Je crois la rémission des péchés.
A cette heure même Il peut vous dire :
«Tes péchés te sont pardonnés, va en paix», et s'Il le dit, aucune puissance dans le ciel, ou sur la terre, ou sous la terre, ne peut remettre votre pardon en question et encore moins vous replacer sous le coup de la colère divine. Pourquoi douteriez-vous de l'amour tout-puissant ?
Votre prochain vous aurait-il offensé comme vous avez offensé Dieu, vous ne pourriez pas lui pardonner ; mais devez-vous mesurer Dieu à votre aune ?
Ses voies et ses pensées ne sont-elles pas élevées au-dessus des vôtres comme les cieux sont élevés au-dessus de la terre ?
Mais, ajouterez-vous, ce serait un grand miracle, si Dieu me pardonnait.
Certainement, ce serait un miracle divin et suprême, et il est probable qu'Il le fera, car Il fait des choses grandes et insondables auxquelles nous ne pensons pas.
Pour ma part, j'étais obsédé par un affreux sentiment de ma culpabilité qui me rendait la vie insupportable, mais lorsque j'entendis cette parole :
«Regardez vers moi et soyez sauvés, vous tous les bouts de la terre, car Je suis Dieu et il n'y en a point d'autre»,
je regardai vers Lui, et en un instant, Dieu me justifia.
Jésus-Christ, qui a été fait péché pour moi, voilà ce que je vis, et cette vue me donna la paix de l'âme.
Quand, dans le désert, ceux qui étaient mordus par les serpents au venin brûlant regardaient le serpent d'airain, ils étaient guéris sur le champ. Il en fut ainsi lorsque je regardai au Sauveur crucifié.
Le Saint-Esprit, en me rendant capable de croire, me donna la paix par la foi.
Je me sentis aussi sûr de mon pardon que je l'étais auparavant de ma condamnation.
J'étais assuré de ma condamnation parce que la Parole de Dieu me le déclarait et que ma propre conscience m'en rendait témoignage; mais quand Dieu m'eut justifié, j'en fus également assuré par les mêmes témoignages.
«Celui qui croit en Lui n'est point condamné», telle, est la déclaration de Dieu dans l'Ecriture, et ma conscience témoignait que je croyais, et qu'en me pardonnant, Dieu était juste.
De sorte que j'ai ce double témoignage: celui du Saint-Esprit et celui de ma conscience, et les deux sont d'accord.
Oh ! Combien je désire que mon lecteur reçoive le témoignage que Dieu fit sur ce sujet !
Et sans tarder, il aura, lui aussi, ce témoignage en lui-même.
Je vais même jusqu'à dire qu'un pécheur justifié par Dieu s'appuie sur un fondement plus ferme qu'un homme juste justifié par ses bonnes oeuvres, si toutefois il en existe un seul.
Jamais nous ne, pouvons avoir l'assurance d'avoir fait assez d’œuvres.
La conscience sera toujours mal à l'aise, car, après tout, nous pouvons demeurer à court et nous n'avons pour nous rassurer à ce sujet que le verdict incertain d'un jugement faillible.
Mais lorsque c'est Dieu Lui-même qui justifie et que le Saint-Esprit nous en rend témoignage en nous donnant la paix avec Dieu, alors nous sentons que le fait est sûr et certain, et nous entrons dans le repos.
Aucune langue humaine ne peut exprimer la profondeur du repos qui remplit l'âme quand elle a reçu cette paix de Dieu qui surpasse toute compréhension.
Ami lecteur, recherchez-la maintenant.
Charles Haddon Spurgeon,
Pasteur Baptiste Réformé








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