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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 17:15
Non une simple croyance de doctrine, mais une foi simple qui dépend de Christ, et de Lui Seul.

Faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la connaissance...

2 Pierre 1-5;6

Si nous voulons jouir de l'éminente Grâce d'une pleine assurance de foi, par l'assistance et l'influence bénies de l'Esprit, faisons ce que nous dit l'Ecriture :

"Faites tous vos efforts".

Prenons garde à ce que notre foi soit véritablement de la bonne sorte.

Non pas une simple croyance de doctrine, mais une foi simple qui dépend vraiment de Christ, et de Lui Seul.

Faisons tous nos efforts pour veiller à notre courage.

Implorons Dieu de nous donner la force du lion, afin de pouvoir avancer avec hardiesse, empli d'une conscience de ce qui est juste.

Etudions attentivement les Ecritures, et acquérons de la connaissance, car connaître sainement la doctrine tendra pour une bonne part à affermir notre foi.

Cherchons à comprendre la Parole de Dieu et à ce qu'elle demeure richement en notre coeur.

Lorsque nous faisons cela, "joignons à la connaissance la maîtrise de soi".

Veillons sur notre corps et agissons avec tempérance, tant dans la vie que le coeur, en paroles qu'en pensées.

Par le Saint Esprit Divin, joignons à cela la patience.

Demandons à Dieu de nous donner cette sorte de patience endurant l'affliction et qui, une fois éprouvée, brille comme l'or.

Revêtons nous de patience afin de ne pas murmurer au sein de nos afflictions diverses.

Lorsque nous avons gagné cette Grâce, cherchons la piété. (Nota : ce qui n'a strictement rien à voir avec l'ultra piétisme et ses pièges ravageurs)

Elle s'étend au delà de la religion.

Faisons de la Gloire de Dieu le but toujours premier de notre vie.

Vivons dans Son Regard et demeurons proches de Lui.

Cherchons la communion paisible et saine avec Lui, et nous obtiendrons la sainte piété.

Puis joignons y la douce amitié fraternelle.

Aimons tous les croyants.

Joignons à cela l'amour vrai et non frelaté, aimant l'âme des hommes en ouvrant ses bras.

Nous parviendrons à affermir notre vocation et notre élection par les preuves les plus claires lorsque tous ces joyaux orneront notre caractère, et dans l'exacte proportion où nous mettrons en pratique ces vertus célestes.

"Faites tous vos efforts" car la tiédeur et les doutes se donnent très naturellement la main.

Amen,

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

La source même des endroits vidéos n'engagent pas sur certains domaines Refuge Protestant du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction.

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 19:03
Peut-on légitimement se séparer de sa dénomination ? par Jean Marc Berthoud

Peut-on légitimement se séparer de sa dénomination ?

Non si notre dénomination reste fidèle à la Parole de Dieu.

Oui si ce n'est pas le cas.

Lorsque cette tristesse se présente, c'est la dénomination toute entière et en particulier ceux qui la dirigent qui sont en rupture ou en schisme par rapport à l'Eglise fidèle à la Parole de Dieu et à la communion des saints.

Quitter une dénomination devenue infidèle en ouvrant ses portes à l'agnosticisme exégétique du néo-libéralisme évangélique n'est autre que rester fidèle à la Parole de Dieu qui seule fonde l'Eglise véritable.

 

Ne devons-nous pas rester unis à nos frères dans notre dénomination plutôt que de nous séparer d'eux en formant une Eglise entièrement indépendante de tout groupement d'Eglises ?

 

Nous restons unis à tous nos frères, dans notre dénomination ou en dehors d'elle, qui demeurent fidèlement attachés aux enseignements précis de la Parole de Dieu.

Notre dénomination bénéficie du crédit d'une ancienne fidélité à la Parole de Dieu mais nous ne pouvons que constater douloureusement lorsqu'existente la désagrégation de sa fidélité à la règle de Foi donnée une fois pour toutes à l'Eglise.

La foi étant la source de l'unité de l'Eglise nous ne nous séparons pas de l'Eglise de Dieu en quittant notre dénomination.

 

Ne devons-nous pas manifester notre humilité en nous soumettant à nos frères qui ont la responsabilité de diriger notre dénomination et ainsi d'en préserver l'unité ?

 

Il ne s'agit pas ici d'humilité face aux hommes, mais de la vraie humilité qui est de nous soumettre à la volonté de Dieu révélée dans Sa Parole.

 

Ce qui est en cause ce· n'est pas d'abord nous-mêmes, notre Eglise ou notre dénomination, mais l'avenir de la Vérité, la perpétuation de la vraie Foi.

 

Nous ne pouvons rester en communion avec une dénomination qui tolère un néo-libéralisme évangélique destructeur de la Foi de l'Eglise de Dieu.

 

Notre devoir en tant que chrétiens est de continuer à maintenir la vraie Foi.

 

La direction de notre dénomination n'a jamais réussi, ou même essayé de prouver que nous nous trompions quant à l'enseignement véritable de la Parole de Dieu.

 

Elle se contente de nous exhorter à l'amour et à l'unité.

 

Comme nous le montre l'Ecriture à maintes reprises quand il s'agit de la vraie Foi nous devons savoir résister publiquement aux autorités ecclésiastiques en place et. si les circonstances nous obligent à prendre ce pas douloureux, nous en séparer.

 

Si nous nous retirons de notre dénomination ce n'est aucunement pour des raisons de sensibilité, de goût pour une interprétation de l'Ecriture qui nous serait chère, mais pour garder la Foi et ainsi rester soumis à Jésus-Christ.

 

Ce sont ceux qui veulent changer la Foi en adoptant des notions qui accommodent des erreurs modernes pernicieuses qui sont véritablement orgueilleux.

 

Car en agissant ainsi pour plaire à certains courants à la mode ils refusent la Révélation dans sa plénitude.

 

Nous voulons constamment nous soumettre dans notre intelligence et dans notre volonté à la Foi qui nous a été enseignée telle qu'elle est contenue dans la Parole de Dieu.

 

Nous devons refuser d'être associés à ceux qui veulent changer la Foi transmise une fois pour toutes aux saints.

 

On doit garder la Foi quitte à être martyre, à donner notre sang pour la vérité.

 

Il y aurait orgueil de notre part si nous pensions pouvoir transformer la Foi et l'exprimer de manière plus acceptable par l'esprit de nos contemporains.

 

La Foi est humilité puisqu'elle est un acte de soumission à Dieu.

 

Plutôt que de nous prétendre fidèles à l'Eglise immuable du Christ ne devrions-nous pas, bien au contraire, renoncer à diviser les chrétiens par la défense obstinée de nos positions ?

 

Nous adhérons sans réserve à la vérité du Christianisme tel qu'il est contenu dans le trésor de l'Ecriture toute entière, Ancien et Nouveau Testament.

 

En nous unissant ainsi à tous ceux qui nous ont précédés dans cette même Foi nous ne divisons aucunement l'Eglise.

 

L'unité de l'Eglise n'est pas seulement dans l'espace, mais dans le temps.

 

Nous demeurons et voulons demeurer en communion avec l'Eglise fidèle à notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, Créateur et Soutien de l'univers, Sauveur et Juge de tous les hommes.

 

Ce sont ceux qui, par souci de plaire aux hommes et au monde ne demeurent pas dans cette Foi qui divisent l'Eglise.

 

Ils rompent avec la tradition des apôtres pour suivre les vaines traditions des hommes.

 

En ce faisant ils résistent à l'action du Saint-Esprit qui ne change pas, qui ne peut changer, car Sa tâche est de nous donner ce qui est à Christ, de nous conduire dans toute la Vérité.

 

Avec les patriarches et les prophètes, avec les apôtres et les pères, avec les réformateurs et les fondateurs, et avec tous ceux qui aiment Jésus-Christ par-dessus toutes choses, nous voulons demeurer dans cette unique Foi, dans la Vérité de Dieu sans laquelle nul ne peut être sauvé.

 

Que Dieu nous vienne en aide.

 

Amen,

 

 

 

Jean Marc Berthoud,

Théologien Réformé Baptiste

 

 

 

Source : Résister & Construire

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 18:15
Je t'aiderai (Esaïe 41.14.)

Je t'aiderai.

(Esaïe 41.14.)

 

 

A promesse d'hier nous assurait la force pour notre tâche.

 

Celle-ci nous garantit l'aide de Dieu quand nous ne pouvons pas agir seuls.

 

Le Seigneur dit : «Je t'aiderai. »

 

La force intérieure est complétée par le secours extérieur.

 

Dieu peut, s'Il le juge à propos, nous fournir des aides pour les luttes que nous avons à soutenir.

 

Mais s'Il nous en prive, Lui-même se tiendra à notre côté, et cette assistance-là est préférable à celle de légions d'êtres humains.

 

Ce Secours vient au temps voulu.

 

Il est efficace et sage tout à la fois, il est approprié aux circonstances de celui auquel il s'adresse.

 

C'est même plus qu'un simple secours, car le Seigneur se charge de notre fardeau tout entier et subvient complètement à nos besoins.

 

« L'Eternel notre Dieu est avec nous pour nous aider et pour nous conduire dans les combats. »

 

Parce qu'Il nous a déjà secourus, nous pouvons nous confier en Lui pour le présent et pour l'avenir.

 

Notre prière est : « Seigneur, sois mon secours; »

 

Notre expérience : « L'Esprit nous soulage dans nos infirmités; »

 

Notre attente: « Mon secours vient de l'Eternel; »

 

Notre chant sera bientôt : « Mon coeur a eu confiance en Lui, et Il m'a secouru. »

 

« Ainsi, mon âme, attends-toi à l'Eternel et demeure ferme et Il fortifiera ton coeur. Attends- toi, dis-je, à l'Eternel. »

 

 

spurgeon

C.-H. SPURGEON,

Pasteur Baptiste Réformé

(Promesses Quotidiennes)

 

Bible (124)

Croix Huguenote

 

 
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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 18:10
Je te fortifierai (Esaïe 41.10)

Je te fortifierai.

(Esaïe 41 10.)

 

 

Quand nous passons par la souffrance, ou que nous sommes appelés au service de Dieu, nous cherchons souvent à faire provision de forces, puis nous nous apercevons que cette force sur laquelle nous comptions est limitée et insuffisante pour nos besoins.

 

Gardons-nous cependant de nous laisser abattre, car voici une promesse qui nous assure tout ce qui nous est nécessaire.

 

La force de Dieu est toute puissante, et Il peut nous la communiquer; Il l'a promis.

 

Il veut être la nourriture de notre âme et la santé de nos corps.

 

Il est impossible de dire quelle énergie Dieu peut mettre dans un homme; quand cette puissance Divine, nous remplit, la faiblesse humaine n'est plus un obstacle.

 

Ne nous souvenons-nous pas des temps de travail et d'épreuve particuliers pendant lesquels nous avons reçu une force spéciale dont nous nous étonnions nous-mêmes ?

 

Nous nous sommes trouvés calmes dans le danger, résignés dans l'épreuve, patients dans la souffrance, supportant avec douceur le mépris ou la contradiction.

 

Dieu donne, en effet, une force inattendue pour les épreuves extraordinaires, de telle manière que nous ne reconnaissons plus notre pauvre nature : les lâches deviennent courageux, les simples reçoivent la sagesse, les muets reçoivent à l'heure même ce qu'ils doivent dire.

 

Le sentiment de notre faiblesse peut nous faire défaillir; mais la promesse de Dieu nous « rend la vie ».

 

Seigneur, fortifie-moi donc «selon ta parole ».

 

 

 

 

spurgeon

C.-H. SPURGEON,

Pasteur Baptiste Réformé

(Promesses Quotidiennes)

Bible

Croix Huguenote

 

 

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 18:23
Le Divin Potier

Il est des Chrétiens qui sont continuellement et souvent miraculeusement exaucés.

 

Les Moraves, par exemples, vivent d'une succession d'actes de foi et de délivrances dans les grandes et dans les petites choses de leur vie.

 

C'est qu'ils sont des Chrétiens petits enfants, et que, dans la majeure partie des cas, nous sommes des chrétiens raisonneurs, ce qui est fort différent.

 

Qui n'a pas connu telle personne qui, lorsqu'elle a fait une prière de foi dans les conditions posées par la Parole, rend déjà grâce pour l'exaucement ?

 

Mais cette âme laisse à Dieu le quand et le comment Il voudra faire apparaître cette réponse à ses yeux.

 

Faisons de même.

 

Et si je venais à mourir auparavant ? Qu'importe !

 

Peut être y eut il des Israélites qui moururent pendant les sept jours de l'assaut de Jéricho, la muraille n'en tomba pas moins à l'heure propice, parce qu'ils avaient cru, et cru "sans hésiter".

 

Mais pourquoi ces retards dans l'exaucement ?

 

D'abord, les "pourquoi" aussi étonnant que celà puisse être ne nous regardent pas.

 

"L'argile dira-t-elle au potier : que fais tu ?"

 

Puis ces retards mêmes ne sont ils pas une grâce de sanctification bien précieuses à notre âme !

 

Dieu n'a nul besoin de nos prières pour bénir.

 

C'est Son Désir, c'est Son Bonheur Suprême.

 

S'Il les demande, c'est pour nous, non pour Lui.

 

C'est pour nous accorder le bienfait de nous associer aux grâces que Sa Miséricorde veut répandre sur nous et sur les autres.

 

Seulement, de peur que cette faveur ne nous nuise, en suscitant en nous l'orgueil spirituel, Il semble nous rebuter un certain temps.

 

Mais ce n'est que pour éprouver notre foi plus précieuse que l'or, afin que cette épreuve tourne à Sa Louange, à Son Honneur et à Sa Gloire lorsqu'Il paraîtra.

 

Prends donc courage, pauvre cananéenne !

 

Il a recueilli chacun de tes soupirs, chacun de tes cris persévérants.

 

Si, depuis des années, tu le poursuis sans qu'Il daigne donner l'impression de se retourner, n'est ce pas pour te dire un jour avec d'autant plus d'Amour :

 

"Ta foi est grande, qu'il te soit fait selon ce que tu désires."

 

En attendant ce jour du festin joyeux de la délivrance, contente toi des miettes du petit chien.

 

Abaisse toi de plus en plus dans la prière, car plus ton âme se prosternera dans la poussière, reconnaissant qu'Il ne te doit rien, plus le trésor des bénédictions de l'exaucement s'accumulera pour t'enrichir quand l'heure marquée sera là.

 

Amen,

 

 

Charles Spurgeon

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

Bible

Croix Huguenote

 

 

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 07:20
Pourquoi je crois en Dieu de Jean-Marc Berthoud

Jean-Marc Berthoud est l'auteur, avec son Epouse Rose Marie de beaucoup de livres et d'articles dans la catégorie histoire, théologie, philosophie, pédagogie, éthique et  pensée politique. Entre autre Calvin et la France, mysticisme d'hier et d'aujourd'hui traitant sur les réflexions à propos des dérives du mysticisme évangélique, notamment dans le charismatisme & pentecôtisme, les principaux touchés..

 

Homme d'une grande profondeur, d'une finesse et grâce empreint d'une plume forgée dans le feu divin , il convenait de remettre en avant son témoignage poignant pour qui ont on pu connaître certaines traversées similaires.

 

Encouragement, appel à la grâce, invitation, telle est la marque de Dieu sur l'homme vaincu non par un charme mais l'amour et réalité du Christ s'offrant par son sang et la foi au don gratuit immérité.

 

Tels sont toujours depuis le commencement le voeu, le soupir et aspiration de ce doux Père Céleste  de pardonner, d'accueillir, de délivrer,  Lui qui, par un Amour incommensurable offrit Son Propre Fils pour payer à notre place tous nos péchés sans exception aucune.

 

Tels sont la grandeur, la justice et l'amour de notre Saint Dieu (Jean 3-16)

Croix Huguenote

 

 

Je ne cherchais pas Dieu.

 

Je faisais partie de cette classe d’hommes — si commune aujourd’hui — qui trouvent une justification à leur existence dans l’intensité de leurs sentiments.

 

Pourvu d’une vive sensibilité, je me situais au-dessus du commun des mortels, parmi cette élite que Stendhal appelait les happy few, ces élus cultivés et intelligents dont la vie n’est pas limitée par la banalité et la médiocrité de la plèbe.

 

Je n’ai pas choisi Dieu. En fait, il m’était indifférent.

 

Cette hypothèse n’était pas plus nécessaire au bon fonctionnement de mon psychisme qu’elle ne l’était à l’univers mécanique de Laplace.

 

D’autres pouvaient s’y intéresser. Moi pas.

 

Et lorsque mon frère me parlait d’un ami commun ayant fait une expérience remarquable de Dieu, je lui riais poliment au nez.

 

De telles choses n’existaient tout simplement pas ! Il trouva désormais plus prudent de garder le silence.

 

C’est que Dieu ne m’intéressait pas. Ce n’était pas que je m’opposais à Lui ; cela lui aurait accordé beaucoup trop d’importance ! Il ne méritait pas tant d’attention.

 

Non que j’eus été élevé dans un milieu laïque et profane. Bien au contraire.

 

Mes parents avaient quitté les aises d’une vie confortable en Suisse pour suivre en Afrique leur vocation impérieuse de missionnaires. Et n’imaginons pas là un christianisme hypocrite et de façade. Une foi vécue au travers de difficultés, de sacrifices et d’épreuves ; une foi vigoureuse et joyeuse fondée sur la Bible, constamment lue et méditée en famille… et surtout obéie coûte que coûte.

 

Une foi remplie des saveurs de la vie et de ce parfum sauvage qu’exhale la terre asséchée, soudainement abreuvée par la pluie bienfaisante des premiers orages de l’été.

 

J’admirais, je respectais, j’aimais mes parents.

 

Nulle révolte contre eux mais, à tout dire, leur religion ne m’intéressait pas.

 

Pour eux, elle était certes utile. Je n’en avais pas besoin.

 

Je me suffisais à moi-même. L’intensité de mes sentiments justifiait mon existence.

 

Je pouvais sans peine me passer de leur Dieu. Non que je n’aie été frappé d’inquiétudes.

 

Mais de telles angoisses faisaient partie de ma situation existentielle qui se suffisait à elle même.

 

En 1960, je quittais mon Afrique du Sud natale pour poursuivre des études d’histoire à la Sorbonne.

 

Je la quittais, fiché par la police, affublé du titre de communiste pour mon indignation exprimée sans prudence face aux criantes injustices du racisme de ma patrie.

 

Mais jamais je n’ai été dupe des fadaises réductrices du marxisme ! Je découvris alors un Paris qui enchanta ma soif de lumière, de clarté et d’équilibre humain.

 

Mais l’enchantement ne dura guère.

 

Rapidement, je découvris que sous le vernis de cette société qui jetait la pierre à mon pays, se cachait une concentration de corruption, d’iniquités et d’indifférence aux hommes qui, par contraste, faisaient de l’Afrique du Sud un paradis.

 

C’était l’époque où le gnome du Quartier Latin, Jean-Paul Sartre, régnait encore en maître des esprits et des mœurs.

 

Par sa doctrine et son exemple, il allumait — chez un Pol Pot par exemple — la mèche d’un nouveau génocide socialiste.

 

Avec l’exaltation de mes sentiments, de mon moi, venait aussi, immanquablement, le dégoût de cet enfer que sont les autres, l’horreur d’un monde irrémédiablement pourri, un monde où les bons sentiments n’étaient que trop souvent le masque souriant des pires turpitudes.

 

Le bien était en moi ; le mal dans le monde.

 

Ce dégoût était renforcé par mes recherches. Elles étaient consacrées à l’histoire de la colonisation du bassin du fleuve Congo avant la Première Guerre mondiale.

 

Le Congo fut alors livré par le pouvoir colonial belge et français à une liberté de commerce privée de tout frein politique.

 

Le résultat d’un tel esprit de lucre à l’état pur, ce Cœur des ténèbres dont parle si justement Joseph Conrad qui vécut cette horreur, une barbarie sans nom qui fit plus de cinq millions de morts chez les indigènes et ouvrit toute grande la porte à l’ère des génocides.

 

Mais mon indignation prenait de l’essor.

 

D’où donc pouvait venir cette abdication sans pareille du pouvoir politique face à l’agressivité sans frein dans la recherche du profit, des dividendes ?

 

D’où pouvait donc provenir une telle coupure entre éthique et commerce, entre éthique et politique ?

 

Il me fallait remonter le cours de l’histoire — mes recherches connaissaient alors un tel débordement qu’elles devenaient académiquement intraitables ! — et je découvris l’affrontement sans merci dans notre vieille Europe de deux civilisations, celle de l’être et celle du paraître ; celle des apparences — l’esprit de cour de toutes les époques (qui conquiert aujourd’hui les âmes par les charmes du petit écran) — et celle des réalités temporelles, morales et spirituelles.

 

Une civilisation paysanne, nobiliaire et artisanale opposée à la civilisation de la cour, de la finance et des fastes d’une religion de façade férocement persécutrice.

 

L’époque de la Réforme et de la Renaissance fut un des derniers grands moments de l’histoire de l’Europe où s’affrontèrent ouvertement, et presque à armes égales, ces deux mondes, ces deux modes de civilisation.

 

Je découvrais, dans mes études poussées jusqu’à l’examen du style comme expression de ces deux mondes, que la marque de cette opposition se trouvait jusque dans la poésie.

 

Car ce combat était aussi celui de deux esthétiques : celle où l’accent est mis sur la recherche formelle de la beauté — Pétrarque, Ronsard, Malherbe, et même Racine — et celle dont le style fortement travaillé est avant tout mis au service de l’expression la plus adéquate de la vérité ; c’est la tradition de Rutebeuf, d’Eustache Deschamps, de Villon, de Théodore de Bèze et d’Agrippa d’Aubigné après leur conversion, finalement de Molière, même d’un certain Céline.

 

John CalvinUne telle quête de vérité dans la littérature me conduisit à étudier les prosateurs du XVIe siècle pour découvrir ce qu’ils pouvaient eux aussi apporter à l’explication de notre commune histoire.

 

C’est ainsi que je tombai sur Jean Calvin, par le biais de son style !

 

C’est alors, un dimanche soir de printemps du milieu des années soixante, que — sur un quai de la gare de Neuchâtel où j’enseignais dans un Collège — tout bascula.

 

J’attendais le train qui devait emmener chez elle une amie avec laquelle je venais de passer une journée joyeuse et paisible.

 

D’un instant à l’autre, tout ce que j’étais, tout ce pourquoi j’avais travaillé pendant tant d’années, s’effondra.

 

Je perdis d’un coup, et il me sembla irrémédiablement, le sentiment même d’exister.

 

La sensation de la présence de mon corps m’avait quitté. Je touchais mes mains, ma tête, mes jambes… il n’y avait rien.

 

Et cette amie bouleversée me demandait : “Où es-tu ?”

 

Ainsi qu’Adam devant la même question que lui posait son Dieu après la prise du fruit défendu, je ne pouvais répondre.

 

Il me fallait faire le constat de ma propre mort, d’une fin définitive, absolue.

 

Il ne pouvait plus guère être question de suicide. La chose était faite.

 

Et cela sans angoisse, car tout sentiment m’avait quitté.

 

Il ne restait qu’une froide lucidité. “Je suis foutu, définitivement foutu !”, était ma seule réponse aux questions de l’amie qu’emportait le train.

 

Plus tard, bien plus tard, j’ai commencé à comprendre ce qui m’était arrivé ; que Dieu, dans sa miséricorde, en un clin d’œil, avait tiré le voile sur la vanité de ma vie, sur mon orgueil sans borne, en me montrant dans ma propre chair que le fruit, l’unique salaire du péché est, comme toujours, la mort ; que sans Lui j’étais effectivement, spirituellement, mort.

 

Il révélait en moi-même cette dépravation, cette privation de sens et de vie qui, jusqu’alors, m’avait fait horreur chez les autres.

 

Mais la vie continue, même pour ceux qui découvrent qu’ils sont morts.

 

Je m’en retournai, le train parti, dans la mansarde sous les combles que je louais à une famille d’Italiens au-dessus des jardins de l’Hôpital Pourtalès.

 

C’est là que m’attendait le texte de Calvin — le Traité des Scandales — que j’étudiais alors et dont m’enchantaient la vivacité, la précision, le rythme passionné et l’humour d’un style servant à porter une pensée vigoureuse et forte.

 

Le livre était ouvert sur ma table, mais ce n’était plus le style qui allait maintenant arrêter mon attention mais le message biblique lui-même.

 

Cet état d’anéantissement existentiel ne me lâchait pourtant pas.

 

Mais le sentiment du désespoir en était absent et c’est dans la froide lucidité que ma vie était finie, que je m’assis devant le texte ouvert sur ma table.

 

Et mon regard fut frappé par ces mots : “Quiconque dans l’angoisse crie à Dieu, Dieu ne le délaissera jamais.”

 

J’ignorais alors que Calvin ne citait ici que la promesse d’un Psaume, mais ce texte de la Parole de Dieu ne me lâcha plus.

 

Comment, me disais-je, Calvin avait-il pu rédiger une pareille phrase ?

 

Oui, je comprends bien l’angoisse enfin.

 

Mais un Dieu inexistant, comment donc pourrait-il garder celui qui se confierait à son non-être ?

 

Mais attends donc, me suis-je dit. Tu ne sais pas tout. Peut-être que le Dieu de Calvin existe véritablement.

 

Et suivant l’exemple que donne Pascal — et que j’ignorais alors — je fis mon propre pari.

 

S’il n’existe pas, tu n’as rien à perdre. Mais, s’il existe, tu peux encore tout gagner !

 

Et, ignorant alors également tout de Charles de Foucauld, j’ai répété la prière désespérée qu’il adressa si longtemps et sans relâche au Dieu Saint et Tout-Puissant que notre péché nous rend incapables d’atteindre par nous-mêmes.

 

Avec la prudence de celui qui n’a plus rien à perdre, je mis soigneusement les choses au net.

 

Je dis en gros ceci à Dieu : “Soyons clairs ! Je ne crois pas en toi. Mais, je ne suis pas omniscient. Si tu existes vraiment — ce que je doute fort — ce n’est pas à moi à te trouver. C’est à toi à te révéler à moi.

 

Et, même à une foi aussi lacunaire, aussi incrédule, le Dieu Tout-Puissant et miséricordieux répond.

 

Comme en témoigne Calvin en citant le psalmiste, Dieu sauve par sa grâce souveraine et efficace, l’homme le plus désespérément perdu.

 

Rien ne se produisit de tangible. Bible 2010

 

Mon état d’anéantissement persistait, et persista encore de longs mois.

 

Mais dès cet instant, je basculais du monde du péché dans le règne de la grâce, de celui où Satan gouverne les hommes, dans le royaume de Dieu et de son Christ.

 

Pendant quinze longs mois, la conviction de mon état de péché devant mon Créateur saint et juste ne fit que grandir avant que, émerveillé, j’aie commencé à découvrir, enfin, que cette colère impétueuse de Dieu que je méritais si justement, était tombée pour moi, à la croix de Gologotha, sur son Fils bien-aimé, notre Sauveur et Seigneur Jésus-Christ, Dieu fait homme, seul Médiateur entre le Père et les hommes.

 

C’est ainsi que le seul vrai Dieu, Créateur du ciel et de la terre, Soutien infaillible de sa création, Maître de l’histoire, Souverain Législateur et Rédempteur de son peuple — cette Église, qu’il s’est acquise par le sacrifice de son Fils à la croix — se fit connaître à moi.

 

Dans mon émerveillement, je découvris que ce Dieu-là était entièrement digne de toute ma confiance ; et que sa Parole écrite, la Bible, était vraie, totalement fiable.

 

Psy.gifC’est ce Dieu-là qui me conduisit à changer de métier et à reconstruire une vie ruinée par le péché,  non en  consultant un psychiatre, mais en travaillant cinq ans comme jardinier d’abord, puis dix années comme porteur de valises à la gare de Lausanne, et maintenant comme ouvrier postal.

 

C’est ce Dieu-là qui utilisa de tels moyens pour travailler à la patiente transformation de mes pensées pour, petit à petit, conformer mon intelligence aux normes infaillibles de sa sainte Parole.

 

C’est à la constance de sa grâce que je dois de croire en Lui, de vivre par Lui, aujourd’hui.

 

C’est ce Dieu-là qui nous conduit jour après jour, à travailler à amener toutes nos pensées et toutes nos actions à l’obéissance que nous devons à son Fils, notre Seigneur Jésus-Christ.

 

C’est Lui encore, je le crois fermement, qui me gardera pour la vie éternelle.

 

Je le loue de tout mon cœur pour son œuvre de Créateur et de Rédempteur, œuvre d’une splendeur et d’une magnificence incomparables.

 

C’est à Lui seul que revient toute gloire, Père, Fils et Saint-Esprit.

 

 

 

 

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 19:22
Selon notre coeur ou celui de Dieu

Priant par le Saint Esprit

(Jude 20)

 

 

Prions nous par le Saint Esprit ou par notre propre esprit ?

 

Sondons nous bien sur ce point.

 

Ne serait ce point là la clef de tant de prières inexaucées ?

 

La pierre de touche de notre véritable état spirituel, a-t-on dit, c'est la prière individuelle.

 

Je sors d'un culte de famille, d'une réunion de prière, où j'ai invoqué Dieu avec ardeur.

 

Je rentre dans ma chambre, mon bureau... ; je m'agenouille... et veux présenter à mon Dieu l'oblation du soir...

 

Mais, ô douleur ! Je me sens froid, sec et vide !

 

Ces mêmes sujets, sur lesquels je criais sous des formes si édifiantes, sont des rochers que je ne puis plus soulever.

 

Cette richesse d'élans, de pensées, d'impressions, tout est parti !

 

Me voilà pierre, rien que pierre, et vase vide !

 

Mais si l'Esprit priait en moi avec d'autres, pourquoi n'y prierait-il pas de même dans la solitude ?

 

Il faut approfondir, avec sérieux, ce pourquoi dans ma conscience.

 

Toutefois, ne nous décourageons pas... Si notre propre esprit, si actif tout à l'heure, nous fait défaut en particulier, tout n'est pas perdu.

 

Il nous est bon, très bon même, de pouvoir nous rendre compte ainsi exactement où nous en sommes, et, en nous trouvant "pauvres, misérables et nus", de nous jeter tels quels dans les bras du Seigneur.

 

Il est bon, très bon, d'avoir à nous dire, comme le plus ignorant des enfants :

 

"Enseigne moi à prier !"

 

Ton Saint Esprit, ô Dieu ! Ton Saint Esprit ! Ton Saint Esprit !

 

Amen,

 

 

Charles Spurgeon

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(Nota  Refuge Protestant : cette méditation sur le Saint Esprit du Pasteur Spurgeon, Chrétien avant tout, baptiste et calviniste d'âme et de conviction, n'est en rien apologie à l'enseignement pentecôtiste et/ou charismatique propre à ces deux mouvances. Refuge Protestant ne soutient ni ne partage la théorie quant au parler au langue et baptême de l'esprit interprété dans de nombreuses traductions et mises en oeuvre tragiques occasionnant hélas bien souvent dérives et/ou dégâts désastreux)

 

 

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 07:02
Qui délivre, quand et comment

Le Seigneur saura délivrer de l’épreuve

ceux qui l’honorent,

et garder les injustes

pour être punis au jour du jugement

(2 Pierre 2:9)

 

Les hommes pieux sont tentés et éprouvés.

 

La foi qui n’a pas été mise à l’épreuve n’est pas la vraie foi.

 

Mais ceux qui honorent Dieu sont délivrés, non par le hasard, ni par des agents secondaires, mais par le Seigneur en personne.

 

Il se charge lui-même de la délivrance de ceux qui se confient en lui.

 

Dieu aime ceux qui marchent selon lui, et il se préoccupe de savoir où ils sont et comment ils se trouvent.

 

Parfois leur chemin leur semble un labyrinthe et ils ne savent comment échapper à tel danger qui les menace.

 

Ce qu’ils ne savent pas, leur Maître le sait. Il sait qui il doit délivrer, quand et comment il délivrera.

 

Il délivre le juste de la manière la plus profitable pour lui, la plus humiliante pour celui qui lui fait tort, et la plus honorable pour lui-même.

 

Laissons le « comment » au Seigneur, et contentons-nous et nous réjouissons de savoir qu’il « sait délivrer » son peuple de tout danger, de toute épreuve et de toute tentation, et cela par sa main droite et avec gloire.

 

Il ne m’appartient pas aujourd’hui de pénétrer les secrets du Seigneur, mais bien d’attendre patiemment l’heure de la délivrance, sachant ceci:

 

c’est que, quoique je ne sache rien,

mon Père céleste sait ce qui me convient.

 

Et « aucun de ceux qui s’attendent à Lui ne sera confus. »

 

 

 

Charles Spurgeon Baptiste Réformé

Charles Haddon Spurgeon

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

 

 

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Croix huguenote

 

Source : Les Trésors de la Foi

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

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