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Vie Protestante Réformée

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 00:46

Refuge protestant 4

par J. J. S. CELLÉRIER,

Déchargeons nous sur Dieu de tout

ce qui pourrait nous inquiéter,

car Lui-même prend soin de nous,

I Pierre, V, 7.


Qu'il nous est doux, d'adresser cette exhortation !

 

Que la Religion, qui la met dans notre bouche, qui nous charge de répéter, doit nous paraître aimable !

 

Dans ces jours sacrés où elle rassemble et nous invite à goûter le repos que demande la nature, elle ne s'occupe pas moins, que dis-je ? Elle s'occupe surtout de l'intérêt de nos âmes : elle veut les soutenir, les fortifier, les nourrir des plus sublimes et des plus salutaires vérités.

 

Ce n'est pas assez pour elle d'assurer quelque relâche à nos corps en suspendant le cours de nos occupations et de travaux souvent pénibles, elle veut soulager nos coeurs du fardeau plus pesant des inquiétudes.

 

Semblable à la mère tendre qui ne néglige aucun soin relatif au bonheur de ses enfans, cette Religion divine veille sur tous nos intérêts : elle les embrasse tous dans sa sollicitude, elle nous fait du bien sous tous les rapports.

Hâtons-nous de prêter l'oreille à sa voix consolante :
Déchargez-vous sur Dieu de tout ce qui peut vous inquiéter.

 

Venons apprendre, à nous faire une juste idée de ce devoir; venons en sentir la justice; venons en apprécier l'influence sur notre bonheur.

 

Et puissent les soins bienfaisants du Dieu qui nous parle ainsi, n'être aujourd'hui perdus pour aucun de nous !

 

Ainsi soit-il.
 

 

Pour comprendre le sens des paroles de mon texte, observons d'abord qu'elles ne peuvent s'appliquer aux inquiétudes que causent les passions, à ces inquiétudes toujours criminelles par leur nature ou leur excès.

 

L'avare est tourmenté par la crainte de perdre ce qu'il possède ; l'envieux par la perspective des succès d'autrui ; l'ambitieux, l'homme vain, par le désir de supplanter un concurrent, d'effacer un rival; le libertin par l'incertitude de réussir dans ses honteux desseins.

 

Ce n'est point à de tels hommes, sans doute, qu'on peut dire : Déchargez-vous sur Dieu, etc.

 

Cette invitation suppose quelque rapport entre Celui qui la fait et ceux à qui elle s'adresse.

 

Loin que la sainteté, la justice de Dieu lui permettent d'accomplir de pareils souhaits, de calmer de telles alarmes, il détourne de ceux qui s'y livrent ses regards indignés.

 

Réprimez, leur dit-il, ces désirs insensés et vicieux, mettez un frein à ces passions désordonnées ; arrachez-en de votre coeur jusqu'à la racine; abstenez-vous des passions de la chair, qui font la guerre à l'âme (1 Pierre II, 11).

 

II n'est pour nous de repos qu'à ce prix.


Il n'est pas non plus question dans notre texte de ces inquiétudes qui naissent d'une conscience coupable.

 

L'homme souillé de quelque crime, ou dont le coeur est la proie d'une plaie mortelle, craint sans cesse de voir son fatal secret découvert : il redoute ou le mépris de ses semblables, ou le châtiment qu'infligent les lois, ou cette justice plus formidable dont le bras est levé sur lui.

 

De telles inquiétudes ne sont que trop fondées ; ce n'est pas à cet homme qu'on peut dire:  

 

Déchargez-vous sur Dieu, etc. Il faut, dit l'Écriture (Jérémie II, 19.), qu'il connaisse et qu'il voit quels maux, quelles amertumes on se prépare en abandonnant l'Éternel.

 

Il faut qu'il apprenne, par ses terreurs, à respecter le Dieu Saint qu'il offensa et les lois éternelles qu'il a violées.

 

Il faut qu'il sente profondément les peines attachées à leur violation : le comble du malheur pour lui seroit d'y devenir insensible.

 

Le tourment qu'il éprouve est le feu qui purifie, le fer enfoncé dans la partie malade pour en extraire les chairs corrompues : le succès du remède est la proportion de la douleur qu'il ressent, c'est le seul moyen d'être amené au Sauveur des hommes, à Celui qui peut le justifier et changer son coeur ; c'est la seule ressource, le seul espoir de salut qui lui reste.


À quel genre de craintes peut donc s'appliquer l'exhortation de l'Apôtre?

 

Elle s'applique à ces inquiétudes naturelles, innocentes jusqu'à certain degré, qui ne sont, hélas ! que trop variées et trop communes ici bas.


Nous n'avons pu, malgré nos efforts et notre économie, nous tirer de la misère, ou bien nous avons perdu par des revers imprévus le fruit d'un travail légitime, assidu, peut-être l'héritage de nos pères.

 

L'épuisement de nos forces et le déclin de notre santé ne nous permettent plus d'améliorer notre condition ou de changer nos habitudes.

 

Nous craignons pour la fin de notre vie la dépendance, l'abandon, la détresse; mais la sensualité, l'orgueil, l'avarice n'entrent pour rien dans nos peines.

 

C'est à nous, à vous que Dieu dit : Déchargez-vous sur moi de tout ce qui peut vous inquiéter.

Vous, nous, nous sommes affecté profondément des bruits injurieux que la calomnie sème contre nous, et qu'un hasard cruel, des circonstances malheureuses peuvent accréditer.

 

Nous craignons de perdre la confiance, la considération publique ; nous craignons que les coeurs même qui nous sont le plus attachés, n'en reçoivent quelque atteinte.

 

L'avenir se rembrunit, il se présente à nos yeux que l'abandon, l'humiliation ; mais des penchans coupables, l'aigreur, le ressentiment, l'amour du monde n'entrent pour rien dans nos alarmes.

 

C'est à vous, à nous que Dieu di t: Déchargez-vous sur moi, etc.

Nous nous affligeons d'un malheur public ou particulier ; nous déplorons un événement dont les conséquences peuvent être funestes ; nous craignons pour notre famille, pour notre patrie, pour l'Église ; mais les passions humaines, l'esprit de parti n'entrent pour rien dans nos craintes.

 

C'est à vous, à nous  que Dieu dit : Déchargez- vous sur moi, etc.

Nous voudrions laisser à nos enfans un sort assuré : nous craignons de ne pouvoir faire assez pour leur éducation; la faiblesse de notre santé nous fait redouter de les abandonner jeunes et sans guide dans un monde corrompu ; nous frémissons à l'idée des périls auxquels ils seront exposés : nous craignons peut-être de les voir éloignés de nous par de fâcheuses circonstances, arrachés à notre amour, à nos soins bienfaisants.

 

Toutes les fois que nos regards s'arrêtent sur eux, mille terreurs assiègent notre imagination et bouleversent notre âme; mais c'est le désir de leur vrai bonheur, la piété, la foi qui nous animent, et non l'amour-propre ou l'ambition.

 

C'est encore à vous, à nous que Dieu dit : Déchargez-vous sur moi, etc.

Ainsi, celui pour qui Dieu fait entendre cette voix, c'est le juste qui n'est ni le jouet des penchants vicieux, ni la proie du remords : c'est celui du moins qui s'efforce de marcher dans les voies de la vertu chrétienne, et dont le coeur est sincèrement tourné vers le Seigneur : c'est le fidèle battu par les orages de la vie, exposé à mille dangers par sa nature et sa condition ici-bas, soumis à la crainte par sa sensibilité, par sa faiblesse.

 

Dieu lui tend sa main secourable ; Il craint qu'il ne succombe sous le fardeau qui l'accable ; Il l'aide à soutenir, à porter ce fardeau ; Il lui fait ouïr ces douces paroles: Déchargez-vous sur moi, etc.

Chrétiens !

 

J'aime à supposer que je puis les adresser ces paroles à tous.

 

J'aime à nous considérer tous comme les enfants du Dieu que nous adorons.

 

J'aime à supposer qu'après avoir suspendu nos travaux et sommes distingués de ces enfants du monde qui profanent le jour du Seigneur, de ces spéculateurs insensés qui pensent élever leur fortune sur le mépris des lois du Souverain Arbitre de nos destinées, nous sommes venus chercher auprès de Dieu le repos de nos âmes, qui s'ouvrent d'elles-mêmes au devoir consolant de ce verset.

 

(Suite)

Bible

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Published by Refuge Protestant Refuge du Chrétien - dans Réflexion
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Alors que nous étions encore sans Force,
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