Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Vie Protestante Réformée

  • : Refuge Protestant
  • Refuge Protestant
  • : Blog Protestant Réformé
  • Contact

  Ouvrez votre maison

à l'homme sans asile.

Soyez heureux de partager ;

ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

Bouchra Maurice 

  Croix Huguenote

par theme
Croix Huguenote

Vous pouvez retrouver

Refuge Protestant

sur Facebook, Google +

en cliquant sur l'un des deux liens 

ci dessous

Facebook suivi

 

  Google + 

 

2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 02:28

Adolphe Monod

JÉSUS-CHRIST  BAPTISÉ
ou
LA  TRINITÉ

(Troisième Partie)

 

“Et quand Jésus eut été baptisé, Il sortit aussitôt hors de l’eau ; et voilà, les cieux lui furent ouverts, et Jean vit l’Esprit de Dieu descendant comme une colombe, et venant sur Lui ! Et voilà une voix du ciel disant : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai pris mon bon plaisir.” (Matthieu 3.16-17)

 

 

Dans la Première Partie Biblique, la doctrine est obscure et à l'état latent : le Père, le Fils et le Saint-Esprit associés dans la création (Genèse 1 ; Psaume 33.6 ; Jean 1.1-3), ou dans la prophétie (Ésaïe 48.16-17 ; Ézéchiel 36.25-27 ; 37.23 à fin ; Joël 2.27-fin), ne se découvrent qu'à une lecture répétée, qu'à des rapprochements attentifs.

 

Dans les Évangiles Ils commencent d'être nommés par leurs noms et tout ensemble unis et distingués, témoin la naissance du Seigneur, la célébration de son baptême et l'institution du nôtre.

 

Enfin, dans les Actes et dans les Épîtres, le fait se complète et s'éclaircit par la théorie : en même temps que l'unité des Trois se confirme par la Divinité de chacun d'Eux, Leur Distinction se dessine par ses attributs propres et par sa part de concours à notre Rédemption, plus nettement marqués.

 

Cette loi de développement devient plus sensible encore, quand on considère que chacun des Trois a Son tour pour tenir la Place la plus saillante dans chacune de ces trois périodes de l'histoire du règne de Dieu.

 

Celui qui frappe le plus les regards de la foi dans la Première Partie de la Bible, c'est le Père, avec les plans de Sa Grâce et la prédiction du Fils et du Saint-Esprit .

 

Dans les Évangiles, c'est le Fils, avec Son séjour visible auprès des Siens, et la promesse du Saint-Esprit pour Le remplacer avec avantage au dedans d'eux (Jean 14.17).

 

Et dans les Actes et les Épîtres, c'est le Saint-Esprit, avec l'achèvement des révélations et l'institution de l'Église, « la plénitude de celui qui remplit tout en tous. »

 

De là cette parole profonde d'un Père de l'Église :

 

« Dans la Première Partie de la Bible, nous avons Dieu le Père, ou Dieu pour nous ; dans les Évangiles, Dieu le Fils, ou Dieu avec nous ; dans les Actes et les Épîtres, Dieu le Saint-Esprit, ou Dieu en nous (3.) »

 

Ainsi, tandis que les enseignements secondaires et les institutions temporaires vont s'affaiblissant par le progrès des Écritures, jusqu'à ce qu'elles finissent par s'effacer et s'éteindre dans la lumière Evangélique, comme la lueur des étoiles dans les clartés du soleil, la doctrine du Père, du Fils et du Saint-Esprit, par une marche toute contraire, va se dégageant par ce même progrès et se déterminant avec une netteté croissante, jusqu'à ce qu'elle finisse par éclater sans voiles dans le plein midi de la lumière Evangélique : comment cela si elle n'est elle-même le soleil, je veux dire si elle n'est la base et l'essence même de la rédemption et de la révélation tout entière ?

 

Après cela, un Dieu Père, Fils et Saint-Esprit, c'est plus qu'une doctrine, c'est la doctrine des Écritures, et des Écritures prises tout simplement telles qu'elles sont, dans l'esprit d'un enfant.

 

Si pour montrer que nous l'avons prise dans cet esprit, il me fallait quelque autre preuve que notre jugement personnel, je la trouverais dans la tradition constante de l'Église universelle, qui n'a jamais varié sur ce point, et que j'invoque ici, faut-il l'expliquer, non comme autorité, mais comme témoignage.

 

Toutes les communions chrétiennes, grecque, latine, protestante ; toutes les grandes églises protestantes, réformée, luthérienne, anglicane ; toutes les sections du réveil évangélique de notre époque, se sont accordées à recevoir la doctrine que nous venons de puiser dans l'Écriture, comme faisant partie des révélations divines, comme en formant la base éternelle : toutes se rencontrent pour placer la Trinité comme sur une terre commune qui appartient également à tout ce qu'il y a de chrétien dans le monde.

 

Le vieux Symbole des Apôtres ouvre la marche, et l'ouvre dans un esprit de sobriété propre à la théologie primitive.

 

A l'exemple de l'Écriture, il ne définit pas la Trinité, il ne la nomme pas même ; mais il la suppose, il est fondé sur elle, car il se compose de trois parties : la foi en Dieu le Père tout-puissant, la foi en Jésus-Christ son Fils et la foi au Saint-Esprit (4).

 

Vient après lui le Symbole de Nicée, dressé tout exprès pour s'opposer au progrès de l'hérésie arienne, qui niait la doctrine qui nous occupe, plus spécialement en ce qui concerne la divinité du Fils.

 

Ce qu'il y avait de trop précis et de trop spéculatif dans le langage de ce symbole vénérable et vénéré, doit être moins imputé à lui qu'aux subtilités où s'enveloppait Arius, et qui plaçaient les pères de Nicée dans la fâcheuse alternative, ou de dire trop, ou de ne pas dire assez.

 

Autour de ces deux symboles se rangent avec respect l'Église d'Occident, l'Église d'Orient, tous les docteurs pieux du moyen âge.

 

Puis, quand Dieu visite son Église pour la ramener aux sources pures et primitives de la foi, toutes les Confessions de foi provenant des réformateurs maintiennent les Symboles des Apôtres et de Nicée, dont ils reproduisent la doctrine, en prenant une position intermédiaire entre l'extrême sobriété du premier et les développements trop exacts du second ; n'en citons qu'un exemple, la Confession de notre Église :

 

« Cette Écriture sainte nous enseigne qu'en une seule et simple essence divine, que nous avons confessée, il y a trois personnes, le Père, le Fils et le Saint-Es-prit. Le Père, première cause, principe et origine de toutes choses ; le Fils, sa parole et sapience éternelle ; le Saint-Esprit, sa vertu, puissance et efficace. Le Fils, éternellement engendré du Père. Le Saint-Esprit, procédant éternellement de tous deux, les trois personnes non confuses, mais distinctes, et toutefois non divisées, mais d'une même essence, éternité, puissance et égalité... »

 

Il est superflu de rappeler que de nos jours, à part cette précision de langage qui n'est pas dans l'esprit de notre temps, le fond de la doctrine, tel que nous l'avons trouvé dans les Écritures, est reçu par tous les organes de la doctrine évangélique ; partout où nous rencontrons la grâce, la régénération, l'expiation des péchés, nous rencontrons à côté Jésus-Christ Dieu et la Trinité : foi commune de tous les prédicateurs du réveil, et base commune, avec des exceptions si peu nombreuses qu'elles fortifient la règle, de toutes les institutions religieuses.

 

Ajoutons ici une remarque correspondant à celle que nous faisions tantôt sur le développement historique de notre doctrine.

 

Cette doctrine, disions-nous, devient de plus en plus nette dans les Écritures à mesure que les révélations de Dieu deviennent plus abondantes ; on peut dire aussi qu'elle devient de plus en plus ferme dans l'Église, à mesure que, l'Église devient plus fidèle à la Parole de Dieu.

 

Certaines déviations de la doctrine par lesquelles le Père a été confondu avec le Fils, ou le Saint-Esprit entravé dans la liberté de son action, appartiennent exclusivement à l'Église déchue que nous a léguée le moyen âge, et n'ont jamais pénétré dans la croyance des Églises de la Réformation.

 

Disons-le donc sans hésiter : toute l'Église chrétienne, en proportion même de sa fidélité, est unie dans l'interprétation de la sainte Écriture à l'endroit du grand mystère.

 

C'est qu'il ne s'agit pas ici d'interprétation, mais d'acceptation ; c'est que notre Trinité, je me plais à le redire, est la Trinité du petit enfant.

 

Mais notre doctrine, reconnue pour scripturaire, donc vraie comme objet d'étude abstraite et scientifique, est-elle d'une application pratique qui lui donne place dans la prédication de l'Évangile ?

 

Question d'autant plus respectable qu'elle vient des simples et des petits, et dans l'examen de laquelle il me tarde d'entrer : j'ai fait appel jusqu'ici à la fidélité et à la soumission ; je vais faire appel maintenant au coeur chrétien, à la conscience chrétienne.

 

Plus d'une doctrine des plus profondes est en même temps des plus pratiques : témoin la tentation du Seigneur, ou son sacrifice expiatoire.

 

Qu'il en soit de même pour la doctrine du Père, du Fils et du Saint-Esprit, nous avons tout lieu de nous y attendre, soit par l'estime où se trouve cette doctrine dans la foi permanente de l'Église universelle, soit par la place prépondérante qu'elle occupe dans la sainte Écriture elle-même, et qui va gagnant avec le temps.

 

Comment expliquer que l'Écriture, si Sainte et si essentiellement Pratique, ait mis notre doctrine dans un si haut rang, si elle devait être reléguée parmi les spéculations de la science théologique ?

 

Surtout, comment expliquer alors qu'elle l'ait révélée avec une clarté croissante, et qu'elle en ait réservé le complet développement pour « les derniers jours, » pour ces jours de Jésus-Christ, enviés « de plusieurs prophètes et de plusieurs justes » (Matthieu 13.17), pour ces jours du Saint-Esprit, plus précieux encore aux disciples que ceux de Jésus-Christ lui-même ? (Jean 16.7), -- à moins que l'on ne soit préparé à soutenir que la nouvelle alliance est moins salutaire que l'ancienne, et l'économie du Saint-Esprit moins spirituelle que celle des ombres et des figures ! (Hébreux 10.1 ; 2Corinthiens 3.6-8.)

 

Le Père, le Fils et le Saint-Esprit répondent à un triple besoin de l'homme pécheur qui retrouve en Dieu tout ce qu'il a perdu par le péché.

 

Coupables contre Dieu, nous avons besoin de grâce ; d'une grâce qui nous cherche, qui nous prévienne, sans exiger de nous aucun mérite, ni attendre que nous ayons fait les premiers pas.

 

Nous la trouvons dans le Père, qui « nous a élus en Christ avant la fondation du monde...selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de la gloire de sa grâce, par laquelle il nous a rendus agréables en son bien-aimé. » (Éphésiens 1.3-6.)

 

La voilà, cette grâce toute gratuite, pleine, surabondante, qui peut seule donner la paix à un pauvre pécheur « travaillé et chargé. »

 

Condamnés par la loi, nous avons besoin d'une expiation qui donne gloire à cette loi sainte dans le temps même que la juste vengeance nous en est épargnée, et qui frappe le péché tout en absolvant le pécheur ; problème moral dont la solution, réclamée non seulement par la loi Divine, mais aussi par la conscience humaine, serait demeurée à jamais impossible à découvrir si Dieu ne nous l'eût donnée toute découverte en lui-même.

 

Nous la trouvons dans le Fils, qui « a mis sa vie en rançon pour plusieurs, » qui « a souffert Lui Juste pour les injustes, » et qui « a fait par Lui-même la purification de nos péchés. »

 

Le voilà ce sacrifice qui répare tout, et où le Vrai Médiateur, Emmanuel, réconcilie la nature humaine et la Nature Divine sur la croix, par le mystère de sa Rédemption, après les avoir rassemblées dans Sa Personne par celui de son incarnation.

 

Asservis au mal, nous avons besoin d'une puissance prise en dehors de nous et au-dessus de nous, qui renouvelle notre vie morale jusque dans sa racine, et qui crée en nous un coeur nouveau, avec de nouveaux sentiments, de nouveaux principes, de nouvelles forces.

 

Nous la trouvons dans le Saint-Esprit, ce divin « Consolateur, » qui « nous affranchit de la loi du péché et de la mort, » « mortifie en nous les oeuvres du corps, » « prie en nous pour nous, » et « nous revêt du nouvel homme créé selon Dieu en justice et en sainteté de vérité. » (Romains 8 ; Éphésiens 4.)

 

La voilà cette énergie du pouvoir de la force de Dieu, « qu'il a déployée en Christ en le ressuscitant des morts, » la voilà déployée dans notre homme intérieur pour le ressusciter de sa faiblesse et de sa mort propre, et lui communiquer la vie divine tout entière.

 

Non, j'en atteste toute conscience chrétienne, ce ne sont pas là des spéculations de théologie ;

 

-          c'est le fond même du salut ; c'est la plénitude du Dieu trois fois saint, se répandant tout entière dans l'abîme de notre misère naturelle ;

 

-          c'est la triple grâce du pardon, de la rédemption, de la sanctification, rendant avec usure à l'homme tombé le triple trésor de la sainteté, de la justice, de la force, que Satan lui a ravi dans Éden ;

 

 

-          c'est la triple question du salut de l'homme, à jamais insoluble pour l'homme, transportée de l'homme en Dieu pour trouver une solution :

 

- la question de pardon, devenue la question de l'amour du Père ;

 

- la question de rédemption, devenue la question du crédit du Fils ;

 

- la question de la sanctification, devenue la question de la victoire de l'Esprit-Saint sur l'esprit de ténèbres.

 

Mais puisque tout sort de Dieu, de qui le Fils et le Saint-Esprit eux-mêmes procèdent, ne serait-il pas plus simple, et tout ensemble plus vrai, de rapporter tout d'un temps à Lui toutes les parties de notre salut ?

 

Que perdrions-nous pour la grâce du pardon, de la rédemption et de la sanctification, à dire que Dieu nous pardonne, que Dieu nous rachète, et que Dieu nous sanctifie, sans parler du Père, du Fils et du Saint-Esprit ?

 

Que serait-ce autre chose que de substituer à la coopération, quelle qu'elle puisse être, de chacun des trois, le principe caché en Dieu dont elle émane, et de remonter à la source éternelle où tout est contenu et enveloppé ?

 

Cela serait vrai, mon cher frère, ma chère soeur, si le Père, le Fils et le Saint-Esprit, n'était qu'une expression nominale des choses diverses qui sont en Dieu ; et certaines sectes hérétiques qui n'ont su voir dans le Père, le Fils et le Saint-Esprit que des modes de l'action divine, auraient mauvaise grâce de vous refuser le sacrifice de trois noms, auxquels rien ne répond dans le fond des choses, et qui, dès lors, compliquent sans fruit ce témoignage que nous rendons de notre foi.

 

Mais pour nous qui, avec l'Église fidèle de tous les temps, reconnaissons entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit une distinction réelle, essentielle, éternelle, nous sommes consciencieusement tenus de refuser un sacrifice qui porte sur ce que j'appellerai avec respect l'homme intérieur du Dieu Vivant et Vrai.

 

Supprimer les noms de Père, de Fils, et de Saint-Esprit, pour nous renfermer dans l'action générale de Dieu, ce serait reculer vers les temps de la première partie de la Bible, et à la place de la foi d'un saint Paul ou d'un saint Jean, mettre la foi d'un Abraham ou d'un Moïse.

 

Ce serait plus encore, et nous faisons tort à cette première partie ; car les Abraham et les Moïse ont joui du moins d'une glorieuse échappée sur le saint héritage promis aux temps à venir (Jean 8.56 ; Hébreux 11.13 ; 1Pierre 1.10-11, etc.) ; ils ont cru à leur manière, quoique d'une foi enveloppée, au Père, au Fils et au Saint-Esprit.

 

Quoi qu'il en soit, nous, disciples de la seconde partie de la Bible dont « les yeux sont bienheureux parce qu'ils voient et les oreilles parce qu'elles entendent », apprécions mieux le privilège de notre économie, regardons-y de plus près ; et apprécions d'un coeur ému ce que notre âme a gagné à passer de la connaissance générale de Dieu pardonnant, rachetant et sanctifiant, à une communion personnelle avec la grâce du Père, la rédemption du Fils et la sanctification de l'Esprit. (...)

 

Jésus-Christ baptisé ou la Trinité par Adolphe Monod (Suite 4)

 

Bible (124)

Croix Huguenote

 

(3)

Ce n'est donc pas sans raison profonde que le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont habituellement nommés par les Écritures dans l'ordre où je viens de les placer. Si cet ordre est interverti de temps à autre (1Pierre1.2 ; 2Corinthiens 13.13, etc.), c'est sans doute pour nous montrer qu'il n'y a point entre eux de différence de rang ou d'âge.

Partager cet article

Repost 0
Published by Refuge Protestant Refuge du Chrétien - dans Réflexion
commenter cet article

commentaires

Album Refuge Protestant

Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

par theme

 

Google-Translate-English to French  drapeau-israel.gif   Traduire français en ItalianTraduire français en SpanishGoogle-Translate-English to Japanese BETA Traduire français en Arabic Traduire français en PortugueseTraduire français en Arabic Traduire français en Czech Traduire français en danish  Traduire français en Finnish Traduire français en German Traduire français en Greek Traduire français en Hindi  Traduire français en Korean BETAGoogle-Translate-Chinese (Simplified) BETA Traduire français en Croatian Traduire français en NorwegianTraduire français en Arabic Traduire français en Polish  Traduire français en Romanian Traduire français en Russian Traduire français en Russian BETA   Traduire français en SwedishTraduire français en Dutch