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Vie Protestante Réformée

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 14:33
Fondements en Ruine : la position par Adolphe Monod (2ème Partie)
LES FONDEMENTS EN RUINES
LA POSITION
 (Seconde Partie)
Par le Pasteur ADOLPHE MONOD

 

« Quand les fondements sont ruinés, le juste, que ferait-il ? » (Psaume XI, V. 3.)
 
Psaume XI
« Je me suis retiré vers l'Éternel; comment donc dites-vous à mon âme : Fuyez en votre montagne, comme l'oiseau ? Car, voici, les méchants bandent l'arc, ils ont ajusté leur flèche sur la corde, pour tirer, dans l'ombre, sur ceux qui ont le coeur droit. Quand les fondements sont ruinés, le juste, que ferait-il ? »
« L'Éternel est dans le palais de Sa Sainteté ; l'Éternel a Son Trône dans les cieux. Ses yeux contemplent, Ses paupières sondent les fils des hommes. L'Éternel sonde le juste, mais le méchant et l'ami de la violence sont odieux à Son Âme. Il fera pleuvoir sur les méchants des filets; le feu, et le soufre, et le vent embrasé, telle est la portion de leur breuvage. Car l'Éternel de Justice aime le juste; Sa Face contemple l'homme droit. »
(...)Le vrai chrétien est l'homme qui est vraiment de Christ.
Christ, annoncé dès le commencement au monde, est apparu dans le monde, comme le Sauveur du monde.
En lui, notre Emmanuel, « Dieu manifesté en chair, » nous sont présentés.
Sous la seule condition de cette foi sincère qui met en rapport avec lui, le pardon., la paix., la vérité, la sainteté, Dieu et tous les dons de Dieu.
Quiconque se tient en dehors de Christ se prive de tout cela, non seulement par un juste jugement de Dieu, pour avoir « mieux aimé les ténèbres que la lumière Jean III, 20. » mais encore par la nécessité même des choses.
Comme un homme qui se tiendrait obstinément caché dans une caverne obscure se priverait de la lumière du jour.
Le vrai chrétien est celui qui sort de sa caverne, de la caverne ténébreuse du monde, et de la caverne non moins ténébreuse de son propre coeur, pour s'approcher de Christ, et pour se réjouir dans la clarté de sa lumière et dans la chaleur de sa vie.
Le vrai chrétien, c'est l'homme qui saisit Jésus-Christ comme son tout en toutes choses, et qui s'attache à Lui, comme un naufragé s'attache à la corde qui doit le tirer sur le rivage.
Le vrai chrétien, c'est l'homme qui prend en Jésus-Christ Seul toute Sa Justice, et qui ne trouve de garant contre le jugement éternel qu'à se voir tout enveloppé de Ses Mérites et tout couvert de Son Sang.
Le vrai chrétien c'est l'homme qui « ne vit plus lui-même, mais Jésus-Christ en lui, » et qui estime qu'il ne vaut plus la peine de vivre que « pour Celui qui est mort et ressuscité pour lui. »
Le vrai chrétien enfin, c'est l'homme qui dit à Jésus-Christ dans son coeur :
" Seigneur, Tu es à moi, et je suis à Toi ! Sans Toi j'étais aveugle, sans Toi misérable, sans Toi perdu ! Me voici, pour marcher en Toi, vivre pour Toi, mourir à Toi, et ressusciter avec Toi ! "
Tel est l'homme pour lequel on demande s'il a quelque chose à faire quand les fondements sont ruinés, et pour lequel je réponds qu'il trouvera, comme David, plus que jamais à faire alors, pourvu que, comme David, il contemple la position en Dieu.
Au lieu de fixer sa vue, comme le font ses amis émus, sur ces fondements ruinés, David a commencé par « se retirer vers l'Éternel. »
Il s'est élevé à Lui, réfugié vers Lui, établi en Lui; et une fois là, que voit-il ?
Un ordre parfait, un plan merveilleux, un spectacle de fermeté et d'immutabilité sur lequel ses regards se reposent avec complaisance.
C'est qu'au travers, et au-dessous de ces fondements ruinés qu'on lui montre avec effroi... David vient de reconnaître, mis à découvert par leur chute même, d'autres fondements plus antiques et plus profonds que les agitations de la surface ne sauraient atteindre, ou qu'elles enfoncent plus avant dans le sol, comme ces mouvements de la cime d'un arbre qui enracinent son pied plus fortement dans la terre :
L'Éternel est dans le palais de Sa Sainteté.
"L'Éternel a Son Trône dans les cieux. Ses yeux contemplent, sondent les fils des hommes, L'Éternel sonde le juste, mais le méchant et l'ami de la violence sont odieux à Son Âme. Il fera pleuvoir sur les méchants des filets ; le feu, et le soufre, et le vent embrasé, telle est la portion de leur breuvage. Car l'Éternel de Justice Aime le juste; Sa Face contemple l'homme droit. »
Prenons exemple de ui.
« Ne dites point, conjuration, toutes les fois que ce peuple dit, conjuration; ne craignez point ce qu'il craint, et ne vous en épouvantez point .» Esaïe. VIII, 12.
Retirons-nous seulement vers Christ « avec qui notre vie est cachée en Dieu. »
Puis, une fois assis et affermis en lui, redescendons, de ces hauteurs de la foi, à ce spectacle d'ici-bas qui nous troublait : le voyant alors avec d'autres yeux, nous le verrons sous un autre aspect, et dans cette paix de Dieu qui est la première condition de toute action forte et persévérante.
Car enfin, que sont autre chose tous les bouleversements du siècle, que des dispensations qui ont leur place marquée dans les plans de Dieu, et qui préparent, à leur manière, la victoire finale de Jésus-Christ, et l'établissement de son règne sur la terre ?
David a vu l'Éternel Assis dans Son Palais, sur Son Trône, en Monarque Suprême : c'en est assez pour lui mettre l'esprit en repos.
Voilà de quoi nous donner à nous aussi une pleine paix : Dieu règne.
Ce Dieu, Notre Père, qui nous a tant aimés que de « n'épargner point son Fils unique, mais de le livrer pour nous tous ( Romains VIII, 31. ) » est aussi le Roi des rois, qui dispose de tous les événements, et que « toutes choses servent » à l'envi (Psaume CXIX, 91.).
Sans Lui, ni un monde ne disparaît de sa place, ni un soleil ne s'éteint, ni un trône ne s'écroule, ni une administration ne se renouvelle, ni un homme ne meurt, ni un cheveu ne tombe de notre tête, ni un passereau ne s'abat en terre.
Rien ne gêne Sa Puissance, non, rien, pas même la liberté de ses créatures responsables..
Cette liberté qu'Il respecte toujours, mais qu'Il possède le secret impénétrable de contrôler, sans la contraindre ; à peu près comme cette boussole qu'on a su, par une ingénieuse combinaison d'équilibres, isoler de telle sorte que son mouvement propre s'accomplit sans obstacle au sein du mouvement général du navire, qui la porte de lieu en lieu ainsi qu'Il lui plaît, et Lui commande en ne paraissant que Lui obéir.
Ainsi, la Volonté Divine, tout en laissant, dans son vaste sein, un libre jeu à la volonté humaine, l'oblige, sans violence, à la servir, ou par son obéissance, si elle consent, ou, si elle résiste, par sa désobéissance elle-même ; et il n'y aura pas jusqu'à un Judas vendant le Seigneur, à un Sanhédrin le condamnant, à un Pilate le livrant pour être crucifié, qui n'accomplissent, chacun sous sa responsabilité tout entière, « les choses que la main et le Conseil de Dieu avaient auparavant déterminé devoir être faites. (Actes V, 20.) »
Pensons-nous qu'ils aient moins servi les desseins de Dieu, naguère, ou ces contre-coups qui Lui ont répondu de tous les points de notre vieille Europe ?
Pensons-nous que la volonté humaine, les évènement divers les servent moins, aujourd'hui, ou ce flux qui enveloppe telle puissance, ou ce reflux qui en dégage telle autre, ou ce flux et ce reflux successifs qui en tiennent une troisième comme suspendue, depuis des mois entre la vie et la mort ?
Pensez-vous qu'ils les doivent servir moins, demain, ces bouleversements nouveaux que nous demandons à Dieu de nous épargner, s'il est possible, mais qui peuvent survenir encore, ou parmi nous ou ailleurs, et pour lesquels le passé nous a trop avertis de nous tenir prêts ?
Dieu est Là, vous dis-je, et tout le reste n'est là que par Lui et pour Lui.
Derrière cette main visible, tantôt des peuples et tantôt des princes, qui asseoit un trône ou l'abat, qui bâtit une ville ou y met le feu, qui fonde une industrie ou la ruine, qui nourrit le commerce ou l'affame, qui élève une fortune ou la renverse, la foi contemple une Main Invisible, et Cette Main, celle de Notre Père Céleste, qui remue à Son gré tous ces grands ressorts de Miséricorde et de Colère, comme des décorations de théâtre, paraissant et disparaissant, chacune à son tour, dans ce drame séculaire qui part de la création pour ne se terminer qu'au serment de l'ange de l'Apocalypse:
« Il n'y aura plus de temps. (Apocalypse X, 6.) »
 
Apprenons donc de l'Écriture, et surtout de ses prophéties, à sortir du cercle étroit de l'histoire nationale ou de la génération contemporaine, pour entrer dans le Plan Divin qui embrasse l'humanité tout entière.
C'est ici l'oeuvre, non de la nation, mais du monde ; non de la génération, mais de la race ; non du siècle, mais des siècles.
« Cette bataille est à l'Éternel des armées: »
Il en est le capitaine, nous n'en sommes que les soldats.
Le soldat, n'ayant pas le plan de l'action, en juge mal l'ensemble, parce qu'il ne tient compte que de sa position personnelle ; et s'il entre dans les vues de ses chefs de sacrifier, pour sauver l'armée, le corps dont il fait partie, il pourra s'écrier : Tout est perdu ! au moment où un coup d'oeil plus étendu sur la plaine lui ferait connaître que tout est gagné.
Le moi, l'actuel nous aveugle.
Moïse ne passera pas le Jourdain : qu'importe si le peuple de Dieu doit entrer sans lui sur la terre de Canaan ?
David ne bâtira pas le temple : qu'importe encore, s'il est réservé à Salomon de le bâtir à sa place ?
Ce n'est pas de nous qu'il s'agit, c'est de Dieu et de Son Peuple.
Or, les desseins de Dieu sur Son Peuple s'accompliront infailliblement.
Encore une fois, cela devrait nous suffire : si Dieu règne, nous pouvons bien nous en rapporter à Lui pour régner d'une manière digne de Dieu.
Mais Il daigne lever pour nous un coin du voile qui cache les plans de Son Administration, pour nous découvrir le terme où elle tend, et que David n'a fait qu'entrevoir.
Si c'est Notre Père qui conduit les affaires de ce monde, Il les fait tourner au Triomphe de Notre Sauveur car Dieu, qui « avait donné la terre aux enfants des hommes (Psaume CXV, 16), l'a donnée, par une convention nouvelle, à ce Fils de l'homme, en qui seul l'homme est relevé de sa chute et rétabli dans sa gloire première (Psaume VIII, 7, rapproché de Hébreux. II, 7, 8: 1 Corinthiens XV, 27, Éphésiens I, 22.).
Le Père a donné au Fils "les nations pour Son Héritage et les bouts de la terre pour Sa Possession (Psaume II, 8.). »
Il est vrai que "nous ne voyons pas encore que toutes choses lui soient assujetties ( Hébreux II, 8.)"; mais c'est à l'accomplissement de la Promesse du Père Au Fils que Tous les Plans de Dieu aboutissent (Jean XVII, 2.), et que travaille, sans le savoir, l'histoire entière de l'humanité.
Si de grandes monarchies se succédèrent et de grandes puissances se succèdent dans l'empire du globe, c'est pour préparer les voies à ce Royaume, d'un caractère tout nouveau, qui doit s'élever sur leurs ruines et remplir à jamais la terre entière (Daniel. II, 34, 35: VII, 11.)
Nous sommes et restons touchés de penser que les choses de ce monde sont toutes administrées par Notre Père céleste : combien est-il plus touchant encore de se dire qu'elles sont remises entre les mains de Notre Sauveur (Matthieu XX, 18.), et que Celui qui s'est donné pour nous sur la croix est aussi Celui qui s'est acquis tous les peuples par Son Amer Sacrifice, et qui fait conspirer tous les développements de l'histoire à l'établissement de Son Bienheureux Empire !
Quelle impression de tendresse répandue jusque sur les bouleversements les plus cruels, par la pensée que tout cela concourt à la Gloire, au Triomphe de Notre Sauveur bien-aimé qui s'est si chèrement acquis le droit de voir dans la terre entière son Hakeldama(Actes I. 19) et, en même temps, quelle fermeté communiquée à notre espérance pour l'avenir, par la pensée que la Parole du Père est engagée envers le Fils, et que tout ce que nous pourrions souhaiter de conquêtes à l'Évangile n'est désormais qu'un titre d'héritage que Notre Rédempteur a conquis en Golgotha (Philippiens. II, 7-11. ) !
Dernière partie (Les Fondements en ruines, la position par Adolphe Monod)

 

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Moi je ne t'oublierai point.

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