christ et le Saint Esprit, c’est prier pour d’autres que soi-même, présenter des requêtes à Dieu qui les concernent.  Jésus-Christ nous a appris ce qu’est l’intercession lorsqu’il a prié pour ses disciples, peu avant son arrestation, son procès et sa crucifixion. 

 

Dans l’Évangile selon Jean (17.8-9), il prie de cette façon pour eux :  

 

Je leur ai donné les paroles que tu m’as données ; ils les ont reçues; ils ont vraiment reconnu que je suis sorti d’auprès de toi et ils ont cru que tu m’as envoyé.  C’est pour eux que je prie.  Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’il sont à toi.  

 

Notre intercession commence avec nos proches, nos frères et sœurs dans la foi. 

 

En particulier, ceux d’entre eux qui souffrent à cause de leur foi, ceux qui sont persécutés (il y a dans le monde beaucoup de chrétiens persécutés pour leur foi, même si les grands médias ne s’en font pas l’écho).

 

Ceux-là devraient faire l’objet de notre intercession particulière. 

 

Car ils sont avec nous les membres du même corps, et leur souffrance témoigne de ce que ce corps souffre dans certains de ses membres.

 

Comment les autres membres pourraient-ils rester indifférents à cette souffrance ?

 

Notre intercession, pourtant, doit s’étendre plus loin qu’à ceux qui partagent la même foi que nous. 

 

A un moment précis que nous venons d’évoquer, Jésus a prié en particulier pour ses disciples, qu’il confiait à son Père céleste, car ils allaient être investis d’une mission très spéciale après sa résurrection :  celle de proclamer l’Évangile. 

 

La proclamation de cet Évangile de pardon et de grâce est destinée à s’étendre sur tout le genre humain. 

 

Il nous faut donc aussi, dans notre intercession, prier que l’Évangile atteigne le plus grand nombre d’hommes et de femmes, afin que tout comme cela a été le cas pour nous, eux aussi soient amenés à la connaissance de Jésus-Christ, qui seul peut opérer leur salut. 

 

Au second chapitre de sa première lettre à Timothée (2.1-3), Paul écrit ceci :  

 

J’exhorte donc, en tout premier lieu, à faire des requêtes, prières, intercessions, actions de grâce, pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui occupent une position supérieure, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et dignité.  Cela est bon et agréable devant Dieu, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité.  

 

Comme on le voit, s’il faut prier pour tous les hommes, Paul mentionne une catégorie en particulier : les gouvernants, ceux qui ont reçu un mandat particulier d’autorité. 

 

Car ce mandat ne provient pas d’eux-mêmes (comme beaucoup le croient trop souvent), ni même de la volonté du peuple, comme on aime à la proclamer haut et fort à notre époque moderne, mais en fin de compte de Dieu lui-même :  ils sont ses lieutenants sur terre, pour faire régner ordre et justice sans partialité ni corruption. 

 

Et s’il faut prier pour eux  – quelle que soit d’ailleurs leur conduite ou leur manière d’exercer cette autorité – c’est afin qu’ils reconnaissent d’où elle leur vient, afin aussi qu’ils l’exercent selon les normes posées par Dieu dans sa Parole.

Peut-on tout dire à Dieu en une prière ? 

Quelle doit en être la longueur ? 

 

S’il ne faut pas multiplier de vaines paroles dans nos prières, comme le font les païens, faut-il nous fixer une limite de temps pour chaque prière? 

 

Devons-nous et pouvons-nous chaque fois intercéder pour toutes les causes qui se présentent à nous ? 

 

Nous faut-il développer notre prière selon les thèmes que nous avons abordé, sans jamais nous écarter de cet ordre ? 

 

Et comment comprendre les paroles de l’apôtre Paul qui écrit à de jeunes communautés chrétiennes qu’il prie sans cesse pour elles (par exemple en Romains 1.8-10 ; Éphésiens 1.15 ; Colossiens 1.9) ?  Cela implique-t-il pour nous que nous devons passer au moins de cinq à six heures par jour dans la prière ?

 

Vous aurez compris que la prière est par excellence un acte spirituel, qui doit être mesuré, évalué et apprécié de manière spirituelle. 

 

La vie chrétienne est faite de nombreuses facettes différentes, qui sont pourtant toutes reliées par un même lien :  Jésus-Christ, qui doit régner sur chacune de ces facettes. 

 

La prière est un aspect essentiel de la vie chrétienne, elle n’est cependant pas la seule facette de cette vie. 

 

L’étude de la Bible, la lecture d’ouvrages propres à approfondir notre connaissance spirituelle, l’adoration en commun avec d’autres frères et sœurs, le chant de psaumes et hymnes, la pratique de l’amour chrétien, constituent d’autres facettes de cette vie chrétienne. 

 

Mais celle-ci ne se limite pas, loin de là, à l’étude de la Bible ou à l’adoration commune. 

 

Elle doit devenir un témoignage complet à la royauté de Jésus-Christ. 

 

La vie de famille, les activités de loisir, la vie sociale et économique des chrétiens, leurs activités artistiques ou sportives, devraient refléter la marque de cette royauté, dans un témoignage sérieux et réfléchi. 

 

Ainsi, la prière ne constitue pas le seul élément de la vie chrétienne, et ne peut servir de palliatif à une absence de témoignage dans les domaines que je viens d’évoquer à titre d’exemple.

 

Cependant, comment réformer nos activités quotidiennes pour les soumettre à la volonté de Jésus-Christ si nous ne prions pas Dieu qu’il nous accorde sa sagesse ? 

 

Comment témoigner autour de nous de Jésus-Christ par nos actes et nos paroles, si nous n’entretenons pas une relation personnelle suivie avec celui qui constitue l’objet de notre foi et de notre témoignage ? 

 

Autant retirer l’épine dorsale d’un corps humain, et croire qu’il pourra continuer à marcher sans problème…  La prière est la respiration de la foi, a dit quelqu’un de manière très juste.

 

Prier sans cesse signifie prier sans que notre zèle pour la prière soit refroidi, sans que nous passions des journées voire des semaines inactifs dans cette communication intime avec Dieu. 

 

Et si une paresse ou une nonchalance nous prend, alors il faut nous forcer à prier, tout comme l’on doit parfois se forcer à manger, même quand, pour une raison ou une autre, on n’en a pas envie.

 

Oui, la prière doit être quotidienne :  actions de grâces avant de prendre un repas qui nous est accordé par Dieu dans sa Providence ; prière de reconnaissance pour un bienfait particulier reçu, que nous n’attribuerons pas au hasard ou à la chance, comme le font les païens. 

 

Des moments de calme doivent être aménagés dans la journée, au milieu d’activités diverses bien souvent très prenantes. 

 

On doit pouvoir s’isoler ne serait-ce que pour quelques instants, afin de renouer le dialogue avec Dieu. 

 

Il est évident que chaque moment de prière diffèrera en longueur, selon les circonstances. 

 

Mieux vaut une prière courte et recueillie, qu’une prière longue prononcée au milieu de l’agitation, alors que nos pensées sont enclines à se disperser. 

 

Notre intercession doit pouvoir aussi être répartie en plusieurs sessions, afin de ne rien oublier qui compte à nos yeux. 

 

Des moments nocturnes d’insomnie, chose en soi peu enviable, peuvent être utilisés avec grand profit pour la prière. 

 

Peut-être est-ce la manière par laquelle Dieu nous force à nous adresser à lui, dans le calme de la nuit…

 

En résumé, la qualité de notre prière importe davantage que le temps qui lui est consacré. 

 

Il est bon de passer de longs moments dans la prière si ceux-ci nous sont accordés, il est bon de ménager de telles plages dans notre vie quotidienne, mais il serait erroné et même dangereux de négliger les autres aspects de la vie chrétienne mentionnés plus haut, au profit exclusif de la prière.

 

Eric Kayayan

Rev. Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Foi & Vie Réformées

 

Holy Bible
Huguenot Cross

.

 

 

 

 

.

 

 

 

 

.

 

 

 

Source : Foi & Vie Réformées  

Foi & Vie Réformées

 

Partager cet article
Repost0
8 septembre 2022 4 08 /09 /septembre /2022 18:28
Comment prier Dieu (1ère partie)

Comment prier Dieu ?

Beaucoup d’hommes et de femmes savent bien que Dieu est présent dans leur vie, qu’il n’est pas une illusion, ou le produit de leur imagination en mal de certitudes. 

Et pourtant, ils ne savent pas toujours comment s’adresser à la personne qui compte le plus dans leur vie, qui les a créés et les maintient en vie jour après jour. 

 

Est-il possible de parler à Dieu, dans l’intimité ?  Et que faut-il lui dire ?  Quelle garantie avons-nous que celui qui a créé les myriades d’étoiles et de constellations entend notre faible voix ?

 

Or ce Dieu là, le seul qui se soit vraiment révélé aux hommes, nous dit haut et clair dans sa Parole que nous pouvons, que nous devons même lui parler, nous adresser à lui, vivre près de lui dans une intimité qu’il a rendue lui-même possible en envoyant son Fils éternel, Jésus-Christ, vivre auprès de nous. 

 

Nous pouvons prier Dieu et même l’appeler Père, à cause de Jésus-Christ. 

 

C’est là le premier fondement de la prière, celui qui la rend possible. 

 

Si vous êtes empêchés de prier parce qu’en considérant votre vie vous vous rendez compte de tout ce qui vous sépare de Dieu, apprenez et répétez ces deux versets tirés de la première lettre de Jean, chapitre 2 :  

 

"Si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste.  Il est lui-même victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier.” 

 

Nous avons bien lu :  si nous pensons que nous devons expier toutes nos fautes avant de pouvoir nous adresser à Dieu dans la prière, Dieu nous assure dans sa Parole qu’il a fait l’expiation pour nous, par le sang de son Fils Jésus-Christ versé pour nous sur la croix de Golgotha.

 

Dans un passage de sa lettre aux Romains (8.33-34) qui résume et proclame l’Évangile chrétien de la manière la plus saisissante, l’apôtre Paul écrit ceci : 

 

Qui accusera les élus de Dieu ?  Dieu est celui qui justifie !  Qui les condamnera ?  Le Christ-Jésus est celui qui est mort ; bien plus, il est ressuscité. Il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous ! 

 

Intercéder, cela veut dire prier pour quelqu’un d’autre, présenter sa cause devant Dieu. 

 

C’est ce que fait Jésus-Christ pour nous devant son Père, car lui seul est en mesure de dire :

 

“Vois, Père, j’ai payé la dette de cet homme ou de cette femme qui s’adresse à toi.  Plus rien désormais ne fait obstacle à ce que tu écoutes sa prière.” 

 

Et Dieu, qui ne refuse rien à son Fils bien aimé, reçoit alors notre prière.

 

La Parole de Dieu nous assure que non seulement Jésus-Christ intercède pour nous, mais que le Saint Esprit de Dieu le fait également. 

 

Dans ce même chapitre 8 de la lettre aux Romains, Paul écrit encore :  

 

De même aussi l’Esprit vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières.  Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est l’intention de l’Esprit :  c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints.  

 

Le Dieu trinitaire, Père, Fils et Saint Esprit est activement à l’œuvre lorsque nous prions. 

 

Puisque nous en avons la certitude, n’hésitons pas à nous adresser à Dieu dans notre prière quotidienne, car l’intercession de  Jésus-Christ et de l’Esprit Saint ne nous dispensent pas d’élever nos cœurs vers Dieu et de nous adresser à lui dans notre prière.

 

Maintenant que nous avons l’assurance que nous pouvons prier Dieu, que faut-il lui dire ? 

 

Et quelle doit-être notre attitude, notre disposition d’esprit ? 

 

Jésus-Christ nous enseigne lui-même à ce sujet, dans le sermon qu’il a prononcé sur la montagne (nous lisons ces paroles au chapitre 6 de l’Évangile selon Matthieu):  

 

Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour se montrer aux hommes.  En vérité je vous le dis, ils ont reçu leur récompense.  Mais toi quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est dans le lieu secret, et ton Père qui vois dans le secret te le rendra.  

 

L’enseignement de Jésus, ici, est que la prière n’est pas un acte destiné à nous faire passer pour quelqu’un de très religieux aux yeux des autres, afin de gagner leur estime et leur considération (et peut-être d’autres avantages aussi). 

 

Cela n’est qu’hypocrisie, et une distorsion de l’acte essentiel qui consiste à prier. 

 

Notre prière personnelle s’adresse avant tout à Dieu, qui connaît exactement ce qu’il y a dans notre cœur et dans nos pensées. 

 

Avec lui, il est inutile de jouer la comédie d’hommes ou de femmes très religieux qui se font passer pour des gens spirituellement supérieurs, et qui misent sur l’apparence plutôt que sur une attitude humble. 

 

Quel contraste dans cet enseignement de Jésus, et ce que l’on a pu voir souvent.

 

Mais comment commencer une prière sincère ? Il est bon de commencer sa prière en nommant celui à qui l’on s’adresse :  Dieu, le Créateur et Seigneur de toutes choses, l’Éternel, le Tout Puissant. 

 

Il est bon de s’adresser à lui en le reconnaissant comme le seul vrai Dieu, à l’exclusion de tous ceux que les hommes appellent Dieu, divinité, ou considèrent comme tels. 

 

S’adresser au seul vrai Dieu, Père, Fils et Saint Esprit, c’est s’assurer que notre prière ne se perdra pas, ne s’égarera pas, mais atteindra la personne à qui elle est adressée, puisque le Fils et l’Esprit eux-mêmes la portent devant le Père. 

 

De plus, nous devons louer Dieu pour ses actes insurpassables dans la Création du monde et son maintien à chaque instant. 

 

Notre Dieu est un Dieu de gloire, de majesté, de puissance, et nous devons le reconnaître comme tel.  Autrement, nous commençons dès le début de notre prière à nous forger une idole, qui ne lui ressemble pas du tout, quel que soit le nom par lequel nous nous adressions à lui.

 

Ensuite, si nous sommes persuadés par la foi que Dieu nous a fait grâce de nos fautes en Jésus Christ, alors nous devons lui exprimer notre reconnaissance pour cela. 

 

Puisque nous avons appris que notre prière n’atteint Dieu que grâce à l’intercession de Jésus-Christ et du Saint Esprit, il nous faut reconnaître quel est notre état de pécheurs, c’est-à-dire d’hommes et de femmes qui n’auraient jamais accès à Dieu si lui-même n’intervenait pour nous réconcilier avec lui. 

 

Remercier Dieu pour tous ses bienfaits doit aussi faire partie de notre prière, car si nous prions pour demander que Dieu exauce toutes nos requêtes, tandis que nous oublions de le remercier pour tout ce qu’il fait pour nous, alors notre prière est motivée par une forme d’égocentrisme et d’ingratitude. 

 

La Bible condamne très nettement une telle attitude lorsqu’elle dit, dans la lettre de Jacques (4:3):  Vous demandez et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, afin de tout dépenser pour vos passions. 

Il est non seulement possible de s’adresser à Dieu personnellement, mais que Dieu lui-même, qui se présente à nous comme un Père céleste, nous le demande. 

Il rend même cette communication possible par le biais, ou la médiation, de son Fils Jésus-Christ, qui nous sert d’avocat auprès de lui. 

Et son Esprit Saint porte aussi nos faibles prières devant son trône de grâce.

Pourtant, prier Dieu de manière spirituelle, requiert une attitude correcte, attitude faite à la fois d’humilité et de confiance. 

 

Un des textes bibliques de la lettre de Paul aux Chrétiens de Rome, au chapitre 8 cité plus haut souligne bien que nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières, c’est pourquoi l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables, et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est l’intention de l’Esprit :  c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints.

 

 Mais alors, si nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières, faut-il faire connaître nos requêtes à Dieu ? 

 

Est-il mauvais de demander certaines choses précises à Dieu dans notre prière ? 

 

Non, certainement pas, à condition que nous le demandions dans l’attitude requise :  une attitude d’humilité qui non seulement accepte la volonté de Dieu, mais demande activement que cette volonté soit faite. 

 

On ne peut prier de manière arrogante, comme si l’on pouvait extorquer à Dieu quoi que ce soit, à forces de paroles et de répétitions lassantes.

 

L'apôtre Paul, dans sa lettre aux chrétiens de la ville de Philippes, nous décrit – et prescrit – l’attitude correcte que nous devons avoir (Philippiens 4.6) :  

 

Ne vous inquiétez de rien; mais en toutes choses, par la prière et la supplication, avec des actions de grâces, faites connaître à Dieu vos demandes.  Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Christ-Jésus.  

 

Paul, dans ce passage, nous indique aussi le fruit d’une prière sincère et accompagnée d’actions de grâces :  il s’agit de la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence. 

 

En effet, les requêtes que nous présentons à Dieu, aussi motivées soient-elles de notre part, aussi conformes soient-elles à ce que nous savons de sa volonté, ne seront pas forcément exaucées de la manière que nous souhaitons. 

 

Bien souvent, elles ne seront pas non plus exaucées dans les délais que nous aimerions fixer nous-mêmes. 

 

Le plan de Dieu pour notre vie personnelle n’est pas forcément celui que nous avons en vue. 

 

Notre patience sera maintes fois éprouvée, car le temps de Dieu n’est pas le temps des hommes. 

 

A ses yeux, mille ans sont comme le jour d’hier, quand il passe, et comme une veille de la nuit, nous enseigne le psaume 90. 

 

C’est pourquoi Paul a dit que nous ne savons pas ce qu’il convient de demander. 

 

Car ce que nous demandons va bien souvent à l’encontre de ce que Dieu veut pour nous. 

 

De plus, nos paroles sont loin d’être acceptables par elles-mêmes devant  Dieu.

 

Mais cela n’est désormais plus un obstacle, puisque, comme nous l’avons vu, l’Esprit de Dieu pallie à cette faiblesse, et transmet devant Dieu notre prière en une langue acceptable pour lui. 

 

Il intercède pour nous “selon Dieu” dit Paul, c’est-à-dire qu’il rend nos prières conformes à la volonté parfaite de Dieu, tandis que Jésus-Christ se fait aussi l’avocat de cette prière purifiée par l’Esprit.

 

C’est d’ailleurs pourquoi nous pouvons terminer notre prière avec les mots “en Jésus-Christ”, ou “au nom de Jésus-Christ”, mentionnant par là que nous savons qui intercède pour nous auprès du Père, qui est notre seul médiateur et avocat.

 

Dès lors, notre prière sera bien exaucée, même si ce n’est pas de la façon dont nous l’envisageons ou le souhaitons. 

 

Elle sera exaucée au sens où elle confirmera le plan de Dieu pour notre vie.

 

Qui plus est, une prière sincère, qui accepte de se soumettre à la volonté de Dieu, ne manquera pas de recevoir cette paix de Dieu qui surpasse toute intelligence : l’intelligence humaine ne comprend la paix que comme la réalisation des désirs les plus profonds que l’on a. 

 

Mais la paix de Dieu surpasse de loin cette notion, car elle est donnée même à ceux qui ne reçoivent pas ce qu’ils ont tant souhaité :  leurs pensées sont gardées en Jésus-Christ, et cela compte pour eux plus encore que l’exaucement de leurs désirs.

 

Comment prier (Suite & fin)

Holy bible
Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

.

Partager cet article
Repost0
6 juin 2022 1 06 /06 /juin /2022 19:23
O Seigneur Notre Dieu, Donne-nous Ta Sagesse !

Salomon aimait l’Éternel, et suivait les coutumes de David, son père. (...) l’Éternel apparut en songe à Salomon pendant la nuit, et Dieu lui dit: Demande ce que tu veux que je te donne. Salomon répondit : Tu as traité avec une grande bienveillance ton serviteur David, mon père, parce qu'il marchait en ta présence dans la fidélité, dans la justice, et dans la droiture de cœur envers toi ; tu lui as conservé cette grande bienveillance, et tu lui as donné un fils qui est assis sur son trône, comme on le voit aujourd'hui. Maintenant, Éternel mon Dieu, tu as fait régner ton serviteur à la place de David, mon père; et moi je ne suis qu'un jeune homme, je n'ai point d'expérience. Ton serviteur est au milieu du peuple que tu as choisi, peuple immense, qui ne peut être ni compté ni nombré, à cause de sa multitude. Accorde donc à ton serviteur un cœur intelligent, pour discerner le bien du mal ! (...)  Cette demande de Salomon plut au Seigneur. Et Dieu lui dit: Puisque c'est là ce que tu demandes, puisque tu ne demandes pour toi ni une longue vie, ni les richesses, ni la mort de tes ennemis, et que tu demandes de l'intelligence pour exercer la justice, voici, j'agirai selon ta parole. Je te donnerai un cœur sage et intelligent (...)Et si tu marches dans mes voies, en observant mes lois et mes commandements, comme l'a fait David, ton père, je prolongerai tes jours. (1 Rois 3)

Si quelqu'un d'entre vous manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée. Mais qu'il la demande avec foi, sans douter

Jacques 1-5/8

Une prière pour aujourd'hui

Prière quotidienne écrite par Benjamin Shaw *

et tirée de sa lecture quotidienne de la Bible.

Prière protestante
Croix Huguenote

 

O Seigneur Notre Dieu,

 

Donne-nous la sagesse ! 

 

Nous sommes un peuple ignorant et fou,

 

Susceptible de prendre des décisions

 

Sur la base de nos émotions et de nos biais.

 

Donne-nous plutôt la Sagesse de Ton Esprit.

 

Donne-nous la sagesse de compréhension,

 

Des conseils et de la force. 

 

Donne-nous la sagesse

 

De la Vraie Connaissance

 

Et de la Crainte de Ton Saint Nom. 

 

Donne-nous la sagesse qui se réjouit

 

Dans la Saine et Sainte Crainte du Seigneur. 

 

Donne-nous la Sagesse qui juge

 

Sur la base du droit et du vrai. 

 

Donne-nous Ô Christ, car Tu as fait de Toi

 

Notre Sagesse, Notre Justice,

 

Notre Sanctification, et Notre Rédemption.

 

Nous prions en Ton nom.

 

 

Amen.

 

Puis un rameau sortira du tronc d'Isaï, et un rejeton naîtra de ses racines. L'Esprit de l’Éternel reposera sur lui : Esprit de sagesse et d'intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l’Éternel. Il respirera la crainte de l’Éternel ; Il ne jugera point sur l'apparence, Il ne prononcera point sur un ouï-dire. Mais il jugera les pauvres avec équité, et il prononcera avec droiture sur les malheureux de la terre

Ésaïe 11-1/4

Or, c'est par lui que vous êtes en Jésus-Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption

1 Corinthiens 1-3

Prière quotidienne écrite par Benjamin Shaw et tirée de sa lecture quotidienne de la Bible.

 

 
 
* 
Dr Ben Shaw Reformation Bible College
Le Dr Ben Shaw est professeur de l'Ancien Testament au Reformation Bible College, créé par RC Sproul et dont l'actuel Président est le  Dr Stephen Nichols. Il fut également enseignant de l'Église presbytérienne en Amérique. Il a auparavant été doyen universitaire et professeur d'hébreu et de l'Ancien Testament au Greenville Presbyterian Theological Seminary.
Partager cet article
Repost0
5 juin 2022 7 05 /06 /juin /2022 07:41
L'Esprit de pentecôte

L’Esprit de Pentecôte c’est bien sûr avant tout le Saint-Esprit !

C’est Lui dont Jésus avait annoncé la venue à Ses disciples peu avant Son arrestation, Son procès et Sa crucifixion (Jean 14 :25-26): « Je vous ai parlé de cela pendant que je demeure auprès de vous. Mais le Consolateur, le Saint-Esprit que le Père enverra en mon nom, c’est lui qui vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que moi je vous ai dit. »

Donc le Saint-Esprit n’ajoute rien à ce que Jésus a enseigné, Il n’invente rien ou ne distribue pas de nouvelles révélations qui ajouteraient, annuleraient ou relativiseraient ce que Jésus a fait et enseigné.

Il confirme tout (rien de moins et rien de plus) ce qui concerne la Personne et l’Oeuvre de Jésus-Christ.

On ne peut donc jamais se réclamer du Saint-Esprit lorsqu’on prétend apporter de nouvelles révélations, fondées sur des visions ou des inspirations subites.

Ceux qui se croient remplis du Saint-Esprit alors qu’ils donnent plutôt l’impression d’être possédés par des forces obscures lorsqu’ils s’expriment, crient et s’agitent, font grande injure au Saint-Esprit de Dieu.

On n’est véritablement rempli du Saint-Esprit que lorsque l’on s’en tient à ce que l’Esprit a inspiré dans cette Parole Divine qui trouve son incarnation dans le Fils de Dieu fait homme, Jésus-Christ.

Exposer avec consistance et persévérance cette Parole de vie, tout en cherchant à en déduire les nécessaires applications contemporaines, c’est être véritablement spirituel : toute église qui le fait manifeste qu’elle est liée à Son Seigneur et Sauveur par le lien de l’Esprit.

Comme l’exprime la grande confession de foi universelle de Nicée-Constantinople (datant du 4e siècle de l’ère chrétienne) : Nous croyons en l’Esprit Saint, qui règne et donne la vie, qui procède du Père et du Fils, qui a parlé par les prophètes, qui, avec le Père et avec le Fils, est adoré et glorifié.

Le Saint-Esprit qui vivifie est, selon cette confession de foi, Celui qui a parlé par les prophètes (comprendre toute l’Ecriture Sainte).

On ne doit jamais divorcer les deux.

La Pentecôte, c’est donc l’événement inaugurant la prédication de l’Évangile par l’Église à Jérusalem, puis dans les régions avoisinantes de Judée et de Samarie, enfin jusque dans les recoins les plus reculés de la terre (Actes 1:8).

Ce n’est pas l’événement fondateur de cette prédication, car celui-ci consiste en l'Oeuvre Parfaite du Christ accomplie sur la Croix, selon le Plan Eternel de Dieu le Père.

Cette prédication doit être claire et articulée.

Écoutez l’étonnement des Juifs pieux venus de tout le bassin méditerranéen (et même de plus loin) à Jérusalem pour célébrer la fête traditionnelle juive de la Pentecôte (Actes 2:7-8 et suivants) :

« Ils étaient hors d’eux-mêmes et dans l’admiration, et disaient : Voici, ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment les-entendons-nous chacun dans notre propre langue maternelle ? »

Leur étonnement n’était pas dû au fait que les disciples s’exprimaient avec des sons inconnus, ou par des manifestations incompréhensibles, bien au contraire :

« Nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu ! »

Et puis l’Esprit Saint donne aux Enfants de Dieu la Soif du retour de Jésus-Christ.

 

Il est Le Consolateur car Il rend témoignage à l’esprit des Croyants que le Christ est bien vivant, à la droite du Père Céleste, depuis Son Ascension ; en même temps, Il leur rappelle que Jésus a promis à Ses disciples de revenir :

 

Il viendra de là pour juger les vivants et les morts, et son règne n’aura pas de fin, déclare la confession de foi de Nicée-Constantinople.

 

Entre temps il y a une attente impatiente des Croyants, attente active au service de la manifestation dans toutes les sphères de la vie de la Royauté du Christ entré dans Sa Gloire.

 

Cette attente est exprimée avec force à la fin du dernier livre du Nouveau Testament, l’Apocalypse de Jean (22 :17):

 

L’Esprit et l’épouse [l’Église du Christ] disent : Viens ! Que celui qui entend, dise : Viens ! Que celui qui a soif, vienne ; que celui qui veut, prenne de l’eau de la vie gratuitement !

 

A cette attente, le Christ répond Lui-même (v. 20-21):

 

Celui qui atteste ces choses dit :

Oui, je viens bientôt. – Amen ! Viens Seigneur Jésus ! –

Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous !

 

 

 

 

 

 

Eric Kayayan pasteur Protestant Réformé

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

Bible

 

Croix Huguenote

 

 

 

 

Source : Foi & Vie Réformées 

Partager cet article
Repost0
2 mai 2022 1 02 /05 /mai /2022 19:56
Dégringolade par le Pasteur Charles Haddon Spurgeon

Quiconque aime l’Évangile ne pourra se dissimuler que les jours sont mauvais.

 

Pourtant, nous avons la conviction solennelle que la situation dans beaucoup d’églises dépasse de beaucoup ce que l’on peut imaginer et que l’on se trouve en pleine dégringolade.

 

Lisez les journaux divers qui représentent cette école de « cette nouvelle théologie » et demandez-vous : 

 

Jusqu’où vont-ils aller ?

 

Quelle doctrine reste-il à abandonner ?

 

Quelle autre vérité vont-ils encore traîner dans la boue ?

 

Une nouvelle religion est née qui diffère du christianisme autant que l’eau du vin.

 

Dénuée de toute honnêteté morale, elle se présente comme la foi chrétienne historique, « légèrement améliorée » et, sous ce déguisement, elle usurpe des chaires qui furent construites pour la prédication de l’Évangile.  

 

On repousse la rédemption avec mépris ; on tourne l’inspiration de l’ Ecriture en dérision ; on abaisse le Saint-Esprit au simple rang d’une influence ; le châtiment du péché devient fiction, et la résurrection un mythe antique.

 

Et pourtant ces ennemis s’attendent à ce qu’on les appelle frères, que nous leur restions unis !

 

Avec la fausseté doctrinale, vient un déclin naturel de la vie spirituelle que l’on voit dans un goût pour les amusements douteux et la désertion des réunions de prière.

 

Les églises sont-elles en bonne santé lorsqu’elles n’ont plus qu’une réunion de prière squelettique par semaine ?

 

En fait, beaucoup voudraient marier l’Eglise et le théâtre, les jeux et la prière, la danse et les cultes.

 

Quand la foi ancienne disparaît, et que l’enthousiasme pour l’Évangile s’ éteint, il n’y a pas à s’étonner que les gens cherchent d’autres délices.

 

Spurgeon poursuivit, par des mots de cette nature, sa description de l’apostasie prévalente, et de la mort spirituelle qu’elle provoquait dans un grand nombre d’églises. Il exprima sa tristesse profonde devant cette situation, puis il aborda la question du chrétien qui reste en association avec ceux qui nient la Parole de Dieu.

Sa déclaration revêt autant d’importance pour aujourd’hui qu’à son époque (Arnold Dallimore) :

 

La question se pose maintenant sérieusement de savoir jusqu’où ceux qui demeurent dans la foi donnée aux saints une fois pour toutes doivent fraterniser avec ceux qui s’en détournent pour un autre évangile.

 

L’amour chrétien a ses exigences, et l’on doit éviter les divisions comme un mal grave.

 

Mais dans quelle mesure avons-nous le droit de nous unir avec ceux qui se détournent de la vérité ?…

 

Il incombe aujourd’hui aux croyants de faire preuve de prudence, et de ne pas donner leur soutien et leur encouragement à ceux qui trahissent le Seigneur.

 

Il est une chose que de surmonter les barrières des dénominations pour l’amour de la vérité… Mais il s’agit de toute autre chose que de sacrifier et d’assujettir la défense de la vérité à la prospérité et à l’unité d’une dénomination.

 

Beaucoup de gens accommodants ferment les yeux sur l’erreur… Que chaque croyant juge pour lui-même.

 

Pour notre part, nous avons renforcé notre porte et mis des verrous supplémentaires.

 

Car, sous couvert de mendier l’amitié du serviteur, il y en a qui visent à dérober le Maître.

 

Au plus fort de la controverse, Spurgeon écrivit :

 

« Le Seigneur connait le chemin que je prends, et je laisse cette affaire à son Arbitrage Divin. J’ai élevé ma protestation et souffert une perte d’amitiés, de réputation, … Mais la souffrance que cela m’a coûté, personne ne peut la mesurer. Je ne peux faire de compromis avec La Vérité de Dieu. » 

 

 

Arnold Dallimore,

Bible (134)

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

source : « Charles Spurgeon, une biographie », par A. Dallimore

Partager cet article
Repost0
20 février 2022 7 20 /02 /février /2022 16:18
Prière et confiance en Dieu lorsque nous sommes dans la crainte

Ô Seigneur, quand les fondations sont détruites, que peut faire le juste ? Quand les méchants attaquent les droits pour les détruire, que peut faire le droit ? Devons-nous fuir vers les montagnes ? Non en effet, nous devons nous réfugier en toi, car tu es dans ton saint temple. Ton trône est dans les cieux et tu règnes sur tout ton domaine. Il n'y a rien qui échappe à ta vue. Il n'y a personne dont tu n'observes pas la vie. Tu testes le juste pour le corriger et le purifier. Tu pardonnes les péchés du pénitent. Tu es juste et et tu aimes les bonnes œuvres. Ne craignons pas en ces temps troublés. Ne pensons pas que déménager dans un nouvel endroit nous éloignera des troubles du monde. Trouvons plutôt en toi Notre Refuge, car tu es l'abri pour ton peuple. Nous te prions au nom de Jésus. Amen.

 

Dr Benjamin Shaw,

 

Professeur d'hébreu et d'Ancien Testament,

Greenville Presbyterian Theological Seminary

And

Reformation Bible College

 

Basée sur quatre couplets du livre d'Isaïe, chapitre 43

 

N'aie pas peur, car je t'ai racheté. Je t'ai appelé par ton nom ; tu es à moi. Quand tu marcheras dans les eaux, je serai avec toi ; tu ne couleras jamais sous les vagues. N'aie pas peur, car je t'ai racheté. je t'ai appelé par ton nom ; tu es à moi. Lorsque le feu brûle tout autour de vous, vous ne serez jamais consumé par les flammes. N'aie pas peur, car je t'ai racheté. je t'ai appelé par ton nom ; tu es à moi. Quand la peur de la solitude se profile, alors souviens-toi que je suis à tes côtés. N'aie pas peur, car je t'ai racheté. je t'ai appelé par ton nom ; tu es à moi. Souviens-toi que tu es précieux à mes yeux. N'aie pas peur, car je t'ai racheté. je t'ai appelé par ton nom ; tu es à moi. Tu es à moi, ô mon enfant, je suis ton Père, et je t'aime d'un amour parfait. N'aie pas peur, car je t'ai racheté. je t'ai appelé par ton nom ; tu es à moi.

 

Bible prière Refuge protestant
Croix Protestante Refuge Protestant

 

Metropolitan Tabernacle Londres. Texte de John Newton (Bien que les ennuis assaillent)

Bien que les ennuis assaillent, et que les dangers effraient, pourtant une chose nous sécurise, quoi qu'il advienne.

 

L'Écriture nous assure :

"Le Seigneur pourvoira".

 

Les oiseaux, sans grange ni entrepôt, sont nourris ; apprenons d'eux à avoir confiance pour notre pain.

 

Tant qu'il est écrit :

"Le Seigneur pourvoira",

 

nous obéissons à son appel, comme Abram d'autrefois, ne connaissant pas notre chemin. La foi nous rend audacieux, car bien que nous soyons des étrangers, nous avons un bon guide, et nous avons confiance.

 

Dans tous les dangers : 

'Le Seigneur pourvoira.'

 

Quand Satan apparaît, obstruant notre chemin, et nous remplissant de craintes, nous triomphons par la foi, ne pouvant nous enlever (Bien qu'il ait souvent essayé)

cette promesse réconfortante :

 

"Le Seigneur pourvoira".

 

Aucune propre force ou propre bonté que nous revendiquons depuis que nous connaissons le Grand Nom de Notre Sauveur, dans cette tour forte nous nous réfugions en sécurité :

 

"Le Seigneur pourvoira".

 

 

 

Bible
Croix Huguenote

 

Mon espoir est bâti sur rien de moins que le sang et la justice de Jésus ; je n'ose faire confiance au cadre le plus doux, mais je m'appuie entièrement sur le nom de Jésus. Sur Christ, le Rocher solide, je me tiens, tout autre sol est du sable mouvant. Quand les ténèbres semblent cacher son doux visage, je me repose sur sa grâce immuable ; dans chaque coup de vent violent et orageux, mon ancre tient malgré l'obscurité. Son Serment, Son Engagement, Son Sang me portent au travers du déluge submergeant. Soutiens-moi dans le déluge accablant ; et quand tout cède autour de mon âme, Il est tout mon espoir et mon soutien. Lorsqu'il viendra, je serai trouvé en Lui, vêtu de Sa Seule Justice, sans faute en me tenant devant Son Trône.

Bible Refuge Protestant
Croix Protestante

 

 

Genèse 12:1-13:1; 1 Chroniques 12; Psaume 11; Luc 7:36-8:3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

.

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La source même des endroits n'engagent pas sur certains domaines Refuge Protestant du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction

Partager cet article
Repost0
20 janvier 2022 4 20 /01 /janvier /2022 18:43
Carrefour Théologique et Biblique le 22 janvier 2022 et Culte avec le Pasteur Eric Kayayan le 23 Janvier au Temple de l'ERE Montauban

Le samedi 22 janvier 2022

à l'ERE Montauban*

ERE Montauban

​​
LE CHRÉTIEN ET LES BONNES ŒUVRES 


Le Chrétien et les bonnes œuvres

Eclairage biblique et theologique

 

Conférence du matin avec le pasteur Eric KAYAYAN de Foi et Vie Réformées ( https://carrefour-montauban.weebly.com/ )

L'équipe des organisateurs s'intéresse de savoir qui sera

présent avec eux de manière dématérialisée samedi. 

 

N'hésitez donc pas à leur envoyer un message avec vos noms et le lieu d''où vous suivez cette retransmission. 
 
Par ailleurs, ceux qui suivront en ligne pourront envoyer leurs questions aux orateurs par sms au 06 79 99 61 56 
 
Nous les transmettrons dans la mesure du possible. 
 
A samedi pour ceux qui seront présents sur place, ainsi que par internet ! Avec joie !
 
 
ERE Montauban
 
 
 
Pour assister physiquement, inscription à :

 

Librairie Jean Calvin d'Ales
Librairie Jean Calvin Mission Protestante Timothée

 

Culte du dimanche 23 janvier

à l'ERE Montauban

Invité :

Pasteur Eric Kayayan

de Foi & Vie Réformées 

Foi et Vie Réformées
Reformed Faith and Life

 

Carrefour Théologique et Biblique le 22 janvier 2022 et Culte avec le Pasteur Eric Kayayan le 23 Janvier au Temple de l'ERE Montauban
Bible ERE Montauban pour Carrefour Theologique et Biblique
Croix Huguenote

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

* L'ERE de Montauban est membre de l'Union Nationale des Églises Protestantes Evangéliques Réformées de France (UNEPREF) qui, elle-même, fait partie de la Fédération Protestante de France (FPF). L'ERE est d'abord, une église chrétienne, annonçant Jésus-Christ, Dieu le Fils, Seigneur et Sauveur, se reconnaissant dans les déclarations de foi de L'Église Chrétienne des premiers siècles : Symbole des Apôtres (Credo), Symbole de Nicée, Symbole dit «d'Athanase».  En tant qu'église protestante, l'ERE de Montauban adhère aux grands principes qui ont animé les réformateurs du XVIème siècle affirmant son attachement à la Bible, Ancien et Nouveau-Testament, comme ultime autorité en matière de foi et de vie.  Réformée, elle maintient un lien étroit (historique et doctrinale) avec les premières églises protestantes du XVIème siècle. En tant qu'Église réformée, l'ERE de Montauban exprime son attachement aux principes de la Réforme calviniste et aux confessions de foi historiques que sont la Confession de foi de La Rochelle (1559), le Catéchisme de Heidelberg (1563), les Canons de Dordrecht (1619) et la Confession de foi de Westminster (1647).

Partager cet article
Repost0
1 janvier 2022 6 01 /01 /janvier /2022 17:19
Bonne année 2022 en Christ

Meilleurs vœux en Jésus Christ

Notre Sauveur et Seigneur

pour cette année 2022.

 

Refuge Protestant

Croix Huguenote Refuge Protestant

 

Je vous recommande à Dieu et à la parole de sa grâce, à celui qui peut édifier et donner l'héritage avec tous les sanctifiés.

Actes 20:32

Church happy new year

 

​Ô Dieu, qui est l'ancien des jours et le Père d’Éternité, le Premier et le Dernier, Tu nous vois en Ta Présence pour Te consacrer les prémices de ce jour et de cette année, et pour Te demander Ta Bénédiction. Nous Te rendons nos actions de grâces, de ce que pendant l'année que nous avons achevé hier, Tu nous as garantis de mille accidents qui pouvaient nous être funestes, et qui l'ont été à une infinité de nos Frères, et nous venons Te prier de nous accorder la continuation de Tes Grâces.



Nous bénissons Ton Nom de ce que Tu as Couvert de Ton ombre et de Ta Protection Tes Enfants*. Nous venons reconnaître devant Toi combien nous nous sommes rendus indignes de Ton Soutien, par des péchés sans nombre, que nous avons commis contre Toi, et dans l'année passée et dans les autres qui l'ont précédée. Et nous venons Te supplier de ne nous point faire porter la peine que nous avons justement méritée.
 


Regarde-nous plutôt dans Tes Compassions Infinies, et Fais-nous Grâce pour l'Amour de ton Bien-Aimé, en qui Tu Prends Tout Ton Plaisir. Souviens-Toi, qu'Il a Satisfait Ta Justice pour nous ; et à cause de ce Cher Fils, Conserve-nous la vie, quoique nous ne méritions que la mort, et Continue à répandre sur nous Tes Faveurs. Dans cette année nouvelle que nous commençons aujourd'hui par un effet de Ta Miséricorde Infinie, Fais Luire de nouveau sur nous la Clarté de Ta Face. Sans Toi nous ne pouvons rien ; mais avec Toi nous pouvons toutes choses.
 


Enseigne-nous à faire Ta Volonté, afin que nous commencions aujourd'hui une nouvelle vie. Éclaire tellement nos esprits qui sont naturellement aveugles, que nous puissions comprendre ce que Tu Es, et ce que nous sommes ; ce que Tu as Fait pour nous, et ce que Tu Veux que nous fassions pour Toi ; l'Espérance de Ta Vocation, les Richesses de Ton Héritage, la Profondeur et la Hauteur de Ta Charité, et l'Obéissance que nous Te devons. Sanctifie aussi nos âmes, Viens-y Retracer Ton Image, et Soumets toutes nos passions à Ton Empire. Donne-nous une Vraie Foi dans Tes Promesses, une Vive Espérance, et Enflamme nos cœurs d'un Véritable Amour pour Toi, et pour notre prochain. Ne permets pas que nous occupions nos esprits à des connaissances vaines et même criminelles, comme nous ne l'avons que trop fait jusqu'à présent ; mais fais plutôt que nous travaillions à acquérir la Science du Salut que Tu nous as Révélé dans Tes Écritures, et que dans cette année nous y fassions de grands progrès.
 


Affermis-nous dans Ta Vérité, afin que rien n'ébranle notre Foi ; et donne-nous une si grande horreur du péché, que non seulement nous détestions tout ce qui est contraire à Ta Volonté, mais que nous nous abstenions de toutes les apparences du mal, et que nous vivions dans ce présent siècle sobrement, justement et religieusement. Si Satan, le monde et notre chair, nous tentent et nous sollicitent à quelque péché, quelque léger qu'il paraisse, que le Respect de Ta Majesté et la Sainte Crainte de Tes Jugements nous retiennent, et Fais que nous nous souvenions sans cesse que nous ne faisons rien que sous Tes Yeux, que Tu Entends tous nos discours, que Tu Sondes même nos cœurs, et que Tu nous Jugeras un jour.
 


Soumets toutes nos volontés à la Tienne, afin que nous ne murmurions jamais contre Ta Providence, de quelque manière que Tu en Uses avec nous. Et si notre chair orgueilleuse combat contre notre esprit, Fais que notre esprit triomphe de notre chair, que la loi de notre entendement l'emporte sur la loi de nos membres, et que la Loi de Ton Esprit de vie nous affranchisse de la loi du péché et de la mort. Fais que dans cette année tout soit renouvelé en nous, et que nous ayons de nouveaux désirs et de nouvelles inclinations. Donne-nous un nouveau cœur et mets en nous un esprit nouveau. Fais que nous renoncions à notre avarice, à notre ambition, à notre luxe, à notre libertinage, à notre usure, et à toutes nos passions criminelles, que notre vieil homme meure, et que nous soyons revêtus du nouveau, qui est créé en Justice et en Sainteté; et que laissant les choses qui sont en arrière, nous nous avancions vers celles qui sont en avant, tendant au but de notre Céleste Vocation.
 


Aie pitié de cette partie de Ton Église, qui gémit sous la Pesanteur de Ta Main. Il est temps que Tu en Aies Compassion. Entends les cris de Ton Peuple, et les sanglots de l’Épouse de Ton Bien-Aimé. Regarde les masures de Tes Sanctuaires, et Relève-les par Ta Puissance ; Rappelle tant de troupeaux dispersés et tant de pasteurs fugitifs ! Et Fais que cette année soit une année de Grâce, de Bienveillance, de Salut et de Joie pour Ta Chère Sion. Ouvre les prisons où Tes Enfants sont enfermés, et Rompt les chaînes dont Ils sont liés. Conserve toutes les Églises qui subsistent par un effet de Ta Bonté ; mais surtout Continue à Etre Le Protecteur de Ton Eglise dont nous sommes les membres. Sois toujours Son Soleil et Son Bouclier, Sa Lumière et Sa Force ; que Ta Gloire habite au milieu d'Elle, et que Ta Main la Couvre. Dissipe tous les complots qu'on pourrait faire contre Elle. Garantis-La des horreurs de la guerre, de la famine et de la peste. Inspire à toutes les puissances du monde des sentiments favorables pour cet État. Fais que la Divine Semence de Ta Parole y produise des Fruits en Abondance, et Répands sur elle les Plus Douces Influences de Ton Ciel.
 


Roi des rois! Bénis nos magistrats, Comble-les de Tes Plus Rares et de Tes Plus Précieuses Faveurs. Revêts-les de Ton Esprit de Lumière, de Conseil et de Force ; Préside dans tous leurs conseils. Donne un heureux succès à leurs justes desseins ; et Fais qu'ils n'aient point d'autre But que Ta Gloire, l'Avancement du Règne de Ton Fils, le bien de Ton Église et le bonheur de cet État, afin qu'un jour ils soient couronnés dans Ton Ciel. Fais que toutes les puissances de la terre Te rendent leurs hommages, et qu'elles se soumettent à l'Empire de Ton Fils, afin que Tes Enfants vivent heureux sous leur domination.
 


Souverain Pasteur de nos âmes, Bénis tous ceux que Tu as Appelés pour nous conduire dans la Voie du Salut, et pour nous découvrir les Vérités de Ton Royaume. Donne-leur dans cette nouvelle année une nouvelle mesure de Ton Esprit, qui leur Enseigne ce qu'ils doivent enseigner à Ton Peuple, qui leur inspire ce qu'ils doivent dire de Ta Part, qui les embrase d'un Saint Zèle, afin qu'ils fassent Ton Oeuvre avec une Ardeur, une Activité et une Vigilance qui ne se relâche jamais. Accompagne leur ministère de Ta Bénédiction, afin qu'ils puissent Confondre tous les ennemis de La Vérité, Corriger les pécheurs, Ramener tous ceux qui s'égarent, Consoler les affligés, Abattre au pied de la Croix de Ton Fils les âmes les plus orgueilleuses, et Ranger tous les cœurs sous Son Obéissance, et qu'ayant amené plusieurs à La Justice, ils soient introduits dans le Séjour Éternel de Ta Gloire, où Ton Agneau sera Leur Pasteur. Répands aussi Tes Bénédictions sur ceux qui se consacrent au Saint Ministère, et Sois Toi-même Leur Docteur et Leur Maître.
 


Bénis toutes les familles qui composent Ton Église, de tout âge, de tout sexe et de toute condition ; vieillards, hommes faits, jeunes gens et enfants, citoyens et bourgeois, habitants, étrangers, et ceux que les malheurs du temps ont contraint de chercher ici un Asile, pour Te Servir selon les lumières de leur conscience, tous en particulier, chacun selon la vocation dont Tu l'as honoré, et selon l'état où il se trouve. Conserve ceux qui sont en santé ; rétablis ceux qui sont malades, si Tu le Juges à propos, Pour Ta Gloire et pour leur Salut.
 


Sois le Protecteur des innocents, le Mari des veuves, et le Père des orphelins. Sois le Trésor des pauvres, et Fais que ceux à qui Tu as donné des biens en fassent un bon usage. Console tous les affligés, et Réjouis-les par les Assurances de Ta Grâce. Bénis ceux qui s'attachent aux belles-lettres, et ceux qui portent les armes. Bénis ceux qui veillent pour notre garde, ceux qui défendent la juste cause des personnes à qui l'on fait tort, et ceux qui s'emploient à la guérison des malades. Bénis le commerce de ceux qui négocient et les travaux des artisans. Dans ce jour, Répands sur nous toutes les Bénédictions les plus rares. Voici, nous ne Te laisserons point aller que Tu ne nous aies Bénis.
 


Fais qu'aujourd'hui et pendant tout le cours de cette année, nous pensions sérieusement à la fragilité de notre vie, qui s'en va comme une ombre, et que nous nous disposions à la mort, en vivant toujours comme devant mourir, et en pratiquant les Vertus Chrétiennes que Tu nous Ordonnes. Si Tu Veux que nous achevions l'année que nous commençons par Ta Grâce, Fais que nous l'employions toute à Ta Gloire, et à nous avancer tellement dans notre sanctification, que nous nous trouvions l'année suivante, plus saints que nous ne sommes aujourd'hui, plus zélés pour Ta Gloire, plus détachés du monde et plus Attachés à Ton Service. Qu'aucun jour ne se passe sans que nous ayons fait plusieurs actes de piété envers Toi, et des œuvres de Charité envers nos Frères.
 


Mais si Tu veux que cette année soit la dernière de notre vie, ne Permets pas, ô Dieu ! que la mort nous surprenne dans un mauvais état, et Fais-nous Connaître notre fin, afin que nous nous y préparions et que nous l'attendions comme un bon serviteur attend la Venue de Son Maître, et qu'ainsi nous puissions espérer d'entrer dans ces nouveaux cieux, où la Justice habite, et où nous ne compterons plus nos années et nos jours, mais où nous commencerons une année nouvelle, qui ne finira point, où nous ne serons plus exposés à la rigueur des saisons et aux injures de l'air, où Ton Fils sera Notre Soleil, qui ne se couchera jamais, et où nous serons rendus semblables à Lui.


Amen.

Bénédict Pictet

Bénédict Pictet. (1655-1724)

Théologien Calviniste Genevois

 

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ ! En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui, nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d'adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté.

Éphésiens 1 : 3-5

Eglise Refuge Protestant

 

Bible Huguenote
Croix Huguenote

 

 

 

 

 

.

.

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

Source : Pensées 365 (Prière pour le premier jour de l'année - Bénédict Pictet )

* (adapté pour l'article, initialement Bénédict Pictet précisait en la circonstance : ce pays et ton Eglise.)

​

Partager cet article
Repost0
12 décembre 2021 7 12 /12 /décembre /2021 08:10
Sur la véritable gloire du Chrétien de Jacques Saurin (1677-1730)

Sur la véritable Gloire du Chrétien,

Sermon de Jacques Saurin

---


Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie,

si ce n’est en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ,

par qui le monde m’est crucifié, et moi au monde.

Galates VI, 14

 

Le Saint Esprit nous représentant, sous l’idée d’une mort et d’une crucifixion, notre renoncement au monde n’a pas seulement voulu nous marquer la nature et les degrés de cette disposition ; il a voulu aussi en marquer les difficultés.

 

Rarement meurt-on sans souffrir.

 

Les morts les plus douces sont pour l’ordinaire précédées de symptômes violents, que quelqu’un a appelé les messagers de la mort.

 

Ces messagers de la mort, ce sont des syncopes mortelles, ce sont des ardeurs brûlantes, ce sont des douleurs violentes, ce sont des tortures insupportables.

 

La crucifixion surtout était le supplice le plus violent que la justice des hommes, dirai-je ? ou leur barbarie eût jamais inventé.

 

L’imagination est effrayée, quand elle se représente un corps attaché à un poteau, suspendu par des clous, entraîné par son propre poids, dont le sang est versé goutte à goutte, et n’expirant qu’à force de souffrir.

 

Cette effrayante image est-elle outrée pour représenter les peines, les combats, les sacrifices auxquels un chrétien est appelé, et qu’il ne peut se dispenser de subir, avant que de parvenir à ce bienheureux état où la grâce avait donné à notre Apôtre d’arriver, lorsqu’il disait dans les paroles de mon texte :

 

Le monde m’est crucifié, et je suis crucifié au monde.

 

Représentez-vous un chrétien, représentez-vous un homme encore novice dans l’école de Jésus-Christ, appelé tantôt à combattre des penchants qu’il a apportés au monde ; tantôt, à déraciner une habitude qui est devenue en lui une seconde nature ; tantôt, à résister au torrent de l’exemple et de la coutume ; tantôt à mortifier une passion dominante qui l’occupe, qui le possède, qui l’entraîne ; tantôt à quitter le lieu de sa naissance comme Abraham, à marcher sans savoir où il va ; tantôt à immoler un fils unique, comme ce Patriarche ; à s’arracher dans un lit de mort à des amis, à une épouse, à un enfant qu’il aime à l’égal de lui-même ; et tout cela, parce que c’est Dieu qui le veut ; et tout cela, avec cette soumission qui faisait dire à Jésus-Christ, le chef et le consommateur de la foi du chrétien, son rédempteur et son modèle :

 

Non point ce que je veux, mais ce que tu veux (Matthieu 26 :19) !

 

O croix de mon Sauveur, que vous êtes pesante, quand vous êtes imposée à des hommes qui n’ont pas encore porté l’amour pour lui à ce degré, qui rend toutes choses aisées à celui qui l’aime !

 

O sentier de la vertu qui paraissez uni à ceux qui y marchent, que le chemin qui nous conduit à vous est raboteux !

 

O joug de Jésus-Christ si aisé, fardeau léger à celui qui a accoutumé de vous porter, que vous êtes difficile à ceux qui veulent essayer leurs forces !

 

Aussi, vous le voyez, mes frères, dans le style de l’Écriture, renoncer au monde de la cupidité, c’est offrir son corps en sacrifice :

 

Je vous exhorte par les compassions de Dieu que vous présentiez vos corps en sacrifice (Romains 12 :1).

 

C’est se couper son bras, c’est s’arracher un œil (Matthieu 5 :29-30), c’est renoncer à soi-même, c’est charger sa croix : car si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à soi-même, qu’il charge sa croix (Matthieu16 :24).

 

C’est être crucifié avec Jésus-Christ, car je suis crucifié avec Jésus-Christ (Galates 2 :20) et dans notre texte : le monde m’est crucifié et je suis crucifié au monde.

 

Mon Dieu qu’il en coûte pour être chrétien !

 

Mais cette disposition, de quelque amertume qu’elle soit accompagnée, constitue pourtant la véritable gloire ; c’est le second article qu’il faut éclaircir.

 

Nous consentons de mettre ici en opposition le héros du siècle avec le héros chrétien.

 

Nous nous engageons à prouver que ce dernier l’emporte infiniment sur l’autre.

 

De quelles sources le héros du siècle prétend-il tirer sa gloire ?

 

Quelquefois de la grandeur du maître auquel il s’est dévoué.

 

On se félicite de contribuer à la gloire de ces hommes qui sont élevés au-dessus du reste du genre humain, d’être l’appui de leur trône, et d’affermir leur couronne.

 

Le maître au service duquel le chrétien se dévoue, c’est le roi des rois : c’est celui devant lequel tous les rois de la terre ne sont que comme une goutte d’eau pendant à un seau, et comme la menue poussière qui s’arrache d’une balance (Ésaïe 40 :15) : c’est celui par l’autorité duquel les rois règnent, et les princes administrent la justice (Proverbes 8 :15).

 

Il est vrai que la grandeur de cet être adorable* (*Digne d'adoration) le met au-dessus de tous nos services.

 

Il est vrai que son trône est stable à toujours, et que toutes les créatures réunies seraient incapables de l’ébranler.

 

Mais si le chrétien ne peut pas contribuer à la gloire d’un si grand maître, il la publie, il confond ceux qui l’outragent, il la fait connaître par toute la terre.

 

Quelquefois le héros du siècle tire sa gloire de la haine qu’il porte à l’ennemi auquel il livre la guerre.

 

Quel ennemi plus odieux pourrions-nous avoir, que le monde ?

 

C’est lui qui nous dégrade de notre grandeur naturelle ; c’est lui qui efface de notre âme ces traits que la divinité y avait elle-même gravés ; c’est lui qui nous fait perdre les prétentions que nous avions à une éternité bienheureuse.

 

Quelquefois le héros du siècle tire sa gloire de la noblesse de ceux qui ont marché devant lui dans la même carrière.

 

Il est glorieux, dans le monde, de succéder à ces hommes qui ont rempli l’univers de leur nom, qui ont fait marcher la terreur devant eux, et qui se sont signalés par des actions au-dessus de l’homme.

 

Le chrétien a été précédé, dans sa carrière, par les Patriarches, par les Prophètes, par les Apôtres, par les martyrs, par ces foules de rachetés de toutes les nations, de tous les peuples, de toutes les langues (Apocalypse 5 :9).

 

Ces saints hommes ont été appelés à livrer la guerre au péché, comme nous à vaincre nos passions ; à former au-dedans d’eux, comme nous, la piété, la charité, la patience, toutes les vertus.

 

Le chrétien a été précédé, dans sa carrière, par Jésus-Christ lui-même, le chef et le consommateur de la foi.

 

Nous donc, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetant tout fardeau, et le péché qui nous environne si aisément, poursuivons constamment la course qui nous est proposée. Regardant à Jésus, le chef et le consommateur de la foi ; qui au lieu de la joie qui lui était proposée, a souffert la croix, ayant méprisé la honte (Hébreux 12 : 1-2).

 

Quelquefois le héros du siècle tire sa gloire de la grandeur des exploits.

 

Mais qui en opère de plus grands que le chrétien ?

 

S’affranchir du préjugé, mépriser le jugement des hommes, résister à la chair et au sang, vaincre les passions, affronter la mort, souffrir le martyre, être inébranlable sous les débris du monde croulant, et savoir s’appliquer au milieu du bouleversement universel des créatures, ces belles promesses : Quand les montagnes crouleraient, quand les coteaux se renverseraient ! ma gratuité ne se départira point de toi, l’alliance de ma paix ne bougera point (Ésaïe 54 :10).

 

Voilà les exploits du chrétien.

 

Quelquefois le héros du siècle tire sa gloire des avantages qu’il procure aux autres, des biens qu’il fait à sa patrie, des forçats qu’il délivre de leurs chaînes, des monstres dont il purge la terre.

 

Qui est, à cet égard, plus utile à la société que le chrétien ? Il en est le rempart, il en est la lumière, il en est le modèle.

 

Quelquefois le héros du siècle tire sa gloire des acclamations qu’excite son héroïsme, et de la magnificence de la couronne qui lui est préparée.

 

Mais d’où partent les acclamations qui l’enflent ?

 

Est-ce à des âmes vénales, à des courtisans, à des panégyristes à gages ; est-ce à des gens de cet ordre à applaudir, et à louer ?

 

Ont-ils seulement l’idée de la véritable gloire ? Porte, porte tes méditations, chrétien, jusqu’à la grandeur de l’être suprême !

 

Pense à cette intelligence adorable qui réunit dans son essence tout ce qu’il y a de grand !

 

Contemple la divinité entourée d’anges, d’archanges, de chérubins, de séraphins ! Ecoute les concerts que ces bienheureux esprits entonnent à sa gloire ! Vois-les pénétrés, ravis, transportés des beautés divines ; employant l’éternité à les exalter, et s’écriant jour et nuit :

 

Saint, Saint, est l’Éternel des armées ! Tout ce qui est en toute la terre est sa gloire ! Amen (Ésaïe 6 :3).

 

Louange, gloire, action de grâce, honneur, puissance soit à notre Dieu aux siècles des siècles ! Amen (Apocalypse 7 :12).

 

Que tes œuvres sont grandes et magnifiques, ô Seigneur notre Dieu tout-puissant ! Tes voies sont justes et véritables ! Roi des Saints, qui ne craindrait qui ne glorifierait ton nom (Apocalypse 15 :3-4).

 

Cet être si digne de louange et si dignement loué, c’est celui qui prépare les acclamations aux vainqueurs du monde.

 

Oui, athlète chrétien ! Après que tu auras été la balayure et la raclure de ce monde (1 Corinthiens 4 :13) ; après que tu auras mortifié, martyrisé, crucifié cette chair ; après que tu auras porté cette croix qui était autrefois scandale aux Juifs et folie aux Grecs, et qui est encore aujourd’hui folie et scandale à ceux qui devraient mettre toute leur gloire à la porter ; tu seras appelé en la présence des hommes et des anges !

 

Ce grand Dieu te démêlera dans la foule, et il t’adressera cette voix :

 

Cela va bien, bon serviteur et fidèle (Matthieu 25 :21).

 

Il accomplira la promesse qu’il fait encore aujourd’hui à tous ceux qui combattent sous les étendards de la croix :

 

Celui qui vaincra, je le ferai seoir* (asseoir) sur mon trône (Apocalypse 3 :21).

 

Ah ! gloire du héros du siècle, éloges profanes, inscriptions fastueuses, trophées superbes, diadèmes plus propres à amuser des enfants qu’à occuper des hommes raisonnables !

 

Qu’avez-vous de comparable aux acclamations et aux couronnes qui attendent le héros chrétien ?

(…)

Si nous regardons cette croix par rapport à son harmonie avec toute la contradiction que Jésus-Christ a éprouvé sur la terre ; elle nous porte à nous mettre dans les dispositions de Saint Paul, et à pouvoir dire comme lui :

 

Le monde m’est crucifié, et je suis crucifié au monde.

 

Notre grand maître finit par la croix une vie passée dans le mépris, dans l’indigence, dans le détachement des sens, dans la faim, dans la soif, dans le travail, dans la mortification ; siérait-il à un chrétien de s’endormir dans les bras de l’indolence, de se livrer aux plaisirs, de se laisser enchanter par les charmes de la volupté, de ne respirer que l’aise, que les commodités, que le repos, que l’abondance ?

 

Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite, que le serviteur n’est pas plus grand que son maître (Jean 15 :18-20).

 

Si nous regardons cette croix par rapport au sacrifice qui y est offert à la justice divine, elle nous porte à nous mettre dans la disposition de Saint Paul, et à pouvoir dire comme lui :

 

Le monde m’est crucifié et je suis crucifié au monde.

 

Cette vie mondaine, ces dissipations, ces rébellions aux ordres du ciel ; en un mot cette cupidité qui fait nos délices, à quoi aboutit-elle ?

 

Voyez les carreaux * (foudre et tonnerre, par analogie avec les flèches des arbalètes appelées "carreaux") qu’elle attire sur la tête de ceux qui s’y livrent.

 

Jésus-Christ était parfaitement exempt de péché, mais il s’était chargé des nôtres, il les a portés sur le bois (1 Pierre 2 :24) et c’est pour cela qu’il a subi sur ce bois infâme tous les tourments sous lesquels sa divinité et son innocence l’ont empêché de succomber.

 

Voilà ce qui t’attend pécheur !

 

Oui, si tu n’es pas crucifié avec Jésus-Christ par la foi, tu le seras par la justice divine !

 

Et alors tous les carreaux de la justice divine fondront sur ta tête, comme ils fondirent sur la sienne !

 

Alors tu seras livré, dans un lit de mort, aux combats auxquels il fut livré dans Gethsémané ! Tu frémiras à l’idée des supplices que la vengeance divine te prépare ! Tu sueras comme des grumeaux de sang, quand tu porteras ta pensée sur le trône de justice, devant lequel tu vas être traîné ! Bien plus : alors tu seras condamné à compenser, par la longueur de ton supplice, ce que ta faiblesse te rend incapable de supporter de son poids !

 

Les siècles accumulés ne mettront point de bornes à tes tourments ! Tu seras maudit de Dieu dans l’éternité, comme Jésus-Christ le fut dans son temps ! Et cette croix que tu auras refusé de porter dans le temps, tu la porteras dans l’éternité !

 

Si nous regardons la croix de Christ, par rapport à l’atrocité de ceux qui méprisent un sacrifice si auguste, elle nous porte à revêtir les dispositions de Saint Paul, et à nous mettre en état de pouvoir dire comme lui :

 

Le monde m’est crucifié, et je suis crucifié au monde.

 

L’image que je voudrais vous tracer ici, est encore de Saint Paul. Cet apôtre nous dépeint la cupidité comme un mépris de la croix de Christ et comme un renouvellement de son supplice.

 

L’idée de la punition d’un tel crime l’absorbe et le confond ; il ne trouve point de couleurs assez vives pour le dépeindre ; et il se contente de dire, après avoir parlé des châtiments infligés à ceux qui avaient enfreint la loi de Moïse :

 

De combien pires tourments pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le fils de Dieu ; et tenu pour une chose profane le sang de l’alliance, par lequel il avait été sacrifié ! (Hébreux 10 :29)

 

Voilà ta sentence, pécheur ! La voix du sang du Fils de Dieu criera de la terre au ciel, vengeance contre toi ; Dieu te demandera compte, un jour, du sang d’un Fils qui lui est si cher.

 

Il te dira, comme Saint Pierre dit à ceux qui l’avaient versé :

 

Tu as renié le saint et le juste, tu as mis à mort le prince de la vie (Actes 3 :14-15).

 

Il te poursuivra de ses fléaux comme si tu avais répandu ce sang, et comme il a poursuivi ceux qui l’ont réellement répandu.

 

Mais pressons des motifs plus doux, et plus sortables* (convenables) à la dignité des rachetés de l’Éternel.

Si nous regardons la croix de Christ par rapport aux preuves qu’il nous y donne de sa charité, pouvons-nous trouver quelque chose de trop pénible dans les sacrifices qu’il demande de nous ?

 

Pouvons-nous trop faire pour un Jésus qui a tant fait pour nous ?

 

Quand votre cœur se révolte contre la morale de l’Évangile, quand vous êtes tentés de dire : Cette parole est rude, qui la peut ouïr (Jean 6 :60) ?

 

Quand la porte du ciel vous apparaît trop étroite, quand la chair vous exagère les difficultés du salut ; quand il vous semble que nous venons vous arracher le cœur, lorsque nous vous demandons de modérer la fougue de votre tempérament, de résister au torrent de votre cupidité, de donner quelque portion de votre bien aux pauvres, d’immoler une Dalila et une Drusille* (Voir Actes 24:24: Drusille, fille d’Hérode Agrippa I (cf Actes 12) avait déserté son premier mari, le roi d’Émèse qu’elle avait épousé à l’âge de 15 ans, pour le gouverneur Félix, un an après son mariage.) ; suivez votre Sauveur jusqu’au calvaire ; voyez-le traversant le torrent de Cédron, arrivant sur le funeste mont où il devait consommer son sacrifice ; voyez ce concours de maux qui le réduisent à s’écrier :

 

Mon Dieu, mon Dieu ! Pourquoi m’as-tu abandonné ! (Matthieu 27 :46)

 

Si vous le pouvez, tenez contre ces objets !

[p. 78]
Si nous envisageons la croix par rapport aux preuves qu’elle nous fournit en faveur de la doctrine de celui qui y a fini sa vie, elle nous porte à revêtir les sentiments de Saint Paul. Il est naturel, je l’avoue, que des êtres raisonnables, de qui l’on exige de si grands sacrifices que ceux que la religion vous demande, veuillent s’assurer de la vérité de cette religion.

 

On ne saurait prendre trop de précautions, lorsqu’il est question d’immoler des victimes si chères.

 

Le moindre doute sur cette question est capital. Mais cet article est-il susceptible du moindre doute ?

 

Jésus-Christ a scellé de son sang la doctrine qu’il a prêchée ; il a été non seulement le héros de la religion que nous vous prêchons, mais il en a été le martyr. SI nous regardons cette croix, par rapport aux forces nécessaires pour nous former aux sentiments de Saint Paul, elle nous presse encore de les revêtir.

 

Elle nous assure, de la part de Dieu, tous les secours dont nous avons besoin pour nous soutenir dans les combats auxquels elle nous appelle. Elle fonde ce raisonnement le plus juste, le plus concluant qu’aucune intelligence ait jamais formé.

 

Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Lui qui n’a point épargné son propre fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnerait-il point toutes choses avec lui ? (Romains 7 :30-31)


Et pour finir ce discours, par les images que nous tracions en le commençant, si nous regardons cette croix par rapport aux gloires qui l’ont suivie, elle nous presse encore de revêtir les sentiments de Paul.

 

L’idée de cette gloire soutint Jésus-Christ dans ce que son sacrifice eut de plus pénible. A la veille de le consommer, il dit à son père,

 

Père ! L’heure est venue, glorifie ton fils, afin qu’il te glorifie (Jean 12 :23, 28).

 

Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi, toi, père ! envers toi-même, de la gloire que j’ai eue par devers toi avant que le monde fût (Jean 17 : 1, 5).

 

Cette espérance ne fut point trompée. Le combat fut long, il fut rude ; mais il finit ; mais des messagers célestes vinrent le recevoir, au sortir de son tombeau ; mais une nuée vint l’enlever à la terre ; mais les portes du ciel s’ouvrirent à la voix de l’Église triomphante qui honorait son triomphe, et qui s’écriait dans le moment de son exaltation :

 

Portes, élevez vos linteaux ! Huis éternel, haussez-vous ! (Psaume 24, 7, 9).


Chrétiens, arrêtons nos regards sur cet objet. Souffrir avec Jésus-Christ, c’est s’assurer de régner avec lui. Nous ne vous déguisons point les peines qui vous attendent, dans la carrière que nous vous avons ouverte.

 

Il est dur de se refuser tout ce qui flatte, tout ce qui plaît, tout ce qui enchante.

 

Il est dur d’entendre toujours parler de difficultés à surmonter, d’ennemis à combattre, de croix à porter, de crucifixion à subir.

 

Il est dur de se mortifier, tandis que les gens du monde se réjouissent ; tandis qu’ils raffinent sur les plaisirs ; tandis qu’ils sont ingénieux à se procurer de nouveaux amusements ; tandis qu’ils distillent leur cerveau pour diversifier leur joie ; tandis qu’ils consument leur vie en jeux, en fêtes, en festins, en spectacles.

 

Le combat est long, il est violent, je l’avoue ; mais il finit, mais votre croix sera suivie des mêmes pompes que celles de Jésus-Christ : 

 

Père, L’heure est venue, glorifie ton fils.

 

Mais vous, en expirant sur votre croix, vous remettrez votre âme à votre Dieu comme il lui remit la sienne, et vous mourrez en disant :

 

Père, je remets mon esprit entre tes mains (Luc 23 :46).

 

Mais les anges viendront recevoir cette âme, pour la porter dans le sein de Dieu ; et après s’être réjouis de votre conversion, ils se réjouiront de votre béatitude, comme ils se réjouirent de la sienne. Mais dans le grand jour du rétablissement de toutes choses, vous serez portés sur les nuées au ciel, comme Jésus-Christ ; vous serez exaltés, comme lui, par-dessus tous les cieux ; et vous prendrez, comme lui, séance sur le trône de la majesté de Dieu.


C’est ainsi que la croix de Christ nous forme aux sentiments de notre apôtre ; c’est ainsi qu’elle fait que le monde nous est crucifié, et que nous sommes crucifiés au monde : C’est ainsi qu’elle nous conduit à la véritable gloire.

 

O glorieuse croix ! Tu seras toujours l’objet de ma méditation et de mes études !

 

Je ne veux me proposer de savoir que Jésus-Christ crucifié !

 

A Dieu ne plaise que je me glorifie, si ce n’est en la croix de Jésus-Christ, par qui le monde m’est crucifié, et moi au monde !

 

Dieu nous en fasse la grâce.


Amen.

Jacques Saurin

Jacques Saurin,

Pasteur Protestant Réformé

Bible (133)

Croix Huguenote

 

 

.

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

.

 

Source : Avec les remerciements à Eric Kayayan, Pasteur et Responsable de Foi & Vie Réformées

(Pges 64 /78 sermon Jacques Saurin)

 

Foi et Vie Réformées
Partager cet article
Repost0

Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

par theme

 

Google-Translate-English to French  drapeau-israel.gif   Traduire français en ItalianTraduire français en SpanishGoogle-Translate-English to Japanese BETA Traduire français en Arabic Traduire français en PortugueseTraduire français en Arabic Traduire français en Czech Traduire français en danish  Traduire français en Finnish Traduire français en German Traduire français en Greek Traduire français en Hindi  Traduire français en Korean BETAGoogle-Translate-Chinese (Simplified) BETA Traduire français en Croatian Traduire français en NorwegianTraduire français en Arabic Traduire français en Polish  Traduire français en Romanian Traduire français en Russian Traduire français en Russian BETA   Traduire français en SwedishTraduire français en Dutch