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Vie Protestante Réformée

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 02:25
Jésus Christ baptisé ou la Trinité (1ère Partie)

Jésus Christ baptisé

ou la Trinité

(1ère Partie)

 

“Et quand Jésus eut été baptisé, Il sortit aussitôt hors de l’eau ; et voilà, les cieux lui furent ouverts, et Jean vit l’Esprit de Dieu descendant comme une colombe, et venant sur Lui ! Et voilà une voix du ciel disant : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai pris mon bon plaisir.” (Matthieu 3.16-17)


 



Prenant pour guide la règle de foi que nous avons reçue des mains de Jésus-Christ, la Parole de Dieu, tâchons d'en recueillir la doctrine du salut, ramenée à ses éléments les plus essentiels, sous leur forme la plus populaire.

 

J'ai cru ne pouvoir mieux répondre à ce double besoin de solidité dans le fond et de simplicité dans la forme, qu'en cherchant l'unité de ces discours en Jésus-Christ Lui-même, et en Jésus-Christ contemplé historiquement, à peu près comme le fait le Symbole des Apôtres.

 

Les faits de Jésus-Christ, ce sont les vérités du salut, telles que Dieu les a proposées Lui-même à la foi des peuples, assez substantiellement pour contenter les esprits les plus éclairés, assez naturellement pour s'accommoder aux plus simples.

 

-          La Trinité, c'est le fait de Sa Naissance et de Son Baptême ;

 

-          le péché originel, c'est le fait de cette humanité malade qui se presse autour de Lui pour être guérie ;

 

-          le jugement éternel, c'est le fait de la séparation que fait la Parole qu'Il annonce entre qui la reçoit et qui la rejette ;

 

-          l'expiation du péché, c'est le fait de Sa Mort Offerte en sacrifice ;

 

-          la vie éternelle promise aux croyants, c'est le fait de Sa Résurrection, le déclarant « Fils de Dieu, Prince et Sauveur ; »

 

-          le ciel ouvert et assuré à leur espérance, c'est le fait de Son Ascension et de Son Retour auprès du Père ;

 

-          la régénération et la vie nouvelle, c'est le fait du Saint-Esprit qu'Il reçoit du Père et qu'Il répand dans les siens ;

 

-          et la grâce toute gratuite par laquelle nous sommes élus, c'est le fait de l'envoi de l'Homme-Dieu au sein de l'humanité révoltée contre Dieu.

 

 

Aussi, en rappelant les faits principaux de Jésus-Christ, je viens de nommer dans leur ordre les titres des discours dont cette série doit se composer.

 

Commençons donc par jeter un coup d'oeil sur Jésus-Christ, tel qu'il s'offre à nous durant cet intervalle qui sépare sa Naissance de son baptême, avant d'entrer dans l'exercice de son Ministère.

 

Tandis qu'Il se prépare pour son Oeuvre, faisons connaissance avec sa Personne ; avant de demander à sa carrière ce qu'Il vient faire, demandons à ses débuts qui Il est.

 

La réponse est partout dans le cours de ces trente années ; mais elle est plus spécialement dans ces deux termes, sa naissance qui les ouvre et son baptême qui les clôt :

 

Jésus est le Fils de Dieu.

 

Pénétrons : comme Fils de Dieu, Il se caractérise par le rapport qu'Il soutient, d'une part, avec le Père ; de l'autre, avec le Saint-Esprit.

 

Dans sa naissance, ce Fils vient au monde, appelé du nom de Dieu son Père, parce qu'Il a été conçu du Saint-Esprit (Luc 1.31-32, 35).

 

Puis, dans son baptême, nous Le voyons, du sein des cieux ouverts sur Sa Tête, proclamé Fils, et par le Saint-Esprit qui revêt une image visible pour descendre et se poser sur Lui, et par le Père qui fait entendre sa voix, disant :

 

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé. »

 

Cette scène mystérieuse et solennelle de mon texte, par laquelle Jésus est inauguré pour son ministère, de quoi m'appelle-t-elle à nous occuper, si ce n'est de la Trinité ?

 

La Trinité : à ce nom, je crois voir un nuage s'élever.

 

J’avais promis de la religion : ne donné-je pas de la théologie ?

 

N'est-ce pas de la théologie, et de la théologie la plus abstruse, que la Trinité du symbole de Nicée :

 

« un seul Dieu en trois personnes, coéternelles, cosubstantielles et coégales ; en qui l'on doit vénérer la trinité dans l'unité, et l'unité dans la trinité, etc. »

 

Le nom même de cette doctrine n'est-il pas théologique, puisqu'il ne se trouve nulle part dans l'Écriture, et qu'il ne se rencontre pour la première fois que plusieurs siècles après l'ère chrétienne ?

 

Reconnaissons une certaine mesure de vérité dans ces deux remarques, et tenons-en compte.

 

Je dis plus : félicitons-nous de les rencontrer dès le début sur notre chemin, pour nous contenir dans la simplicité de la prédication de l’Evangile.

 

Oui, le mot Trinité est dû, non à l'Écriture, mais à de pieux docteurs des premiers temps de l'Église ; et ce n'est guère que vers le commencement du troisième siècle qu'il s'établit dans la langue religieuse, où le concile de Nicée achève de le fixer (325).

 

Ce n'est pas un motif de défiance, s'il n'est, comme on peut l'affirmer, qu'un terme heureusement choisi pour donner une expression à la fois exacte et concise à une vérité enseignée par l'Écriture.

 

Les mots péché originel, ou incarnation, ne sont pas non plus empruntés à l'Écriture, mais ils ne renferment ni plus ni moins que ce qu'Elle (Bible) dit Elle-même, quand Elle fait remonter le péché à l'origine du genre humain (Romains 5.12, etc.), ou quand Elle nous montre « la Parole de Dieu faite chair » (Jean 1.14).

 

Au reste, ce ne sont pas les mots qui importent, ce sont les choses.

 

Comme je serais prêt à abandonner les mots péché originel et incarnation, tout commodes que je les trouve, s'ils blessaient quelque conscience trop scrupuleusement restreinte aux seules expressions des apôtres et des prophètes, je le suis également à faire pour une raison semblable, le sacrifice du mot Trinité, et à m'en tenir avec l'Écriture à un Dieu Père, Fils et Saint-Esprit, sans chercher un nom général qui mette à la fois en saillie ce que les trois ont de commun et ce qu'ils ont de divers.

 

Je tâcherai donc de ne pas faire usage du mot Trinité ; je n'ose pourtant promettre qu'il ne viendra pas de temps en temps sur mes lèvres : il dit tant à mon intelligence !

 

Il est si cher à mon coeur !

 

Oui, encore, et ceci est plus essentiel à observer, les définitions exactes, les explications précises de la Trinité, qui ont été tentées soit par les théologiens, soit par les assemblées ecclésiastiques, ont parfois dépassé, je ne dis plus seulement le langage des Écritures, mais la portée même de leur enseignement ; par où l'on s'est exposé, soit à fausser la simplicité de la doctrine, soit du moins à la compromettre en l'engageant dans les fluctuations et les incertitudes de la philosophie, au lieu de l'accepter, comme une révélation pure et simple, sur le seul témoignage de Dieu, et avec les seuls développements que Dieu a fournis.

 

Cette observation s'applique au langage du Symbole de Nicée, qui vient d'être rappelé ; celui de la Confession de La Rochelle et des autres confessions Protestantes, plus simple et plus gardé, ne l'est pas encore assez à mon gré pour l'exposition toute religieuse que j'ai à coeur de présenter ici.

 

Laissons donc ces développements humains de la Vérité Divine ; et restons-en, dans l'esprit du petit enfant, à la doctrine de l'Écriture, revêtue du langage de l'Écriture.

 

Combien de préventions contre la Vérité auraient été évitées, si cette précaution eût toujours été prise, disons mieux, si cette justice eût toujours été rendue à la Parole de Dieu !

 

Impuissance de l'homme pour le bien, élection ou prédestination, justification par la foi sans les oeuvres, etc. ; combien de doctrines que repoussent, telles qu'elles leur apparaissent dans les attaques de leurs adversaires, ou dans les apologies mêmes de leurs amis, plusieurs de ceux qui les recevraient peut-être sans difficulté telles que les présente l'Écriture, si simple, si mesurée, si sainte, si vraie !

 

Eh bien ! Que nous dit l'Écriture sur le grand mystère qui nous occupe ?

 

Interrogeons-la ensemble ; et pour que le résultat de cet examen nous inspire plus de confiance, recueillons-le séance tenante, passez-moi l'expression, de la Parole de Vérité, prise sur le fait et vue du premier coup d'oeil.

 

Que si le résultat ainsi obtenu nous paraîtrait encore trop théologique, nous n'aurions à nous en prendre qu'à nous-même. (...)

 

Jésus-Christ baptisé ou la Trinité par Adolphe Monod (Suite 2)

 

Bible

Croix Huguenote

(1)

Voyez Jean 16.26 ; Actes 2.33, etc.

(2)

Citons ces belles paroles de Bossuet, parlant au Saint-Esprit : « Vous êtes égal au Père et au Fils, puisque nous sommes également consacrés au nom du Père et du Fils, et du Saint-Esprit ; et que vous avez avec eux un même temple qui est notre âme, notre corps, tout ce que nous sommes. Rien d'inégal, ni d'étranger au Père et au Fils ne doit être nommé avec eux en égalité ; je ne veux pas être baptisé et consacré au nom d'un serviteur, je ne veux pas être le temple d'une créature : ce serait une idolâtrie de lui bâtir un temple, et, à plus forte raison, d'être et se croire soi-même son temple. » (Bossuet, Élévations, Ve à la Trinité.

 

 

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  Une femme oublie-t-elle

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Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

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