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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 18:48
Le cri d'Asaph ou l'idée de Dieu d'Ernest Dhombres (1ère partie)

Le cri d'Asaph ou l'idée de Dieu

 

I – Le déisme 

Par Ernest DHOMBRES

(1867)

 

« Quel autre ai-je au ciel ? Je n'ai pris plaisir sur la terre qu'en Toi seul. » (Psaume 73.25)


 

Qui de vous, n'a senti du premier coup la beauté de la parole du psalmiste et n'a tressailli à ce cri d'une grande âme ?

 

Ce cri du pieux Asaph, qu'il est vaste !

 

On dirait que du haut de sa foi comme d'une cime sereine le poète inspiré promène ses regards dans le ciel et n'y découvre pas une profondeur que ne remplisse le Dieu qu'il adore.

 

Il les abaisse sur la terre, et de tous les objets merveilleux qu'elle renferme il n'en est pas un seul qui ne s'efface devant cet objet suprême.

 

Ce cri, qu'il est ferme et viril !

 

Quelle exclusive affirmation dans ces mots : quel autre ai-je au Ciel ?

 

et quel choix arrêté, dans ceux-ci : je n'ai pris plaisir, sur la terre qu'en Toi seul !

 

Ce cri, qu'il est tendre en même temps ! Quelle vive et ardente sensibilité !

 

Quelle sainte passion ! Et quels jets de flamme Dieu ne sait-il pas faire jaillir d'un cœur d'homme pour les diriger vers Lui !

 

De tels accents font du bien à entendre, dans nos jours ingrats, au milieu des attaques de l'incrédulité, des souffles de scepticisme qui parcourent les airs, et du faible témoignage de la piété languissante.

 

« Quel autre ai-je au Ciel ? Je n'ai pris plaisir sur la terre qu'en Toi seul ! »

 

Voilà bien le frémissement de la vie divine, voilà bien la palpitation d'un cœur pieux !

 

Et qui ne sympathise à ces nobles tressaillements ? Qui ne voudrait être la lyre vivante de laquelle s'est échappé cet accord ?

 

Toutefois, ne nous contentons pas d'une confuse admiration, si sincère, si sympathique qu'elle puisse être.

 

Essayons de saisir et de mettre à profit pour nous-mêmes les leçons instructives qui se cachent dans cet élan spontané d'une âme.

 

La sagesse du siècle cherche un autre dieu que le Dieu d'Asaph, que le Dieu qui s'est fait connaître à nous dans les Écritures et dont Jésus-Christ est la manifestation suprême.

 

Montrons-lui que ce Dieu révélé est le seul vrai Dieu, le Seul qui réponde aux besoins éternels du cœur humain, et opposons-lui la première moitié du cri du Psalmiste : Quel autre ai-je au Ciel ?

 

Les adorateurs du vrai Dieu l'aiment d'un amour trop faible, trop hésitant, trop partagé.

 

Sous l'empire des choses terrestres, ils cherchent parfois ailleurs qu'en lui le trésor et la joie de leur âme.

 

Opposons-leur la seconde moitié de la parole d'Asaph : Je n'ai pris plaisir sur la terre qu'en Toi seul !

 

Pour qu'un Dieu soit vraiment notre Dieu, pour qu'il y ait entre Lui et nous cette communion réelle et féconde qu'éprouvait et que chantait le Psalmiste, il faut en premier lieu qu'il nous aime d'un amour effectif, personnel, se manifestant par une intervention directe dans nos destinées.

 

En outre, créature pécheresse, mais invinciblement appelée par les instincts de sa conscience au bien, à la sainteté, à la vie divine, il faut à l'homme un Dieu qui l'assiste dans cette grande œuvre de son relèvement et de son renouvellement moral.

 

Enfin, créature périssable mais immortelle, il faut à l'homme un Dieu qui, au sortir de la vie terrestre, lui ouvre une éternité bienheureuse.

 

Or, le Dieu des Écritures, le Dieu qu'adorait Asaph et que, mieux qu'Asaph, nous pouvons contempler dans la pleine lumière de Christ, est le Seul qui réponde à ces immortels besoins du cœur humain.

 

On essaie de lui substituer d'autres dieux ; la raison humaine veut modifier, corriger l'idée que Dieu nous donne de Lui-même dans les Écritures.

 

A la pure et immuable conception biblique, elle oppose ses propres conceptions, diverses, incertaines, changeantes et impuissantes comme tout ce qui est humain.

 

Parmi ces conceptions erronées, il en est deux auxquelles on peut, de nos jours, ramener plus ou moins toutes les autres, ce sont celles du Déisme et du Panthéisme. Il nous sera facile de prouver que ni l'une ni l'autre ne peuvent satisfaire les aspirations de nos cœurs.

 

Le dieu du Déisme, le dieu de la religion naturelle, le dieu du XVIIIème siècle dont la froide adoration suffit encore de nos jours à beaucoup d'esprits, est cet “Être suprême” qui a créé le monde, mais qui après l'avoir créé est rentré dans un repos immuable.

 

Le monde, sorti des mains de son Créateur, marche selon les lois qui lui ont été données, l'humanité se développe selon les facultés qu'elle a reçues.

 

Mais Dieu n'intervient pas, par des actes nouveaux, dans le cours des choses qu'Il a établi une fois pour toutes.

 

Ce serait entrer dans la variation, dans le changement ; ce serait commettre sa dignité dans des détails infimes.

 

Est-ce là le Dieu qu'il faut à mon cœur ?

 

Et d'abord, est-ce là un Dieu qui m'aime ?

 

S'Il m'a aimé en m'appelant du néant à l'être, son amour s'est aussitôt arrêté, au moins dans ses témoignages actifs.

 

Or, j'ai besoin d'un amour qui m'accompagne et me suive de près dans le cours de ma destinée, qui prenne souci de mon humble sort et qui réponde par des actes nouveaux aux vicissitudes de mon existence passagère.

 

J'ai besoin, en particulier, d'un Dieu que je puisse invoquer au jour de ma détresse.

 

Quand un danger me presse, quand mon esprit troublé cherche anxieusement sa voie, quand une épreuve m'accable et brise mon cœur, puis-je prier ce Dieu, en comptant sur sa pitié et sur son secours ?...

 

Voici la réponse du Déisme dans son plus illustre représentant, Jean-Jacques Rousseau :

 

« J'adore l'Être suprême, mais je ne le prie pas. Que lui demanderais-je ? Qu'il changeât pour moi le cours des choses, qu'il fît des miracles en ma faveur ? Mais ce vœu téméraire mériterait d'être puni plutôt qu'exaucé. »

 

Et voici la réponse du Déisme populaire, dans les refrains légers du chansonnier Français :

Il est un Dieu, devant lui je m'incline
Pauvre et content, sans lui demander rien.
 

Rentre donc ta prière, enfant de la poudre.

 

As-tu l'illusion de croire que le Dieu des cieux puisse l'entendre et l'exaucer ?

 

Mais si l'humanité rencontrait sur son chemin non seulement les souffrances de la vie, mais une grande infortune morale ; si s'éloignant de Dieu, dès ses premiers pas, par l'abus de sa liberté, elle allait s'égarant, se courbant de plus en plus sous le joug du mal...est-ce que Dieu ne lui viendrait pas en aide ?

 

Est-ce que ses entrailles ne s'émouvraient pas en faveur d'un monde perdu ?

 

Est-ce que la liberté divine ne déploierait pas quelque ressource nouvelle, pour ramener la créature coupable et marchant à la mort ?

 

Est-ce que Dieu ne romprait pas le silence ?

 

Est-ce qu'un mot ne tomberait pas du Ciel ?

 

Est-ce qu'une main ne serait pas tendue à l'humanité ?

 

Est-ce qu'un Dieu tout sage et tout bon, ne lui enverrait pas une révélation et un Sauveur ?...

 

Non, répond encore le Déisme.

 

Ce serait, de la part de Dieu, changer le cours des choses, ce serait retoucher son œuvre comme un ouvrier malhabile, ce serait troubler les lois qu'il a établies, porter atteinte à l'ordre primitif et éternel.

 

Une révélation, un Sauveur, c'est le surnaturel, c'est le miraculeux, c'est-à-dire l'arbitraire, l'impossible, et nous n'en voulons pas.

 

Est-ce là, le Dieu qu'il faut à votre cœur ?

 

Comparez-le au Dieu des Ecritures.

 

Celui-ci, après avoir créé le monde, ne se retire pas de lui, mais le pénètre de son action incessante, donnant à tout et à tous, de moment en moment, « la vie, le mouvement et l'être. »

 

En même temps qu' « il ne tombe pas un passereau en terre sans sa permission, » Il veille sur l'humanité, Il la suit dans sa marche et la conduit, à travers les siècles, de Sa Main Souveraine, en respectant le mystère de sa liberté.

 

Lorsque cette liberté s'est égarée, lorsque l'homme s'est jeté dans la transgression, Dieu ne l'a pas abandonné.

 

Bien au contraire, la misère de la créature a provoqué un déploiement nouveau de l'amour du Créateur, le Père céleste a préparé le retour de l'Enfant prodigue.

 

En face de l'ordre naturel troublé par le pécheur et devenu pour lui une loi de mort, il a fondé l'ordre surnaturel pour l'arrêter dans sa chute et le ramener à la vie.

 

Il fallait une révélation, Il l'a donnée.

 

Il fallait des miracles, Il en a opéré.

 

Il fallait des serviteurs et des prophètes, Il les a envoyés.

 

Il fallait son propre Fils, son unique...Il l'a livré !!!

 

« Dieu, ayant autrefois parlé à nos pères par les prophètes, en divers temps et en diverses manières, nous a parlé en ces derniers temps par son Fils, qu'Il a établi héritier de toutes choses et par lequel Il a fait les siècles, et qui, étant la splendeur de sa gloire et l'empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, ayant fait par Lui-même la purification de nos péchés, s'est assis à la droite de la Majesté divine dans les lieux Très-Hauts. »

 

Voilà les actes nouveaux de Dieu en faveur de notre race égarée, voilà ses libres et réparatrices interventions au sein des désordres de la liberté humaine.

 

Qui que tu sois, mon frère ou ma soeur, adresse-toi à Lui avec confiance, du sein de ta misère morale ; demande-Lui ta part de ces dons magnifiques, ta part du salut et de la vie en Christ, qui est le Sauveur de tous !

 

Demande non seulement ces biens suprêmes, mais aussi ces biens inférieurs que sa paternelle çondescendance te permet d'implorer de Lui.

 

Prie pour ta santé, prie pour ton travail, prie pour ton enfant qui part, prie pour ton malade...

 

Va, Dieu t'entend, et Il te répondra au jour que tu seras en détresse.

 

Le cours des choses n'est pas un réseau fatal à travers lequel Il ne puisse étendre Sa Main pour te garder, pour te conduire, pour te délivrer !

 

Lequel de ces dieux préférez-vous ?

 

Lequel répond le mieux aux besoins de vos cœurs ?

 

Le Dieu qui se penche vers vous, qui recueille votre prière à travers le bruit des mondes, et qui vous a envoyé Jésus-Christ ?

 

Ou le spectateur impassible de l'ordre des choses ?

 

Le Dieu que nous pouvons appeler Abbah ! c'est-à-dire Père ?

 

Ou Celui qui n'est, comme on l'a dit, qu'un machiniste caché dans les cieux ?

 

O vous tous qui sentez un cœur battre dans votre poitrine, écoutez-le ce cœur, et vous vous écrierez avec Asaph : Quel autre ai-je au ciel que Toi ?

 


 

(Suite)


bible

-Arthus Croix Huguenote

 

 


 

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

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  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

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