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Vie Protestante Réformée

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 06:30
O Profondeur (1)

  La Bannière de la Vérité

 

Le plus mauvais coup porté à la religion chrétienne dans les siècles passés des Eglises de l'occident a été de la vulgariser.

 

Ce travers a toujours été présent dans l'Eglise de chaque âge.

 

Mais dans les époques d'autrefois il y avait des facteurs restrictifs qui ont progressivement disparu aujourd'hui.

 

Nous pouvons supposer qu'il était difficile pour l'Eglise primitive de vulgariser l'Evangile parce que ses membres avaient connu le siècle de Jésus-Christ lui-même et des apôtres.

 

En outre, ils avaient souvent à faire face aux dures réalités du martyre.

 

Dans une telle situation ils ne pouvaient s'empêcher de croire l'Evangile dans sa grandeur et son mystère, même s'il a été souvent mal énoncé sur le plan théologique.

 

Le Moyen Age fut une période pendant laquelle les notions de miracle, de mystère et de péché étaient étroitement mêlées à la réflexion quotidienne.

 

L'erreur, dans cet âge-là fut d'exagérer le miraculeux et de revêtir les bâtiments, les reliques, les martyrs et les saints d'une aura de mystère d'une manière injustifiable, poussant à la superstition.

 

Ce fut leur erreur et leur péché et ce fut une grande faute à laquelle le monde moderne peut être reconnaissant d'échapper maintenant par son incrédulité.

 

Mais, il y a au moins quelque chose de bien qui peut être dit en faveur de la perspective médiévale, c'est qu'elle n'a pas, de façon générale, fait disparaître tout le mystère de la foi et ne l'a pas réduit à la «lumière d'un jour ordinaire».

 

Ce sont les réformateurs protestants du 16ème siècle qui ont exorcisé l'esprit de superstition de l'Eglise de leur temps sans détruire une juste appréciation du surnaturel.

 

Ceci est à mettre à leur crédit et les honore beaucoup.

 

Les réformateurs étaient tout d'abord des hommes marqués par la piété.

 

C'est-à-dire qu'ils n'étaient pas premièrement des érudits ou des experts techniques dans la lettre de l'Ecriture.

 

Ils n'étaient même pas premièrement des théologiens académiques.

 

Ils avaient toutes ces capacités et encore plus !

 

Mais, ils étaient suprêmement les hommes qu'ils étaient parce qu'ils étaient des hommes de Dieu et des ministres de Christ.

 

Leurs écrits témoignent de ce fait.

 

Un livre comme «L'Institution de la religion chrétienne» de Calvin -qui est plus un livre sur la foi évangélique qu'un  - manuel de théologie - en est la démonstration.

 

Les pages des écrits de Calvin sont remplies du sens de la grandeur ineffable de Dieu et du sens de notre obligation à l' aimer, le servir, lui obéir et le posséder.

 

Calvin ne se contente pas d'apporter des informations à l'esprit.

 

Il lance un défi à la conscience et réchauffe le coeur .

 

Son mobile puissant est de sauver ses auditeurs et pas seulement de les éduquer.

 

Un sentiment élevé du mystère de la foi fut maintenu et entretenu par les grands théologiens des 17e et 18e siècles.

 

Mais, dans le siècle passé, un changement survint.

 

A part quelques régions plus privilégiées - spécialement celles qui furent favorisées par des réveils - la tendance des chrétiens des cent dernières années en Occident a été de perdre le sens du mystère de la foi.

 

Conséquence inévitable : l'Evangile a été abaissé au niveau de l'homme.

 

Sa profondeur n'a plus été appréciée.

 

Sa sublimité n' a plus été estimée par la mentalité chrétienne moderne.

 

Sa plénitude n'a plus été saisie par notre âge suroccupé.

 

Et par conséquent, notre caractère, en tant que chrétiens, a reflété de moins en moins «cet esprit d'un autre monde» qui fut jadis la marque du chrétien et que les générations d'autrefois s' attendaient toujours à trouver chez des hommes professant être convertis.

 

Il est à craindre que la génération future, quand elle jettera un regard sur notre christianisme, devra dresser un terrible constat à notre sujet :

 

nous sommes un âge de nature superficielle dans les choses de Dieu.

 

Je ne nie pas que nous ayons atteint un degré acceptable de rectitude dans la lettre de la compréhension doctrinale en tant que chrétiens, mais notre âge est tristement déficient en ce qui peut être défini comme «la grandeur spirituelle».

 

A la racine de ceci, nous trouvons la maladie moderne de la superficialité.

 

Nous sommes beaucoup trop impatients pour méditer sur la foi que nous professons.

 

Nous ne pouvons pas dire  «O profondeur» !

 

Les chrétiens modernes se lassent rapidement quand ils se trouvent confrontés au sérieux de l'Evangile.

 

Mais les hommes se trompent s'ils s'imaginent qu'ils peuvent voltiger comme un papillon d'un engouement religieux à un autre et s'ils considèrent qu'ils ont accompli leur devoir envers Dieu sans jamais faire une pause pour s'émerveiller des hauteurs et des profondeurs de la grâce de Dieu.

 

Ce n'est pas l'écumage rapide de livres religieux ou la précipitation négligente dans l'accomplissement des devoirs dominicaux qui produisent une foi chrétienne forte.

 

C' est plutôt une méditation sans hâte des vérités de l'Evangile et l'ouverture de nos esprits à ces vérités qui donnent le fruit d'un caractère sanctifié.

 

Voici trois domaines où il serait profitable pour les chrétiens de cette fin de siècle de retrouver plus de «profondeur» dans la compréhension de l'Evangile :

 

Un sens plus profond de l'horreur du péché

 

Un comportement plus respectueux dans l'adoration

 

Une vision plus élevée de l'intention de Dieu de bénir le monde

 

(Suite)

 

Bible

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Published by Refuge Protestant Refuge Protestant - dans Réflexion
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