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Vie Protestante Réformée

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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 19:00

refuge du Chrétien (43)

Pour commencer, avant de terminer sur l'écrit  de Charles Spurgeon sur la Grâce de Dieu sans exception et qui encourage toute femme ou homme à se réjouir quelle que soit sa condition, voyons ensemble ce que nous apporte Thomas Watson, Puritain ayant exercé son ministère en Angleterre, sur ce que n'est pas la  repentance.

Loin d'y apporter confusion bien au contraire, cet écrit permet à tout être humain de ne tomber ni dans la désillusion, ni dans une introspection maladive propre aux dérives mystiques et/ou sectaires assujetissant l'âme pour l'emmener dans des contritions désastreuses et  chemins catastrophiques contraire à ce que Dieu attend et désire.

 

Refuge Protestant (333)

Croix Huguenote

 

La tristesse selon Dieu est constante.

Ce ne sont pas quelques larmes versées sous l’effet de l’émotion

qui serviront à la repentance.

Certains tomberont en pleurs à l’écoute d’un sermon,

mais il en sera comme de la pluie d’avril qui passe rapidement

ou d’une veine ouverte dont l’écoulement est désormais stoppé.

-

La véritable tristesse [selon Dieu] est habituelle.

O chrétiens, la maladie de votre âme est chronique

et revient souvent vous tourmenter.

Par conséquent, vous devez continuellement 

vous soigner par le moyen de la repentance.

-

C’est cette tristesse là qui est “selon Dieu“  

(2 Cor. 7:8-11).

 


Thomas-Watson-2.jpg

( Thomas Watson (1620-1686))


 

Cet article est traduit et adapté de l’ouvrage du puritain Thomas Watson par le site "le bon combat",  The Doctrine of Repentance (La doctrine de la repentance). 


 

Watson-Thomas.jpg

***

Pour dévoiler ce qu’est la vraie repentance, je vais tout d’abord vous montrer ce qu’elle n’est pas.


Il existe plusieurs sortes de repentances mensongères qui ont pu amener Augustin à dire :


“la repentance en damne beaucoup“.


Augustin faisait référence à ce type de fausse repentance par laquelle une personne peut elle-même s’illusionner.

 

1- La terreur n’est pas la repentance


Une homme est depuis longtemps dans le péché.

Finalement Dieu l’arrête, lui montre dans quel danger désespéré il est en train de se précipiter, et cet homme est alors saisi d’angoisses.


Quelques temps après, la tempête de sa conscience est passée, et il est redevenu calme.


Il conclut alors qu’il est un vrai repentant parce qu’il a ressentit un peu d’amertume vis à vis de son péché.


Ne vous y trompez pas : ceci n’est pas la repentance authentique.

 

Achab et Judas ont eu eux aussi connu des troubles dans leurs pensées.


Être un pécheur terrifié et être un pécheur repentant sont deux choses différentes. 


Le sentiment de la culpabilité suffit pour produire la terreur,  mais il faut une action de la grâce pour produire la repentance.


Si la douleur et le trouble étaient suffisants pour conduire à la repentance, alors ceux qui sont en enfer seraient les premiers à l’expérimenter  car ils sont sans aucun doute ceux qui souffrent le plus.


La repentance dépend d’un changement de coeur.

 

Or, il peut y avoir de la terreur sans qu’il n’y ait pour autant un changement de coeur.

 

2- La résolution contre le péché n’est pas la repentance.


Une personne peut être volontaire et même faire des voeux sans pour autant être repentante.


Tu as dit : Je ne veux plus être dans la servitude !“ (Jér. 2:20).

 

Voici une excellente résolution, mais regardez ce qui suit :

 

sur toute colline élevée et sous tout arbre vert tu t’es courbée comme une prostituée.


En dépit de ses engagements solennels, elle a joué un double jeu avec Dieu et a couru après ses idoles.


Nous connaissons par expérience les grandes déclarations qu’un homme est prêt à faire lorsqu’il est sur son lit de douleur.

 

Mais si Dieu le restaure à nouveau, alors il est pire qu’il ne l’a jamais été.


Il montre l’état de son vieux coeur à chaque nouvelle tentation.


Les résolutions contre le péché peuvent procéder des causes suivantes :

  1. En raison de l’extrémité à laquelle est conduit le pécheur : non pas à cause de l’horrible nature de péché, mais à cause de la douleur qu’il occasionne. Ce type de résolution s’évanouira.
    -
  2. Par crainte des souffrances futures, une appréhension de la mort et de l’enfer : “Je regardai, et voici, parut un cheval d’une couleur pâle. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l’accompagnait.“ (Apoc. 6:8).
    Que ne ferait pas un pécheur , quels voeux ne serait-il pas prêt à prendre  lorsqu’il sait qu’il va mourir et se tenir devant le trône du jugement? L’amour de soi-même produit des résolutions auxquelles l’amour du péché s’opposera.
    Ne placez pas votre confiance dans des décisions passionnées ; elles s’élèvent dans la tempête mais mourront dès que le calme sera revenu.

 

3- L’abandon de nombreuses attitudes pécheresses n’est pas la repentance


C’est une grande chose, je le confesse, que d’abandonner le péché.


Le péché est tellement cher au coeur de l’homme qu’il irait jusqu’à se séparer de son enfant plutôt que de la source de son plaisir :

 

Donnerai-je pour mes transgressions mon premier-né, pour le péché de mon âme le fruit de mes entrailles ?“ (Mich. 6:7)


Il est cependant possible de s’éloigner du péché sans pour autant expérimenter la repentance :

  1. Un homme peut se séparer de certains péchés et en conserver d’autres, comme Hérode qui a su réformer beaucoup de choses mauvaises, mais qui n’a su abandonner son inceste.
    -
  2. Un vieux péché peut être abandonné dans le but d’en encourager un nouveau, de la même manière que vous rejetteriez un vieux serviteur pour en prendre un autre.
    Le péché peut être échangé et le coeur demeurer inchangé. [...]
    Un esclave peut être vendu à un homme qui lui même le revend à un autre : ici le maître a changé, mais l’esclave est toujours le même. Ainsi un homme passe d’un vice à un autre mais demeure un pécheur non repentant.
    -
  3. Un péché peut être délaissé non pas tant par la force de la grâce que par prudence. Un homme se rend compte que, bien que tel péché lui procure du plaisir, la pratique de celui-ci n’est pas pour son intérêt.
    Il risque de ternir son honneur, d’affecter sa santé, de porter préjudice à ses possessions…
    Par conséquent, pour des raisons de prudence, il le rejette.

 

De même que les ténèbres ne cessent que lorsque  la lumière apparaît, le vrai abandon du péché ne se produit que par le moyen de la grâce.

 

 Thomas Watson (1620-1686)

 

 

Charles Spurgeon

Peut-on s’opposer à la grâce ?

 

Quelle est la part de l’homme dans son Salut ?

Dieu veut-il notre consentement pour nous sauver ?

Peut-on s’opposer à la grâce de Dieu, refuser d’être sauvé ?
 
Dans son sermon sur Le Ciel et l’Enfer, Charles Spurgeon réfute catégoriquement l’idée que l’homme puisse s’opposer à la grâce de Dieu :
 
Dieu peut-il faire de nous des chrétiens ?
 
Oui, vous dis-je, et c’est précisément là qu’éclate l’admirable puissance de l’Évangile.

  • La Grâce Divine ne sollicite pas le consentement de l’homme, mais elle l’obtient ; 
  • elle ne lui demande pas s’il la veut, mais elle lui donne de la vouloir ;
  • elle ne s’impose pas à lui, mais elle transforme tellement sa volonté que, reconnaissant sa valeur, il se prend à soupirer après elle, et la poursuit jusqu’à ce qu’il l’ait atteinte.
 
Et comment expliquer autrement la conversion de tant d’incrédules, qui avaient dit à une époque de leur vie :


“Jamais nous n’aurons rien à faire avec la religion ?“
 
On raconte qu’un jour un impie déclaré entra dans un lieu de culte pour entendre les chants sacrés, et qu’aussitôt que le ministre prit la parole, il mit les doigts dans ses oreilles, déterminé à ne pas écouter.

Mais au bout de quelques instants, voici qu’un petit insecte vient se poser sur son visage, ce qui l’oblige, pour le chasser, à déplacer une de ses mains.

À ce même moment, le ministre prononçait ces paroles :

Que celui qui a des oreilles pour ouïr entende.

Surpris, remué dans sa conscience, l’incrédule écoute, et Dieu touche son cœur à salut.

En sortant, il était un nouvel homme.

L’impie se retira pour prier ; le railleur alla verser des larmes de contrition.

Celui qui était entré dans la maison de Dieu par manière de passe-temps, retourna chez lui, pressé de rechercher la communion de son Créateur.

Le sceptique devint croyant ; le pécheur devint un saint.

Et la transformation qui s’est produite chez cet homme, peut se produire également chez tous.
 
La Grâce Divine, je le répète, n’a pas besoin de votre consentement préalable : elle saura vous donner la volonté et l’exécution selon son bon plaisir.

Du cœur le plus rebelle qui s’écrie dédaigneusement :

 “Je n’ai que faire de l’Évangile“, elle peut, quand elle le veut, faire surgir cette humble supplication :

“Seigneur, sauve-moi, ou je péris !“

Mais peut-être pensez-vous que vous pouvez vous convertir sans que votre âme subisse l’action prévenante de la grâce de Dieu.
Erreur, erreur funeste, mes amis.
 
Supposons qu’en cet instant même Jésus-Christ se présentât au milieu de nous, quel accueil pensez-vous que lui ferait le plus grand nombre ?

“Nous le couronnerions roi“, me répondez-vous.

Hélas ! je n’en crois rien ; et je suis persuadé, au contraire, que la plupart d’entre vous le crucifieraient de nouveau, s’ils en avaient l’occasion.
 
Oui, se tînt-Il là, devant vous, et vous dît-il :

“Me voici, Je vous aime“,

pas un de vous, abandonné à sa propre volonté, ne répondrait à ses avances.

Fixât-Il sur vous un de ces puissants regards capables de dompter les lions eux- mêmes ; vous parlât-Il avec cette voix d’où se sont échappés des flots d’une incomparable éloquence, pas un de vous, laissé à lui-même, ne deviendrait son disciple.
 
Ce qu’il faut, pour fléchir les résistances de notre cœur, c’est la puissance de la Grâce, c’est l’influence du Saint-Esprit.

Nul ne peut venir à moi, a dit Jésus-Christ, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire.


Amen, 
spurgeon refuge du chrétien4
Pasteur Charles Spurgeon,

Bible
Croix Huguenote

 

 


 

Source : Le bon combat le bon combatle-bon-combat-2.jpg

(texte adapté pour Refuge du Chrétien)

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Published by Refuge Protestant Refuge du Chrétien - dans Au Pays du Soleil
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