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Vie Protestante Réformée

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 18:49

dhombres

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Le cri d'Asaph ou l'idée de Dieu

Par Ernest DHOMBRES  (1867) 


I – Le déisme 

 

 

 (Suite 1)


« Quel autre ai-je au ciel? Je n'ai pris plaisir sur la terre qu'en Toi seul. »

(Psaume 73.25)

 

Si j'ai besoin d'un Dieu qui m'aime, j'ai besoin aussi d'un Dieu qui me sanctifie et me régénère.

 

Et quel sera-t-il, si ce n'est le Dieu des Ecritures ?

 

Par cet amour infini qu'Il me témoigne en Jésus-Christ, Il crée pour ma faiblesse le motif le plus puissant au devoir, l'amour et la reconnaissance ; l'amour qui me fait aimer Dieu, et, par conséquent, ce qu'Il aime ; l'amour qui change l'obéissance en liberté et l'obligation en privilège ; l'amour qui rend tout possible à celui qui se sent aimé.

 

Par cet amour qui a été, de la part de Dieu, le suprême sacrifice, Il me donne la mesure toute nouvelle du service que je dois lui rendre.

 

Il ouvre devant moi les perspectives infinies du don entier de moi-même à Celui qui s'est donné pour moi, et Il m'offre, en Jésus-Christ, le type sublime de cette sainteté sans tache et de ce dévouement sans bornes.

 

Bien plus : à ces motifs irrésistibles, à cette loi si glorieuse, à ce type accompli et plein d'attraits, Il ajoute, pour m'aider dans la lutte, son action directe et toute-puissante.

 

Il intervient encore par un don nouveau, par une communication spéciale, celle de son Saint-Esprit, qui agit, qui opère au sein de notre infirmité, faisant lui-même en nous ce qui lui est agréable.

 

O Dieu ! Nous ne sommes point seuls pour l'œuvre de notre régénération ! Nous sommes ouvriers avec toi !

 

En toi nous est ouverte la source de toute force, et si nous y puisions sans relâche, rien ne nous serait impossible !

 

Mais le dieu du Déisme, que fait-il pour me sanctifier ?

 

Il se tient à distance, et me laisse à moi-même.

 

Écoutez encore le "sage" de Genève :

(Jean Jacques Rousseau :Ecrivain et philosophe français, né à Genève dans une famille calviniste. il se convertit au catholicisme le 23 avril 1728.Il écrit le "Discours sur les sciences et les arts". Il y prend comme hypothèse méthodologique ce qui va devenir le thème central de sa philosophie : l'homme naît naturellement bon et heureux, c'est la société qui le corrompt et le rend malheureux. Il réfute ainsi la notion de péché originel. il souscrit à la "religion naturelle" ou déisme, qui lui permet d'accéder à Dieu sans l'intermédiaire des textes sacrés ou du clergé. Le doute lui étant insupportable, sa foi en Dieu n'est pas issue de la raison comme celle des autres déistes de son siècle, mais vient de ce qu'il ressent, des sentiments intimes. Dans une vision qui se veut optimiste, il considère les malheurs des hommes comme nécessaires à l'harmonie universelle et se console par la croyance en l'immortalité. Bien que perçu comme un hérétique par les protestants et les catholiques, Rousseau se dit cependant "chrétien", et "disciple" de Jésus, tout en se livrant au libre examen des dogmes. Son "christianisme" contraire à ce que la Parole de Dieu enseigne, et l'influence de Jean-Jacques Rousseau sera majeure aussi bien dans le domaine de la philosophie politique en nourrissant la réflexion sur la démocratie que dans le domaine de la littérature, et au-delà dans les comportements, avec la place nouvelle faite à la sensibilité qui s'épanouira au début du siècle suivant avec le romantisme. )

 

« Je ne demande pas à Dieu le pouvoir de bien faire. Pourquoi lui demander ce qu'Il m'a donné ? »

 

Appuie-toi donc sur toi-même, ô mon âme !

 

Tu as été pourvue par ton Créateur de forces suffisantes : c'est à toi d'en user.

 

Il n'a pas à revenir sur ton organisation morale ; Il n'a pas de grâces nouvelles à te dispenser ; Il n'a pas de Saint-Esprit à t'envoyer.

 

Et quels motifs t'offre-t-il pour fuir le mal et accomplir le bien ? Le devoir, la vertu...

 

Mais il faut à ma nature affaiblie et corrompue une inspiration nouvelle pour ce devoir, un attrait nouveau pour cette vertu.

 

Il ne me les donne point. Il ne sollicite pas mon cœur par un acte inattendu qui m'arrache à moi-même pour me donner à Lui.

 

Quel type m'offre-t-il enfin pour m'entraîner au bien ?

 

Tel Dieu, tel homme ; tel maître, tel serviteur.

 

Le dieu lui du Déisme ne connaît pas le sacrifice : je ne le connaîtrai pas.

 

Il ne s'est pas porté au-devant de sa créature, je ne me porterai pas au-devant de lui.

 

Donc, pas d'élan, pas de dévouement, pas d'héroïsme, pas d'offrande joyeuse de moi-même ; mais à la froide justice de l'Être suprême correspondra la morale de l'honnête homme, ou bien la vertu orgueilleuse et sèche du stoïcien...

 

O vous, qui vous traînez en gémissant sous le joug du mal, aspirant à la délivrance, affamés et altérés de justice, cherchant, du sein de votre impuissance douloureusement sentie, une force d'en haut pour changer votre cœur et renouveler votre vie morale..., ce n'est pas vers ce dieu que vous vous tournerez, mais vers le nôtre, vous écriant avec Asaph : Quel autre ai-je au ciel que Toi ?

 

Enfin, il nous faut un Dieu qui, au sortir de ce monde, nous recoive dans ses bras éternels et qui réponde à nos instincts d'immortalité en nous donnant l'assurance d'une éternité bienheureuse.

 

Quel sera-t-il si ce n'est le Dieu des saintes Écritures ?

 

En nous accordant en Christ le pardon, en nous communiquant, par son Saint-Esprit, le germe de la vie, Il a fermé sous nos pieds le gouffre de la condamnation ; Il nous a ouvert le ciel et a mis en nous « les arrhes de l'éternel héritage. »

 

Asaph s'écrie : « Tu me conduiras par ton conseil et tu me recevras dans ta gloire. »

 

David possède la même espérance : « Quand je marcherais par la vallée de l'ombre de la mort, je ne craindrais point ; car tu es avec moi. Ton bâton et ta houlette sont mes consolateurs. »

 

Et le Chrétien, dans la pleine clarté de l'Évangile, entend son Sauveur murmurer à son oreille : « Je vais vous préparer une place afin que là où je suis, vous y soyez aussi avec moi. »

 

Mais le dieu du Déisme me promet-il, dans ces termes consolants, l'immortalité que mon cœur réclame ?

 

Il prononce ce nom, sans doute ; il me parle « d'un monde meilleur. »


Mais cette immortalité, qu'elle est vague, qu'elle est froide, et qui m'assure qu'elle sera une immortalité de bonheur ?

 

Dans quelle disposition trouverai-je ce dieu qui tient mon sort entre ses mains ?

 

Sera-t-il bon, indulgent pour tout et pour tous, accueillant dans son ciel banal tout ce qui se présente ?...

 

Mais alors puis-je prendre au sérieux cette immortalité indépendante de la conduite des hommes ici-bas, et cette vie future sans rapport avec la vie présente ?

 

Sera-t-il juste, strictement juste ?...

 

Mais alors, quel est le sort qui m'attend, moi qui suis un pécheur ?

 

O douloureuse incertitude ! Et aucune parole de Dieu pour la dissiper !

 

Ce dieu, qui ne m'a pas assisté pendant la vie, ne descendra pas de son ciel auprès de mon lit de mort...

 

Il m'attend au-delà, dans son imperturbable sérénité.

 

Et, dans cette sombre vallée, dans cette agonie, en face du roi des épouvantements, point d'assistance, point de visite d'en haut ; mais la solitude suprême !...

 

Un philosophe qui s'est lentement élevé du sensualisme au spiritualisme, du spiritualisme au christianisme, Maine de Biran, parcourait tour à tour, sur son lit de maladie, Platon et Marc-Aurèle, l'Évangile et l'Imitation de Jésus-Christ.

 

Aux approches de la dernière heure, on l'entendit s'écrier : « Donnez, donnez, Seigneur, je ne puis rien sans vous ! Malheur à l'homme seul ! »

 

Sur le bord de l'éternité, le philosophe répudiait le dieu du Déisme, et, fixant ses regards mourants sur le Dieu des Écritures, ne semblait-il pas lui dire avec Asaph : Quel autre ai-je au ciel que Toi ?

 

(Suite)

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