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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 06:14
Chrétienté : style ou réalité ?
 

Cette prédication de Paul Washer fut donné il y a quelques années aux Etats Unis.

Sa portée touche tout le monde dit chrétien sans exception (Protestantisme et mouvements évangéliques). 

Calvin comme Luther, Spurgeon tout comme Adolphe Monod pour ne prendre que quelques exemples, de par leurs écrits antérieurs, appuient et confortent avec force la réalité de l'Evangile, la Foi et la Grâce telle qu'enseignée par la Bible et suivis par l'Eglise Primitive, la Réforme, et les Chrétiens d'aujourd'hui fondée à cette Ligne Divine.

De cette réalité, il était intéressant de partager la Foi et l'Oeuvre Rédemptrice qui nous unit à Christ de ce Frère Baptiste. D'apparence dure, le message donné fait transpirer la douleur, la supplication à ce que chaque âme humaine ne se dirige pas vers des citernes enjolivantes et crevassées, mais prennent la porte et le chemin que Dieu aspire à chacune et chacun.

 

Je prêche comme un homme qui se meurt à des hommes et des femmes qui se meurent, et à vous. Je prêche comme si je n’allais plus jamais le faire. Et je vais vous dire des choses que vous ne comprendrez pas. Des choses qui vont vous mettre très en colère contre moi. Que vous nierez, des choses dont vous direz que je n’ai aucun droit de dire.

Avant de tirer une quelconque conclusion, posez-vous une question :

Voyez-vous, prêcher est une chose dangereuse, c’est dangereux pour moi, car la Bible dit que les faux enseignants subiront de plus grandes condamnations. Si ce que je vous dis aujourd’hui n’est pas vrai, je devrai trembler car j’encourrai la condamnation de Dieu.

Mais si ce que je dis est vrai, c’est vous qui devriez avoir peur et trembler.

Parce que si j’interprète correctement ce passage des écritures que je vais vous donner, c’est comme si Dieu parlait à travers un homme. Et votre problème ne sera pas avec moi, mais avec Dieu et sa Parole. Donc la seule question à traiter est :

« Cet homme est-il un faux prophète ou bien nous dit-il la vérité ? ».

Et si c’est la vérité, alors rien n’importe plus sauf de conformer nos vies à cette vérité.

Je vais lire et parler d’après Matthieu, chapitre 7.

« Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mène à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.

Ceux qui me disent : « Seigneur, Seigneur ! » n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom ? N'avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? Et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité.

C'est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison : elle n'est point tombée, parce qu'elle était fondée sur le roc. Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison : elle est tombée, et sa ruine a été grande. » Mat 7 : 13-27 (version Segond)

Aujourd’hui, ce qui me préoccupe, ce n'est pas votre amour propre, pas plus le fait de savoir si vous vous sentez bien ou non, ni si les choses vont comme vous le voulez ou non. Il n’y a qu’une chose qui m’ait donné une nuit sans repos, qui m’ait troublé toute la matinée, c’est que d’ici une centaine d’années, la majorité d’entre vous puisse être en enfer. Et même beaucoup de ceux qui reconnaissent Jésus-Christ comme Seigneur passeront l’éternité en enfer.

Je peux dire ce genre de choses car mon travail pour le Seigneur, je ne le fais pas en Amérique. Je passe la plus grande partie de mon temps à prêcher en Amérique du Sud, en Afrique et en Europe de l’Est. Et je peux vous dire que lorsque l’on regarde la chrétienté, elle est davantage basée sur une culture païenne que sur la parole de Dieu.

Tant de gens sont trompés. Tant de jeunes sont trompés, tant d’adultes le sont parce qu’ils croient qu’en ayant prié une fois dans leur vie une prière, ils iront au Paradis. Et quand ils regardent autour d’eux ceux qui professent qu’il n’y a pas de Christ, et qu’ils agissent comme ceux du monde, ils se comparent à eux-mêmes. Rien ne vient troubler leur cœur. Ils disent :

- « Je suis semblable à la plupart des membres de mon groupe de jeunes. Je regarde des choses que je ne devrais pas sur ma télévision, je ris de choses que Dieu hait, je m’habille de façon sensuelle, je marche comme le monde, je parle comme le monde, j’aime la musique du monde, j’aime tellement ce qui est dans monde mais grâce à Dieu, je suis un chrétien... Pourquoi suis-je un chrétien ? Je ne suis pas différent de la plupart des gens dans mon église. Pourquoi suis-je chrétien ? Parce qu’une fois dans ma vie, j’ai prié Jésus de venir dans mon cœur. »

Je veux vous dire que la plus grande hérésie dans le monde évangélique et protestant  est de dire que si vous priez et demandez à Jésus de venir dans votre cœur, il entrera pour toujours. Vous ne le verrez nulle part dans les écritures !

Vous ne le voyez nulle part dans l’histoire des baptistes avant il y a une cinquantaine d’années. Ce que vous devez savoir, c’est que le salut vient par la foi, et seulement par la foi en Jésus Christ. Et celle-ci est précédée et suivie par la repentance, un éloignement du péché, une haine pour ce que Dieu hait, et l’amour pour ce que Dieu aime, une maturation dans la sainteté, et un désir, non de ressembler à Britney Spears, ni au monde, ni à la majorité des chrétiens, mais d’être comme Jésus-Christ.

.....Je ne sais pas pourquoi vous applaudissez, je parle de vous !....

Je ne suis pas venu pour être applaudi, je suis venu vous parler de vous.

Les gens viennent souvent me voir en disant qu’ils aimeraient me suivre en Roumanie, en Ukraine, prêcher où je prêche et implanter des églises partout. Je leur réponds qu’ils ne le pourraient pas. Pourquoi ? Parce ce que vous seriez excommuniés de ces églises.

Je ne veux pas être dur par caprice. Cela prend beaucoup d’amour que de se tenir devant 5000 personnes et de dire que le christianisme actuel est presque totalement dans l’erreur. Cela me coûte de ne jamais être invité à revenir dans une telle réunion, d’être impopulaire. On le fait non parce que l’on est bien payé ou parce que les hommes vous aiment, mais parce que l’on aime les hommes et plus encore que l’on veut honorer Dieu.

Je veux que vous regardiez la Parole, comme elle est vraiment.

Arrêtez de vous comparer aux autres qui se désignent comme chrétiens et se comparent entre eux.

 

Comparez-vous à l’écriture !

 

Quand un jeune vient voir un pasteur ou une personne ayant un ministère pour les jeunes et dit qu’il ne sait pas s’il est sauvé ou non, on lui répond en général par un cliché en lui demandant si une fois dans sa vie il a prié et demandé à Jésus d’entrer dans son cœur.

-« Oui » ;

- « Etais-tu sincère ? » ;

- « Je ne sais pas mais je le pense ».

- « Tu dois dire à Satan de ne plus t’inquiéter. L’as-tu écris au dos de ton livre, de ta Bible comme l’évangéliste te l’a dit, en marquant la date de ce jour pour la regarder à chaque fois que tu douterais? »…

Quelle superstition a pris le dessus dans notre dénomination ?!?

La bible vous demande de vous examiner vous-mêmes. Testez-vous par rapport à l’écriture pour voir si vous êtes dans la foi. Si vous allez interroger les gens de votre ville, 99% répondront qu’ils sont des croyants.

Quand je l’ai fait dans ma ville, tout le monde se déclara chrétien.

85% ne vont pas à l’église et ceux qui y vont ne se sentent pas concernés par la sainteté, ni par le service, ni par le fait de se séparer du monde, ni par l’annonce de l’Evangile parmi les nations.

Mais ils se disent sauvés. Et pourquoi ? Parce qu’un "évangéliste" qui aurait mieux fait de passer moins de temps à prêcher et plus à étudier sa bible le leur a dit. Il l’a fait pour se vanter du nombre de ceux qui viendraient à son prochain réveil...

Je vous aime et il y a ici des hommes qui vous aiment. Je vais vous mener dans l’écriture maintenant que je vous ai choqué. Ecoutez-moi. Ecoutez la Parole et commencez à vous poser des questions.

Premièrement, entrez par la porte étroite.

« Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. »

Il y a une porte étroite. Une des raisons pour lesquelles je suis Chrétien est que cette dénomination a été consciente de l’existence d’une porte étroite. Il y a une porte, un dieu et un seul intermédiaire : Jésus Christ. Il a dit

« Je suis le chemin, la vérité et la vie, et nul ne vient au père que par moi » (Jean 14 :6)

Je loue Dieu que le seul chemin pour le salut est à travers Jésus-Christ.

La bible dit qu’à cause de nos péchés, nous serons coupés de la gloire de Dieu. Vous ne savez pas ce que cela veut dire. Nous n’avons pas cherché Dieu, nous nous sommes rebellés, nous avons brisé toutes les lois.

Le problème n’est pas que vous ayez péché, mais que vous n’avez fait que pécher !

 

La bible par les prophètes dit que même nos plus grandes œuvres ne servent à rien devant Dieu. A cause de cela, nous méritons sa colère. Certains disent que Dieu est amour et qu’il ne peut haïr. Mais vous devez comprendre qu’en dehors de la grâce de Dieu révélée en Christ, la seule chose qui reste est la colère de Dieu.

J’aime les enfants et donc je hais l’avortement. Si j’aime ce qui est saint, je dois haïr ce qui ne l’est pas. Dieu est un Dieu saint, beaucoup de chrétiens aujourd'hui l’ont oublié. Il y a beaucoup de choses que vous aimez et que Dieu hait. Vous priez pour le réveil, vous allez à une réunion pour les jeunes, mais avant, vous regardez des programmes à la télévision que Dieu méprise.

Après vous vous demandez pourquoi le Saint-Esprit n’est pas tombé à cet endroit et pourquoi vous devez créer un faux feu et une fausse excitation. Dieu n’est pas là dedans, il est saint ! La seule façon de se réconcilier avec lui est à travers la mort de son Fils pendu au bois. Si vous êtes sauvés ce soir, c’est uniquement parce qu’à la croix, Christ a porté vos péchés.

La colère de Dieu qui vous était destinée est tombée sur son fils bien aimé. Quelqu’un devait payer le prix, devait mourir.

La croix ne montre pas notre valeur mais combien nous som mes dépravés, qu’il ait fallu clouer le fils de Dieu à la croix.

Il est ressuscité et nous amène le salut, là est la Bonne Nouvelle.

Pour passer la porte étroite, il nous a dit dans Marc :

- « repentez vous et croyez à la Bonne Nouvelle »

Vous pensez avoir été sauvés en invitant Dieu dans votre cœur, mais cela revient à utiliser une formule magique. Il faut vous repentir de vos péchés et croire pour être sauvés, et le faire continuellement. Jésus a dit :

« le royaume de Dieu est venu, le temps est accompli, maintenant, passez le reste de votre vie à vous repentir et à croire en moi » selon une traduction plus correcte du verset.

La conversion n’est pas comme une piqûre contre la grippe faite une fois pour toute. La question est : continues-tu à te repentir et à croire ? Parce que celui qui a commencé une bonne œuvre en vous la finira.

Mais nous avons oublié une chose importante, c’est que non seulement la porte est étroite, mais le chemin aussi.

Ce que nous faisons c’est d’amener des personnes à Christ, leur faire prononcer une prière et elles passeront le reste de leur vie comme le reste du monde. Les statistiques le prouvent. Quand les instituts sondent la moralité dans l’église par rapport à celle dans le mode, ils ne trouvent aucune différence. Les théologiens, philosophes et sociologues écrivent livres après livres en se demandant ce qui est arrivé à l’église.

Vous savez que les jeunes peuvent pratiquer l’immoralité et prier d’un même souffle. Certains se droguent et viennent aux réunions de jeunes. Ils regardent et font des choses inappropriées pour des chrétiens puis vont à des réunions en se sentant satisfaits d’eux-mêmes et se pensant sauvés.

Personne ne dit quoi que cela soit, sauf qu’ils sont des chrétiens charnels. Ils sont bien chrétiens, mais juste charnels. C’est une doctrine qui est apparue il y a plusieurs dizaines d’années. Ce n’est ni biblique, ni historique ! Les chrétiens charnels n’existent pas. Il faut aller dans tout le livre pour comprendre ce que Paul veut dire dans 1 Cor 3.

La plus grande partie de notre chrétienté est basée sur des clichés écrits sur des tee-shirts chrétiens, vient des auteurs de chansons chrétiennes, et pas de la Bible.
La plus grande partie de ce que nous croyons vient de notre culture et non de la Bible.

Elle ne dit jamais que l’on peut être un authentique chrétien et continuer à vivre constamment selon la chair, dans la méchanceté et le péché tous les jours de sa vie. Mais la Bible dit qu’un authentique chrétien a reçu une nouvelle nature. Il a un père qui l’aime, le surveille, le discipline et en prend soin.

Il y a beaucoup d’hypocrites et leur cœur est rempli de méchanceté. Il n’y a pas de différence, pas de lumière. Tout ce que le monde fait, ils le font.

Ils ne sont pas en danger de perdre leur récompense, mais d’aller en enfer !

Ils ne connaissent pas Dieu. 

Quand avez-vous entendu prêcher qu’il n’y avait pas seulement une porte étroite mais aussi un chemin étroit ? Jésus dit que l’un des principaux signes qui montre que vous êtes un chrétien authentique est que vous marchez sur le chemin étroit. Il faut se mesurer selon la parole.

Cela ne veut pas dire qu’un chrétien est sans péché. Non, car en 1 Jean, nous lisons qu’un chrétien est pécheur mais qu’il confesse ses péchés; sinon, c’est qu’il ne connaît pas Dieu et il ne marche pas dans la vie.

Je veux en venir au fait qu’un Chrétien Authentique, Né de Nouveau, marche sur la voie de la vertu.

Si vous vous en écartez, le Père viendra vers vous pour vous discipliner et vous ramener sur cette voie. Mais si vous prétendez être sur ce chemin étroit et vivez sur l’autoroute comme tous les autres en ce monde, vous devriez être terriblement effrayés.

Vous ne connaissez pas Dieu.

J’ai peur des hommes qui passent leur vie à annoncer aux hommes qu’ils sont sauvés.

On ne dit pas aux hommes qu’ils sont sauvés mais comment être sauvé.

C'est Dieu qui leur dit qu’ils sont sauvés.

Nous avons oublié que le salut est une œuvre surnaturelle de Dieu.

La bible dit que tout homme né en Christ est une nouvelle créature.

Allons au verset 15 :

''« Gardez-vous des faux prophètes.

Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. »

Un homme très avisé m’a dit, un jour, que notre meilleur ami est celui qui nous dirait le plus la vérité. Nous sommes devenus si sensibles que plus personne ne peut nous faire de remarque. Plus personne ne peut nous dire que nous nous trompons. Les ministres et les leaders approuvent ce mensonge.

Nous ne voulons pas offenser mais être des chercheurs amicaux. Il n’y a qu’un seul chercheur : Dieu, et si vous voulez être ami avec quelqu’un dans l’église, soyez-le avec Dieu.

Vous devriez être plus attentif à la gloire de Dieu qu’à l’attitude des hommes.

Réalisez-vous que la personne qui vous aime le plus est celle qui vous dira le plus la vérité ?

Ce qui marque le faux prophète est qu’il vous dira toujours ce que vous voulez entendre. Il ne vous mettra jamais de bâton dans les roues. Il va vous distraire, vous faire applaudir, sauter en l’air… Il vous distraira tant que vous ne vous préoccuperez plus de ce genre de sujet : Dieu travaille-t-il dans ma vie et est-ce que je croîs en sainteté ? Suis-je vraiment né de nouveau ?

Si chacun dans cette ville se pense sauvé et que vous savez que c’est faux selon les écritures, comment savez-vous que vous êtes sauvés ? Parce que quelqu’un vous l’a dit ? Parce que vous avez fait la prière ? Parce que vous avez cru ? Comment savez-vous que vous avez cru, car tout le monde le dit ? Comment affirmer que vous n’êtes pas comme eux ?

Comment la bible dit-elle que vous pouvez savoir que vous êtes sauvés, comment les Chrétiens le disaient encore il y a 50 ans ? C’est quand votre vie change, qu’elle rentre dans la voie de la vérité de Dieu. Si vous sortez de ce chemin, Dieu vient et vous ramène sur celui-ci.

Vous êtes vraiment nés de nouveau quand Dieu ne vous laisse plus parler comme votre chair voudrait le faire. Il ne vous laissera plus vous habiller comme le monde sensuel, comme les églises sensuelles vous autorisent à le faire. Dieu ne vous laissera plus agir comme le monde, sentir comme le monde, parler comme le monde…

Dieu fera une différence dans votre vie.

Verset 16 :

« vous les reconnaîtrez à leurs fruits ».

C’est vrai pour les faux prophètes comme pour les authentiques chrétiens.

Regardez votre vie : Jésus est-il quelque part dedans, ou bien n’est -il qu’un accessoire dans celle-ci ?

N’est-il qu’une chose que vous faites le vendredi ou le dimanche ou centrez-vous vos pensées sur Lui ?

Quels sont vos fruits ?

Agissez-vous comme le monde, pouvez-vous aimer le péché et la rébellion et les chérissez-vous ?

Dieu a le pouvoir de les changer.

Imaginons un instant Jésus enseignant ce passage. Il vous regarde et dit :

« Cueille-t-on des chardons sur un figuier ? »

Vous lui répondrez :

« bien sûr que non, tout le monde le sait ».

Une autre question :

-« trouvez-vous des figues sur un chardon ? »

- « Là encore, non, c’est ridicule. Celui qui dirait le contraire est soit fou, soit un menteur. »

Jésus dira alors :

- « ceux qui se disent mes disciples et portent de mauvais fruits ne seraient-ils pas les mêmes à dire qu’ils mentaient ? »

Si vous avez un accident et prenez un poids lourd de face, vous serez changés, celui qui dit le contraire est un menteur. Dieu n’est-il pas plus large qu’un poids lourd ?

Comment peut-on prétendre avoir rencontré Jésus et ne pas être changé de façon permanente ?

 

Je vais vous donner d’autres voies de réflexion. Combien de fois êtes-vous allé et avez–vous re-dédié votre vie, encore et encore…. Combien de fois des groupes de jeunes viennent à ce genre d’événement et sont enflammés avant de retourner à l’église et de s’éteindre en une semaine ½.

Ce n’était pas un grand mouvement de Dieu si cela n’a pas duré, c’était de l’émotion.

Dieu a-t-il agi dans votre vie ? Agit-il dans votre vie ?
Vous les reconnaîtrez à leurs fruits.

Allons plus loin. Verset 19 :

« Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu ».

Vous devez comprendre une chose par rapport à la littérature hébraïque. Quand nous voulons appuyer sur une chose, nous élevons nos voix. Quand nous écrivons, nous mettons en gras ou en lettres capitales, mais pour les juifs, ils répètent la même chose encore et encore.

Ici, Jésus répète plusieurs fois pour insister :

« Vous les reconnaîtrez à leurs fruits ».

Ceux qui ne portent pas de bons fruits seront retranchés et jetés au feu.

De quoi parle-t-il ? Du jugement de notre Dieu tout puissant qui tombera, un jour, sur ce monde, et peut-être un jour sur vous. Mes chers amis, je ne peux pas regarder dans votre cœur, je suis moi-même si facilement trompé par mon propre cœur. Mais il y en a un qui ne peut être trompé. Il n’est pas trompé par notre culture chrétienne actuelle. Il connaît les fruits.

Plus loin au verset 21, il dit :

« Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! N’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. »

Voulez-vous savoir ce que vaut votre profession de foi pour Jésus ? Absolument rien ! Regardez bien ce passage. Ce ne sont pas tous ceux qui viendront vers moi en disant « Seigneur, Seigneur ! » qui entreront. Mes chers enfants, êtes-vous l’un de ceux professant « Seigneur, Seigneur ! » qui n’entreront pas ?

Là encore, il répète, donc il insiste. Il ne s’agit pas de gens ayant pris une décision soudaine de reconnaître le Seigneur, il s’agit de gens déclarant en insistant qu’ils reconnaissent que Jésus-Christ est le Seigneur. Ils dansent en disant « Seigneur ! », chantent en disant « Seigneur ! ».

Mais Jésus dit

« Je ne vous ai jamais connus ».

Billy Graham est un des hommes les plus aimables et remplis d’amour, mais il a dit croire que la grande majorité des gens fréquentant des églises croyant dans la bible sont perdus. Il a dit qu’il serait heureux si seulement 5% des gens ayant fait une profession de foi dans une de ses campagnes étaient sauvés.

J’étais en Algérie, l’année dernière, visitant une femme dont le fils avait été tué par les musulmans. Dans le nord de l’Algérie, vous pouvez être sûr que la profession de foi d’une personne est réelle car elle sait qu’elle peut en mourir. Mais en Amérique, en France, en Europe… Considérez le coût. Regardez votre vie à la lumière de la parole.

Connaissez-vous le Seigneur ?

« Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! N’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. »

La véritable preuve que vous êtes un chrétien authentique est selon la parole, que vous faites la volonté du Père ! Mais qui étudie encore la théologie ? On préfère regarder aux slogans et aux textes de chanson.

Vous allez dire que je parle d’œuvre, mais non ! je parle de preuves de foi.

Votre profession de foi ne prouve pas que vous êtes nés de nouveau car tout le monde dans ce pays en fait autant. 65 à 70% des Américains seraient ainsi sauvés et des chrétiens nés de nouveau. Le pays rejetant le plus Dieu à la surface de la terre, tuant 4 000 bébés par jour, mais grâce soit rendue à Dieu, 70% sont sauvés…

Comment savez-vous que votre foi n’est pas fausse ?

Par un style de vie concerné par le désir de faire la volonté du Père, le pratiquant et si vous désobéissez, le Saint Esprit vient sur vous et vous réprimande et vous discipline, personnellement ou par la Parole de Dieu ou par des frères et sœurs, afin de vous ramener sur le chemin.

Si vous êtes un chrétien authentique, vous ne pouvez lui échapper !

Je vais vous donner un exemple. Si j’étais votre pasteur et que vous aviez, disons 14 ans, et que revenant à 1H du matin d’un temps de prédication, que je vous vois dans un parc ou à un coin de rue avec une bande faisant des choses que vous ne devriez pas, et que vous soyez un membre de mon église, je vous ferai venir dans la voiture et vous ramènerai chez votre père.

Je ne m’énerverai pas mais je dirai à votre père qu’il est négligent de vous permettre d’être dehors dans de telles circonstances.

Dieu n’est pas un père négligent. Si vous pouvez aller à gauche et à droite et pécher, si vous pouvez aller dans le monde et aimer les choses du monde, y être impliqué et y faire les choses du monde, si vos héros sont des gens du monde à qui vous voulez ressembler et que vous agissez comme eux, mes chers amis, il y a un fort risque que vous ne connaissiez pas Dieu et ne lui apparteniez pas !

A la fin maintenant, le verset 22 dit :

« Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom ? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? Et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus… »

Il a dit que la chose la plus importante sur Terre n’est pas de connaître Jésus Christ, mais que Jésus Christ vous connaisse. Je ne vais pas aller à la Maison Blanche demain et entrer parce que je dirai à la porte que je connais George Bush, mais ils me laisseront entrer si George Bush sort et dit « Je connais Paul Washer ».

Regardez comment il décrit les hommes perdus:

« Allez-vous en loin de moi, vous qui faites le mal ».

Dans une traduction du grec plus correcte « sans loi », ce qui donne :

- « Eloignez-vous de moi, vous qui prétendez être mes disciples, qui me confessez comme Seigneur, et pourtant vous vivez comme si je ne vous avais pas donné une loi à laquelle obéir ».

Je viens juste de décrire la grande majorité de la chrétienté. Si quelqu’un commence à parler de la Loi, des principes bibliques, de ce que l’on est supposé faire ou non, de la façon de vivre et de celle qui ne faut pas suivre, tous commencent à crier « légaliste ! ». Mais Jésus dit :

« Éloignez-vous, vous qui vivez comme si je n’avais pas donné de loi ».

Dans la chrétienté de nos jours, c’est

- « Passez par la porte, priez Dieu, vivez comme le reste du monde, vous êtes charnel, mais peut-être un jour vous serez de retour. »

Savez-vous ce qui arrive à cause d’une mauvaise évangélisation ? Nous avons des millions d’enfants sauvés en allant à l'école biblique et quand ils ont 15 ans, ils vont dans le monde et vivent comme des démons. Une grande majorité d’entre eux. Et quand ils ont 30 ans, ils reviennent et dédient à nouveau leur vie. Peut-être sont-ils seulement alors sauvés. Il faut plus que de dire que l’on est sauvé parce que l’on a dit que Jésus est le Seigneur. Satan le sait aussi. Votre vie est-elle dans un processus de changement ?

Dans la suite du passage, l’interprétation contemporaine sur le sable et le roc est celle-ci : si vous êtes chrétien, vous devez bâtir votre vie sur le roc, parce que si vous bâtissez sur le sable, vous serez un chrétien malheureux, votre vie n’ira pas bien. Ce n’est pas ce que Jésus a enseigné, et l’histoire le confirme, ce n’était pas interprété de cette façon.

Le sens véritable est ceci : il y a 2 voies, il y a une voie étroite et une voie large. Laquelle voulez-vous ? Il y a 2 types d’arbre, il y a un bon arbre portant un bon fruit et qui ira au paradis, et il y a un mauvais arbre portant de mauvais fruits et qui ira en enfer. Il sera retranché et jeté au feu.

Il y a ceux qui reconnaissent que Jésus est le Seigneur et font la volonté du Père qui est aux cieux, et ceux qui reconnaissant Jésus comme Seigneur ne font pas la volonté du Père et iront en enfer.

Pas un manque d’œuvre mais par un manque de foi démontré par l’absence d’œuvre. Il ne s’agit pas de 2 chrétiens bâtissant sur des fondations différentes, il s’agit d’un homme sauvé et d’un homme perdu. L’homme perdu a entendu la parole de Dieu prêchée, mais il n’a pas de fondation. Vous ne pouvez voir en aucune manière dans sa vie comment la parole de Dieu transforme, construit et soutient sa vie.

Combien dans nos églises utilisent ce passage et comparent les gens à cela ? S’ils leur demandent s’ils construisent leur mariage sur la Parole de Dieu, s’ils élèvent leurs enfants selon la Parole, s’ils gèrent leurs finances selon la Parole, s’ils vivent en se séparant des choses du monde selon la Parole de Dieu, combien répondraient positivement : « Pas de cela ! J’ai professé que Jésus est mon sauveur !» ?

Je sais qu’il y a des gens qui se croient sauvés et ne le sont pas. Certains parmi vous disent qu’ils sont sauvés, regardent autour d’eux et disent qu’ils sont comme les autres membres du groupe de jeunes. Qu’est-ce qui vous fait penser que votre groupe de jeunes est sauvé ?

Ou alors :

- « je suis comme mes parents, ou comme les adultes de mon église, ou les diacres ou les pasteurs ».

Aucune importance ! Ce n’est pas eux qui vous jugeront quand le jour viendra de Son Retour. Lors de ce dernier jour, votre confession sera-t-elle restée vraie ?

Nous parlons souvent d’être des chrétiens radicaux. Les chrétiens radicaux ne sautent pas lors des concerts, ne portent pas des tee-shirts chrétiens, ce sont ceux qui portent les fruits du Saint Esprit. Ils honorent leurs parents, même quand ils pensent qu’ils ont tort.

Je vais vous rendre fou, mais les chrétiens authentiques ne s’habillent pas de façon sensuelle de manière à montrer leurs corps. Si vos vêtements sont un cadre pour votre visage, ils plaisent à Dieu, s’ils sont un cadre pour votre corps, c’est sensuel et déplait à Dieu.

Tout le monde veut parler d’un prophète mais personne ne veut l’écouter.

Je parle de la chrétienté. J’ai passé ma vie dans la jungle, je me suis gelé dans des montagnes, j’ai vu des gens mourir, un jeune homme issu d’une famille musulmane assassiné parce qu’il avait refusé de renier Jésus malgré les menaces d'être tué. Il est mort dans une mare de sang.

Je parle de sainteté, pas d’aller dans des conférences ou de porter des tee-shirts. Un mouvement de Dieu ici serait que vous receviez, et moi aussi, une conviction de la part du Saint Esprit pour nous mettre face contre terre en pleurant car nous regardons ce qui déplait à Dieu, portons ce qui lui déplait, car nous agissons comme le monde, avons l’apparence du monde, sentons comme le monde.

Nous faisons ces choses et nous ne le savons pas car nous ne connaissons pas la Parole de Dieu. Même si nous affirmons, dans notre dénomination, que les écritures sont la Parole de Dieu, tout ce que nous recevons sont des histoires démonstratives et des petites nouvelles vieillottes.

Oh ! que Dieu souffle sur ce lieu, que nous nous détournions de nos péchés, que nous renoncions à ce qui déplait à Dieu, que nous nous tournions vers lui, réjouissions de lui, et que nous l’aimions !

Que Dieu lève ici des missionnaires ! Je ne veux pas pour vous la même chose que vos parents. Ils désirent pour vous la sécurité, des assurances, et de belles maisons, des voitures et du respect. Je veux pour vous la même chose que pour mon fils, qu’il prenne un jour la bannière de Christ, et la dresse sur une colline là où personne ne l’aura fait avant ; qu’il crie que Jésus Christ est Seigneur même si cela lui coûte la vie. Quand il aura 18 ans, qu’il dise la même chose que moi à son âge : « je vais aller dans les montagnes, je vais aller dans la jungle ».

Ils lui diront qu’il ne peut y aller, qu’il est fou, parce qu’il y a la guerre et qu’il va mourir. Quand il sera prêt à partir, je prierai sur lui et je lui dirai d’y aller. Que Dieu soit avec toi ! Et si tu meurs, je te verrai là haut et j’honorerai ta mort.

Les deux seules choses qui peuvent sauver l’Église sont une totale réforme de nos prières et de l’étude de la Parole, et l’autre est une horrible et violente persécution.

Regardez dans la parole, pour savoir comment vous comporter, comment vous habiller, comment parler, quoi écouter… Je veux que vous rentriez chez vous et viviez de tout votre cœur pour Jésus Christ.

 

 

 

 

Paul Washer

Pasteur Baptiste

paul_washer.jpg

 (HeartCry Missionary Society.)

 

 

 

Holy Bible
Huguenot Cross

 

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 09:12
Tu te lèveras devant les cheveux blancs et tu honoreras la personne du vieillard...

Tu te lèveras devant les cheveux blancs

et tu honoreras la personne du Vieillard.

Tu craindras ton Dieu.

Je suis l’Éternel.

photo-054

מִפְּנֵי שֵׂיבָה תָּקוּם וְהָדַרְתָּ פְּנֵי זָקֵן וְיָרֵאתָ מֵּאֱלֹהֶיךָ אֲנִי יְהוָה׃ פ 

 

 

Heureuse la société qui honore ses Anciens 



 
Les anciens sont ils devenus un fléau pour notre société ? Sommes nous heureux d'accepter de passer et non croire perdre du temps lorsqu'un(e) retraité(e) est ravi(e) de s'entretenir avec quelqu'un qui prends le temps et le plaisir de l'écouter ? Rien à voir avec l'obligation, la décence, la possibilité d'avoir du temps.

 

Notre Société, si nous nous mettons à nous assujettir à une pensée par trop souvent individualiste, nous permettra de trouver toutes les occasions de ne pas prendre ce temps bienfaisant aussi bien pour le visiteur que le visité. Dieu ne laisse jamais un lésé dans ce temps doux.

 

Nos aînés ont tellement de richesses à offrir, aussi bien à nous qu'à nos enfants. Rien ne vaut la complicité entre une grand-mère et sa petite-fille travaillant à un projet commun, les regards qu'elles échangent, leurs rires spontanés. Chacun y met du sien et sort de l'expérience enrichi. 

 

Heureuse, la société qui honore ses personnes âgées ! La Bible donne des directives à leur sujet : «Tu te lèveras devant les cheveux blancs et tu auras du respect pour le vieillard».

 

Honorons ces Enfants du Roi qui cheminent depuis plus longtemps avec Lui. Nous récolterons ainsi des bénédictions cachées car les anciens possèdent l'une des choses les plus rares et les précieuses : du temps. Libérés des contraintes professionnelles, ils peuvent s'adonner à d'autres activités.


Une des personnes âgées qui fit du bien à un Chrétien plus jeune par son attitude confiait  :

 

Nous ne devrions jamais cesser d'apprendre, jamais nous arrêter de nous intéresser à nos voisins, peu importe ce qui nous arrive.

 

Ses paroles interpellent, d'autant qu'elles venaient d'une dame de 93 ans.

 

Différentes expériences ont entravé sa course ces dernières années : le décès de son mari, la perte de son fils,  une perte d'ouïe, des opérations pour remplacer ses deux hanches ; «mais les artificielles sont beaucoup plus solides que les originales !»

 

Nous pouvons beaucoup apprendre de celles et ceux qui sont devant nous sur le chemin de la vie. C'est un chemin que nous emprunterons tous un jours.

 

Un grand homme a dit : « Jusqu'où vous irez dans la vie, cela dépend de votre tendresse envers les petits, la compassion que vous témoignez aux personnes âgées, votre soutien à ceux qui peinent et votre tolérance envers les forts et les faibles. Car, à un moment de votre vie, vous aurez fait partie de chacune de ces catégories de personnes ». Geneviève Radloff

 

Il est vrai que le monde d'aujourd'hui soit, méprise ou ignore la vieillesse. Ce n'est pas un cas général mais un phénomène tristement courant. Jeunes enfants, adultes manquant de correction voire insultant ce qui par le passé ne se s'imaginait même pas nous font réfléchir tristement à ce que la voie de l'affection, la complicité existe envers nos aïnés.

 

Auprès de ceux qui aime le Seigneur, l'âge avancé trouve le respect qui lui est dû par considération pour sa longue expérience attachée à une longue carrière.Elle peut être sur le plan professionnel, moral, spirituel.


Les Orientaux respectaient les personnes âgées et ils aspiraient aux bénédictions de la vieillesse, car ils les considéraient comme les marques de l'approbation divine, ainsi attendaient-ils l'âge de la vieillesse plein de foi et d'espoir.

 


Les cheveux blancs sont une couronne d'honneur. Psaume 71.9, 18 

 
Le mépris des vieillards était le signe d'une société dégénérée  Proverbe 16.31.

 

Esaïe 3.5 Deutéronome 28.50; Esaïe 47.6; Lamentations 4.16


Les vieillards, qui passaient pour avoir une grande sagesse Job 12.20; 15.10; 32.7 exerçaient l'autorité dans la communauté.

 

Dieu déclare : Tu te lèveras devant la personne du vieillard et tu l'honoreras, c'est ainsi que tu respecteras le Seigneur.Lévitique 19:32

 

Leur véritable valeur :  

 

Le message sans équivoque qu'il faut adresser aux plus âgés est celui-ci :

 

Croyez ce que dit la parole de Dieu concernant votre valeur aux yeux de ceux d'entre nous qui sont plus jeunes.

 

Nous avons besoin de l'énergie de vos esprits là où l'énergie physique de notre jeunesse est inadéquate.

 

Vos nombreuses années sont trop précieuses pour être gaspillées. Ne vous accrochez pas à la jeunesse et ne pleurez pas l'énergie perdue... mais faites quelque chose de bien plus important... Soyez une lampe pour Dieu, vos amis, vos voisins, vos proches dans la décence, la simplicité qu'Il affectionne.

 

Soyez un parfum d'agréable odeur pour Votre Seigneur comme Il l'est pour vous.

 
Un chrétien écrit et rapporte ces quelques paroles fortement intéressantes et pleine de bon sens :

 

 Abraham a quitté Ur à l'âge de 70 ans… Aaron avait 83 ans quand lui et son frère Moïse âgé de 80 ans, ont quitté l'Egypte… A l'âge de 87 ans Toscanini dirigeait toujours un orchestre symphonique… Edison était encore très occupé dans son laboratoire à 83 ans… Winston Churchill dirigeait la Grande Bretagne à 76 ans... Albert Schweitzer était encore actif comme médecin-missionnaire à 90 ans... Laura Ingalls Wilder a écrit la plupart des histoires de la série télévisée La petite maison dans la prairie entre 70 et 90 ans… Cecil B de Mille a produit le film Les dix commandements à 75 ans… Anna Mary Moses a décidé à 76 ans qu'elle en avait assez de tricoter et elle a commencé à peindre. Après cela elle a produit plus de mille peintures… Michel Ange a décoré la Basilique Saint Pierre de Rome lorsqu'il avait plus de 70 ans.

 
Bien que certaines de ces réalisations aient exigé énormément d'énergie physique, il ne fait aucun doute que les trésors les plus précieux de la vieillesse sont des ressources spirituelles, qui ne se manifestent que dans les années tardives de la vie, alors que le niveau d'énergie de l'être humain a considérablement baissé.


Approchez-vous de ce que d'autres pourraient appeler vos années de déclin. Rappelez-vous: Dieu a un but particulier pour vous, quel que soit votre âge, et il comblera vos besoins pour réaliser ce but. 

 

Ce même Chrétien rapporte encore à juste titre que dans la culture occidentale du X X ème siècle, le système des valeurs a été inversé.


Nous sommes la société de l'information, où progrès est synonyme de productivité.

 

La productivité nécessite de la puissance, c'est pourquoi nous plaçons notre priorité sur la jeunesse, l'énergie, les apparences et l'ambition - en un mot, le contraire de ce qui se faisait au temps de David et de ses hommes.

 

Tout cela déshumanise les plus vieux. Certaines personnes âgées s'accrochent désespérément à des positions de jeunes, perdant finalement leur emprise et leur dignité. D'autres prennent humblement leur retraite et tombent dans l'oubli.


Le pire, c'est si une église ou une communauté chrétienne suit la même tendance. Une communauté de foi captive d'une culture est une tragédie encore plus grande.


Si le monde chrétien ne recherche que des jeunes sans véritable fondement sérieux (même si profondément sincère, mais qui n'est pas passé par le feu Divin qui est la Parole de Dieu capable d'épurer toute erreur inconsciente combien même parti d'un bon sentiment), dont l'attirance se trouve porté par le JESUS PEOPLE, ou ce qui atttriste le coeur de Dieu avec le fricotage de méthodes "christianisés et marketing", en rejetant indirectement et déniant les lampes, elle s'enferme alors et se condamne à une apparence de force illusoire dépourvue de sagesse et qui amènera inévitablement à la mort spirituelle et une  relation coupée avec Dieu, Eternel 3 fois Saint.

 

Malheur d'ailleurs pour les enfants de Dieu lorsque les lampes se trouvent influencés par les feux de paille.

 

L'imminente chute d'une communauté ou église de quelque dénomination chrétienne qu'elle soit c'est lorsqu'elle ne recherche que des "guerriers" en méprisant les lampes. La résultante existe dans le sens inverse, car Dieu se sert de ce qui fait complémentarité et non concurrence.


Quand la vigueur de la jeunesse faiblit, nous mettons de côté les vieilles lampes, et l'on assiste ensuite aux tragédies suivantes:


1°) le corps organique de Christ devient souvent tordu, jusqu'à ressembler à une corporation.


2°) on laisse les personnes âgées assises à attendre - pour rien.


3°) c'est l'aspect le plus tragique, la communauté des croyants tente d'opérer avec le «bras de la chair» et oublie ses ressources les plus précieuses.


Cependant, du point de vue de Dieu, seul l'âge peut engendrer les valeurs réelles. L'énergie de la jeunesse produit, c'est certain, mais elle peut produire des choses superficielles. Il nous faut redécouvrir la différence et la complémentarité entre une lampe et un guerrier.


L'Eglise n'est pas une société conçue pour produire, créant des carrières et consommant l'énergie de la jeunesse.

 

L'Eglise est plutôt une famille qui grandit grâce à des relations enrichissantes. L'Eglise est un corps qui possède des yeux, un coeur et un esprit. L'Eglise n'a pas autant besoin d'être remontée qu'elle l'a de voir ses ténèbres illuminées par les lampes d'Israël.


L'âge peut être riche de ressources spirituelles.  

 

Le temps donne une juste perspective des choses.

David y fait allusion : «J'ai été jeune, j'ai vieilli [...]» (Psaumes 37.25).

Les années engendrent l'expérience, tandis que les impasses sont contrôlées, les tentations vaincues et les compétences acquises.


Avec l'âge, les croyants sérieux deviennent de précieux mentors. Les jeunes croyants, tentés d'abandonner, peuvent lever les yeux et voir, devant eux, sur le chemin, une tête grise qui a éprouvé infiniment plus de douleur, de découragement et de tentations que les jeunes, mais qui croit encore, qui progresse encore vers Dieu.

 

Ceux qui sont avancés en âge fournissent les riches souvenirs qui sont les racines des rêves. Bien entendu.


«Chez les vieillards se trouve la sagesse, et dans une longue vie l'intelligence» (Job 12.12).


Sans les lampes des patriarches au coeur d'une communauté, les jeunent peuvent continuer de manier leurs ardeurs pendant un bout de temps, mais avec de moins en moins de résultats. Voire un résultat catastrophique sur un moyen ou long terme (perte des valeurs, remise en question sur certaines échelles d'honnêteté, légèreté...)

 

Accorder du prix à la profondeur spirituelle.  

 

Le message le plus direct pour ceux qui sont jeunes est celui-ci: prisez la profondeur spirituelle plus que l'énergie.


Recherchez les personnes âgées qui sont radieuses et frayez-vous un chemin jusqu'à leur porte. Posez-leur beaucoup de questions au sujet des mystères de la vie. Ecoutez-les attentivement, et pas seulement par simple politesse.


Les jeunes peuvent également vouloir réorganiser la structure même de l'Eglise et de la société. Créez des structures qui bénéficient des ressources du troisième âge. Si cette richesse est mise de côté, la Communauté ou Eglise a déjà perdu d'avance.

 

 Qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire ?…

 

A toute heure du jour, les personnes âgées sont accessibles aux plus jeunes qui affluent, remplis d'énergie mais ayant besoin de ressources spirituelles. En baignant dans la lumière des personnes âgées, les jeunes parlent travail, mariage, enfants. Ils trouvent de la sagesse à propos des chagrins, de l'argent...

 

Ils viennent en quête de ressources pour affronter la tentation, la solitude, la souffrance. Les jeunes veulent entendre les croyants chevronnés parler de la mort, du ciel, du doute. Une chose de ce genre pourrait à nouveau remettre notre culture d'aplomb. 


  Nous n'avons pas le droit de priver la famille de Dieu de leurs ressources spirituelles, ni de les délaisser.

 
Une plus grande valeur

 
Rappelez-vous que David n'a pas été renvoyé à la maison parce qu'il n'était plus utile, mais parce que sa qualité d'homme de Dieu et de lampe d'Israel était bien plus importante et permanente que son rôle de guerrier sur le champ de bataille.


Dans une ancienne légende d'un pays d'Extrême Orient, un charpentier et son apprenti regardaient un jour un chêne énorme qui était très vieux et très noueux.


« Le charpentier dit à son apprenti: «Sais-tu pourquoi cet arbre est si gros et si vieux?"


L'apprenti répondit: «Non. Pourquoi?»


Le charpentier répliqua: «Parce qu'il est inutile. S'il était utile, on l'aurait abattu, scié et utilisé pour en faire des lits, des tables et des chaises. Mais parce qu'il est inutile, on l'a laissé grandir. Voilà pourquoi il est maintenant si gros que tu peux te reposer à son ombre.»

 
C'est en tant qu'arbres que les arbres sont les plus utiles et les plus beaux, non en tant que meubles.
A tous ceux qui ont vécu passablement longtemps, plus longtemps que la plupart d'entre nous, je dis: nous avons besoin de vous désespérément.


Nous avons besoin de nous asseoir sous votre ombrage. Nous avons besoin de vous comme lampes.
Approchez-vous de ce que d'autres pourraient appeler vos «années de déclin»?

 
RAPPELEZ-VOUS:

 
Dieu a un but particulier pour vous, quel que soit votre âge, et il comblera vos besoins pour réaliser ce but.

 

 

 

102

Suivons Grand Père pour la seconde partie

en cliquant sur la citation ci dessous

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 09:10
Tu te lèveras devant les cheveux blancs et tu honoreras la personne du vieillard... (suite et fin)

Le-Bon-Livre.jpg

(Suite et fin de la première partie)

Les personnes âgées et leur efficacité


"Tu te lèveras devant les cheveux blancs, et tu honoreras la personne du vieillard. Tu craindras ton Dieu. Je suis l'Eternel" (Lévitique.19:32).


"Ne réprimande pas rudement le vieillard, mais exhorte-le comme un père; exhorte les jeunes gens comme des frères" (1 Timothée 5:1).


"Dis que les vieillards doivent être sobres, honnêtes, modérés, sains dans la foi, dans l'amour, dans la patience" (Tite 2:2).

Dieu s'intéresse aux personnes âgées autant qu'aux jeunes ; ils sont Ses créatures bien-aimées au même titre que les jeunes. Ils ont un rôle, une place dans la société voulue par Dieu.

Actuellement, au milieu de la recherche prioritaire d'efficacité que nous vivons, les aîné(e) se sentent parfois, hélas, bien souvent inutiles, sinon de trop.


Êtes-vous de ceux-là ? Alors lisez ces quelques témoignages réellement vécus:


"Je ne pense pas que ma vie est inutile. Je ne peux plus aller que de mon lit à mon fauteuil. Tant que mon Dieu me laisse sur la terre, c'est qu'Il pense que j'y ai ma place. Pour moi, je n'ai plus d'autre occupation que prier et aimer".

 
"La vieillesse est merveilleuse, car chaque jour me rapproche de Dieu".

 
"Le troisième âge est l'âge du repos, non de l'inertie. Tout se simplifie, on se désencombre et on goûte la paix".


"Je remercie le Seigneur de ce qu'Il ne fait pas comme les employeurs de ce monde qui mettent à la retraite leurs vieux serviteurs dont le rendement a baissé avec l'âge. Il veut bien m'employer jusqu'à mon dernier souffle".

 

Je serai le même jusqu'à votre vieillesse; je me chargerai de vous jusqu'à votre blanche vieillesse; je l'ai fait, et je vous porterai;  et je me chargerai de vous, et je vous délivrerai. {Esaïe 46:4}   

     

Charles Spurgeon, le prince des prédicateurs et pasteur Baptiste Réformé donnait cette exhortation :

 

Cette année est déjà bien vieille, et cette promesse s'adresse à nos amis âgés, et à nous tous qui avançons dans la vie. Si Dieu prolonge nos années, nous porterons des cheveux blancs; ainsi, par la foi, nous pouvons déjà nous appliquer par avance cette parole.

Nous vieillissons; mais le Dieu, dont le nom est JE SUIS, demeure toujours le même. Les cheveux blancs indiquent que nous déclinons; mais lui, il ne décline pas.

 

Quand nous ne pouvons plus soulever aucun fardeau et avons peine à nous porter nous-mêmes, l'Eternel nous porte.

 

Dans nos jeunes années, il nous portait comme ses agneaux dans ses bras; il agira de même, quand surviendront pour nous les infirmités.

Il nous a faits, et il se chargera de nous. Quand nous deviendrons un fardeau pour nos amis et un fardeau pour nous-mêmes, le Seigneur ne se détournera point, mais prendra soin de nous, et nous fera voir sa délivrance.

 

Souvent il donne à ses serviteurs une longue et paisible soirée. Ils ont travaillé et se sont fatigués tout le jour au service de leur Maître, et il leur dit: "Repose-toi en attendant le shabbat éternel que j'ai préparé pour toi.

 

" Ne craignons pas un âge avancé, mais réjouissons-nous de vieillir, puisque le Seigneur est lui-même avec nous jusqu'à la fin dans la plénitude de sa grâce. 

 

 

Vous êtes la dernière Corde !

 
Un soir de concert, le célèbre violoniste Paganini jouait avec tant de fougue qu'une corde se rompit, la plus fine, la chanterelle. Imperturbable, il continua de jouer. Une deuxième corde saute, puis une troisième. C'est presque la fin du morceau.

 

Frénétiquement applaudi, Paganini termine en beauté avec l'unique corde restante, la grosse corde de sol !

 
Au bout de la vie, une à une les cordes sautent. Jambes faibles, mémoire capricieuse, levers difficiles, fatigue du soir.

 

Combien de temps pourrons-nous jouer encore le concerto de notre vie ?

 
Sans être un Paganini étincelant jusqu'au bout, on peut faire entendre des choses belles avec les cordes qui restent. Il faut les fréquenter en grande amitié plutôt que trop penser aux cordes disparues.

 
Chère vieille corde de sol. La dernière, la plus grave. Corde de la patience courageuse, de la sagesse, de la bonté, des appels à Dieu. Que de notes peuvent jaillir de la dernière corde.

 
C'est cela qu'on attend de nous. Une petite musique de paix et d'humour. Prédication silencieuse, mais si parlante, sur l'espérance.  

 

 

Alors cher(e) corde de sol, continuez à vibrer.

Qu'honneur, respect, affection, et aide soient pour vous.

Que vos prières, intercessions, louanges soient placées avec révérence à la place qui vous revient de plein droit au sein de la Famille de Dieu par Jésus Son Fils et Notre Sauveur.

 

 

Refuge Protestant

 

Refuge Protestant
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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 23:58

livre 19

De Fernand Legrand

 

 

L’histoire que je vais commenter est l’une des plus captivantes de l’Ancien Testament, au point qu’on pourrait la croire tirée du Nouveau Testament! Vous pouvez la trouver dans le deuxième livre des Rois au chapitre 5.

 

 

1 Naaman, chef de l'armée du roi de Syrie, jouissait de la faveur de son maître et d'une grande considération; car c'était par lui que l'Éternel avait délivré les Syriens. Mais cet homme fort et vaillant était lépreux.


2 Or les Syriens étaient sortis par troupes, et ils avaient emmené captive une petite fille du pays d'Israël, qui était au service de la femme de Naaman.


3 Et elle dit à sa maîtresse: Oh! si mon seigneur était auprès du prophète qui est à Samarie, le prophète le guérirait de sa lèpre !


4 Naaman alla dire à son maître: La jeune fille du pays d'Israël a parlé de telle et telle manière.


5 Et le roi de Syrie dit: Va, rends-toi à Samarie, et j'enverrai une lettre au roi d'Israël. Il partit, prenant avec lui dix talents d'argent, six mille sicles d'or, et dix vêtements de rechange.


6 Il porta au roi d'Israël la lettre, où il était dit: Maintenant, quand cette lettre te sera parvenue, tu sauras que je t'envoie Naaman, mon serviteur, afin que tu le guérisses de sa lèpre.


7 Après avoir lu la lettre, le roi d'Israël déchira ses vêtements, et dit: Suis-je un dieu, pour faire mourir et pour faire vivre, qu’il s'adresse à moi afin que je guérisse un homme de sa lèpre? Sachez donc et comprenez qu’il cherche une occasion de dispute avec moi.


8 Lorsqu'Elysée, homme de Dieu, apprit que le roi d'Israël avait déchiré ses vêtements, il envoya dire au roi: Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements? Laisse-le venir à moi, et il saura qu’il y a un prophète en Israël.


9 Naaman vint avec ses chevaux et son char, et il s'arrêta à la porte de la maison d'Élisée.


10 Élisée lui fit dire par un messager: Va, et lave-toi sept fois dans le Jourdain; ta chair redeviendra saine, et tu seras pur.


11Naaman fut irrité, et il s'en alla, en disant: Voici, je me disais: Il sortira vers moi, il se présentera lui-même, il invoquera le nom de l’Eternel, son Dieu, il agitera sa main sur la place et guérira le lépreux.


12 Les fleuves de Damas l’Abana et le Parpar, ne valent-ils pas mieux que toutes les eaux d'Israël? Ne pourrais-je pas m’y laver et devenir pur? Et il s’en retournait et partait avec fureur.


13 Mais ses serviteurs s’approchèrent pour lui parler, et ils dirent: Mon père, si le prophète t’eût demandé quelque chose de difficile, ne l’aurais-tu pas fait? Combien plus dois-tu faire ce qu’il t’a dit: Lave-toi, et tu seras pur!


14 Il descendit alors et se plongea sept fois dans le Jourdain, selon la parole de l'homme de Dieu; et sa chair redevint comme la chair d’un jeune enfant, et il fut pur.


15 Naaman retourna vers l’homme de Dieu, avec toute sa suite. Lorsqu’il fut arrivé, il se présenta devant lui, et dit: Voici, je reconnais qu’il n’y a point de Dieu sur toute la terre, si ce n’est en Israël. Et maintenant, accepte, je te prie, un présent de la part de ton serviteur.


16Élisée répondit: L’Eternel, dont je suis le serviteur, est vivant Je n’accepterai pas. Naaman le pressa d’accepter, mais il refusa.


17Alors Naaman dit: Puisque tu refuses, permets que l’on donne de la terre à ton serviteur, une charge de deux mulets .

 

 

 

La capitale de la Syrie, Damas, vit un jour mémorable qui a été proclamé dans tout l’empire jour de congé et de relâche: les armées victorieuses rentrent d’une bataille décisive qui a sauvé la nation du désastre.


Les drapeaux, les étendards claquent dans le vent; une foule énorme s’est rassemblée pour saluer les valeureux combattants; de toutes les poitrines fuse une clameur immense! A la tête de son armée, monté sur un coursier de parade, le général Naaman recueille à lui tout seul une ovation formidable.

 

Sa science militaire, son génie tactique, sa bravoure ont sauvé la nation du désastre. Il est superbe, drapé dans des vêtements qui trahissent sa qualité d’officier supérieur. Dans la foule qui se presse au passage du cortège, il y a des mendiants, des savetiers, des porteurs d’eau, des pauvres gens qui le regardent passer avec dans les yeux une lueur d’envie en se disant: "Voilà un homme qui a réussi dans la vie! Ca au moins c’est vivre vraiment!".


Si on regarde de près le général Naaman, on lui trouve les traits tirés, la figure pâle et les yeux humides. Son triomphe lui tourne-t-il la tête à ce point? Il se penche sur l’encolure du cheval et entre ses dents on l’entend murmurer: "je voudrais n’être qu’un savetier, je voudrais n’être qu’un porteur d’eau, je voudrais n’être qu’un mendiant! Alors au moins, je vivrais vraiment!". Que se passe-t-il?


 

Mais


Dans la vie du général Naaman, il y avait un drame inconnu de la foule; il était acclamé comme un héros national, mais une maladie répugnante et mortelle s’attachait à sa personne.


La Bible nous dit qu’il était un personnage considéré, mais la tragédie s’était installée à son foyer et sa femme lui était devenue quasi une étrangère.


La Bible nous dit qu’il était vaillant, mais la vue de ses plaies de lèpre le faisait défaillir.


La Bible nous le présente comme un libérateur mais il était vaincu par la maladie.


Dans la vie de Naaman, il y avait un petit mot de 4 lettres. Il était tout cela… MAIS lépreux!


Et ce petit mot de 4 lettres "MAIS" se retrouve partout aujourd’hui.

 

Prenez par exemple l’ONU cette grande machine qu’un général appelait un "Machin". Les hommes de bonne volonté y sont nombreux, MAIS les égoïsmes nationaux prévalent sur toutes les délibérations.


Nos pays occidentaux se sont taillé la part du lion dans le concert des nations, nous vivons dans les dix pays les plus riches du monde, MAIS nous savons que l'intégrité nationale est au bord du tombeau.


Nos universités nous donnent des hommes de loi comme nous n'en avons jamais eus, MAIS chacun sait que trop souvent la justice se traite à coup de billets de banque et qu'il y a encore une justice de classe.


Prenez cet homme qui a une fortune, il a de quoi vivre paisiblement, il peut dormir sur ses deux oreilles, MAIS son avarice l'empêche de jouir de sa fortune, l’inquiétude le gagne, il en fait des cauchemars et il en perd le sommeil.


Partout il y a un MAIS.

 

Le mais du péché

 


Le général était tout cela, fort, vaillant mais il était lépreux. Dans la parole de Dieu, la lèpre n’est pas considérée comme un péché mais elle est l'image d’une autre maladie qui s’appelle le péché. C'est à cause du péché que les fronts sereins se rembrunissent et que les amitiés se changent en discorde, l'amour en haine, la paix en guerre, la joie en larmes.


Quand vous voyez un foyer brisé, une femme battue, un mari odieusement trompé, des enfants qui croupissent dans la misère, la pratique de l'amour libre, le déferlement de la violence, le racisme, l'avortement, la pédophilie, la pornographie et j’en passe, partout et toujours, c'est le résultat du péché.

 

Et quand la Bible parle du péché, elle nous regarde tous dans le blanc des yeux et elle nous dit: "il n'y a pas de juste, pas même un seul, tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu". La Bible prend le langage du grand tragédien Molière: "C'est à vous, s'il vous plaît, que ce discours s'adresse". Nous croyons volontiers que la prédication de l'évangile s’adresse à celui qui est à côté de nous plutôt qu’à nous-mêmes.


Je pense à cette dame qui, à la sortie d’une conférence sur le sujet qui nous occupe, a serré la main du prédicateur en disant: Monsieur, je vous remercie pour ce que vous avez dit ce soir, c'était tout à fait ce qu'il fallait pour ma belle-fille! Quelques instants plus tard, c'est la belle-fille qui est passée en serrant vivement la main du prédicateur en disant: "Merci, ma belle-mère a dû en prendre pour son grade ce soir!" En fait, chacune de ces deux dames était passée à côté du message qui leur était destiné.


 

Réactions

 


Mais revenons à notre ami Naaman. Un jour, alors qu'il se regardait dans son miroir d'airain poli, il a découvert sur son corps une petite tache blanche qui n'était pas là la veille. La semaine suivante, elle était encore là et la semaine d’après aussi et elle résistait à tous les efforts pour la faire disparaître. Chaque fois qu'il se regardait dans son miroir, il voyait la tache blanche qui grandissait. Il est allé consulter les plus grands spécialistes et le verdict était tombé, implacable: il était lépreux. Et tous les jours, son miroir lui redisait qu'il était lépreux.

 

Quelle a été la première réaction de Naaman? La Bible ne nous le dit pas, mais je le suppose très bien; il a dû prendre le miroir et le flanquer par terre car il en avait assez d'un miroir qui lui révélait sa lèpre.


La Bible est aussi un miroir, nous dit Jacques 1.23. C’est un miroir qui parle le langage de notre conscience et qui donne de notre personne une image fidèle.

 

La Bible n'est pas un miroir déformant, ce n'est pas un miroir flatteur, c'est un miroir qui nous révèle fidèlement que nous sommes tous lépreux moralement parlant, que nous sommes tous pécheurs parce que nous avons tous violé la loi de Dieu. Alors, devant ce miroir divin qu’est la Bible, la réaction de beaucoup est semblable à celle de Naaman, ils la rejettent. Beaucoup, invités par des amis, sont venus un jour écouter le message de la Bible et ils se sont sentis caressés à rebrousse-poil. Certains ont dit: "On m'a eu une fois, mais on ne m'aura pas deux fois, je prends la porte et je ne reviens plus, je n’en veux plus de ce livre qui fait mon portrait à mes dépends". Mais, de casser son miroir n’a rien arrangé à la lèpre de Naaman et ne l’a surtout pas guéri. Et de prendre la porte ou d’interrompre cette lecture n’arrangera rien au salut de votre âme.


Si Dieu prend tellement de peine à nous dire ce qui ne va pas dans notre vie, c'est parce qu'il va aussi prendre la peine de nous donner la réponse. Le plan de Dieu, ce n'est pas de nous faire mal, c'est de nous sauver et de nous guérir. C’est pourquoi il faut persévérer quelque peu dans la lecture et l’étude de la parole de Dieu.


 

Personne ne le saura

 


La deuxième réaction de Naaman a été de cacher sa lèpre. C’était déjà la réaction de nos premiers parents. Quand ils se sont découverts pécheurs, ils se sont cachés, ils ont pris un masque, une attitude, une façade et c'est bien la preuve que nous sommes les descendants d'Adam et Eve. C'est que, nous aussi nous avons nos masques et nos façades au point que pour certains c'est carnaval tous les jours de leur vie! Il y a des dehors que l'on prend, et derrière il y a quelqu'un dont on essaye de deviner qui il est.


Vers le 14ème siècle, une belle reine de France a lancé la mode des pendentifs faits d’une chaînette et d’un joyau au milieu du front. Ce que l'on savait moins bien, c'est que cette reine avait au front une verrue qu’elle cachait ainsi avec un diamant. On voyait le diamant et on devinait ce qu'il y avait dessous.


Aujourd'hui les hommes ont aussi les verrues du péché bien visibles dans leur vie et, pour les cacher, ils le font avec le toc d’une respectabilité de façade qui ne trompe qu’eux-mêmes. Ah! non, Naaman est lépreux mais on ne le saura pas! Et nous aussi, nous sommes pécheurs mais on ne le saura pas, on est des gens bien, le casier judiciaire est vierge, on arrange sa vie pour que le gendarme ou l'agent de quartier ne vienne pas frapper à notre porte. Piètre certificat de moralité que celui-là.

 

Mais dans le fond, à quoi Naaman est-il arrivé, sinon à retarder le jour où dans tout l’empire la chose a été connue que Naaman était lépreux. Un beau jour, la lèpre à éclaté à la vue de tous, il n'a pas pu la cacher d'avantage. Et la Bible nous dit que nous ne pourrons pas toujours jouer à cache-cache. Dieu dit que tout paraîtra à la lumière et que tous les hommes seront un jour confrontés à leurs péchés.


Tel verra le doigt accusateur de celui qu'il a trompé se dresser contre lui, tel autre se trouvera face à face avec celui à qui il a menti et tel autre rencontrera celui qu'il a calomnié. Cet ignoble gars qui a trop flirté avec une fille, qui l'a mise enceinte et puis qui l'a lâchement plaquée se retrouvera devant le Grand Trône Blanc de l’Apocalypse; la honte de ses péchés sera révélée aux yeux de tout l’univers et il n'en manquera pas un seul à l'appel.

 

Naaman avait un besoin, ce n'était pas de cacher sa lèpre, c'était d'en être guéri. Nous, nous avons un besoin, ce n'est pas de paraître bien, de cacher notre péché, c'est d'en être sauvés. La vie de Naaman était résumée par deux mots… "Mais lépreux". La nôtre l’est aussi "Mais pécheur…".


Naaman ne connaissait pas Dieu, mais Dieu connaissait Naaman. Alors que Naaman n'avait aucune pensée pour Dieu, Dieu pensait à Naaman. Alors qu'en fait Naaman n'avait que des pensées de guerre puisqu'il faisait des incursions dans le pays d'Israël, Dieu, Lui, n'avait que des pensées de paix. Et c'est toujours vrai aujourd'hui.


Pour rencontrer le plus grand personnage du royaume après le roi, Dieu s'est servi du dernier personnage du royaume, d'une jeune fille esclave qui n'avait même pas de statut social, qui n'était nulle part dans l'échelle de valeurs, qui pouvait être traitée comme une bête de somme sur qui son maître avait droit de vie et de mort. Et de cette frêle enfant, Dieu va faire son messager, car le Nouveau Testament dit que "Dieu a choisi choses faibles pour confondre les fortes et celles qui ne sont point pour réduire à néant celles qui sont" (1 Cor.1.27-28).

 


 

La différence

 


Je voudrais maintenant que vous voyiez la différence qu'il y avait entre Naaman le général et la jeune fille esclave.

Dans la vie de Naaman Dieu avait mit son cachet "Mais lépreux". C'est-à-dire que dans sa vie il y avait un moins. Et croyez-moi, aujourd'hui encore, la vie sans Jésus-Christ c'est toujours une soustraction. Dans la vie de Naaman, il y avait une soustraction.


Par contre, dans la vie de la jeune fille, il y avait, au contraire, une addition. Elle connaissait l'Eternel Dieu, elle connaissait le Dieu vivant et vrai. Aujourd'hui encore, celui qui a Jésus-Christ a aussi un "plus" dans son cœur.

 

Peut-être que quelqu'un ne sera pas d'accord avec moi et contestera le "plus" que je viens d’évoquer en me posant la question:


Qu'est-ce qu'un chrétien a en plus qu'un autre? A-t-il plus d'argent qu'un autre?

Non.


A-t-il plus d'amusement qu'un autre?

Non.


A-t-il plus de facilité de vivre qu'un autre?

Non.


N'a-t-il pas des rhumatismes comme les autres?

Si.


N'est-il pas guetté par la calvitie comme les autres malgré son "Pantène qui ralenti la chute des cheveux"?

Si. 


Est-ce qu'il ne va pas chez le dentiste comme un autre?

Si.


Alors, me dites-vous, qu'est-ce qu'il peut avoir en plus?

 

Eh! bien, avant de vous dire ce que un chrétien a en plus, je vais vous dire ce qu'il a en moins, il a ses péchés en moins et croyez-moi, avoir ses péchés en moins, c'est avoir tout en plus.


Nous ne nous en rendons peut-être pas compte maintenant, mais quand le jour du jugement viendra et que l'univers passera à la barre du jugement de Dieu, c'est là qu’on verra la différence entre ceux qui ont leurs péchés en moins et ceux qui vont se présenter avec le lourd poids de leurs péchés. Le bon Jean de la Fontaine avait saisi la gravité de la chose quand il a dit: "En toute chose il faut considérer la fin".


 

Maintenant que je vous ai dit ce qu'un enfant de Dieu avait en moins, laissez-moi quand même vous dire ce qu'il a en plus.

 


Vous pouvez faire cette expérience pour vous-même, vers le 30 ou le 31 octobre alors que se prépare la fête de la Toussaint. Rendez-vous dans l'un de nos cimetières, mettez-vous dans une encoignure pour qu'on ne vous voie pas et regardez les scènes qui vont s'y passer. Vous serez témoin de scènes de désespoir, vous verrez peut être ce qu'un jour j'ai vu, de mes yeux, vu: Un général d'armée à la retraite venir sur la tombe de celle qu’il avait aimée et qui s’en était allée avant lui. Je l’ai vu d'abord se mettre à genoux puis glisser de tout son long sur la pierre froide comme pour ne faire qu'un avec elle. Quel désespoir quand tout se termine dans un trou!


Mais pour celui qui est à Jésus-Christ, ce n’est pas le cimetière qui a le dernier mot.

 

La Bible nous apprend que c'est Jésus qui l’aura, et la preuve, c'est qu'il est ressuscité. Et nous savons que ceux qui sont morts dans la foi à celui qui a vaincu la mort en Christ ressusciteront comme lui est ressuscité. Nous savons que ceux qui nous ont précédés ne sont pas partis pour toujours, ni perdus pour toujours, mais que nous les retrouverons dans le royaume de Dieu. C’est cela qui nous permet, comme la Bible le dit "de ne pas pleurer comme ceux qui n'ont pas d'espérance".


Ça ne veut pas dire que nous ne pleurons pas le départ d’un être cher, mais il y a une autre dimension à nos larmes et à nos souffrances, nous ne pleurons pas sans espérance. L'espérance, c'est ce que le chrétien a en plus.

 

Ce qu'il a en plus, on le découvre dans un poème de Longfellow. Sous la forme d'une allégorie, il dit ceci: "L'ombre dit un jour au corps: Ne suis-je pas ta meilleure amie? Je t'accompagne partout où tu vas. Jamais je ne t'abandonne quand le soleil luit et quand la lune brille, toujours je m'attache à toi! Et le corps a répondu, c'est vrai, tu ne me quittes jamais, tu es toujours à mes côtés quand le soleil brille et quand la lune luit, mais où es-tu quand il n'y a plus ni soleil ni lune?".

 

Jésus n'est pas seulement l'ami des beaux jours quand tout va très bien. Il est l'ami des mauvais jours qui nous accompagne dans la tempête et quand il n'y a plus de clarté. Quand il semble même qu'il n'y a plus d'espoir, la Bible dit "Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal", elle ajoute aussitôt "car tu es avec moi". Le Seigneur est l'ami des beaux jours bien sûr, mais il est surtout l'ami des mauvais jours, il est toujours présent. Voilà ce que le chrétien a en plus.

 

Ce qu'il a en plus ? Comme la petite jeune fille de ce récit, il a des certitudes. Elle dit "Si mon seigneur connaissait le prophète qui est à Samarie". Elle connaît Dieu et son serviteur, elle sait.


Et celui qui appartient à Christ sait aussi, il sait que ses péchés sont pardonnés, il le sait. Il sait qu'il est passé de la mort à la vie, il sait qu'il est sauvé, il sait que l'au-delà n'a plus de terreur pour lui. Il sait toutes ces choses, c'est ce qu'il a en plus.


Alors je vous pose la question: Qui était à envier et qui était à plaindre: le général ou la jeune fille?

 

Cette jeune fille parle, elle ne va dire que quelques mots. Elle apparaît sur la scène de la Bible et ne dit qu'une phrase mais qui va mettre Naaman sur la piste du salut: "Si mon seigneur connaissait le prophète qui est à Samarie, il le guérirait de sa lèpre", elle ne met pas son drapeau en poche, elle ne cache pas son identité, elle affirme ce qu'elle croit.


Mes amis, puis-je vous demander: est-ce que vous aussi vous allez parler, est-ce que vous allez dire à votre voisin, à votre ami, à votre parent, à votre compagnon de bureau, d'atelier ou d'école, ce que vous avez trouvé dans ce petit livre?

 

Une seule phrase, un seul prêt de livre peut mettre quelqu’un sur la voie du salut, comme il a suffi d’une courte phrase pour mettre un général en route pour la vie éternelle. Cette phrase, dites-la, ce livre, prêtez-le, ce sera peut-être le salut pour quelqu'un qui vous bénira éternellement de lui avoir dit la vérité.


 

Trois erreurs

 


Naaman est donc maintenant sur le chemin du salut. Mais en route, il va commettre trois erreurs qu'il vaut la peine de relever.

 

La première, c'est qu'au lieu d'aller directement vers le serviteur de Dieu comme l'avait recommandé la jeune fille, il est allé se faire écrire une lettre de recommandation de la part de son roi. Naaman, l'homme de guerre, était aussi l’homme des cours royales et des salons. Et il se sentait plus à l'aise dans le beau monde qu'auprès d'un certain prophète un peu rude, mal équarri, avec des vêtements qui n'étaient pas de soie, mais plutôt de poils de chameau. Il a donc préféré aller d’abord vers le roi d'Israël, c'est-à-dire qu'il n’est pas allé frapper à la bonne porte, il s'est trompé d'adresse, c'est la première erreur.


Et nous aussi, nous pouvons nous tromper d'adresse pour le salut. Jésus à dit: "Je suis le chemin, la vérité et la vie, nul ne vient au Père que par moi". Le Seigneur a dit: "Venez à moi", il n'a pas dit: allez à quelqu'un d'autre, mais il a dit : "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés et je vous donnerai du repos". L'apôtre Paul, le docteur de l’Eglise, a dit: "Comme il n'y a qu'un seul Dieu, il n’y a qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes: Jésus-Christ". Et l'apôtre Pierre lui emboîte le pas en affirmant: "Sous le ciel il ne nous a été donné aucun autre nom par lequel nous puissions être sauvés".


Il importe donc de ne pas se tromper d'adresse, car si nous allons frapper à une autre porte que celle de Jésus-Christ, nous n'aurons pas la bonne réponse.


Quelqu'un va peut être dire, vous êtes dur avec Naaman; n'était-il pas sincère? Mais ne prenons pas sincérité pour vérité. La Bible ne dit jamais que la sincérité sauve. Et puis ce que nous appelons, nous, sincérité, sommes-nous sûrs que Dieu ne l'appelle pas obstination?


Lorsqu'il y a quelque temps, j'ai pris le train pour rentrer chez moi, je me suis trompé de quai, j'étais sincère mais je me suis sincèrement trompé! Cette "sincérité" ne m'a pas amené à destination. Et quand récemment encore, cette femme a servi à toute sa famille des champignons que de bonne foi elle croyait bons, elle était sincère; ils en sont tous morts; sa sincérité ne les a pas sauvés. Non, la sincérité ne sauve pas, c'est la vérité qui sauve et Jésus a dit "Je suis le chemin, Je suis la vérité et Je suis la vie, nul ne vient au Père que par moi" .


Sa première erreur c'est d'avoir frappé à la mauvaise porte.

 

La deuxième erreur est aussi grave. Il prend avec lui une immense fortune. Il pense que son argent va lui gagner la guérison et le salut.


J'admets que l'argent achète beaucoup de choses; avec de l’argent on peut acheter des vêtements, une voiture, une moto Honda ou une Harley-Davidson. On peut acheter des consciences, des avantages sociaux, mais Dieu ne s'achète pas.

 

Un jour, l'apôtre Pierre a dit à quelqu'un qui lui proposait de l’argent pour avoir les dons de Dieu: "Que ton argent périsse avec toi, si tu crois que les dons de Dieu s'acquièrent à prix d'argent". Il est honteux d’apprendre que dans une partie de la chrétienté, il se crée de vrais empires financiers dont les médias révèlent les méthodes scandaleuses, des télévangélistes mégalomanes, des organismes bancaires dits du Saint-Esprit, des trafics d’argents que Victor Hugo stigmatisait en son temps en mettant les vers suivants dans la bouche d’un Jésus tonnant contre les nouveaux marchands du temple:


"J’ai dit: Donnez gratis ce qui vous fût donné,

Gratis; et cependant au peuple rançonné

Vous vendez le baptême au jour de la naissance;

Vous vendez au pêcheur l’inutile indulgence;

Vous vendez aux amants le droit de s’épouser;

Vous vendez aux mourants le droit d’agoniser;

Vous vendez aux défunts la messe funéraire;

Vous vendez aux parents l’office anniversaire;

Vous vendez oraisons, messes, communions;

Vous vendez chapelets, croix, bénédictions;

Rien n’est sacré pour vous, tout vous est marchandise,

Et l’on ne saurait faire un pas dans votre église 

Sans payer pour entrer, sans payer pour s’asseoir,

Sans payer pour prier, l’autel est un comptoir…".

 

L'apôtre Pierre, lui, a dit au contraire que "nous n'avons pas été rachetés par des choses périssables comme de l'argent ou de l'or mais par le précieux sang de Jésus Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tâche". Non, mon Général, l'argent ne peut pas vous sauver!

 

Et sa troisième erreur, la plus grave de toutes, c'est son orgueil! Naaman était un homme habitué à faire ses plans de batailles et à donner des ordres. Il donnait un ordre, il était exécuté subito presto. Et cet homme, qui était habitué à faire des plans, avait déjà fait celui de son salut. Dans sa pensée, il s'était dit: voilà, je vais me présenter devant le prophète, quand il verra les trois étoiles sur mon képi, il va sortir de chez lui, il se présentera devant moi avec le respect dû à mon rang, il va invoquer le nom de l'Eternel son Dieu, il va lever une main vers le ciel et passer l’autre sur la plaie, il va faire quelques salamalecs devant moi. Il dira une bonne petite prière et hop, l'affaire est dans le sac, je serai guéri, ça va se passer comme ça, foi de Général !!


Mais ça ne c'est pas du tout passé comme ça. Le prophète n'est même pas sorti de chez lui pour venir à sa rencontre; il lui a envoyé son garçon de course pour lui dire "Va te plonger sept fois dans le Jourdain". Quelle gifle!


Dieu ne pouvait pas guérir le général Naaman. D'ailleurs, être général ça ne se guérit pas, ce n'est pas une maladie d'être général. Dieu ne pouvait guérir que le lépreux. Le salut, ce n'était pas quelque chose qui lui était dû, ce n'était pas quelque chose qu'il pouvait acheter avec de l'argent, ce n'était pas quelque chose qu'il recevrait à cause de son grade, le salut c'était une grâce qui est par définition une faveur imméritée.


Et il en est de même avec le pécheur. Si Dieu nous sauve, ce n'est pas à cause de nos diplômes universitaires, à cause de nos talents, à cause de nos mérites ou de quoi que ce soit que nous ayons fait de bien. Si Dieu nous sauve, c'est parce que nous sommes pécheurs et perdus, et il faut d'abord reconnaître que nous le sommes.


L'orgueil de Naaman est fouetté à vif, il est blessé mais il n'est pas brisé. Et il devra être brisé, parce que "Dieu résiste aux orgueilleux et il fait grâce aux humbles" (Jacques 4.6).

 

Nous allons maintenant voir apparaître la tête hideuse du dragon. Quand il s’entend dire qu'il doit aller se plonger sept fois dans le Jourdain, ce fleuve d'Israël, il laisse sortir de ses lèvres cette phrase pleine de suffisance: "Les fleuves de Damas l’Abana et la Parpar ne valent-ils pas mieux que toutes les eaux d’Israël ?".


Qu'est-ce que ça veut dire? Ça veut dire que l'antisémitisme naturel de beaucoup d’hommes était là, tapis dans son cœur, et cet affreux serpent montre sa tête :Tout le mépris qu’il a pour Israël éclate au grand jour: Le Jourdain! Le fleuve d'Israël! Cette vilaine rigole aux eaux troubles! Mais Naaman devra apprendre, et nous avec lui, ce que Jésus a dit: "Le salut vient des Juifs!".


Certains vont employer la dérision de Naaman… la croix de Jésus Christ! N'y a-t-il pas des religions plus attirantes que celle de la croix de Jésus-Christ? Et c'est vrai, si vous cherchez bien il y a des religions qui en appellent bien plus au à la vue et au mysticisme que le christianisme biblique. Le christianisme est basé sur un homme qui meurt sur deux poutres mises en croix, c'est tout.


Mais la différence, c'est que les autres religions ne sauvent pas, tandis que le Christ mis en croix, lui, sauve.

La parole de Dieu dit "que l'évangile c'est la puissance de Dieu en salut à celui qui crois".


Que faut-il faire pour être sauvé? La Bible nous dit: "Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé".


C'est trop simple, diront certains, ce n’est pas crédible?


 

Trop simple

 


C'est ce que Naaman a dû penser, aller se plonger sept fois dans le Jourdain pour être guéri de la lèpre, c'est beaucoup trop simple! Et pourtant c'est là ce que la Bible dit!


Pour être sauvé, il nous faut croire en Jésus-Christ et croire qu’il n'y a pas d'autre moyen d'être sauvé que celui-là. D'un bout de la Bible à l'autre, nous trouvons que la foi est le seul moyen de salut. "Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu", est-il écrit "Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé" est-il encore écrit. Il est encore précisé que "Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son fils afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu'il ait la vie éternelle".

 

Naaman ne peut pas croire cela! Il ne peut pas admettre que la grandeur du salut tienne tout entier dans un acte aussi simple. Furieux, rouge de colère, il remonte sur son cheval et il s'éloigne du salut! Heureusement pour lui, un deuxième classe, un sans-grade illettré qui ne sait peut-être même pas signer son nom, arrête le général en chef, le maréchal de Syrie, et lui dit:


" Mon général, puis-je vous dire un mot? 

- Va, parle! 


- Mon général, si le prophète vous avait demandé toute votre fortune pour être guéri, ne l'auriez vous pas donnée? 

- Bien sûr et alors ? 


- Mon général, si le prophète vous eût demandé vos trois étoiles, ne les auriez-vous pas données pour être guéri? 

- Bien sûr! 


- Mon général, si le prophète vous eût demandé de paraître ridicule devant tout le monde pour être sauvé, ne l'auriez-vous pas fait? 

- Bien sûr! 


- Mon général, si le prophète vous avait demandé de faire dix kilomètres à pied avec des pois chiches dans vos souliers, ne l'auriez-vous pas fait? 

- Bien sûr! 


- Mon général, excusez-moi, mais si le prophète vous avait demandé de faire le tour du lac de Tibériade sur un petit vélo d’enfant à trois roues, ne l'auriez-vous pas fait? 

- Bien sûr, je l'aurais fait, et alors? 


- Mon général, alors je ne comprends plus… si le prophète vous avait demandé quelque chose de difficile vous l'auriez fait, il vous a demandé quelque chose de facile et vous ne le faites pas! ".

 

 

Lui, le tacticien de génie, le maître en logistique vient de recevoir une magistrale leçon de logique d'un simple homme de troupe. Quelle paire de gifles il vient de recevoir! Il en avait bien besoin, car c'est vraiment une tête à claques que ce Naaman :

 


Alors il a compris son erreur. Oui, si Dieu lui avait demandé quelque chose de difficile, il l'aurait fait. Mais Dieu lui demande quelque chose de simple, comme le Seigneur vous le demande, "crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé" et vous ne le faites pas.


Il a alors cédé et il s’est avancé vers la berge du Jourdain.

 

 

 

Sept fois

 


Mais je suis convaincu que la suite n'a pas été sans résistance. Je connais le cœur des hommes parce que je connais le mien. A sa place j'aurais dit: pourquoi sept fois?

Allez, trois fois je veux bien, mais pourquoi sept?

Allez, quatre!

Bon, va pour cinq!

D'accord pour six, mais pourquoi sept?

 

Je vous le demande, pourquoi sept? Pourquoi devait-il se plonger sept fois dans le Jourdain?


Eh bien tout simplement parce que Dieu avait dit sept. Et sept ce n’est pas six et ce n’est pas huit non plus Ce n'est pas plus compliqué que ça… Dieu dit, Dieu parle, et la foi c'est de croire la parole de Dieu qui avait dit : sept.

 

Mais il y avait des raisons plus profondes à cela. Si le prophète lui a demandé de se plonger sept fois dans le Jourdain, c'était pour qu'il se mouille! Vous allez dire: vous n'êtes pas sérieux je suppose! Je suis très sérieux au contraire, je prétends que c'était pour qu'il se mouille.


Mon père m'a raconté qu'il avait vu un homme qui pêchait au bord d'un étang, il a glissé dans l'eau mais il a été tellement vite pour se sortir de l'eau que son paquet de tabac dans sa poche était sec. Et si Naaman a dû se plonger sept fois dans le Jourdain, c'est pour qu'il se mouille complètement. C'est là une image de ce que doit être notre foi en Jésus Christ. La foi qui sauve, ce n'est pas d'aller tremper le bout du gros orteil dans l'eau, non, c’est s’y plonger tout entier. A l’image de ce général qui descend dans l’eau de la rivière, le baptême biblique n’est pas une mini-aspersion mais un maxi-plongeon d’après le sens étymologique du mot (plonger, immerger).

 

Il y a une expression contemporaine que j'aime beaucoup : de quelqu’un qui s’engage et qui prend des risques pour quelque chose, on dit qu'il se mouille! Se convertir à Jésus-Christ, croire en Jésus-Christ, c'est se mouiller pour lui!

Or aujourd'hui, on ne se mouille plus, on ne se mouille plus pour rien, La foi en Jésus-Christ demande tout de nous.

 

"Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, de toute ta pensée"; et croire en Jésus Christ, c'est exactement cela! C'est tout entier que Dieu nous veut!

 

Et puis il y a plus encore, la Bible est un livre extraordinaire où les chiffres ont un langage, et le chiffre sept c'est le chiffre qui nous parle de la perfection. Et il fallait qu'il se plonge sept fois dans quelque chose de parfait.


Le chiffre sept et ce qu’il représente est tout entier dans la personne de Jésus-Christ. Il était parfait au point que le ciel s'est ouvert deux fois sur sa tête et que les hommes ont entendu Dieu qui disait "Celui-ci est mon Fils bien aimé en qui j'ai trouvé tout mon plaisir".

 

La perfection était dans le Fils de Dieu, il était fait semblable à nous en toute chose, nous dit l'Ecriture, sauf le péché. Et non seulement la personne de Jésus-Christ porte le signe de la perfection, mais son œuvre porte ce sceau également. Lorsqu'il était sur la terre et qu'il était sur le point de rendre l'âme, il a dit ces paroles "Tout est accompli", il n'a pas dit presque tout est accompli.

 

Dans sa vie et dans sa mort ce n’était pas 5, ou 6 mais 7. Tout est accompli. C'est-à-dire que l'œuvre de notre salut a été complètement accomplie par Jésus-Christ. La croix du calvaire est la preuve que l'œuvre était bien accomplie et qu'il portait dans son être la valeur du chiffre 7. Le troisième jour, contrairement à tous les hommes, il n'est pas resté dans la tombe, mais il est ressuscité, il est parfait dans sa personne et dans son œuvre et ce que le Seigneur nous demande à présent, c'est de nous plonger, par la foi, 7 fois dans cette œuvre, ce qui revient à dire de croire en Lui de tout notre cœur.


"Si tu crois de tout ton cœur, dit la Bible, tu seras sauvé". Il n'est pas dit: tu seras peut-être sauvé, il n'est pas dit: tu pourras espérer être sauvé, mais: tu seras sauvé, c'est une certitude.

 

Maintenant regardez Naaman, une minute avant de descendre dans l'eau, il est lépreux, il est misérable, il est déprimé, il est perdu.


Regardez Naaman une seconde après être sorti de l'eau….


Ah mes amis, je crois qu'il a poussé un rugissement de plaisir! Quand on sait ce qu’est la lèpre et que tout à coup on se trouve guéri, que peut-on faire d’autre sinon crier son bonheur!


Quand on sait le sort affreux des perdus, quand on sait ce qu’est l'enfer, et que tout à coup on se découvre sauvé pour le ciel… il est impossible de se contenir. Pendant quelques heures il n'a plus touché terre, il a inventé le coussin d'air, l'hovercraft avant les Anglais! Il devait se sentir si léger et si heureux… Il était sauvé! Il a regardé sa peau, et là où il y avait la lèpre, la Bible dit simplement ceci, que sa peau était comme celle d'un petit enfant. Pourquoi? Parce qu'il avait cru Dieu comme un petit enfant.


Dieu avait dit sept et comme un gosse il a dit : sept, Seigneur, j'y crois!

 

Certains vont me dire: Ce récit est celui d’une guérison, divine certes, mais sans plus. Y-a-t-il eu dans la vie de Naaman une véritable conversion morale?


Je crois qu'il y a eu une conversion morale, une volte-face extraordinaire et la preuve c'est celle-ci: Souvenez-vous de ce qu'il pensait du Jourdain et d’Israël; il n’en pensait rien de bon, il a craché avec mépris dans le Jourdain, mais tout de suite après, il a demandé qu'on lui donne de la terre d'Israël la charge de deux mulets.


L'homme qui haïssait Israël aime Israël, conversion morale et doctrinale! Jérusalem, dira le psalmiste, si je t'oublie… !

 

Vous ne pouvez rien faire pour vous sauver, ni votre argent, ni votre sincérité, ni votre vie, ni votre temps, ni vos facultés, ni votre maison, ni votre jeunesse, rien ne peut vous sauver. Mais Dieu peut vous sauver simplement par la foi en Jésus-Christ.


Mais après que Dieu vous aura sauvé, alors votre vie, votre temps, votre argent, votre jeunesse, votre maison, vos facultés, vous pourrez tout mettre au service de Dieu. Alors, et alors seulement, Dieu les acceptera. Acceptez d’abord que Dieu fasse quelque chose pour vous ce soir, qu'il vous sauve. Et puis après, vous lui direz : "Seigneur tout ce que j'ai, je te le donne, je m'offre moi-même à toi, je me donne tout entier".

 

Voulez-vous accepter le salut de Dieu?


Voulez-vous, comme Naaman, simplement venir et croire, mais croire de tout votre cœur, dans la perspective de ce chiffre 7 avec ce qu'il représente et vous y plonger par la foi?


Cet engagement pour le salut, vous pouvez le prendre maintenant, à l’issue de cette lecture.

 


Fernand Legrand

Fernand Legrand

 


 

source : info-Bible

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 15:52

 

De Philippe Aubert, janvier 2005 (Eglise Chrétienne, Suisse)

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A travers le symbole du poisson, cette série de dessins nous décrit l'identité et l'attitude du chrétien.

 

L'exercice est très intéressant.

 

D'abord parce que ces dessins sont humoristiques.

 

Cela nous aide à nous remettre en question tout en gardant le sourire et sans nous prendre trop au sérieux.

 

Vous connaissez le dicton : "Heureux celui qui sait rire de lui-même; car il n'a pas fini de s'amuser !"


L'exercice est intéressant aussi parce que ces dessins humoristiques sont provocateurs et nous posent de vraies questions sur notre comportement de chrétien.


Je vous propose dont de tous les examiner et de nous poser deux questions :

 


1è question :

 

 

lequel de ces poissons-chrétiens me remet en question parce qu'il correspond à un côté de ma personnalité qui aurait besoin d'être amélioré. C'est le côté négatif qui pourrait éventuellement me concerner et sur lequel Dieu souhaite peut-être attirer mon attention.

 


2è question :

 

 

lequel de ces poissons-chrétiens correspond à un côté positif de ma personnalité que Dieu peut utiliser dans ma vie et par rapport auxquels il veut m'encourager.


Donc notons au passage, chacun pour soi, deux poissons, l'un négatif et l'autre positif qui nous correspondent.

 

Et tout à l'heure les plus courageux parmi nous, regarderont dans leur coeur leur propre constat.


Ne soyez pas effrayés par l'exercice ; nous voulons le vivre sans jugement aucun, dans la bonne humeur mais dans l'authenticité honnête pour remédier à ce que Dieu souhaite réellement dans notre vie avec Lui.


Voici le  poisson-chrétien sous les deux angles, positifs et négatifs.

 


Le premier est le chrétien poisson évangélique, tel que nous le voyons sur les voitures.
D'abord l'aspect négatif : on a l'impression que ce poisson nous montre un chrétien sans visage, neutre, inconnu, qui se cache derrière un logo.

 N00.gif

 

Connaissez-vous cette anecdote ?

 

Un chrétien colle un poisson derrière sa voiture avec le texte suivant :

 

"Si vous êtes aussi chrétien, claxonez!"

 

Un jour, il est arrêté devant un feu rouge interminable.

 

La voiture qui s'arrête derrière lui est conduite par un chrétien, qui, voyant l'autocollant, se dit :

 

"Super un ami-chrétien !"

 

Du coup il lui fait un petit coup de claxon.

 

Notre chrétien, de mauvaise humeur, ayant totalement oublié son autocollant, ouvre la fenêtre, se retourne et lui crie méchamment :

 

"Ca va pas ou quoi, faut nettoyer vos lunettes; vous voyez pas que le feu est rouge !"


Ca c'est le chrétien dans ses faiblesses et ses ratés.

 

Cela nous arrive à tous, d'avoir un mauvais témoignage, n'est-ce pas ?

 

Mais ce poisson discret est également un signe extraordinaire qu'utilisaient les chrétiens grecs du temps des persécutions. Pour eux, le mot poisson, en grec ICHTUS, avait un sens profond : I pour Iésous (Jésus), K pour Kristos (Christ), T pour Théos (Dieu), U pour Uios (Fils) et S pour Soter (Sauveur).

N00e.gif

IKTUS

 

Ils dessinaient leur poisson dans le sable et cela voulait dire : Jésus, Christ, Fils de Dieu, Sauveur. C'était leur signe de ralliement; il fallait du courage pour être chrétien et oser dessiner ce logo.


En résumé, pour le côté négatif, notre témoignage parfois déficient... et du côté positif le courage d'oser affirmer notre foi en public.

 


2è image : le chrétien sympathique.N02.gif


Oui, un chrétien sympathique, c'est formidable. Un chrétien ouvert, qui sait écouter, qui est tolérant, qui fait envie, qui est le "sel de la terre*, qui témoigne avec le sourire et une joie sincère... un chrétien qui se lie d'amitié aussi avec des non chrétiens, oui c'est super !


Par contre, le chrétien qui est sympathique parce qu'il fait comme tout le monde, qui est toujours d'accord avec tout, qui est gentil mais qui n'ose pas exprimer un avis personnel, qui sourit mais ne manifeste pas d'amour concret, ça c'est nettement moins bien.

 

 


3è image : le chrétien exalté.N03.gif


Lui il fait peur ; on s'en méfie parce que ses émotions sont toujours à fleur de peau. Il s'excite pour n'importe quoi, il n'a de contact avec Dieu qu'à travers des manifestations émotionnelles exacerbées; il a peur du silence et voudrait que tout le monde s'excite comme lui.


Par contre, le chrétien qui sait exprimer sa joie, qui ose manifester sa reconnaissance, qui est spontané, qui recherche la joie, qui sait rire et s'amuser au bon moment; ça c'est un chrétien qu'il fait beau cotoyer.

 

 


4è image : le chrétien conservateur type A.N04.gif

 


Ce chrétien, que certains appellent "momier" ou "grenouille de bénitier", reste figé dans ses règles et ses lois ; il ne nous fait pas envie.

 

On aimerait qu'il découvre que la Grâce a remplacé la loi. Il est sincère, mais sa peur du changement, son amour des lois et sa facilité à juger autrui, enlèvent toute fantaisie et tout charme à sa vie chrétienne.

 

On a envie de le secouer, de lui fournir un ouvre-boîte pour qu'il découvre la liberté et la joie.

 

Ca, c'est le mauvais conservatisme qu'on appelle légalisme. Il sent l'huile rance.

 

Au contraire, le chrétien conservateur type B est très différent. Il ne s'enferme pas dans sa boîte, mais il défend des valeurs qui ne doivent pas être contestées.

 

Pour les choses secondaires de la vie de l'église, il est souple; pour toutes sortes de détails pratiques, il laisse à chacun la liberté de faire comme ceci ou comme cela...

 

Par exemple, cela lui est parfaitement égal que l'on soit baptisé dans un baptistère ou dans un lac; qu'on utilise l'orgue ou la guitare ou le trombone pour accompagner les chants. Donc, dans la pratique il est très souple.

 

Mais pour l'essentiel, il est un conservateur intransigeant; il ne veut pas que l'on touche aux bases bibliques: pas question pour lui de douter que Jésus soit le Fils de Dieu et qu'il soit ressuscité ; pour lui, on ne touche pas à des principes cruciaux comme le salut, le pardon des péchés, l'amour du Père, la vie éternelle, etc...

 

Ca c'est le bon conservatisme qui nous évite de flotter à tous vents de doctrines et de nous éloigner des vérités bibliques.

 

 


5è image : le chrétien conquérantN05.gif

 

 

On se méfie de lui car il est agressif et nous attaque à coup de versets bibliques pour nous forcer à voir les choses comme lui. Il pense être le détenteur de la vérité et nous l'impose sans amour. Utiliser la Bible pour nous matraquer de vérités, non merci !

 

Par contre, s'il s'agit d'un chrétien conquérant qui s'attaque à l'ennemi, qui entre dans le combat spirituel contre le mal, un chrétien qui se bat dans l'intercession et la prière fidèle pour conquérir les promesses que Dieu nous a faits... alors là, oui qu'il est beau ce chrétien conquérant.

 

 


6è image : le chrétien du dimancheN06.gif

 


Il faut bien se mettre d'accord sur le sens des mots; il y a plusieurs définitions du chrétien du dimanche.
Rien à voir avec celui qui, fidèlement, vient au culte chaque dimanche.

 

Il s'agit plutôt de celui qui fait semblant d'être chrétien le dimanche et qui n'est pas du tout chrétien le reste de la semaine.


Autre définition : celui ou celle qui reste dans son bocal chrétien, qui ne connaît rien d'autre que sa communauté, rien d'autre que la rencontre du dimanche matin. Tout le reste de l'intéresse pas ! Il n'a aucun contact avec les non chrétiens et le monde extérieur.


Sur le plan positif, je n'ai rien trouvé.

 

 


7è image : le chrétien qui se donneN07.gif

 


C'est beau un chrétien qui se donne au Seigneur, qui se donne à son prochain, qui s'investit, qui rend service, qui grandit, qui devient un adulte spirituel et qui peut ainsi redistribuer autour de lui ce qu'il reçu.

 

Il est généreux, il ne compte pas et sa récompense sera grande dans le Royaume.


Mais comme le dessin le montre très bien, il faut faire attention.

 

S'il exagère et n'a pas de discernement dans sa manière d'être généreux, il risque d'arriver rapidement au "burn out", à l'épuisement.

 

Il est beau de se donner, mais il ne faut pas se mutiler. Il ne pourra continuer à donner à long terme que s'il est capable de se ressourcer, de recevoir ce dont il a besoin.

 

Il a tout particulièrement besoin de soigner sa relation personnelle avec Dieu, en prenant du temps pour la prière et pour la lecture de la bible.

 

 


8è image : le chrétien qui ne veut pas se mouillerN08.gif

 


Ce poisson volant qui reste toujours dans les airs a des problèmes. C'est le chrétien qui dit: "Moi j'ai pas besoin d'église, pas besoin des autres chrétiens; je lis ma Bible et je prie seul chez moi; Dieu me suffit !"


Il ne risque pas de devenir "missionnaire" de la Bonne Nouvelle puisqu'il est démissionnaire. Une île déserte lui convient très bien puisqu'il est individualiste.

 

Son temps et son argent lui appartiennent et il ne les partagent pas ou si peu. C'est le chrétien hors-église, hors-engagement !


Aucun aspect positif ! car un poisson ne peut pas être heureux en dehors de l'eau. Un chrétien ne peut pas être heureux seul dans son coin.

 


9è image : le chrétien partagéN09.gif

 


Voilà un chrétien en bien mauvaise situation. Il est partagé, tiraillé; il ne sait pas s'il est chrétien ou athée, ou agnostique.

 

En tous cas, il n'est ni pour ni contre, bien au contraire. Il se sent coupable; il sait que Dieu existe mais ne veut pas prendre le risque, en le rencontrant, de perdre le confort et les joies de la vie.

 

Il a peur de perdre sa liberté en s'engageant, peur de dépendre des autres. Il a peur de Dieu et reste à distance.


De nouveau, aucun aspect positif ! car s'il ne remédie pas rapidement à sa confusion et à ses hésitations, il sera bientôt trop tard.

 

 


10è image : le chrétien adolescentN10.gif

 


Le chrétien adolescent, dans une église, cela se remarque; rien à voir avec son âge; il peut avoir 20, 40 ou 60 ans; peu importe son âge, il a des attitudes d'adolescent; il est agressif, il conteste les autorités de l'église, il critique, il sait tout, il s'acharne sur la paille qu'il trouve dans l'oeil des membres de la communauté et ignore totalement la poutre qui se trouve le sien.

 

Décrit de cette manière, on souhaite avoir le moins possible d'adolescents.


Mais l'adolescent a aussi des côtés très positifs.

 

Il est souvent enthousiaste, chaleureux. Il se moque des conventions et n'a pas peur du ridicule.

 

Il est remuant, il aime provoquer, il fait bouger les choses ! On a besoin de ce types d'adolescents dans l'église, même si ce n'est pas toujours facile à gérer.

 

 


11è image : le chrétien homme-affaireN11.gif

 


Le chrétien homme-affaire voit dans l'église un lieu idéal pour gagner de l'argent, pour prendre le pouvoir, pour diriger...


Ce chrétien a besoin de découvrir qu'une église n'est ni une entreprise, ni une banque ; il doit comprendre que le patron, c'est Dieu ; que le chef du marketing c'est le Saint-Esprit qui dirige, et que l'église est d'abord un lieu d'agapé, de partage plutôt que de rendement...

 

un lieu d'échange et d'amour fraternel plutôt qu'un lieu de profit.


Le jour où comprendra cela, il enlèvera sa cravate et s'intéressera aux besoins de ceux qui l'entourent.

 


12è image : la chrétienne soumiseN12.gif

 


Voilà une image bien délicate à définir en quelques phrases.

 

Pour moi le meilleur résumé de l'attitude de l'épouse chrétienne, est celle donnée par Pierre au chapitre 3, lorsqu'il dit :

 

"Femmes, n'ayez pas pour parure ce qui extérieur, ornements, bijoux, manteaux élégants, mais ayez plutôt la parure cachée du coeur, la parure inaltérable d'un esprit doux et tranquille. Voilà qui est d'un grand prix devant Dieu".


Voilà ce que Pierre propose aux femmes comme caractéristique principale : la douceur et la paix.

 

Quand aux maris, Paul dit tout autre choses. On pourrait reprendre une des images précédentes pour l'imager :

 

"Maris, aimez votre femme en vous sacrifiant, en donnant votre vie pour elle... comme le Christ s'est sacrifié et a donné sa vie pour l'Eglise."

Dès lors, pour la femme, la soumission est beaucoup plus facile, si son mari donne sa vie pour elle.

 

 

13è image le chrétien ami de Dieu N13.gif

 


Attention, Dieu n'est pas une machine à sous dans laquelle on glisse une pièce ou une prière pour obtenir ce qui nous convient.

 

Dieu n'est pas à disposition pour assouvir nos caprices et nous permettre de nous comporter en enfants gâtés.


Ceci dit, le dessin reste tout à fait valable. "Heureux l'homme qui a Dieu pour ami !"

 

En effet Dieu protège, bénit, encourage, aime, nourrit, soutient, fortifie, renouvelle... celui qui se confie en lui !


Mais pour être son ami, il faut passer par Jésus-Christ est lui donner notre vie.

 

Ensuite nous sommes pardonnés puis Dieu nous adopte. Nous entrons alors la famille de Dieu. Dès ce moment, nous sommes sous sa protection.

 


14è image : le chrétien compromisN14.gif

 


Le chrétien que voilà aime tout ce qui est nouveau; il aime surtout ce qui douteux et dangereux.

 

Il aime frôler les limites et prendre des risques. C'est pour cela qu'il touche à tout.

 

"Pourquoi ne pas profiter aussi de ce qui vient d’ailleurs !" nous dit-il.

 

"Il faut avoir l’esprit ouvert, tolérant. Un petit horoscope par ci, une petite amulette par là, une petite méditation transcendantale pour vous relaxer, quelques cartes à tirer pour voir votre avenir, un guérisseur pour soulager votre souffrance, etc... tout ça n’a jamais fait de mal à personne !”... croit-il !


Convaincu de son courage, il mord à pleine dent jusqu'au jour où il est accroché par son pire ennemi.


A nouveau, aucun côté positif !

 


15è image : le faux chrétienN15.gif

 


Le faux chrétien, comme Obélix et Astérix, est tombé dans la marmite lorsqu'il était petit.

 

Il a toujours été à l'église, toujours fait comme le reste de la famille; il a suivi l'école du dimanche, il a fait son catéchisme; tout le monde pense qu'il est un chrétien authentique; lui aussi, jusqu'au jour où il fait une découverte désagréable et se dit : "Mais... je n'ai pas une vraie foi personnelle... Je n'ai fait aucun choix par rapport à Dieu, je n'ai fait que suivre les autres."


Beaucoup ont vécu cette expérience et ont réalisé qu'un jour, il faut décider librement pour soi-même, ne plus se contenter de la foi familiale, mais prendre une décision personnelle.

 


Conclusion

 


Voilà ! Beaucoup d'idées ont été suggérées par cette bande dessinée. Certaines vous auront peut-être touché plus que d'autres. Elles nous auront permis de faire un constat et de mieux répondre à la question : Quel chrétien suis-je aujourd'hui ?


Mais le constat ne suffit pas. Il faut aussi nous demander : Quel chrétien est-ce que je souhaite devenir demain ?


Demandons à Dieu de continuer à transformer nos vies afin que nous devenions des chrétiens à Son image, c'est à dire qui progressent, qui font envie et qui apportent, autour d'eux, un bon témoignage.


de Philippe Aubert, janvier 2005  (Eglise Chrétienne Suisse)

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 13:33
La foi profonde qui va au-delà d'un simple consentement intellectuel donne une joie et un enthousiasme qu'aucune adversité ne peut diminuer.
Ce petit texte bien à propos laisse à réfléchir personnellement sur le choix de la vie choisie sans Dieu.


Ma télé,
mes amis, mon travail, mes loisirs,
mon jardin, ma maison...
sont mes bergers,
je ne voudrais pour rien en manquer.
Ils me font reposer dans un fauteuil confortable,
La quiétude de l'insouciance.
Ils me dirigent  vers une vie tranquille peut être,
Mais perdue.
Ils divertissent ou comblent en partie mon âme
Me délecte d'injustice, de plaisir
Et me font souvent oublier.

Quand je suis menacé par les conséquences de mes choix,
J'ignore tout mal, car tout ceci,
Au bout du compte m'aveugle.
Loisirs, toutes les choses de la terre, mes choix, ...
Voilà tout ce qui m'intéresse sans m'en rendre compte.
  Tout ceci remplis ma tête d'illusions et mon âme évidée
Se laisse vivre par ces idées.

Oui, le plaisir et la futilité m'accompagneront
aussi longtemps que tout ceci existera.
Mais...,  je n'habiterai jamais la maison du Seigneur,
Car je m'en ferme la porte tous les soirs de ma vie.

 

ou

 

 

L'Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien.


Il me fait reposer dans de verts pâturages,
Il me dirige près des eaux paisibles.


Il restaure mon âme,
Il me conduit dans les sentiers de la justice,
A cause de son nom.


Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort,
Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi:
Ta houlette et ton bâton me rassurent.


....
Tu oins d'huile ma tête,
Et ma coupe déborde.


Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront
Tous les jours de ma vie,
Et j'habiterai dans la maison de l'Éternel
Jusqu'à la fin de mes jours.

(Psaume 23)

 

 

Ecrit par un auteur Inconnu

mais révélatrice de l'insistance de Jésus

son amour pour nous

 

Cher ami, comment vas-tu ?

Il fallait que je t'envoie un mot pour te dire combien je t'aime et me fais du souci pour toi.


Je t'ai vu hier quand tu parlais à tes amis.


J'ai attendu toute la journée en espérant que tu me parlerais aussi.


Quand vint le soir, je te donnai un coucher de soleil magnifique

pour terminer la journée, et une brise fraîche pour te reposer ... et j'attendis.

Tu n'es jamais venu. Oh ! Oui, ça m'a fait mal d'être ignoré,

mais je t'aime quand même.

La nuit dernière, je t'ai vu t'endormir et désirant toucher ton front,

j'ai répandu un rayon de lune sur ton oreiller et ton visage et j'attendis encore.

Mais tu ne m'as pas parlé.


Tu te réveillas tard et partis précipitamment pour travailler,

et mes larmes étaient mêlées à la pluie qui tombait alors.

Aujourd'hui tu as l'air tellement triste, tellement seul,

ça me brise le coeur parce que je te comprends.

Mes amis m'ont laissé tomber et m'ont blessé très souvent, moi aussi.


Si seulement tu partageais avec moi ta tristesse et ta solitude,

je suis certains que je pourrais t'en soulager.

Je t'aime, tu sais, et j'essaie de te le dire

par le ciel bleu et par la tendre herbe verte.

Je te le murmure dans les feuilles des arbres,

et te l'écris dans la couleur des fleurs.

Je te le crie dans les ruisseaux de montagne

et je donne aux oiseaux des chansons d'amour à te chanter.

Je t'habille de la chaleur du soleil et aromatise l'air du parfum de la nature.


Mon amour pour toi est plus profond que l'océan

et plus grand que le plus vif de tes désirs.

Oh ! Si seulement tu savais combien je veux te parler

et t'accompagner sur la route.

Je sais que c'est parfois difficile sur cette terre,

je le sais vraiment j'y ai vécu aussi.

Et puis, je veux que tu rencontres mon Père,

car mes amis sont les siens aussi.


Appelle-moi ! Demande-moi ! Parle-moi !


Ne m'oublie pas, j'ai tant de choses à partager avec toi.


Je ne t'importunerai plus, tu es libre de m'accepter comme ami.


C'est ta décision.


Moi, je t'ai choisi, et à cause de cela,

j'attendrai encore parce que je t'aime !

Ton ami Jésus-Christ


(auteur inconnu)

 

 

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 16:33
La vie du Chrétien

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www.mesimages.ch

 

 

Dieu Seul peut :



- créer, mais il nous appartient de mettre en valeur ce qu'il crée.


- donner la vie, mais il nous appartient  de la transmettre et de la respecter.


- donner de croire, mais il nous appartient  d'être un témoignage vivant de Dieu pour chaque âme perdue, notre ami(e), collègue, voisin(e), soeur, frère en Christ.


- donner d'espérer, mais il nous appartient avec son Aide de donner et redonner confiance autour de nous.


- donner d'aimer, mais il nous appartient de le vouloir.


-  donner la paix, mais il nous appartient d'oeuvrer pour cela.


-  donner la force, mais il nous appartient de soutenir.


-  donner la joie, mais il nous appartient de sourire.


-  faire un miracle, mais il nous appartient d'apporter nos 5 pains et nos 2 poissons.

 

Dieu seul est la Lumière, mais il nous appartient de la faire briller autour de nous.


Dieu seul se suffit à lui-même, mais Il a souhaité prendre chacune, chacun de nous.

 

 

 

Et lorsque nous nous approchons de Lui, avec respect pour nos échecs et/ou refus

 

 

Seigneur Jésus, je te demande pardon

 


Seigneur Jésus, je te demande pardon, car je n'ai pas respecté tes désirs et tes ordonnances, ce pour quoi tu es mort à ma place.


En voulant éviter des problèmes, j'ai menti et ainsi trahi ta confiance et la confiance que mon prochain m'avait donnée.

 

Je suis là où je veux tout avoir en même temps même si cela ne m'appartient pas.

 

Je te demande pardon, et te prie de m'aider à vouloir maîtriser mes impulsions, mon égoisme.


Pardon de ne pas respecter ta création et tes créatures.


Pardon de m'accaparer la quasi totalité des moyens de subsistance et mon temps pour mon seul plaisir.


Pardon de mon indifférence aux malheurs, douleurs, solitudes qui ne me concerne pas.


Pardon de mon manque d'enthousiasme.

 

 

 

Seigneur, pardonne ton enfant

 

 

Seigneur, pardon de n'avoir pas toujours été présent là où tu l'aspirais.
 
Pardonne  d'avoir utilisé ton nom pour en faire un mensonge, d'avoir fermé les yeux au lieu de les ouvrir.
Pardon d'avoir été la loi, sans apporter la liberté.

Pardon d'avoir caché ma pauvreté sous les allures de la richesse, et d'avoir caché ma faiblesse sous un manteau de sainteté.

Seigneur,  pardon et donne moi la force et l'honnêteté de vivre comme tu l'aspires,  témoigner de ton amour, pour que d'autres âmes te connaissent, toi le Doux Père et Consolateur afin de pouvoir se réjouir avec toi du bonheur qu'il y a dans le Ciel pour tout pécheur qui se repend.
Au nom de Jésus Christ.
Amen.
-------------------------
Si quelqu'un possède les biens du monde, et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme ses entrailles, comment l'amour de Dieu demeure-t-il en lui ? Petits enfants, n'aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité. (1 Jean 3:17-18)
 
 
Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. (Romains 12:2)
 
 
Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. (Matthieu 11:28-30)
 
Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos coeurs et vos pensées en Jésus-Christ. (Philippiens 4:6-7)
 
 
 Grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ ! (1 Corinthiens 15:57)
 
 
-----------------------
 
" Il y a dans la prière un moment où il faut mettre à découvert la personnalité, ouvrir son cœur devant Dieu, épancher son âme affectueusement en demandes, soupirs et gémissements :  Seigneur, dit David, tous mes désirs sont devant toi, et mes soupirs ne te sont pas cachés (Psaume 38:10).  Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant; quand irai-je et paraîtrai-je devant la face de Dieu? Je me souviens avec effusion de cœur " (Psaume 42:3,5). Parfois, les meilleures prières consistent plus en soupirs qu'en paroles, et ces paroles ne sont rien d'autre que la simple représentation du cœur, la vie et l'esprit de prière ". John Bunyan
 
 
Dieu abaisse ses regards sur ses enfants, et ceux-ci élèvent leurs regards vers Lui. Quand nous nous attendons à Lui, nous regardons à Lui et nous rencontrons son regard paternel. Nous attendre à Dieu, voilà ce qui détourne nos yeux et nos pensées de nous-mêmes. Andrew Murray
 
 
 
01 rayons de soleil sur les Alpes

Quel ami fidèle et tendre nous avons en Jésus-Christ,

Toujours prêt à nous entendre, à répondre à notre cri !

Il connaît nos défaillances, nos chutes de chaque jour,

Sévère en ses exigences, il est riche en son amour.

 

Quel ami fidèle et tendre nous avons en Jésus-Christ,

Toujours prêt à nous comprendre quand nous sommes en souci !

Disons-lui toutes nos craintes, ouvrons-lui tout notre cœur,

Bientôt, ses paroles saintes nous rendront le vrai bonheur.

 

Quel ami fidèle et tendre nous avons en Jésus-Christ,

Toujours prêt à nous défendre quand nous presse l'ennemi !

Il nous suit dans la mêlée, nous entoure de ses bras,

Et c'est lui qui tient l'épée qui décide des combats.

 

Quel ami fidèle et tendre nous avons en Jésus-Christ,

Toujours prêt à nous apprendre à vaincre en comptant sur lui !

S'il nous voit vrai et sincère à chercher la sainteté,

Il écoute nos prières et nous met en liberté.

 

Quel ami fidèle et tendre nous avons en Jésus-Christ,

Bientôt, il viendra nous prendre pour être au ciel avec lui !

Suivons donc l'étroite voie en comptant sur son secours,

Bientôt nous aurons la joie de vivre avec lui toujours !

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 23:34
Méditation transcendantale, yoga et autres pratiques religieuses par Rose-Marie Berthoud,

 

Méditation transcendantale, yoga

&

autres pratiques religieuses

(du charismatisme au pentecôtisme)

 

par Rose-Marie Berthoud, 

 

Face à l'affluence de certaines pratiques de l'Orient qui se sont infiltrées un peu partout, sous mille aspects différents et pour la convenance de chacun, il nous paraît judicieux de chercher à mieux comprendre quelle est leur origine et quelle est leur influence réelle à travers les variantes que l'on retrouve même dans les milieux chrétiens.

 

Nous citerons quelques textes qui nous permettront de mieux saisir le sens et la portée spirituelle des divers mouvements de spiritualité orientale qui ont si fortement marqué l'Occident depuis le début du siècle.

 

Nous nous référons à des études devenues classiques dans ce domaine : celle de Lit-sen Chang, de Maurice Ray et de Denis Clabaine.

 

La méditation transcendantale

 

Examinons pour commencer ce que dit Lit-sen Chang[1] de la méditation transcendantale.

 

Nous rappelons qu'avant sa conversion et pendant cinquante ans, il en fut un des promoteurs les plus fervents.

"Les personnes qui réfléchissent, se rendent compte que la culture moderne est malade et n’a plus d’âme. L’homme moderne a réalisé que la course au matérialisme est sans issue et qu’elle devient une menace terrible. Afin d’échapper au démon du désespoir, il est devenu une proie facile aux séductions religieuses de l’Orient. Un nouveau courant d’humanisme a surgi, mettant l’accent sur l’autonomie de l’homme. L’homme-dieu est venu remplacer le Dieu-homme. Il y a une recherche de soi, du monde intérieur, de l’espace sans limite, d’une conscience cosmique. Par la voie de la méditation transcendantale, les faux prophètes ont introduit une drogue et en ont fait la religion du peuple." (p. VII)

"La méditation est basée sur la répétition de mantras[2].

 

C’était très important dans les écoles hindoues.

 

Selon la tradition, un mantra est un texte secret, ou même une syllabe prise de leurs écrits.

 

On dit qu’il donne un pouvoir mystique à la personne qui le prononce dans un certain esprit.

 

Il doit être récité continuellement jusqu’à ce que les activités de l’esprit se fixent autour du mantra.

 

Celui-ci est le symbole actif d’une divinité particulière, et si quelqu’un médite et répète un mantra assez longtemps, tout en faisant des efforts pour s’identifier avec lui, celui qui médite devient un avec le dieu.

 

Selon leur croyance, notre énergie spirituelle rayonne normalement vers l’extérieur, mais la méditation est capable de la concentrer vers l’intérieur et de libérer le potentiel spirituel qui est en chacun de nous.

 

C’est ainsi que celui qui médite peut s’identifier à la divinité d’où provient le mantra.

 

Or, selon la Bible, les dieux que les Hindous adorent sont de faux dieux.

 

Ce sont en réalité des esprits de démons.

 

Le Psaume 96, v. 5, définit clairement le statut des dieux païens : "Tous les dieux des peuples sont des démons" (La Septante).

 

Les dieux païens des Hindous sont donc des contrefaçons de Satan, des démons en habits divins.

 

Le but du mantra est d’inviter un esprit de démon à prendre le contrôle des facultés.

 

Le mantra (normalement un mot en sanscrit ou une phrase invoquant le dieu hindou) est répété silencieusement à soi-même (ou chanté à haute voix) jusqu’à ce que la conscience du monde extérieur soit fermée.

 

Puis, il élimine petit à petit les pensées.

 

L’altération de la conscience résultant de la suppression de la perception extérieure et des pensées, débouchera finalement sur une expérience soudaine d’unité, dans laquelle le moi semble faire un avec l'univers.

 

La suppression des facultés mentales durant la pratique de la méditation ouvre la personne à l’influence des démons.

 

La recherche de l’état de passivité mentale et physique dans les méditations orientales est une invitation à l’influence et même au contrôle des esprits mauvais.

 

Cela va directement à l’encontre du commandement de Jésus à ses disciples : (Luc 21 :36)." (p. 21-22)

 

Le mot veiller, en grec, est agrupneo.

 

Il signifie être réveillé donc ne pas être endormi.

 

Cela ne laisse aucune place pour un état second ou un état où la conscience est diminuée.

 

Et lorsque l'on a sommeil, c'est une lutte que de rester éveillé !

 

Il nous faudra toutes nos facultés pour avoir la force d'échapper à toutes ces choses.

 

"Selon l’enseignement de Maharishi, la MT est le chemin qui mène à Dieu, c’est une très bonne méthode de prière qui nous conduit droit au Créateur. La clé de la plénitude, dans toutes les religions, se trouve dans la pratique régulière et intense de la MT. C’est un processus qui provoque un enchantement croissant à chaque pas. Sur ce chemin de la transcendance, l’emprise de ce charme fait grandir la foi. Plus encore, la MT est telle qu’on peut commencer à la pratiquer quel que soit le degré de foi de la personne, car elle produit la foi à celui qui n’en a pas, et dissipe le doute de l’esprit du sceptique en lui procurant une expérience directe de réalité.» A travers ses enseignements et ses propres paroles, nous pouvons voir directement la vraie nature de la MT. Bien qu’elle se réclame être purement neutre, scientifique et non religieuse, c’est vraiment l’hindouisme déguisé. (...) (p. 22)

 

C’est une forme sécularisée de la pratique du yoga. (...) … par leur stratégie et leur publicité, les partisans de la Méditation Transcendantale essayent de nous faire croire qu'elle n’est pas une religion mais une technique ou une science visant à un repos profond ou à la relaxation. (...) Un représentant de la “Fondation Américaine pour la Science de l’Intelligence Créative” (un autre nom pour la MT), proclamait :  (p. 23)

 

C'est là, curieusement, exactement ce qu'on nous dit et qu'on observe à propos du parler en langues actuel. N'importe qui peut s'y mettre, même un non chrétien ! Bien des catholiques s'y sont mis depuis longtemps, grâce à l'imposition des mains de pentecôtistes. Le résultat ? Un retour et un plus grand attachement aux dévotions traditionnelles de l'Eglise catholique, dont celles de Marie qui leur parlent en langues et par prophéties[3]. Les parleurs en langues ne doivent surtout pas se poser trop de questions, car, du coup, s'ils devenaient conséquents, il leur faudrait renier certaines doctrines pentecôtistes si chères à leur coeur, et renier toutes leurs expériences ! Comme leur vie spirituelle est basée sur elles, ce serait le désastre et le vide. Ils n'auraient plus rien à quoi s'accrocher, à moins qu'ils ne prient : Que tout ce qui est ébranlable en moi soit ébranlé pour que reste l'inébranlable, c'est-à-dire, Christ et ses commandements. Les vrais nés d'En Haut devront apprendre à s'accrocher sur ce Rocher seul.

 

"Maharishi Mahesh Yogi devint le leader spirituel, non seulement des Beatles, mais de millions d'adolescents dans le monde entier, en employant les techniques modernes du marketing." (p. 50-51)
 
"Bob Larson, un chanteur bien connu, compositeur et guitariste, après sa conversion [au christianisme] (...) écrivit plusieurs livres (…) dans lesquels (…) il explique la nature satanique de ce que les Hippies et les Beatles essayaient d’accomplir, et le dessein du diable, à savoir, comment être un instrument dans sa main pour détruire entièrement le sens moral de cette génération." (p. 24)
 
"Du point de vue spirituel et biblique, méditer signifie penser, réfléchir sur la Parole de Dieu, ses lois, ses préceptes, ses statuts, ses commandements, sur les choses qui sont vraies, nobles, justes, pures, aimables et acceptables à ses yeux, ceci accompagné de supplications, de prières, de louanges et d’actions de grâces. Or, la MT fait exactement le contraire : faire le vide dans son esprit, chasser les pensées, se concentrer sur des sons qui n’ont pas de signification et les répéter indéfiniment. C’est une fuite, une évasion négative, un culte mystique, une auto-intoxication, et même plus, c’est une technique de suicide intellectuel et une aventure dangereuse qui conduit au suicide spirituel." (p.55)
 
 

Lit-sen Chang nous rappelle comment Dieu a pourvu afin que nous ayons une méditation pure.

 

"Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche ; médite-le jour et nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui y est écrit ; car c’est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c’est alors que tu réussiras. (Josué 1 : 8)
 
Heureux l’homme… qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel, et qui la médite jour et nuit ! Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau, qui donne son fruit en sa saison, et dont le feuillage ne se flétrit point : tout ce qu’il fait lui réussit. (Psaume 1 : 2-3)
 
La loi de l’Éternel est parfaite, elle restaure l’âme ; le témoignage de l’Éternel est véritable, il rend sage l’ignorant. Les ordonnances de l’Éternel sont droites, elles réjouissent le coeur ; les commandements de l’Éternel sont purs, ils éclairent les yeux. La crainte de l’Éternel est pure, elle subsiste à toujours ; les jugements de l’Éternel sont vrais, ils sont tous justes. Ils sont plus précieux que l’or, que beaucoup d’or fin ; ils sont plus doux que le miel, que celui qui coule des rayons. Ton serviteur aussi en reçoit instruction ; pour qui les observe la récompense est grande. Qui connaît ses égarements ? Pardonne-moi ceux que j’ignore. Préserve aussi ton serviteur de l’orgueil, qu’il ne domine point sur moi ! Alors je serai intègre, innocent de grands péchés. (Psaume 19 : 8-14)
 
 
Je serre ta parole dans mon coeur afin de ne pas pécher contre toi… Je médite tes ordonnances, j’ai tes sentiers sous les yeux… Je fais mes délices de tes commandements, je les aime… Que tes compassions viennent sur moi, pour que je vive ! Car ta loi fait mes délices… Combien j’aime ta loi ! Elle est tout le jour l’objet de ma méditation… Je suis plus instruit que tous mes maîtres, car tes préceptes sont l’objet de ma méditation… Je devance les veilles et j’ouvre les yeux pour méditer ta parole. (Psaume 119 : 11, 47, 77, 97, 99, 148)
 
Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées. Ce que vous avez appris, reçu et entendu de moi, et ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le. Et le Dieu de paix sera avec vous. (Phillipiens 4 : 8-9)
 
Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. (Colossiens 3 : 1-2)
 

Cependant, on ne peut pas atteindre Dieu par nos propres efforts ou par la méditation. Cela nous est rendu possible seulement par sa grâce, parce qu’Il nous a sauvés, parce qu’il nous a ressuscités ensemble et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ (Éphésiens 2 : 5-6) et nous a rendus capables de fixer nos coeurs et nos esprits sur les choses d’en haut. C’est la vraie méditation transcendantale." (p. 56-58)

 

D'après les Ecritures, la méditation chrétienne n'est donc pas une méditation dans le vide. C'est un effort intellectuel qui doit conduire à l'action. Nous devons lire le livre de la loi, le méditer jour et nuit. Autrement dit, nous devons y penser, y réfléchir de façon concentrée, sous le regard de Dieu, afin de nous imprégner de plus en plus de la pensée du Seigneur afin qu'elle devienne nôtre petit à petit.

 

Pour la jouissance intellectuelle ? Non !

 

– Afin d'agir fidèlement selon tout ce qui est écrit. C'est en comprenant correctement ses Commandements que nous agirons correctement.

 

 

Le yoga

 

Le yoga, sous forme de gymnastique déguisée, a introduit en Suisse la méditation transcendantale.

 

Maurice Ray, dans son livre, Non au yoga[4], dévoile les dessous de cette pratique et en démontre l’incompatibilité avec la Parole de Dieu.

 

Dix ans aparavant, il avait écrit : L'occultisme à la lumière du Christ[5].

 

Et comme l'indique l'auteur, après la lecture de son livre, ceux qui avaient eu l’amour de la vérité firent comme les Béréens, ils examinèrent les Écritures pour voir si ce qu’on leur avait dit était vrai, et ils se sont laissés convaincre par la Parole de Dieu. Les autres n’y ont pas pris garde, ils ont trouvé que cette prise de position était sectaire et ils en ont minimisé l'importance.

 

"Résultat (selon Maurice Ray) : parfois ouvertement, parfois sous des déguisements religieux, l’occultisme a pu continuer son travail de sape ou de corruption de toute spiritualité chrétienne authentique. C’est ainsi que dans l’espace de ces dix dernières années[6], il a gagné à sa cause des milliers d’adhérents sous une forme séduisante, attractive même, en tout cas nouvelle pour les Occidentaux, alors qu’elle est des plus communes en Orient : le yoga.” (p. 10-11)
 

Denis Clabaine abonde dans le même sens, dans son remarquable ouvrage Le Yoga face à la Croix[7] :

 

"Les mots yoga et jungum (joug), viennent de la même racine indo-européenne, avec la signification d’union. Le yoga vise une certaine union divino-humaine." (p. 3)
 
"La dynamique spécifique du hatha-yoga n’est pas celle de la gymnastique, mais celle du yoga. (…) Le simple fait d’évoquer avec complaisance les pouvoirs et performances des yogins devrait suffire à faire deviner que le fond de la question est bien autre chose qu’une simple gymnastique. Et d’ailleurs, on le dit aussi, mais en se perdant souvent, en Occident, surtout dans les milieux chrétiens, dans un flou pudique où l’on prétend préserver sa foi en flirtant avec les thèmes païens. Le simple bon sens devrait déjà faire voir que ce qu’on trouve de bienfaits authentiques dans le yoga, gymnastiques ou autres, on peut le trouver ailleurs, avec les méfaits en moins. Il n’est pas nécessaire de faire du yoga pour trouver souplesse, détente, apaisement, concentration, etc. Il suffit de faire n’importe quelle gymnastique saine et naturelle, lente ou rapide selon les besoins, en y mettant tous les moyens appropriés à ce qu’on veut obtenir, sans sortir de ce qui est sain : oxygène, application attentive, etc. La donnée de base sur ce plan physique, c’est que toute la technique du hatha-yoga est spécifiquement ordonnée à la montée de la kundalini (serpent vibratoire subtil) depuis le bas de la colonne vertébrale jusqu’au cerveau, en ouvrant les uns après les autres les sept chakras (centres vibratoires subtils) de l’ensemble - le premier étant au périnée, le septième étant au sommet du crâne. Toute les forces du corps (et de l’esprit, au moins au niveau inconscient) sont arc-boutées sur cette propulsion du bas vers le haut. (…) Tous les yogas récupèrent l’énergie sexuelle, puisque c’est la base même de la sublimation vibratoire qu’ils recherchent, c’est la vibration de base qu’ils s’appliquent à exploiter, sublimer, exalter. A partir de ce principe commun de base, chacun a sa technique d’exploitation, de sublimation, d’exaltation, tout comme les scientifiques et techniciens dans leurs domaines. Dans le fond, il s’agit toujours de la même chose. Tout comme le soi de l’hindouisme correspond, au fond, au non-soi du bouddhisme, ou encore la plénitude de l’hindouisme au vide du bouddhisme, ou le théisme du yoga de Patanjali à l’athéisme du samkhya et du bouddhisme : ces apparentes oppositions n’opposent que des approches, diverses, parce que profanes au départ, d’un but unique et commun, qui dépassera précisément ces oppositions propres au monde de la dualité. (…) La transposition de l’énergie et de la vibration sexuelles à des niveaux vibratoires inimaginables pour le commun des profanes permet de parler de non-sexe, comme de soi et de non-soi, de plein ou de vide. En fait de non-dualité, on dépasse seulement les dualités du connu, du profane, sans sortir vraiment du monde de la matière et du sexe. (…) Ce sexe que l’on prétend sublimer est toujours du sexe, en haut comme en bas, et il n’est pas plus chaste en haut qu’en bas. Il est simplement plus subtil vibratoirement, mais aussi plus intense : simplement, l’orgasme est dans le cerveau au lieu d’être en bas. (…) Tous ceux qui font vraiment du yoga mettent en action ce processus vibratoire d’essence sexuelle et de la dynamique magique, qui doit conduire la serpente kundalini jusqu’au sommet du crâne. Ne pas le sentir, ne pas s’en rendre compte, ne pas le savoir, n’est pas la preuve qu’il ne se passe rien (…)." (p. 8-13)
 
"Le but du yoga …, est de supprimer la conscience normale au profit d’une conscience qualitativement autre. Patanjali définit ainsi le yoga : "La suppression des États de conscience." (…)" (p. 23)
 
"Le yoga ne cherche pas en soi cette santé de l’homme normal, mais au contraire à créer les conditions d’un sur-homme, d’un homme paranormal. Il ne faut donc pas le prendre, ni au point de vue gymnastique, ni au point de vue respiratoire, ni à aucun point de vue, comme une norme, mais comme une paranorme. Et ce surhomme, ce para-homme, cette paranorme, ne sont pas de Dieu mais du Serpent, de Satan (…). Le yoga renverse donc cette hiérarchie si saine, et privilégie l’inconscient par rapport au conscient, le sensitif par rapport au logique, le subjectif par rapport à l’objectif, etc. Non seulement nous n’exagérons rien en disant cela, mais les spécialistes eux-mêmes le disent et en font un principe explicite. Et non seulement ceux du yoga mais de toutes les mystiques d’en bas, sous la réserve qu’elles se prétendent plus souvent d’en haut que d’en bas, et aussi objectives que subjectives..." (p. 25-26)

 

Venons-en à la méditation.

 

"Primitivement, en effet, méditer signifie en quelque sorte ruminer, répéter, remâcher. Le sens psychologique en dérivant signifie évidemment remâcher une idée, d’où : réfléchir, penser, de façon concentrée, et surtout sur un thème donné. Mais le sens mécanique, pour parler comme Maharishi, indique la répétition non d’une idée mais d’un mot, au sens matériel et phonétique du mot, même s’il n’est prononcé que mentalement. On peut répéter non seulement des mots, mais de simples syllabes, des phonèmes. Et ce qu’on fait sur le plan du son (audible ou mentalisé), on peut le faire tout autant sur le plan de l’image : on peut se concentrer sur un point fixant le regard, physiquement ou mentalement, en partant d’une image plus complexe ou non, perçue extérieurement par les yeux ou intérieurement par visualisation imaginative. (p. 29)
 
"Le yoga éveille le Léviathan, la Kundalini, le Serpent ... Sa vraie conscience vraiment spirituelle (du yogin), son vrai moi, son âme spirituelle faite à l’image de Dieu, sont endormies, plongées dans une léthargie digne du Léthé infernal. Au profit d’une autre conscience, pas vraiment spirituelle mais charnelle, quoique habitée par un esprit, l’esprit de la chair." (p. 55) (…)
 
 
D’où ces prodiges qui veulent se faire passer pour des miracles de Dieu, comme les états vibratoires subtils que le démon anime dans le vécu psychique veulent se faire passer pour l’état de grâce du vrai Dieu. (…) Le démon a beau jeu de faire passer ses super-sensations subtiles pour la vie super-spirituelle de la vraie grâce divine, surnaturelle et inaccessible aux sens et à toute connaissance purement naturelle, révélée par la foi mais doublement cachée et inconnue à ceux qu’il détourne non seulement de la vraie foi mais même de la saine nature ...
 
"Méfiez-vous des faux-prophètes ! (…) C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez” (Mt. 7 : 15-16).
 
Ces fruits ne sont pas ces miracles, puisqu’ils “opéreront de grands signes et prodiges, de façon à égarer, si possible, même les élus” (Mt. 24 : 24). Ce sont donc des fruits intrinsèquement spirituels, de l’ordre donc de la vérité et de l’amour (et autres par surcroît) ; objectivement contrôlable, et non pas seulement subjectivement : autrement il n’y a plus de critère valable pour juger de ces fruits, mais pure subjectivité universelle, pure arbitraire, déchéance radicale du royaume de la vérité, qui est un royaume d’objectivité, de cohérence logique, de lumière, etc." (p. 58-59)
 

Penchons-nous sur les états altérés de la conscience.

 

"Nous avons abondamment développé le caractère dépersonnalisant, indifférenciateur, asservissant, diabolisant, etc., du yoga et de ce qui lui ressemble, (…) nous ajouterons ici le point de vue de la neurologie et celui de la psychologie. On pourrait citer en détail les ouvrages traitant de la drogue. Les minutieuses descriptions cliniques des effets des diverses drogues rappellent étrangement celles des états seconds obtenus par diverses techniques du genre yoga. Ce n’est d’ailleurs pas un mystère pour ceux qui en ont la double expérience. (…)
 
Le livre de Marlyn Ferguson, La révolution du Cerveau (Calmann-Lévy), nous renseigne extrêmement bien sur ce sujet. Ce livre est centré sur l’étude des états altérés de la conscience, lesquels sont essentiellement, avec le sommeil, ce qu’on appelle les états seconds, avec tout l’aspect performances qui s’y rattache, et qui leur vaut, de la part de l’auteur, un préjugé favorable qui rend d’autant moins suspectes ses affirmations.
 
Marlyn Ferguson développe donc les rapprochements qui s’imposent entre les états altérés de la conscience qui “peuvent être déclenchés par l’hypnose, la méditation, les drogues psychédéliques, l’état d’oraison (il s’agit plutôt d’états parents de l’état de transe, l’agitation en moins en général, pas toujours), un isolement sensoriel, comme par l’approche d’une psychose aiguë. Le manque de sommeil et le jeûne peuvent les inciter. Les épileptiques… Une monotonie hypnotisante… Une stimulation électronique du cerveau… etc.”(La révolution du Cerveau, p. 63)
 

A la p. 64, nous lisons : “Dans les comptes rendus des sensations en état altéré, sous hypnose, drogue, dans une plongée mystique, etc., on est frappé par l’air de famille qui leur donne leur unité : perte des frontières du moi, et identification soudaine avec la totalité des vivants (sensation de se fondre dans l’univers) ; sensation de lumière ; perception altérée des couleurs ; exaltation ; sensations électriques ; impression de se dilater comme une bulle, ou de bondir très haut ; disparition de la peur, de la peur de la mort notamment ; bruits de tonnerre ; vent ; impression d’être séparé de son enveloppe charnelle ; béatitude ; perception précise de schéma, de modèle, de l’image accessible d’un ensemble échappant à la perception (patterns) ; sensation de libération ; interprétation des sens (synesthésie), comme quand on entend les couleurs en voyant les sonorités ; une impression de devenir océan ; l’impression que l’on vient de s’éveiller, que la conscience quotidienne n’en est qu’une ombre plate ; une sensation enfin de transcender le temps et l’espace." Et plus loin, dans une technique du genre yoga mantra : “… l’individualité semble se dissoudre et se fondre dans un être sans limites…” ( Nous savons que penser de cet “être”.) (p. 187-189)

 

"Signalons en passant que le phénomène matériel de résonance (vibratoire) entraîne des sensations d'unisson pouvant aller jusqu’à la sensation d’identité (= vibratoire). Si l’individu est alors complètement immergé dans son “état second” comme dans un rêve, ne pouvant plus prendre du recul (par son intelligence critique) par rapport au sensible, il s’identifie psychologiquement au senti, à la vibration qu’il est en train de vivre : d’où les sensations de fusion avec l’univers, ou avec tous les vivants, ou avec tel personnage du passé… dont il se croit la réincarnation (…)." (p. 196-197)

Combien de fois n'avons-nous pas entendu les mêmes descriptions à propos d'expériences charismatiques ! Dans la recherche du baptême du Saint-Esprit, des langues, et d'autres expériences.

 

Un médecin anglais, Patrick Dixon, a écrit un livre sur la bénédiction de Toronto et y est favorable.

 

Il a remarqué que tous les gens qui vivent ces moments ont un seuil de conscience légèrement diminué par rapport à la norme.

 

Comme dans ces états, on est très vulnérable, il comprend très bien qu'il y ait des gens qui s'occupent d'eux et soient spécialement formés pour cela . (!)

 

"Du côté de la folie et de la drogue, on enregistre des descriptions et des phénomènes correspondant exactement aux expériences et assertions de l’hindouisme, du bouddhisme, du jaïnisme. Certes, chacun ressort ce qu’il a en lui : un chrétien ressortira des thèmes chrétiens dans sa folie ou dans sa drogue. Il ne faut donc pas s’arrêter à ce qui ressort du fond de chacun : ce n’est pas spécifique puisque ce n’est que la montée à la surface, et en ébullition, de ce qui était déjà en lui. Ce qui est spécifique, et ce qui doit être retenu, c’est la manière nouvelle dont c’est vécu, et les éléments nouveaux qui se présentent. Et là, on retrouve l’énumération des caractéristiques des états altérés, telle que nous l’avons déjà reproduite plus haut." (p. 207)
 

Nous constatons également que dans le parler en langues actuel, ou dans ce qu'on appelle prophéties, chacun ressort ce qu'il a en lui.

 

Un catholique sera toujours plus fervent pour son église, il s'adressera à la Vierge, et celle-ci s'adressera à lui par des prophéties (cf. l'histoire du Renouveau charismatique chez les catholiques, qui ont eu cette deuxième expérience grâce à l'imposition des mains des pentecôtistes[8]).

 

Les pentecôtistes et les charismatiques ressortiront ce qu'ils y avaient en eux avant leur seconde expérience. Leurs prophéties iront du biblique au n'importe quoi …

Les vrais nés de nouveau auront une peine immense à lire la Bible, à prier normalement, ils seront en proie à des attaques violentes de la part de l'ennemi de nos âmes.

 

Mais ils seront rassurés par une de leurs phrases clé : Les pensées de blasphèmes, toutes sortes de mauvaises idées les conduiront ou non dans le péché.

 

Ceux qui aiment le Seigneur feront tout pour conformer leur vie à la Parole de Dieu, mais ils seront quand même étonnés de voir dans leur vie une tendance dépressive et des réactions quelque peu bizarres et incontrôlables.

 

Les erreurs doctrinales peuvent conduire assez rapidement à l'adultère spirituel, puis à l'adultère tout court. Tout l'Ancien Testament nous le montre.

 

Nous ne voulons pas dire que les non charismatiques sont meilleurs par eux-mêmes. La seule façon d'être un disciple de Christ, c'est d'être attaché à Lui seul et à sa Parole écrite. Et c'est souvent le travail de toute une vie que d'amener toutes nos pensées, notre volonté et nos sentiments à l'obéissance de Christ.

 

Lui seul peut faire ce travail en nous, si nous crions à lui, si nous sondons les Ecritures pour comprendre ses commandements et les mettre en pratique, assistés par l'Esprit Saint.

 

Reprenons notre lecture de Clabaine :

 

"Nous lisons à la page 103 du livre de Marlyn Ferguson (qui semble penser que les états altérés du cerveau sont des états supérieurs, et beaucoup le pensent comme elle) : “Le conseil classique pour modifier l’état de conscience (entendez : pour entrer dans l'état second commun à la transe, à la MT, à la drogue, etc.) a été formulé par William James, bien longtemps avant l'invention de l'électro–encéphalogramme (EEG) (William James, qui professait à l'université de Harvard et pratiquait la psychologie expérimentale, est mort en 1910) :
«La voie de la réussite passe par la capitulation, la passivité, et non par une activation. Se relaxer et non se concentrer, doit désormais devenir la règle. Renoncer au sentiment de responsabilité, laissez-vous aller (…). Il ne s'agit que de donner un peu de repos à votre moi personnel et convulsif, pour découvrir la présence d'un Soi plus grand…»" (p. 210)
"Nous insistons sur le fait que le vrai Dieu ne peut se trouver là où se trouve la contradiction interne. Et nous les invitons ensuite à comparer sérieusement cette mystique avec, d’une part, la drogue, dont la déchéance est difficilement attribuable au vrai Dieu, d’autre part l’Évangile, qui prêche la Croix et toute une doctrine diamétralement opposée (distinction entre Dieu et créature, péché et rédemption, nature et grâce, etc.)." (p. 198)
 

Et la psychologie !

 

La psychologie ne se place pas, elle non plus, sur un terrain neutre. Elle fait largement appel à la mythologie grecque pour expliquer les comportements-types de l'homme.

 

Or, nous connaissons suffisamment l'histoire des dieux grecs pour savoir qu'ils étaient livrés à leurs passions sans frein, n'ayant pas la loi mosaïque pour les retenir.

 

Jung et Freud ont tout deux baigné dans un arrière-plan occulte.

 

Freud, dans la cabale juive, Jung, dans l'ésotérisme et les religions orientales.

 

Jung, entre autres, affirme avoir reçu des révélations d'esprit des morts pour la rédaction des Sept sermons sur les Morts.

 

"Freud a choisi la pire des névroses - le complexe d'Oedipe - comme norme absolue des structures de tout psychisme. Or, celui-ci n'est pas structuré par le péché ou ses maladies, mais par l'ordre des commandements de Dieu. Les bornes du bien et du mal, du vrai et du faux, de la vérité et du mensonge, ont été déplacées, et l'homme, croyant ainsi se faire le maître de son destin, a érigé lui-même de nouvelles bornes et s'est perdu. Mais ces bornes anciennes demeurent… C'est à ces bornes anciennes que nous devons revenir[9]."
 

Dans son ouvrage, Clabaine se réfère au schéma psycho-mythique de la Grande Déesse : Fusion, Nirvana, Néant fort bien décrit par J. J. Walter dans son livre, Psychanalyse des Rites.

 

Clabaine écrit :

 

"Dans la ou les psychanalyses, nous dénonçons précisément le même mal que dans le yoga et le psychédélisme, à savoir le déchaînement de l'inconscient et du moi inférieur contre la suprématie du conscient et du moi supérieur. Mais justement parce que la psychanalyse navigue constamment dans ces bas-fonds, elle donne un regard fort expert à en reconnaître les méandres partout où ils se trouvent (et même, hélas ! souvent là où ils ne se trouvent pas).
 
Il faut reconnaître que la démarche de J. J. Walter est ici très saine, car il dénonce justement cette plongée vers le bas, cette fusion dans la mère-matière-inconscient, dont les rites païens nous donnent le spectacle par trop irrécusable et répugnant.

A propos de l'hindouisme et du yoga, qu'il exécute magistralement en quelques pages, brèves mais décisives sur le plan psychologique, il ne craint pas d'écrire :

 

«C'est une marche au néant qu'offre la Grande Déesse à ses adeptes, sous forme de mythes, et que les métaphysiciens hindous ont mise en concepts. Nous la nommons le courant fusionnel… Fusionnel parce que la fusion est l'ultime étape avant le néant… Ce courant fusionnel est le nirvana de Freud, il offre la tranquillité, la jouissance et l'indistinction, suivant les mots de l'Upanishad, mais, derrière ces apparences de bonne fortune, se cache, ou ne se cache pas, son offre fondamentale, celle qui fait son attrait : la mort du moi.» (p. 138)

 

Nous ajoutons pour notre part : cet attrait n'est pas purement psychologique, comme semble le croire J. J. Walter.

 

Il est aussi une fascination exaltante du Serpent qui, tout en signant toutes ses oeuvres de sa signature de mort, s'ingénie à la faire passer pour la vie, à présenter ce non-moi pour un super-moi (il en tient lieu lui-même, en effet), cet anéantissement pour un sur-être (son propre envahissement), cette démission pour une promotion, cet orgueil de se diviniser pour une humilité de s'effacer (…en lui, qui est… l'Orgueil !), cet asservissement (à lui et aux pulsions) pour une libération (de la condition ordinaire… hélas), cette super-mort (psychique, plus ou moins physique, et surtout spirituelle), pour une super-vie…

 

Il est vrai que cette séduction du Menteur exploite des mécanismes psychologiques, ceux du mauvais moi, de la pesanteur vers le bas, vers l'infra-moi, mécanismes libérés par le Péché originel et activés par tous les péchés et désordres et par les impulsions du Diable.

 

C'est pourquoi J. J. Walter rejoint valablement l'aspect religieux par l'aspect psychologique.

 

Voici quelques lignes fort éclairantes pour notre sujet, et qu'on pourrait intituler : n comme négatif et comme néant :

 

«Le n de nirvana vient d'une racine indo-européenne que l'on retrouve dans le français non, le russe niet, l'allemand nein, l'italien no, etc., et signifie cessation, ici de tout désir… C'est la jouissance, la tranquillité et l'indistinction, c'est-à-dire que Freud désigne la pulsion de mort par un terme (principe de Nirvana) qui signifie le plus grand plaisir concevable, celui de la fusion.» (p. 108)
 

Freud écrivait :

Cela s'oppose au sens chrétien de la Croix de toute la force qui oppose diamétralement l'esprit de sacrifice au principe deplaisir et à la pulsion de jouissance… Cette opposition diamétrale fait bien ressortir la différence radicale entre les deux moi et leurs deux morts. Le moi-esprit tue le moi-chair par le sacrifice ; c'est la Croix, le vrai Dieu, le christianisme. Le moi-chair tue le moi-esprit par le plaisir : c'est le Serpent, le faux-dieu, le paganisme."(p. même.» Instinct que Walter préférerait qu'on appelle : pulsion de désévolution." (p. 108-109). 215-216)
 

Dans son ouvrage Non au yoga, Maurice Ray va dans le même sens que Denis Clabaine.

 

Les moyens qui accompagnent la gymnastique du yoga et recommandés pour arriver à l'état de grâce, à l'illumination, au ravissement intérieur, à l'absolu, au monde des esprits, sont les mêmes :

  • Chasser les pensées.
  • Se concentrer sur un objet, une image (pieuse ou non), visualisation.
  • Répéter indéfiniment des mots.

Écoutons Maurice Ray :

"Les chrétiens revigorés par le yoga se recrutent chez les catholiques romains et les protestants plus soucieux d'humanisme chrétien que de fidélité au Christ de l'Écriture." (p. 60)
"La technique même du yoga comporte un temps de vide intérieur, de passivité conduisant à selon le langage propre à l'occultisme… Dans un monde soumis à des puissances surnaturelles ennemies de l'Écriture, l'intuition pure et consentante n'ouvre pas la porte à l'Esprit Saint, mais à son contraire." (p. 64-65)
 

Qu'il (celui qui veut faire du hatha-yoga) ne s'imagine pas avoir la liberté de mettre lui-même une limite aux effets possibles des pratiques auxquelles il va consentir… Il ne sait pas que ces pratiques de dépassement de l'humble condition humaine conduisent leurs adeptes à éprouver des états extatiques, en tout cas paranormaux, dont le mécanisme une fois déclenché échappe à leur contrôle… Il connaîtra, comme le dit l'un des Maîtres, que "quiconque pratique un peu sérieusement le hatha-yoga se voit mis au bénéfice de facultés nouvelles comprenant la télépathie, la clairvoyance, la divination, et tous les pouvoirs d'un état de vie transcendant indispensable aux actions occultes (…)." (p. 82)

 

Le yoga a trouvé en Suisse un regain d'intérêt grâce, entre autres, à un professeur de théologie qui, lors d'une table ronde à la télévision, a déclaré :

 

Maurice Ray continue :

 

"Qu'en conclure, sinon que l'un de nous deux se trompe dans son interprétation de la vérité chrétienne… Il serait tout de même important de discerner qui, en l'occurrence, fait le jeu de l'Ennemi. Car si le yoga est à ranger au nombre des exigences compatibles avec l'Évangile, il devient absurde, sinon scandaleux de réprimander ses adeptes. Mais si, pour reprendre l'expression connue de Paul aux Corinthiens, mes contradicteurs usent de raisonnements qui s'élèvent contre la connaissance de Dieu, c'est d'une extrême gravité, et pour eux, et pour ceux qu'ils égarent. En aucun moment, nous n'oublions les recommandations de Paul à Timothée (2 Tim. 2 : 23) : Il ne s'agit pas ici de questions oiseuses et de disputes de mots… d'où naîtraient de mauvais soupçons et de vaines discussions. Il s'agit de veiller sur le contenu de notre enseignement selon l'avertissement apostolique : quelqu'un enseigne différemment, s'il répand des hérésies ou introduit des innovations, il s'écarte par là des saines paroles de notre Seigneur Jésus-Christ et de la doctrine qui conduit à la vraie piété…, il risque " (p. 4-6)
 

Que recherche un chrétien dans le yoga ?

 

"Monsieur l'abbé Déchanet… ne demande pas au yoga le salut, il attend simplement de cette ascèse… qu'elle le mette en état de réceptivité vis-à-vis de la foi, de la grâce, de l'amour de Dieu…, qu'elle le rende réceptif à certains appels du Christ (la douceur, la justice, la paix, le respect des autres) parfois oubliés des chrétiens…, qu'elle assure à son corps une bonne santé afin d'en faire un bon instrument de prière…, qu'elle lui procure la paix du coeur sur laquelle puisse se greffer la paix du Christ…, qu'elle éveille en son esprit certaines énergies cachées pour une meilleure connaissance, une perception plus aiguë du mystère de Dieu." (p. 11)
 

Réponse de Maurice Ray :

 

"On nous dit bien que le salut de l'homme est l'oeuvre du Christ. Mais à partir de ce salut donné gratuitement par Dieu et reçu par l'homme, la vie et l'affermissement de cet homme dans la foi recherchent ailleurs que dans les chemins tracés par Dieu l'équipement nécessaire à son maintien sous la grâce. L'Église primitive persévérait dans la doctrine et l'enseignement des Écritures, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, dans les prières… Il apparaîtrait donc que ni l'Église primitive, ni l'apôtre Paul n'avaient découvert la totalité des méthodes de l'Esprit. Oui, il apparaîtrait qu'une dernière méthode devait être mise à jour et portée à la connaissance des chrétiens. Fidèles à la révélation de l'Écriture, nous avions cru jusqu'ici qu'à cause du Christ mort pour nos offenses et ressuscité pour notre justification, le Saint-Esprit, non seulement faisait de nous de nouvelles créatures, mais que lui seul, après avoir commencé en nous cette bonne oeuvre, pouvait la mener à achèvement…" (p. 12-14)
 
"(…) Le recours aux techniques orientales pour mieux approcher le Seigneur et revigorer une Église fossilisée pourrait être tenu pour un blasphème. Quand une église est fossilisée, c'est qu'elle a plus vécu de tradition, de propre justice, de moralisme, de formalisme que de la Parole de son Seigneur vivant. A l'heure où elle en prendrait conscience, ce ne sont pas les techniques, fussent-elles orientales, qui la rapprocheraient de Son Dieu. Ésaïe annonce : Je suis avec l'homme contrit et humilié, afin de ranimer les esprits humiliés, afin de ranimer les coeurs contrits. C'est de repentance, et non de techniques, fussent-elles spirituelles, qu'a besoin l'Église réputée vivante et en train de mourir. Cette nouvelle vie spirituelle que cherchent les hommes, Christ la donne. C'est par l'Esprit qu'il convainc de péché, conduit dans la vérité, nous relève d'entre les morts, nous rend sages, paisibles, aimants, nous fait croître jusqu'à sa structure parfaite. C'est le Saint-Esprit qui prend ce qui est à Christ et nous le communique. Jésus n'a jamais laissé entendre que cette communication serait facilitée par une quelconque technique. Par ailleurs, il est dit avec clarté dans l'Écriture que l'Esprit est donné à ceux qui le demandent. Si quelqu'un se plaisait à dire qu'il est donné et reçu sous certaines conditions seulement, et s'il suggérait par là que la pratique du yoga faciliterait l'accueil de l'Esprit – nous lui répondrions selon les Évangiles, que l'Esprit est donné d'abord à cause de l'amour du Père, que Christ en est le donateur, enfin, qu'il se reçoit par la foi. Cette foi ne consiste pas en efforts yogiques pour nous saisir de l'Esprit mais, selon Actes 10 : 44 et 5 : 32, en un crédit pratique et quotidien que le coeur et l'intelligence régénérés font à la Parole du Seigneur, à ses promesses, à ses ordres." (p. 20-21)

 

Ces textes de Maurice Ray sont excellents.

 

C'est toujours d'actualité pour le yoga et la MT. Mais d'autres pratiques sont entrées dans la chrétienté un peu avant le début du siècle. Elles ont pénétré tous les milieux. Il n'y a pratiquement plus d'opposants. Ceux qui n'y sont pas rentrés, restent ouverts…

 

Le rêve de ceux qui y ont travaillé à leur propagation s'est enfin réalisé !

 

Ils en sont reconnaissants au Seigneur.

 

Ces pratiques sont : la recherche du baptême du Saint-Esprit comme deuxième expérience, le parler en langue actuel[10], la prophétie, la guérison intérieure, l'exorcisme et les guérisons en série avec impositions des mains à volonté, des expériences de tous genres, dont la dernière, celle de Toronto.

 

Essayez de remplacer, dans les exhortations de Maurice Ray aux pages 7 et 8, les mots yoga, hatha-yoga et pratiques orientales, par ceux cités plus haut… C'est curieux de voir commes ils collent bien au texte. Que ceux qui veulent comprendre comprennent !

 

Il est juste de signaler que Maurice Ray ne serait pas d'accord avec l'application que nous faisons de ce qu'il a écrit sur le yoga, aux phénomènes charismatiques, dont leur point culminant : Toronto.

 

Autres pratiques religieuses actuelles

 

Pourquoi avoir fait parler si longuement différents auteurs sur la méditation transcendantale, le yoga ? Tout simplement parce qu'il faut connaître un peu la tactique de l'ennemi si l'on ne veut pas se laisser berner, ou pour sortir du piège si l'on a été pris.

 

Nous sommes stupéfaits de voir avec quelle rapidité une grande partie du monde évangélique se précipite dans des expériences de plus en plus irrationnelles, ou du moins, est ouverte à recevoir n'importe quelle bénédiction, si Dieu le veut.

 

Certains réformés, considérés comme des gens plus réfléchis, suivent le même chemin. On en vient à ne plus reconnaître la voix du Bon Berger.

 

Pourtant, Jésus a dit : Les brebis sont errantes (on ne sait plus où est la vérité, on court à tous les shows évangéliques), languissantes (malades, en dépression plus ou moins profonde), affamées (jamais rassasiées, toujours à l'affût d'un plus).

 

Lorsqu'un loup déguisé en berger surgit et leur offre de la nourriture empoisonnée, pourvu qu'il leur promette joie, amour et guérison, elles s'y précipitent, les yeux fermés.

 

Toute sagesse, toute réflexion, tout bon sens a disparu !

 

C'est le chaos, il n'y a plus de discernement ! Mon peuple périt faute de connaissance (Osée 4 : 6-10), mais cette connaissance, il ne la veut pas, et il préfère courir après une foule de docteurs selon sa convoitise.

 

Il est vrai que lorsque l'on s'éloigne de Dieu et de la pratique de ses commandements, on devient de plus en plus aveugle.

 

Mais comment se fait-il que les choses se précipitent si rapidement ?

 

Qu'est-ce qui a activé le processus ?

 

Qu'est-ce qui a préparé le terrain ?

 

Qu'est-ce qui a fortement influencé notre monde et la chrétienté depuis quelques décades ?

 

Ce sont bien ces pratiques venues de l'Orient (Apocalypse 16 : 12-14).

 

Les pratiques qui accompagnent le yoga ou la MT se retrouvent dans toutes les activités occultes, fussent-elles enrobées de vocabulaire biblique.

 

Il est évident que la recherche du prétendu baptême du Saint-Esprit comme deuxième expérience et le parler en langue actuel n'ont rien à voir avec l'enseignement de la Bible[11].

 

Ce sont des expériences initiatiques avec mantras charismatiques, soit humaines, soit occultes (mais on sait où mènent la passivité et la répétition, même si, initialement, il s'agissait d'une fabrication humaine).

 

Elles sont obtenues exactement comme les mantras orientaux : faire le vide, ne plus raisonner (nous connaissons quelqu'un qui a été exorcisé du démon de la réflexion, car c'était un obstacle à sa réception du baptême du Saint-Esprit), abandonner toute résistance, se laisser aller, se concentrer sur ce que l'on désire, le visualiser, répéter quelques mots indéfiniment (il faut venir en aide au Saint-Esprit).

 

Il suffit de deux ou trois mots qui reviennent, et c'est bon, ça marche !, nous a-t-on dit maintes fois.

 

 

Voici ce qu'écrit Fernand Legrand à ce sujet :

 

 

"Feu Thomas Roberts, incontestablement un des leaders pentecôtistes du monde francophone, disait haut et clair, que, vu son âge avancé et la fatigue occasionnée par ses nombreuses prédications, il lui suffisait de parler en langues quelques instants pour être renouvelé dans son corps. Ainsi, il saluait le don des langues et le recommandait comme défatiguant. Tel était l'usage qu'il faisait de ce don de l'Esprit."

 

Mais tous les records du rocambolesque sont battus par Gaston Ramseyer[12], prédicateur pentecôtiste très écouté qui jouit d'une large audience et a ses entrées dans des églises autres que celles du Réveil.

 

Dans son livre intitulé "Vous raisonnez trop", à côté de quelques pages de bon sens, on est consterné de lire la recommandation qu'il fait du parler en langues.

 

Il traite l'insomnie par le don des langues en des termes que chacun peut vérifier !!!

 

«Je dis donc à tous ceux qui ont des problèmes d'insomnie faute de pouvoir stopper leurs pensées et raisonnements : Parlez en langues et vous dormirez. Si vous n'avez pas encore reçu le cadeau divin, demandez-le à Dieu, Il vous l'accordera. Si vous parlez en langues intérieurement sur votre couche, vos raisonnements cesseront et vous ne tarderez pas à dormir. (…) Permettez-moi d'insister. Au lieu de vous retourner dix fois dans votre lit, parlez en langues, et priez Jésus. Vous n'aurez plus besoin de somnifère. Le remède est infaillible

 

Rejoignant en cela Thomas Roberts, il ajoute :

 

Et ce sont ces gens qui prétendent nous expliquer la Bible… Roberts et Ramseyer, pour ne citer qu'eux, tombent dans la triste catégorie de ceux qui changent les choses sacrées en choses profanes et qui, d'un don spirituel destiné à être un signe public pour l'Israël incroyant quant au salut des païens, en font une absurde ordonnance de médecine parallèle[13]."

 

"Thomas Roberts, décédé récemment, fut un prédicateur apprécié issu du pentecôtisme modéré. Avec les années, il devint le fer de lance du charismatisme francophone. Il fut le vecteur de l'expérience pentecôtiste dans les milieux catholiques. Il vit s'y produire sa seconde bénédiction avec les signes qui l'accompagnent. Il a travaillé inlassablement à promouvoir l'inter-communion entre les charismatiques protestants et catholiques au niveau de la Sainte Cène chez les premiers et de l'Eucharistie faussement nommée chez les seconds. Il s'y donna tant et si bien que son identité évangélique finit par se diluer. Voyant sa progéniture spirituelle s'adresser miraculeusement en langues à la Sainte Vierge Marie, il pouvait d'autant moins s'y opposer que c'était par son ministère et l'imposition de ses mains que ces catholiques avaient reçu ce don. N'ayant jamais contesté sa propre expérience, il ne pouvait contester la leur sans se renier lui-même. Il se retrouva comme une poule qui a couvé des oeufs de cane et qui suit ses canetons jusqu'à se tremper dans l'eau. Il s'y est si bien trempé qu'il a fini par s'y noyer. Puisque ses enfants spirituels, animés du même esprit que le sien priaient la Vierge, il en fit autant. Un de mes amis lui en fit sérieusement la remarque et le reproche. Il ne nia pas la chose, mais il tenta de l'atténuer en disant qu' : "il ne fallait pas voir la prière que l'ON POUVAIT ADRESSER A MARIE comme la voient les catholiques mais comme une louange à Dieu pour le service de cette humble servante."
 

Quelque tirée par les cheveux que soit son explication, le fait est qu'il s'adressait à elle.

 

Faut-il rappeler qu'au-delà de ce très grave péché doctrinal, on y trouve le péché d'abomination qui consiste à s'adresser à l'esprit d'une morte.

 

Et cette morte, fut-elle une sainte, ne change rien à une affaire qui a des senteurs de nécromancie (Deutéronome 18).

 

Comme l'avait très bien compris en son temps D. Cormier, l'esprit qui pousse les âmes dans cette direction ne peut être le Saint-Esprit.

 

Non, l'erreur n'est jamais gratuite.

 

Il y a toujours une relation de cause à effet.

 

Une doctrine qui tord les textes de l'Écriture, qui en passe d'autres sous silence et qui privilégie l'expérience à la Bible peut, dans l'immédiat, paraître agréable au palais, mais elle finira par être amère aux entrailles.

 

Les pères du parler en langues ont mangé des raisins verts et maintenant, les dents de leurs enfants sont agacées.

 

Nous venons d'en donner un aperçu ; voyons où cela va conduire à plus longue échéance."[14]

 

Il faut bien entendre le mot amour.

 

On veut bien essayer une expérience qui pourrait nous l'apporter.

 

On peut tellement mieux sentir Dieu dans la louange, les prières, les "charismes", les tomber de tous genres et les guérisons.

 

On en vient insensiblement à prétendre que les juifs, les hindous, les musulmans et les chrétiens ont le même Dieu.

 

Or, Jésus a dit aux Juifs incrédules : "Vous avez pour père le diable" (Jean 8 : 42-44) ; mais aussi à ses disciples : (Jean 13 : 20). Donc, celui qui ne le reçoit pas, ne reçoit pas son Père.

 

Quant aux autres Thomas Roberts était très bien connu des habitués des retraites de "L'Union de Prière de Charmes", avec Louis Dallière, et de la "Porte Ouverte"[15].

 

Beaucoup de pasteurs réformés et évangéliques, beaucoup de fidèles, ont été influencés par lui et par ces milieux.

 

Et nous pouvons observer que ceux qui avaient à l'époque un message fidèle, clair et percutant, ne l'ont plus aujourd'hui. Il est dilué et sans puissance.

 

Et face à des expériences religieuses de tous genres, on ne sait plus distinguer l'Esprit Saint, de l'esprit qui contrefait.

 

Au mieux, on conseille d'être prudent.

 

Fallait-il être prudent avec la méditation transcendantale et le yoga, ou fallait-il couper net pour ne pas participer aux oeuvres du diable ?

 

C'est dans ces milieux (et aussi grâce à Jeunesse en Mission) que se sont incubés lentement, mais sûrement, l'ouverture au catholicisme et à toutes les dénominations protestantes, la vision de l'Église Universelle, l'oecuménisme autour de l'AMOUR et des "CHARISMES".

 

On n'y parle plus de ce qui sépare. C'est contraire à l'amour. Il faut s'aimer !

 

On veut se réunir autour du Christ vivant et non autour de la doctrine car c'est la lettre qui tue et qui divise.

 

Hélas ! Un Christ vidé de sa doctrine est un Christ qui n'a rien à dire. C'est une idole muette.

 

Ce n'est pas le Christ de la Bible ! On ne veut plus parler de l'enfer, cela susciterait des craintes.

 

Aux Juifs, il ne faut plus leur parler de repentance, c'est le peuple de Dieu !

 

Il faut moins parler aux hommes de leurs péchés que de leur Sauveur et de son dernier avènement.

 

Un auditoire à qui on ne parle plus de la loi par laquelle il peut prendre connaissance du péché ne parvient plus à saisir le sens de ce mot.

 

Encore moins celui de repentance ! Se repentir de quoi ? Etre sauvé de quoi ?

 

On veut des religions non chrétiennes, que nous dit encore l'Écriture ?

 

Certains s'exclameront :

 

"Encore des versets bibliques !"

 

Pouvons-nous faire mieux que Christ ? Il citait l'Ancien Testament. Les prophètes de l'Ancienne Alliance n'invitaient pas le peuple d'Israël à entrer dans l'expérience des religions des peuples qui les entouraient.

 

Au contraire, ce peuple devait rester à l'écart de tout ce qui touchait aux cultes des idoles.

 

Sil désobéissait et ne revenait pas à Dieu, il avait la promesse de ses jugements.

 

Et quel drame, le récit de cette nation avec les différentes prophéties annonçant les déportations et leurs accomplissements !

 

Quelle horreur de lire les circonstances de la prise de Jérusalem en l'an 70, décrites par l'historien de l'époque, Flavius Josèphe.

 

Que d'avertissements n'avait-il pas reçus ? Quelle tragique histoire que celle de ce peuple.

 

Et nous ne sommes pas meilleurs. Ceci est pour notre instruction !

 

C'est la course ! La course à ce qui ne rassasie pas.

 

On court après les faiseurs de miracles, les donneurs de sensations.

 

Et que dire des écoles de louange ? Il paraît qu'on arrive à tout par la louange ! Mais par la pensée positive aussi !

 

On loue Dieu jusqu'à ce que l'atmosphère chauffe, qu'on se sente joyeux, euphorique, en transe, disent tous ceux qui ont pratiqué l'occultisme auparavant (ils reconnaissent la chose de suite), on se donne la main, on ressent quelque fois un courant électrique. On a une sensation de bien-être, de plénitude. On croit qu'on a senti Dieu.

 

Est-ce vraiment le but ? Oui, car ces groupes de prières et de louange sont devenus un moyen pour prouver l'existence de Dieu par le toucher ou le senti. On invite des non-croyants à y participer. S'ils acceptent de se laisser aller, ils rentrent dans le circuit, ils peuvent alors avoir toutes sortes d'expériences (cris, tremblement, extase, tomber par terre, etc.).

 

Les chrétiens qui vivent ouvertement dans le péché ressentent également ce genre de choses qu'on leur dit venir de Dieu. Ce qui peut aller jusqu'à les confirmer dans leur péché.

 

 

Est-ce l'enseignement des Écritures Saintes ? Le Psaume 33, v. 1 nous dit : <La_louange_sied_aux_hommes_droits.>

 

Cela est encore de l'intellectualisme, diront certains, on raisonne trop, et ce n'est pas le sens de ce verset !

 

Et que penser des écoles de prophètes où l'on apprend à développer le don de divination, à visualiser (il ne nous est pas demandé de marcher à coups de révélation, mais de demander la sagesse, Jacques 1 : 5) ; les séances de relation d'aide basées sur la recherche de la pensée du Seigneur (inspiration soudaine) et la psychologie. On y retrouve toutes les thérapies à la mode et qui serviraient à nous libérer.

 

Par ailleurs, beaucoup de nos problèmes physiques seraient dus à une jambe trop courte. Il faut la rallonger, et le Dr Jésus va le faire.

 

Lors d'une séance d'évangélisation, avec démonstration sur l'estrade, ce Jésus avait si bien travaillé que la jambe était devenue trop longue.

 

L'évangéliste dut re–prier, avec l'aide de tout l'auditoire, pour qu'Il ...la racourcisse !

 

La plupart de nos problèmes psychiques seraient dus, quant à eux, à un traumatisme du passé.

 

On fait groupe de prière sur groupe de prière. On se concentre, on est à l'écoute du Seigneur jusqu'à ce qu'on entende la petite voix et que toutes sortes d'idées et d'images affluent au cerveau (et c'est toujours la même chose, qu'on soit en Amérique, en Nouvelle-Zélande ou en Europe, c'est toujours la faute du père ! ).

 

Comme on est bourré de psychologie, on interprète tout selon la psychologie qui a remplacé la Parole de Dieu.

 

 

Il ne nous est pas demandé de regarder en arrière et de fouiller dans notre passé, mais :

 

… rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus … (Hébreux 12 : 1-2)

 

Désormais, le regard devrait être en avant, les yeux fixés sur Jésus !

 

Or, chacun est sous un poids, sous un fardeau immense … Il y a de quoi, si on a pratiqué la MC (méditation charismatique) et qu'on essaie de toutes ses forces de rester attaché au Seigneur, malgré les attaques violentes de l'ennemi qui réclame ses droits (ils seront frappés de langueur pour leurs iniquités (Lévitiques 26 : 39).

 

Comme chrétien, chacun se sent frustré à fond, et pour cause !

 

Les prophètes et évangélistes à la mode promettent succès, richesse, joie, amour, paix, extase, guérison, plus tous les dons spirituels.

 

On convoite toujours plus, aidé par la phrase–type qui donne tous les espoirs : "Que ceux qui veulent faire un pas de plus avec le Seigneur, ou recevoir quelque chose de plus pour mieux aider les autres, se lèvent ! Que ceux qui se sentent agressés restent assis !" (Authentique, nous l'avons vécu.)

 

Il faut du courage pour rester assis, alors que la masse, comme un seul homme, se lève.

 

Pour faire une cure de Jouvence, on courtà Toronto ou à ses succursales.

 

L'impression de se retrouver à Cery (hôpital psychiatrique) ne gène pas longtemps.

 

Le tentateur leur souffle : "Les voies de Dieu ne sont pas nos voies ; ne résiste pas au Saint-Esprit, laisse-toi aller". Et on est pris !

 

 

On n'arrive plus à réfléchir sur la légitimité d'une expérience.

 

Pourquoi ? Parce que ça marche ! La fin justifie les moyens.

 

On voulait être revigoré, on soupirait après une communion intense avec Dieu à n'importe quel prix. On l'a eu.

 

Le genre d'expérience était inattendu (se tordre de rire alors qu'il n'y avait pas de quoi, tomber à la renverse ou en avant, les uns sur les autres, hurler, crier, marcher à quatre pattes, avoir des sensations d'ivresse, marcher sur les épaules, les jambes en l'air…).

 

Mais Dieu a parlé, il a rempli de son amour, il a même joué au Père lion s'amusant avec son lionceau et lui a appris à rugir.

 

Quel privilège !

 

Et de plus, il a même expliqué psychologiquement l'amour du Père, pour être sûr d'être compris.

 

Rien ne manquait, même le tapis y était !

 

Ne nous étonnons pas si dans toutes ces combines qui mènent à l'amour enivrant, ou à la délivrance, la psychologie vient se mêler, puisqu'elle va puiser dans la mythologie et les révélations occultes. Qui se ressemble s'assemble.

 

On nous fait croire que pour être un chrétien spirituel normal il faut demander des signes, rechercher les dons (et c'est toujours les mêmes, langues, prophéties, miracles; les autres, on s'en moque ! )

 

D'ailleurs, actuellement, quand il y a des manifestations de ce genre, en chaîne, on dit : ça bouge ! Il y a des feux allumés un peu partout, c'est le réveil !

 

Vraiment ?

 

Est-ce possible, lorsque l'on voit la déprime qui s'installe partout (sans parler du péché, des divorces, de la débauche dans l'église; mots que l'on ne doit plus prononcer : on manquerait d'amour) et tous les moyens de fuites (de plaisir) employés pour s'en sortir.

 

Paul dit à l'Eglise de Dieu qui est à Corinthes, et à tous les saints qui sont dans l'Achaïe (il parle à des chrétiens qui acceptaient facilement un autre Jésus ou un autre esprit. Si cela arrivait du temps de Paul, pourquoi serait-ce impensable à notre époque ? C'est toujours d'actualité, ou serions-nous meilleurs que ceux de la Nouvelle Alliance ?) :

 

Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l'égard de Christ. Car, si quelqu'un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un autre esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Evangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien. Or, j'estime que je n'ai été inférieur en rien à ces apôtres par excellence. Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres du Christ. Et cela n'est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n'est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs oeuvres. (2 Corinthiens 11 :1-5 ; 13-15)

 

Notre fondement est-il le Christ de la Bible ou un autre ? Il faut avoir le courage de se remettre en question.

 

Personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ.

 

Or, si quelqu'un bâtit sur ce fondement avec de l'or, de l'argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l'oeuvre de chacun sera manifestée ; car le jour la fera connaître, parce qu'elle se révélera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu'est l'oeuvre de chacun. Si l'oeuvre bâtie par quelqu'un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l'oeuvre de quelqu'un est consumée, il perdra sa récompense ; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu. (1 Corinthiens 3 : 11-13)

 

On se demande si le Seigneur peut quand même agir dans un milieu rempli de confusion.

 

Oui, car il s'occupe des siens, de ceux qui sont séduits pour un temps, afin qu'ils soient épurés, purifiés, blanchis (Daniel 11 : 35 ; 13 : 10).

 

Il peut même employer un faux docteur. Il a bien employé un âne pour parler à Balaam.

 

Il emploie qui il veut, à un moment précis, pour une personne précise. Et en un temps d'apostasie, il permet à l'Ennemi de nos âmes de semer l'ivraie abondamment. La confusion et la séduction sont d'autant plus grandes. Mais ceux qui auront reçu l'amour de la vérité seront sauvés. La difficulté sera grande pour s'en sortir, comme avec l'occultisme traditionnel. Les autres, ceux qui se croient riches, continueront à croire au mensonge (2 Thes. 2 : 9-12).

 

Crions à Dieu pour qu'Il nous donne cet amour de la vérité !

 

Il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication (1 Corinthiens 1 : 21).

 

C'est tellement une folie que le chrétien sera toujours tenté d'employer d'autres moyens pour amener les gens à Christ.

 

Les Juifs incrédules du temps de Jésus demandaient des miracles; les gens religieux et incrédules de notre temps demandent aussi la même chose. Rien n'a changé !

 

Moins on s'attend à Dieu, plus on recherchera tous les trucs à la mode.

 

Or, tous ces trucages ne serviront à rien qu'à remuer les sentiments éphémères des gens.

 

Une foule enthousiaste pour Jésus ne signifie absolument rien.

 

Jésus le savait bien quand il entrait à Jérusalem sur le petit d'un ânon. Tout le monde l'acclamait. Mais quelques jours après, ils ont tous crié.

 

Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais, pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissancede Dieu. (1 Corinthiens 1 : 18)

 

Les Juifs demandent des miracles et les Grecs cherchent la sagesse, mais nous, nous prêchons Christ crucifié ; scandale pour les Juifs et folie pour les païens. (1 Corinthiens 1 : 23)

 

Vouloir demander des signes, c'est marcher par la vue.

 

Jésus a dit : Cette génération est une génération méchante, elle demande un miracle ; il ne lui sera donné d'autre miracle que celui de Jonas (Matthieu 12 : 39).

 

Jésus les ramène à l'Écriture :

 

Sous l'Ancienne Alliance, les cultes de Baal étaient souvent mêlés au culte du vrai Dieu (et c'est toujours d'actualité). Toute la Bible nous en parle pour nous en détourner.

 

Même si un signe ou un miracle s'accomplit, ce n'est pas la preuve que c'est de Dieu.

 

S'il s'élève au milieu de toi un prophète ou un songeur qui t'annonce un signe ou un prodige, et qu'il y ait accomplissement du signe ou du prodige dont il t'a parlé en disant : «Allons après d'autres dieux, – des dieux que tu ne connais point – et servons-les ! tu n'écouteras pas les paroles de ce prophète ou de ce songeur, car c'est l'Éternel, votre Dieu, qui vous met à l'épreuve pour savoir si vous aimez l'Éternel, votre Dieu, de tout votre coeur et de toute votre âme. Vous irez après l'Éternel, votre Dieu, et vous le craindrez ; vous observerez ses commandements, vous obéirez à sa voix, vous le servirez, et vous vous attacherez à lui. (Deutéronome 13 : 1-4)

 

Mais comment reconnaître alors la chose ? Dieu nous tend-Il un piège ?

 

Non !

 

Toutes les pratiques qui ne sont point dans Sa Parole, mais surtout qui sont le propre de l'occultisme ne sont pas de Dieu.

 

Si Israël devait faire exactement ce que lui prescrivait l'Éternel, ce n'était pas pour rien.

 

On s'imagine toujours être plus malin.

 

Ce n'est pas impunément qu'on croit avoir le discernement infus et diffus, et qu'on peut se passer de la Parole de Dieu.

 

Revenons aux signes.

 

Si le chrétien ne doit pas rechercher des signes et des miracles, que doit-il faire pour se distinguer du monde ?

 

Il doit être lui-même un signe et un miracle.

 

Dans un monde enténébré et perverti, n'est-ce pas extraordinaire et miraculeux d'avoir passé de la domination de Satan au Royaume de Dieu et d'avoir une vie transformée ?

 

N'est-ce pas extraordinaire d'oser vivre différemment des autres et d'être capable de le faire de mieux en mieux avec l'aide du Saint-Esprit ? C'est plus facile de passer inaperçu et d'agir comme monsieur tout le monde.

 

N'est-ce pas un témoignage extraordinaire, le fait de ne pas voler, d'être honnête, de ne pas tricher, d'essayer de faire son travail au mieux, de ne pas jurer, de ne pas mettre son coeur dans ce qui fait la gloire des païens, les possessions, les amusements de toutes sortes ?

 

N'est-ce pas un témoignage extraordinaire que de ne pas être adultère, concubin, de ne pas faire d'avortement, de refuser l'homosexualité, d'être chaste avant le mariage, d'avoir des enfants qui marchent selon le Seigneur ?

 

Dans un monde où il nous faut aller à contre–courant, il nous faut lutter, persévérer, tenir ferme.

 

Le combat est dur, acharné, mais la tentation n'est jamais trop forte. La victoire nous est assurée.

 

Si nous acceptons la communion des souffrances du Christ (1 Cor. 10 : 13), Il nous préparera le moyen d'en sortir (Phil. 3 : 10).

 

La Pastorale du Renouveau, présidée par le groupe de prière et de discernement, s'est réunie à Lausanne, un 23 mars pour faire le point sur le phénomène de la bénédiction de Toronto.

 

Qu'est-elle, en fait, cette bénédiction ?

 

Selon les responsables, ce n'est pas un réveil, celui-ci étant caractérisé par la repentance, la recherche de la sainteté et l'engagement.

 

Mais qu'est-elle donc ? Selon eux, c'est :

 

"…plutôt une préparation à un réveil qui vient. Ce sont les signes avant-coureurs. L'Eglise d'aujourd'hui n'est pas en état de vivre un réveil. Si on lui disait : , elle répondrait : C'est pourquoi les chrétiens doivent d'abord être revigorés et se laisser soigner par l'amour du Père …"

 

pour avoir l'énergie de se repentir plus tard … !

 

Cette explication est assez étonnante. Mais elle est tout à fait dans la ligne du christianisme actuel. Quelle incompréhension totale de l'oeuvre de la croix de la part de pasteurs évangéliques. Cette attitude témoigne d'un retour de ces milieux à la doctrine catholique du salut par les oeuvres, ainsi que du culte qu'ils rendent selon le faux évangile de l'abondance dans tous les domaines.

 

Trouver une base biblique qui justifie tous ces phénomènes serait bien difficile. Cependant, les promoteurs de ces expériences en ont trouvé plusieurs.

 

Le verset très prisé et qui anésthésie presque définitivement la réflexion de ceux qui ne demandent qu'à l'entendre :

 

Qui d'entre vous donnera une pierre, … un serpent, … un scorpion, … à son fils s'il demande du pain… A combien plus forte raison le Père Céleste donnera-t-Il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent (Luc 11 : 11-13).

 

C'est le verset passe-partout qui ouvre la porte à n'importe quoi.

 

Et on n'a pas tout vu. Les richesses du Seigneur sont infinies !

 

Un autre verset cité :

 

Nul ne peut dire que Jésus est le Seigneur si ce n'est par le Saint-Esprit (1 Cor. 12 :3).

 

Que voulait-il dire, Paul ?

 

En tout cas pas dire qu'il suffisait de prononcer la phrase Jésus est le Seigneur pour rendre crédibles toutes les prétentions et actions de la personne qui la prononce.

 

Ils sont ivres, mais ce n'est pas de vin ; ils chancellent, mais ce n'est pas l'effet des liqueurs fortes. (Ésaïe 29 : 9)

 

Ce verset (tiré d'un contexte qui parlait de jugement)a été cité par une conseillère de paroisse lors de ce rassemblement.

 

Personne n'a réagi.

 

La plupart ayant pris ces phénomènes comme venant directement de Dieu, il n'était pas question d'avoir des contradicteurs, ils auraient semé le doute et éteint l'Esprit.

 

La grande question finale qui est ressortie de cette réunion : Comment gérer tous ces phénomènes ?

 

En fait, comment gérer toutes ces bénédictions, car on risque d'être dépassé !

 

Quelques-uns ont conseillé la prudence…

 

– Ceux qui font de l'occultisme savent qu'il faut être prudent et que les personnes au psychisme fragile ne doivent pas s'y aventurer.

 

Eh bien, c'est ce conseil qui a été donné !

 

– Un seul a eu le courage de dire: Face à une telle opposition qui paralyse presque physiquement et intellectuellement une personne qui voudrait réagir, combien grande n'a pas été l'assistance de l'Esprit Saint à son égard.

 

Mais la conclusion fut : L'AMOUR et l'UNITE !

 

Ils sont dans le vent.

 

Cette recherche, on la voit partout, même dans le domaine profane.

 

Comme moyen de séduction, le diable n'aurait pas mieux choisi !

 

Il a choisi ce que Christ demandait à son Père pour que le monde croit en Lui… , sans la vérité (Jean ch. 17).

 

Et le Christ dit aussi dans le même chapitre :

 

J'ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m'as donnés du milieu du monde. Ils étaient à toi, et tu me les as donnés ; et ils ont gardé ta parole (v. 6). … C'est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m'as donnés parce qu'ils sont à toi … (v. 9) Je leur ai donné ta Parole ; et le monde les a haïs, parce qu'ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde (v. 14). … Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité (v. 17).

 

Jésus prie seulement pour ceux que le Père lui a donnés et qui gardent sa Parole. Nous méritions tous la mort. Il lui a plu d'en sauver quelques uns en livrant sa vie en sacrifice pour eux.

 

Pour revenir au verset, d'Esaïe 29 : 9, comment pouvaient-ils contredire la personne qui l'a cité ?

 

lls l'auraient peinée et auraient renié tout ce qu'ils avaient vécu, puisque l'expérience est au-dessus de la Parole. Ils ne font pas mieux que les catholiques avec leur tradition.

 

Voyons ces versets dans leur contexte. Ils sont très simples à comprendre.

 

En plus, tous les commentateurs sont d'accord pour dire que les versets 9 à 14 sont des versets annonçant le jugement.

 

Que dit la Bible Annotée ?

 

"Ésaïe 29 : 9-14 : Aveuglement des habitants de Jérusalem ; Dieu continuera de les frapper de ses jugements. … Versets 9-10 : Soyez stupéfaits et étonnés..., Le peuple accueille le discours du prophète avec une incrédulité mêlée de surprise. La foi, qui leur manque, serait nécessaire pour comprendre et accepter ces prédictions étranges… Le prophète leur annonce comme châtiment de leur aveuglement volontaire, un aveuglement plus complet dont Dieu les frappera.

 

Verset 10 : … Les prophètes sont appelés ici les yeux, les têtes de la nation ; ils devraient voir pour les autres, les éclairer et les conduire ; mais ce sont eux, au contraire, qui les égarent…

 

Versets 11-12 : Les révélations des vrais prophètes sont pour eux comme un livre scellé, ou un livre qu'on est incapable de lire. – Ceux qui savent : les prêtres, les prophètes. S'ils ne comprennent pas la prophétie, ce n'est pas faute de connaissance, mais parce que leur incrédulité leur en voile le sens divin… S'ils voulaient comprendre, ils le pourraient. Il en est autrement de la foule désignée dans les mots suivants : ceux qui ne savent pas lire : c'est la multitude ignorante, qui ne peut que se laisser égarer par les précédents ; car elle n'a pas même l'intelligence la plus extérieure des paroles prophétiques."[16]

 

Le verset 14 nous dit : C'est pourquoi, je frapperai ce peuple avec des prodiges et des miracles (voir, Deut. 28 : 45-46 ; 58-59)

 

Bien sûr, pour ces lecteurs qui ne savent guère tenir compte du sens précis des textes qu'ils citent (et de leur contexte), les mots prodiges et miracles ont toujours un sens positif, et ces commentateurs de la Bible Annotée, ce sont des intellectuels, des théologiens qui n'ont pas l'Esprit et qui se sont de nouveau trompés.

 

Est-il nécessaire d'en rajouter pour démontrer que c'est un autre Évangile ?

 

Dieu n'a prévu aucune expérience ou technique pour nous revigorer, sinon la repentance et l'obéissance à sa Parole.

 

Comment être libéré ou affranchi du péché ?

 

C'est Christ et sa Parole qui nous libère.

 

Jésus a dit à ceux qui avaient cru en lui :

 

"Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité et la vérité vous affranchira (vous rendra libres)" (Jean 8 : 31-32).

 

C'est par la repentance et un retour à la pratique de la Parole de Dieu que nous seront libérés.

 

La vraie connaissance de Christ qui est le chemin, la vérité et la vie, passe par la connaissance de sa Parole et sa mise en pratique.

 

Quand nous naviguons dans ces eaux troubles de l'Evangile tronqué, nous sommes incapables de comprendre, même si la chose est écrite noir sur blanc (et je sais de quoi je parle pour y avoir été un temps).

 

On est tellement pris par l'expérience qui nous donne une réelle sensation de communion avec Dieu (comme la MT), que notre logique est bloquée, comme paralysée.

 

Il faut prendre son courage à deux mains, avoir un esprit de décision, se faire violence (ce sont les violents qui s'emparent du Royaume de Dieu), et se mettre à rechercher la pensée de Dieu dans sa Parole.

 

L'Esprit Saint viendra à notre secours. Et cela prendra peut-être du temps. Qu'importe !

 

Ce n'est pas de l'intellectualisme.

 

C'est un acte d'obéissance que de chercher à comprendre.

 

Et surtout, ne dites pas, je vais voir ce que le Seigneur me dira dans la prière.

 

Ce serait le meilleur moyen pour augmenter la confusion.

 

Vous feriez alors comme ces deux dames qui, étant enceintes, ne savaient pas si elle pouvaient interrompre leur grossesse ou non.

 

Elles décidèrent de rechercher la pensée du Seigneur dans la prière.

 

Le Seigneur dit à l'une : <Tu_peux_le_faire>, et à l'autre, <Tu_dois_garder_cet_enfant.> (!)

 

Nous n'avons pas à rechercher dans la prière la pensée du Seigneur sur un sujet qui nous dérange, alors qu'Il nous l'a clairement révélé dans Sa Parole.

 

C'est seulement lorsque nous diminuons que Christ peut grandir en nous.

 

A moins d'accepter de porter notre croix chaque jour, nous ne pouvons être ses disciples.

 

Porter notre croix, c'est être dans la position du condamné qui allait être crucifié et qui devait porter sa croix jusqu'au lieu du supplice.

 

C'est accepter de mourir à nous-mêmes, tous les jours, pour Jésus (Mat. 16 24-25).

 

Nous ne sommes pas seuls, Jésus, le Fils de Dieu, Dieu lui-même, est avec nous !

 

J'ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi (Galates 2 : 20).

 

Un christianisme de convoitise et d'épanouissement de la chair est un autre évangile.

 

Je regarde toutes choses comme de la boue… afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort… (Phil. 3 :10)

 

Ce n'est pas de la mortification malsaine.

 

Nous n'avons pas à rechercher la souffrance.

 

Elle est là un jour ou l'autre. C'est le lot de tous sur cette terre.

 

Cétait celui de Christ et ses disciples et nous ne sommes pas plus grands que notre Maître.

 

Le Saint-Esprit nous a été donné, entre autres, pour être capable de la supporter.

 

Écoutons les exhortations de J. Penn-Lewis :

"Je porte toujours en mon corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus puisse aussi être manifestée en moi (2 Cor. 4 : 10).
 

Que signifient ces paroles ?

 

Pourquoi est-il nécessaire de porter toujours en son corps la mort de Jésus ?

 

– Parce que le corps est exposé aux attaques du monde, de la chair et du diable, bien qu'en esprit le racheté soit déjà dans les lieux célestes, uni au Seigneur ressuscité, et partageant son trône. Par cette mort quotidienne, le croyant est rendu de plus en plus conforme à la mort de son Sauveur, tandis que la vie spirituelle en lui, la vie selon l'Esprit, se fortifie de plus en plus.

 

Notre plus grande victoire, c'est de mourir avec Christ en sa mort. C'est la condition même de la manifestation de la vie divine en nous.

 

Et pour qu'il y ait une continuelle manifestation de la vie de Jésus en son racheté, il faut aussi que la mort agisse constamment en lui.

 

Si les racines du croyant sont faibles et insuffisamment développées, si l'accent est mis sur la vie, plutôt que sur la mort en Christ, cette vie reste frêle et se trouve exposée à toutes les ruses de l'ennemi dans le domaine spirituel.

 

Maintenir l'attitude de mort[17] permet à la vie de se manifester. La mort agit en moi, et la vie en vous, dit l'apôtre (2 Cor. 4 :2).

 

La mort à l'oeuvre ? La mort agissante ? Oui, il en est bien ainsi ; car il s'agit ici de la mort de Christ. Ce ne fut pas une mort ordinaire.

 

Elle est active ; par elle nous avons la délivrance ; elle opère la séparation d'avec le péché ; elle fait mourir l'activité charnelle, et rend conforme au Seigneur en sa mort.

 

La vie qui jaillit de l'union au Christ en sa mort développe magnifiquement le croyant… La vie nouvelle ne détruit pas la personnalité ; elle la développe au maximum[18] à la louange de Christ qui communique sa vie.

 

Un jaillissement de puissance[19], c'est bien là ce dont l'Église a besoin.

 

La mort en Christ, avec Christ, fait jaillir la vie.

 

Mais cette vie, point culminant de la vie de résurrection, ramène à la Croix.

 

L'action de celle-ci est constamment nécessaire pour séparer du péché :

 

"Le sang de Jésus nous purifie de tous péchés" (1 Jean 1 : 7).

 

(…) Si tous les membres du Corps de Christ voulaient, unis au Chef, vivre d'une vie crucifiée (conformité en sa mort), ils y trouveraient cette plénitude glorieuse, ces fleuves d'eau vive dont le monde a tant besoin.

 

Cachés en la mort de Jésus, ils trouveraient aussi un refuge assuré contre tous les pièges du Diable. A la Croix, il est vaincu."[20]

 

Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais PRENEZ COURAGE, J'AI VAINCU LE MONDE. (Jean 16 : 33)
 
Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l'heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. (Apocalypse 3 : 10)
 
C'est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi en Jésus. (Apocalypse 14 : 12)
 

La vérité est claire et lumineuse.

 

Mais, à cause de notre nature pécheresse, à cause de nos propres péchés, à cause d'idées fausses reçues, ou à la maison, ou à l'église, ou à l'école, ou à l'université…, ou par différents faux-docteurs (on est tous à la même enseigne), la vérité est voilée et salie.

 

Et c'est par beaucoup de recherches (cf. la perle de grand prix) et de tribulations, en sondant les Écritures avec l'aide du Seigneur qui ne nous abandonne pas, que nous apprenons à connaître Christ, afin d'amener toute pensée captive à Son obéissance.

 

Rose Marie Berthoud,

 

 

Notes et références
  1. Lit-sen Chang : Transcendental Meditation, Presbyterian and Reformed, Nutley, New Jersey, 1978.
  2. Mantra : mot sanscrit signifiant formule sacrée (Larousse).
  3. Fernand Legrand, Le signe du parler en langues, Ed. de Bérée, Juriens, 1990.
  4. Maurice Ray : Non au yoga, p. 10, 11, Ligue pour la lecture de la Bible, Lausanne, 1969 (épuisé).
  5. Ligue pour la lecture de la Bible, Lausanne, 1959.
  6. Il y a 26 ans que ce livre a été écrit. Cette invasion spirituelle daterait de la fin des années cinquante.
  7. Denis Clabaine : Le Yoga face à la Croix, p. 3, 8, 9, Auteur-éditeur, 1980.
  8. Dans l'excellent livre de F. Legrand cité ci-dessus.
  9. J-M Berthoud, Jacques Ellul entre Marx et Calvin, p. 13, A.V.P.C., Lausanne.
  10. Le parler en langues actuel par opposition au parler en langues à l'époque de Paul.
  11. Les langues de l'église primitive étaient de vraies langues, parlées dans les nations. C'étaient des ACTIONS de GRÂCES ADRESSEES A DIEU – et non une exhortation, ou autre chose, adressée aux hommes ! Voir 1 Cor. 14, et notez vous-mêmes les versets qui en parlent. Le BUT de ces langues (annoncées par une prophétie dans Esaïe 28 : 11, et qui eut son accomplissement à l'époque de Paul – c'est lui qui le dit : 1 Cor. 14 : 21) était d'être un signe de jugement pour les juifs incrédules (1 Cor. 14 : 22). Ce signe était nécessaire pour démontrer publiquement qu'on pouvait désormais louer Dieu, le Dieu des juifs, dans les langues des nations, car maintenant, le salut était aussi pour les païens. Ce signe fut compris. Depuis lors, toute l'histoire de l'Église nous montre que juifs et païens se réunissent ensemble pour adorer le même Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit. Ce signe n'est donc plus nécessaire.
  12. Décédé aussi récemment à l'IBETO, Orvin.
  13. Fernand Legrand, Le signe du parler en langues, Ed. de Bérée, 1326 Juriens, Vaud., p. 161, 162.
  14. Ibid. p. 176, 177.
  15. Il est très instructif de lire la petite biographie de Thomas Roberts éditée dans un supplément au numéro 59 de la revue Tychique, revue oecuménique au service des groupes de prière et communautés du renouveau charismatique catholique.
  16. La Bible Annotée, Ancien Testament, Les Prophètes, Volume I, p. 154-155.
  17. Ce n'est pas de la passivité, ou une démission de la raison, c'est une soumission active et réfléchie à Christ et à sa doctrine. Un Christ sans doctrine n'est pas le Christ de la Bible.
  18. C'est toujours nous, mais rendus conformes à Christ.
  19. Il ne s'agit pas, bien sûr, de la puissance selon le train de ce monde et encore moins de puissance selon Wimber et ses disciples.
  20. J. Penn-Lewis : Le parfait développement de la vie de résurrection dans le racheté, Imprimeries Réunies, Valence-sur-Rhône, 1951 (épuisé).(Nous ne cautionnons pas tous les écrits de cet auteur.)

 

Rose Marie Berthoud Refuge Protestant

 

 

Sola gratia Refuge Protestant
Refuge Protestant Croix Huguenote

 

 

 

 

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 12:15
C'est Dieu qui justifie (3 ème partie)

Je crois la rémission des péchés.

Et vous, lecteur ?


A cette heure même Il peut vous dire :

 

«Tes péchés te sont pardonnés, va en paix», et s'Il le dit, aucune puissance dans le ciel, ou sur la terre, ou sous la terre, ne peut remettre votre pardon en question et encore moins vous replacer sous le coup de la colère divine. Pourquoi douteriez-vous de l'amour tout-puissant ?

Votre prochain vous aurait-il offensé comme vous avez offensé Dieu, vous ne pourriez pas lui pardonner ; mais devez-vous mesurer Dieu à votre aune ?

 

Ses voies et ses pensées ne sont-elles pas élevées au-dessus des vôtres comme les cieux sont élevés au-dessus de la terre ?

Mais, ajouterez-vous, ce serait un grand miracle, si Dieu me pardonnait.

Certainement, ce serait un miracle divin et suprême, et il est probable qu'Il le fera, car Il fait des choses grandes et insondables auxquelles nous ne pensons pas.

Pour ma part, j'étais obsédé par un affreux sentiment de ma culpabilité qui me rendait la vie insupportable, mais lorsque j'entendis cette parole :

 

«Regardez vers moi et soyez sauvés, vous tous les bouts de la terre, car Je suis Dieu et il n'y en a point d'autre»,

 

je regardai vers Lui, et en un instant, Dieu me justifia.

 

Jésus-Christ, qui a été fait péché pour moi, voilà ce que je vis, et cette vue me donna la paix de l'âme.

 

Quand, dans le désert, ceux qui étaient mordus par les serpents au venin brûlant regardaient le serpent d'airain, ils étaient guéris sur le champ. Il en fut ainsi lorsque je regardai au Sauveur crucifié.

 

Le Saint-Esprit, en me rendant capable de croire, me donna la paix par la foi.

 

Je me sentis aussi sûr de mon pardon que je l'étais auparavant de ma condamnation.

 

J'étais assuré de ma condamnation parce que la Parole de Dieu me le déclarait et que ma propre conscience m'en rendait témoignage; mais quand Dieu m'eut justifié, j'en fus également assuré par les mêmes témoignages.

 

«Celui qui croit en Lui n'est point condamné», telle, est la déclaration de Dieu dans l'Ecriture, et ma conscience témoignait que je croyais, et qu'en me pardonnant, Dieu était juste.

 

De sorte que j'ai ce double témoignage: celui du Saint-Esprit et celui de ma conscience, et les deux sont d'accord.

 

Oh ! Combien je désire que mon lecteur reçoive le témoignage que Dieu fit sur ce sujet !

 

Et sans tarder, il aura, lui aussi, ce témoignage en lui-même.

Je vais même jusqu'à dire qu'un pécheur justifié par Dieu s'appuie sur un fondement plus ferme qu'un homme juste justifié par ses bonnes oeuvres, si toutefois il en existe un seul.

 

Jamais nous ne, pouvons avoir l'assurance d'avoir fait assez d’œuvres.

 

La conscience sera toujours mal à l'aise, car, après tout, nous pouvons demeurer à court et nous n'avons pour nous rassurer à ce sujet que le verdict incertain d'un jugement faillible.

 

Mais lorsque c'est Dieu Lui-même qui justifie et que le Saint-Esprit nous en rend témoignage en nous donnant la paix avec Dieu, alors nous sentons que le fait est sûr et certain, et nous entrons dans le repos.

 

Aucune langue humaine ne peut exprimer la profondeur du repos qui remplit l'âme quand elle a reçu cette paix de Dieu qui surpasse toute compréhension.

 

Ami lecteur, recherchez-la maintenant.

 

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

spurgeon

 

Bible

Croix Huguenote

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 12:09
C'est Dieu qui justifie (2ème partie)

Nous ne parlons pas maintenant de justice, ni de la manière dont Dieu agit avec les hommes selon leurs propres mérites :

 

si vous vous flattez de traiter alliance avec le Dieu juste d'après les ordonnances de sa loi, vous êtes sous le  coup de l'éternelle colère, car c'est là tout ce que vous méritez.

Que son Nom soit béni ! 

 

Il ne nous a pas traités selon nos péchés, mais Il nous a mis au bénéfice de sa libre grâce et de son infinie compassion.

 

« Je vous recevrai en grâce, ajoute-Il, et je vous aimerai sans contrainte.»

 

Croyez-le, car il est certain que le Très-Haut peut traiter le coupable avec une miséricorde sans bornes.

 

Il peut traiter les impies comme si toujours ils avaient été pieux.

 

Lisez et relisez la parabole de l'enfant prodigue, et considérez comment le père pardonne et reçoit, à son tour, le fils égaré.

 

Il lui témoigne autant d'amour que s'il n'était jamais parti et ne s'était jamais souillé avec les femmes débauchées.

 

Il alla même si loin que le frère aîné se mit à grommeler; mais le père ne cessa jamais d'aimer son fils repentant.

 

O mon frère ! O ma soeur ! Quelque coupable que vous soyez, si vous voulez seulement revenir à votre Dieu et Père, Il vous traitera comme si vous n'aviez jamais péché.

 

Il vous regardera comme juste et vous traitera comme tel.

 

Qu'en dites-vous ?


Ne voyez vous pas. - car je désire ne pas laisser ce beau sujet avant de l'avoir rendu parfaitement clair - ne voyez-vous pas que nul homme n'aurait eu l'idée de justifier l'impie et que personne, sauf Dieu, n'aurait pu le faire, mais que, cependant, Dieu le peut ?

 

Voyez en quels termes l'apôtre jette ce défi «Qui accusera les élus de Dieu ? C'est Dieu gui justifie.»

 

Quand Dieu a justifié un homme, il est bien justifié, il est parfaitement justifié, à bon droit, il est éternellement justifié.

 

Un jour je lisais dans une brochure remplie de venin contre l'Evangile et contre ceux qui le prêchent, que nous tenons pour vraie une espèce de théorie par laquelle nous nous imaginons que le péché peut être ôté de l'humanité.

 

Nous n'établissons aucune théorie, nous proclamons un fait.

 

Le plus grand fait que la terre ait vu, c'est que Christ, par son précieux sang, efface le péché dès maintenant, et que Dieu, pour l'amour de Christ, traitant les hommes selon son infinie miséricorde, pardonne aux coupables.

 

Il les justifie, non d'après ce qu'Il voit ou prévoit devoir être en eux, mais selon les richesses de la grâce qui remplit son cœur.

 

Cela, nous l'avons proclamé, nous le proclamons, et nous voulons le proclamer tant que nous vivrons.

 

«C'est Dieu qui justifie.»

 

Il justifie l'impie. Comme il n'a pas honte de le faire, nous n'avons pas honte de le répéter.

La justification qui a Dieu Lui-même pour auteur est un fait indiscutable.

 

Si le Juge m'acquitte, qui peut me condamner ?

 

Si le tribunal suprême de l'univers m'a déclaré juste, qui pourra m'accuser ?

La justification divine est une réponse suffisante aux exigences d'une conscience angoissée.

 

Le Saint-Esprit a ses voies et moyens pour faire entrer la paix dans notre être entier de telle sorte que nous ne demeurons pas plus longtemps dans la crainte.

 

Avec cette justification, nous pouvons défier les rugissements et les outrages de Satan et des impies.

 

Avec elle nous ressusciterons sans effroi, et nous affronterons les dernières grandes assises :


Devant le tribunal suprême
Je comparaîtrai hardiment
Qu'ai-je à craindre du Jugement ?
Je suis absous par Dieu lui-même !


Mon ami, le Seigneur peut effacer tous nos péchés.

 

En vous l'affirmant, je ne donne pas un coup d'épée dans l'eau :

 

«Toute espèce de péché et de blasphème seront pardonnés aux hommes».

Quand bien même vous vous seriez plongé dans le crime jusqu'au cou, d'un seul mot, Il peut enlever la souillure en disant :

 

«Je le veux, sois pur.»

 

L'Eternel est riche en miséricorde.(...)

 

C'est Dieu qui justifie (3ème partie)

Bible

Croix Huguenote

 

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 12:02
C'est Dieu qui justifie (1ère partie)

C'est Dieu qui justifie. 

Qui accusera les élus de Dieu ?
C'est Dieu qui justifie !

(Romains 8:33).



C'est un fait vraiment merveilleux que d'être justifié, rendu juste.

 

Si nous n'avions pas violé les lois divines, nous aurions été justes par nature et nous n'aurions jamais eu besoin de justification.

 

Celui qui, toute sa vie, a fait tout son devoir et n'a jamais rien fait que son devoir, est, justifié par la loi morale.

Mais vous, mon cher lecteur; vous n'êtes pas dans ce cas, j'en suis parfaitement sûr. Vous avez trop de loyauté pour prétendre que vous êtes sans péché, aussi avez-vous besoin d'être justifié.

Si donc vous vous justifiez vous-même, vous n'arriverez qu'à vous séduire vous-même.

 

Ne l'essayez pas, cela n'en vaut pas la peine.

Si vous demandez à vos semblables de vous justifier, que pourront-ils faire ?

 

Moyennant cinq sous, plusieurs d'entre eux vous loueront; pour bien moins, d'autres vous calomnieront.

 

A quel prix donc doit-on estimer la valeur de leur jugement ?

Mais notre texte dit:

 

«C'est Dieu qui justifie», et c'est là le point capital.

 

N'est-ce pas là un fait remarquable et digne de toute notre attention ?

 

Venez et voyez.

En tout premier lieu, personne, si ce n'est Dieu Lui-même, n'aurait eu la pensée de justifier des coupables.

Ils se sont révoltés manifestement; de leurs deux mains ils ont fait le mal; ils ont progressé dans la méchanceté; après avoir subi les amères conséquences du péché, et avoir été contraints de le délaisser, ils y sont retournés encore.

 

Ils ont violé la loi et foulé aux pieds l'Évangile de Grâce.

 

Ils ont méprisé les proclamations de la Miséricorde Divine et ont persévéré dans leur impiété.

Comment peuvent-ils donc être pardonnés et justifiés ?

 

Leurs compagnons de péché, désespérant d'eux, disent :

 

«Ce sont des hommes pour lesquels le retour au bien est impossible.»

 

Même les chrétiens les regardent avec tristesse bien plus qu'avec espoir.

Mais tel n'est pas leur Dieu !

 

Dans la splendeur de sa grâce prévenante, Il ne se donnera pas de repos jusqu'à ce qu'il les ait justifiés, et les ait rendus dignes d'être acceptés en Jésus-Christ, son bien-aimé.

Personne, si ce n'est Dieu, n'aurait pu avoir la pensée de me justifier.

 

Je suis un sujet d'étonnement pour moi-même et j'ai la certitude que l’œuvre de la grâce doit être également manifeste pour d'autres.

 

Voyez Saul de Tarse, qui écumait de rage contre les serviteurs de Dieu.

 

Tel qu'un loup dévorant, il s'acharnait contre les brebis et les agneaux sans trêve ni merci, et pourtant Dieu le terrassa sur le chemin de Damas, changea son cœur, le justifia si pleinement que, depuis lors, cet homme devint le plus grand prédicateur de la justification par la foi que le monde ait jamais vu.

Souvent il a dû s'étonner que même il ait pu être justifié par la foi en Jésus-Christ, lui qui avait été un partisan convaincu du salut par les oeuvres de la loi.

 

Qui donc aurait pu avoir la pensée de justifier un homme tel que Saul le persécuteur, sinon Dieu lui-même ?

 

Glorieuse est là grâce du Seigneur !

Mais, quand même quelqu'un aurait eu la pensée de justifier l'impie, Dieu seul aurait pu le faire.

 

C'est une impossibilité pour quelqu'un de pardonner des offenses qui ne le concernent pas.

Voilà une personne qui a eu des torts graves à votre égard; vous pouvez lui pardonner, et j'espère que vous voulez le faire, mais nul autre que vous ne le peut.

 

Vous êtes l'offensé, de vous doit provenir le pardon.

 

Si nous avons péché contre Dieu, il est possible à Dieu de pardonner, car la transgression a été commise contre Lui.

 

C'est ce qui fait dire à David dans le psaume 51:

 

«J'ai péché contre toi, contre toi proprement, et j'ai fait ce qui est mal à tes yeux.»

 

Dieu étant l'offensé a aussi le pouvoir de pardonner l'offense.

Allons donc à Lui et demandons-lui grâce.

 

Ne nous laissons pas égarer par les prêtres qui voudraient que nous nous confessions auprès d'eux.

 

Ils n'ont aucune garantie dans la Parole de Dieu pour étayer leurs prétentions.

 

Mais lors même qu'ils auraient été choisis et consacrés pour absoudre de la part de Dieu, ne vaut-il pas mieux aller nous-mêmes au Tout-Puissant par Jésus-Christ le Médiateur, pour chercher et trouver le pardon auprès de Lui, puisque nous sommes sûrs que telle est la vraie marche à suivre?

 

Il y a trop de risques dans une religion par procuration.

Mieux vaut vous occuper personnellement de ce qui concerne votre âme que de vous en remettre à qui que ce soit.

Dieu seul peut justifier l'impie, mais Il peut le justifier parfaitement.

 

Il efface nos péchés complètement.

 

Il dit qu'en quelque endroit qu'on puisse les chercher on ne pourra jamais les trouver.

 

Par sa bonté infinie, Il a préparé les voies et moyens par lesquels il peut rendre blancs comme la neige des péchés aussi rouges que l'écarlate, et éloigner de nous nos transgressions comme l'orient est éloigné de l'occident.

 

Il ajoute :

 

«Je ne me souviendrai plus de vos péchés.»

 

Il poursuit son oeuvre jusqu'à l'anéantissement du péché.

 

Un ancien prophète s'écriait avec étonnement :

 

«Quel est le Dieu semblable à toi, qui pardonne l'iniquité et qui remets la transgression du reste de ton héritage ? Il ne conserve pas sa colère à toujours, car Il est abondant en grâce.»

 

C'est Dieu qui justifie (2ème partie)

 

Bible

Croix Huguenote

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 17:13
Philosophie ou Bonne Nouvelle

 

                                                    
 

Le Christianisme est-il compatible avec la tolérance et le relativisme, tel qu’ils nous sont présentés par le monde moderne ?

 

Non si basé sur le refus de penser contrairement à la notion du mal appelé bien et bien appelé mal.

 

Mais sur un autre plan, oui bien sûr.

 

Mais où se trouve l'intolérance, où commence t elle et où s'arrête t elle ?

 

Penser différemment est il une intolérance ? Être affirmatif dans ses convictions sans chercher à blesser méchamment montre t elle également une intolérance ? Non.


Pour nous Chrétiens, la conclusion que Jésus est Dieu est tout naturellement la conséquence de notre réflexion, basée sur les évidences qui nous sont fournies par les écritures, par l’histoire et aussi notre expérience personnelle, notre rencontre avec Jésus et notre conversion, changement radical de route.

 

Malheureusement de nos jours, beaucoup de nos contemporains ne sont pas convaincus par la logique et la réflexion à cause de la tolérance et du relativisme. Réfléchissons un peu.

 

Pour être tolérant, il faut penser que chaque croyance individuelle, chaque valeur individuelle, tous les styles de vie et toutes les revendications de chacun sont tous égaux et valides et de ce fait méritent un égal respect. (Nazisme ? Pédophilie ? Anarchie ? Adultère ? Bien sûr que non, nous les refusons tous sciemment et intelligemment)

Prenons un exemple :

Revendication de A) Jésus est Dieu.
Revendication de B) Jésus n’est pas Dieu.

Selon le principe de la tolérance et du relativisme, la revendication de A est vrai pour lui même et la revendication de B est vrai pour lui même. Tout le monde est heureux et personne n’est offensée.

Le seul problème ? Ce n’est pas logique et cela ne tient pas debout dès que nous faisons intervenir la logique et la réflexion.

 

Soit Jésus est Dieu ou soit Il ne l’est pas.

 

Il ne peut pas «être Dieu» et ne «pas être Dieu» en même temps.

 

Il «est» OU Il «n’est pas» et si nous prenons la revendication de A et la revendication de B, l’un des deux a raison et l’autre a tort.

Pour nous Chrétiens, Jésus est Dieu. Pour l'autre personne, Il ne l'est pas. Soit. C'est un droit et un choix. Mais une responsabilité lourde dans les deux sens.

 

J’aurais une extrême curiosité de voir celui qui serait persuadé que Dieu n’est point : il me dirait du moins la raison invincible qui a su le convaincre. (La Bruyère)

 

Nous avons beaucoup d'écrits au style mordant, où l'on se refuse à convenir qu'il existe un dieu. Mais nul athée, autant que je sache, n'a réfuté de façon probante l'existence du diable.
(Kleist Heinrich von)

 

Il est un Dieu. Les herbes de la vallée et les cèdres du Liban le bénissent, l’insecte bruit ses louanges, et l’éléphant le salue au lever du soleil ; les oiseaux chantent dans le feuillage, le vent le murmure dans les forêts, la foudre tonne sa puissance, et l’Océan déclare son immensité ; l’homme seul a dit : il n’y a point de Dieu. (Chateaubriand)

 

 

 

-------

 

Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. (Jean 1 :1-5).

Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. (Jean 1 :14).


Evidemment si nous nous contentions de dire Que Jésus est Dieu, ce ne serait pas vraiment un problème pour les adeptes de la tolérance et du relativisme (bien qu’il n’aime pas vraiment cela quand même), car pour beaucoup c’est notre vérité et ils ont bien sûr la leur.

 

C'est la liberté de choix, et aucun chrétien ne viendra le contester.

Ce qui pour eux rend un chrétien intolérant, c’est la revendication d’exclusivité du Christianisme. En effet, Jésus a dit : 

 Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. (Jean 14:6).

 

L'islam ou d'autres croyances ne le font ils pas ? En quoi y aurait il intolérance ? Elle le devient lorsqu'elle est imposée de force ou sournoisement.

 

Le Chrétien croit que Jésus est le Fils de Dieu venu apporter le pardon des péchés pour tous les hommes.

 

Il aspire dans son témoignage bien loin du prosélytisme outrancier connu dans certaines mouvances ou religions faire partager, et connaître la délivrance, le pardon dans l'oeuvre de Jésus sur la Croix (Esaïe 53)

 
Et nous pouvons lire dans le livre des Actes :

Il n'y a de salut en aucun autre; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. (Actes 4:12).

Oui ! Le Chrétien reconnaît et affirme que la Bible est la vrai vérité et que leur vérité ne les sauvera pas car seul Jésus peut sauver. Et pour cela beaucoup peuvent nous haïr et nous considèrent comme étant intolérants et il est vrai que si la référence pour l’intolérance est leur référence (ce qui n’est pas vrai bien sur), nous le sommes à notre corps défendant.

 

Puisque nous pouvons être considérés comme intolérants par la société dans laquelle nous vivons à cause de nos croyances.

 

 

Une chose est sûre, la vérité est la vérité, la vérité est absolue et non relative et Jésus Christ est la vérité.

 

Pleurer, et prier pour le salut de chacun, être un témoignage vrai, de douceur, de vérité, tel est notre devoir combien même il peut susciter refus, haine, ou rejet.

 

Elle n'empêchera jamais notre respect, notre amour, mais aussi le commandement de Jésus d'apporter la Bonne Nouvelle aux coeurs brisés, à celles et ceux qui veulent le connaître.

 

Il n'est pas une surprise que même la philosophie analyse le phénomène de l'athéisme comme relevant de la croyance au même titre que la foi. Hors notre foi n'est pas une philosophie, mais une réalité. Une rencontre personnelle et vraie avec Notre Sauveur.

 

Un athée peut bien évidemment faire siennes les valeurs judéo-chrétiennes (ne pas tuer, ne pas voler, ne pas convoiter l’épouse du voisin…). La morale n’est pas un monopole du religieux. La religion, même sous appellation chrétienne (étiquette confondue) ne sauve pas et ne sauvera jamais. Croire en Dieu n’a jamais empêché un fanatique de transgresser des valeurs morales.

 

L’histoire nous montre avec constance que le meurtre au nom de Dieu est un phénomène universel. Ce qui fait la morale, c’est un choix conscient. Et l’humaniste, libéré du regard de Dieu, peut décider en conscience d’être moral. Il ne suffit pas de croire en l'existence de Dieu. Les démons y croient aussi, et ils tremblent.

 

Mais c'est de ce que nous aurons fait de Jésus, notre relation et le pardon au pied de la Croix qui fait toute la différence.

 

Heureusement..., Dieu ne croit pas dans les affirmations de sa non existence !!!

 

bibleetmains

 

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

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