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Vie Protestante Réformée

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à l'homme sans asile.

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Bouchra Maurice 

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 19:32

Ernest-Dhombres-Refuge-du-Chretien5.jpg

Après cela, il fut élevé en leur présence, et une nuée le déroba à leurs yeux...Et voici, deux hommes vêtus de blanc leur apparurent et leur dirent : Hommes galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel ?...Ce Jésus qui a été enlevé du milieu de vous dans le ciel, en reviendra de la même manière que vous l'avez vu y monter.

 (Actes 1.9-12)

 

Je comprends ces apôtres du Christ, les yeux fixés sur la nuée qui leur dérobe déjà le Maître, et ne pouvant les en détacher.

 

Ainsi, la mère cherche d'un regard ardent, jusqu'aux extrêmes limites de l'horizon, le vaisseau qui, emporte son fils vers des mers lointaines ; ainsi, pendant la période du siège, nous suivions d'un œil humide les aérostats qui s'élevaient lentement du sol et disparaissaient bientôt dans la brume glacée, chargés de fragiles messages pour nos chers absents.

 

Tels les disciples sur la montagne des Oliviers.

 

Il part, Celui qui était Leur lumière, Leur Force et Leur Joie.

 

Que vont-ils devenir sans Lui ?

 

Ils ne verront plus son visage ; ils n'entendront plus le doux son de sa voix : encore quelques instants, et la nuée se sera effacé dans l'espace infini.

 

Mais le Fils de Dieu monte vers les pures régions du ciel : de là, leur consolation.

 

Le triomphe de leur Maître, dans lequel ils entrevoient leur propre triomphe, finit par dominer leur tristesse et par la transformer en une muette extase, à laquelle deux anges viennent les arracher en les rappelant au sentiment d'eux-mêmes et de cette vie terrestre que, dans leur ineffable contemplation, ils semblent avoir oubliée.


Le ciel !

 

Que signifie ce mot, l'un des plus doux de la langue humaine ?

 

Quelles impressions s'attachent pour les apôtres à cet azur limpide et profond où s'élance leur Maître ?

 

Parmi les traits divers qui peuvent représenter, dans leur pensée comme dans la nôtre, le séjour où monte le Christ, il en est deux que je veux marquer :

 

le repos et la gloire.

 

Le ciel, c'est d'abord le repos pour notre Sauveur.

 

Qu'a été sa vie terrestre, si ce n'est une immense fatigue ?

 

Habiter notre pauvre planète, revêtir notre chair mortelle, aux forces limitées et souvent défaillantes, livrer toutes ses journées à l'activité intense qu'impose une entière consécration à Dieu et aux hommes ;

 

n      lutter contre les oppositions ouvertes ou cachées de ses adversaires et contre les dispositions charnelles de ses disciples ;

 

n      porter dans une entière solitude morale le poids de la pensée la plus vaste, de l'œuvre la plus laborieuse qui fut jamais ; et, à mesure qu'il avance vers le terme, voir augmenter son fardeau de douleurs jusqu'à cette croix sous le faix de laquelle il a un moment plié,

 

n      n'est-ce pas avoir supporté toutes les lassitudes du corps et de l'âme ?

 

Mais aujourd'hui, jour de l'Ascension, plus de combats à livrer, plus de croix à porter !

 

Le fardeau de Jésus tombe pour toujours.

 

Le voilà revêtu d'un corps glorifié qui perd graduellement ses propriétés grossières ; le voilà élevé au-dessus de la lourde atmosphère de la vie terrestre ; le voilà dans les régions supérieures de la paix et du bonheur...

 

Ah ! Ne vous semble-t-il pas entendre les apôtres, quelle que soit la tristesse des derniers adieux, lui dire à l'envi :

 

Pars, Maître Gglorieux, nous ne voulons pas Te retenir après ta rude journée terrestre ; pars pour les bienheureuses demeures du ciel ; va Te reposer de ton tragique labeur dans le sein de ce Père dont Tu n'as consenti à te séparer que pour sauver nos âmes.

 

 

Le ciel est aussi la gloire pour Jésus-Christ.

 

Si l'on peut appeler sa vie une fatigue incessante, on peut l'appeler aussi une insondable humiliation.

 

Quel abaissement du Fils de Dieu dans cette abdication des attributs divins, dans cette acceptation volontaire de l'infime condition humaine !

 

Quel opprobre pour Celui qui fut sans péché de voir Satan s'approcher de Lui et lui faire des offres indignes !

 

Quel opprobre d'être appelé tantôt « un homme possédé du démon », tantôt « un ami des péagers et des gens de mauvaise vie » !

 

Quel opprobre d'avoir contre soi les savants et les ignorants, les puissants et le peuple, de se voir abandonné par ses disciples, renié par l'un, trahi par l'autre, arrêté comme un malfaiteur, insulté, conspué, condamné, mis en croix comme le plus vil des esclaves !...

 

Quel opprobre surtout que la réalité intérieure de sa passion, que son identification avec les pécheurs !

 

Lui, Juste, Il consent à porter l'iniquité des coupables ; Lui, Saint, Il accepte d'être comme submergé par les flots de cette malédiction divine que nos péchés avaient méritée...

 

Mais aujourd'hui, jour de l'Ascension, plus d'abaissement, plus d'opprobre !

 

Elle est exaucée, cette prière du Fils :

 

« Et maintenant, toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j'avais auprès de toi avant que le monde fût fait. » (Jean 17.5).

 

N'entendez-vous pas retentir là-haut l'hymne sublime de bienvenue par lequel les chérubins, les séraphins, les anges et les archanges saluent le retour du Fils dans sa demeure ?

 

Magnifique antithèse opposée aux insultes du Calvaire :

 

« Portes, élevez vos linteaux : laissez entrer le Roi de gloire ! »


Le repos, la gloire, -- n'est-ce pas aussi la double aspiration de nos âmes ?

 

Quel rude labeur que celui de la vie, et comme elle se réalise, l'antique sentence :

 

« Tu gagneras ton pain à la sueur de ton visage. »

 

Le travail est sans doute une loi primitive et un joug salutaire, mais combien aggravés par la chute de notre race !

 

Depuis un mineur dans le monde enfermé dans sa prison de minerai ou autres, depuis l'enfant du pauvre dans le monde s'étiolant dans une manufacture ou autres, depuis l'homme d'affaires à l’employé(e) subissant la tyrannie du travail quotidien et les fiévreuses émotions des jours de crise, jusqu'à l'homme d'étude qui n'arrache quelques secrets à la nature, à l'histoire, à la science qu'au prix d'un effort de son cerveau plus douloureux que celui des bras du travailleur, combien l'homme se fatigue sur la terre !

 

Fatigue pour amasser des biens, fatigue pour les conserver !

 

Etreintes de la maladie, des souffrances morales, des chagrins du cœur, des séparations après lesquelles on ne traîne qu'une existence brisée ; déception amère d'une œuvre avortée, impuissance à propager nos convictions, à façonner l'âme de ceux qui nous sont le plus chers...

 

La vie, à elle seule, est une fatigue avec sa tâche journalière souvent au-dessus de nos forces, avec sa marche ininterrompue, ses soucis renaissants, ses préoccupations grandes ou misérables, surtout la vie de notre siècle, la vie de nos grandes villes, particulièrement chargée, haletante, dévorante ...

 

Ah ! Combien de fois nous avons dit :

 

Quand pourrai-je me reposer ?...

 

Je me souviens d'avoir vu à Delft, en Hollande, dans l'église où sont conservés les restes de Guillaume le Taciturne, un écusson du XVIe siècle représentant un navire battu par les flots avec cette devise :

« Repos ailleurs. »

 

Oui, repos ailleurs, repos au ciel.

 

Repos, mais non point inertie !

 

Car, dans ce monde supraterrestre, nous aurons des activités sans lassitude ; comme le papillon transmué, nous posséderons des ailes morales pour propager toutes les belles et saintes choses de la vie, avec des aspects nouveaux, imprévus et magnifiques !

 

Un jour, mon frère ou ma sœur, vous avez déposé sur son lit funèbre le mort bien-aimé auquel vous veniez de fermer les yeux.

 

Là, immobile, il était beau, d'une beauté venue de l'au-delà.

 

Quelle paix respirait son visage !

 

Après les épreuves de la vie, après le combat de la mort qui avait torturé votre pauvre cœur, c'était comme une transfiguration...

 

Alors vous lui avez dit comme les apôtres à leur Maître :

 

Toi que j'ai tant aimé, non, je ne saurais te retenir : va te reposer, après ta rude journée terrestre, dans les demeures du Père où « l'Homme de la douleur » t'a préparé une place.

 

Nous aspirons aussi à la gloire.

 

Monter est la noble ambition de la nature humaine.

 

Eh bien, notre vie terrestre est presque toujours une humiliation.

 

Esclavage du corps, limites de l'esprit contre lesquelles nous nous heurtons, disproportion entre notre idéal si beau et la réalité si misérable, entre ce que nous avons désiré et ce que nous possédons, mais surtout, servitude du péché, ce patrimoine humiliant de notre race dont nous avons tous une si large part ; constatation douloureuse du mal qui est en nous et dans les autres ; défauts des meilleurs, lacunes de la piété la plus solide, taches du vieil homme apparaissant sur la blanche robe de l'homme nouveau, quand cesseront toutes nos misères ?

 

Quand serons-nous faits semblables à notre Sauveur et verrons-nous briller sur nos fronts quelque chose de sa divine image ?...

 

Telle est votre gloire, ô nos bien-aimés qui êtes déjà dans le ciel.

 

Et si vous pouviez nous entretenir de la maison du Père, vous nous diriez que la joie des joies est pour vous d'avoir vu tomber, comme un vieux vêtement hors d'usage, toutes les souillures de la chair et de l'esprit, et se réaliser le vœu de Wesley mourant :

 

« Un séjour où nous ne pécherons plus et où nous ne verrons plus pécher... »

 

C'est un beau jour, mes frères et mes soeurs, que celui de l'Ascension, puisqu'il prophétise à tous les enfants de Dieu, au delà de toutes les souffrances et de toutes les humiliations de la vie, le repos et la gloire.

 

Tête d'une colonne immense, le Christ est déjà dans le ciel.

 

Des milliers et des centaines de milliers de rachetés sont parvenus avec Lui jusqu'à la radieuse lumière éternelle.

 

Nous, nous sommes encore dans l'ombre des régions inférieures, dans l'imperfection, dans le combat, dans les larmes.

 

Mais, si nous faisons partie de la colonne sacrée, nous montons, nous montons chaque jour, et bientôt nous serons réunis aux multitudes de l'Eglise triomphante.

 

Convoqués aujourd'hui sur la colline de Béthanie, il faut que de toutes nos âmes, s'échappent les paroles naïves et ferventes de notre vieux cantique :

 

Suivons-le tous, animés d'un saint zèle,
N'arrêtons plus nos cœurs dans ces bas lieux.
Ce doux Sauveur lui-même nous appelle,
Et nos vrais biens sont cachés dans les cieux.

 

 

 

 

(Suite L’ascension de Jésus)

 

 

Bible (52)

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Published by Refuge Protestant Refuge du Chrétien - dans Réflexion
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Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

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l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

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