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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 22:24
Donne moi ton coeur ou Dieu demandant le coeur de l'homme (3ème Partie)

DONNE-MOI TON COEUR

ou

DIEU DEMANDANT

LE COEUR DE L'HOMME

 (par Adolphe Monod)

(Suite de la partie 2)

 


« Mon Fils, donne-moi ton coeur.

(Prov. XXIII, 26.)


 

On vous dit : « Vous êtes obligé d'aimer cette personne,» et votre coeur peut ne pas se rendre; il peut même éprouver une tentation de résistance, par le secret plaisir qu'il trouve à constater sa liberté.

 

On vous dit encore : « Cette personne est digne de tout votre amour, »et tout en reconnaissant les droits qu'elle a sur vous, votre coeur peut se sentir retenu, comme en dépit de lui, par un défaut de sympathie naturelle.

 

Mais qu'on vous dise : « Cette personne vous a aimé de l'amour le plus tendre; sans calcul d'intérêt, ni même de retour, elle a hasardé pour vous sa fortune, sa santé, sa vie, »et voici votre coeur gagné du premier coup, par l'horreur instinctive que l'ingratitude inspire à la conscience humaine, même irrégénérée.

 

Cette condition n'est jamais complètement réalisée par la créature, soit parce qu'elle ne trouve pas plus en vous, que vous en elle, tout ce qu'il faut à un coeur si grand, soit parce qu'il y a en elle, aussi bien qu'en vous, un fond de froideur, d'égoïsme qui mêle la recherche du moi jusqu'aux dévouements les plus abandonnés.

 

Mais Dieu l'a remplie, pleinement remplie; car, si vous demandez ce qu'il est, saint Jean vous répond:

 

« Dieu est amour; »


Et si vous demandez ce qu'il a fait, le même saint Jean vous répond dans le même endroit:

 

« Dieu vous a aimés le premier. »

 

Voilà ce qui brise le coeur, quand le coeur a cru à l'Évangile, c'est-à-dire à la bonne nouvelle de l'amour de Dieu en Jésus-Christ; et ce qui fait les chrétiens à la saint Jean, passez-moi l'expression, c'est de pouvoir dire avec saint Jean :

 

« Nous avons connu, et nous avons cru l'amour que Dieu a pour nous (*14). »

 

Cet amour de Dieu, se donnant lui-même, se donnant le premier, se donnant sans réserve, vous le verriez partout et toujours, si vous aviez des yeux pour voir; mais voulez-vous le trouver déclaré tout entier ?

 

Suivez l'apôtre de l'amour en Golgotha; car c'est devant la croix qu'il a écrit ce que je viens de vous lire.

 

Quelqu'un a dit: « Dans la création, Dieu nous montre sa main; dans la rédemption, il nous donne son coeur. »

 

Sans doute, cette antithèse a quelque chose de forcé que je réclame en faveur de la création.

 

NON ! Le coeur de Dieu n'est point absent de la nature.


Il palpite dans les mouvements de l'âme humaine, dans les battements du coeur maternel, dans le fruit précieux d'une terre féconde, dans les pluies du ciel et dans les saisons fertiles, et jusque dans la faim des petits oiseaux apaisée(*15).

 

Et que serait-ce donc, ô Dieu ! Qui est amour, si au lieu d'assujettir la création à la vanité (*16), » l'homme l'avait laissée telle qu'elle est sortie de tes mains !

 

Aussi bien, le Dieu Sauveur n'est autre que le Dieu Créateur, et la rédemption n'a pu nous prodiguer d'amour que ce que la création en tenait enveloppé dès le commencement.

 

Mais il est très vrai que les marques d'amour que Dieu nous a données dans la création pâlissent auprès de celles qu'il nous a données dans la rédemption, comme les feux de la nuit s'éteignent pour nous dans la clarté du jour, sans lui céder en réalité et nous ne ferons qu'imiter l'exemple de saint Jean, de tous les apôtres, en allant droit à la croix de Jésus-Christ, pour vous montrer

 

« quel amour le Père nous a témoigné, »

 

ou, selon une traduction plus littérale, « quel amour « le Père nous a donné. »

 

L'expression est étrange, je l'avoue; je comprends que nos versions aient hésité à la transporter dans notre idiome exact et timide; et pourtant, je le regrette.

 

Le mot donner, ce mot favori de l'Évangile, ne se remplace par aucun autre ; et si saint Jean l'a choisi, c'est qu'il a vu dans l'amour de la croix plus qu'un sentiment qui se déclare.

 

Il y a vu un coeur qui se donne !

 

Ma Chère Lectrice, Mon Cher Lecteur, vous êtes-vous jamais placé, sérieusement, devant la croix de Jésus-Christ ?

 

Vous êtes-vous jamais demandé, ce que Dieu vous a donné d'amour dans cette heure mystérieuse où retentit, au travers de l'espace immense et des siècles éternels, ce cri de l'amour qui s'immole :

 

« Tout est accompli ? »

 

On dit que le pieux réformateur des Moraves datait sa consécration à Dieu d'un jour que, traversant une galerie ornée de tableaux, il s'arrêta par hasard (« je parle selon les hommes ») devant un tableau où l'on voyait le Seigneur Jésus expirant sur la croix, avec ces mots écrits au-dessous :

 

« Voilà ce que j'ai fait pour toi; et toi, qu'as-tu fait pour moi ? »

 

La pensée de ce que Dieu nous a donné sur cette croix, contemplée pour la première fois sérieusement, lui gagna ce jour-là le coeur de Zinzendorf, et par son coeur toute sa vie.

 

Oh ! si ce discours pouvait être pour vous le tableau de Zinzendorf !

 

Et pourquoi ne le serait-il pas?

 

Pourquoi ne compterais-je pas avec vous sur la vérité de l'Évangile, sur l'Esprit de Dieu, sur votre coeur, si vous en avez un ?

 

Pas de peinture oratoire des souffrances de votre Sauveur, pas d'appel pathétique à une sensibilité nerveuse; le fait, le simple fait de la rédemption, parlant à votre sentiment, à votre raison, de ce que vous a donné le Dieu qui vous demande votre coeur :

 

« Dieu signale son amour envers « nous en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous (*17). »

 

Christ est mort pour nous; je n'en veux pas davantage.

 

Christ : Ce Fils de Dieu, son Fils unique et bien-aimé cet autre lui-même, « en qui il a mis tout « son plaisir; »

 

Ce Dieu devenu homme pour se donner sans empêchement à l'homme - qui nous dira son vrai nom?

 

Qui nous dira sa gloire adorable ? Qui nous dira son tendre rapport avec le Père ?

 

Qui nous le dira, quand les séraphins eux-mêmes se voilent la face de leurs ailes pour se dérober à l'éclat de sa majesté (*18)?

 

Pour nous, quand nous aurons essayé de concevoir l'amour le plus exalté, le plus sanctifié, du père le plus aimant pour le fils le plus aimable, et cet amour gravissant en silence une montagne de Morija, comment nous dissimuler que tout cela est autant au-dessous de la mystérieuse réalité que la terre est au-dessous du ciel, et l'homme au-dessous de Dieu?

 

0 don ineffable !

 

Christ est mort : cette mort, ce cruel déchirement du corps, qui vient à peine en mémoire auprès de cette amertume de l'âme, plus cruelle mille fois; ce fardeau de tous les péchés du genre humain pesant sur une seule tète, et cette tête seule innocente ; cette malédiction de Sinaï fondant avec toutes ses terreurs sur « l'Agneau - de Dieu, »et relevée tout à la fois par la sainteté humaine de la victime et par sa grandeur divine.

 

Quelle mort terrestre en pourrait approcher, quelle sympathie terrestre y répondre., quelle imagination terrestre la concevoir?

 

Et quand vous aurez tâché de rassembler en esprit tout ce que vous avez éprouvé, connu, entendu, rêvé de douleurs dans l'humanité, que deviendra cette goutte d'eau dans l'abîme d'angoisse où retentit ce cri lamentable :

 

« Mon Dieu, « mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné? »

 

0 sacrifice ineffable !

 

(Suite)


bibleetmains


 

-14. Jean IV, 16.

.-15. Ps. CXLV.

-16 Rom. VIII, 20.

-17. Rom, V, 8.

-18. Ésaïe VI, 2.

 

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Published by Refuge Protestant Refuge Protestant - dans Au Pays du Soleil
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