Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Vie Protestante Réformée

  • : Refuge Protestant
  • : Blog Protestant Réformé
  • Contact

Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

 Nombres visites
depuis sa création
 
193 771

  Ouvrez votre maison

à l'homme sans asile.

Soyez heureux de partager ;

ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

BM

  Croix Huguenote

par theme
Croix Huguenote

Vous pouvez retrouver

Refuge Protestant

sur

YouTube, Facebook, Pinterest, Twitter

en cliquant sur l'un des quatres liens 

ci dessous

Facebook suivi

Refuge Protestant Pinterest
Twitter Refuge Protestant
7 juillet 2019 7 07 /07 /juillet /2019 07:08
Le Bonheur par Ernest Dhombres (Suite et Fin)

Le Bonheur

(Par Ernest Dhombres)

 

 

Je ne connais plus le bonheur (Lamentations 3.17)

 

Heureux, vous qui êtes pauvres, parce que le royaume de Dieu est à vous. Heureux, vous qui avez faim maintenant, parce que vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez, parce que vous serez dans la joie. Vous serez heureux lorsque les hommes vous haïront et vous diront des outrages. (Luc 6.20-23)


 


 

Je puis aimer le Dieu manifesté en Jésus-Christ, et dès lors, il devient celui qui remplit la capacité de mon cœur.

Il fallait à ce cœur inquiet, déçu par la vie, un objet plus grand que lui-même et que tout ce qui est terrestre, plus grand que mon attente et que tout ce qui passe.

Je l'ai trouvé !

 

Alors, je peux m'écrier avec Adolphe Monod :

Heureux, toujours heureux, j'ai le Dieu fort pour Père,
Pour frère, Jésus-Christ, pour guide l'Esprit-Saint ;
Que peut ôter l'enfer, que peut donner la terre,
A qui jouit du ciel et du Dieu trois fois saint ?

Dès lors, les circonstances de ma vie n'ont pas changé : la terre est toujours la terre, mais mon cœur, par lequel je perçois la vie, est changé.

Je vois les événements, les hommes et les choses à travers la lumière divine qui les transfigure.

Je ne suis plus seul, perdu dans la mêlée des existences humaines, faible jouet d'une série de hasards heureux ou malheureux qui déconcertent ma pauvre raison ; je suis, sans métaphore, entre les mains d'un Père qui mesure dans sa sagesse ma part de biens et de maux, et qui, par les uns comme par les autres, travaille à l'éducation de mon âme et à mon bien moral.

L'axe de mon bonheur est déplacé ; il reposait sur ce qui est terrestre et périssable, il repose désormais sur un être miséricordieux et saint qui m'a aimé d'un amour éternel.

O magnificence de la foi au Dieu rédempteur !

Voulez-vous maintenant connaître quelques-uns des caractères de ce bonheur ?

Il a pour lui la durée.

Ne dépendant plus des circonstances extérieures de la vie, il ne participe pas aux instabilités des choses humaines : résidant au fond de notre âme, il est à l'abri des tempêtes, de même que les vagues soulevées à la surface de l'océan ne parviennent pas à en altérer les tranquilles profondeurs.

Le bonheur chrétien est accompagné de sainteté.

Venu de Dieu, il ne peut contracter un pacte avec le péché.

Il se fortifie par nos luttes morales, par nos efforts vers le bien, par nos victoires sur le mal.

Il supprime les mauvais chagrins qui viennent de l'égoïsme, de l'envie, de la vanité, de la susceptibilité, comme aussi, il s'enrichit de toutes les belles joies de l'intelligence et de l'âme.

Ce bonheur est généreux, puisqu'il s'inspire de celui de Dieu qui s'est donné à nous par son Fils.

Arrière la vie de la chair et des sens, le temps perdu, les plaisirs mondains !

Les heures sont trop courtes pour les abréger.

Il faut nous jeter dans le gouffre de la misère humaine pour en retirer quelques naufragés.

Il faut chercher à connaître l'âme populaire pour distiller à sa souffrance quelques gouttes du breuvage divin.

Il faut descendre jusque dans les marais de boue de notre société contemporaine pour en rapporter quelques perles de grand prix, toutes souillées, et les remettre entre les mains du divin Purificateur.

Aimer, aimer encore, aimer toujours, jusqu'au sacrifice de notre repos, de notre bien-être, de notre fortune, de notre vie elle-même, voilà les conditions du vrai bonheur...

Ce bonheur, vous le pensez bien, sera souvent trempé de larmes.

Ah ! Ne redoutez pas les larmes, elles sont permises, elles sont bonnes ; il faudrait plaindre le chrétien qui ne pleurerait pas...

Coulez donc, larmes humaines, sur les maux de notre temps, où l'orgueil et le sensualisme des riches préparent la révolte des pauvres, où la misère conduit presque fatalement à l'abjection, et l'abjection aux pires catastrophes du corps et de l'âme.

Coulez sur nos épreuves personnelles, sur nos douleurs intimes, sur nos cercueils et sur nos sépulcres...

Coulez en flots de sympathie pour le péché, la souffrance et la mort...

Mais vous qui les répandez, soyez pourtant joyeux en vous souvenant qu'une immense espérance a traversé la terre et que le Christ, Roi de l'humanité, veut réparer tous les désordres et essuyer toutes les larmes...

Le bonheur ainsi défini, vous ne pouvez douter qu'il ne soit destiné à tous les âges et à toutes les classes sociales.

Jeune homme, crois au bonheur de toute ton âme, et mets-le dans ta vie en t'unissant à Jésus-Christ.

Laisse aux enfants du siècle le scepticisme frondeur ou morose qui raille et flétrit toutes les fleurs de l'existence humaine, toi, souviens-toi de les cueillir, ces fleurs qui s'appellent le beau, le bien, le devoir, l'amour pur, le patriotisme, les fières ambitions des âmes bien nées.

Déclare-toi pour toute cause où il faut un peu d'héroïsme, fidèle en cela aux belles et vraies traditions, toutes de générosité et de courage.

En même temps, reste pur au milieu des souillures du monde ; soutiens vaillamment la lutte morale ; combats tes passions, les yeux fixés sur ton Sauveur.

En revêtant l'armure des forts, garde aussi le charme attractif et la grâce virile de ta jeunesse : conserve à ton front la candeur des fronts qui n'ont jamais menti...

Alors, j'attendrai ta réponse avec une sereine confiance : Oui, me diras-tu, la vie est bonne, la vie est belle et mon choix est fait : Dieu, famille, patrie ! *

*Il faut prendre en compte la période auquel fut donné ce sermon. Le « patriotisme » d’antan était tout autre que celui d’aujourd’hui d’une part, mais également, la connotation pouvant être prise n’est pas dans l’approbation de combat, ou quelconque politique centré pour la terre uniquement comme on pourrait l’entendre aujourd’hui. En effet, Dieu premier, la famille se trouve être mis dans l’ordre qu’aspire Dieu dans l’harmonie, l’amour et la marche avec Lui. La patrie se trouve également aimée, respectée, mis en avant dans nos prières, quel que soit le bord politique. Nous pouvons comprendre cette affirmation comme étant une aide dans la prière, l’amour, le respect, la soumission devant être due à nos autorités, et ce, allant à celui de l’Ordre (Police, juges, tribunaux), que celui de nos directeurs, responsables, et autorités au dessus de nous tant que ceci ne nous enjoigneraient pas à enfreindre ce que Dieu nous exhorte et commande.

Toi, chrétien, parvenu à l'âge mûr, te plaindrais-tu des travaux et des responsabilités de la vie publique ?

Mais tu sais bien qu'à cette école se forment les vaillants et se trempent les caractères.

C'est à l'invasion de Dieu dans ton cœur que tu dois le secret de la vie la plus riche, la plus heureuse, et la plus humaine aussi, qui soit ici-bas.

Courage, tu peux livrer la bataille, car tu as en mains les armes de Dieu, et, comme un bon soldat a foi en son général, tu es assuré de la victoire, au soir de ta vie terrestre.

Quelle belle destinée ! Ah ! Tu pourrais nous dire que le christianisme, loin de rétrécir la vie, l'élargit sans mesure, et que l'âme du chrétien contient une joie qui triomphe de toutes les épreuves : joie austère, grave, digne d'un être libre et immortel !

Et toi, vieillard fatigué, toi qui as le bonheur de connaître « Celui qui est dès le commencement », toi qui sens tous les objets terrestres décroître en valeur, en importance, en beauté, mis en regard de l'objet suprême.

Oh ! Comme nous aimons ta noble sérénité dans la vieillesse toute blanche !

Harmonie entre la gravité de l'âge et la maturité des convictions chrétiennes, entre la connaissance des hommes et celle toujours plus profonde de Dieu ; harmonie entre les forces qui déclinent et les sentiments qui se détachent, entre les approches de la tombe et la proximité de l'éternelle lumière qui, pour le chrétien, se lève derrière la tombe.

Nous en avons connu de ces vieillards qui, loin de médire de la vie, la bénissaient !

Quand sonna l'heure du délogement, leur départ fut si facile et si doux que la nuit du sépulcre disparut entre les derniers rayons du couchant et l'aurore de l'éternité.

Nous avons dit aussi que le bonheur du chrétien est destiné à toutes les zones de la vie sociale.

Ici, point d'aristocratie. Et si elle pouvait exister, elle serait toute en faveur des pauvres, des petits, des déshérités, qui ne peuvent connaître ni les diversions ni les tentations des bonheurs terrestres.

Sublimes paradoxes de Jésus-Christ, comme ils nous émeuvent !

Comme ils deviennent, sous le pouvoir de son amour, de sublimes réalités !

Car enfin, ce sont presque toujours ces humbles, ces oubliés qui sont dignes d'occuper les premières places dans son royaume : ici, l'humilité marque les degrés de la gloire.

Combien nous en avons connu, de ces affligés, consolés par lui, qui essuyaient nos larmes, de ces simples dont la foi triomphante humiliait notre foi hésitante ; de ces pauvres dont l'admirable confiance faisait honte à nos inquiètes préoccupations du lendemain.

C'étaient parfois des ouvriers naïfs et bons qui voyaient resplendir au-dessus de leur pauvre réduit la face du Père céleste.

Ils ne lui demandaient que de la santé et du travail pour élever leur joyeuse nichée d'enfants.

Il fallait voir le père s'égayer au sourire du dernier venu dans son berceau, et à la belle humeur de la mère, cette vaillante qui ne savait que travailler, aimer, prier !

Il est vrai, ceux-là ne buvaient pas de l'alcool ; ils ne connaissaient pas les mauvais plaisirs de la barrière ; ils ne fréquentaient pas les clubs où certains orateurs font de beaux discours sur les revendications sociales nécessaires et le droit légal au bonheur !

Ils faisaient mieux, ils pratiquaient en famille le bonheur...

O vous, nos frères pauvres, qui élevez vos enfants au prix de beaucoup de privations, vous qui savez rester pieux et résignés et remercier Dieu pour votre morceau de pain noir, nous vous bénissons, car vous nous apprenez que le secret de votre force et de votre joie est en Lui !

Mais venez aussi châtier nos injustices, nos mécontentements et nos révoltes, en revendiquant le titre que Jésus vous confère, et qu'il nous refuse, à nous les ingrats :

Bienheureux, oui, bienheureux, vous, les pauvres !

Et vous, les affligés, les isolés, vous qui restez déconcertés mais soumis devant le mystère de vos épreuves, vous qui n'avez ni parents ni amis, dans ces grandes villes où vous êtes comme des épaves sur la grève immense, vous, pauvre servante qui me disiez votre joie de considérer l'infini du monde des étoiles, le soir, à votre sixième étage, et d'y chercher les âmes de vos bien-aimés.

Oh ! Dites-nous que vous refuseriez tous les biens de ce monde pour le privilège d'aimer Jésus et de recevoir de lui ce beau titre :

Bienheureux, oui, bienheureux les isolés, les affligés !

Enfin, vous les haïs, les outragés, les persécutés de tous les siècles, aussi nombreux que les grains de sable de la mer, et vous, martyrs modernes qui avez succombé sous le glaive des hommes, ou sous le glaive invisible des fléaux qui vous ont moissonnés aux champs lointains de nos missions, venez parler à notre génération anémiée, qui ne cherche que les joies faciles, les succès faciles, qui est impuissante à souffrir parce qu'elle a perdu le sens élevé de la lutte et de la douleur.

Venez châtier sa lâcheté morale, son dégoût de la vie, en lui montrant vos vaillances comme votre joie ineffable et glorieuse d'avoir vécu et d'être morts pour Jésus-Christ.

Alors, sévèrement repris dans nos consciences pour notre funeste notion du bonheur, malgré les larmes que nous répandrons toujours sur vos cercueils de martyrs, nous vous saluerons dans la gloire en vous décernant ce beau titre :

Bienheureux, oui, bienheureux les persécutés !

Et si vous méconnaissiez, ces hautes conditions du bonheur, si cette génération voulait rester dans sa quiétude, son amour du luxe et de l’argent. il faudrait prononcer sur elle, au nom du Maître qu'elle s'obstinerait à repousser, les anathèmes de l'Evangile :

« Malheur-à vous, riches, car vous avez reçu votre condamnation ! Malheur à vous qui êtes rassasiés, car vous aurez faim ! Malheur à vous qui riez maintenant, car vous vous lamenterez et vous pleurerez ! »

O mon Dieu, ne permets pas que nous commettions cette forfaiture !

Fais fleurir ou refleurir parmi nous le bonheur chrétien.

Et qu'en voyant nos vies transformées par cette sainte joie, les plus légers, les plus sceptiques soient pressés de dire :

Oui, il y a un bonheur, même sur la terre, et ce bonheur est en Dieu et en nous !


 

Amen.

 

ernest dhombres

Ernest Dhombres,

Pasteur Protestant Réformé

 Bible 2010
 
259541-pendentif-croix-huguenote GD
 
Source : SERMONS ET HOMÉLIES d’Ernest  Dhombres
 
Partager cet article
Repost0

commentaires

Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

par theme

 

Google-Translate-English to French  drapeau-israel.gif   Traduire français en ItalianTraduire français en SpanishGoogle-Translate-English to Japanese BETA Traduire français en Arabic Traduire français en PortugueseTraduire français en Arabic Traduire français en Czech Traduire français en danish  Traduire français en Finnish Traduire français en German Traduire français en Greek Traduire français en Hindi  Traduire français en Korean BETAGoogle-Translate-Chinese (Simplified) BETA Traduire français en Croatian Traduire français en NorwegianTraduire français en Arabic Traduire français en Polish  Traduire français en Romanian Traduire français en Russian Traduire français en Russian BETA   Traduire français en SwedishTraduire français en Dutch