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Vie Protestante Réformée

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 20:10
Le Sommeil par Ernest Dhombres (Dernière partie)

 Le sommeil (Suite)

(Par Ernest Dhombres)

 

Que fais-tu là, dormeur ? 

(Jonas 1.1-6)

 

 

 

Nous avions un ami ; il est devenu notre ennemi.

 

Notre méchanceté n'a que trop réussi, et le voilà dans la ruine, tombé par terre comme le chêne frappé par la hache du bûcheron.

 

Comme nous voudrions maintenant racheter notre faute !

 

Mais il est trop tard : le cruel trop tard s'impose à nous : l'irréparable est accompli !

 

Ces souvenirs nous étreignent, et que de fois nous nous réveillons, la nuit, dans une agitation fébrile, au milieu d'amers sanglots !...

 

Une autre fois, Dieu nous demandait un sacrifice, quelque acte d'obéissance difficile que nous n'avons pas voulu accomplir : alors, l'heure du repos venue, comme Jonas nous avons cherché à engourdir notre conscience ; comme lui, nous avons dormi, lourdement dormi !...

 

Mais ce ne sont pas des anges qui se sont approchés de notre couche, c'est l'Esprit de ténèbres qui l'a hantée, nous apportant des rêves lugubres...

 

Une autre fois, nous avons cédé à une coupable tentation, accompli quelque acte déloyal.

 

Il fallait nous jeter à genoux et demander avec larmes le pardon de notre Dieu.

 

Nous ne l'avons pas fait ; nous avons cherché à le fuir ; nous avons persévéré dans notre orgueil : aucune humiliation, aucun repentir.

 

Dès lors le câble qui nous reliait à notre Père céleste est brisé.

 

Mais quel sommeil !

 

Nous sommes comme sous la griffe d'une puissance hostile et malfaisante qui cherche à déchirer notre chair et notre âme.

 

C'est un cauchemar affreux !

 

Ne voyez-vous pas que c'est la conscience qui se venge des coups que nous lui avons portés ?

 

Puisse-t-elle nous sauver de notre fatal endurcissement !...

 

Ainsi, cela est certain, s'il y a un sommeil avec Dieu pour celui qui vit en communion avec lui, il peut y avoir -- et il y a trop souvent -- un sommeil sans Dieu.

 

En voulez-vous des exemples bibliques ?

 

Sans parler de Jonas, voici le prophète Elie : effrayé par les menaces de Jézabel, il se laisse aller à un découragement sans espoir.

 

« Ta cause est perdue, dit-il à l'Eternel ; je suis demeuré seul ! »

 

Et il s'affaisse sous un genévrier pour mourir.

 

Quelque saint qu'il soit, c'est pourtant le sommeil du doute qui a envahi l'âme du prophète !...

 

Voici les trois disciples bien-aimés : ils sont là, dans le jardin des Oliviers, à la distance d'un jet de pierre de leur Maître.

 

Lui, il livre le combat le plus formidable qui se soit passé sous le ciel : des gouttes de sang tombent de son front divin comme celles d'une forte pluie d'orage, le calice qu'il voudrait éloigner passe devant ses yeux ; c'est bien comme un suppliant qu'il s'écrie :

 

« Père, si tu voulais que cette coupe passât loin de moi ! »...

 

Et tout près de cette détresse, eux, ils dorment d'un sommeil qui nous indigne...

 

Dites qu'ils sont fatigués, accablés, et qu'ils veulent échapper à leur affreuse tristesse, je le veux bien !

 

Mais dites aussi qu'ils cèdent aux instincts inférieurs de la nature humaine qui renonce à servir les vaincus, ou ceux qui semblent vaincus...

 

Oui, le sommeil des trois apôtres est bien celui de notre lâcheté...

 

Voici des exemples plus réconfortants : Jésus est sur une barque avec ses disciples ; il dort sur un oreiller.

 

Mais la tempête fait rage et le frêle esquif va être englouti.

 

Jésus se réveille au moment voulu.

 

Avec quel calme, avec quelle autorité aussi, Il dit à la mer :

 

« Tais-toi, sois tranquille ! »

 

N'est-ce pas le sommeil de la sérénité paisible, de la sainteté que rien n'alarme ?

 

Jésus était le Fils de Dieu, dites-vous, et nous, nous sommes des pécheurs.

 

Eh bien ! Voici un homme, pécheur comme vous et moi, l'apôtre Paul.

 

Il est sur un vaisseau qui subit quatorze jours d'une effroyable tempête : Paul seul reste calme.

 

Il invite les matelots et les passagers à prendre de la nourriture, et certainement, il se livre au sommeil, fort de cette parole que son Dieu lui a dite :

 

« Paul, ne crains point, car je t'ai donné tous ceux qui naviguent avec toi. »

 

Toutes les apparences sont contre lui, mais son Dieu est pour lui.

 

Le Dieu « à qui il est et qu'il sert » ne peut mentir.

 

Paul n'appartient ni à l'orage, ni aux vents, ni aux éléments déchaînés ; il appartient à son Dieu qui le tient dans ses bras et qui le porte comme sur des ailes d'aigle.

 

Voilà le repos de la foi, et de la foi héroïque.

 

Inspirons-nous du grand exemple de saint Paul.

 

Si nous avions la foi de Paul, ou seulement, quelques parcelles de sa foi, comme nous chasserions de nos nuits les sommeils agités du doute, de l'orgueil, de la haine, de l'égoïsme, de la lâcheté !

 

Comme ces parcelles de foi suffiraient pour nous faire croire à l'amour de notre Père céleste à qui nous remettrions notre avenir et le soin de notre destinée, comme elles enrichiraient nos cœurs d'un doux contentement, d'une confiance sereine !

 

Et si nous devions passer par ces tempêtes de la vie qui ne peuvent être épargnées à aucun de nous, nous ne perdrions pas courage.

 

Maladies, souffrances du corps et de l'âme, tout serait apaisé, sinon guéri !

 

Lors même que nous serions privés, parfois, de ce sommeil réparateur, si nécessaire à notre pauvre existence -- car enfin il faut compter avec les insomnies inhérentes à la douleur physique, au chagrin, à la vieillesse -- ces insomnies elles-mêmes pourraient être bénies de Dieu.

 

Tu ne peux dormir, mon frère ou ma sœur, eh bien, répète tel cantique appris dans ton enfance, au milieu des effusions de ta jeune piété, alors que tu n'avais pas encore la science amère de la vie ; ou bien, redis quelques uns de ces psaumes, éternels consolateurs des affligés, qui sont sortis du cœur de David comme d'une lyre vivante et vibrante !

 

Tu apaiseras ainsi ton âme blessée, tes nerfs surexcités, et ce sera comme autrefois, au temps où le chant monotone de ta mère -- ce chant si doux que tu en rêves encore -- calmait et endormait tes douleurs enfantines.

 

 Soyons enfin les hommes de la foi qui guérit tout, et qui peut tout !

 

Alors nous appartiendrons véritablement à notre race ; nous serons les fils des Huguenots, à la piété simple et virile, et nous pourrons dire avec l'un de leurs psaumes les plus chers :

 

Je me couche sans peur,
Je m'endors sans frayeur,
Sans crainte je m'éveille.
Dieu qui soutient ma foi,
Est toujours près de moi,
Et jamais ne sommeille.

 

Dans ces dispositions paisibles, la mort elle-même, dont le sommeil est une image si saisissante, la mort ne pourra nous causer aucune alarme.

 

J'ai vu quelquefois, pendant mon ministère, des hommes et des femmes s'endormir, le soir, et ne plus se réveiller, le matin.

 

Ils étaient passés, sans le savoir, de la vie terrestre dans l'éternité.

 

« Belle mort », disaient les gens du monde.

 

Oui, belle mort, si ceux-là étaient en état de grâce, s'ils avaient entendu et reçu dans leurs cœurs la parole de la réconciliation par Christ : belle mort, car ils sont allés avec leur Dieu Sauveur, transfigurés comme Hénoch ou Elie, sans avoir connu les affres de l'agonie, pressenti les sombres mystères du défilé que nul n'a pu nous décrire...

 

Mort redoutable et qui nous fait trembler, s'ils ont quitté ce monde sans repentance, sans conversion, s'ils sont allés trouver un Juge de l'autre côté de la tombe.

 

Ah ! Plutôt la souffrance, plutôt les luttes suprêmes de la dernière heure, qui leur eussent parlé de justice et de jugement, que cette inconscience fatale au bout de laquelle se trouve la rencontre redoutable d'un Dieu offensé !...

 

C'est pourquoi je vous supplie de vous dire chaque soir : Si cette nuit était ma dernière nuit, où irais-je ?

 

Suis-je réconcilié avec Dieu ? Serais-je perdu ? Serais-je sauvé ?

 

Mesurez la solennité de cette question et hâtez-vous de la résoudre.

 

J'ai connu une vieille aïeule -- elle avait quatre-vingt-huit ans -- qui avait passé ses dernières années dans la prière, la lecture de la Bible et le culte des souvenirs, aux lieux où avait vécu son âme ancestrale.

 

Je la vois encore avec sa bonne et sereine figure, son profil régulier, quoique un peu sévère, sa taille haute et droite, malgré les années.

 

Elle ne manquait jamais, le soir, de faire un culte domestique ; puis, lorsqu'elle était couchée, on l'entendait murmurer ces vieux vers bien naïfs :

 

Dans mon lit je me couche, dans mon lit je me rends,
Si le sommeil me presse, si la mort me surprend,
A toi je recommande mon âme, ô grand Dieu tout puissant.

 

 

Et d'une voix ferme elle ajoutait : 

 

Amen !

 

La rime n'était pas riche, ni le français bien moderne, mais quel sentiment d'admirable confiance !

 

Un soir, un peu souffrante, elle sentit que l'éternité était proche.

 

C'était attendu ; cela lui semblait tout simple de partir...

 

Elle fit de touchants adieux aux siens ; puis, on l'entendit répéter, par trois fois, la prière qui termine le livre de l'Apocalypse :

 

« Seigneur Jésus, viens ! »

 

Elle pencha la tête ; ses yeux s'ouvrirent, se refermèrent, et tout fut fini...

 

Elle dormait son dernier sommeil !

 

O Dieu, endors-nous paisiblement du dernier sommeil de cette sainte aïeule.

 

 

 

 

Ernest  Dhombres,

Pasteur Protestant Réformé

Bible

Croix Huguenote

 

 

 SourceSERMONS   ET  HOMÉLIES

 

 

 

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Alors que nous étions encore sans Force,
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Moi je ne t'oublierai point.

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