Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Vie Protestante Réformée

  • : Refuge Protestant
  • Refuge Protestant
  • : Blog Protestant Réformé
  • Contact

  Ouvrez votre maison

à l'homme sans asile.

Soyez heureux de partager ;

ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

Bouchra Maurice 

  Croix Huguenote

par theme
Croix Huguenote

Vous pouvez retrouver

Refuge Protestant

sur Facebook, Google +

en cliquant sur l'un des deux liens 

ci dessous

Facebook suivi

 

  Google + 

 

19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 07:53
La Grâce ou l'Oeuvre du Père (1ère partie) par le Pasteur Adolphe Monod

« Car vous êtes sauvés par la grâce, par la foi ; et cela ne vient point de vous c'est le don de Dieu ; non point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie. » (Éphésiens 2.8-10)

 

L'homme est pécheur, et perdu. Tout l'atteste, la conscience, l'Écriture, et par-dessus tout le reste, Jésus-Christ, Son Nom, Sa Mission, Son Sacrifice, Son Histoire entière.

 

Cet homme pécheur et perdu, comment sera-t-il sauvé ?

 

Ou, pour aller droit au but, si vous êtes cet homme pécheur et perdu ou cette femme pécheresse et perdue comment serez-vous sauvé(e) ?

 

En présence de cette question, la première pensée qui monte dans le coeur de l'homme, c'est de mériter le salut par l'obéissance rendue aux commandements de Dieu.

 

Pensée à laquelle on se livre avec d'autant plus de confiance, qu'on croit pouvoir l'appuyer sur des déclarations de l'Écriture ; de Moïse :

 

« L'homme qui fera ces choses vivra par elles. » (Lévitique 18.5) ;

 

de Jésus-Christ même :

 

« Si tu veux entrer dans la vie, garde les commandements » (Matthieu 19.17).

 

Mais un coup d'oeil attentif suffit pour dissiper cette espérance : c'est attacher le salut à une condition qui est déjà toute violée.

 

Vous serez sauvé si vous ne péchez point : de quoi cela vous sert-il, si vous avez déjà péché ?

 

Autant porter à un malheureux, qui s'est rendu coupable de meurtre, la bonne nouvelle qu'il n'a rien à redouter de la loi pourvu qu'il ait respecté la vie de son prochain !

 

Vous venez trop tard : le mal est fait ; et, tant qu'on en appellera à la loi, il est irréparable.

 

Que si Moïse dit à Israël :

 

« Celui qui fera ces choses vivra par elles, »

 

ou si Jésus-Christ dit au jeune riche :


« Si tu veux entrer dans la vie, garde les commandements, »


Moïse et Jésus-Christ rappellent ici une condition propre à une économie qui n'est plus ; et ils la rappellent tout exprès pour obliger le pécheur tenté de prendre la voie des oeuvres (Galates 3.10), à y regarder de plus près, et à reconnaître qu'elle est désormais fermée pour lui.

 

Non que cette voie ne fût bonne en soi pour conduire à la vie ; seulement, elle n'est plus bonne pour l'homme pécheur, ou plutôt l'homme pécheur n'est plus bon pour elle, parce que c'est le chemin des saints.

 

Parler à l'homme de mériter le salut, c'est un anachronisme ; c'est plus, c'est une contradiction dans les termes.

 

Car on n'a besoin de salut que pour être perdu, on n'est perdu que pour avoir démérité.

 

Dire à un pécheur : Méritez le salut, c'est dire à un malade : Guérissez-vous en vous bien portant.

 

Cela est clair comme le jour ; et pourtant l'homme pécheur ne se rend pas.

 

Le mérite des oeuvres lui tient tellement à coeur, qu'il s'ingénie pour lui trouver une place à côté du péché.

 

A défaut de ce mérite qui s'obtiendrait par l'observation de toute la loi, il en imagine un de second ordre, pour lequel il suffirait d'en avoir observé une partie ; c'est-à-dire que ne pouvant s'élever jusqu'à la loi, il abaisse la loi jusqu'à lui ; il l'accommode à sa condition pécheresse, tout exprès pour pouvoir dire :

 

« J'ai observé cette loi-là. »

 

Non seulement la philosophie morale, jusque dans ses représentants les plus élevés, appelle l'homme au bonheur par le chemin de la vertu humaine, dont elle avoue elle-même les manquements ; mais le disciple même des Écritures Divines, tout instruit qu'il est par elles de son état de péché, trouve toujours quelque ouverture par où retomber dans le mérite des oeuvres.

 

Le Peuple Juif, placé en présence de la Loi de Sinaï qu'il ne peut suivre pleinement, peut se rassurer en substituant aux oeuvres principales de la loi les ordonnances cérémonielles, et se rassurer de la vie éternelle parce qu'il est circoncis, et qu'il n'a ni omis un sacrifice, ni oublié une ablution, ni violé un shabbat.

 

Le chrétien, accablé par la sainteté du sermon de la Montagne, se réfugie dans les pratiques du renoncement, la pénitence, la macération, les jeûnes, la solitude, sauf à justifier le mérite qu'il leur attribue par je ne sais quelle communication de celui qui réside dans les oeuvres de Jésus-Christ.

 

Le protestant lui-même, affranchi du mérite des pratiques, se rassure par celui des oeuvres morales, la bienfaisance, la probité, les vertus de famille ou de société.

 

Toujours les oeuvres de l'homme, partout la même illusion : une obéissance partielle et mêlée de péché, tenant lieu de cette obéissance absolue et sans péché qui seule, selon l'Évangile, constituerait l'homme en état de mérite.

 

Le tout ou rien, maxime dangereuse dans les choses de l'homme, est la seule qui convienne au Dieu trois fois Saint : aussi l'Écriture l'invoque-t-elle ici sans ménagement.

 

Selon elle, quiconque en appelle aux oeuvres par un côté, est tenu de prouver qu'il a tout observé :

 

« Je proteste à quiconque se fait circoncire, qu'il est obligé de pratiquer la loi tout entière » (Galates 5.3).

 

Et encore, :

 

« Si c'est par la grâce, ce n'est plus par les oeuvres autrement la grâce n'est plus la grâce ; et si c'est par les oeuvres, ce n'est, plus par la grâce ; autrement l'oeuvre n'est plus une oeuvre. » (Romains 11.6).

 

Entre ces deux chemins que l'on nous montre pour nous conduire au ciel, il s'agit, non de transiger, mais de choisir : n'en ayons qu'un, mais qu'il soit sûr.

 

Ce chemin, s'il existe pour nous, ne peut être désormais que la grâce.

 

Le meurtrier, condamné par la loi des hommes, peut être affranchi de la sentence qu'il a encourue par l'exercice souverain du droit de grâce.

 

Y a-t-il auprès de Dieu, pour le pécheur condamnable et condamné, un recours en grâce ?

 

Voilà toute la question.

 

Que si c'est à peine une question pour vous, tant il vous paraît résulter naturellement de la bonté de Dieu qu'Il pardonne le péché, vous êtes loin, très loin de la Vérité.

 

La Bonté de Dieu, oui ; mais la Sainteté de Dieu aussi, avec laquelle il faut que cette bonté compte, et il s'agit de savoir si elle le pourra.

 

C'est une question, vous dis-je, sinon pour vous, du moins pour l'Apôtre, du moins pour le geôlier de Philippes (Actes 16.30), du moins pour les anges (Luc 16.7), du moins pour Dieu Lui-même, qui s'écrie :

 

« J'ai trouvé la propitiation » (Job 30.24),

 

comme d'une chose qu'il a longtemps cherchée sans la trouver et qu'il n'a fini par trouver qu'en rappelant à son aide toutes les pensées divines combinées.

 

C'est à cette question que saint Paul répond dans mon texte, par ce qu'il appelle ailleurs « l'Évangile (c'est-à-dire la bonne nouvelle) de la grâce » (Actes 20.24).

 

Lisez ce qu’il a dit :

 

« Vous avez été sauvés par la grâce, par la foi ; et cela ne vient point de vous ; c'est le don de Dieu ; non point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes son ouvrage, étant créés en Jésus-Christ pour les bonnes oeuvres, que Dieu a préparées, afin que nous marchions en elles. »

 

Voici tout l'Évangile resserré en trois lignes, aussi pleines qu'elles sont concises.

 

Tout est là :

 

Le principe du salut, la grâce ;

 

Le moyen du salut, la foi ;


La fin du salut, les bonnes oeuvres ;

 

Et chaque chose y est à la place qui lui est propre, et dans son vrai rapport avec tout le reste.

 

Ainsi notre plan nous est tout donné :


Nous n'avons qu'à suivre notre Apôtre, mais avec une différence d'application.


Lui s'adresse plus spécialement à ceux de ses lecteurs qui sont déjà convertis au Seigneur Jésus-Christ, et il leur rappelle comment ils ont été sauvés.

 

Moi, je m'adresse plus spécialement à ceux de mes lecteurs qui ne sont pas jusqu'ici convertis au Seigneur Jésus-Christ, et je leur explique comment ils peuvent être sauvés.


Commençons par le commencement :

 

« Vous avez été sauvés par la grâce. »

 

Qu'est-ce que la grâce ?

 

La grâce -- c'est la grâce : il y a dans le langage des hommes de ces termes primitifs que l'on sent, mais que l'on ne définit pas, comme on n'analyse pas les substances simples ; il y en a aussi de tels dans l'Évangile, et le mot grâce est de ce nombre.

 

Tout ce que nous pouvons dire, c'est que la grâce est la faveur que trouve auprès de Dieu un pauvre pécheur, qui n'a mérité que Sa Colère.

 

Je dis qui a mérité Sa Colère : ce point est capital.

 

La grâce implique, chez qui la reçoit, un état d'indignité qui lui méritait un traitement tout contraire ; le ciel n'est donné par grâce qu'à celui qui est digne de l'enfer ; la vie éternelle n'est une grâce que pour qui est digne de la mort éternelle :

 

Vous croyez peut-être avoir rendu assez d'hommage à la grâce, quand vous avez déclaré que les oeuvres sont insuffisantes, et que, l'homme eût-il fait tout ce qu'il doit faire, la félicité éternelle dépasse trop ses faibles mérites pour n'être pas accueillie à titre de grâce ?

 

Détrompez-vous : ce n'est pas rendre hommage à la grâce, c'est lui donner un démenti.


C'est confondre la Grâce de Dieu qui n'est que pour la créature déchue, avec sa bonté, dont les plus innocentes, dont les saints anges eux-mêmes ont besoin.

 

Il n'en coûterait guère à notre amour-propre de reconnaître que Dieu nous fait grâce, -- comme Il fait Grâce à l'ange Gabriel, ou à l'ange Michel, qui n'ont jamais contrevenu en quoi que ce soit à Sa Volonté.

 

Quand nous aurions fait tout ce que nous devons, « nous ne serions que des serviteurs inutiles » (Luc 17.10), et la vie éternelle serait encore un don de la Bonté Divine, d'une Bonté Infinie ; mais ce ne serait plus une grâce, parce que nous n'aurions pas alors encouru la condamnation, disons plus, parce que nous aurions droit alors à la vie par les conditions de la Loi.

 

Mes frères et mes sœurs, point d'équivoque, soyez sincères avec Dieu et avec vous-mêmes.

 

Il ne s'agit pas seulement de reconnaître vos oeuvres insuffisantes pour vous justifier, il s'agit de les reconnaître suffisantes pour vous condamner.


Que si vous ne les reconnaissez pas telles, du moins ne prononcez plus le mot grâce ; ce mot n'a dans votre bouche ni vérité ni dignité, car il vous déclare ce que vous ne croyez pas être.

 

Laissez-nous-en l'usage, à nous qui nous reconnaissons pécheurs, pécheurs perdus, sans mérite, sans ressource propre.


Laissez-nous-le, -- nous ne nous plaindrons pas de notre partage.


Si les langues humaines n'ont pas de mot plus humiliant pour notre orgueil, elles n'en ont pas de plus doux à notre coeur.


Oui, mon Dieu ! Grâce ! Grâce ! Grâce !

 

Puisque celui qui se met à genoux en criant grâce est aussi celui qui se relève « sauvé par la grâce ! » « Sauvés par la grâce. »

 

Comprenez-vous ce salut, dont la grâce est le principe ?


C'est la chose la plus simple à la fois et la plus merveilleuse du monde.


A regarder ce que vous êtes, un pécheur, et ce que vous avez mérité, la mort, il n'y avait autre chose à attendre pour vous que la perdition ; et pour vous y soustraire, aucune délivrance ne pouvait être trouvée en vous-même.

 

Mais « Dieu qui est Amour, » et qui n'a pu nous voir d'un oeil indifférent courir à une affliction éternelle, a trouvé en Lui-même un secret pour donner la vie à ceux qui ont mérité la mort.

 

Ce secret, c'est la Grâce. (…)

 

 


 

La grâce ou l’oeuvre du Père par Adolphe Monod, (suite partie 1)

.

.

Partager cet article

Repost 0
Published by Refuge Protestant Refuge Protestant, - dans Au Pays du Soleil
commenter cet article

commentaires

Album Refuge Protestant

Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

par theme

 

Google-Translate-English to French  drapeau-israel.gif   Traduire français en ItalianTraduire français en SpanishGoogle-Translate-English to Japanese BETA Traduire français en Arabic Traduire français en PortugueseTraduire français en Arabic Traduire français en Czech Traduire français en danish  Traduire français en Finnish Traduire français en German Traduire français en Greek Traduire français en Hindi  Traduire français en Korean BETAGoogle-Translate-Chinese (Simplified) BETA Traduire français en Croatian Traduire français en NorwegianTraduire français en Arabic Traduire français en Polish  Traduire français en Romanian Traduire français en Russian Traduire français en Russian BETA   Traduire français en SwedishTraduire français en Dutch