Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Vie Protestante Réformée

  • : Refuge Protestant
  • Refuge Protestant
  • : Blog Protestant Réformé
  • Contact

  Ouvrez votre maison

à l'homme sans asile.

Soyez heureux de partager ;

ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

Bouchra Maurice 

  Croix Huguenote

par theme
Croix Huguenote

Vous pouvez retrouver

Refuge Protestant

sur Facebook, Google +

en cliquant sur l'un des deux liens 

ci dessous

Facebook suivi

 

  Google + 

 

24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 17:21
Les souffrances d'une âme traumatisée par le Pasteur Pascal Denault (Partie 1)

Des douleurs cachées et plus que profondes de certaines vies viennent parfois d’expériences passées qui ont profondément et horriblement blessés de diverses manières (Dérives sectaires, abus, malhonnêteté, abandon, etc...). Ceci même en des endroits se réclamant de "Chrétien" ou  ...d' "Evangélique", et dont, aucun(e) n'aurait imaginé(e) un seul instant une quelconque probabilité infime, tout ceci couvert, choyé parfois et éhontément étouffé par des dirigeants peu amène de la réalité Chrétienne et du respect, de l'honneur et Sainteté de Dieu et ce que nous Lui devons. Pour d'autres, cela a pu être en dehors avec un vécu conséquent et plus que très lourd. Dans ce message réécrit pour le site, le Pasteur Denaut expose en toute simplicité comment être guéris par la grâce de l’Évangile des blessures et des tristesses du passé et considère également la question du pardon et de son application selon différentes circonstances. Victime ou même coupable de soi même ? Pour celles et ceux ayant vécu des  expériences difficiles dans ce domaine, lisez ce message très à propos, mais aussi apporté dans la douceur convenant à guérir certaines blessures causées cruellement et que Dieu voit, n'en doutez nullement. (Refuge Protestant)

.

Vous connaissez peut-être l’histoire de l’homme qui avait mal partout.

 

Il n’y avait aucune partie de son corps qui était sans souffrance.

 

Lorsqu’il rencontra le médecin, il lui expliqua son problème :

 

« Docteur, j’ai mal partout ! Si je touche mon épaule avec mon index comme cela… Aïe! Aïe! C’est très douloureux. Si je touche mon front… Ouch ! C’est insupportable. Regardez, lorsque je touche mon genou avec le même doigt… Aïe ! Ça fait mal. Docteur, il n’y a aucune partie de mon corps que je peux toucher sans ressentir une douleur vive. Je dois avoir une maladie très grave, un cancer généralisé ou quelque chose de ce genre."

 

Après lui avoir fait passer un scanner de la tête aux pieds, le médecin l’informa qu’il avait une fracture de l’index.

 

Cette petite histoire est comique, mais ceux qui ont reçu une grave blessure locale ressentent réellement une douleur généralisée.

 

De plus, il est vrai que lorsqu’un seul membre souffre, tous les membres souffrent avec lui (1 Corinthiens 12.26).

 

Dans le contexte original, l’apôtre Paul parle des membres du corps qu’est l’Église en s’inspirant de la réalité de notre corps physique.

 

Nous pouvons reprendre cette même image et l’appliquer aux événements de notre vie.

 

Si un événement entraîne de la souffrance, c’est toute notre vie qui souffre.

 

L’âme forme un tout et il est impossible que les grandes souffrances de l’âme n’affectent qu’un aspect de notre vie.

 

Je ne peux pas avoir été blessé sérieusement dans une relation et me sentir parfaitement bien par la suite, en gardant le sourire dans tous les domaines de ma vie sauf lorsque je suis confronté à cette relation.

 

Certaines souffrances sont assez supportables, d’autres placent notre vie entière sous un nuage noir.

 

Dans le dernier chapitre, il est question du rapport entre le péché et la dépression de l’âme.

 

Nous considérerons la même question, à la différence que nous examinerons les souffrances dont nous sommes victimes alors qu’au chapitre précédent il fut question des souffrances dont nous sommes coupables.

 

Bien que nous soyons tous responsables du péché, nous sommes tous, à des degrés différents, victimes de la puissance destructrice du péché dans le monde.

 

Lorsque j’étais aumônier de prison, j’ai souvent pu constater le lien entre la petite enfance et la délinquance chez les détenus.

 

Une majorité de la population carcérale fut victime d’abus très tôt dans leur vie avant de devenir des criminels plus tard.

 

Très souvent, être victime du péché peut empirer notre état de pécheur, car le péché que l’on commet ne peut jamais être justifié par le péché que l’on subit.

 

Les abus, les traumatismes, les souffrances aiguës dont nous sommes victimes ne nous laissent pas indemnes.

 

Tout comme il est impossible de ne pas ressentir de douleur et de n’avoir aucune cicatrice au contact de notre peau avec du métal brûlant, il est impossible de ne pas souffrir et de ne pas être marqué lorsque nous sommes victimes de traumatisme.

 

Dans le langage psychologique d’aujourd’hui, nous appelons cette souffrance un choc post-traumatique.

 

Les traumatismes sont des blessures qui causent généralement un état dépressif de léger à sévère et qui empêchent le bon fonctionnement des pensées, des capacités et des relations.

 

Certaines blessures font mal sur le coup, mais elles guérissent vite et ne laissent que peu de séquelles.

 

D’autres blessures sont profondes et prennent du temps à guérir.

 

Parfois, elles demeurent souffrantes pour le reste de notre vie : il faut alors réapprendre à vivre afin que les blessures ne nous empêchent pas de mener une vie heureuse, d’avoir des relations saines et de continuer d’avancer malgré la difficulté constante.

 

Pour nous aider à comprendre les souffrances d’une âme traumatisée, lisez le chapitre 3 des lamentations de Jérémie où il décrit les souffrances qui causent la dépression de son âme.

 

1. Je suis l’homme qui a vu la misère

 

1. Je suis l’homme qui a vu la misère, je suis l’homme qui a vu la misère sous la verge de sa fureur.

2 Il m’a conduit, mené dans les ténèbres, et non dans la lumière.

3 Contre moi il tourne et retourne sa main tout le jour.

4 Il a fait dépérir ma chair et ma peau, il a brisé mes os.

5 Il a bâti autour de moi, il m’a environné de poison et de douleur.

6 Il me fait habiter dans les ténèbres, comme ceux qui sont morts dès longtemps.

7 Il m’a entouré d’un mur, pour que je ne sorte pas : il m’a donné de pesantes chaînes.

8 J’ai beau crier et implorer du secours, il ne laisse pas accès à ma prière.

9 Il a fermé mon chemin avec des pierres de taille, il a détruit mes sentiers.

10 Il a été pour moi un ours en embuscade, un lion dans un lieu caché.

11 Il a détourné mes voies, il m’a déchiré, il m’a jeté dans la désolation.

12 Il a tendu son arc, et il m’a placé comme un but pour sa flèche.

13 Il a fait entrer dans mes reins les traits de son carquois.

14 Je suis pour tout mon peuple un objet de raillerie, chaque jour l’objet de leurs chansons.

15 Il m’a rassasié d’amertume, il m’a enivré d’absinthe.

16 Il a brisé mes dents avec des cailloux, il m’a couvert de cendre.

17 Tu m’as enlevé la paix : je ne connais plus le bonheur.

18 Et j’ai dit : ma force est perdue, je n’ai plus d’espérance en l’Éternel !

19 Quand je pense à ma détresse et à ma misère, à l’absinthe et au poison :

20 quand mon âme s’en souvient, elle est abattue au dedans de moi.

 

(Lm 3.1-20)

 

Jérémie est dans un état de désolation et il souffre une effroyable détresse.

 

Keith Throop écrit : « Aujourd’hui, on dirait au minimum que Jérémie a un syndrome de stress post traumatique . »   Keith Throop, Toward a Biblical Perspective on Depression : Jeremiah.

 

Sans faire une analyse psychiatrique du prophète, je crois que l’on peut dire sans risquer de se tromper que Jérémie était dans un état dépressif sévère.

 

« Quand je pense à ma détresse et à ma misère, à l’absinthe et au poison : quand mon âme s’en souvient, elle est abattue au dedans de moi. »

 

Jérémie est connu comme étant le prophète qui pleure.

 

Le peintre Rembrandt a réalisé une peinture intitulée Lamentations de Jérémie sur la destruction de Jérusalem qui montre le vieux prophète assis, triste et confus.

 

Pourquoi Jérémie se lamente-t-il ainsi ?

 

Qu’est-ce qui cause sa souffrance ?

 

Dans les deux chapitres qui précèdent, il nous parle des causes de sa souffrance.

 

Il a vu son peuple refuser de se repentir devant les oracles de jugement dont il était chargé.

 

Il a été persécuté moralement et physiquement par les habitants de Jérusalem et par les autorités.

 

Puis il a vu la guerre.

 

Il a vu sa ville être investie par les armées babyloniennes.

 

Sous ses yeux le Temple a été détruit et la ville fut mise à feu et à sang.

 

Il a vu des parents être tués devant leurs enfants épouvantés et les enfants être emportés en captivité.

 

Il a vu des familles pleurer alors qu’elles furent séparées pour toujours et emporter de force loin de chez eux.

 

Il a entendu le cri de femmes violées et de personnes terrorisées et massacrées.

 

Ceux qui furent laissés derrière par les Babyloniens, Jérémie les a vus languissants et mourants de faim et de soif dans une ville remplie de cadavres où l’on entendait que des gémissements.

 

Il existe peu de chocs aussi traumatisants que ceux causés par la guerre, tant pour les combattants que pour les victimes civiles.

 

Il est certain qu’en entendant ce genre de description nous avons tendance à trouver nos maux assez véniels en comparaison.

 

Mais il n’est pas nécessaire d’avoir connu la guerre pour être sévèrement blessé dans son âme.

 

S’il faut se fier aux chiffres que nous entendons, une importante partie de ceux qui liront ces lignes ont pu être victime d’abus sexuels ou autres abus.

 

Les séquelles de l’abus sexuel comme tout autre abus très grave, s’il s’est déroulé sur une période prolongée, sont généralement sévères.

 

Les personnes abusées sexuellement ou autres auront souvent l’âme déchirée par un sentiment de honte et un problème aigu de confiance envers les autres, en elles-mêmes et, comme Jérémie, elles auront peine à se reposer paisiblement en Dieu et à voir en Lui un Père Bienveillant et Aimant (Lm 3.7-9, 17-18) :

 

7 Il m’a entouré d’un mur, pour que je ne sorte pas : il m’a donné de pesantes chaînes.

8 J’ai beau crier et implorer du secours, il ne laisse pas accès à ma prière.

9 Il a fermé mon chemin avec des pierres de taille, il a détruit mes sentiers. (…)

17 Tu m’as enlevé la paix : je ne connais plus le bonheur.

18 Et j’ai dit : ma force est perdue, je n’ai plus d’espérance en l’Éternel !

 

Souvent ces personnes seront en proie à l’anxiété et auront une perception déformée de la réalité.

 

Elles devront fréquemment lutter avec la dépression de l’âme.

 

D’autres ont été violentés physiquement et verbalement.

 

Au lieu de parents tendres et aimants, ils ont eu des parents qui les ont maltraités et leur ont brisé le cœur.

 

Au lieu d’un grand frère protecteur, ils ont eu un bourreau qui les terrorisait.

 

Certains n’ont pas subi ces violences ouvertement, mais ils ont été rejetés.

 

Leur âme d’enfant fut blessée par un père absent, une mère indifférente, une famille où l’on ne faisait que survivre, un dirigeant despotique plus proche du mercenaire que du berger, etc...

 

Ce qui a été brisé dans l’enfance est toujours douloureux dans la vie adulte.

 

C’est en raison de cette grande vulnérabilité chez les enfants que le Seigneur déclare (Luc 17.1-2) :

 

 Il est impossible qu’il n’arrive pas des scandales ; mais malheur à celui par qui ils arrivent !

2 Il vaudrait mieux pour lui qu’on mît à son cou une pierre de moulin et qu’on le jetât dans la mer, que s’il scandalisait un de ces petits.

 

Tous les scandales qui traumatisent l’âme n’arrivent pas nécessairement pendant la petite enfance.

 

Certains sont victimes d’intimidation et de harcèlement à l’école ou au travail.

 

D’autres comme cité plus haut ont vécu des abus d’autorité  et spirituel dans une église et ont beaucoup souffert d’un faux enseignement et des torts dans leur conscience.

 

D’autres encore sont ou furent sous la tyrannie de la manipulation et sont étouffés par une relation qui leur enlève toute leur énergie et leur joie de vivre.

 

Certains parents ont le cœur brisé par la conduite de leurs enfants qui leur suscite bien des pleurs.

 

Des hommes et des femmes ont été humiliés et dévastés par l’infidélité ou l’abandon de la personne à laquelle ils avaient donné leur cœur et toute leur confiance.

 

Mais n'oublions pas également qu'il existe également des blessures qui marquent notre âme et la jettent dans un abîme de dépression et qui ne viennent pas toujours de la méchanceté des hommes.

 

Parfois ce sont des tragédies qui surviennent et laissent nos cœurs en lambeau.

 

Chaque fois que j’entends l’histoire de parents qui ont perdu un enfant, ma gorge se serre et mes yeux se remplissent de larmes.

 

Qu’en est-il de ces parents qui doivent continuer à vivre après le décès de leur enfant ? D'un viol ou agression sexuelle ?

 

Il arrive que ce soit l’inverse et qu’un enfant ait dû apprendre à survivre après la disparition d’un papa ou d’une maman.

 

Pensez aux époux qui ont été séparés par la mort bien avant d’avoir atteint ensemble la vieillesse.

 

La liste des tragédies que nous pourrions énumérer est infinie.

 

Et nous n’avons pas à passer nous-mêmes par ces chocs traumatisants pour que notre âme en soit troublée.

 

Rappelez-vous que Jérémie commence sa plainte en disant :

 

« Je suis l’homme qui a vu la misère ».

 

Nous ne faisons que voir la misère autour de nous et une inquiétude dépressive s’empare de nous.

 

Nous avons peur d’avoir le cancer, peur d’échouer dans le mariage ou comme parents, peur qu’il arrive du mal à nos petits, peur de mourir, peur de la manière dont nous mourrons, peur de la guerre, peur du réchauffement de la planète, peur d’avoir un accident, peur de nous faire attaquer lorsqu’il fait noir, peur d’être abandonnés, nous avons peur d’avoir peur…

 

La peur est une caractéristique prédominante de la dépression de l’âme.

 

Edward Welch note que nous séparons souvent à tort « anxiété et dépression » parce que :

 

Les gens anxieux semblent agités et sans repos, alors que typiquement la dépression s’exprime par la passivité et la résignation.

C’est pourquoi, il faut écouter attentivement votre cœur.

Trouvez vos peurs !

Il est possible qu’elles contribuent aux sentiments de dépression, et il y a plusieurs façons d’en être soulagées. (…)

 

Peu importe la peur particulière que vous avez, la peur pose toujours les mêmes questions :

 

«En qui auras-tu confiance ? Vers qui ou quoi iras-tu lorsque tu es effrayé et anxieux ?»

 

L’Écriture présente l’histoire d’un Dieu qui démontre qu’Il est digne de confiance, puis Il invite des gens méfiants et inquiets à avoir confiance en Lui.

 

Devant une invitation aussi attrayante, l’on pourrait croire que personne ne pourrait résister, mais nous avons tous nos raisons pour mettre notre confiance dans les choses que nous pouvons voir ( Edward Welch, Depression, p. 128, 130). 

 

 

(Pour lire la suite, cliquer sur le lien

.

.

.

Partager cet article

Repost 0
Published by Refuge Protestant Refuge Protestant - dans Réflexion
commenter cet article

commentaires

Album Refuge Protestant

Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

par theme

 

Google-Translate-English to French  drapeau-israel.gif   Traduire français en ItalianTraduire français en SpanishGoogle-Translate-English to Japanese BETA Traduire français en Arabic Traduire français en PortugueseTraduire français en Arabic Traduire français en Czech Traduire français en danish  Traduire français en Finnish Traduire français en German Traduire français en Greek Traduire français en Hindi  Traduire français en Korean BETAGoogle-Translate-Chinese (Simplified) BETA Traduire français en Croatian Traduire français en NorwegianTraduire français en Arabic Traduire français en Polish  Traduire français en Romanian Traduire français en Russian Traduire français en Russian BETA   Traduire français en SwedishTraduire français en Dutch