La vie entière est religion.
Aucun moment de notre vie n’échappe à cette dimension de l’existence. Cela peut paraître exagéré de dire une telle chose. Un peu de religion n’a jamais fait de mal à personne, entend-on dire parfois. Mais un peu trop de religion et c’est sûrement le début de la fin, le fanatisme assuré, l’intolérance garantie pensent beaucoup d'autres personnes.
Comment répondre à cette crainte en se fondant sur ce que dit la Bible et en comprenant spirituellement ce dont il est question ?
Je voudrais le faire en lisant avec vous deux textes, l’un tiré de l’Ancien Testament, et l’autre du Nouveau Testament. Vous verrez comment ils se répondent l’un l’autre.
Le premier texte provient du psaume 116 à partir du verset 8, tandis que le second appartient à la lettre de l’apôtre Paul aux chrétiens de Rome, à la charnière des chapitres 11 et 12.
Extrait du psaume 116, à partir du verset 8 :
Oui, Eternel, tu m’as délivré de la mort, tu as séché mes pleurs, tu m’as préservé de la chute : ainsi je marcherai encore sous le regard de l’Eternel au pays des vivants. Oui, j’ai gardé confiance même quand je disais : « je suis trop malheureux ! » Dans mon accablement, j’en venais à me dire : « Tout homme est un menteur ! » Que puis-je rendre à l’Eternel pour tous ses bienfaits envers moi ? J’élèverai la coupe du salut, et je m’adresserai à l’Eternel lui-même, et, devant tout son peuple, j’accomplirai les vœux que j’ai faits envers l’Eternel. Elle est précieuse aux yeux de l’Eternel la vie de ses fidèles. O Eternel, ne suis-je pas ton serviteur ? Oh, oui, ton serviteur, le fils de ta servante ; tu as brisé mes chaînes, je t’offrirai un sacrifice, pour marquer ma reconnaissance, et je m’adresserai à toi, ô Eternel.
Extrait de la lettre de Paul aux Romains, à partir du verset 33 du chapitre 11, jusqu’au verset 2 du chapitre 12 :
Combien profondes sont les richesses de Dieu, sa sagesse et sa science ! Nul ne peut sonder ses jugements. Nul ne peut découvrir ses plans. Car, « Qui a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ? Qui lui a fait des dons pour devoir être payé de retour ? » En effet, tout vient de lui, tout subsiste par lui et pour lui. A lui soit la gloire à jamais ! Amen. Je vous invite donc, frères, à cause de cette immense bonté de Dieu, à lui offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint et qui plaise à Dieu. Ce sera là de votre part un culte raisonnable. Ne vous laissez pas modeler par le monde actuel, mais laissez-vous transformer par le renouvellement de votre pensée, pour pouvoir discerner la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait.
Si nous comparons ces deux extraits de la Bible, l’un tiré de l’Ancien Testament, l’autre du Nouveau Testament, nous nous apercevons que l’auteur du psaume, le psalmiste, et Paul, apportent le même message : Dieu est Tout Puissant et Il libère.
Est-ce qu’on peut lui apporter quelque chose en retour en échange de cette libération ? Qui lui a fait des dons pour devoir être payé de retour ? Nous ne pouvons jamais mériter ou acheter sa Grâce, nous ne pouvons jamais en payer le prix qui lui est dû. On ne peut pas davantage sonder ses pensées.
Voilà d’ailleurs un autre thème qu’on retrouve tout au long de l’Ancien Testament. Par exemple les paroles du prophète Esaïe, au chapitre 40, verset 13 :
Qui donc a mesuré l’Esprit de l’Eternel ? Qui a été son conseiller et qui son instructeur? De qui Dieu a-t-il pris conseil pour se faire éclairer ? Qui lui a enseigné la bonne voie ? Qui lui a transmis le savoir et lui a fait connaître le chemin de l’intelligence ?
On pourrait alors se demander: Mais que me reste-t-il donc à faire ? Est-ce que tout ce que Dieu attend de moi c’est de rester passif, jusqu’au retour promis du Christ ? Pas du tout. Car le croyant est bien appelé à apporter une offrande à Dieu. Dans l’Ancien Testament c’était une libation, c’est-à-dire l’offrande d’une boisson donnée, comme le mentionne le psaume 116 : J’élèverai la coupe du salut, et je m’adresserai à l’Eternel lui-même, et, devant tout son peuple, j’accomplirai les vœux que j’ai faits envers l’Eternel.
Cette libation n’était pas une simple reconnaissance formelle de la dépendance du croyant envers Dieu. Elle allait bien plus loin que cela : O Eternel, ne suis-je pas ton serviteur ? Oh, oui, ton serviteur, le fils de ta servante. Cela veut dire : Depuis ma naissance toute ma vie t’appartient, je dois t’obéir en toutes choses. Les libations n’étaient que le signe symbolique d’une dépendance totale qui doit se manifester par une vie d’obéissance totale.
A nouveau il nous faut souligner qu’il n’y a aucune différence essentielle entre ce que dit l’auteur du psaume 116 et ce qu’écrit Paul aux chrétiens de Rome. Notre vie tout entière appartient à Dieu et doit manifester cette appartenance.
Il y a donc plus dans la vie d’un croyant que l’exercice du culte dominical, même si cet exercice constitue une partie très importante de notre religion, que nous exprimons avec les autres croyants. Notre religion est exercée tout au long de la semaine, et non pas seulement le dimanche.
Et pourtant, quelque chose de fondamental s’est bien passé entre le psaume 116 et les paroles de Paul dans sa lettre aux Romains : il s’agit de l’offrande parfaite de Jésus-Christ sur la Croix de Golgotha.
Mais qu’est-ce que ce sacrifice a changé exactement ?
Il a rendu totalement explicite pour les croyants que l’offrande que nous devons apporter à Dieu c’est celle de notre vie toute entière :
Je vous invite donc, frères, à cause de cette immense bonté de Dieu, à lui offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint et qui plaise à Dieu.
Cela ne veut pas dire que dans l’Ancien Testament, avant la venue de Jésus-Christ sur terre, Dieu attendait moins que cela de ses enfants. Et les vrais croyants le savaient fort bien. Mais alors, où gît la différence ?
Sur la Croix Jésus a donné pour nous son corps tout entier, sa vie toute entière. La mort de Jésus met fin aux sacrifices d’animaux qui ne reviennent pas à la vie après avoir été mis à mort. Raison pour laquelle dans l’Ancien Testament ces sacrifices devaient constamment être répétés. L’agneau, le bouc ou le taureau mis à mort ne ressuscitaient jamais.
En contraste, la résurrection des morts de celui qui est l’Agneau parfait de Dieu démontre de manière éclatante que ceux qui sont greffés par la foi dans son corps, vivent avec lui et peuvent désormais se donner pleinement à Dieu comme offrandes.
En la mort et la résurrection de Jésus-Christ, Dieu leur a parfaitement rendu la vie en mettant à mort leur nature de péché.
Les croyants du temps de l’Ancien Testament ne pouvaient jamais dire : ma vie toute entière dépend de cet agneau, de ce bouc ou de ce taureau que je viens d’offrir, je suis désormais greffé dans sa vie et je vis de sa vie.
Bien sûr, ils croyaient que les promesses de Dieu sont fiables et ils accomplissaient les sacrifices prescrits par la Loi de Moïse en plaçant entièrement leur confiance en Dieu.
Ils comprenaient la nécessité de l’expiation de leurs fautes par le sang versé des sacrifices. Mais ils attendaient quelque chose de bien meilleur qui devait encore venir : le sacrifice parfait qui mettrait fin à tous ces sacrifices provisoires et couvrirait de manière définitive tous leurs péchés.
Avec la résurrection de Jésus-Christ le nouvel Adam vit pour toujours, et les croyants avec lui, car ils sont indissociablement liés à sa vie par le lien de l’Esprit Saint. Dieu fait de ses enfants des créatures nouvelles en Jésus-Christ, par le lien du Saint Esprit qui les unit à leur Sauveur. Et c’est en fait le seul terrain sur lequel Paul se place pour appeler ses lecteurs à offrir leur vie entière comme sacrifice d’obéissance à Dieu.
Je ne puis offrir mon corps tout entier comme sacrifice saint et agréable à Dieu que sur le fondement du corps du Christ qui a été brisé pour moi, et qui est ressuscité corporellement d’entre les morts.
Ceux qui ne croient pas en sa résurrection physique, corporelle, ne peuvent pas non plus offrir leur corps comme offrande agréable à Dieu puisqu’ils ne sont pas greffés dans le corps vivant et incorruptible du nouvel Adam.
Ces gens-là ne sont tout simplement pas de nouvelles créatures, même s’ils se disent chrétiens.
C’est exactement pour la même raison qu’ils n’auront aucune part à la résurrection des morts et à la vie éternelle promise.
La religion qui découle de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ est la seule qui ait un sens véritable, qui ne nous abandonne pas à nos propres spéculations fumeuses ou à nos fantasmes, et qui soit en plus agréable à Dieu.
Ici Paul utilise dans la langue grecque un mot (loghiken) qui signifie : raisonnable, plein de sens : Ce sera là de votre part un culte raisonnable.
On pourrait aussi traduire : un culte véritablement spirituel.
Car ne voyons-nous pas en effet autour de nous toutes sortes de cultes déraisonnables, déformés spirituellement, et mêmes complètement destructeurs ? Des sectes, des déformations outrageuses du message de l’Ecriture Sainte et de son cœur qui est l’Evangile de Grâce en Jésus-Christ ? On voit même parfois des manifestations démoniaques qui prétendent être la vraie religion, celle commandée par Dieu… Jésus-Christ n’est pas au centre de tels cultes, en fait il en est totalement exclus et rejeté.
Remarquez bien que Satan n’est pas contre la religion. Il aime beaucoup la religion, au contraire, pour peu que cette religion suive ses propres motifs de rébellion et ses normes destructrices. Or le monde est hélas rempli de tels cultes…
Je voudrais continuer avec vous notre méditation sur le passage de la lettre de Paul aux chrétiens de Rome qui parle d’offrir nos corps entiers en sacrifice vivant, saint et qui plaise à Dieu.
Voyons ensemble comment se distinguent la vie et les pensées de ceux qui ont été rachetés par le sang de Jésus-Christ et comment ils sont transformés dans leur être intérieur.
La vie entière est religion, ou, si vous préférez, sacrée, car elle se déroule entièrement sous le regard de Celui qui l’a non seulement créée, mais aussi la recrée dans la vie de ceux qui, par la foi, sont greffés dans la nouvelle vie du Christ ressuscité.
C’est ce dont nous avons parlé plus haut en nous fondant particulièrement sur un passage de la lettre de Paul aux chrétiens de Rome.
Relisons ce passage à partir du verset 33 du chapitre 11, jusqu’au verset 2 du chapitre 12 :
Combien profondes sont les richesses de Dieu, sa sagesse et sa science ! Nul ne peut sonder ses jugements. Nul ne peut découvrir ses plans. Car, « Qui a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ? Qui lui a fait des dons pour devoir être payé de retour ? » En effet, tout vient de lui, tout subsiste par lui et pour lui. A lui soit la gloire à jamais ! Amen. Je vous invite donc, frères, à cause de cette immense bonté de Dieu, à lui offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint et qui plaise à Dieu. Ce sera là de votre part un culte raisonnable. Ne vous laissez pas modeler par le monde actuel, mais laissez-vous transformer par le renouvellement de votre pensée, pour pouvoir discerner la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait.
La religion qui découle de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ est la seule qui ait un sens véritable, qui ne nous abandonne pas encore une fois s'il faut le répéter à nos propres spéculations fumeuses ou à nos fantasmes, et qui soit de plus agréable à Dieu.
Ici Paul utilise dans la langue grecque un mot qui signifie : raisonnable, plein de sens : Ce sera là de votre part un culte raisonnable.
On pourrait aussi traduire : un culte véritablement spirituel.
Car ne voyons-nous pas en effet autour de nous toutes sortes de cultes déraisonnables, déformés spirituellement, et mêmes complètement destructeurs comme spécifié déjà un peu plus haut ?
Or c’est justement le thème que Paul développe maintenant dans le passage que nous avons lu : le culte raisonnable et vrai qui est acceptable devant Dieu, se caractérise par une continuelle prise de distance vis-à-vis de toutes les tendances qui viennent du monde et ne reflètent pas l’Esprit du Christ tout en influençant notre propre esprit.
En prenant nos distances de cette manière, nous apportons notre corps, notre vie toute entière comme offrande à Dieu, une offrande qui lui est agréable.
Et c’est à n’en pas douter une des choses les difficiles à faire : comment donc puis-je échapper à l’influence du monde ?
Je vis dans le monde, je ne suis pas un moine qui s’isole hors du monde et d’une société mauvaise.
Tous les jours de ma vie j’entre en contact d’une manière ou d’une autre avec les nouvelles qui me viennent du monde, avec des articles de journaux, des livres, toutes sortes de films, de publicités, des chansons dont je n’approuve pas nécessairement les paroles, des images qui me choquent ; je suis en contact avec des attitudes, des modes de vie qui apparaissent de plus en plus fréquemment dans la société et sont considérés comme acceptables alors qu’ils ne le sont pas au regard de ma foi.
Comment puis-je vivre libre de tout ceci ?
Il ne m’est pas possible de vivre avec une personnalité bipolaire dans ce monde.
Bien souvent nous soupirons aussi : O Seigneur, quand aurai-je atteint un état de perfection à cet égard ?
Paul nous signifie que cette rupture est quelque chose qui a commencé mais qui n’est pas achevé.
C’est un combat qui ne se conclut pas d’un seul coup car il a trait à la mise à mort de notre vieille nature, celle qui refuse encore d’être greffée en Jésus-Christ.
A propos de cette mise à mort le catéchisme de Heidelberg déclare: C’est être affligé du fond du cœur à cause de ses péchés, les haïr et les fuir de plus en plus.
Et la question-réponse qui suit immédiatement, dans ce beau catéchisme du temps de la Réforme, est la suivante :
Qu’est-ce que la résurrection de l’homme nouveau ? C’est se réjouir de tout cœur en Dieu par Jésus-Christ et mettre sa joie et son amour à vivre selon la volonté de Dieu, dans l’accomplissement de toutes œuvres bonnes.
Alors, quand exactement atteindrons-nous la perfection dans cette offrande de notre vie entière à Dieu ? Seulement lorsque le Seigneur viendra reprendre notre corps ici-bas, au moment décidé par lui seul. Alors seulement ce corps sera totalement soumis à sa volonté.
La seule arme du chrétien durant ce combat est de savoir qu’il est greffé dans le corps du Christ, que son baptême est un sceau de cette greffe et que l’Esprit de Dieu a fait sa demeure en lui.
Et il doit se souvenir des paroles de Paul : En effet, tout vient de lui, tout subsiste par lui et pour lui.
Il n’est dit nulle part dans la Bible que les croyants doivent s’isoler du monde.
Au contraire, ils sont appelés à exercer un esprit de discernement spirituel sur tous les terrains de l’existence.
C’est le même apôtre Paul qui écrit dans sa première lettre aux chrétiens de Thessalonique : Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon.
Cela a trait à l’enseignement correct sur les prophéties, au plan de Dieu pour l’humanité, mais l’on doit bien comprendre que cet enseignement s’étend sur toutes les dimensions de notre existence, toutes les sphères de la vie.
Aux chrétiens de Corinthe il écrit aussi dans la même veine (1 Corinthiens 2 :14-15) :
Mais l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge. L’homme spirituel au contraire, juge de tout, et il n’est lui-même jugé par personne.
A propos de cet esprit de discernement spirituel, Paul peut écrire, dans sa seconde lettre aux Corinthiens (10 :4-5) :
Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles, mais elles sont puissantes devant Dieu, pour renverser des forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance du Christ.
Ce combat dont parle Paul n’est rien d’autre qu’un combat pour la promotion et le maintien de normes chrétiennes dans la civilisation.
Ce qui est en effet un mandat gigantesque au milieu d’un monde qui ne veut pas en entendre parler.
La rupture progressive de nos pensées, de nos attitudes avec les modèles offerts par un monde incrédule qui refuse de se repentir, est opérée par une transformation, écrit l’apôtre Paul à ses lecteurs.
Nous connaissons le mot « métamorphose » qu’on utilise par exemple en sciences naturelles pour indiquer le passage de l’état de chenille à celui de papillon.
Le mot grec employé par Paul est justement le verbe « metamorphousthe », qu’on pourrait traduire par : « soyez transformés, soyez métamorphosés ».
Paul parle d’une transformation que nous n’initions pas nous-même, mais que nous laissons se produire en nous.
Il faut que nous soyons réceptifs vis-à-vis de cette transformation, car elle fait pleinement partie de l’offrande totale de nos vies à Dieu.
L’agent de cette transformation ce n’est donc pas nous, mais le Saint Esprit de Dieu qui travaille en nous.
Et en quoi consiste cette transformation ? Justement à rompre avec les modèles du monde en comprenant et en vivant de plus en plus profondément la volonté de Dieu, sur tous les terrains de notre existence.
Au fur et à mesure que notre greffe sur le corps spirituel de Jésus-Christ se confirme, au fur et à mesure que nos yeux se fixent sur lui et lui seul en tant que Médiateur, Sauveur et Roi, alors cette transformation prend place en nous.
Elle renouvelle nos pensées : elle nous fait saisir la volonté parfaite de Dieu et la met en contraste aigu avec les modèles du monde qui nous sont journellement proposés comme étant les seuls viables et valables.
Nous n’apprenons pas seulement à les distinguer, mais nous donnons notre plein assentiment à la volonté de Dieu dans notre vie, nous l’approuvons car nous voyons bien qu’elle est ce qu’il y a de mieux pour nous.
Nous recevons aussi la force de dire « non » au monde et à ses voies tentantes.
« Non », car il y a quelque chose de bien meilleur, et c’est de vivre en accord avec la volonté divine, ce qui est saint, parfait et qui lui plaît, quoi qu’en pense le monde.
Chaque fois qu’un croyant saisit la volonté du Seigneur dans une situation donnée, et cherche à s’y soumettre quel que soit le prix à payer, et quoi que le monde en pense, ce croyant manifeste la vie nouvelle que Dieu lui a donnée en Jésus-Christ : le Saint Esprit fait pousser en lui des fruits qui glorifient Dieu.
Si nous ouvrons le catéchisme de Heidelberg à la section du 32e dimanche de l’année, nous y trouvons la question suivante :
Puisque nous sommes délivrés de notre misère par la grâce du Christ, sans aucun mérite de notre part, pourquoi devons-nous faire des œuvres bonnes ?
La réponse est la suivante :
Parce que le Christ, après nous avoir rachetés par son sang, nous renouvelle aussi par son Saint Esprit à son image, afin que nous montrions à Dieu, par toute notre vie, notre reconnaissance pour ses bienfaits et qu’ainsi nous le glorifiions ; ensuite, afin que nous puissions aussi être nous-mêmes assurés de notre foi par les fruits qu’elle porte, et que par la sainteté de notre vie, nos prochains soient gagnés à Jésus-Christ.
Ce que nous dit la dernière phrase de cette section c’est qu’une vie qui témoigne d’une conformité croissante avec la personne de Jésus-Christ est utilisée avec puissance par Dieu comme moyen d’évangélisation, pour gagner notre prochain à Christ.
A travers les œuvres bonnes que nous effectuons, d’autres personnes peuvent être attirées vers le Dieu Sauveur.
Nous-mêmes n’en serons peut-être pas toujours conscients, mais l’esprit de Dieu se servira de notre exemple modelé sur celui du Christ, pour accomplir le plan de Dieu.
Les voies de Dieu ne sont pas celles du monde.
Or tout croyant est appelé à se soumettre à ses voies saintes, en se laissant transformer intérieurement par son Esprit afin de vivre selon sa volonté parfaite dans tous les aspects de l’existence humaine.
Le tout en gardant toujours ces paroles de Paul à l’esprit :
En effet, tout vient de lui, tout subsiste par lui et pour lui. A lui soit la gloire à jamais ! Amen.
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Eric Kayayan,
Pasteur Protestant Réformé
(Foi et Vie Réformées)
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