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Vie Protestante Réformée

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 17:20
Les souffrances d'une âme traumatisée par le Pasteur Pascal Denault (Dernière partie)

2. L’espoir renouvelé

 

 

Mais tout n’est pas sombre dans le chapitre 3 des Lamentations.

 

De même, tout ne devrait pas être sombre dans l’âme qui a été blessée ou qui craint de l’être.

 

Lisez bien ! Jérémie interrompt ses lamentations pour s’écrier (Lm 3.21-26) :

 

21 Voici ce que je veux repasser en mon cœur, ce qui me donnera de l’espérance.

22 Les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisées, ses compassions ne sont pas à leur terme :

23 elles se renouvellent chaque matin. Oh ! Que ta fidélité est grande !

24 L’Éternel est mon partage, dit mon âme : c’est pourquoi je veux espérer en lui.

25 L’Éternel a de la bonté pour qui espère en lui, pour l’âme qui le cherche.

26 Il est bon d’attendre en silence le secours de l’Éternel.

 

La consolation de Jérémie c’est l’Évangile, la Grâce de l’Éternel qui n’est pas anéantie par le désastre qui s’abat sur Jérusalem.

 

En fait, chaque matin Sa Grâce et les Promesses de Sa Grâce sont maintenues, même lorsque tout s’écroule.

 

Dieu a promis le renouvellement de toute chose, la fin de la souffrance et du mal et chaque jour qui passe ne signifie pas que cette promesse a été mise aux oubliettes, mais qu’elle est sans cesse renouvelée et toujours plus proche.

 

L’histoire n’est pas terminée et malgré la souffrance et la mort, il y a encore de la vie et de l’espoir.

 

Ce que Dieu a promis, Il l’accomplira.

 

Toutes celles et ceux qui espèrent en l’Éternel et qui attendent Son Secours ne seront pas confus ni trompés :

 

Sa Fidélité est Grande et Il viendra en Personne nous secourir.

 

Environ un siècle avant Jérémie, le prophète Ésaïe avait annoncé de quelle manière l’Éternel guérirait tous ceux qui espèrent en son salut (Es 52.14-53.5) :

 

14 De même qu’Il a été pour plusieurs un sujet d’effroi, -tant Son Visage était défiguré, tant Son Aspect différait de celui des fils de l’homme, -

15 de même Il sera pour beaucoup de peuples un sujet de joie : devant Lui des rois fermeront la bouche : car ils verront ce qui ne leur avait point été raconté, ils apprendront ce qu’ils n’avaient point entendu.

---

1 Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le Bras de l’Éternel ?

2 Il s’est élevé devant Lui comme une faible plante, comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée : Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n’avait rien pour nous plaire.

3 Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de Lui aucun cas.

4 Cependant, ce sont nos souffrances qu'Il a portées, c’est de nos douleurs qu’Il s’est chargé : et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié.

5 Mais Il était Blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités : le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur Lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

 

2 Edward Welch, Depression, p. 128, 130. 6 Nous insistons souvent et avec raison sur le fait que Christ a porté nos péchés et qu’Il a été puni à notre place. Cependant, la Bible enseigne également qu’Il a porté nos souffrances et que la guérison de toutes nos blessures se trouve en Lui, dans Ses Meurtrissures.

 

Le Seigneur proclame (Mt 5.4) « Heureux les affligés, car ils seront consolés! » 

 

L’apôtre décrit le chrétien comme une personne consolée et guérie qui apporte autour d’elle la consolation (2 Co 1.3-7).

 

Pierre de même que Jean dans l’Apocalypse, présentent le salut comme la guérison complète et finale de l’homme (1 P 2.24 : Ap 22.2).

 

L’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ répare tout ce qui est brisé dans l’homme lorsque celui-ci reçoit cet Amour.

 

Jérémie avait raison d’espérer et de se réjouir en repassant les promesses de Dieu dans son âme languissante.

 

Une guérison progressive

 

Bien qu’il n’y ait que l’Évangile qui apporte une guérison parfaite, celle-ci ne sera pas instantanée.

 

Dès l’instant où l’Esprit saint, le Consolateur, entre dans une âme pour en faire sa demeure, une guérison commence.

 

Il est vrai que nous pouvons connaître un degré très élevé de restauration dans cette vie, mais la guérison finale est pour la vie à venir dans la gloire (Ap 21.3-4) :

 

3 Et j’entendis du trône une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux.

4 Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.

 

La guérison se produit donc de manière progressive jusqu’à ce qu’elle soit achevée dans la gloire finale.

 

Un des effets que produit la grâce de l’Évangile, c’est la transformation du cœur.

 

La Grâce prend un cœur amer et rigide et le rend doux et tendre.

 

Elle prend une âme rancunière et hostile et la rend indulgente et aimante.

 

Elle prend une personne craintive et la rend confiante : une personne blessée et la rend secourable.

 

Tel est le fruit de l’Évangile : reproduire la grâce dont nous avons été l’objet.

 

La grâce est le fruit par excellence d’une vie graciée.

 

Un chrétien est un pécheur pardonné, mais également un pécheur qui pardonne tout en haïssant le mal.

 

Non seulement le pardon est-il une évidence de la guérison, mais il est absolument nécessaire à la guérison.

 

Les personnes qui vivent avec de l’amertume de la rancune et du ressentiment se nuisent à elles-mêmes et s’enfoncent souvent dans un état dépressif.

 

Y a-t-il des gens à qui vous devez pardonner ?

 

Certaines personnes vous ont-elles déjà porté préjudice ?

 

Vous ont-elles fait souffrir et ne s’en sont jamais excusées ?

 

Peut-être certains sont-ils si insensibles qu’ils ne réalisent même pas qu’ils vous ont blessés !

 

En pensant à leur indifférence face à votre souffrance vous doublez de colère envers elles :

 

« En plus de m’avoir fait souffrir, cette personne n’a pas la décence d’éprouver du regret ! »

 

Y a-t-il des péchés qui vous semblent impardonnables ?

 

Y a-t-il des personnes à qui vous n’arriveriez pas à pardonner, même si vous le vouliez ?

 

Qu’est-ce que le pardon et comment doit-il s’appliquer ?

 

L’une des meilleures explications que j’ai entendues concernant le pardon distingue trois sortes de pardon.

 

Le pardon prendra des formes différentes selon les circonstances.

 

Exonérer

 

Exonérer signifie que nous oublions entièrement l’offense et rétablissons la relation comme s’il n’y avait jamais eu de faute.

 

Nous exonérons une personne lorsque le dommage était accidentel et qu’aucun blâme ne peut être réellement porté.

 

Nous exonérons aussi une personne lorsqu’elle n’a pas la maturité pour comprendre ce qu’elle fait ou dit : par exemple un commentaire désobligeant ou une action irréfléchie d’un enfant.

 

Devons-nous aussi exonérer une personne qui nous a fait du mal de manière coupable ?

 

Nous devons pardonner une personne si elle regrette sincèrement ce qu’elle a fait, si elle s’avoue coupable sans chercher de fausses excuses, si elle demande notre pardon en promettant de ne plus recommencer.

 

Dans ce cas, nous devons pardonner et rétablir la relation.

 

Le pardon nous libérera et libérera la personne coupable : refuser de pardonner dans de telles circonstances est un péché et entraînera plus de dommages pour notre âme.

 

 

Supporter

 

Qu’arrive-t-il lorsque la personne s’excuse à moitié ?

 

Lorsqu’elle reconnaît qu’elle a mal agi, mais vous accuse en retour ?

 

Autrement dit, que faire lorsque les excuses ne sont pas sincères ?

 

Il est important de s’évaluer et de reconnaître que dans un conflit nous pouvons aussi avoir notre part de responsabilité et avons également besoin d’être pardonnés nous-mêmes.

 

Nous devons accepter que nous traitons avec des êtres imparfaits comme nous qui non seulement peuvent nous traiter injustement, mais aussi qui se repentiront imparfaitement.

 

Dans ce cas, nous devons supporter.

 

Les excuses ne seront peut-être pas parfaites, mais si cette relation est importante pour nous, nous passerons par-dessus l’offense et accepterons des excuses imparfaites.

 

Supporter signifie que nous renonçons aux sentiments de vengeance et que nous ne reviendrons pas sans cesse sur cette affaire.

 

Cependant, nous serons prudents à l’avenir.

 

Il n’est pas question de devenir méfiant ou de faire semblant de pardonner, mais de supporter l’offense, de préserver la relation autant que possible sans pour autant devenir naïf et risquer de se faire tromper à nouveau.

 

Ce genre de pardon doit s’appliquer avec des personnes qui vous sont importantes malgré leurs fautes envers vous ou des personnes que vous devrez continuer à voir.

 

Il est possible en empruntant cette présentation au docteur Stephen Marmer qui enseigne la psychiatrie à l’Université de Californie à Los Angeles.

 

Cette présentation tripartite du pardon peut-être visionnée à l’adresse suivante :

http://youtu.be/6xsVM_gd0Tc 8

 

qu’après un laps de temps où la personne aura prouvé une bonne conduite, vous lui donniez à nouveau votre pleine confiance.

 

 

Relâcher

 

Que faire maintenant dans une situation où la personne ne reconnaît pas sa culpabilité ou vous fait des excuses qui sont presque une insulte, tellement elles manquent de compassion ?

 

Que faire avec des agresseurs qui n’ont jamais imploré notre pardon ?

 

Que faire avec des personnes qui nous ont trahis ou menti ou abandonnés ?

 

Que faire avec une personne qui n’arrive pas à voir le mal qu’elle fait ?

 

Dans ce cas, il faut relâcher.

 

Relâcher est un type de pardon où nous n’exonérons pas le coupable, nous ne supportons pas non plus.

 

Il n’est même pas nécessaire de continuer d’entretenir une relation avec cette personne.

(Nota Refuge Protestant : même exemple pour tout endroit où l'apostasie, l'hérésie, gravités spirituelles ou morales diverses existent sans aucun retour saint et sain)

 

Cependant, relâcher exige de ne plus entretenir de mauvais sentiments et de la colère envers cette personne.

 

Il faut relâcher le pesant fardeau de l’offense passée et continuer à avancer.

 

Ce pardon est plus facile à dire qu’à faire, mais en y appliquant tout notre cœur nous y parviendrons par la Grâce de Dieu.

 

Concrètement, la prière sera le meilleur outil pour délivrer nos cœurs.

 

Nous devons nous en remettre à Dieu et lui laisser le jugement.

 

Nous devons demander au Seigneur de libérer notre cœur de toutes les traces du mal.

 

Puis, extrêmement important, en priant pour notre ennemi (Mt 5.44), Dieu changera notre ressentiment en compassion et, peut-être, cette personne en viendra-t-elle à une véritable repentance.

 

Une chose est certaine cependant : la Grâce de Dieu est efficace pour guérir tout cœur aussi blessé ou méchant qu’il soit.

 

Cette Grâce est offerte à tous les hommes aussi blessés ou méchants qu’ils soient.

 

Pour recevoir cette Grâce, il faut reconnaître que nous en avons besoin parce que le péché, le nôtre et celui des autres, a ruiné notre existence.

 

Lorsque nous venons à Dieu avec un tel cœur repentant et suppliant Il nous accorde Sa Grâce inconditionnellement et en totalité.

 

12 Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience.

13 Portez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi.

14 Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de la charité, qui est le lien de la perfection. 15 Et que la paix de Christ, à laquelle vous avez été appelés pour former un seul corps, règne dans vos cœurs. Et soyez reconnaissants.

Colossiens 3.12-15

 

 

 

Pasteur Pascal Denault

de l'Eglise Baptiste Réformée de St Jérôme

(Québec)

 

 

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