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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 02:29

Adolphe Monod Refuge Protestant3

JÉSUS-CHRIST  BAPTISÉ

ou
LA  TRINITÉ

(Quatrième Partie)

 

“Et quand Jésus eut été baptisé, Il sortit aussitôt hors de l’eau ; et voilà, les cieux lui furent ouverts, et Jean vit l’Esprit de Dieu descendant comme une colombe, et venant sur Lui ! Et voilà une voix du ciel disant : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai pris mon bon plaisir.” (Matthieu 3.16-17)

 

L'amour du Père.

 

Dieu prenant compassion de la créature déchue, et consentant à lui pardonner ses péchés, assurément c'est le premier point d'où notre paix dépend.

 

Mais cette paix sera grandement augmentée, et, si je l'osais dire, attendrie, quand ce Dieu miséricordieux aura reçu de la seconde partie de la Bible son nom de Père, que la première partie annonce comme une grâce réservée aux temps à venir (2Corinthiens 6.18).

 

Ce nom, bien différent, faut-il l'expliquer ?

 

De cet autre nom de Père que Dieu porte dans toutes les religions comme auteur de toutes choses, plus spécialement comme auteur des créatures intelligentes et morales, ce nom de Père, dépendant de ceux de Fils et de Saint-Esprit, crée entre Dieu et moi un rapport personnel et vivant, qui est tout nouveau et propre à l'économie évangélique.

 

Père éternel de Jésus-Christ, et mon Père en Jésus-Christ, source éternelle du Saint-Esprit, et par cet Esprit me communiquant sa nature et sa vie, ce Dieu n'a pas dédaigné de « m'adopter à soi », de me mettre au rang des membres « de sa famille » et au nombre de « ses héritiers », d'entrer avec moi dans une relation tout intime et toute particulière, qui ne se peut comparer qu'à celle qu'Il soutient de toute éternité avec son Fils unique et avec son propre Esprit.

 

Il ne faut pas que l'habitude émousse ce qu'il y a de pénétrant et de sensible dans ce doux nom de Père : rendons-nous compte du trésor qu'il renferme dans sa simplicité profonde.

 

Nous n'avons qu'à suivre le chemin où Il nous invite de Lui-même :

 

Prenons  l'amour paternel, tel que nous le trouvons sur la terre ; choisissons l'amour du père le plus aimant pour l'enfant le plus aimable ; cet amour, purifions-le de tout alliage, dégageons-le de toute entrave, affranchissons-le de toute limite, en un mot, idéalisons-le ; et nous commencerons d'avoir quelque faible lueur de l'amour paternel qui est dans le Dieu de Jésus-Christ.

 

Loin de nous désormais « l'esprit de servitude, pour être encore dans la crainte » !

 

Notre esprit à nous, c'est « l'Esprit d'adoption, par lequel nous crions Abba, Père, » et qui arrache à un apôtre cette exclamation mêlée d'émotion, de surprise et d'admiration :

 

« Voyez quel amour le Père nous a donné (5), que nous soyons appelés les enfants de Dieu ; -- héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ »

 

...Et comment douter désormais de notre pardon ?

 

Comment craindre encore sa colère ?

 

Ces noms de père et d'enfant ne répondent-ils pas de tout ?

 

Lui, mon Père, dans la gloire éternelle, et moi, son enfant, son héritier, dans l'amertume éternelle : quelle contradiction dans les termes !

 

Je me repose sur le sein de mon Père, le Créateur du ciel et de la terre : libre à nous d'appeler cela de la théologie ; tout ce que je puis dire, c'est que ma théologie fait ma paix dans la vie et ma sûreté dans la mort.

 

Ce n'est pas tout : l'amour du Père ne se borne pas à nous sauver du plus affreux des périls ; il nous suit encore pas à pas, il nous prodigue chaque jour les témoignages de son amour fidèle : toute sa conduite sur nous est une conduite paternelle.

 

Paternelle, et pourtant divine ; divine, et pourtant paternelle : savons-nous bien tout ce qu'il y a de douceur dans cette épithète ?

 

L'éducation paternelle ; la consolation paternelle ; l'accueil paternel ; le pardon paternel ; les dons paternels ; la correction paternelle ; et jusqu'aux refus paternels...

 

Eh bien ! Tout cela, mes chers frères et soeurs, tout cela qui fait le fond même de notre consolation, tout cela qui est ce qu'il y a de plus simple et de plus pratique dans la foi chrétienne, à quoi se réduirait-il sans la Trinité, oui, sans la Trinité ?

 

La révélation générale de l'Amour de Dieu, de Son Pardon même, nous tiendrait-elle lieu de ce lien de famille, de ce rapport de parenté avec Notre Père ?

 

Ou bien, Dieu Notre Père, savons-nous quelque moyen de le séparer d'avec Dieu le Père de Jésus-Christ, source du Saint-Esprit, nous adoptant, nous prévenant, nous justifiant, nous sanctifiant, nous glorifiant, en Jésus-Christ, par le Saint-Esprit ?

 

Otons-lui, si nous l'osons, son nom de Père ; mais sachons que nous ne pouvons le Lui enlever sans Lui arracher du même coup les entrailles de cette paternité qui est l'appui de notre espérance éternelle ! (...)

 

Jésus-Christ baptisé ou la Trinité par Adolphe Monod (Suite 5)

 

 

 

Bible (56)

Croix Huguenote

(4)

L'article de la Confession Helvétique, relatif à la Trinité, se termine par ces mots : « Pour tout dire, en un mot, sur cet article important, nous recevons le Symbole, qu'on nomme des Apôtres, comme une ancienne confession de la vraie foi chrétienne. »

(5)

Version littérale : L'amour de Dieu fait plus que de se déclarer ; il se donne, il se répand dans le coeur (Romains 5.5).

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Published by Refuge Protestant Refuge du Chrétien - dans Réflexion
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