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Vie Protestante Réformée

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 10:13
Thomas et la Résurrection de Jésus-Christ (1ère partie)

«Or, Thomas, appelé Didyme, qui était l'un des douze, n'était point avec eux quand Jésus vint. Et les autres disciples lui dirent : nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : si je ne vois les marques des clous en ses mains, et si je ne mets mon doigt où étaient les clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne le croirai point. Et huit jours après, les disciples étant encore dans la maison et Thomas avec eux, Jésus vint, les portes étant fermées, et il fut là au milieu d'eux et il leur dit : Que la paix soit avec vous ! Puis il dit à Thomas : Mets ton doigt ici et regarde mes mains ; avance aussi ta main et la mets dans mon côté, et ne sois point incrédule, mais croyant. Et Thomas répondit et lui dit : Mon Seigneur et Mon Dieu ! Jésus lui dit : Parce que tu m'as vu, Thomas, tu as cru : bienheureux sont ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru ! » (Jean 20.24-29)


 

Il y a plus d'une analogie entre la situation de Thomas et la nôtre, entre sa disposition d'esprit et nos propres dispositions, par rapport au grand fait de la résurrection de Jésus-Christ ; c'est par conséquent que l'étude de cette scène évangélique nous paraît présenter un grand intérêt d'actualité et une utilité toute spéciale pour l'Église et pour le siècle.


 

Thomas n'avait pas été témoin, comme ses collègues dans l'apostolat, de la résurrection de Son Maître, et cependant il était appelé à y croire sur leur témoignage et sur les données de sa propre conscience.


 

Séparés de l'événement par plus de vingt siècles, nous sommes aussi appelés à y croire sur des preuves analogues, à la fois historiques et morales.


 

Comme à l'apôtre un moment incrédule, Dieu consent à nous accorder une manifestation extérieure, une sorte de vue du Christ mort et ressuscité, à travers le cours des siècles.


 

Enfin Jésus nous fait entendre, aussi bien qu'à Thomas, cette leçon si utile à recueillir dans une époque à la fois sceptique et positive :


 

Heureux ceux qui n'ont point vu et qui ont cru !


 

Et Il nous rappelle, avec une singulière opportunité, que la foi n'est pas la vue, qu'elle repose bien moins sur le témoignage des sens que sur des raisons du dedans, et qu'elle est essentiellement confiance et abandon de l'âme au Dieu de l'Évangile et de la conscience humaine.

 

La preuve immédiate, la preuve matérielle de la résurrection de Jésus-Christ manquait, avons-nous dit, à l'apôtre Thomas qui, tout troublé par la mort de Son Maître, avait peut être quitté Jérusalem et s'était éloigné de ces lieux pleins de deuil et d'horreur.


 

Il ne s'était trouvé ni dans le jardin d'Arimathée où Pierre et Jean, voyant le sépulcre vide, avaient saisi dans l'absence du mort la réalité de la résurrection ; ni dans la maison d'Emmaüs où deux disciples avaient reconnu à la clarté de la lampe le Divin Maître qui avait cheminé avec eux ; ni dans ce lieu où étaient assemblés les disciples et où Jésus entra tout à coup « les portes étant fermées, » et leur adressa cette douce salutation :


 

La paix soit avec vous !


 

Thomas revient peut être à Jérusalem quelques jours après.


 

Mais il entend les disciples affirmer le grand prodige et lui dire tous ensemble :


 

Nous avons vu le Seigneur !


 

« Si je ne vois, s'écrie-t-il, la marque de ses clous en ses Mains, si je ne mets mon doigt où étaient les clous et si je ne mets ma main dans son Côté, je ne croirai point. »


 

Que signifie cette parole ?


 

N'est-elle que la réserve d'un esprit ferme qui ne veut pas se rendre à la légère, mais qui est prêt à accepter des preuves suffisantes ?


 

Si elle n'est que cela elle n'est pas digne de blâme, mais bien plutôt d'éloge ; car la foi ne saurait être une adhésion aveugle et précipitée, un triomphe de l'imagination surprise sur la raison asservie ; et nous souscrivons pleinement à cette parole de Fénelon :


 

« Il me, faut des raisons pour soumettre ma raison. »


 

Mais ces raisons existaient pour Thomas.


 

Bien avant la preuve qu'il demandait, il avait déjà des preuves, des preuves suffisantes de la résurrection de Jésus-Christ.


 

Il ne se rend pas à ces premières raisons pourtant vraies, bien fondées et capables de déterminer sa conviction.


 

Il en veut d'autres qui sont surérogatoires et superflues ; il veut des preuves matérielles, palpables et personnelles ; il ne veut en un mot se fier qu'à ses propres sens.


 

En cela Thomas est sceptique et incrédule.


 

En cela il fait preuve non d'une juste fermeté mais d'une injuste exigence, non de force mais de faiblesse, non de raison mais de déraison.


 

Chacun de nous va être forcé de le reconnaître.


 

Deux preuves, en effet, et je dirai même deux évidences lui sont données et devraient entraîner sa conviction : l'évidence du témoignage, et ce que j'appellerai l'évidence morale.


 

L'évidence du témoignage.


 

Voici des apôtres, ses compagnons, ses amis éprouvés qui lui disent :


 

« Nous avons vu le Seigneur. »


 

Ce n'est pas un seul qui le déclare, ce ne sont pas trois ou quatre d'entre eux, ce sont tous les apôtres, qui avec leurs individualités diverses se réunissent dans la même affirmation :


 

un Nathanaël, l'israélite sans fraude, un saint Pierre si prompt mais si loyal, un saint Jean à l'âme limpide et profonde.


 

Ces hommes sont qualifiés autant qu'on puisse l'être pour être les témoins de ce grand fait.


 

C'est à eux-mêmes que Jésus est apparu.


 

Ils ne sauraient le confondre avec un autre, puisqu'ils ont vécu dans sa société la plus intime ; ils ne sauraient non plus confondre un mort avec un vivant ; un fantôme avec un être réel.


 

Jésus leur a adressé la parole, Jésus « leur a montré Ses Mains et Son Côté. »


 

Ils ne peuvent songer à mentir, à le tromper, lui Thomas.


 

Ce sont des hommes véridiques, hommes simples et droits, incapables de raconter autre chose que ce qu'ils ont vu, de dire autre chose que ce qu'ils pensent eux-mêmes.


 

D'ailleurs ils ont douté comme lui : tardifs à croire à ce grand événement, s'ils l'affirment c'est qu'ils sont pleinement convaincus de sa réalité.


 

Voilà la première évidence qui devait frapper Thomas, l'évidence du témoignage.


 

Mais il faut y ajouter l'évidence morale.


 

Thomas a contemplé Jésus pendant trois ans et demi.


 

Il L'a entendu parler, il L'a vu agir comme un Être supérieur à ce monde.


 

Un tel être, s'il consent à mourir, ne peut rester dans un sépulcre.


 

Il est impossible que Celui qui dépasse de si haut la terre, suive le chemin de toute la terre et s'y arrête misérablement.


 

Il est impossible qu'Il soit vaincu par la mort qu'Il a vaincue lui-même pour la fille de Jaïrus, pour le fils de la veuve de Naïn, pour son ami Lazare.


 

En outre Il a déclaré solennellement qu'Il ressusciterait le troisième jour.


 

Sa Parole toujours Vraie, toujours Ferme, ne saurait être démentie par les événements.


 

S'Il ne ressuscite pas.... c'est que sa parole a été une illusion, ou une imposture.


 

La Parole de Jésus-Christ, une illusion ou une imposture !?!...


 

Et cela aux yeux de Thomas ! Impossible.


 

C'est ce que j'appelle l'évidence morale.

Double démonstration, à laquelle Thomas ne se rend pas.


 

Il en veut une troisième, la seule, dit-il, qui puisse le convaincre, la vue et la vue personnelle.


 

En cela, fait-il preuve d'une judicieuse fermeté d'esprit ou d'une injuste exigence, fait-il preuve de raison ou de déraison ?


 

Et voilà aussi ma réponse à celles et ceux qui pourraient être portés à dire comme Thomas :


 

«  Si nous avions vu, vu de nos propres yeux, Jésus-Christ ressuscité, alors nous croirions et nous aurions raison de croire. Jusques-là nous restons dans un doute raisonnable. »


 

Non, dirons-nous ensemble à notre tour, ce doute n'est pas fondé, cette exigence n'est pas légitime, car les mêmes raisons qui, selon cette argumentation auraient dû convaincre Thomas, nous sont présentées : comme lui, si nous voulons bien y réfléchir, nous sommes en face d'une double évidence, l'évidence du témoignage et l'évidence morale.


 

Il est vrai que nous n'avons pas le témoignage parlé des apôtres, mais nous avons leur témoignage écrit.


 

Ce qu'ils ont prêché à la génération de leur temps, ils l'ont consigné pour toutes les générations futures dans ce Nouveau Testament qui est entre nos mains.


 

Je respecte les droits de la science dans l'étude des documents sacrés ; j'admets les recherches d'une critique consciencieuse.


 

Mais une chose est certaine, c'est que d'après les résultats généraux des travaux actuels, nous avons dans les quatre évangiles, sur la Résurrection de Jésus-Christ, le témoignage direct de deux apôtres, saint Matthieu et saint Jean, et de deux compagnons d'apôtre, saint Marc et saint Luc ; c'est que nous avons encore sur ce même fait de la résurrection de Jésus-Christ, et cette fois d'après l'unanimité des interprètes, le témoignage si frappant de saint Paul dans le fameux passage de la première épître aux Corinthiens, chapitre 15, dans les huit premiers versets.


 

C'est enfin, qu'aujourd'hui les critiques les plus négatifs (Le plus illustre de ces critiques, Baur, a écrit ces lignes : « Ce que la résurrection est en soi reste en dehors du cercle des recherches historiques. L'histoire n'a qu'à s'en tenir à ce fait : que pour la foi des disciples, la résurrection de Jésus-Christ était une réalité certaine et inébranlable. Ce n'est que dans cette foi que le christianisme a trouvé une base solide pour tout son développement historique ultérieur. » (Baur, Das Christenthum und die christliche Kirche der drei ersten Jahrhunderte ; 2e édition, p. 39 et 40 ; cité par M. Jacot dans sa Thèse sur la Résurrection de Jésus-Christ. Toulouse, 1866. ) reconnaissent, qu'à tort ou à raison, les premiers disciples de Jésus-Christ croyaient tous à la résurrection de Leur Maître, en rendaient unanimement témoignage, et faisaient de ce témoignage l'objet même de leur prédication.


 

La question est donc bien simplifiée et elle se réduit à ceci :


 

ce témoignage apostolique qui est incontesté, portait-il sur un fait vrai ou sur un fait imaginaire ?


 

La résurrection, que tous ces témoins affirment, était-elle une hallucination ou une réalité ?


 

Dans ces termes, la question ne m'inquiète plus et je suis tranquille sur la réponse.


 

Relisons simplement, sans parti pris, les récits sacrés et prononçons nous-mêmes.


 

Quoi ! Pourrions-nous voir une hallucination indéfiniment répétée dans ces apparitions de Jésus-Christ, si multipliées, si diverses, racontées avec tant de candeur et de précision ?


 

Dans l'épisode si simple et si touchant de Marie-Madeleine ?


 

Dans celui des disciples d'Emmaüs ?


 

Dans la scène du lac de Tibériade ?


 

Dans le dialogue avec saint Pierre ?


 

Dans, les apparitions enfin, mentionnées par saint Paul et suivies de celle dont il a été favorisé lui-même ?


 

Non, non, c'est là de L'histoire et non de la légende.


 

Si les documents sacrés ne sont pas dignes de foi sur ce point, je ne vois pas sur quels autres points ils pourraient l'être.


 

Allons plus loin :


 

Si la Résurrection de Jésus-Christ ne ressort pas de cet ensemble d'attestations, je ne sais pas ce qu'il faudrait pour l'établir, et j'affirme que, si ce n'était pas un fait appartenant à l'ordre surnaturel, nié d'avance par certains esprits, personne, au point de vue historique, n'aurait jamais songé à le contester.


 

Il y a donc ici pour nous, comme pour Thomas, l'évidence du témoignage.


 

Mais il y a encore l'évidence morale.


 

Ce Christ, dont nous avons, nous aussi, contemplé la Divine Figure et entendu les Célestes Accents à travers la simplicité des Évangiles, ce Christ qui nous apparaît, que nous le voulions ou non, comme dominant les siècles, comme supérieur à la nature et à l'humanité, Ce Christ dans lequel beaucoup reconnaissent au moins l'idéal sublime vers lequel doit tendre et monter notre race, aurait subi la loi commune et fini comme l'un de nous !


 

Celui qui, comme on l'a si bien dit (Coulin. Conférences sur le Fils de l'Homme, p. 147. ), « ne parle et n'agit jamais comme un homme pour qui la mort soit un terme, mais toujours comme un homme pour qui la mort est un point de départ...qui construit sa vie sur sa mort, en attend tout, y rapporte tout, y renvoie tout tellement que ce qui est la disparition des autres sera sa grande, sa vraie manifestation à lui, »


 

Ce Prince de la Vie, aurait été Lui aussi un vaincu et un captif de la mort ?


 

Ce Saint et Ce Juste, dont l'Âme Pure comme le ciel habita un corps exempt de souillure, aurait senti dans une tombe inconnue les outrages de la corruption, et Sa Chair Sacrée aurait été en proie aux vers du sépulcre...


 

Non, non, une voix proteste au-dedans de nous, et crie avec saint Pierre :


 

Il n'était pas possible qu'Il fût retenu dans les liens de la mort.


 

Il est Ressuscité, voilà le témoignage de L'histoire.


 

Il devait Ressusciter, voilà le témoignage de notre conscience ! (…)


 

 

Thomas et  la Résurrection de Jésus-Christ

(Dernière partie) (Suite)


 

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Published by Refuge Protestant Refuge Protestant, - dans Au Pays du Soleil
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Alors que nous étions encore sans Force,
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Moi je ne t'oublierai point.

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