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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 21:19
La peccadille d'Adam par Adolphe Monod (Deuxième Partie)

LA PECCADILLE D'ADAM

ParAdolphe Monod,

(Deuxième Partie)


 

Les Vertus du légalisme et de la suffisance

« O Dieu ! je te rends grâce de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, ravisseurs, injustes, adultères, ni même cet homme ; je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que je possède. » (Luc XVIII, 11, 12.)



Une première suite du péché d'Adam c'est un changement complet s'opérant dans tout ce qui l'entoure.

 

Banni de ce jardin délicieux que Dieu avait planté de ses mains, et dans lequel « il avait fait germer tout arbre beau à voir et bon à manger, » il est jeté au dehors sur la face de la terre, et tristement abandonné à cette liberté qui l'a séduit.

 

Cette terre, maudite à cause de lui, ne lui enfantera plus naturellement que des épines et des chardons, et ne lui donnera désormais son pain quotidien qu'en échange d'un pénible travail.

 

Les animaux, que Dieu avait fait venir humblement à ses pieds pour qu'il leur donnât des noms en souverain maître, secouent son empire comme il a secoué celui de son Créateur ; et la nature entière semble se soulever contre lui pour se venger de ce qu'elle a été assujettie par sa faute à la vanité et à un soupir universel :

 

« la création est sujette à la vanité, non de sa volonté mais à cause de celui qui l'y a assujettie ; car nous savons que toute la création soupire et qu'elle est en travail jusqu'à maintenant (Rom 8/19-21). »

 

Ce châtiment vous semble-t-il léger ?

Mais approchons-nous pour voir ce qui se passe dans Adam lui-même, et toutes les morts renfermées dans cette mort à laquelle il s'est livré en aveugle, sur la foi du serpent.


La seconde suite du péché d'Adam, c'est la mort physique :

 

« Tu es poussière et tu retourneras poussière ; »

 

La mort, la plus grande peine que la justice humaine ait su trouver pour les plus grands criminels ; la mort, avec tout ce qui la précède et avec tout ce qui la suit.

 

Avant la mort, cet affaiblissement graduel qui la prépare, ces maladies qui la précipitent, ces déclins qui l'annoncent, ces angoisses qui l'accompagnent.

Après la mort, cette dissolution effrayante qui nous oblige à éloigner de nous ce que nous entourions naguère de l'affection la plus tendre, et à dire comme Abraham de sa chère Sara :

 

« Que j'enterre mon mort et que je l'ôte de devant moi » (Gen 23/4)

 

Mais par-dessus tout la mort en soi, le passage le moment ; ce moment terrible, mystérieux indivisible où le coeur cesse de battre, le sang de couler, l'oeil de regarder ; ce moment, avant lequel on était homme et après lequel on est cadavre, en attendant qu'on ne soit plus rien pour la vue, et qu'on aille se confondre avec cette vile poussière qui va nourrir les générations suivantes.

 

Ce châtiment vous semble-t-il léger ?


La troisième suite du péché d'Adam, c'est la mort spirituelle ; j'appelle de ce nom l'asservissement au péché.

 

Dieu punit le péché par le péché même, en abandonnant le pécheur à sa propre volonté pervertie ; et c'est le plus redoutable de ses jugements :

 

« Car, comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, aussi Dieu les a livrés à un esprit dépourvu de jugement, pour commettre des choses qui ne sont convenables (Rom 1/28) »

 

A peine Adam a-t-il cédé à la tentation, que le péché se fait jour de toutes parts dans son âme.

 

On le voyait jusqu'ici paré de son innocence ; et le voici découvrant en lui-même je ne sais quoi de honteux qui le contraint de se couvrir.

 

Il marchait devant Dieu la tête levée, le visage serein, le coeur libre, et le voici troublé à la voix de son créateur, et se cachant en criminel parmi les arbres du jardin.

 

Mais que Dieu lui fasse rendre compte de sa désobéissance, et vous allez suivre dans sa réponse le progrès rapide du péché.

 

Se condamne-t-il ?

 

Tombe-t-il à genoux ?

 

Demande-t-il pardon à son Juge ?

 

Certes, c'était la seule justice dont il fut encore capable.

 

Mais cette même chute qui devait tant l'humilier l'a livré à l'orgueil, et le voici rejetant sa faute sur Eve, comme Eve rejette la sienne sur le serpent :

 

« la femme que tu as mise avec moi m'a donné du fruit de l'arbre, et j'en ai mangé. »

 

Voyez-vous bien tout ce que signifie cette réponse ?

 

La femme m'en a donné : cette femme, « cet aide semblable à lui, » « cet autre lui-même, « os de ses os et chair de sa chair, » il l'accuse et la présente en sa place aux coups de la vengeance divine, tant l'égoïsme étouffe déjà la charité dans son cœur.

 

Mais l'accusation d'Adam porte plus haut.

 

La femme que tu as mise avec moi : c'est toi qui me l'a donnée, tout ce mal ne serait point arrivé.

 

Malheureux Adam !

 

Ainsi l'impiété achève le désordre de ton coeur.

 

Ah ! Qu'importe que le péché soit entré chez toi par une petite ou une grande ?

 

Quoi qu'il en soit, cette ouverture lui a suffi pour pénétrer, pour s'étendre et pour envahir tout ton être.

 

Pureté, paix, humilité, vérité, charité, piété, tout s'éteint.

 

Ce châtiment vous semble t-il léger ?


La quatrième suite du péché d'Adam, c'est la mort éternelle ; cette mort, cachée comme dans le fond de cette menace mystérieuse : tu mourras de mort.

 

Cette mort, dont la mort physique n'est que l'image, et la mort spirituelle le prélude ; cette mort, si épouvantable que le monde n'y peut pas croire, et que les plus croyants se surprennent parfois à tacher d'en douter, mais cette mort, si clairement et si naturellement prédite par la Parole de Dieu, qu'il faut fermer les yeux pour ne pas voir.

 

Car nous lisons, d'une part :

 

« Quiconque ne fait pas tout ce qui est écrit dans « le livre de la loi est maudit ; » (Gal 3/10)

 

Et de l'autre :

 

« Allez maudits, au feu éternel, préparé pour le diable et pour « ses anges »

 

et encore : leur ver ne meurt point, et leur feu ne s'éteint point.

 

Ce feu qui ne s'éteint point, ce ver qui ne meurt point, cette colère qui demeure, cet abîme que rien ne peut combler, hélas !

 

Ce châtiment vous semble-t-il léger ?


Enfin la cinquième et dernière suite du péché d'Adam, c'est que cette quadruple malédiction que nous venons de voir tomber sur sa tête, croissant et se multipliant avec la race lui doit sortir de lui, va se transmettre à ses enfants avec la lumière du jour, de telle sorte qu'il sera aussi impossible de trouver jamais, ni dans un coin si reculé de la terre ni dans un enfoncement si lointain de l'avenir un homme à qui cet héritage d'amertume ne parvienne pas, qu'il est impossible de trouver dans le lit d'un fleuve une retraite que ne visitent ses eaux.

 

Adam, dont le nom signifie en hébreu l'homme, tombe à la tête d'un monde, qui le suit dans sa chute comme un seul homme.

 

Ses enfants, « formés dans l'iniquité et conçus dans le péché » demeurent comme lui bannis d'Éden et errants sur la terre, comme lui assujettis à la mort, comme lui livrés au péché, comme lui condamnés à une misère sans fin.

 

Ce châtiment encore vous semble-t-il léger ?

Que dis-je ?

 

Et quel mal y a-t-il au monde dont ce premier péché ne soit, je ne dis pas la cause unique, mais la cause originelle ?

 

Quelle calamité, quel désordre, quel crime nommer où l'on n'aperçoive la main de Dieu poursuivant après soixante siècles la peccadille d'Adam ?


Si l'on vous demande ce qui fait que vous luttez incessamment contre la faim et la soif, que vous êtes comme en guerre avec le sol de la terre, avec les pierres des champs et avec les bêtes sauvages, et qu'il faut conquérir votre pain à la sueur de votre front, répondez : C'est la peccadille d'Adam.

Si l'on vous demande ce qui fait que vous souffrez, que vous pleurez, que vous passez des jours dans l'angoisse et des nuits sans sommeil, que vous mourez, que vous voyez mourir, que vous menez une vie toujours mourante, où vous n'avez pu entrer qu'en risquant d'ôter le jour à celle qui vous le donnait, répondez : C'est la peccadille d'Adam.


Si l'on vous demande ce qui fait que vous êtes charnels vendus à l'iniquité, que vous faites non le bien que vous voulez, mais le mal que vous ne voulez pas, que vos petits enfants produisent déjà les fruits amers du péché et qu'ils en portent le germe dès leur naissance, répondez : c'est la peccadille d'Adam.

Si l'on vous demande ce qui fait que vous êtes « par nature enfants de colère, enfants de malédiction, enfants du démon, réservés à son affreuse société, et qu'à moins d'un miracle de la grâce vous allez devenir un sujet éternel de joie pour l'éternel ennemi de tout bien, répondez : c'est la peccadille d'Adam.

Si l'on vous demande enfin ce qui fait que le monde entier est plongé dans le mal, que la perdition est la pente naturelle du coeur et la voie de la multitude, que Satan est devenu le Prince de ce monde, que Dieu se repent d'avoir formé l'homme, et qu'au lieu que le ciel n'a pas cessé de présenter à la terre la magnifique spectacle de ses jours resplendissants et de ses nuits étincelantes, la terre ne présente plus au ciel qu'une vaste scène de désordre, de querelles, de guerres, de rapines de meurtres, de souillures de crimes du jour et de crimes de la nuit, répondez : C'est la peccadille d'Adam.

Ah ! Si vous pouviez douter encore de l'énormité du péché d'Adam, je sais un homme qui n'en doutait pas, et que je voudrais pouvoir vous faire entendre ici à ma place : cet homme c'est Adam lui-même.

Nous avons sur lui le triste avantage de voir le ruisseau auquel il venait d'ouvrir un passage changé en un fleuve immense, qui couvre de son débordement la terre entière ; mais il avait sur nous l'avantage plus triste encore de l'avoir vu naître et commencer à couler.

 

Seul entre tous les hommes, Adam a pu comparer le second état de sa race avec le premier.

 

Pour nous, qui naissons dans le péché, le péché est devenu comme une seconde nature, et nous pouvons à peine concevoir la condition séparée de ce désordre ; mais lui, auteur de ce premier péché qui avait bouleversé l'ouvrage de Dieu, - de ce premier péché - il pouvait sans doute retrouver encore au fond de son âme un souvenir amer de son innocence primitive.

 

Quel changement, ô mon Dieu, quel changement !

 

Quand, fatigué du poids du jour, Adam venait s'asseoir aux portes d'Éden, et raconter à ses enfants comment elles s'étaient fermées et pour lui et pour eux ; quand, appelant le cadavre d'Abel et s'étonnant de ce sommeil qu'il pouvait troubler, il se demandait si ce ne serait pas là cette mort que Dieu lui avait prédite ; quand, après avoir accompli ses neuf cent trente années, et touchant presque à la naissance de Noé s'il voyait l'iniquité de Caïn, surpassée par ses descendants, se communiquer à la race sortie de Seth ; quand il se disait enfin que la ruine universelle du genre humain s'était consommée dans sa personne, sous l'arbre de la science du bien et du mal, - oh ! Alors, qu'eût-il pensé d'un homme qui, jugeant ainsi que vous jugez, serait venu lui dire que le péché qu'il avait commis dans Éden était petit devant Dieu ?

Mais, au reste, qui pourrait mieux nous instruire du jugement de Dieu que Dieu Lui-même ?

 

Écoutez le : « Par un seul homme le péché est entré au monde » « et par le péché la mort » ; et ainsi la mort est parvenu « sur tous les hommes, parce que tous ont péché ; » et encore : « Par un seul péché les hommes sont assujettis à la condamnation. » (Rom 5/12-16). »

C'est que « l'Éternel regarde au coeur, tandis que « l'homme regarde à ce qui est devant les yeux (1 Sam 16/7). »

 

Vous considérez le fait matériel et vous dites :

 

« Adam n'a fait que manger d'un fruit, qu'est-ce que cela ?» 

 

Ou peut-être, vous pénétrez quelque peu sous la surface, et cherchant les causes immédiates du péché d'Adam, vous dites :

 

« Un mouvement d'orgueil, de convoitise ou de curiosité, qu'est-ce que cela encore ? »

 

Mais Dieu entre plus avant, et il trouve dans Adam un coeur qui lui désobéit, le sachant et le voulant.

Que dis-je, manger d'un fruit ce que c'est que cela ?

 

C'est transgresser une défense de Dieu, c'est-à-dire la jeter à terre et la fouler aux pieds ; c'est rejeter, dans ce seul commandement, l'Autorité du Législateur, et avec cette autorité la loi tout entière.

Manger d'un fruit, quand Dieu a dit : Tu n'en mangeras point, c'est, se révolter contre Dieu ; c'est dire :

 

« Nous ne voulons point que celui-Ci règne sur nous (Luc 19/14) ; »

 

C'est lever la main sur Son Trône pour l'en faire tomber, si l'on pouvait, pour y monter, dirai-je ?

 

Ou pour y faire monter le tentateur en sa place…


Manger d'un fruit, quand Dieu a dit : Tu n'en mangeras point, c'est pécher, et en péchant ouvrir la porte à tous les péchés ; c'est faire, en principe et comme en germe, ce que fit Caïn en tuant Abel, Lémec en se livrant à la convoitise et à la vengeance, les tyrans en opprimant les peuples, Cam en se moquant de son père, Taré en servant les faux dieux, et tout le genre humain en corrompant sa voie.

Que dis-je, manger d'un fruit défendu ? L'acte extérieur n'est pas même nécessaire ; les mains et la bouche ne sont ici pour rien, et devant Dieu le péché est déjà tout entier dans la seule pensée du péché : 

 

« Celui qui regarde une femme avec des yeux de convoitise a déjà commis adultère avec elle dans son coeur, » (Math 5/28) et « celui qui hait son frère est un meurtrier » (1 Jean 3/15).

Sans doute il y a des degrés dans l'offense ; mais l'offense, comme offense, mais le péché, comme péché, est toujours infiniment grave devant Dieu, et il le serait à nos propres yeux s'il ne nous avait tellement enveloppés qu'il nous éblouit et nous aveugle.

 

 

(Suite Troisième Partie)

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