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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 08:45

refuge du Chrétien

L'unité chrétienne...

Ce qu'elle est... et ses limites

(1ère Partie)

Daniel Mola,

 

 

Introduction


Sujet passionnant, important pour la vie de nos églises, et difficile à traiter !

 

Il existe sur cette question des sensibilités, des approches différentes. J'en suis bien conscient.

 

Chacune de nos églises rencontre cette question de l'unité chrétienne dans ses rapports avec d'autres églises et mouvements qui existent dans sa région, sa ville ou son village.

 

Les situations varient beaucoup d'un endroit à l'autre.

 

Comment traiter les problèmes de collaborations, de relations inter-ecclésiastiques ?

 

Quels principes suivre?

 

«Que dit l'Ecriture» au sujet de l'unité chrétienne ?


I. La recherche de l'unité


De nos jours, le mouvement oecuménique fait de la recherche de l'unité son combat.

 

Son but est de regrouper sous sa bannière tous ceux qui se réclament du christianisme, et d'aboutir à une organisation qui, en manifestant l'unité des croyants, apporterait enfin un exaucement à la prière de notre Seigneur :

 

«Que tous soient un».


L'objectif qui consiste à unir les chrétiens est louable.

 

Il y a derrière l'oecuménisme une belle pensée, imprégnée d'amour chrétien.

 

L'idéal ne paraît manquer ni d'élévation, ni de fondement sur le plan biblique.

 

De plus, il semble correspondre à un vrai besoin.

 

Après deux guerres mondiales et devant la multiplicité des conflits qui ensanglantent la planète, comment ne pas désirer que l'ocuménisme réussisse sur le plan religieux ce que l'on aimerait voir réussir sur le plan politique par le moyen des Nations Unies ?

 

Cela éviterait déjà certaines guerres dont le prétexte avoué est religieux !

 

Il faut l'unité, c'est évident !

 

Il faut encourager la compréhension mutuelle, l' amour fraternel.

 

Et qui d'autre que les chrétiens devrait donner l'exemple de l'unité, la rechercher, la vivre, en être les artisans ?

 

Si nous reconnaissons l'inspiration et l'autorité des Saintes Ecritures, une telle recherche s'inscrit au cour de notre vie chrétienne, au centre de notre programme d' église locale. ..car, d' une manière générale :


1.1 L'Ecriture est «pour» l'unité


La Bible nous parle des bonheurs de la communion fraternelle, de la joie d'adorer Dieu et de le servir ensemble.  

 

Voici, oh! qu'i! est agréable, qu'il est doux pour des frères de demeurer ensemble! (Ps 133: 1).

 

L'Alliance Renouvelée exprime à bien des reprises et de bien des manières, de la description à l' exhortation en passant par le récit, le bonheur et le devoir de la communion fraternelle.

 

C'est une réalité du premier jour: il nous est dit que les premiers convertis persévéraient dans l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières... Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu et ils avaient tout en commun (Act 2:42-44). Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple.. .(Act 2:46).

 

Les apôtres, de leur côté, insistent régulièrement sur l'importance d'un amour fraternel sincère; aimez-vous ardemment les uns les autres, de tout votre cour, écrivait Pierre (1 Pi 1 :22).


Certes, ces textes s'inscrivent dans le cadre d'églises locales.

 

Mais cette communion ne doit elle pas être recherchée et manifestée aussi entre tous les chrétiens ?

 

Le Christ n'a-t-il pas dit:  

 

Que tous soient un?

 

Les images que le Seigneur nous donne de son Eglise militent clairement en faveur de l'unité des croyants :


- l'Eglise est le corps de Christ... les membres qui le composent sont très différents les uns des autres, ils n'ont ni les mêmes fonctions ni les mêmes capacités, mais ils forment ensemble une unité qui manifeste la même vie.

 

Leur diversité fait la richesse du corps.

 

Aussi : Qu'il n 'y ait pas de division dans le corps.. (1 Cor 12:25). Comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu'un seul corps, ainsi en est-il de Christ. (1 Cor 12: 12).

 

Christ est la tête; l'Eglise est son corps (Col 1.18).

 

Quelle unité que celle-là, puisqu'elle a pour auteur le seul Esprit !


- l'Eglise est la «maison» de Dieu.

 

En lui vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit. (Eph 2:22).

 

Cette «maison» spirituelle unit les pierres vivantes autour de la même pierre vivante: le Christ, et pour une même vocation: être le temple de Dieu.

 

Son unité provient aussi de ce qu'elle est édifiée par son unique architecte: le Seigneur Jésus, qui a dit: Je bâtirai mon EGLISE... (Mat 16:18).

 

«Mon> EGLISE, au singulier.

 

Au-delà des églises locales dont l'Alliance Renouvelée nous parle abondamment, il y a cette EGLISE -en lettres majuscules -qui rassemblera un jour tous les élus de Dieu de tous les temps, une grande foule, que personne ne pourra compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple et de toute langue (Apoc 7.9).


- l'Eglise est l'épouse de Christ.

 

Il l'aime, Il l'a rachetée, Il s'est livré pour elle et Il la prépare, la sanctifie, la purifie, pour le jour du banquet des noces de l'Agneau. (Eph 5.25-33, Apoc 19.7-9).


- l'Eglise est le troupeau du Seigneur.

 

Le Christ déclare à son sujet : il y aura un seul troupeau et un seul berger (Jn 10.16).

 

Toutes ces images décrivent, chacune à sa manière, l'unité de l'EGLISE.

 

Cette unité nous est aussi proposée, à maintes reprises et de diverses façons, comme un objectif à atteindre: être UN en Christ (GaI 3.28), nous efforcer de conserver l'unité de l'esprit par le lien de la paix... (Eph 4:3), marcher d'un même pas (PhiI3.15), être tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, pleins d'amour fraternel, de compassion, d' humilité. ( I Pi 3:8; PhiI2.1-5).

 

Sous ces exhortations apostoliques, on ne peut que reconnaître le commandement que Christ nous a laissé de nous aimer les uns les autres (ln 13.34; 15.12, etc.).

 

Ce qui nous amène à considérer aussi que :


1.2 L'Ecriture est «contre» les divisions


Voici quelques textes très significatifs:

 

Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, à tenir tous un même langage, et à ne point avoir de divisions parmi vous, mais à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment Christ est-il divisé? (I Cor 1.10, 13). Je vous exhorte à prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales, au préjudice de l'enseignement que vous avez reçu. Eloignez-vous d'eux, (Rom 16:17). Les oeuvres de la chair, ce sont... les inimitiés, les querelles... les disputes, les divisions, les sectes... (GaI 5:20). Eloigne de toi... celui qui provoque des divisions. (Tit 3:10)... etc.


Quelle fermeté à l'égard des diviseurs !

 

L'unité des croyants doit être traitée avec le plus grand sérieux; il faut l'aimer, la chérir.

 

Elle a du prix aux yeux du Seigneur.

 

Il est grave de la blesser.

 

Ce n'est qu'en donnant tout son poids au fait que l'Ecriture est «pour> l'unité et «contre» les divisions que l'on peut tenter d' aborder le sujet de l'unité chrétienne, de sa définition et de ses limites.

 

Tels sont les principes fondamentaux que nous devons garder à l'esprit au moment d'examiner la situation actuelle du monde chrétien.


2. Les bienfaits et les inconvénients de l'unité

 


Devant les divisions du christianisme et le triste spectacle de morcellement que donnent les diverses familles de la chrétienté depuis longtemps, que penser ?

 

On peut voir là, avec beaucoup d'autres, un scandale, un mauvais témoignage, une trahison de l'intention divine, une cause évidente, enfin, du rejet de la foi par beaucoup d'hommes.

 

D'une certaine manière, nous partageons cette opinion.

 

Le livre des Actes nous montre que l'unité des chrétiens et les progrès de l'Evangile sont intimement liés; que l'unité et la croissance de l'Eglise vont souvent de pair (Act 2.44-47; 4.32-33; 5.12,14; 9.31 ).

 

Nous connaissons les bienfaits qui découlent de manifestations tangibles de l'unité entre croyants: à l'extérieur, l'amour qui unit les chrétiens constitue un témoignage éloquent en faveur de l'Evangile de Jésus-Christ; et, à l'intérieur, que d'occasions d'apprendre et d'être encouragés, enrichis par les connaissances, les talents et les expériences d'autres frères et soeurs !


Il est vrai que ces contacts peuvent se révéler «embarrassants», mais pas forcément pour de mauvaises raisons.

 

Ces fraternelles «confrontations» peuvent nous aider à discerner ce qui, dans nos propres conceptions, est «vérité» et ce qui n'est peut-être que «tradition».

 

Nous pouvons être plus ou moins prisonniers de notre histoire, de nos habitudes ou de nos expériences personnelles.

 

Fréquenter d'autres chrétiens nous oblige à réfléchir dans des domaines où nous prenons peut-être pour des convictions «bibliques» des opinions toutes faites que nous respectons sans trop savoir pourquoi.

 

Nos manières de penser et d'agir se trouvent ainsi testées.

 

Il faut accueillir sereinement ce genre de difficulté.

 

A vouloir l'éviter , on courrait le risque de rater en même temps une occasion de progresser, de repenser notre foi et notre pratique.

 

Les mises en commun peuvent être réciproquement stimulantes.


2.1 Autrefois


Les églises primitives différaient beaucoup les unes des autres, comme on le voit sans peine pour Corinthe et Ephèse.

 

Il y avait de l'une à l'autre des différences de styles, d'organisations, de sensibilité.

 

Les contextes culturels, religieux, sociaux, politiques, raciaux ne pouvaient manquer d'influencer des églises dont les membres avaient des origines tellement diverses et qui vivaient elles-mêmes dans des milieux très différents.

 

Aussi l'unité entre les églises ne voulait surtout pas dire «uniformité» !

 

Aucune église n'était une sorte de copie conforme, de clone, d'une église modèle, qui aurait pu être celle de Jérusalem ou celle d' Antioche de Syrie.


Bien des indices, dans les Actes et les épîtres, montrent que ces églises entretenaient des contacts assez fréquents, contacts qui n'allaient d'ailleurs pas sans problèmes.

 

Il n'y avait pas que les gens «bien sous tous rapports» qui voyageaient.

 

Ces contacts amenaient du bon et du moins bon; parfois du franchement mauvais !

 

Mais les églises ne cherchaient pas à vivre en milieu aseptisé ou dans une sorte de quarantaine (inversée) pour éviter les contagions.

 

Une telle crainte aurait été un signe de mauvaise santé.

 

Elles acceptaient donc les risques de l'unité des croyants et des relations fraternelles avec d'autres églises.

 

Elles étaient cependant attentives à éprouver les esprits, à dénoncer les faux frères, à combattre l'erreur doctrinale.

 

Et s' il leur arrivait d'y manquer, les apôtres et les bergers des églises devaient être prêts à assumer cette responsabilité.

 

C'était leur rôle, leur désagréable, mais incontournable devoir.

 

L'Alliance Renouvelée  ne voile pas cette réalité: il en donne de nombreux exemples et énonce les principes qui doivent inspirer les chrétiens devant des situations de ce genre.


Il y avait donc une unité réelle entre les églises primitives.

 

Les apôtres maintenaient les contacts avec elles et entre elles.

 

Ils les conduisaient à louer Dieu pour les progrès de l'oeuvre, ou à intercéder en faveur d'églises en difficulté.

 

L'entraide répondait aux besoins, dès qu'ils étaient connus, avec autant de spontanéité que d'efficacité (cf. Act 11.29-30; 2Cor8. 9).

 

Une telle unité n'avait donc rien d'artificiel: elle n'était pas de façade ou d'institution.

 

Elle n'avait pas entraîné la création d'une grande organisation religieuse; elle en ignorait les hiérarchies, voire la bureaucratie, et n'en utilisait pas les moyens.

 

Ce n'était du reste pas les seuls apôtres ou leurs représentants qui, en visitant les églises, entretenaient leurs relations : d'autres chrétiens aussi jouaient ce rôle, en dehors de toute mission officielle, lorsqu' ils quittaient une ville pour s'établir dans une autre, ou lorsque, de passage, ils recevaient ici ou là, l'hospitalité (Héb 13,2).

 

Cette unité n'avait qu'une origine : l'amour profond des églises pour le Christ et leur volonté de le servir quoi qu' il en coûte.

 

En Son nom, ils poursuivaient partout les mêmes objectifs; ils annonçaient le même message du salut par grâce, par le moyen de la foi; ils avaient la même conception générale de l'Eglise, la même approche de la vie chrétienne, la même joie de servir à l'avancement du Royaume de Dieu dans l'attente du retour de Christ.


Une grande vigilance s'exerçait pour que ce cap soit maintenu, malgré les différences inévitables de sensibilité entre les églises.

 

L'unité était là, dans les cours, et elle rejaillissait vers l'extérieur, bien visible pour le monde environnant qui trouva un surnom éloquent pour les disciples du Christ: on les appela «chrétiens».


Si le Seigneur veut l'unité, c'est donc pour notre bien : c'est pour qu'un témoignage soit rendu à la louange de Sa grâce; c'est aussi en vue d'un enrichissement spirituel réciproque; et c'est encore pour qu'ensemble nous puissions faire ce qu'il nous serait difficile d'accomplir séparément (comme quand les églises de Macédoine et de Grèce unissent leurs efforts pour apporter une aide aux églises de Judée dans l' épreuve).

 

Pour toutes ces raisons (et pour quelques autres encore), on ne peut que désirer l'unité... ardemment !

 

Mais comment s' orienter dans la situation actuelle que sa confusion et sa complexité rendent si déconcertante ?


 

L'unité chrétienne... Ce qu'elle est ...et ses limites (Suite)

 

 

Bible

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