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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 19:18
L'oeuvre de Christ (1ère partie)

 

Il existe parmi les chrétiens deux sortes de méprises au sujet de la loi que l'Éternel a donnée à Israël par Moïse.

 

La première est propre à ceux qui n'ont pas saisi la valeur de l'oeuvre de Christ pour nous délivrer, et qui cherchent la sanctification dans l'accomplissement d'obligations morales.

 

Pour eux, du moment que la loi est l'expression de la sainte volonté de Dieu, nous ne serons agréés par Lui que dans la mesure où nous serons parvenus à accomplir cette loi.

 

Par une méprise tout opposée à celle-là, d'autres ne prennent pas garde que, "ayant été affranchis du péché", nous avons été "asservis à Dieu", "asservis à la justice".

 

Ils pensent volontiers que la loi ne nous concerne plus en aucune manière et que nous n'avons pas à nous préoccuper de ce qu'elle enseigne.

 

La première de ces façons de voir empêche de se réjouir pleinement en Christ ; elle continue à demander quelque chose à la vieille nature, et elle imprime à la conduite un légalisme desséchant, ce que l'extérieur peut voir à juste titre comme intégrisme.

 

La seconde prive l'âme de guides sûrs quant à la pensée de Dieu.

 

Toutes les deux en réalité nous détournent de Christ, l'une sous le couvert de la sainteté divine, l'autre sous celui de la liberté chrétienne.  

 

"Car Christ est la fin de la loi pour justice à tout croyant" (Romains 10:4): pour le croyant la loi a son terme en Christ, mais en Christ seul.

 

La loi, en tant que loi, implique des sanctions judiciaires.

 

Elle condamne toujours l'homme qui n'est pas "dans le Christ Jésus".

 

Christ a subi à notre place la condamnation qu'elle prononce, et Il nous délivre de sa juste sentence.

 

Jamais ce point fondamental ne sera trop fortement retenu.

 

La mort de Christ proclame bien haut ce que la loi divine exigeait à notre sujet, sans rémission possible.

 

Mais elle dit en même temps que, par cette mort même, la loi est satisfaite, et la résurrection de Christ vient l'attester, selon la justice de Dieu.

 

Aussi l'Évangile annonçait-il, à ce peuple d'Israël qui avait reçu la loi :

 

Vous n'êtes plus sous la loi.

 

Et à ceux des nations, qui n'avaient aucune part à la loi comme système religieux ou civil, il disait :

 

Ne vous placez pas sous cette loi.

 

Pourquoi ?

 

Parce que, pour les uns comme pour les autres, il n'y avait pas à reprendre une chose faite, ni à recommencer ce que Christ a achevé.

 

La loi est arrivée à sa fin par Christ.

 

Dieu ne dit plus : Faites.

 

Il dit :  

 

"Croyez au nom du Fils de Dieu". "Le Christ Jésus nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption" (1 Corinthiens 1:30).

 

Ah ! Si quelqu'un qui ne possède pas la vie nouvelle prétend, sans avoir Christ, ne rien craindre de la loi, celle-ci peut être justement brandie contre lui (1 Timothée 1:9).

 

Elle lui dira ce qu'il mérite.

 

C'est seulement à la mort de Christ que cette arme terrible a été non pas brisée, mais remise au fourreau, parce que tout ce qu'elle avait à opérer l'a été alors.

 

Christ n'est plus sous la loi ; Il ne saurait y replacer les siens ; ils sont à Lui, non point à elle.

 

"Dieu a envoyé son Fils, né de femme, né sous la loi, afin qu'il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l'adoption. Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l'Esprit de son Fils dans nos coeurs, criant : Abba, Père" (Galates 4:5, 6).

 

La loi ne pouvait nous faire vivre ; Christ le peut, nous ayant, dans sa mort, fait "mourir à la loi" par la loi elle-même :  

 

"Car moi, disait Paul, par la loi, je suis mort à la loi, afin que je vive à Dieu" (Gal. 2:19).

 

C'est à la nouvelle vie ainsi reçue par la foi en Christ qu'il appartient désormais de marcher ici-bas à la gloire de Dieu.

 

Elle reçoit sa puissance non de la loi, ni d'un esprit légal quelconque, mais de l'Esprit de Christ.  

 

"Si vous êtes conduits par l'Esprit vous n'êtes pas sous la loi" (Gal. 5:18).

 

(Suite)

 

Bible (115)

Croix Huguenote

 

 

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 16:44
Améliorer ...l'Evangile pour mieux le recevoir ?...

Quoi ? À chaque tournant de l’Histoire, l’Evangile sombrerait dans le non-sens, l’inadapté, l’inacceptable, et devrait être repensé, corrigé sur mesure ?

 

Comment ?

 

Le mystère de Dieu n’aurait été exprimé qu’à l’intention des adeptes de la civilisation gréco-latine du bassin méditerranéen et devrait, à chaque époque, être retraduit selon les mentalités de chaque nation, de chaque peuple, de chaque tribu, par des « herméneutes » qui se plébiscitent eux-mêmes ?

 

Ce Dieu aurait mis le Fils de son amour aux enchères des esprits de ce monde… ?


Celui qui, des millénaires durant, a proclamé :  

 

« Mes pensées ne sont pas vos pensées » (Esaïe.55:8)

 

déclarerait désormais :

 

« Vos pensées seront les miennes » ?

 

Et Jésus ?

 

Aurait-Iil sciemment adopté les idées de l’époque…sachant qu’elles ne véhiculeraient qu’un temps son message, confiant que d’autres, plus tard, le transmettraient mieux que Lui ?

 

Aurait-il, Lui, la Parole vivante, ignoré qu’il s’exprimait en termes irrecevables ?

 

« Quel est donc le christ qu’ils nous rotent ? », s’écrierait ici Jean Calvin.

 

Et mon professeur de théologie pratique ( Maurice Ray) dans les années 1960, d’affirmer avec juste raison :

 

« Se réclamer d’une évolution de la société pour déclarer, voire décréter, qu’il faut aménager la vérité scripturaire, corriger Paul et moderniser l’Eglise, c’est annoncer un autre Evangile, c’est travailler à l’édification d’une « maison de Dieu » corrigée par des mains humaines »

 

Pasteur Pierre Marcel,

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Revue Réformée & Église Protestante Évangélique de Charleroi 

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 16:42

refuge protestant

Eglise Luthérienne Poitou

Jésus leur dit une parabole, pour montrer qu'il faut toujours prier et ne pas se lasser. Il dit : Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et qui n'avait d'égard pour personne. Il y avait aussi dans cette ville une veuve qui venait lui dire : Fais-moi justice de mon adversaire. Pendant longtemps il ne voulut pas. Mais ensuite il dit en lui-même : Bien que je ne craigne pas Dieu et que je n'aie d'égard pour personne, néanmoins parce que cette veuve me cause des ennuis, je lui ferai justice, de peur que jusqu'à la fin, elle ne vienne me casser la tête. Le Seigneur ajouta : Entendez ce que dit le juge inique. Et Dieu ne ferait-il point justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et tarderait-il à leur égard ? Je vous le dis, il leur fera promptement justice. Mais, quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?     LUC 18.1-8

 

 

 

Penchons nous sur une des paraboles que Jésus a utilisées pour expliquer à ses disciples ce qu'est le royaume de Dieu.

D'emblée, Luc nous explique que Jésus a enseigné cette parabole pour nous montrer « qu'il faut  toujours prier, sans se lasser ».


Pour cela, Jésus utilise une histoire.

Beaucoup de paraboles sont basées sur des similitudes, mais celle-ci repose sur une opposition.

Le premier personnage est une veuve.

Dans la société du temps, cela veut dire l'isolation sociale, la pauvreté, aucune influence.

La veuve est en procès avec une partie adverse.

L'affaire a été confiée à un juge.

Celui-ci n'a aucun souci de la justice, c'est un homme sans cœur et sans morale, qui ne craint ni Dieu ni les hommes.

Peut-être même est-il, comme beaucoup de juges de l'époque, corrompu et attend il que la veuve lui verse un petit quelque chose qui lui permettrait d'arranger ses affaires.

Mais la veuve insiste, encore et toujours.

Elle revient à la charge, inlassablement.

Elle ne lâche rien.

Et elle va obtenir gain de cause.

Le juge lui rend justice.

Oh, pas par sursaut de conscience ou de bonté : pas le genre du bonhomme !

Pourquoi alors ?

Parce qu'il en a tellement assez que cette femme lui « casse la tête » et qu'il veut s'en débarrasser !

Parce qu'il veut être tranquille !

Et ce que Jésus veut nous enseigner ici apparaît clairement :

si un juge insensible et méchant va donner satisfaction à une pauvre veuve, à combien plus forte raison Dieu notre père ne va t'il pas répondre aux prières de ses enfants ?

Car Dieu n'est pas un juge intraitable, il est un Père au cœur rempli d'amour, de bienveillance et de bonté.

Bien plus, il est tout-puissant et tous les trésors de la terre et des cieux sont dans sa main.

Et nous-mêmes, frères chrétiens, nous ne sommes pas comme la pauvre veuve sans défense ni recours.

Si vous croyez en Jésus comme votre unique Sauveur, vous êtes un enfant de Dieu, vous êtes une nouvelle création, vous avez en Christ la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance (Eph 3.12).

Toutes ces choses là, frères et sœurs, se sont des vérités que nous devrions toujours garder à l'esprit, parce qu'elle nous disent quelle est l'identité de Dieu, quelle est notre identité en Christ, parce qu'elles sont porteuses de promesses qui peuvent être le combustible de notre vie de prière.

Et Dieu sait que notre vie de prière peut en avoir besoin.

Le Petit Catéchisme de Westminster (1646) définit la prière de façon très juste.

Il dit « la prière est l’acte par lequel nous présentons à Dieu nos désirs pour des choses conformes à sa volonté, au nom de Christ, en confessant nos péchés, et en reconnaissant avec actions de grâce ses bontés. »

Rien à rajouter.

Vous voyez, il y a trois parties essentielles dans la prière :

  • la confession de nos fautes et la demande de pardon à Dieu

  • la pétition pour nos besoins spirituels et matériels

  • l'action de grâces : dire merci à Dieu de tout ce que nous avons reçu

Tout cela, c'est bien beau, mais dans la réalité, de nombreux chrétiens, de nombreuses églises ont une vie de prière totalement sous-développée.

Les paroles de Jésus qui nous dit qu'il faut « toujours prier sans jamais se décourager » résonnent parfois en nous comme des accusations.

Parce que nous ne prions pas toujours et qu'il nous est très facile de nous décourager et de ne pas persévérer dans la prière.

Nous ne prions pas aussi souvent que nous le pourrions, nous ne prions pas pour ce que nous pourrions ou pour qui nous le pourrions.

Nous oublions de rendre grâces à Dieu de tout ce qu'Il nous a donné, comme ces neuf lépreux que Jésus a guéris et qui ne sont pas revenus vers Lui pour le remercier.

Nous négligeons de prier Dieu pour qu'Il pourvoit à tous nos besoins : besoins matériels, santé, nourriture spirituelle...peut-être parce que nous pensons qu'Il ne veut pas ou ne peut pas nous les donner.

Où bien encore, nous prions de façon automatique et générale, sans y mettre notre cœur.

Où alors notre prière est limitée au dimanche matin.

Soyons honnêtes : aucun d'entre nous ne prie comme il le pourrait, comme il le devrait !

Et puis, nous nous décourageons.

Nous avons l'impression que personne n'est là pour écouter nos prières.

Pourquoi est-ce que Dieu n'entend pas ?

Et s'Il entend, pourquoi est-ce qu'Il ne répond pas ?

A quoi sert il de prier ?

Rien ne semble s'arranger, et les choses ont même tendance à empirer !

Il semble n'y avoir aucun résultat à notre prière et nous nous décourageons.

Il faut toujours prier, sans se décourager.

Ces paroles, si nous les interprétons comme une instruction de la loi, un commandement, vont forcément nous accuser.

Nous ne prions pas toujours et nous nous décourageons.

Nous ne sommes pas comme la veuve tenace qui n'abandonne pas tant qu'elle n'a pas eu ce qu'elle voulait.
Mais nous devrions lui ressembler.

Alors, rentrons à la maison, mettons nous à prier et faisons mieux !

Cessons de démontrer dans notre vie de prière toute notre médiocrité de pécheurs !

Ces paroles ne sont pas Loi, mais Évangile, Bonne Nouvelle !!

Certes, elles nous instruisent, nous disent quoi faire et comment le faire, mais elles sont avant tout une magnifique invitation à prier.

Prier Celui qui nous écoute. 

Prier Celui qui prend plaisir à notre prière et qui y répondra selon sa volonté sainte, juste et bonne :

Notre Père, Notre Juste Juge, de qui vient tout don parfait.

Quand Dieu nous dit qu'il faut toujours prier sans jamais se décourager, ce sont des paroles d'encouragement fondées sur Ses Promesses, ces promesses divines qui doivent être le terreau de nos prières, enracinées dans les bénédictions divines.

Et si nous pouvons prier le Père, si nous pouvons avoir accès à tous les trésors de sa grâce, c'est par Jésus Christ.
Sans Jésus, et sans foi en Jésus, les misérables pécheurs que nous sommes n'auraient aucun droit et aucune possibilité de s'approcher de Dieu.

C'est Jésus qui est le Seul Médiateur entre Dieu et les hommes, c'est par Lui Seul que nous pouvons avoir un accès au Père.

Et nous seulement, Jésus permet aux pécheurs que nous sommes d'être reçus par Dieu si nous croyons en Lui, mais Il est en plus notre grand intercesseur.

Grâce à Jésus, nous pouvons nous présenter devant le Père et nous pouvons présenter nos prières devant Lui.

Et la Bible nous dit aussi que l'Esprit Saint si nous croyons en Jésus et en son sacrifice parfait, nous savons que plus aucune condamnation ne pèse sur nous, que rien ne saura jamais nous arracher de la main du Père et nous sommes assurés de recevoir la vie éternelle.

Voilà pourquoi nous ne devons pas nous décourager : grâce à ce que Christ a fait pour nous et grâce à qui nous sommes en Christ.

Ne perdons pas courage !

C'est une exhortation mais avant tout une promesse.

Quand tout semble futile et dérisoire.

Quand le diagnostic n'est pas bon.

Quand Dieu vous affirme une chose dans sa Parole mais que les faits semblent raconter une autre histoire.

Quand nous voulons la paix et qu'autour de nous il n'y a que le tumulte.

Quand nous voulons être en sécurité mais que demain est tellement incertain.

Quand nous sommes pas sûr que nous pouvons faire face à demain et peut-être même pas à aujourd'hui.

Ne perdons pas courage car en Christ Dieu a fait de nous son très cher fils, sa très chère fille.

Dieu dit à chacun de nous «j'ai gravé ton nom sur la paume de mes mains » (Esaïe 49.16).

Alors, insistons auprès de Lui, ne le lâchons pas, comme l'a fait la pauvre veuve avec le juge, demandons Lui sa bénédiction et Il nous la donnera !

Ce que Jésus nous dit ici c'est « dérangez-moi, insistez ! Demandez-moi mon aide : Je suis là pour vous la donner ! Persistez dans vos requêtes et ne vous découragez pas ! Je vous entends, Je vous écoute et Je vais vous donner de bonnes choses. Je ne vous abandonnerai pas et Je ne vous délaisserais pas »

Et si le Seigneur nous enseigne tout cela à propos de la prière, ce n'est pas seulement parce qu'Il a à cœur de nous répondre.

Sa phrase finale donne un autre éclairage à la question :

« Mais, quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-Il la foi sur la terre ? »

Ici, Jésus parle de son retour prochain, et Il lie clairement la question de la foi et celle de la prière.

Un cœur croyant est un cœur d'où jaillit la prière.

Alors que nous vivons dans l'apostasie de la fin des temps, prédite par le Seigneur, veillons sur nous-mêmes, sur notre foi, sur notre vie de prière.

Car le Seigneur a dit cela pour nous montrer que lorsque la foi s'éteint, la prière cesse.

Croyons donc afin de prier, et afin que la foi elle-même ne s'éloigne pas, prions.

"La foi produit la prière et la prière, à son tour, obtient l'affermissement de la foi ».

Que notre prière et notre foi puissent mutuellement se renforcer.

Prions toujours, et ne nous décourageons pas !

Amen,

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Eglise Luthérienne Poitou

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 16:19
S'approcher de Christ, La Pierre Angulaire
 
La Bible est remplie de symboles.
 
Quand Jésus nous dit par exemple que nous sommes sel de la terre et lumière du monde, ou quand nous étudions la vision reçus par Zacharie du chandelier entouré de deux oliviers.
 
Et puis, dans sa Parole, Dieu a utilisé beaucoup de symboles pour nous dire qui Il est.
 
Penchons nous sur quatre symboles de Christ, des symboles qui je l'espère vont nous rappeler qui Il est, qui vont nous rappeler pourquoi nous L'aimons.
 
Le premier des symboles utilisés pour décrire Jésus, c'est le rocher, le roc.
 
Pierre nous dit que Christ est la Pierre Angulaire.
 
Qu'est-ce que ce symbole nous évoque ?
 
La stabilité, la sécurité, l'image de quelque chose qui ne bouge pas quand nos vies, elles, subissent tant de changements.
 
Nous vivons dans une société qui croit bon de remettre en cause ses fondements mêmes : c'est ce qu'on a vu récemment quand on a complètement redéfini le mariage, quand on cherche à imposer dans les écoles une nouvelle ...« moralité »...
 
Et puis, il y a ces choses qui nous arrivent et qui bouleversent nos vies, parfois très brusquement.
 
Il y a aussi par exemple un grand facteur d'instabilité, qui est l'empilement de Contrats à Durée Déterminée.
 
Comment faire des plans si l'on n'a pas de vision à plus d'un an ?
 
Le monde dans lequel nous vivons n'est pas sûr, la vie n'est pas sûre non plus et nous voulons tous la stabilité et la sécurité, parce qu'elles sont des conditions pour bâtir nos existences dans une paix au moins relative.
 
C'est ce sentiment que l'on retrouve souvent dans les Psaumes :
 
  • le psaume 107, où l'expérience du peuple de Dieu est comparé à une tempête,
  • le psaume 40 où David exprime qu'il s'est retrouvé dans la « fosse de destruction »,
  • tous les psaumes dont les auteurs se décrivent entourés d'ennemis, de puissances hostiles.
Tous ces passages nous rappellent, si besoin est, que notre monde ou notre propre expérience nous donnent souvent l'impression d'être un chaos effrayant !
 
Et c'est pour cela que nous avons besoin de Christ comme Pierre Angulaire de notre vie, comme Le Rocher sur lequel nous pouvons établir une fondation sûre.
 
En 1 Pierre 2.4 nous lisons « Approchez-vous de Christ, la pierre vivante rejetée par les hommes mais choisie et précieuse devant Dieu, et vous-mêmes, en tant que pierres vivantes, laissez-vous édifier pour former une maison spirituelle, un groupe de prêtres saints, afin d'offrir des sacrifices spirituels que Dieu peut accepter par Jésus-Christ. »
 
Ici, Pierre nous invite à devenir des pierres vivantes fondées sur La Pierre Angulaire.
 
C'est l'union de nos vies avec celle de Christ qui nous donne stabilité et sécurité.
 
Et si nous sommes appelés à devenir des pierres vivantes dans l'édifice de l’Église, c'est que Jésus peut utiliser notre vie.
 
« Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui et pour l'éternité » (Héb 13.8).
 
Il peut y avoir de grands bouleversements dans notre société ou dans nos vies personnelles, mais Jésus reste le même, et c'est pour cela qu'Il est le point d'appui sur lequel nous pouvons nous reposer pour tenir bon, c'est pour cela qu'Il peut nous apporter la stabilité et la sécurité dont nous avons tous tant besoin.
 
C'est pour cela aussi que nous devons parler de Lui à ceux qui ne le connaissent pas et qui vivent dans les angoisses de l'existence.
 
Le deuxième symbole de Jésus, c'est celui de la lumière, la lumière spirituelle qui illumine le cœur humain.
 
En Jean 8.12, Jésus dit «Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura au contraire la lumière de la vie.»
 
La Lumière de la vie, la Lumière qui donne la vie.
 
Il est frappant de penser que Jésus a prononcé ces paroles des milliers d'années avant que les biologistes découvrent le phénomène de la photosynthèse et montrent qu'effectivement la lumière est indispensable à la vie.
 
Quand nous croyons en Lui, Jésus nous amène Sa Lumière et nous donne la Vie.
 
Nous y voyons clair à la lumière de Christ : clair par rapport à nous, à Dieu. Clair par rapport au bien et au mal, au vrai et au faux (qui, quoiqu'on en dise, ne sont pas des notions dépassées!!).
 
Je crois qu'il y a beaucoup de gens qui cherchent la lumière, qui saisissent (même confusément) que l'humanité vit dans des ténèbres.
 
Pensons à toutes celles et tous ceux qui tombent dans le piège des sectes, (nota Refuge Protestant : on peut citer sans ambage les dérives sectaires, l'illuminisme sensorialiste, le mysticisme faisant des dégâts monstrueux au sein de nombreuses églises aujourd'hui, notamment dans le monde pentecôtiste et charismatique).
 
Pensons à toutes celles et tous ceux pour qui la psychologie devient une boussole pour diriger leurs vies...
 
Mais Jésus Seul est La Lumière.
 
«  Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres ».
 
Suivons Jésus, et nous pourrons avancer dans la vie dans Sa Lumière.
 
Le troisième symbole est celui de l'eau, image de ce qui désaltère une âme assoiffée.
 
Samuel Taylor Coleridge a écrit un des plus beaux poèmes de la langue anglaise « The Rime of the Ancient Mariner » (« Le Dit du Vieux Marin », illustré par Doré), racontant la traversée frappé par des événements surnaturels d'un malheureux navire.
 
A un moment du récit, le navire se retrouve, en absence de vent, immobilisé sur une mer d'huile, alors que toutes les réserves d'eau douce sont épuisées.
 
Durant bien des jours nous demeurâmes là, sans brise ni mouvement, tels qu’un vaisseau peint sur une mer en peinture. L’eau, l’eau était partout, et toutes les planches du bord se rétrécissaient. L’eau, l’eau était partout, et nous n’avions pas une goutte d’eau à boire. (traduction Auguste Barbier, 1877)
 
L'eau était partout, et nous n'avions pas une goutte à boire.
 
Oui, l'eau était partout, mais de l'eau de mer, salée, incapable de désaltérer et de maintenir la vie.
 
De la même façon, les hommes et les femmes d'aujourd'hui sont trop souvent bloqués, immobilisés, entourés de mille choses et de milles idées qui se révèlent incapables de satisfaire les besoins vitaux de nos âmes (l'argent, le sexe, le pouvoir, les loisirs...) mais Seul Jésus saura nous rassasier.
 
En Jean 4, Jésus rencontre une femme samaritaine au bord d'un puits, et la discussion s'engage.
 
Jésus révèle à la femme qu'Il sait qui elle est « «Tu as bien fait de dire: 'Je n'ai pas de mari', car tu as eu cinq maris et l'homme que tu as maintenant n'est pas ton mari. En cela tu as dit la vérité.» (v.17)
 
Mais ce que nous voyons aussi, c'est que dans cet échange, Jésus ne la sermonne pas.
 
Au lieu de cela, Il lui dit qui Il est et ce qu'Il peut faire pour elle :
 
« celui qui boira de l'eau que Je lui donnerai n'aura plus jamais soif et l'eau que Je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.» (v. 14).
 
La vie éternelle : voilà ce dont il est question quand nous faisons face à Jésus.
 
La vie alors qu'autour de nous, il y a tant de puissances de mort.
 
Quelque chose d'éternelle qui nous donne la perspective juste quand autour de nous il y a tant de choses flottantes, temporaires.
 
Jésus est venu restaurer notre relation avec Dieu et nous détourner de tous les substituts qui ne pourront jamais nous satisfaire.
 

Sur la Croix, le sang de Jésus a coulé avant que nous puissions être lavés de nos fautes, totalement purifiés.

 
L'eau donne la vie, et par sa résurrection Jésus a vaincu la mort et nous a communiqué la vraie vie, éternelle et glorieuse, dans la présence du Père.
 
Jusqu'à présent, nous avons vu comme symboles de Jésus des choses impersonnelles et inanimées, mais il y a un autre symbole que nous connaissons certainement, pour lequel la dimension personnelle est essentielle : c'est celui du berger.
 
En Jean 10, Jésus dit : « Je suis Le Bon Berger ».
 
L'idée est celle du soin que le berger prend de ses brebis, et ses brebis, c'est vous et moi.
 
Jésus dit qu'Il donne sa vie pour ses brebis.
 
Cela fait bien sûr écho au Psaume 23, que nous sommes nombreux à bien connaître «  L’Éternel est mon berger: je ne manquerai de rien. ».
 
On retrouve aussi l'expression « Grand Berger des brebis » pour désigner Jésus en Hébreux 13:20.
 
Le berger, c'est celui qui pourvoit, qui guide, qui guérit.
 
Dans une de ses paraboles, Jésus nous a expliqué qu'Ill est Le Berger qui, ayant 100 brebis, va chercher celle qui s'est perdue en laissant les 99 autres.
 
Et nous mêmes ?
 
Est-ce qu'en tant qu'Eglise notre premier désir est d'aller chercher ses brebis perdues et de les ramener dans le troupeau ?
 
Est-ce que vraiment nous voulons nous donner le mal nécessaire pour les appeler, les retrouver et les ramener à la maison ?
 
Il y a tant de gens qui se sentent perdus, ou qui sont perdus, même s'ils ne le réalisent pas.
 
Depuis plusieurs décennies, nos sociétés ont abandonné les normes (sans doute un peu pesantes en certains endroits) qui régissaient la vie sociale.
 
La nouvelle règle est devenue « vis comme tu veux, fais ce qui te rend heureux ».
 
Mais nous devons à présent évaluer les résultats de cette attitude.
 
A t'elle tenu ses promesses ?
 
Les gens sont-ils vraiment plus heureux ??
 
Sincèrement, je ne le pense pas, et je suis même persuadé que nous sommes dans une société pathogène en terme psychologiques, une société qui crée le mal-être chez beaucoup de gens.
 
Il y a des effondrements intérieurs, trop souvent suivis par l'effondrement d'une famille, et quand les familles s'effondrent, c'est la société qui menace ruine à son tour !!
 
Nous avons besoin d'être guidés sur les chemins de la vie par le Bon Berger, Jésus, qui nous mène vers les verts pâturages de Dieu.
 
Nous avons besoin de reconnaître Sa Voix quand nous lisons la Bible qui nous dit ce qu'il faut croire et comment il faut vivre.
 
Jésus Est le Bon Berger, Le Rocher, La Lumière et L'Eau.
 
Tous ces symboles qui, je l'espère, nous rappelle qu'être chrétien, ce n'est pas une morale, le fait d'être né dans tel ou tel pays ni même le fait de venir au temple chaque dimanche.
 
Être chrétien, c'est s'attacher à Lui par la foi, c'est croire en Celui sur lequel nous pouvons bâtir nos vies, Celui qui nous illumine de Sa Grâce, Celui qui nous purifie de nos fautes et qui nous donne le pardon, Celui qui est Notre Bon Berger !
 
Amen,
 
Pasteur Thomas Constantini,
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Eglise Luthérienne Poitou
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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 18:42
La Théonomie face à l'autonomie humaniste

L'humanisme défait par la Loi de Dieu

Par Pierre Courthial (*)

 

 

Il est à noter que le mot latin Lex (Loi) a souvent désigné, de façon à la fois plus précise et plus englobante, la religion [1].

 

C'est ainsi que S. Augustin, dans son De Vera Religione (XXIII,20) parle de la Christiana lex.

 

Durant l’Âge de la Foi, Jean de Salisbury (1110- 1180), cet Anglais qui mourut évêque de Chartres et a magnifiquement écrit :  

 

"Si le vrai Dieu est la vraie Sagesse, alors l'amour de Dieu est la vraie philosophie" (Philosophus amator Del est; est philosophe celui qui aime Dieu) [2], emploie à plusieurs reprises le mot Lex pour désigner le culte religieux ou la profession de la Foi, dans son Polycraticus.

 

Raymond Lulle (1235-1315) [3], qui avait appris l'arabe et était allé, à plusieurs reprises, évangéliser les Sarrasins, compare la Lex Mahumetana (La Loi de Mahomet) et la Christiana Lex quand il veut comparer la Foi de l'Islam et la Foi chrétienne [4].

 

Roger Bacon (1220-1292) [5]- "La sagesse totale a été donnée par un seul Dieu, à un seul monde et pour une seule fin"; "Il n’y a qu'une seule parfaite sagesse qui est contenue dans les Saintes Écritures" - parle lui aussi de Lex Christiana pour désigner la Foi chrétienne et de Lex Antichristi pour désigner les autres religions.

 

R. J. Rushdoony, l'un des initiateurs de la théonomie réformée contemporaine, s'inscrit donc dans une ancienne et solide tradition lorsqu'il dit à son tour :

 

"En toute culture, le Droit, la Loi, est d'origine religieuse... La source du Droit est le dieu de toute société. Si la raison humaine est la source du Droit, c'est que la raison humaine est le dieu de cette société-là. Si c'est une oligarchie, ou une Cour suprême, ou un Sénat, ou un chef d’État qui est à la source du Droit, cette source est alors le dieu du système... L'humanisme moderne, en plaçant la source du Droit dans le peuple ou dans l’État, désigne le dieu de son système... Dans la culture occidentale, la source du Droit a été transférée de Dieu au peuple ou à l'État, alors que le pouvoir historique et la vitalité de l'Occident avaient été longtemps situés dans la Foi et le Droit bibliques" [6].

 

Toute Foi, y compris celle des (prétendus) athées (= sans Dieu !), et, en conséquence, toute Loi, toute Morale, tout Droit non-bibliques, sont en rivalité, sinon en opposition déclarée, avec la Foi, la Loi, la Morale et le Droit révélés en l’Écriture Sainte (la Lex) de Dieu.

 

L'homme a toujours la responsabilité de choisir entre la théonomie et son désir d'autonomie.

 

En réalité, seul le vrai Dieu est autonome (= Loi à soi-même et pour ses créatures).

 

Calvin disait en une phrase lapidaire :

 

Deus legibus solutus est quia ipse sibi et omnibus Lex est (Dieu n'est pas soumis aux lois parce qu'Il est lui-même Loi pour lui-même et pour tout et tous) [7].

 

La question est encore et toujours : quelle est la Norme ? Où se situe l'Autorité ?

 

Et la réponse est encore et toujours : la Norme, la Lex, est la Loi alliancielle qu'est la Sainte Écriture du Christ ; elle est au cœur de notre religion (= de notre relation à Dieu) et de notre service cultuel et culturel qu'elle identifie, définit et ordonne.

 

Pour notre salut et notre joie.

 

L'Autorité est celle du Dieu trinitaire qui, une fois pour toutes, nous a donné sa parole d'Alliance.

 

Voilà la théonomie !

 

L'humanisme, lui, ayant foi en l'Homme, ou en sa Raison, ou en tout autre dieu qu'il choisira (Évolution, Démocratie, État Providence, etc.) croit pouvoir définir à son gré Droit, Loi et Morale; avec toutes leurs variations possibles, successivement ou pluralistiquement.

 

Et, pour être dans le mouvement, certains chrétiens, contaminés par l'humanisme, croient pouvoir faire appel, eux, à la Révélation naturelle.

 

- Aux humanistes, il faut rappeler, avec Lecerf, que :  

 

"Le péché siège au centre même de la conscience intellectuelle de l'homme. Si la raison était normale ("elle ne l'est plus depuis la chute", P.C.), elle consentirait à demeurer une raison raisonnée (normée par Dieu, P.C.). Nous ne la verrions plus aspirer à devenir raison ratiocinante ("ergoteuse, abusive", P.C.).

La raison pratique, qui se proclame autonome, pèche, car il y a un seul Législateur : Dieu; et ce Législateur, elle le méconnaît pour s'installer à sa place.

La raison théorique pèche aussi, car elle méconnaît son rôle subordonné d'organe, d'instrument conditionné par le Vrai objectif, pour s'ériger en norme suprême et en source fallacieuse du savoir.

Dans l'ordre de la connaissance, comme dans l'ordre de la toi morale, l'homme est partout substitué à Dieu. Il (en) résulte que le péché (provoque) un conflit entre la raison suprême de qui tout dépend et la raison subordonnée qui voudrait s'affranchir de sa dépendance" [8].

 

- Aux chrétiens contaminés par l'humanisme, il faut rappeler que, s'il est vrai qu'il y a bel et bien une Révélation naturelle de Dieu dont les hommes ont l'évidence sous les yeux,

"ce que l'on peut connaître de Dieu est manifeste pour les hommes : Dieu le leur a manifesté. En effet, depuis la création du monde, ses perfections invisibles : éternelle puissance et divinité, sont visibles dans ses œuvres pour l'intelligence" (Romains 1:19-20),

 

ces mêmes hommes

"se sont fourvoyés dans leurs raisonnements et leurs cœurs insensés se sont enténébrés ils ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge... et, comme ils n'ont pas eu souci de garder la connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à leurs intelligences sans jugement : ainsi font-ils ce qu'ils ne devraient pas et sont-ils remplis de toutes sortes d'injustice, de perversité... ennemis de Dieu" (Romains 1:21,25,28,29).

 

Pour que la Révélation naturelle reprenne ses formes, ses couleurs et son sens, il faut que les fidèles "chaussent les lunettes de l'Écriture" (Calvin) afin que le regard de leur cœur, enfin corrigé, clarifié, restauré, retrouve l'évidence, là, sous leurs yeux, que leur intelligence "fourvoyée" ne discernait pas.

 

Alors, et alors seulement, la Révélation naturelle, qui a toujours été là, leur apparaît dans sa douce, belle et forte lumière.

 

Rushdoony a fort bien discerné que :

 

"la raison pour laquelle certains chrétiens choisissent de chercher un fondement ("de la morale et du droit", P.C.) en l'homme, c'est qu'ils aspirent à trouver un terrain commun à tous les hommes et à toute la réalité hors de Dieu. Ils veulent échapper à ce qu'ils appellent un "système sectaire de pensée". Ils affirment la nécessité d'une philosophia perennis, d'une philosophie permanente qui serait commune à tous les hommes en tant qu'hommes, en dehors de toute considération théologique. Ces chrétiens pensent qu'ainsi ils peuvent établir les vérités de la religion chrétienne d'une manière rationnelle satisfaisante pour tous; et qu'en place d'une révélation exclusive et bornée pourra être établi un terrain commun d'entente [9].

 

A l'inverse, tout chrétien fidèle est appelé à "sanctifier en son cœur le Christ Seigneur, à être toujours prêt à la défense (en grec : apologia), avec douceur et respect, de l'espérance chrétienne devant quiconque lui en demande compte" (1 Pierre 3:15-16); "les armes que nous utilisons dans notre combat ne sont pas d'origine humaine ; leur puissance vient de Dieu, pour la destruction des forteresses ; nous détruisons les faux raisonnements et tout ce qui se dresse orgueilleusement contre la connaissance de Dieu, faisant captive toute pensée pour l'amener à obéir au Christ" (2 Corinthiens 10:4 et 5).

 

Voilà qui nous oblige, en conscience, à croître dans l'intelligence de la Foi, dans la connaissance de l'Écriture du Christ et du Christ de l'Écriture : nous, c'est-à-dire non seulement les pasteurs et docteurs (au reste trop souvent paresseux et infidèles), mais tous les membres de l'Église.

 

L'évangélisation, en tant que vocation et tâche de tous, c'est d'abord et surtout, et ce n'est pas le plus facile, cette apologie-là, dans les contacts constants et ordinaires de l'existence avec les prochains, quels qu'ils soient.

 

C'est, en tout cas, ce qu'ordonne, en priorité, la Parole de Dieu, et ce qui s'est vérifié, d'abord aux trois premiers siècles de notre ère sous plusieurs terribles persécutions, comme ensuite maintes fois dans l'histoire.

 

D'où l’importance capitale, à côté de la prédication, d'une catéchèse catholique (= fidèle à l'Écriture-Parole de Dieu) continue, dans l'Eglise; ce qu'ont compris aussi bien les Docteurs de l'Eglise ancienne que ceux de la Réformation, avec leurs petits et grands Catéchismes.

 

Il est bien évident aussi qu'une manière chrétienne de vivre, en rupture chaque fois qu'il le faut avec celle du monde ambiant (Romains 12:1-2), doit accompagner et pratiquer l'apologie de chaque jour : aucun des aspects, aucune des parties, pas un pouce de terrain, de notre existence ne devant échapper à la Vérité révélée et à la seigneurie royale du Christ notre Dieu.

 

"Mettez en œuvre (verbe grec katergazomai) votre salut, avec crainte et tremblement, car Dieu produit (verbe grec energeô) en vous le vouloir et le faire, selon son bienveillant dessein" (Philippiens 2:12-13).

 

La Foi que nous devons "défendre devant quiconque nous en demande compte" doit être défendue conjointement, inséparablement, par notre dire et notre faire; et ce dans tous les domaines de notre vie ici-bas, régis souverainement par le seul Sauveur-Seigneur, qu'il s'agisse de notre vie personnelle, intime, ou de nos vies conjugale, familiale, civique, professionnelle, ecclésiale,…

 

 

Pierre Courthial,

Bible

Croix Huguenote

 

 

[1] "Lex (Law) as Another Word for Religion : A lesson from the Middle Ages", par Thomas Schirrmacher, Calvinism Today, vol. II, N°2, avril 1992, p.5.

[2] La philosophie au Moyen Age, par Etienne Gilson (Payot, 1947), pp.274-277, etc.

[3] Ibid., pp.461-465, etc.

[4] Par exemple, Lettera a Maonietto II, 115 ; cf. note 12 ci-dessus.

[5] Gilson, op. cit., pp. 476-482, etc.

[6] Institutes of Biblical Law, p.4.

[7] Commentaire du Deutéronome (1563), Corpus Reformatorum 52, 49, 131.

 

[8] Introduction à la dogmatique reformée ("Je Sers", Paris, 1932) vol. 1, pp. 111 ss.

[9] Op. cit., pp.684-685. Là, peut se trouver une explication de la dérive intellectuelle de Jacques Maritain (1882-1973) depuis son Antimoderne, de 1922(animé par le motif-de-base scolastique "nature = grâce") jusqu'au Paysan de laGaronne, de l966, en passant par Humanisme intégral, de 1936. Si j'avais apprécié, dans Antimoderne, lu en 1930, son : "les pentes de l'intelligencemoderne sont contre nous ; mais les pentes sont faites pour qu'on les remonte",j'ai déploré que J. Maritain se soit laissé gagner par l'humanisme... moderne !

 

 

 

 

Référence: L'Humanisme Défait Par la Loi de Dieu, Pierre Courthial - Lausanne, édition L’Age d’Homme, 1996.

Notes:

* Pierre Courthial, rappelé auprès de Dieu était doyen honoraire de la Faculté libre de théologie réformée d'Aix-en-Provence.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 17:56
Le désert = foi éprouvée
Le désert, de prime abord, n’évoque rien de réjouissant : chaleur, aridité, sècheresse, soif, bêtes sauvages, danger, silence, solitude, peur, etc.
 
Pourtant, on y trouve aussi, en des lieux précis, des pâturages, prairies, sources d’eau (même d’eau chaude), oasis, puits …
 
Pour nous qui sommes chrétiens, ces réalités peuvent nous enseigner de profondes et édifiantes leçons si nous savons y discerner le sens spirituel.

 

Entre autre, le désert peut s’avérer être un lieu privilégié pour rencontrer Notre Créateur car notre oreille sera devenue attentive à Sa Voix.

 

C’est ce que nous dit, par exemple, le prophète Osée :

 

« C’est pourquoi voici, je veux l’attirer et la conduire au désert, et je parlerai à son cœur. » (Osée 2 :16)

 

Le désert nous fait peur, parce que c’est un lieu hostile, inconfortable, mais si nous sommes conduits par Dieu dans le désert, ce dernier peut alors devenir une réelle source de grandes bénédictions spirituelles.

 

Dans le désert nous sommes dépouillés.

 

Il n’y a guère d’occasions de se distraire, et nous nous retrouvons face à nous-mêmes, face à Dieu, même si nous ne sommes pas forcément et toujours conscients de cette réalité.

 

Dans le désert nous pouvons aussi bien y mourir, ou alors, crier à Dieu.

 

Si nous voulons marcher avec Dieu, sachons-le : nous connaitrons le désert.

 

Non seulement le désert, mais voire même plusieurs déserts durant notre pèlerinage ici-bas.

 

La sanctification fait partie du programme du Seigneur pour ses enfants, et le désert est un lieu de sanctification.

 

Nous y serons tentés et éprouvés, comme le fut Jésus lorsqu’Il dût affronter le malin, même si c’est dans une moindre mesure.

 

Nous y serons éprouvés par la chaleur de l’épreuve, comme nous le rappelle entre autre, l’apôtre Pierre dans son épître :


« Mes bien-aimés, ne trouvez pas étrange d’être dans la fournaise de l’épreuve, comme s’il vous arrivait quelque chose d’extraordinaire. » (1 Pierre 4 :12)

 

J’ai entendu dans un reportage, un vigneron dire la chose suivante :

 

« Le pied de vigne a besoin d’être dans une terre aride et de souffrir, pour donner une bonne récolte. Plus il souffre, meilleur sera le vin. Lorsque la terre est aride, le cep fait descendre ses racines en profondeur jusqu’à ce qu’il trouve de l’eau ».

 

Sans le réaliser, ce vigneron nous livre une leçon spirituelle très enrichissante.

 

Bénissons Dieu pour Sa Fidélité.

 

Les déserts dans nos vies sont inévitables, et c’est tant mieux quoi qu'on en pense ou dise.

 

Ils sont des bénédictions de Dieu si nous les acceptons non par résignation ou fatalisme, mais pour apprendre, savoir que Dieu nous aime comme Filles et Fils, rachetés par le Sang de Son Fils.

 

Dieu veut quelquefois nous libérer de notre superficialité, Il veut que nous croissions, que notre foi aille en profondeur, et que nous devenions des chrétiens affermis.

 

N’oublions pas le « puits » de sa Parole où nous pouvons nous désaltérer à tout moment, mais encore davantage lorsque nous sommes en pèlerinage dans le désert.

 

Abreuvons-nous de cette eau vive qui vient du ciel et remplissons-en notre outre pour la route.

 

Désaltérés par cette eau pure de la Parole, notre foi en sera affermie, et ainsi, monterons vers Dieu nos prières, supplications, intercessions, mais aussi nos actions de grâce, nos louanges, notre reconnaissance.

 

Gardons à l’esprit que Dieu est avec nous dans le désert.

 

Le Seigneur se prépare des ouvriers dans le désert afin qu’ils puissent devenir des instruments de choix au travers desquels Il pourra se glorifier lorsque nous accomplirons avec joie les bonnes œuvres que Dieu a préparé d’avance, car ne l’oublions surtout pas :

 

« La moisson est grande mais il y a peu d’ouvriers » ((Luc 10:2).

 

L’Eglise a besoin d’ouvriers qui œuvreront pour le royaume de Dieu.

 

Il y a du travail pour tous les enfants du Seigneur, que ce soit dans la prière ou en nous mettant au service de Dieu avec les talents dont Il nous a pourvus.

 

Il ne s’agit pas de tomber dans l’activisme, pour être dans « le faire », mais surtout parce que formés à l’école du désert, nous serons différents.

 

Etant dans « l’être » au lieu du « faire », ce que nous ferons sera le fruit de ce que Dieu aura fait de notre être.

 

Martin Luther disait :

 

"Il ne sert à rien à un arbre de croître, de fleurir si, avec ses fleurs, il ne porte pas de fruits. Beaucoup, justement, périssent tout en fleurs."

 

Ne vivons donc plus exclusivement selon la tendance de ce siècle qui accentue sur le « bien-être », mais prions que Dieu nous montre ce qu’Il attend de chacun de nous individuellement dans « l’être » selon LUI.

 

Amen,

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

Source : C.W.

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 16:25
Devoir de pardonner à celui qui demande pardon

En tant qu'enfant de Dieu, nous avons le devoir de pardonner à celui qui nous demande pardon et cela quelle que soit sa faute ou le nombre de fois qu'il viendra vers nous dans cette intention.

 

Malheureusement, il peut arriver que le coeur ne soit pas disposé à accorder cette faveur; dans ce cas il se doit de nous remettre en mémoire que Dieu nous pardonne chaque fois que nous venons vers Lui d'un coeur sincère.

 

Car Tu es bon, Seigneur, Tu pardonnes, Tu es plein d'amour pour tous ceux qui t'invoquent. (Psaume 86: 5)

 

Le chrétien est donc tenu de pardonner à son frère ou sa soeur dans la foi, tout comme il est de son devoir d'accorder ce même pardon au non croyant qui viendrait vers lui dans le même désir.

 

Nous avons tous et toutes été des païens en tant que tels, et parce que nous avons reconnu notre péché devant Dieu, nous avons reçu Son Pardon.

 

Ainsi :

 

- En tant que non croyant, nous avons été pardonnés lorsque nous nous sommes tournés vers Christ.

 

- En tant que chrétien, nous gardons le même privilège en ayant, à tout moment, la possibilité de demander pardon pour la faute que nous avons commise avec la certitude que notre requête ne sera pas refusée.

 

Dans les deux cas, le pardon est acquis pour celui qui confesse sa faute !

 

Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, Mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde. Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. Devenez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés (Ephésiens 4: 32; 5: 1)

 

Si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. (1 Jean 1: 9)

 

Ainsi le pardon que nous pouvons accorder est le résultat, le fruit de la Grâce qui nous a été offerte; mais notre pardon (en tant que fruit) provient-il du même arbre ?

 

Nous savons que le pardon de Dieu est incomparable, inégalable car il va bien plus loin que le simple effacement de notre faute puisqu'il ouvre la porte de la réconciliation.

 

Si Dieu efface notre péché au travers de l'oeuvre de la croix, Il nous réconcilie aussi avec Lui-même par Jésus-Christ.

 

... lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils... (Romains 5: 10)

 

Cette réconciliation nous permet de retrouver une certaine harmonie avec Notre Créateur.

 

Sans atteindre celle qu'avaient nos parents dans le jardin d'Eden avant la chute, nous aussi nous bénéficions de la Présence de Dieu lorsque nous le cherchons ou que nous sommes disposés à être à Son Ecoute.

 

Suite au pardon reçu, le Seigneur cherchera de plus en plus à s'approcher de nous pour nous faire du bien, tant au point de vue de notre vie de tous les jours qu'au point de vue spirituel.

 

Le pardon donné (et accepté de notre part) permet à Dieu de nous ouvrir les trésors de son coeur de Père qui nous aime comme personne ne nous a jamais aimés et ne nous aimera jamais.

 

Nous pourrions nous étendre longuement sur cette particularité du pardon de Dieu, mais nous voulons voir si le pardon que nous accordons est bien de la même origine que celui qui vient d'en haut.

 

Il devrait l'être puisque nous sommes appelés "enfants de Dieu" et qu'en raison de cette appellation nous devrions retrouver en nous quelques-uns des traits de caractère de notre Seigneur ; ajoutons encore que si Christ habite en nous (et que nous lui laissons le feu vert) Il agira au travers de nous de la même façon qu'Il agissait quand Il marchait sur la terre d'Israël.

 

Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? 1 Corinthiens (3: 16)

 

... si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi... (Galates 2: 20)

 

L'Esprit de Dieu..., Christ en nous !

 

Le meilleur de Dieu en nous pour nous rendre capables, si nous sommes dociles, d'offrir un pardon de qualité !

 

Combien de fois n'avons-nous pas attristé l'Esprit de Dieu par notre conduite ?

 

Sans aucun doute nous avons eu des attitudes qui n'ont pas toujours correspondues au caractère de Celui à qui nous devons ressembler.

 

Il est possible que, comme quelques-uns, nous ayons pardonné notre frère, notre ami, en employant cette expression :

 

"Je te pardonne, mais je n'oublie pas !"

 

Une pensée qui n'est pas en accord avec la Bible !

 

Si nous pardonnons simplement parce que c'est un ordre du Seigneur... Nous n'allons pas jusqu'au bout du chemin qui conduit à la réconciliation !

 

Il ne peut y avoir de réconciliation s'il reste une arrière-pensée, si on ne veut pas oublier !

 

Vouloir garder le souvenir de l'offense laisserait sous-entendre qu'il reste un désir de vengeance, un soupçon de haine ou d'animosité qui pourraient nous donner une petite satisfaction s'il nous arrivait d'apprendre que notre "pardonné(e)" subit quelques épreuves.

 

Trop vite nous pourrions tirer la conclusion qu'il ou qu'elle reçoit ce qu'il(elle) mérite !

 

Si nous pardonnons simplement parce que nous avons peur d'être jugés par Dieu comme nous aurons jugé les autres..., posons-nous la question de savoir quelle serait notre attitude si Dieu nous disait, lui aussi:

 

"Je te pardonne, mais je n'oublie pas !».

 

Assurément cela me ferait peur et m'empêcherait de dormir, m'interrogeant sur les arrière-pensées du Seigneur, sur ce qui pourrait m'attendre au prochain contour :

 

"Je te pardonne, mais je n'oublie pas...!

 

Pourquoi tu n'oublies pas Seigneur ? Qu'est-ce que tu mijotes derrière mon dos ?

 

Mais, Gloire à Dieu !!! Ce n'est pas la pensée du Seigneur qui a pu dire, par la bouche de Jacques :

 

... que votre oui soit oui, et que votre non soit non... (Jacques 5. 12)

 

Dieu veut des positions claires et nettes.

 

N'oublions pas que le Seigneur Jésus disait Lui-même à ses disciples (donc à nous aussi) :

 

Que votre parole soit oui, oui, non, non; ce qu'on y ajoute vient du malin.(Matthieu 5. 37)

 

- Je pardonne... oui-oui ! Cela vient du Seigneur.

 

- Mais je n'oublie pas ! Cela vient du malin.

 

A nous de choisir qui nous voulons servir en sachant qu'une source ne peut donner à la fois de l'eau douce et de l'eau amère (Jacques 3: 11).

 

Pourrions-nous faire connaître la douceur d'un pardon et en même temps l'amertume d'une rancoeur à peine voilée qui, à l'occasion, saura mettre en avant une offense pardonnée de la bouche mais non du coeur ?

 

Voilà pourquoi notre pardon doit nous conduire plus loin et nous mener, avec l'aide du Seigneur, cela va de soi, vers la réconciliation.

 

Se réconcilier, c'est rétablir de nouveau l'harmonie entre les personnes séparées par de sérieuses inimitiés, en supprimant la haine, les désirs de vengeance ou tout autre motivation dit un dictionnaire de synonymes.

 

En quelque sorte les outils sont dans notre main afin que nous reconstruisions l'harmonie d'autrefois.

 

Confesser son péché, sa faute, n'est pas une mince affaire, surtout devant les hommes qui n'ont pas la même qualité de coeur que Dieu !

 

Pour bien réaliser cette situation nous devons nous mettre dans la peau de celui qui va demander pardon à son frère :

 

Il y a déjà la lutte intérieure, un conflit qui éclate entre notre vieille nature qui préférerait s'enfuir et se cacher (comme Adam et Eve) et cette nouvelle nature, guidée par le Saint-Esprit, qui nous pousse à mettre notre vie ordre.

 

Une victoire est donc déjà prise en allant demander pardon.

 

L'attitude intérieure n'est pas la joie bien entendue, elle ne viendra qu'à la suite du pardon.

 

Celui-ci, quand il est accordé, apporte un soulagement qui enlève un poids sur notre coeur mais qui n'efface pas notre confusion intérieure d'avoir pu pécher à ce point.

 

Nous sommes désarmés, ne sachant plus trop comment faire face à celui que nous avons offensé.

 

Nous attendons de sa part un signe qui pourrait briser la glace.

 

Comment pourrais-je, moi l'offenseur, oser proposer quelque chose pour reconstruire ce que j'ai démoli ?

 

Le pécheur pardonné a besoin d'être aimé, d'être relevé, et c'est bien ce que le Seigneur fait pour nous !

 

De notre côté, sachons tendre la main à celui qui nous a fait tort et qui nous demande pardon car il a besoin d'être guéri et de ne pas rester sous la coupe de l'accusateur.

 

L'ennemi des âmes pourrait miner son esprit, aigrir son coeur en mettant en avant que le péché a détruit les bonnes relations d'autrefois et qu'en dépit du pardon accordé, le pécheur porte encore une part de responsabilité dans la destruction d'une harmonie non renouvelée.

 

Dieu a été offensé par notre péché et cependant c'est Lui qui a tout fait pour rétablir une communion avec les pécheurs repentants ; c'est Lui qui a pardonné avant même que nous reconnaissions notre faute, c'est Lui qui attendait notre retour afin de se réjouir.

 

Quel Père Merveilleux ! Nous sommes les enfants de ce Père !

 

Prions que Dieu nous donne la force d'avoir la même attitude que celle du père dans la parabole du fils prodigue, c'est alors que notre pardon aura une qualité divine.

 

Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils.

Mais le père dit à ses serviteurs : Apportez vite la plus belle robe, et l'en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous ... Il fallait bien s'égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu'il est revenu à la vie, parce qu'il était perdu et qu'il est retrouvé. (Luc 15: 20 et suivants)

 

Amen,

 

J-M Ravé,

 

 

 

 

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 


Source : regard

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 00:04
Les fruits de l'Esprit
Par sa puissance, en effet, Dieu nous a donné tout ce qu’il faut pour vivre dans l’attachement au Seigneur, en nous faisant connaître celui qui nous a appelés par la manifestation de sa propre gloire et l’intervention de sa force. Ainsi, nous bénéficions des dons infiniment précieux que Dieu nous avait promis. Il a voulu, par ces dons, vous rendre conformes à ce que Dieu est, vous qui avez fui la corruption que les mauvais désirs font régner dans ce monde. Pour cette raison même, faites tous vos efforts pour ajouter à votre foi la force de caractère, à la force de caractère la connaissance, à la connaissance la maîtrise de soi, à la maîtrise de soi l’endurance dans l’épreuve, à l’endurance l’attachement à Dieu,  à cet attachement l’affection fraternelle, et à l’affection fraternelle l’amour. Car si vous possédez ces qualités, et si elles grandissent sans cesse en vous, elles vous rendront actifs et vous permettront de connaître toujours mieux notre Seigneur Jésus-Christ. (2 Pierre 1, 3-8 )

.

Comme c’est le cas avec les dons de l’Esprit, la question des fruits de l’Esprit fait l’objet chez les chrétiens de nombreuses controverses.

 

En fait, on peut même dire qu’il règne une confusion extrême.

 

D’une part, il existe ceux qui, en considérant que le chrétien est actif aussi bien au moment de son salut qu’ au cours de sa vie chrétienne, confondent justification et sanctification et, d’autre part, ceux qui, en attendant tout de Dieu, confondent sanctification avec justification.

 

Si nous ne pouvons en rien contribuer à notre salut, qui reste l’oeuvre de la Grâce de Dieu, nous sommes au contraire mis en contribution par la suite, dans notre marche chrétienne.

 

Les premiers sont en général issus du mouvement du réveil.

 

Ils sont convaincus que discipline et efforts sont absolument indispensables pour atteindre un niveau de vie chrétienne supérieur.

 

Le problème, c’est qu’il viennent avec un catalogue de méthodes pour parvenir à cet objectif :

 

fais ceci et Dieu t’utilisera, lis ta Bible régulièrement, confesse tes péchés tous les jours, évangélise une fois par semaine…

 

Le second groupe, ce sont qui comme les "quietistes" d’autrefois se réfugient dans une forme de mysticisme et attendent du Saint-Esprit qu’Il fasse tout à leur place.

 

Ces deux positions sont dangereuses et peuvent conduire à une vie chrétienne totalement infructueuse.

 

En fait, la Bible affirme clairement qu’en Christ nous avons reçu une nouvelle identité et que nous sommes unis avec Lui, aussi bien dans sa mort, que dans la vie nouvelle que nous menons en tant que chrétiens :

 

Que dire maintenant ? Persisterons-nous dans le péché pour que la grâce abonde ? Loin de là ! Puisque nous sommes morts pour le péché, comment pourrions-nous vivre encore dans le péché ? Ne savez-vous pas que nous tous, qui avons été baptisés pour Jésus-Christ, c’est en relation avec sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en relation avec sa mort afin que, comme le Christ a été ressuscité d’entre les morts par la puissance glorieuse du Père, nous aussi, nous menions une vie nouvelle. Car si nous avons été unis à lui par une mort semblable à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection semblable à la sienne.

 

Jésus n’est pas venu pour nous rendre meilleurs.

 

La personne que nous étions autrefois et qui dirigeait sa vie comme il le lui semblait bon n’existe plus ; elle a été mise à mort par la nouvelle naissance.

 

Si donc nous appartenons à Christ, il ne nous appartient plus de produire des efforts en dehors de Christ.

 

Par contre il nous appartient de demeurer unis à Lui comme le sarment tire la sève du cep de la vigne (Jean 15: 5)

Reconnaître quelles richesses sont cachées en Christ

 

La deuxième épître de Pierre affirme clairement qu’il n’existe pas d’un côté des fois faibles et de l’autre des fois fortes.

 

Il n’existe en fait qu’une seule foi, cadeau que tous les enfants de Dieu ont reçu.

 

Pierre…

salue ceux qui ont reçu le même privilège que nous : la foi. (2Pierre 1,1)

 

Cette foi le Chrétien la reçoit gracieusement lors de la nouvelle naissance.

 

Autrement dit, la foi n’a rien à voir avec une conviction personnelle, plus ou moins forte, qui serait la garantie pour l’obtention du salut et, plus tard, des Bénédictions de Dieu.

 

Par la foi, nous recevons aussi la Justification.

 

Cela n’a encore un fois rien a voir avec notre justice propre.

 

C’est la Justice de Jésus-Christ, qu’Il a acquise par Sa Vie Juste, qui nous est imputée et nous permet ainsi de plaire à Dieu.

 

Si Dieu nous voit justes, c’est parce qu’Il voit Son Propre Fils en nous.

 

Mais cela va encore plus loin.

 

L’épître aux Ephésiens nous apprend, au chapitre 1, quelles richesses et bénédictions nous ont été offertes en Christ :

 

l’élection, l’adoption, la rédemption, le pardon des péchés, la connaissance du dessein de Dieu, un héritage dans les Cieux, le sceau du Saint-Esprit…

 

Combien insensée serait une personne qui, après avoir reçu une somme d’argent inestimable sur son compte en banque, continuerait d’exercer un travail ingrat et laborieux qui ne lui rapporterait qu’un maigre salaire.

 

Tels sont les chrétiens qui recherchent les fruits de l’Esprit sans avoir compris ce qu’ils ont déjà reçu en Christ.

 

Vivre de manière conséquente sous l’influence du Saint-Esprit

 

Reste la question de savoir comment cette connaissance peut produire du fruit.

 

La seule connaissance ne nous condamne-t-elle pas à l’inaction ?

 

Dans son épitre aux Ephésiens, Paul nous rappelle :

 

Ne vous enivrez pas de vin cela vous conduirait à une vie de désordre mais laissez-vous constamment remplir par l’Esprit! (Ephésiens 5:18)

 

Il veut dire par là :

 

Ne vous placez pas sous une influence néfaste (en occurrence dans ce cadre : le vin) mais placez-vous sous l’influence de l’Esprit de Dieu.

 

Vivez avec cette connaissance de ce que Dieu a fait pour vous afin de produire tout naturellement des fruits bons.

 

Si vous avez gouté combien Il est bon, désirez le lait de la Parole, désirez ceci et cela… (1 Pierre 2:2-3)

 

Ce n’est pas autre chose que ce que Pierre dit dans notre texte (voir plus haut) au verset 5 :

 

Pour cette raison même, faites tous vos efforts pour ajouter à votre foi …

 

Autrement dit, ajoutez à la foi la force de caractère, la connaissance, la maîtrise de soi, l’endurance, l’attachement à Dieu, l’affection fraternelle, l’amour… tout cela par reconnaissance, parce que vous avez compris quelles richesses insondables sont les vôtres en Jésus-Christ.

 

Et Pierre d’ajouter, au verset 8 :

Car si vous possédez ces qualités, et si elles grandissent sans cesse en vous, elles vous rendront actifs et vous permettront de connaître toujours mieux notre Seigneur Jésus-Christ.

 

Amen,

 

Jean-Louis Goiran,

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Le Cep

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 00:03
Ne crains point, petit troupeau

Le Seigneur s’adressait à ses disciples en particulier en les exhortant à ne pas s’inquiéter dans les circonstances adverses.

 

Dans Actes 20, Paul informe les anciens d’Ephèse de son départ prochain et les avertit des dangers qui guettent l’Eglise.

 

Au verset 28, il leur enseigne une précieuse vérité :

 

«L’Eglise de Dieu qu’Il s’est acquise par son propre sang est appelée le troupeau de Dieu».

 

Tous les rachetés de Jésus-Christ font partie de Son troupeau.

 

Ce sont des brebis précieuses à Ses Yeux.

 

Ce petit troupeau bien insignifiant aux yeux des hommes, fait l’objet des tendres soins du Bon Berger, et Il ne perd aucune de Ses brebis.

 

Le nombre minimum requis dans la Parole est deux ou trois (Mathieu 18.20) chrétiens intégrés dans la personne de Jésus pour s’assurer Sa Présence.

 

Aucune étiquette n’est requise, si ce n’est la foi authentique dans le Dieu de la Bible, ce qui implique une vraie repentance, la confession de ses péchés et le pardon du Tout-Puissant par Jésus-Christ, notre Sauveur.

 

Les pires assauts, ouverts ou subtils de l’ennemi de nos âmes, ne peuvent rien contre ce petit troupeau, parce qu’il est sous la protection du Tout-Puissant.

 

Le Bon Berger les entoure puissamment.

 

«Les brebis entendent Sa voix et le suivent, car Il va devant eux. Il les connaît et elles Le connaissent» (Jean 10.2-5;14.27).

 

L’Eglise a toujours été éprouvée par des dangers qui la rongeaient depuis l’intérieur :  

 

La tradition des hommes et la fausse doctrine.

 

Si le Seigneur permet les afflictions dans l’Eglise, c’est que dans Sa Bonté, ll veut la recentrer sur Lui.

 

Ainsi, nous sommes exhortés à ne pas craindre ni l’adversité des hommes ni celle de l’ennemi invisible.  

 

La crainte de Dieu, en revanche, est primordiale dans la vie de l’Eglise.

 

Et cette crainte de Dieu implique d’abord de suivre Jésus-Christ et sa Parole coûte que coûte.

 

Ce double aspect dans la vie du petit troupeau lui permet de franchir des murailles avec Dieu en Lui obéissant plutôt qu’aux hommes (Actes 4.18-19).

 

Dieu s’occupe du nombre des brebis, car c’est Lui qui ajoute à l’Eglise ceux qui doivent être sauvés (Actes 3.47).

 

Notre affaire, c’est de témoigner de Lui, de parler de ce que nous avons vu et entendu (Actes 4.20).

 

Courage, petit troupeau de Dieu.

 

Les circonstances permises par le Seigneur doivent nous stimuler à rechercher la face de Dieu et à réorienter notre position et notre vie à la lumière de la Parole de Dieu, «vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur» (Hébreux 4.12).

 

Sommes-nous prêts à nous laisser interpeller par elle ?

 

Nous avons l’ardent désir de marcher ensemble avec le Seigneur en nous laissant sonder et changer par sa Parole.

 

«Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?» (Romains 8.31-34).

 

Ne sommes-nous pas «plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés ?»

 

Confiants en Lui, nous marchons par la foi.

 

Conscients de notre petitesse, de nos imperfections, nous ne perdons pas courage (2 Corinthiens 4, 1,16; 5.6), car «Dieu nous fait toujours triompher en Christ» (2 Corinthiens 2,14).

 

«Si nous vivons, ce n’est plus nous qui vivons, c’est Christ en nous; si nous vivons maintenant dans la chair, nous vivons dans la foi au Fils de Dieu, qui nous a aimés et qui s’est livré lui-même pour nous» (Galates 2,20).

 

Si nous vivons cela, nous n’avons rien à craindre, car le petit troupeau marche sous la houlette de son divin Berger.

 

«Ils combattront contre toi, mais il ne prévaudront point sur toi; car je suis avec toi pour te sauver et pour te délivrer, dit l’Eternel » (Jérémie 15.20).

 

Le troupeau de Dieu est indestructible, car il appartient au Seigneur.

 

«L’Eternel est mon Berger... je ne crains aucun mal, car tu es avec moi» (Psaume 23).

 

Et le royaume de Dieu est à son troupeau.

 

Gloire au Seigneur !

 

Amen,

 

Henri LÜSCHER,

Bibles023

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

Source : Promesses

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 00:01
A la recherche du modèle perdu

Tout apprentissage commence par l'imitation.

 

Encore faut-il bien choisir son modèle.

 

Qui sont les modèles de nos enfants ?

 

Beaucoup d'« adultes » sans repères moraux, ni souci de cohérence…

 

Qui servent de modèles aux adolescents ?

 

Des people décadents et pathétiques, des héros virtuels, des politiciens chamailleurs…

 

Quels modèles inspire Monsieur Tout-le-monde ?

 

Les ténors de la technique, de la finance, ou de l'écologie ; les ordonnateurs des modes et de la consommation ; les «missionnaires» des idées religieusement et psychologiquement correctes…

 

Non sans raison, la grande majorité de nos contemporains ne reste pas longtemps fidèle à ses modèles.

 

Non seulement parce qu'on n'en trouve plus guère de crédibles, mais surtout parce que la post-modernité est assise sur l'hypothèse que chacun possède le vrai modèle à l'intérieur de soi… et donc qu'il n'y a pas de modèle universel.

 

En réalité, nos sociétés sont en train de se désintégrer par excès d'attentes individuelles, démesurées et antagonistes.

 

La Bible nous avertit que la « religion » de l'homme va à rebours de son épanouissement. (Jéremie 17.5-6)

 

Cette idéologie aura pour fin le couronnement d'un homme exalté, tyran absolu et « modèle » aberrant de l'homme sans Dieu. (2 Thessaloniciens 2.3-4)

 

La débâcle sera en proportion.

 

Quant aux chrétiens, ils sont exhortés par la Parole divine à imiter « ceux qui, par la foi et l'attente patiente, reçoivent l'héritage promis » (Hébreux 6.12b) , à l'exemple d'Abraham, père des croyants.

 

Pour nous, la foi en Jésus-Christ Seul et l'expérience de la patience sont assurément deux exercices essentiels, mais totalement étrangers à la mentalité ambiante.

 

Diriger nos pensées vers ceux qui nous ont précédés dans ce chemin, et qui sont entrés en possession du seul héritage qui nous soit éternellement acquis, voilà ce qui peut, aujourd'hui, nous soulever, nous enthousiasmer et nous inspirer dans notre vie pratique.

 

Et si nous redoutons que cette « imitation des modèles » devienne épuisante, ou reste purement charnelle, constatons que Dieu lui-même encourage les siens à garder « les yeux fixés sur Jésus » (le Modèle par excellence), et leur donne aussi les moyens de lui ressembler. (Hébreux 12.1-2; 2 Corinthiens 3.17-18)

 

Amen,

 

Claude-Alain PFENNIGER,

Bible (128)

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

Source : Promesses

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 23:57
Théorie ou témoignage

Il y a une immense différence entre une théorie et un témoignage.

 

Une théorie est une connaissance spéculative et purement rationnelle.

 

Un témoignage est le rapport d'un témoin.

 

C'est aussi l'action qui sert à faire connaître un fait d'une façon précise.

 

Une théorie a pour objet l'interprétation de certains faits.

 

Un témoignage est le rapport des faits eux-mêmes.

 

Toutes les philosophies humaines sont des théories.

 

La Bible est un témoignage : c'est une Révélation de Dieu.

 

Il est important de noter cette différence fondamentale.

 

La philosophie est le fruit de la pensée et de l'intelligence humaine.

 

Elle est le résultat de nombreuses recherches.

 

La Bible informe l'homme des faits qui sont au-delà de ses possibilités d'investigation.

 

Elle n'a pas pour but de prouver l'existence de Dieu à l'athée.

 

Elle ne donne pas davantage une définition de Dieu à celui qui doute.

 

La Bible est simplement le témoignage de Dieu.

 

Notre curiosité nous pousse à poser bien des questions qui restent sans réponse, parce que Dieu n'a pas jugé bon de satisfaire notre curiosité.

 

Dieu ne s explique pas.

 

Il se fait connaître à ceux qui le cherchent.

 

De nombreuses philosophies et idéologies ont cours dans le monde.

 

Toutes ces théories n'apportent aucune solution au problème du péché et de la mort.

 

Aucune d'elles n'a pour objet un si grand amour que celui de Jésus-Christ qui donne sa vie pour les hommes et les femmes.

 

Aucune théorie philosophique n'apporte à l'homme un salut déjà payé et offert à tous les hommes sans distinction de race, de couleur, de niveau social ou de religion.

 

Dieu a parlé.

 

Voilà un fait.

 

Notre Créateur nous parle.

 

L'avons nous écouté ? Croyons-nous ce qu Il nous dit ?

 

 

 

Bible (133)

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Promesses

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 23:50
Paradoxes de la vie Chrétienne

La logique de Dieu n’est pas celle des hommes.

 

L’Eglise est en danger constant de se laisser pénétrer par les concepts contemporains, par la logique des hommes.

 

Nos premiers parents, séduits par les subtilités mensongères du diable, ont désobéi à Dieu, entraînant ainsi toute l’humanité dans le péché, la souffrance, et la mort spirituelle et physique.

 

Il a fallu l’intervention divine constante pour accomplir ses desseins bienveillants en son Fils Jésus-Christ, notre Sauveur.

 

Puis, dans sa grâce souveraine, Dieu a envoyé le Saint-Esprit pour former l’Eglise de Dieu, Corps de Christ, composée de tous ceux qui se sont repentis et ont cru en Jésus-Christ, leur Sauveur.

 

Et, dans le futur, Dieu, dans son plan rédempteur souverain, continuera à contrôler et à diriger l’Histoire - celle des hommes, des nations, de l’Eglise et de son peuple d’Israël jusqu’au point culminant du retour glorieux de Christ.

 

Alors, Il jugera le monde et établira son royaume terrestre de mille ans, où enfin la justice et la paix régneront.

 

Tout au long de l’Histoire, la logique de Dieu a été un paradoxe pour l’esprit humain.

 

Nos dictionnaires déclarent qu’un «paradoxe» est «contraire à l’opinion commune».

 

Pour Kant, c’est le conflit entre les lois de la raison pure.

 

Pourquoi donc ces contradictions apparentes ?

 

Parce que le péché a tout gâté et que Dieu, dans sa grâce infinie, intervient constamment pour ouvrir les yeux de ceux qui sont éblouis par la logique des hommes.

 

La logique de Dieu heurte constamment nos mentalités, nos concepts, parce que l’Evangile est voilé «pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence, afin qu’ils ne voient pas briller la splendeur de l’Evangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu» (2 Corinthiens 4.4).

 

Or le chrétien, né de Dieu, est appelé à «se dépouiller… de la vieille nature qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelé par l’Esprit dans son intelligence, et à revêtir la nature nouvelle, créée selon Dieu dans une justice, et une sainteté que produit la vérité» (Eph 4.22-24).

 

La dissipation de ces paradoxes apparents gît dans notre identification en la mort et en la résurrection du Christ.

 

Ce renouvellement de notre entendement, de notre mentalité, est un combat constant, et nous aide à surmonter ces paradoxes dans l’optique divine.

 

Notre dossier aborde un domaine délicat qui préoccupe l’Eglise : le paradoxe entre l’Eglise primitive des «apôtres et prophètes », et l’Eglise souffrante et faible aux yeux du monde.

 

Beaucoup de questions nous parviennent concernant «l’évangile de la prospérité», les miracles et les guérisons.

 

Une tendance à un certain triomphalisme évangélique mû davantage par les sentiments et les expériences que par la réflexion et la méditation sérieuse de la Bible risque d’ignorer la réalité des paradoxes de la vie chrétienne.

 

 

Henri LÜSCHER,

Bible (118)

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Promesses

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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