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Vie Protestante Réformée

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 16:25
Devoir de pardonner à celui qui demande pardon

En tant qu'enfant de Dieu, nous avons le devoir de pardonner à celui qui nous demande pardon et cela quelle que soit sa faute ou le nombre de fois qu'il viendra vers nous dans cette intention.

 

Malheureusement, il peut arriver que le coeur ne soit pas disposé à accorder cette faveur; dans ce cas il se doit de nous remettre en mémoire que Dieu nous pardonne chaque fois que nous venons vers Lui d'un coeur sincère.

 

Car Tu es bon, Seigneur, Tu pardonnes, Tu es plein d'amour pour tous ceux qui t'invoquent. (Psaume 86: 5)

 

Le chrétien est donc tenu de pardonner à son frère ou sa soeur dans la foi, tout comme il est de son devoir d'accorder ce même pardon au non croyant qui viendrait vers lui dans le même désir.

 

Nous avons tous et toutes été des païens en tant que tels, et parce que nous avons reconnu notre péché devant Dieu, nous avons reçu Son Pardon.

 

Ainsi :

 

- En tant que non croyant, nous avons été pardonnés lorsque nous nous sommes tournés vers Christ.

 

- En tant que chrétien, nous gardons le même privilège en ayant, à tout moment, la possibilité de demander pardon pour la faute que nous avons commise avec la certitude que notre requête ne sera pas refusée.

 

Dans les deux cas, le pardon est acquis pour celui qui confesse sa faute !

 

Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, Mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde. Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. Devenez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés (Ephésiens 4: 32; 5: 1)

 

Si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. (1 Jean 1: 9)

 

Ainsi le pardon que nous pouvons accorder est le résultat, le fruit de la Grâce qui nous a été offerte; mais notre pardon (en tant que fruit) provient-il du même arbre ?

 

Nous savons que le pardon de Dieu est incomparable, inégalable car il va bien plus loin que le simple effacement de notre faute puisqu'il ouvre la porte de la réconciliation.

 

Si Dieu efface notre péché au travers de l'oeuvre de la croix, Il nous réconcilie aussi avec Lui-même par Jésus-Christ.

 

... lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils... (Romains 5: 10)

 

Cette réconciliation nous permet de retrouver une certaine harmonie avec Notre Créateur.

 

Sans atteindre celle qu'avaient nos parents dans le jardin d'Eden avant la chute, nous aussi nous bénéficions de la Présence de Dieu lorsque nous le cherchons ou que nous sommes disposés à être à Son Ecoute.

 

Suite au pardon reçu, le Seigneur cherchera de plus en plus à s'approcher de nous pour nous faire du bien, tant au point de vue de notre vie de tous les jours qu'au point de vue spirituel.

 

Le pardon donné (et accepté de notre part) permet à Dieu de nous ouvrir les trésors de son coeur de Père qui nous aime comme personne ne nous a jamais aimés et ne nous aimera jamais.

 

Nous pourrions nous étendre longuement sur cette particularité du pardon de Dieu, mais nous voulons voir si le pardon que nous accordons est bien de la même origine que celui qui vient d'en haut.

 

Il devrait l'être puisque nous sommes appelés "enfants de Dieu" et qu'en raison de cette appellation nous devrions retrouver en nous quelques-uns des traits de caractère de notre Seigneur ; ajoutons encore que si Christ habite en nous (et que nous lui laissons le feu vert) Il agira au travers de nous de la même façon qu'Il agissait quand Il marchait sur la terre d'Israël.

 

Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? 1 Corinthiens (3: 16)

 

... si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi... (Galates 2: 20)

 

L'Esprit de Dieu..., Christ en nous !

 

Le meilleur de Dieu en nous pour nous rendre capables, si nous sommes dociles, d'offrir un pardon de qualité !

 

Combien de fois n'avons-nous pas attristé l'Esprit de Dieu par notre conduite ?

 

Sans aucun doute nous avons eu des attitudes qui n'ont pas toujours correspondues au caractère de Celui à qui nous devons ressembler.

 

Il est possible que, comme quelques-uns, nous ayons pardonné notre frère, notre ami, en employant cette expression :

 

"Je te pardonne, mais je n'oublie pas !"

 

Une pensée qui n'est pas en accord avec la Bible !

 

Si nous pardonnons simplement parce que c'est un ordre du Seigneur... Nous n'allons pas jusqu'au bout du chemin qui conduit à la réconciliation !

 

Il ne peut y avoir de réconciliation s'il reste une arrière-pensée, si on ne veut pas oublier !

 

Vouloir garder le souvenir de l'offense laisserait sous-entendre qu'il reste un désir de vengeance, un soupçon de haine ou d'animosité qui pourraient nous donner une petite satisfaction s'il nous arrivait d'apprendre que notre "pardonné(e)" subit quelques épreuves.

 

Trop vite nous pourrions tirer la conclusion qu'il ou qu'elle reçoit ce qu'il(elle) mérite !

 

Si nous pardonnons simplement parce que nous avons peur d'être jugés par Dieu comme nous aurons jugé les autres..., posons-nous la question de savoir quelle serait notre attitude si Dieu nous disait, lui aussi:

 

"Je te pardonne, mais je n'oublie pas !».

 

Assurément cela me ferait peur et m'empêcherait de dormir, m'interrogeant sur les arrière-pensées du Seigneur, sur ce qui pourrait m'attendre au prochain contour :

 

"Je te pardonne, mais je n'oublie pas...!

 

Pourquoi tu n'oublies pas Seigneur ? Qu'est-ce que tu mijotes derrière mon dos ?

 

Mais, Gloire à Dieu !!! Ce n'est pas la pensée du Seigneur qui a pu dire, par la bouche de Jacques :

 

... que votre oui soit oui, et que votre non soit non... (Jacques 5. 12)

 

Dieu veut des positions claires et nettes.

 

N'oublions pas que le Seigneur Jésus disait Lui-même à ses disciples (donc à nous aussi) :

 

Que votre parole soit oui, oui, non, non; ce qu'on y ajoute vient du malin.(Matthieu 5. 37)

 

- Je pardonne... oui-oui ! Cela vient du Seigneur.

 

- Mais je n'oublie pas ! Cela vient du malin.

 

A nous de choisir qui nous voulons servir en sachant qu'une source ne peut donner à la fois de l'eau douce et de l'eau amère (Jacques 3: 11).

 

Pourrions-nous faire connaître la douceur d'un pardon et en même temps l'amertume d'une rancoeur à peine voilée qui, à l'occasion, saura mettre en avant une offense pardonnée de la bouche mais non du coeur ?

 

Voilà pourquoi notre pardon doit nous conduire plus loin et nous mener, avec l'aide du Seigneur, cela va de soi, vers la réconciliation.

 

Se réconcilier, c'est rétablir de nouveau l'harmonie entre les personnes séparées par de sérieuses inimitiés, en supprimant la haine, les désirs de vengeance ou tout autre motivation dit un dictionnaire de synonymes.

 

En quelque sorte les outils sont dans notre main afin que nous reconstruisions l'harmonie d'autrefois.

 

Confesser son péché, sa faute, n'est pas une mince affaire, surtout devant les hommes qui n'ont pas la même qualité de coeur que Dieu !

 

Pour bien réaliser cette situation nous devons nous mettre dans la peau de celui qui va demander pardon à son frère :

 

Il y a déjà la lutte intérieure, un conflit qui éclate entre notre vieille nature qui préférerait s'enfuir et se cacher (comme Adam et Eve) et cette nouvelle nature, guidée par le Saint-Esprit, qui nous pousse à mettre notre vie ordre.

 

Une victoire est donc déjà prise en allant demander pardon.

 

L'attitude intérieure n'est pas la joie bien entendue, elle ne viendra qu'à la suite du pardon.

 

Celui-ci, quand il est accordé, apporte un soulagement qui enlève un poids sur notre coeur mais qui n'efface pas notre confusion intérieure d'avoir pu pécher à ce point.

 

Nous sommes désarmés, ne sachant plus trop comment faire face à celui que nous avons offensé.

 

Nous attendons de sa part un signe qui pourrait briser la glace.

 

Comment pourrais-je, moi l'offenseur, oser proposer quelque chose pour reconstruire ce que j'ai démoli ?

 

Le pécheur pardonné a besoin d'être aimé, d'être relevé, et c'est bien ce que le Seigneur fait pour nous !

 

De notre côté, sachons tendre la main à celui qui nous a fait tort et qui nous demande pardon car il a besoin d'être guéri et de ne pas rester sous la coupe de l'accusateur.

 

L'ennemi des âmes pourrait miner son esprit, aigrir son coeur en mettant en avant que le péché a détruit les bonnes relations d'autrefois et qu'en dépit du pardon accordé, le pécheur porte encore une part de responsabilité dans la destruction d'une harmonie non renouvelée.

 

Dieu a été offensé par notre péché et cependant c'est Lui qui a tout fait pour rétablir une communion avec les pécheurs repentants ; c'est Lui qui a pardonné avant même que nous reconnaissions notre faute, c'est Lui qui attendait notre retour afin de se réjouir.

 

Quel Père Merveilleux ! Nous sommes les enfants de ce Père !

 

Prions que Dieu nous donne la force d'avoir la même attitude que celle du père dans la parabole du fils prodigue, c'est alors que notre pardon aura une qualité divine.

 

Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils.

Mais le père dit à ses serviteurs : Apportez vite la plus belle robe, et l'en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous ... Il fallait bien s'égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu'il est revenu à la vie, parce qu'il était perdu et qu'il est retrouvé. (Luc 15: 20 et suivants)

 

Amen,

 

J-M Ravé,

 

 

 

 

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Source : regard

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Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
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  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

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