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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 14:33
La propitiation ou l'oeuvre du Fils d'Adolphe Monod,(Première partie)
La propitiation ou l'oeuvre du Fils

D’Adolphe Monod,

(1ère partie)

 

« Car c'est lui qui est la propitiation pour nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux de tout le monde.  »
(1Jean 2.2)



Si nous lisions l'Évangile pour la première fois, et sans que l'habitude eût émoussé nos impressions, nous serions vivement frappés de la place qui y est donnée à Jésus-Christ mourant.

 

Demandez soit à un enfant chrétien, soit à un disciple d'un âge mûr, ce que Jésus-Christ est venu faire sur la terre: 

mourir pour nous,

 

telle sera la réponse de l'un et de l'autre ; réponse que le premier a prise à la surface des Écritures, tandis que le second l'a trouvée dans ces mêmes Écritures étudiées jusqu'au fond.

 

L'un a remarqué partout cette mort, prédite par Jésus-Christ Lui-même, mise au premier plan par les quatre évangiles, rappelée sans cesse dans les épîtres des apôtres, servant de texte à tous leurs discours, figurée par l'un et l'autre sacrement (Romains 6 ; 1Corinthiens 11).

 

L'autre a vu cette mort, servant de centre et d'âme à tous les autres actes du grand ouvrage de notre rédemption, qui semblent, soit qu'ils la précèdent ou qu'ils la suivent, n'être là que pour elle : l'incarnation n'ayant pour objet que de la préparer (Jean 12.24 ; Hébreux 2.14), la résurrection d'en attester le sens et le prix (Romains 4.25), l'ascension d'en assurer les fruits précieux (Hébreux 9.12).

 

Si la résurrection de Jésus-Christ résume tout l'Évangile comme témoignage (Actes 1.22), Sa mort le résume comme doctrine, Dieu se révélant tout entier en Jésus-Christ, et Jésus-Christ tout entier dans Sa mort :

 

« Je n'ai voulu savoir autre chose parmi vous que Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié » (1Corinthiens 2.2).

 

Chose étrange, que la mort tienne le premier rang dans un livre qui a pour objet « la vie éternelle ! » que « le Prince de la vie » ne puisse nous être nommé que nous ne le cherchions expirant sur une croix !

 

Qui nous éclaircira ce mystère ? quelle est la signification et la portée d'une mort que Dieu a mise en un rang si glorieux ?

 

C'est à l'Écriture elle-même que nous l'allons demander, mais à l'Écriture prise, si Dieu nous en fait la grâce, dans cette simplicité humble et pratique dont Jésus-Christ et les apôtres ont partout donné l'exemple.

 

Je traiterai cette matière dans le même esprit que j'ai fait la Trinité : la rédemption que nous étudierons ensemble, ce n'est pas la rédemption du théologien, c'est la rédemption du petit enfant.

 

Écoutons d'abord saint Jean dans mon texte :

 

« Jésus-Christ est la propitiatin pour nos péchés »

 

Propitiation vient d'un vieux verbe propitier, qui n'est pas demeuré dans notre langue : Jésus-Christ est Celui qui nous rend Dieu propice, d'opposé qu'Il nous était à cause de nos péchés.

 

Mais à cette acception primitive du mot propitiation, l'usage des langues tant anciennes que modernes en a substitué une plus précise, qui implique le moyen par lequel Dieu est apaisé :

 

Ce moyen, c'est la mort d'une victime innocente mise à la place du coupable.

 

Aussi bien, saint Jean fait connaître dans l'un des versets qui touchent à mon texte que la vertu de propitiation qu'il attribue à Jésus-Christ réside en effet dans sa mort :

 

« Le sang de Jésus-Christ son Fils purifie de tout péché. »

 

En deux mots, Jésus-Christ est une victime offerte pour nos péchés ; Sa mort est un sacrifice expiatoire.

 

Si ce texte n'en disait pas assez par lui-même, il n'en manquerait pas d'autres pour y suppléer.

 

« Le Fils de l'homme est venu mettre Sa vie en rançon pour plusieurs » (Matthieu 20.23).

 

Il est « l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1.29).

 

« Nous sommes justifiés par la rédemption qui est en Jésus-Christ, lequel Dieu a établi pour propitiation par la foi en Son sang » (Romains 3.24).

 

« En Lui nous avons la rédemption par Son sang, la rémission des péchés » (Éphésiens 1.7).

 

 « Il a porté nos péchés en Son corps sur le bois » (1Pierre 2.24) ; « par Sa meurtrissure nous avons été guéris. »

 

Cette dernière parole est empruntée à ce chapitre d'Ésaïe que saint Augustin appelait le cinquième évangile, et qui a révélé la vertu propitiatoire de la mort de Jésus-Christ avec une clarté que l’Alliance Renouvelée lui-même n'a pas surpassée :

 

« Il a porté nos maladies, et Il s'est chargé de nos douleurs. Nous l'avons cru puni, frappé de Dieu et humilié ; mais Il était navré pour nos forfaits, froissé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous apporte la paix a été sur Lui, et par Sa meurtrissure nous avons été guéris. Nous avons tous été errants comme des brebis, suivant chacun son propre chemin ; mais l'Éternel a fait venir sur Lui l'iniquité de nous tous...Après qu'Il aura donné sa vie en propitiation,...mon serviteur juste en justifiera plusieurs...et lui-même portera leurs iniquités » (Ésaïe 53).

 

Si je faisais un cours de théologie, il me faudrait reprendre chacun de ces passages, et en discuter un à un les termes.

 

Mais il me suffit ici d'en recueillir la pensée commune, sur laquelle on ne saurait balancer, surtout ayant affaire à l'Écriture, le plus simple et le plus populaire des livres.

 

Une rançon à payer, nos péchés à porter, la colère de Dieu à apaiser, un sacrifice offert, une victime immolée : toutes ces images diverses renferment une même idée, Jésus-Christ nous affranchissant de la peine que nous avons méritée par nos péchés, en la souffrant pour nous, « Le salaire du péché c'est la mort » (Romains 6.23), la mort physique (Romains 5.12), et la mort spirituelle (Éphésiens 2.1 et suivants).

 

Nous voici donc, « morts par nos fautes et par nos péchés, » réservés à « la colère de Dieu » (Jean 3.36) et à « la malédiction de sa loi » (Galates 3.10).

 

C'est alors que Jésus-Christ « meurt pour nos péchés » (1Corinthiens 15.3) ; le coup qui nous était destiné, Il le détourne sur lui ; Il reçoit la mort pour l'amour de nous, Lui qui a mérité la vie, pour que nous, qui avons mérité la mort, recevions la vie pour l'amour de Lui.

 

« Dieu frappe son Fils Innocent en faveur des hommes coupables, et pardonne aux hommes coupables en faveur de son Fils innocent » (Bossuet).

 

Donnez ces textes à lire à un chrétien simple : je le défie d'y trouver autre chose.

 

Que l'on se scandalise de cet échange de justice et de péché, de vie et de mort, fait entre Jésus-Christ et nous : qui pourrait s'exprimer plus nettement là-dessus que le fait saint Paul :

 

« Celui qui n'a point connu de péché, Il l'a fait être péché ce pour nous, afin que nous devinssions justes devant Dieu par Lui ? » (2Corinthiens 5.21)

 

Que l'on s'indigne à la pensée que l'innocent puisse souffrir à la place du coupable ; quelle réponse plus précise trouver à cela que celle de saint Pierre :

 

« Il a souffert, lui juste, pour nous injustes ? » (1Pierre 3.18.)

 

Que l'on tourmente tour à tour les prépositions, les substantifs, les verbes, et tous les mots du langage : on n'échappera jamais à cette alternative redoutable : ou bien forcer et fausser le langage des Écritures, ou bien reconnaître que, selon ces Écritures, la mort de Jésus-Christ est un sacrifice de propitiation qu'Il offre à Dieu pour les péchés du genre humain.

 

Mais ce n'est pas rendre justice à la mort expiatoire de Jésus-Christ que de l'appuyer sur des passages détachés, quels qu'en soient le nombre et la force.

 

Prenez les Écritures dans leur ensemble, et d'un coup d'oeil, L’Alliance Renouvelée de son côté, la Première Alliance du sien, et chacun des deux dans son rapport à l'autre.

 

Vous reconnaîtrez de la sorte que la doctrine du sacrifice, telle que nous venons de la trouver dans les Écritures, n'est pas seulement attestée par elles, mais qu'elle en fait l'âme et l'unité.

 

Le sacrifice que Jésus-Christ offre de Lui-même sous l’Alliance Renouvelée, ce n'est pas seulement un sacrifice, c'est Le sacrifice, le Vrai sacrifiée, offert « une seule fois dans la consommation des siècles » (Hébreux, chapitres 9 et 10), et auquel aboutissent, comme à leur terme commun, et répondent, comme la figure à la réalité, tous les sacrifices de la Première Alliance, dont la chaîne remonte aux premiers jours du monde.

 

Le sacrifice de Jésus-Christ dans l’Alliance Renouvelée, voilà la fin, la clef, le sens et le prix de tous les sacrifices expiatoires de la première.

 

Or, comme ces sacrifices, introduits par la première famille, continués par les patriarches, organisés par Moïse, invoqués, par les prophètes et célébrés par tout Israël, constituent le fond même du culte lévitique et de l'économie préparatoire (Psaume 50.5), il faut avouer que dépouiller la mort de Jésus-Christ de son caractère propitiatoire, c'est, tout en niant l’Alliance Renouvelée, renverser la Première, de fond en comble, en rejeter l'esprit avec la lettre et dénaturer l'histoire et la prophétie tout ensemble.

 

Que ferez-vous désormais de la victime de Pâques (Exode 12.3, etc.), si Christ n'est pas « la Pâque qui a été immolée pour nous ? » (1Corinthiens 5.7.)

 

Que ferez-vous de l'holocauste perpétuel (Nombres 28), si Christ n'est pas « l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1.29.)

 

Que ferez-vous des sacrifices privés de valeur intrinsèque devant Dieu, tout prescrits qu'ils sont de lui, s'ils ne trouvent pas leur signification dans « l'oblation une fois faite du corps de Jésus-Christ ? » (Hébreux 10.10.)

 

De deux choses l'une, ou soutenez contre saint Paul que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés (Hébreux 10.4), ou reconnaissez que tout ce sang coulant par ruisseaux sous l’Alliance Première, appelait de génération en génération cet autre sang « qui dit de meilleures choses que n'en dit Abel 1 » par son sacrifice, d'autant que la réalité vaut mieux que la figure, et le corps que l'ombre.

 

En même temps que le rapprochement que l'Écriture établit entre les victimes immolées sous l’Alliance  et Jésus-Christ mourant achève de montrer que Sa mort est un sacrifice, Il donne aussi à connaître que ce sacrifice a une vertu réelle, à la différence de ceux de la Première qui n'avaient qu'une vertu typique.

 

Cette différence est grande.

 

Ce que les autres sacrifices représentent, la croix seule l'opère ; le pardon qu'ils proclament, elle seule le procure ; s'ils rassurent l'homme pécheur, elle seule le rachète et le sauve.

 

Aussi bien, si le sacrifice du Fils de Dieu était moins que cela, il n'eût jamais été offert, on peut l'affirmer hardiment.

 

On conçoit que, dans l'intérêt du salut de l'homme, des créatures inférieures à l'homme et formées pour son usage aient pu être livrées innocentes à la mort, pour lui mieux garantir son pardon par un spectacle qui parle à ses yeux.

 

Mais que le Fils de Dieu eût été livré à la mort sans un rapport plus profond et plus nécessaire entre Sa mort et notre pardon ; que les amertumes ineffables de la croix ne fussent que les scènes terribles d'une sorte de drame qui se jouait entre le Père et le Fils, pour rendre la proclamation de ce pardon plus vivante et plus sympathique ; en un mot, que le sacrifice de Jésus-Christ n'eût qu'une vertu déclarative au lieu d'une vertu essentielle : non, ni l'amour du Père, ni la dignité même du Fils n'autorisent une supposition si étrange, pour ne pas dire si cruelle.

 

Et quel avantage aurait alors la croix sur les sacrifices de l’Alliance donnée par Dieu à Israël ?

 

Après avoir cherché la réalité du sacrifice d'Abel dans celui de Jésus-Christ, la réalité du sacrifice de Jésus-Christ, où la chercherez-vous ?

 

Ne la cherchez nulle part, car on ne saurait remonter plus haut.

 

 

La Propitiation ou l’Oeuvre du Fils (Suite)

 

 

 

1

Hébreux 12.24. Non pas, suivant une traduction défectueuse : « de meilleures choses que n'en dit le sang d'Abel ; » mais « de meilleures choses que n'en dit Abel » par le sacrifice qu'il offre à Dieu (Genèse 4.4 ; voyez aussi Hébreux 11.4). Abel rend témoignage en figure, par son sacrifice, mais Jésus rend un témoignage meilleur, en réalité, par le grand sacrifice de lui-même.

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 19:03
Peut-on légitimement se séparer de sa dénomination ? par Jean Marc Berthoud

Peut-on légitimement se séparer de sa dénomination ?

Non si notre dénomination reste fidèle à la Parole de Dieu.

Oui si ce n'est pas le cas.

Lorsque cette tristesse se présente, c'est la dénomination toute entière et en particulier ceux qui la dirigent qui sont en rupture ou en schisme par rapport à l'Eglise fidèle à la Parole de Dieu et à la communion des saints.

Quitter une dénomination devenue infidèle en ouvrant ses portes à l'agnosticisme exégétique du néo-libéralisme évangélique n'est autre que rester fidèle à la Parole de Dieu qui seule fonde l'Eglise véritable.

 

Ne devons-nous pas rester unis à nos frères dans notre dénomination plutôt que de nous séparer d'eux en formant une Eglise entièrement indépendante de tout groupement d'Eglises ?

 

Nous restons unis à tous nos frères, dans notre dénomination ou en dehors d'elle, qui demeurent fidèlement attachés aux enseignements précis de la Parole de Dieu.

Notre dénomination bénéficie du crédit d'une ancienne fidélité à la Parole de Dieu mais nous ne pouvons que constater douloureusement lorsqu'existente la désagrégation de sa fidélité à la règle de Foi donnée une fois pour toutes à l'Eglise.

La foi étant la source de l'unité de l'Eglise nous ne nous séparons pas de l'Eglise de Dieu en quittant notre dénomination.

 

Ne devons-nous pas manifester notre humilité en nous soumettant à nos frères qui ont la responsabilité de diriger notre dénomination et ainsi d'en préserver l'unité ?

 

Il ne s'agit pas ici d'humilité face aux hommes, mais de la vraie humilité qui est de nous soumettre à la volonté de Dieu révélée dans Sa Parole.

 

Ce qui est en cause ce· n'est pas d'abord nous-mêmes, notre Eglise ou notre dénomination, mais l'avenir de la Vérité, la perpétuation de la vraie Foi.

 

Nous ne pouvons rester en communion avec une dénomination qui tolère un néo-libéralisme évangélique destructeur de la Foi de l'Eglise de Dieu.

 

Notre devoir en tant que chrétiens est de continuer à maintenir la vraie Foi.

 

La direction de notre dénomination n'a jamais réussi, ou même essayé de prouver que nous nous trompions quant à l'enseignement véritable de la Parole de Dieu.

 

Elle se contente de nous exhorter à l'amour et à l'unité.

 

Comme nous le montre l'Ecriture à maintes reprises quand il s'agit de la vraie Foi nous devons savoir résister publiquement aux autorités ecclésiastiques en place et. si les circonstances nous obligent à prendre ce pas douloureux, nous en séparer.

 

Si nous nous retirons de notre dénomination ce n'est aucunement pour des raisons de sensibilité, de goût pour une interprétation de l'Ecriture qui nous serait chère, mais pour garder la Foi et ainsi rester soumis à Jésus-Christ.

 

Ce sont ceux qui veulent changer la Foi en adoptant des notions qui accommodent des erreurs modernes pernicieuses qui sont véritablement orgueilleux.

 

Car en agissant ainsi pour plaire à certains courants à la mode ils refusent la Révélation dans sa plénitude.

 

Nous voulons constamment nous soumettre dans notre intelligence et dans notre volonté à la Foi qui nous a été enseignée telle qu'elle est contenue dans la Parole de Dieu.

 

Nous devons refuser d'être associés à ceux qui veulent changer la Foi transmise une fois pour toutes aux saints.

 

On doit garder la Foi quitte à être martyre, à donner notre sang pour la vérité.

 

Il y aurait orgueil de notre part si nous pensions pouvoir transformer la Foi et l'exprimer de manière plus acceptable par l'esprit de nos contemporains.

 

La Foi est humilité puisqu'elle est un acte de soumission à Dieu.

 

Plutôt que de nous prétendre fidèles à l'Eglise immuable du Christ ne devrions-nous pas, bien au contraire, renoncer à diviser les chrétiens par la défense obstinée de nos positions ?

 

Nous adhérons sans réserve à la vérité du Christianisme tel qu'il est contenu dans le trésor de l'Ecriture toute entière, Ancien et Nouveau Testament.

 

En nous unissant ainsi à tous ceux qui nous ont précédés dans cette même Foi nous ne divisons aucunement l'Eglise.

 

L'unité de l'Eglise n'est pas seulement dans l'espace, mais dans le temps.

 

Nous demeurons et voulons demeurer en communion avec l'Eglise fidèle à notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, Créateur et Soutien de l'univers, Sauveur et Juge de tous les hommes.

 

Ce sont ceux qui, par souci de plaire aux hommes et au monde ne demeurent pas dans cette Foi qui divisent l'Eglise.

 

Ils rompent avec la tradition des apôtres pour suivre les vaines traditions des hommes.

 

En ce faisant ils résistent à l'action du Saint-Esprit qui ne change pas, qui ne peut changer, car Sa tâche est de nous donner ce qui est à Christ, de nous conduire dans toute la Vérité.

 

Avec les patriarches et les prophètes, avec les apôtres et les pères, avec les réformateurs et les fondateurs, et avec tous ceux qui aiment Jésus-Christ par-dessus toutes choses, nous voulons demeurer dans cette unique Foi, dans la Vérité de Dieu sans laquelle nul ne peut être sauvé.

 

Que Dieu nous vienne en aide.

 

Amen,

 

 

 

Jean Marc Berthoud,

Théologien Réformé Baptiste

 

 

 

Source : Résister & Construire

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 10:00
Prières inexaucées...

Prières inexaucées !

 

Dieu ne satisfait pas toujours nos demandes, même les plus pressantes, et nous pourrions dire après coup :

- Heureusement que tu n'a pas répondu à ma prière.

J'ai parlé sans savoir, sans me rendre compte que je me trompais quand je t'ai demandé cela.

Je t'ai demandé de m'enlever cette épreuve, comme Paul t'a supplié de lui ôter son écharde (2 Corinthiens 12-8-9), et tu m'a donné assez de patience et de force pour la supporter, et même pour la transformer en bénédiction.

Je t'ai demandé d'ouvrir une porte et tu l'as fermée pour me placer ensuite sur un chemin plus adapté à ce que je suis et à ce que tu désires que je devienne.

J'ai voulu une grâce particulière comme jouir du fruit d'un travail, tel Moïse qui désirait entrer dans la terre promise (Deutéronome 3:23-25), tu m'a alors dit que d'autres récolteraient et qu'il me suffisait d'être fidèle pour te plaire et être béni.

Dans un moment d'abattement, j'ai peut être été pris d'une envie de tout arrêter... même le cours de ma vie, comme tes serviteurs Élie et Job (1 Rois 19:4; Job 6:8-9), mais tu m'a relevé pour me rendre plus en toi que je n'avais avant, plus de confiance en toi, de sérénité, de paix, d'espérance et de tant d'autres trésors que tu as en réserve pour ton enfant.

Je suis honteux d'avoir été si chancelant quand je pense à ton Fils, ce merveilleux Sauveur que tu m'as donné, lui, qui n'a pas eu de réponse positive à sa supplication d'être délivré de la coupe de ta colère contre le péché, contre mes innombrables péchés, en Gethsémané  (Matthieu 26:38-44).

Il a accepté que sa demande légitime, car il était innocent et saint, soit mise de côté pour te glorifier, pour accomplir l'œuvre de mon salut, pour m'accompagner dans ma vie de tous les jours, pour me soutenir en toutes circonstances, pour prier et intercéder pour moi lorsque je pense à tort que mes prières sont justes.

Ô mon Dieu ! Merci, merci et encore merci pour tant de patience, de miséricorde, de bonté.

Merci pour ne pas avoir exaucé tout ce que je t'ai parfois demandé.

 

Amen,

 

salvation-army-captain-roth.jpg

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Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

Source : espace-bible.com

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 08:04
Que le protestantisme, en France, serve de vases communicants et proclame cette liberté en Christ !

 

PROTESTANTISME ET LIBERTÉS :

 

SOLA SCRIPTURA, SOLA FIDE  ET SOLI DEO GLORIA

 

Ronald BERGEY*

 

 

Par son insistance sur l’Écriture seule en matière de foi et de vie, la foi seule comme moyen de justification et la gloire à Dieu seul pour le salut, le protestantisme, avec toute l’Église, recherche pour l’homme la plus grande liberté, celle de la libération du péché.

 

L’apôtre Paul dit au sujet de ceux qui croient en Christ:

 

«Ils sont déclarés justes par sa grâce; c’est un don que Dieu leur fait par le moyen de la délivrance (rédemption ou libération) apportée par Jésus-Christ.» (Rm 3.24)

 

La manière dont Paul développe sa plaidoirie en Romains 4 illustre bien ce triangle doctrinal cher au protestantisme:

 

sola scriptura, sola fide et soli Deo gloria.

 

Le thème du contexte de ce chapitre (3.21-5.21) est la justification; le souci de Paul est de démontrer à partir d’un précédent vétérotestamentaire comment on est justifié ou comment on est en règle avec Dieu.

 

Pour appuyer son argument relatif à cette justice, l’apôtre se sert du père fondateur du peuple d’Israël, Abraham (4.1-5, 9-25).

 

Comme le dit F.F. Bruce dans son commentaire sur l’épître aux Romains (p. 86): «De tous les justes de l’ancienne alliance, aucun ne surpassait Abraham – ‹mon ami›, comme l’appelle Dieu en Esaïe (Es 41.8).»

 

Au chapitre 4 de cette épître nous lisons:

 

1 Prenons l’exemple d’Abraham, l’ancêtre de notre peuple, selon la descendance physique. Que pouvons-nous dire à son sujet? 2

 

S’il a été déclaré juste en raison de ce qu’il a fait, alors certes, il peut se vanter.

 

Mais ce n’est pas ainsi que Dieu voit la chose! 3

 

En effet, que dit l’Écriture? Abraham a eu confiance en Dieu, et Dieu, en portant sa foi à son crédit, l’a déclaré juste. 4

 

Si quelqu’un accomplit un travail, on lui compte son salaire non pas comme si on lui faisait une faveur, mais d’après ce qui lui est dû. 5

 

Et si quelqu’un n’accomplit pas d’œuvre mais place sa confiance en Dieu qui déclare justes les pécheurs, Dieu le déclare juste en portant sa foi à son crédit. (vv. 1-5, Bible du Semeur)

 

Sola scriptura

 

Les Écritures seules font autorité ultime et suprême en matière de foi, de salut, de connaissance de Dieu et de vie.

 

Pour avancer son argument pour la justification par la foi, Paul fait appel uniquement aux Écritures.

 

Il parle de la justice de Dieu attestée dans la loi et les prophètes (Rm 3.26; cf. Es 45.21, 24-25, 54.17).

 

Concernant l’imputation de cette justice, il cite la Torah (Rm 4.3, 10; cf. Gn 15 et 17) et les Ecrits (Rm 4.7-8; cf. Ps 32).

 

Précisément, il base sa prétention sur Genèse 15.6, qui parle de la foi d’Abraham, le père de tous ceux qui croient, de tous ceux qui ont la foi en Christ (Rm 4.16; Ga 3.9).

 

Il met en opposition deux hypothèses: la justification par les œuvres et la justification par la foi.

 

Pour trancher cette question, Paul pose la question clé: «Que dit l’Écriture?»

 

Puis il la cite: «Abraham eut foi en Dieu, et cela lui fut compté comme justice.»

 

Seules les Écritures peuvent fournir la réponse définitive.

 

Pour l’Église, il n’y a pas deux règles différentes en matière de foi.

 

La seule règle, ou canon - norme ayant autorité divine -, c’est l’Écriture, la première et la seconde partie de la Bible.

 

Ce qui fait que les Écritures ont un statut à part, c’est que celles-ci sont inspirées et infaillibles.

 

Le mot sola ne laisse pas de place, au même niveau que l’Écriture, aux dogmes de l’Église.

 

Aussi importants qu’ils soient, ceux-ci ne sont ni infaillibles ni inspirés et ils n’occupent donc pas la place des Écritures.

 

Sola fide

 

 

Dieu confère la grâce du salut par le moyen de la foi seule.

 

Le qualificatif «seule» exclut les œuvres comme moyen de justification.

 

Or la question n’est pas: les œuvres sont-elles nécessaires?

 

Certes, la foi conduit aux œuvres bonnes.

 

A ce sujet, le témoignage de l’Écriture concernant Abraham est élogieux : «Abraham a écouté ma voix, il a observé mon ordre, mes commandements, mes prescriptions et mes lois.» (Gn 26.5; cf. 18.19)

 

Les affirmations dans la seconde partie de l'Alliance sont aussi très claires : nous devons nous appliquer à être zélés pour les œuvres bonnes et à exceller dans les œuvres bonnes (Tt 2.14, 3.8); nous sommes sauvés pour accomplir des œuvres bonnes (Ep 2.10).

 

La question est plutôt: les œuvres sont-elles nécessaires pour notre justification, notre salut? L’homme, par l’obéissance à la loi de Dieu, peut-il être en règle avec Dieu ou doit-il ajouter à sa foi les œuvres en vue de son salut?

 

L’argument scripturaire de Paul pour la justification par la foi seule se base sur une exégèse serrée du texte hébreu de Genèse 15.6, qu’on peut traduire: «Il eut foi dans le Seigneur et il la lui compta comme justice.»

 

Le complément d’objet pronominal féminin en hébreu traduit «la» se réfère au nom féminin ‘emunah, qui veut dire «foi» ou «confiance».

 

Ce nom est apparenté à ce verbe ‘aman traduit «il eut foi».

 

Le nom «foi» ne se trouve pas dans ce verset, mais celui-ci est implicite grâce au complément «la».

 

Paul l’explicite et l’interprète: «la», c’est «sa foi» et, donc, «sa foi est comptée comme justice» (Rm 4.5; Ga 3.6).

 

L’emploi des termes financier et juridique dans l’expression «compter comme justice» souligne l’acte de Dieu qui porte au compte d’Abraham la justice sur la seule base de sa foi.

 

Dans le cas du pardon de David, Paul s’appuie sur la non-imputation du péché pour parler de l’imputation de la justice (Rm 4.6-8).

 

Paul réitère: «Nous disons en effet: la foi d’Abraham lui fut comptée comme justice.» (v. 9b)

 

Puis Paul demande dans quelles conditions la foi lui fut comptée comme justice:

 

«… avant ou après sa circoncision?»

 

Cette question, surtout pour un juif, revêtait une importance capitale.

 

La circoncision, le signe visible de l’alliance, était la marque extérieure sine qua non d’appartenance à Dieu.

 

Sa réponse: «Non pas après, mais avant!» (4.9) L’argument de Paul est toujours scripturaire.

 

Le rite de la circoncision (Gn 17.10ss) ne fut introduit que bien plus tard, bien des années après qu’Abraham eut été déclaré juste (treize ans après la naissance d’Ismaël; cf. Gn 17.25 et vv. 1 et 24 avec 16.16).

 

Comme l’affirme la seconde partie de l'Alliance, les œuvres sont insuffisantes pour le salut (Ga 3.10-11) et nous sommes sauvés sans les œuvres (Rm 3.20; Ep 2.9).

 

Si l’homme peut être en règle avec Dieu, être justifié devant lui, ce n’est pas parce qu’il œuvre ou devient collaborateur avec Dieu pour son salut.

 

Selon le théologien Louis Berkhof, la foi est la condition de notre justification, non son fondement méritoire.

 

«Si c’était le cas, il faudrait considérer la foi comme une œuvre méritoire de l’homme.» (Systematic Theology, p. 521)

 

La justification par la foi veut dire que l’homme ne peut qu’accepter comme un don ce que Dieu lui offre gratuitement.

 

La foi, ce sont les mains vides étendues vers Dieu, qui acceptent et reçoivent le cadeau du salut, salut acquis par l’œuvre du Christ sur la croix, le sacrifice substitutif une fois pour toutes.

 

Pierre Courthial dit: «La foi, c’est la main qui saisit les promesses de Dieu. (…) la main tendue dans la prière qui reçoit ce que Dieu a fait et donne.»1

 

Soli deo gloria

 

 

Dieu sauve pour sa gloire seule et le moyen qu’il emploie pour sauver ne laisse aucune place pour l’homme de se glorifier.

 

Paul demande:

 

«Y a-t-il donc lieu de s’enorgueillir?» Sa réponse:

 

«C’est exclu! Au nom de quoi? Des œuvres? Nullement, mais au nom de la foi.» (Rm 3.27)

 

Ou, comme le traduit la Bible du Semeur:

 

«Reste-t-il encore une raison de se vanter? Non, cela est exclu.

 

Pourquoi? Parce que ce qui compte, ce n’est plus le principe de mérite, mais celui de la foi.»

 

Que dit Paul au sujet d’Abraham? «Si Abraham a été justifié par les œuvres, il a sujet de se glorifier, mais non devant Dieu.» (4.3)

 

La gloire de Dieu est étroitement liée à sa grâce ou sola gratia.

 

Paul a montré, à partir d’Abraham, que l’homme est justifié par la foi et cela sans œuvres, même la circoncision.

 

Paul va plus loin.

 

En vue du salut, la preuve de la grâce divine, c’est que le principe de la foi prime sur l’obéissance à la loi.

 

Il raisonne: la promesse que Dieu a faite à Abraham a été l’objet de sa foi (Gn 15.5-6, 17.5); par la foi, il est devenu héritier de la promesse, héritier du monde entier (Rm 4.13).

 

La conclusion?

 

«Aussi est-ce par la foi qu’on devient héritier, afin que ce soit par grâce.» (4.16a)

 

La promesse dont il est question est celle qui concerne la bénédiction qui s’étendrait, à travers Abraham, à toutes les nations de la terre (Gn 12.3, 18.18, 22.18) et qu’Abraham deviendrait le père d’une foule de nations (Gn 17.5; Rm 4.17).

 

C’est la promesse que Paul qualifie «la bonne nouvelle prêchée d’avance» à Abraham, qui n’est rien d’autre que l’Évangile du salut pour tous, Juifs et Gentils, en Jésus-Christ (Ga 3.6-9, 22).

 

En vue de cette grâce, l’apôtre les exhorte: «Accueillez-vous donc les uns les autres, comme Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu.» (Rm 15.7)

 

La justification par la foi constitue la démonstration par excellence de la grâce de Dieu.

 

Comme le dit Paul: «Dieu déclare les hommes justes par leur foi en Jésus-Christ…» (Rm 3.22)

 

Le salut ne dépend pas de l’homme mais de Dieu à cent pour cent.

 

L’apôtre poursuit en disant: «Ils sont déclarés justes par sa grâce; c’est un don que Dieu leur fait par le moyen de la délivrance apportée par Jésus-Christ.» (v. 24)

 

Ailleurs il dit: «Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.» (2Co 5.21)

Luc Ferry dit dans son livre récent, Apprendre à vivre2, que l’interrogation centrale de toute philosophie est le salut.

 

L’être humain, à la différence de Dieu, est mortel, un être fini, limité dans l’espace et dans le temps.

 

Mais, à la différence des animaux, il est le seul être qui ait conscience de ses limites.

 

Il sait qu’il mourra et que ses proches, ceux qu’il aime, aussi.

 

Il ne peut donc s’empêcher de s’interroger sur cette question qui, a priori, est inquiétante, voire absurde ou insupportable.

 

Et, bien sûr, pour cela, il se tourne d’abord vers les religions qui lui promettent le salut.

 

Face à la menace suprême qu’est la mort, la philosophie et la religion ont, d’après Ferry, deux façons opposées d’approcher la question du salut.

 

Pour l’essentiel de la religion, c’est la foi et elle seule qui peut faire tomber sur nous la grâce de Dieu.

 

Cela requiert l’humilité, ce qui ne laisse aucune place pour l’arrogance ou la vanité de la philosophie, comme ne cessent de répéter les plus grands penseurs chrétiens d’Augustin à Pascal.

 

Pour la philosophie, cette réponse est trop belle pour être vraie. Elle est déraisonnable.

 

Le salut par la foi fait de la mort, dit-il, une illusion car, après tout, nous sommes immortels et, après la mort biologique, nous allons retrouver ceux que nous aimons.

 

Certes, cette foi peut calmer les angoisses de mort. Mais, pour y croire, on abandonne la raison. Avoir la foi met un terme à l’esprit critique.

 

La philosophie est pour l’essentiel, poursuit Ferry, une quête de la vie bonne hors religion, une recherche du salut sans Dieu (c’est lui qui le souligne).

 

En effet, le salut vient de la sagesse. Etre sage veut dire vivre heureux et libre autant qu’il est possible, en ayant, enfin, vaincu les peurs que la finitude a éveillées en nous.

 

On peut dire que le triangle doctrinal de Ferry est:

la philosophie seule, la raison seule et la gloire à l’homme seul.

 

Cela fait penser à 1Corinthiens 1.21: «Car puisque le monde, avec sagesse, n’a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication.»

 

Le chemin préconisé par Ferry est loin de celui qui est balisé par le protestantisme et ne mène pas à la liberté vraie.

 

A Dieu seul la gloire pour le salut révélé dans l’Écriture seule et pour la justification par le moyen de la foi seule.

 

La libération et la liberté qui en résultent ont été acquises à grand prix, la rédemption accomplie en Jésus-Christ.

 

Que le protestantisme, en France, serve de vases communicants et proclame cette liberté en Christ !

 

 

* R. Bergey est professeur d’hébreu et de la première partie de la Bible à la Faculté libre de théologie réformée d’Aix-en-Provence. Ce texte est celui de la méditation biblique présentée au Carrefour 2007.

1 P. Courthial, La Confession de foi de La Rochelle – Commentaire (Aix-en-Provence: éd. Kerygma, 1979), 79.

2 L. Ferry, Apprendre à vivre (Paris: Plon, 2006), 16-17, 20ss, 30.

 

bibleetmains

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

Source : La Revue réformée   La revue de théologie de la Faculté Jean Calvin

 

 

 

 

 
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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 07:48
Etre droit

La requête des hommes droits

lui est agréable.


(Proverbes 15-8)



Ceci vaut une promesse, car c'est l'attestation d'un fait qui se renouvelle à travers tous les âges.

 

Dieu prend un grand plaisir à la prière des hommes droits, et elle lui est agréable.

 

Qu'être intègres soit notre premier soin.

 

Ne nous détournons ni à droite, ni à gauche, mais marchons droit.

 

Ne soyons ni déshonnêtes dans la conduite de nos affaires, ni lâches en cédant au mal, mais soyons fermes dans la droiture et dans l'intégrité absolues, car celui qui louvoie et use d'expédients aura à se tirer d'affaire tout seul.

 

Si nous prenons des voies détournées, nous verrons que nous ne pourrons pas prier, et si nous avons la prétention de le faire quand même, nous trouverons le ciel fermé à nos requêtes.

Agissons-nous en suivant une ligne parfaitement droite et en nous conformant à la volonté de Dieu, telle qu'elle nous est révélée ?

 

Dans ce cas, prions beaucoup et prions en assurance.

 

Si notre prière est agréable à Dieu, ne Le privons pas de ce qui Lui fait plaisir.

 

Il ne regarde ni à la forme grammaticale, ni à la rhétorique, ni à la richesse des pensées.

 

Dieu est un père qui aime le balbutiement de ses enfants, et écoute le bégaiement de ses fils et de ses filles nouveaux-nés.

 

Ne devrions-nous pas nous réjouir dans la prière, puisque l'Éternel y prend plaisir ?

 

Portons nos pétitions à Son Trône.

 

Le Seigneur nous donne beaucoup de sujets de prière, et nous devons le remercier de ce qu'il en est ainsi.

 

Amen,

 

Charles Spurgeon

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

Bible

Croix Huguenote

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 00:59
Antisionisme, déguisement subtil de la plus grande perversion de l'antisémitisme

Qu’ils soient confondus et qu’ils reculent, tous ceux qui haïssent Sion !  

 Psaume 129.5

 

Notre verset n’est pas seulement un vœu ou une prière ; c’est un avertissement qui prend tout son sens aujourd’hui où l’antisémitisme se déguise en antisionisme.

 

Le psaume tout entier parle de ce peuple que Dieu a choisi depuis toujours, qui n’a cessé d’être haï, précisément à cause de son élection, mais qui n’a point été vaincu.

 

L’Adversaire de Dieu et des hommes veut sa destruction et en multiplie les ennemis.

 

Une propagande mensongère gagne de plus en plus de terrain.

 

Bien sûr, de justes reproches peuvent lui être faits.

 

Son statut de peuple élu pousse à penser certains Chrétiens qu’il devrait être parfait.

 

Il en est loin et sa conversion depuis longtemps prophétisée appartient encore à l’avenir.

 

Parfaits, le sommes-nous, nous qui nous prétendons membres de la famille de Dieu ?

   

Quoi qu’il en soit, Dieu attend de ses enfants qu’ils aiment son peuple, qu’il prient pour la paix de Jérusalem, qu’ils fassent des vœux pour son bonheur.

 

Ces paroles de cet autre cantique des degrés ―le psaume 122― seraient-elles devenues caduques, sans signification ?

 

Soyons plus que jamais vigilants et demandons la sagesse divine afin de ne pas devenir victimes du projet destructeur de Satan et instruments inconscients de sa haine séculaire.

 

Amen,

Richard F Doulière

Pasteur R.F. Doulière,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bible la colombe

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

Source :Études & Échanges

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 10:00
Des chants pour la nuit

La victoire la plus importante fut souvent remportée lorsque nous craignions le plus la défaite ; les plus beaux cantiques furent souvent ceux du mauvais jour où nous n’avions que Dieu pour seul Refuge.

 

Je sens très profondément la douleur des adieux, mais en Esprit tout va bien.

 

Jésus est le lien qu’aucune distance ne peut rompre, que, sans Lui, aucune proximité de ceux que nous aimons ne peut resserrer et qui, béni soit Son Saint Nom ! Demeurera à toujours.

 

Il nous sèvre, de toute manière, de ce monde, afin de nous attacher à Christ pour lequel Il nous a créés de nouveau.

 

La main de Dieu est toujours meilleure que celle de l’homme ; la dureté apparente de Dieu vaut mieux que la faveur du monde.

 

Le ressort qui la fait mouvoir est toujours l’amour, un amour dirigé par une sagesse dont nous comprendrons bientôt la perfection.

 

Il fait sentir aux siens que son appui vaut mieux que toute l’agitation dans le monde.

 

L’âme a besoin tous les jours du repos que le sang de Christ procure.

 

Des vases brisés valent souvent mieux que des vases entiers pour manifester la suffisance et la grâce de Christ.

 

Sa Bonne Main est sur nous, même, et d’une manière toute particulière, dans des circonstances douloureuses.

 

Il ne valait pas la peine de nous donner un long récit de la prospérité de Job, mais le Saint Esprit de Dieu nous raconte en détail tout ce qui eut lieu pendant ses épreuves.

 

Il en valait la peine et ce récit profitera aux enfants de Dieu jusqu’à la fin des temps.

 

C’est là que nous pouvons voir l’œuvre de notre Dieu.

 

Qu’Il nous donne d’avoir une entière confiance en Lui !

 

Le christianisme fut semé dans les larmes du Fils de Dieu.

 

C’est le fruit du travail de son âme qu’Il verra dans le jour de sa gloire.

 

De même, dans tout service (faisons-en bien notre compte), s’il doit y avoir une bénédiction réelle, il faut que nous éprouvions la souffrance causée par l’opposition du monde ; de plus, même dans l’église, nous ressentirons, plus douloureusement encore, la tristesse causée par son état de ruine et par l’imperfection du témoignage de ceux que nous aimerions voir manifester pleinement Christ.

 

Évidemment la nature recule devant la souffrance ; toutefois, si nous la rencontrons avec Dieu, la force et la joie remplissent nos cœurs.

 

Dans les petites difficultés que j’ai traversées, j’ai trouvé que la perspective d’une épreuve était beaucoup plus pénible que l’épreuve elle même.

 

Lorsque je la traversais, j’étais calme et paisible, au lieu d’être agité comme lorsque je l’attendais.

 

Avant qu’elle vous atteigne, si elle vous menace, vous y pensez, tandis qu’en la traversant, vous portez les yeux, non sur elle, mais sur le Seigneur.

 

Si le travail nécessaire peut s’accomplir en nous sans l’affliction, Dieu ne nous l’enverra pas.

 

Son amour vaut infiniment mieux que notre volonté.

 

Confiez-vous en Lui !

 

S’Il frappe, soyez assurés qu’Il vous donnera plus qu’Il ne vous ôte.

 

La perte d’une mère ou d'un père est toujours immense.

Personne d’autre qu’une mère ne peut être une mère, ou un père un autre père, mais Dieu peut être tout pour nous et envers nous dans toutes nos difficultés.

Amen,


jndarby.jpg
J-N, Darby,
 

 

Bible (133)

Croix Huguenote

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 08:03
N'envie pas le méchant mais adonne toi à Ton Père Céleste

Que ton coeur ne porte point d'envie aux pécheurs,

Mais adonne-toi

à la crainte de l'Eternel continuellement.

Car il y aura véritablement bonne issue pour toi,

et ton attente ne sera point trompée.

Proverbes 23.17-18.

 

 

Quand nous voyons prospérer les méchants, nous sommes portés à les envier, et quand nous les entendons s'égayer tandis que nous avons le coeur attristé, nous sommes tentés de croire que leur part est meilleure.

 

Mais c'est là folie et péché.

 

Si nous les connaissions mieux et si nous considérions leur fin, nous aurions bien plutôt pitié d'eux.

 

Le remède contre cette envie, c'est de demeurer constamment et tout le jour dans le sentiment de la présence de Dieu, l'adoration et la communion avec lui.

 

Une religion véritable portera notre âme dans des régions supérieures où notre jugement deviendra plus clair et nos désirs plus purs.

 

Plus le ciel aura de part dans notre vie, moins nous nous attacherons aux choses de la terre.

 

La crainte de Dieu déracinera les convoitises trompeuses.

 

Nous porterons le coup de mort à l'envie en considérant avec calme la fin du méchant.

 

Sa richesse et sa gloire ne sont qu'un vain étalage.

 

Sa pompeuse apparence éblouit un moment, puis s'éteint.

 

Quel gain a-t-il de sa prospérité, quand le jugement vient à l'atteindre, celui qui réussit dans le péché ?

 

Mais l'homme de Dieu, au contraire, a pour fin la paix et la bénédiction, et « nul ne peut lui ravir sa joie. »

 

Abandonne donc toute envie et recherche le vrai contentement d'esprit. 

 

spurgeon

C.-H. SPURGEON

Pasteur Baptiste Réformé

(Promesses Quotidiennes)

Bibles023

Croix Huguenote

 
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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 10:10
La famille en danger par Paul Wells

(Article écrit en 1987. Nous sommes à ce jour en direction de la fin de l'année 2014 et pouvons remarquer aisément son "évolution" aujourd'hui...)

 

Je serai Leur Dieu.

Je leur donnerai un même coeur et une même voix,

afin qu'ils Me craignent toujours,

pour leur bonheur et celui de leurs enfants

après eux !

(Jérémie 32 - 38/38)

 

L'Egoïsme contre la Famille

 

Depuis la révolte des années 60 contre les normes reçues, tout dans la vie témoigne que ce qui fait marcher nos contemporains c'est une volonté de bien-être individuel.

 

Ce qui importe, c'est que l'individu soit accompli dans ses désirs et ses ambitions.

 

La valeur la plus étrangère à notre époque serait le sacrifice de soi ; par contre ce que nous voyons partout, c'est le développement d'une mentalité égocentrique.

 

Nous n'avons  qu'à consulter dans les grandes surfaces, les livres de « psychologie populaire» pour voir que ce qui est important pour notre génération c'est qu'elle se rassasie dans la consommation matérielle, la sexualité, la carrière, l'éducation, le mariage.

 

Cette recherche de la « satisfaction» de l'individu est en train de miner la famille, l'école et d'autres institutions qui se placent entre l'individu et l'État.

 

La philosophie de la satisfaction fait que la sensation de l'excitation et la réponse aux besoins de l'ego prennent la place de l'effort et du travail.

 

Ainsi on insiste sur la « qualité de la vie» sans poser la question du sens du travail; on est incapable de voir l'avenir mais on ne Vit que pour le présent; on dépense inutilement au lieu d'investir.

 

A l'école, dans certaines classes, on considère les enfants comme leurs propres éducateurs ; en conséquence elles sont mal disciplinées et non structurées.

 

Dans ce cas l'école ne fait que fournir des possibilités pour aggraver les problèmes des élèves.

 

Ou par contre, dans d'autres classes tout est axé sur le succès par les notes ; la scolarité devient une course aux diplômes où les faibles sont méprisés comme des sous-doués.

 

Dans l'époque de l'égo, le mariage est très souvent un lien émotionnel que l'on est libre de rompre si l'on n'est pas comblé; on est fidèle à SOI mais non à l'autre.

 

De moins en moins souvent les couples se sentent obligés de rester ensemble « pour les enfants».

 

On argumente qu'à cause des enfants, il vaut mieux divorcer.

 

Mais nous ne pouvons imaginer la douleur causée à beaucoup d'enfants par le divorce de leur parents.

 

Il est difficile de ne pas voir que les conséquences psychologiques pour ces enfants sont durables.

 

Mais ceci il ne faut pas le dire !

 

L'actuel courant individualiste milite contre la famille comme unité.

 

On n'y est pas pour donner de soi mais pour prendre et laisser.

 

Nous sommes envahis par un flot de publicité anti-familiale et les médias dressent constamment les jeunes contre leurs parents.

 

On exalte un style de vie de liberté où l'on fait ce que l'on veut ; méprisant ouvertement la fidélité et la stabilité.

 

La pression est de faire comme tout le monde.

 

J'avais entendu une fois à la radio une femme qui essayait de persuader une adolescente qu'elle pouvait se servir des contraceptifs car tout le monde agit ainsi

 

Le résultat de la psychologie égoïste qui recherche la satisfaction individuelle est de conditionner toute une génération d'adultes qui ont des réactions enfantines.

 

Incapables de voir au delà de la gratification et d'assumer les responsabilités de la vie, on est très content d'avoir les « bonbons» que l'on peut arracher aux autres, ou on est frustré si d'autres « bonbons» restent au-delà de notre portée.

 

L'individu est content d'abandonner ses responsabilités entre les mains d'un État toujours plus puissant et étouffant, qui devient une vraie vache à lait.

 

La famille ne date pas d'hier ...

 

Dans l'anthropologie sociale, comme dans la Bible, la famille est reconnue comme l'institution la plus ancienne de la société.

 

Elle est universelle, et elle est antérieure à l'État et à l'Église.

 

Les sociétés stables avec une culture développée ont toujours été caractérisées par des familles solides.

 

Par contre les sociétés en décomposition ont très souvent connu la dégringolade de la famille.

 

Des États totalitaires ont compris que le meilleur contrôle global s'obtenait par la marginalisation de la famille.

 

Ainsi l'État enlève des enfants de leur milieu habituel de vie pour les former comme Platon l'avait déjà proposé.

 

Une organisation « étatique» qui a le monopole de l'éducation risque toujours de porter atteinte à la liberté de l'individu.

 

Pourquoi la famille occupe-t-elle une place si importante dans la vie des humains ?

 

La seule réponse est qu'elle doit correspondre à quelque chose de profond en nous qui ne peut être supprimé qu'au détriment de notre propre bien.

 

En réalité nous pouvons dire que la famille permet l'épanouissement de l'homme des façons suivantes :

 

  • notre humanité trouve son accomplissement dans la communauté profonde avec nos proches. La diversité des rapports entre les membres d'un clan, caractérisés par l'amour et la fidélité, sont les plus profonds que nous puissions connaître au niveau humain.

 

  • la sexualité humaine exige l'intensité et la fidélité : elle se développe dans le cadre d'une relation progressive où la personnalité des conjoints est intégrée dans une vie commune.

 

  • la famille est un soutien pour la vie menée en dehors d'elle. Elle est l'échec de l'isolement, et soutient une diversité d'activités. Elle permet l'équilibre de l'individu dans le jeu des privilèges et des responsabilités.

 

 

Bref, avant la nation ou l'Église, la famille permet la génération de la vie, de la culture et de la joie de notre humanité personnelle.

 

Et la Bible ...

 

 

La Bible nous présente une image de la société fondée sur une famille qui est devenue une tribu; puis une nation et qui a, par la suite, peuplé la terre.

 

Le lien familial vient de Dieu qui a créé l'homme et la femme comme vis-à-VIS.

 

Ce premier mariage est le fondement de tous les autres rapports sociaux.

 

Dans la Bible le vrai ménage est monogame, l'homme et la femme sont responsables l'un pour l'autre et les enfants exercent leurs responsabilités sous le regard de leurs parents.

 

Comme unité la famille porte la responsabilité du développement de ses membres dans le contexte social pour réaliser toutes les possibilités en l'homme, pour la gloire de Dieu.

 

Ainsi dans la Genèse l'homme devient une seule chair avec sa femme ( Genèse 1, 27 ; 2, 24 ; 5, 1,2) ; dans ce lien l'homme est le chef (3, 16) et les enfants doivent honorer leurs parents (Exode, 20, 12 ; Deutéronome. 5, 16),

 

Ces accents reviennent dans la seconde partie de l'Ecriture, (Colossiens, 3, 20; Ephésiens, 6, 1-4).

 

Le caractère sacré du lien entre homme et femme est souligné par l'enseignement de Jésus sur le divorce (Marc, 1o, 2-12 ; Matthieu, 19, 1-12; 5, 27-32) ; il a été permis dans la loi de Moïse à cause de la dureté du cœur de l'homme.

 

Le divorce n'est donc pas un péché en soi, car il est permis dans la 101 ; ce qui constitue le péché, c'est l'attitude de l'homme et de la femme qui rend nécessaire la dissolution d'un lien sacré.

 

La clef de la famille équilibrée se trouve dans ce triple exercice de responsabilité :

 

  • entre l'homme et la femme ;

 

  • entre les parents et les enfants ;

 

  • entre les enfants et les parents.

 

 

Dans la famille chrétienne ces responsabilités sont accomplies avec l'aide du Seigneur et devant LUI (Ephésiens, 5,21-25; Col, 3, 18, 19).

 

Le lien entre l'homme et la femme Implique partage de vie : physique, économique, culturel, social, légal, moral et religieux.

 

Tous ces facteurs s'expriment dans la société que la famille contribue à former.

 

Fidélité pour la vie

 

L'amour du couple implique un engagement devant la société : c'est un acte public qui scelle le mariage, car la famille est une unité publique.

 

La monogamie chrétienne exclut l'adultère mais aussi le fait de contracter plusieurs mariages successifs ou des « mariages à l'essai ».

 

Ce genre de « ménage» n'est qu'un aspect de l'infantilisme de la « moi-génération» qui est incapable de prendre des décisions conséquentes.

 

La cérémonie publique a donc sa place.

 

La promiscuité des rapports « libres» n'a jamais été la norme dans la société, même si l'homme a donné expression à ses péchés clandestinement en marge du mariage.

 

La responsabilités des enfants

 

La famille est porteuse de culture ; chaque génération est appelée à assimiler cette tradition de la famille pour la transmettre.

 

Ainsi l'obéissance des enfants est importante.

 

Dans la première partie de l'Ecriture le fils rebelle peut être mis à mort (Deutéronome. 21, 18).

 

Cette obéissance implique le respect de ce que les parents enseignent.

 

Puis ayant reçu de leurs parents, les enfants transmettent à leur tour ; la Bible dit que l'on prenne soin des vieillards et de leurs besoins dans le contexte de la famille et de l'Église.

 

Évidemment, à l'heure actuelle, le problème est celui de la discipline dans la formation des enfants.

 

Si notre société montre des signes d'irresponsabilité et d'indiscipline à bien des niveaux, c'est que les familles d'abord ont failli dans ce domaine.

 

On critique beaucoup l'attitude des enfants ; mais elle est très compréhensible.

 

Ils sont très souvent opprimés non seulement par le milieu ambiant mais aussi par le fait que leurs parents sont démissionnaires.

 

Dans ce domaine, je crois que la responsabilité de la famille chrétienne et de l'Église - comme regroupement de familles - est de rechercher des activités où tous les membres du groupe peuvent participer et y contribuer.

 

Il faut que les parents apprennent à passer du temps avec leurs enfants au lieu de se concentrer sur leurs propres intérêts.

 

La vraie autorité des parents ne peut exister sans amour et services : ceci veut dire que les parents doivent être prêts à sacrifier leurs intérêts pour le bien de leurs enfants.

 

Ainsi nous pourrons développer une culture différente de celle qui nous entoure, dans laquelle le bien recherché est celui de notre prochain.

 

La famille peut devenir le Modèle de l'amour du Christ.

 

Comme elle se doit selon l'Ecriture : Là où eXiste cet amour, Il y aura la vraie liberté et la joie dans le développement d'une diversité riche d'activités qui sont le pnvilège des membres du groupe.

 

Conclusion

Si l'égoïsme d'une vie centrée sur le « moi» est la caractéristique de notre époque, c'est que le péché, commun à l'humanité, s'exprime sans restrictions.

 

L'égoïsme guette chacun d'entre nous et les familles des chrétiens ne sont pas épargnées.

 

Aujourd'hui, grande est la tentation de suivre pour beaucoup le monde et ses intérêts, car finalement nous sommes détruits nous aussi par ces notions de liberté.

 

Pourtant les maux de la société actuelle doivent être un avertissement du jugement du Seigneur sur la vie déréglée par rapport à sa création : délinquance, divorce, avortement. problèmes psychologiques, sont des conséquences de l'individualisme.

 

La vraie solution à ces problèmes n'est pas dans l'amélioration de la qualité de la vie : les statistiques semblent montrer que le Suicide est plus présent dans les sociétés opulentes où il existe une faible structure familiale.

 

La solution est dans la reconnaissance de Dieu, Père de « toute famille» (Ephésiens, 3, 14), dans notre obéissance et dans la réception de Son Amour.

 

Amen,

 

 

  paul wells

Paul Wells,

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Résister & Construire

 

 

Paul Wells est Professeur de Dogmatique et de Théologie Systématique à la Faculté de théologie réformée d'Aix-en-Provence

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 08:15
Le seul critère

« Tes serviteurs viennent d’un pays éloigné… »

Les hommes d’Israël ne consultèrent point l’Éternel.

Josué 9.6, 14

 

Les adversaires sont d’autant plus dangereux qu’ils sont plus rusés.

 

Or, les plus rusés sont au-dedans de nous.
 

Les Gabaonites auraient dû être détruits par Israël.

 

Ils appartenaient aux peuples corrompus que Dieu avait ordonné de détruire.

 

Ils échappèrent par la ruse.

 

Ils sont l’image de nos ennemis intérieurs : habitudes, coutumes ancestrales, traditions :

 

Cela s’est toujours fait… On n’a jamais pensé autrement…, C’est ce que l’on m’a enseigné…, Cela va de soi…

 

Autant d’éléments qui veulent faire bon ménage avec la piété.

 

L’erreur des Israélites fut sans doute de se fier aux apparences, mais surtout de ne pas consulter Dieu.

 

Nous commettons la même faute toutes les fois où nous suivons nos propres raisonnements ou acceptons l’opinion courante sans chercher la pensée du Seigneur dans l'Ecriture même.

 

Or, nous n’avons pas d’autre moyen qu’elle de connaître Sa volonté sans risque d’erreur.

 

C’est elle, et elle seule, qui doit servir de critère à nos pensées, nos opinions, notre morale et nos traditions.

 

Jamais l’inverse !

 

Amen,

 

 Richard F Doulière

Richard Doullière,

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

Source : Etudes & Echanges

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 07:24
Le véritable amour selon Dieu

«Mais si quelqu’un possède les biens du monde, voit son frère dans le besoin et lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui? Petits enfants, n’aimons pas en paroles ni de langue, mais en action et avec vérité» (1 Jean 3. 17, 18).

 

 

 

Dans ces deux versets, Jean poursuit le thème de l’amour qu’il a introduit peu avant (3. 10) et qu’il développera dans la suite (4. 1-12).

 

Le verset précédent (v. 16) donne l’exemple du Seigneur Jésus.  

 

«Donner sa vie pour ses frères» (v. 16) a le sens de voir les intérêts des autres plutôt que le sien propre.

 

Il est clair que, au sens littéral, nous aurons rarement l’occasion de donner notre vie, de mourir, pour un autre…

 

C’est pourquoi Jean parle ensuite de l’expression pratique de l’amour par ceux qui ont des biens et qui viennent en aide à ceux qui n’en ont pas.

 

Donner sa vie dans ce sens signifie «donner de ses biens».

 

Les deux versets que nous allons étudier nous parlent de l’application pratique de l’amour et de sa conclusion logique: le véritable amour (v. 17) consiste à assister le nécessiteux (v. 18).

 

Telle est la preuve de l’amour selon Dieu.

 

Reprenons plusieurs expressions de ces versets pour les détailler.

 

«Mais»:

 

Jean montre par un exemple typique ce que ne doit pas être la conduite d’un vrai croyant qui, n’étant pas dans le besoin, prive celui qui est réellement dans le besoin.

 

Le mot traduit par «mais» marque le contraste frappant entre deux attitudes :


– d’une part, le dévouement poussé jusqu’à l’extrême (v. 16);


– d’autre part, une sécheresse de cœur indigne même d’un homme du monde !

 

 

«Quelqu’un» :

 

ce pronom indéfini, joint à l’emploi du subjonctif, suggère une situation qui peut éventuellement arriver.

 

«Les biens du monde» 1

 

Les biens du monde désignent les aspects extérieurs de la vie, comme la nourriture, le vêtement, l’argent, qui aident à maintenir la vie.

 

C’est l’ensemble des moyens de vie, mais cela ne sous-entend pas forcément de grandes possessions (cf. Marc 12. 44).

 

«Dans le besoin» :

 

le verbe utilisé2 suggère plus qu’un simple coup d’œil! Jean ne semble pas faire allusion à un regard indifférent, qui n’enregistre rien dans l’esprit de celui qui observe.

 

Il parle ici d’un regard clairvoyant, qui permet de bien saisir quelle est la situation de l’autre.

 

C’est également une des caractéristiques de Jésus- Christ, notre Maître : les besoins des hommes exerçaient sur Lui une attraction irrésistible.

 

Il convient de noter qu’il n’est pas question des frères en général, mais «d’un frère en particulier qui se trouve dans le besoin».

 

Les besoins peuvent être matériels et corporels, tout comme moraux et spirituels : le pauvre est celui qui n’a pas de maison ou d’argent, mais aussi celui qui est seul, qui manque d’affection, etc.

 

«Il ne manifeste pas de la miséricorde envers lui» (littéralement: «il lui ferme ses entrailles»).

 

Le mot grec rendu par «entrailles»3 désignait pour les Grecs le siège des émotions, et le siège de la miséricorde pour les Juifs (cf. Gen 43. 30).

 

Ici, comme souvent ailleurs dans la seconde partie de la Bible, ce mot exprime la compassion ; il suggère un profond intérêt émotionnel ou une chaleureuse sympathie, une miséricorde active.

 

Jean fait allusion à celui qui se figure qu’il lui coûterait trop cher d’aider son frère et qui décide de lui «fermer ses entrailles»4.

 

La question que pose Jean engendre la réponse : une telle personne n’a pas l’amour de Dieu en lui.

 

Il convient ici de relever une ambiguïté, peut-être intentionnelle, de l’auteur.

 

En effet, l’expression «l’Amour de Dieu»5 peut se comprendre de plusieurs façons :

 

 

  • D’abord, l’amour qui vient de Dieu.

 

Il s’agit d’une réelle expérience de l’amour qui vient de Dieu, amour qui doit se manifester à son tour par celui exprimé envers les autres.

 

  • Ensuite, il y a l’amour pour Dieu.

 

Un véritable amour pour le Seigneur doit également s’exprimer dans un amour concret pour les enfants de Dieu.

 

  • Finalement, le troisième sens peut être: l’amour comme celui de Dieu.

 

Partant de la comparaison faite avec Christ (cf. v. 16), il pourrait être question d’un amour comme celui de Dieu.

 

En 1 Jean 4. 20, passage parallèle à celui- ci, où le principe est encore exprimé plus explicitement, Jean parle clairement de l’amour du croyant pour Dieu, ce qui cadre bien avec la deuxième possibilité, pour laquelle d’ailleurs j’opterais.

 

D’ailleurs, ces divers sens se complètent plus qu’ils ne s’excluent.

 

En tous les cas, celui qui n’aime pas son frère d’une manière pratique ne connaît rien de l’amour de Dieu.

 

Effectivement, le fidèle en qui l’amour de Dieu demeure, aime son prochain, car c’est un feu qui réchauffe l’être tout entier et consume ce qui risquerait de s’y opposer…

 

On en vient alors au v. 18.

 

Finalement, avec encore une expression de son amour et de sa relation avec ses lecteurs, qu’il appelle «teknia» («petits enfants»), Jean les convie à manifester leur amour d’une manière concrète :  

 

«Petits enfants, n’aimons pas en paroles ni de langue» 6.

 

Il faut un acte, et pas seulement des expressions de sympathie, comme le précise Jacques :

 

«Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour , et que l’un d’entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et rassasiez-vous ! Et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ?» (Jacques 2. 15,16)

 

Aussi la vérité (à la fin du verset) veut-elle que l’amour ne reste pas superficiel, ne se contente pas d’une simple apparence, mais qu’il soit un amour réel, un amour qui répond à l’amour de Dieu manifesté en Christ.

 

Le véritable test de l’amour n’est pas la profession verbale qu’on peut en faire: «ni de langue» montre que cette exhortation est nécessaire.

 

Ainsi, l’idée principale du verset 17 est l’action qui s’impose.

 

Il condamne donc celui qui ferme ses entrailles à son frère nécessiteux, et il approuve par contre l’attitude de celui qui agit, à l’image du bon Samaritain qui, voyant le voyageur blessé, fut ému de compassion (Luc 10. 33).

 

Plus largement, dans ce chapitre, l’apôtre appuie son argumentation par une série de contrastes :


• Diable – haine – tue – manifeste la mort éternelle – montré dans le cas de Caïn.


• Dieu – amour – se sacrifie – manifeste la vie éternelle – montre l’exemple de Christ.

 

Il oppose ainsi la vérité au mensonge, c’est-à-dire la réalité à l’apparence.

 

Nous venons de parler de la preuve du véritable amour.

 

L’apôtre Jean nous affirme la nature de celui qui peut manifester un tel amour : un véritable enfant de Dieu, c’est-à-dire celui en qui l’Amour de Dieu demeure.

 

Deux questions s’imposent :


– A qui manifester cet amour ? Assurément en priorité au nécessiteux, c’està- dire à celui qui est réellement dans le besoin.


– Comment le manifester ? En pratique et non en théorie.

 

Sommes-nous vraiment enfants de Dieu, dignes de ce nom ?

 

Faisons-nous réellement preuve de cet Amour dont parle Jean dans le passage ci-dessus? 

 

Combien de fois l’avons-nous montré à l’égard des frères en difficulté ?

 

Et d’autre part, sommes-nous réellement «nécessiteux » pour mériter un tel amour fraternel et pratique ?

 

Amen,

 

 

Isaac MBABAZI Kawha,

Bible (115)

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notes :
1 L’expression grecque («ton bion tou kosmou»), signifie littéralement «les moyens d’existence de ce monde» pour dire tout simplement «les biens de ce monde».
2 «thêorê», dont l’infinitif veut dire «voir», est ici au subjonctif.
3 «ta splagchna», seul emploi de ce mot dans les écrits de l’apôtre Jean. Dans le N.T., ce mot se retrouve une fois au sens littéral (Act. 1. 18) et 9 autres fois au sens figuré (Luc 1. 78; 2 Cor. 6. 12; 7. 1; Phil. 1. 8 ; 2. 1; Col. 3. 12; Phm 7, 12, 20).
4 Littéralement de «fermer ses entrailles contre lui».
5 «hê agapê tou theou».
6 La combinaison «pas de paroles… ni de langue», est une figure de rhétorique appelée «hendiadys», laquelle souligne la stérilité d’un amour qui s’exprime par des paroles seulement, sans une réalisation concrète face aux besoins.

 

 

L’auteur de l’article, de nationalité congolaise, est marié et père de deux filles. Il est professeur à temps plein à l’Institut Supérieur Théologique de Bunia, en République Démocratique du Congo. Il est aussi Ancien d’une église à Bunia. Il est auteur de plusieurs exposés théologiques et animateur d’émissions Chrétiennes de deux radios locales.

 

 

 

Source : Promesses

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 20:05
La Loi de Dieu et la conscience de l'homme par Jean Marc Berthoud

Vu que les commandements de Dieu sont l'ordre même de la création, et que cet ordre est un reflet de la sagesse de Dieu, et vu que l'homme lui-même a été créé à l'image de Dieu et que cette image, quoique maintenant déformée par le péché, n'a pas été abolie par la chute, nous devons affirmer que le témoignage de la loi de Dieu est inscrit dans la conscience de tout homme.

 

Tous les hommes de toutes les époques sont placés sous la juridiction de Dieu, sont responsables de leurs actes devant le tribunal de Dieu et devront en rendre compte devant la loi de Dieu.


"Comme ils (les hommes) n'ont pas jugé bon d'avoir la connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à une mentalité réprouvée, pour commettre des choses indignes: ils sont remplis de toute espèce d'injustice, de méchanceté, de cupidité, de perfidie... Et, bien qu'ils connaissent le décret de Dieu, selon lequel ceux qui pratiquent de telles choses sont dignes de mort, non seulement ils les font, mais encore ils approuvent ceux qui les pratiquent" (Rom 1 .28-32).


Le juste jugement de Dieu s'exercera sur les oeuvres des hommes, car tous les hommes sont responsables de leurs actions devant Dieu.

 

La conscience que Dieu a inscrite dans leur nature leur fait clairement distinguer le bien du mal.

 

Depuis la chute, cette conscience du bien et du mal en l'homme est partiellement obscurcie par le péché originel, qui a faussé l'exercice de toutes les facultés humaines.

 

Néanmoins, ce témoignage de la conscience de l'homme à la loi de Dieu demeure.

 

Par les effets néfastes sur sa conscience de ses nombreux péchés personnels, l'homme travaille constamment, et de façon progressive, à étouffer le témoignage que rend sa conscience à la loi de Dieu.

 

Plus il pèche, plus il obscurcit cette lumière en lui.

 

Mais, répétons-le, ce témoignage ne peut jamais être aboli, même par le pire des endurcissements.

 

L'endurcissement du coeur des pécheurs est variable, comme nous l'indiquent les différents terrains de la parabole du semeur.

 

Tous sont pécheurs, mais tous n'ont pas commis les mêmes péchés avec la même fréquence.

 

Ainsi, suite au péché originel et aux péchés personnels des hommes, a conscience de l'homme ne peut être considérée comme un juge infaillible pour discerner la différence véritable entre le bien et le mal.

 

Il lui faut une règle extérieure à lui-même.

 

L'impératif catégorique de Kant, qui est finalement subjectif, n'est jamais suffisant pour définir ce qui est bien et ce qui est mal. (1)

 

La volonté de l'homme, elle aussi, a subi les conséquences du péché. Depuis la chute, les hommes séparés de Dieu sont tous esclaves de Satan.

 

Ils appartiernent à son royaume.

 

Mais cela ne veut pas dire que l'homme soit entièrement incapable du moindre bien.

 

Jésus ne disait-il pas à ses disciples: "Si donc, vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants..." (Matthieu 7.11)?


Il ne niait ni la méchanceté foncière des hommes, ni leur capacité d'accomplir de bonnes actions.

 

Mais les bonnes actions que nous pouvons tous accomplir ne sont guère suffisantes pour nous rendre justes devant Dieu. Un seul est bon, parfaitement bon: c'est Dieu (Matthieu 19.17).

 

Et un seul est juste, Jésus-Christ.

 

Fils de Dieu depuis toujours, dans son incarnation il fut pleinement homme, toutefois sans le péché (2 Cor 5.21).

 

Le moindre péché nous rend impurs devant la sainteté de Dieu.

 

"Car quiconque observe toute la lot mais pèche contre un seul commandement, devient coupable envers tous" (Jacques 2.10).


Il serait cependant faux d'affirmer que l'homme pécheur, irrégénéré, sous la condamnation de Dieu, soit incapable de tout bien.

 

Paul, qui insiste si souvent sur la culpabilité devant Dieu de tous les hommes, affirme le contraire de manière parfaitement claire dans sa lettre aux chrétiens de Rome :


"Quand les païens, qui n'ont pas la loi, font naturellement ce que prescrit la loi - eux qui n'ont pas la loi - ils sont une loi pour eux-mêmes; ils montrent que l'oeuvre de la loi est écrite dans leurs coeurs; leur conscience en rend témoignage, et leurs raisonnements les accusent ou les défendent tour à tour" (Romains 2.14-15).


Tous ont péché, toutes les facultés de l'homme sont corrompues, mais cette corruption de l'homme n'est jamais totale.

 

Même si la créature est viciée par la chute, même si ses conceptions sont faussées, l'homme garde cependant ses facultés.

 

Dans sa bonté, Dieu fait encore pleuvoir sur les bons et sur les méchants. Par sa parole puissante, Jésus-Christ soutient encore toutes choses (Hébreux 1.3).

 

C'est Dieu qui assure à tous la vie, le mouvement et l'être (Actes 17.28).

 

Toute la création est en effet dans la main du Seigneur du ciel et de la terre.

 

C'est pour cela que le psalmiste peut s'écrier :


"Tous les animaux mettent leur espoir en toi,
Pour que tu leur donnes leur nourriture en son temps.
Tu la leur donnes, et ils la recueillent,
Tu ouvres ta main, et ils se rassasient de biens.
Tu caches ta face: ils sont épouvantés;
Tu leur retires le souffle; ils expirent
Et retournent à la poussière.
Tu envoies ton souffle: ils sont créés,
Et tu renouvelles la face du sol" (Psaume 104.27-30).

 

Mais la connaissance naturelle de la loi de Dieu, connaissance propre À tous les hommes est par elle-même entièrement incapable de les conduire au salut.

 

La volonté de Dieu pour nous est que nous soyons parfaits comme Lui (Lév 19.2; Mat 5.48; 1 Pi 1.15-16).

 

Cette perfection est totalement inaccessible a l'homme pécheur.

 

En Christ, elle nous est accessible par la foi, foi qui a pour conséquence que la perfection du Seigneur nous est imputée gratuitement.

 

Par la foi, nous avons accès à l'obéissance sans faille du Fils de Dieu fait homme pour notre salut.

 

Et c'est par la foi que nous vivons jour après jour de cette justice que nous trouvons en Christ.

 

Si l'homme pécheur ne peut échapper au témoignage que rend sa conscience à la différence absolue entre le bien et le mal, qu'en est-il du chrétien?

 

Tout chrétien a reçu le Saint-Esprit (Romains 8.9; Actes 5.32), qui a comme tâche de le conduire dans toute la vérité (Jean 16.13).

 

En conséquence, la conscience du chrétien lui fera discerner la différence entre le bien et le mal bien plus clairement que celle du païen.

 

Pour celui qui est en Jésus-Christ, la prophétie de Jérémie (31 .33) est pleinement accomplie; voici comment elle est citée dans Héb 8.10 :


"Or voici l'alliance que j'établirai avec la maison d'Israël,
Après ces jours-là, dit le Seigneur:
Je mettrai mes lois dans leur intelligence,
Je les inscrirai aussi dans leur coeur;
Je serai leur Dieu,
Et ils seront mon peuple".

 

Mais, bien plus encore, la volonté de l'homme pécheur, volonté qui était esclave du péché et de Satan, est maintenant renouvelée, restaurée, libérée, de sorte que l'enfant de Dieu peut désormais marcher dans la justice de Dieu en obéissant à la loi de Dieu.


"En effet, la loi de l'Esprit de vie en Jésus-Christ m'a libéré de la loi du péché et de la mort. Car - chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force - Dieu, en envoyant à cause du péché son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, a condamné le péché dans la chair; et cela, pour que la justice prescrite par la loi soit accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l'Esprit" (Rom 8.2- 4).

 

Le chrétien ne sera jamais sans péché ici-bas, et il devra toujours revenir au pied de la croix pour demander au Christ le pardon de ses péchés (1 Jean 1.8-10).

 

La perfection ne sera son lot que lors de la résurrection du corps.

 

Alors le chrétien sera entièrement dépouillé de cette puissance de la chair, de cette vieille nature qui continuellement l'incite à pécher.

 

Mais, par la foi au Christ, par la puissance de l'Esprit de Dieu qui habite en lui, le chrétien peut marcher de progrès en progrès.

 

Avançant sur le chemin de la sanctification, il peut accomplir la justice de Dieu et entrer dans ces oeuvres préparées pour lui par Dieu avant la création du monde.

 

 

JeanMarcBerthoud
Jean-Marc Berthoud,
Théologien Réformé Baptiste
 
Bible
Croix Huguenote


















(1) Kant entend par "impératif catégorique" le commandement absolument obligatoire de la loi morale, commandement qui est inconditionnel, donc indépendant de toute situation sociale.  

 

Source :Promesses

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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