Laisse faire maintenant,
car il est convenable que nous accomplissions ainsi
tout ce qui est juste.
Matthieu 3.15
Aujourd’hui, on met volontiers l’accent sur l’amour : celui de Dieu comme celui aussi qu’Il attend de nous.
Mais c’est très souvent au détriment de la justice.
Pour Jésus, l’un ne peut aller sans l’autre.
Lorsqu’Il va vers Jean-Baptiste et lui demande de Le baptiser, ce dernier, plus qu’étonné, commence par refuser.
Un baptême de repentance… Jésus !
En répondant : il est convenable d’accomplir tout ce qui appartient à la justice, Jésus souligne qu’il est de la justice de Dieu de réclamer des humains qu’ils se repentent.
Par le baptême, l’homme reconnaît publiquement son besoin de pardon et de purification.
Mais Jésus n’a rien à confesser.
En se soumettant à cette démarche, Jésus concilie justice et amour.
Il est l’Innocent qui s’identifie aux coupables.
Nous savons qu’à la croix, Il mourra parce que portant les fautes de tous.
On ne comprend pas toujours que cette identification a commencé, de fait, dès sa conception par l’Esprit saint et qu’elle s’affirme clairement par son baptême.
Merveilleusement, tout ne s’arrête pas avec l’identification de Jésus aux pécheurs que nous sommes.
Il y a l’autre volet de cette vérité : nous sommes invités, nous, coupables, à nous identifier à la victime innocente.
De telle sorte que Son Baptême devient notre baptême, Sa Mort, notre mort et, plus encore, Sa Vie notre vie, Sa Résurrection notre résurrection, Son Elévation dans la gloire notre propre gloire.
Et Jésus dit que c’est affaire de justice !
N’y a-t-il pas de quoi méditer longuement et nous émerveiller ?
Amen,

Richard Doullière,


Source : Etudes & Echanges






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